- il y a 9 minutes
Chaque week-end, François Gapihan vous accompagne de 10h à 12h dans BFM Direct.
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00:00:00Et bonjour à tous, bienvenue dans BFM Direct. Nous sommes ensemble jusqu'à midi.
00:00:03Dans un instant, nous irons à Nantes où un bâtiment de l'université a été saccagé ces derniers jours par
00:00:08des manifestants solidaires du mouvement lycéen.
00:00:10Le président de France Université qui représente les dirigeants des universités françaises est mon invité dans un instant.
00:00:16La mobilisation lycéenne, elle se poursuit malgré les annonces du gouvernement.
00:00:20Prochaine journée de manif et de grève mardi avant celle de samedi à l'appel de l'intersyndicale.
00:00:25La semaine prochaine, vous l'aurez compris, sera décisive. Explication et réaction à suivre.
00:00:29Le coup de pression de Donald Trump sur Baudolibir Zelensky cette nuit.
00:00:33Il est temps pour l'Ukraine d'avoir un nouveau président.
00:00:35A lancer celui qui condamne les frappes ukrainiennes sur les raffineries russes.
00:00:39Après avoir conclu un accord avec Moscou sur le diesel, on retrouvera notre équipe en Ukraine.
00:00:44Et puis le résultat de la primaire de la gauche en vue de la présidentielle édition spéciale sur notre antenne
00:00:48à partir de 17h45.
00:00:50Faudra-t-il un second tour ? Pas sur le suspense en tout cas.
00:00:53Et Total, BFM Direct, saison 2, épisode 14. C'est parti.
00:01:26Sous-titrage Société Radio-Canada
00:01:30Oui, bien tout simplement, cette université, regardez, on voit ses dégâts.
00:01:35Je vais vous raconter, elle a été occupée pendant 4 jours de mercredi à hier matin.
00:01:39L'évacuation a donc eu lieu hier matin après plus de 3 jours d'occupation.
00:01:45Une évacuation qui a eu lieu dans le CAM. Il y a eu 4 interpellations d'ailleurs dans la foulée.
00:01:51Ensuite, le procureur de Nantes a indiqué qu'il n'y avait aucune garde à vue dans cette affaire.
00:01:56Mais ce que l'on peut dire, c'est que vendredi, il y avait à peu près 200 personnes à
00:02:00l'intérieur de cette université.
00:02:02Des lycéens, des étudiants et aussi des personnes complètement extérieures, on va dire, au milieu lycéen et étudiant.
00:02:08Et les dégâts à l'intérieur sont considérables de ce bâtiment.
00:02:11C'est un bâtiment où sont habituellement enseignées les lettres, le bâtiment sensif de l'université de Nantes.
00:02:18Et on peut voir déjà depuis l'extérieur tous ces dégâts.
00:02:20Il y a des tags absolument partout.
00:02:21Toutes les salles de ce bâtiment ont été saccagées.
00:02:25On a pu voir aussi de l'autre côté des distributeurs, par exemple, de nourriture qui ont été complètement pillés,
00:02:30vidés.
00:02:31On nous a dit aussi que toutes les serrures avaient été brisées, qu'il faut refaire toutes les peintures.
00:02:35Bref, il y en a pour plusieurs centaines de milliers d'euros de dégradation et de réparation,
00:02:40selon la présidente de l'université de Nantes, qui a déposé plainte.
00:02:44Une enquête est en cours notamment pour identifier les personnes à l'origine de ces dégradations.
00:02:49Et sur place, les réactions sont vives.
00:02:52La colère aussi et le choc, que ce soit du côté du personnel de l'université,
00:02:56mais aussi des riverains que l'on a pu croiser, avec lesquels on a pu échanger.
00:03:00Ils nous disent ne pas comprendre cette escalade de la violence, de la haine.
00:03:04Ça va trop loin, nous ont dit certaines personnes avec qui on a pu parler tout à l'heure,
00:03:08avec Agathe Pichon, même si elles comprennent les revendications du mouvement lycéen et étudiant.
00:03:13D'ailleurs, la présidente de l'université de Nantes a tenu à faire la part des choses.
00:03:17Je la cite, à dissocier ce qui s'est passé ici, les dégradations de cette université
00:03:21et le mouvement étudiant en France de manière générale.
00:03:25Ce que l'on peut vous dire également sur place, c'est que la sécurité autour du bâtiment a été
00:03:29renforcée.
00:03:29Il y a des agents de sécurité privée qui font des rondes et qui sont sur place nuit et jour
00:03:34depuis hier, en plus de la police nationale que l'on a vu passer devant le bâtiment il y a
00:03:39quelques minutes.
00:03:40Donc le bâtiment sous haute surveillance encore une fois aujourd'hui.
00:03:43Merci Clémence Renard avec Agathe Pichon à Nantes pour BFM TV.
00:03:46Bonjour Labriadoui.
00:03:47Bonjour.
00:03:47Merci d'être avec nous ce matin.
00:03:49Vous êtes le président de France Université,
00:03:50cette association qui représente les dirigeants des universités,
00:03:54plus globalement des établissements d'enseignement supérieur et de recherche en France.
00:03:58Soyez le bienvenu ce matin à vos côtés, Antoine Oberdorf.
00:04:01Bonjour Antoine, journaliste politique.
00:04:02A l'Opinion avec nous également, Léna Guerrier.
00:04:04Bonjour et bienvenue.
00:04:05Vous êtes la porte-parole de l'Union étudiante.
00:04:07A vos côtés, Aurore Malval.
00:04:08Bonjour Aurore.
00:04:08Bonjour.
00:04:09Grand reporter au service politique de Marianne.
00:04:11Labriadoui, votre réaction à ces actes de vandalisme,
00:04:14ces dégradations très importantes,
00:04:17perpétrées pendant trois à quatre jours au sein même de l'université de Nantes ?
00:04:22Alors évidemment, je crois que Karine Bernot l'a dit hier,
00:04:25c'est d'abord l'écœurement, parce que vous savez,
00:04:28une université c'est une institution qui est en prise avec son territoire,
00:04:31avec sa jeunesse, avec son développement économique,
00:04:34et donc c'est beaucoup plus que des bâtiments.
00:04:36Et donc on y tient à cette université,
00:04:38on y tient à ce que le dialogue puisse avoir lieu en son sein,
00:04:40c'est pour nous quelque chose de très important,
00:04:42c'est un des piliers de la démocratie,
00:04:43et on ne traite pas les bâtiments,
00:04:45et on ne traite pas les universités de cette façon-là.
00:04:47Rien ne peut justifier un comportement tel que celui-là,
00:04:50et l'état dans lequel nous trouvons aujourd'hui ce bâtiment.
00:04:53– Mais évidemment, et je sais que nous allons évidemment y revenir,
00:04:57je ne voudrais pas qu'on résume les choses à ce grave, très grave incident,
00:05:03il y a aussi des revendications de la part de la jeunesse française,
00:05:07des lycéens, des étudiants,
00:05:08qu'il faut aujourd'hui écouter, qu'il faut essayer d'entendre,
00:05:11et qui pour certaines d'entre elles sont légitimes.
00:05:13– Et on leur donne la parole naturellement sur BFM TV,
00:05:15mais c'est difficile à la fois non plus de minimiser de tels faits.
00:05:21Est-ce que vous êtes surpris d'ailleurs,
00:05:22parce qu'à en croire le parquet de Nantes,
00:05:24personne n'a été placé en garde à vue,
00:05:26après que les forces de l'ordre ont délogé les occupants de ce bâtiment
00:05:32qui a été dégradé, vous êtes surpris ?
00:05:34– Alors écoutez, je pense qu'une enquête est en cours,
00:05:37une plainte est déposée par l'université de Nantes,
00:05:39donc les choses vont suivre maintenant leur cours.
00:05:41Je souhaite et j'espère que les personnes qui ont commis ces dégradations
00:05:46soient poursuivies et soient évidemment sanctionnées.
00:05:49Je n'ai pas de capacité de dire s'il fallait ou non des gardes à vue,
00:05:53je note qu'il n'y a eu que quatre interpellations dans cette évacuation
00:05:57qui a l'air de s'être passées relativement dans le calme,
00:05:59donc je fais confiance maintenant aux enquêteurs pour essayer d'établir les faits.
00:06:03– Léna Guerrier, votre réaction à vous,
00:06:05et bien sûr après on va en venir aux revendications lycéennes étudiantes
00:06:08avec une mobilisation qui va se poursuivre la semaine prochaine.
00:06:12– Pour nous à l'Union étudiante, il s'agit de continuer à comprendre
00:06:15quelles sont les revendications des étudiants et des étudiantes
00:06:17et de la jeunesse toute entière,
00:06:18puisque là quand même on sort d'une semaine qui est historique.
00:06:21Pour nous il s'agit d'un mouvement qui se constitue
00:06:24dans le but de pouvoir continuer à porter les revendications,
00:06:28parce que nous nous demandons en fait à ce qu'on ait un avenir pour la jeunesse.
00:06:30Et parce que ça fait des années que nous ne nous sommes pas entendus,
00:06:33et donc c'est pour ça que nous comprenons que ce mouvement
00:06:36puisse prendre cette forme-là,
00:06:38puisque ça fait des années qu'on a un gouvernement
00:06:40qui refuse d'entendre les revendications de la jeunesse,
00:06:42qui casse concrètement l'université publique,
00:06:44qui fait en sorte que nous soyons de plus en plus précaires
00:06:47pour exclure une partie des étudiants de l'enseignement supérieur.
00:06:50Donc on comprend pourquoi la colère éclate aujourd'hui.
00:06:52– Donc vous comprenez, c'est-à-dire que vous estimez que ce saccage est justifié ?
00:06:56– Pour nous en tout cas il s'agit de recentrer le regard
00:06:59sur les revendications des étudiants et des étudiantes,
00:07:01puisqu'il s'agit d'un seul cas par rapport à une mobilisation
00:07:04qui est vraiment gigantesque partout en France.
00:07:06Et donc c'est pour ça qu'en tout cas on appelle à continuer cette mobilisation
00:07:09tant que nous n'aurons pas les dix mesures que nous revendiquons pour la jeunesse.
00:07:12– Mais donc vous ne déplorez pas ces dégradations ?
00:07:13– Pour nous il s'agit d'un cas seulement,
00:07:16nous voulons vraiment centrer le regard sur ces dix mesures-là,
00:07:19puisqu'en fait il est temps que la jeunesse ait un droit…
00:07:22– Mais vous n'êtes pas ému de voir les locaux des universités
00:07:24dans lesquelles étudient chaque jour des étudiants saccagés ?
00:07:28J'ai l'impression que ça vous fait un peu ni chaud ni froid pour être honnête.
00:07:31– À l'heure actuelle, à l'Union étudiante,
00:07:33notre stratégie c'est de continuer cette mobilisation,
00:07:36c'est d'appeler à de nouvelles dates qui permettent d'avoir une convergence
00:07:38entre les travailleurs, entre les étudiants, entre les lycéens.
00:07:42Donc aujourd'hui ce n'est pas notre stratégie,
00:07:44mais pour autant on comprend pourquoi après des années d'attaques
00:07:48contre la jeunesse, de casse de notre service public,
00:07:50que la colère ait pu s'éclater quand on n'est pas écouté
00:07:53et qu'on a un gouvernement qui rien que sur le gouvernement
00:07:58a multiplié des fausses annonces,
00:08:00a multiplié des annonces soi-disant pour entendre la jeunesse,
00:08:04mais qu'en réalité ils essaient de détourner le regard
00:08:06et de ne certainement pas entendre les revendications et les appliquer.
00:08:09– Lamria Oudoui, que vous inspire les propos de Léna Guerrier ?
00:08:13– Ce mouvement il peut paraître brusque, il peut paraître brutal,
00:08:17mais il vient de loin.
00:08:18Et les revendications de la jeunesse et des étudiants,
00:08:21ça fait maintenant des mois que les universités
00:08:23qui accueillent 1,7 million d'étudiants en leur sein,
00:08:26qui ont la nécessité d'accompagner les étudiants
00:08:28dans des réussites qui peuvent être multiples,
00:08:30en leur donnant des compétences, des qualifications,
00:08:32en leur perdant finalement leur émancipation,
00:08:34ça fait des mois que nous disons,
00:08:36il n'y a pas de politique publique articulée
00:08:38sur la jeunesse en France aujourd'hui.
00:08:39Et la place de la jeunesse en France aujourd'hui,
00:08:41elle est absolument invisible et ça c'est absolument scandaleux
00:08:45et on espère que dans le cadre de l'élection présidentielle de 2027,
00:08:48ce sera un point qui sera un point central.
00:08:50En revanche, je ne peux que condamner encore une fois
00:08:54extrêmement fortement la méthode qui est ici employée.
00:08:57Nous on a fait bien attention de ne pas assimiler
00:09:01les étudiants qui ont des revendications avec des casseurs,
00:09:04qui sont là pour détruire un outil de travail
00:09:07que nous souhaitons justement développer.
00:09:09Et on ne peut pas de notre point de vue d'un côté
00:09:11réclamer des moyens par exemple pour les locaux
00:09:14de nos établissements, qui est une des revendications
00:09:16des étudiants sur les bâtiments par exemple,
00:09:18de travailler dans de bonnes conditions,
00:09:20avoir des bonnes conditions de travail
00:09:21et cautionner ces dégradations, ce saccage,
00:09:25ce qu'il faut dire, les choses comme elles sont,
00:09:27telles que nous le voyons aujourd'hui.
00:09:28Ça s'est passé à Nantes, est-ce que d'après vous,
00:09:30puisque encore une fois pour présenter les dirigeants
00:09:31d'universités françaises, donc à l'échelle nationale,
00:09:34est-ce que ça s'est passé ailleurs, peut-être dans une moindre mesure,
00:09:37mais y a-t-il eu d'autres dégradations
00:09:39dans d'autres locaux universitaires
00:09:41depuis le début du mouvement lycéen
00:09:43ou en marge du mouvement lycéen et étudiant ?
00:09:45Alors je ne m'exprimerai pas au nom de chacun des présidents
00:09:48ou chacune des présidentes
00:09:49qui a sa communication propre.
00:09:52Il y a probablement eu des dégradations dans une ou deux autres universités
00:09:55en France la semaine dernière.
00:09:57Ça reste relativement marginal.
00:10:00Les blocages que je regrette également se passent globalement dans le calme
00:10:04à l'échelle nationale, mais on ne peut pas tolérer ces dégradations.
00:10:09Antoine Oberdorf, les autorités font face à deux phénomènes.
00:10:15Le plus massif étant la mobilisation,
00:10:18on va y revenir naturellement,
00:10:19lycéenne et étudiante, même interprofessionnelle,
00:10:21la semaine prochaine, samedi prochain,
00:10:23journée à l'appel de l'intersyndicale.
00:10:25L'autre phénomène, c'est un phénomène de violence
00:10:29qui gravite autour de cette mobilisation
00:10:33dont mon nombre de revendications
00:10:35apparaissent aujourd'hui aux yeux de la population,
00:10:37notamment légitimes.
00:10:39Il y a deux choses en parallèle,
00:10:40deux problématiques en parallèle.
00:10:43Ce que je retiens de cet échange très intéressant,
00:10:45c'est que vous attachez, monsieur, à faire la part des choses
00:10:48et à distinguer ce qui relève des revendications légitimes
00:10:51des étudiants et des lycéens
00:10:53et ces violences qui ont été commises,
00:10:56ces dégradations, ce saccage qui a été commis
00:10:58à l'université de Nantes, sur le campus de lettres,
00:11:00et qui fait suite, rappelons-le, à l'incendie
00:11:02qui avait eu lieu, par exemple, au lycée Nelson Mandela de Nantes,
00:11:05preuve que ces faits ne sont pas isolés de ça.
00:11:06Je pourrais rajouter au poste ce qui s'est passé
00:11:08en fin de semaine du côté de Bordeaux.
00:11:10Donc d'un côté, une volonté de distinguer les choses.
00:11:12Et de l'autre, madame Guerrier, vous nous dites, au fond,
00:11:16la violence qui s'exerce depuis tant d'années
00:11:18sur les lycéens, les étudiants, violence sociale, est telle
00:11:21qu'il ne faut pas s'étonner que la traduction matérielle
00:11:24puisse aboutir à cela.
00:11:25Ce qui, au fond, est l'aveu quand même d'une porosité,
00:11:28d'une porosité existante entre, d'un côté,
00:11:31les lycéens, les étudiants,
00:11:33et ce que l'on appelle les casseurs indistinctement,
00:11:36comme s'il s'agissait d'anonymes,
00:11:37et dont on se rend compte que, dans bien des cas,
00:11:38ils sont des mineurs.
00:11:41Alors, bien évidemment, il faudra attendre
00:11:43que les interpellations qui n'ont pas eu lieu
00:11:46dans les médias,
00:11:47qui n'ont pas abouti, en tout cas, à des placements
00:11:49en garde à vue, nous permettent d'identifier
00:11:51un petit peu mieux ces profils.
00:11:52Rappelons qu'une garde à vue n'est pas nécessaire
00:11:54pour qu'une information judiciaire soit ouverte,
00:11:56ni même pour qu'elle débouche ensuite
00:11:57sur une mise en examen.
00:11:59Ce qui sera intéressant, c'est véritablement
00:12:00de voir les profils.
00:12:02Mais ce que je retiens, c'est d'un côté,
00:12:03une volonté, véritablement, de distinguer,
00:12:05d'étanchéifier au maximum le mouvement lycéen
00:12:08pour qu'il demeure légitime et dans les clous
00:12:10du schéma institutionnel des casseurs,
00:12:12et de l'autre, en fait, l'aveu d'une porosité.
00:12:15Monsieur, je pense que vous détournez
00:12:17quand même un petit peu mon propos.
00:12:18Nous, ce qu'on dit, c'est qu'on refuse
00:12:19qu'il y ait un traitement de médiatique
00:12:21qui soit centré uniquement sur cette question-là.
00:12:24Parce que nous, ce qu'on dit, c'est qu'il ne faut pas
00:12:27détourner le regard de ce que la jeunesse
00:12:28demande aujourd'hui.
00:12:29Et sauf qu'en fait, c'est ça le problème
00:12:31de centrer sur, par exemple, le cas de ces tags
00:12:33qu'il y a pu avoir dans une université.
00:12:35Pour nous, la question, elle est centrée sur
00:12:39le fait que ça fait des années
00:12:41que la jeunesse n'arrive plus à respirer.
00:12:42Ça fait des années que nous sommes mis
00:12:44dans une situation où nous sommes triés,
00:12:46sélectionnés, discriminés par un modèle
00:12:47d'enseignement supérieur qui vise à virer
00:12:50les étudiants de l'université.
00:12:52Donc la véritable violence aujourd'hui,
00:12:53c'est celle du gouvernement.
00:12:54C'est celle qui fait que les étudiants
00:12:56et les étudiantes sont mis en sélection,
00:12:58sont triés, sont...
00:12:59En fait, on empêche le droit
00:13:01à la poursuite des études.
00:13:02Et de la même manière, la véritable violence,
00:13:04c'est celle qui envoie systématiquement
00:13:06les forces de l'ordre sur un mouvement
00:13:07qui est pourtant légitime dans le but
00:13:09de faire peur et de casser la mobilisation.
00:13:11Donc pour nous, c'est important de rappeler...
00:13:11Il y a aussi de la violence contre les forces de l'ordre,
00:13:13je le rappelle.
00:13:13Il y a des blessés, des violences des deux côtés.
00:13:16Ces revendications, elles sont légitimes.
00:13:18700 et 800 membres des forces de l'ordre
00:13:19et des milliers de soutiens sur les 10 mesures.fr
00:13:22que nous avons publiées.
00:13:23Chez des manifestants.
00:13:24Donc nous continuerons d'appeler à cette mobilisation
00:13:25tant que nous n'aurons pas en fait
00:13:27ces 10 mesures d'urgence
00:13:28qui permettent de sortir de la crise
00:13:29dans laquelle est plongée la jeunesse aujourd'hui.
00:13:31Pour les manifestants,
00:13:34Aurore Malval, le compte n'y est pas.
00:13:35À l'évidence, malgré les quelques annonces
00:13:38du gouvernement cette semaine,
00:13:40à ce titre-là, effectivement,
00:13:41la semaine qui débute demain
00:13:42va être véritablement décisive.
00:13:44Je rappelle qu'à la fin de la semaine prochaine,
00:13:45en plus de cela, il y a certes une manifestation samedi 17,
00:13:48mais il y a aussi le début des vacances scolaires de la Toussaint.
00:13:51Donc les jours qui viennent sont décisifs.
00:13:54Oui, oui, tout à fait.
00:13:55Et d'ailleurs, je trouve que c'est assez intéressant
00:13:56le moment dans lequel on est
00:13:58parce que parler de ces deux phénomènes
00:14:01qu'il y avait à gérer en parallèle pour le gouvernement,
00:14:03à la fois cette question des violences
00:14:05et puis surtout la question des revendications
00:14:08des lycéens et puis plus largement des étudiants.
00:14:10En fait, au début, le gouvernement n'a apporté précisément,
00:14:13on n'a vu cette crise que sous l'aspect sécuritaire
00:14:16et sous l'aspect des violences.
00:14:17Vous avez justement Édouard Jeffrey,
00:14:19ministre de l'Éducation nationale,
00:14:21qui lors d'une de ses premières prises de parole,
00:14:23il y a encore quelques jours d'ailleurs,
00:14:25elle disait, moi, quand on me parle casse de l'éducation,
00:14:28je pense d'abord aux 24 lycées incendiés ou saccagés
00:14:31et aux équipes profondément traumatisées.
00:14:33Et ça, c'est quelque chose qui était assez révélateur
00:14:36et qui n'est pas partagé même au sein,
00:14:39justement, alors absolument pas au sein du mouvement lycéen,
00:14:41mais même par des professeurs qui vont être en soutien,
00:14:43qui vont dire, mais la casse de l'éducation,
00:14:45quand on parle de casse de l'éducation,
00:14:46et bien effectivement, ce ne sont pas des lycées dégradés,
00:14:49ce ne sont même pas des débordements certes inacceptables
00:14:52et qui ont lieu aujourd'hui,
00:14:53mais c'est véritablement un mouvement très profond
00:14:55qui est protéiforme et qui ne va pas se régler,
00:14:57effectivement, en un clin d'œil,
00:14:59parce que c'est une situation qu'on a laissée
00:15:01pourrir pendant des années.
00:15:03Le budget de l'éducation nationale,
00:15:05alors il y a des chiffres qui sont assez trompeurs,
00:15:07on voit qu'il augmente,
00:15:08en réalité, il augmente aussi du fait du vieillissement des profs
00:15:10qui ont du coup des salaires aussi plus importants,
00:15:13il augmente du fait des retraites qui sont à payer,
00:15:16mais en soi, la France dépense moins aujourd'hui
00:15:20pour ses enfants à l'école qu'elle ne dépensait auparavant.
00:15:22Et donc, c'est vrai que les annonces du gouvernement
00:15:25dans ce cadre-là,
00:15:26elles ne sont pas à la hauteur,
00:15:27elles ne sont pas à la hauteur des salaires
00:15:28qui ne sont pas revalorisés,
00:15:29elles ne sont pas à la hauteur des enjeux aussi,
00:15:32je dirais, d'avenir de cette génération,
00:15:34en fait, de lycéens,
00:15:35qui est la génération Covid,
00:15:37qui a perdu un an,
00:15:39voire un an et demi de cours,
00:15:40qui vit aussi avec,
00:15:41aujourd'hui, on le voit,
00:15:43ses revendications par rapport à l'entrée
00:15:44sur le marché du travail,
00:15:45on a souvent des sujets
00:15:46sur la question de l'intelligence artificielle,
00:15:48comment des gens qui ne sont pas encore
00:15:50entrés sur le marché du travail,
00:15:51eh bien, finalement,
00:15:51voient leur métier qui n'existe plus.
00:15:54Donc, effectivement,
00:15:54je pense que c'est un sujet
00:15:56qui dépasse même la question simplement éducative,
00:15:59qui est un sujet de société,
00:16:00que veut,
00:16:01que promet la France à ses enfants ?
00:16:02Il y a un élément qui revient beaucoup,
00:16:03c'est Parcoursup.
00:16:04Est-ce que vous attendez,
00:16:05dans les prochains jours,
00:16:06les gars guerriers,
00:16:07une annonce du type moratoire,
00:16:09rougel ou suppression,
00:16:10que sais-je,
00:16:10de Parcoursup,
00:16:11qui revient énormément
00:16:12dans les revendications ?
00:16:14Nous, on exige le fait
00:16:15qu'il y ait l'abrogation de Parcoursup
00:16:17en tant que plateforme de sélection
00:16:18et la création de places en licence
00:16:20pour faire en sorte
00:16:21qu'on arrête d'être dans une situation
00:16:22où ce sont des centaines,
00:16:24enfin, ces centaines de milliers de lycéens
00:16:26qui se retrouvent sans affectation
00:16:28à la fin de la phase principale.
00:16:29Donc, nous, ce qu'on veut,
00:16:30c'est qu'on puisse avoir un enseignement
00:16:31qui est réellement ouvert à toutes et à tous
00:16:32puisqu'on considère qu'un bac
00:16:34doit donner lieu à avoir accès
00:16:37à l'enseignement supérieur
00:16:38parce qu'il s'agit du droit
00:16:39à la poursuite des études.
00:16:40Donc, on refuse de continuer
00:16:42dans une situation
00:16:42où c'est un véritable tri social et raciste
00:16:45qui est instauré au sein de l'enseignement.
00:16:46Les mots, MAUX, lycéens,
00:16:50aujourd'hui,
00:16:51la marie de Hadoui,
00:16:52sont-ils les mots étudiants ?
00:16:54Sont-ils les mêmes ?
00:16:56Rencontrent-ils les mêmes difficultés, au fond ?
00:16:59Alors, il y a des revendications
00:17:00qui sont communes.
00:17:01On l'a entendu, par exemple,
00:17:02sur le patrimoine,
00:17:03sur les bâtiments,
00:17:04sur les conditions d'études
00:17:06au sein des lycées
00:17:07ou au sein des universités.
00:17:08Il y a des enjeux d'inquiétude de l'avenir.
00:17:11Il y a des enjeux, évidemment,
00:17:13sur, par exemple,
00:17:14des préoccupations autour de la santé,
00:17:16autour de la santé mentale.
00:17:17On a quand même des enjeux
00:17:18qui sont aujourd'hui absolument considérables.
00:17:20Vous savez que,
00:17:21dans les services de santé étudiante,
00:17:22on a plusieurs dizaines de milliers
00:17:23de consultations chaque année,
00:17:25dont plus de 65 %
00:17:26sont des consultations
00:17:27sur la santé mentale.
00:17:28Donc, ça dit quelque chose,
00:17:30quand même,
00:17:30de la jeunesse de l'État,
00:17:33aujourd'hui,
00:17:33de la jeunesse de notre pays.
00:17:34Donc, il y a des revendications
00:17:35qui sont communes, évidemment,
00:17:37entre les lycéens et les étudiants.
00:17:38Sur les profs non remplacés,
00:17:40également,
00:17:41parce que,
00:17:41je rappelle l'annonce principale
00:17:42de cette semaine
00:17:43du ministre de l'Éducation,
00:17:44le déploiement en urgence
00:17:45de 3 000 professeurs
00:17:48remplaçants de l'université.
00:17:49Vous faites face
00:17:50aux mêmes difficultés ?
00:17:51Non.
00:17:51Alors, les choses sont
00:17:52un peu différentes.
00:17:52On peut juger
00:17:53que nous n'avons pas
00:17:54assez d'enseignants
00:17:55pour assumer
00:17:55nos missions de service public
00:17:57dans les meilleures conditions.
00:17:58Le taux d'encadrement,
00:17:59j'allais dire,
00:18:00des étudiants a beaucoup baissé
00:18:01ces dernières années
00:18:02parce qu'on a quand même
00:18:04une hausse continue
00:18:05du nombre d'étudiants.
00:18:06Je vous donne un chiffre,
00:18:06par exemple,
00:18:07qui est peut-être contre-intuitif
00:18:08dans un moment
00:18:09où on est sur un discours
00:18:10sur la déprise démographique.
00:18:12On a, cette année,
00:18:1345 000 étudiants
00:18:14de plus que l'an dernier.
00:18:1545 000 étudiants,
00:18:16c'est la taille
00:18:17de deux nouvelles universités.
00:18:20Et ces 45 000 étudiants,
00:18:22deux nouvelles universités,
00:18:23vous voyez,
00:18:23on va construire.
00:18:24Il y a des bâtiments,
00:18:24il y a des nouveaux professeurs.
00:18:25Ce n'est pas le cas.
00:18:26Ces 45 000 étudiants,
00:18:27on les absorbe
00:18:28dans les universités
00:18:29qui sont présentes
00:18:30avec les enseignants
00:18:30qui sont là
00:18:31et l'immobilier
00:18:32qui est ici
00:18:32et qui se dégrade.
00:18:33Donc, on voit bien
00:18:34qu'il y a des revendications
00:18:35qui sont des revendications communes.
00:18:37Après, on peut trouver
00:18:38un certain nombre
00:18:39de différences
00:18:40dans notre positionnement.
00:18:42Je ne pense pas que,
00:18:43je le dis tout à fait sincèrement,
00:18:44et ça va être très impopulaire,
00:18:46ce que je vais dire,
00:18:47mais je ne pense pas
00:18:47que Parcoursup soit aujourd'hui
00:18:49le mal absolu
00:18:50de la sélection.
00:18:51D'ailleurs, on le voit bien.
00:18:52C'est intéressant, ce que vous dites.
00:18:53Pourquoi ?
00:18:53On le voit bien,
00:18:53parce que les revendications
00:18:54qui attaquent Parcoursup
00:18:55nous disent tout de suite,
00:18:56toujours après,
00:18:57il faut des places en plus.
00:18:58Et à la limite,
00:18:59si on parle de sélection,
00:19:01entre guillemets,
00:19:02c'est bien parce qu'il n'y a pas
00:19:02assez de places.
00:19:03Ce n'est pas l'effet
00:19:04de la plateforme en elle-même.
00:19:06C'est une question
00:19:06de nombre de places,
00:19:08après, dans l'enseignement supérieur.
00:19:09Parcoursup,
00:19:10c'est une plateforme d'orientation.
00:19:11Alors, peut-être qu'on ne travaille
00:19:13pas assez bien
00:19:13sur l'orientation en amont.
00:19:15Peut-être aussi,
00:19:16et je le rappelle,
00:19:16qu'à l'origine de Parcoursup,
00:19:18les contempteurs de Parcoursup
00:19:19étaient particulièrement
00:19:20les tenants
00:19:20de l'enseignement supérieur
00:19:21privé lucratif,
00:19:22qui ont fait tout leur miel
00:19:24et toute leur communication
00:19:26sur le fait de dire
00:19:27ne stressez pas,
00:19:28nous ne passerons pas
00:19:29par Parcoursup,
00:19:30vous venez chez nous
00:19:31et vous évitez ce stress.
00:19:32Et donc,
00:19:33cette communication
00:19:34qui s'est finalement déployée
00:19:35et qui génère
00:19:36un certain stress
00:19:37chez les élèves,
00:19:38chez les étudiants,
00:19:39chez les parents,
00:19:40qui sont les principaux
00:19:40prescripteurs de l'orientation
00:19:42à cette époque-là,
00:19:42a réussi finalement
00:19:44à faire son chemin
00:19:45et est présenté
00:19:45Parcoursup aujourd'hui
00:19:46comme une barrière
00:19:48à franchir,
00:19:49alors même qu'elle n'est là
00:19:50que pour faciliter
00:19:51l'orientation des étudiants.
00:19:53Donc voilà.
00:19:53Peut-on raisonnablement
00:19:54s'attendre
00:19:55à de nouvelles annonces
00:19:56majeures du gouvernement
00:19:58dans les prochains jours ?
00:19:59Sur Parcoursup,
00:20:00on voit qu'il y a
00:20:00un certain nombre
00:20:01d'adaptations
00:20:02qui sont en train
00:20:03d'être imaginées,
00:20:04par exemple,
00:20:05au regard d'une accusation
00:20:06qui est faite à Parcoursup
00:20:07sur son caractère
00:20:08de tri ou discriminatoire,
00:20:09par le fait de ne pas pouvoir...
00:20:11Ça suffit énormément
00:20:13de malaise,
00:20:13voire de mal-être.
00:20:14Parcoursup,
00:20:15c'est un fait
00:20:15depuis des années maintenant.
00:20:16Et pour répondre à cela,
00:20:17et qui a succédé
00:20:17au système APB
00:20:19qui n'était pas
00:20:20admission post-bac,
00:20:20qui n'était pas
00:20:21non plus pleinement satisfaisant,
00:20:22donc pour répondre à cela,
00:20:23elle se pose la question
00:20:23de dissimuler
00:20:25le lycée d'origine
00:20:28des lycéens
00:20:29qui formulent des vœux
00:20:30afin qu'un lycée
00:20:32ne soit pas désavantagé
00:20:33par rapport à un autre
00:20:33en fonction de la réputation
00:20:34d'un établissement
00:20:35ou d'un territoire.
00:20:35Ça fait partie des choses.
00:20:37Moi,
00:20:38là où je m'interroge,
00:20:39c'est comment se fait-il
00:20:39que du côté de la rue de Grenelle,
00:20:41Édouard Geffray
00:20:42n'ait pas eu encore l'idée
00:20:43de promettre,
00:20:45par exemple,
00:20:45le fait que tous
00:20:46les lycéens
00:20:47qui se retrouvent
00:20:47sur le carreau
00:20:48au regard des vœux
00:20:49qu'ils avaient formulés
00:20:50pour cette année
00:20:52reçoivent des contre-propositions
00:20:53conformes à leurs souhaits
00:20:54dans les meilleurs délais.
00:20:55Ça, c'est quelque chose
00:20:56qui aurait tout à fait
00:20:57pu être imaginé.
00:20:58Et ensuite, d'un point,
00:20:59il y a un vrai débat de fond
00:21:00pour le coup
00:21:00qui s'engage
00:21:01sur la question de la sélection
00:21:02et qu'il faut mener à bien
00:21:04sur la question,
00:21:05bien évidemment,
00:21:06de l'inflation des diplômes.
00:21:08On a voulu amener,
00:21:09et c'était le souhait
00:21:09de Jean-Pierre Chevènement,
00:21:1080% d'une classe d'âge
00:21:11au baccalauréat.
00:21:12Très bien, nous y sommes.
00:21:14Le cas échéant,
00:21:16nous avons aussi
00:21:17dans l'université
00:21:18un taux d'échec
00:21:20en licence
00:21:21qui n'est vraiment
00:21:22pas satisfaisant.
00:21:23Vous avez seulement
00:21:2440% des étudiants
00:21:26qui font leur entrée
00:21:27en L1
00:21:28qui, 3 à 4 ans plus tard,
00:21:29s'ils retapent,
00:21:30auront finalement
00:21:31leur licence.
00:21:32Personne ne peut vraiment
00:21:33s'en satisfaire.
00:21:33Encore beaucoup de questions
00:21:34sans réponse.
00:21:34On est obligé de s'arrêter là.
00:21:35On est aussi sociale.
00:21:36Il ne faut pas nier le fait
00:21:37qu'aujourd'hui, par exemple,
00:21:38il y a la moitié des étudiants
00:21:39qui doivent travailler
00:21:40à côté de leurs études
00:21:40et que ça, ça constitue
00:21:42le premier facteur d'échec
00:21:43en licence.
00:21:43C'est pour ça que
00:21:44quand on dit qu'on veut
00:21:45la fin de Parcoursup,
00:21:46la création de nouvelles places,
00:21:47on ne le délie pas
00:21:48de l'ensemble des 10 mesures
00:21:49qu'on revendique aujourd'hui
00:21:49pour la jeunesse.
00:21:50Parce qu'il s'agit aussi
00:21:51de donner les moyens
00:21:52à toutes et tous,
00:21:52donner le droit
00:21:53à la réussite pour tous.
00:21:54Et on continuera
00:21:54à en parler à 11h
00:21:55tout à l'heure
00:21:56dans BFM Direct.
00:21:56Merci à tous les quatre
00:21:57d'avoir accepté
00:21:58notre invitation.
00:21:58Je vous rappelle
00:21:59un rendez-vous important
00:21:59à partir de 17h45
00:22:01tout à l'heure
00:22:01sur l'antenne de BFM TV,
00:22:03édition spéciale
00:22:04consacrée au résultat
00:22:05du premier tour
00:22:05de la primaire sociale
00:22:08démocrate.
00:22:08Peut-être n'y aura-t-il pas
00:22:09de second tour.
00:22:10D'ailleurs, on verra cela.
00:22:10Le suspense semble
00:22:12à ce stade encore total.
00:22:13Dans quelques instants,
00:22:15nous prendrons
00:22:15la direction de l'Ukraine
00:22:17après ce coup
00:22:18de pression phénoménal
00:22:19et assez incompréhensible
00:22:21ou plutôt
00:22:22incompréhensible
00:22:22au regard de ses raisons
00:22:23à lui,
00:22:24de Donald Trump
00:22:24sur Volodymyr Zelensky.
00:22:25Il est temps pour l'Ukraine
00:22:26d'avoir un nouveau président.
00:22:28On va-t-il lancé
00:22:28il y a de cela
00:22:29quelques heures
00:22:30d'écritage à suivre.
00:22:3210h30,
00:22:32soyez les bienvenus
00:22:33si vous nous rejoignez
00:22:33dans BFM Direct.
00:22:34Des dizaines de morts
00:22:35en Ukraine
00:22:36dans l'espace
00:22:36de quelques jours seulement
00:22:37du fait
00:22:38de nouvelles frappes russées.
00:22:40Donald Trump
00:22:40qui s'en prend donc
00:22:41cette nuit
00:22:42au président ukrainien
00:22:43qui a eu le malheur
00:22:44de critiquer son accord
00:22:44avec Moscou
00:22:45sur le diesel russe.
00:22:47Matisse Menü,
00:22:47Valentin Rib.
00:22:50Nouveau tacle
00:22:51à la sortie
00:22:51d'Air Force One.
00:22:52Donald Trump l'assume.
00:22:54Zelensky président,
00:22:55il n'en veut plus.
00:22:58Je pense qu'il devrait
00:22:59organiser une élection.
00:23:00Il aurait pu régler
00:23:00cette guerre plein de fois.
00:23:01Il devrait organiser
00:23:02une élection.
00:23:04Il ne peut pas augmenter
00:23:05le prix du pétrole.
00:23:06Il en a assez.
00:23:07C'est une guerre
00:23:07qui n'aurait jamais dû
00:23:08avoir lieu.
00:23:10Manière de reprocher
00:23:11à l'Ukraine
00:23:12la flambée des prix
00:23:13de l'essence
00:23:13aux Etats-Unis.
00:23:14Le président américain
00:23:15fait tout
00:23:16pour se dédouaner
00:23:17à trois semaines
00:23:18des élections
00:23:18de mi-mandat
00:23:19qui s'annoncent
00:23:20très compliquées
00:23:21pour le corps républicain.
00:23:22Trump ne reconnaît
00:23:23pas ses fautes.
00:23:24En fait,
00:23:24tout ce qui se passe
00:23:25actuellement aux Etats-Unis
00:23:26et dans le monde,
00:23:27c'est à cause de Trump,
00:23:29à cause de sa guerre
00:23:30contre les rangs
00:23:31qu'il n'arrive pas
00:23:32à gagner.
00:23:32Mais il ne va pas
00:23:33reconnaître ses fautes.
00:23:34Et donc,
00:23:35du coup,
00:23:35il tape sur Zelensky.
00:23:36Tapé sur Zelensky
00:23:37et se rapprocher
00:23:39de Poutine.
00:23:40D'un côté,
00:23:41Donald Trump réclame
00:23:41l'arrêt des frappes ukrainiennes
00:23:43sur les raffineries russes.
00:23:44De l'autre,
00:23:44il signe un accord
00:23:45pétrolier surprise
00:23:46avec le Kremlin.
00:23:47Selon lui,
00:23:48la Russie se serait engagée
00:23:49à fournir plus de
00:23:504,8 millions de tonnes
00:23:52de gazoil d'ici peu,
00:23:54dont 300 000 immédiatement.
00:23:55Ce qui est surprenant,
00:23:56c'est que ça commence
00:23:57à coincer,
00:23:57y compris dans le camp républicain,
00:23:59de certains sénateurs,
00:24:00de certains représentants
00:24:02au Congrès,
00:24:02qui disent
00:24:03non,
00:24:03on ne trahit pas
00:24:03comme cela les alliés.
00:24:05Donc là,
00:24:05on pense que c'est une sortie
00:24:06un peu,
00:24:07comment dirais-je,
00:24:08épidermique.
00:24:09À l'international aussi,
00:24:10certains s'inquiètent
00:24:11des dernières sorties
00:24:12de Donald Trump.
00:24:13Le Premier ministre britannique
00:24:14a réaffirmé
00:24:15sa totale solidarité
00:24:17avec Volodymyr Zelensky
00:24:18lors d'un entretien téléphonique
00:24:20entre les deux dirigeants.
00:24:22Et l'on en parle
00:24:23avec nos invités
00:24:23Général Sidos.
00:24:24Bonjour.
00:24:24Bonjour.
00:24:25Ancien chef
00:24:25du bureau de liaison
00:24:27de la Finule.
00:24:28À vos côtés,
00:24:28Général Luc Pernet.
00:24:29Bonjour et bienvenue.
00:24:30Premier ambassadeur
00:24:31de France en Ukraine,
00:24:33auteur du livre
00:24:34Aux origines de la guerre,
00:24:35journal du premier ambassadeur
00:24:36de France à Kiev.
00:24:37Bienvenue.
00:24:37Et Patricia Alémonière
00:24:38complète ce plateau.
00:24:39Bonjour Patricia,
00:24:40grand reporter,
00:24:41spécialiste des questions
00:24:42internationales.
00:24:43Trump qui appelle
00:24:44à un nouveau président
00:24:47en Ukraine.
00:24:48Comment interprétez-vous
00:24:49ces propos de la nuit ?
00:24:51Écoutez,
00:24:51moi je suis très inquiet
00:24:52parce que j'ai l'impression
00:24:53que M. Trump,
00:24:54qui ne veut pas remettre
00:24:55en cause ses échecs,
00:24:56est en train de trouver
00:24:57en M. Zelensky
00:24:58le responsable
00:25:00de son échec
00:25:01au prix Nobel de la paix.
00:25:02M. Zelensky
00:25:03n'a pas voulu concéder
00:25:04les quelques arpentaires
00:25:06qu'on lui demandait
00:25:06de concéder.
00:25:07Et M. Trump
00:25:09n'a pas pu finaliser
00:25:10son accord d'Encourage.
00:25:11Et d'autre part,
00:25:13il va le taxer
00:25:14d'être responsable
00:25:15de son échec
00:25:15au mid-terme
00:25:16à cause de ses frappes
00:25:17sur les entreprises
00:25:20pétrolières russes.
00:25:21Donc si vous voulez,
00:25:22je crains
00:25:22qu'il se soit mis ça
00:25:23dans la tête.
00:25:24C'est un très bon résumé.
00:25:25Je crois qu'on peut s'arrêter là.
00:25:26Voilà.
00:25:27Tout est dit.
00:25:27Non, non, mais...
00:25:28Non, mais je suis très inquiet
00:25:29parce que ça va être difficile
00:25:31de lui enlever ça
00:25:31de la tête.
00:25:33Et tous les progrès
00:25:35qu'avait fait M. Zelensky
00:25:36pour rétablir
00:25:37une relation équilibrée
00:25:39avec les États-Unis
00:25:40vient de s'écrouler
00:25:41d'un seul coup.
00:25:43Et au même moment,
00:25:46M. Trump affirme,
00:25:47affiche son rapport privilégié
00:25:50avec la Russie.
00:25:50C'est d'une clarté sidérante.
00:25:53Et donc, je suis...
00:25:55Je pense que l'avenir
00:25:56n'est pas très bon.
00:25:57Mais vous savez,
00:25:58l'Ukraine a un hymne national
00:26:00qui est l'Ukraine
00:26:01n'est pas encore morte.
00:26:02Donc on peut faire confiance
00:26:04à leur capacité de réaction.
00:26:05Le quoi ?
00:26:06Le cynisme pro-business,
00:26:07en fait,
00:26:09pragmatique,
00:26:10je dirais,
00:26:11des affaires de Trump
00:26:12s'exprime pleinement
00:26:13cette nuit ?
00:26:14Alors, il faut voir
00:26:14la séquence qui s'est jouée.
00:26:16C'est une séquence,
00:26:17en quelque sorte.
00:26:18On a commencé
00:26:18par les accords économiques
00:26:19et puis on en finit
00:26:21par, finalement,
00:26:23aller le dégagisme
00:26:25en Ukraine
00:26:26par quelque chose
00:26:26de politique.
00:26:28Donc, ça va en séquence.
00:26:30Je crois que tout ça
00:26:32correspond à une fureur
00:26:33du président.
00:26:34J'aime pas trop faire
00:26:35de la psychologie
00:26:36de bas étage,
00:26:36mais excusez-moi,
00:26:37là, je vais un peu en faire.
00:26:38Il est fureur.
00:26:39Il nous incite
00:26:39à en faire un petit peu.
00:26:40Il est totalement furieux.
00:26:42Il est furieux,
00:26:42effectivement,
00:26:43parce qu'il n'a pas eu
00:26:44le prix Nobel.
00:26:44Il est furieux
00:26:45parce que ce Zelensky
00:26:46lui résiste.
00:26:47Et critique son accord
00:26:48sur le diesel russe
00:26:50avec Joscou.
00:26:50Critique son accord,
00:26:51se permet de critiquer
00:26:52son accord.
00:26:53Et surtout,
00:26:55parce qu'il est acculé,
00:26:57parce qu'il a les mid-termes.
00:26:59Et donc,
00:27:00par rapport
00:27:00à sa base,
00:27:02même Maga,
00:27:03même républicaine,
00:27:04qu'il le lâche,
00:27:06c'est trop de tension.
00:27:08Il n'a pas le prix Nobel.
00:27:10Ça marche pas.
00:27:11Zelensky ne le suit pas
00:27:12et sa base ne le suit pas.
00:27:14Il est complètement pressurisé.
00:27:16Donc,
00:27:16il craque
00:27:16et il lit
00:27:17parce qu'il reprend
00:27:18tous ses fondamentaux.
00:27:20Les fondamentaux,
00:27:21c'est quoi ?
00:27:21La détestation de Zelensky,
00:27:23on l'avait vu
00:27:23dans le bureau ovale.
00:27:24Et on emploie les images,
00:27:25d'ailleurs.
00:27:25sa fascination pour Poutine
00:27:27et cette relation très ambigüe,
00:27:29ça a toujours été.
00:27:30Il reprend ses fondamentaux
00:27:32et là,
00:27:33comme c'est une bête politique,
00:27:35il y va à fond
00:27:36et il est décidé
00:27:37à essayer d'expliquer
00:27:39à son électorat
00:27:41que les choses vont changer
00:27:43et qu'à tout prix...
00:27:43Il y a un téléphone en plateau
00:27:43qui sonne, pardonnez-moi,
00:27:44si vous pouviez vérifier
00:27:45vos appareils respectifs.
00:27:47Merci.
00:27:47Général Sido,
00:27:48juste par rapport
00:27:49à ce que dit Patricia Alémonière,
00:27:51moi j'ai une question,
00:27:52c'est-à-dire qu'en termes
00:27:52de langage guerrier,
00:27:54langage au sens très large,
00:27:55naturellement,
00:27:55on a donc le dirigeant
00:27:57d'un pays de l'OTAN
00:27:57qui cette nuit
00:28:00exprime un soutien
00:28:02plus explicite peut-être
00:28:03que jamais
00:28:04à l'ennemi juré
00:28:06d'un pays
00:28:07qui subit
00:28:09une guerre féroce
00:28:10depuis plus de 4 ans et demi.
00:28:12Mais c'est ça
00:28:12qui est particulièrement surprenant
00:28:13parce qu'effectivement
00:28:14l'OTAN est quand même
00:28:15ouvertement dirigée
00:28:16depuis quand même
00:28:16pas mal d'années
00:28:17pour la défense de l'Ukraine,
00:28:19façon directe ou indirecte d'ailleurs,
00:28:20peu importe la façon
00:28:21dont ça se passe.
00:28:23Et là,
00:28:24on a effectivement
00:28:25un président
00:28:26qui a un discours
00:28:29qui soutient l'adversaire,
00:28:30qui est dans une position
00:28:31militaire délicate
00:28:32en ce moment.
00:28:33Parce qu'en fait,
00:28:33on est à une situation
00:28:34qui est en train de se passer.
00:28:34Selon Trump,
00:28:35on va peut-être écouter le son
00:28:36d'ailleurs dans quelques instants,
00:28:37un règlement du conflit.
00:28:39Vaste plaisanterie
00:28:40dans la mesure
00:28:40où ça fait au moins
00:28:42déjà un an et demi
00:28:43que c'est plutôt l'Ukraine
00:28:44qui envoie
00:28:45des signaux favorables.
00:28:46Non,
00:28:47il veut un règlement
00:28:47du conflit
00:28:48à ses conditions.
00:28:51Ce qui se passe,
00:28:52c'est que l'Ukraine
00:28:53a marqué des points
00:28:53sur le terrain.
00:28:54Le champ de bataille
00:28:55du Donbass,
00:28:56l'Ukraine a marqué
00:28:56des points récemment
00:28:57sur tous les endroits.
00:28:58la Russie a attaqué
00:28:59mais n'a pas réussi
00:29:00à percer
00:29:00et à prendre
00:29:01cette fameuse forteresse
00:29:04de Kramatorsk.
00:29:04Elle n'y est pas arrivée.
00:29:05Donc là,
00:29:06avant l'hiver,
00:29:06ce n'est pas un bon signe.
00:29:07Ça, c'est certain.
00:29:08Alors, on a parlé
00:29:09de la mobilisation
00:29:10qui ne se fait pas.
00:29:12Ensuite,
00:29:12il y a quand même
00:29:13ces frappes
00:29:13qui durent depuis des mois
00:29:14et qui sont réelles,
00:29:16qui ont une efficacité
00:29:17réelle, en profondeur,
00:29:18qui frappent
00:29:19à 3 000 kilomètres.
00:29:20On a zappé
00:29:21il y a quelques semaines
00:29:22une frappe à 3 000 kilomètres.
00:29:23Il y en a une récente
00:29:24à 2 500.
00:29:24J'ai envie de dire
00:29:25les frappes à 2 000,
00:29:262 500,
00:29:26c'est une banalité maintenant.
00:29:28On est à 3 000,
00:29:29voire au-delà
00:29:29parce que le matériel
00:29:30s'améliore.
00:29:31La Russie souffre.
00:29:32Et là,
00:29:33on arrive à un moment
00:29:33où effectivement,
00:29:34quand on est dans une guerre
00:29:35comme ça,
00:29:36il y a toujours une rupture
00:29:37et qui va rompre ?
00:29:38Quelle volonté va rompre ?
00:29:40Ce n'est pas les Ukrainiens
00:29:41qui ont l'envie de rompre.
00:29:43Lundi,
00:29:44le Sacker,
00:29:45le général américain
00:29:46qui commande
00:29:47les forces américaines
00:29:47en Europe,
00:29:48doit faire un discours
00:29:49sur la position de l'OTAN
00:29:50sur la victoire.
00:29:52C'est intéressant quand même.
00:29:53Quelle forme de victoire ?
00:29:55C'est-à-dire l'OTAN,
00:29:56quelle est sa vision
00:29:57de la victoire ?
00:29:57C'est quand même
00:29:58tous les alliés,
00:29:59c'est important,
00:29:59les pays baltes
00:30:00qui sont ouvertement engagés,
00:30:02qui sont très sensibles.
00:30:03L'Estonie
00:30:03qui est aux abois
00:30:05un petit peu en ce moment,
00:30:06qui a une stratégie
00:30:07de défense offensive,
00:30:09enfin défensive offensive.
00:30:10Retrouvons l'envoyé spécial
00:30:11de BFM TV en Ukraine
00:30:12si vous le voulez bien.
00:30:13Bonjour Nicolas Kouadou.
00:30:14Trump qui estime donc
00:30:15qu'il est temps pour l'Ukraine
00:30:17d'avoir un nouveau président.
00:30:18Quelles sont les réactions
00:30:19en Ukraine ce matin ?
00:30:23Alors déjà,
00:30:23de la part de Volodymyr Zelensky,
00:30:25il n'a pas encore communiqué
00:30:26sur ses réseaux
00:30:27depuis cette attaque
00:30:29prononcée par Donald Trump
00:30:31à son endroit.
00:30:32Au contraire,
00:30:32il a publié hier soir
00:30:33dans la soirée
00:30:34toute une série de messages
00:30:35pour expliquer
00:30:36cette entretenue
00:30:37avec ses homologues
00:30:38européens,
00:30:38britanniques,
00:30:39français
00:30:39ou encore finlandais
00:30:40et suédois.
00:30:41Finalement,
00:30:41une manière de resserrer
00:30:42les rangs autour
00:30:43de Volodymyr Zelensky
00:30:44parce qu'il faut dire
00:30:45que depuis maintenant
00:30:46plusieurs années,
00:30:47depuis le retour
00:30:48de Donald Trump
00:30:49à la Maison Blanche,
00:30:50Volodymyr Zelensky
00:30:50a l'habitude
00:30:51de traiter avec lui
00:30:52et ses déclarations
00:30:54à l'encontre
00:30:54de Volodymyr Zelensky
00:30:55de Donald Trump,
00:30:56elles n'ont rien d'inédit.
00:30:57Rappelez-vous,
00:30:57il y a un petit peu
00:30:58plus d'un an,
00:30:58il l'avait traité
00:30:59de dictateur.
00:31:01C'est donc ce qui explique
00:31:01peut-être le fait
00:31:02que Volodymyr Zelensky
00:31:03temporise sa réponse.
00:31:05Pour ce qui est
00:31:05des Ukrainiens directement,
00:31:07il y a deux choses
00:31:08à différencier
00:31:08dans les paroles
00:31:10de Donald Trump.
00:31:11Déjà,
00:31:12il ordonne,
00:31:13il exige
00:31:13que l'Ukraine
00:31:14cesse ses frappes
00:31:15sur les infrastructures
00:31:16pétrolières russes.
00:31:17Il faut comprendre
00:31:18que c'est la stratégie
00:31:19majeure depuis maintenant
00:31:20plusieurs mois,
00:31:21ses frappes en profondeur
00:31:22de la part de l'Ukraine
00:31:23et elles ont
00:31:24beaucoup de succès
00:31:25puisqu'ils arrivent
00:31:27à percer
00:31:27les défenses antiaériennes
00:31:28et c'est même
00:31:29toute la stratégie
00:31:30menée par l'Ukraine
00:31:31à savoir tenter
00:31:32d'attaquer
00:31:33la machine économique russe
00:31:34qui finance sa guerre
00:31:35menée sur le sol ukrainien.
00:31:37Pour ce qui est
00:31:37du fait de changer
00:31:38de président,
00:31:40bien évidemment,
00:31:40en Ukraine,
00:31:41Volodymyr Zelensky
00:31:42n'a pas un taux
00:31:42de popularité de 100%.
00:31:43Il est parfois critiqué
00:31:44pour certaines décisions
00:31:46au sein de la guerre
00:31:47pour un manque
00:31:48peut-être d'investissement
00:31:49dans la lutte
00:31:50contre la corruption.
00:31:51Pour autant,
00:31:51les Ukrainiens
00:31:52savent très bien
00:31:53que la Constitution
00:31:54interdit la tenue
00:31:55d'élection.
00:31:56Ils n'y sont donc
00:31:56pas favorables
00:31:58et ils savent aussi
00:31:58que ce n'est pas
00:31:59à Donald Trump
00:32:00et aux Etats-Unis
00:32:00de dicter le calendrier
00:32:01électoral ici en Ukraine.
00:32:03Trump dont les propos
00:32:04surprennent voire
00:32:05choquent,
00:32:06Nicolas,
00:32:06d'autant plus
00:32:06que ces derniers jours
00:32:07ont été marqués
00:32:08par de nouvelles attaques
00:32:09russes particulièrement
00:32:10meurtrières,
00:32:10encore hier.
00:32:13Oui,
00:32:13oui absolument,
00:32:14c'est presque tous les jours
00:32:15d'ailleurs
00:32:15qu'on peut faire
00:32:16le décompte macabre
00:32:17des attaques
00:32:18menées par la Russie
00:32:19sur le territoire ukrainien
00:32:21rien que sur la journée d'hier
00:32:2215 morts
00:32:23sur la ville de Zaporizhia
00:32:24des bombes guidées
00:32:25aériennes
00:32:26qui ont visé
00:32:26un bâtiment d'habitation
00:32:28avec des civils
00:32:29à l'intérieur.
00:32:30Hier également
00:32:30un hôpital
00:32:31à Kharkiv
00:32:31la deuxième ville du pays
00:32:32qui a été visé
00:32:34par un missile
00:32:35et ces attaques
00:32:36incessantes sur la capitale
00:32:37qui avent depuis
00:32:37maintenant plusieurs semaines
00:32:39plusieurs mois
00:32:39sur toujours encore une fois
00:32:41des infrastructures civiles
00:32:42des hôpitaux
00:32:43une maternité
00:32:43des jardins pour enfants
00:32:44des data centers
00:32:45ou même encore
00:32:46toutes les infrastructures
00:32:48énergétiques
00:32:48ça a provoqué
00:32:49des coupures de courant
00:32:50et ça rend
00:32:51la vie des Ukrainiens
00:32:52extrêmement compliquée
00:32:54fortiori à l'approche
00:32:55de l'hiver.
00:32:56Merci Nicolas Coadou
00:32:57avec Sébastien Savoie
00:32:58en Ukraine pour BFMTV
00:32:59Au fond Trump cherche
00:33:00un responsable
00:33:02à une situation
00:33:03dont il est lui-même
00:33:05le responsable
00:33:06presque la cause
00:33:07le bon des prix
00:33:08du carburant
00:33:09aux Etats-Unis
00:33:10depuis le déclenchement
00:33:11en février
00:33:12par lui-même
00:33:12et Israël
00:33:13naturellement
00:33:14de la guerre
00:33:14contre l'Iran
00:33:15on a un Trump
00:33:16qui cette nuit
00:33:19condamne les frappes
00:33:20ukrainiennes
00:33:21sur les raffineries
00:33:22russes
00:33:22qui ne font qu'aggraver
00:33:23dit-il le problème mondial
00:33:24de pénurie de diesel
00:33:26Oui alors là-dessus
00:33:27il faut regarder les choses
00:33:28avec un angle
00:33:29un peu plus compliqué
00:33:30il y a une pénurie
00:33:31de diesel
00:33:32aux Etats-Unis
00:33:33les prix ont augmenté
00:33:34mais aux Etats-Unis
00:33:35à la différence
00:33:36de la France
00:33:36les Américains
00:33:38sont des actionnaires
00:33:39et s'enrichissent
00:33:40avec la montée
00:33:41de la bourse
00:33:41la bourse est très haute
00:33:42et à chaque fois
00:33:43que M. Trump
00:33:44fait une déclaration
00:33:45pour dire
00:33:46que le détroit d'Ormuz
00:33:47est ouvert
00:33:48la bourse monte
00:33:49là il va nous faire
00:33:50une déclaration
00:33:51en nous disant
00:33:52le pétrole russe
00:33:53va couler à flot
00:33:55aux Etats-Unis
00:33:56ce qui n'est pas vrai
00:33:57mais vous allez avoir
00:33:59une incidence
00:33:59sur la bourse
00:34:00à New York
00:34:00et lui c'est ce qu'il recherche
00:34:02et à la fin
00:34:03son langage va être
00:34:04de dire
00:34:04bon vous payez
00:34:05l'essence un peu cher
00:34:06mais vous vous êtes
00:34:07tellement enrichi
00:34:08à Wall Street
00:34:09que ça passe
00:34:11et donc si vous voulez
00:34:12ça c'est sa logique
00:34:13vis-à-vis des midterms
00:34:14donc on est dans une situation
00:34:15assez étrange
00:34:16Patricia
00:34:17Oui alors effectivement
00:34:18il y a ce besoin
00:34:19d'enrichissement
00:34:20aux Etats-Unis
00:34:21et autour effectivement
00:34:22de la sphère
00:34:23qui entoure
00:34:24qui entoure
00:34:25le président
00:34:26mais je pense
00:34:27qu'avant tout
00:34:28ce qui ressort
00:34:29de tout ça
00:34:30c'est quand même
00:34:30sa détestation
00:34:31pour les faibles
00:34:32pour l'Europe
00:34:33nous sommes
00:34:34une quantité négligeable
00:34:36et d'autant plus
00:34:37qu'il est en train
00:34:39on le voit très bien
00:34:40au niveau des midterms
00:34:42il sait
00:34:43qu'il risque de perdre
00:34:44et ça
00:34:45d'un seul coup
00:34:46il en a pris
00:34:46une conscience
00:34:47très aiguë
00:34:48et donc il se bat
00:34:49comme un lion
00:34:50midterms
00:34:50ce sont les élections
00:34:51de mi-mandat
00:34:52qui sont dans trois semaines
00:34:53déterminantes
00:34:53quatre
00:34:54et un Trump
00:34:55qui est de ce point de vue
00:34:56actuellement
00:34:57d'après les études
00:34:59notamment en mauvaise posture
00:35:00il joue son vatou
00:35:02il joue son vatou
00:35:03il joue son vatou
00:35:03parce qu'il sait
00:35:05qu'il n'a pas totalement perdu
00:35:06donc il sait
00:35:07qu'il a une carte à jouer
00:35:08il veut convaincre
00:35:09les américains
00:35:10que c'est la faute
00:35:11effectivement
00:35:12des européens
00:35:13et des ukrainiens
00:35:14il a intérêt à arrêter
00:35:16a dit Trump
00:35:17cette nuit
00:35:19en direction
00:35:20de Volodymyr Zelensky
00:35:21qui à 7 heures
00:35:22le rappelait
00:35:22notre envoyé spécial
00:35:23en Ukraine
00:35:23n'a pas encore réagi
00:35:24à ses derniers propos
00:35:25il avait réagi
00:35:26à l'accord
00:35:28entre Washington
00:35:29et Moscou
00:35:29sur le diesel russe
00:35:30il a intérêt
00:35:31à arrêter
00:35:31c'est quoi
00:35:32c'est une menace
00:35:32et la prochaine étape
00:35:33ça pourrait être quoi
00:35:34le problème
00:35:36il est là
00:35:36c'est qu'on peut toujours
00:35:37imaginer des scénarios
00:35:38épouvantables
00:35:39mais je ne suis pas
00:35:39plusieurs hypothèses
00:35:40sont sur la table
00:35:41les Etats-Unis
00:35:42nous ont habitués
00:35:43Trump plus exactement
00:35:44à des changements de régime
00:35:46à des décisions
00:35:49surprenantes
00:35:50et parfois paradoxales
00:35:50mais là
00:35:51dans le cadre
00:35:53de cette guerre
00:35:54on peut s'attendre
00:35:54à quoi de la part de Trump
00:35:55ce serait trop visible
00:35:56tout le monde y pense
00:35:57bien évidemment
00:35:58au Vietnam
00:35:59il l'avait fait
00:35:59ils changent les régimes
00:36:00ils assassinent les gens
00:36:02il estime qu'il est en train
00:36:02de régler
00:36:03il ne comprend pas
00:36:04pourquoi on ne lui attribue
00:36:05pas le nouvel de la paix
00:36:06il a encore posté un message
00:36:07en ce sens
00:36:08il y a de cela
00:36:09quelques heures
00:36:10il estime qu'il a déjà
00:36:10réglé 8 guerres
00:36:11et qu'il s'apprête
00:36:12à en régler 2 autres
00:36:15et la guerre
00:36:16il n'a pas réglé
00:36:17les guerres du Golfe
00:36:18les 2 golfe
00:36:19il y en a 2 qui montent
00:36:20il y a des bateaux
00:36:21qui coulent
00:36:22il y a des mines
00:36:22qui se font sauter
00:36:23des pétroliers
00:36:24donc ce n'est pas du tout
00:36:25réglé
00:36:25Riyad se fait bombarder
00:36:26l'allié depuis pas mal
00:36:28d'années
00:36:28des Etats-Unis
00:36:29est en train de souffrir
00:36:30donc c'est un problème
00:36:31qui n'est absolument pas réglé
00:36:32de même en Afrique
00:36:33et de même en Afrique
00:36:35et de même en Afrique
00:36:35ça commence à monter
00:36:36exactement
00:36:37donc là
00:36:38il se dit peut-être
00:36:39que Zelensky
00:36:40je peux faire pression sur lui
00:36:41le problème c'est que Zelensky
00:36:42ce n'est pas quelqu'un
00:36:43qui cède
00:36:43on l'a vu en 2025
00:36:44à la Maison-Blanche
00:36:45il ne cède pas
00:36:46là les gens
00:36:47qui ont du caractère
00:36:47c'est comme ça
00:36:48il s'est révélé
00:36:48il ne cède pas
00:36:49bon là
00:36:50le faire tomber
00:36:52non honnêtement
00:36:53on n'en est pas là
00:36:54ce serait un scandale énorme
00:36:55ce serait absolument impossible
00:36:56je n'y crois pas
00:36:57parce qu'il y a quand même
00:36:58bon Zelensky
00:36:59alors la question se pose
00:36:59dans l'autre sens
00:37:00dans ce cas-là
00:37:00et va-t-il affirmer
00:37:02encore davantage
00:37:04son positionnement
00:37:05pro-russe
00:37:05dont on le comprend
00:37:06dont on comprend
00:37:10il y a la question
00:37:10des énergies
00:37:11des carburants
00:37:11M. Zelensky
00:37:13est un peu fragile
00:37:14quand même
00:37:14sur un sujet
00:37:15et les Américains
00:37:16ne cessent d'utiliser
00:37:18cette arme
00:37:18à chaque fois
00:37:19qu'il y a eu
00:37:19une relance
00:37:20des négociations
00:37:21il y a eu
00:37:22des accusations
00:37:22de corruption
00:37:23sur des proches
00:37:24de M. Zelensky
00:37:25et donc là
00:37:26parfois ils sont fondés
00:37:28ils sont fondés
00:37:29ça c'était à la justice
00:37:30de le dire
00:37:30mais enfin disons
00:37:31que ça chemine
00:37:32donc si vous voulez
00:37:33les Américains
00:37:34vont appuyer
00:37:35sur cet aspect-là
00:37:36pour déstabiliser
00:37:37M. Zelensky
00:37:38et M. Zelensky
00:37:39lui-même
00:37:40s'est mis
00:37:40dans une certaine
00:37:41position de faiblesse
00:37:42ça fait des mois
00:37:43que je suggère
00:37:45à mes amis ukrainiens
00:37:46de dire à M. Zelensky
00:37:48quand il se déplace
00:37:49à l'étranger
00:37:49d'être accompagné
00:37:50de son opposition
00:37:52pour montrer
00:37:53qu'il y a une unité nationale
00:37:54or M. Zelensky
00:37:55depuis 4 ans
00:37:57joue solo
00:37:58et dès qu'il y a
00:37:59une personnalité
00:38:00qui émerge un peu
00:38:01que ce soit M. Zajuljny
00:38:03ou M. Fodorov
00:38:04il le liquide
00:38:06et donc si vous voulez
00:38:08il y a une interrogation
00:38:09enfin pour moi
00:38:09il y a une interrogation
00:38:10et il y a une petite faiblesse
00:38:12j'ajouterais juste
00:38:13quelque chose
00:38:14très rapidement
00:38:14sur ce point
00:38:17il y a une lassitude
00:38:19en Ukraine
00:38:19il ne faut pas l'oublier
00:38:20il y a une lassitude
00:38:22il y a une fatigue
00:38:23il y a des morts
00:38:24de plus en plus
00:38:25ça ne veut pas dire
00:38:26que le président
00:38:27est remis en question
00:38:28il tourne autour
00:38:28de 60%
00:38:29d'opinion favorable
00:38:31on ne sait pas bien
00:38:3155
00:38:32enfin bon
00:38:32on ne sait pas bien
00:38:33les sondages
00:38:33mais il y a une vraie lassitude
00:38:35les ukrainiens
00:38:35redoutent ce qui va se passer
00:38:37imaginez-vous Paris
00:38:39moins 20 sans électricité
00:38:40sans eau dans les immeubles
00:38:42ils n'en peuvent plus
00:38:43et donc les russes
00:38:45mais c'est démoniaque
00:38:46les russes sont décidés
00:38:47effectivement
00:38:48à faire de l'Ukraine
00:38:50Tchernobyl
00:38:51en Tchétchénie
00:38:51plutôt de la Tchétchénie
00:38:53Grozny
00:38:55Merci à tous les trois
00:38:56d'avoir accepté
00:38:57notre invitation
00:38:58je voudrais ajouter
00:38:59quand même
00:38:59que c'est avec une immense
00:39:00fierté qu'on vous partage
00:39:01ce matin la récompense
00:39:02remise hier soir
00:39:03à nos collègues
00:39:04de l'émission Ligne Rouge
00:39:05l'émission que vous retrouvez
00:39:06tous les samedis
00:39:08à 13h30
00:39:09sur BFM TV
00:39:10Fanny Morel
00:39:11Jérémy Perret
00:39:11Audit Noiré
00:39:12leurs fixeurs aussi
00:39:13israéliens
00:39:14palestiniens
00:39:14ceux qui leur permettent
00:39:15quand ils sont sur le terrain
00:39:16en l'occurrence
00:39:18notamment dans les territoires
00:39:19palestiniens
00:39:20en Israël aussi
00:39:21de pouvoir travailler
00:39:22d'aller au contact
00:39:23de tous ceux
00:39:24qui leur permettent ensuite
00:39:25d'avoir des renseignements
00:39:26et des images
00:39:27ils ont été primés
00:39:28hier soir
00:39:28pour leur documentaire
00:39:29Gazalarme de la faim
00:39:31il a reçu le prestigieux
00:39:32prix Bayeux
00:39:33des correspondants de guerre
00:39:33dans la catégorie audiovisuelle
00:39:35donc bravo à eux
00:39:36on est très fiers
00:39:37et vous pouvez retrouver
00:39:39naturellement
00:39:39vous qui nous regardez
00:39:40ce documentaire
00:39:40sur la plateforme
00:39:42BFM Ripley
00:39:43merci encore à tous les trois
00:39:44un très grand prix
00:39:44au revoir
00:39:45en effet
00:39:45merci
00:39:46c'est la chronique éco
00:39:47merci
00:39:49votre rendez-vous
00:39:50avec la banque postale
00:39:51la banque pour avoir
00:39:52un temps d'avance
00:39:53sur la performance
00:39:53de votre entreprise
00:39:54la banque postale
00:39:56citoyenne
00:39:56votre rendez-vous éco
00:39:59avec Septéo
00:40:00des logiciels
00:40:01qui connaissent
00:40:02votre métier
00:40:11les distributeurs
00:40:12de carburant
00:40:13seront reçus
00:40:13demain à Matignon
00:40:14en attendant
00:40:14les prix eux
00:40:15sont plus élevés
00:40:16que jamais
00:40:16à la pompe
00:40:16Matisse Menul
00:40:17Aurine Jansson
00:40:17Gabriel Ziard
00:40:20à l'approche
00:40:21à l'approche
00:40:21de cette station essence
00:40:22difficile de croire
00:40:23au prix affiché
00:40:242,99 euros
00:40:26le litre
00:40:26de gasoil
00:40:27jamais
00:40:28les automobilistes
00:40:29n'auraient imaginé
00:40:30voir un tel tarif
00:40:31un jour
00:40:32c'est scandaleux
00:40:33quand même
00:40:33moi ça fait
00:40:3410 ans
00:40:34que j'ai le permis
00:40:34c'est la première fois
00:40:35que je vois
00:40:37le prix du gasoil
00:40:38aussi cher
00:40:38on a franchi un cap
00:40:39on se demande
00:40:41jusqu'à où ça va monter
00:40:41je t'avoue que là
00:40:42passer quasiment
00:40:43aux 3 euros
00:40:43ça fait réfléchir
00:40:45comme il le faut
00:40:47ici il s'agit
00:40:48d'un cas particulier
00:40:48une station d'air
00:40:50d'autoroute
00:40:50à la frontière
00:40:51entre la France
00:40:52l'Allemagne
00:40:52et la Suisse
00:40:53reste que partout
00:40:54dans l'hexagone
00:40:55les prix des carburants
00:40:56sont au plus haut
00:40:57souvent entre
00:40:572,30 euros
00:40:58et 2,50 euros
00:40:59pour atténuer
00:41:00cette crise
00:41:01le gouvernement
00:41:01compte libérer
00:41:02sur 3 mois
00:41:0310 millions
00:41:04de barils de gasoil
00:41:05des stocks stratégiques
00:41:06mis à disposition
00:41:07des distributeurs
00:41:08dans le but
00:41:09de faire baisser les prix
00:41:10si je me fie
00:41:11au calcul
00:41:12présenté par
00:41:13le Premier Ministre
00:41:15je confirme
00:41:15que ça peut
00:41:16effectivement
00:41:17faire une baisse
00:41:18d'à peu près
00:41:2115 centimes
00:41:21nous on a appuyé
00:41:22sur plusieurs points
00:41:23dont le fait
00:41:24que tout le monde
00:41:25doit avoir accès
00:41:26à ce produit remisé
00:41:28pour que tout le monde
00:41:28puisse baisser les prix
00:41:29Sébastien Lecornu
00:41:31reçoit les distributeurs
00:41:32demain à Matignon
00:41:33pour organiser
00:41:34et accélérer
00:41:35tout ce processus
00:41:36le gouvernement
00:41:36espère des effets
00:41:38visibles
00:41:38début novembre
00:41:41il est 11h
00:41:41soyez les bienvenus
00:41:42si vous nous rejoignez
00:41:43dans BFM Direct
00:41:43dans un instant
00:41:44on va prendre la direction
00:41:45de Nantes
00:41:45où un bâtiment de l'université
00:41:46a été saccagé
00:41:48ces derniers jours
00:41:48par des manifestants
00:41:49solidaires du mouvement
00:41:50lycéen
00:41:51l'émotion et l'indignation
00:41:52surtout
00:41:53est très vive
00:41:53sur place
00:41:54vous le verrez
00:41:55la mobilisation
00:41:55lycéenne
00:41:56elle se poursuit
00:41:56malgré les annonces
00:41:57du gouvernement
00:41:58prochaine journée
00:41:58de Madifé
00:41:59de grève
00:41:59mardi
00:42:00avant la journée
00:42:01de samedi prochain
00:42:02à l'appel de l'intersyndical
00:42:03cette fois
00:42:03la semaine prochaine
00:42:04sera en tout état de cause
00:42:05décisive
00:42:06explication et réaction
00:42:07ici même
00:42:08à suivre
00:42:08le coup de pression
00:42:09de Trump
00:42:10sur Zelensky
00:42:11cette nuit
00:42:12il est temps pour l'Ukraine
00:42:12d'avoir un nouveau président
00:42:13à lancer
00:42:14celui qui condamne
00:42:15les frappes ukrainiennes
00:42:17sur les raffineries russes
00:42:18après avoir conclu un accord
00:42:20avec Moscou
00:42:21sur le diesel
00:42:22on va retrouver notre équipe
00:42:22en Ukraine
00:42:23et puis le résultat
00:42:24de la primaire
00:42:25de la gauche
00:42:25en vue de la présidentielle
00:42:26édition spéciale
00:42:27sur notre antenne
00:42:28tout à l'heure
00:42:28à partir de 17h45
00:42:30faudra-t-il un second tour
00:42:31le suspense est total
00:42:46si vous étiez avec nous
00:42:48hier vous vous en souvenez
00:42:49forcément
00:42:49de ces images
00:42:51hallucinantes
00:42:51de ces actes de vandalisme
00:42:52perpétrés pendant plusieurs jours
00:42:54dans un bâtiment
00:42:54de l'université de Nantes
00:42:55par notamment
00:42:56des manifestants solidaires
00:42:57du mouvement lycéen
00:42:58les forces de l'ordre
00:42:59ont fini par les déloger
00:42:59hier matin
00:43:00il n'y a pas eu de garde à vue
00:43:02à ce stade
00:43:03Clémence Renard
00:43:04vous êtes sur place
00:43:04je le disais
00:43:05pour BFM TV
00:43:06l'indignation est très forte
00:43:07ce matin
00:43:10oui très forte
00:43:11de la part des riverains
00:43:12d'abord qui passent
00:43:13autour de cette université
00:43:15et aussi forcément
00:43:16du personnel
00:43:17de l'université
00:43:18regardez dans quel état
00:43:19est ce bâtiment
00:43:21où sont habituellement
00:43:22enseignées les lettres
00:43:23il y a des tags
00:43:24absolument partout
00:43:25il y a plusieurs étages
00:43:27il y a des tags partout
00:43:28toutes les salles ont été saccagées
00:43:30on voit des sacs poubelles
00:43:32on a vu des distributeurs
00:43:35automatiques
00:43:36qui ont été pillés
00:43:36vidés
00:43:37on nous a dit
00:43:38que toutes les serrures
00:43:39ont été brisées
00:43:40qu'il faut refaire
00:43:41toute la peinture
00:43:42il y en aurait
00:43:43pour plusieurs centaines
00:43:44de milliers d'euros
00:43:45de réparation
00:43:46c'est ce que nous disait
00:43:47la présidente de l'université
00:43:48de Nantes hier
00:43:49qui d'ailleurs
00:43:50a déposé plainte
00:43:51alors il y avait encore
00:43:52200 personnes
00:43:53à l'intérieur de cette université
00:43:55vendredi
00:43:55des lycéens
00:43:56des étudiants
00:43:56mais également des personnes
00:43:57totalement extérieures
00:43:59au monde du lycée
00:44:00et de l'université
00:44:01qui ont donc été délogées
00:44:03hier matin
00:44:04dans le calme
00:44:05il y a ensuite eu
00:44:064 interpellations
00:44:07aucune garde à vue
00:44:09en cours
00:44:10nous disait hier
00:44:11le procureur
00:44:11de la république
00:44:12de Nantes
00:44:13mais effectivement
00:44:13sur place
00:44:14c'est l'indignation
00:44:15je vous le disais
00:44:15on a croisé
00:44:16des riverains
00:44:17un petit peu plus tôt
00:44:17avec Agathe Pichon
00:44:19qui nous disent
00:44:19ne pas comprendre
00:44:20cette escalade
00:44:20de la haine
00:44:21de la violence
00:44:22dans un lieu
00:44:22de vie
00:44:23un lieu de dialogue social
00:44:25je vous propose
00:44:25d'écouter
00:44:25quelques réactions
00:44:27c'est honteux
00:44:29c'est honteux
00:44:30c'est inadmissible
00:44:31c'est pas normal
00:44:32et surtout
00:44:33en plus
00:44:35ceux qui sont
00:44:35à la fac
00:44:36ils sont majeurs
00:44:37donc
00:44:38ils n'ont aucune excuse
00:44:40il y a des revendications
00:44:41qui sont peut-être
00:44:42qui sont peut-être valables
00:44:43mais là
00:44:44ça va trop loin
00:44:46c'est pas normal
00:44:48je pense
00:44:48qu'il y a
00:44:49très peu d'étudiants
00:44:50qui ont participé
00:44:51au saccage
00:44:51je pense que
00:44:52ce sont surtout
00:44:52des gens extérieurs
00:44:55malheureusement
00:44:55et ça décribilise
00:44:57le mouvement étudiant
00:45:00comme ça l'a fait
00:45:01également
00:45:01pour le mouvement lycéen
00:45:02mais il y a des
00:45:04revendications
00:45:04absolument légitimes
00:45:06voilà
00:45:07et on s'est éloigné
00:45:08un petit peu
00:45:08avec Agathe Pichon
00:45:09pour vous montrer
00:45:10aussi les dégâts
00:45:11à l'extérieur
00:45:11de ce bâtiment
00:45:13vous voyez
00:45:14tous ces taxes
00:45:15et poubelles
00:45:16également
00:45:16voilà donc
00:45:17le paysage
00:45:17que découvrent
00:45:18ces passants
00:45:19ce matin
00:45:20pour vous expliquer
00:45:21aussi comment ça se passe
00:45:22depuis hier
00:45:23autour de ce bâtiment
00:45:24la sécurité
00:45:24a été renforcée
00:45:26et on voit
00:45:27des agents
00:45:27de sécurité privée
00:45:29faire des rondes
00:45:30nuit et jour
00:45:31depuis hier
00:45:31en plus
00:45:32de la police nationale
00:45:34donc pour surveiller
00:45:35ce bâtiment
00:45:36en attendant
00:45:36le début
00:45:37du ménage
00:45:38des réparations
00:45:39et potentiellement
00:45:39d'une réouverture
00:45:41qui devrait se faire
00:45:41dans plusieurs semaines
00:45:42selon la présidente
00:45:43de l'université de Nantes
00:45:44merci Clémence
00:45:45avec Agathe Pichon
00:45:46devant le campus
00:45:48de Nantes
00:45:49université
00:45:50pour BFM TV
00:45:52bonjour Marc Ferracci
00:45:53merci d'être avec nous
00:45:53ce matin
00:45:54vous êtes député
00:45:55ensemble pour
00:45:56la République
00:45:56des Français
00:45:57de l'étranger
00:45:57vous êtes
00:45:57ancien ministre
00:45:59délégué à l'industrie
00:46:00et à l'énergie
00:46:00vous êtes député
00:46:01du camp présidentiel
00:46:03si je puis dire
00:46:05à vos côtés
00:46:05Antoine Oberdorff
00:46:06journaliste politique
00:46:07à l'opinion
00:46:07Thomas Vacheron
00:46:08bonjour
00:46:09et bienvenue
00:46:11confédéral CGT
00:46:11à distance avec nous
00:46:13également
00:46:13Anaïs est là
00:46:13bonjour
00:46:14et bienvenue
00:46:15vous êtes la porte-parole
00:46:16de l'association
00:46:17Les Lycéens
00:46:17et vous êtes par ailleurs
00:46:18élu au conseil national
00:46:19de la vie lycéenne
00:46:20bienvenue à tous les quatre
00:46:22je ne traîne pas un secret
00:46:23Marc Ferracci
00:46:24au début de votre carrière
00:46:25vous avez enseigné
00:46:26à l'université de Nantes
00:46:28tout à fait
00:46:28que vous inspirent ces images
00:46:29je suis professeur d'université
00:46:31mon premier poste
00:46:31c'était à l'université de Nantes
00:46:32ces images
00:46:33m'inspirent de la consternation
00:46:34de la tristesse
00:46:36de la tristesse
00:46:37d'abord pour les étudiants
00:46:38parce que ça a été dit
00:46:39dans votre reportage
00:46:40ces dégâts
00:46:41ils vont avoir des conséquences
00:46:42ça ne rouvrira que dans quelques semaines
00:46:44ça veut dire des cours en moins
00:46:45ça veut dire
00:46:45des programmes qu'on ne tient pas
00:46:47donc tout ça
00:46:48est évidemment déplorable
00:46:49je constate qu'il y a un mouvement
00:46:52lycéen à l'origine
00:46:53qui est en train de devenir
00:46:54un mouvement étudiant
00:46:55dont un certain nombre
00:46:56de revendications sont légitimes
00:46:57on va en discuter
00:46:58mais qui est aujourd'hui débordé
00:47:00débordé comme malheureusement
00:47:01trop souvent
00:47:02par des gens qui
00:47:03ont fait du désordre
00:47:05de la violence
00:47:06une boussole
00:47:07et une modalité d'action
00:47:08je pense qu'ici
00:47:10on a besoin d'une prise
00:47:10de conscience collective
00:47:11je suis content
00:47:12vous dites que le mouvement
00:47:13est débordé
00:47:14alors attendez
00:47:14parce que je m'arrête
00:47:14sur ce que vous dites
00:47:16ça veut dire que pour vous
00:47:17ce type d'action
00:47:19prend le dessus
00:47:20sur la mobilisation
00:47:21vous y allez un peu fort
00:47:22quand même
00:47:22regardez
00:47:23de quoi parle-t-on
00:47:24à l'entrée de votre plateau
00:47:25on parle de la violence
00:47:26on ne parle pas
00:47:27des revendications
00:47:28des lycéens
00:47:28on ne parle pas
00:47:29des revendications
00:47:29des étudiants
00:47:30ça montre bien
00:47:31bien sûr
00:47:31mais ce que je veux dire
00:47:33c'est que
00:47:33quelques individus
00:47:34parce que je pense
00:47:35que ce sont
00:47:35quelques individus
00:47:36qui se sont livrés
00:47:37à ces dégradations
00:47:38à ces violences
00:47:41occultent quelque chose
00:47:42de beaucoup plus large
00:47:43qui devrait faire débat
00:47:44dans notre société
00:47:44et ça c'est déplorable
00:47:45ça je le regrette
00:47:46Thomas Vacheron
00:47:48même question
00:47:49et ensuite
00:47:49naturellement
00:47:50et comme à chaque fois
00:47:51on revient sur
00:47:52les revendications
00:47:53et cette mobilisation
00:47:53qui se poursuit
00:47:54qui va peut-être
00:47:54remonter en intensité
00:47:56dès demain
00:47:57ou après-demain
00:47:57ces images-là
00:47:59de ce saccage
00:48:00d'un bâtiment
00:48:00de l'université
00:48:01de Nantes
00:48:02on entendait hier
00:48:03Jean-Luc Mélenchon
00:48:04ici même en direct
00:48:05il y a 24h
00:48:05de cela
00:48:06appeler
00:48:08à l'ordre
00:48:09et au désordre
00:48:10en tout cas
00:48:10à ne rien
00:48:11casser
00:48:12parce que
00:48:12dit-il
00:48:13disait-il
00:48:13c'est totalement
00:48:14contre-productif
00:48:15finalement
00:48:16pour le mouvement
00:48:17pour la cause
00:48:17moi je laisse
00:48:18à chacun mesurer
00:48:19ses propos
00:48:19moi je suis dirigeant
00:48:20syndical
00:48:20et c'est à ce titre-là
00:48:21que j'interviens
00:48:22évidemment
00:48:23ce n'est absolument
00:48:24pas de modalité
00:48:25et je ne suis pas
00:48:26ni professeur
00:48:27ni ancien professeur
00:48:28ni de Nantes
00:48:28mais par contre
00:48:29j'ai appelé
00:48:29des agents de Nantes
00:48:30pour vérifier
00:48:31la réalité
00:48:32et vraisemblablement
00:48:34ce sont des personnes
00:48:35extérieures à la faculté
00:48:36et d'ailleurs
00:48:36de nombreuses dégradations
00:48:38indiquent ceci
00:48:38contre les facultés
00:48:39contre le droit aux études
00:48:40etc.
00:48:41qui ont procédé
00:48:42à ce saccage
00:48:42qui n'est absolument
00:48:43pas tolérable
00:48:44et acceptable
00:48:45et là il y a
00:48:46unanimité
00:48:46pour condamner
00:48:47ce qui a été fait
00:48:48il n'y a pas de débat
00:48:48par contre
00:48:49je vous arrête
00:48:50il n'y a pas unanimité
00:48:50non c'est pas vrai
00:48:51tout à l'heure
00:48:51on avait une étudiante
00:48:52ici même
00:48:53non mais
00:48:53qui disait
00:48:55on comprend
00:48:57ce qui se passe
00:48:57au regard
00:48:57je cite
00:48:58de la casse
00:48:58des universités
00:48:59moi je viens
00:49:01de vous dire
00:49:02déjà je parle
00:49:03pour la CGT
00:49:03première chose
00:49:04deuxième chose
00:49:05les étudiants
00:49:06les lycéens
00:49:06ils ont leur modalité
00:49:08d'action propre
00:49:08et ils ont le droit
00:49:09et ce qu'ils font
00:49:10c'est extraordinaire
00:49:11ils sont en train
00:49:12de faire une leçon
00:49:13à des anciens ministres
00:49:14comme monsieur Ferracci
00:49:15et au gouvernement actuel
00:49:16parce que
00:49:17globalement
00:49:18qu'est-ce qui se passe
00:49:18des centaines de milliers
00:49:21vous savez
00:49:21l'intersyndicale complète
00:49:23fonction publique
00:49:24300 000 grévistes
00:49:25le 29 septembre
00:49:26les lycéens
00:49:27organisés
00:49:28les étudiants
00:49:29organisés
00:49:30et notamment
00:49:30l'USL
00:49:32l'union étudiante
00:49:33l'UNEF
00:49:34la FAGE
00:49:35qui ont une plateforme
00:49:35revendicative
00:49:36500 000 personnes
00:49:38plus de 520 000 personnes
00:49:39et d'ailleurs
00:49:39le comptage CGT
00:49:40c'était 520 000
00:49:41le comptage lycéen
00:49:43c'est intéressant
00:49:43ils ont fait leur propre comptage
00:49:44c'est extrêmement intéressant
00:49:45ils annoncent 450 000
00:49:47ensuite Bastille
00:49:48jeudi dernier
00:49:49le 8 octobre
00:49:50complètement noir
00:49:51de monde
00:49:52partout dans le pays
00:49:53ça fait 15 jours
00:49:54qu'il y a une leçon
00:49:55qui est dit
00:49:56à tout le monde
00:49:57y compris
00:49:58les plus vieux
00:49:58moi je viens d'avoir 46 ans
00:50:00comme moi
00:50:00je suis stupéfait
00:50:02par leur intelligence
00:50:04leurs revendications
00:50:05et que fait le gouvernement
00:50:06et il ne les entend pas
00:50:07pire
00:50:08comme il avait envoyé
00:50:10la police
00:50:11et vous êtes comptable
00:50:11de cela monsieur Ferracci
00:50:12puisque vous faites partie
00:50:13de cette majorité
00:50:14comme il avait envoyé
00:50:16il a éborgné
00:50:17des gilets jaunes
00:50:18sur cette colère populaire
00:50:19il finit par mutiler
00:50:20des jeunes aujourd'hui
00:50:21je voudrais qu'on donne
00:50:22la parole à une lycéenne
00:50:22justement
00:50:23parce qu'Anaïcela
00:50:24est avec nous
00:50:25les lycéens qui dirigent
00:50:26le mouvement
00:50:26c'est important quand même
00:50:27d'organer
00:50:27c'est très bien
00:50:28de donner la parole
00:50:29aux lycéens
00:50:29aujourd'hui
00:50:30il y a des organisations
00:50:32représentatives
00:50:33et il y a des organisations
00:50:34qui organisent
00:50:35donc les 4 que j'ai citées
00:50:36qui ont une plateforme
00:50:37qui s'appelle
00:50:3810 mesures d'urgence
00:50:39pour la jeunesse
00:50:39sur change.org
00:50:40c'est une intersyndicale
00:50:42de jeunes
00:50:42qui s'auto-organisent
00:50:44et qui font des propositions
00:50:45et qui dirigent
00:50:46la mobilisation
00:50:47et qui demandent
00:50:48au gouvernement
00:50:48de répondre
00:50:49urgemment
00:50:50hors revendication
00:50:50Anaïcela
00:50:51quand vous voyez
00:50:52ce qui s'est passé
00:50:52à Nantes
00:50:53qui est un cas
00:50:54peut-être
00:50:55quoi que
00:50:56isolé
00:50:57est-ce que vous ne craignez
00:50:58pas que cela porte atteinte
00:50:59finalement
00:50:59au mouvement que vous portez
00:51:01hors revendication
00:51:03qui sont les vôtres
00:51:04à votre cause
00:51:06comme je l'ai entendu
00:51:08récemment
00:51:09ces personnes-là
00:51:10qui ont saccagé
00:51:12cette université
00:51:13sont des personnes
00:51:13qui n'étaient même pas
00:51:15dans l'université
00:51:16et qui je pense
00:51:16ne font pas partie
00:51:18de ce mouvement-là
00:51:20en tout cas
00:51:20comme l'a dit
00:51:21M. Vacheron
00:51:22c'est vrai que
00:51:23de toutes parts
00:51:24de tous horizons
00:51:25on s'organise
00:51:27on se mobilise
00:51:29et c'est surtout ça
00:51:30aujourd'hui
00:51:31dont on est fier
00:51:33en fait
00:51:33de pouvoir essayer
00:51:34de faire entendre
00:51:35notre voix
00:51:35et c'est vrai que
00:51:36pour l'instant
00:51:37on attend encore
00:51:38des mesures concrètes
00:51:40de la part des gouvernements
00:51:41bien évidemment
00:51:42que les images
00:51:42que vous me montrez là
00:51:44on les dénonce
00:51:46on les déplore
00:51:47mais comme dit
00:51:47c'est pas cette voix-là
00:51:48qu'on fait porter nous
00:51:49c'est pas nos revendications
00:51:51et c'est pas ça
00:51:52ça n'a pas de rapport
00:51:54en fait
00:51:54avec notre mouvement
00:51:56Vous entendez
00:51:57Marc Ferraci
00:51:57à CGT
00:51:58en face de vous
00:51:59en la personne
00:52:00de Thomas Vacheron
00:52:01qui dit
00:52:01en substance
00:52:03le chaos
00:52:04c'est avant tout
00:52:04celui
00:52:06dont est à l'origine
00:52:07le gouvernement
00:52:08dont sont à l'origine
00:52:10les gouvernements
00:52:11successifs
00:52:12auxquels vous avez
00:52:13vous-même appartenu
00:52:14il y a peu
00:52:16Vous savez
00:52:17quand on porte
00:52:18des accusations
00:52:19aussi graves
00:52:20quand on dit
00:52:21qu'un gouvernement
00:52:22un ministre
00:52:23qui est comptable
00:52:24ou un ancien ministre
00:52:24est comptable
00:52:25de ce qui a été fait
00:52:26à éborner des gens
00:52:27je pense qu'il faut être
00:52:30très prudent
00:52:31aujourd'hui
00:52:32vous avez des violences
00:52:33vous avez des violences
00:52:34qui sont manifestes
00:52:37vis-à-vis des personnels
00:52:38de l'éducation nationale
00:52:39vis-à-vis des proviseurs
00:52:41vis-à-vis des enseignants
00:52:42qui ont été
00:52:43ces derniers jours
00:52:46absolument inadmissibles
00:52:47que
00:52:48on se donne
00:52:50l'objectif
00:52:50de faire respecter
00:52:51l'ordre
00:52:52moi
00:52:53je trouve que ça participe
00:52:54du fondement
00:52:55de notre république
00:52:56et on peut critiquer
00:52:58les forces de l'ordre
00:52:59moi je considère
00:53:00que la doctrine
00:53:00des forces de l'ordre
00:53:01ne doit pas être la même
00:53:02vis-à-vis d'un mouvement lycéen
00:53:03que vis-à-vis
00:53:04de manifestations
00:53:05plus classiques
00:53:06et de ce point de vue
00:53:07je suis satisfait
00:53:09que le gouvernement
00:53:10ait changé de doctrine
00:53:11sur ces sujets-là
00:53:12mais à un moment
00:53:13ou à un autre
00:53:14quand des établissements
00:53:14brûlent
00:53:15quand des personnels
00:53:16sont attaqués
00:53:17quand un certain nombre
00:53:19de violences
00:53:19qui parfois proviennent
00:53:20d'éléments extérieurs
00:53:22aux établissements
00:53:23se concrétisent
00:53:24et bien
00:53:24on ne peut pas rester
00:53:25sans réponse
00:53:26donc c'est la première réponse
00:53:27que je veux vous faire
00:53:28ensuite
00:53:29quand on critique
00:53:31la question
00:53:32plus globale
00:53:33des moyens
00:53:33puisque c'est ça au fond
00:53:34que les lycéens souhaitent
00:53:36moi je veux quand même
00:53:36rappeler quelque chose
00:53:37c'est que la dépense
00:53:39par lycéen
00:53:39en France
00:53:40elle est 28% supérieure
00:53:42à la moyenne
00:53:42des pays de l'OCDE
00:53:43dans le primaire
00:53:44c'est 10% inférieur
00:53:46ça veut dire
00:53:46que ce soit inaudible
00:53:47comment vous expliquez
00:53:49que ce chiffre-là
00:53:50c'est là
00:53:51comme le budget d'éducation
00:53:53parce que je pense
00:53:54qu'il y a de réels
00:53:54problèmes d'organisation
00:53:55dans nos lycées
00:53:56je pense qu'il y a de réels problèmes
00:53:58d'organisation
00:53:59dans l'éducation nationale
00:54:00et je pense que
00:54:01cette dépense
00:54:02qui est substantielle
00:54:04et encore une fois
00:54:04plus importante
00:54:05que dans la plupart
00:54:06des autres pays
00:54:06où il n'y a pas de crise
00:54:07cette dépense
00:54:08est sans doute
00:54:09mal utilisée
00:54:10ça n'empêche
00:54:11ça n'empêche qu'il y a
00:54:11notamment
00:54:11c'est l'un des sujets
00:54:13de très nombreux
00:54:14profs non remplacés
00:54:14bien sûr
00:54:15tout à fait
00:54:16et donc
00:54:16ces sujets d'organisation
00:54:17il faut les prendre
00:54:18à bras le corps
00:54:18les revendications
00:54:19sont légitimes
00:54:21le Premier ministre
00:54:22l'a annoncé
00:54:22il y aura une discussion
00:54:23sur les moyens
00:54:24elle se concrétisera
00:54:25le 12 novembre
00:54:26à l'Assemblée nationale
00:54:27puisque c'est le jour
00:54:27où on examinera
00:54:28le budget de l'éducation nationale
00:54:30d'ici là
00:54:30il faut que le dialogue existe
00:54:32je pense que le dialogue
00:54:33c'est la modalité
00:54:34de réponse
00:54:35à un mouvement étudiant
00:54:36et un mouvement lycéen
00:54:37mais encore une fois
00:54:38ne nous trompons pas de combat
00:54:39et surtout
00:54:40ne balayons pas
00:54:41d'un revers de la main
00:54:42la question des violences
00:54:43parce que le dialogue
00:54:44il ne peut pas avoir lieu
00:54:45dans un contexte
00:54:46où les lycées brûlent
00:54:47d'une certaine manière
00:54:48vous répondrez dans un instant
00:54:49Thomas Vacheron
00:54:49il n'a pas encore dit un mot
00:54:51Antoine Overdorf
00:54:52mais on est quoi
00:54:53à un carrefour là
00:54:54à la veille de cette nouvelle semaine
00:54:55oui y compris d'ailleurs
00:54:57parce qu'on le voit bien
00:54:58dans le front syndical lycéen
00:55:00que décrivait Thomas Vacheron
00:55:01alors il y a ce front syndical
00:55:03avec notamment
00:55:05l'union syndical lycéenne
00:55:06solidaire
00:55:07qui sont très
00:55:08à l'avant de ce mouvement
00:55:10et pour au fond
00:55:11des demandes maximalistes
00:55:13de l'ordre de
00:55:1410 milliards d'euros
00:55:1510 millions d'euros
00:55:16pardon
00:55:1610 milliards
00:55:16sur la table
00:55:19dès maintenant
00:55:20et sans négociation possible
00:55:23abrogation de parcours sup
00:55:24absolument
00:55:25et puis
00:55:26des voix lycéennes
00:55:27qui commencent à se faire entendre
00:55:29sur par exemple
00:55:30des propositions
00:55:31qui sont avancées
00:55:32sur l'amélioration
00:55:33de parcours sup
00:55:33peut-on par exemple
00:55:34dissimuler le lycée de provenance
00:55:36des lycéens
00:55:37de manière à lever
00:55:37tout soupçon de discrimination
00:55:39dans le tri
00:55:40qui est opéré au moment de parcours sup
00:55:41est-ce que
00:55:42ce sera perçu comme des gains
00:55:44ou alors est-ce que ce sera perçu
00:55:45comme des miettes
00:55:46de toute évidence
00:55:47en revanche
00:55:47les annonces
00:55:48qui ont été faites
00:55:48par Édouard Geffray
00:55:49sur les 3000 titulaires
00:55:51en zone de remplacement
00:55:51ces enseignants
00:55:52cette armée de réserve
00:55:53qui va être envoyée au front
00:55:54là en début de semaine
00:55:55ces annonces pour le coup
00:55:56elles ont été très très très
00:55:58rapidement critiquées
00:55:58et tournées en dérision
00:56:00ne serait-ce que
00:56:01sur une seule base
00:56:02et un seul argument
00:56:03qui me semble tout à fait juste
00:56:04c'est que
00:56:04les professeurs
00:56:05ne sont pas interchangeables
00:56:06entre eux
00:56:06et que naturellement
00:56:07s'il y a des professeurs
00:56:08qui n'exercent pas
00:56:10dans les disciplines
00:56:10les plus en tension
00:56:11mathématiques
00:56:11français notamment
00:56:13en fait ils vont être envoyés
00:56:14pour faire
00:56:15un peu d'orientation peut-être
00:56:16surtout essentiellement
00:56:17de l'occupationnel
00:56:18et du gardiennage
00:56:19à compter de la semaine prochaine
00:56:20devant les classes
00:56:21donc tout ça n'est pas satisfaisant
00:56:22Thomas Vacheron
00:56:23Moi vous répondez pour partie
00:56:25au fait que
00:56:25c'est absolument pas sérieux
00:56:26les propositions qui ont été faites
00:56:27parce que c'est pas un professeur
00:56:28d'histoire géographique
00:56:29qui veut faire des mathématiques
00:56:30donc l'histoire est résolue
00:56:31c'est que des effets d'annonce
00:56:32et c'est pas moi qui le dit
00:56:33c'est toutes les organisations lycéennes
00:56:35organisations étudiantes
00:56:36et tous les enseignants
00:56:37il y a l'entièreté
00:56:38de l'intersyndicale
00:56:40enseignante tout ensemble
00:56:41qui appelle à la grève
00:56:42et on invite tout le monde
00:56:43à y participer
00:56:43Il y a deux dates clés
00:56:44la semaine prochaine
00:56:44mardi et samedi
00:56:45il y a déjà mardi
00:56:47il faut réussir étape par étape
00:56:48parce que chaque étape
00:56:49détermine la suivante
00:56:50c'est extrêmement important
00:56:51aujourd'hui vous savez
00:56:53Parcoursup
00:56:53je n'y connais rien
00:56:54on était une génération
00:56:55où on pouvait choisir
00:56:56et plus on choisissait
00:56:56plus on est pertinent
00:56:57dans ce qu'on a envie de faire
00:56:59pour être un bon étudiant
00:57:00un bon quelqu'un
00:57:01qui fait correctement ses études
00:57:02Parcoursup c'est l'inverse
00:57:03en plus
00:57:03tous ceux qui sont favorables
00:57:05au système
00:57:05qui a été modifié par Parcoursup
00:57:07c'est ceux qui ont bénéficié
00:57:08d'autres systèmes
00:57:08ou qui sont de milieux
00:57:09très privilégiés
00:57:10et par contre
00:57:11monsieur Ferracci
00:57:12moi ce que je voulais vous dire
00:57:13quand même
00:57:13de manière sérieuse
00:57:14vous savez
00:57:14vous savez pourquoi
00:57:15il y a un énorme problème
00:57:16et une fracture dans la société
00:57:17c'est que non seulement
00:57:18dans la dignité
00:57:19des centaines de milliers de jeunes
00:57:21se mobilisent tous les jours
00:57:22s'auto-organisent
00:57:24ont des revendications
00:57:26réfléchissent
00:57:26et vous ne parlez
00:57:28que des 1%
00:57:29de ceux
00:57:29qui cassent
00:57:30qui font l'événement
00:57:32etc
00:57:32j'ai dit qu'ils dégradaient
00:57:33et débordaient le mouvement
00:57:34je ne vous ai pas coupé
00:57:34pourtant ce n'est pas l'envie
00:57:35qui m'en manquait
00:57:36et ce que je veux vous dire
00:57:37précisément sur le sujet
00:57:39c'est que
00:57:39vous savez
00:57:40ce que vous rejetez
00:57:42renvoyez pardon
00:57:42c'est de la condescendance
00:57:44parce que
00:57:45avec la manière
00:57:46dont vous venez me répondre
00:57:47de répondre aux gens
00:57:48qui vous écoutent
00:57:48en disant
00:57:49il faut être sérieux
00:57:50c'est trop
00:57:50je vais vous donner
00:57:51les modalités d'action
00:57:52etc
00:57:53quand vous savez
00:57:54vous traitez de la même manière
00:57:55les salariés
00:57:56les lycéens
00:57:57que les retraités
00:57:58vous nous avez volé
00:57:59deux années de vie
00:58:00à la retraite
00:58:01nos deux meilleures années
00:58:02les premières
00:58:02en passant l'âge de la retraite
00:58:03à 62 à 64 ans
00:58:04là vous êtes en train
00:58:05de faire taper
00:58:07sur les lycéens
00:58:08moi ce n'est pas une question
00:58:09de police
00:58:11et pour finir
00:58:14avec les modalités pratiques
00:58:16qui ont été faites sur eux
00:58:17des policiers
00:58:18surarmés
00:58:18sur des enfants
00:58:19le minimum
00:58:20c'est d'avoir un peu
00:58:20d'humilité
00:58:21et je termine là-dessus
00:58:22quand on a été ministre du chômage
00:58:24comme vous l'avez été
00:58:24ministre des licenciements
00:58:26plus précisément
00:58:26moi je pense aux salariés
00:58:28de chez Auchan
00:58:29je pense aux salariés
00:58:30de chez Michelin
00:58:30je suis d'Auvergne
00:58:31d'accord
00:58:31je pense aux salariés
00:58:32de chez Vancorex
00:58:34que vous n'avez jamais aidé
00:58:35vous continuez
00:58:36sur le même ton
00:58:37avec les lycéens
00:58:38que sur les salariés
00:58:39le minimum
00:58:39nous ce qu'on vous demande
00:58:40on est en désaccord
00:58:41c'est un fait
00:58:42mais le minimum
00:58:43c'est un peu d'humilité
00:58:45écoutez les salariés
00:58:45les jeunes
00:58:46et les retraités
00:58:47et pas d'agressivité
00:58:47s'il vous plaît
00:58:48sur ce plateau
00:58:48moi le minimum
00:58:49que je réclame
00:58:50c'est le respect des faits
00:58:51le respect des faits
00:58:52c'est encore une fois
00:58:53qu'il y a des revendications légitimes
00:58:54et puis il y a aussi
00:58:55des casseurs
00:58:55moi ce que je demande
00:58:57c'est que les forces de l'ordre
00:58:58fassent preuve de discernement
00:58:59est-ce que c'est
00:59:00faire preuve d'arrogance
00:59:01que de demander
00:59:02que l'ordre soit rétabli
00:59:03c'est ça que vous êtes en train de me dire
00:59:05répondez aux revendications
00:59:07et bien les revendications
00:59:07elles sont écoutées
00:59:08le ministre de l'éducation nationale
00:59:10le premier ministre
00:59:11ont déjà apporté des réponses
00:59:12j'étais à l'Assemblée nationale
00:59:13pour les écouter
00:59:14plus ils répondent
00:59:15plus il y a des manifestants
00:59:16vous m'avez coupé
00:59:18je ne vais pas vous couper
00:59:19on va arrêter
00:59:20l'agressivité
00:59:21si vous le voulez bien
00:59:23moi ce que je vous dis simplement
00:59:24c'est que
00:59:25aujourd'hui
00:59:26on ne répondra pas
00:59:27aux revendications
00:59:28si on ne regarde pas
00:59:29les faits tels qu'ils sont
00:59:30la dépense par lycéen
00:59:31les plus importantes
00:59:32est-ce que ça veut dire
00:59:33qu'il n'y a pas des problèmes
00:59:34dans les lycées
00:59:34bien sûr qu'il y a des problèmes
00:59:35dans les lycées
00:59:36je suis le premier à le dire
00:59:37j'ai des enfants au lycée
00:59:38j'ai des enfants
00:59:38qui ne doivent pas être
00:59:39dans les mêmes lycées
00:59:40que ceux qui sont mobilisés
00:59:41et un fils dont le lycée
00:59:43est bloqué
00:59:43donc je constate ce qui se passe
00:59:45vous parlez de Parcoursup
00:59:46je vois ce qu'il y a
00:59:47dans Parcoursup
00:59:48je vois le stress
00:59:48on doit abroger Parcoursup
00:59:49je vois l'ancinité
00:59:50je pense qu'il faut améliorer
00:59:51Parcoursup
00:59:52alors abandonnez-moi
00:59:53ça veut dire quoi améliorer
00:59:54améliorer ça veut dire par exemple
01:00:01vous avez globalement
01:00:03des pondérations
01:00:06qui existent
01:00:06sur le contrôle continu
01:00:07d'une part
01:00:08sur les motivations
01:00:09sur la personnalité
01:00:11des étudiants
01:00:11à travers leurs lettres
01:00:12de motivation
01:00:13mais tout ça
01:00:13n'est pas transparent
01:00:14d'une université à l'autre
01:00:15une des demandes
01:00:16c'est justement
01:00:17que tout le monde sache
01:00:18comment il est classé
01:00:19moi je pense que c'est
01:00:20une amélioration
01:00:21de Parcoursup
01:00:22je pense que c'est
01:00:23une amélioration
01:00:23de Parcoursup
01:00:24alors que ça fait des années
01:00:26que c'est critiqué
01:00:26par l'ensemble des syndicats
01:00:27j'aimerais qu'on entend
01:00:28Anaïs Céla s'il vous plaît
01:00:29porte-parole de l'association
01:00:30Les lycéens
01:00:31élus au Conseil national
01:00:32de la vie lycéenne
01:00:33vous espérez
01:00:35bénéficier pleinement
01:00:36si je puis dire
01:00:36la semaine prochaine
01:00:37mardi et surtout
01:00:37samedi prochain
01:00:38du soutien en quelque sorte
01:00:40de l'intersyndical
01:00:41des syndicats professionnels
01:00:43dont la CGT
01:00:44pour tenter
01:00:46d'insulter quelque chose
01:00:48de nouveau
01:00:48à ce mouvement
01:00:50lycéen
01:00:51initialement
01:00:52Mais ce mouvement
01:00:54est initialement lycéen
01:00:55mais depuis
01:00:55depuis qu'il a commencé
01:00:57on a eu justement
01:00:58un peu une convergence
01:00:59il y a les étudiants
01:01:01qui sont mobilisés
01:01:02avec nous
01:01:03il y a les syndicats
01:01:04comme la CGT
01:01:05et d'autres
01:01:06que je passe
01:01:07et oui
01:01:07forcément que c'est important
01:01:09parce qu'en fait
01:01:09finalement
01:01:10ce mouvement
01:01:11qui était à la base
01:01:12lycéen
01:01:12il commence un peu
01:01:13à toucher
01:01:14l'ensemble de la société
01:01:15c'est plus seulement
01:01:17nous les lycéens
01:01:18qui sommes concernés
01:01:19ils concernent
01:01:20tout le monde
01:01:20et j'aimerais d'ailleurs
01:01:22répondre à monsieur Ferrati
01:01:23vous avez dit
01:01:23que le budget a augmenté
01:01:25et que c'est supérieur
01:01:27dans la moyenne
01:01:28de l'OCDE
01:01:28mais quand même
01:01:29je rappelle que
01:01:30les profs français
01:01:30sont payés
01:01:3115% de moins
01:01:33que leurs voisins
01:01:34européens
01:01:35et les réponses
01:01:36vous avez dit
01:01:36qu'on a eu des réponses
01:01:37jusqu'à présent
01:01:38c'est vrai
01:01:38mais en fait
01:01:39ces réponses-là
01:01:40elles étaient portées
01:01:43notamment sur la démocratie scolaire
01:01:45mais il n'y a pas
01:01:47de réponse structurelle
01:01:48et le problème actuel
01:01:49il est structurel
01:01:50et répondre que
01:01:51par des mesures
01:01:52qui ne coûtent pas d'argent
01:01:53ce ne sera pas suffisant
01:01:54parce que cette colère-là
01:01:56elle touche tout le monde
01:01:58et on le voit bien
01:01:59parce qu'on est accompagné
01:02:00dans cette mobilisation
01:02:01par l'ensemble
01:02:02des acteurs
01:02:03de la société
01:02:04et même ceux
01:02:05qui ne se sentent pas concernés
01:02:06on a eu Henri IV
01:02:07qui a été bloqué
01:02:08il y a eu le NS
01:02:08il y a eu l'INSP
01:02:10et j'en profite
01:02:11d'avoir la parole
01:02:12pour aussi saluer
01:02:13ceux qui sont oubliés
01:02:14par ce mouvement
01:02:15parce que ce mouvement-là
01:02:16il a commencé à Créteil
01:02:17il a commencé dans les banlieues
01:02:18et il y a plein
01:02:19de lycéens et lycéennes
01:02:20aujourd'hui
01:02:21qui ne sont pas représentés
01:02:22qui ne sont pas médiatifs
01:02:23je pense aussi
01:02:24à ceux qui vivent
01:02:25dans les campagnes
01:02:26et dans des milieux ruraux
01:02:28et aussi aux lycéens
01:02:29et lycéennes d'outre-mer
01:02:30on ne vous oublie pas
01:02:31et on continuera
01:02:32pour tout le monde
01:02:33parce que tout le monde
01:02:34doit bénéficier
01:02:35de cette dignité
01:02:35à l'éducation
01:02:36Merci à tous les quatre
01:02:38d'avoir accepté
01:02:38l'invitation de BFM TV
01:02:40et de dialoguer
01:02:41ici même
01:02:41sur le plateau
01:02:42de BFM Direct
01:02:43dans quelques instants
01:02:45on revient
01:02:45pour faire le point
01:02:46sur la primaire
01:02:47de la gauche
01:02:50qui a débuté hier
01:02:52qui se poursuit
01:02:52jusqu'à
01:02:5318h tout à l'heure
01:02:54édition spéciale
01:02:55pour suivre les résultats
01:02:56en direct
01:02:56sur BFM TV
01:02:57à partir de 17h45
01:03:00à tout de suite
01:03:0211h30
01:03:02soyez les bienvenus
01:03:03si vous nous rejoignez
01:03:03dans BFM Direct
01:03:04des dizaines de morts
01:03:05en Ukraine
01:03:06dans l'espace de quelques jours
01:03:07seulement
01:03:07du fait de nouvelles
01:03:08frappes russes
01:03:09c'est Donald Trump
01:03:10qui s'en est donc pris
01:03:11cette nuit
01:03:12au président
01:03:13ukrainien
01:03:14qui a eu le malheur
01:03:14de critiquer son accord
01:03:15avec Moscou
01:03:15sur le diesel russe
01:03:16Trump qui semble
01:03:17s'adresser il y a quelques heures
01:03:19de cela
01:03:19aux ukrainiens
01:03:20écoutez
01:03:22je suggère qu'il se dote
01:03:23d'un nouveau dirigeant
01:03:24capable de conclure un accord
01:03:26car il aurait pu en conclure
01:03:27beaucoup
01:03:27mais pour une raison
01:03:28ou une autre
01:03:29il ne le fait jamais
01:03:30et je pense qu'il est temps
01:03:31pour l'Ukraine
01:03:32d'avoir un nouveau président
01:03:34que fait donc Trump
01:03:35il reprend les propositions
01:03:38de Vladimir Poutine
01:03:39qui demande depuis un certain temps
01:03:40qu'effectivement
01:03:41l'Ukraine se dote
01:03:43d'un nouveau président
01:03:43donc effectivement
01:03:44ça peut nous étonner
01:03:46deuxièmement
01:03:47il est furieux
01:03:48parce qu'il n'a pas eu
01:03:49son prix Nobel
01:03:50et que c'est quelqu'un
01:03:52qui a eu le prix Nobel
01:03:53et qui est rattaché
01:03:54à la cour de justice internationale
01:03:56et au droit international
01:03:57et justement
01:03:58une juristice sud-africaine
01:04:00voilà
01:04:00qui vit plus grand mal
01:04:01depuis deux jours
01:04:02voilà
01:04:02et justement
01:04:03alors là il est furieux
01:04:04absolument
01:04:05donc il s'en prend à la terre
01:04:05pensez que ça joue ?
01:04:06ah ça joue totalement
01:04:07c'est quelqu'un
01:04:09qui est tellement narcissique
01:04:10il est
01:04:11son cerveau
01:04:12est en ébullition
01:04:13en quelque sorte
01:04:14c'est surtout qu'il n'a pas apprécié
01:04:15que Zelensky critique
01:04:16l'accord
01:04:16qu'il vient de conclure
01:04:17avec la Russie
01:04:18sur le diesel russe
01:04:19et Zelensky
01:04:21qui est soutenu
01:04:22par les Européens
01:04:24tout le monde
01:04:24qui se réclame
01:04:25de ce fameux droit international
01:04:27en disant que la Russie
01:04:28est hors du droit
01:04:29et bien ce Zelensky
01:04:30le critique
01:04:31en plus
01:04:32donc tout ça
01:04:33le met dans un état
01:04:33effectivement
01:04:34de fureur avancé
01:04:35il reprend
01:04:36son vieux cheval de bataille
01:04:38qui est effectivement
01:04:39il faut négocier
01:04:40avec la Russie
01:04:41et il faut
01:04:42que Zelensky s'en aille
01:04:43il l'avait déjà dit
01:04:44n'oubliez pas
01:04:45donc là
01:04:46on est dans un moment
01:04:48de tension extrême
01:04:49avec un regard
01:04:50et j'en finirai par là
01:04:51il pense
01:04:52au mid-terme
01:04:53il lui faut
01:04:53un bouc émissaire
01:04:54pour la crise
01:04:55du gasoil
01:04:56et de l'essence
01:04:57aux Etats-Unis
01:04:58et Zelensky
01:04:59est tout trouvé
01:05:00c'est pas si surprenant
01:05:01de la part de Trump
01:05:02finalement
01:05:02quand on y réfléchit bien
01:05:04ce matin
01:05:04général Sidos
01:05:05néanmoins
01:05:05ça n'a rien à donner
01:05:07le fait qu'un dirigeant
01:05:09d'un pays de l'OTAN
01:05:11s'en prenne
01:05:13aux dirigeants
01:05:13d'un pays soutenu
01:05:14par l'OTAN
01:05:15et surtout soutiennent
01:05:16assez explicitement
01:05:18l'ennemi
01:05:19d'un pays soutenu
01:05:20par l'OTAN
01:05:20enfin c'est délirant
01:05:22en soi
01:05:22alors tout ça
01:05:22c'est le grand paradoxe
01:05:24quand il y a un conflit
01:05:25effectivement
01:05:25il y a forcément
01:05:26un lien
01:05:26entre le politique
01:05:27et le militaire
01:05:28et là le militaire
01:05:30c'est quand même l'OTAN
01:05:30c'est l'OTAN
01:05:31qui est à la manœuvre
01:05:32c'est l'OTAN
01:05:32qui soutient
01:05:33directement
01:05:34indirectement
01:05:34l'Ukraine
01:05:36les plans de défense
01:05:37de l'OTAN
01:05:37existent
01:05:38face à la Russie
01:05:39il ne faut pas être dupe
01:05:39face à la Russie
01:05:40sous toutes ses formes
01:05:41il y a des nouvelles doctrines
01:05:43qui vont apparaître demain
01:05:43il y a une réunion
01:05:44à Varsovie
01:05:45et le général américain
01:05:46qui commande les forces
01:05:47de l'OTAN
01:05:48en Europe
01:05:49va présenter
01:05:50ce qu'on appelle
01:05:50la terre et la victoire
01:05:51qui ressemble beaucoup
01:05:52d'ailleurs
01:05:52à ce qu'a fait l'Ukraine
01:05:53pendant 4 ans
01:05:54c'est quasiment
01:05:55la copie conforme
01:05:56donc là
01:05:57est-ce que ça veut dire
01:05:58que quand il y a
01:05:59quelque chose
01:05:59qui fonctionne
01:06:00parce que ça fonctionne
01:06:01depuis 5 ans
01:06:01ce petit pays
01:06:02qui s'est modernisé
01:06:03son armée
01:06:04s'est créée
01:06:05son industrie de défense
01:06:06s'est créée
01:06:07et a mis en échec
01:06:08quand même
01:06:08la grosse puissance russe
01:06:09et là on lui coupe
01:06:10l'herbe sous le pied
01:06:11à ce moment
01:06:12effectivement
01:06:12on s'était expliqué
01:06:13pour des raisons politiques
01:06:14alors effectivement
01:06:15on se demande pourquoi
01:06:15alors il y a le front ukrainien
01:06:17c'est certain
01:06:17le front ukrainien
01:06:18la Russie ne progresse pas
01:06:19les Ukrainiens frappent
01:06:20dans la profondeur
01:06:21ils ont des résultats
01:06:22tous les militaires américains
01:06:23le disent
01:06:23et le soutiennent
01:06:24et puis il y a ce second front
01:06:26on se demande
01:06:26s'il est vraiment second
01:06:27il y a les deux golfs
01:06:28Aden et Hormuz
01:06:29qui posent quand même
01:06:30sacrément problème
01:06:32pour voir la capacité
01:06:35de défense
01:06:35et d'opérationnel
01:06:37des américains
01:06:37dans la zone
01:06:38parce qu'ils n'ont pas
01:06:39de résultats
01:06:39là aussi
01:06:40ils ont un ennemi
01:06:40qui résiste
01:06:41alors Zelensky
01:06:43est un interlocuteur
01:06:44il a essayé
01:06:45de l'intimider
01:06:46il s'est pas laissé intimider
01:06:47il a eu des sursauts
01:06:48de sympathie pour lui
01:06:49pendant quelques mois
01:06:50bon et puis là
01:06:51effectivement
01:06:51il y a les aspects politiques
01:06:52qui réapparaissent
01:06:53donc forcément
01:06:54il a besoin de trouver
01:06:55quelqu'un
01:06:56à qui s'en prendre
01:06:57alors il s'en est pris
01:06:58par moments
01:06:59sur son premier mandat
01:07:00il s'en prenait
01:07:00à ses généraux
01:07:01des généraux
01:07:02qui avaient beaucoup
01:07:03de sagesse
01:07:03qui connaissaient un peu
01:07:04leur métier
01:07:05et la géopolitique
01:07:06il les renvoyait
01:07:07bon là
01:07:08il a des généraux
01:07:09qui sont un peu plus aux ordres
01:07:10et ça se passe
01:07:10un peu plus discrètement
01:07:12voilà on s'en prend
01:07:13à Zelensky effectivement
01:07:14c'est un peu l'éternel problème
01:07:15il est temps pour l'Ukraine
01:07:17d'avoir un nouveau président
01:07:18disait donc cette nuit
01:07:19Donald Trump
01:07:19comment
01:07:20bonjour Nicolas Code
01:07:21vous êtes l'envoyé spécial
01:07:22de BFM TV en Ukraine
01:07:23comment les Ukrainiens
01:07:24que vous rencontrez
01:07:24réagissent-ils ?
01:07:28alors déjà
01:07:28il y a Volodymyr Zelensky
01:07:29dont on attend
01:07:30bien évidemment
01:07:31la réaction
01:07:31il n'a pas publié
01:07:32de communication
01:07:33depuis maintenant
01:07:3414h
01:07:34tout ce qu'il a fait
01:07:35c'était une manière
01:07:36un petit peu subtile
01:07:36finalement de resserrer
01:07:37les rangs
01:07:38il a échangé
01:07:39avec tous ses alliés
01:07:40européens
01:07:41français
01:07:42britanniques
01:07:42finlandais
01:07:43ou norvégien
01:07:44notamment
01:07:44justement
01:07:45une manière
01:07:46de montrer
01:07:47un front uni
01:07:48il ne répond pas
01:07:49directement
01:07:49du moins pour l'instant
01:07:50à Donald Trump
01:07:51parce que
01:07:51Volodymyr Zelensky
01:07:52sait ce qu'il peut
01:07:53lui en coûter
01:07:54parce que cette déclaration
01:07:56de Donald Trump
01:07:58à l'endroit
01:07:59de Volodymyr Zelensky
01:08:00n'a rien d'inédite
01:08:00on se rappelle très bien
01:08:01qu'il l'avait traité
01:08:02de dictateur
01:08:03il y a bientôt
01:08:04un an
01:08:04et forcément
01:08:05l'Ukraine en avait
01:08:06payé le prix
01:08:07derrière
01:08:07pour ce qui est
01:08:08des Ukrainiens
01:08:09pour répondre à votre question
01:08:10il y a deux choses
01:08:11déjà à différencier
01:08:12dans les propos
01:08:12qu'ont tenu
01:08:13Donald Trump
01:08:13déjà
01:08:14le président américain
01:08:15qui ordonne
01:08:16aux Ukrainiens
01:08:17d'arrêter les frappes
01:08:18en profondeur
01:08:19sur les raffineries russes
01:08:20et sur les infrastructures
01:08:21pétrolières
01:08:22il faut bien comprendre
01:08:22que ces frappes
01:08:23elles sont soutenues
01:08:23très largement
01:08:24ici en Ukraine
01:08:26il y a donc un appel
01:08:27malgré les propos
01:08:29de Donald Trump
01:08:29à poursuivre
01:08:30ces frappes
01:08:31puisque ça constitue
01:08:33l'essentiel
01:08:33de la stratégie
01:08:34de l'Ukraine
01:08:35pour tenter
01:08:35de mettre à mal
01:08:36la machine économique
01:08:37russe
01:08:38qui finance sa guerre
01:08:39sur le territoire ukrainien
01:08:40pour ce qui est des termes
01:08:42employés à l'égard
01:08:42de Volodymyr Zelensky
01:08:44oui Volodymyr Zelensky
01:08:45n'est pas soutenu
01:08:46évidemment par 100%
01:08:47de la population
01:08:48ici
01:08:49il y a plusieurs choses
01:08:50qui lui sont reprochées
01:08:51notamment certains choix
01:08:53sur le front militaire
01:08:54ou notamment
01:08:55un manque d'investissement
01:08:56dans la lutte
01:08:57contre la corruption
01:08:58qui peut y avoir
01:09:00dans le pays
01:09:00ici en Ukraine
01:09:01pour autant
01:09:02les Ukrainiens
01:09:03savent très bien
01:09:03que la constitution
01:09:04interdit la tenue
01:09:05de nouvelles élections
01:09:06ici
01:09:07et ils n'imaginent pas
01:09:08qu'il pourrait y en avoir
01:09:09dans ce contexte
01:09:10de guerre
01:09:10et en tous les cas
01:09:11ce n'est pas du tout
01:09:12à Donald Trump
01:09:13ni aux Etats-Unis
01:09:13de dicter le calendrier
01:09:14électoral à l'Ukraine
01:09:16Trump dont les propos
01:09:17surprennent voire choc
01:09:18d'autant plus
01:09:18que ces derniers jours
01:09:19Nicolas en Ukraine
01:09:20ont été marqués
01:09:20par de nouvelles attaques
01:09:21russes particulièrement
01:09:22meurtrières
01:09:25Oui absolument
01:09:26et même ce matin
01:09:26des attaques
01:09:27dans la région
01:09:28de Kiev
01:09:28notamment à Boucha
01:09:29un entrepôt
01:09:30qui a été frappé
01:09:31et hier
01:09:31ce sont les civils
01:09:32principalement
01:09:33qui ont payé
01:09:33le prix de ces frappes
01:09:34la ville de Zaporizhia
01:09:35a notamment été frappée
01:09:37par des bombes
01:09:38guidées aériennes
01:09:39planantes
01:09:39sur un immeuble
01:09:4015 morts civils
01:09:41et également
01:09:42une dizaine de blessés
01:09:44deux jours avant
01:09:44c'était un bus
01:09:45rempli de civils
01:09:46avec 30 morts
01:09:47qui a été frappé
01:09:48à Kramators
01:09:48bref
01:09:49presque tous les matins
01:09:50finalement
01:09:50on peut établir
01:09:51ce décompte macabre
01:09:52des victimes civiles
01:09:53et ça démontre bien
01:09:54la stratégie utilisée
01:09:55par Vladimir Poutine
01:09:56terroriser la population
01:09:58une stratégie finalement
01:09:59en opposition
01:10:00avec ce qu'il se passe
01:10:01sur la ligne de front
01:10:02parce que
01:10:02ces dernières semaines
01:10:04c'est plutôt les Ukrainiens
01:10:05qui enregistrent des succès
01:10:06qui ont récupéré
01:10:07certains villages
01:10:07notamment dans le Donbass
01:10:08à l'issue
01:10:09d'une contre-offensive
01:10:10nommée Vivaldi
01:10:12donc Vladimir Poutine
01:10:13frappe l'Ukraine
01:10:14en son cœur
01:10:15ces grandes villes
01:10:16notamment
01:10:16mais également
01:10:17ces infrastructures
01:10:18énergétiques
01:10:19ce qui provoque
01:10:21de très nombreuses
01:10:21coupures d'électricité
01:10:22notamment
01:10:23dans la capitale
01:10:24coupures de chauffage
01:10:25également
01:10:26ce qui annonce
01:10:26un hiver très compliqué
01:10:27pour la population ukrainienne
01:10:28Merci Nicolas
01:10:30avec Sébastien Savoie
01:10:31en Ukraine
01:10:31pour BFM TV
01:10:32Trump qui cette nuit
01:10:33Patricia Lémonière
01:10:34assure que
01:10:35Poutine souhaite
01:10:36un règlement
01:10:37du conflit
01:10:39Trump et le pantin
01:10:40du Kremlin
01:10:40en tout cas
01:10:41il est aligné
01:10:42mais on a vu cet alignement
01:10:43qui va et vient
01:10:44depuis le début
01:10:45ce qui est étonnant
01:10:46dans le contexte actuel
01:10:47effectivement
01:10:48c'est l'absence de réaction
01:10:49de Zelensky
01:10:50vous savez Zelensky
01:10:51c'est quelqu'un
01:10:51qui est plutôt impulsif
01:10:52et qui en général
01:10:53a tendance
01:10:54on l'avait vu
01:10:54dans le bureau ovale
01:10:55a tendance
01:10:56à réagir très vite
01:10:57et là on peut
01:10:58s'imaginer
01:10:59qu'avec ses interlocuteurs
01:11:00européens
01:11:01qu'il a toussus
01:11:02dans ses dernières heures
01:11:04et bien tout le monde
01:11:05lui a dit
01:11:06attends
01:11:07apaises-toi
01:11:08on est là
01:11:09on te soutient
01:11:10mais il ne faut pas
01:11:11le provoquer un peu plus
01:11:12parce que tout le monde
01:11:13comprend très très bien
01:11:13que le président américain
01:11:15dans les trois semaines
01:11:16qui sont devant nous
01:11:17va rentrer dans un comportement
01:11:20qui va être très dur
01:11:22vis-à-vis de l'Ukraine
01:11:24parce qu'il veut absolument
01:11:25avoir cette baisse
01:11:26du diesel
01:11:27et de l'essence
01:11:29et donc
01:11:30il veut absolument
01:11:31faire cet accord
01:11:32avec les russes
01:11:34sur le plan du diesel
01:11:35qui on le sait
01:11:36n'aboutira à rien
01:11:37vraiment dans les médias
01:11:37mais il lui faut quelqu'un
01:11:39donc effectivement
01:11:40les européens se taisent
01:11:42l'Ukraine se tait
01:11:43pour l'instant
01:11:43n'a pas réagi
01:11:44qui finira par réagir
01:11:45j'en suis certaine
01:11:46mais avec modération
01:11:48pour ne pas rentrer
01:11:49dans un style
01:11:50avec plus de provocation
01:11:51de part et d'autre
01:11:52Merci à tous les deux
01:11:54et encore une fois
01:11:55un immense bravo
01:11:56à nos collègues
01:11:56de l'émission
01:11:57Ligne Rouge
01:11:57qui ont été récompensés
01:11:59hier soir
01:11:59Fanny Morel
01:12:00Jérémie Paire
01:12:00Elodie Noiret
01:12:01ainsi que leurs fixeurs
01:12:02israéliens et palestiniens
01:12:04pour leur documentaire
01:12:05Gaza l'arme de la faim
01:12:06qui a reçu le prestigieux
01:12:07prix bailleux
01:12:08des correspondants de guerre
01:12:09dans la catégorie
01:12:10audiovisuel
01:12:11bravo à eux
01:12:11et vous pouvez retrouver
01:12:12bien sûr ce documentaire
01:12:13exceptionnel
01:12:14sur la plateforme
01:12:15BFM Replay
01:12:16On en vient
01:12:17à l'actualité politique
01:12:20du jour
01:12:22Je vous rappelle
01:12:22cet horaire important
01:12:23sur l'antenne
01:12:24de BFM TV
01:12:2717h45
01:12:28tout à l'heure
01:12:30début d'une édition
01:12:32spéciale
01:12:33pour suivre
01:12:33ensemble
01:12:35le résultat
01:12:36de la primaire
01:12:38social-démocrate
01:12:40je vais en parler
01:12:40avec mes invités
01:12:41qui font leur entrée
01:12:42sur le plateau
01:12:43de BFM TV
01:12:44c'est du direct
01:12:45en même temps
01:12:45cette émission
01:12:46s'appelle BFM direct
01:12:46ça tombe absolument
01:12:47parfaitement
01:12:48Bernard Sanès
01:12:49bonjour
01:12:50Bernard
01:12:50Antoine
01:12:51Oberdorf
01:12:51rebonjour
01:12:53Antoine
01:12:53question centrale
01:12:55avec un horaire
01:12:5517h45
01:12:56les résultats
01:12:57de la primaire
01:12:5818h
01:12:59dès la fin du vote
01:13:00puisque c'est un vote
01:13:01électronique
01:13:02on nous indique
01:13:03d'ailleurs
01:13:03qu'à 7h
01:13:04à peu près
01:13:07111 000
01:13:08personnes
01:13:09ont voté
01:13:10sur les 140 000
01:13:12si je ne m'abuse
01:13:13140 000
01:13:14votants
01:13:14ils ont donc
01:13:15jusqu'à 18h
01:13:16pour voter
01:13:16faudra-t-il
01:13:17un second tour
01:13:18le suspense
01:13:19est total
01:13:20Antoine
01:13:20vous qui connaissez
01:13:21parfaitement le sujet
01:13:22parce que
01:13:22c'est vrai
01:13:23qu'on a
01:13:25certaines parties
01:13:26du corps électoral
01:13:26assez lisibles
01:13:27au fond
01:13:28les 28 000
01:13:29adhérents
01:13:30de place publique
01:13:30d'évidence
01:13:31c'est du 100%
01:13:32Glucksmann
01:13:33ils iront voter
01:13:34comme un seul homme
01:13:34pour leur champion
01:13:35de la même manière
01:13:36sur la partie
01:13:38du corps électoral
01:13:38qui est celle
01:13:39du parti socialiste
01:13:40là on parle
01:13:40de 31 000 militants
01:13:42à jour de cotisation
01:13:43du parti socialiste
01:13:43très nébuleux
01:13:43le corps électoral
01:13:44qui nous incite
01:13:46à la prédence
01:13:46c'est assez lisible
01:13:47en tout cas
01:13:48sur la partie
01:13:48du corps électoral
01:13:49la partie socialiste
01:13:50on peut toujours
01:13:51identifier les rapports
01:13:52de force
01:13:53des courants
01:13:53au sein du PS
01:13:54mais par contre
01:13:54vous avez cette boîte noire
01:13:55cette boîte noire
01:13:56de 80 000 inscrits
01:13:57qui sont venus
01:13:58payer quand même
01:13:59rappelons-le
01:13:59la modique somme
01:14:00de 15 euros
01:14:01pour pouvoir désigner
01:14:02celui qui représentera
01:14:03le camp socialiste
01:14:04social-démocrate
01:14:05s'il n'y a pas 140 000 votants
01:14:06on se demandera
01:14:07qui sont ces gens
01:14:08qui ont dépensé 15 euros
01:14:09qui peuvent se payer le luxe
01:14:10de dépenser 15 euros
01:14:11et de ne pas venir voter
01:14:12pardon je ferme la parenthèse
01:14:13et donc si vous voulez
01:14:14quand vous mettez tout ça
01:14:15bout à bout
01:14:17on se retrouve dans une situation
01:14:18très incertaine
01:14:19où vous avez
01:14:20d'évidence dans les sondages
01:14:22un Raphaël Glucksmann
01:14:23qui se détache
01:14:24qui est le seul
01:14:25de tous les prétendants
01:14:26à faire un score
01:14:26à deux chiffres régulièrement
01:14:27dans les sondages
01:14:28on en parlera à l'instant
01:14:29avec Bernard Sananès
01:14:30mais est-ce que véritablement
01:14:32tous les électeurs
01:14:33de cette primaire
01:14:33suivront la logique classique
01:14:35du vote utile ?
01:14:36Est-ce qu'ils se détermineront
01:14:37exclusivement en fonction
01:14:38de qui est le mieux placé
01:14:39qui émerge dans les sondages
01:14:42ou alors seront-ils aussi
01:14:43attentifs peut-être
01:14:43à un candidat
01:14:45qui leur paraît
01:14:46plus à gauche
01:14:47on sait que parfois
01:14:48c'est la prime
01:14:48à la distinction
01:14:49dans les primaires
01:14:49celui qui est capable
01:14:50de raccrocher les wagons
01:14:51avec les écologistes
01:14:52de Marine Tondelier
01:14:53tout ça va compter
01:14:54et nous rend
01:14:55le suspense entier
01:14:56pour ce soir
01:14:57Alors il faut préciser
01:14:58mais c'est pas ce qu'a dit
01:14:58Antoine Overdorf
01:14:59il n'y a pas de sondage
01:15:00sur les primaires
01:15:01il y a des sondages
01:15:02sur les intentions de vote
01:15:03sur la popularité
01:15:04les différents candidats
01:15:05pourquoi
01:15:06il n'y a pas de sondage
01:15:07parce que évidemment
01:15:08vous l'avez dit
01:15:08on ne connaît pas
01:15:09ce corps électoral
01:15:09on ne connaît pas
01:15:10sa sociologie
01:15:11on ne peut pas faire
01:15:12un échantillon
01:15:12représentatif
01:15:13des votants
01:15:14de ce soir
01:15:15ou alors il faudrait avoir
01:15:16le fichier du parti
01:15:17ce que personne
01:15:17évidemment n'a
01:15:18donc ça c'est le premier point
01:15:20deuxième point
01:15:21il faut savoir que
01:15:21dans les primaires
01:15:22même quand elles ont été
01:15:23très larges
01:15:24il y a eu deux primaires
01:15:25ouvertes pour le parti socialiste
01:15:26en 2011 et en 2016
01:15:28avec 2 millions
01:15:29puis 3 millions
01:15:30de 3 millions
01:15:31puis 2 millions
01:15:31de votants
01:15:32le comparatif est peu flatteur
01:15:34pour celle du jour
01:15:35oui mais c'est une primaire fermée
01:15:36donc déjà
01:15:37c'est une primaire
01:15:38semi-fermée
01:15:39donc la comparaison
01:15:40elle va être plus
01:15:41sur la primaire de 2006
01:15:42celle qui avait désigné
01:15:44Ségolène Royal
01:15:45dès le premier tour
01:15:46un peu à la surprise générale
01:15:48et qui avait permis
01:15:49à Ségolène Royal
01:15:49de se propulser
01:15:50au second tour
01:15:51de la présidentielle
01:15:51face à Nicolas Sarkozy
01:15:53mais pourquoi les évolutions
01:15:54sont difficiles à mesurer
01:15:55dans une primaire
01:15:56d'abord parce qu'il y a
01:15:57les débats
01:15:57qui interviennent
01:15:58en fin de campagne
01:15:59et deuxièmement
01:16:00parce que ce n'est pas
01:16:01comme dans une élection
01:16:02j'allais dire normale
01:16:03classique au suffrage universel
01:16:04ce n'est pas transgresser
01:16:05que de passer d'un jour
01:16:07la veille du scrutin
01:16:08ou l'avant veille
01:16:09d'un candidat à l'autre
01:16:10vous êtes dans le même parti
01:16:11dans la même offre électorale
01:16:13vous n'avez pas passé
01:16:14les frontières
01:16:15de votre camp
01:16:16donc ça explique
01:16:17qu'il y ait beaucoup de mouvements
01:16:18ça explique qu'il peut y avoir
01:16:19ce soir des surprises
01:16:20Résultat à partir
01:16:21de 17h45
01:16:22édition spéciale
01:16:22sur BFM TV
01:16:24cette primaire
01:16:25elle arrive
01:16:25Antoine au terme
01:16:26notamment de trois débats télévisés
01:16:28un très suivi
01:16:29sur BFM TV
01:16:30les affrontements
01:16:31durant ces débats
01:16:32en particulier
01:16:33ont été
01:16:34par moments
01:16:35extrêmement rugueux
01:16:36notamment entre
01:16:37Ségolène Royal
01:16:37et Raphaël Glucksmann
01:16:40l'un des sujets principaux
01:16:41c'était cette éventuelle alliance
01:16:43avec la France insoumise
01:16:45ce fut volcanique
01:16:46c'est allé crescendo
01:16:48au fil des débats
01:16:48avec un climax
01:16:49atteint
01:16:50sur le plateau
01:16:51de BFM TV
01:16:51une Ségolène Royal
01:16:52en particulier
01:16:54qui a
01:16:54largement
01:16:55égratigné
01:16:56Raphaël Glucksmann
01:16:57le qualifiant
01:17:00de chouchou des médias
01:17:01de stagiaire
01:17:02le soupçonnant
01:17:03de vouloir faire alliance
01:17:04avec la droite
01:17:05et puis
01:17:05dans la roue
01:17:06de Ségolène Royal
01:17:07un premier secrétaire
01:17:08du parti socialiste
01:17:09Olivier Faure
01:17:09qui lui aussi
01:17:10a livré toutes ses forces
01:17:12dans la bataille
01:17:12et joué son duel
01:17:13face à Raphaël Glucksmann
01:17:15Raphaël Glucksmann
01:17:16le favori
01:17:17soi-disant
01:17:17de ce scrutin
01:17:18il sort aussi
01:17:19un petit peu changé
01:17:19de cette épreuve
01:17:20on le décrivait
01:17:21initialement
01:17:23au tout début
01:17:23comme réticent
01:17:24à l'idée
01:17:24de s'engager dans la primaire
01:17:25si avançant
01:17:26comme un agneau
01:17:27dans un congrès de bouchers
01:17:28qui allait se faire charcuter
01:17:29il s'est bien fait charcuter
01:17:30par Ségolène Royal
01:17:30mais est-ce que
01:17:31ce qu'il ne tue pas
01:17:32en politique
01:17:32rend plus fort
01:17:33nous le verrons
01:17:34en tout cas
01:17:34ce qui est sûr
01:17:35c'est que si
01:17:36Raphaël Glucksmann
01:17:36n'a pas su venir à bout
01:17:38en particulier
01:17:38de Ségolène Royal
01:17:39et bien
01:17:40d'évidence
01:17:40il n'était pas
01:17:42dimensionné
01:17:42pour le grand bain
01:17:43de la présidentielle
01:17:44c'est en tout cas
01:17:44ce que l'on dit beaucoup
01:17:45dans l'équipe de place publique
01:17:47ensuite
01:17:47premier tour
01:17:48ou second tour
01:17:49nous le verrons
01:17:50dès ce soir
01:17:51se posera la question
01:17:52s'il y avait un second tour
01:17:53d'abord
01:17:53des balles entre deux tours
01:17:55musclés sans doute aussi
01:17:56et puis des reports de voix
01:17:57que feront ceux qui
01:17:59et bien
01:18:00n'étant pas qualifiés
01:18:00appelleront à voter
01:18:01pour un tel ou un tel
01:18:02beaucoup de choses incertaines
01:18:03à ce stade
01:18:03ce qui ne l'est pas
01:18:04en revanche me semble-t-il
01:18:05Bernard
01:18:05c'est l'état de l'opinion
01:18:09qui doute
01:18:11des chances
01:18:12du vainqueur
01:18:12de la primaire à gauche
01:18:13d'accéder au second tour
01:18:14de la présidentielle
01:18:15d'après Elab
01:18:15et même
01:18:16les sympathisants socialistes
01:18:18eux-mêmes
01:18:18ils étaient très partagés
01:18:20sur les chances
01:18:20d'accéder au second tour
01:18:22et c'est vrai
01:18:23que c'est la vraie différence
01:18:24entre les différentes primaires
01:18:25que l'on a connues
01:18:26dans le passé
01:18:27les primaires
01:18:28qui donnaient le sentiment
01:18:29que le candidat
01:18:30qui serait désigné
01:18:31pouvait l'emporter
01:18:32elles faisaient taire aussi
01:18:34les différences
01:18:34parce que vous vous dites
01:18:35dans un même camp
01:18:36dans un même parti
01:18:37ok on a des désaccords
01:18:38on a des différences
01:18:39mais celui qui est sorti
01:18:40du vote
01:18:41il peut l'emporter
01:18:42et donc il vaut mieux
01:18:43ne rien faire
01:18:43contre cette dynamique
01:18:44c'était ce qui s'était passé
01:18:45en 2011
01:18:46on se souvient tous
01:18:47des débats là aussi
01:18:48assez rugueux
01:18:49entre Martine Aubry
01:18:50et François Hollande
01:18:51quand c'est flou
01:18:52c'est qu'il y a loup
01:18:52et bien pourtant
01:18:53Martine Aubry
01:18:54le soir du second tour
01:18:55elle lève la main
01:18:57avec François Hollande
01:18:58et cette affiche
01:18:58permet de préserver
01:18:59l'unité
01:19:01du parti
01:19:02c'est ça qui crée
01:19:03de la dynamique
01:19:04rendez-vous à 17h45
01:19:05merci à tous les deux
01:19:06pour une édition spéciale
01:19:08pour suivre en direct
01:19:09les résultats
01:19:10de cette primaire
01:19:10de la gauche
01:19:12cette primaire sociale démocrate
01:19:13à voir s'il y aura
01:19:15ou non
01:19:15un second tour
01:19:17rendez-vous donc
01:19:17à 17h45
01:19:18la chronique éco
01:19:45les distributeurs de carburant
01:19:47seront reçus demain
01:19:47à Matignon
01:19:48avec comme objectif
01:19:49bien sûr
01:19:50d'accélérer
01:19:50la libération
01:19:51des stocks de gazole
01:19:52dont le gouvernement
01:19:52espère qu'elle permettra
01:19:53début novembre
01:19:54peut-être une baisse
01:19:55des prix à la pompe
01:19:56en attendant
01:19:57ces prix sont plus élevés
01:19:58que jamais
01:19:59Mathis Menul
01:20:00Aurine Janson
01:20:00avec Gabriel Villard
01:20:03à l'approche
01:20:04de cette station essence
01:20:05difficile de croire
01:20:06au prix affiché
01:20:072,99 euros
01:20:09le litre de gasoil
01:20:10jamais
01:20:11les automobilistes
01:20:12n'auraient imaginé
01:20:13voir un tel tarif
01:20:14un jour
01:20:15c'est scandaleux
01:20:16quand même
01:20:16moi ça fait
01:20:1710 ans que j'ai le permis
01:20:18c'est la première fois
01:20:18que je vois
01:20:19le prix du gasoil
01:20:21aussi cher
01:20:21on a franchi un cap
01:20:22on se demande
01:20:24jusqu'à où ça va monter
01:20:25je vous avoue
01:20:25que là
01:20:25passer quasiment
01:20:26aux 3 euros
01:20:27ça fait réfléchir
01:20:29comme il le faut
01:20:30ici il s'agit
01:20:31d'un cas particulier
01:20:32une station d'air d'autoroute
01:20:33à la frontière
01:20:34entre la France
01:20:35l'Allemagne et la Suisse
01:20:36reste que partout
01:20:37dans l'hexagone
01:20:38les prix des carburants
01:20:39sont au plus haut
01:20:40souvent entre 2,30 euros
01:20:41et 2,50 euros
01:20:42pour atténuer cette crise
01:20:44le gouvernement
01:20:45compte libérer
01:20:45sur 3 mois
01:20:4610 millions de barils
01:20:47de gasoil
01:20:48des stocks stratégiques
01:20:49mis à disposition
01:20:50des distributeurs
01:20:51dans le but
01:20:52de faire baisser les prix
01:20:53si je me suis au calcul
01:20:55présenté par le Premier ministre
01:20:58je confirme
01:20:59que ça peut
01:20:59effectivement
01:21:00faire une baisse
01:21:01de à peu près 15 centimes
01:21:04nous on a appuyé
01:21:05sur plusieurs points
01:21:06dont le fait
01:21:08que tout le monde
01:21:09doit avoir accès
01:21:10à ce produit remisé
01:21:11pour que tout le monde
01:21:12puisse baisser les prix
01:21:12Sébastien Lecornu
01:21:14reçoit les distributeurs
01:21:15demain à Matignon
01:21:16pour organiser
01:21:17et accélérer
01:21:18tout ce processus
01:21:19le gouvernement
01:21:20espère des effets visibles
01:21:21début novembre
01:21:22en sorte
01:21:22pour que tout le monde
01:21:22en sorte
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