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  • il y a 25 minutes
Chaque week-end, François Gapihan vous accompagne de 10h à 12h dans BFM Direct.

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00:00:00Et bonjour à tous, bienvenue dans BFM Direct. Nous sommes ensemble jusqu'à midi.
00:00:03Le gouvernement va-t-il, peut-il faire un geste sur le sujet inflammable des prix des carburants ?
00:00:09Les candidats à la présidentielle sont partagés sur l'opportunité de baisser la TVA
00:00:12alors que les services de renseignement, eux, surveillent de près les appels au retour des gilets jaunes sur les réseaux
00:00:18sociaux.
00:00:18Les détails dans un instant.
00:00:20Autre thème majeur de campagne, la mise à contribution des retraités.
00:00:24Le Premier ministre lance une concertation.
00:00:26Tout le monde devra faire des efforts, prévient Bercy, sous pression vu le chiffre de 30 milliards d'euros d
00:00:31'économie à réaliser l'an prochain.
00:00:33Les jours qui viennent seront de ce point de vue décisifs.
00:00:36On va vous expliquer pourquoi.
00:00:37Le budget, justement, Marine Le Pen le préfère imparfait qu'inexistant.
00:00:42La candidate RN qui continue de caracoler dans les sondages a fait hier un pas vers la non-censure.
00:00:47Elle fait sa rentrée cet après-midi à Hénin-Beaumont.
00:00:50Un discours à suivre à 15h en direct sur BFM TV, BFM Direct, saison 2, épisode 6.
00:00:56C'est parti.
00:01:10La question ultra sensible des prix des carburants est-elle en train de faire basculer la campagne présidentielle ?
00:01:16Ce qui est certain, c'est que tous les candidats n'ont d'autre choix que de se positionner ce
00:01:20week-end en particulier.
00:01:21On va voir cela dans un instant.
00:01:23D'abord, retrouvons Victor Pérez-Boucheron.
00:01:25Bonjour, Victor. Vous êtes dans une station-service de Montrouge en région parisienne ce matin.
00:01:29Victor, est-ce que les automobilistes que vous rencontrez ce matin sont sensibles aux promesses à 7 mois du scrutin
00:01:34?
00:01:37Oui, bien sûr, François. C'est très important.
00:01:39Regardez derrière moi sur le panneau d'affichage.
00:01:402,50 euros le prix du gasoil.
00:01:432,60 euros le sans-plomb 98.
00:01:45Et vous l'avez dit, François, les candidats à la présidentielle se sont déjà positionnés.
00:01:48Par exemple, la France Insommie, Jean-Luc Mélenchon, propose de revenir à 1,70 euros le litre.
00:01:54Donc, un plafonnement, un blocage des prix.
00:01:56Le Rassemblement national de Marine Le Pen, lui, propose de baisser la TVA de 20 à 5,5%.
00:02:01Et le parti Renaissance de Gabriel Attal propose l'extension de l'aide aux grands rouleurs.
00:02:06Ce matin, avec Mathieu Le Peignet, nous avons rencontré des Français.
00:02:09Nous leur avons donné ces fiches.
00:02:10Voici ce qu'ils pensent.
00:02:12Celle qui me pense que je pense la plus classique, ça serait celle-ci.
00:02:15Celle de l'objectif à 1,70 euros.
00:02:19Ça semble normal.
00:02:20Retour à la normale, tout simplement.
00:02:22Un retour au prix classique.
00:02:23Il faut arrêter de surtaxer l'essence et le carburant.
00:02:26Donc, 1,70 euros.
00:02:27Voilà, un retour à la normale.
00:02:29Clairement, et les autres, baisse de la TVA, non.
00:02:31Les Renaissance, l'extension d'aide, non, non.
00:02:33Vraiment, l'objectif à 1,70 euros, ça serait bien pour tous les Français.
00:02:36Est-ce que vous comprenez la grogne qui commence un petit peu à monter
00:02:38quand on voit le tableau d'affichage derrière ?
00:02:39On parle d'un retour de gilet jaune.
00:02:40Oui, c'est normal.
00:02:41C'est normal que les gens reviennent à ça.
00:02:43À un moment donné, les prix ne font que exploser.
00:02:45Enfin, je veux dire, à un moment donné, il faut retour à la normale.
00:02:48Franchement, c'est ce qu'il faudrait.
00:02:50Et dans cette campagne présidentielle, le prix affiché derrière moi
00:02:53pourrait bien devenir un sabon très concret de la lutte pour le pouvoir d'achat.
00:02:57Merci, Victor.
00:02:58Vous êtes avec Mathieu Le Peignet à Montrouge, dans les Hauts-de-Seine, pour BFM TV.
00:03:03Bonjour, Antoine Oberdorff.
00:03:04Merci d'être avec nous ce matin, Antoine, journaliste politique à L'Opinion.
00:03:07À vos côtés, Dominique Rizet.
00:03:08Bonjour, Dominique.
00:03:08Bonjour, François.
00:03:08Consultant en police, justice, BFM TV.
00:03:11Loïc Besson nous accompagne aussi, bien sûr, éditorialiste politique, BFM TV.
00:03:14Et Sophie Tissier, bonjour et bienvenue.
00:03:16Ancienne figure des gilets jaunes.
00:03:17Bonjour.
00:03:17Vous êtes venu ce matin, non pas avec un gilet, mais une blouse jaune.
00:03:22Le gilet est plus long qu'avant.
00:03:25Vous allez nous dire, dans un instant, si vous comptez,
00:03:27vous mobilisez de nouveau, après le grand mouvement de 2018-2019.
00:03:32Bienvenue à tous les quatre.
00:03:34Qui est pour ?
00:03:35Qui est contre une baisse de la TVA sur les carburants ?
00:03:38Pour y voir clair, ce matin, on vous a préparé un petit document.
00:03:41On va regarder ensemble cette infographie.
00:03:45Loïc, Antoine, est-ce que d'abord, certaines positions ont évolué ?
00:03:49Est-ce que tout cela, c'est une autre question, est faisable ?
00:03:52Et si oui, combien ça coûte ?
00:03:54C'est-à-dire, effectivement, que la baisse de la TVA,
00:03:58qui représente à peu près une trentaine de centimes sur un litre d'essence,
00:04:03c'est une mesure qui a l'avantage d'être immédiatement lisible et compréhensible par les Français.
00:04:07De la même manière que la baisse des axes sur le carburant,
00:04:10qui là, pour le coup, c'est 70 centimes, c'est une autre taxe qui pèse sur le carburant,
00:04:14eh bien, ça baisse de la même manière, c'est immédiatement lisible.
00:04:17Et sur ce point, Jordan Bardella et Marine Le Pen n'ont pas varié.
00:04:20Depuis le début, ils sont partisans de cette solution.
00:04:22À la faveur de la fête de l'humanité, Fabien Roussel, lui aussi, a remis du charbon dans la machine,
00:04:27y est allé.
00:04:27En revanche, ce n'est pas la solution qui est préconisée depuis le début, d'ailleurs, par la France insoumise,
00:04:32parce que Jean-Luc Mélenchon, tout simplement, est partisan non seulement d'un blocage des prix,
00:04:36mais aussi d'un blocage des marges, des marges des raffineurs,
00:04:40de manière à ce qu'ils ne puissent plus, selon ces mots, évidemment,
00:04:44c'est la terminologie en vigueur du côté de la France insoumise, profiter de cette crise.
00:04:49Le problème, c'est qu'à chaque fois, on oublie de présenter la facture.
00:04:53Chaque pourcentage de TVA en moins, c'est autant de recettes fiscales en moins pour l'État.
00:04:57À un moment donné...
00:04:57C'est ce que dit François Hollande, d'ailleurs.
00:04:5910 centimes, c'est 100 milliards.
00:05:00Donc, ça doit se faire dans une équation générale, a dit l'ancien président,
00:05:04qui sera vraisemblablement candidat à la présidentielle de l'USA.
00:05:07Oui, presque candidat Hollande, qui était affrangé en Bresse à la fête de la Rosière.
00:05:10Et effectivement, à Bercy, si vous voulez, il faut s'imaginer qu'ils ont un tableau sous les yeux,
00:05:14que tous les voyants sont au rouge,
00:05:15et que quand le ministre de l'Économie, Roland Lescure, dit qu'ils sont à l'os,
00:05:18ce n'est pas une image.
00:05:19Ils sont véritablement à l'os et qu'ils se demandent
00:05:22quelle est la catégorie de Français qu'ils vont devoir sacrifier.
00:05:26Les retraités, on en reparlera.
00:05:27Bien sûr.
00:05:28Les automobilistes aujourd'hui, qui sont objectivement dans une situation exsangue
00:05:32et sont obligés de se saigner à la pompe,
00:05:33parce que la question que soulevait notre reporter sur place à la station essence,
00:05:38c'est quoi aujourd'hui la normale ?
00:05:40Au début du mouvement des gilets jaunes, le litre de sans-plomb 95 était à 1,50, 1,60.
00:05:44Aujourd'hui, on est à 2,20.
00:05:45Demain, peut-être 2,80, 3 euros.
00:05:48On ne sait plus quelle est la normale.
00:05:50On a retrouvé un tweet sur les réseaux sociaux.
00:05:52Il date de 2011.
00:05:542011, c'était il y a 15 ans, bien avant même le mouvement des gilets jaunes de fin 2018.
00:05:591,50, le gazole, et personne ne dit rien.
00:06:02Alors, ça fait sourire.
00:06:02Aujourd'hui, on est en moyenne à 2,30 euros le litre de gazole,
00:06:062,13 euros le litre de sans-plomb 95.
00:06:08Loïc, sur les marges de manœuvre de l'exécutif,
00:06:11est-ce que le gouvernement envisage quoi que ce soit sur le sujet des prix des carburants ?
00:06:14Sur le sujet des prix des carburants, non.
00:06:16Rien de plus que ce qui se fait jusqu'à présent,
00:06:18et en particulier depuis le début de la crise avec la guerre en Iran,
00:06:21c'est-à-dire des aides ciblées, parce que oui, ça a un coût et qu'on n'en a
00:06:26plus les moyens.
00:06:26Et c'est clairement le message qu'on voit le gouvernement jusqu'à présent.
00:06:30Alors, c'est compliqué aussi, parce que c'est vrai qu'avant, on entendait surtout le RN dire qu'il
00:06:33faut baisser les taxes,
00:06:35la TVA, pas seulement la TVA.
00:06:37D'ailleurs, sur les prix du carburant, Jordan Bardella dit qu'il faut aussi supprimer,
00:06:39ou en tout cas largement alléger la TICPE,
00:06:42qui est l'autre taxe qui pèse davantage d'ailleurs que la TVA.
00:06:46Et c'est vrai que désormais, ça a infusé aussi dans la classe politique,
00:06:49parce que vous aviez mis un certain nombre de candidats avec leurs propositions.
00:06:53Il y a aussi Ségoyenne Royal qui propose un blocage des prix à 1,70 euros.
00:06:56Ça s'aligne carrément sur Jean-Luc Mélenchon.
00:06:59François Hollande, il a quand même expliqué que dans son projet,
00:07:01il se voyait bien, de manière temporaire, baisser les taxes sur le carburant.
00:07:07Il sait, il est ancien président, il le dit d'ailleurs, que oui, ça coûte très cher.
00:07:10Mais enfin, on a quand même le sentiment que personne n'a vraiment de solution à apporter aux Français,
00:07:15si ce n'est que de dire qu'il faut prendre sur soi.
00:07:16Ce qui est intéressant tout de même, c'est l'absence de clivage d'une certaine manière.
00:07:20Oui, parce que l'absence de clivage…
00:07:22On voit une Marine Le Pen, un Fabien Roussel qui sont globalement d'accord sur un point.
00:07:27Bien sûr, il n'y a pas seulement la baisse de la TVA sur les carburants,
00:07:30pour Fabien Roussel par exemple, mais tout de même.
00:07:32Tout à fait.
00:07:33En fait, le clivage, François, il se manifeste entre les gens qui sont aux responsabilités,
00:07:36qui ont des comptes publics déjà largement dégradés,
00:07:39à gérer une cible de déficit qui est déjà de toute manière envoyée dans le décor à plus de 5%.
00:07:44On sait qu'on ne la respectera pas.
00:07:46Et puis ceux qui sont dans l'opposition et bénéficient du luxe, du charme de l'opposition,
00:07:50à savoir de pouvoir proposer des mesures qui soulageraient immédiatement les Français.
00:07:54Parce que dès lors que vous commencez à rentrer dans le paramétrage, par exemple,
00:07:58de cet être grand rouleur dont on parle beaucoup,
00:08:01quelles conditions de ressources, combien de kilomètres faut-il faire,
00:08:04quelles sont les professions essentielles qu'on souhaite préserver,
00:08:07quels sont ceux qui, au contraire, vont devoir continuer à trinquer,
00:08:09ce paramétrage-là, il n'est pas audible des Français.
00:08:11C'est eux ce qu'ils veulent, c'est en arrivant à la pompe,
00:08:14savoir de combien vont-ils être soulagés par litre d'essence.
00:08:17Certains Français, comme se rencontrer hier par BFMTV à Bandol dans le Var,
00:08:20envisagent de nouvelles actions, écoutons-les.
00:08:23C'est le peuple qui doit s'unir, tant les pompiers, que les paysans, que les artisans,
00:08:28que la fonction publique, on doit s'unir.
00:08:30Arrêtons les divisions, arrêtons les divisions.
00:08:34Nous, ce qu'on veut, c'est additionner, multiplier le peuple entre nous.
00:08:37Les gens ont peur, la peur règne.
00:08:39Peu importe le sujet qu'on prend, il y a toujours une peur qui apparaît.
00:08:43Et c'est cette peur qui les titanise.
00:08:47Propos recueillis par Nicolas Carme, le gouvernement est attentif à ce qui se passe.
00:08:51Et ce qui se prépare éventuellement, Dominique, les services de renseignement aussi.
00:08:55Oui, les services de renseignement sont attentifs à ce qui se passe,
00:08:58mais j'ai envie de vous dire que point n'est besoin d'être grand clair
00:09:01pour comprendre que la situation est critique.
00:09:03Les renseignements, le renseignement territorial, ex-RG devenu l'ERT,
00:09:08auquel d'ailleurs le mouvement de 2018, du 17 novembre 2018, avait totalement échappé,
00:09:13dit aujourd'hui que sur certains réseaux sociaux, on observe une colère qui monte.
00:09:19Alors, il y a un mouvement qui s'appelle le GJ 2026.
00:09:22Alors, est-ce que ce sont les Gilets jaunes dont l'administrateur souhaite qu'ils soient purement citoyens ?
00:09:29Zéro récupération, aucun parti politique, aucun groupe d'extrême ou autre.
00:09:33Le mouvement appartient exclusivement aux citoyens, dit le leader de ce groupe,
00:09:37sans représentant autoproclamé ni porte-parole politique.
00:09:43Donc, ça veut dire que ce serait, à la différence de ce qui a été devenu à un moment le
00:09:47mouvement des Gilets jaunes,
00:09:49un mouvement qui serait un mouvement citoyen, sans aucune récupération, sans leader.
00:09:55Sans leader, ce qui paraît quand même difficilement possible,
00:09:57parce qu'on est ici Mlamtessier qui est avec nous,
00:09:59et il faut avoir un leader dans un mouvement.
00:10:02Donc, on sent plutôt que les réseaux sociaux sont un exutoire pour des personnes qui ont des choses à dire,
00:10:09qui se révoltent, qui sont en colère, qui manifestent leur point de vue.
00:10:13Mais il y a aussi, dans les observations du renseignement territorial,
00:10:17la peur de la violence.
00:10:18Pour ceux qui seraient tentés de descendre dans la rue,
00:10:20la peur de la violence des CRS, donc ça c'est écrit,
00:10:23la peur de se faire casser la gueule par les CRS,
00:10:26la peur de se retrouver face au Black Bloc,
00:10:29alors dont, disent-ils sur les réseaux sociaux,
00:10:32Black Bloc envoyé par le gouvernement,
00:10:34pour, évidemment, créer de la violence dans les mouvements.
00:10:38Et puis, il y a aussi ce qui se dit en marge de cette note des renseignements territoriaux
00:10:42par des personnes qu'on a pu joindre du renseignement,
00:10:46c'est, on approche des élections, d'une période d'élections,
00:10:49et la violence, elle sera peut-être dans les urnes,
00:10:51avec des votes radicaux.
00:10:54Le contexte a changé, Sophie Tissier.
00:10:57Quand vous entendiez, vous, ancienne figure des Gilets jaunes,
00:11:00ces Français interrogés hier par BFM TV à Bandol, dans le Var,
00:11:04vous réagissez comment ?
00:11:07Écoutez, déjà, merci de m'avoir invitée.
00:11:10Je ne suis pas du tout porte-parole des Gilets jaunes,
00:11:13et encore moins du mouvement qui se...
00:11:15Vous en portez un, donc...
00:11:16Je suis Gilet jaune depuis des années.
00:11:19Je tiens à dire que le mouvement n'a jamais cessé depuis 2018.
00:11:22Il y a eu d'autres mobilisations auxquelles les Gilets jaunes ont participé largement,
00:11:28et ont été aussi faire de lance, notamment contre les mesures covidistes,
00:11:34liberticides, qui ont rendu exsangues la France,
00:11:38parce que pendant deux ans, on nous a quand même privés de liberté.
00:11:40Mais en 2018, qu'est-ce qui vous a poussé à vous engager ?
00:11:43En 2018, c'était moins pire qu'aujourd'hui,
00:11:46mais la situation était déjà insupportable pour la plupart des Français,
00:11:50avec une misère de plus en plus grande,
00:11:53notamment en province et dans les petites villes,
00:11:55où il y a eu une vraie invisibilisation de la pauvreté.
00:11:58Aujourd'hui, la situation est vraiment bien pire.
00:12:01Il n'y a pas que le carburant, quoi.
00:12:02Il n'y a pas que le carburant.
00:12:04Le niveau de vie des Français a tellement baissé.
00:12:07On est vraiment pris à la gorge.
00:12:09Et je rappelle que deux ans de covid, ça nous a tués tous,
00:12:13la France, mais le monde entier.
00:12:15Et toutes ces mesures ont été atroces et anticonstitutionnelles,
00:12:19et n'étaient absolument pas justifiées.
00:12:21Et ça a bien fait empirer.
00:12:23Elles n'ont pas été jugées anticonstitutionnelles.
00:12:24Si l'état d'urgence sanitaire n'existe pas dans la Constitution,
00:12:29nous l'avons dénoncé.
00:12:31Cet état d'urgence n'avait aucune justification.
00:12:34Et le mouvement n'a jamais cessé.
00:12:36Parce qu'on s'est mobilisés.
00:12:37Il y avait des manifs GJ encore l'année dernière.
00:12:40Tous les samedis, il y avait encore...
00:12:43Je suis retournée en manif l'année dernière.
00:12:46Je vais régulièrement en manif avec les Gilets jaunes.
00:12:48Je suis moins impliquée parce que malheureusement,
00:12:50j'ai subi tellement de répression,
00:12:52y compris de la répression administrative.
00:12:54Et je dénonce aujourd'hui ce gouvernement d'être un gouvernement...
00:12:58Je vais peser mes mots, mais je le dis,
00:13:00un gouvernement de salauds.
00:13:02Voilà.
00:13:02Nous avons un gouvernement de salauds.
00:13:04Pourquoi ?
00:13:04Pourquoi ? Parce que les taxes en France...
00:13:05C'est une accusation.
00:13:06Les taxes en France, elles sont 35% plus élevées qu'en Espagne,
00:13:10sur le prix de l'essence.
00:13:11Elles sont 32% plus élevées qu'en Pologne.
00:13:14Elles sont 21% plus élevées qu'en Allemagne.
00:13:17On est au rang numéro 23 des pays.
00:13:19Mais vous le dites vous-même, le contexte a changé.
00:13:20Mais le contexte a changé.
00:13:22Mais pourquoi les gouvernants,
00:13:24pourquoi les dirigeants politiques
00:13:25ne font pas en sorte que les Français
00:13:28puissent simplement vivre en baissant les taxes
00:13:30sur tous les produits de première nécessité ?
00:13:33En baissant les taxes sur l'essence...
00:13:35Mais il y a de l'argent...
00:13:36Pour l'État et pour les Français.
00:13:37Ils ont trouvé tellement d'argent qui sont tombés du ciel.
00:13:41Tellement d'argent qui est tombé du ciel quand il y a eu le Covid.
00:13:44Quand il y a des subventions distribuées sans aucun contrôle
00:13:47aux grandes entreprises.
00:13:49Des milliards qui sont distribuées.
00:13:51Où va notre argent ?
00:13:52En fait, les Français aujourd'hui...
00:13:53Moi, je vais vous dire, cet été,
00:13:54là, j'étais au camping, vous voyez,
00:13:56je me suis accordé une semaine de vacances au camping.
00:13:59Quand je discutais avec les gens,
00:14:00alors vous vivez comment et tout ?
00:14:02Mais on n'en peut plus.
00:14:03Les gens sont au bord du gouffre, en fait.
00:14:06Ils n'ont plus rien.
00:14:08Et ils disent, où va notre fric ?
00:14:09Que fait Bercy de notre fric, en fait ?
00:14:11Il n'y a aucune transparence
00:14:13sur ce que fait l'État de notre amour.
00:14:15Je voudrais juste montrer cette photo
00:14:17parce que ça, c'était en fait la banderole
00:14:20qu'on avait avec les Gilets jaunes,
00:14:22vous voyez, en 2018.
00:14:23Je vous laisse lire.
00:14:25Urgence, état d'urgence, climat, social, démocratie.
00:14:28Voilà.
00:14:29On est huit ans plus tard.
00:14:30Donc là, ça me fait doucement rigoler
00:14:32quand je vois les politiques.
00:14:34Ça fait huit ans, en fait,
00:14:36que si on avait écouté les Gilets jaunes
00:14:37qu'on nous avait laissés,
00:14:39si l'État n'avait pas manipulé
00:14:41avec les Black Blocs,
00:14:42mais pas seulement,
00:14:43il y a eu tellement de manipulations,
00:14:45avec les partis politiques
00:14:46qui se sont infiltrés.
00:14:47Il y a quand même beaucoup de...
00:14:47L'Union, je peux intervenir.
00:14:49S'il vous plaît,
00:14:50la parole circule sur ce plateau.
00:14:52Il y a quand même beaucoup de contradictions.
00:14:54En 2018,
00:14:55beaucoup de Gilets jaunes,
00:14:55justement, reprochaient
00:14:57la baisse de l'État
00:15:00des services publics.
00:15:01Aujourd'hui,
00:15:01vous aspirez à une société plus libérale,
00:15:03c'est-à-dire moins d'impôts,
00:15:04mais ça signifie du coup
00:15:05moins un modèle social,
00:15:06moins généreux,
00:15:07moins de services publics.
00:15:08Vous appelez à plus d'écologie.
00:15:11On sort quand même d'un été assez particulier.
00:15:13Les incendies, la canicule,
00:15:15la sur-mortalité.
00:15:16Oui, de l'écologie.
00:15:16Et au final, vous appelez aujourd'hui
00:15:18le gouvernement à alléger les taxes
00:15:20et à subventionner même
00:15:21donc des énergies fossiles
00:15:23qui polluent énormément dans le monde.
00:15:24C'est pour ça qu'il y a quand même
00:15:25beaucoup de contradictions.
00:15:27C'est un peu plus poussé, monsieur.
00:15:28En fait, c'est simple.
00:15:30L'essence pour les gens,
00:15:31c'est leur survie quotidienne,
00:15:33en fait.
00:15:34Aller faire ses courses,
00:15:35gagner sa vie.
00:15:36Par contre,
00:15:36les tonnes de cargo
00:15:38importées notamment par la MSC,
00:15:41dont Olivier Collaire,
00:15:43ami de M. Macron,
00:15:45mais l'affaire Collaire,
00:15:46on en reparle.
00:15:46La MSC qui est leader mondial.
00:15:48Les milliers de tonnes
00:15:49d'import, export,
00:15:51de cargo qui polluent,
00:15:52ça, on n'en parle pas.
00:15:53Votre message sur cette colère sourde.
00:15:55En fait, il faut régulariser les marchés.
00:15:58Il faut réguler les marchés
00:15:59et empêcher qu'il y ait un business
00:16:01qui se fasse sur le dos de l'écologie,
00:16:04qui bousille la planète.
00:16:06Les vrais pollueurs,
00:16:07ce n'est pas les gens
00:16:08avec leur voiture, en fait.
00:16:09Ce n'est pas ça.
00:16:10Ça, c'est la survie quotidienne des gens.
00:16:11Cette colère sourde
00:16:12à laquelle vous faites allusion ce matin,
00:16:14derrière elle,
00:16:16il y a quoi, Antoine ?
00:16:17L'impuissance ?
00:16:18Une forme d'impuissance des politiques
00:16:20sur le pouvoir d'achat aujourd'hui ?
00:16:21De fait, nous dépendons
00:16:22de ce qui se passe
00:16:23à des milliers de kilomètres
00:16:24de chez nous,
00:16:25dans le détroit d'Hormuz.
00:16:26Voilà.
00:16:26Donc, la différence majeure,
00:16:28quand même,
00:16:29dans la comparaison...
00:16:29L'Allemagne et l'Espagne aussi.
00:16:31Attendez, attendez,
00:16:32s'il vous plaît, s'il vous plaît,
00:16:32pas tout simplement...
00:16:33Toutes les sens ne passent pas par Hormuz.
00:16:34Il y a plein de pays.
00:16:35Il y a d'autres voies.
00:16:36Il y a d'autres voies de circulation
00:16:37sur le détroit d'Hormuz.
00:16:38Quant à la comparaison...
00:16:39Il y a l'Espagne et l'Allemagne
00:16:41qui sont aussi soumis
00:16:43à ces éléments extérieurs.
00:16:44Je suis heureux
00:16:45que vous en fassiez mention
00:16:47parce que, madame,
00:16:48j'imagine que vous avez manifesté
00:16:49contre la réforme des retraites ?
00:16:50Bien sûr.
00:16:51La retraite est à quel âge
00:16:52dans l'Espagne ?
00:16:5267 ans.
00:16:54L'Espagne s'est vue imposer
00:16:56après les années 2010
00:16:57une thérapie de choc
00:16:59dont je crois
00:16:59nous, Français,
00:17:00nous n'avons même pas idée.
00:17:02Avec un taux de chômage
00:17:03qui avait atteint 25%.
00:17:04Des mesures
00:17:05qui avaient été imposées
00:17:07notamment par la Banque centrale européenne
00:17:08en contrepartie
00:17:09d'un refinancement
00:17:10sur les marchés
00:17:11parce que l'Espagne
00:17:12était exsangue,
00:17:13incapable de se refinancer
00:17:14tellement les taux avaient explosé.
00:17:15C'est la situation
00:17:16qui menace la France.
00:17:18Et si, à un moment donné,
00:17:20d'une manière ou d'une autre,
00:17:21et j'entends complètement
00:17:21votre détresse,
00:17:22les mesures de redressement
00:17:23des comptes ne sont pas faites,
00:17:24elles nous seront imposées
00:17:25de l'extérieur.
00:17:26Et ce n'est pas un mirage.
00:17:28C'est arrivé
00:17:28à d'autres pays
00:17:30que nous regardions
00:17:31avec mépris
00:17:31parce que c'était
00:17:32des pays du sud de l'Europe
00:17:33que nous nous pensions
00:17:34trop grands au fond
00:17:35pour être affectés
00:17:38dans notre capacité
00:17:39de financement.
00:17:40Aujourd'hui,
00:17:40nous y sommes.
00:17:41Nous y sommes.
00:17:42Ce n'est pas
00:17:43Pierre et le loup,
00:17:44ce n'est pas
00:17:45crier pour se faire peur.
00:17:45Nous y sommes
00:17:46au bord du gouffre
00:17:46collectivement.
00:17:47Les plus démunis,
00:17:48les plus aisés,
00:17:49les classes moyennes.
00:17:50Certains candidats
00:17:51ou quasi-candidats
00:17:54à la présidentielle
00:17:55ont une expérience
00:17:57de la gestion
00:17:58de la colère sociale.
00:17:59On va écouter
00:18:00Edouard Philippe
00:18:00et François Hollande.
00:18:03Je ne crois pas
00:18:03que ce soit
00:18:04aux partis politiques
00:18:05d'appeler
00:18:06à des manifestations
00:18:07sur les ronds-points.
00:18:08Peut-être aux forces syndicales
00:18:10de voir
00:18:10ce qu'il y a lieu de faire.
00:18:11Par rapport
00:18:11à ce pouvoir d'achat
00:18:13qui est aujourd'hui dégradé.
00:18:14Chaque fois
00:18:15que le pouvoir d'achat
00:18:17devient un sujet prégnant,
00:18:18et Dieu sait qu'aujourd'hui
00:18:19le pouvoir d'achat
00:18:19est un sujet extrêmement
00:18:21saisissant,
00:18:21entre le logement,
00:18:22l'essence,
00:18:23les prix des denrées alimentaires
00:18:24qui augmentent,
00:18:26il y a évidemment
00:18:27un risque d'expression
00:18:28d'une colère
00:18:28qui est compréhensible,
00:18:30qui est légitime
00:18:30et qui n'est pas feinte,
00:18:32qui est sincère.
00:18:33Il y a de la prudence,
00:18:34Loïc Besson,
00:18:35aujourd'hui chez les candidats.
00:18:37Aucun ne veut se ranger
00:18:38derrière,
00:18:39et il n'existe pas
00:18:40pour le moment,
00:18:41mais un éventuel nouveau
00:18:42mouvement des Gilets jaunes.
00:18:44Le contexte a changé,
00:18:45on est à sept mois
00:18:46de la présidentielle.
00:18:47Il y a de la prudence
00:18:47parce qu'on a vu
00:18:48ce qui était devenu
00:18:49le mouvement des Gilets jaunes
00:18:50de l'époque,
00:18:51aucun responsable politique
00:18:52n'assumait vraiment
00:18:53à la fin.
00:18:53En effet,
00:18:54chaque candidat
00:18:55espère plutôt
00:18:55que cette colère
00:18:56puisse s'exprimer
00:18:57dans les urnes
00:18:58plutôt que dans la rue.
00:18:59Il y en a quand même
00:19:00deux qui appellent
00:19:01à la mobilisation.
00:19:03Fabien Roussel,
00:19:04le candidat
00:19:05du Parti communiste,
00:19:07dès demain,
00:19:08il ira lui-même
00:19:08sur les ronds-points.
00:19:09Mathilde Panot aussi
00:19:10pour la France insoumise
00:19:11a dit que bien sûr
00:19:12que son parti
00:19:12soutiendrait tous les mouvements.
00:19:14Ce qu'il faut expliquer aussi,
00:19:15c'est que le Parti communiste
00:19:17et la France insoumise
00:19:18sont dans une compétition interne
00:19:20aussi,
00:19:20une sorte de course
00:19:21à l'échalote.
00:19:21Donc bien sûr
00:19:22qu'ils vont essayer
00:19:22de récupérer ce mouvement.
00:19:23D'autant que cette fois,
00:19:25le RN a déjà dit
00:19:26merci, non merci.
00:19:27Cette colère
00:19:28doit s'exprimer
00:19:28dans les urnes
00:19:29et dans la rue.
00:19:30Aujourd'hui,
00:19:30ça n'aurait pas de sens.
00:19:31On parlait d'un mouvement
00:19:32apolitique à l'époque.
00:19:33Sophie Tissier,
00:19:34ce sera le mot de la fin.
00:19:35À l'époque,
00:19:36il y a déjà eu
00:19:36des infiltrations.
00:19:37qu'un candidat en particulier
00:19:39se positionne en faveur
00:19:41de celles des sous
00:19:42qui montent au créneau
00:19:43pour les prix des cartes d'or.
00:19:43Moi, ma position,
00:19:44mais c'est celle aussi
00:19:45de beaucoup de gilets jaunes,
00:19:46c'est qu'aujourd'hui,
00:19:47les élections,
00:19:47elles ne sont pas du tout légitimes.
00:19:49Pourquoi ?
00:19:50Parce que majoritairement,
00:19:51les Français s'abstiennent déjà,
00:19:53rejettent le politique,
00:19:54plus personne ne fait confiance
00:19:55dans les politiques.
00:19:56Et nous,
00:19:56ce qu'on voudrait,
00:19:57c'est immédiatement
00:19:58un mouvement social
00:19:59qui exige
00:20:00un changement de constitution
00:20:01immédiat,
00:20:01pas d'élection,
00:20:02mais un changement de constitution
00:20:03maintenant
00:20:04pour mettre fin
00:20:04à la monarchie présidentielle
00:20:06et les élections
00:20:07telles qu'elles vont se mener
00:20:08avec la course à l'échalote
00:20:10à celui qui va gagner.
00:20:11Je rappelle qu'Edouard Philippe
00:20:13a été celui
00:20:13qui a réprimé très violemment
00:20:14avec des milliers de blessés
00:20:16une répression inouïe.
00:20:18Castaner était sous ses ordres
00:20:19pendant le mouvement
00:20:20des gilets jaunes.
00:20:21Donc déjà,
00:20:21celui-là,
00:20:22il ne devrait même pas oser
00:20:24parler au peuple.
00:20:25Et attendez,
00:20:26parce que je voudrais juste préciser
00:20:27que ce mouvement
00:20:28qui est en train de renaître,
00:20:29entre guillemets,
00:20:30on ne sait pas d'où il sort.
00:20:31Qui sont ces tiktokers
00:20:33qui lancent des appels ?
00:20:34Pour l'instant,
00:20:35c'est balbutiant.
00:20:36Oui, c'est balbutiant.
00:20:37Alors pourquoi les médias
00:20:38s'en emparent d'un coup ?
00:20:39Pourquoi vous en parlez ?
00:20:40Vous faites une promotion.
00:20:41C'est notre rôle de poser des questions.
00:20:42Vous acceptez notre invitation.
00:20:43Oui, parce que moi,
00:20:44je m'interroge sur
00:20:45pourquoi est-ce que
00:20:46d'un seul coup,
00:20:47d'un seul,
00:20:47on parle de toutes ces mobilisations.
00:20:48Nous sommes en démocratie.
00:20:49Alors que depuis des années,
00:20:52les gilets jaunes ont continué
00:20:53de se mobiliser.
00:20:54Vous n'en parliez plus du tout.
00:20:55Mais vous êtes là pour vous
00:20:56C'est une majorité d'électeur
00:20:57qui s'abtient aux élections aujourd'hui.
00:20:59Merci à tous les trois.
00:21:00Merci d'avoir accepté l'invitation
00:21:02de BFM TV ce matin.
00:21:04Quelques rendez-vous importants politiques
00:21:06sur l'antenne de BFM TV
00:21:07aujourd'hui dès midi
00:21:08dans BFM politique.
00:21:10Guillaume Daré recevra
00:21:10Olivier Faure,
00:21:12le premier secrétaire
00:21:12du parti socialiste
00:21:13candidat à l'élection présidentielle.
00:21:14Rendez-vous à midi pour cela.
00:21:16À Hénin-Bonbon,
00:21:17Marine Le Pen fera sa rentrée politique.
00:21:19Discours à 15h à suivre en direct
00:21:21sur notre antenne.
00:21:21Et à 18h dans le Grand Oral 2027,
00:21:23nouveau rendez-vous politique
00:21:24sur BFM TV.
00:21:26C'est la porte-parole du gouvernement
00:21:27qui sera l'invité de Marie Chantret
00:21:29et Marc Fauvel.
00:21:32Dans quelques instants,
00:21:33on va évoquer deux autres points
00:21:35très importants
00:21:36puisqu'on continue évidemment
00:21:37à parler de sujets concrets.
00:21:38Pouvoir d'achat,
00:21:40ça concerne les retraités
00:21:41et ça concerne les successions,
00:21:43les donations
00:21:44que le gouvernement entend faciliter.
00:21:46Pourquoi ? Comment ?
00:21:47Les détails dans un instant.
00:21:49A tout de suite.
00:21:5010h30, soyez les bienvenus
00:21:51si vous nous rejoignez
00:21:51dans BFM Direct.
00:21:52On voulait aussi ce matin
00:21:53revenir sur deux autres sujets
00:21:55très concrets,
00:21:56toujours sur le thème
00:21:57du pouvoir d'achat.
00:21:58On en parle avec vous Thomas Vacheron.
00:22:00Bonjour, merci de nous avoir rejoints
00:22:01sur le plateau de BFM Direct.
00:22:02Vous êtes secrétaire confédérale CGT.
00:22:04Soyez le bienvenu.
00:22:04A vos côtés,
00:22:05Loïc Desson,
00:22:05éditorialiste politique BFM TV.
00:22:07Antoine Oberdorf,
00:22:08journaliste politique à l'Opinion.
00:22:10Et Pascal Delima,
00:22:11bonjour et bienvenue.
00:22:12Vous êtes chef économiste
00:22:13chez BKMC.
00:22:15Bienvenue à tous les quatre.
00:22:16D'abord les retraites,
00:22:17les retraités.
00:22:18Dans la perspective du budget 2027,
00:22:2030 milliards d'économies
00:22:22à trouver.
00:22:23C'est pour le gouvernement.
00:22:24Tout le monde devra contribuer
00:22:25aux efforts,
00:22:26prévient le ministre de l'économie
00:22:27dans une interview
00:22:28aux Parisiens dimanche
00:22:29tout en assurant
00:22:31ne pas vouloir matraquer
00:22:33cette catégorie de la population
00:22:34qui représente,
00:22:35rappelons-le,
00:22:36un vivier électoral précieux.
00:22:38Loïc,
00:22:38comment l'exécutif va-t-il faire
00:22:40pour prendre des mesures
00:22:41sans braquer les retraités ?
00:22:43C'est d'essayer de trouver
00:22:44un juste milieu
00:22:45en expliquant que voilà,
00:22:46aujourd'hui,
00:22:47il y a l'indexation systématique
00:22:48chaque année
00:22:49des pensions de retraite
00:22:49sur l'inflation.
00:22:50Ça coûte 6 milliards
00:22:51et ça va ne faire qu'empirer
00:22:52au fil des années.
00:22:54Et puis,
00:22:54il y a aussi
00:22:54cet abattement fiscal professionnel
00:22:57dont bénéficient
00:22:58les retraités
00:22:59de 10%.
00:23:00Ça aussi,
00:23:01ça coûte 6 milliards.
00:23:02Donc en gros,
00:23:03le gouvernement dit
00:23:04que ça sera fromage
00:23:04ou dessert
00:23:05ou peut-être un peu de dessert
00:23:06et la croûte du fromage,
00:23:07il va falloir trouver
00:23:07un ajustement
00:23:08mais pour dire
00:23:09que tout le monde
00:23:09va devoir participer.
00:23:12Alors,
00:23:12la désindexation des retraites,
00:23:14ça ne veut pas dire
00:23:14que les pensions vont diminuer,
00:23:16ça veut juste dire
00:23:17qu'elles pourraient
00:23:17ne pas augmenter
00:23:18autant que l'inflation
00:23:19et à partir de...
00:23:20Mais donc,
00:23:20c'est du pouvoir d'achat au moins.
00:23:22Oui,
00:23:23mais quand vous êtes salarié,
00:23:25quand vous avez un salaire,
00:23:25votre salaire,
00:23:26il n'augmente pas systématiquement
00:23:27chaque année
00:23:27en fonction de l'inflation.
00:23:29L'idée,
00:23:29c'est quand même
00:23:29de privilégier
00:23:30les plus petites retraites
00:23:31de moins de 2 000 euros,
00:23:33c'est ce qui circule.
00:23:34Alors,
00:23:34le Parisien a posé la question
00:23:35au ministre de l'économie,
00:23:36il dit oui,
00:23:372 000 euros,
00:23:37on peut considérer
00:23:38qu'on n'est pas riche
00:23:39mais qu'on n'est pas non plus
00:23:40dans le besoin
00:23:41quand on touche 2 000 euros
00:23:42de pensions de retraite par mois
00:23:42mais il dit aussi
00:23:43mais je ne veux pas rentrer là-dedans.
00:23:44Peut-être un peu facile
00:23:45parce que justement,
00:23:46si,
00:23:46on aimerait savoir
00:23:47ce que le gouvernement
00:23:48a en tête.
00:23:48Roland Lescure
00:23:49dans les colonnes du Parisien
00:23:50aujourd'hui,
00:23:50avant-hier,
00:23:51c'était Roland Lescure
00:23:54avertissement numéro 1,
00:23:55la même semaine,
00:23:56on a un ministre
00:23:57des Comptes publics
00:23:58qui dit
00:23:59on n'a plus le choix
00:24:00sous-entendu
00:24:01ce sera soit
00:24:01la désindexation
00:24:02des pensions
00:24:03soit la suppression
00:24:04de l'abattement
00:24:04de 10%.
00:24:07C'est flou ?
00:24:09De toute manière,
00:24:11on les voit
00:24:11s'agiter
00:24:14et tergiverser
00:24:15parce que de toute manière
00:24:16ils cherchent
00:24:17juste au déjà
00:24:18s'il peut en exister un
00:24:20une potion
00:24:21qui de toute manière
00:24:22sera amère
00:24:22pour les Français.
00:24:23Il faut bien comprendre
00:24:24que le gouvernement
00:24:25on parle de sommes
00:24:26très importantes.
00:24:27Ils cherchent
00:24:2835 milliards d'euros
00:24:30pour faire
00:24:31du redressement budgétaire
00:24:3235 milliards d'euros
00:24:33d'efforts
00:24:34dont 6 milliards d'euros
00:24:35sur les retraités.
00:24:36Donc ensuite,
00:24:36vous pouvez effectivement
00:24:37aller désindexer un peu
00:24:39rappelons que l'inflation
00:24:40est à 2%.
00:24:40La prévision d'inflation
00:24:42est à 2%.
00:24:42Vous pouvez désindexer
00:24:43un peu
00:24:44et ça se traduira
00:24:45effectivement
00:24:45par une perte
00:24:46de pouvoir d'achat.
00:24:46Vous pouvez jouer
00:24:47sur cet abattement
00:24:48de 10%
00:24:48pour frais professionnels
00:24:50sur le revenu fiscal
00:24:51de référence
00:24:51des retraités.
00:24:52Vous pouvez faire
00:24:53un petit peu des deux
00:24:53mais dans tous les cas
00:24:54ça se révélera
00:24:54être une potion amère.
00:24:56En revanche,
00:24:57effectivement,
00:24:57Loïc a raison
00:24:58de souligner
00:24:58que les actifs
00:25:01ne bénéficient pas
00:25:02d'une revalorisation
00:25:04automatique
00:25:04de leurs revenus.
00:25:05Absolument pas.
00:25:05Et c'est la raison
00:25:06pour laquelle d'ailleurs
00:25:06par exemple
00:25:07un Jean-Luc Mélenchon
00:25:08veut remettre en place
00:25:09une échelle mobile
00:25:10des salaires
00:25:10qui a été supprimée
00:25:11depuis 1982 en France.
00:25:13Donc,
00:25:14si vous voulez,
00:25:14quand on sait
00:25:16qu'il y a
00:25:17un déséquilibre
00:25:18déjà structurel
00:25:19de répartition
00:25:20des richesses
00:25:21entre actifs
00:25:22et retraités,
00:25:23que le taux de remplacement
00:25:24des actifs
00:25:25envers les retraités,
00:25:26c'est-à-dire
00:25:26le nombre de retraités
00:25:27pour lesquels
00:25:28un actif cotise
00:25:29est en défaveur des actifs,
00:25:30il n'est pas non plus
00:25:32aberrant,
00:25:32en tout cas il ne me semble
00:25:33pas aberrant
00:25:33et ce n'est pas non plus
00:25:34relancer une guerre générationnelle
00:25:35que de mettre à contribution
00:25:37les retraités.
00:25:37Après, il faut voir
00:25:38les conditions de ressources.
00:25:39C'est l'amertume
00:25:40laquelle vous vous attendez
00:25:42infinit, Thomas Vacheron.
00:25:43C'est l'amertume
00:25:44qui peut se transformer
00:25:45en colère.
00:25:45Faites qu'on se comprenne bien.
00:25:47Il y a des millions
00:25:48de Françaises,
00:25:49de Français,
00:25:50de la population,
00:25:50des travailleuses
00:25:51et des travailleurs
00:25:51qui ont manifesté
00:25:53contre le recul
00:25:54de l'âge de retraite
00:25:54à 64 ans.
00:25:55On a réussi
00:25:55à faire faire une pause
00:25:56parce qu'on a tellement
00:25:57manifesté,
00:25:58tellement fait grève
00:25:59que ça les a contraints
00:26:00de faire une pause
00:26:01qui pour nous
00:26:02n'est pas satisfaisante
00:26:02mais qui bloque
00:26:03à 62 ans
00:26:04et 9 mois
00:26:05pour le moment.
00:26:06Première chose.
00:26:06Deuxième chose,
00:26:07c'est tellement incrémenté.
00:26:08pourquoi le travail
00:26:08est extrêmement dur
00:26:09et je trouve que
00:26:10dans le débat public
00:26:11et je n'incrimine pas
00:26:12les journalistes évidemment
00:26:14mais il y a un décalage
00:26:15entre le réel,
00:26:16comment la difficulté
00:26:17du travail est
00:26:18et de l'autre côté
00:26:19les propositions
00:26:19qui sont faites.
00:26:20Enfin,
00:26:21c'est un très bon exemple
00:26:22l'histoire des désindexations
00:26:23des salaires.
00:26:24En France,
00:26:24aujourd'hui,
00:26:25on a du recul
00:26:25depuis 40 ans maintenant,
00:26:27depuis 1982-83,
00:26:29il y a eu la désindexation
00:26:30des salaires.
00:26:30Ça veut dire quoi ?
00:26:31Juste avant,
00:26:32comme en Belgique aujourd'hui,
00:26:34pays voisin industrialisé,
00:26:36quand les prix augmentent,
00:26:37les salaires augmentent au prix.
00:26:39Et d'ailleurs,
00:26:39en Belgique,
00:26:40l'inflation est moins forte
00:26:41et la croissance est plus forte.
00:26:42Ça veut dire qu'on peut indexer
00:26:43les salaires sur les prix.
00:26:44Ça veut dire quoi en français ?
00:26:46Quand les prix augmentent,
00:26:47je ne perds pas en niveau de vie.
00:26:48Très très important.
00:26:49Ce qui se passe,
00:26:49comme il n'y a plus l'indexation
00:26:50des salaires sur les prix,
00:26:51aujourd'hui,
00:26:52il y a un décrochage
00:26:53de tous les salaires en France
00:26:54qui fait que,
00:26:55un,
00:26:55le SMIC est extrêmement bas.
00:26:57Personne n'en parle.
00:26:57On a seulement le sixième niveau
00:26:59de SMIC d'Europe
00:26:59alors qu'on est la deuxième économie.
00:27:02Deux,
00:27:02tous les salaires sont assez.
00:27:03Le salaire médian,
00:27:08il y a un tassement
00:27:08de tous les salaires.
00:27:09Et aujourd'hui,
00:27:10nos salaires,
00:27:11celles et ceux qui nous regardent,
00:27:12celles et ceux qui travaillent,
00:27:13n'ont pas retrouvé
00:27:14leur situation de 2020,
00:27:15de la situation d'avant Covid.
00:27:17Et du coup,
00:27:17qu'est-ce qu'ils veulent faire ?
00:27:18Attention,
00:27:19les retraités qui regardent,
00:27:20ils veulent vous faire
00:27:21la même chose.
00:27:22Après nous avoir pris
00:27:23du pouvoir d'achat,
00:27:24du pouvoir de vivre,
00:27:26du niveau de vie
00:27:26en désindexant nos salaires,
00:27:27ils veulent faire la même chose
00:27:28sur les pensions.
00:27:29Mais comment les retraités,
00:27:30en tout cas,
00:27:31une partie d'entre eux,
00:27:33pourraient-ils ne pas
00:27:36contribuer à l'effort ?
00:27:38Vous avez tout à fait raison.
00:27:39Vous savez,
00:27:39les retraités qui nous regardent,
00:27:40et certains ont parlé de colère.
00:27:43Et c'est le sujet,
00:27:44c'est le sujet qui est amené
00:27:45par les plus excessifs,
00:27:47les plus pro-direction d'entreprise,
00:27:49pas ceux qui tiennent
00:27:49les entreprises et qui travaillent.
00:27:51Ils nous regardent
00:27:51et ils se disent
00:27:51« Attendez,
00:27:52on a travaillé toute notre vie,
00:27:54on a des droits qui sont liés.
00:27:56Sur notre fiche de paye,
00:27:57on a cotisé,
00:27:57on a donc des droits afférents
00:27:58et on veut nous voler
00:28:00ce qu'on a à gagner. »
00:28:00C'est ça qu'ils disent les retraités.
00:28:02Contribuer à l'effort,
00:28:03contribuer à l'effort.
00:28:04On parle de gens,
00:28:06certains retraités,
00:28:06qui ont cotisé toute leur vie
00:28:08à des conditions
00:28:08qui sont bien différentes
00:28:09de celles d'aujourd'hui
00:28:10et dans une économie,
00:28:11dans une société
00:28:12qui ne vit plus pareil
00:28:13qu'il y a 30 ans.
00:28:14Vous avez bien raison.
00:28:15Est-ce que tout est affaire de nuance ?
00:28:16Est-ce que vous entendez
00:28:17quand même cet argument-là ?
00:28:18Mais on est pour être
00:28:19dans la nuance.
00:28:19On est pour être dans la nuance
00:28:20ce qui n'est pas du tout
00:28:21la société.
00:28:22Vous savez,
00:28:22aujourd'hui,
00:28:23il y a une concentration
00:28:23de richesse sur certains
00:28:24et les mêmes.
00:28:28Déjà,
00:28:28le niveau de vie
00:28:29était meilleur
00:28:30il y a deux ou trois décennies
00:28:31que ce qu'il y a aujourd'hui.
00:28:32Il y a un recul.
00:28:33Il y a une paupérisation
00:28:33de la population
00:28:34extrêmement forte
00:28:35et des travailleuses
00:28:36et des travailleurs
00:28:36et même de retraités
00:28:37parce qu'il y a un décrochage.
00:28:38Vous savez,
00:28:39le cumul des réformes
00:28:40des retraites
00:28:41qui sont passées
00:28:42fait que les retraités
00:28:43d'aujourd'hui
00:28:43vivent moins bien
00:28:44que c'est d'hier.
00:28:45Première chose,
00:28:45donc ils sont déjà passés
00:28:46à la caisse.
00:28:47Et la deuxième chose
00:28:48quand même
00:28:48qu'il faut bien mesurer,
00:28:49c'est que les mêmes
00:28:50qui veulent diviser les Français,
00:28:52diviser les travailleurs,
00:28:53diviser les petites retraites
00:28:54et les très petites retraites.
00:28:56C'est ça la discussion.
00:28:56On parle de 2000 balles.
00:28:58Vous savez ce que c'est
00:28:59que vivre avec 2000 euros par mois ?
00:29:00Donc c'est à cela
00:29:01qu'on est en train de discuter.
00:29:03Et du coup,
00:29:04nous on a des propositions.
00:29:06On parle de budget.
00:29:07Il y a trois budgets en France.
00:29:09Le budget de la sécurité sociale,
00:29:10le budget de l'État
00:29:11et le budget des collectivités.
00:29:13Le budget des collectivités
00:29:16faiblement endettées
00:29:17et c'est l'austérité
00:29:18quand même dans les collectivités
00:29:19aujourd'hui.
00:29:19C'est pour ça
00:29:20qu'il y a moins de SDIS
00:29:21qu'il y a moins de possibilités,
00:29:23etc.
00:29:23Et j'y reviendrai.
00:29:24Le deuxième,
00:29:25c'est l'État
00:29:25et le troisième,
00:29:26c'est la Sécu.
00:29:26Le moins endetté,
00:29:28celui de la sécurité sociale,
00:29:29c'est le plus attaqué.
00:29:30Pourquoi ?
00:29:30Il faut trouver des ressources.
00:29:32La taxe Zuckman,
00:29:33elle permettait de trouver 20 milliards.
00:29:35C'est comme ça qu'on finance.
00:29:36On discute de budget.
00:29:37Il y a des mobilisations,
00:29:38vous savez,
00:29:39vous avez parlé tout à l'heure
00:29:40des mobilisations du 17 octobre.
00:29:41Il va y avoir des mobilisations
00:29:42le 29 septembre.
00:29:44Tous les syndicats,
00:29:45tous les syndicats appellent
00:29:46contre un budget d'austérité,
00:29:48pour un budget de progrès social
00:29:49dans la rue,
00:29:50dans toute la France.
00:29:51D'abord,
00:29:51vous avez commencé par parler
00:29:53de la revalorisation des salaires,
00:29:55de l'échelle mobile des salaires,
00:29:56etc.
00:29:56Donc,
00:29:56il faut quand même rappeler
00:29:57la raison pour laquelle,
00:29:57en 1982,
00:29:58nous sommes sortis de ce système,
00:30:00notamment sous Pierre Monroy.
00:30:01Parce qu'à un moment donné,
00:30:02on s'est aperçu que
00:30:03revaloriser les salaires
00:30:04à chaque fois que les prix augmentaient,
00:30:06ça créait des boucles,
00:30:07en réalité.
00:30:07Ça créait des boucles d'inflation
00:30:08sans que,
00:30:09nécessairement,
00:30:10du côté de la production,
00:30:12la France ne parvienne à ce sujet.
00:30:13C'est quand même pour ça
00:30:13qu'on est sortis.
00:30:14Vous avez raison.
00:30:15On fait point par point.
00:30:17En Belgique,
00:30:17il y a l'indexation des salaires
00:30:18sur les prix.
00:30:19L'inflation est inférieure,
00:30:22la croissance est supérieure.
00:30:23Le pays qui est voisin,
00:30:24industrialisé,
00:30:25plus industrialisé que le nôtre
00:30:26maintenant à cause
00:30:26de la désindustrialisation...
00:30:27Et le système de solidarité
00:30:28en Belgique n'est pas tout à fait
00:30:30le même qu'en France.
00:30:31Il n'y avait pas le même.
00:30:32Parce que je vous ai entendu,
00:30:32par exemple,
00:30:33faire la présentation
00:30:33du système de répartition.
00:30:35Et là,
00:30:35c'est intéressant parce que...
00:30:36C'est pas trop technique.
00:30:37Non, mais sur la présentation
00:30:38du système de retraite,
00:30:40là, c'est intéressant
00:30:41parce qu'il y a vraiment
00:30:41un hiatus dans la manière
00:30:42dont vous le présentez
00:30:43par rapport à la manière
00:30:44dont je l'appréhende personnellement.
00:30:46Vous dites...
00:30:47Les retraités disent,
00:30:48et c'est vrai,
00:30:48dans leur grand nombre,
00:30:49disent « j'ai cotisé,
00:30:50j'ai droit ».
00:30:50Sauf que ça ne fonctionne pas
00:30:52comme ça.
00:30:52On sait que le système
00:30:54de répartition,
00:30:54nous cotisons aujourd'hui
00:30:55pour eux.
00:30:56Tout à fait.
00:30:56Et mes enfants cotiseront
00:30:57pour moi.
00:30:58Tout à fait.
00:30:58Donc c'est une chaîne
00:31:00générationnelle qui s'organise.
00:31:01Et dans un contexte
00:31:02de vérification démographique,
00:31:03effectivement,
00:31:04comme François le rappelait,
00:31:05les conditions dans lesquelles
00:31:05ils ont cotisé
00:31:06pour leurs parents eux-mêmes
00:31:07ne sont pas du tout
00:31:08les mêmes que celles d'aujourd'hui.
00:31:10Sur le débat public
00:31:11en pleine campagne présidentielle,
00:31:13sur les retraites,
00:31:13écoutons par exemple
00:31:14Bruno Rotaillot hier.
00:31:17Je sais les boomers.
00:31:19Toujours les boomers.
00:31:21Je sais que la mode,
00:31:23c'est de taper sur les boomers.
00:31:25Mes amis, un conseil.
00:31:27Soyez pas conformistes.
00:31:29Est-ce qu'encore,
00:31:29on peut s'offrir
00:31:31une nouvelle fracture,
00:31:33une fracture entre les générations ?
00:31:34Je ne le crois pas.
00:31:35Alors ne soyez pas conformistes.
00:31:37Loïc Sébastien,
00:31:38le corps du Premier ministre,
00:31:39lance une concertation
00:31:40sur la désindexation
00:31:41des retraites justement.
00:31:42Oui, ça va dans le sens
00:31:43de ce qu'on vient de voir
00:31:43avec les déclarations
00:31:44du ministre de l'Économie
00:31:45puisqu'il s'agit de préparer
00:31:47le budget.
00:31:47Mais pourquoi tous les responsables
00:31:49politiques ont bien conscience
00:31:50que c'est un sujet
00:31:51hautement inflammable
00:31:52politiquement ?
00:31:53Tout simplement parce que
00:31:54les retraités
00:31:56sont surreprésentés
00:31:57dans les urnes.
00:31:58Ils votent.
00:31:59Ils ne s'abstiennent pas.
00:32:00Et jusqu'à présent,
00:32:02ils votaient pour la droite
00:32:03puis le centre
00:32:04avec Emmanuel Macron.
00:32:05Désormais,
00:32:06c'est la grande nouveauté
00:32:07de ce scrutin,
00:32:08on le voit dans toutes
00:32:08les enquêtes d'opinion,
00:32:10les retraités aujourd'hui
00:32:12placent Marine Le Pen
00:32:13en tête des intentions
00:32:15de vote.
00:32:16Et ça,
00:32:16c'est franchement nouveau.
00:32:17Et encore une fois,
00:32:18ils sont nombreux,
00:32:19ils vont être de plus en plus
00:32:20nombreux,
00:32:20et ils votent,
00:32:22ils se déplacent
00:32:23pour voter beaucoup plus
00:32:24que les jeunes.
00:32:24C'est aussi pour ça
00:32:25que c'est un sujet
00:32:26hautement sensible
00:32:26et qu'en général,
00:32:28les responsables politiques
00:32:29au pouvoir
00:32:29ne vont pas jusqu'au bout
00:32:31lorsqu'il s'agit
00:32:31toucher aux retraités.
00:32:32Pascal Delima,
00:32:33je rappelle que vous êtes
00:32:34économiste,
00:32:3530 milliards d'économies
00:32:37à trouver.
00:32:38C'est l'enjeu,
00:32:40presque le défi
00:32:41du gouvernement
00:32:41aujourd'hui.
00:32:42Ça semble presque
00:32:44abstrait.
00:32:45Qu'est-ce qu'il y a,
00:32:47selon vous,
00:32:48d'envisageable,
00:32:49attention,
00:32:49derrière ces 30 milliards
00:32:51d'économies ?
00:32:52Peut-on y arriver,
00:32:52d'abord ?
00:32:54Oui,
00:32:5530 milliards,
00:32:56on peut toujours y arriver.
00:32:58Ce n'est pas en une année
00:32:59sans dégâts économiques
00:33:01et sociaux,
00:33:01mais il faut les étaler
00:33:03sur plusieurs années
00:33:04en ciblant un tas de choses
00:33:06qui ont déjà été dites.
00:33:07Les doublons administratifs,
00:33:09les aides inefficaces,
00:33:11les dépenses insuffisamment évaluées.
00:33:13Donc la vraie question,
00:33:15ce n'est pas toujours
00:33:17est-ce qu'on peut économiser,
00:33:18mais c'est où couper
00:33:19sans casser la croissance
00:33:21ni les services publics
00:33:22essentiels ?
00:33:23Voilà,
00:33:23c'est ça,
00:33:24à mon avis,
00:33:24le point central.
00:33:25Et le gouvernement
00:33:26entend prioriser,
00:33:29si je puis dire,
00:33:29la baisse des dépenses ?
00:33:31Ben oui,
00:33:32parce que...
00:33:32C'est l'angle de...
00:33:34C'est ce qui peut fonctionner
00:33:36sans explosion sociale ?
00:33:39En tout cas,
00:33:39c'est...
00:33:41Oui,
00:33:41parce qu'il y a un chiffre
00:33:42qui circule beaucoup
00:33:43en économie
00:33:44qui est le 2 tiers,
00:33:451 tiers,
00:33:45c'est d'essayer,
00:33:45effectivement,
00:33:46de taper plus
00:33:47sur l'économie,
00:33:48sur la dépense
00:33:49que sur la hausse d'impôt
00:33:50qui est déjà
00:33:50très élevée en France.
00:33:51Donc oui,
00:33:52prioriser la baisse des dépenses
00:33:53plutôt que de créer
00:33:54de nouveaux impôts.
00:33:55La France a déjà
00:33:56des niveaux de prélèvement
00:33:57obligatoires élevés,
00:33:59mais il faut réduire,
00:34:00en fait,
00:34:00des dépenses inefficaces,
00:34:02des doublons,
00:34:03comme je l'ai dit,
00:34:04certaines aides,
00:34:04pas couper indistinctement
00:34:06dans la santé,
00:34:06l'éducation,
00:34:07l'investissement.
00:34:09c'est un petit peu
00:34:10cette idée
00:34:10d'économiser plus
00:34:11pour quelque part
00:34:13dépenser mieux
00:34:14et épaisser
00:34:15donc la dépense
00:34:17sans réforme structurelle.
00:34:19C'est aussi
00:34:20reporter un problème
00:34:21quelque part.
00:34:23Ce week-end,
00:34:23on apprend aussi d'ailleurs
00:34:24que le gouvernement
00:34:25entend faciliter
00:34:26les donations familiales.
00:34:29Est-ce que ça montre
00:34:30d'une certaine manière
00:34:31que le gouvernement
00:34:31peine à trouver des solutions ?
00:34:32Lance des pièces
00:34:33en voyant
00:34:35comment elles retombent.
00:34:36C'est sûr que ça a été
00:34:36un festival de ballons d'essai.
00:34:39Vous vous souvenez
00:34:40la colère
00:34:41de Sébastien Lecornu
00:34:42après cette fuite
00:34:45qui s'est retrouvée
00:34:46dans les pages
00:34:46de nos confrères
00:34:47des échos
00:34:47d'une piste du gouvernement
00:34:49qui consistait
00:34:50à aller chercher
00:34:51dans l'épargne salariale.
00:34:53Ça a mis
00:34:53Sébastien Lecornu
00:34:54en rogne
00:34:55parce qu'effectivement
00:34:55il y avait une manne
00:34:57financière
00:34:57à aller chercher.
00:34:58C'était tentant
00:34:59au moment où
00:35:00on cherche de l'argent
00:35:00et finalement
00:35:02le gouvernement s'est ravisé.
00:35:03Sébastien Lecornu
00:35:05voit aussi
00:35:05qu'on va au-devant
00:35:06d'une grande transmission.
00:35:07Il y a des dizaines
00:35:08de milliards d'euros
00:35:09qui dans les prochaines années
00:35:10compte tenu du vieillissement
00:35:11de la population
00:35:12vont être cédés.
00:35:13Et donc il veut organiser
00:35:14effectivement ça
00:35:15pour que des personnes
00:35:17de plus de 80 ans
00:35:18notamment
00:35:20puissent anticiper
00:35:21ces donations.
00:35:21Pour celles qui peuvent le faire.
00:35:22Pour celles qui peuvent le faire
00:35:23parce que quand on n'a rien à donner
00:35:24c'est sûr
00:35:25l'affaire est vite réglée.
00:35:27Mais c'est une manière
00:35:28si vous voulez
00:35:29de redonner
00:35:30du pouvoir d'achat
00:35:30aux actifs.
00:35:31On tourne autour
00:35:32de la question.
00:35:33Tous les candidats
00:35:33à l'élection présidentielle
00:35:34tournent autour de la question.
00:35:36Ça justifie par exemple
00:35:37qu'un François Hollande
00:35:38pour baisser
00:35:41les cotisations
00:35:42sociales salariales
00:35:43propose par exemple
00:35:43d'augmenter la TVA.
00:35:44Tous les candidats
00:35:45essayent de chercher
00:35:46la martingale
00:35:46qui va permettre
00:35:47de donner
00:35:47du pouvoir d'achat
00:35:48aux actifs.
00:35:49Compte tenu
00:35:49de l'iniquité aujourd'hui
00:35:50entre une partie
00:35:51des actifs
00:35:51et les retraités
00:35:52notamment dans l'accession
00:35:53à la propriété
00:35:53par exemple des biens
00:35:54parce que beaucoup
00:35:56de retraités
00:35:56sont propriétaires
00:35:57de leurs biens
00:35:57et bien organiser
00:35:58cette transmission
00:35:59et ce flux d'argent
00:36:00peut être intéressant.
00:36:01C'est sur ça
00:36:02que table le gouvernement.
00:36:03Oui parce que souvent
00:36:04il y en a des propositions
00:36:05finalement où il s'agit
00:36:06de prendre quelque part
00:36:07pour redonner ailleurs
00:36:08donc en fait à la fin
00:36:09c'est 0-0
00:36:11c'est 0 partout.
00:36:12Là en l'occurrence
00:36:13oui l'idée d'augmenter
00:36:14les plafonds finalement
00:36:14où vous pouvez donner
00:36:16à vos enfants
00:36:17à vos petits-enfants
00:36:18sans avoir de taxes
00:36:19sans avoir de droits
00:36:20à payer
00:36:21c'est ce que souhaite
00:36:22mettre le gouvernement
00:36:23dans son prochain budget
00:36:24qui va être discuté.
00:36:26C'est quand même
00:36:27très partagé
00:36:28et puis on va dire
00:36:29ça va coûter à l'État
00:36:30parce que ça sera
00:36:31des rentrées d'argent
00:36:32en moins.
00:36:32En réalité
00:36:33les économistes
00:36:34sont assez formels
00:36:35là-dessus
00:36:35pas tellement.
00:36:36Il s'agit en fait
00:36:37de faciliter la transmission
00:36:39pour les actifs
00:36:40on l'a dit
00:36:40soit pour lancer
00:36:41une entreprise
00:36:41pour faire marcher
00:36:42l'économie
00:36:42soit pour investir
00:36:43dans l'immobilier
00:36:43ou tout simplement
00:36:44pour se faire plaisir
00:36:44et consommer.
00:36:45Dans tous les cas
00:36:46ça finit dans l'économie
00:36:47et ça évite finalement
00:36:48de se passer
00:36:49de l'argent d'épargne
00:36:50en épargne
00:36:51qui ne sert pas à grand chose.
00:36:53Alors c'est bon aussi
00:36:54pour l'économie
00:36:55plutôt que de se passer
00:36:56l'argent
00:36:56qu'à un moment de la vie
00:36:57on n'en aura plus
00:36:58franchement besoin.
00:36:59De tous ces sujets concrets
00:36:59on continue de parler
00:37:00dans la suite de BFM Direct.
00:37:01Merci à tous les quatre.
00:37:02C'est la chronique éco
00:37:03tout de suite.
00:37:05Votre rendez-vous
00:37:06avec la Banque Postale
00:37:07la banque pour avoir
00:37:08un temps d'avance
00:37:09sur la performance
00:37:10de votre entreprise
00:37:11la Banque Postale
00:37:12Citoyenne
00:37:13Votre programme
00:37:14avec Magnolia.fr
00:37:15Changez votre assurance
00:37:16de prêt
00:37:17et économisez
00:37:18sur Magnolia.fr
00:37:19Comparateur en assurance
00:37:20de prêt immobilier
00:37:27Cette question ce matin
00:37:28à voir une agence bancaire
00:37:30près de chez soi
00:37:30est-ce que c'est un privilège
00:37:31qui t'envoie de disparition ?
00:37:33Il semblerait bien
00:37:33que oui
00:37:34Reportage dans le Pas-de-Calais
00:37:35Corentin-Vallet
00:37:35Sébastien Savoie
00:37:36avec Benjamin Berthaud
00:37:40Mauvaise surprise
00:37:40pour les clients
00:37:41de cette agence
00:37:42J'allais justement
00:37:43aller à la banque
00:37:44et là je vois
00:37:45que c'est fermé
00:37:45Ici seul le distributeur
00:37:47automatique
00:37:48fonctionne encore
00:37:49Mais pour rencontrer
00:37:50un conseiller
00:37:51il faut maintenant
00:37:52se rendre à plus
00:37:53de 8 kilomètres
00:37:54dans la commune voisine
00:37:55C'est très embêtant
00:37:56surtout dans des villages
00:37:57donc ça incite
00:37:59les gens
00:38:00à prendre une banque en ligne
00:38:01Les banques en ligne
00:38:02une option
00:38:03qui peine à convaincre
00:38:05dans ce village
00:38:05C'est pas très pratique
00:38:07les banques en ligne
00:38:07je préfère vraiment
00:38:08le contact
00:38:09avec l'agence en direct
00:38:10Je pense pas
00:38:11que les personnes âgées
00:38:12de 80 ans
00:38:13sachent manier
00:38:14un ordinateur
00:38:15et ils ont pas forcément
00:38:16le matériel chez elles
00:38:18Pourtant c'est la raison
00:38:20principale citée
00:38:21par les banques
00:38:22pour justifier
00:38:22les fermetures
00:38:23On s'adapte
00:38:24au souhait des clients
00:38:26Aujourd'hui
00:38:26ils sont de moins en moins
00:38:28nombreux à venir
00:38:29en agence physique
00:38:30Il y a des banques
00:38:32digitales
00:38:32et des néobanques
00:38:33qui sont de plus en plus
00:38:35nombreuses
00:38:36à venir concurrencer
00:38:38les activités de réseau
00:38:39des grandes banques
00:38:40traditionnelles
00:38:41dont la nôtre
00:38:41Illustration de cette tendance
00:38:43la banque LCL
00:38:44prévoit de fermer
00:38:45entre 60 et 90 agences
00:38:48sur tout le territoire
00:38:49C'est 5%
00:38:50de leur site en France
00:38:51qui fermerait leur porte
00:38:54C'était votre rendez-vous
00:38:55avec la banque postale
00:38:56La banque pour avoir
00:38:57un temps d'avance
00:38:58sur la performance
00:38:59de votre entreprise
00:39:00La banque postale
00:39:01citoyenne
00:39:02C'était votre programme
00:39:03avec Magnolia.fr
00:39:05Changez votre assurance
00:39:06de prêt
00:39:06et économisez sur
00:39:07Magnolia.fr
00:39:08Comparateur en assurance
00:39:09de prêt immobilier
00:39:10Dans quelques instants
00:39:11nous prendrons la direction
00:39:12des nains Beaumont
00:39:13dans le pas de calafier
00:39:15politique
00:39:15de Marine Le Pen
00:39:16qui fait aujourd'hui
00:39:17sa rentrée politique
00:39:19justement elle
00:39:20qui continue de caracoler
00:39:21dans les sondages
00:39:22mais qui vit
00:39:23elle et son parti
00:39:24évidemment
00:39:25des jours un petit peu
00:39:26compliqués
00:39:27on en a déjà parlé
00:39:28nous retrouvons
00:39:28Sophie Dupont
00:39:29à Nain-Beaumont
00:39:30dans un instant
00:39:31et vous entendrez aussi
00:39:32Marine Le Pen
00:39:32sur le budget
00:39:33elle a fait hier
00:39:33un pas vers l'annonce
00:39:34censure
00:39:34c'est très intéressant
00:39:35à analyser ça
00:39:36à tout de suite
00:39:37Il est 11h
00:39:38soyez les bienvenus
00:39:39si vous nous rejoignez
00:39:39dans BFM Direct
00:39:40à la une
00:39:41la rentrée politique
00:39:41de Marine Le Pen
00:39:42on va prendre dans un instant
00:39:43la direction
00:39:44des nains Beaumont
00:39:45dans le pas de calais
00:39:45où nous attend
00:39:46Sophie Dupont
00:39:47reporter politique
00:39:48de BFM TV
00:39:49qui va suivre
00:39:49cette journée importante
00:39:50pour la candidate
00:39:52rassemblement national
00:39:52à l'élection
00:39:54présidentielle
00:39:55qui s'exprimera
00:39:56à 15h
00:39:56discours de Marine Le Pen
00:39:57à 15h
00:39:58rassure en direct
00:39:58sur BFM TV
00:39:59nous allons écouter aussi
00:40:00ce qu'elle a dit hier
00:40:01Marine Le Pen
00:40:01sur le budget
00:40:02elle le préfère
00:40:03imparfait qu'inexistant
00:40:05candidaté Rennes
00:40:05qui semble avoir fait
00:40:07un pas vers la non-censure
00:40:08vous aurez ici même
00:40:09la réaction du numéro 2
00:40:10du parti LR
00:40:11Othman Nascou
00:40:12mon invité
00:40:12dans quelques instants
00:40:14et puis cette question
00:40:14le gouvernement va-t-il faire
00:40:15un geste sur le sujet
00:40:17inflammable
00:40:18des prix des carburants
00:40:19les candidats à la présidentielle
00:40:20sont partagés
00:40:21sur l'opportunité
00:40:22de baisser la TVA
00:40:23sur les carburants
00:40:24alors que les services
00:40:24de renseignement
00:40:25eux surveillent les appels
00:40:26au retour des gilets jaunes
00:40:27sur les réseaux sociaux
00:40:28les détails exclusifs
00:40:30dans un instant
00:40:44Elle s'exprimera
00:40:45à 15h
00:40:46je vous le disais
00:40:47Marine Le Pen
00:40:48fait sa rentrée politique
00:40:49aujourd'hui
00:40:50dans son fief
00:40:51politique
00:40:52des nains Beaumont
00:40:53dans le Pas-de-Calais
00:40:54où l'on va retrouver
00:40:54dans quelques instants
00:40:55l'envoyée spécial
00:40:57de BFM TV
00:40:58reporter politique
00:40:59BFM TV
00:41:00Sophie Dupont
00:41:01mais d'abord
00:41:02je vous le disais
00:41:03une déclaration très intéressante
00:41:04de la candidate Rennes
00:41:05à la présidentielle
00:41:06hier
00:41:07sur le budget
00:41:09Marine Le Pen
00:41:10qui semble
00:41:11faire un pas
00:41:12vers la non-censure
00:41:15Nous verrons bien
00:41:16la copie
00:41:17que nous présentera
00:41:18le gouvernement
00:41:18mais j'assume
00:41:19une position claire
00:41:20nous assumons
00:41:22vouloir gagner
00:41:22les élections
00:41:23et gouverner
00:41:24la France
00:41:25au plus vite
00:41:27ce faisant
00:41:28un budget
00:41:29imparfait
00:41:29opérationnel
00:41:30avant les élections
00:41:31est préférable
00:41:32cette fois
00:41:32à une loi spéciale
00:41:34car
00:41:34nous pourrons
00:41:35le modifier
00:41:35immédiatement
00:41:36à notre arrivée
00:41:37au pouvoir
00:41:37avec une nouvelle
00:41:38majorité parlementaire
00:41:39Au contraire
00:41:40s'il n'y a pas de budget
00:41:41nos six mois
00:41:43nos six premiers mois
00:41:44au pouvoir
00:41:45seraient bien plus difficiles
00:41:48On va y revenir
00:41:48dans un instant
00:41:49mais d'abord
00:41:49retrouvons comme promis
00:41:50Sophie Dupont
00:41:51en direct d'Edin-Beaumont
00:41:52Bonjour Sophie
00:41:52La candidate Rennes
00:41:54fait donc sa rentrée
00:41:55politique aujourd'hui
00:41:56à Eddin-Beaumont
00:41:57dans le pas de calon
00:41:57On l'a très très peu
00:41:58entendu Marine Le Pen
00:41:59ces dernières semaines
00:42:02Oui on a surtout
00:42:03entendu Jordan Bardella
00:42:05dans les interviews
00:42:06à l'international
00:42:06ou même dans les foires
00:42:07il s'est démultiplié
00:42:08et justement
00:42:09ça sera l'image
00:42:10qui va être scrutée
00:42:11cet après-midi
00:42:11Jordan Bardella
00:42:12avec Marine Le Pen
00:42:13la dernière fois
00:42:14qu'on les avait vus ensemble
00:42:15c'était au lendemain
00:42:15de la décision
00:42:16c'était dans la Sarthe
00:42:17le premier déplacement
00:42:17de Marine Le Pen
00:42:18à la flèche
00:42:19il était à ses côtés
00:42:20mais il avait quand même
00:42:20la mine fermée
00:42:21la mâchoire serrée
00:42:22ce jour-là
00:42:23Jordan Bardella
00:42:23qui reconnaît
00:42:24a posteriori en privé
00:42:25qu'il n'avait pas réussi
00:42:26à jouer la comédie
00:42:27qu'il avait quand même
00:42:28dû encaisser
00:42:29cette décision
00:42:30de redevenir
00:42:30candidat à Matignon
00:42:32ils seront tous les deux
00:42:32cet après-midi
00:42:33les particularités
00:42:34à la différence
00:42:35des meetings
00:42:35habituellement
00:42:36au Rassemblement National
00:42:37seule Marine Le Pen
00:42:38s'exprimera
00:42:39cet après-midi
00:42:39à la tribune
00:42:40elle va faire sa rentrée
00:42:41comme chaque année
00:42:42ici dans son fief
00:42:43du Pas-de-Calais
00:42:44elle n'a pas bousculé
00:42:44son agenda
00:42:45Marine Le Pen
00:42:45malgré les débuts
00:42:46qui ont pu sembler
00:42:47cacophoniques
00:42:48pour certains
00:42:48de cette campagne
00:42:49de Marine Le Pen
00:42:50elle ne change pas
00:42:51son programme
00:42:52elle fait sa rentrée
00:42:53ici dans son fief
00:42:53du Pas-de-Calais
00:42:54on nous promet
00:42:54un discours populaire
00:42:56et social
00:42:56parce qu'on est
00:42:57à Hénard-Beaumont
00:42:58avec des annonces
00:42:59Marine Le Pen
00:43:00qui veut préempter
00:43:00un nouveau thème
00:43:01le logement
00:43:02on nous promet
00:43:03des annonces concrètes
00:43:04sur ce thème
00:43:04la candidate veut parler
00:43:05du quotidien des français
00:43:06elle estime
00:43:07que ses adversaires
00:43:08sont empêtrés
00:43:09dans leur primaire
00:43:09et donc elle
00:43:10elle veut cranter
00:43:10des sujets
00:43:11c'est pour ça
00:43:12qu'elle devrait faire
00:43:12des annonces
00:43:13sur ce sujet
00:43:13en particulier
00:43:14cet après-midi
00:43:15manière aussi pour elle
00:43:16d'imposer son thème
00:43:17à ses adversaires
00:43:18et de reprendre la main
00:43:19sur cette campagne
00:43:19qui a pu sembler
00:43:20agiter pour certains
00:43:22Marine Le Pen
00:43:23qui aussi devrait
00:43:23décocher quelques flèches
00:43:24à ses adversaires
00:43:25du bloc central
00:43:26elle devrait critiquer
00:43:27le bilan
00:43:28de la Macronie
00:43:28parce qu'il considère
00:43:29les stratèges de la campagne
00:43:30de Marine Le Pen
00:43:31considèrent
00:43:31qu'en cas de second tour
00:43:33il serait plus difficile
00:43:33de battre un candidat
00:43:34du bloc central
00:43:35que Jean-Luc Mélenchon
00:43:36donc des flèches
00:43:37qui devraient être décochées
00:43:38particulièrement
00:43:39à l'égard des candidats
00:43:40du bloc central
00:43:41cet après-midi
00:43:41pour Marine Le Pen
00:43:42Vous y faisiez allusion
00:43:44il y a quelques instants
00:43:44Sophie
00:43:45l'autre question
00:43:46bien sûr
00:43:46c'est la suivante
00:43:47est-ce que le tandem
00:43:48Le Pen-Bardella
00:43:49tient toujours ?
00:43:52Alors évidemment
00:43:53eux ils vont
00:43:54cet après-midi
00:43:55montrer un duo
00:43:56un binôme
00:43:57un ticket qui fonctionne
00:43:58toujours
00:43:58elle à l'Elysée
00:43:59lui à Matignon
00:44:01hier ils étaient réunis
00:44:02en séminaire
00:44:03avec leur parlementaire
00:44:04un séminaire
00:44:04à huis clos
00:44:05qui s'est déroulé
00:44:06au Touquet
00:44:07où ils ont tenu
00:44:07à faire taire
00:44:08auprès de leurs députés
00:44:09d'après des participants
00:44:10les rumeurs
00:44:11de Bisbee
00:44:12entre eux
00:44:13même si
00:44:14il faut constater
00:44:15que Jordan Bardella
00:44:15ces dernières semaines
00:44:16il assume quand même
00:44:17sa sensibilité différente
00:44:18de celle de Marine Le Pen
00:44:19sur des sujets
00:44:20et pas des moindres
00:44:21sur la réforme des retraites
00:44:22notamment
00:44:22ou encore sur l'interdiction
00:44:23du port du voile
00:44:24il fait entendre
00:44:25sa petite musique
00:44:26Jordan Bardella
00:44:26qui ne souhaite pas
00:44:28redevenir numéro 2
00:44:29il le confie en privé
00:44:30il y a quasiment deux candidats
00:44:31dans cette campagne
00:44:32alors on verra quand même
00:44:33les mots
00:44:33que va utiliser Marine Le Pen
00:44:35qui ne s'est pas exprimé encore
00:44:36sur ses rumeurs
00:44:37de Bisbee
00:44:38entre les deux
00:44:38et qui aura à coeur
00:44:39évidemment
00:44:40lors de son discours
00:44:40de réafficher
00:44:41ce binôme
00:44:42ce ticket
00:44:42même si on le rappelle
00:44:43Jordan Bardella
00:44:44ne s'exprimera pas
00:44:45cet après-midi
00:44:47Marine Le Pen
00:44:47qui a pu aussi
00:44:49compter sur ses proches
00:44:50dans cette campagne
00:44:51on voit qu'il y a
00:44:52sa nièce qui fait partie
00:44:53de sa campagne
00:44:53son beau-frère
00:44:54Philippe Olivier
00:44:55qui a écrit son discours
00:44:56qui va être prononcé
00:44:57cet après-midi
00:44:58il y a un de ses très proches
00:44:59à l'Assemblée
00:45:00qui va être nommé
00:45:01lundi co-directeur
00:45:02de cette campagne
00:45:03alors que certains proches
00:45:04de Jordan Bardella
00:45:05comme François Durville
00:45:06son conseiller économique
00:45:07et spécial
00:45:07ou encore le président
00:45:09du Rassemblement National
00:45:10de la Jeunesse
00:45:11ont plutôt été écartés
00:45:12donc il faudra avoir
00:45:13les mots employés
00:45:14par Marine Le Pen
00:45:15cet après-midi
00:45:15ici donc depuis
00:45:16Enin-Beaumont
00:45:17Merci beaucoup
00:45:18merci Sophie Dupont
00:45:19en direct
00:45:20d'Enin-Beaumont
00:45:21pour BFM TV
00:45:22bonjour Loïc Bé
00:45:23bonjour
00:45:24rebonjour Loïc Bé
00:45:25bonjour
00:45:25BFM TV
00:45:27à vos côtés
00:45:27Haute-Mann Nassrou
00:45:28bonjour
00:45:28bonjour
00:45:29et bienvenue
00:45:29vous êtes secrétaire
00:45:30général du parti
00:45:31Les Républicains
00:45:32vous êtes aux côtés
00:45:34de Bruno Rotaillot
00:45:34évidemment candidat
00:45:36à l'élection présidentielle
00:45:37dans le cadre de cette campagne
00:45:39un peu plus de 7 mois
00:45:39du premier tour
00:45:40de la présidentielle
00:45:41soyez le bienvenu
00:45:42Antoine Oberdorf
00:45:43nous accompagne
00:45:43toujours journaliste politique
00:45:44à l'opinion
00:45:45on va voir cette photo
00:45:46postée il y a une heure
00:45:47sur les réseaux sociaux
00:45:48par Marine Le Pen
00:45:49qui souhaite
00:45:50photo à l'appui donc
00:45:51un très joyeux anniversaire
00:45:53à Jordan
00:45:53Jordan Bardella
00:45:55bon
00:45:56il y a quand même
00:45:57un enjeu aujourd'hui
00:45:58pour Marine Le Pen
00:45:59la communication
00:45:59en politique
00:46:00ça compte surtout
00:46:01avant une élection
00:46:02l'objectif pour Marine Le Pen
00:46:03aujourd'hui
00:46:04c'est de reprendre le contrôle
00:46:05tout le moins
00:46:06de montrer
00:46:06que c'est elle
00:46:08qui véritablement
00:46:09tient la barre ORN
00:46:09à 7 mois
00:46:10de l'élection présidentielle
00:46:11de reprendre le contrôle
00:46:12sur cette campagne
00:46:13et le récit
00:46:14qui peut en être fait
00:46:15mais c'est ainsi
00:46:15lorsqu'on se dirige
00:46:16vers une présidentielle
00:46:18faire oublier
00:46:19les polémiques
00:46:19c'est vrai qu'elle n'a pas réagi
00:46:20la rencontre de Jordan Bardella
00:46:22avec le brexiteur
00:46:22Nigel Farage
00:46:24les responsables du RN
00:46:25qui se sont pris
00:46:26les pieds dans le tapis
00:46:27sur la question
00:46:27de l'interdiction du voile
00:46:29dans la rue
00:46:30l'histoire
00:46:31de couper
00:46:32le robinet d'aide
00:46:33à l'Ukraine
00:46:33et plus dernièrement
00:46:35ce membre du RN
00:46:36pris en flagrant délit
00:46:37de racisme
00:46:38policier municipal
00:46:39à Carcassonne
00:46:40il faut imposer ses thèmes
00:46:42c'est pour ça
00:46:42qu'on nous promet
00:46:43Sophie le disait
00:46:43en effet
00:46:44des annonces fortes
00:46:45sur le logement
00:46:46c'est quand même
00:46:46la meilleure méthode
00:46:47quand on veut mener la danse
00:46:48le mieux c'est de choisir
00:46:49la musique
00:46:49pour éviter de subir
00:46:50les thématiques des autres
00:46:52et puis afficher
00:46:53sa bonne entente
00:46:54à Jordan Bardella
00:46:54bien sûr qu'elle va
00:46:55il sera au premier rang
00:46:56elle va rappeler
00:46:57qu'il a toute sa confiance
00:47:00tout a déjà été dit
00:47:01Jordan Bardella a dit lui-même
00:47:02il n'a pas nié
00:47:03qu'il y avait pu avoir
00:47:04des tensions
00:47:04il explique que quand
00:47:05ils ont des problèmes
00:47:05ils les règlent entre eux
00:47:07ça veut quand même tout dire
00:47:08ce qui compte pour Marine Le Pen
00:47:09c'est que ça est infusé
00:47:11qu'il y a des divergences
00:47:11entre eux
00:47:12et en gros
00:47:13quand il y a des faux pas
00:47:14quand il y a des polémiques
00:47:15c'est rattaché à lui
00:47:16et quand il y a des mises au point
00:47:17à faire
00:47:17c'est rattaché à elle
00:47:19en fait Jordan Bardella
00:47:20il n'est même pas
00:47:21premier ministre
00:47:21mais il a déjà
00:47:22le statut de fusible
00:47:23qui va avec l'emploi
00:47:24Autmane Nassrou
00:47:25Marine Le Pen
00:47:27en absolu
00:47:28favorite
00:47:29de la présidentielle
00:47:30selon tous les sondages
00:47:32elle devance une quinzaine de points
00:47:34ce qui est globalement
00:47:35du jamais vu
00:47:37dans les sondages
00:47:38ceux qui la suivent
00:47:39en l'occurrence
00:47:40en général
00:47:41Edouard Philippe
00:47:42et Jean-Luc Mélenchon
00:47:43elle vous fait peur
00:47:43aujourd'hui
00:47:44Marine Le Pen
00:47:45à cette mois de la présidentielle ?
00:47:47moi c'est son projet
00:47:48qui m'est fait peur
00:47:48d'abord les sondages
00:47:49nous verrons
00:47:50voilà
00:47:51il est déjà arrivé
00:47:51qu'elles soient testées très haut
00:47:53et qu'elles finissent bien plus bas
00:47:54et nous verrons
00:47:54nous en sommes le jour de l'élection
00:47:55et que votre candidat
00:47:57qui est actuellement
00:47:57très très bas
00:47:58peut-être
00:47:58finisse par remonter ?
00:48:00oui les sondages de septembre
00:48:01en général
00:48:01n'ont jamais eu raison
00:48:02dans une élection présidentielle
00:48:04donc je trouve plutôt rassurant
00:48:05que l'ordre aujourd'hui
00:48:06en tout cas la certitude que j'ai
00:48:07c'est que ce ne sera pas
00:48:07l'ordre d'arrivée
00:48:08mais s'agissant de Marine Le Pen
00:48:09je viens de vous le dire
00:48:10elle a un projet d'ailleurs
00:48:12qui n'arrête pas de changer
00:48:13je l'entendais là
00:48:14sur le budget
00:48:15on y reviendra peut-être
00:48:16bien sûr
00:48:16enfin elle reprend ici
00:48:18les arguments
00:48:18qu'elle nous reprochait
00:48:19ceux de la stabilité
00:48:20quand la droite disait
00:48:22qu'il fallait de la stabilité
00:48:23qu'il fallait de la responsabilité
00:48:24et pas censurée
00:48:25à tout prix par principe
00:48:26le Rassemblement National
00:48:27nous répondait
00:48:28que nous étions
00:48:28les béquilles du macronisme
00:48:30est-ce que Marine Le Pen
00:48:30aujourd'hui devient
00:48:31la béquille du macronisme
00:48:33en cette toute dernière
00:48:34année de mandat ?
00:48:35la réalité c'est que
00:48:35sur tous les sujets
00:48:36ils ont varié
00:48:37en permanence
00:48:38sur les retraites par exemple
00:48:39sur l'immigration zéro
00:48:40on n'utilise plus ce vocable
00:48:42sur tous les sujets
00:48:43sur le pouvoir d'achat
00:48:45on ne peut pas reprocher
00:48:46au Rassemblement National
00:48:48de ne pas être
00:48:49alors peut-être
00:48:49pas précurseur
00:48:50puisque c'est
00:48:51mais
00:48:53sur le pouvoir d'achat
00:48:54ça fait longtemps
00:48:56qu'ils ont compris
00:48:58que c'était le sujet
00:48:59sur lequel il fallait
00:49:00être au taquet
00:49:01sur le pouvoir d'achat
00:49:01les mots c'est bien
00:49:02mais les chiffres c'est mieux
00:49:03parce qu'au bout d'un moment
00:49:04quand vous ne faites
00:49:04conditionner des dépenses
00:49:06et des dépenses
00:49:07dans une situation budgétaire
00:49:08où on est au bord du gouffre
00:49:09financier
00:49:09où on paye notre dette
00:49:10de plus en plus cher
00:49:10parce qu'on ne sait pas
00:49:11tenir nos comptes
00:49:12le Rassemblement National
00:49:13ne fait que proposer
00:49:14par exemple
00:49:14rendez-vous compte
00:49:1515 à 20 milliards
00:49:17sur la table
00:49:18pour baisser
00:49:19la TVA
00:49:19sur le carburant
00:49:20c'est irresponsable
00:49:22nous n'avons pas
00:49:22le début
00:49:23du premier euro
00:49:24pour financer ça
00:49:27Bruno Retailleau
00:49:27vous êtes
00:49:28puisque vous en parlez
00:49:29contre
00:49:31une baisse de la TVA
00:49:32sur les carburants
00:49:32nous on met en face
00:49:33de nos efforts
00:49:34sur le pouvoir d'achat
00:49:35qui sont nécessaires
00:49:36on met en face des économies
00:49:37la baisse de la dépense publique
00:49:38vous savez ce dont
00:49:39Marie-Le Pen dit
00:49:40ce sont des trucs de droite
00:49:40je la cite
00:49:41ce sont des trucs de droite
00:49:42faire des économies
00:49:44la logique comptable
00:49:45ça ne l'intéresse pas
00:49:46or notre pays
00:49:46c'est de ce dont
00:49:47il a besoin aujourd'hui
00:49:48des gens sérieux
00:49:49qui ne racontent pas
00:49:49n'importe quoi
00:49:50qui ne sont pas
00:49:51dans la démagogie
00:49:52le programme du RN
00:49:53est démagogique
00:49:54parce qu'il est intenable
00:49:55il conduirait le pays
00:49:56à la faillite
00:49:57encore plus qu'aujourd'hui
00:49:58alors que nous sommes déjà
00:49:59au bord du gouffre
00:50:00après 10 années de macronisme
00:50:01et donc je vous dis simplement
00:50:03qu'en face
00:50:03de ces dépenses
00:50:04il faut pouvoir mettre
00:50:05des économies
00:50:05ce n'est pas ce que fait
00:50:06le RN qui a voté
00:50:0734 milliards d'euros
00:50:09d'impôts et de taxes
00:50:10dans le dernier débat budgétaire
00:50:11parfois d'ailleurs
00:50:12main dans la main
00:50:12avec la France insoumise
00:50:13je tiens à le rappeler
00:50:14sur le budget
00:50:15on entendait tout à l'heure
00:50:16Marine Le Pen
00:50:18dire hier
00:50:19qu'elle préfère
00:50:20un budget imparfait
00:50:21que pas de budget
00:50:22façon de se protéger
00:50:23au cas où
00:50:25elle accéderait
00:50:26à l'Elysée
00:50:27absolument
00:50:27elle a besoin d'avoir
00:50:28un collectif budgétaire
00:50:29c'est ça qu'il faut expliquer
00:50:30à mesure qu'une formation politique
00:50:32s'approche du pouvoir
00:50:34et à fortiori
00:50:35lorsqu'elle a le sentiment
00:50:35d'être au fond portée
00:50:36par une dynamique
00:50:37par un élan
00:50:38elle ne peut plus se permettre
00:50:39de jouer la bordalisation
00:50:40à tout crin
00:50:41moi je n'ai pas pu m'empêcher
00:50:42quand même d'avoir
00:50:43une petite pensée
00:50:43pour Michel Barnier
00:50:45évidemment
00:50:46et François Bayrou
00:50:46qui tous les deux
00:50:47pour le coup
00:50:48sont tombés
00:50:49parce que
00:50:50précisément
00:50:51il y a eu
00:50:51une fusion
00:50:53des voix
00:50:53à l'Assemblée nationale
00:50:54du Rassemblement national
00:50:55avec celle
00:50:56de la gauche
00:50:57cette fois-ci
00:50:58on a une Marine Le Pen
00:51:00qui assume
00:51:01de jouer
00:51:03le jeu
00:51:04du parlementarisme
00:51:05en réalité
00:51:06mais surtout
00:51:06d'être constructive
00:51:08parce qu'elle sait
00:51:09qu'il y aura
00:51:09la grande explication
00:51:10d'avril 2027
00:51:11ça va être difficile
00:51:12quand même
00:51:13parce qu'il y a
00:51:13beaucoup d'irritants
00:51:14il y a énormément
00:51:15d'irritants
00:51:15dans le budget
00:51:16qui vient
00:51:17et elle a omis
00:51:18je ne peux pas m'empêcher
00:51:19de constater
00:51:20qu'elle a omis
00:51:20de parler
00:51:20Marine Le Pen
00:51:22de la désindexation
00:51:23des retraites
00:51:24des pensions de retraite
00:51:24là où par le passé
00:51:25c'était une ligne rouge
00:51:26ça n'en est plus une
00:51:27la ligne rouge est estompée
00:51:28elle fait le doron là-dessus
00:51:30mais on peut penser
00:51:31que notamment à gauche
00:51:32de l'hémicycle
00:51:33un certain Jean-Luc Mélenchon
00:51:33qui ne perd jamais
00:51:34une occasion de mettre en scène
00:51:35le match avec Marine Le Pen
00:51:37la présentera
00:51:38comme une supplétive
00:51:39de la Macronie finissante
00:51:40la béquille peut-être
00:51:41du gouvernement
00:51:42je lui fais confiance pour ça
00:51:43Écoutons Bruno Retailleau
00:51:44le candidat
00:51:44que vous représentez donc
00:51:45ici même sur ce plateau
00:51:46ce matin
00:51:47Bruno Retailleau
00:51:48hier
00:51:49chez les jeunes républicains
00:51:50Le Rassemblement National
00:51:52nous a offert
00:51:52une rentrée
00:51:54époustouflante
00:51:54c'était un feu d'artifice
00:51:56entre le cafouillage
00:51:58sur l'Ukraine
00:51:58le cafouillage
00:51:59sur les retraites
00:52:00le cafouillage
00:52:02aussi sur
00:52:03beaucoup d'autres sujets
00:52:04regardez
00:52:05l'acte
00:52:06de soumission
00:52:07de Jordan Bardella
00:52:08à Londres
00:52:09j'ai dit tout à l'heure
00:52:10devant les jeunes
00:52:10LR réunis
00:52:11que je n'en revenais pas
00:52:12parce que c'était
00:52:13jadis le parti
00:52:14qui se réclamait
00:52:15Jeanne d'Arc
00:52:16et qui se vend
00:52:16aux Anglais
00:52:17Une interview exclusive
00:52:19de Bruno Retailleau
00:52:20hier à ABFMT
00:52:21au micro d'Alice Darfeuil
00:52:23pour l'instant
00:52:24Mme Nassrou
00:52:25rien n'a d'impact
00:52:26sur le potentiel
00:52:27électoral
00:52:28du Rassemblement National
00:52:29dont la candidate
00:52:30est je le rappelle
00:52:30Marine Le Pen
00:52:31que ce soit au premier
00:52:32comme au second tour
00:52:33du côté de Bruno Retailleau
00:52:35ma question c'est
00:52:36est-ce que vous cherchez
00:52:37aujourd'hui
00:52:38la bonne formule
00:52:39pour tenter
00:52:39de desserrer
00:52:40une forme d'étau
00:52:40dans lequel vous semblez
00:52:41être pris entre
00:52:42Edouard Philippe
00:52:43et Marine Le Pen
00:52:44pour l'instant
00:52:46force est de constater
00:52:47que ça ne prend pas
00:52:48vraiment pour l'instant
00:52:50La campagne démarre
00:52:51et la réalité
00:52:51c'est que l'étau
00:52:52que vous décrivez
00:52:53il est caractéristique
00:52:54de la situation
00:52:55de blocage
00:52:55dans laquelle est ce pays
00:52:56maintenant depuis longtemps
00:52:57c'est la conséquence
00:52:58de ce en même temps
00:52:59qui nous a entraînés
00:53:00au bord du gouffre
00:53:01moi je suis toujours stupéfait
00:53:02de tous ceux
00:53:02qui vous expliquent
00:53:03qu'il faut faire
00:53:04et de la droite
00:53:04et de la gauche
00:53:05en même temps
00:53:05et de ne pas comprendre
00:53:07que c'est précisément
00:53:08ce qui a fait
00:53:08monter le Rassemblement National
00:53:09le pays a envie
00:53:10d'une rupture
00:53:11après dix années
00:53:12de macronisme
00:53:12on a besoin
00:53:13d'un vrai changement
00:53:14et moi je refuse
00:53:15de laisser le monopole
00:53:16de ce changement
00:53:16au Rassemblement National
00:53:17c'est pour cela
00:53:18que je veux le redire
00:53:19nous ne sommes pas centristes
00:53:19c'est pour cela d'ailleurs
00:53:20que vous vous saisissez
00:53:21de sujets
00:53:22voire faites des propositions
00:53:23Bruno Retailleau
00:53:24en tête naturellement
00:53:26qui s'apparentent
00:53:27à celles que pourrait
00:53:27tout à fait faire
00:53:28ou qu'a déjà fait
00:53:30par le passé
00:53:31le Rassemblement National
00:53:32je pense par exemple
00:53:33à la suppression
00:53:33du droit du sol
00:53:34on n'a pas attendu
00:53:35le Rassemblement National
00:53:35pour défendre
00:53:36depuis longtemps
00:53:37avec Bruno Retailleau
00:53:38une politique de fermeté
00:53:39sur ces sujets là
00:53:39il n'a pas beaucoup
00:53:40le Rassemblement National
00:53:41mais là aussi
00:53:41pardon
00:53:42il ne suffit pas simplement
00:53:42de le dire
00:53:43la question c'est
00:53:43comment on fait
00:53:44et le Rassemblement National
00:53:45n'a pas le début
00:53:45d'une solution
00:53:47dans l'extrait
00:53:47que vous venez de diffuser
00:53:49Bruno Retailleau
00:53:50il fait référence
00:53:50il a raison
00:53:51on a quand même
00:53:51le Rassemblement National
00:53:52qui va outre Manche
00:53:53pour signer un document
00:53:54que visiblement
00:53:54ils n'ont pas lu
00:53:55où ils seraient les sous-traitants
00:53:56où nous serions nous en France
00:53:57les sous-traitants
00:53:58de l'incapacité des Britanniques
00:53:59à maîtriser
00:54:00leur flux migratoire
00:54:01donc avant de vouloir
00:54:02maîtriser les frontières
00:54:03il faut peut-être
00:54:03d'abord maîtriser la lecture
00:54:05très franchement
00:54:05tout cela est d'un amateurisme
00:54:07confondant
00:54:07il faut être sérieux aussi
00:54:09la rupture et le sérieux
00:54:10sur le dilemme stratégique
00:54:12soulevé par François
00:54:13qui est tout à fait crucial
00:54:13pour vous
00:54:14parce que vous avez le choix
00:54:15entre deux mauvaises solutions
00:54:16d'un côté au fond
00:54:17se dissoudre
00:54:17dans le grand fatras central
00:54:18et de l'autre
00:54:19s'arrimer à une force
00:54:21à l'extrême droite
00:54:22comme l'a fait Éric Ciotti
00:54:23moi j'ai souvenir
00:54:24qu'il y a un an
00:54:25précisément
00:54:25très précisément
00:54:26un an
00:54:26à Port-Marli
00:54:27Bruno Retailleau
00:54:27faisant sa rentrée
00:54:28disait
00:54:28la différence entre la droite
00:54:30et l'extrême droite
00:54:30c'est la différence
00:54:31entre une pensée
00:54:31et une arrière-pensée
00:54:33est-ce que Marine Le Pen
00:54:34dit tout haut
00:54:35ce que Bruno Retailleau
00:54:36pense tout bas en fait ?
00:54:37Je ne le crois pas
00:54:38je pense que Marine Le Pen
00:54:39a d'abord un programme économique
00:54:41qui est beaucoup plus proche
00:54:41de la gauche
00:54:42voire de la gauche radicale
00:54:43je viens de donner des exemples
00:54:44vous rendez-vous compte
00:54:45que nous sommes
00:54:45le pays d'Europe
00:54:46où on parle plus tôt
00:54:47aujourd'hui à la retraite
00:54:48et que Marine Le Pen
00:54:48veut encore abaisser
00:54:49l'âge des départs légales
00:54:51alors que les dépenses
00:54:52de retraite aujourd'hui
00:54:53sont intenables
00:54:53et si on parle aujourd'hui
00:54:54de la désindexation
00:54:55des pensions de retraite
00:54:56c'est parce qu'on ne fait pas
00:54:57la réforme des retraites
00:54:58on l'a suspendue
00:54:59et c'est pour cela
00:54:59qu'on va avoir
00:55:00avec Marine Le Pen
00:55:01demain si elle gagne
00:55:02des retraités en réalité
00:55:03de plus en plus pauvres
00:55:04donc nous n'avons pas du tout
00:55:06le même programme économique
00:55:06nous n'avons pas
00:55:07la même mise en oeuvre
00:55:08des solutions concrètes
00:55:09en matière de maîtrise
00:55:10des flux migratoires
00:55:11en matière de réponse pénale
00:55:12nous n'avons pas
00:55:13la même approche internationale
00:55:15l'Ukraine
00:55:15mais êtes-vous seulement audible ?
00:55:18bah écoutez
00:55:18ce sera aux français
00:55:19d'apprécier ce qu'ils veulent
00:55:20pour le pays
00:55:21s'ils veulent une vraie rupture
00:55:22mais pas n'importe quoi
00:55:23le seul bulletin de vote
00:55:24c'est Bruno Retailleau
00:55:25c'est compliqué d'être audible
00:55:27chez les républicains
00:55:27en ce moment
00:55:28mais c'est vrai qu'il y a une faille
00:55:29quand même
00:55:29qui a été identifiée
00:55:30chez Marine Le Pen
00:55:31c'est l'économie
00:55:31on le voit ce matin
00:55:32dans le sondage
00:55:32dans la tribune dimanche
00:55:34c'est là peut-être
00:55:35où son point faible
00:55:36est clairement identifié
00:55:37par une majorité de français
00:55:38et plus encore
00:55:39quand on regarde
00:55:40les électeurs de droite
00:55:42ce réservoir aujourd'hui
00:55:44de voix
00:55:45qu'on voit vers les sondages
00:55:47qui va se partager
00:55:48une partie
00:55:48ira voter pour Marine Le Pen
00:55:49une partie ira voter
00:55:51utile pour le candidat du centre
00:55:53en tout cas comme ça
00:55:53que ça se dessine
00:55:54à l'heure actuelle
00:55:55alors oui
00:55:56les républicains
00:55:57vont continuer à appuyer
00:55:58sur le programme économique
00:55:59en expliquant que Marine Le Pen
00:56:00a un programme de gauche
00:56:01que c'est son talon d'Achille
00:56:03elle en a conscience aussi
00:56:04Marine Le Pen
00:56:04et c'est d'ailleurs pas anodin
00:56:05si désormais
00:56:06elle reprend votre stratégie
00:56:08celui de la responsabilité
00:56:09face au budget
00:56:10en annonçant dès maintenant
00:56:11en gros qu'il n'y aurait pas de censure
00:56:12à la différence quand même
00:56:13qu'elle a une justification
00:56:14on est à la veille d'élection
00:56:16et s'il n'y avait pas de budget
00:56:17et bien elle-même
00:56:18même en accédant à l'Élysée
00:56:19serait bloquée pendant
00:56:20près d'un an
00:56:21alors qu'elle dit
00:56:21voilà si demain on arrive au pouvoir
00:56:22on pourra faire
00:56:23les ajustements nécessaires
00:56:24Bruno Rotailleau
00:56:25disait hier
00:56:28face au rafistoleur
00:56:29et au bonimenteur
00:56:31nous serons les reconstructeurs
00:56:33sur quelle base ?
00:56:34c'est simplement que
00:56:35la situation du pays
00:56:36est tellement critique
00:56:37qu'on ne s'en sortira pas
00:56:38avec des demi-mesures
00:56:39c'est cela notre différence
00:56:40avec ce que certains appellent
00:56:41le bloc central
00:56:42vous assumez une forme de radicalité
00:56:44vous n'arrêtez pas
00:56:45de parler de sérieux
00:56:45depuis tout à l'heure
00:56:46il y a aussi de la radicalité
00:56:47on a besoin d'une rupture franche
00:56:50nous avons besoin d'aller
00:56:51au bout d'un certain nombre de logiques
00:56:52si nous ne révisons pas
00:56:53la constitution par exemple
00:56:54nous n'arriverons pas
00:56:55à maîtriser les flux migratoires
00:56:56nous n'arriverons pas
00:56:57à durcir la réponse pénale
00:56:58tous ceux qui vous disent
00:56:59qu'ils vont le faire
00:56:59sans réviser la constitution aujourd'hui
00:57:01en réalité mentent aux français
00:57:03vous avez plus que fait tousser
00:57:04on a une grande différence
00:57:04avec le bloc central
00:57:06en dégainant cette proposition
00:57:08Bruno Retailleau
00:57:09veut changer la constitution
00:57:11il veut même changer la constitution
00:57:13pour que les français
00:57:14aient le dernier mot
00:57:16c'est-à-dire le dernier mot
00:57:17après celui du conseil constitutionnel
00:57:20vous représentez
00:57:22il n'y a pas un danger quand même là
00:57:23mais le danger
00:57:24c'est déjà la situation
00:57:25dans laquelle nous sommes
00:57:25c'est pas du populisme
00:57:27pardon
00:57:27plus exactement
00:57:30de vouloir se planter
00:57:31le conseil constitutionnel
00:57:33je ne mélange pas le fait
00:57:33de respecter le peuple
00:57:34et de verser dans le populisme
00:57:35le populisme
00:57:36c'est le rassemblement national
00:57:37parce que ce qu'il raconte
00:57:38n'est pas faisable
00:57:38ce que nous nous disons
00:57:39c'est très différent
00:57:40si vous ne voyez pas
00:57:41qu'on est dans une crise démocratique
00:57:42avec un sentiment de dépossession
00:57:44avec le sentiment
00:57:44que les gens
00:57:45les citoyens de ce pays
00:57:46le peuple
00:57:47ne participent plus
00:57:48à l'élaboration
00:57:50à la maîtrise
00:57:51de son propre destin
00:57:51avec des votes
00:57:52qui sont parfois détournés
00:57:53il y a le sentiment
00:57:54dans notre pays
00:57:55que les élus changent
00:57:56mais que la politique
00:57:57ne change pas
00:57:57parce qu'il y a des verrous
00:57:59jurisprudentiels
00:57:59on n'est pas loin du pouvoir
00:58:01des juges là
00:58:01à travers ce que vous dites
00:58:02Bacis
00:58:03pour le conseil constitutionnel
00:58:04quand les sages
00:58:05prennent une décision
00:58:06il faudrait donc
00:58:07la remettre en question
00:58:08systématiquement
00:58:09à travers une question
00:58:09posée au peuple
00:58:10pas systématiquement
00:58:12mais quand le conseil constitutionnel
00:58:14décide qu'on ne peut pas expulser
00:58:15un étranger dangereux
00:58:16au nom de sa vie privée
00:58:17et familiale
00:58:18c'est basé sur quel texte
00:58:19de la constitution
00:58:19je pose la question
00:58:20il y a des interprétations
00:58:22on est en droit de débattre
00:58:23mais c'est vrai aussi
00:58:24pour les conventions européennes
00:58:26il y a le texte
00:58:27les traités
00:58:27il y a parfois
00:58:28des jurisprudences
00:58:29des jugements
00:58:29qui vont trop loin
00:58:30par rapport à l'interprétation
00:58:31à ce moment là
00:58:32c'est le peuple
00:58:33qui doit trancher
00:58:34ces grands liens
00:58:34mais dans ce cas là
00:58:36il faut effectivement l'assumer
00:58:37sans aller peut-être
00:58:38jusqu'à parler
00:58:38de pouvoir des juges
00:58:39mais vous voulez un renversement
00:58:40de la hiérarchie des normes
00:58:41vous voulez que la France
00:58:42puisse déroger
00:58:43à la convention européenne
00:58:44des droits de l'homme
00:58:45par exemple sur le droit
00:58:46à une vie familiale normale
00:58:47pour pouvoir raccompagner
00:58:48chez eux
00:58:49des gens qui y compris
00:58:50n'auront pas droit
00:58:51à un procès équitable
00:58:51dans le pays de provenance
00:58:53moi je vous rappelle simplement
00:58:54que ce que nous décrivons là
00:58:56d'autres pays le font
00:58:56l'Allemagne
00:58:57la cour de Karlsruhe
00:58:59le Danemark
00:58:59et d'autres
00:59:00et bien tout simplement
00:59:01non je suis attaché à l'Europe
00:59:03je suis attaché à la hiérarchie des normes
00:59:04mais dans le respect
00:59:05de notre constitution
00:59:06et il se trouve que par exemple
00:59:08l'Europe n'a pas de compétences
00:59:09sur les sujets régaliens
00:59:09donc il faut au contraire
00:59:10je crois
00:59:11si on veut vraiment
00:59:11renforcer l'état de droit
00:59:12remettre chaque chose
00:59:13à sa juste place
00:59:14le peuple au milieu
00:59:15la démocratie pardon
00:59:16j'ai l'impression
00:59:16que beaucoup ont peur
00:59:18du suffrage universel
00:59:19c'est le peuple qui tranche
00:59:20et puis ensuite
00:59:21que chacun joue son rôle
00:59:22la séparation des pouvoirs
00:59:23bien sûr
00:59:23voilà
00:59:24mais simplement
00:59:25aujourd'hui
00:59:25on a un sentiment
00:59:26d'impuissance publique
00:59:27que l'action publique
00:59:28sur des sujets fondamentaux
00:59:29est entravée
00:59:30par des jurisprudences
00:59:31qui parfois ont dérivé
00:59:32et donc si on veut y arriver
00:59:33il faut réviser la constitution
00:59:35à propos de sujets fondamentaux
00:59:36il nous reste une minute trente
00:59:37Otman Nassrou
00:59:37Sébastien Lecornu
00:59:38le Premier ministre lance
00:59:39une concertation
00:59:40sur la contribution
00:59:40des retraités
00:59:41quelle est la position
00:59:43du candidat que vous représentez
00:59:44ici même
00:59:44Bruno Retailleau
00:59:45je ne vois pas l'intérêt
00:59:46d'une concertation
00:59:47c'est le choix du Premier ministre
00:59:48je respecte ce choix
00:59:50mais nous notre position
00:59:51elle est extrêmement claire
00:59:52sur les retraites
00:59:52l'erreur a été
00:59:53il va répondre à l'invitation
00:59:54Bruno de Sébastien Lecornu
00:59:56je ne vous parle
00:59:56je crois que nous n'avons
00:59:57rien reçu
00:59:58mais donc nous aviserons
01:00:00moi par principe
01:00:01je n'ai pas de problème
01:00:01à ce qu'on réponde
01:00:02nos invitations
01:00:02et qu'on exprime notre position
01:00:03mais notre position
01:00:04elle est déjà comédie
01:00:05fondamentalement c'est de la comédie
01:00:06mais fondamentalement
01:00:07la comédie a été
01:00:07de suspendre la réforme des retraites
01:00:09à céder au parti socialiste
01:00:10sur ce point
01:00:11pour se maintenir
01:00:11ce que je comprends
01:00:12on a besoin de stabilité
01:00:13mais la conséquence
01:00:14elle est celle que nous avions décrite
01:00:15je vous rappelle que c'est
01:00:17là une des raisons principales
01:00:18pour laquelle
01:00:19Bruno Retailleau
01:00:20et d'autres
01:00:20on est sortis du gouvernement
01:00:21parce que tout simplement
01:00:24mais aujourd'hui
01:00:25si on ne travaille pas plus
01:00:26on va forcément
01:00:27paupériser les retraités
01:00:28donc il ne fallait pas
01:00:29suspendre la réforme des retraites
01:00:30et il ne fallait pas
01:00:31qu'on se retrouve dans cette situation financière
01:00:33autant se mettre derrière
01:00:34Edouard Philippe dans ce cas-là
01:00:35mais pourquoi vous me dites ça ?
01:00:37parce que lui
01:00:37est le premier
01:00:39et il l'assume
01:00:40depuis un moment déjà
01:00:42de dire
01:00:42à dire que
01:00:43il faudra travailler
01:00:44plus longtemps
01:00:45je suis très heureux
01:00:46qu'il le dise
01:00:47mais j'aurais aimé
01:00:47qu'on puisse le faire aussi
01:00:48ces dernières années
01:00:49et la réforme de 2023
01:00:51qui est passée
01:00:51de justesse
01:00:52grâce à ALR
01:00:53aujourd'hui a été suspendue
01:00:54y compris par des gens
01:00:56de sa majorité
01:00:57si j'ose dire
01:00:58donc nous
01:00:58nous avons refusé ce choix
01:00:59la suspension de la réforme des retraites
01:01:00je ne suis pas certain
01:01:01qu'on ait entendu beaucoup
01:01:03de gens
01:01:04à part Bruno Retailleau
01:01:05à l'époque
01:01:05et d'ailleurs
01:01:05au prix de sa propre fonction
01:01:07de ministre de l'Intérieur
01:01:08et aujourd'hui
01:01:09la facture
01:01:10elle est sur la table
01:01:12donc c'est ce que je veux dire
01:01:12c'est qu'à l'époque
01:01:13on nous disait
01:01:14mais non vous exagérez
01:01:15c'est pas si grave
01:01:15de suspendre la réforme des retraites
01:01:16aujourd'hui on veut nous concerter
01:01:18pour qu'on appauvrisse nos retraités
01:01:19nous nous pensons
01:01:20que nos retraités
01:01:20ils ont le droit à des retraites dignes
01:01:22mais que le vrai sujet maintenant
01:01:23c'est de l'arrêter
01:01:24de mentir aux français
01:01:25il va falloir travailler
01:01:26plus longtemps
01:01:27pour équilibrer le régime
01:01:28merci
01:01:28merci
01:01:29merci
01:01:29merci
01:01:30merci Loïc
01:01:31merci Antoine
01:01:32dans quelques instants
01:01:32on continue de parler
01:01:33de sujets concrets
01:01:34notamment
01:01:34parler de sujets concrets
01:01:36notamment le prix des carburants
01:01:38est-ce que le gouvernement
01:01:39peut faire quelque chose
01:01:40parce que là on voit
01:01:40que les candidats
01:01:41à l'élection présidentielle
01:01:42tous sans faute
01:01:44se positionnent
01:01:45pour ou contre
01:01:45notamment une baisse
01:01:46de la télé
01:01:47sur les carburants
01:01:47on vous explique tout
01:01:48dans un instant
01:01:48à tout de suite
01:01:5111h30
01:01:51soyez bienvenue
01:01:52si vous nous rejoignez
01:01:53dans BFM direct
01:01:53la question ultra sensible
01:01:55des prix des carburants
01:01:56est-elle en train
01:01:56de faire basculer
01:01:57ce début de campagne présidentielle
01:01:58ce qui est certain
01:01:59c'est que tous les candidats
01:02:01se positionnent
01:02:02ils n'ont pas le choix
01:02:02en même temps
01:02:03et c'est le cas encore
01:02:03ce week-end
01:02:04on va voir ça
01:02:04dans un instant
01:02:05d'abord retrouvons
01:02:05Victor Pérez-Boucheron
01:02:07Victor vous êtes toujours
01:02:07dans une station
01:02:09service d'Île-de-France
01:02:10à Montrouge
01:02:10précisément dans les Hauts-de-Seine
01:02:11est-ce que les automobilistes
01:02:12ce matin
01:02:14et que vous rencontrez
01:02:16sont sensibles
01:02:16aux promesses
01:02:17à 7 mois du scrutin
01:02:20bien sûr
01:02:21François
01:02:21regardez derrière moi
01:02:222,50 euros
01:02:23le prix du gasoil
01:02:242,60 euros
01:02:25pour l'essence
01:02:27le 100.98
01:02:27donc effectivement
01:02:28les candidats
01:02:29à l'élection présidentielle
01:02:30ils ont des astuces
01:02:32ils ont des propositions
01:02:32à faire aux français
01:02:33par exemple
01:02:33la France Insoumise
01:02:34elle propose le plafonnement
01:02:36le blocage des prix
01:02:37revenir à 1,70 euros
01:02:38le prix de l'essence
01:02:40le rassemblement national
01:02:41le parti de Marine Le Pen
01:02:42et Jordan Bardella
01:02:43une baisse de la TVA
01:02:44passée de 20%
01:02:45à 5,5%
01:02:47et enfin Renaissance
01:02:47Gabriel Attal
01:02:48lui propose
01:02:49l'extension
01:02:50de l'aide
01:02:50aux grands rouleurs
01:02:51donc ce matin
01:02:51avec Mathieu Le Penier
01:02:52nous avons rencontré
01:02:53des français
01:02:54nous leur avons donné
01:02:54ces étiquettes
01:02:55et voici ce qu'ils en pensent
01:02:57alors le plus judicieux
01:03:00ce serait celui-là
01:03:011,50 euros le litre
01:03:04parce que baisser
01:03:06de la TVA
01:03:09de 20%
01:03:09à 5,5%
01:03:11on reste
01:03:11à plus de 2 euros
01:03:12le litre
01:03:13donc c'est pas faisable
01:03:13et là j'ai mis
01:03:1450 euros
01:03:15juste pour pas tomber
01:03:17en panne
01:03:17parce que c'est trop cher
01:03:18ça serait la baisse des prix
01:03:19oui celle-ci
01:03:20qui est proposée là
01:03:21après là on parle
01:03:23quand même d'un résultat
01:03:24qui a l'air assez incroyable
01:03:25donc il faudrait vraiment
01:03:26l'expliquer plus
01:03:27avec des moyens
01:03:28voilà
01:03:29parmi les 3 propositions
01:03:30ça serait celle-ci
01:03:31qui est la plus séduisante
01:03:33et là on n'y arrive plus
01:03:33enfin c'est vraiment
01:03:34l'écart
01:03:35il y a quelques mois
01:03:36on pensait que c'était
01:03:38acceptable
01:03:38mais là on commence
01:03:39à le réaliser
01:03:40de plein fouet
01:03:41dans cette campagne présidentielle
01:03:43le prix affiché ici
01:03:44pourrait bien devenir
01:03:45un exemple très concret
01:03:46de la bataille
01:03:47sur le pouvoir d'achat
01:03:48Merci Victor
01:03:49vous êtes avec Mathieu Le Peigny
01:03:50à Montrouge
01:03:51dans les Hauts-de-Seine
01:03:51pour BFM TV
01:03:52qui est pour
01:03:53qui est contre
01:03:53une baisse de la TVA
01:03:55sur les carburants
01:03:56parmi les candidats
01:03:56à la présidentielle
01:03:57naturellement
01:03:58pour Ivoir Claire
01:03:59ce matin
01:03:59on voulait vous montrer
01:04:01cette infographie
01:04:02qu'on va regarder
01:04:04analyser ensemble
01:04:06Antoine Oberdorf
01:04:07c'est sur la TVA
01:04:09sur les carburants
01:04:09la mesure facile
01:04:10à brandir
01:04:11raison pour laquelle
01:04:12chacun y va
01:04:12de sa proposition
01:04:13ces derniers jours
01:04:14Oui évidemment
01:04:15c'est la mesure lisible
01:04:16infiniment plus lisible
01:04:17efficace
01:04:18automatique
01:04:19que l'aide aux grands rouleurs
01:04:20proposées à l'heure actuelle
01:04:22par le gouvernement
01:04:22parce qu'elle se fait
01:04:23sous condition de ressources
01:04:25sous condition également
01:04:25de déplacement
01:04:27kilométrique journalier
01:04:28et puis
01:04:29il y a toujours
01:04:30un petit peu
01:04:30un retard à l'allumage
01:04:31dans le versement
01:04:32de ces dispositifs
01:04:34là où au fond
01:04:35effectivement
01:04:35Marine Le Pen
01:04:36elle a la partie facile
01:04:37en annonçant
01:04:39un abaissement
01:04:40de la TVA
01:04:41de 20 à 5,5%
01:04:42elle ne présente pas
01:04:43pour autant
01:04:44la facture
01:04:45elle se dispense bien
01:04:47effectivement
01:04:47Marine Le Pen
01:04:48comme Jordan Bardella
01:04:49d'ailleurs
01:04:49de dire
01:04:50combien coûterait
01:04:51en matière
01:04:53de recette fiscale
01:04:53chaque point de baisse
01:04:55de TVA
01:04:55pour ce qui est
01:04:56de Jean-Luc Mélenchon
01:04:57c'est intéressant
01:04:58de voir que
01:04:58lui préconise
01:04:59une autre solution
01:05:00celle du blocage
01:05:01des prix
01:05:02et du blocage
01:05:02des marches
01:05:03en revanche
01:05:03avec tous les autres
01:05:04candidats
01:05:06Edouard Philippe
01:05:07Bruno Retailleau
01:05:07mais aussi Olivier Faure
01:05:08qui sera bientôt
01:05:09sur ce plateau
01:05:09là pour le coup
01:05:10on cherche la voie de passage
01:05:11parce que
01:05:11on se dit
01:05:13qu'il serait irresponsable
01:05:14d'un point de vue budgétaire
01:05:15de promettre cela
01:05:15donc on propose
01:05:17simplement une extension
01:05:17du dispositif
01:05:18grand rouleur du gouvernement
01:05:19pour essayer
01:05:20à tout prix
01:05:21de soulager
01:05:21les automobilistes
01:05:22qui aujourd'hui
01:05:23se saignent à la pompe
01:05:23il n'est pas encore
01:05:25candidat à la présidentielle
01:05:26mais enfin ça ne saurait tarder
01:05:27je crois qu'on l'a tous compris
01:05:28François Hollande
01:05:28il va aussi
01:05:29de sa déclaration là-dessus
01:05:31sa réaction
01:05:32hier
01:05:33il disait
01:05:34notamment au micro
01:05:34de BFM TV
01:05:36que la TVA
01:05:37sur les carburants
01:05:37elle est à 20%
01:05:38peut faire une baisse
01:05:39exceptionnelle
01:05:40de quelques pourcents
01:05:41a-t-il dit
01:05:41mais il faut savoir que
01:05:43vous allez voir
01:05:44on a cette citation
01:05:45de François Hollande
01:05:46si on peut la mettre
01:05:46à l'écran s'il vous plaît
01:05:47un centime de baisse
01:05:48ça coûte 500 millions d'euros
01:05:49donc 10 centimes
01:05:50c'est 100 milliards
01:05:51un petit souci de calcul
01:05:52au passage
01:05:53c'est plutôt 5 que 100
01:05:55néanmoins
01:05:55Loïc
01:05:56la question c'est
01:05:56est-ce que le gouvernement
01:05:57aujourd'hui
01:05:57l'exécutif
01:05:58le président
01:05:58aussi
01:05:59est en mesure
01:05:59de faire quelque chose
01:06:00il le souhaite seulement
01:06:01ce que dit le gouvernement
01:06:02c'est que non
01:06:03il n'y aura pas plus
01:06:04au mieux
01:06:05il y aura une prolongation
01:06:06des aides déjà existantes
01:06:07et qui sont en place
01:06:08depuis ou quasiment
01:06:09depuis le début
01:06:10de la guerre
01:06:11en Iran
01:06:12qui a fait augmenter
01:06:13les prix
01:06:14mais que c'est compliqué
01:06:14de faire plus
01:06:15déjà parce qu'on n'a
01:06:16plus de sous
01:06:16on n'a plus un rond
01:06:17et on est en plein dans le budget
01:06:18on s'en rend compte tous les jours
01:06:19on cherche où on va faire
01:06:20des économies
01:06:21donc on ne peut pas débourser
01:06:22des milliards
01:06:23et qui plus est
01:06:24pour subventionner
01:06:25parce que ça revient à ça
01:06:26des énergies fossiles
01:06:26ce qui créerait
01:06:27d'autres polémiques aussi
01:06:30dans ce qu'on a vu
01:06:31avec notre reporter
01:06:32il y a une automobiliste
01:06:33qui dit
01:06:34en fait
01:06:35la baisse de la TVA
01:06:36ça ne ferait même pas
01:06:37descendre le prix
01:06:39du carburant
01:06:39en tout de 2 euros
01:06:40le litre aujourd'hui
01:06:41et c'est la vérité
01:06:41parce que ça occupe
01:06:42une place
01:06:43une place minime
01:06:44en revanche
01:06:45beaucoup sont séduits
01:06:46par le blocage des prix
01:06:47tout le monde se dit
01:06:48ça serait super
01:06:49qu'on puisse dire
01:06:491,70 euro
01:06:50maximum
01:06:51le litre d'essence
01:06:53ou de diesel
01:06:53évidemment
01:06:54c'est ce que propose
01:06:55la France insoumise
01:06:55c'est ce que propose
01:06:56également Ségolène Royal
01:06:57candidate à la primaire
01:06:58socialiste
01:06:59qui pourrait d'ailleurs
01:07:00créer la surprise
01:07:02Ségolène Royal
01:07:02qui a été ministre
01:07:03donc voilà
01:07:04censé avoir un peu
01:07:05de responsabilité
01:07:06cette autorité là
01:07:07mais bloquer les prix
01:07:09aujourd'hui
01:07:09ça veut dire quoi
01:07:10en fait
01:07:12ce ne sont pas
01:07:12les distributeurs
01:07:13qui vont s'aligner
01:07:14sur la politique
01:07:15de la France
01:07:15ça voudrait dire
01:07:16que l'État compenserait
01:07:17et là
01:07:17c'est plus que baisser la TVA
01:07:19le prix pour le budget
01:07:21parce qu'on ne produit pas
01:07:23le carburant en France
01:07:23c'est un prix mondial
01:07:26et on voit
01:07:27il y a une très forte demande
01:07:28par rapport à l'offre
01:07:29c'est ce qui fait
01:07:30que les prix sont énormes
01:07:31donc si vous dites
01:07:31nous on vous achète
01:07:32votre carburant
01:07:32mais à 1,70 euro
01:07:34maximum le litre
01:07:35en fait
01:07:35personne ne va nous en vendre
01:07:37Pierre Chasseret
01:07:38trépigne d'impatience
01:07:39c'est ce qu'on me dit
01:07:40bonjour
01:07:40merci d'être avec nous
01:07:41ce matin dans BFM Direct
01:07:42vous êtes délégué général
01:07:43de l'association
01:07:4440 millions d'automobilistes
01:07:45vous souhaitez réagir
01:07:47à ce qui se dit en plateau ici
01:07:49oui parce que
01:07:50je vais être très clair avec vous
01:07:51en fait
01:07:51c'est très difficile
01:07:52de se battre seul
01:07:53contre le panurgisme
01:07:54c'est à dire
01:07:55une pensée unique
01:07:56qui est répétée
01:07:57sans arrêt
01:07:58et qui est pourtant
01:07:59économiquement fausse
01:08:00alors je vais faire très vite
01:08:01quelle est la base
01:08:03de l'économie
01:08:03la base de la croissance
01:08:05d'un pays
01:08:05la consommation
01:08:06le PIB
01:08:08ce qui crée la richesse
01:08:09d'un pays
01:08:09l'indice de croissance
01:08:10est basé uniquement
01:08:11uniquement
01:08:11sur la consommation
01:08:13ceci étant dit
01:08:14si vous prenez
01:08:16une taxe directe
01:08:18sur les carburants
01:08:19sur la mobilité
01:08:20qui part dans les caisses
01:08:21de l'État
01:08:22mécaniquement
01:08:23vous pensez régler
01:08:25un problème économique
01:08:26de la nation
01:08:27et en fait
01:08:27vous creusez son déficit
01:08:29pourquoi ?
01:08:30parce que vous créez
01:08:31un frein
01:08:32à la consommation
01:08:33le principe de l'économie
01:08:35c'est l'argent
01:08:36qui circule
01:08:36dans le plus de mains
01:08:38possible
01:08:38pour générer
01:08:39de la richesse
01:08:40générer de l'emploi
01:08:41générer de la consommation
01:08:43donc quand j'entends
01:08:45baisser
01:08:45de 10 centimes
01:08:47ça coûte
01:08:48c'est économiquement
01:08:50totalement
01:08:51absurde
01:08:52la réalité
01:08:53c'est que vous créez
01:08:54un manque à gagner
01:08:55c'est pas la même chose
01:08:56que le coût
01:08:56le manque à gagner
01:08:57en économie
01:08:58vous créez un manque à gagner
01:08:59ce manque à gagner
01:09:01est compensé
01:09:02par une relance progressive
01:09:03de la consommation
01:09:04ce qui vous permet
01:09:06de générer
01:09:06de la richesse
01:09:08de la productivité
01:09:09et de générer quoi ?
01:09:11de l'impôt
01:09:11sur la richesse
01:09:13produite
01:09:13et non pas
01:09:14une fiscalité
01:09:16à la base
01:09:16qui s'étale
01:09:18directement
01:09:18à la pompe
01:09:19et qui grève l'économie
01:09:20et j'en veux pour preuve
01:09:21et après je sais que c'est long
01:09:22mais j'ai été obligé
01:09:23de le dire
01:09:24j'en veux pour preuve
01:09:25les chiffres de la croissance
01:09:26qu'est-ce qui s'est passé
01:09:27en France depuis avril ?
01:09:28rien sauf
01:09:29l'augmentation
01:09:30des carburants
01:09:31résultat
01:09:32baisse de 0,6%
01:09:35de la croissance
01:09:36en France
01:09:37si on termine
01:09:38à 1%
01:09:39le coût
01:09:40là c'est un coût
01:09:41ce sera
01:09:4130 milliards
01:09:43d'euros
01:09:44voilà ce qu'a coûté
01:09:46l'inaction
01:09:47sur les prix
01:09:48des carburants
01:09:48si tout était resté
01:09:50normal
01:09:50sur la fiscalité
01:09:51nous n'aurions pas
01:09:52ce manque à gagner
01:09:54ce résultat
01:09:55à la fin de l'année
01:09:56de 30 milliards
01:09:57de coût
01:09:58de la croissance
01:09:59en berne
01:09:59alors arrêtons
01:10:01de me dire
01:10:01l'état n'a pas les moyens
01:10:02parce que c'est la plus grosse
01:10:04bêtise économique
01:10:05il s'agit juste de répéter
01:10:06ce que tout le monde dit
01:10:07mais en répétant
01:10:08on n'est pas plus intelligent
01:10:09on peut avoir un avis différent
01:10:10sans être un mouton de panurge
01:10:11tout de même
01:10:12je vous redonne la parole
01:10:14dans quelques instants
01:10:15c'est promis
01:10:15je voudrais quand même
01:10:16qu'on écoute
01:10:16Jean-Luc Mélenchon
01:10:17et Fabien Roussel
01:10:18deux candidats de gauche
01:10:20à l'élection présidentielle
01:10:21interrogés sur cette question
01:10:22là hier
01:10:24nous nous disons
01:10:25qu'il faut nationaliser Total
01:10:26lui mettre la pression
01:10:28immédiatement
01:10:29pour que enfin
01:10:30les français
01:10:31les entreprises
01:10:32les agriculteurs
01:10:33puissent avoir accès
01:10:35à une essence
01:10:36beaucoup moins chère
01:10:37que ce qu'elle est aujourd'hui
01:10:38entendez les gens
01:10:40le blocage des prix
01:10:41c'est on bloque
01:10:42les choses là où elles sont
01:10:43quand vous bloquez
01:10:45les marges
01:10:45c'est que
01:10:46vous empêchez
01:10:47qu'on augmente la part
01:10:49que celui qui vous vend
01:10:50quelque chose
01:10:50prend pour lui-même
01:10:52Anna Créty nous a rejoint
01:10:53bonjour
01:10:53vous êtes professeure d'économie
01:10:54à l'université Paris-Dauphine
01:10:56et vous êtes spécialiste
01:10:56des questions énergétiques
01:10:57ça tombe bien
01:10:58elle a porté nouveau lumière
01:10:59ce matin
01:11:00comme vous entendez
01:11:00ces deux candidats
01:11:01mais ils ne sont pas que deux
01:11:03bien évidemment
01:11:05proposer entre autres
01:11:06soit une baisse de la TVA
01:11:07soit un blocage des prix
01:11:09vous dites quoi
01:11:10vous l'économiste
01:11:13il y a déjà
01:11:14une question
01:11:15un peu plus générale
01:11:16je voudrais également
01:11:17clarifier
01:11:18les liens
01:11:19entre les prix de carburant
01:11:20et les conséquences
01:11:21qui ont été décrites
01:11:22sur l'économie
01:11:24on a un problème
01:11:25de prix
01:11:25qui sont
01:11:27très élevés
01:11:28et ce n'est pas
01:11:29un pic de prix
01:11:30c'est une situation
01:11:31qui
01:11:32en même temps
01:11:32qu'on continue
01:11:34à avoir des tensions
01:11:35dans la zone
01:11:36de Hormuz
01:11:37ont touché
01:11:38l'économie
01:11:38depuis désormais
01:11:39presque sept mois
01:11:41et on n'a
01:11:42aucune visibilité
01:11:43sur la fin
01:11:44de cette situation
01:11:45donc les mesures
01:11:47qui sont proposées
01:11:48sont des mesures
01:11:49qui ont un impact
01:11:50très très fort
01:11:52ça c'est
01:11:53ce n'est pas déniable
01:11:54sur
01:11:55les finances publiques
01:11:57les consommateurs
01:11:58et en fait
01:12:00le problème fondamental
01:12:01c'est que
01:12:02toutes les mesures
01:12:03qui sont proposées
01:12:04ratent
01:12:05l'essentiel
01:12:07du problème
01:12:08c'est-à-dire
01:12:08la vulnérabilité
01:12:10des consommateurs
01:12:11par rapport
01:12:12à ces prix
01:12:12et on a
01:12:14un principe
01:12:15économique
01:12:16fondamental
01:12:17c'est-à-dire
01:12:17que toutes ces mesures
01:12:19vont toucher
01:12:20l'intégralité
01:12:21des consommateurs
01:12:23qui font le plein
01:12:24et ça
01:12:25c'est profondément
01:12:27injuste
01:12:28du point de vue social
01:12:29il faut cibler
01:12:31davantage
01:12:32alors aujourd'hui
01:12:33on a un ciblage
01:12:34qui est très très restreint
01:12:35mais en fait
01:12:37c'est les consommateurs
01:12:38exposés
01:12:39qui doivent en bénéficier plus
01:12:40donc toute mesure
01:12:41qui va être
01:12:43à l'encontre
01:12:44de ces problèmes
01:12:44va avoir des effets
01:12:46de rebond négatifs
01:12:47je voudrais
01:12:48qu'on regarde ensemble
01:12:49Anna Créty
01:12:49pardonnez-moi
01:12:50de vous couper
01:12:51ce tweet
01:12:53retrouvé par nos équipes
01:12:54qui date de 2011
01:12:55c'était donc
01:12:56il y a 15 ans
01:12:571,50€ le gazole
01:12:58et personne ne dit rien
01:13:0015 ans plus tard
01:13:00on en est à
01:13:01en moyenne
01:13:01c'est le cas ce week-end
01:13:032,30€ le litre
01:13:05de gazole
01:13:06dans certaines stations
01:13:072,50€
01:13:08c'est le cas à Montrouge
01:13:08ce matin
01:13:09ça fait quasiment
01:13:10du 140€ le litre
01:13:12pour un plein de 50 litres
01:13:132,13€ le litre
01:13:14de sans plomb
01:13:1595€
01:13:15bref
01:13:15tout explose littéralement
01:13:17certains français
01:13:17comme ceux rencontrés
01:13:19hier à BFMTV
01:13:19à Bandol
01:13:20par BFMTV
01:13:21dans le Var envisage
01:13:22de nouvelles actions
01:13:23écoutez-on-les
01:13:25c'est le peuple
01:13:26qui doit s'unir
01:13:27tant les pompiers
01:13:28que les paysans
01:13:28que les artisans
01:13:30que la fonction publique
01:13:31on doit s'unir
01:13:32arrêtons les divisions
01:13:34arrêtons les divisions
01:13:35nous ce qu'on veut
01:13:36c'est additionner
01:13:37multiplier le peuple
01:13:38entre nous
01:13:38les gens ont peur
01:13:39la peur règne
01:13:41peu importe
01:13:42le sujet qu'on prend
01:13:43il y a toujours
01:13:44une peur qui apparaît
01:13:45et c'est cette peur
01:13:46qui les titanise
01:13:48le gouvernement
01:13:49est attentif
01:13:50et heureusement
01:13:51à ce qui se passe
01:13:52ce qui se prépare
01:13:53Dominique
01:13:54les services
01:13:55de renseignement
01:13:55aussi actuellement
01:13:57si on parlait de météo
01:13:58on dirait avis
01:13:59de coup de chaud
01:14:01les services de renseignement
01:14:02observent
01:14:03les réseaux sociaux
01:14:04pour connaître
01:14:04la situation
01:14:05du pays
01:14:06l'état du pays
01:14:07et puis surtout
01:14:08la colère
01:14:08contrôlée
01:14:09essayer de contrôler
01:14:10la colère
01:14:10qui est en train de monter
01:14:11on constate que
01:14:12les policiers du renseignement
01:14:13notent que les appels
01:14:14à se rassembler
01:14:14s'intensifient
01:14:15depuis plusieurs heures
01:14:17plusieurs jours
01:14:18sur les réseaux sociaux
01:14:18ça veut dire que ça monte
01:14:20en fonction de tout
01:14:21ce qui vient d'être expliqué
01:14:22autour de ce plateau
01:14:23et par nos invités
01:14:24sur la montée
01:14:26du prix de l'essence
01:14:26qui avait été
01:14:27le catalyseur
01:14:28du mouvement
01:14:29du 17 novembre 2018
01:14:30la taxe carbone
01:14:31etc
01:14:31avec je crois
01:14:34une essence
01:14:34ou un gazole
01:14:35qui était à 2 euros
01:14:362 euros
01:14:37et quelques cents
01:14:37bien moins que
01:14:38ah oui
01:14:38ici pour le gazole
01:14:39là on est à 2,50
01:14:41donc la colère monte
01:14:42effectivement
01:14:43il y a sur les réseaux sociaux
01:14:44des équipes
01:14:45qui se constituent
01:14:47de français
01:14:48en colère
01:14:48alors pour l'instant
01:14:50rien à voir
01:14:51avec les anciens
01:14:52gilets jaunes
01:14:52ou les gilets jaunes
01:14:53qu'on a connus
01:14:53d'ailleurs les gilets jaunes
01:14:54qu'on a connus
01:14:54ne se constituent pas
01:14:56sur les réseaux
01:14:56en disant
01:14:57voilà on va recommencer
01:14:57ce sont d'autres personnes
01:14:59qui essaient d'agréger
01:15:01autour d'eux
01:15:02des français
01:15:02et notamment
01:15:03il y a un mouvement
01:15:04qui s'appelle
01:15:04GJ 2026
01:15:05encore une fois
01:15:05rien à voir
01:15:06avec les gilets jaunes
01:15:06dont l'administrateur
01:15:07parle de mouvements
01:15:09purement citoyens
01:15:10sans récupération politique
01:15:11aucun parti politique
01:15:13groupe d'extrême
01:15:13ni candidat à la présidentielle
01:15:15ne doit s'approprier
01:15:16le mouvement
01:15:16nous sommes une force citoyenne
01:15:17le mouvement appartient
01:15:19exclusivement aux citoyens
01:15:20donc
01:15:21le renseignement territorial
01:15:22alerte
01:15:23bon il n'y a pas de raison
01:15:24pour l'instant
01:15:25de s'inquiéter
01:15:26il y avait un mouvement
01:15:27peut-être
01:15:28qui était prévu hier
01:15:29samedi 12 septembre
01:15:30un appel à des rassemblements
01:15:31devant chaque préfecture
01:15:33qui a été massivement relayé
01:15:35mais ça n'a pas été suivi
01:15:37des faits
01:15:37et en fait
01:15:38on note aussi
01:15:39sur les réseaux sociaux
01:15:40le renseignement territorial
01:15:41note que
01:15:42des personnes parlent
01:15:43de leur peur
01:15:44de la violence des CRS
01:15:46s'ils descendent dans la rue
01:15:47de leur peur
01:15:48des black blocs
01:15:49qui infiltrent
01:15:50les manifestations
01:15:51et qui créent
01:15:51de la violence
01:15:52et puis
01:15:54on dit aussi
01:15:54en marge de cette note
01:15:56du renseignement
01:15:56que le règlement de compte
01:15:58des français
01:15:59avec l'état
01:16:00avec le gouvernement
01:16:01ça sera peut-être pas
01:16:02dans la rue
01:16:03avec des manifestations
01:16:04ça sera peut-être
01:16:05dans les urnes
01:16:05et bien justement
01:16:06certains candidats
01:16:07merci d'homédiques
01:16:07ou quasi candidats
01:16:08à la présidentielle
01:16:09ont si je puis dire
01:16:10une expérience
01:16:11de la gestion difficile
01:16:12de la colère sociale
01:16:13écoutons Edouard Philippe
01:16:14et François Hollande
01:16:15hier
01:16:17je ne crois pas
01:16:18je ne crois pas que ce soit
01:16:18aux partis politiques
01:16:19d'appeler à des manifestations
01:16:21sur les ronds-points
01:16:22peut-être aux forces syndicales
01:16:24de voir ce qu'il y a lieu
01:16:25de faire par rapport
01:16:26à ce pouvoir d'achat
01:16:27qui est aujourd'hui dégradé
01:16:28à chaque fois que
01:16:30le pouvoir d'achat
01:16:31devient un sujet prégnant
01:16:32et Dieu sait qu'aujourd'hui
01:16:33le pouvoir d'achat
01:16:33est un sujet extrêmement
01:16:35saisissant
01:16:35entre le logement
01:16:36l'essence
01:16:37les prix des denrées alimentaires
01:16:38qui augmentent
01:16:40il y a évidemment
01:16:41un risque d'expression
01:16:42d'une colère
01:16:43qui est compréhensible
01:16:44qui est légitime
01:16:45et qui n'est pas feinte
01:16:46et qui est sincère
01:16:47il faut agir sans attendre
01:16:49c'est une forme de leçon
01:16:50tirée par ces anciens
01:16:52aux responsabilités
01:16:53par Edouard Philippe
01:16:54en particulier
01:16:55puisque c'est lui
01:16:55qui était Premier ministre
01:16:56à l'époque des Gilets jaunes
01:16:57et que pour le coup
01:16:58ça avait un peu tardé
01:16:58avant de répondre
01:16:59à ce mouvement
01:17:00qui montait
01:17:01et le gouvernement
01:17:03était alerté là-dessus
01:17:05oui
01:17:05tous ces candidats
01:17:07craignent une radicalisation
01:17:08dans la rue
01:17:09qui pourrait se transmettre
01:17:10aussi dans l'opinion
01:17:11parce qu'in fine
01:17:11on l'a dit
01:17:12il y a l'élection suprême
01:17:13pour être président
01:17:14de la République
01:17:15c'est demain
01:17:16c'est dans quelques mois
01:17:17maintenant
01:17:17donc personne n'a intérêt
01:17:19à attiser cette colère
01:17:21si ce n'est peut-être
01:17:21les extrêmes
01:17:22en l'occurrence
01:17:23la France Insoumise
01:17:24le parti communiste
01:17:25qui appelle
01:17:25à soutenir ces mouvements
01:17:27le Rassemblement National
01:17:28dit non aussi
01:17:29pour se démarquer
01:17:30mais dit déverser
01:17:31votre colère dans les urnes
01:17:32merci à tous les deux
01:17:33merci Antoine
01:17:33merci Loïc
01:17:34c'est la chronique éco
01:17:35tout de suite
01:18:00ça aussi c'est concret
01:18:02avoir une agence bancaire
01:18:03près de chez soi
01:18:03est-ce que c'est un privilège
01:18:04en voie de disparition
01:18:05il semblerait bien que oui
01:18:06par endroits en tout cas
01:18:07reportage dans le Pas-de-Calais
01:18:08de Corentin Vallée
01:18:10Sébastien Savoie
01:18:10avec Benjamin Berthaud
01:18:13mauvaise surprise
01:18:14pour les clients
01:18:15de cette agence
01:18:16j'allais justement
01:18:17aller à la banque
01:18:18et là je vois
01:18:19que c'est fermé
01:18:19ici seul le distributeur
01:18:21automatique fonctionne encore
01:18:23mais pour rencontrer
01:18:24un conseiller
01:18:25il faut maintenant
01:18:26se rendre à plus
01:18:27de 8 km
01:18:28dans la commune voisine
01:18:29c'est très embêtant
01:18:30surtout dans des villages
01:18:31donc ça incite les gens
01:18:34à prendre une banque en ligne
01:18:35les banques en ligne
01:18:36une option qui peine
01:18:38à convaincre dans ce village
01:18:39c'est pas très très pratique
01:18:41les banques en ligne
01:18:41je préfère vraiment
01:18:42le contact avec l'agence
01:18:43en direct
01:18:44je pense pas que les personnes
01:18:45âgées de 80 ans
01:18:47sachent manier un ordinateur
01:18:49et ils ont pas forcément
01:18:50le matériel chez elles
01:18:52pourtant c'est la raison
01:18:54principale citée par les banques
01:18:55pour justifier les fermetures
01:18:57on s'adapte
01:18:58aux souhaits des clients
01:19:00aujourd'hui
01:19:00ils sont de moins en moins
01:19:02nombreux
01:19:02à venir en agence physique
01:19:04il y a des banques
01:19:06digitales
01:19:06et des néobanques
01:19:07qui sont de plus en plus
01:19:09nombreuses
01:19:10à venir concurrencer
01:19:12les activités de réseau
01:19:13des grandes banques
01:19:14traditionnelles
01:19:15dont la nôtre
01:19:15illustration de cette tendance
01:19:17la banque LCL
01:19:18prévoit de fermer
01:19:19entre 60 et 90 agences
01:19:22sur tout le territoire
01:19:23c'est 5% de leur site
01:19:25en France
01:19:25qui fermerait leur porte
01:19:28c'était votre rendez-vous
01:19:29avec la banque postale
01:19:30la banque pour avoir
01:19:31un temps d'avance
01:19:32sur la performance
01:19:33de votre entreprise
01:19:34la banque postale
01:19:35citoyenne
01:19:36c'était votre programme
01:19:37avec Magnolia.fr
01:19:39changez votre assurance
01:19:39de prêt
01:19:40et économisez
01:19:41sur Magnolia.fr
01:19:42comparateur en assurance
01:19:43de prêt immobilier
01:19:44dans un instant
01:19:45vous retrouvez Guillaume Daré
01:19:46qui dans BFM
01:19:47Paul reçoit
01:19:48le premier secrétaire
01:19:48du parti socialiste
01:19:49candidat à la présidentielle
01:19:50Olivier Faure
01:19:51deux autres rendez-vous
01:19:52importants
01:19:53sur notre antenne
01:19:54aujourd'hui
01:19:54Hénin Beaumont
01:19:55le fief politique
01:19:56de Marine Le Pen
01:19:56qui fait sa rentrée
01:19:57aujourd'hui
01:19:5715h
01:19:58discours de Marine Le Pen
01:19:58à suivre en direct
01:19:59sur BFM TV
01:20:00et le grand oral
01:20:012027
01:20:01nouvelle émission politique
01:20:02sur BFM TV
01:20:0418h
01:20:05Marie Chantret
01:20:05Marc Fauvel
01:20:06reçoivent la porte-parole
01:20:07du gouvernement
01:20:08Maude Bréjon
01:20:09à tout à l'heure
01:20:09puisque je vous retrouve
01:20:10à 13h
01:20:11pour Affaires suivantes
01:20:12avec Dominique Rizet
01:20:13ça va être passionnant
01:20:14à tout à l'heure
01:20:14à tout à l'heure
01:20:14à tout à l'heure
01:20:15à tout à l'heure
01:20:15à tout à l'heure
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