- il y a 8 heures
Chaque week-end, François Gapihan vous accompagne de 10h à 12h dans BFM Direct.
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00:00:00Bonjour à tous, bienvenue dans BFM Direct. Nous sommes ensemble jusqu'à midi alors que la neige tombe depuis le début de la matinée sur plusieurs départements de la moitié nord,
00:00:08sur plusieurs autoroutes, aussi gare aux accidents. On va retrouver nos équipes dans un instant dans le Pas-de-Calais, dans l'Oise, dans l'Ouest parisien et à l'aéroport d'Orly aussi
00:00:16puisque de nombreux vols sont annulés aujourd'hui, idem à Roissy. Ce matin, BFM TV reste également mobilisée fortement aux côtés des habitants des départements inondés.
00:00:25Le Lot-et-Garonne et la Gironde, toujours en alerte rouge crue. La situation est très inquiétante à l'image des prévisions.
00:00:31Ça se corse aussi sérieusement dans l'Ouest, dans le Maine-et-Loire en particulier, où les autorités procèdent à des évacuations.
00:00:38Dans BFM Direct également ce matin, l'affaire Epstein, dont la justice française s'empare pour déterminer si des poursuites doivent être engagées
00:00:45contre les Français soupçonnés d'avoir aidé, d'avoir été complices du criminel sexuel américain.
00:00:50Et puis l'avertissement ce matin d'Emmanuel Macron à Bruno Rotaillot, candidat à la présidentielle.
00:00:55Il l'appelle à faire très attention à l'état de droit. Réponse de l'intéressé à l'instant.
00:00:59Il lui reproche d'être, je cite, l'avocat d'une France immobile.
00:01:02Réaction d'Henri Guénaud à suivre. Mon invité à 10h30.
00:01:06BFM Direct épisode 50. C'est parti.
00:01:08Et d'abord l'essentiel de l'actualité avec vous. Fanny, bonjour.
00:01:23Et la météo décidément au cœur de l'actualité ce week-end.
00:01:26Oui, avec des vigilances oranges qui concernent encore aujourd'hui quasiment un tiers des départements français.
00:01:31C'est 28 en tout précisément. Pour neige verglas essentiellement dans le nord, la région parisienne et deux départements de l'est.
00:01:37Mais aussi toujours pour crues à l'ouest globalement de l'Hexagone.
00:01:40Les crues pour lesquelles la Gironde et le Lot-et-Garonne restent eux maintenus aujourd'hui encore en niveau rouge.
00:01:46Et le préfet de la Gironde qui est toujours en vigilance rouge.
00:01:50Et vraisemblablement encore 24 heures qui sera mon invité dans quelques toutes petites minutes.
00:01:54Le volet français de l'affaire Epstein et la justice française qui s'en mêlent.
00:01:58Le parquet de Paris a annoncé en effet qu'il allait saisir des magistrats référents après les révélations récentes de liens possibles entre le criminel sexuel américain et des personnalités françaises.
00:02:09Leur mission sera d'analyser d'éventuelles infractions à caractère sexuel, financier ou autre.
00:02:14Le dossier Epstein, l'aide au Epstein qui nous mène vers les îles vierges américaines.
00:02:19En effet, il y a beaucoup d'endroits qui sont évidemment concernés dans le monde.
00:02:22C'est là qu'on retrouve Antoine Eulard. Il nous emmène, vous allez voir, au cœur de ces sites qui ont abrité le trafic sexuel de milliardaires américains.
00:02:33Je me trouve ici à l'est de Saint-Thomas. On est à 10 minutes en bateau de l'ancienne île privée de Jeffrey Epstein.
00:02:39Et cette marina derrière moi a longtemps été l'une des plaques tournantes de son réseau pédocriminel.
00:02:44Sur ses pontons, Epstein possédait une douzaine de bateaux. Il servait notamment à transporter des jeunes filles vers son île.
00:02:51Pour agir en toute discrétion, le financier était devenu l'un des propriétaires du port.
00:02:55Il pouvait alors naviguer la nuit, à l'abri des regards, en dehors des horaires officiels.
00:03:00Autre rouage essentiel des crimes de Jeffrey Epstein, l'aéroport de Saint-Thomas et plus précisément ces pistes que vous apercevez derrière moi,
00:03:07qui sont réservés aux avions privés. C'est ici que Epstein faisait atterrir son jet à un avion au cœur du scandale qu'il avait rebaptisé le Lolita Express.
00:03:16Des centaines de victimes mineures ont transité par ici. Jamais leur passeport n'a été contrôlé.
00:03:21Epstein avait acheté le silence des autorités locales. Une corruption qui lui a garanti une très longue impunité.
00:03:28Epstein avait aussi ses habitudes dans cette société de transport par hélicoptère.
00:03:33Nous cherchons à rencontrer l'un des pilotes qu'il a bien connu, sans succès.
00:03:36Je crois qu'il n'aime pas parler de ça. Beaucoup de gens viennent poser des questions, mais il ne sait rien.
00:03:43Comme lui, de nombreux habitants veulent aujourd'hui oublier cette affaire, qui n'en finit plus de ternir l'image de carte postale de leur archipel.
00:03:51L'actualité qui nous mène en France, retour en France, où Quentin, ce militant identitaire, passait à tabac en marge d'une conférence de l'eurodéputé LFI Rima Hassan,
00:04:00jeudi à Lyon, est décédé des suites de ses blessures.
00:04:04Sur X, Emmanuel Macron a dénoncé un déferlement de violences inouïes.
00:04:08Il a promis de condamner les auteurs de cette ignominie.
00:04:10Le président qui conclut par un appel au calme et au respect.
00:04:14L'enquête pour violences aggravées se poursuit.
00:04:16Elle a désormais été élargie du chef de coups mortels aggravés.
00:04:19Emmanuel Macron qui, par ailleurs, s'exprime ce matin à la radio sur plusieurs sujets.
00:04:25En effet, et notamment, vous allez l'entendre sur sa vision de la France insoumise et sur les positions du parti de Jean-Luc Mélenchon.
00:04:33Je ne fais pas les classements de sensibilité.
00:04:35C'est au ministère de l'Intérieur de le faire pour les élections.
00:04:37Mais je crois qu'il n'y a pas tellement de mystère pour dire qu'ils sont à l'extrême gauche.
00:04:41Quand des Françaises et des Français élisent et mettent à l'Assemblée des parlementaires,
00:04:47mettent des gens dans les institutions de la République.
00:04:49Et donc, on ne peut pas par un discours les en exclure.
00:04:51Mais je constate que dans les positions qu'ils prennent, en particulier sur l'antisémitisme,
00:04:59ils contreviennent à des principes fondamentaux de la République.
00:05:03Et prenons de la hauteur, 400 km au-dessus de nos têtes, amarrage réussie.
00:05:07Regardez ces images, on ne s'en lasse pas, de l'astronaute française Sophie Adnaud,
00:05:11qui était la première hier de tout son équipage à entrer à bord de cette fameuse station spatiale internationale.
00:05:17L'ISS, c'est le début de huit mois de mission spatiale à présent, à bord de ce laboratoire scientifique international.
00:05:23On lui souhaite une bonne mission !
00:05:25Et un brushing flingué.
00:05:28C'est sûr que ce n'est pas le mieux idéal.
00:05:30Merci Fanny, à tout à l'heure. Prochain mois sur l'actualité avec vous toujours, à 11h.
00:05:34La neige et les crues, tout au long de la matinée, je vous le disais,
00:05:38on retrouve nos équipes mobilisées aux côtés des habitants touchés par ces événements météorologiques d'ampleur,
00:05:44aux conséquences parfois très lourdes, n'est-ce pas Jocelyne Azo ?
00:05:47Bonjour, vous êtes l'envoyé spécial de BFM TV à Couture-sur-Garonne, dans le Lot-et-Garonne,
00:05:52où ce matin encore, ça dure, ça dure décidément, des habitants sont très isolés.
00:05:58Oui, exactement, François, regardez, je vous propose de le voir sur les images de Morgane Dumont.
00:06:08Regardez, ce matin, on se réveille avec, non pas les pieds dans l'eau,
00:06:10mais carrément la moitié des jambes dans l'eau à Couture.
00:06:13Et ça commence à durer, parce qu'il y a eu une précédente tempête dans le début de la semaine,
00:06:18des vents violents qui ont coupé l'électricité depuis mercredi,
00:06:20et c'est cru maintenant depuis près de 48 heures.
00:06:23Alors certes, ça ne monte plus, on s'est stabilisé dans la nuit,
00:06:27aux alentours des 9 à 10 mètres pour le niveau de la Garonne,
00:06:31c'est mesuré du côté de Marmande, un peu plus haut,
00:06:33mais pour autant, vous le voyez, le niveau de l'eau reste très important,
00:06:37et les conséquences sont nombreuses, ça veut dire pas d'eau chaude,
00:06:40pas de chauffage, alors qu'il ne fait pas très chaud,
00:06:42et des générateurs, comme vous le voyez là-bas, on l'entend,
00:06:45qu'on est obligé de se partager, et donc, on ne dit pas des ravitaillements.
00:06:49L'outil indispensable ce matin, c'est donc les barques, voilà, vous l'avez compris,
00:06:54un peu comme sur les gondoles, sauf que là, c'est très sérieux,
00:06:58parce qu'on parle de ravitaillement de médicaments,
00:06:59de personnes qui ont décidé de rester chez elles.
00:07:02Et pour ces ravitaillements, justement, je vais vous proposer de retrouver Laurent,
00:07:06avec qui nous sommes depuis partie de la matinée, et que nous suivons.
00:07:10Bonjour Laurent, merci beaucoup d'être avec nous.
00:07:13Bon là, vous êtes sur le moteur du bateau,
00:07:14mais l'embarcation, elle vous est indispensable ce matin.
00:07:17En quoi vous consistez les ravitaillements ?
00:07:19Vous avez fait un point, c'est ça, à 8 heures.
00:07:21En quoi vous consistez les opérations du jour ?
00:07:23Aujourd'hui, les équipes sont reparties à la campagne.
00:07:26On a des secteurs affectés avec des équipages.
00:07:29Et puis, moi, je vais revenir au PC Sécurité à la mairie,
00:07:34et on va attendre les retours de ces équipes qui sont parties,
00:07:36avec les besoins des personnes qui seront visitées par secteur,
00:07:41et par chaque équipage.
00:07:43Tout à l'heure, on était avec vous pour lancer un générateur, c'est ça ?
00:07:47Ravitailler, c'est quoi ? C'est donner de l'essence aussi ?
00:07:49Parce qu'en fait, dans ces moments-là, il y a plein de vivres qui sont essentiels,
00:07:52des médicaments aussi.
00:07:53C'est ça.
00:07:54Tout à l'heure, vous l'avez vu, on est allé réalimenter, redémarrer un groupe
00:07:57d'une personne âgée, qui est sous...
00:07:59Donc là, on n'a pas le choix, il faut que ça marche.
00:08:03Et donc, on a besoin d'aller ravitailler ces groupes,
00:08:07redémarrer, et s'assurer que les gens peuvent rester,
00:08:11puisqu'on n'a toujours pas d'électricité.
00:08:12Donc, il faut absolument qu'on se débrouille.
00:08:15C'est combien de sauveteurs, à peu près, sur la commune du Couture ?
00:08:16C'est une commune de 400 habitants, mais vous êtes combien de sauveteurs bénévoles,
00:08:20mobilisés sur la commune ?
00:08:22Alors là, on a 5 équipages engagés, là.
00:08:26On a 2 autres bateaux, au cas où on aurait besoin,
00:08:29et un bateau qui fait la navette avec le PC sécurité,
00:08:33et puis le centre du village.
00:08:36On va regarder cet après-midi, donc attention, les pluies, c'est ça ?
00:08:38Qui vont retomber, ils tombent un peu, la pluie.
00:08:41Vous le redoutez un petit peu ?
00:08:42Oui, absolument, parce que là, on a une portion de temps
00:08:48où elle va rester un peu étale, comme on dit,
00:08:51et puis on espère qu'il n'y a pas trop au repleuvoir derrière.
00:08:54Normalement, ça devrait passer comme ça,
00:08:56de manière à ce que derrière, ça soit plutôt une décrue
00:08:59qu'encore une période étale,
00:09:03parce que ça fait déjà 4 jours, 6 jours sans électricité,
00:09:08et là, on aimerait bien voir que le compteur, le curseur redescend.
00:09:11Ça devient un peu long.
00:09:13Merci beaucoup Laurent, on vous laisse continuer vos opérations.
00:09:17Donc prudence, vigilance, sachant que le département du Lot-et-Garonne,
00:09:20lui, est toujours en vigilance rouge.
00:09:22Le dernier des comptes de la préfecture du Lot-et-Garonne
00:09:24faisait état de 18 000 foyers qui sont toujours privés d'électricité.
00:09:28Alors on se parle.
00:09:29La Garonne qui est maintenue en alerte rouge au moins jusqu'à demain.
00:09:32Merci Jocelyne Azeau.
00:09:34A tout à l'heure, vous êtes avec Morgane Dumont dans le Lot-et-Garonne,
00:09:36où l'on retrouve également Anaïs Girard avec Margot Visat.
00:09:40Bonjour Anaïs, vous êtes à Meunot,
00:09:43dans une région où, on le sait, on en parlait déjà hier,
00:09:47de nombreuses digues ont sauté,
00:09:49et où de nombreux villages sont aujourd'hui littéralement coupés du monde.
00:09:51Tout à fait, et d'ailleurs, c'est très difficile à imaginer,
00:09:57mais derrière nous, c'est une route, habituellement,
00:10:00qui conduit à un lieu dit, le Paravis,
00:10:02qui se retrouve, comme vous l'avez dit, coupé du monde.
00:10:05Aucun accès n'est possible à cet endroit, dans le Hameau.
00:10:09Hier, on a pu quand même y accéder en bateau,
00:10:11et nous avons rencontré l'une des habitantes, Aurélie,
00:10:13qui s'est retrouvée les pieds dans l'eau chez elle.
00:10:16Écoutez-la.
00:10:17Là, il n'y a pas une seule route pour passer, sauf en bateau.
00:10:20Et en fait, on n'a pas l'habitude d'avoir un bateau,
00:10:23donc nous, on n'en a pas beaucoup.
00:10:25Il y a des voisins qui ont des canoées.
00:10:27Ils ravitaillent les maisons, ils nous aident à charger les portables,
00:10:30pour ceux qui sont tout seuls.
00:10:32Mais voilà, on est isolés.
00:10:34Toutes nos routes sont coupées.
00:10:36On ne peut pas sortir, et pas beaucoup de personnes peuvent rentrer.
00:10:43Alors, selon la préfecture, il faut rester très vigilant,
00:10:47malgré des décrues lentes dans le secteur,
00:10:49car avec les nouvelles précipitations,
00:10:51une deuxième crue risque d'arriver.
00:10:53En tout cas, elle est attendue en milieu de semaine prochaine.
00:10:56Merci, Annalise.
00:10:56Avec Margot Visade dans le Lot-et-Garonne, évidemment.
00:10:59Tout comme Jocelyne Azeau, on vous retrouve dans le Lot-et-Garonne,
00:11:02en alerte rouge, crue tout au long de la matinée.
00:11:04Bonjour, Julien Riflet, journaliste météo, Climat BFMTV.
00:11:07Le Lot-et-Garonne, comme la Gironde, toujours en alerte rouge.
00:11:09La Gironde, dont le préfet, sera en direct avec nous.
00:11:11Dans un instant, les prévisions pour les prochaines heures ?
00:11:14Pas trop de bonnes nouvelles, j'ai envie de vous dire,
00:11:16puisqu'on attend de nouvelles pluies, notamment à partir d'aujourd'hui.
00:11:19Ce soir, elles pourraient se renforcer dans le sud-ouest,
00:11:22l'équivalent d'une semaine de précipitation, voire localement plus.
00:11:26On est loin d'avoir...
00:11:27La situation est loin d'être terminée au niveau des crues.
00:11:30C'est vraiment difficile de parler d'un pic dans certains secteurs.
00:11:33On est plutôt sur un plateau, c'est-à-dire que l'eau stagne au même niveau.
00:11:37On n'est pas vraiment, pas du tout, même sur une décrue,
00:11:39d'autant plus que, je le disais, on a de nouvelles pluies qui sont attendues pour ce dimanche
00:11:44et des pluies qui pourraient malheureusement faire repartir les niveaux à la hausse.
00:11:48Au-delà de cette vigilance rouge, on en a aussi beaucoup qui sont en vigilance orange.
00:11:52Là, on a le rajout du Tarn-et-Garonne, à 10h, en vigilance orange crue.
00:11:56On a beaucoup de secteurs en orange aussi où, voilà, il y a des courbes qui sont à la hausse,
00:12:01des niveaux d'eau qui sont à la hausse.
00:12:02Donc, le pire n'est pas vraiment derrière nous
00:12:05puisque de nouvelles précipitations sont attendues pour aujourd'hui
00:12:08mais également pour ces prochains jours.
00:12:11Nous sommes en direct avec Ediane Guyot.
00:12:13Bonjour, merci d'avoir accepté notre invitation ce matin.
00:12:15Vous êtes le préfet de la Gironde, préfet aussi de la région Nouvelle-Aquitaine.
00:12:20La Gironde qui est en alerte rouge, tout comme le Lot-et-Garonne,
00:12:24depuis le début de la semaine, ça fait très longtemps
00:12:26et ça n'est pas près de se terminer.
00:12:29Où se concentrent les plus grosses difficultés dans votre département ce matin, monsieur le préfet ?
00:12:33Alors, nous sommes toujours dans une situation qui est difficile.
00:12:36D'abord, le retour de la pluie, vous venez de l'annoncer,
00:12:38les effets de la tempête et la montée en puissance des crues.
00:12:42On a atteint des pics mais qui se prolongent par des plateaux.
00:12:45Pour l'instant, le seul début de décrue que l'on voit, que l'on observe,
00:12:49c'est sur la Dordogne-Yavale.
00:12:50Tous les autres réseaux, Garonne, Drône, Île, sont toujours sur des plateaux.
00:12:56Donc, situation compliquée, mobilisation totale des services publics,
00:12:59l'État, le département, les communes.
00:13:02La principale difficulté, c'est le rétablissement de l'électricité,
00:13:05des réseaux, notamment de la moyenne tension,
00:13:07ensuite il y en aura la basse tension.
00:13:09C'est l'enjeu principal.
00:13:11Et là, immédiatement...
00:13:11Combien de foyers privés d'électricité en Gironde ce matin ?
00:13:14En Gironde ce matin, nous avons 22 000 foyers qui sont encore privés.
00:13:19On en avait hier matin à la même heure 36 000.
00:13:21Donc, on voit bien qu'il y a un rétablissement,
00:13:23mais c'est lent parce que c'est très compliqué d'accès.
00:13:26Les sols sont trempés et donc vraiment des difficultés,
00:13:30des moyens considérables qui sont déployés.
00:13:31350 petits clics à Dénédis, presque 400 gendarmes,
00:13:35700 septeurs pompiers, l'armée qui est mobilisée à la Réole,
00:13:39où je le rends juste après, et donc aussi le département.
00:13:43Donc, l'enjeu, c'est vraiment de faire en sorte
00:13:47que l'électricité revienne le plus vite possible.
00:13:49On a encore 9 communes qui sont sans électricité.
00:13:52Elles auront toutes un groupe électrogène aujourd'hui.
00:13:54On aura au moins un point d'électricité dans la mairie pour les habitants.
00:13:59Est-ce que vous avez procédé à des évacuations ces dernières heures,
00:14:02cette nuit, en Gironde ?
00:14:04Non, pas d'évacuations supplémentaires.
00:14:06Donc, on est toujours à peu près 80 personnes
00:14:08qui sont hébergées dans le Langonais ou dans le Libonais.
00:14:13Est-ce que le pic de cru a été atteint ?
00:14:17Pas encore en Gironde, M. le Préfet ?
00:14:20Oui, le pic de cru a été atteint, absolument.
00:14:22Mais comme je le disais tout à l'heure,
00:14:23il se prolonge plutôt par un plateau qui va durer.
00:14:27Et les pluies qui arrivent risquent effectivement de faire durer.
00:14:30Il n'y a que la Dordogne qui est en légère décrue.
00:14:33En résumé, vous redoutez les prochaines heures ?
00:14:36En résumé, on est extrêmement vigilants, extrêmement mobilisés
00:14:39et extrêmement attentifs pour être sur tous les fronts
00:14:43avec l'ensemble des services publics.
00:14:45Et c'est ce qu'on fait.
00:14:46Ça fait longtemps que vous n'aviez pas vécu une telle situation,
00:14:49en particulier une alerte rouge, c'est-à-dire alerte maximale,
00:14:51qui dure depuis maintenant 4 jours, bientôt 5 ?
00:14:54Alors, dans le département, il y a le souvenir de 2021.
00:14:59Et à titre personnel, moi, j'avais vécu la tempête Klaus dans les Landes en 2009
00:15:03où j'avais déclenché un plan hors sec,
00:15:06qui est effectivement un souvenir difficile.
00:15:10Merci, M. le Préfet.
00:15:12Merci d'avoir été avec nous ce matin sur BFM TV.
00:15:15Julien, le Préfet de la Gironde qui parle à l'instant d'un plateau
00:15:17qui semble être atteint.
00:15:18Alors attention, plateau, heureusement que c'est plat.
00:15:20Ça ne veut pas dire des crues.
00:15:21Et que donc c'est lisse, il n'en est rien, d'autant que la pluie continue,
00:15:24va continuer à tomber en Gironde, en particulier ces prochaines heures,
00:15:28ces prochains jours même, c'est ce que vous nous expliquez ce matin.
00:15:30Et ensuite, il y a la décrue qui peut être d'autant plus lente
00:15:33que la pluie tombe encore.
00:15:34Donc les difficultés continuent pour un bon moment,
00:15:37vraisemblablement en Gironde en particulier.
00:15:39Effectivement, ça peut être très lent.
00:15:41Et en plus, la semaine prochaine, on aura des coefficients de marée
00:15:43particulièrement élevés qui pourraient freiner l'écoulement des eaux
00:15:46vers l'océan.
00:15:47Donc malheureusement, ça n'est pas terminé.
00:15:49Cet épisode va durer.
00:15:51C'est vrai qu'on observe, vous l'avez dit,
00:15:53à un plateau de cru dans certains secteurs,
00:15:55mais un plateau de cru à des niveaux particulièrement élevés.
00:15:57Il faut le dire, on n'est pas sur une baisse dans de nombreux secteurs.
00:16:01Donc il va falloir être très, très patient.
00:16:03C'est vrai qu'on a atteint des niveaux de débordement dommageables
00:16:06et des pics, notamment vers Marmande.
00:16:08Ce matin, vers l'Ariole, on est plutôt sur un pic.
00:16:11Et vers Cadillac également, on a des niveaux qui se stabilisent.
00:16:14Donc niveau à la stabilisation...
00:16:16Il y a une image en direct, là, justement.
00:16:17Voilà, et donc les images prouvent justement que même si on est sur un plateau,
00:16:21l'eau est particulièrement élevée.
00:16:23Et ce plateau, quand il va durer, on ne sait pas, d'autant plus qu'avec les nouvelles puits
00:16:27qui sont attendues, ça pourrait repartir à la hausse.
00:16:29Soit ça va freiner la décrue, soit ça va faire repartir les niveaux à la hausse.
00:16:32Donc alors on surveille la situation de près, mais on n'est pas encore sortis d'affaires.
00:16:36Et certains départements de l'ouest de la France sont aussi sous surveillance ce matin,
00:16:40notamment le Maine-et-Loire, où il y a quelques heures, des évacuations d'habitants ont eu lieu
00:16:45de la part des autorités et des secours.
00:16:48La moitié nord, sous la neige aussi depuis plusieurs heures,
00:16:54avec le risque d'accident, bien sûr, sur la route, sur les autoroutes.
00:16:57Chloé Giraud, bonjour.
00:16:58Vous êtes avec Laura Champion dans l'ouest parisien, dans le secteur d'Orgeval,
00:17:03dans les Yvelines, aux côtés de professionnels qui salent les routes.
00:17:10Oui, depuis très tôt ce matin, 4h30 du matin environ,
00:17:15les précipitations neigeuses ici, elles ont commencé il y a une bonne heure maintenant,
00:17:20avec des accalmies par moment, comme c'est le cas maintenant.
00:17:23Et vous voyez sur les images de Laura Champion, pour le moment, en tout cas pour le moment,
00:17:27la neige tient plutôt sur ce qui est champs, prairies, ou encore sur les toits des maisons.
00:17:34Néanmoins, sur les routes, pour le moment, ça ne tient pas.
00:17:37Et ça, c'est grâce au travail que vous faites depuis ce matin, très tôt, Nicolas.
00:17:42Oui, on a fait déjà un premier salage en préventif, donc ça a fait son effet.
00:17:48Mais bon, là, on va dire que ça neige pas, c'est pas tellement intense.
00:17:51Donc, c'est l'efficacité, là.
00:17:55Après, on reste toujours attentif.
00:17:58On est toujours là en prévention.
00:17:59Tout à fait. Là, vous allez rester sur les routes encore dans les heures qui suivent,
00:18:05pour éventuellement s'aller à certains endroits ?
00:18:08Jusqu'à ce que... Le temps qu'il faut.
00:18:09Là, normalement, c'est prévu jusqu'à 11 heures.
00:18:11Après, il y a normalement la pluie, donc logiquement, il n'y a plus besoin de s'aller après.
00:18:14Donc, on verra. On attend.
00:18:16La situation est sous contrôle, en tout cas, pour l'instant.
00:18:19Parfaitement sous contrôle.
00:18:20Merci beaucoup, Nicolas.
00:18:22Voilà les précipitations neigeuses qui se poursuivent ici, dans l'ouest de l'île de France.
00:18:26On va surveiller, donc, ce qui se passe dans les prochaines minutes, les prochaines heures.
00:18:30Si Chloé, la neige et ses conséquences sur le trafic aérien, notamment, Célia Vallée, bonjour.
00:18:35Vous êtes à Orly, où 20% des vols sont annulés aujourd'hui.
00:18:39C'est 30% à Roissy.
00:18:43C'était surtout ce matin, très tôt, que les vols ont été annulés,
00:18:46notamment en direction de l'Espagne et de l'Italie.
00:18:49Les personnes que vous allez voir sur les images de Jules Bedeau
00:18:52sont concernées par ces annulations.
00:18:54Elles sont là depuis 4 heures du matin
00:18:55et ont découvert que leur vol était annulé
00:18:58en arrivant à l'aéroport.
00:19:01Des personnes qui n'ont pas de solution de retour, en tout cas, pour aujourd'hui.
00:19:05La compagnie ne leur donne pas de solution aujourd'hui.
00:19:08Je propose de les écouter, ces voyageurs.
00:19:09Ils sont au micro de Jules Bedeau.
00:19:12On est arrivés ici à 3h du matin
00:19:14et on était tous les matins, jusqu'à maintenant,
00:19:20en train de discuter pour savoir si on peut être ubiqué sur autre vol.
00:19:23La compagnie nous dit que c'est pour les conditions climatiques
00:19:28qu'ils ont annulé le vol.
00:19:29Mais on a vu qu'il y a beaucoup de vols annulés de cette même compagnie.
00:19:33Et jusqu'à présent, on n'a aucune solution.
00:19:35Le vol de ce matin, il a été annulé.
00:19:37Dans l'SMS, c'est marqué qu'ils m'ont remis sur un autre vol.
00:19:44Par contre, je ne dois prendre que demain soir,
00:19:48ça veut dire le 16 février, à 20h45.
00:19:51La compagnie aérienne concernée dit qu'elle va rembourser ses voyageurs,
00:19:57notamment pour les frais.
00:19:59Encore faut-il pouvoir avancer ses frais,
00:20:00parce qu'il faut maintenant payer plusieurs nuits d'hôtels en région parisienne.
00:20:05Et ce n'est pas forcément à la portée de tout le monde.
00:20:07S'ils veulent partir ce soir, ces voyageurs,
00:20:09il faut prendre une autre compagnie,
00:20:11avec des billets qui avoisinent entre 400 et 700 euros.
00:20:15En tout cas, pour l'instant, le trafic aérien a repris.
00:20:18Il y a encore environ 3 ou 4 vols qui sont annulés
00:20:21pour la journée ici à l'aéroport d'Orly.
00:20:24Merci Célia, avec Jules Bedot à Orly pour BFM TV.
00:20:27Dans quelques instants, on continue à vous parler des intempéries
00:20:30et de leurs conséquences,
00:20:31principalement pour les habitants qui sont touchés par ces crues,
00:20:34notamment dans le Lot-et-Garonne et en Gironde,
00:20:38mais aussi en Eure-et-Loire,
00:20:40dont le sous-préfet sera avec nous dans quelques instants.
00:20:42Et puis mon invité aussi, à 10h30, c'est Henri Guénaud,
00:20:45ancien conseiller spécial de Nicolas Sarkozy.
00:20:47Il va réagir au propos d'Emmanuel Macron ce matin,
00:20:49qui avertit Bruno Retailleau, figure de droite,
00:20:52qui est depuis jeudi officiellement candidat à l'élection présidentielle.
00:20:55A tout de suite.
00:20:56BFM TV, déjà 4 jours, 4 longs jours,
00:20:5913 éprouvants pour les habitants du Lot-et-Garonne et de la Gironde,
00:21:03deux départements qui sont toujours en alerte rouge
00:21:05et qui le sont encore vraisemblablement pour encore au moins 24 heures.
00:21:10Nicolas Dumas, vous êtes avec Hugo d'Orsemaine auprès des habitants
00:21:13touchés par ces inondations qui n'en finissent pas.
00:21:16Vous êtes à Langon, en Gironde,
00:21:18où de nouvelles évacuations ont lieu ce matin.
00:21:23Oui, effectivement, on est dans une maison qui est entièrement inondée ici,
00:21:27au moins 20 à 25 centimètres,
00:21:30et plus du double à l'extérieur.
00:21:32La maison a commencé à être inondée dans la nuit.
00:21:34Je me trouve avec Anne-Laure,
00:21:36vous êtes venue aider votre maman à pouvoir monter les meubles en hauteur
00:21:41et à l'évacuer,
00:21:42parce qu'en fait, là, maintenant, on ne peut plus rester sur place.
00:21:45Oui, c'est ça.
00:21:46On avait monté déjà les meubles hier,
00:21:48et là, on est revenu ce matin pour tout rehausser.
00:21:52Et oui, là, toute la rue est en train d'être évacuée,
00:21:54ceux qui ne sont pas encore partis.
00:21:56Ma maman ne va pas pouvoir rester ici non plus pour ce soir,
00:21:59et on ne sait pas jusqu'à quand.
00:22:01Là, on est en marée basse,
00:22:02donc on attend de savoir comment ça va se passer dans la journée et pour la suite.
00:22:07Là, c'est une petite accalmie.
00:22:09Enfin, on vérifie, en fait, sur le site Vizicru,
00:22:12notamment, heure par heure, minute par minute, en fait, cette montée, quoi.
00:22:16Mais là, on est marée basse.
00:22:19Donc là, ça stagne depuis une heure et deux, ouais, c'est ça.
00:22:22Mais il faudra voir dans les six prochaines heures comment ça évolue.
00:22:27Et justement, par rapport à cette montée des eaux,
00:22:31en termes de pic de cru, on vous a dit quoi ?
00:22:36Alors, on avait été déjà inondés en 2021.
00:22:38Donc là, on est un peu plus haut que 2021.
00:22:41On est un peu mieux préparés parce qu'on a la mairie
00:22:43qui nous a mis les bâtardos à l'entrée et les sacs de sable.
00:22:46Donc on est mieux préparés.
00:22:47Mais bon, après, on ne peut rien faire contre les éléments.
00:22:51Donc non, et sur les perspectives, c'est changeant.
00:22:56On ne sait pas trop.
00:22:58On attend.
00:23:00Effectivement, beaucoup d'attentes.
00:23:02Il y a les pompiers qui doivent intervenir parce qu'elle est juste à côté,
00:23:05un petit peu plus en hauteur.
00:23:06Il y a un couple qui est à l'eau bien plus haut.
00:23:09Un couple de personnes âgées.
00:23:11Et c'est vrai qu'il y a quelques jours,
00:23:14moi, je suis sur place à Langan depuis mercredi.
00:23:17Et on a vu cette eau monter progressivement de jour en jour.
00:23:21Et c'est vrai que là, on est aux alentours de 9,70 mètres,
00:23:25qui est le pic jusqu'à présent de l'eau qu'il y a pu avoir ici à Langan, en Gironde.
00:23:30– Édifiant, merci beaucoup.
00:23:32Merci Nicolas Dumas, Hugo d'Orsemène.
00:23:34Côté des habitants inondés en Gironde,
00:23:36autre image en direct de l'Aréole dans le même département, la Gironde,
00:23:40qui, comme le Lot et Garonne, sont en alerte rouge depuis mercredi
00:23:43et encore pour au moins 24 heures.
00:23:46On atteint actuellement un plateau avant une décrue qui s'annonce tout aussi lente.
00:23:51Bref, les difficultés des habitants concernés vont continuer encore plusieurs jours,
00:23:54sachant que les prévisions sont mauvaises.
00:23:57Nous sommes aussi en direct avec le sous-préfet de Châteaudun dans le Réloir.
00:24:00Bonjour Aristide Ortiz.
00:24:01Merci d'être avec nous parce qu'on parle du Lot et Garonne, de la Gironde,
00:24:04des départements en vigilance rouge.
00:24:07De nombreux autres sont toujours en alerte orange
00:24:09parce que la France est en crue généralisée, annoncée hier vigie crue.
00:24:13Est-ce que le pic est atteint chez vous ce matin ?
00:24:15– Bonjour monsieur.
00:24:17Effectivement, le département de Réloir est en vigilance orange crue,
00:24:21inondation depuis hier à 16 heures,
00:24:23notamment en raison du tronçon du Loire-Amont.
00:24:26Alors la crue a été, le pic a été atteint sur le secteur de Bonneval
00:24:29dans la nuit, c'est en amont de Châteaudun,
00:24:32mais en aval sur le secteur de Croix-les-Rivières.
00:24:35Il sera atteint en fin de journée.
00:24:37Là où je me trouve à Marboué, à proximité de Châteaudun,
00:24:40le pic est atteint actuellement.
00:24:42Mais les services de l'État sont pleinement mobilisés aux côtés des élus
00:24:45puisque la situation est évolutive.
00:24:48On est attentif à la situation des prochaines heures et des prochains jours,
00:24:52en raison notamment des précipitations annoncées la semaine prochaine.
00:24:54Donc vous vous attendez à une décrue très lente ?
00:24:57La décrue, effectivement, sera très lente.
00:25:00Il y a une situation à observer sur les prochains jours.
00:25:04Merci beaucoup, merci monsieur le sous-préfet Julien Riflet.
00:25:07En effet, les prévisions sont mauvaises et donc les difficultés vont se poursuivre encore plusieurs jours.
00:25:12Oui, malheureusement, on attend de la pluie pour aujourd'hui,
00:25:15notamment pour ce soir, des pluies qui pourraient se renforcer sur ces secteurs.
00:25:19Et ça pourrait durer aussi une bonne partie de la semaine prochaine
00:25:22avec à nouveau un défilé de perturbations.
00:25:24Pour l'instant, on n'a pas vraiment d'anticyclone
00:25:26qui pourrait nous permettre des conditions plus calmes.
00:25:29Donc c'est vrai que dans les prochaines heures, la situation va rester plus vieuse.
00:25:32C'est vrai qu'on a atteint un plateau de cru.
00:25:34Mais attention, un plateau de cru a des niveaux particulièrement élevés.
00:25:37Pas de décrue pour l'instant.
00:25:38Et ces niveaux pourraient rester élevés pendant plusieurs heures,
00:25:40voire plusieurs jours, avec les pluies dont je vous parlais il y a un instant.
00:25:44Et en plus, on a des coefficients de marée plutôt élevés la semaine prochaine
00:25:48qui pourraient freiner l'écoulement des eaux vers l'océan.
00:25:50Donc nous, on n'est pas encore sortis d'affaires malheureusement.
00:25:53On en reparle à 11h.
00:25:53Merci beaucoup.
00:25:54Merci Julien.
00:25:55L'actualité ce matin, c'est aussi cet avertissement
00:25:58d'Emmanuel Macron à Bruno Retailleau,
00:26:00patron du parti LR, un de ses anciens ministres,
00:26:03et officiellement candidat à la présidentielle.
00:26:05Depuis jeudi, il a une nouvelle fois fustigé, je cite,
00:26:08les dérives de l'état de droit qui s'est retourné
00:26:11contre le droit des Français à vivre en paix et en sécurité.
00:26:13Fin de citation.
00:26:13C'est Bruno Retailleau qui parlait ainsi jeudi.
00:26:15Le chef de l'État lui répond ce matin dans un entretien à Radio G.
00:26:19Je ne commande pas les déclarations de Bruno Retailleau
00:26:21parce que je ne l'ai pas écouté.
00:26:23Mais vous me faites réagir sur l'état de droit et l'état.
00:26:25Donc je dis juste, il faut parfois changer les règles,
00:26:28donc l'état du droit,
00:26:29mais il faut faire très attention à l'état de droit
00:26:31parce qu'il nous garantit la possibilité de vivre libre et ensemble.
00:26:35Et tous les principes qu'on évoque depuis tout à l'heure,
00:26:37ils sont dans notre socle républicain.
00:26:39Il faut simplement parfois aménager l'état du droit, nos règles,
00:26:42et être plus efficaces.
00:26:43Et la question de l'efficacité de nos politiques,
00:26:46la question de notre capacité à traiter des défis contemporains,
00:26:50c'est notre défi, je le fais maintenant depuis neuf ans,
00:26:52et parfois sans doute, fais-je bien, d'autres fois moins,
00:26:54c'est de faire le maximum face à tous ces défis-là.
00:26:57Mais il ne faut pas pour autant mettre en l'air notre Constitution
00:27:00ou donner le sentiment aux Français que leurs problèmes viendraient de là.
00:27:03Emmanuel Macron qui met en garde Bruno Retailleau
00:27:05qui lui répond quasi instantanément sur les réseaux sociaux ce matin.
00:27:10Réponse salée.
00:27:11Alors qu'il a échoué à réformer le pays,
00:27:13Emmanuel Macron voudrait que rien ne change après 2027.
00:27:16Entre les nominations de ses amis au poste clé
00:27:18et son appel au statut co-juridique,
00:27:19Emmanuel Macron est l'avocat d'une France immobile,
00:27:22écrit Bruno Retailleau.
00:27:23Il a tort, la France a besoin de rupture.
00:27:25Fin de citation.
00:27:26Bonjour Henri Guénaud.
00:27:27Bonjour.
00:27:28Merci d'avoir accepté notre invitation ce matin.
00:27:29Vous êtes l'ancien conseiller spécial de Nicolas Sarkozy à l'Elysée,
00:27:32de 2007 à 2012, figure de droite.
00:27:34L'État de droit...
00:27:36Gaulliste.
00:27:37Gaulliste.
00:27:38Gaulliste.
00:27:39Je préfère.
00:27:40Est-ce que l'État de droit est intangible et sacré selon vous ?
00:27:43Alors moi ce qui me frappe dans la réponse d'Emmanuel Macron,
00:27:47c'est qu'il ne définit jamais l'État de droit.
00:27:49C'est-à-dire que si on ne définit pas l'État de droit
00:27:51et qu'on lui donne une extension toujours plus grande,
00:27:56ça finit par devenir un blocage total de la démocratie.
00:28:01C'est-à-dire qu'on ne peut plus changer le droit.
00:28:02Donc il faut définir ce qu'est l'État de droit fondamentalement.
00:28:06Vous le définissez comment ?
00:28:07Alors l'État de droit c'est quoi ?
00:28:08Ce sont quelques principes qui permettent à la démocratie d'exister,
00:28:12qui permettent à une société libre d'exercer ses libertés.
00:28:16C'est quoi ?
00:28:17Alors c'est le droit à un procès équitable.
00:28:20C'est les droits de la défense.
00:28:22Ce sont les droits de la défense.
00:28:22C'est la prévisibilité du droit.
00:28:27C'est-à-dire que les règles sont fixées à l'avance,
00:28:30d'où les questions des problèmes de non-rétroactivité des lois,
00:28:35et que l'interprétation même de ces lois,
00:28:37elle est relativement prévisible.
00:28:41S'il n'y a plus de prévisibilité, il n'y a plus d'État de droit.
00:28:44Il y a deux ans, vous disiez que la religion de l'État de droit
00:28:46est incompatible avec la démocratie.
00:28:48Oui, la religion.
00:28:49Ça devient une religion.
00:28:50C'est-à-dire que l'État de droit, c'est constitutionnel à cette époque,
00:28:51c'est majeure partie de la loi immigration.
00:28:54Vous êtes d'accord avec Bruno Rottel ?
00:28:56Je suis d'accord, mais je trouve qu'il ne va pas assez loin dans la définition.
00:29:00C'est-à-dire qu'on ne peut pas dire que l'État de droit, c'est un obstacle en soi.
00:29:04Cette conception de l'État de droit qui n'a rien à voir avec la question même de l'État de droit,
00:29:10c'est-à-dire que l'État de droit, encore une fois, c'est quelques principes.
00:29:14C'est devenu une religion, en ce sens qu'il y a des doctrines.
00:29:18L'État de droit, par exemple, il est mis en cause quand on passe de la formule,
00:29:24vous savez, « nul n'est censé ignorer la loi ».
00:29:26Pour ne pas ignorer la loi, il faut que la loi soit fixée.
00:29:30Et quand on passe de cette formule à « nul n'est censé ignorer la loi »
00:29:34comme de la manière dont elle sera interprétée,
00:29:38là, on sort de l'État de droit.
00:29:39C'est-à-dire que si la subjectivité de l'interprétation de la loi devient trop grande,
00:29:43alors l'État de droit devient un problème.
00:29:45L'État de droit définit ainsi.
00:29:47Voilà, donc là, il y a quelque chose qui ne va pas dans la définition.
00:29:50Ça ne peut pas être une religion, ça ne peut pas être un dogme,
00:29:52ce n'est pas un ensemble de valeurs,
00:29:54c'est un ensemble de principes qui permettent à une société de vivre de façon civilisée,
00:29:59c'est-à-dire de vivre dans un État social
00:30:05où les victimes sont dissuadées par les tribunaux,
00:30:12par la justice, par le droit de se faire justice elle-même.
00:30:15Autre propos remarqué d'Emmanuel Macron ce matin,
00:30:18il considère que la France insoumise est un mouvement d'extrême gauche
00:30:20au sein duquel émergent des expressions antisémites
00:30:23qui doivent être combattues dans le même entretien.
00:30:26Alors qu'à l'instant, par la loi de Manuel Bompard, LFI à l'extrême gauche,
00:30:30il répond que ce n'est pas au Président de la République de classer ses opposants.
00:30:32LFI d'extrême gauche, vous vous dites sans hésiter oui
00:30:35ou c'est compliqué que ça sera comme l'État de droit finalement ?
00:30:38Ce n'est pas le sujet.
00:30:39C'est quoi le sujet ?
00:30:39L'étiquette que vous mettez sur LFI ou sur le Rassemblement national
00:30:43ou sur n'importe quel parti vous regarde.
00:30:45Moi aussi, je peux très bien penser que c'est un mouvement d'extrême gauche
00:30:48qui a des mouvements d'extrême droite, d'extrême centre,
00:30:51mais c'est mon problème, c'est le problème de chaque citoyen,
00:30:54y compris du Président de la République en tant que personne.
00:30:56En revanche, ce qui est absolument invraisemblable à mes yeux,
00:31:00dans un État de droit, dans une démocratie,
00:31:02c'est qu'une autorité administrative étiquette de son propre chef des partis politiques.
00:31:07Ça, ça n'est pas acceptable.
00:31:08Ce n'est pas au ministère de l'Intérieur,
00:31:10alors c'est l'état actuel de la réglementation.
00:31:13Vous faites référence à ce que conteste d'ailleurs la France insoumise,
00:31:17ce que conteste auprès de la justice la France insoumise,
00:31:19le classement à l'extrême gauche de la France insoumise.
00:31:21Ce qu'elle conteste, si j'ai bien compris, c'est d'être classée à l'extrême gauche.
00:31:25Ce qu'elle devrait contester, ce que tout le monde devrait contester,
00:31:28c'est le principe même qui conduit une autorité administrative à mettre une étiquette.
00:31:34On dit que le Rassemblement national, c'est l'extrême droite.
00:31:37Oui, j'allais dire que ce sont les extrêmes qui contestent cela en général,
00:31:40que ce soit à gauche ou à droite.
00:31:41Oui, parce que c'est ceux dont l'étiquette est la plus discriminante.
00:31:47Aujourd'hui, vous dites qu'il n'y a pas d'extrême droite en France,
00:31:49il n'y a pas d'extrême gauche en France.
00:31:49Non, je dis que ce n'est pas au ministère de l'Intérieur d'en décider.
00:31:52Mais vous pensez qu'il y a des extrêmes aujourd'hui ?
00:31:54Il y a des extrêmes, oui.
00:31:55Moi, je n'utilise pas par exemple ce thème d'extrême droite,
00:31:57parce que je trouve que par rapport à l'histoire politique française,
00:32:00c'est un terme qui ne veut pas dire grand-chose,
00:32:03ce qui ne m'empêche pas d'avoir des divergences profondes avec le Rassemblement national,
00:32:07par exemple, de même que je n'utilise pas le terme d'extrême gauche,
00:32:13parce que quand vous utilisez ce terme,
00:32:15ces termes-là, vous vous empêchez de réfléchir.
00:32:18Vous ne réfléchissez plus aux raisons pour lesquelles vous êtes opposés
00:32:22à ce qu'ils proposent, à ce que les uns et les autres proposent.
00:32:25Mais en tout cas, il y a une chose est certaine,
00:32:27chacun peut avoir sa définition, chacun dans le débat politique.
00:32:30Le président de la République a parfaitement le droit dans le débat politique de dire
00:32:33« bon, voilà, c'est un mouvement d'extrême gauche, c'est l'extrême droite,
00:32:36mais en revanche, une autorité administrative qui donne une étiquette officielle,
00:32:41ça, c'est inacceptable pour moi dans une démocratie.
00:32:45Personne n'a à me définir à ma place dans le droit, dans la réglementation.
00:32:50Dans le débat politique, oui, tout ça est tout à fait normal. »
00:32:52– L'extrême gauche qui est d'ailleurs, c'est aussi ça l'actu ce week-end,
00:32:56l'extrême gauche visée par l'extrême droite,
00:32:58vous me le permettrez, au sujet de la mort de Quentin,
00:33:02ce jeune homme de 23 ans, étudiant, militant nationaliste,
00:33:05passée à tabac jeudi à Lyon, en marge d'une conférence de l'eurodéputé LFI Rima Hassan.
00:33:09Ce matin, l'avocat de sa famille dénonce un guet-apens,
00:33:11et in fine, un meurtre visiblement commis en bande organisée,
00:33:14une volonté de tuer difficilement contestable, discutable, dit-il.
00:33:17Les circonstances de l'agression restent néanmoins un peu floues.
00:33:21Je le disais, nombre de personnalités de droite, d'extrême droite,
00:33:23pointe du doigt, l'extrême gauche.
00:33:25Marine Le Pen appelle à considérer comme terroriste les ministres d'extrême gauche.
00:33:28Autre réaction sur ce drame-là ?
00:33:30Alors, ma réaction, d'abord, l'effondrement devant ce drame.
00:33:34Enfin, je veux dire, c'est un jeune homme de 23 ans,
00:33:38tué dans la rue tabassé, lâché de cette manière, à mort,
00:33:45ça ne peut que susciter une profonde émotion.
00:33:48Mais non, la question derrière n'est pas simplement l'extrême droite, l'extrême gauche.
00:33:53C'est quoi la question derrière ?
00:33:53Chacun mettra les mots qu'il veut sur ces...
00:33:56La question, c'est de savoir si nous tolérons qu'il y ait dans notre pays,
00:34:01enfin, que nous tolérons le retour des milices,
00:34:03quelle que soit leur étiquette, quel que soit le bord d'où elles viennent.
00:34:06C'est-à-dire que si les milices des uns et des autres commencent à s'affronter dans la rue,
00:34:11ça nous renvoie à une période assez sombre de...
00:34:13Vous dites est-ce qu'on tolère ?
00:34:14J'ai l'impression que vous y répondez en posant la question.
00:34:15Vous avez l'impression qu'il y a une espèce de quoi ?
00:34:18De tolérance, de mensuétude à l'égard de ce que vous qualifiez de milice aujourd'hui en France,
00:34:22qu'elle soit d'autres droits ?
00:34:23Alors, je trouve que c'est un sujet qu'on n'a pas pris suffisamment au sérieux.
00:34:27C'est qu'on voit bien monter cette violence,
00:34:29parce qu'on n'a pas pris la montée de la violence suffisamment au sérieux.
00:34:33Et la violence organisée en milice ou en pseudo-milice, c'est un vrai sujet.
00:34:40Par exemple, on dissout certaines organisations, je pense à Jeunes Garde par exemple,
00:34:45et puis, quelques années après, on est toujours au même point.
00:34:47Ce n'est pas fait, c'est-à-dire que la décision a été prise,
00:34:50mais les recours sont toujours pendants.
00:34:51Je pense qu'il y a une urgence,
00:34:54quelle que soit encore une fois l'étiquette qu'on met sur chacune d'entre elles,
00:34:57il y a une urgence à faire en sorte que des organisations de ce genre
00:35:00ne puissent pas continuer d'exister.
00:35:03En tout cas, qu'elles soient poursuivies, qu'elles soient condamnées.
00:35:07Vous voyez, il y a un deuxième problème aussi,
00:35:09c'est qu'il va falloir réfléchir maintenant
00:35:13à ce qu'était la philosophie de la loi anticasseur de 1971,
00:35:20qui a été abrogée par la gauche,
00:35:21qui a été, on a fait semblant, dans les années 2020,
00:35:25d'Henrét Abirun qui portait le nom de loi anticasseur,
00:35:28mais qui ne l'était pas.
00:35:28C'est-à-dire qu'il y a une responsabilité collective.
00:35:31Ça ne peut pas être simplement une responsabilité pénale individuelle.
00:35:35Il y a une responsabilité collective
00:35:36qui doit s'appliquer aux bandes, aux milices, etc.
00:35:39Donc il faut pouvoir appréhender et punir très sévèrement.
00:35:42Je pense que là, on a un vrai sujet.
00:35:44– Par l'affaire Epstein-Henri Guéno,
00:35:46qui est aussi au cœur de l'actualité,
00:35:47c'est le moins que l'on puisse dire,
00:35:48hier soir le parquet de Paris a annoncé
00:35:49que des magistrats ont été désormais sur d'éventuelles infractions
00:35:52liées à des Français, que ce soit de nature sexuelle ou financière.
00:35:57Je voulais vous interroger ce matin, Henri Guéno,
00:35:58sur Olivier Collomb, ancien conseiller diplomatique adjoint de l'Elysée
00:36:01sous Nicolas Sarkozy.
00:36:02Vous étiez au même moment, vous, conseiller spécial de Nicolas Sarkozy,
00:36:08je le rappelle, entre 2007 et 2012.
00:36:10Vous le connaissez ?
00:36:12– Oui, oui, je le connais, oui.
00:36:13– Vous êtes surpris par les révélations,
00:36:14parce qu'il est au cœur de ce que l'on appelle les Epstein files,
00:36:16c'est-à-dire les révélations, les documents publiés
00:36:18par le ministère américain de la Justice.
00:36:20– Je ne vais pas commenter sa vie privée que je…
00:36:23– Il apparaît comme ayant été un interlocuteur,
00:36:27un des principaux interlocuteurs d'Epstein en France entre 2013 et 2019.
00:36:31– Deux remarques, rien de moi dans le comportement d'Olivier Collomb
00:36:34m'a laissé penser un instant qu'il pouvait avoir des relations
00:36:40avec ce genre d'individu.
00:36:42Mais qui savait qui était M. Epstein ?
00:36:46Bon, voilà, je veux dire, il y a quand même un problème de principe.
00:36:49– Et bien avant 2013, M. Epstein aux Etats-Unis a été poursuivi.
00:36:52– Oui, il y a beaucoup de gens qui ont été poursuivis
00:36:54et qui vivent quand même au cœur d'un réseau de relations très important
00:37:02parce qu'ils ont une position sociale, etc.
00:37:05Mais moi, je trouve que l'idée de balancer comme ça
00:37:09tous ces documents, des millions de documents…
00:37:13– Non, je pense que ce n'est pas une bonne chose pour la sérénité de la justice
00:37:17parce qu'on mélange tout.
00:37:21Il y a des gens, moi je ne connais pas M. Epstein,
00:37:24je n'ai jamais eu de relation avec lui,
00:37:25simplement il y a des gens qui ont une position sociale,
00:37:29qui les mettent en contact avec beaucoup d'autres personnes.
00:37:31– Est-ce que vous estimez qu'Olivier Collomb,
00:37:32que vous avez côtoyé à l'Élysée, doit aujourd'hui s'expliquer,
00:37:35être transparent sur les liens qui l'ont uni à…
00:37:37– Oui, mais ça c'est à la justice à le dire,
00:37:38c'est-à-dire la justice, elle va regarder,
00:37:41puisque le procureur de parquet a décidé
00:37:46qu'il y aurait une enquête sur tous ces documents
00:37:50et la justice verra s'il y a lieu,
00:37:53parce qu'encore une fois, il y a des confusions,
00:37:55il y a des gens qui n'ont eu que des relations d'affaires avec lui,
00:37:57bon, il y a des gens qui ont eu plus que des relations d'affaires,
00:38:00c'est à la justice maintenant de faire le tri
00:38:02pour savoir quelles enquêtes doivent être diligentées,
00:38:05voilà, moi je ne vais pas me prononcer sur ces questions-là,
00:38:09on a vu par exemple pour Jacques Lang,
00:38:12l'enquête qui est diligentée,
00:38:13ce n'est pas une enquête sur la pédocriminalité ou le trafic,
00:38:17c'est fiscal, voilà, c'est fiscal,
00:38:20bon, très bien, on verra ce qu'il en sortira.
00:38:24Voilà, maintenant, ce qui est important dans cette affaire Epstein,
00:38:26c'est qu'elle ressemble au grand scandale,
00:38:30alors cette fois-ci à l'échelle mondiale,
00:38:31dans toutes les sociétés en crise,
00:38:33et elle fabrique, elle contribue à fabriquer un climat complètement délétère.
00:38:38Merci Henri Guedot,
00:38:40merci d'avoir accepté notre invitation à l'info éco.
00:38:43Votre programme avec le coin du LMNP.fr,
00:38:47investissement immobilier clé en main et pour tous les budgets,
00:38:50le coin du LMNP.fr.
00:38:52Votre programme avec Magnolia.fr,
00:38:55changez votre assurance de prêt et économisez sur Magnolia.fr,
00:38:58comparateur en assurance de prêt immobilier.
00:39:00Les intempéries et leurs conséquences pour les professionnels du bâtiment,
00:39:10notamment reportage en Bretagne d'Adrien Spiteri et Saskia Juignier-Dubinski.
00:39:16Passer par là.
00:39:17Rudy est maçon sur ce chantier qui fonctionne au ralenti depuis plusieurs semaines,
00:39:22car avec la pluie, difficile de faire du bon travail.
00:39:25Parce que forcément, les joints avec la pluie se dégradent,
00:39:28donc il faut tout repasser après à la colle, au mortier.
00:39:31Conséquence, ici le retard s'accumule,
00:39:33les artisans sont obligés de s'adapter.
00:39:36On travaille à l'abri comme on peut au maximum,
00:39:38après comme des journées comme aujourd'hui,
00:39:40on essaie de faire un peu de coffrage,
00:39:42et on va éviter de rentrer à la maison pour ne pas avoir trop de pertes de salaires.
00:39:45Des intempéries qui impactent directement les finances de Rudy et ses collègues,
00:39:49et plus largement l'ensemble du secteur du bâtiment dans la région.
00:39:52Ce n'est pas ce chef d'entreprise en Loire-Atlantique qui dira le contraire.
00:39:57On a une baisse actuellement de chiffre d'affaires.
00:39:59Après, sur les plannings, on a quasiment deux mois de retard actuellement,
00:40:05avec un décalage en permanence.
00:40:08On a des chantiers qui sont échafaudés,
00:40:09mais sur lesquels on ne peut pas aller depuis trois, quatre semaines.
00:40:12En Pays de la Loire, en Bretagne,
00:40:13et sur la quasi-totalité de la façade atlantique,
00:40:17la pluie est encore attendue aujourd'hui et dans les prochains jours.
00:40:19– C'était votre programme avec le coin du LMNP.fr.
00:40:24Investissement immobilier clé en main et pour tous les budgets.
00:40:27Le coin du LMNP.fr.
00:40:29– C'était votre programme avec Magnolia.fr.
00:40:32Changez votre assurance de prêt et économisez sur Magnolia.fr.
00:40:35Comparateur en assurance de prêt immobilier.
00:40:37– Dans quelques instants, la suite de votre édition BFM Direct continue dans quelques minutes.
00:40:42Les crues, elles aussi, elles se poursuivent avec des jours qui se suivent
00:40:47et se ressemblent malheureusement pour les habitants,
00:40:49notamment du Lot-et-Garonne, dont le préfet sera avec nous dans un instant.
00:40:53Gironde, aussi deux départements toujours en rouge.
00:40:56La décrue n'est même pas amorcée.
00:40:58Les difficultés sont très, très importantes.
00:41:00À tout de suite.
00:41:00– Quasiment 11h, soyez les bienvenus si vous nous rejoignez dans BFM Direct.
00:41:06Dans un instant, on va retrouver tous nos reporters mobilisés
00:41:08aux côtés des habitants des départements durement inondés.
00:41:12Le Lot-et-Garonne et la Gironde en premier lieu.
00:41:15Deux départements qui sont toujours en alerte rouge, cru.
00:41:18Et ça va durer encore au moins 24h vraisemblablement
00:41:20parce que la situation est très inquiétante à l'image des prévisions.
00:41:23On va vous expliquer aussi pourquoi ça va se corser dans les prochaines 24h dans les Pyrénées.
00:41:27Et puis l'actu météo, c'est aussi ce matin bien sûr la neige
00:41:31qui tombe depuis plusieurs heures sur des départements de la moitié nord,
00:41:34sur plusieurs autoroutes, aussi gare aux accidents.
00:41:36On va retrouver nos reporters dans le Pas-de-Calais, dans l'Oise, dans l'Ouest parisien
00:41:39et à Orly à l'aéroport où de nombreux vols sont annulés depuis ce matin.
00:41:43Tout comme à Roissy et puis dans BFM Direct aussi ce matin l'affaire Epstein
00:41:47dont la justice française s'empare.
00:41:50Objectif déterminé si des poursuites doivent être engagées contre des Français
00:41:53soupçonnés d'avoir aidé, d'avoir été complice du criminel sexuel américain.
00:41:57On va tout vous raconter.
00:42:12Nouveau point sur l'actualité avec vous Fanny,
00:42:14nouveau renforcement des vigilances météo qui sont déjà nombreuses.
00:42:17Oui, trois nouveaux départements s'ajoutent au compteur des départements concernés
00:42:20par ces vigilances orange.
00:42:21Au total, ils sont donc 31.
00:42:23Des alertes qui concernent principalement le risque de crues à l'ouest du pays.
00:42:27Les crues pour lesquelles la Gironde et l'Otégaronne sont maintenus, eux, en vigilance rouge.
00:42:32Également, attention à ces 12 départements en vigilance orange, eux,
00:42:36cette fois-ci pour neige vers glace.
00:42:37Cela concerne deux départements à l'est du pays, mais aussi le nord ou encore la région parisienne.
00:42:41La neige en Ile-de-France et ses conséquences sur le trafic aérien ?
00:42:45Oui, conséquence, un allègement des programmes de vol des compagnies qui transitent par les aéroports parisiens.
00:42:51C'est là qu'on vous retrouve, Célia Vallée.
00:42:52Vous êtes à Orly, précisément, l'un des sites concernés par ces mesures.
00:42:55Oui, beaucoup d'annulations, surtout très tôt ce matin, aux alentours de 6h.
00:43:01C'est là où il y a eu le plus de vols annulés, avec des voyageurs qui ont découvert ces vols annulés en arrivant à l'aéroport.
00:43:07Ils n'étaient pas prévenus pour la plupart.
00:43:10Ces voyageurs, on les a rencontrés.
00:43:12Ils n'ont pas de solution de retour pour aujourd'hui.
00:43:15En tout cas, je propose de les écouter.
00:43:16Ils sont au micro de Jules Bedot.
00:43:18On est arrivés ici à 3h du matin et on était tous les matins, jusqu'à maintenant,
00:43:27en train de discuter pour savoir si on peut être ubiqué sur autre vol.
00:43:31La compagnie nous dit que c'est pour les conditions climatiques qu'ils ont annulé le vol.
00:43:37Mais on a vu qu'il y a beaucoup de vols annulés de cette même compagnie.
00:43:41Et jusqu'à présent, on n'a aucune solution.
00:43:42Le vol de ce matin, il a été annulé.
00:43:47Dans l'SMS, c'est marqué qu'ils m'ont remis sur un autre vol.
00:43:51Par contre, je ne dois prendre que demain soir, le 16 février à 20h45.
00:43:59Juste à peine.
00:44:01Juste à peine.
00:44:03Pour les personnes qui souhaitent aller en Espagne, il n'y a pas de vol.
00:44:08Les compagnies aériennes ne proposent pas de vol avant mercredi et jeudi.
00:44:13S'ils veulent prendre un vol aujourd'hui, il faut débourser entre 400 et 700 euros.
00:44:17Merci Célia Vallée.
00:44:18En direct de l'aéroport d'Orly avec Jules Bedot.
00:44:21Et à l'instant, le ministre des Transports communique,
00:44:23notamment sur les conséquences de la neige sur le trafic aérien.
00:44:26Et il donne effectivement les chiffres de 30% de réduction de vol sur l'aéroport de Paris Charles-de-Gaulle jusqu'à 16h.
00:44:33Et 20% de vols supprimés à Orly jusqu'à 14h.
00:44:37Mais on comprend que selon les destinations, ça peut durer un peu plus longtemps.
00:44:41Oui, évidemment, ce sera à vérifier et regarder également ce que vous annoncent les compagnies elles-mêmes directement.
00:44:47On en vient cette fois-ci au volet français de l'affaire Epstein et le parquet de Paris
00:44:52qui annonce saisir des magistrats référents après les révélations de liens possibles
00:44:56entre le criminel sexuel américain et des personnalités françaises.
00:45:00La justice française analysera d'éventuelles infractions,
00:45:03que ce soit à caractère sexuel mais aussi financier ou autre,
00:45:07pour ces nouvelles enquêtes du côté de la France pour ces dossiers Epstein.
00:45:11La réponse de Manuel Bompard il y a quelques instants au propos d'Emmanuel Macron sur la France insoumise ce matin.
00:45:16Ce n'est pas au président de la République de classer ses opposants.
00:45:19Le coordinateur du parti de Jean-Luc Mélenchon qui reproche au président de la République
00:45:23de faire, dit-il, du Donald Trump.
00:45:25Quand on n'est pas d'accord avec lui, on est extrémiste, précise-t-il.
00:45:28Un peu plus tôt à la radio était diffusée une interview d'Emmanuel Macron
00:45:32qui dénonçait, écoutez-le, les positions prises selon lui par la France insoumise.
00:45:37Je ne fais pas les classements de sensibilité, c'est au ministère de l'Intérieur de le faire pour les élections,
00:45:41mais je crois qu'il n'y a pas tellement de mystère pour dire qu'ils sont à l'extrême gauche.
00:45:44Quand des Françaises et des Français élisent et mettent à l'Assemblée des parlementaires,
00:45:50mettent des gens dans les institutions de la République,
00:45:52et donc on ne peut pas par un discours les en exclure.
00:45:56Mais je constate
00:45:57que dans les positions
00:45:59qu'ils prennent, en particulier
00:46:01sur l'antisémitisme,
00:46:02ils contreviennent à des principes
00:46:04fondamentaux de la République.
00:46:06Et pour terminer, on prend un peu de hauteur,
00:46:08on regarde au-dessus de nous, à 400 kilomètres.
00:46:10Il ne faut pas avoir le vertige, on va rejoindre
00:46:12Sophie Hannaud et son brushing que vous appréciez
00:46:14notamment, brushing apesanteur,
00:46:16on pourrait l'appeler comme ça,
00:46:17puisqu'en effet, son équipage a amarré
00:46:23rien à voir avec réussite.
00:46:25C'était hier vers 22h30,
00:46:27l'équipage du Crew Dragon,
00:46:29cette petite capsule qui s'est accrochée à l'ISS,
00:46:32la Station Spatiale Internationale.
00:46:33Et c'est Sophie Hannaud, vous avez vu,
00:46:35qui est la première à être entrée dans l'ISS,
00:46:37le point de départ d'une mission de 8 mois,
00:46:39mission scientifique.
00:46:40Écoutez les premières impressions de l'astronaute française.
00:46:44Eh bien, je dirais que c'était un sacré voyage,
00:46:47mais très amusant.
00:46:49La première fois qu'on a regardé la Terre,
00:46:52c'était waouh, époustouflant.
00:46:54La Terre est tellement belle vue d'en haut.
00:46:58Littéralement, on ne voit aucune ligne,
00:47:00aucune frontière.
00:47:01C'était un grand moment pour nous.
00:47:05Je pense que parfois, la Terre est plus belle vue d'en haut.
00:47:06Oui, c'est plus agréable.
00:47:09Pani, prochain point sur l'actualité avec vous,
00:47:10toujours à midi.
00:47:12Ça fait longtemps que des intempéries
00:47:13n'avaient pas été aussi longues dans le temps,
00:47:16et aussi étendues géographiquement.
00:47:19Ce matin, grâce à toutes nos équipes mobilisées,
00:47:23on vous rend compte de ces difficultés
00:47:24que rencontrent les habitants sinistrés,
00:47:27notamment ceux du Lot-et-Garonne
00:47:28et de la Gironde,
00:47:28deux départements qui sont toujours en vigilance rouge,
00:47:30tandis que beaucoup d'autres restent.
00:47:33En alerte orange,
00:47:34je crue Nicolas Dumas,
00:47:35vous êtes toujours à Langon,
00:47:37en Gironde,
00:47:38aux côtés d'habitants isolés,
00:47:41parfois évacués,
00:47:43ce matin.
00:47:46Effectivement, on vient d'assister à une évacuation
00:47:48d'un couple de personnes âgées.
00:47:50Vous voyez là,
00:47:51il y a les pompiers qui retournent,
00:47:52voire vers d'autres maisons.
00:47:54Mais il faut dire que là,
00:47:55la profondeur est assez importante.
00:47:57Et pour nous,
00:47:58juste avec des cuissardes,
00:48:00c'est impossible d'y aller en fait.
00:48:03On serait totalement immergés
00:48:05jusqu'au niveau de la taille.
00:48:07Il y a donc un couple de personnes âgées
00:48:09qui ont été évacuées.
00:48:10Je vous propose de les écouter.
00:48:12Ils étaient au micro du Goddor Semen
00:48:13il y a quelques minutes encore.
00:48:15Tout est perdu là.
00:48:17On n'avait rien monté.
00:48:19Peur, non, pas vraiment peur,
00:48:21mais ennuyé quoi.
00:48:24Voilà.
00:48:24Peur, un peu peur quand même.
00:48:27Ce couple de personnes âgées
00:48:29est allées maintenant sur le rivage.
00:48:31Ils ont été évacués
00:48:32parce qu'en fait,
00:48:33ils avaient très froid.
00:48:35Ils sont allés se réchauffer
00:48:37au niveau d'une salle de la mairie.
00:48:39Vous voyez,
00:48:40il y a le service technique
00:48:41qui installe encore des bâtards d'eau
00:48:43pour prévenir d'une hausse encore.
00:48:46Puisque, en fait,
00:48:47il y a quelques heures seulement,
00:48:49il n'y avait absolument pas d'eau
00:48:50dans cette rue.
00:48:51Elle est montée soudainement,
00:48:52nous expliquait le maire.
00:48:54Et il y a quelques minutes,
00:48:55dans la nuit dernière,
00:48:57d'une quarantaine de centimètres.
00:49:00On se trouvait aussi
00:49:01dans la maison de Sylvie
00:49:02qui a environ
00:49:03une quarantaine de centimètres
00:49:05à l'intérieur de son domicile.
00:49:08Et ici,
00:49:08il y a vraiment une solidarité
00:49:10qui s'est installée
00:49:11à la fois entre voisins.
00:49:13De nombreux voisins
00:49:14sont venus
00:49:15pour pouvoir
00:49:16soulever
00:49:16les meubles,
00:49:18les mettre en hauteur,
00:49:19les protéger
00:49:20au maximum.
00:49:21Mais comme ce couple
00:49:22de retraités
00:49:22qui vient juste
00:49:23d'être évacués,
00:49:24il nous expliquait
00:49:25que c'était finalement
00:49:26trop tard
00:49:27pour tout ce qui était
00:49:28d'enrées alimentaires
00:49:29et qui était
00:49:29au rez-de-chaussée
00:49:31pour chez eux.
00:49:33À rappeler aussi
00:49:34que la Garonne
00:49:35est en vigilance rouge
00:49:37pour le moment.
00:49:38Et là,
00:49:38elle est aux alentours
00:49:39de 9,70 m de hauteur.
00:49:41Merci beaucoup Nicolas Dumas
00:49:43avec Hugo d'Orsemaine
00:49:44en direct de Langon
00:49:46où on le voit
00:49:47en direct,
00:49:48les secours procèdent
00:49:49en ce moment même
00:49:50à des évacuations
00:49:51vu les conditions météo,
00:49:53les intempéries
00:49:54qui valent aussi
00:49:55dans le Lot-et-Garonne
00:49:57où l'on vous retrouve.
00:49:57Anaïs Girard,
00:49:58vous êtes avec Margot Visad
00:49:59dans le secteur
00:50:00d'Aiguillon
00:50:01où l'un des objectifs
00:50:02ce matin
00:50:02c'est de sauver
00:50:03une usine locale.
00:50:04Expliquez-nous.
00:50:07Oui, tout à fait.
00:50:08Et d'ailleurs,
00:50:09beaucoup de personnes
00:50:10sont à pied d'oeuvre
00:50:11justement pour récupérer
00:50:12du matériel.
00:50:13On va vous l'expliquer
00:50:14avec le capitaine
00:50:15Stéphane Cotterly
00:50:16qui est avec nous.
00:50:16Alors Stéphane,
00:50:17exactement,
00:50:17qu'est-ce qui va se passer ?
00:50:19Qu'est-ce que vous allez faire ?
00:50:20Actuellement,
00:50:21nous sommes en train
00:50:21de récupérer des pompes.
00:50:23Donc deux pompes
00:50:24exactement de 900 m3
00:50:25chacune
00:50:26pour les transférer
00:50:27de l'autre côté
00:50:29du casier
00:50:30là où il y a
00:50:31une entreprise,
00:50:32enfin plutôt
00:50:33deux entreprises
00:50:34qui sont impactées.
00:50:36Donc l'enjeu économique
00:50:37c'est de pomper
00:50:37pour essayer
00:50:38de sauver les machines
00:50:39pour que l'activité
00:50:41puisse se continuer.
00:50:41Ça c'est l'enjeu
00:50:42le plus important.
00:50:43Alors où ça en est
00:50:44de la situation ?
00:50:45On voit quand même
00:50:46que l'eau a un peu baissé.
00:50:48Est-ce que vous attendez
00:50:49à ce que ça continue
00:50:49à baisser
00:50:50ou au contraire
00:50:51à ce que ça remonte ?
00:50:52Alors actuellement,
00:50:53effectivement,
00:50:53l'eau a perdu
00:50:55plusieurs centimètres,
00:50:57voire peut-être un mètre.
00:50:58Mais il est annoncé
00:50:59une remontée
00:51:01de la Garonne
00:51:02qui va accentuer
00:51:04le remplissage
00:51:06du casier
00:51:06et donc de la plaine
00:51:07comme vous avez pu constater.
00:51:08Donc ça risque
00:51:09de remonter un petit peu
00:51:10dans les rues
00:51:11de quelques centimètres encore.
00:51:12Alors cette usine,
00:51:13c'est ce qu'on m'expliquait,
00:51:14il faut absolument
00:51:15l'intervention de pompe
00:51:16pour faire en sorte
00:51:19que l'eau s'évacue
00:51:20car même si le niveau
00:51:21d'eau de la Garonne
00:51:22baisse,
00:51:23l'eau ne baissera pas
00:51:24à l'intérieur du bâtiment.
00:51:25Exactement.
00:51:26Donc là,
00:51:27l'eau est presque rentrée
00:51:30dans l'usine
00:51:31et c'est ce qu'on veut éviter
00:51:32pour que l'eau
00:51:34ne touche pas les machines,
00:51:36que dès lundi
00:51:38ou dès mardi,
00:51:39l'activité puisse reprendre
00:51:40et éviter
00:51:41le chômage technique.
00:51:43Donc voilà,
00:51:44malgré certaines décrues
00:51:46lentes dans le secteur,
00:51:48la préfecture
00:51:49du Lot-et-Garonne
00:51:50avertit
00:51:50et reste vigilante
00:51:51sur ce nouveau risque
00:51:53de crues
00:51:53qui pourrait arriver
00:51:54en milieu de semaine prochaine.
00:51:55Anaïs Girard
00:51:56avec Margot Visade
00:51:58à Aiguillon
00:51:58dans le Lot-et-Garonne
00:51:59dont le préfet est avec nous.
00:52:00Bonjour Bruno, André,
00:52:01merci d'avoir accepté
00:52:02notre invitation.
00:52:03Votre département
00:52:03qui comme celui de la Gironde
00:52:04reste en alerte rouge,
00:52:06c'est-à-dire l'alerte maximale
00:52:08en raison des crues.
00:52:09Ça fait 4 jours
00:52:10que ça dure
00:52:11et ça n'est pas prêt
00:52:11de se terminer.
00:52:12Point de situation
00:52:12avec vous ce matin.
00:52:13Où se concentre
00:52:14l'essentiel des difficultés
00:52:15dans le Lot-et-Garonne ce matin ?
00:52:17Alors aujourd'hui,
00:52:18on a toujours
00:52:18500 agents publics
00:52:21des gendarmes,
00:52:23des agents
00:52:23de toutes les administrations
00:52:24ainsi qu'Enedis.
00:52:26Donc aujourd'hui,
00:52:27on a encore 12 900 personnes
00:52:29sans électricité.
00:52:31La situation se stabilise
00:52:32mais malgré tout,
00:52:33on pense que d'ici mardi, mercredi,
00:52:35on pourra avoir
00:52:35une remontée des eaux.
00:52:37Donc tout le monde
00:52:37reste mobilisé.
00:52:38Je remercie les élus locaux
00:52:39et l'ensemble de leurs agents
00:52:40aussi qui sont
00:52:41sur le pied d'œuvre
00:52:42avec à la fois
00:52:44le Conseil départemental
00:52:45et l'ensemble
00:52:46de leurs agents aussi.
00:52:48Les agriculteurs,
00:52:49ce matin,
00:52:50on est venu en aide
00:52:50à un agriculteur.
00:52:51C'est eux qui sont
00:52:52le plus impactés
00:52:53pour l'instant
00:52:54au-delà de la population.
00:52:56On a mis en place
00:52:57aussi une cellule psychologique
00:52:59en soutien des personnes
00:53:00et je demande aussi
00:53:01à tout le monde
00:53:01d'avoir cette attention
00:53:03de discrétion aussi
00:53:04vis-à-vis des populations
00:53:05qui sont touchées,
00:53:06qui sont un peu meurtries,
00:53:08sachant qu'on en a
00:53:08vécu et 1 500
00:53:09et qu'on en a hébergé
00:53:12une grosse centaine
00:53:13ces jours-ci.
00:53:16Vous vous attendez à tout
00:53:17sauf à une amélioration
00:53:18et l'échéance est longue.
00:53:21Le temps est long,
00:53:23c'est-à-dire que la semaine prochaine
00:53:24va encore être marquée
00:53:26par des inondations.
00:53:28Ça ne va pas s'arrêter, en fait ?
00:53:30En fait, on a un temps d'académie
00:53:31qui va nous permettre
00:53:32de regagner du terrain,
00:53:33notamment rouvrir
00:53:34un certain nombre de routes
00:53:34pour que lundi,
00:53:36on puisse, je dirais,
00:53:37venir de plus en aide
00:53:39et ça va faciliter,
00:53:40y compris le travail
00:53:41des lédices
00:53:41pour terminer
00:53:42le branchement électrique
00:53:44de la population.
00:53:45Ça va nous permettre aussi
00:53:46pour l'eau potable
00:53:47de mieux gérer aussi.
00:53:50Mais malgré tout,
00:53:51oui, on aura en milieu de semaine,
00:53:53comme c'était prévu malheureusement,
00:53:55une petite...
00:53:55qui sera moins violente,
00:53:57mais en tous les cas,
00:53:58les ouvrages sont très fragiles
00:53:59et il faut faire très attention
00:54:00aussi.
00:54:00Les arbres restent encore fragiles
00:54:03et donc il faut avoir
00:54:04une attention particulière
00:54:05lorsqu'on circule.
00:54:07Ce qui est marquant
00:54:07dans votre département,
00:54:08on en parlait déjà hier,
00:54:10ce sont ces digues
00:54:10qui ont sauté,
00:54:12notamment dans le secteur
00:54:13des Guillon.
00:54:15Ces digues, en fait,
00:54:16sont là pour protéger
00:54:17les habitations.
00:54:19À l'intérieur,
00:54:19c'est ce qu'on appelle
00:54:20un quasi qui est entouré
00:54:21de digues.
00:54:22C'est des digues en terre
00:54:23avec des déversements
00:54:24qui sont prévus.
00:54:26Seulement, une fois qu'on arrive
00:54:27à une certaine hauteur,
00:54:28en fait, il y a une surverse
00:54:31et c'est ça qui amène l'eau
00:54:32mais ça permet en tous les cas
00:54:33de réduire la vitesse
00:54:34de l'eau
00:54:35et limiter les dégâts
00:54:36et nous laisser le temps
00:54:37d'évacuer progressivement
00:54:39la population.
00:54:39Merci beaucoup.
00:54:40Merci, monsieur le préfet
00:54:41du Lot-et-Garonne
00:54:42d'avoir été en direct avec nous.
00:54:44Vous nous le disiez à l'instant
00:54:45dans votre département.
00:54:4612 900 foyers
00:54:47toujours privés de courant
00:54:48ce matin.
00:54:49C'est 22 000 en Gironde
00:54:50dont le préfet était aussi
00:54:51l'invité de BFM Direct
00:54:52il y a de cela une heure.
00:54:53Extrait.
00:54:56En Gironde, ce matin,
00:54:57nous avons 22 000 foyers
00:54:59qui sont encore privés.
00:55:00On avait hier matin
00:55:01à la même heure 36 000.
00:55:03Donc, on voit bien
00:55:04qu'il y a un rétablissement
00:55:05mais c'est lent
00:55:06parce que c'est très compliqué
00:55:08d'accès.
00:55:08Les sols sont trempés
00:55:09et donc vraiment
00:55:10des difficultés,
00:55:11des moyens considérables
00:55:12qui sont déployés.
00:55:13350 télétiques
00:55:14qui sont à Dénédis,
00:55:15presque 400 gendarmes,
00:55:17700 septeurs pompiers,
00:55:18l'armée qui est mobilisée
00:55:20à la Réole
00:55:20où je me rends juste après
00:55:22et donc aussi le département.
00:55:25Donc, l'enjeu,
00:55:27c'est vraiment
00:55:27de faire en sorte
00:55:29que l'électricité
00:55:30revienne le plus vite possible.
00:55:31On a encore 9 communes
00:55:32qui sont sans électricité.
00:55:34Elles auront toutes
00:55:34un groupe électrogène.
00:55:35Aujourd'hui,
00:55:36on aura au moins
00:55:37un point d'électricité
00:55:38dans la mairie
00:55:39pour les habitants.
00:55:41En direct,
00:55:43vous les observez
00:55:44de la Réole
00:55:45en Gironde
00:55:46tandis que notre autre équipe
00:55:47est toujours à Langon
00:55:48assistant à des évacuations
00:55:51d'habitants
00:55:52par les secours.
00:55:55Eléonore Bocara,
00:55:55vous nous avez rejoint.
00:55:56Bonjour.
00:55:57Jean-Yves Météo et Climat,
00:55:58BFM TV.
00:55:59L'évolution météorologique
00:56:00dans les prochaines heures
00:56:01en particulier
00:56:01dans les deux départements
00:56:02toujours en alerte rouge.
00:56:03Tout cela nous rend pessimistes.
00:56:06Oui,
00:56:06alors ça dépend un petit peu
00:56:08de l'échéance qu'on évoque.
00:56:10C'est-à-dire qu'à court terme,
00:56:12on peut observer,
00:56:13comme par exemple
00:56:13du côté de la Réole,
00:56:15on est à 9,84 m.
00:56:16On était il y a quelques heures
00:56:18à 9,86 m.
00:56:19Ça redescend un petit peu.
00:56:20Serait-on au pic ?
00:56:21Il a plutôt la forme
00:56:22d'un plateau
00:56:22quand on regarde
00:56:23les courbes de prévision.
00:56:24On est à 9,74 m à Langon.
00:56:27Si on regarde vraiment
00:56:28à très court terme,
00:56:29on peut se dire
00:56:29chouette,
00:56:30on a enfin atteint un pic,
00:56:31qu'on a atteint un plateau.
00:56:34Mais...
00:56:34Oui, c'est ça.
00:56:36Parce que si on regarde
00:56:36un petit peu plus loin,
00:56:37effectivement,
00:56:37on attend encore
00:56:38des précipitations
00:56:39sur ces mêmes régions.
00:56:41Demain,
00:56:42donc aujourd'hui,
00:56:43de nouvelles précipitations,
00:56:44l'équivalent de 10 à 20 mm
00:56:46sur le nord
00:56:48de la Nouvelle-Aquitaine.
00:56:49Donc,
00:56:49c'est un petit peu plus ciblé.
00:56:50Demain,
00:56:51on attend encore
00:56:515 à 10 mm,
00:56:53localement,
00:56:5420 mm supplémentaires
00:56:55au sud-ouest du pays.
00:56:57Et donc,
00:56:58pour la suite,
00:56:58effectivement,
00:56:59toutes ces nouvelles précipitations
00:57:00peuvent faire à nouveau réagir
00:57:02ces mêmes cours d'eau.
00:57:03Donc,
00:57:04c'est ça qui nous rend pessimistes.
00:57:05Et alors,
00:57:06il ne faut pas perdre de vue
00:57:07les autres départements
00:57:09touchés par ces intempéries.
00:57:10Il y en a deux en rouge,
00:57:11mais de nombreuses autres
00:57:12en orange.
00:57:13Et alors,
00:57:14ce que vous tenez à nous expliquer
00:57:15ce matin,
00:57:16c'est la situation
00:57:17qui risque d'être périlleuse
00:57:19dans les prochaines 24 heures
00:57:20dans les Pyrénées.
00:57:21Oui.
00:57:21Alors,
00:57:22c'est vrai que si on regarde
00:57:22sur la carte de vigilance,
00:57:25on va se dire
00:57:26qu'il y a un risque d'avalanche.
00:57:27Alors oui,
00:57:27il est très marqué,
00:57:28c'est important de le dire,
00:57:30mais ça va être aussi
00:57:31en lien avec les crues.
00:57:32Puisque finalement,
00:57:33on a eu beaucoup de neige fraîche
00:57:35qui est arrivée
00:57:35sur les Pyrénées.
00:57:36On attend demain
00:57:38des pluies conséquentes.
00:57:39Là,
00:57:39je parle de 70 à 100 mm
00:57:42de précipitation.
00:57:43Donc,
00:57:4370 à 100 litres d'eau
00:57:44par mètre carré
00:57:45attendu sur les Pyrénées.
00:57:47Et en plus de ces pluies conséquentes
00:57:49qui peuvent ruisseler
00:57:50et alimenter les cours d'eau
00:57:51au pied des Pyrénées,
00:57:52nous avons cette neige fraîche
00:57:54et abondante
00:57:55qui est arrivée
00:57:56à très haute altitude.
00:57:57Mais on va avoir
00:57:57un redout dès ce soir.
00:58:00Et donc,
00:58:00une limite pluie-neige
00:58:01qui va remonter.
00:58:03Résultat,
00:58:04à la fois pour le risque d'avalanche,
00:58:05on va avoir de la neige humide
00:58:06qui rend le manteau neigeux
00:58:08particulièrement instable.
00:58:09Mais tout ceci va constituer
00:58:10un réservoir supplémentaire.
00:58:12Avec ce redout,
00:58:13la neige va fondre.
00:58:14Et on pourrait attendre
00:58:15l'équivalent de 15 à 30 mm,
00:58:17localement 40 mm supplémentaires
00:58:20avec la fonte de cette neige
00:58:21qui va glisser au pied des Pyrénées
00:58:22et pourrait s'ajouter
00:58:24aux précipitations
00:58:24pour alimenter les cours d'eau.
00:58:26Pauline Sarafie,
00:58:27vous êtes à Saint-Germain-en-Laye
00:58:28avec Margot Sèvres,
00:58:30l'Île-de-France
00:58:31où il neige
00:58:32depuis plusieurs heures maintenant.
00:58:35Plus ou moins,
00:58:36selon les endroits
00:58:37en Île-de-France,
00:58:38la neige qui ne tient pas
00:58:39mais qui peut pour autant.
00:58:40Et c'est là où il faut
00:58:41faire gaffe,
00:58:43causer des accidents.
00:58:47Oui, ici à Saint-Germain-en-Laye,
00:58:48il a commencé à neiger
00:58:49il y a un peu plus d'une heure.
00:58:50Un réveil, un dimanche,
00:58:52on se réveille sous la neige.
00:58:53Ce n'est pas pour déplaire
00:58:55à tout le monde.
00:58:56Regardez, elle ne tient pas encore.
00:58:57Elle tient par endroits.
00:58:59C'est vraiment de tout petits flocons
00:59:00mélangés à un peu de pluie.
00:59:02Mais voilà,
00:59:02on va aller voir Joséphine
00:59:04et ses amis.
00:59:04Joséphine, elle est venue
00:59:05se promener
00:59:06et elle aime bien voir de la neige.
00:59:08Oui, moi j'adore.
00:59:09Et en plus,
00:59:10je viens de découvrir
00:59:11ce magnifique château
00:59:12grâce à Anna
00:59:14qui habite pas loin.
00:59:15Et donc, sous cette neige
00:59:17qui nous fait même
00:59:19des clins d'œil
00:59:20parce qu'on m'aime.
00:59:22On adore.
00:59:23Et on vient de découvrir
00:59:24ce beau château
00:59:25et cet espace magnifique.
00:59:28Est-ce qu'on s'habille
00:59:28en conséquence comme ça
00:59:29quand on prend la neige ?
00:59:30Il fait beau.
00:59:31Il fait bon dedans.
00:59:33On est bien couvert.
00:59:34Tu vois, c'est beau.
00:59:34Expliquez-nous,
00:59:35qu'est-ce que vous avez mis ?
00:59:36Alors,
00:59:37même un nounours,
00:59:39tu vois,
00:59:39un nounours,
00:59:40un petit mouton de panurge
00:59:42comme ça, voilà.
00:59:43On est bien.
00:59:45C'est un moment agréable,
00:59:46la neige,
00:59:46ou alors on pense déjà
00:59:47aux complications derrière ?
00:59:49Alors, il faisait plus froid
00:59:50tout à l'heure
00:59:50et on aimait bien.
00:59:52Là, ça mouille,
00:59:53alors ça commence un petit peu
00:59:55à être un peu...
00:59:56Ça refroidit,
00:59:57ça rentre un peu plus
00:59:58dans les eaux.
00:59:59Bon, on va vous laisser
01:00:01continuer votre marche
01:00:02pour vous réchauffer
01:00:02un petit peu.
01:00:04Merci.
01:00:05Mais vous l'avez entendu,
01:00:06cette neige,
01:00:07elle commence à se transformer
01:00:08en pluie
01:00:08et c'est là où ça peut devenir
01:00:10assez dangereux,
01:00:11notamment pour la circulation.
01:00:12On a peur que les températures
01:00:14continuent de dégringoler
01:00:15et que ça crée
01:00:16du verglas sur les routes.
01:00:17Justement,
01:00:18merci beaucoup Pauline Sarifi
01:00:19avec Margot Sev
01:00:20à Saint-Germain-en-Laye.
01:00:21Justement,
01:00:22le message
01:00:23du ministre des Transports
01:00:24sur les réseaux sociaux,
01:00:24il y a de cela
01:00:25quelques minutes
01:00:26à propos de la neige
01:00:28qui tombe sur
01:00:29nombre de départements
01:00:30de la moitié nord.
01:00:3015 départements,
01:00:32dont ceux de l'Île-de-France
01:00:33et des Hauts-de-France
01:00:33en vigilance orange-neige
01:00:34verglas depuis ce matin
01:00:358 heures.
01:00:36Des mesures de réglementation
01:00:37de circulation
01:00:37sont mises en place
01:00:39en zone nord et Île-de-France.
01:00:41Le ministre qui remercie
01:00:42les équipes mobilisées,
01:00:44notamment pour saler les routes.
01:00:45On a parlé tout à l'heure
01:00:46des conséquences
01:00:47sur le trafic aérien.
01:00:49Le ministre des Transports
01:00:50qui fait état aussi
01:00:51de perturbations
01:00:52sur la circulation des trains
01:00:53sur certains axes
01:00:55de Nouvelle-Aquitaine
01:00:57et d'Occitanie
01:00:58en raison de la tempête Nils
01:00:59et de l'épisode neigeux.
01:01:00Le ministre qui invite
01:01:01chacun à faire preuve
01:01:02de vigilance
01:01:03dans ses déplacements,
01:01:04dans les départements
01:01:04concernés.
01:01:06Bon, on a aussi quand même
01:01:07de belles images
01:01:08à vous montrer ce matin.
01:01:09J'enchaîne directement
01:01:10avec celles
01:01:11qui nous parviennent
01:01:11du château de Chambord.
01:01:13Dans le Loir-et-Cher,
01:01:15le château de Chambord
01:01:16sous la neige.
01:01:16Voilà, c'est léger.
01:01:18Cette neige,
01:01:19quand je dis c'est léger,
01:01:19d'ailleurs, c'est le cas
01:01:20de le dire.
01:01:20Et Léonore, la neige,
01:01:22la plupart du temps
01:01:23ce matin,
01:01:23où qu'elle tombe,
01:01:25elle ne tient pas
01:01:25véritablement ?
01:01:26Non, elle ne peut pas tenir
01:01:28parce qu'il ne fait
01:01:28tout simplement pas assez froid
01:01:30pour que la neige
01:01:30puisse tenir.
01:01:31C'est vrai qu'on a eu
01:01:32cette descente d'air polaire
01:01:34qui a fait vraiment chuter
01:01:35au niveau du thermomètre
01:01:37et c'est ce qui permet
01:01:38à cette neige
01:01:40d'arriver sur les départements
01:01:42qui sont placés
01:01:43à l'heure actuelle
01:01:44encore en vigilance orange.
01:01:46Néanmoins, ça ne tient pas
01:01:47parce qu'il ne fait pas
01:01:48assez froid.
01:01:49On a tout de même relevé
01:01:50un centimètre à Tours,
01:01:51deux centimètres à Blois
01:01:53ou encore à Châteauroux.
01:01:55Ça a pu causer
01:01:55quelques soucis.
01:01:56Châteauroux, il pleut désormais.
01:01:57Oui, c'est ça.
01:01:58La neige, c'est déjà du passé.
01:02:00C'est ce qui va se passer
01:02:00puisque finalement
01:02:01les températures remontent
01:02:02et dès qu'on repasse
01:02:03au-dessus de zéro,
01:02:04la neige se transforme en pluie.
01:02:06C'est un peu moins poétique
01:02:07mais c'est donc ce qui va se passer
01:02:08notamment pour l'Île-de-France.
01:02:10Là, on a un petit saupoudrage
01:02:12tout de même
01:02:12qui peut tenir
01:02:13quelques temps par moment
01:02:15mais globalement,
01:02:16ça fond très rapidement
01:02:16et d'ici midi, 13h,
01:02:19c'est vraiment la pluie
01:02:20qui va prendre la place
01:02:21de cette neige.
01:02:22Merci beaucoup Eléonore.
01:02:23Et justement, la pluie,
01:02:24on continue de se concentrer
01:02:25dans quelques tout petits instants
01:02:27sur les conséquences
01:02:28des crues,
01:02:29notamment dans les deux départements
01:02:30toujours en alerte rouge.
01:02:33Cru, le Lot-et-Garonne
01:02:33et la Gironde.
01:02:34Images en direct
01:02:36de l'Aréole
01:02:37où nous retrouverons
01:02:38nos envoyés spéciaux
01:02:39dans quelques instants.
01:02:40A tout de suite.
01:02:40Et à 11h30,
01:02:45naturellement,
01:02:45nos équipes restent mobilisées
01:02:46aux côtés des habitants,
01:02:48des professionnels
01:02:48touchés par les événements
01:02:50météorologiques d'ampleur
01:02:52depuis quatre jours
01:02:53maintenant de départements
01:02:54en alerte rouge.
01:02:55Le Lot-et-Garonne
01:02:55est là.
01:02:56Et là, Gironde,
01:02:56Anaïs Girard,
01:02:57vous êtes toujours à Aiguillon
01:02:58dans le Lot-et-Garonne
01:03:00avec des opérations
01:03:00qui se poursuivent.
01:03:05Alors oui,
01:03:05des opérations
01:03:06qui se poursuivent.
01:03:07Ça y est,
01:03:07la première pompe
01:03:08vient d'être acheminée.
01:03:09chacune,
01:03:10alors il y en a deux
01:03:11au total,
01:03:11elles font 900 m3 chacune.
01:03:13Ils sont partis
01:03:14chercher la deuxième.
01:03:15Alors pour nous expliquer,
01:03:16on est avec le capitaine
01:03:17du centre de pompiers.
01:03:20On est avec Stéphane.
01:03:21Bonjour capitaine.
01:03:22Alors expliquez-nous
01:03:23comment ça se passe.
01:03:24Mais ça se passe
01:03:25que notre mission
01:03:26est à l'aide du bateau.
01:03:28Nous avons pour mission
01:03:31d'aller chercher
01:03:31les deux pompes.
01:03:33Ils viennent d'en amener une.
01:03:35Ils sont allés chercher
01:03:36la deuxième.
01:03:37Et une fois,
01:03:38la mission accomplie,
01:03:40l'entreprise les transférera
01:03:43sur l'usine
01:03:44qui est de l'autre côté
01:03:45de la ville.
01:03:46Alors justement,
01:03:46une usine impactée,
01:03:47ça concerne combien
01:03:48d'employés à peu près ?
01:03:50L'usine concerne
01:03:51en période creuse
01:03:53comme aujourd'hui,
01:03:54c'est une centaine
01:03:55de personnes.
01:03:56Et en pleine saison,
01:03:58donc l'été,
01:03:58ils peuvent monter
01:03:59jusqu'à plus de 200 personnes.
01:04:01Alors si l'eau stagne
01:04:02dans ce bâtiment,
01:04:03qu'est-ce qu'il risque finalement ?
01:04:05Eh bien si l'eau stagne
01:04:06dans ce bâtiment,
01:04:07elle va abîmer
01:04:07l'outil,
01:04:09c'est-à-dire les machines
01:04:10de conditionnement,
01:04:12de production.
01:04:14Et là,
01:04:14ça serait une catastrophe
01:04:15économique
01:04:17pour l'entreprise.
01:04:18Donc une catastrophe
01:04:19pour l'entreprise.
01:04:21Au total,
01:04:21on le répète,
01:04:22dans le secteur
01:04:23d'Aiguillon,
01:04:24une trentaine
01:04:25de pompiers
01:04:25sont mobilisés.
01:04:26Puis à l'échelle
01:04:26du département
01:04:27du Lot-et-Garonne,
01:04:28plusieurs centaines
01:04:29de pompiers
01:04:30restent mobilisés.
01:04:31Merci beaucoup.
01:04:32Merci Anaïs Girard.
01:04:35Un aiguillon
01:04:36dans le Lot-et-Garonne,
01:04:37la même où des digons
01:04:38ont cédé.
01:04:39Hier,
01:04:40vous êtes avec Margot
01:04:41Visad,
01:04:42évidemment,
01:04:42tout au long
01:04:43de la matinée.
01:04:43BFM TV
01:04:44reste auprès
01:04:45des habitants
01:04:46sinistrés
01:04:47dans ces deux départements
01:04:48d'alerte rouge,
01:04:48mais aussi dans d'autres
01:04:49qui sont eux en orange
01:04:51et où les difficultés
01:04:51se poursuivent
01:04:52là-bas aussi
01:04:53avec Eleonore Boccarat.
01:04:55Un plateau
01:04:56qui semble être
01:04:58atteint
01:04:59ce matin.
01:05:00Attention,
01:05:00plateau ne signifie pas
01:05:01que les difficultés
01:05:02sont mises en mode
01:05:03de pause
01:05:03loin de là.
01:05:04En effet,
01:05:05et vous le disiez
01:05:05il y a quelques instants,
01:05:06il faut vraiment
01:05:07prendre en compte
01:05:07les crues
01:05:08dans leur globalité.
01:05:09Certains tronçons
01:05:10montent encore,
01:05:10d'autres descendent.
01:05:12Mais c'est vrai
01:05:12que là où la situation
01:05:13est la plus critique
01:05:14dans nos départements
01:05:15en vigilance rouge,
01:05:16Gironde et Lot-et-Garonne,
01:05:17par exemple,
01:05:18à l'Aréole,
01:05:19on observe
01:05:19une stabilisation
01:05:21des niveaux.
01:05:22Devrait s'en suivre
01:05:23à partir de cet après-midi
01:05:25une lente décrue,
01:05:27mais pour combien de temps
01:05:28puisqu'on attend
01:05:29malheureusement
01:05:30de nouvelles précipitations.
01:05:31C'est ça,
01:05:32c'est que les sols
01:05:32sont encore logés d'eau
01:05:33pour peu qu'il repleuve
01:05:34et c'est ce qui est prévu
01:05:35malheureusement
01:05:36dans deux,
01:05:36trois jours.
01:05:38Alors ça peut
01:05:38à minima ralentir
01:05:39la décrue,
01:05:40c'est-à-dire de très,
01:05:41très, très,
01:05:41très lente décrue.
01:05:42Ça pourrait éventuellement
01:05:45remonter aussi
01:05:46en fonction des prévisions
01:05:48et des précipitations à venir.
01:05:50Donc 10 à 20 millimètres
01:05:50aujourd'hui,
01:05:51demain 5 à 10 millimètres
01:05:53localement,
01:05:54encore une vingtaine
01:05:55de millimètres
01:05:56au sud-ouest du pays
01:05:57et on attend encore
01:05:58d'autres précipitations
01:05:59dans les jours qui sont là.
01:06:00Et les Pyrénées,
01:06:01les Pyrénées,
01:06:02grande attention
01:06:03qu'il faut porter
01:06:04sur les Pyrénées
01:06:04pour les prochaines 24 heures.
01:06:05En effet.
01:06:06Alors si on regarde
01:06:06la carte de vigilance,
01:06:07on se dit
01:06:08qu'il y a un risque d'avalanche.
01:06:09Oui, il va être très fort
01:06:10sur l'ensemble
01:06:11des départements pyrénéens
01:06:12à partir de ce soir.
01:06:14Mais vous allez voir
01:06:14que ça a aussi un lien
01:06:15avec les crues
01:06:16puisque nous avons
01:06:17donc de fortes chutes de neige
01:06:19déjà qui se sont produites
01:06:20hier soir,
01:06:21cette nuit.
01:06:22Et ce qui va se passer,
01:06:23même si cette neige
01:06:24elle est à très haute altitude,
01:06:25c'est que la limite
01:06:26pluie-neige
01:06:26avec le redout,
01:06:27puisque là on a eu
01:06:28vraiment une vague très froide,
01:06:29mais ça va se radoucir
01:06:30à partir de ce soir,
01:06:32cela va faire fondre la neige.
01:06:33On va avoir des amas
01:06:34de neige humide
01:06:35qui peuvent descendre,
01:06:36donc gros risque d'avalanche.
01:06:37Mais bien au-delà de ça,
01:06:39oui, puisque cette neige
01:06:40va fondre
01:06:41et constituer
01:06:42un réservoir supplémentaire.
01:06:43Donc non seulement
01:06:44il y a des pluies conséquentes
01:06:45sur les Pyrénées
01:06:45qui sont attendues demain
01:06:4770 à 100 mm
01:06:48qui peuvent ruisseler,
01:06:50mais en plus
01:06:51le réservoir de neige
01:06:52qui va fondre
01:06:52pourrait apporter
01:06:53encore davantage
01:06:55l'équivalent
01:06:56de 15 à 30 mm
01:06:59localement,
01:06:5940 supplémentaires
01:07:01avec cette neige
01:07:01qui va fondre.
01:07:02Donc vraiment, attention.
01:07:03Inquiétude légitime
01:07:04des habitants.
01:07:04Merci beaucoup.
01:07:05Merci Léonore.
01:07:06L'affaire Epstein ce matin
01:07:07aussi,
01:07:08ses ramifications,
01:07:09ses conséquences.
01:07:09Le parquet de Paris
01:07:10a annoncé hier soir
01:07:11que des magistrats
01:07:12enquêtaient désormais
01:07:12sur d'éventuelles infractions
01:07:14liées à des Français,
01:07:15infractions à caractère sexuel
01:07:17ou financier notamment.
01:07:18On en parle dans un instant.
01:07:19Mais d'abord,
01:07:20retrouvons notre envoyé spécial
01:07:22Antoine Lard
01:07:22aux Îles Vierges,
01:07:24l'antre du prédateur Epstein.
01:07:25Je me trouve ici
01:07:28à l'est de Saint-Thomas.
01:07:30On est à 10 minutes
01:07:30en bateau
01:07:31de l'ancienne île privée
01:07:32de Jeffrey Epstein
01:07:33et cette marina
01:07:34derrière moi
01:07:35a longtemps été
01:07:35l'une des plaques tournantes
01:07:37de son réseau pédocriminel.
01:07:38Sur ses pontons,
01:07:40Epstein possédait
01:07:40une douzaine de bateaux.
01:07:42Il servait notamment
01:07:43à transporter
01:07:43des jeunes filles
01:07:44vers son île.
01:07:45Pour agir en toute discrétion,
01:07:47le financier était devenu
01:07:48l'un des propriétaires du port.
01:07:50Il pouvait alors
01:07:50naviguer la nuit
01:07:51à l'abri des regards
01:07:52en dehors des horaires officiels.
01:07:55Autre rouage essentiel
01:07:56des crimes de Jeffrey Epstein,
01:07:57l'aéroport de Saint-Thomas
01:07:58et plus précisément
01:07:59ces pistes
01:08:00que vous apercevez derrière moi
01:08:01qui sont réservées
01:08:02aux avions privés.
01:08:03C'est ici
01:08:04que Epstein faisait
01:08:05atterrir son jet
01:08:06à un avion
01:08:07au cœur du scandale
01:08:08qu'il avait rebaptisé
01:08:08le Lolita Express.
01:08:10Des centaines de victimes mineures
01:08:12ont transité par ici.
01:08:14Jamais leur passeport
01:08:14n'a été contrôlé.
01:08:16Epstein avait acheté
01:08:16le silence
01:08:17des autorités locales.
01:08:18Une corruption
01:08:19qui lui a garanti
01:08:20une très longue impunité.
01:08:22Epstein avait aussi
01:08:23ses habitudes
01:08:24dans cette société
01:08:25de transport par hélicoptère.
01:08:27Nous cherchons
01:08:27à rencontrer
01:08:28l'un des pilotes
01:08:29qu'il a bien connu
01:08:29sans succès.
01:08:31Je crois qu'il n'aime pas
01:08:33parler de ça.
01:08:34Beaucoup de gens
01:08:35viennent poser des questions
01:08:36mais il ne sait rien.
01:08:37Comme lui,
01:08:38de nombreux habitants
01:08:38veulent aujourd'hui
01:08:39oublier cette affaire
01:08:40qui n'en finit plus
01:08:41de ternir l'image
01:08:42de carte postale
01:08:43de leur archipel.
01:08:44– Sous-titrage Société Radio-Canada
01:08:49justice de BFM TV,
01:08:51merci d'être avec nous
01:08:51à vos côtés Bruno Jeudy.
01:08:52Bonjour Bruno.
01:08:53Éditorialiste politique
01:08:54BFM TV,
01:08:55directeur délégué
01:08:56de la tribune dimanche
01:08:57qui interview en exclusivité
01:08:58ce matin Jack Lang
01:08:59qui, il y a une semaine
01:09:00tout juste,
01:09:01a annoncé sa démission
01:09:02de la présidence
01:09:02de l'Institut du Monde Arabe
01:09:03après l'ouverture
01:09:04d'une enquête préliminaire
01:09:06du parquet national
01:09:07financier
01:09:08sur ces liens financiers
01:09:10entre eux
01:09:10avec Jeffrey Epstein.
01:09:12On va en parler
01:09:12dans quelques instants
01:09:13mais d'abord
01:09:14Laurent Valdiguier,
01:09:15le parquet de Paris
01:09:16qui hier soir
01:09:16annonce donc
01:09:17que des magistrats
01:09:18enquêtent désormais
01:09:19sur d'éventuelles infractions
01:09:20liées à des Français
01:09:21qu'elles soient sexuelles
01:09:23ou financières.
01:09:24Bon, en clair,
01:09:24la justice cherche
01:09:26avec force
01:09:27à savoir
01:09:27si les Français
01:09:28ont pu être complices
01:09:29de Jeffrey Epstein,
01:09:30criminel sexuel américain
01:09:31ou ont pu bénéficier
01:09:33de sa générosité financière
01:09:34tout cela dans un cadre
01:09:35illégal en fait.
01:09:36– Alors ça va quand même
01:09:37un peu au-delà
01:09:37parce que c'est quand même
01:09:38un coup de théâtre hier soir.
01:09:40– Pourquoi ?
01:09:40– Un coup de théâtre
01:09:41parce qu'on le savait
01:09:42le parquet de Paris
01:09:42alors le PNF,
01:09:43le parquet national financier
01:09:45a ouvert le premier
01:09:46au bout de quelques jours
01:09:47cette enquête
01:09:48sur Jack Lang
01:09:48mais le parquet de Paris
01:09:50compétent pour les affaires
01:09:52de Meurs disons
01:09:53avait été plus ou moins
01:09:55destinataire
01:09:56d'abord d'un article 40
01:09:58du ministère
01:09:58des affaires étrangères
01:10:01sur ce diplomate français
01:10:02qui avait consulté
01:10:03d'après le FBI
01:10:04des fichiers pédopatographiques
01:10:06– Fabrice Edon
01:10:06– ensuite d'un chef d'orchestre
01:10:10on sait qu'une soprano
01:10:12– Frédéric Fassin
01:10:12– Frédéric Fassin
01:10:13et en réalité
01:10:15le parquet de Paris
01:10:16n'avait pas communiqué
01:10:17depuis 15 jours
01:10:18depuis 14 jours exactement
01:10:20parce qu'hier
01:10:20on était le 14 février
01:10:21le jour de la Saint-Valentin
01:10:22et hier soir
01:10:24ce communiqué
01:10:26fait le point
01:10:27sur tout ça
01:10:27et dit
01:10:28que le parquet de Paris
01:10:29s'estime compétent
01:10:31désignant des magistrats
01:10:32pour éplucher
01:10:33tous les documents
01:10:34– C'est un énorme travail
01:10:36– Alors ça c'est un énorme travail
01:10:37– Qui se présente
01:10:38face aux magistrats concernés là
01:10:39– Éplucher tous les documents
01:10:41désignant des magistrats référents
01:10:43dans le but
01:10:44de caractériser des infractions
01:10:45pour lesquelles
01:10:46la loi française
01:10:46serait applicable
01:10:47ça veut dire
01:10:48que si vous êtes français
01:10:49victime ou auteur
01:10:51cité dans les files
01:10:53dans ces 3 millions de documents
01:10:54qui font trembler la planète
01:10:55les magistrats français
01:10:57vont voir
01:10:57ensuite le parquet de Paris
01:10:59ça c'est le volet
01:11:00le plus attendu
01:11:01résume les 3 affaires
01:11:02pour lesquelles
01:11:03il était saisi
01:11:04l'affaire Edan
01:11:07l'affaire Chasselin
01:11:08– Et l'affaire Ciade
01:11:10– Et l'affaire Ciade
01:11:10– Rabatteur présumé
01:11:12– Voilà
01:11:12– Ce qui nous amène
01:11:13au 3ème volet
01:11:14du communiqué d'hier soir
01:11:16le parquet de Paris
01:11:16dit qu'il réouvre
01:11:18réouvre
01:11:19entièrement
01:11:20à une réanalyse intégrale
01:11:23c'est l'expression
01:11:23de Laure Bécure
01:11:24la procureure de Paris
01:11:25le fameux dossier
01:11:26de Jean-Luc Brunel
01:11:27Jean-Luc Brunel
01:11:28c'est ce rabatteur français
01:11:30d'Epstein
01:11:31– Avec sa agent de mannequin
01:11:32– Avec sa agent de mannequin
01:11:33on sait
01:11:34Epstein se vantait
01:11:35tout le temps
01:11:36d'avoir couché
01:11:36avec 1000 filles
01:11:38de Brunel
01:11:38et ce journal
01:11:40– Le journal des avocats
01:11:40de Jean-Luc Brunel
01:11:41sera l'invité
01:11:42d'affaires suivantes
01:11:43– Tout à l'heure
01:11:43là on fait une heure spéciale
01:11:45– Brunel qui s'est suicidé
01:11:46en détention
01:11:48en 2022
01:11:48– Et Brunel s'est suicidé en détention
01:11:49en 2022
01:11:49ça avait éteint
01:11:50alors il y avait eu une enquête
01:11:51aussi sur les conditions
01:11:52de son décès
01:11:53ça avait éteint
01:11:54l'action publique
01:11:55et alors le parquet de Paris
01:11:57aujourd'hui
01:11:57devant l'avalanche
01:11:58au fond
01:11:58puisqu'on le sait
01:11:59Ciade
01:12:02était déjà cité
01:12:04dans l'affaire Brunel
01:12:05il y a plein de choses
01:12:06qui interrogent aujourd'hui
01:12:07quand on se replonge
01:12:08dans le dossier Brunel
01:12:09et en réalité
01:12:10le parquet de Paris
01:12:11décide de tout réouvrir
01:12:12le parquet de Paris
01:12:13met tout sur la table
01:12:14en réalité
01:12:15c'est un travail colossal
01:12:16qui attendent
01:12:17les juges français
01:12:17et dans cette gigantesque
01:12:19boule de neige
01:12:20on n'est qu'à 15 jours
01:12:22de la révélation des files
01:12:23rendez-vous compte
01:12:24tout ce qui a déjà
01:12:25été provoqué
01:12:26alors dans le monde
01:12:27n'en parlons pas
01:12:28mais en tout cas en France
01:12:29ça veut dire que le parquet
01:12:30met tous les compteurs
01:12:32de l'affaire Epstein
01:12:32à zéro
01:12:33c'est pas plus mal
01:12:33parce que
01:12:34vous le dites vous-même
01:12:35depuis 15 jours
01:12:36on entend
01:12:37on lit beaucoup de choses
01:12:38le soupçon
01:12:39est à un niveau
01:12:41extrêmement élevé
01:12:42maintenant
01:12:43il faut
01:12:44si je puis dire
01:12:45démêler le vrai du faux
01:12:46et c'est le travail
01:12:46de la justice
01:12:47notamment au sujet
01:12:49des 4 personnes
01:12:50que vous venez de citer
01:12:51Fabrice Edan
01:12:52diplomate français
01:12:53Daniel Ciade
01:12:54et ancien
01:12:56rabatteur présumé
01:12:57d'Epstein
01:12:57de Frédéric Chasselin
01:12:58chef d'orchestre
01:13:00épique Jean-Luc Brunel
01:13:01qui lui pour le coup
01:13:02est mort
01:13:03et là le dossier rouvait
01:13:04l'antidote au soupçon
01:13:06c'est l'enquête judiciaire
01:13:07donc au fond
01:13:08c'est vrai que tout ça
01:13:09c'est du point de vue
01:13:11de la présomption d'innocence
01:13:12tout ça c'est une gigantesque
01:13:13anomalie François
01:13:14c'est vrai qu'on a un dossier
01:13:15à ciel ouvert
01:13:16que sont ces files
01:13:17où des milliers de noms
01:13:19des milliers de documents
01:13:20sont au fond
01:13:21jetés en pâture
01:13:22puisqu'il n'y a pas eu
01:13:23d'enquête aux Etats-Unis
01:13:24là-dessus
01:13:24la réponse à tout ça
01:13:26elle sera judiciaire
01:13:28et c'est d'ailleurs
01:13:28la balle
01:13:29qu'a rattrapé au bon
01:13:30il faudrait presque créer
01:13:30un pôle spécial
01:13:31parce que
01:13:32l'affaire
01:13:33ces ramifications
01:13:34je le disais
01:13:35est tellement énorme
01:13:36que l'annonce d'hier
01:13:39la réponse du parquet
01:13:40est de dire
01:13:41on va s'en occuper
01:13:42on va passer ces documents
01:13:44au tamis judiciaire
01:13:45au tamis des infractions pénales
01:13:46éventuelles françaises
01:13:48et puis au fond
01:13:48c'est d'ailleurs
01:13:49c'est un peu l'antidote
01:13:50au soupçon
01:13:52au complotisme
01:13:53et au fond
01:13:54c'est une façon
01:13:55pour la justice
01:13:56de dire
01:13:56nous
01:13:57on va enquêter
01:13:58à charge et à décharge
01:13:59et on verra
01:13:59in fine
01:14:00à la fin
01:14:00s'il y a des infractions
01:14:02des éventuels procès
01:14:03et la réponse judiciaire
01:14:06sera au rendez-vous
01:14:08c'est en tout cas
01:14:08la promesse
01:14:09de la procureure de Paris
01:14:10Laure Béco
01:14:10il fait hier
01:14:11une annonce
01:14:12qui intervient
01:14:1210 jours
01:14:13après celle
01:14:14du parquet national financier
01:14:15qui a ouvert
01:14:16une enquête préliminaire
01:14:16sur les liens financiers
01:14:18entre Jeffrey Epstein
01:14:20et Jack Lang
01:14:20qui s'exprime ce matin
01:14:21dans votre journal
01:14:22Bruno
01:14:23la tribune dimanche
01:14:24une semaine
01:14:25tout juste
01:14:26après sa démission
01:14:26de la présidence
01:14:27de l'institut du monde arabe
01:14:28et alors le moins
01:14:28que l'on puisse dire
01:14:29c'est que Jack Lang
01:14:29il reste droit dans ses bottes
01:14:32il le dit d'ailleurs
01:14:32il persiste
01:14:33et signe
01:14:34par rapport à
01:14:34ce qu'il avait déjà déclaré
01:14:36ici même
01:14:36au micro d'Apolline de Malherbe
01:14:39où au fond
01:14:39pourquoi aurais-je des regrets
01:14:42c'est ce qu'il dit
01:14:43et il commence d'abord
01:14:45par dénoncer
01:14:46le torrent de boue
01:14:47les ragots
01:14:48le portage
01:14:49d'informations
01:14:51qui sont fausses
01:14:52et auxquelles il va répondre
01:14:54d'un revers de main
01:14:56en disant que tout ça
01:14:57est faux
01:14:58il a un seul regret
01:14:59au fond
01:15:00c'est peut-être
01:15:01ce qu'il n'avait pas fait
01:15:03dans ses deux interviews
01:15:04avant qu'il ne démissionne
01:15:05c'est de
01:15:06il dit
01:15:06je souffre
01:15:07avec les victimes
01:15:08de Jeffrey Epstein
01:15:10mais c'est vrai
01:15:11que plus loin
01:15:12la journaliste
01:15:12qui a recueilli
01:15:13ses propos
01:15:14Caroline Vigoureux
01:15:15reprend point par point
01:15:17tout ce qui lui a été reproché
01:15:18et tout ce qui remonte aussi
01:15:20c'est-à-dire aussi
01:15:20son passé
01:15:22avec son train de vie
01:15:23son grand train de vie
01:15:25son rapport à l'argent
01:15:26son rapport à l'argent
01:15:28il dit quand même une chose
01:15:29qui pour moi est nouvelle
01:15:30il ne l'avait jamais dit
01:15:31jusqu'à présent
01:15:31c'est qu'il est allé
01:15:32au 22 avenue Fauché
01:15:34Jeffrey Epstein
01:15:35et que pour lui
01:15:37il n'a pas vu quelque chose
01:15:38qui l'alertait
01:15:39compris sur les murs
01:15:40il n'a pas dû voir
01:15:41toutes les photos
01:15:41qu'il y avait sur les murs
01:15:43et l'une des participantes
01:15:46à la perquisition
01:15:47chez Jeffrey Epstein
01:15:47avait dit que
01:15:48quiconque va dans cet appartement
01:15:50comprend qu'il y a quelque chose
01:15:51qui ne va pas
01:15:53qui est malsain
01:15:54et qui montre
01:15:56un personnage particulier
01:15:57et Jacques Lang
01:15:58se défend aussi
01:15:59parce qu'il dit un peu
01:16:00le tout et son contraire
01:16:01il dit notamment
01:16:02qu'au fond
01:16:03avec Jeffrey Epstein
01:16:04la question
01:16:06il serait venu
01:16:07à votre anniversaire
01:16:07il dit non
01:16:08une de mes petites filles
01:16:10dit qu'il n'est jamais venu
01:16:11et avec lui
01:16:11je n'ai eu que des conversations
01:16:12sur l'art
01:16:13et sur la culture
01:16:14donc pas d'argent
01:16:15sous-entendu
01:16:15pas d'argent
01:16:16et sur la société
01:16:17montée par sa fille
01:16:18il apparaît qu'ils étaient
01:16:19quand même proches
01:16:20même si ce n'est pas
01:16:21un intime
01:16:22dit-il
01:16:23les failles montent
01:16:24justement
01:16:24dans leurs échanges
01:16:26il y avait une certaine
01:16:27proximité
01:16:28en tout cas
01:16:28ils ne s'appelaient pas
01:16:29leur prénom
01:16:30et Jacques Lang
01:16:31il minimise le fait
01:16:33qu'il ait demandé
01:16:34des avantages
01:16:34ce qui ne fait pas de lui
01:16:35l'auteur d'un délit
01:16:35ni d'un crime
01:16:36de toute façon
01:16:37tout ça
01:16:37la justice enquêtera
01:16:38et notamment
01:16:39sur l'affaire
01:16:39de la société
01:16:40co-fondée
01:16:41par sa fille
01:16:42avec Jeffrey Epstein
01:16:44et c'est vrai que là
01:16:44il dit à la fois
01:16:45c'est légal
01:16:46et en même temps
01:16:46il dit
01:16:46je ne sais pas exactement
01:16:48ce qu'il en était
01:16:48de ce montage
01:16:50financier
01:16:51bref
01:16:51Jacques Lang
01:16:52de toute façon
01:16:53a quitté
01:16:53l'Institut du Monde Arabe
01:16:55l'interview était fait
01:16:55quand même dans son bureau
01:16:56il était en train
01:16:57de faire ses cartons
01:16:59son successeur
01:17:00ou sa successeur
01:17:01sera nommé
01:17:01sera nommé demain
01:17:02et lui dit
01:17:03à 86 ans
01:17:04qu'il ne raccroche pas
01:17:05et qu'il a une idée
01:17:06précise
01:17:06de ce qu'il va faire
01:17:08pour la suite
01:17:08de sa carrière
01:17:09qu'il veut poursuivre
01:17:11c'est Emmanuel Macron
01:17:11qui va décider
01:17:12qui va succéder
01:17:14c'est Emmanuel Macron
01:17:14qui nomme
01:17:15le président de l'IMA
01:17:17on pense là
01:17:17dans les prochains jours
01:17:18demain
01:17:18demain
01:17:19normalement demain
01:17:19c'est en principe
01:17:20demain qu'on connaîtra
01:17:21on a une idée
01:17:21assez précise
01:17:22il y a 2-3 noms
01:17:23qui circulent
01:17:24on en cite d'ailleurs
01:17:25dans la tribune dimanche
01:17:26plusieurs
01:17:26notamment
01:17:27les anciennes ministres
01:17:29Sabrina Agresti-Roubache
01:17:31Audrey Azoulay
01:17:32mais ça paraît moins certain
01:17:33qui a quitté l'UNESCO
01:17:35et puis
01:17:35en revenant
01:17:36le confrère Rachid Arabe
01:17:38qui était membre
01:17:39du CSA
01:17:40enfin Arcom
01:17:41ex-CSA
01:17:42ces dernières années
01:17:43Vous avez enquêté vous
01:17:45sur les liens
01:17:45entre Lang et Epstein ?
01:17:48Oui alors
01:17:48à la décharge
01:17:48de Jacques Lang
01:17:49il n'y a pas
01:17:50dans les files
01:17:51il n'y a pas
01:17:52le volet sexuel
01:17:53le concernant
01:17:53c'est une histoire
01:17:55financière
01:17:56d'ailleurs le PNF
01:17:57a ouvert pour blanchiment
01:17:59de fraude fiscale
01:17:59puisque cette société
01:18:01et puis ces liens financiers
01:18:02alors c'est vrai
01:18:03qu'au-delà des files
01:18:04en elles-mêmes
01:18:06depuis 10 jours
01:18:07sort le train de vie
01:18:08de Jacques Lang
01:18:09les langues se délisent
01:18:11c'est un peu
01:18:12le tour de France
01:18:13des langues
01:18:14picassiettes
01:18:15puisque c'est vrai
01:18:16que dans tous les
01:18:17dans tous les points
01:18:19de chute
01:18:19que ce soit dans
01:18:20les Vosges
01:18:21dans le Nord
01:18:21à Blois
01:18:22dans tous les points
01:18:23de chute politique
01:18:24de Jacques Lang
01:18:24il y a des témoignages
01:18:25aujourd'hui
01:18:26qui montrent
01:18:27qu'il vivait un peu
01:18:28sur la bête
01:18:29ne payant pas
01:18:30les restaurants
01:18:31voire les
01:18:31ce qu'il conteste
01:18:33d'ailleurs
01:18:33libreusement
01:18:34dans la semaine
01:18:34dimanche
01:18:34il dit en substance
01:18:35je rigole pas
01:18:36avec l'argent public
01:18:36ça tranche singulièrement
01:18:37avec les témoignages
01:18:38qui surgissent
01:18:40ici et là
01:18:40donc c'est vrai
01:18:41que c'est un peu
01:18:42son rapport à l'argent
01:18:43qui fera l'objet
01:18:44de l'enquête judiciaire
01:18:45lancée par le PNF
01:18:46Merci à tous les deux
01:18:48merci Bruno
01:18:49merci Laurent Valdigué
01:18:51évidemment je rappelle
01:18:52que nombre de révélations
01:18:54sont à lire
01:18:55dans la tribune dimanche
01:18:56dont vous êtes
01:18:56le patron Bruno Jeudi
01:18:59et Laurent Valdigué
01:19:00évidemment
01:19:01on vous retrouve
01:19:02tout à l'heure
01:19:02dans l'affaire suivante
01:19:03avec Pauline Revena
01:19:04dont l'émission
01:19:05est intégralement consacrée
01:19:06à l'affaire
01:19:07Epstein
01:19:08et c'est très nombreuses
01:19:09conséquences au lendemain
01:19:10de l'annonce du parquet
01:19:12selon laquelle
01:19:13les magistrats enquêtent
01:19:14désormais sur
01:19:14l'éventuelle infraction
01:19:15liée à des français
01:19:16qu'elles soient sexuelles
01:19:17ou financières
01:19:18et puis bien sûr
01:19:20les investigations
01:19:21à lire dans Marianne
01:19:22dont vous êtes
01:19:23un des journalistes phares
01:19:24merci à tous les deux
01:19:26c'est l'info éco
01:19:27tout de suite
01:19:31on en revient aux intempéries
01:19:55et surtout à leurs conséquences
01:19:57pour les professionnels du bâtiment
01:19:58notamment reportage
01:19:59d'Adrien Spiteri
01:20:00et Saskia Juinier-Dubinsky
01:20:01dans l'ouest de la France
01:20:02ça c'est par là
01:20:04Rudy est maçon
01:20:07sur ce chantier
01:20:07qui fonctionne au ralenti
01:20:09depuis plusieurs semaines
01:20:10car avec la pluie
01:20:11difficile de faire du bon travail
01:20:13parce que forcément
01:20:14les joints
01:20:14avec la pluie se dégradent
01:20:16donc il faut tout repasser
01:20:17après à la colle
01:20:18au mortier quoi
01:20:18conséquence
01:20:19ici le retard s'accumule
01:20:21les artisans
01:20:22sont obligés de s'adapter
01:20:23on travaille à l'abri
01:20:25comme on peut au maximum
01:20:26après comme des journées
01:20:27comme aujourd'hui
01:20:27on essaie de faire
01:20:29un peu de coffrage
01:20:29et éviter de rentrer
01:20:31à la maison
01:20:32pour ne pas avoir
01:20:32trop de pertes de salaire
01:20:33des intempéries
01:20:34qui impactent directement
01:20:35les finances
01:20:36de Rudy et ses collègues
01:20:37et plus largement
01:20:38l'ensemble du secteur
01:20:39du bâtiment
01:20:40dans la région
01:20:40ce n'est pas ce chef
01:20:42d'entreprise
01:20:43en Loire-Atlantique
01:20:43qui dira le contraire
01:20:44on a une baisse
01:20:45actuellement
01:20:46de chiffre d'affaires
01:20:47après sur les plannings
01:20:49on a quasiment
01:20:51deux mois de retard
01:20:52actuellement
01:20:53avec un décalage
01:20:54en permanence
01:20:56on a des chantiers
01:20:56qui sont échafaudés
01:20:57mais sur lesquels
01:20:58on ne peut pas aller
01:20:58depuis 3-4 semaines
01:20:59en Pays de la Loire
01:21:00en Bretagne
01:21:01et sur la quasi-totalité
01:21:03de la façade atlantique
01:21:04la pluie est encore attendue
01:21:06aujourd'hui
01:21:06et dans les prochains jours
01:21:07c'était votre programme
01:21:10avec le coin du LMNP.fr
01:21:12investissement immobilier
01:21:13clé en main
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01:21:24de prêt immobilier
01:21:25Et dans quelques toutes petites minutes
01:21:26vous avez rendez-vous
01:21:27avec Guillaume Darais
01:21:28BFM Paul
01:21:29son invité
01:21:29aujourd'hui
01:21:30Emmanuel Grégoire
01:21:31candidat gauche uni
01:21:33c'est son étiquette
01:21:34à la mairie de Paris
01:21:37très belle journée
01:21:38à tous
01:21:38sur BFM TV
01:21:40Sous-titrage Société Radio-Canada
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