- il y a 7 semaines
Chaque week-end, François Gapihan vous accompagne de 10h à 12h dans BFM Direct.
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00:00:00Et bonjour à tous, bienvenue dans BFM Direct. Nous sommes ensemble jusqu'à midi.
00:00:04La situation reste très confuse. Ce matin dans le nord de la Suisse, une opération massive.
00:00:08Des forces de l'ordre est en cours. Des coups de feu ont été tirés cette nuit en marge d
00:00:12'un festival de musique techno
00:00:13rassemblant plusieurs milliers de personnes. Premier bilan, un mort et cinq blessés.
00:00:18Le ou les suspects sont en fuite. On fait le point dans un instant, on vient de recevoir une vidéo.
00:00:22L'urgence au Népal. Quatre jours après la crue dévastatrice, les secouristes doivent composer avec la montée des eaux liées
00:00:29aux fortes pluies.
00:00:29Vous allez voir de nouvelles images hallucinantes. Le débit de la rivière ne cesse d'augmenter.
00:00:34On va retrouver nos envoyés spéciaux sur place et on vous racontera aussi cette opération extraordinairement complexe
00:00:40pour extraire une centaine d'ouvriers coincés dans les tunnels d'un chantier de barrage hydroélectrique.
00:00:46Et puis l'immigration parmi les sujets politiques majeurs du week-end avec d'un côté Jordan Bardella
00:00:50qui hier sur notre antenne réaffirmait la volonté du RN d'un référendum en cas de victoire dans huit mois.
00:00:55De l'autre, Edouard Philippe qui dit non à un moratoire général sur l'immigration.
00:00:59Il nous expliquera d'ailleurs pourquoi ce soir à 21h à l'occasion d'un entretien exclusif à BFM TV.
00:01:04BFM Direct, saison 2, épisode 2. C'est parti.
00:01:21Sous-titrage Société Radio-Canada
00:01:51Voilà, c'est une vidéo qu'on vient de recevoir.
00:01:54qui nous a été transpiée par nos confrères du quotidien Blic, quotidien suisse vidéo réalisée par une habitante d'Arao
00:02:01dans le nord de la Suisse
00:02:02où s'est donc produit un terrible drame.
00:02:04Cette nuit, des tirs, une attaque en marge d'un festival de musique techno dans le nord du pays.
00:02:10La police suisse vient de communiquer un premier bilan d'un mort et de cinq blessés.
00:02:15Bonjour Catherine Fiancobokanga.
00:02:16Quelles sont les toutes dernières informations ?
00:02:19Alors comme vous venez de l'indiquer, même la police suisse déclare que la situation est confuse.
00:02:28Effectivement, cinq personnes blessées, dont des personnes gravement touchées, une personne décédée.
00:02:35Ce que l'on sait, c'est que comme l'a montré la vidéo que vous venez de diffuser, il
00:02:40y a eu une dizaine de coups de fusil.
00:02:43Apparemment, d'après le DJ qui officiait ce soir-là, il semblerait que les tirs aient eu lieu dans la
00:02:52foule et même peut-être viser la scène.
00:02:55On ne sait pas très bien parce qu'il a présenté ses condoléances en prononçant le prénom de quelqu'un.
00:03:02Donc il semblait connaître la personne décédée.
00:03:05On sait que cet événement tout à fait autorisé se déroulait en marge dans la région de l'hippodrome de
00:03:12Sachsen, qui est en fait un quartier d'Araou, que toute la zone est bouclée.
00:03:18Pour l'instant, on ne sait pas si les tirs sont dus par les actes d'une ou de plusieurs
00:03:23personnes.
00:03:24La zone est absolument à éviter d'après la police suisse.
00:03:27L'armée est également impliquée dans les recherches.
00:03:32Un super Puma est même impliqué et survole la région.
00:03:36Et pour l'instant, on n'en sait pas beaucoup plus.
00:03:40Cette réunion, cette RAV-partie réunissait environ 2500 personnes.
00:03:47Et nous n'avons pas beaucoup d'informations qui filtrent de la part des autorités suisses,
00:03:53qui elles-mêmes ont lancé un appel pour demander aux personnes présentes qui auraient filmé l'incident,
00:04:01de partager leurs vidéos avec les autorités de Largovie, qui est le nom du canton dont la capitale est Araou.
00:04:10Merci beaucoup.
00:04:11Merci Catherine.
00:04:11On vous retrouve évidemment tout au long de cette émission.
00:04:13Bonjour Mathis Menu.
00:04:14La police suisse vient de nouveau de communiquer, c'est ça ?
00:04:16À l'instant, il y a quelques secondes sur les victimes.
00:04:18La police dit qu'une femme de 22 ans a succombé à ses blessures sur place.
00:04:23Et à l'hôpital, légèrement agrièvement blessée, se trouvent 4 hommes et une femme âgée de 24 à 27 ans.
00:04:30Voilà donc que des jeunes qui participaient à l'événement.
00:04:32Un bilan qui est déjà assez lourd et peut-être provisoire,
00:04:36avec un important déploiement policier en cours dans le nord de la Suisse.
00:04:40Un périmètre d'une zone assez vaste qui reste bouclée.
00:04:45Bonjour Jérôme Poirot.
00:04:46Merci de nous avoir rejoint, ancien adjoint à la Coordination nationale du renseignement.
00:04:50Pas de notion, pas de dimension terroriste, en tout cas à ce stade.
00:04:55Que sait-on de la menace actuellement en Suisse ?
00:04:58Elle est très faible en Suisse, c'est un pays calme, il a cette réputation, il n'est pas usurpé.
00:05:04Le seul projet d'attentat d'envergure que la Suisse a connu remonte à 2018.
00:05:10Et c'était d'ailleurs des Suisses convertis à l'islam,
00:05:13qui avait fait allégeance à l'État islamique, qui avait souhaité faire sauter des réservoirs de carburant
00:05:18près de l'aéroport de Genève.
00:05:20Voilà pour la partie terroriste.
00:05:22Donc le service de renseignement de la Confédération est un service efficace.
00:05:26Et puis pour ce qui est des tueries de masse, la dernière remonte au 27 septembre 2001.
00:05:30C'était là aussi dans le nord de la Suisse.
00:05:32C'était au sein du parlement du canton de Zoug.
00:05:35Et là, un individu dérangé, manifestement, avait utilisé des armes à feu pour tuer 14 personnes.
00:05:42Il avait aussi utilisé une bombe artisanale.
00:05:44Il y avait eu 18 blessés, il s'était donné la mort.
00:05:46Donc ce type d'événement est tout à fait exceptionnel en Suisse.
00:05:50Plusieurs témoignages ce matin de Suisse.
00:05:53Un témoin auprès du média Suisse Blic, qui explique qu'à 2h30 du matin environ,
00:05:57la musique, puisque ça s'est produit en marge d'un festival de musique techno,
00:06:00la musique s'est soudainement arrêtée.
00:06:02Et une ou deux minutes plus tard, dit cette personne, j'ai soudain entendu les coups de feu.
00:06:06Justement, un autre témoin fait état de coups de feu en rafale,
00:06:09que l'on entend assez distinctement dans la vidéo que l'on a diffusée au tout début de ce plateau.
00:06:16Évidemment, pour l'instant, la confusion règne.
00:06:19La police fait un nouveau bilan, vous nous le transmettiez à l'instant, Matisse Menu.
00:06:25Bilan humain, un mort et cinq blessés.
00:06:29La personne qui a décédé, qui a succombé, qui est décédée, qui a succombé à cette mesure,
00:06:33est une jeune femme de 22 ans.
00:06:36Mais tout cela reste très provisoire, vraisemblablement,
00:06:39parce que cela s'est produit en marge d'un festival de musique techno
00:06:42rassemblant plusieurs centaines, voire milliers de personnes.
00:06:46Et encore une fois, le où les suspects sont en fuite et le périmètre est bouclé.
00:06:50Un important déploiement policier reste en cours.
00:06:54Un mot quand même sur les armes en Suisse.
00:06:58Vous avez des infos, des éléments intéressants là-dessus, Jérôme.
00:07:00Oui, les Suisses, ce sont de grands amateurs d'armes.
00:07:02D'abord, quand ils terminent leur service militaire, ils conservent leurs fusils à la maison.
00:07:07Et puis, ce sont de grands tireurs sportifs.
00:07:09Donc, ils détiennent beaucoup d'armes, y compris des armes semi-automatiques,
00:07:13même si une votation, un référendum en 2019, a limité le volume des chargeurs qu'ils peuvent utiliser.
00:07:20D'ailleurs, dans la vidéo que vous avez montrée à l'instant, on entend, comme le confirmait votre correspondante,
00:07:25une dizaine de coups de feu, ce qui peut correspondre effectivement à un chargeur.
00:07:29Mais l'inquiétude, vous la soulignez, c'est que le tireur ou les tireurs sont en fuite
00:07:34et qu'on ne sait pas s'ils ne sont pas dans un parcours criminel ou si leur seule cible,
00:07:39c'était cette rave-partie.
00:07:41Évidemment, on refait un point complet dès qu'on dispose de nouvelles informations.
00:07:45Merci à tous les deux.
00:07:46Marine Le Pen, largement en tête des intentions de vote au premier tour de la présidentielle de 2027
00:07:52et gagnante au second tour dans toutes les configurations.
00:07:56Voilà le principal enseignement du nouveau sondage Elab pour BFM TV réalisé cette semaine auprès de 1500 personnes
00:08:03en âge de voter, évidemment.
00:08:04On va y revenir dans un instant, mais dans un premier temps, je voudrais qu'on réécoute ensemble
00:08:08ce que disait Jordan Bardella hier soir sur notre antenne.
00:08:11Lui qui, en cas de victoire de Marine Le Pen dans huit mois, deviendrait son Premier ministre.
00:08:15Écoutez ce qu'il disait sur l'immigration.
00:08:17Nous allons soumettre aux Français un texte, un projet de loi qui leur conviendra d'approuver par référendum.
00:08:25Nous leur proposerons la suppression du droit du sol.
00:08:29Nous leur proposerons...
00:08:29Surtout le territoire national, pas uniquement à Mayotte par exemple.
00:08:33Non, non, oui madame. La suppression... Le droit du sol est une exception en or.
00:08:36Vous avez beaucoup de pays, comme l'Italie par exemple, qui n'ont pas le droit du sol
00:08:39et ce sont des grandes démocraties qui se portent très bien.
00:08:42La suppression pure et totale, pas uniquement liée à une condition de durée sur le territoire français ?
00:08:47La suppression du droit du sol. L'expulsion systématique des délinquants et des criminels étrangers.
00:08:52La priorité nationale donnée aux Français dans les aides sociales.
00:08:56Bonjour Loïc Besson, Jean-Marie Politique BFMTV.
00:08:59Avec nous également Antoine Overdorf. Bonjour et bienvenue.
00:09:01Jean-Marie Politique à l'Opinion.
00:09:02Et Anne Jeunetais, bonjour.
00:09:03Bonjour.
00:09:03Vous êtes député ensemble pour la République des Français d'Asie, d'Océanie et d'Europe orientale.
00:09:07D'abord, Loïc Besson, on le voit, le RN reste à huit mois de la présidentielle, très offensif sur le
00:09:13sujet de l'immigration
00:09:15et en réalité espère se différencier des autres formations politiques sur ce sujet en particulier.
00:09:21Oui, d'autant qu'à l'heure actuelle, et c'est assez clair dans le sondage que BFMTV dévoile ce
00:09:26matin, sondage Elab,
00:09:28le principal adversaire de Marine Le Pen en État, le seul qui a des chances de rivaliser avec elle, notamment
00:09:35au second tour,
00:09:36c'est Édouard Philippe.
00:09:37Et c'est vrai qu'Édouard Philippe, et ce n'est sûrement pas une coïncidence,
00:09:40a voulu marquer sa rentrée politique en faisant son tout premier déplacement sur le thème de l'immigration
00:09:46avec des mesures fortes annoncées depuis Mayotte.
00:09:50Donc, clairement, il a annoncé la couleur.
00:09:52Clairement, le RN et Marine Le Pen en tête se disent qu'il ne faut pas lâcher sur ce sujet
00:09:57parce qu'évidemment, à un moment, si ça se joue, entre eux au second tour, ça peut être très serré.
00:10:02Et donc, ça ne serait pas le moment de lâcher du lait sur l'immigration
00:10:07pour se concentrer sur des problématiques peut-être plus sociales ou économiques.
00:10:10Anne Jenté, votre candidat à vous, si je puis dire, c'est Gabrielle Attal.
00:10:14Est-ce que vous seriez favorable, vous, à un référendum sur l'immigration ?
00:10:17Qui aurait lieu ? C'est ce que souhaite Jordan Bardella lors du premier tour des législatives.
00:10:22D'abord, je note que Jordan Bardella a remis le sujet de l'immigration.
00:10:25Elle a remis une pièce dans la machine alors que c'est aujourd'hui plutôt le pouvoir d'achat
00:10:28qui a la préoccupation des Français, les enjeux budgétaires avec la prochaine loi de finances
00:10:32qui doit être débattue dans les semaines qui viennent avec un projet présenté par le Premier ministre
00:10:35dans les tout prochains jours.
00:10:37L'immigration reste un sujet quand même important.
00:10:39Il reste un sujet important. Je n'ai pas dit qu'il n'était pas important.
00:10:41Mais ce n'est pas le tout premier. Ils le mettent là.
00:10:43Il faut en effet en parler et nous n'avons jamais refusé d'en parler.
00:10:47Justement, est-ce que vous êtes pour un référendum sur l'immigration ?
00:10:49Je crois qu'il faut aller vers des choses qui soient réalistes.
00:10:52D'abord, l'immigration, il faut qu'elle soit choisie et non pas subie.
00:10:55Nous, c'est notre ligne. Nous en avons besoin.
00:10:56Et nous ne pouvons pas dire demain zéro immigration,
00:10:58ce qu'a un petit peu évoqué Mardela hier dans son interview,
00:11:01alors même qu'un certain nombre de chefs d'entreprise,
00:11:03eux, ont besoin de cette immigration légale, de travail, autorisée,
00:11:07avec des compétences derrière.
00:11:07Vous êtes un peu philippiste aussi, au passage, d'une certaine manière.
00:11:10Édouard Philippe qui n'est pas non plus pour le zéro immigration.
00:11:12Au contraire, il dit qu'on aura besoin de travailleurs immigrés.
00:11:15Je crois qu'il est heureux que nous ayons des points de convergence
00:11:17et ce n'est pas une nouveauté.
00:11:19Je rappelle que Gabriel Attal a été également ministre dans un gouvernement d'Édouard Philippe.
00:11:22Sur l'immigration, Gabriel Attal, il dit quoi concrètement aujourd'hui ?
00:11:25Il est très clair, c'est accueillir moins, mais pour accueillir mieux.
00:11:29Oui, alors c'est clair et à la fois, c'est un peu facile de dire comme ça.
00:11:32Derrière, qu'est-ce qu'il y a ?
00:11:32Très précisément, c'est avoir une immigration de travail avec des quotas
00:11:36qui seraient débattues tous les deux ans au Parlement, filière par filière,
00:11:40pour savoir quels sont les métiers dont nous avons besoin,
00:11:42les profits dont nous avons besoin.
00:11:43C'est également pouvoir se donner les moyens, nous l'avons déjà fait en 2024,
00:11:47d'expulser plus facilement, si tant est que le pays, de l'autre côté, accueille.
00:11:50Il y a toujours ce rapport de force, ça veut dire aussi que Gabriel Attal
00:11:53accepte le rapport de force avec les pays tiers qui refuseraient leurs propres ressortissants.
00:11:58Je crois que c'est ça vers quoi il faut aller et arrêter de stigmatiser l'étranger
00:12:01comme le fait le Rassemblement national et de penser qu'en expulsant tous les étrangers,
00:12:05ça va résoudre tous les problèmes de la France.
00:12:07C'est absolument faux.
00:12:07Est-ce qu'on doit attendre au sein du bloc central, Antoine, une ligne commune
00:12:11sur ce sujet-là comme sur d'autres d'ailleurs ?
00:12:14Il y a très clairement dans le bloc central une convergence sur le fait par exemple
00:12:17que l'immigration de travail est non seulement mieux acceptée par les Français
00:12:22mais qu'elle est une nécessité face au vieillissement démographique.
00:12:25Une fois que j'ai dit cela, il y a des nuances.
00:12:29Par exemple, il y a une volonté chez Édouard Philippe d'affirmer le fait
00:12:32qu'il y aurait non pas un dévoiement, un laissé-faire sur l'immigration,
00:12:37mais un dévoiement par exemple de la procédure du droit d'asile.
00:12:39Ça, c'est un discours qu'on entend de la part d'Édouard Philippe.
00:12:42De la même manière, il a voulu marquer sa fermeté en allant évidemment à Mayotte
00:12:46et en disant qu'au fond, la situation de submersion migratoire
00:12:49dans laquelle se trouve Mayotte vis-à-vis des Comores n'est pas tenable.
00:12:52Même chose sur Ceuta.
00:12:53Ce que j'observe néanmoins, c'est qu'en revenant sur ses fondamentaux,
00:12:57Jordan Bardella s'assure le monopole sur ces questions.
00:12:59Personne n'ira sur la remise en cause du droit du sol dans le bloc central
00:13:02ni même sur la préférence nationale.
00:13:03C'est un double droit du sol en réalité.
00:13:05On ne vient pas français comme ça.
00:13:06Absolument.
00:13:06Et très peu deviennent français par droit du sol tous les ans.
00:13:08On est sur 50 000 naturalisations à l'âge de 18 ans par droit du sol
00:13:12et le droit du sol n'est rien d'automatique.
00:13:14Absolument rien d'automatique.
00:13:16Néanmoins, ça peut être une proposition, je veux dire, qu'on soit pour ou contre,
00:13:19mais de durcir les conditions d'intention de la naturalité française.
00:13:23Ça concerne 50 000 jeunes qui sont nés en France, de deux parents étrangers
00:13:26et qui ont passé au moins 5 ans consécutifs sur le sol français depuis l'âge de 11 ans.
00:13:30C'est vraiment des conditions extrêmement strictes.
00:13:31Il n'y a pas de droit du sol automatique qui fait que parce que vous êtes né en France
00:13:34et que vous y avez passé 3 jours au moment de votre naissance,
00:13:37vous seriez devenu français.
00:13:38C'est faux, ça n'existe pas.
00:13:40C'est un pont du programme migratoire.
00:13:41Le droit du sol, il faut bien comprendre que le droit du sol en France,
00:13:44ce n'est pas juste une histoire administrative.
00:13:46Ça engage la conception que nous avons de la citoyenneté française.
00:13:49La possibilité d'accéder à la citoyenneté française en étant resté un certain temps sur le sol de France.
00:13:56Et le fait de se reconnaître évidemment aussi dans le projet républicain français,
00:13:59ce qui est évidemment, je pense, partagé largement par les candidats.
00:14:02D'un mot finir en vous disant que même François Hollande fait tomber un tabou sur l'immigration
00:14:07en parlant en réalité lui aussi de quota.
00:14:10Il souhaite que chaque année soit voté par le Parlement un nombre d'immigrés
00:14:14qui seraient admis au titre du travail, notamment pourquoi pas dans des filières en tension.
00:14:19Il ne prononce pas le mot de quota, François Hollande,
00:14:21il ne prononce pas le mot d'immigration choisi comme Nicolas Sarkozy en son temps.
00:14:24Mais ça veut dire ce que ça veut dire.
00:14:25Il y a quand même un consensus très large sur ces questions-là.
00:14:27Encore une fois, dans le magma central, raison pour laquelle
00:14:30Jordan Bardella marque son monopole en se disant que les Français
00:14:32sauront reconnaître entre l'original et la copie.
00:14:34Autre sujet, et pas des moindres, évidemment, l'économie, le pouvoir d'achat.
00:14:38Cette annonce de Jordan Bardella hier sur BFM TV, écoutez.
00:14:44Ma première décision, si je suis chef du gouvernement au printemps,
00:14:47sera de supprimer une myriade de 120 taxes et impôts
00:14:53à très faible rendement.
00:14:54C'est une annonce que vous nous faites ce soir ?
00:14:56C'est une annonce que je vous fais.
00:14:57120 taxes que vous avez listées ?
00:14:59Que nous avons listées, avec des taxes totalement délirantes
00:15:03sur le ski de fonds, sur les vidéogrammes, sur la collecte de l'eau.
00:15:09Nous devons, et il est plus que vital aujourd'hui pour l'économie française,
00:15:13de mettre fin à l'hystérie fiscale qui s'applique sur la France du travail.
00:15:16Et donc notre politique économique, et je tiens à la rappeler aux chefs d'entreprise,
00:15:20elle sera extrêmement simple et elle suivra une boussole,
00:15:23ce sera celle du gouvernement que j'aurai à former.
00:15:25Moins de dépenses et moins d'impôts.
00:15:28Là aussi, sur le plan fiscal, axe très offensif du RN.
00:15:31Oui, et en particulier de Jordan Bardella,
00:15:33et c'est peut-être le point le plus important à noter.
00:15:35Est-ce que vous avez déjà vu ça, que ce n'est pas un candidat qui fait des annonces ?
00:15:38C'est celui qui est censé être son Premier ministre.
00:15:41Besoin aussi de remonter en selle, de montrer qu'il a une place particulière,
00:15:43qu'il n'est pas qu'un simple soutien dans cette campagne.
00:15:45On imagine mal qu'il n'en ait pas parlé à Marine Le Pen au préalable.
00:15:47Évidemment, mais enfin c'est lui qui fait l'annonce pour sa grande rentrée, ça se note quand même.
00:15:51Marine Le Pen avait annoncé 125 milliards d'économies,
00:15:54que le RN va annoncer dans les toutes prochaines semaines.
00:15:57Lui, il annonce la suppression de 120 taxes,
00:15:59et puis il parle de nettoyer au quart cher les finances publiques,
00:16:03avec des mots bien sûr qui parlent à la droite, à la droite pure et traditionnelle.
00:16:09Également lorsqu'il parle de la question des retraites,
00:16:11où il assume désormais ces divergences,
00:16:13avec Marine Le Pen, il parle de nuances, mais ce sont clairement des divergences de fonds.
00:16:18Il dit que là, à la limite, ce n'est pas le plus important que la durée de cotisation.
00:16:21Il parle aussi de l'instauration d'une part de capitalisation.
00:16:24Donc c'est aussi pour montrer qu'il est là.
00:16:26Certes, il n'est plus le candidat à la présidentielle,
00:16:28mais qu'il compte bien peser dans cette campagne et sur la ligne.
00:16:31un arrow sur toute une série de taxes quasi ubuesques aujourd'hui dans le pays.
00:16:37Ça, quelque part, ça peut être consensuel, non ?
00:16:39Alors, deux choses.
00:16:40Que chaque euro dépensé par l'État soit un euro utile,
00:16:42et qu'on vérifie qu'à chaque euro dépensé, il est utile pour investir,
00:16:46pour innover, pour créer de l'emploi,
00:16:47pour permettre aux employeurs d'embaucher.
00:16:49Aujourd'hui, d'abord, c'est ça la question.
00:16:50Il y a certainement des taxes inutiles, et ça nécessite une grande revue,
00:16:54et notamment, Gabriel Attal l'a annoncé,
00:16:55l'intelligence artificielle peut nous aider à identifier ces taxes à faible rendement.
00:16:58Mais j'aimerais quand même souligner un point.
00:17:00C'est le genre de choses sur lesquelles, finalement, vous pouvez vous trouver, en fait.
00:17:03Oui, sauf que, dans les annonces très précises de M. Berladella,
00:17:05sa fameuse taxe sur le ski de fonds,
00:17:07c'est en réalité une redevance qui est contre un service,
00:17:09qui est rendue aux communes.
00:17:11C'est une taxe communale qui leur permet d'entretenir le domaine scalable,
00:17:14et donc, en disant cela,
00:17:16il prive les communes de revenus dont elles ont besoin pour entretien leur domaine scalable.
00:17:20Donc, comment vous qualifiez cette proposition ?
00:17:22Comme incompétence, il ne connaît pas le sujet.
00:17:24Très simplement, il est totalement incompétent,
00:17:26il ne connaît pas le sujet,
00:17:27il va priver les collectivités territoriales de revenus dont elles ont besoin
00:17:30pour faire vivre, en l'occurrence, une activité sportive et touristique.
00:17:34Donc, voilà, ça me pose question sur qu'on fasse du ménage dans les finances publiques,
00:17:38qu'on se pose des questions sur chaque euro dépensé,
00:17:40est-il utile pour investir, innover, créer de l'emploi,
00:17:43et permettre, à terme, d'augmenter les salaires ?
00:17:45Et vous voyez combien, au fond, en fait, Jordan Bardella,
00:17:48j'avais l'impression d'entendre Pierre Moscovici.
00:17:50C'était quasiment un discours sur le ras-le-bol fiscal,
00:17:52et qui est devenu, si vous voulez,
00:17:54la charge des prélèvements obligatoires dans la vie des Français est telle,
00:17:57que ça fait un consensus extrêmement large.
00:18:00Ensuite, quand on passe aux travaux pratiques,
00:18:04c'est là où ça commence à coincer,
00:18:05parce qu'effectivement, avec la suppression de la taxe d'habitation,
00:18:08qui a privé, sous le quinquennat d'Emmanuel Macron,
00:18:11les collectivités territoriales d'un certain nombre de recettes,
00:18:13il va être très difficile d'aller supprimer ça et là,
00:18:18certaines recettes dont bénéficient les collectivités territoriales,
00:18:20d'autant que je le rappelle,
00:18:21les Français ne l'ont pas l'esprit, on les comprend,
00:18:23qu'à la rentrée, en septembre,
00:18:25il y a des élections sénatoriales,
00:18:27et tout parlementaire, tout élu, tout candidat,
00:18:29veillera évidemment à ne pas se défaroucher,
00:18:32c'est les élus locaux dont ils vont tant avoir besoin.
00:18:37La lutte contre une fiscalité parfois hystérique,
00:18:42je reprends là, pour le coup, le terme de Jordan Bardella,
00:18:46comment vous vous y attelez, vous ?
00:18:47Alors, je crois qu'il faut, d'abord,
00:18:50se dire qu'évidemment, il faut contrôler la dépense publique
00:18:53et s'assurer que cette dépense, elle est utile.
00:18:55Et c'est ça, chaque euro dépensé est-il utile ?
00:18:57Où va-t-il ? À quoi nous sert-il ?
00:18:59Donc, c'est la question qu'il faut se poser
00:19:00et que chaque collecteur devrait faire.
00:19:03Mais je vais vous donner un exemple.
00:19:04Quand on prend le sujet des aides aux entreprises,
00:19:06vous vous rendez compte que les aides aux entreprises,
00:19:08ça représente, si vous cumulez tous les dispositifs existants,
00:19:11plus de 450 dispositifs différents.
00:19:14Voyez bien que ça, d'un côté, du côté des entrepreneurs,
00:19:17ça leur demande un temps fou pour aller déposer un dossier,
00:19:19savoir quel dossier ils doivent déposer,
00:19:20et de l'autre côté, du côté de nos agents de l'État,
00:19:22et on en vient à la dépense publique,
00:19:24le temps qu'ils doivent consacrer pour instruire les dossiers
00:19:26et savoir s'ils ressortent de la mesure envisagée.
00:19:28Donc là, on a certainement des économies à faire
00:19:31pour rationaliser et avoir des procédures
00:19:33qui soient beaucoup plus simples.
00:19:35Et il faut reconnaître que la simplification
00:19:37qui aurait dû permettre de conduire à des économies
00:19:39dans les dépenses publiques,
00:19:40c'est un échec des dizaines années qui ont passées,
00:19:43et c'est ça que nous devons nous atteler,
00:19:45que chaque euro dépensé puisse être un euro utile.
00:19:47Merci à tous les trois.
00:19:48Un dernier petit mot, Antoine.
00:19:51Olivier Faure, qui va annoncer ce soir sa candidature
00:19:53à la primaire de la gauche,
00:19:55il l'a dit à ses collègues députés
00:19:57dans une boucle interne,
00:19:58d'après des sources concordantes à BFM TV.
00:20:01C'est une info majeure.
00:20:02C'était un secret de Paul-Échinelle
00:20:05en interne au Parti Socialiste.
00:20:07Il est premier secrétaire du Parti Socialiste, Olivier Faure.
00:20:09Rappelons-le, on a tendance à l'oublier.
00:20:10Il est dans cette position singulière
00:20:12d'être challenger dans son propre parti.
00:20:15Il s'est donné quand même un petit peu
00:20:16de baume au cœur hier,
00:20:17dans son discours de clôture aux universités d'été
00:20:19du PS à Blois, Olivier Faure,
00:20:20en disant qu'il se souvient d'un temps
00:20:22où il était directeur de cabinet adjoint de François Hollande,
00:20:23et où l'on surnommait François Hollande
00:20:25Monsieur 3%.
00:20:26Aujourd'hui, il est même plutôt parfois
00:20:27en deçà de 3%.
00:20:29Olivier Faure, il va devoir relever un sacré défi
00:20:30face à Raphaël Glouzman.
00:20:31Merci à tous les trois.
00:20:34Journée politique très dense,
00:20:36notamment sur BFM TV.
00:20:38À midi, BFM Paul,
00:20:40avec comme invité de Guillaume Darrette,
00:20:42Dominique de Villepin,
00:20:44l'ancien Premier ministre.
00:20:44À 18h, le nouveau rendez-vous politique de BFM TV.
00:20:47Le grand oral 2027.
00:20:49Premier invité Jean-Philippe Tanguy,
00:20:50député Rassemblement National de la Somme.
00:20:52Et à 21h, entretien exclusif d'Edouard Philippe,
00:20:57candidat à l'élection présidentielle à Guillaume Darrette.
00:21:00À 21h, donc dans quelques instants,
00:21:02la suite de BFM Direct,
00:21:04nous retrouverons les envoyés spéciaux de BFM TV au Népal.
00:21:08L'urgence au Népal.
00:21:10Quatre jours après la crue dévastatrice,
00:21:12vous découvrirez de nouvelles images hallucinantes.
00:21:15Le débit de la rivière ne cesse d'augmenter.
00:21:17Les secouristes doivent composer avec la montée des eaux
00:21:20liée aux fortes pluies.
00:21:22A tout de suite.
00:21:2710h30, soyez les bienvenus si vous nous rejoignez dans BFM Direct.
00:21:30Les images qui nous parviennent encore ce matin du Népal
00:21:32sont très impressionnantes.
00:21:35Découvrons-les ensemble.
00:21:36Elles illustrent une situation dramatique.
00:21:39Quatre jours après la crue dévastatrice
00:21:41qui a fait au moins, nouveau bilan,
00:21:42750 morts.
00:21:44et plus de 3 000 disparus.
00:21:47Le débit de la rivière ne cesse d'augmenter.
00:21:51Le Népal où l'on retrouve Anji Luata.
00:21:53Vous êtes l'envoyé spécial de BFM TV.
00:21:55Anji, bonjour.
00:21:55Les secouristes doivent faire face à une montée des eaux
00:21:58en raison des fortes pluies.
00:22:05Exactement.
00:22:06Il a plu toute la nuit.
00:22:07Des orages assez impressionnants.
00:22:09Nous les avons vécu évidemment avec William Gay sur le terrain.
00:22:12Nous entendions cette pluie battante
00:22:13et cette pluie battante a des conséquences.
00:22:15Vous allez voir le débit de la rivière.
00:22:17Cette rivière s'appelle la rivière Trisouli.
00:22:18C'est l'une de celles qui a été concernée par cette coulée de boue.
00:22:21L'une de celles qui s'est transformée en torrent dévastateur.
00:22:24Et vous voyez effectivement qu'aujourd'hui le débit est assez important.
00:22:28On a vu des pans de terre parfois sur la zone boueuse
00:22:31que vous apercevez à l'image.
00:22:33Des pans de terre se détacher depuis ce matin.
00:22:36Et ce que l'on a constaté surtout,
00:22:38c'est qu'il faut se mettre en hauteur.
00:22:40Les autorités népalaises ont alerté les populations localement
00:22:44via des messages d'alerte par SMS
00:22:46en leur expliquant que la crue remontait,
00:22:49que le niveau de l'eau remontait
00:22:51et que donc il était dangereux de rester
00:22:53par exemple dans le centre-ville de Devigat
00:22:55où nous étions il y a quelques minutes avec William Gay.
00:22:59Je peux vous dire effectivement que là-bas
00:23:01c'est une situation de chaos absolu.
00:23:03Vous voyez les habitants qui ont dû se mettre un petit peu en hauteur
00:23:06tout comme nous d'ailleurs pour leur sécurité,
00:23:08pour notre sécurité.
00:23:09Et je peux témoigner effectivement qu'à Devigat,
00:23:11on peut témoigner avec William Gay qu'à Devigat
00:23:13effectivement c'est une situation de chaos absolu.
00:23:15Il y a des maisons en entier qui sont recouvertes par la boue.
00:23:19Il y a une odeur également assez forte
00:23:21qui est celle des corps en décomposition.
00:23:22C'est une certitude.
00:23:23Nous avons vu également les secouristes sortir des corps des décombres.
00:23:28La situation est absolument dramatique d'un point de vue humanitaire.
00:23:31Et en plus, en plus de ça, vous le disiez,
00:23:33tout cela est extrêmement compliqué
00:23:35parce que le niveau de la rivière, la crue,
00:23:39le risque d'une seconde vague est encore menaçant.
00:23:41– Merci beaucoup, merci Anjil Ouata avec William Gay.
00:23:44On vous retrouve naturellement tout au long de cette matinée.
00:23:47Vous quête les envoyés spéciaux de BFM TV au Népal.
00:23:49Bonjour Jérôme Pellistrandi, consultant défense BFM TV.
00:23:52À vos côtés, Eric Daniel Lacombe, bonjour.
00:23:53Et bienvenue, vous êtes architecte et spécialiste des risques naturels.
00:23:56Avec nous également Olivier Galichet, bonjour.
00:23:58Ancien sapeur-pompier, expert en gestion de crise et fondateur du cabinet Sildaro.
00:24:02À distance avec nous, Shivaram Bandhari, bonjour.
00:24:05Vous êtes franco-népalais, président de Népali Association in France.
00:24:09Bonjour, bienvenue sur l'antenne de BFM TV.
00:24:12Je me tourne vers vous pour commencer.
00:24:13Est-ce que d'abord, vous avez des nouvelles,
00:24:15de nouvelles informations et des nouvelles de vos proches au Népal ce matin ?
00:24:19– Alors, bonjour déjà.
00:24:22Depuis ce matin, j'ai eu des communications avec des volontariés,
00:24:25avec les gens du secours.
00:24:27Mais cette nuit, la nuit, elle est passée,
00:24:31il y avait la montée de dos, elle était très impressionnante.
00:24:34Donc, pour le secours, il y a eu un terrain compliqué.
00:24:39Au niveau de l'eau de rivière, elle est très montée vite.
00:24:43Donc, c'est une panique totale pour l'instant.
00:24:46Et au niveau de trouver les survivants, c'est une histoire très masse.
00:24:53Là, ça devient de plus en plus compliqué.
00:24:55Il y a les gens volontariés, il y a l'armée, il y a les policiers.
00:24:59Ils sont tous sur le terrain pour le secours.
00:25:03Mais la situation, ce matin, c'est encore plus compliqué qu'hier.
00:25:09– Le nouveau bilan en faisant étage, je le rappelle, de 750 morts,
00:25:12plus de 3 000 disparus.
00:25:14Les opérations de secours absolument massives
00:25:17qui se poursuivent dans des conditions dantesques.
00:25:19Éric Daniel Lacombe, on voit ces images d'une rivière
00:25:23dont le débit ne cesse d'augmenter.
00:25:26La montée des eaux est liée aux fortes pluies
00:25:28des 24 à 48 dernières heures.
00:25:30Ce qui est redouté, c'est une nouvelle crue.
00:25:32Est-ce que, d'une certaine manière, on ne commence pas à y être déjà ?
00:25:35– Alors, quand vous dites une nouvelle crue,
00:25:37ce n'est pas ce qu'on a eu au départ.
00:25:38On est dans la montagne, on est dans des phénomènes en cascade.
00:25:41C'est quand même un glacier qui s'est craqué,
00:25:43qui est tombé de 2 000 mètres,
00:25:44qui s'est transformé en eau,
00:25:46et l'eau a emporté…
00:25:47– Torrent de glace et de boue, quoi.
00:25:48– C'est ce qu'on appelle une lave torrentielle.
00:25:49Donc, ce n'est pas une crue.
00:25:50Une crue torrentielle n'est pas une lave torrentielle.
00:25:53La lave torrentielle, c'est les images que vous avez.
00:25:56C'est quelque chose qui a une densité
00:25:57deux fois supérieure à de l'eau.
00:26:00C'est-à-dire que l'eau chargée en boue, en rochers,
00:26:03a une densité, c'est ça qui a recouvert les sols,
00:26:05recouvert les maisons et fragilisé les pentes.
00:26:08C'est en même temps quelque chose
00:26:09qui a cinq fois plus de mètres cubes,
00:26:11c'est-à-dire qu'un mètre cube d'eau,
00:26:13avec, une fois que vous avez chargé les rochers,
00:26:15fabrique cinq mètres cubes de lave.
00:26:17Donc, la vraie question que vous me posez, François,
00:26:20c'est est-ce que ces montagnes,
00:26:21mais ça sera la même chose en France,
00:26:23sont encore habitables ?
00:26:25Alors évidemment, si on dit au Népal
00:26:27de ne plus habiter les montagnes,
00:26:28comme c'est 90% de leurs ressources,
00:26:30évidemment, je ne ferai pas que des heureux.
00:26:32Mais mon métier d'architecte,
00:26:33c'est moins l'urgence
00:26:34que l'adaptation de ces territoires
00:26:36à des nouvelles situations.
00:26:38Mais comment, si on est prudent,
00:26:40surveiller 15 000 glaciers
00:26:42en permanence ?
00:26:44Comment, en même temps,
00:26:46s'assurer que la transformation des sols
00:26:48qu'on a aujourd'hui
00:26:49ne sera pas un abri ?
00:26:51Et, à la fois sur les profils en long
00:26:54qui sont, c'est-à-dire dans le sens de la rivière,
00:26:56très pentus,
00:26:57mais ce que vous avez sur les images,
00:26:59j'ai connu ça quand j'étais l'architecte des vallées
00:27:01de la tempête Alex en 2020,
00:27:04au-dessus de Nice, à la Roya,
00:27:05la Vésubie, la Tinet,
00:27:07il faut savoir que même les maisons,
00:27:09comme les gens qui paraissent à l'abri sur les côtés,
00:27:11sont sur des sols qui,
00:27:13après la première lave,
00:27:15c'est-à-dire aujourd'hui la pluie,
00:27:16donc la crue,
00:27:17vont descendre.
00:27:18C'est-à-dire que les profils en travers de la montagne
00:27:20vont eux aussi descendre.
00:27:22À Saint-Martin-Vésubie,
00:27:23on a perdu 90 maisons
00:27:24en disant la première urgence,
00:27:27mais avec le préfet Pelletier,
00:27:29on en a enlevé 71 autres
00:27:31parce qu'elles étaient en danger
00:27:33d'une situation future.
00:27:35Donc, c'est ça qui me préoccupe.
00:27:36Qu'est-ce que demain va être évolutive ?
00:27:40Effectivement, à très très court terme,
00:27:42là, des médias chinois,
00:27:43du côté du Tibet ce matin,
00:27:45qui font état d'un glissement de terrain,
00:27:47qui a formé un nouveau lac
00:27:48dans la zone sinistrée.
00:27:49Et pour rebondir sur ce que vous venez de dire,
00:27:51Éric Daniel Lacombe,
00:27:52je voudrais qu'on regarde cette photo
00:27:54de la boue qui a absolument tout englouti,
00:27:57cette photo de l'AFP,
00:27:59qui est elle aussi très impressionnante,
00:28:01qu'on a reçue ce matin,
00:28:02qui se passe presque de commentaires,
00:28:03tant elle est éloquente.
00:28:04On comprend aisément, Olivier Galichet,
00:28:07quatre jours après,
00:28:08que l'espoir de retrouver des survivants
00:28:10s'amenuise sérieusement,
00:28:11en tout cas dans certains endroits.
00:28:13Oui, c'est très compliqué.
00:28:14Alors, j'ai vu qu'ils avaient retrouvé
00:28:16une fillette hier, apparemment,
00:28:18dans une poche de survie.
00:28:20Mais la difficulté, c'est qu'en termes de secours,
00:28:22on n'est pas du tout dans quelque chose
00:28:23de conventionnel.
00:28:24On n'est pas dans l'inondation
00:28:26et on n'est pas dans ce qu'on appelle
00:28:27le sauvetage des bléments.
00:28:28Le sauvetage des bléments,
00:28:29c'est que j'ai un tremblement de terre,
00:28:29les maisons s'écrasent,
00:28:30mais avec les blocs de béton,
00:28:32ça fait quand même des poches de survie
00:28:33et on peut intervenir.
00:28:34Là, on est sur une coulée de boue,
00:28:36lave torrentielle, etc.
00:28:38Et c'est 10 à 15 mètres de boue.
00:28:40C'est un vrai problème.
00:28:41Pour les secours, on ne sait pas faire
00:28:43et c'est aussi pour ça
00:28:43qu'il n'y a pas eu de demande spécifique.
00:28:45On n'a pas de doctrine liée à ça.
00:28:47En 2015, suite au tremblement de terre au Népal,
00:28:49justement, on a eu un village
00:28:50qui était complètement enseveli comme ça
00:28:52et en lien avec le MAE,
00:28:53parce que des Français manquaient
00:28:54à l'appel dans ce village,
00:28:55on nous a demandé
00:28:56qu'est-ce qu'on peut faire
00:28:57au niveau de la sécurité civile ?
00:28:58Il n'y a pas de solution, en fait.
00:28:59Il n'y a pas de doctrine par rapport à ça.
00:29:00Quatre Français restent bel et bien
00:29:03ce matin portés disparus.
00:29:05Une catastrophe humanitaire,
00:29:07loin, très loin,
00:29:08on le comprend aisément,
00:29:09d'être terminée.
00:29:10Nos envoyés spéciaux assistent aux opérations
00:29:12et à la détresse de toute une population.
00:29:14Reportage d'Angie Luata et Willem Gueye.
00:29:22Cette femme croyait trouver son mari ici.
00:29:25Il est porté disparu depuis quatre jours
00:29:27et les autorités ne peuvent pas vraiment la rassurer.
00:29:32Madame, il nous manque encore quelques véhicules.
00:29:34On en a trouvé un,
00:29:35mais il n'y a personne à l'intérieur.
00:29:37Il nous manque dix personnes.
00:29:39Voilà la place du marché de la ville de Bidour.
00:29:42Les étals et les commerces ont disparu
00:29:44sous des montagnes de boue.
00:29:45Beaucoup de gens que je connaissais,
00:29:48avec lesquels je jouais,
00:29:49je faisais la fête, je riais,
00:29:51sont sous cette boue désormais.
00:29:54La vision glace le sang de Soudir.
00:29:57Il est originaire d'un village
00:29:58encore inaccessible par la route.
00:30:01Les gens sont toujours bloqués là-bas.
00:30:03Ils n'ont pas de nourriture, de médicaments,
00:30:05pas même de maison pour s'abriter.
00:30:06Le manque d'eau potable menace l'ensemble de la région.
00:30:09Mais ce qui angoisse le plus cette mère de famille,
00:30:12c'est la rivière qui s'est rapprochée dangereusement
00:30:14pendant la crue.
00:30:15Je crains qu'une autre coulée de boue
00:30:17arrive encore dans les prochains jours.
00:30:20La peur d'une seconde vague.
00:30:23On a sorti ses affaires d'une maison.
00:30:26Alors même que la crise humanitaire ne fait que commencer.
00:30:29Écartez-vous de la route, écartez-vous.
00:30:33La priorité pour les secouristes reste pour l'instant la recherche de personnes disparues
00:30:38grâce au travail des hélicoptères que vous apercevez ici.
00:30:41Ils sont les seuls à pouvoir se rendre sur l'ensemble de la zone sinistrée.
00:30:47Un drame humain auquel assiste l'équipe de BFM TV qui se trouve au Népal depuis 48 heures maintenant.
00:30:52Autre photo que je voulais vous montrer ce matin.
00:30:55Autre photo de l'agence France Presse.
00:30:56Cette militaire qui porte, on ne voit pas bien avec le bandeau,
00:31:00mais qui porte un nourrisson secouru au lendemain de ses crues soudaines
00:31:05au camp de Trichouli dans le district de Nouacote
00:31:07qui est en quelque sorte l'épicentre de cette catastrophe.
00:31:10Je voulais aussi ce matin qu'on parle, Général Pellistrandi,
00:31:13de ces opérations extraordinairement complexes en cours
00:31:17et l'urgence est absolue pour tenter d'extraire une centaine d'ouvriers
00:31:22coincés dans les tunnels d'un chantier de barrages hydroélectriques.
00:31:27Oui, on a appris donc qu'effectivement une centaine d'ouvriers ont été pris au piège
00:31:33un tunnel qui s'inscrit dans la construction de ce barrage hydroélectrique,
00:31:38donc sous la montagne.
00:31:39Donc a priori, ça veut dire qu'une partie du tunnel s'est effondrée.
00:31:43Ils sont donc de l'autre côté, ils ne peuvent pas sortir.
00:31:45Et néanmoins, les sauveteurs ont réussi à, en quelque sorte, percer un trou.
00:31:51Donc d'une part, ça veut dire qu'on est en contact avec les ouvriers
00:31:56qui sont de l'autre côté.
00:31:58Donc on peut envoyer, il y a de l'air, donc ça c'est très important
00:32:01parce que pour l'oxygénation des personnels, on peut envoyer quelques vivres.
00:32:06Et donc toute la difficulté consiste à élargir, en quelque sorte, le passage
00:32:11pour les faire sortir.
00:32:12Mais on est dans des terrains extrêmement instables
00:32:14et donc vous ne pouvez pas y aller comme ça brutalement.
00:32:18Il faut en permanence, en quelque sorte, étayer dans un contexte
00:32:22avec aussi une difficulté supplémentaire.
00:32:24C'est que l'accès à l'entrée du tunnel, tout ça, ça a été plus ou moins détruit.
00:32:30Donc vous voyez, il faut procéder par étapes et donc il faut espérer
00:32:35qu'on arrivera finalement, dans les délais, à pouvoir tous les sortir.
00:32:40Éric Daniel Lacombe.
00:32:41Oui, les mots du général sont très simples.
00:32:44Il s'y connaît, je dirais, en urgence.
00:32:47Ce n'est pas de la boue, c'est du béton qui est tombé sur les gens.
00:32:50Et c'est du béton qui remplit le tunnel.
00:32:52C'est-à-dire que cette matière va durcir.
00:32:55Et on a déjà eu ça dans un tunnel français.
00:32:58Et une fois que vous êtes prisonnier de cette matière qui durcit,
00:33:01eh bien, il faut fabriquer à l'intérieur de cette matière des trous pour en sortir.
00:33:05C'est ça tout le problème.
00:33:06C'est-à-dire que les glaciers sont devenus instables
00:33:08et la matière qu'ils ont fabriquée, qu'ils ont projetée, les premiers morts,
00:33:11sont quand même à 30 kilomètres du glacier.
00:33:1330 kilomètres, ce n'est pas juste dessous,
00:33:15comme Chamonix par rapport à l'aiguille du Midi.
00:33:18C'est 30 kilomètres.
00:33:19Eh bien, cette matière, à la fois, elle devient stable
00:33:21et en même temps, elle restera instable
00:33:23puisqu'elle est déjà percutée par la rivière
00:33:25qui vient, avec la mousson, la transformer.
00:33:28Donc, on est, je reviens,
00:33:30sur la grande question de l'habitabilité ou pas de ces endroits.
00:33:33Les opérations de secours compliquées par les conditions météo,
00:33:37notamment, qui produisent ensuite des conséquences en chaîne au Népal
00:33:42et dans ces conditions, l'acheminement de l'aide
00:33:44qui reste, lui, aussi très délicat, comme nous l'explique Angile Ouattat.
00:33:48Oui, en fait, avant de pouvoir atteindre les zones sinistrées,
00:33:52nous nous sommes arrêtés sur la route avec William Gass.
00:33:54Suivez-moi, je voulais vous montrer, tout simplement, cette situation.
00:33:56Regardez, ces gens sont obligés de venir s'approvisionner en eau.
00:34:00Il y a ces camions-citernes qui viennent le long de la montagne
00:34:03dans des zones qui, pourtant, ne sont pas réellement sinistrées,
00:34:06n'ont pas été touchées par la coulée de boue.
00:34:09Ces camions-citernes s'approvisionnent directement près de la montagne,
00:34:12dans d'autres sources qui coulent de l'Himalaya,
00:34:15mais qui n'ont pas été touchées par cette coulée de boue.
00:34:18Ils viennent ici, au plus près des habitants, au plus près des villages,
00:34:21pour récupérer de l'eau, tout simplement,
00:34:23parce que cette situation humanitaire, justement,
00:34:25elle touche l'ensemble de la région, au sens très large.
00:34:28Et la plupart des habitants sont obligés de venir s'approvisionner,
00:34:32vous le voyez, plusieurs litres d'eau par famille,
00:34:35précisément parce que de nombreuses canalisations ont sauté.
00:34:37C'est un exemple, un exemple de la force de cette coulée de boue
00:34:41qui concerne, vous le voyez, l'ensemble du nord de la région de Katmandou,
00:34:47un peu plus loin, donc, en l'occurrence, que la capitale.
00:34:50Nous sommes éloignés de la capitale et vous le voyez absolument partout.
00:34:54Il y a des situations humanitaires sous nos yeux,
00:34:56des gens qui sont en manque d'eau parce que de nombreuses canalisations
00:34:58ne sont plus disponibles.
00:35:00– Shivaram Bandari, pardonnez-moi, vous êtes, je rappelle,
00:35:04franco-népalais et président de Nepali Association in France.
00:35:07À propos de l'aide humanitaire,
00:35:09vous pouvez avoir conscience que les sinistrés aujourd'hui
00:35:12manquent de tout dans ce pays
00:35:15qui est parmi les plus pauvres de la planète, déjà à la base.
00:35:18– En fait, pour les gens, il manque tout.
00:35:22En fait, il y a deux manières différentes.
00:35:25Il y a un côté de…
00:35:26Le rivière, il a fait complète la frontière
00:35:28avec les deux villages face à face.
00:35:32À côté de la rivière,
00:35:34qui vient de…
00:35:35qui vous passez à Kathmandu,
00:35:37donc, vous arrivez à Bidur,
00:35:39donc, il y a l'armée qui gère tout,
00:35:43ils stockent la nourriture,
00:35:44toutes les premières nécessités.
00:35:46Et à l'autre côté de la rivière,
00:35:47c'est encore pire parce qu'il n'y a plus de ponts
00:35:49pour passer l'autre côté
00:35:51pour distribuer
00:35:54les premières nécessités
00:35:56pour les gens qui sont sans abri.
00:35:58C'est un problème vraiment très compliqué.
00:36:03Il n'y a qu'un hélicoptère qui peut ramener
00:36:06des nourritures, des vêtements
00:36:07comme une nécessité.
00:36:09Et ici, en France,
00:36:10on a récolté…
00:36:12On a plusieurs associations népalais
00:36:14qui sont ici à Paris,
00:36:15qui sont basées à Paris.
00:36:16On a réussi à récolter pas mal de fonds.
00:36:19Là, cet après-midi,
00:36:20on est en train de préparer
00:36:22pour envoyer le récolte.
00:36:25On a fait ici
00:36:26pour aider les gens à la sinistrie.
00:36:29Et on a été collaborer
00:36:31avec l'ambassade de France
00:36:33ici à Paris.
00:36:35Donc, on est tous…
00:36:36Le plus compliqué,
00:36:38c'est l'autre côté du rivière
00:36:39de Fissoli.
00:36:41Le village s'appelle
00:36:42Le Toupier,
00:36:42où je suis né.
00:36:43Notre village,
00:36:44c'est la ceinture du rivière,
00:36:48elle est complètement ravagée.
00:36:49Donc, à partir de là,
00:36:52toutes les rivières,
00:36:53toutes les…
00:36:53Le côte qui concerne
00:36:54l'autre côté du rivière,
00:36:56c'est très, très compliqué.
00:36:58Oui, le problème,
00:36:59Olivier Gellichet,
00:37:00ce sont ces villages coupés du monde.
00:37:02Enfin, les axes de communication
00:37:03de circulation coupés.
00:37:06Comment, dans ces conditions,
00:37:07l'acheminement de l'aide
00:37:08peut-il s'opérer ?
00:37:10Ça a toute la difficulté.
00:37:11C'est toute la partie
00:37:12sauvegarde de la population.
00:37:13C'est ce qu'on a connu
00:37:14pendant la tempête Alex.
00:37:15C'est qu'à un moment donné,
00:37:16une fois qu'on a réalisé
00:37:17les secours d'urgence,
00:37:18il faut que ces gens
00:37:20puissent continuer à vivre
00:37:21selon leurs standards internationaux.
00:37:23Évidemment, le Népal est un pays
00:37:24qui n'a pas les standards français,
00:37:26mais ils ont quand même
00:37:27besoin d'eau,
00:37:28besoin de nourriture,
00:37:29besoin de pouvoir circuler.
00:37:30Et là, il va falloir,
00:37:31ils ont déjà attaqué
00:37:32à faire l'évaluation
00:37:33des infrastructures,
00:37:35de tout ce qui va être réseau
00:37:37et des possibilités
00:37:38d'acheminer
00:37:39toute l'aide internationale
00:37:40qui va arriver.
00:37:41D'ailleurs, pour l'instant,
00:37:42il y a 57 tonnes
00:37:43qui sont arrivées
00:37:44de différents pays,
00:37:45mais 57 tonnes,
00:37:46il va falloir les faire passer
00:37:48dans les différents endroits.
00:37:49Sur ce que l'on peut
00:37:51ou doit redouter
00:37:51dans les prochaines heures,
00:37:52les prochains jours,
00:37:53je le disais côté tibétain,
00:37:55ce glissement de terrain
00:37:56qui a formé un nouveau lac
00:37:58dans la zone sinistrée.
00:37:59Le risque, c'est quoi ?
00:38:00C'est la rupture.
00:38:01C'est à nouveau une cascade de plus,
00:38:03mais ça serait la même chose.
00:38:05D'ailleurs, j'ai cru
00:38:06que c'était ça au début,
00:38:07comme sur une autre chaîne,
00:38:08j'ai cru que c'était
00:38:09un barrage qui avait cédé.
00:38:10Donc, en fait,
00:38:11que ce soit un lac glaciaire
00:38:12qui, à un moment trop plein,
00:38:14se vide et vous renverse,
00:38:15d'ailleurs, en France,
00:38:16sachez qu'on les surveille
00:38:17et de temps en temps
00:38:17qu'on en fait des vidanges,
00:38:19sachant que ça peut être
00:38:20exactement un autre glacier
00:38:21qui tombe,
00:38:22ça peut être encore
00:38:23un tremblement de terre
00:38:24parce qu'on a cru
00:38:25que tellement le choc
00:38:26était fort
00:38:26que c'était un problème sismique.
00:38:28La vraie question
00:38:29qui, moi, m'intéresse,
00:38:30c'est qu'est-ce que
00:38:31les gens en dessous
00:38:32pourraient faire
00:38:33pour réduire
00:38:33leur vulnérabilité ?
00:38:35La première chose...
00:38:36Dans un premier temps,
00:38:36mais là, dans un premier temps...
00:38:37Oui, mais dans un premier temps...
00:38:38Rien, concrètement.
00:38:39Mais si, dans un premier temps,
00:38:40il va falloir prendre
00:38:41des décisions politiques.
00:38:45Elle est à une confluence.
00:38:47C'est-à-dire, la confluence,
00:38:48vous savez ce que c'est ?
00:38:49C'est la rencontre
00:38:49entre deux rivières.
00:38:50Elle est au plus mauvais endroit.
00:38:52Alors, c'est certainement
00:38:53le meilleur endroit
00:38:53pour surveiller le passage,
00:38:55mais d'ailleurs,
00:38:56il ne reste rien de la douane.
00:38:57Et même les images
00:38:58qu'on a vues,
00:38:59les gens qui fuient,
00:39:00ils ne sont même pas
00:39:01à l'endroit où ça cogne,
00:39:02ils sont derrière la confluence.
00:39:04Donc, vous imaginez la force.
00:39:05Donc, première décision,
00:39:06est-ce que le président chinois
00:39:08décide de reconstruire
00:39:09la douane à cet endroit-là ?
00:39:10Parce que s'il ne la reconstruit pas
00:39:12à cet endroit-là,
00:39:12il y aura moins de morts
00:39:13la prochaine fois.
00:39:14Ça, c'est quand même
00:39:14des questions absolument passionnantes.
00:39:17La question des ponts,
00:39:18la grande leçon
00:39:19de la tempête Alex,
00:39:21c'est qu'à un moment donné,
00:39:22dans les dessins que j'ai faits,
00:39:23on a choisi un côté du fleuve.
00:39:25Regardez l'image
00:39:25qui est dernière à vous, François.
00:39:27Il y a des habitats
00:39:28des deux côtés du fleuve.
00:39:29Il y a toujours un côté du fleuve
00:39:31qui est moins dangereux
00:39:31que l'autre.
00:39:32Eh bien, vous choisissez un côté
00:39:33et l'autre,
00:39:34vous l'abandonnez à la nature.
00:39:36Voilà des choses
00:39:36tout à fait utiles.
00:39:37Là, j'ai vérifié,
00:39:39je pense que la cote d'alerte
00:39:40de protection,
00:39:40c'est ce qui a été dit
00:39:41par le reportage,
00:39:42c'est 30 mètres,
00:39:44et je dirais plutôt 50 mètres,
00:39:45au-dessus du lit de la rivière.
00:39:47Mais à ces endroits-là,
00:39:48il n'y a plus une route
00:39:49qui passe.
00:39:50Donc, comment on fait,
00:39:51un, pour se mettre à l'abri,
00:39:52et deux, après,
00:39:53pour continuer à vivre ?
00:39:54On en reparle
00:39:56dans la deuxième heure
00:39:57de BFM Direct.
00:39:58Merci à tous les trois
00:39:59de nous avoir accompagnés.
00:40:01Dans quelques instants,
00:40:02on reparlera
00:40:03de ce qui s'est passé cette nuit
00:40:04en Suisse.
00:40:04D'abord, la chronique éco.
00:40:08Soyez créatifs
00:40:09devant votre programme
00:40:10avec les coupons
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00:40:13de tissu de qualité
00:40:14et à petit prix.
00:40:22La production de salades
00:40:24fortement touchées
00:40:25par la sécheresse
00:40:26due aux différentes
00:40:27canicules estivales,
00:40:29notamment gare
00:40:30aux hausses de prix.
00:40:31Alexis Avril,
00:40:31Mathéo Frommi.
00:40:33Mais là, c'est trop tard.
00:40:34C'est trop tard.
00:40:36Ça ne donnera jamais rien, ça.
00:40:38Producteur depuis 1984,
00:40:40c'est la première fois
00:40:42qu'il constate
00:40:42de tels dégâts.
00:40:43À cette époque-ci,
00:40:44on aurait dû avoir
00:40:45le sol complètement recouvert
00:40:47avec l'ensemble des feuilles.
00:40:49Conséquence
00:40:49du dérèglement climatique
00:40:51avec des épisodes
00:40:51de canicules à répétition
00:40:53et presque aucune pluie
00:40:55depuis le mois de mai.
00:40:56C'est vraiment très sec
00:40:57et ça reste sec.
00:40:58Si vous grattez,
00:40:58vous allez voir,
00:40:59c'est toujours de la poussière.
00:41:00C'est des salades
00:41:00qui sont mortes au champ
00:41:02parce qu'on n'arrive pas.
00:41:02La reprise racinaire
00:41:03ne se fait pas
00:41:04parce que c'est trop sec.
00:41:05Ce sont des salades
00:41:06qui ne pomment pas,
00:41:07qui sont invendables.
00:41:08En trois semaines,
00:41:09il a dû détruire
00:41:10l'ensemble des salades
00:41:11qu'il devait récolter.
00:41:12À l'échelle de la marque
00:41:14qu'il préside,
00:41:15les chiffres sont édifiants.
00:41:17La perte de rendement,
00:41:17de toute façon,
00:41:19elle était chez l'ensemble
00:41:20des producteurs.
00:41:20100% chez certains,
00:41:2250% chez d'autres.
00:41:23Chez nous,
00:41:24ça faisait 400 tonnes
00:41:24de salades en mois
00:41:26par semaine.
00:41:27Quand vous multipliez
00:41:28par le nombre de semaines,
00:41:29on arrive rapidement
00:41:30à des milliers de tonnes.
00:41:31Alors dans les supermarchés,
00:41:33les rayons se vident
00:41:34et les prix augmentent.
00:41:36Mais ces consommatrices
00:41:37se montrent compréhensibles.
00:41:39Il faut bien
00:41:40que les agriculteurs
00:41:41gagnent un peu
00:41:41leur vie aussi.
00:41:43C'est une catastrophe
00:41:44pour tout cette année,
00:41:45je crois.
00:41:46Les paysans sont
00:41:48à plaindre.
00:41:48Mon mari fait aussi,
00:41:51il met sous serre
00:41:52des raisins
00:41:52et cette année,
00:41:53ils sont tous brûlés.
00:41:54Sur les salades,
00:41:56la marque Prince de Bretagne
00:41:57accuse environ 35%
00:41:59de pertes
00:41:59par rapport
00:42:00à une année normale.
00:42:02C'était votre programme
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00:42:10Dans quelques instants,
00:42:11on prend la direction
00:42:12de la Suisse,
00:42:13du nord de la Suisse
00:42:14où un drame s'est produit
00:42:15cette nuit.
00:42:16Des tirs,
00:42:17des coups de feu
00:42:18ont été tirés
00:42:19en marche d'un festival
00:42:20de musique techno.
00:42:21Premier Milan,
00:42:21un mort
00:42:22et cinq,
00:42:22blessez les suspects,
00:42:23le ou les suspects
00:42:24sont en fuite.
00:42:24A tout de suite.
00:42:28En route pour votre rendez-vous
00:42:29avec le MG ZS Hybride Plus,
00:42:33le SUV compact.
00:42:35On n'est pas là
00:42:36pour vous jouer de la flûte.
00:42:37Regardez plutôt la météo
00:42:38avec un vrai expert
00:42:39en canalisation.
00:42:40La compagnie
00:42:41des bouchers.
00:42:44La météo
00:42:45avec CITIA Immobilier.
00:42:46Pour louer,
00:42:47pour acheter,
00:42:48c'est CITIA Immobilier.
00:42:51Vous regardez la météo
00:42:53avec semaclim.fr,
00:42:55l'équipement des écoles,
00:42:56des hôpitaux,
00:42:57des entreprises
00:42:57et de chez vous.
00:43:06Une dépression
00:43:07peut en cacher une autre.
00:43:09Effectivement,
00:43:09on a eu droit
00:43:10à une dépression hier
00:43:11qui a provoqué
00:43:12ce coup de vent
00:43:13sur les côtes de la Manche.
00:43:14Une nouvelle dépression
00:43:15arrivée ici
00:43:16au large de l'Irlande,
00:43:18d'où la persistance
00:43:19de ce courant d'ouest
00:43:21assez perturbé
00:43:22sur les régions du nord
00:43:24alors que
00:43:24les régions du sud
00:43:25profitent de cette
00:43:27arrivée d'air
00:43:28plus chaud
00:43:29en provenance
00:43:30du Maroc.
00:43:31Donc la limite
00:43:32entre les deux
00:43:34se dessine
00:43:35entre les pays
00:43:36de la Loire
00:43:36ou plutôt un peu
00:43:37plus au sud quand même,
00:43:38Poitou-Charentes
00:43:39jusqu'au centre
00:43:40et à la Franche-Comté
00:43:43avec peut-être
00:43:44quelques orages
00:43:44cet après-midi
00:43:45ou en début de soirée
00:43:46vers la Bourgogne.
00:43:47Des températures
00:43:48donc de saison
00:43:50on va dire
00:43:51assez réel
00:43:52d'ailleurs au nord
00:43:5224 degrés
00:43:53à Paris
00:43:54on ira jusqu'à
00:43:5533 degrés
00:43:56cet après-midi
00:43:57à Marseille.
00:43:59Il est 11h
00:44:00soyez bienvenus
00:44:01si vous nous rejoignez
00:44:01dans BFM Direct
00:44:02à la une
00:44:03cette confusion
00:44:04en Suisse
00:44:05dans le nord du pays
00:44:06une opération massive
00:44:07des forces de l'ordre
00:44:08est en cours ce matin
00:44:09des coups de feu
00:44:10ont été tirés cette nuit
00:44:11en marge d'un festival
00:44:11de musique techno
00:44:12rassemblant
00:44:13plusieurs milliers de personnes
00:44:14premier bilan
00:44:141 mort et 5 blessés
00:44:16le ou les suspects
00:44:16sont en fuite
00:44:17on fait le point
00:44:18dans un instant
00:44:18image à l'appui
00:44:20l'urgence
00:44:21au Népal
00:44:214 jours après la crue dévastatrice
00:44:23les secouristes
00:44:24doivent composer
00:44:25avec la montée des eaux
00:44:26liées aux fortes pluies
00:44:26vous allez voir
00:44:27de nouvelles images
00:44:28hallucinantes
00:44:29le débit de la rivière
00:44:30ne cesse d'augmenter
00:44:31d'heure en heure
00:44:31on va vous retrouver là-bas
00:44:33nos envoyés spéciaux
00:44:34et on vous racontera
00:44:35cette opération
00:44:37extraordinairement compliquée
00:44:37pour extraire
00:44:38une centaine d'ouvriers
00:44:39coincés dans les tunnels
00:44:40d'un chantier
00:44:41de barrage hydroélectrique
00:44:42et puis l'immigration
00:44:44parmi les sujets
00:44:44politiques majeurs
00:44:45du week-end
00:44:46ici en France
00:44:47avec d'un côté
00:44:48Jordan Bardella
00:44:49qui hier sur notre antenne
00:44:50réaffirmait la volonté
00:44:51du RN d'un référendum
00:44:52sur l'immigration
00:44:53en cas de victoire
00:44:54dans 8 mois
00:44:54de l'autre
00:44:55Édouard Philippe
00:44:55qui dit non
00:44:56à un moratoire général
00:44:57sur l'immigration
00:44:58il nous expliquera
00:44:59d'ailleurs pourquoi
00:44:59ce soir à 21h
00:45:00à l'occasion
00:45:01d'un entretien exclusif
00:45:03à BFM TV
00:45:31un drame terrible
00:45:33c'est donc produit
00:45:33cette nuit
00:45:34dans le nord de la Suisse
00:45:35vous venez de découvrir
00:45:36une vidéo
00:45:37communiquée par nos confrères
00:45:38du quotidien
00:45:40Suisse
00:45:40Blic Vidéo
00:45:41réalisée par une habitante
00:45:42d'Arao
00:45:42dans le nord de la Suisse
00:45:44donc une attaque
00:45:47en marge
00:45:48d'un festival
00:45:48de musique techno
00:45:49dans le nord de la Suisse
00:45:50la police fait état
00:45:51d'un premier bilan
00:45:52d'un mort
00:45:52et de 5 blessés
00:45:54la personne qui est décédée
00:45:55étant une jeune femme
00:45:56de 22 ans
00:45:56qui a succombé
00:45:57à ses blessures
00:45:58rebonjour Catherine
00:45:59Fiancambokonga
00:45:59rappelez-nous
00:46:00les dernières informations
00:46:01d'abord
00:46:02dont vous disposez Catherine
00:46:03Alors comme vous venez
00:46:05de l'indiquer
00:46:05la police suisse
00:46:07argovienne
00:46:08c'est la police
00:46:09du canton d'Argovie
00:46:10dont la capitale
00:46:11est Aro
00:46:12qui vient
00:46:13d'indiquer
00:46:14une fois de plus
00:46:15que la situation
00:46:16est confuse
00:46:16il semblerait
00:46:18qu'il ne soit pas sûr
00:46:19si les personnes
00:46:20à l'origine des tirs
00:46:21sont une
00:46:22ou plusieurs personnes
00:46:23on sait
00:46:24comme vous venez
00:46:24de le mentionner
00:46:25qu'il y a une personne
00:46:26décédée
00:46:27que c'est une femme
00:46:28qu'elle était jeune
00:46:28qu'apparemment
00:46:29elle était une amie
00:46:31du DJ
00:46:32qui officiait
00:46:33juste avant les tirs
00:46:35c'est-à-dire aux alentours
00:46:36de 2h30 du matin
00:46:37qu'il y a 5 autres blessés
00:46:404 hommes
00:46:411 femme
00:46:42toutes des très jeunes personnes
00:46:43toutes les personnes
00:46:44victimes
00:46:45touchées
00:46:46blessées
00:46:46ou décédées
00:46:47sont de nationalité suisse
00:46:49on n'en sait pas vraiment
00:46:50plus pour l'instant
00:46:51la police argovienne
00:46:53n'est pas très bavarde
00:46:55on sait que
00:46:56d'énormes forces
00:46:57sont mobilisées
00:46:59non seulement
00:46:59par la police argovienne
00:47:01mais l'armée suisse
00:47:02est également
00:47:04sollicitée
00:47:04pour aider
00:47:05à la recherche
00:47:06du ou des assaillants
00:47:08on n'en sait pas
00:47:09vraiment plus
00:47:09pour l'instant
00:47:10il faut savoir
00:47:11qu'en Suisse
00:47:11le service militaire
00:47:14est obligatoire
00:47:15que beaucoup de gens
00:47:16ont une arme
00:47:17chez eux
00:47:18mais qu'il y a
00:47:19très très peu
00:47:20de personnes
00:47:21qui utilisent
00:47:22leurs armes
00:47:22de service
00:47:23pour procéder
00:47:25à des tirs
00:47:27ou des attentats
00:47:28on n'a pas vu ça
00:47:29très souvent
00:47:30en Suisse
00:47:30ces dernières années
00:47:32donc pour l'instant
00:47:33pas vraiment
00:47:34beaucoup plus
00:47:34d'informations
00:47:35nous attendons
00:47:37les déclarations
00:47:37on sait aussi
00:47:38que la police suisse
00:47:39a demandé
00:47:40aux personnes
00:47:41qui ont assisté
00:47:42à cette rave partie
00:47:43donc environ 2500 personnes
00:47:44de bien vouloir
00:47:46partager
00:47:47les enregistrements
00:47:48vidéo
00:47:49ou de son
00:47:50qu'elles auraient pu
00:47:51enregistrer
00:47:52au cours
00:47:52de ces tirs
00:47:54qui se comptent
00:47:55à environ
00:47:56une dizaine
00:47:57merci beaucoup
00:47:58merci Catherine
00:47:58bonjour Dominique Rizet
00:47:59bonjour François
00:48:00la situation est très confuse
00:48:02ce matin
00:48:02les faits se sont produits
00:48:03cette nuit
00:48:03mais on nous parle
00:48:04à l'heure actuelle
00:48:05d'un périmètre
00:48:05qui reste bouclé
00:48:06d'un important
00:48:08déploiement policier
00:48:09tout cela s'est produit
00:48:10en marge d'un festival
00:48:10de musique techno
00:48:11qui rassemble
00:48:12des milliers de personnes
00:48:12les suspects
00:48:13le ou les suspects
00:48:14sont en fuite
00:48:14c'est pas une mince affaire
00:48:15de sécuriser un tel périmètre
00:48:17non et effectivement
00:48:18il faut retrouver
00:48:19ces personnes
00:48:19qui possèdent des armes
00:48:20qui s'en sont servies
00:48:21qui savent s'en servir
00:48:22elles l'ont montré
00:48:23donc il faut les retrouver
00:48:25la peur
00:48:25elle est bien légitime
00:48:26après ce qu'il s'est passé
00:48:28maintenant ce qui est important
00:48:29aussi c'est de
00:48:30puisqu'il faut les retrouver
00:48:31il faut mener une enquête
00:48:33souvent c'est
00:48:33dis moi quel type d'arme
00:48:34tu utilises
00:48:35et je te dirai qui tu es
00:48:36vous voyez
00:48:37à chaque fois
00:48:38l'arme est une signature
00:48:39alors on a
00:48:40notre correspondante Catherine
00:48:42a parlé d'une dizaine
00:48:43de coups de feu
00:48:43des coups de feu
00:48:44en rafale
00:48:46certains témoins
00:48:47des coups de feu
00:48:48séquentiels
00:48:48nous on a entendu
00:48:49une vidéo
00:48:50on a écouté avec Pauline Revena
00:48:51la chef du service
00:48:52police justice
00:48:52tout à l'heure
00:48:52des vidéos
00:48:53on entend vraiment
00:48:54des tirs qui font
00:48:55tac tac tac tac
00:48:57donc il faut savoir
00:48:58qu'une arme
00:48:58ce qu'on appelle
00:48:59une arme automatique
00:49:00c'est-à-dire une arme
00:49:01qui tire en rafale
00:49:02c'est la Kalachnikov
00:49:03que tout le monde connaît
00:49:0430 coups
00:49:05chargeur 30 coups
00:49:05elle peut tirer
00:49:06en rafale
00:49:07c'est-à-dire
00:49:08on appuie sur la queue
00:49:09de détente
00:49:09et toute la série
00:49:11de balles part
00:49:12donc ça c'est automatique
00:49:13et les 30 balles
00:49:14elles partent en 2 secondes
00:49:16voilà
00:49:16on peut aussi tirer
00:49:17en séquentiel
00:49:18il y a un petit sélecteur
00:49:19sur le côté
00:49:19on tire 3 balles
00:49:21par 3 balles
00:49:212 ou 3 balles
00:49:22à la fois
00:49:23ça donne quand même
00:49:24une indication
00:49:24ça tire 3 balles
00:49:25à la rafale
00:49:26ça fait tatata
00:49:26voilà
00:49:27et puis on peut tirer
00:49:28en séquentiel
00:49:28coup par coup
00:49:30c'est d'ailleurs
00:49:30ce qui s'était passé
00:49:31pendant les attentats
00:49:32du vendredi 13 novembre
00:49:34on entendait
00:49:35des tirs
00:49:36au coup par coup
00:49:37c'est-à-dire que
00:49:37l'arme tire
00:49:38une seule balle
00:49:39à chaque fois
00:49:40qu'on appuie
00:49:40sur la queue de détente
00:49:41là on a l'impression
00:49:43en tout cas c'est plutôt
00:49:44un fusil d'assaut
00:49:45parce que ça fait
00:49:46un gros bruit
00:49:46sourd, mat
00:49:47et ça tire
00:49:49vraiment très rapidement
00:49:51mais pas en rafale
00:49:53donc c'est quelqu'un
00:49:53qui sait comment fonctionne
00:49:55son arme
00:49:55alors chaque type d'arme
00:49:58a une signature
00:49:59et puis correspond
00:50:01à un utilisateur
00:50:02les terroristes
00:50:03utilisent beaucoup
00:50:03ou ont utilisé en France
00:50:04des kalachnikov
00:50:05des pistolets parfois
00:50:06mais des kalachnikov
00:50:07à Marseille
00:50:09sur les règlements de compte
00:50:10ce sont des kalachnikov
00:50:12ensuite entrer
00:50:13dans un concert
00:50:13une ref party
00:50:14avec une kalach
00:50:15même avec une crosse repliable
00:50:17c'est quand même
00:50:17un engin comme ça
00:50:18c'est pas évident
00:50:18de rentrer avec ça
00:50:20ça peut être un pistolet
00:50:21semi-automatique
00:50:22des pistolets calibre 9mm
00:50:25qui tirent 15 ou 17 coups
00:50:27mais qui sont aussi
00:50:27en tir assez rapide
00:50:30et forcément
00:50:31ceux qui ont tiré
00:50:32puisqu'il s'agit d'armes
00:50:33semi-automatiques
00:50:34les douilles ont été éjectées
00:50:35donc la police suisse
00:50:37sait déjà
00:50:38quel type d'arme
00:50:40a été utilisé
00:50:41est-ce que c'est un 9mm
00:50:42est-ce que c'est du 762
00:50:43d'une kalachnikov
00:50:44ça on le sait
00:50:45qui maintenant peut venir
00:50:46qui peut venir maintenant
00:50:48dans une fête
00:50:48comme ça
00:50:49régler des comptes
00:50:50est-ce que c'est
00:50:51quelqu'un
00:50:51un gang
00:50:52contre un autre gang
00:50:53est-ce que c'est une histoire
00:50:55de narcotrafic
00:50:55ça peut très bien être comme ça
00:50:56dans une rave
00:50:57il y a des gens
00:50:58qui peuvent tenir un réseau
00:51:00et d'autres qui peuvent venir
00:51:01régler un compte
00:51:01ça peut être une haine
00:51:03entre
00:51:04DJ
00:51:05ou personnes
00:51:06qui viennent
00:51:07dans cette fête
00:51:08ça peut être un type
00:51:09qui a un compte
00:51:09à régler avec un autre
00:51:11l'enquête ne fait que commencer
00:51:12la police n'a pas encore communiqué
00:51:13on n'a pas
00:51:13par exemple
00:51:15ne dispose pas d'informations
00:51:16sur une quelconque dimension terroriste
00:51:18on le saura peut-être
00:51:19dans les prochaines heures
00:51:20le ou les suspects
00:51:21je le redis
00:51:22reste en fuite
00:51:22sur les armes à feu
00:51:24vous nous détaillez
00:51:26ce dont il peut s'agir
00:51:27Dominique à l'instant
00:51:28les armes à feu
00:51:28les Suisses en sont relativement friands
00:51:30Jérôme Poirot
00:51:30on peut le dire comme ça
00:51:31ils conservent après
00:51:34leur service militaire
00:51:35leur fusil
00:51:35qu'ils utilisent à l'armée
00:51:37c'est le principe
00:51:38de la défense suisse
00:51:39il faut pouvoir intervenir
00:51:41et se mobiliser rapidement
00:51:42la Suisse n'est pas menacée
00:51:44mais c'est vraiment
00:51:45la culture des Suisses
00:51:46et puis ce sont
00:51:47de grands amateurs
00:51:48de tirs sportifs
00:51:49donc beaucoup de Suisses
00:51:50détiennent des armes
00:51:51des armes longues
00:51:52ou des armes de poing
00:51:53et d'ailleurs
00:51:54pour rebondir
00:51:55sur ce que disait
00:51:55Dominique Rizet
00:51:56depuis une votation
00:51:58un référendum de 2019
00:52:00la capacité des chargeurs
00:52:02qu'on peut utiliser
00:52:04était réduite en Suisse
00:52:06chargeurs de 10 balles
00:52:07pour les armes longues
00:52:08et de 20 balles
00:52:09pour les armes de poing
00:52:10ce qui montre qu'avant 2019
00:52:11c'était open bar
00:52:13si j'ose dire
00:52:14et donc que les Suisses
00:52:15pouvaient légalement
00:52:16détenir des armes
00:52:17qui sont quasiment
00:52:18des armes de guerre
00:52:19donc il y a effectivement
00:52:21une culture des armes
00:52:22mais pour autant
00:52:23les Suisses
00:52:23ne les utilisent pas
00:52:25si c'est de manière exceptionnelle
00:52:26pour commettre
00:52:27des actes comme celui
00:52:28qui a eu lieu cette nuit
00:52:30les circonstances
00:52:30de cette attaque
00:52:31en Suisse
00:52:31on y revient évidemment
00:52:33dans les prochaines éditions
00:52:35sur BFM TV
00:52:36peut-être d'ici là
00:52:36la police suisse
00:52:37aura-t-elle de nouveaux
00:52:38communiqués
00:52:39la dernière communication
00:52:40portait sur le bilan
00:52:41un mort et cinq blessés
00:52:42personne qui est décédée
00:52:43a succombé à ses blessures
00:52:44c'est une jeune femme
00:52:45de 22 ans
00:52:46la politique
00:52:47et Marine Le Pen
00:52:49largement en tête
00:52:50des intentions
00:52:51de vote au premier tour
00:52:52de la présidentielle
00:52:53de l'an prochain
00:52:53gagnante au second tour
00:52:55dans toutes les configurations
00:52:56voilà les principaux enseignements
00:52:57du nouveau sondage
00:52:59et là pour BFM TV
00:53:00réalisé cette semaine
00:53:01auprès de 1500 personnes
00:53:02en âge de voter
00:53:03évidemment
00:53:04on va y revenir
00:53:04dans un instant
00:53:05mais dans un premier temps
00:53:06attardons-nous
00:53:07sur ce que disait
00:53:07Jordan Bardella
00:53:08hier soir
00:53:09sur notre antenne
00:53:10lui qui en cas de victoire
00:53:11de Marine Le Pen
00:53:12dans huit mois
00:53:13deviendrait son premier ministre
00:53:15écoutez ce qu'il disait
00:53:15sur l'immigration
00:53:17nous allons soumettre
00:53:18aux français
00:53:19un texte
00:53:20un projet de loi
00:53:21qui leur conviendra
00:53:22d'approuver par référendum
00:53:25nous leur proposerons
00:53:26la suppression
00:53:26du droit du sol
00:53:28nous leur proposerons
00:53:29surtout le territoire national
00:53:31et pas uniquement
00:53:32à Mayotte par exemple
00:53:33non non
00:53:33la suppression
00:53:34le droit du sol
00:53:35est une exception en Europe
00:53:36vous avez beaucoup de pays
00:53:36comme l'Italie par exemple
00:53:38qui n'ont pas le droit du sol
00:53:39et ce sont des grandes démocraties
00:53:40qui se portent très bien
00:53:41la suppression pure et totale
00:53:43pas uniquement liée
00:53:44à une condition de durée
00:53:45sur le territoire français
00:53:46la suppression du droit du sol
00:53:47l'expulsion systématique
00:53:49des délinquants
00:53:50et des criminels étrangers
00:53:51la priorité nationale
00:53:53donnée aux français
00:53:53dans les aides sociales
00:53:55et on en parle avec vous
00:53:56Loïc Besson
00:53:57journaliste politique
00:53:58BFM TV
00:53:59bonjour Antoine Overdorf
00:54:00journaliste politique
00:54:01à l'opinion
00:54:02bonjour
00:54:02et Laurence Rossinol
00:54:03bonjour et soyez
00:54:03bienvenue
00:54:04vous êtes sénatrice
00:54:04du parti socialiste
00:54:06du mal de marne
00:54:06ancienne ministre
00:54:08d'abord votre réaction
00:54:11à ce pourquoi se prononce
00:54:12Jordan Bardella
00:54:13et Marine Le Pen
00:54:14évidemment
00:54:14un référendum
00:54:15sur l'immigration
00:54:16qui se passerait
00:54:18au moment du premier tour
00:54:19des législatives
00:54:20post-présidentielles
00:54:21vous y êtes favorable
00:54:22à donner la parole
00:54:23finalement aux français
00:54:24sur ce sujet-là
00:54:24je suis très favorable
00:54:25à donner la parole
00:54:26aux français
00:54:26je suis très favorable
00:54:27à ce qu'on réinvente
00:54:29des mécanismes démocratiques
00:54:31qui permettent
00:54:32d'associer davantage
00:54:33les français
00:54:33à l'élaboration des lois
00:54:34en revanche
00:54:35je ne suis pas favorable
00:54:36à ce qu'on commence
00:54:36par modifier la constitution
00:54:38parce que le fond de l'affaire
00:54:39il est là
00:54:39c'est que c'est une modification
00:54:42constitutionnelle
00:54:42pour élargir le champ
00:54:43du référendum
00:54:44c'est ce que font
00:54:44tous les populistes
00:54:45partout
00:54:46c'est-à-dire qu'il s'agit
00:54:47de contourner
00:54:48les institutions démocratiques
00:54:50pour solliciter
00:54:52dans le mépris
00:54:53de la constitution
00:54:53dans une vraie rupture
00:54:55de la constitution
00:54:57les français
00:54:57sur des sujets
00:54:58tels que le Rassemblement National
00:54:59peut les inventer
00:55:00tous tournent en général
00:55:01autour de la question
00:55:02de l'immigration
00:55:03les sujets qui tournent
00:55:04autour de l'immigration
00:55:05mais ce que je veux dire
00:55:06surtout c'est qu'il faut
00:55:07qu'on mesure
00:55:08à quel point
00:55:09une telle réforme constitutionnelle
00:55:11pour élargir
00:55:12le champ du référendum
00:55:13est une rupture
00:55:15avec les fondamentaux
00:55:16de notre constitution
00:55:17pas simplement
00:55:17celle de 58
00:55:18mais aussi avec
00:55:19le préambule de 46
00:55:20avec l'égalité des droits
00:55:22avec notre structure
00:55:24démocratique
00:55:25et donc ce que propose
00:55:27le Rassemblement National
00:55:28il utilise
00:55:28comment on opère
00:55:29sur un tel sujet
00:55:30sans déformer
00:55:33ou malmener
00:55:34la constitution
00:55:35parce que ça reste
00:55:36un des sujets
00:55:36sur lesquels
00:55:37les français attendent
00:55:38des changements
00:55:38ce n'est peut-être pas le premier
00:55:39mais il apparaît quand même
00:55:40assez haut
00:55:41dans les études
00:55:42il est clair que
00:55:43les questions qui nous sont posées
00:55:44sont les questions
00:55:44relatives à l'immigration
00:55:46comment la France
00:55:47régule son immigration
00:55:48il y a beaucoup
00:55:49de propositions à gauche
00:55:50qui en ce moment
00:55:51sont faites
00:55:51autour de la question
00:55:52de l'immigration de travail
00:55:54autour du regroupement familial
00:55:56autour des quotas
00:55:57autour des quotas
00:55:58ces sujets là sont sur la table
00:56:00mais ce que propose
00:56:00le Rassemblement National
00:56:01ce n'est pas de réguler
00:56:02l'immigration
00:56:03c'est que pour ceux
00:56:04qui sont déjà là
00:56:05qui sont régulièrement
00:56:07installés sur le territoire français
00:56:09on instaure
00:56:10des mesures
00:56:12qui fassent un tri
00:56:13le tri dans l'accès au logement
00:56:15le tri dans les aides sociales
00:56:16demain peut-être
00:56:17le tri dans l'accès à l'école
00:56:18également
00:56:18c'est la préférence nationale
00:56:21en fait
00:56:21c'est installé
00:56:22sur le territoire français
00:56:23deux catégories de citoyens
00:56:25alors que
00:56:26les uns sont français
00:56:27mais les autres sont régulièrement
00:56:29sur le territoire français
00:56:30et ce n'est pas acceptable
00:56:31indépendamment
00:56:32de la modification constitutionnelle
00:56:34que ça supposera
00:56:35Antoine Oberdorff
00:56:35on est à 8 mois
00:56:36de la présidentielle
00:56:36les candidats n'ont pas le choix
00:56:37si je puis dire
00:56:38enfin sur ce sujet là
00:56:39oui tout à fait
00:56:40et tous les autres
00:56:41il faut se positionner
00:56:41il faut
00:56:43on ne peut pas contourner
00:56:44le sujet
00:56:44non absolument
00:56:45il n'y a pas d'impasse possible
00:56:46sur l'immigration
00:56:47de la même manière
00:56:47qu'il y a eu une forme
00:56:48d'examen de conscience
00:56:49à gauche
00:56:50sur le fait de faire l'impasse
00:56:51sur les questions
00:56:53d'intégration
00:56:53ou d'identité nationale
00:56:56j'ai souvenir
00:56:57d'entendre par exemple
00:56:58Olivier Faure
00:56:58premier secrétaire du parti socialiste
00:56:59dire que
00:57:00au fond
00:57:00le fait que le débat
00:57:01sur l'identité nationale
00:57:02ait été laissé à Nicolas Sarkozy
00:57:04avait été une erreur
00:57:05maintenant se pose la question
00:57:07de savoir comment
00:57:07les candidats se saisissent
00:57:08de la question
00:57:08je vois François Hollande
00:57:10qui désormais
00:57:12parle au fond
00:57:13de quotas
00:57:13qui seraient votés
00:57:14chaque année
00:57:14par le Parlement
00:57:15et qui donc
00:57:16conduirait à flécher
00:57:17une immigration de travail
00:57:18pourquoi pas
00:57:19vers des secteurs
00:57:19en tension
00:57:20c'était encore un tabou
00:57:21il n'y a pas si longtemps
00:57:22que ça à gauche
00:57:23en creux
00:57:24c'est la question
00:57:25de la nature
00:57:25de l'immigration
00:57:26qui se pose
00:57:26une immigration
00:57:28peut-être
00:57:29plus qualifiée
00:57:30moins d'immigration
00:57:31de familial
00:57:33c'est la remise en cause
00:57:34au fond du regroupement familial
00:57:36qui revient sur la table
00:57:37et enfin
00:57:38mais là
00:57:39personne
00:57:39pardon
00:57:40n'a de baguette magique
00:57:41sur ces questions-là
00:57:42la possibilité
00:57:43d'expulser
00:57:44les étrangers
00:57:45notamment sous obligation
00:57:46de quitter le territoire français
00:57:47en obtenant
00:57:48des laissés-passés consulaires
00:57:49de la part
00:57:50des pays
00:57:51dans lesquels
00:57:51on cherche à expulser
00:57:52ces individus
00:57:53et là
00:57:53de ce point de vue-là
00:57:54pardon
00:57:54on peut faire
00:57:56on peut montrer les muscles
00:57:57on peut dire
00:57:58qu'avec l'Algérie
00:58:00par exemple
00:58:01on parviendra
00:58:01à obtenir
00:58:02des réadmissions
00:58:03mais tous les candidats
00:58:04sont à égalité
00:58:05de ce point de vue-là
00:58:05et quand ils seront confrontés
00:58:07à la réalité
00:58:08de l'exercice du pouvoir
00:58:08je crains
00:58:09qu'ils ne déchampent très vite
00:58:10sur la proposition
00:58:11du rassemblement national
00:58:13de proposer un référendum
00:58:14aux français
00:58:14sur la question de l'immigration
00:58:15c'est pas nouveau
00:58:16en revanche
00:58:17ce qui est intéressant
00:58:18pourquoi ils remettent ça
00:58:19en avant
00:58:19c'est qu'il n'y a pas
00:58:20si longtemps que ça
00:58:21le conseil constitutionnel
00:58:23a retoqué
00:58:24un texte
00:58:25qui avait été voté
00:58:26au parlement
00:58:27sur
00:58:27l'interdiction
00:58:28pour les mineurs
00:58:29de moins de 15 ans
00:58:30d'accéder aux réseaux sociaux
00:58:31et là c'est vrai
00:58:32qu'on avait vu
00:58:33une bonne partie
00:58:34de la classe politique
00:58:35bien loin du RN
00:58:36plutôt dans le bloc central
00:58:38s'insurger presque
00:58:39parfois de cette décision
00:58:40du conseil constitutionnel
00:58:41qui pouvait paraître
00:58:42totalement déconnectée
00:58:43des préoccupations
00:58:44et des conséquences
00:58:45que ça a parfois
00:58:46sur les jeunes
00:58:46sur les mineurs
00:58:47de moins de 15 ans
00:58:47sur les réseaux sociaux
00:58:48et donc le RN
00:58:50aujourd'hui
00:58:50a un peu la partie facile
00:58:51de dire
00:58:52vous voyez en fait
00:58:53il y a des choses
00:58:53qui sont bloquées
00:58:54par le conseil constitutionnel
00:58:55donc à un moment
00:58:56il faut passer en force
00:58:57et redonner la parole
00:58:58aux français
00:58:59et ils estiment
00:59:00que ce ne sera jamais
00:59:01de toute façon
00:59:02un passage en force
00:59:02même si en effet
00:59:05ça comporte
00:59:06et ça importe
00:59:06de changer la constitution
00:59:07le RN à l'offensive
00:59:09sur le sujet
00:59:10de l'immigration
00:59:11autre proposition
00:59:12sur laquelle je voudrais
00:59:13que vous réagissiez
00:59:13Laurence Rossignol
00:59:14ce matin
00:59:15l'économie
00:59:16les taxes
00:59:17la fiscalité
00:59:18plus exactement
00:59:18écoutez ce qu'annonçait
00:59:19ce matin
00:59:19hier soir
00:59:20sur notre antenne
00:59:21Jordan Bardella
00:59:23Ma première décision
00:59:24si je suis chef
00:59:25du gouvernement
00:59:25au printemps
00:59:26sera de supprimer
00:59:30une myriade
00:59:31de 120 taxes
00:59:32et impôts
00:59:32à très faible rendement
00:59:33C'est une annonce
00:59:34que vous nous faites ce soir ?
00:59:35C'est une annonce
00:59:35que je vous fais
00:59:36120 taxes
00:59:37que vous avez listées ?
00:59:38120 taxes
00:59:38que nous avons listées
00:59:40avec des taxes
00:59:41totalement délirantes
00:59:42sur le ski de fonds
00:59:43sur les vidéogrammes
00:59:45sur la collecte
00:59:47de l'eau
00:59:48nous devons
00:59:49et il est plus que vital
00:59:50aujourd'hui
00:59:51pour l'économie française
00:59:52de mettre fin
00:59:53à l'hystérie fiscale
00:59:54qui s'applique
00:59:54sur la France du travail
00:59:55et donc notre politique
00:59:56économique
00:59:57et je tiens à la rappeler
00:59:58aux chefs d'entreprise
00:59:59elle sera extrêmement simple
01:00:00et elle suivra
01:00:01une boussole
01:00:02ce sera celle
01:00:02du gouvernement
01:00:03que j'aurai à former
01:00:04moins de dépenses
01:00:05et moins d'impôts
01:00:07Aros sur les taxes inutiles
01:00:08est-ce que c'est un sujet
01:00:09sur lequel vous pouvez
01:00:10vous retrouver
01:00:10entre formation politique
01:00:13pour une fin d'heure donnée
01:00:14tous les ans
01:00:15il y a un exercice
01:00:15qui s'appelle le budget
01:00:16tous les ans
01:00:17le parlement discute
01:00:19du montant des taxes
01:00:20du montant des impôts
01:00:21et effectivement
01:00:22tous les ans
01:00:23il arrive les mêmes
01:00:24pour dire
01:00:24ah mais il y a des niches
01:00:25il faut sortir les chiens
01:00:26de la niche
01:00:27et moi j'ai la leçon
01:00:29je vais donner la leçon
01:00:30à tout le monde
01:00:31en fait raconter comme ça
01:00:32ça semble compréhensible
01:00:34et le bon sens
01:00:35le stérémonie tombe de ces taxes
01:00:37sont d'abord
01:00:38des revenus pour l'état
01:00:40c'est-à-dire
01:00:41le moyen de redistribuer
01:00:42après de l'argent
01:00:43et en plus
01:00:44il y a une série
01:00:44de taxes environnementales
01:00:45qui par exemple
01:00:47il y a des taxes
01:00:47qui permettent
01:00:49de prélever de l'argent
01:00:51sur des activités
01:00:51qui sont des activités
01:00:52nuisibles à l'environnement
01:00:54or on sait aujourd'hui
01:00:55qu'on a besoin
01:00:55d'argent
01:00:57pour investir
01:00:58dans la transition écologique
01:01:00donc
01:01:00ça ce sont des arbitrages
01:01:02d'une certaine manière
01:01:02ce sont des choix
01:01:03bien sûr
01:01:03elles seront dans le débat
01:01:05ce qui sera dans le débat
01:01:06c'est effectivement
01:01:07la fiscalité
01:01:09la justice fiscale
01:01:10la transition écologique
01:01:12le volume
01:01:13des investissements
01:01:14et le financement
01:01:15des investissements
01:01:16mais je sais que
01:01:17monsieur Bardella
01:01:18n'a aucune
01:01:19mais vraiment
01:01:20aucune inclinaison écologique
01:01:22que depuis des années
01:01:23le rassemblement national
01:01:24ne fait que de critiquer
01:01:26les questions écologiques
01:01:28et la politique écologique
01:01:29puisqu'ils étaient
01:01:30encore il y a peu de temps
01:01:31dans un déni
01:01:31si je puis dire
01:01:32aujourd'hui
01:01:33parmi celles
01:01:34qui éventuellement
01:01:34peuvent se retrouver
01:01:37au coeur d'un débat
01:01:38sur la fiscalité
01:01:38sur les taxes montagnes
01:01:39il y en a un certain nombre
01:01:41le surtourisme
01:01:42peut-être réellement
01:01:43et légitimement
01:01:44se pencher sur les
01:01:45un exemple
01:01:45qui colle à l'intervention
01:01:47de Jordan Bardella
01:01:48puisqu'il s'exprime
01:01:48depuis la foire de Chalon
01:01:50vous savez que sur
01:01:51il y a une taxe
01:01:53sur le GNR
01:01:54ce carburant
01:01:55dont se servent
01:01:55les agriculteurs
01:01:56dans leur tracteur
01:01:57et vous savez que
01:01:58le Rassemblement national
01:01:59et il l'avait dit
01:02:00notamment
01:02:01lors de la crise agricole
01:02:03avait dit qu'ils étaient
01:02:04favorables
01:02:04à la suppression
01:02:05de cette taxe-là
01:02:06simplement
01:02:07moi je tiens à dire
01:02:08une chose
01:02:08c'est que
01:02:09si le ralbole fiscal
01:02:11est présent dans le pays
01:02:12je citais tout à l'heure
01:02:12Pierre Moscovici
01:02:13parce qu'au fond
01:02:14Bardella fait quasiment
01:02:15du mot Moscovici
01:02:16et continue ce travail
01:02:17en réalité de libéralisation
01:02:18du RN
01:02:19tentative de libéralisation
01:02:20mais il faut
01:02:22au regard de ça
01:02:23dire
01:02:23où est-ce qu'on va taper
01:02:24dans les dépenses
01:02:25parce que
01:02:26supprimer des taxes
01:02:27c'est des recettes en moins
01:02:28et là je constate
01:02:29que le Rassemblement national
01:02:31est d'un courage
01:02:32à peu près comparable
01:02:33à d'ailleurs
01:02:34toutes les autres
01:02:35formations politiques
01:02:35c'est-à-dire
01:02:36fait preuve d'une lâcheté crasse
01:02:37lorsqu'il s'agit bien évidemment
01:02:38de désindexer les retraites
01:02:40alors même que l'on parle
01:02:41on ne parle pas
01:02:41de dizaines de milliards
01:02:42à aller chercher
01:02:43on parle peut-être
01:02:43d'un milliard
01:02:44s'il s'agit des retraités
01:02:45avec des pensions supérieures
01:02:47à 3 000 euros
01:02:47il n'y a plus personne
01:02:49c'est courage fuyant
01:02:49de la même manière
01:02:51sur les recettes
01:02:52le RN en réalité
01:02:53nous sort toujours
01:02:54les mêmes recettes
01:02:54baisse de la France
01:02:56à la contribution
01:02:57de l'Union Européenne
01:02:57lutte contre l'immigration
01:02:58et enfin
01:02:59évidemment le vieux serpent de mer
01:03:01la lutte contre la fraude sociale
01:03:02dont on sait
01:03:02qu'elle ne rapporte jamais
01:03:04les recettes espérées
01:03:05là ça va être
01:03:05les preuves de vérité
01:03:06parce qu'en effet
01:03:06le RN s'engage
01:03:08et promet
01:03:09de proposer
01:03:10125 milliards d'euros
01:03:11d'économies
01:03:12dans les tout prochains jours
01:03:13sont contre budget
01:03:14avant l'examen du texte du budget
01:03:15donc ça sera chiffré
01:03:17et on verra en effet
01:03:18si c'est crédible
01:03:19si c'est plausible
01:03:20vous disiez
01:03:21qu'on a besoin d'argent
01:03:22pour pouvoir investir
01:03:23notamment dans l'écologie
01:03:24hélas non
01:03:25on a surtout besoin d'argent
01:03:26pour essayer de résorber
01:03:27les déficits
01:03:28qui ont explosé
01:03:29et qui vont continuer
01:03:30d'exploser
01:03:30avec un coût de la dette
01:03:31qui est désormais phénoménal
01:03:32et qui est
01:03:33la principale préoccupation
01:03:35aujourd'hui
01:03:35c'est vrai
01:03:36et nous nous l'avons en tête
01:03:37bien entendu
01:03:38mais ce qu'on sait aussi
01:03:39c'est que si on n'investit pas
01:03:40dans la transition écologique
01:03:41le coût des déficits
01:03:42dans les années à venir
01:03:43ne fera qu'augmenter
01:03:44et nous paierons demain
01:03:46ce que nous n'avons pas voulu faire
01:03:47aujourd'hui
01:03:48en matière d'investissement
01:03:49donc c'est pour ça
01:03:50que cette élection présidentielle
01:03:51est une élection
01:03:52vraiment majeure
01:03:53dans notre histoire
01:03:55parce qu'il y a un rassemblement national
01:03:56qui pourrait gagner
01:03:57mais aussi parce que
01:03:58nous sommes dans une situation
01:04:00exceptionnelle
01:04:00et cette situation exceptionnelle
01:04:02c'est effectivement
01:04:02des déficits publics
01:04:03et un coût des remboursements
01:04:05de la dette
01:04:05mais aussi un indispensable
01:04:07besoin d'investissement massif
01:04:09dans la transition écologique
01:04:11dans l'industrie
01:04:11dans l'adaptation
01:04:13dans la prévention
01:04:13et on ne pourra pas
01:04:14en faire l'économie
01:04:15demain
01:04:16il est votre candidat
01:04:17Olivier Faure
01:04:18non
01:04:19Laurence Rossignol
01:04:20il va se déclarer
01:04:22ce soir officiellement
01:04:23à la présidentielle
01:04:24il l'a dit à ses collègues
01:04:25députés
01:04:26dans une boucle interne
01:04:28est-ce que la multiplication
01:04:29des candidatures à gauche
01:04:30ne tourne pas au ridicule
01:04:31écoutez on est dans un processus
01:04:33en ce qui nous concerne
01:04:34moi je soutiens
01:04:34la connaissance de Raphaël Luxman
01:04:36depuis déjà longtemps
01:04:37pourquoi vous ne soutenez pas
01:04:38celle d'Olivier Faure
01:04:39vous qui êtes
01:04:39pourquoi je ne soutiens pas
01:04:40Olivier Faure
01:04:41parce que je ne soutiens pas
01:04:43la direction actuelle
01:04:44du parti socialiste
01:04:45je ne soutiens pas
01:04:46la stratégie d'Olivier Faure
01:04:48qui est une stratégie
01:04:49que moi je considère
01:04:50comme perdante
01:04:52pour l'élection présidentielle
01:04:54j'entends ce qu'il a dit hier
01:04:55je lis ce matin
01:04:56une interview
01:04:57dans un quotidien
01:04:59Olivier Faure
01:05:00est principalement préoccupé
01:05:02de savoir
01:05:03comment il va pouvoir
01:05:04après l'élection présidentielle
01:05:05passer un nouvel accord
01:05:07avec les écologistes
01:05:08et Jean-Luc Mélenchon
01:05:10pour les élections législatives
01:05:12et les sièges de députés
01:05:13je crois que
01:05:14dans cette stratégie
01:05:16qui est la sienne
01:05:17il y a une impasse
01:05:18qui est faite
01:05:18sur le fait que
01:05:19la gauche
01:05:20avec Raphaël Luxman
01:05:21en particulier
01:05:22peut gagner
01:05:23l'élection présidentielle
01:05:24cette élection
01:05:24est très incertaine
01:05:25quand on dit ça
01:05:26on nous regarde
01:05:27souvent un peu
01:05:27avec un petit peu
01:05:29d'interrogation
01:05:30mais il est clair
01:05:31qu'aujourd'hui
01:05:32les électeurs
01:05:33sont en attente
01:05:34et particulièrement
01:05:35les électeurs de gauche
01:05:36ils sont en attente
01:05:37d'un redressement
01:05:38de la gauche
01:05:38d'une refondation
01:05:39de la gauche
01:05:39et surtout
01:05:40qu'on ferme
01:05:41cette séquence
01:05:42qui a fait du parti socialiste
01:05:44un parti
01:05:45qui in fine
01:05:46en dernière analyse
01:05:48finit toujours
01:05:48par se réfugier
01:05:49dans les jupes
01:05:50de Jean-Luc Mélenchon
01:05:51et qui construit
01:05:52son programme
01:05:53pour pouvoir faire ça
01:05:54donc je soutiens
01:05:55effectivement
01:05:55la candidature
01:05:56de Raphaël Guzman
01:05:56il y a beaucoup
01:05:57de candidatures
01:05:58dans la primaire socialiste
01:06:00et que nous organisons
01:06:01avec place publique
01:06:02et qui est
01:06:03je tiens à dire
01:06:04ouverte
01:06:04à tous les gens
01:06:05qui veulent participer
01:06:07à la refondation
01:06:08de la gauche
01:06:08et moi je les appelle
01:06:10à venir voter
01:06:11dans cette primaire
01:06:12à s'inscrire
01:06:13dans la semaine prochaine
01:06:13sur le site
01:06:14et ensuite venir voter
01:06:15dans cette primaire
01:06:16pour ouvrir
01:06:17une nouvelle séquence
01:06:18à gauche
01:06:18merci à tous les trois
01:06:19merci Laurence Rossignol
01:06:20merci Loïc
01:06:20merci Antoine
01:06:21dans quelques instants
01:06:22on se retrouve dans BFM Direct
01:06:23on reprendra la direction
01:06:24du Népal
01:06:24on va retrouver
01:06:25nos envoyés spéciaux
01:06:26alors que la situation
01:06:26reste dramatique
01:06:28et même critique
01:06:28parce que
01:06:29en raison des fortes pluies
01:06:31des 24 dernières heures
01:06:32et bien
01:06:32on observe une nouvelle
01:06:34montée des eaux
01:06:34et puis le programme
01:06:35du jour
01:06:36sur BFM TV
01:06:37ce sont plusieurs rendez-vous
01:06:39politiques majeurs
01:06:40à midi
01:06:40dans un peu plus
01:06:41d'une demi-heure
01:06:42BFM Paul
01:06:42avec Dominique de Villepin
01:06:44que reçoit Guillaume Daré
01:06:45à 18h le nouveau rendez-vous
01:06:46politique sur BFM TV
01:06:47le grand oral 2027
01:06:49premier invité
01:06:49Jean-Philippe Tanguy
01:06:50député RN de la Somme
01:06:51et à 21h
01:06:52Edouard Philippe
01:06:53candidat
01:06:53à l'élection présidentielle
01:06:55qui accorde un entretien
01:06:56exclusif à BFM TV
01:06:57à 21h
01:06:58à Guillaume Daré
01:06:59à tout de suite
01:07:0211h30
01:07:03soyez les bienvenus
01:07:03si vous nous rejoignez
01:07:04dans BFM Direct
01:07:05les images
01:07:05qui nous parviennent
01:07:06en cette fin de matinée
01:07:07du Népal
01:07:08sont extrêmement impressionnantes
01:07:09ça fait 4 jours
01:07:10que ça dure en réalité
01:07:11des images
01:07:12qui illustrent
01:07:13une situation
01:07:13toujours dramatique
01:07:15à J plus 4
01:07:16la crue dévastatrice
01:07:17nouveau bilan
01:07:17a fait au moins
01:07:18750 morts
01:07:19plus de 3000 disparus
01:07:20le débit de la rivière
01:07:21ne cesse d'augmenter
01:07:22on le voit
01:07:23sur ces images
01:07:24qui nous ont été
01:07:26transmises
01:07:27ce matin
01:07:28Anjil Ouata
01:07:28vous êtes l'envoyé spécial
01:07:29de BFM TV au Népal
01:07:30Anjil
01:07:30les secouristes
01:07:31doivent donc faire face
01:07:33à une montée des eaux
01:07:34en raison des fortes pluies
01:07:35des 24 dernières heures
01:07:41oui exactement
01:07:42d'une nuit orageuse
01:07:43où beaucoup de pluie
01:07:44est tombée sur la région
01:07:46et sur l'ensemble
01:07:46de cette vallée
01:07:47déjà sinistrée
01:07:48si bien que les différentes rivières
01:07:50qui composent cette vallée
01:07:51notamment la rivière Trisouli
01:07:53qui se trouve juste derrière moi
01:07:55présente ce matin
01:07:56un débit
01:07:58particulièrement important
01:07:59particulièrement intense
01:08:01et qu'il y a eu
01:08:01une élévation également
01:08:02du niveau de l'eau
01:08:03nous étions à Devigat
01:08:04il y a environ une heure
01:08:06avec Willem Gay
01:08:07situation absolument dramatique
01:08:09sous nos yeux
01:08:09à ce moment là
01:08:10avec des montagnes de boue
01:08:13un peu partout
01:08:13une odeur de cadavres
01:08:15véritablement
01:08:16qui nous remontait au nez
01:08:18et puis également
01:08:19des maisons enfouies
01:08:22sous la boue
01:08:23et à cet endroit là même
01:08:24il est difficile
01:08:25pour les secouristes
01:08:26de travailler
01:08:27de poursuivre les recherches
01:08:28de venir en aide
01:08:29aux personnes
01:08:30qui tentent de sauver l'essentiel
01:08:31qui tentent de sauver
01:08:32des photos de famille
01:08:34des souvenirs
01:08:35des choses importantes
01:08:36qu'ils avaient encore
01:08:37chez eux
01:08:37dans leur maison
01:08:38totalement sinistrée
01:08:40donc ce travail
01:08:41rendu particulièrement
01:08:42compliqué
01:08:43par le torrent
01:08:44que vous voyez ici
01:08:45et je voudrais
01:08:46pour terminer
01:08:47qu'on vous montre également
01:08:48il y a deux parties
01:08:49à cette ville de Devigat
01:08:50il y a la partie
01:08:51sur laquelle nous nous trouvons
01:08:52et puis sur l'autre rive
01:08:53il y a des maisons
01:08:54et c'est un pont habituellement
01:08:56un pont important
01:08:57très emprunté
01:08:58ici
01:08:58qui permet de faire
01:08:59la jonction
01:09:00entre ces deux zones
01:09:02de la ville
01:09:03et ce pont
01:09:03vous voyez
01:09:03c'est le bloc de béton
01:09:05que vous avez à l'image
01:09:06actuellement
01:09:06il a été totalement
01:09:08emporté
01:09:09par la crude
01:09:10il y a maintenant
01:09:11quatre jours
01:09:12si bien que les seules opérations
01:09:13qui permettent de venir en aide
01:09:14aux autres habitants
01:09:15de la ville
01:09:16elles se font par hélicoptère
01:09:17merci beaucoup
01:09:18merci Angile Watt
01:09:19avec William Gay
01:09:20au Népal
01:09:21on vous retrouve évidemment
01:09:22tout au long de la journée
01:09:23vous êtes les envoyés spéciaux
01:09:24de BFM TV
01:09:25dans cette zone
01:09:26littéralement ravagée
01:09:28on va regarder cette photo
01:09:29cette photo
01:09:31qui fait partie
01:09:32de celle qui nous ont
01:09:33vraiment marqué
01:09:33ce matin
01:09:34en préparant cette émission
01:09:35la boue
01:09:36qui a littéralement
01:09:38la voix dans le mur
01:09:39derrière vous
01:09:39chers invités
01:09:40qui a tout englouti
01:09:42cette photo de l'AFP
01:09:43qu'on a reçue
01:09:43et qui se passe presque
01:09:44de commentaire
01:09:45elle est éloquente
01:09:45on comprend aisément
01:09:46quatre jours
01:09:48après que l'espoir
01:09:49de retrouver des survivants
01:09:50s'amenuise
01:09:52sérieusement
01:09:52Eric Daniel Lacombe
01:09:54ce que vous nous disiez
01:09:55tout à l'heure
01:09:55ça m'a marqué
01:09:57c'est que c'est
01:09:58en réalité
01:09:58désormais
01:09:58c'est plus de la boue
01:09:59c'est du béton
01:09:59c'est comme du béton
01:10:00absolument François
01:10:01c'est à dire que
01:10:02la montagne est instable
01:10:03et la montagne
01:10:04provoque des phénomènes
01:10:05en cascade
01:10:05pour le dire simplement
01:10:07c'est quand même
01:10:07de la glace
01:10:08d'un glacier
01:10:09qui tombe
01:10:102000 mètres
01:10:11en tombant
01:10:12l'énergie
01:10:13la transforme en eau
01:10:14cette eau se charrie
01:10:16avec les resques
01:10:18de la moraine
01:10:18et tout ce qu'elle trouve
01:10:19sur son passage
01:10:20le mélange eau
01:10:22gravier
01:10:22rocher
01:10:23est pratiquement
01:10:24le même mélange
01:10:25que la composition
01:10:26d'un béton
01:10:27donc en fait
01:10:28c'est du béton
01:10:29qui renverse
01:10:30des villages
01:10:31après avoir renversé
01:10:32une douane
01:10:33et évidemment
01:10:34l'intérêt
01:10:35de cette situation
01:10:36c'est qu'on n'entend plus
01:10:37sur aucun des plateaux
01:10:39l'idée même
01:10:40d'une reconstruction
01:10:41à l'identique
01:10:41qu'on a entendu
01:10:42quand j'ai été
01:10:43l'architecte désigné
01:10:44après l'accident
01:10:46d'Alex
01:10:46une tempête
01:10:47qui sur les villages
01:10:48et les vallées
01:10:49au-dessus de Nice
01:10:50a renversé
01:10:51pour un milliard
01:10:52de dégâts
01:10:52les choses
01:10:53où tout le monde
01:10:53m'a dit
01:10:54Eric
01:10:54on redémarre
01:10:55à l'identique
01:10:55après les incendies
01:10:57du Porge
01:10:58en Gironde
01:10:59le premier ministre
01:11:00a dit
01:11:00on reconstruira
01:11:02à l'équivalence
01:11:03cette fois-ci
01:11:04nous venons
01:11:04de comprendre
01:11:05qu'on reconstruirait
01:11:07ou on reconstruirait pas
01:11:08les choses
01:11:09à l'identique
01:11:10ça c'est pour
01:11:10ça c'est l'étape d'après
01:11:12mais là dans l'immédiat
01:11:13dans l'immédiat
01:11:14c'est-à-dire que ce seul
01:11:15dune
01:11:16qui a donc enseveli
01:11:17les gens
01:11:18est à la fois
01:11:20un piège mortel
01:11:21c'est ça
01:11:21et à la fois
01:11:23pas suffisamment solide
01:11:24pour devenir
01:11:25le nouvel abri
01:11:26de cette vallée
01:11:26et je voulais en finir
01:11:28par ce que vous avez dit
01:11:29tout de suite
01:11:29c'est que maintenant
01:11:30c'est l'eau qui tombe
01:11:31qu'on appelle la mousson
01:11:32et cette eau
01:11:34transforme à nouveau
01:11:35ce lit de béton
01:11:36qui vient de s'écouler
01:11:37et d'ailleurs
01:11:37bonjour le écrivière
01:11:39il y a toujours
01:11:40une alerte météo
01:11:40en cours au Népal
01:11:41et il reste encore
01:11:42plusieurs semaines
01:11:43de mousson
01:11:43c'est-à-dire que là
01:11:44les secouristes
01:11:45depuis 4 jours
01:11:46et pour encore
01:11:46un bon moment
01:11:48travaillent dans
01:11:49des conditions
01:11:50extrêmement compliquées
01:11:51périlleuses
01:11:51pour eux-mêmes
01:11:52y compris
01:11:53puisque le sol
01:11:54tout est constamment
01:11:55instable
01:11:56et on craint évidemment
01:11:56le sur-accident
01:11:57il y a encore
01:11:585 semaines au moins
01:11:59à haut risque
01:12:00avec cette mousson
01:12:01qui se poursuit
01:12:01théoriquement
01:12:02jusqu'en fin septembre
01:12:03début octobre
01:12:04mais ces dernières années
01:12:05le retrait de la mousson
01:12:06a souvent été repoussé
01:12:07d'une voire deux semaines
01:12:09cette mousson
01:12:102026
01:12:11quant à elle
01:12:11est arrivée
01:12:12plutôt en retard
01:12:13fin juin
01:12:14et les prévisions
01:12:15l'estiment
01:12:16plutôt plus faible
01:12:17que la normale
01:12:18avec une probabilité
01:12:20de 50 à 60%
01:12:21mais une mousson
01:12:22plus faible
01:12:23n'est pas moins dangereuse
01:12:24c'est même
01:12:25carrément le contraire
01:12:26en réalité
01:12:26on alterne des périodes
01:12:28très sèches
01:12:28réchauffées
01:12:29avec des périodes
01:12:30de pluie diluvienne
01:12:31ce qui provoque
01:12:32donc ces crues éclairs
01:12:33ces glissements
01:12:34de terrain
01:12:35dans une chaîne
01:12:36himalayenne
01:12:37qui est évidemment
01:12:38fragilisée
01:12:38ces dernières années
01:12:39par le changement climatique
01:12:40et par le réchauffement
01:12:41catastrophe
01:12:42naturelle
01:12:43et de fait
01:12:44désormais en conséquence
01:12:45humanitaire
01:12:46très loin
01:12:46d'être terminé
01:12:47nos envoyés spéciaux
01:12:48assistent aux opérations
01:12:49et à la détresse
01:12:50de toute une population
01:12:51comme vous allez pouvoir
01:12:52le constater dans ce reportage
01:12:53d'Angie Luata
01:12:54et William Gay
01:13:01cette femme
01:13:02croyait trouver
01:13:02son mari ici
01:13:03il est porté disparu
01:13:05depuis 4 jours
01:13:06et les autorités
01:13:07ne peuvent pas
01:13:08vraiment la rassurer
01:13:11madame
01:13:11il nous manque
01:13:12encore quelques véhicules
01:13:13on en a trouvé un
01:13:14mais il n'y a personne
01:13:15à l'intérieur
01:13:15il nous manque
01:13:1610 personnes
01:13:18voilà la place
01:13:19du marché
01:13:20de la ville
01:13:20de Bidour
01:13:21les étals
01:13:22et les commerces
01:13:22sont disparus
01:13:23sous des montagnes
01:13:24de boue
01:13:24beaucoup de gens
01:13:26que je connaissais
01:13:27avec lesquels je jouais
01:13:28je faisais la fête
01:13:29je riais
01:13:30sont sous cette boue
01:13:31désormais
01:13:33la vision glace
01:13:34le sang de Soudir
01:13:35il est originaire
01:13:36d'un village
01:13:37encore inaccessible
01:13:38par la route
01:13:40les gens sont toujours
01:13:41bloqués là-bas
01:13:42ils n'ont pas de nourriture
01:13:43de médicaments
01:13:44pas même de maison
01:13:45pour s'abriter
01:13:45le manque d'eau potable
01:13:47menace l'ensemble
01:13:47de la région
01:13:48mais ce qui angoisse
01:13:49le plus cette mère de famille
01:13:51c'est la rivière
01:13:52qui s'est rapprochée
01:13:53dangereusement
01:13:53pendant la crue
01:13:55je crains qu'une autre
01:13:56coulée de boue
01:13:56arrive encore
01:13:57dans les prochains jours
01:14:00la peur d'une seconde vague
01:14:02on a sorti ses affaires
01:14:03d'une maison
01:14:05alors même
01:14:06que la crise humanitaire
01:14:07ne fait que commencer
01:14:08écartez-vous de la route
01:14:09écartez-vous
01:14:12et la priorité pour les secouristes
01:14:14reste pour l'instant
01:14:15la recherche de personnes
01:14:16disparues
01:14:17grâce au travail
01:14:18des hélicoptères
01:14:19que vous apercevez ici
01:14:20ils sont les seuls
01:14:21à pouvoir se rendre
01:14:21sur l'ensemble
01:14:22de la zone sinistrée
01:14:27bonjour Fabien Bruxon
01:14:28merci d'être avec nous
01:14:30en direct
01:14:31sur BFM TV
01:14:32ce matin
01:14:32vous êtes coureur
01:14:33d'un humaïa
01:14:34vous êtes amoureux
01:14:35du Népal
01:14:36alors pour celles et ceux
01:14:37qui nous regardent
01:14:38je précise que vous avez vécu
01:14:39le tremblement de terre
01:14:39de 2015
01:14:41au Népal
01:14:42vous y étiez pour faire
01:14:43de l'alpinisme
01:14:44avec des amis
01:14:45vous avez suite à cela
01:14:46créé une association
01:14:46pour aider la population
01:14:48népalaise
01:14:48vous connaissez très bien
01:14:50la région
01:14:50vous y avez réalisé
01:14:51des expéditions
01:14:52dans ces montagnes
01:14:54aujourd'hui touchées
01:14:56auprès de cette population
01:14:57endeuillée
01:14:58d'abord quand vous voyez
01:15:00ces images
01:15:01quand vous entendez
01:15:01cette détresse
01:15:03de ces Népalais
01:15:04de ces Népalaises
01:15:05avec aujourd'hui encore
01:15:06plus de 3000 disparus
01:15:08plus de 700 morts
01:15:10plus de 750 morts
01:15:12quel est votre état d'esprit ?
01:15:13là c'est vrai
01:15:15que ça me remet
01:15:18sur ces années
01:15:19du tremblement de terre
01:15:20où effectivement
01:15:22c'est un élan de solidarité
01:15:25qui va se mettre en place
01:15:25mais pour l'instant
01:15:26c'est la tristesse
01:15:27et c'est encore une fois
01:15:29un peuple
01:15:31qui est touché
01:15:32et qui est à la limite
01:15:36pas forcément responsable
01:15:37du réchauffement climatique
01:15:38donc encore une fois
01:15:40un pays pauvre
01:15:40qui se retrouve
01:15:41avec les aléas
01:15:43du climat
01:15:44et qui se retrouve
01:15:45comme ça
01:15:46en détresse
01:15:47avec des milliers de morts
01:15:48cette vallée
01:15:49qui est importante
01:15:51pour le trekking
01:15:52et pour l'accès
01:15:53au Tibet
01:15:55c'est une vallée
01:15:56qui est quand même
01:15:56très très empruntée
01:15:57et qui va devenir
01:15:59une vallée tombeau
01:16:00parce que
01:16:00on pense
01:16:02avec les agences
01:16:04de trekking
01:16:05avec qui on travaille
01:16:06nous
01:16:06que jamais
01:16:07ils vont pouvoir
01:16:07déblayer
01:16:08et retrouver tous les corps
01:16:09quand vous voyez
01:16:11ces images
01:16:11vous dites quoi
01:16:12ça aurait pu être moi
01:16:13vous dites
01:16:14j'aurais pu me trouver
01:16:16au Népal
01:16:17à ce moment là
01:16:18ah oui
01:16:19ça devient
01:16:22problématique
01:16:22parce que
01:16:23c'est vrai
01:16:24qu'avant
01:16:25on partait au Népal
01:16:26pour vivre l'aventure
01:16:27et maintenant
01:16:28on a tout de suite
01:16:29cette petite sensation
01:16:30de dire
01:16:31ben voilà
01:16:32je ne suis plus
01:16:32maître
01:16:33maître
01:16:34de mon aventure
01:16:35et des expéditions
01:16:37et il suffit
01:16:37d'un problème
01:16:39comme ça
01:16:39climatique
01:16:40pour ne pas revenir
01:16:42donc c'est quand même
01:16:43très compliqué maintenant
01:16:44et je pense que
01:16:45certaines personnes
01:16:46vont avoir du mal
01:16:48à se diriger
01:16:49vers le Népal
01:16:50et d'autres
01:16:51et d'autres pays
01:16:52comme ça
01:16:52qui sont bien instables
01:16:54pour se dire
01:16:55ben peut-être
01:16:56que je vais y perdre
01:16:57ma vie
01:16:57donc c'est compliqué
01:16:59quand on part au Népal
01:17:00pour faire un pèlerinage
01:17:01ou pour faire
01:17:03du trek
01:17:04de l'Alpiniste
01:17:05est-ce qu'on sait
01:17:06déjà
01:17:06de base
01:17:07qu'il y a
01:17:08une part de risque
01:17:10vu la configuration
01:17:11naturelle
01:17:12des lieux
01:17:15alors
01:17:15quand on part au Népal
01:17:17sur le
01:17:17on va dire
01:17:18dans une situation
01:17:19normale
01:17:19on sait que
01:17:20la montagne
01:17:21est dangereuse
01:17:23et qu'on peut
01:17:23avoir une avalanche
01:17:24ou
01:17:26donc des inondations
01:17:27des choses comme ça
01:17:28mais là
01:17:28on n'est pas du tout
01:17:29dans cette gamme là
01:17:31on est dans quelque chose
01:17:33où on ne peut pas
01:17:35du tout intervenir
01:17:36et on est obligé
01:17:36de prendre de plein fouet
01:17:37cette immense vague
01:17:39et là
01:17:39on ne peut pas du tout
01:17:40gérer
01:17:42donc effectivement
01:17:43je pense qu'on va être
01:17:45obligé maintenant
01:17:46de faire avec
01:17:47ces problèmes climatiques
01:17:49et ça risque de jouer
01:17:51sur le tourisme
01:17:51au Népal
01:17:53Olivier Gallichet
01:17:54vous faisiez
01:17:55tout à l'heure
01:17:55allusion
01:17:56et on a retrouvé
01:17:57les images
01:17:57à ce sauvetage
01:17:59parce qu'il y a
01:17:59quand même
01:18:00malgré tout
01:18:00des bonnes nouvelles
01:18:02je mets des guillemets
01:18:02évidemment
01:18:03depuis 4 jours
01:18:04alors que 3000 personnes
01:18:05restent disparues
01:18:06des petits miracles
01:18:07et des sauvetages
01:18:09qui se terminent bien
01:18:10des opérations
01:18:11qui se terminent bien
01:18:11l'issue
01:18:13heureuse
01:18:14notamment cette fillette
01:18:14qui a été retrouvée
01:18:17c'était hier
01:18:19au Népal
01:18:20les opérations de secours
01:18:21qui sont extraordinairement
01:18:22complexes
01:18:22oui tout à fait
01:18:23c'est ce que vous disiez
01:18:24c'est un petit miracle
01:18:25en fait
01:18:26et heureusement
01:18:27il y en a
01:18:27malheureusement
01:18:30le phénomène
01:18:31est tellement important
01:18:32et spécifique
01:18:33qu'on ne pourra pas
01:18:34retrouver tous les gens
01:18:35qui ont été emportés
01:18:36par la boue
01:18:37clairement
01:18:37parce qu'il faudrait creuser
01:18:39et de toute façon
01:18:40quand bien même
01:18:41il y a une poche de survie
01:18:42les gens n'ont pas
01:18:44d'oxygène
01:18:44on réalise
01:18:45à travers ce que l'on
01:18:47découvre là
01:18:47à l'écran
01:18:48ce qu'on dit
01:18:49à la fois
01:18:49les sauveteurs
01:18:50et bien entendu
01:18:51les personnes
01:18:52qui se trouvent
01:18:53dans leurs habitations
01:18:54piégées
01:18:54dans de la boue
01:18:55devenue quasiment
01:18:55du béton
01:18:56ce que nous disait
01:18:57Daniel Lacombe
01:18:58mais la caractéristique
01:18:59c'est qu'en plus
01:18:59on a ce phénomène
01:19:00de tsunami
01:19:01je dirais
01:19:02qui vient impacter
01:19:03les immeubles
01:19:04ce qui fait que même
01:19:04les gens qui étaient
01:19:05dans leurs habitations
01:19:06il y a des chances
01:19:07qu'ils n'y soient plus
01:19:08qu'ils ont été emportés
01:19:09parfois certains
01:19:10à plusieurs kilomètres
01:19:11voire dizaines de kilomètres
01:19:12avec la violence
01:19:14quand on signale
01:19:15une personne
01:19:16dans un immeuble
01:19:17il faut chercher
01:19:18dans cet immeuble
01:19:19mais il y a peu de chances
01:19:20que la personne
01:19:20y soit restée
01:19:21donc ça veut dire
01:19:21qu'il faut chercher
01:19:22dans l'immeuble
01:19:22et plus loin
01:19:23sous des mètres
01:19:24et des tonnes de boue
01:19:25et c'est une opération
01:19:27qui est extrêmement difficile
01:19:29contrairement
01:19:30au tremblement de terre
01:19:31on fait du sauvetage
01:19:31des bléments
01:19:32on sait que l'empilement
01:19:33des couches d'immeubles
01:19:35laisse ce qu'on appelle
01:19:35des poches de survie
01:19:36justement
01:19:37dans lesquelles
01:19:37on peut éventuellement
01:19:38aller chercher des gens
01:19:39au milieu des décombres
01:19:40là c'est extrêmement difficile
01:19:42et c'est aussi pour ça
01:19:43que les Népalais
01:19:44n'ont pas forcément
01:19:45fait appel
01:19:45à toutes ces équipes
01:19:46de sauvetage
01:19:46des bléments
01:19:47internationales
01:19:47pour venir
01:19:49prêter main forte
01:19:50général
01:19:51oui puis il faut bien
01:19:51comprendre
01:19:52que la configuration
01:19:52en valet très étroite
01:19:55limite la progression
01:19:56des unités de secours
01:19:58alors déjà
01:19:58la destruction des ponts
01:20:00on le voit
01:20:00sur les images
01:20:01qui sont autour de nous
01:20:02ça c'est vraiment
01:20:03un vrai problème
01:20:04parce qu'il est impossible
01:20:05de franchir
01:20:06les rivières
01:20:07ne serait-ce que
01:20:07pour aller de l'autre côté
01:20:08à part avec des hélicoptères
01:20:10ou éventuellement
01:20:10avec des drones
01:20:11donc ça c'est un véritable problème
01:20:13donc il faut
01:20:14d'une part
01:20:15amener au plus près
01:20:17donc les équipes de secours
01:20:19leur ravitaillement
01:20:20notamment
01:20:20et ça c'est un élément
01:20:21qui est fondamental
01:20:22c'est la problématique de l'eau
01:20:23c'est-à-dire que là
01:20:24on rentre dans l'urgence
01:20:25de l'eau
01:20:26pourquoi ?
01:20:26parce qu'on le voit
01:20:27vous voyez
01:20:28ces torrents de boue
01:20:29même dans les rivières
01:20:30l'eau est totalement
01:20:31impropre à la consommation
01:20:32et donc le risque
01:20:33maintenant
01:20:34c'est notamment
01:20:34le développement
01:20:35d'épidémies de type choléra
01:20:36donc ça aussi
01:20:37c'est un travail
01:20:38extrêmement important
01:20:39la problématique
01:20:40c'est que pour amener de l'eau
01:20:41ne serait-ce que de l'autre côté
01:20:42de la vallée
01:20:43il faut un hélicoptère
01:20:45parce que vous ne pouvez pas
01:20:46franchir
01:20:47voilà
01:20:47et ça
01:20:47ça va être
01:20:49les jours à venir
01:20:51garantir un minimum
01:20:53pour assurer la survie
01:20:55en attendant que
01:20:56et c'est bien ça
01:20:57la problématique
01:20:58pour les autorités
01:20:59donc
01:21:00du côté népalais
01:21:01il faut aussi préciser
01:21:02que
01:21:03l'essentiel des victimes
01:21:04c'est du côté
01:21:05népalais
01:21:06du côté chinois
01:21:07il y a beaucoup moins
01:21:08de victimes
01:21:09et là aussi
01:21:10autre point
01:21:11qu'il faut souligner
01:21:11c'est la différence
01:21:12de communication
01:21:13les images
01:21:14qui viennent de Chine
01:21:15sont totalement
01:21:16encadrées
01:21:16avec un côté
01:21:18le parti communiste chinois
01:21:19l'état
01:21:20voilà
01:21:21maîtrise
01:21:22alors que
01:21:23on le voit
01:21:23nos journalistes
01:21:24ils sont du côté népalais
01:21:25où là
01:21:26on est dans une organisation
01:21:27très différente
01:21:28justement
01:21:28retrouvons nos envoyés spéciaux
01:21:29les envoyés spéciaux
01:21:30de BFM TV au Népal
01:21:31parce que vous parlez
01:21:31du secours aux personnes
01:21:32il en va de même
01:21:33pour l'acheminement
01:21:34de l'aide
01:21:35qui regarde les circonstances
01:21:36des conditions de travail
01:21:38il reste extraordinairement
01:21:39délicat
01:21:39comme nous l'explique
01:21:40Angelo Ouattar
01:21:42oui en fait
01:21:43avant de pouvoir
01:21:44atteindre les zones
01:21:45sinistrées
01:21:46nous nous sommes arrêtés
01:21:47sur la route
01:21:47avec William Gass
01:21:48suivez-moi
01:21:48je voulais vous montrer
01:21:49tout simplement
01:21:49cette situation
01:21:50regardez ces gens
01:21:51sont obligés de venir
01:21:52s'approvisionner en eau
01:21:53il y a ces camions
01:21:54citernes
01:21:55qui viennent le long
01:21:56de la montagne
01:21:57dans des zones
01:21:58qui pourtant
01:21:58ne sont pas réellement
01:22:00sinistrées
01:22:00n'ont pas été touchées
01:22:01par la coulée de boue
01:22:02ces camions citernes
01:22:04s'approvisionnent directement
01:22:05près de la montagne
01:22:06dans d'autres sources
01:22:07qui coulent de l'Himalaya
01:22:09mais qui n'ont pas été touchées
01:22:10par cette coulée de boue
01:22:12ils viennent ici
01:22:13au plus près des habitants
01:22:14au plus près des villages
01:22:15pour récupérer de l'eau
01:22:16tout simplement
01:22:17parce que cette situation
01:22:18humanitaire
01:22:19justement
01:22:19elle touche
01:22:19l'ensemble de la région
01:22:21au sens très large
01:22:22et la plupart des habitants
01:22:23sont obligés
01:22:24de venir s'approvisionner
01:22:26vous le voyez
01:22:26plusieurs litres d'eau
01:22:27par famille
01:22:29précisément
01:22:29parce que
01:22:30de nombreuses canalisations
01:22:31ont sauté
01:22:31c'est un exemple
01:22:32un exemple
01:22:33de la force
01:22:34de cette coulée de boue
01:22:35qui concerne
01:22:36vous le voyez
01:22:36l'ensemble du nord
01:22:38de la région
01:22:39de Katmandou
01:22:41un peu plus loin
01:22:42donc en l'occurrence
01:22:43que la capitale
01:22:44nous sommes éloignés
01:22:45de la capitale
01:22:46et vous le voyez
01:22:46absolument partout
01:22:47il y a des situations
01:22:48humanitaires
01:22:49sous nos yeux
01:22:50des gens qui sont
01:22:50en manque d'eau
01:22:51parce que de nombreuses
01:22:52canalisations
01:22:52ne sont plus disponibles
01:22:54Autre photo
01:22:55qu'on voulait vous montrer
01:22:56qui nous est parvenue
01:22:57ce matin du Népal
01:22:59cette photo
01:23:00de l'agence France Presse
01:23:01d'une militaire
01:23:02d'une militaire
01:23:03qui porte
01:23:04vous la voyez
01:23:05ce nourrisson
01:23:06qui a pu être secouru
01:23:09quatre jours
01:23:09après la catastrophe
01:23:10qui n'est pas terminé
01:23:11et on apprend
01:23:13par exemple
01:23:13côté tibétain
01:23:14ce matin
01:23:15qu'un glissement de terrain
01:23:16Loïc Rivière
01:23:17a formé un nouveau lac
01:23:18dans la zone sinistrée
01:23:20ce qui laisse présager
01:23:22redouter
01:23:23en tout cas
01:23:23une nouvelle crue
01:23:25nous dit que la pluie
01:23:26est un facteur aggravant
01:23:27en Népal
01:23:27mais c'est le climat
01:23:28qui modifie le terrain
01:23:29en Himalaya
01:23:30donc tout peut bouger
01:23:31à tout moment
01:23:31Il y a une centaine
01:23:33de lacs sous surveillance
01:23:34actuellement
01:23:34nous disent
01:23:35les autorités chinoises
01:23:36ces dernières années
01:23:37on voit apparaître
01:23:39régulièrement
01:23:40des lacs
01:23:40qui n'existaient pas
01:23:41et le contexte climatique
01:23:43est clairement documenté
01:23:44entre 1990
01:23:45et 2020
01:23:47les glaciers de la région
01:23:48ont perdu 12%
01:23:50de leur surface
01:23:50par endroit
01:23:51ils ont perdu
01:23:5230 mètres d'épaisseur
01:23:54en l'espace de 50 ans
01:23:55et souvent avec fracas
01:23:56avec la formation
01:23:57de ces lacs
01:23:58de ces rétentions
01:23:59de ces barrages naturels
01:24:00qui menacent évidemment
01:24:01les populations
01:24:02la vitesse de fonte
01:24:03des glaciers en Himalaya
01:24:05a doublé
01:24:05depuis les années 2000
01:24:07c'est pourtant
01:24:08cette glace
01:24:08ce pergélisol
01:24:10ce permafrost
01:24:11qui cimente
01:24:12les parois
01:24:12elles sont de plus en plus
01:24:14fragiles désormais
01:24:14jusqu'au sommet
01:24:16de l'Himalaya
01:24:18oui
01:24:18Eric Danielcom
01:24:19pardon
01:24:19oui
01:24:20François
01:24:20est-ce que vous vivriez
01:24:22sous un lac
01:24:22qui menace
01:24:23de rompre
01:24:24à chaque seconde
01:24:25non
01:24:25donc là on a perdu
01:24:27des milliers de personnes
01:24:28vraiment des milliers
01:24:29je veux dire
01:24:30par expérience
01:24:31je sais que les disparus
01:24:32sont pratiquement perdus
01:24:33donc des milliers de personnes
01:24:34la vraie question
01:24:35qu'il faut qu'on se pose
01:24:36mais on n'est pas
01:24:37c'est quoi la question sous-jacente
01:24:38parce que
01:24:38ça fait plusieurs fois
01:24:39que vous appuyez là-dessus
01:24:40et c'est intéressant
01:24:40mais c'est quoi
01:24:41c'est une forme d'inadaptation
01:24:43à une réalité
01:24:46considération naturelle
01:24:47ce qui tenait
01:24:47ne tient plus
01:24:48c'est exactement
01:24:48ce qui vient d'être dit
01:24:49c'est-à-dire
01:24:49ce qui était notre liant
01:24:50la glace
01:24:51est en train de fondre
01:24:52ce qui était notre rapport
01:24:53à l'accroche au sol
01:24:54je parle toujours
01:24:54que d'architecture
01:24:55et ce qui maintenant
01:24:56se délite
01:24:57donc la vraie question
01:24:58c'est comment on dessine
01:25:00de maintenant
01:25:01jusqu'à la fin du siècle
01:25:02des villages
01:25:03où on ne repère pas
01:25:03François
01:25:043000 personnes
01:25:06tous les ans
01:25:06on est face
01:25:07finalement
01:25:08à une pluie de météorites
01:25:09et on ne sait jamais
01:25:10où ça va tomber
01:25:11donc
01:25:12qu'est-ce qu'on a à faire
01:25:12comme dessein d'urbanisation
01:25:14on en reparlera
01:25:15merci infiniment
01:25:16merci à tous les quatre
01:25:16d'être venus sur le plateau
01:25:18de BFM Direct
01:25:19la situation n'est pas là
01:25:19avec nos envoyés spéciaux
01:25:20on continue évidemment
01:25:21à en parler
01:25:22tout au long de cette journée
01:25:24la chronique éco
01:25:26tout de suite
01:25:29soyez créatifs
01:25:30devant votre programme
01:25:31avec les coupons
01:25:32de Saint-Pierre.fr
01:25:33vente en ligne
01:25:34de tissu de qualité
01:25:35et à petit prix
01:25:43la production
01:25:44de salades
01:25:46particulièrement touchées
01:25:47comme d'autres fruits
01:25:48et légumes
01:25:49évidemment
01:25:49par la sécheresse
01:25:50due notamment
01:25:51aux canicules estivales
01:25:53et ce qui nous guette
01:25:54désormais
01:25:54c'est la hausse des prix
01:25:55de la salade
01:25:56Alexia Avril
01:25:57avec Mathéo Fourmi
01:25:59mais là c'est trop tard
01:26:00c'est trop tard
01:26:02ça ne donnera jamais rien
01:26:04producteur depuis 1984
01:26:06c'est la première fois
01:26:08qu'il constate
01:26:08de tels dégâts
01:26:09à cette époque-ci
01:26:10on aurait dû avoir
01:26:11le sol complètement recouvert
01:26:12avec l'ensemble des feuilles
01:26:14conséquence
01:26:15du dérèglement climatique
01:26:16avec des épisodes
01:26:17de canicules à répétition
01:26:19et presque aucune pluie
01:26:21depuis le mois de mai
01:26:22c'est vraiment très sec
01:26:23et ça reste sec
01:26:24si vous grattez
01:26:24vous allez voir
01:26:25c'est toujours de la poussière
01:26:26c'est des salades
01:26:26qui sont mortes au champ
01:26:28parce qu'on n'arrive pas
01:26:28la reprise racinaire
01:26:29ne se fait pas
01:26:30parce que c'est trop sec
01:26:31ce sont des salades
01:26:32qui ne pomment pas
01:26:32qui sont invendables
01:26:33en trois semaines
01:26:34il a dû détruire
01:26:35l'ensemble des salades
01:26:37qu'il devait récolter
01:26:38à l'échelle de la marque
01:26:39qu'il préside
01:26:40les chiffres sont édifiants
01:26:42la perte de rendement
01:26:43de toute façon
01:26:44elle était chez l'ensemble
01:26:46des producteurs
01:26:46100% chez certains
01:26:4750% chez d'autres
01:26:49chez nous ça faisait
01:26:50400 tonnes de salades
01:26:51en mois par semaine
01:26:52quand vous multipliez
01:26:53par le nombre de semaines
01:26:55on arrive rapidement
01:26:56à des milliers de tonnes
01:26:57alors dans les supermarchés
01:26:59les rayons se vident
01:27:00et les prix augmentent
01:27:02mais ces consommatrices
01:27:03se montrent compréhensives
01:27:05il faut bien que les agriculteurs
01:27:07gagnent un peu
01:27:07leur vie aussi quoi
01:27:09c'est une catastrophe
01:27:10pour tout cette année
01:27:11je crois
01:27:11les paysans sont
01:27:13à plaindre
01:27:14mon mari fait aussi
01:27:16il met sous serre
01:27:18des raisins
01:27:18et cette année
01:27:19ils sont tous brûlés
01:27:20sur les salades
01:27:21la marque Prince de Bretagne
01:27:23accuse environ
01:27:2435% de pertes
01:27:25par rapport
01:27:26à une année normale
01:27:28c'était votre programme
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01:27:34et à petit prix
01:27:36merci de nous avoir suivi
01:27:37dans quelques instants
01:27:38sur BFM TV
01:27:39vous avez rendez-vous
01:27:39avec Guillaume Daray
01:27:40qui reçoit dans BFM Paul
01:27:41Dominique de Villepin
01:27:42l'ancien Premier ministre
01:27:44autre rendez-vous
01:27:45majeur sur l'antenne
01:27:46de BFM TV
01:27:46aujourd'hui
01:27:47j'en profite
01:27:47pour vous les rappeler
01:27:48à 18h
01:27:49nouveau rendez-vous politique
01:27:49le grand oral 2027
01:27:51avec comme premier invité
01:27:52Jean-Philippe Tanguy
01:27:53député RN de la Somme
01:27:54et à 21h
01:27:55l'entretien exclusif
01:27:57qu'accorde le candidat
01:27:58à l'élection présidentielle
01:27:59l'ancien Premier ministre
01:28:00lui aussi
01:28:00Edouard Philippe
01:28:02à BFM TV
01:28:02bonne journée à tous