- il y a 30 minutes
Chaque week-end, François Gapihan vous accompagne de 10h à 12h dans BFM Direct.
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00:00:00Bonjour à tous, bienvenue dans BFM Direct. Nous sommes ensemble jusqu'à midi au lendemain des obsèques de l'IANA.
00:00:05On fait le point ce matin sur l'enquête sur le meurtre de la fillette de 11 ans.
00:00:08De nombreuses questions restent sans réponse, à commencer par les causes de sa mort que l'autopsie n'a pas
00:00:14permis de déterminer.
00:00:15On va voir ensemble comment travaillent les enquêteurs, mais aussi ce qui attend désormais le principal suspect dans ce dossier,
00:00:21comme dans d'autres, puisque Jérôme Barrella a été mis en cause depuis près de 10 ans dans 9 procédures
00:00:28d'écritage et réaction.
00:00:29A suivre.
00:00:30Nuit agitée dans le détroit d'Hormuz où les Etats-Unis disent avoir abattu plusieurs drones iraniens qui visaient des
00:00:36navires commerciaux.
00:00:37Incidents majeurs au moment où Washington, Téhéran et le médiateur pakistanais affichent leur optimisme quant à un possible accord de
00:00:44paix dans les prochains jours.
00:00:45La prudence reste de mise dans les versions des uns et des autres.
00:00:48Ils sont parfois très éloignés, en particulier sur le nucléaire iranien.
00:00:52On en parle avec tous nos envoyés spéciaux au Moyen-Orient ainsi qu'avec nos experts ici même.
00:00:57Et puis numéros de téléphone, de sécurité sociale, de passeport, coordonnées bancaires ou encore numéros d'immatriculation.
00:01:04Les données personnelles volées de millions de Français sont actuellement disponibles gratuitement sur un site internet.
00:01:11La justice est saisie.
00:01:12Mais pour l'instant, le site existe toujours.
00:01:14C'est illégal évidemment.
00:01:15On va tout vous expliquer, notamment comment vous protéger contre le risque plus élevé que jamais peut-être de piratage.
00:01:21BFM Direct, c'est parti.
00:01:358 jours après la découverte de son corps, les obsèques de Liana, 11 ans, ont donc été célébrés hier après
00:01:41-midi à Florence.
00:01:42Le meurtre de la fillette continue de secouer le pays.
00:01:45Un meurtre sur lequel flottent encore énormément de mystères.
00:01:49Bonjour Boris Karlamov. Vous êtes à Florence justement pour BFM TV.
00:01:52Une ville qui, Boris, reste comme paralysée face à l'horreur et face aux nombreuses questions sans réponse.
00:02:02Absolument. Hier, c'était l'heure au recueillement, l'heure au partage de la tristesse.
00:02:07Il n'était pas question d'aborder le fond de l'enquête pour ces 400 personnes qui ont donc participé
00:02:13aux obsèques de Liana.
00:02:14Mais désormais, c'est un nouveau jour aujourd'hui qui s'ouvre avec le temps de la justice, le temps
00:02:19de l'enquête.
00:02:19Et c'est de nombreuses investigations qui sont toujours menées par les enquêteurs de la section de recherche de Toulouse.
00:02:25Vous le savez, la première autopsie du corps de Liana, elle n'a pas permis d'identifier les causes de
00:02:30sa mort.
00:02:31Il y a donc des expertises complémentaires qui ont été ordonnées et qui sont toujours en cours dans un laboratoire.
00:02:37Un travail minutieux qui peut encore prendre du temps.
00:02:40Une quinzaine de jours peut-être.
00:02:42Voilà ce que confie une source proche de l'enquête à BFM TV.
00:02:45Et puis il y a ce véhicule, la voiture de Jérôme Barrella.
00:02:48Puisque c'est dans cette voiture-là que Liana a été vue pour la toute dernière fois.
00:02:51C'était le 29 mai dernier. Cette voiture, elle est au cœur de toutes les investigations.
00:02:56Son expertise, elle est désormais terminée.
00:02:59Elle a été réalisée à l'IRCGN.
00:03:01C'est l'Institut de Recherche Criminelle de la Gendarmerie Nationale qui se situe à Pontoise, non loin de Paris.
00:03:05Place désormais à l'analyse de toutes les données qui ont pu être récoltées par les enquêteurs.
00:03:11Oui, mais voilà ce véhicule.
00:03:12C'est un modèle ancien.
00:03:14Et il est d'autant plus compliqué d'extraire des données, notamment des données GPS, ce qui complique la tâche
00:03:21de ces enquêteurs.
00:03:23Il y a ces questions aujourd'hui que l'on s'oppose.
00:03:26Et ces questions, elles vont être posées également à Jérôme Barrella.
00:03:28Puisque bien évidemment, il va être à nouveau convoqué.
00:03:31Il va être à nouveau entendu par le juge d'instruction en charge de cette affaire au tribunal judiciaire d
00:03:37'Agin.
00:03:37– Merci beaucoup Boris, avec Annaëlle, le teneu à Florence pour BFMTV.
00:03:42Florence, vous êtes revenu cette semaine, Maëlle Janton, bonjour et bienvenue.
00:03:46Merci d'être avec nous ce matin.
00:03:47Vous êtes reporter Ligne Rouge, à vos côtés Paul Conge.
00:03:50Bonjour Paul, journaliste police, justice, BFMTV.
00:03:53Hugo Capéli nous accompagne aussi, bonjour.
00:03:54– Bonjour.
00:03:55– Journaliste politique, BFMTV.
00:03:56Et Florent Gaterias, bonjour.
00:03:58Vous êtes psychocriminologue.
00:04:00Soyez les bienvenus.
00:04:01D'abord, Paul, rappelons effectivement qu'on ne connaît toujours pas les causes de la mort de Liana.
00:04:08– Absolument, on ne connaît toujours pas les causes de la mort de la fillette
00:04:10qui a été retrouvée donc dans un silo à grains.
00:04:12L'autopsie, en première analyse, n'a pas permis d'identifier formellement les causes de la mort.
00:04:16Mais le médecin légiste a bien entendu redonné d'autres types d'expertises
00:04:20comme des expertises qu'on appelle anatomopathologiques
00:04:23qui consistent en gros à prélever des tissus sur le corps
00:04:27et ensuite les mettre dans des solutions chimiques pour les faire parler,
00:04:30pour identifier par exemple sur un larynx des traces de strangulation par exemple
00:04:35ou d'autres analyses entomologiques permettraient, elles, de trouver une trace de noyade.
00:04:41Toutes ces analyses-là sont en cours
00:04:42mais c'est surtout les analyses de tissus qui prennent du temps.
00:04:46En général, cinq à six semaines, là, a priori, le délai devrait être un petit peu raccourci.
00:04:50Mais c'est vrai que tant qu'on n'a pas les causes de la mort,
00:04:52c'est aussi difficile d'aller interroger le suspect
00:04:54parce qu'il faut vraiment arriver à l'interrogatoire
00:04:56avec le maximum d'éléments, de preuves possibles.
00:04:58On va y revenir évidemment sur ce qui attend Jérôme Barrella,
00:05:02principal suspect dans ce dossier, dans les prochains jours, les prochaines semaines.
00:05:06Mais Boris, depuis une huitaine de jours que l'émotion a pris le pas,
00:05:10si je puis dire, sur le reste,
00:05:12tant le pays est marqué par le meurtre de Liana,
00:05:15les enquêteurs, eux, ne se tournent pas les peaux.
00:05:17C'est-à-dire qu'ils ont du pain sur la planche
00:05:18et ils continuent de travailler notamment sur un des principaux éléments matériels
00:05:23dans ce dossier dont il dispose à ce jour,
00:05:26c'est la voiture du principal suspect.
00:05:28Parce que le seul élément qui, pour l'instant, de ce que l'on sait,
00:05:33raccroche Liana au meurtrier présumé,
00:05:35c'est donc sa voiture dans laquelle s'est trouvée le jour de sa disparité, n'est-ce pas ?
00:05:42Oui, absolument.
00:05:43Nous savons aujourd'hui que la toute dernière fois où Liana a été vue,
00:05:46c'est à bord de ce véhicule, à savoir celui de Jérôme Barrella,
00:05:49puis plus de traces de cet enfant dont le corps a été retrouvé il y a huit jours.
00:05:54C'est un modèle ancien,
00:05:56avec donc une difficulté supplémentaire pour ces enquêteurs
00:05:59d'exploiter toutes les données, notamment les données GPS.
00:06:02Ces enquêteurs vont donc analyser toutes les données,
00:06:06tout ce qui se trouve sous le capot de la voiture,
00:06:08l'éventuel ABS, les données GPS,
00:06:11toutes ces données numériques qui peuvent se trouver à bord de ce véhicule.
00:06:13Et puis, il va y avoir une deuxième phase,
00:06:15c'est l'inspection minutieuse de l'intérieur de ce véhicule,
00:06:20les sièges, le coffre, la banquette arrière
00:06:24à la recherche d'une éventuelle trace de sang.
00:06:27Il va y avoir, si ce n'est qu'il a déjà été fait,
00:06:29l'utilisation du Blue Star.
00:06:30Vous le savez, c'est ce produit qui permet de détecter d'éventuelles traces de sang.
00:06:35Tout ce véhicule a été, ou va l'être, va être passé au peigne fin
00:06:39pour le retrouver de l'ADN.
00:06:42Alors, de l'ADN, oui, parce qu'on sait aujourd'hui
00:06:44que l'IANA se trouvait à bord de ce véhicule.
00:06:46Forcément, il y aura de l'ADN de cet enfant,
00:06:48mais trouver une éventuelle trace de sang
00:06:50qui pourrait éventuellement expliquer les raisons et la cause de sa mort.
00:06:55Donc, ce véhicule, l'analyse, elle est terminée,
00:06:57place désormais à un travail plus judiciaire,
00:06:59et à savoir l'analyse de toutes ces données qui ont été récoltées.
00:07:02les enquêteurs qui essayent donc de faire parler ce véhicule
00:07:05pour avoir enfin les réponses aux questions que l'on se pose aujourd'hui.
00:07:11Sur l'enquête, de manière plus générale,
00:07:12cette enquête, elle se déroule en plusieurs chapitres,
00:07:14si je puis me permettre.
00:07:15Tout d'abord, il y a eu la phase opérationnelle,
00:07:17la très longue phase opérationnelle,
00:07:18pour retrouver le corps de l'IANA.
00:07:20Et puis là, c'est un travail plus judiciaire,
00:07:22de police technique et scientifique,
00:07:24qui est menée par les gendarmes,
00:07:26d'analyse numérique,
00:07:28d'analyse de ce véhicule,
00:07:29un travail qui s'inscrit dans le long terme.
00:07:32Ça va prendre du temps,
00:07:34beaucoup de temps,
00:07:34pour avoir trouvé,
00:07:36pour espérer trouver un élément
00:07:37qui puisse expliquer la mort de l'IANA,
00:07:39puisqu'on va le rappeler,
00:07:41lors du premier interrogatoire,
00:07:42la première comparution de Jérôme Barrella,
00:07:44eh bien celui-ci a gardé le silence.
00:07:46Il ne s'est pas expliqué.
00:07:48La justice espère que,
00:07:50lors de sa nouvelle convocation
00:07:51qui devrait intervenir dans les prochains jours,
00:07:53si ce n'est dans les prochaines semaines,
00:07:54eh bien Jérôme Barrella puisse expliquer son geste,
00:07:57peut-être,
00:07:58mais à ce stade,
00:07:59on va le rappeler,
00:08:00il est mis en examen
00:08:00pour enlèvement et séquestration.
00:08:02Il y aura peut-être un réquisitoire supplétif
00:08:04pour la mort de l'IANA,
00:08:06dont les obstacles se sont déroulés hier ici dans Gers.
00:08:08Paul,
00:08:09ça peut paraître surprenant,
00:08:11mais ça mérite justement quelques explications.
00:08:12Pour l'instant,
00:08:13Jérôme Barrella
00:08:14n'est toujours pas mis en examen
00:08:15pour meurtre.
00:08:16Non absolument,
00:08:17il est seulement mis en examen
00:08:18pour enlèvement et séquestration de mineurs,
00:08:20en l'occurrence de la piste l'IANA,
00:08:21parce que,
00:08:22comme on le disait à l'instant,
00:08:23les enquêteurs de police judiciaire,
00:08:26la gendarmerie scientifique
00:08:27essaient d'abord de récolter
00:08:28un maximum d'éléments,
00:08:29un maximum de preuves.
00:08:31Ils n'ont pas le droit à l'erreur
00:08:31et peut-être,
00:08:32j'ai envie de dire,
00:08:33encore moins maintenant.
00:08:34Encore moins maintenant.
00:08:35Mais de fait,
00:08:36Jérôme Barrella est sous main de justice,
00:08:37il est en détention provisoire
00:08:39pour le moment
00:08:40et très prochainement,
00:08:42sans doute dans les prochains jours,
00:08:43dans les prochaines semaines,
00:08:44effectivement,
00:08:45il y aura ce qu'on appelle
00:08:46un réquisitoire supplétif,
00:08:47comme le disait Boris,
00:08:48qui élargira l'enquête
00:08:49au fait de meurtre.
00:08:51Et c'est à ce moment-là
00:08:52que Jérôme Barrella
00:08:53soit entendu sur les faits
00:08:54de meurtre
00:08:55et non plus seulement
00:08:55sur l'enlèvement
00:08:56et la séquestration.
00:08:56Mais de ce que l'on sait,
00:08:57pour l'instant,
00:08:57il n'a pas été réinterrogé
00:08:59par les enquêteurs
00:09:00ni par un magistrat.
00:09:02À notre connaissance,
00:09:03s'il n'a pas été réinterrogé,
00:09:04ce ne serait pas logique
00:09:05qu'il l'eût été pour le moment.
00:09:07C'est important de le dire.
00:09:09On pourrait se dire,
00:09:10mais pourquoi tout ce temps
00:09:13sans qu'il ne se retrouve interrogé ?
00:09:15C'est le temps du travail
00:09:17de police judiciaire.
00:09:17C'est ça.
00:09:18Et ils n'ont pas le droit à l'erreur
00:09:19parce qu'il y a des délais aussi.
00:09:20C'est ce que prévoit la loi.
00:09:22Mais je me tourne vers vous,
00:09:23Florent Gattariès,
00:09:24parce que je rappelle
00:09:24que vous êtes psychocriminologue.
00:09:26Vous côtoyez dans le cadre
00:09:27de votre activité professionnelle
00:09:28depuis des années maintenant
00:09:30des criminels,
00:09:31des pédo-criminels.
00:09:33Il est présumé
00:09:35dans ce dossier, Jérôme Barrella.
00:09:37Comment, puisque jusqu'à présent,
00:09:39il n'a pas dit un mot
00:09:41face aux enquêteurs
00:09:42dans le cadre de sa garde à vue,
00:09:43comment on fait parler
00:09:46ce genre de profil ?
00:09:47Il y a plusieurs grands types
00:09:48de personnalités,
00:09:49très schématiquement, bien sûr.
00:09:51Le premier grand type,
00:09:52c'est ceux qui sont soulagés
00:09:54d'être arrêtés,
00:09:55qui n'auraient probablement continué
00:09:58s'ils n'avaient pas été arrêtés.
00:10:00Mais une fois que c'est le cas,
00:10:03quand ce sont des personnes
00:10:05qui parlent facilement
00:10:07pour pouvoir se débarrasser
00:10:09de ce poids de honte...
00:10:11Alors, on ne parle pas encore
00:10:12de...
00:10:12Donc, il n'est pas inenvisageable
00:10:14que, lors de son prochain interrogatoire
00:10:17ou sa prochaine édition,
00:10:18il se mette à table,
00:10:20si je puis dire,
00:10:21pour soulager sa conscience.
00:10:22Je pense qu'il fait partie
00:10:23plutôt du deuxième type
00:10:25de personnalité,
00:10:26ceux qui essayent
00:10:28de se protéger
00:10:31soit en montant,
00:10:33en chiquant,
00:10:34dans le vocabulaire policier,
00:10:36soit en se murant
00:10:37dans le silence.
00:10:39Ces personnalités-là
00:10:41ne commencent à parler
00:10:43que quand ils sont confrontés
00:10:44à des preuves
00:10:45auxquelles il n'y a plus
00:10:49de doutes possibles.
00:10:50Et à ce moment-là,
00:10:51ils acceptent de parler
00:10:52parce que c'est leur système
00:10:53de défense
00:10:54qui les pousse à parler
00:10:56à ce moment-là.
00:10:56Et sinon,
00:10:57ça risque de rester silencieux.
00:11:00Parler de preuves,
00:11:01Maël,
00:11:02vous êtes bien placé
00:11:02pour savoir
00:11:02que depuis 8 jours maintenant,
00:11:04nous tous faisons face
00:11:06à une accumulation d'éléments.
00:11:09Et vous, sur le terrain,
00:11:09à Florence et alentour,
00:11:12vous avez creusé,
00:11:14vous avez enquêté
00:11:15sur le plan journalistique,
00:11:16évidemment,
00:11:17et c'est grâce à vous
00:11:17et aux autres reporters
00:11:18de BFM TV
00:11:20que désormais,
00:11:20on connaît mieux
00:11:23le profil
00:11:24de Jérôme Barrella,
00:11:26ses antécédents judiciaires,
00:11:27etc.
00:11:27Oui, tout à fait.
00:11:29Avec les équipes
00:11:29de Ligne Rouge,
00:11:30notamment,
00:11:30on a beaucoup enquêté
00:11:32sur son passé,
00:11:33notamment sur la première partie
00:11:34de sa vie.
00:11:34Donc, on sait finalement
00:11:35peu de choses
00:11:36d'une première partie
00:11:37de sa vie
00:11:38qui est en fait banale.
00:11:41On a rencontré
00:11:43notamment des amis,
00:11:44des proches,
00:11:44des intimes
00:11:45qui nous ont raconté
00:11:46que c'était un petit enfant
00:11:47qui allait au judo,
00:11:48un ado geek ensuite,
00:11:50mais sans histoire,
00:11:51le plus banal possible
00:11:53quelque part.
00:11:53Et puis,
00:11:54quelqu'un simplement
00:11:54décrit comme timide.
00:11:56Chez eux,
00:11:57c'est la sidération
00:11:58évidemment qui domine.
00:11:59Ils découvrent
00:12:01la personne
00:12:02qu'ils n'ont absolument
00:12:03pas connue
00:12:03et là,
00:12:03ils la voient tout à coup
00:12:05faire les gros titres.
00:12:06Et puis évidemment,
00:12:06c'est la colère aussi
00:12:07de certains proches
00:12:09qui tout à coup
00:12:09découvrent une autre personnalité,
00:12:11bien sûr.
00:12:12Justement,
00:12:13vous avec Fanny Morel,
00:12:15Maël,
00:12:15vous avez pour Ligne Rouge
00:12:16et BFM TV
00:12:17recueilli le témoignage
00:12:18hier anonyme
00:12:19de Daniel,
00:12:20prénom d'emprunt,
00:12:21très proche de la famille Barrella.
00:12:22Il a connu Jérôme
00:12:24depuis l'enfance
00:12:25et il raconte
00:12:27très ému,
00:12:28lui en vouloir
00:12:30terriblement,
00:12:30ne jamais vouloir
00:12:31lui pardonner
00:12:31et avoir prié
00:12:32pour que l'on retrouve
00:12:32Liana vivante.
00:12:33Écoutez ce témoignage important.
00:12:35J'ai prié le bon Dieu
00:12:37pendant trois jours
00:12:39pour qu'il y ait
00:12:39retrouvé Liana
00:12:41vivante.
00:12:42Au moins,
00:12:42j'ai dit
00:12:43qu'il soit vivante.
00:12:46Et vous me la déconte ?
00:12:50Moi, je voulais
00:12:51qu'il soit vivante.
00:12:52C'est impardonnable.
00:12:57Ce qu'il a fait là,
00:12:58c'est impardonnable,
00:12:59c'est imparable.
00:12:59Il est inqualifiable.
00:13:01Et puis,
00:13:02j'en veux
00:13:04à la procureure,
00:13:05non,
00:13:05j'en veux à la police
00:13:07pour pas qu'il ait arrêté.
00:13:09Jérôme,
00:13:09elle serait vivante.
00:13:12Il y en a,
00:13:13c'est révivante.
00:13:13Jérôme,
00:13:14il serait un problème,
00:13:15mais il n'aurait pas tué.
00:13:18Mais vous vous rendez compte,
00:13:21c'est imparable,
00:13:22ce qu'il a fait là.
00:13:24Jamais je lui pardonnerai.
00:13:26Jamais,
00:13:26jamais,
00:13:27jamais.
00:13:28Est-ce que Paul,
00:13:30par exemple,
00:13:30Daniel,
00:13:31que l'on vient d'entendre,
00:13:32pourrait être,
00:13:32lui aussi,
00:13:35interrogé par les enquêteurs,
00:13:36ce qui leur permettrait
00:13:37d'être un peu plus éclairé
00:13:39sur la personnalité
00:13:39du principal suspect
00:13:40du meurtre de Liana ?
00:13:41Bien entendu,
00:13:42ils s'intéressent évidemment
00:13:43à tout ce qu'il peut,
00:13:45aux preuves
00:13:46qu'ils peuvent accumuler
00:13:47contre-contrôler,
00:13:47mais ils vont aussi
00:13:48s'intéresser bien sûr
00:13:49à sa personnalité.
00:13:50Sa personnalité
00:13:51pourrait expliquer
00:13:51beaucoup de choses
00:13:52sur ces manières
00:13:53de dissimuler les choses.
00:13:56On vous parlait tout à l'heure
00:13:56des différents types
00:13:57de personnalités
00:13:58qu'il peut y avoir
00:13:58chez les pédocriminels.
00:14:00Oui,
00:14:00effectivement,
00:14:02ces aspects-là
00:14:03sont très importants
00:14:03pour les enquêteurs.
00:14:04Ça leur permet
00:14:05de mieux comprendre
00:14:06à qui ils ont affaire,
00:14:06qui il y a face à eux,
00:14:07comment il va répondre
00:14:09aux questions.
00:14:10Donc oui,
00:14:10bien sûr,
00:14:10tout l'entourage,
00:14:11qu'il soit amical
00:14:13ou familial
00:14:14de Jérôme Barala,
00:14:14va être entendu
00:14:15très certainement
00:14:16par les enquêteurs.
00:14:17Et puis,
00:14:18vu qu'on est dans le cadre
00:14:18d'une instruction
00:14:19sur des faits criminels,
00:14:21très probablement,
00:14:22il y aura nécessairement
00:14:24une expertise
00:14:25de la personnalité
00:14:25qui sera faite
00:14:26de ce monsieur.
00:14:27Et donc,
00:14:28des experts
00:14:30de la personnalité
00:14:30vont interroger
00:14:31son entourage.
00:14:31Ça prend du temps.
00:14:32Ça prend du temps.
00:14:34Ce côté témoignage,
00:14:35ce serait intéressant
00:14:36pour l'analyse
00:14:38de l'enquête
00:14:40de personnalité
00:14:41qui permet
00:14:41d'avoir
00:14:42tout le déroulé
00:14:44de la vie
00:14:44de l'individu
00:14:46auquel on s'intéresse.
00:14:47et puis,
00:14:48il y a l'expertise,
00:14:49l'expertise.
00:14:50Alors,
00:14:51le problème
00:14:52de l'expertise,
00:14:53c'est le fait
00:14:55que la plupart
00:14:56des experts
00:14:56sont débordés.
00:14:57Il y a de moins
00:14:58en moins
00:14:58d'experts judiciaires
00:15:00et,
00:15:01effectivement,
00:15:03la plupart du temps,
00:15:05on demande
00:15:05à ce qu'une expertise
00:15:07soit rendue
00:15:08dans les trois mois.
00:15:10Ça peut être
00:15:11plus rapide,
00:15:12ça peut être
00:15:12plus long aussi.
00:15:14Ça nous renvoie
00:15:14à la question des moyens.
00:15:15Tout à fait.
00:15:17politique de cette affaire
00:15:19en réalité
00:15:20qui est devenue
00:15:20un scandale national,
00:15:21Hugo Capelli,
00:15:22en réaction
00:15:23à cette tragédie
00:15:24dont l'IANA a été victime,
00:15:25les politiques rivalistes
00:15:26de propositions
00:15:27depuis huit jours,
00:15:28les présidentiables
00:15:29en particulier
00:15:30à moins d'un an
00:15:31de l'élection.
00:15:33Parmi eux,
00:15:33Gabriel Attal,
00:15:34candidat déclaré
00:15:35à l'élection présidentielle
00:15:37qui, dans le Figaro,
00:15:38ce week-end,
00:15:39formule
00:15:41beaucoup
00:15:42de propositions.
00:15:43Quelles sont
00:15:44les principales idées
00:15:45qu'il lance
00:15:46dans l'ébat public,
00:15:46Gabriel Attal ?
00:15:47Vestaferlianal a presque
00:15:48lancé la course
00:15:49à la présidentielle,
00:15:50si je puis dire,
00:15:51avec des propositions
00:15:52de fond.
00:15:54Et c'est important
00:15:54de le préciser,
00:15:55Gabriel Attal,
00:15:56ce matin dans les colonnes
00:15:57du Figaro,
00:15:58il propose carrément
00:15:59une vingtaine de mesures
00:16:00sur les sujets
00:16:01de justice.
00:16:02D'abord,
00:16:03il prône
00:16:04la culture
00:16:04de l'urgence,
00:16:06qu'une action
00:16:06soit engagée
00:16:0748 heures
00:16:08après une plainte
00:16:09pour agression sexuelle
00:16:10ou viol sur mineurs
00:16:11et puis une obligation
00:16:12de conduire les procédures
00:16:13en moins de trois mois.
00:16:14En gros,
00:16:14il veut que la justice
00:16:16accélère,
00:16:16mais surtout,
00:16:17il veut alourdir
00:16:19les peines
00:16:19contre les pédocriminels
00:16:21et qu'ils soient
00:16:21considérés
00:16:22comme des terroristes.
00:16:24Vous voyez à l'image
00:16:25trois mesures
00:16:26qui sont proposées
00:16:27par Gabriel Attal,
00:16:28la création
00:16:29d'un parquet national
00:16:30dédié à la pédocriminalité,
00:16:32la création
00:16:32d'un service
00:16:33de renseignement spécialisé
00:16:34et puis la mise en place
00:16:36d'un fichage
00:16:36des pédocriminels
00:16:37comme il y a
00:16:38aujourd'hui,
00:16:39par exemple,
00:16:40les fichiers S.
00:16:42Est-ce que
00:16:44certaines des mesures
00:16:46proposées par Gabriel Attal
00:16:48ou d'autres
00:16:49personnalités politiques
00:16:50vous semblent intéressantes,
00:16:52vous, encore une fois,
00:16:53qui évoluez
00:16:54au sein du système
00:16:56judiciaire,
00:16:56puisque je rappelle
00:16:57que vous êtes
00:16:57pico-criminologue,
00:16:59M. Guetterias,
00:17:01notamment sur l'idée
00:17:02d'un fichage
00:17:03à l'image des fichiers S
00:17:04pour les délinquants
00:17:06sexuels.
00:17:06Gabriel Attal
00:17:07n'est pas le seul
00:17:08à rappeler de ses vues
00:17:09une telle mesure
00:17:10qui divise néanmoins
00:17:11la classe politique,
00:17:12que ce soit
00:17:13sur le périmètre
00:17:13de ce fichier,
00:17:14réservé aux condamnés
00:17:15ou élargi
00:17:16aux simples accusés,
00:17:17comme sur la transmission
00:17:19d'un tel fichier
00:17:20ou non
00:17:20à certains employeurs.
00:17:22Est-ce que ça peut avoir
00:17:23un aspect contre-productif ?
00:17:24C'est ma question.
00:17:25Alors,
00:17:26oui,
00:17:26je pense qu'il peut y avoir
00:17:27un aspect contre-productif.
00:17:29L'idée est effectivement
00:17:30intéressante d'avoir
00:17:31des ressources
00:17:32pour pouvoir regarder
00:17:34qui peut être atteint
00:17:37par ce type
00:17:38de comportement.
00:17:40Néanmoins,
00:17:41les fichiers existent déjà.
00:17:42Le problème
00:17:43qu'on a eu
00:17:43dans l'affaire Liana,
00:17:45ce n'était pas
00:17:45l'absence de fichiers,
00:17:46c'était le fait
00:17:47qu'on n'était pas tenu...
00:17:49De quels fichiers
00:17:49parlez-vous concrètement ?
00:17:50Notamment l'otage.
00:17:52L'otage.
00:17:52L'attente des antécédents
00:17:53judiciaires.
00:17:54Exactement.
00:17:55Oui,
00:17:57M. Barrella
00:17:58n'est pas encore
00:17:59au figès,
00:18:01même s'il aurait pu
00:18:02l'être,
00:18:03mais le figès
00:18:04qui est le fichier
00:18:05judiciaire
00:18:05des auteurs
00:18:07d'infractions sexuelles,
00:18:08qui,
00:18:10généralement,
00:18:11les gens y sont inscrits
00:18:13après condamnation,
00:18:15mais il peut l'être
00:18:16à la demande
00:18:18de magistrats
00:18:19auparavant.
00:18:20Donc le problème
00:18:21n'est pas tant
00:18:21le fichier
00:18:22que l'accès au fichier,
00:18:23ce qu'on en fait
00:18:24et les réactions
00:18:27que ça doit impliquer.
00:18:30Une autre proposition
00:18:33que l'on a,
00:18:34c'est généralement
00:18:35ce qui se passe
00:18:36à chaque fois,
00:18:37c'est l'augmentation
00:18:38du quantum de peine
00:18:39pour ce type
00:18:40d'infracteur.
00:18:42Gabriel Attal,
00:18:43notamment lui,
00:18:44pour l'alourdissement
00:18:45des peines,
00:18:46ainsi que pour
00:18:47l'imprescriptibilité
00:18:48des crimes
00:18:49sur mineurs.
00:18:50C'est-à-dire que la prison
00:18:51ferme automatiquement
00:18:51encourue pour ces crimes.
00:18:53Sur le quantum,
00:18:54il y a quelque chose
00:18:55d'intéressant à connaître.
00:18:56C'est le fait que,
00:18:57depuis ces dernières décennies,
00:19:00les peines ont augmenté
00:19:01considérablement
00:19:03au sein
00:19:04des différents
00:19:06procès
00:19:06qu'il y a pu y avoir.
00:19:08Et parallèlement,
00:19:09et c'est justement
00:19:10quelque part
00:19:11ça qui me gêne,
00:19:13parallèlement,
00:19:13il y a une masse
00:19:15énorme
00:19:15d'affaires
00:19:16qui sont classées
00:19:17sans suite.
00:19:18Je préférerais
00:19:19qu'il y ait...
00:19:20Il est pour une culture
00:19:20de l'urgence,
00:19:21l'instauration d'une culture
00:19:22de l'urgence,
00:19:23l'ancien Premier ministre,
00:19:24l'ancien ministre
00:19:24de l'éducation.
00:19:26Pour une culture
00:19:27de réagir
00:19:29systématiquement
00:19:29quand il y a
00:19:30des comportements
00:19:31de cette nature,
00:19:31que l'on n'attende pas
00:19:32des années
00:19:33avant de faire
00:19:34quoi que ce soit.
00:19:34Chaque fois qu'une plainte
00:19:35est déposée
00:19:35pour une agression sexuelle
00:19:36ou un viol sur mineurs,
00:19:37je souhaite qu'une action
00:19:38soit engagée en moins
00:19:38de 48 heures
00:19:39et que l'enquête
00:19:39se déroule en moins
00:19:40de trois mois.
00:19:41Je dirais que c'est
00:19:41la moindre des choses.
00:19:42Veux louables,
00:19:43mais veux pieux
00:19:43au regard de fonctionnement
00:19:45actuel de la justice,
00:19:46dites-vous,
00:19:47aujourd'hui ?
00:19:48Actuellement,
00:19:49oui,
00:19:49c'est un veux pieux
00:19:50à partir du moment
00:19:51où l'on met
00:19:51des priorités
00:19:52sans cesse
00:19:54à la justice
00:19:55d'une façon
00:19:55ou d'une autre.
00:19:56Priorité,
00:19:56tu l'as priorité.
00:19:57Exactement.
00:19:58Il faut préciser
00:19:59que par rapport
00:20:00à ce que dit
00:20:01Gabriel Attal,
00:20:01c'est aussi
00:20:02ce qu'a fixé
00:20:03Sébastien Lecornu
00:20:03cette semaine.
00:20:04Il faut quand même
00:20:04rappeler que ça a été
00:20:06une semaine très dense
00:20:07pour le gouvernement
00:20:08et qui a fixé
00:20:09un certain nombre
00:20:10de priorités.
00:20:11On a parlé
00:20:11de cette mesure
00:20:13pour ceux qui
00:20:15commettraient
00:20:15des viols en série
00:20:16la perpétuité
00:20:17au lieu des 20 ans
00:20:18de prison
00:20:19et le deuxième objectif,
00:20:20la deuxième mesure
00:20:20qui a été retenue
00:20:21par Sébastien Lecornu,
00:20:22c'est en effet
00:20:23l'accélération
00:20:24de ces procédures
00:20:25qu'elles durent
00:20:26le moins longtemps possible
00:20:28et cet objectif
00:20:29de trois mois
00:20:30a donc déjà été avancé
00:20:31par le gouvernement
00:20:31cette semaine
00:20:32à voir si c'est
00:20:33vraiment réalisable
00:20:34en l'état
00:20:35avant la fin
00:20:36du quinquennat
00:20:36d'Emmanuel Macron.
00:20:37Merci et je précise
00:20:38merci à tous les quatre
00:20:39qu'un autre politique
00:20:41de premier plan
00:20:42fera état
00:20:43de ses propositions
00:20:44sur ce sujet
00:20:45notamment c'est
00:20:46Jordan Bardella
00:20:47qui sera peut-être
00:20:47candidat du Rassemblement
00:20:49National
00:20:49à l'élection présidentielle
00:20:50si d'aventure Marine Le Pen
00:20:51en était empêché
00:20:53par la justice.
00:20:54Il est l'invité exceptionnel
00:20:55de BFM TV
00:20:56demain à 20h45
00:20:58long entretien
00:20:59de Jordan Bardella
00:21:00dont les propos
00:21:01seront recueillis
00:21:02par Alice Darfeuil
00:21:04et Guillaume Daré.
00:21:06Dans quelques instants
00:21:06on fait le point
00:21:08sur ce qui s'est passé
00:21:09ces dernières heures
00:21:10au Moyen-Orient
00:21:11dans le détroit d'Hormuz
00:21:12notamment parce que
00:21:12les Américains
00:21:13font état
00:21:13d'un incident majeur
00:21:15alors que
00:21:16l'optimisme
00:21:17semble de mise
00:21:18quant à un éventuel
00:21:19accord de paix
00:21:20des drones iraniens
00:21:21ont visé
00:21:21des navires commerciaux
00:21:23heureusement
00:21:24ils en ont été empêchés
00:21:25par les Américains
00:21:25tout de suite.
00:21:2910h30
00:21:30soyez les bienvenus
00:21:30si vous nous rejoignez
00:21:31dans BFM Direct
00:21:31nouveau coup de chaud
00:21:32sur le Moyen-Orient
00:21:34les derniers développements
00:21:35incidents
00:21:36des dernières heures
00:21:37on en parle évidemment
00:21:38tout au long de cette matinée
00:21:39avec les différents envoyés
00:21:40spéciaux
00:21:41de BFM TV
00:21:42dans les régions
00:21:42ainsi qu'à Washington
00:21:44commençons avec vous
00:21:45Pauline Sarefi
00:21:46bonjour
00:21:47Pauline
00:21:47vous êtes à Doha
00:21:48au Qatar
00:21:48pour BFM TV
00:21:49expliquez-nous
00:21:50ce qui se serait passé
00:21:51en tout cas
00:21:52ce qui s'est passé
00:21:52d'après les Américains
00:21:53ces dernières heures
00:21:53dans le détroit d'Hormuz
00:21:56et bien écoutez
00:21:57pour la troisième nuit
00:21:59consécutive
00:21:59les Américains
00:22:00disent avoir intercepté
00:22:01des drones iraniens
00:22:03selon le commandement
00:22:04américain
00:22:05plusieurs drones ennemis
00:22:06auraient ciblé
00:22:07des navires commerciaux
00:22:08des navires
00:22:09qui sembleraient tenter
00:22:10de traverser
00:22:12le détroit d'Hormuz
00:22:12ou du moins
00:22:13qui s'en approchaient
00:22:14dangereusement
00:22:15parce qu'il faut le rappeler
00:22:16il y a deux jours
00:22:17l'Iran annonçait
00:22:19fermer
00:22:19cet axe stratégique
00:22:20jusqu'à Nouvelle-Or
00:22:22Téhéran
00:22:23multiplie donc
00:22:23les avertissements
00:22:25et les démonstrations
00:22:26de force
00:22:26mais de l'autre côté
00:22:27il y a également
00:22:28la parole américaine
00:22:29celle selon laquelle
00:22:30le trafic maritime
00:22:32serait plutôt fluide
00:22:33dans le détroit
00:22:34les Américains
00:22:34vont même plus loin
00:22:35hier ils annonçaient
00:22:37que plus de 7 millions
00:22:38de barils de pétrole
00:22:39traversaient le détroit
00:22:40chaque jour
00:22:41cela représente
00:22:42environ
00:22:433 super tankers
00:22:45c'est donc toujours
00:22:46une guerre
00:22:47d'influence
00:22:47une guerre
00:22:48d'autorité
00:22:49qui se joue
00:22:50dans le détroit
00:22:50entre les Américains
00:22:52et les Iraniens
00:22:53et c'est là
00:22:54tout le paradoxe
00:22:55de la situation
00:22:56puisqu'on a d'un côté
00:22:57les deux camps
00:22:58qui se disent
00:22:58plutôt optimistes
00:22:59pour la signature
00:23:00d'un accord de paix
00:23:02et de l'autre côté
00:23:03on voit chaque jour
00:23:04ces nouveaux incidents
00:23:05qui se produisent
00:23:06dans le détroit d'Hormuz
00:23:07Merci Pauline
00:23:08avec Antoine Guilla
00:23:09à Doha au Qatar
00:23:10pour BFM TV
00:23:11où il fait extrêmement chaud
00:23:13je le précise
00:23:13en ce moment
00:23:14jusqu'à 40 degrés
00:23:17à l'ombre
00:23:17Bonjour Général Pellistron
00:23:18Bonjour
00:23:18Vous êtes consulte
00:23:19en défense BFM TV
00:23:20à vos côtés
00:23:20David Rigoulerose
00:23:21Bonjour et bienvenue
00:23:22chercheur à l'Institut
00:23:23français d'analyse stratégique
00:23:24et rédacteur en chef
00:23:26à la revue
00:23:26Orient Stratégique
00:23:28au pluriel
00:23:28Anthony Dabila
00:23:29est aussi avec nous
00:23:29Bonjour
00:23:30Bienvenue
00:23:30vous êtes chercheur
00:23:31associé à l'Institut
00:23:32d'études de stratégie
00:23:33et de défense
00:23:34à Lyon 3
00:23:35Jean Moulin
00:23:35auteur de
00:23:37aux éditions du Seuil
00:23:39Je parlais à propos
00:23:39de ce qui s'est passé
00:23:40ces dernières heures
00:23:40encore dans le détroit d'Hormuz
00:23:41Général
00:23:42d'un beau coup de chaud
00:23:43sur le Moyen-Orient
00:23:44d'un coup de pression
00:23:45énième coup de pression
00:23:49des Iraniens
00:23:51alors que
00:23:53l'espoir
00:23:53semble se trouver
00:23:54de tous côtés
00:23:55quant à un éventuel accord
00:23:56dans les prochains jours
00:23:57Alors oui
00:23:58énième coup de pression
00:23:59autour du détroit d'Hormuz
00:24:00qui constitue
00:24:01l'un des
00:24:03points d'achoppement
00:24:04entre les Etats-Unis
00:24:05et l'Iran
00:24:05L'Iran
00:24:06dans ses négociations
00:24:09dit
00:24:09c'est à moi
00:24:10et je veux
00:24:10contrôler
00:24:11et imposer
00:24:12de nouvelles règles
00:24:13et les Américains
00:24:15disent non
00:24:15normalement
00:24:16liberté de navigation
00:24:18ce qui était le cas
00:24:19bien sûr
00:24:19avant le déclenchement
00:24:20de la guerre
00:24:20Bon
00:24:22actuellement
00:24:22on voit bien
00:24:23qu'il y a des bateaux
00:24:25qui essayent
00:24:25de sortir
00:24:26du Golfe
00:24:27donc
00:24:29qui sont donc
00:24:31obligés
00:24:31de passer
00:24:32en fait
00:24:32le long
00:24:33de la côte
00:24:34d'Omane
00:24:35c'est à dire
00:24:35la partie sud
00:24:36du détroit
00:24:37et ils sont censés
00:24:38être sous la protection
00:24:39d'une bulle
00:24:42militaire américaine
00:24:43censée vous dites
00:24:44oui parce que
00:24:45on le voit bien
00:24:46il n'y a pas de bateaux
00:24:47américains
00:24:48escortants
00:24:48c'est essentiellement
00:24:49un dispositif
00:24:50à base
00:24:50les Américains
00:24:51eux ils disent
00:24:51on a abattu
00:24:52des drones iraniens
00:24:53cette nuit
00:24:53qui visaient
00:24:54des navires commerciaux
00:24:55mais le trafic maritime
00:24:57dans le détroit
00:24:58reste fluide
00:24:59oui non
00:24:59il n'est pas fluide
00:25:01il faut bien comprendre
00:25:02ça m'a surpris moi aussi
00:25:02quand j'ai lu ça
00:25:03bien entendu
00:25:03il faut bien comprendre
00:25:04que le discours
00:25:05est très ambigu
00:25:06parce qu'on le voit
00:25:08il y a un vrai risque
00:25:09pour les bateaux
00:25:09donc là
00:25:10c'est la question
00:25:10de la responsabilité
00:25:12à la fois des armateurs
00:25:13et des capitaines
00:25:15commandant les bateaux
00:25:15donc il y a une prise
00:25:16de risque
00:25:17et on ne peut pas dire
00:25:18que la navigation
00:25:19est libre
00:25:20et en toute sécurité
00:25:21et donc visiblement
00:25:22cette nuit
00:25:23des bateaux
00:25:24censés passer
00:25:25sous protection américaine
00:25:27ont essayé de passer
00:25:27l'attaque de drones
00:25:29ils ont été abattus
00:25:30ce qui est nouveau
00:25:31par rapport aux épisodes
00:25:32précédents
00:25:33des semaines
00:25:34qu'on vient de vivre
00:25:35c'est que
00:25:36ça s'est limité
00:25:37à la destruction
00:25:38des drones
00:25:39il n'y a pas eu
00:25:39de réplique
00:25:40alors que
00:25:40voilà
00:25:41de tir de missiles
00:25:41mais on est dans ce contexte
00:25:43d'extrême tension
00:25:44et il va falloir voir
00:25:46comment tout ça
00:25:46va évoluer
00:25:47notamment au regard
00:25:48des négociations
00:25:50qui sont en cours
00:25:51mais d'ailleurs
00:25:51on va parler des négociations
00:25:53et de la perspective
00:25:54des espoirs
00:25:55de la signature
00:25:56d'un protocole d'accord
00:25:57peut-être dans les prochains jours
00:25:59d'ici à lundi
00:26:00rêvons un peu
00:26:01mais Anthony Dabila
00:26:02puisque justement
00:26:04Ormuz
00:26:04est au cœur
00:26:05des discussions
00:26:06comment ça se passerait
00:26:07le déblocage
00:26:08est-ce que
00:26:08les européens
00:26:10notamment
00:26:10seraient mis à contribution
00:26:12d'une manière
00:26:13ou d'une autre
00:26:14oui alors
00:26:15on sait qu'il y a
00:26:15le porte-avions
00:26:17Charles de Gaulle
00:26:17et le groupe aéronaval
00:26:18qui l'accompagne
00:26:19qui est dans la zone
00:26:20le président de la république
00:26:22a déclaré
00:26:23qu'une fois que
00:26:24le conflit
00:26:25serait terminé
00:26:26il y aurait une force
00:26:28d'interposition
00:26:28française
00:26:29européenne
00:26:30qui viendrait
00:26:31stabiliser la situation
00:26:32c'est suffisamment flou
00:26:34pour qu'on ne sache pas
00:26:34exactement
00:26:35à quel moment
00:26:35elle viendrait
00:26:36s'interposer
00:26:37mais
00:26:37d'après le déroulement
00:26:39du scénario
00:26:40actuel
00:26:41et bien
00:26:41ce ne sera pas
00:26:42avant la signature
00:26:43voire encore
00:26:44avec des assurances
00:26:46supplémentaires
00:26:46à quel moment
00:26:47la France
00:26:48et les pays européens
00:26:50viendront
00:26:51s'interposer
00:26:52sur surajouter
00:26:53à la bulle
00:26:54de protection
00:26:55dont parlait le général
00:26:56c'est toute la question
00:26:57et cela
00:26:58dépend aussi
00:26:59du niveau
00:27:00d'engagement
00:27:01que la France
00:27:01est prête à mettre
00:27:02dans ce conflit
00:27:03qui est la dynamique
00:27:05pour l'instant
00:27:05c'est qu'elle veut rester
00:27:06le plus extérieur possible
00:27:08écoutons le chef
00:27:09de la diplomatie iranienne
00:27:10qui s'est exprimé
00:27:11ces dernières heures
00:27:14notre position
00:27:15a toujours été
00:27:17que la seule façon
00:27:18de gérer les stocks
00:27:19de matières enrichies
00:27:20en particulier
00:27:21les matières
00:27:22qui le sont
00:27:22à 60%
00:27:23est de les diluer
00:27:24en Iran
00:27:26le chef de la diplomatie
00:27:27iranienne
00:27:28qui avant
00:27:28de parler du nucléaire
00:27:30on va y revenir
00:27:31nous-mêmes
00:27:31a confié
00:27:33ses espoirs
00:27:34dans la signature
00:27:35d'un protocole
00:27:36d'un protocole
00:27:37d'accord
00:27:37dans les prochains jours
00:27:40Clémence Renard
00:27:40nous attend
00:27:42à Washington
00:27:43bonjour Clémence
00:27:44que contient
00:27:45le protocole
00:27:46d'accord
00:27:46selon les américains
00:27:47parce qu'il y a vraiment
00:27:48des versions
00:27:49très différentes
00:27:50selon qu'on se place
00:27:51du côté iranien
00:27:51ou américain
00:27:52en particulier
00:27:53sur certains sujets
00:27:54côté américain
00:27:55ça donne quoi
00:27:55ce stade
00:27:56de ce que vous savez
00:27:59ce que l'on sait
00:28:00c'est que 5 points
00:28:00ont été présentés
00:28:02par un haut responsable
00:28:03américain
00:28:03hier à l'AFP
00:28:04après que Donald Trump
00:28:05ait fustigé
00:28:06en l'Iran
00:28:07d'avoir selon lui
00:28:07divulgué
00:28:08de fausses informations
00:28:09concernant le contenu
00:28:10de cet accord
00:28:115 points
00:28:11qu'auraient donc
00:28:12accepté les iraniens
00:28:14les voici
00:28:14d'abord l'uranium
00:28:15enrichi en Iran
00:28:16serait détruit
00:28:17et enlevé
00:28:18le programme nucléaire
00:28:19serait démantelé
00:28:20les avoir gelés
00:28:20iraniens
00:28:21ne seraient pas débloqués
00:28:22tant que l'Iran
00:28:23n'aurait pas respecté
00:28:24ses engagements prévus
00:28:25dans cet accord
00:28:26le détroit d'Ormuz
00:28:28serait rouvert
00:28:28et enfin l'Iran
00:28:29se serait également
00:28:30engagé
00:28:31à ne pas financer
00:28:32de groupes terroristes
00:28:32cet accord
00:28:33inclurait également
00:28:34le Liban
00:28:35et un haut responsable
00:28:36américain
00:28:36a dit à l'AFP
00:28:37être optimiste
00:28:38sur le fait
00:28:38que cet accord
00:28:39convienne à Israël
00:28:40et aux pays du Golfe
00:28:41en ce qui concerne
00:28:42les modalités
00:28:42de signature
00:28:43cette fois
00:28:44Washington évoque
00:28:45une signature
00:28:45ce week-end
00:28:46ou en début de semaine
00:28:47en Europe
00:28:48Clémence Renard
00:28:49avec Marion
00:28:49Delpierre Washington
00:28:50d'ici
00:28:51pour BFM TV
00:28:52David Rigou les roses
00:28:54comment imaginer
00:28:57un protocole d'accord
00:28:58signé dans les prochains jours
00:28:59quand les deux parties
00:29:00disent
00:29:00qu'on n'en a jamais été
00:29:01aussi proches
00:29:02tout en présentant
00:29:04une version
00:29:07chacune diamétralement
00:29:08opposée
00:29:08ou pas loin
00:29:09sur certains sujets
00:29:10on va les détailler ensuite
00:29:11oui c'est pour ça
00:29:12qu'il faut éviter
00:29:12de spéculer
00:29:13avant d'avoir
00:29:14les termes exacts
00:29:15de l'accord
00:29:15comment vous jaugez
00:29:16la situation
00:29:17actuellement
00:29:17d'ailleurs
00:29:18il y a une déclaration
00:29:19de Abbas Arachid
00:29:19justement
00:29:20le ministre
00:29:20des affaires étrangères
00:29:21que vous m'avez cité
00:29:22en disant
00:29:22qu'il fallait se garder
00:29:24de spéculer
00:29:25sur le détail
00:29:26de l'accord
00:29:27qui n'a pas été rendu public
00:29:28donc en l'occurrence
00:29:30on est très proche
00:29:31effectivement
00:29:31il l'a dit
00:29:32puis les pakistanais
00:29:33ça bouge
00:29:33et puis il y aura
00:29:35quelque chose
00:29:35la question c'est
00:29:36effectivement
00:29:37le narratif
00:29:38qui sera associé
00:29:39aux termes de l'accord
00:29:41c'est un sujet sensible
00:29:42y compris pour Hormuz
00:29:43puisque Abbas Arachid
00:29:44a reconnu
00:29:45que l'instauration
00:29:46d'un péage
00:29:47n'est pas recevable
00:29:49dans le droit international
00:29:50il l'a dit
00:29:50mais qu'il pouvait y avoir
00:29:51des frais de gestion
00:29:52donc c'est une manière
00:29:53aussi en interne
00:29:56de donner des gages
00:29:58aux radicaux
00:29:59qui veulent maintenir
00:30:00la mainmise
00:30:00justement
00:30:01sur les détroits
00:30:02alors qu'ils savent
00:30:03que ce n'est pas possible
00:30:03en tant que tel
00:30:04on peut imaginer
00:30:04un protocole
00:30:05un moment fort
00:30:06dans les prochains jours
00:30:07avec un protocole d'accord
00:30:09qui serait signé
00:30:10à distance
00:30:11prévienne les iraniens
00:30:13mais qui ensuite
00:30:14serait sujet
00:30:15à interprétation
00:30:16et ok super
00:30:17on aurait un protocole d'accord
00:30:18mais
00:30:19qui serait diversement apprécié
00:30:22par les américains
00:30:23et par les iraniens
00:30:23à partir du moment
00:30:24où les choses sont consignées
00:30:25par écrit
00:30:25il y aura des paramètres précis
00:30:27même s'il y a un flou
00:30:28sur les modalités
00:30:29de son application
00:30:31le problème
00:30:32c'est que pour l'instant
00:30:32on ne l'a pas
00:30:32le texte
00:30:33et vous évoquez
00:30:35une signature à distance
00:30:36qui peut paraître
00:30:37assez curieux
00:30:38quand même
00:30:38pour un accord
00:30:39aussi important
00:30:40on a évoqué Genève
00:30:42il y aurait même
00:30:42des vols américains
00:30:43qui prépareraient potentiellement
00:30:44l'avenue de J.D. Vance
00:30:45pour une signature
00:30:47et qui ne serait pas
00:30:48pour le coup
00:30:49qui serait physique
00:30:50mais il y a beaucoup
00:30:51beaucoup d'incertitudes
00:30:52tout simplement
00:30:53parce que les deux parties
00:30:54ne peuvent pas admettre
00:30:55qu'ils font des compromis
00:30:57éventuels
00:30:57et notamment du côté iranien
00:31:00mais aussi du côté américain
00:31:01puisqu'on le voit
00:31:02sur la question libanaise
00:31:03qui normalement
00:31:03était dissociée
00:31:04de manière préalable
00:31:06et qui manifestement
00:31:07serait intégrée
00:31:08justement dans le cadre
00:31:09d'un cessez-le-feu élargi
00:31:10et ça c'est une demande iranienne
00:31:12et puis après du côté iranien
00:31:13il y a évidemment
00:31:14le fait de l'intransigeance
00:31:15mais qui ne pourra pas
00:31:16être maintenu
00:31:16sur un certain nombre de choses
00:31:17parce qu'il y a un verrou
00:31:19qui sera le vrai test
00:31:20c'est le dégel des fonds
00:31:23et c'est ça qui sera
00:31:24or les américains
00:31:25ont dit que ce dégel
00:31:26ne pourrait intervenir
00:31:27qu'à partir du moment
00:31:28où il y aurait
00:31:29le début d'une mise en oeuvre
00:31:31des clauses d'application
00:31:32et pour l'instant
00:31:33on n'en est pas là
00:31:34sur le nucléaire
00:31:34hier Washington
00:31:36a affirmé que l'Iran
00:31:37avait accepté
00:31:37de démanteler
00:31:38son programme nucléaire
00:31:39ce n'est pas la première fois
00:31:40que Washington
00:31:41dit ceci
00:31:42comme ça fait à peu près
00:31:4340 fois que Donald Trump
00:31:44promet l'imminence
00:31:46de la signature d'un accord
00:31:48c'est un des comptes
00:31:48fait par nos confrères
00:31:49américains de CNN
00:31:51de l'autre côté
00:31:51on a une agence
00:31:52de presse iranienne
00:31:53qui assure
00:31:53que dans l'ébauche
00:31:54du protocole d'accord
00:31:55figure le droit
00:31:56à l'enrichissement d'uranium
00:31:57justement
00:31:57retrouvons Siavoch Ghazi
00:31:58à Téhéran
00:31:59Siavoch
00:32:00que disent
00:32:02les Iraniens
00:32:03que répond
00:32:04en quelque sorte
00:32:05le régime iranien
00:32:05sur ce sujet
00:32:06ultra sensible
00:32:07du nucléaire
00:32:09le ministre
00:32:10iranien
00:32:10des effets étrangères
00:32:11qui intervenait
00:32:12à la télévision d'Etat
00:32:12hier soir
00:32:13a été très clair
00:32:14donc lors de la première phase
00:32:16qui va durer 60 jours
00:32:18il n'est pas question
00:32:19de discuter
00:32:20du dossier nucléaire
00:32:21donc
00:32:22un démenti
00:32:23des affirmations américaines
00:32:25pour l'instant
00:32:26ce que
00:32:26a-t-il affirmé
00:32:27l'Iran
00:32:28pourrait faire
00:32:28c'est
00:32:30de diluer
00:32:31les stocks d'uranium
00:32:33enrichis
00:32:33notamment
00:32:33les fameux
00:32:34450 kg
00:32:35enrichis
00:32:36à 60%
00:32:37pas question
00:32:37de les envoyer
00:32:38à l'étranger
00:32:39donc une dilution
00:32:40qui pourrait amener
00:32:42le degré
00:32:42d'enrichissement
00:32:43à 20%
00:32:44ou
00:32:453,67%
00:32:47beaucoup d'experts
00:32:48estiment
00:32:49et affirment
00:32:50que l'Iran
00:32:50ne doit pas
00:32:51faire baisser
00:32:52le niveau d'enrichissement
00:32:52à moins de 20%
00:32:53parce qu'il y a toujours
00:32:55la menace
00:32:56de nouvelles frappes
00:32:57de nouvelles actions
00:32:58militaires israéliennes
00:32:59contre l'Iran
00:33:00mais aussi américaines
00:33:01contre l'Iran
00:33:02et ça sera
00:33:02un bouclier
00:33:03pour Téhéran
00:33:04parce que si jamais
00:33:05il y a une nouvelle guerre
00:33:06et bien l'Iran
00:33:07pourrait riposter
00:33:08et donc
00:33:09et même
00:33:10s'il y a par exemple
00:33:11des frappes
00:33:12avec des bombes
00:33:13nucléaires tactiques
00:33:14l'Iran pourrait utiliser
00:33:15cet enrichissement
00:33:16pour frapper
00:33:17à son tour
00:33:18Israël
00:33:19avec ce qu'on appelle
00:33:20des bombes sales
00:33:20et donc pas question
00:33:21de faire baisser
00:33:22le niveau d'enrichissement
00:33:23à moins de 20%
00:33:24c'est ce que disent
00:33:25les experts ici
00:33:26à Téhéran
00:33:26ce document de dopage
00:33:28sera signé
00:33:29de manière séparée
00:33:30et il n'y aura donc
00:33:31pas de cérémonie non plus
00:33:32pour ne pas faire plaisir
00:33:33aux américains
00:33:34chaque pays
00:33:35signera le document
00:33:36donc dans sa capitale
00:33:38donc il n'y aura pas
00:33:39de cérémonie
00:33:40qui permettrait
00:33:40aux Etats-Unis
00:33:41de dire
00:33:43qu'ils ont obtenu
00:33:44donc
00:33:44c'est une victoire
00:33:46pour les Etats-Unis
00:33:47ou utiliser ça
00:33:47comme
00:33:49un moyen
00:33:50de montrer
00:33:50qu'ils ont imposé
00:33:51à l'Iran
00:33:52leur volonté
00:33:53ce qui n'est pas le cas
00:33:54puisque le cessez-le-feu
00:33:55concerne également
00:33:56le Liban
00:33:57l'Iran garde
00:33:58le contrôle
00:33:59sur le détroit
00:34:00d'Urmuz
00:34:00et les avoirs iraniens
00:34:02seront débloqués
00:34:02par les Etats-Unis
00:34:04Siabosh
00:34:05s'y faisait allusion
00:34:05au propos du chef
00:34:07de la diplomatie iranienne
00:34:08ces dernières heures
00:34:09réécoutons
00:34:09Rakhir
00:34:12Notre position
00:34:13a toujours été
00:34:14que la seule façon
00:34:15de gérer les stocks
00:34:16de matières enrichies
00:34:18en particulier
00:34:19les matières
00:34:19qui le sont
00:34:20à 60%
00:34:21est de les diluer
00:34:22en Iran
00:34:24le ministre iranien
00:34:25des affaires étrangères
00:34:26qui préconise
00:34:27donc une dilution
00:34:28sur le sol iranien
00:34:29de ces stocks
00:34:30d'uranium
00:34:31enrichis
00:34:32à 60%
00:34:32donc les fameux
00:34:33quelques 400 kilos
00:34:37diluer l'uranium
00:34:38à un taux inférieur
00:34:39à 5%
00:34:39loin des 90% requis
00:34:40pour fabriquer
00:34:41la bombe nucléaire
00:34:41permettrait d'éloigner
00:34:42considérablement
00:34:43la menace
00:34:44d'un enrichissement
00:34:44à des fins militaires
00:34:46mais dans les faits
00:34:47encore une fois
00:34:48dans les faits
00:34:48qu'est-ce qui peut se passer
00:34:50si l'on tente
00:34:51d'être pragmatique
00:34:52je dirais
00:34:52Général Pélistrandi
00:34:53la meilleure option
00:34:56c'est effectivement
00:34:57la dilution
00:34:59de ces stocks
00:34:59alors qu'à priori
00:35:00ils sont sous terre
00:35:02il faudrait d'abord
00:35:02aller les chercher
00:35:03et éventuellement
00:35:05impérativement
00:35:06sous le contrôle
00:35:07de l'AIEA
00:35:07l'agence internationale
00:35:08pour l'énergie atomique
00:35:09qui serait en quelque sorte
00:35:11une garantie
00:35:11de sécurité
00:35:12mais on voit mal
00:35:15les Iraniens
00:35:15alors les Iraniens
00:35:16pourraient encore
00:35:17accepter ce volet-là
00:35:19mais certainement pas
00:35:21le fait que
00:35:23les matériaux dilués
00:35:25seraient transférés
00:35:26à l'extérieur
00:35:28de l'Iran
00:35:29éventuellement
00:35:30peut-être Russie
00:35:31ou Chine
00:35:31ce que les Américains
00:35:32ne veulent pas
00:35:33le paradoxe
00:35:34est que
00:35:35Donald Trump
00:35:37a enclenché
00:35:38cette guerre
00:35:39sous prétexte
00:35:40que les Iraniens
00:35:41étaient à
00:35:42quelques jours
00:35:43quelques semaines
00:35:44d'avoir
00:35:44la bombe nucléaire
00:35:46et dans
00:35:46les discussions
00:35:47il est dit que
00:35:48les discussions
00:35:49autour du nucléaire
00:35:50se feront
00:35:50après
00:35:51les 60 jours
00:35:53donc
00:35:53on voit bien
00:35:54que
00:35:55tout le
00:35:56narratif
00:35:56de Donald Trump
00:35:57pour justifier
00:35:58la guerre
00:35:59est en train
00:36:00de s'envoler
00:36:01en fumée
00:36:02avec les Iraniens
00:36:03qui cherchent
00:36:04à gagner du temps
00:36:05Trump
00:36:05parfois peut sembler
00:36:06ne pas être
00:36:07le meilleur diplomate
00:36:08sur certains sujets
00:36:10en particulier
00:36:10mais David Rigouleros
00:36:11dans le passé
00:36:12il y a une dizaine
00:36:13d'années
00:36:13on a vu que
00:36:14les Iraniens
00:36:15pouvaient transiger
00:36:16notamment sur le nucléaire
00:36:18oui mais ça a pris
00:36:19des années
00:36:20et c'était
00:36:20ciselé
00:36:21c'était
00:36:22la moindre virgule
00:36:23était sous-pesée
00:36:24ça demandait
00:36:25des semaines
00:36:26de négociation
00:36:26les Iraniens
00:36:28sont des experts
00:36:28de la négociation
00:36:29donc en l'occurrence
00:36:30ça cadre mal
00:36:32avec le logiciel
00:36:32un peu précipité
00:36:33évidemment
00:36:34de Donald Trump
00:36:35il a sous-estimé
00:36:36la capacité
00:36:38effectivement
00:36:39de la stratégie
00:36:41iranienne
00:36:41qui est asymétrique
00:36:42mais qui peut être
00:36:43très efficace
00:36:44dans le temps long
00:36:45et là en l'occurrence
00:36:46pour le nucléaire
00:36:47c'est ce qui est
00:36:47très intéressant
00:36:48c'est qu'on vient
00:36:48d'apprendre par CNN
00:36:49que les entrées
00:36:50justement des sites
00:36:51où seraient stockés
00:36:52les 440 kilos
00:36:54ont été bouchés
00:36:55minés
00:36:55et donc ça va être
00:36:57très difficile
00:36:57d'aller les chercher
00:36:58quand bien même
00:36:59il y aurait
00:36:59un accord de principe
00:37:01parce que
00:37:02sa mise en application
00:37:04effective
00:37:04serait complexifiée
00:37:06voire hypothéquée
00:37:07justement
00:37:09par la réalité
00:37:09du terrain
00:37:10donc
00:37:10il y a une stratégie
00:37:12évidemment
00:37:12de dilution
00:37:13temporelle
00:37:14justement
00:37:14de la part
00:37:15des Iraniens
00:37:16parce que
00:37:17c'est leur habileté
00:37:18ils ont l'habitude
00:37:19et effectivement
00:37:20même s'il y avait
00:37:21la signature
00:37:21ce serait très compliqué
00:37:23parce qu'il y a
00:37:24non seulement
00:37:24les 440 kilos
00:37:25en question
00:37:26mais il y a
00:37:26surtout 10 tonnes
00:37:27par ailleurs
00:37:29qui s'ajoutent
00:37:29alors on y pense moins
00:37:30mais ces 10 tonnes
00:37:31c'est susceptible
00:37:32justement
00:37:33d'enrichir
00:37:34s'il n'y a pas
00:37:35une supervision
00:37:35explicite de l'AEUA
00:37:37et d'ailleurs
00:37:37à cet égard
00:37:38le directeur de l'AEUA
00:37:40qui a été critiqué
00:37:41pour sa position
00:37:41dite politique
00:37:42par les autorités iraniennes
00:37:43ce qu'elle n'est pas
00:37:44il est dans son rôle
00:37:45de technicien
00:37:46a dit qu'il y a aussi
00:37:47il y avait un accord
00:37:47il faudrait qu'il y ait
00:37:48une surveillance
00:37:50extrêmement soutenue
00:37:51justement de l'agence
00:37:52hier
00:37:53le premier ministre israélien
00:37:54a assuré que Trump
00:37:55et lui étaient
00:37:56je cite entièrement d'accord
00:37:57pour que l'Iran
00:37:58n'ait jamais la bombe
00:37:59à propos d'Israël
00:38:00bonjour Hugo Smag
00:38:01vous êtes au Liban
00:38:02vous êtes à Tel Aviv
00:38:04pardon
00:38:05pour BFMTV
00:38:06avec Nicolas de Roussy
00:38:07parce que l'autre point
00:38:08d'achoppement majeur
00:38:09c'est le front libanais
00:38:10voilà justement
00:38:11et selon Washington
00:38:12l'accord en discussion
00:38:13avec l'Iran
00:38:13inclut bien le Liban
00:38:14comme réclamé par Téhéran
00:38:15mais est-ce qu'on sait
00:38:16sa chemine vers une forme
00:38:17d'échec pour
00:38:18Benyamin Netanyahou
00:38:19dans ce cas
00:38:22oui effectivement
00:38:23d'autant plus
00:38:24qu'il joue sa survie politique
00:38:25dans cette guerre
00:38:26et lorsque l'on lit
00:38:26la presse israélienne
00:38:28et les éditorialistes
00:38:29ici
00:38:30et bien ce que l'on peut dire
00:38:31c'est qu'ils ne sont pas tendres
00:38:32avec Benyamin Netanyahou
00:38:33on apprend notamment
00:38:34qu'il a été surpris
00:38:35par les propos de Donald Trump
00:38:36cela veut dire
00:38:37qu'il n'avait pas été consulté
00:38:38cela donne une très mauvaise image
00:38:40du premier ministre
00:38:41on a l'impression effectivement
00:38:42que désormais
00:38:42c'est Donald Trump
00:38:43qui a la main
00:38:43et non plus Benyamin Netanyahou
00:38:45sur cette guerre
00:38:47et donc forcément
00:38:48l'opinion publique
00:38:49ici
00:38:49en pâtit énormément
00:38:51et notamment parce que
00:38:52ici les gens
00:38:53continuent d'être pour
00:38:54les affrontements
00:38:55avec le Hezbollah
00:38:56qui continue
00:38:57Benyamin Netanyahou
00:38:58qui doit se représenter
00:38:59aux législatives
00:38:59en octobre prochain
00:39:01et donc qui joue
00:39:02beaucoup dans cette guerre
00:39:03et pour le moment
00:39:04et bien si l'on regarde
00:39:05sur les différents fronts
00:39:06il n'a obtenu
00:39:06aucun des objectifs
00:39:07qu'il avait promis
00:39:08que ce soit à Gaza
00:39:09que ce soit en Iran
00:39:10ou encore au Liban
00:39:11le seul point positif
00:39:12pour lui
00:39:12de ce que l'on apprend hier
00:39:14par un haut responsable américain
00:39:15c'est que
00:39:16dans cet accord
00:39:17il pourrait y avoir
00:39:17quand même
00:39:18une clause d'autodéfense
00:39:20pour Israël
00:39:20dans le cas où par exemple
00:39:21si l'Iran continue
00:39:22de financer le Hezbollah
00:39:23ou si le Hezbollah
00:39:24continue d'attaquer Israël
00:39:27alors Israël pourra répondre
00:39:28avec Nicolas de Roussi
00:39:30à Tel Aviv
00:39:30Anthony Dabila
00:39:31pendant ce temps-là
00:39:32l'armée israélienne frappe
00:39:34ça se passe en ce moment même
00:39:36le sud du Liban
00:39:37oui il y a une accélération
00:39:38des opérations
00:39:39on l'a vu à plusieurs reprises
00:39:41avant les cessez-le-feu
00:39:42qu'on a imposé à Israël
00:39:44et là
00:39:45Benjamin Netanyahou
00:39:46mais Israël en général
00:39:47parce que les opposants
00:39:48qui l'affronteront
00:39:49dans les élections
00:39:49sont d'accord
00:39:50il faut un gain
00:39:51que ce soit
00:39:52un affaiblissement concret
00:39:53du Hezbollah
00:39:55une clause d'autodéfense
00:39:56qui soit bien formulée
00:39:58il faut quelque chose
00:39:59et Benjamin Netanyahou
00:40:00est sûrement à la manœuvre
00:40:01en coulisses
00:40:01Merci à tous les trois
00:40:02dans quelques instants
00:40:03on refait le point
00:40:04sur l'enquête
00:40:05sur le meurtre de Liana
00:40:06au lendemain des obsèques
00:40:08de la jeune fille
00:40:09de 11 ans à Florence
00:40:10à tout de suite
00:40:13Il est 11h
00:40:13soyez les bienvenus
00:40:14si vous nous rejoignez
00:40:15dans BFM direct
00:40:15au lendemain des obsèques
00:40:16de Liana
00:40:17on fait le point
00:40:17sur l'enquête
00:40:18sur le meurtre
00:40:19de la fille de 11 ans
00:40:20de nombreuses questions
00:40:20restent sans réponse
00:40:21à commencer par les causes
00:40:22de sa mort
00:40:23que l'autopsie
00:40:24n'a pas encore permis
00:40:25de déterminer
00:40:26on va voir ensemble
00:40:26comment travaillent
00:40:27les enquêteurs
00:40:28mais aussi ce qui attend
00:40:28désormais
00:40:29le principal suspect
00:40:30dans ce dossier
00:40:31comme dans d'autres
00:40:31puisque Jérôme Barrella
00:40:32est ou a été
00:40:34mis en cause
00:40:34depuis près de 10 ans
00:40:35dans 9 procédures
00:40:37d'écritage et réaction
00:40:38à suivre
00:40:38et puis on se penche
00:40:39également
00:40:40dans cette deuxième heure
00:40:41sur ces deux nouvelles plaintes
00:40:43on vient de la prendre
00:40:44déposée hier
00:40:46contre Patrick Bruel
00:40:47l'une pour viol
00:40:48l'autre pour tentative
00:40:49de viol
00:40:50le chanteur
00:40:50est depuis cette semaine
00:40:51mise en examen
00:40:52sous contrôle
00:40:53judiciaire
00:41:098 jours après la découverte
00:41:10de son corps
00:41:11les obsèques de Liana
00:41:1211 ans
00:41:12ont été célébrés
00:41:13hier après-midi
00:41:15à Florence
00:41:15le meurtre de la fillette
00:41:16continue de secouer le pays
00:41:17un meurtre sur lequel
00:41:18flotte encore énormément
00:41:19de mystères
00:41:20Boris Carlamo
00:41:21vous êtes à Florence
00:41:22justement pour BFM TV
00:41:23une ville qui reste
00:41:25comme paralysée
00:41:25face à l'horreur
00:41:26et face aux nombreuses
00:41:27questions encore
00:41:28sans réponse
00:41:31absolument
00:41:31des habitants
00:41:32qui attendent
00:41:32des réponses
00:41:33à leurs questions
00:41:34et Dieu sait
00:41:34qu'elles sont
00:41:35nombreuses aujourd'hui
00:41:368 jours que le corps
00:41:36de Liana
00:41:37a été retrouvé
00:41:38par les gendarmes
00:41:39et les investigations
00:41:40menées par la section
00:41:41de recherche de Toulouse
00:41:42se poursuivent
00:41:44la première autopsie
00:41:44vous le savez
00:41:45elle n'a pas permis
00:41:46de détecter
00:41:47d'identifier
00:41:48les causes
00:41:48de la mort
00:41:49de l'enfant
00:41:50il y a donc
00:41:50des expertises
00:41:51complémentaires
00:41:52qui ont été ordonnées
00:41:53ces expertises
00:41:54justement
00:41:54elles sont toujours
00:41:55en cours
00:41:55dans un laboratoire
00:41:57un travail minutieux
00:41:58qui peut prendre du temps
00:41:59une quinzaine de jours
00:42:00peut-être
00:42:01nous confie
00:42:02une source
00:42:02proche de l'enquête
00:42:03et puis il y a
00:42:04cette voiture
00:42:04ce véhicule
00:42:05qui est au coeur
00:42:05de toutes les investigations
00:42:07à savoir celui
00:42:07de Jérôme Barrella
00:42:09puisque c'est dans
00:42:09cette voiture
00:42:10que Liana
00:42:11a été vue
00:42:11pour la toute
00:42:12dernière fois
00:42:13c'était le 29 mai
00:42:14dernier
00:42:15cette voiture
00:42:16elle a été
00:42:17expertisée
00:42:18à l'IRCGN
00:42:19c'est l'institut
00:42:20de recherche criminelle
00:42:20de la gendarmerie nationale
00:42:21situé à Pontoise
00:42:22dans la banlieue
00:42:23parisienne
00:42:25et d'après
00:42:25nos informations
00:42:26ces expertises
00:42:27elles sont donc
00:42:28désormais terminées
00:42:28mais les enquêteurs
00:42:29maintenant doivent
00:42:30désormais exploiter
00:42:31toutes les données
00:42:32qui ont été
00:42:33extraites
00:42:34de ce véhicule
00:42:35c'est un modèle
00:42:36ancien
00:42:37ce qui complique
00:42:38la tâche des enquêteurs
00:42:39il y a donc
00:42:40moins d'informations
00:42:41à récolter
00:42:42que dans un véhicule
00:42:43moderne
00:42:44bref
00:42:45tout un tas
00:42:45de questions
00:42:46qui restent
00:42:47à ce stade
00:42:47sans réponse
00:42:48des questions
00:42:48qui seront bien évidemment
00:42:49posées au principal suspect
00:42:51dans cette affaire
00:42:52à savoir Jérôme Barrella
00:42:54puisqu'il sera
00:42:55convoqué
00:42:55dans le bureau
00:42:57du juge d'instruction
00:42:58du tribunal judiciaire
00:42:59d'agent
00:43:00pour qu'il puisse
00:43:02répondre
00:43:02sur la mort
00:43:04de Liana
00:43:04puisqu'on va rappeler
00:43:05qu'à ce stade
00:43:05il a été mis en examen
00:43:06que pour enlèvement
00:43:08et séquestration
00:43:09sur mineurs
00:43:10de 15 ans
00:43:11il y a 8 jours
00:43:13nous avons donc
00:43:13les enquêteurs
00:43:14ont retrouvé
00:43:14le corps
00:43:15de Liana
00:43:16il va falloir
00:43:17donc que Jérôme Barrella
00:43:18s'explique
00:43:19sur la mort
00:43:20de cet enfant
00:43:21âgé de 11 ans
00:43:21dont les obsèques
00:43:22se sont déroulés
00:43:23ici
00:43:23hier
00:43:23à Florence
00:43:24Merci Boris
00:43:25avec Annaëlle
00:43:26le teneu
00:43:26à Florence
00:43:27dans le Gers
00:43:27pour BFM TV
00:43:28Bonjour Paul Conch
00:43:29journaliste police
00:43:30justice
00:43:30de BFM TV
00:43:32à vos côtés
00:43:32Florent Gattarias
00:43:33psycho-criminologue
00:43:34nous sommes également
00:43:35avec Maël Janton
00:43:35reporter Ligne Rouge
00:43:36vous êtes rentré
00:43:37cette semaine
00:43:37de Florence
00:43:38vous avez passé
00:43:39beaucoup de temps
00:43:40auprès des habitants
00:43:40vous avez recueilli
00:43:41nombre de témoignages
00:43:42et notamment
00:43:43de parents
00:43:44ou de victimes
00:43:45elles-mêmes
00:43:46de Jérôme Barrella
00:43:48qui reste à ce stade
00:43:49présumé innocent
00:43:51on le rappelle
00:43:51Hugo Capeli
00:43:52nous accompagne aussi
00:43:52pour la partie
00:43:53politique
00:43:54de ce qui est devenu
00:43:55un scandale national
00:43:56vous êtes journaliste
00:43:57politique BFM TV
00:43:58Myriam Gatch Benayoun
00:44:00est avec nous à distance
00:44:00bonjour maître
00:44:01vous représentez
00:44:02le père
00:44:03d'une victime
00:44:06de Jérôme Barrella
00:44:07il l'aurait
00:44:08agressé sexuellement
00:44:09il y a de cela
00:44:10plusieurs années
00:44:11on va y revenir
00:44:11avec vous
00:44:12dans quelques instants
00:44:13Alain Vasquez
00:44:13nous accompagne aussi
00:44:14vous êtes ancien
00:44:14commandant de police
00:44:15à la brigade criminelle
00:44:16de Paris
00:44:16bonjour
00:44:17depuis huit jours
00:44:18que l'émotion
00:44:18a pris le pas
00:44:19si je puis dire
00:44:19sur tout le reste
00:44:20vu l'émotion
00:44:21dans le pays
00:44:22tout entier
00:44:23on en oublierait presque
00:44:25que l'enquête se poursuit
00:44:26l'enquête sur le meurtre
00:44:27de Liana
00:44:27or elle continue
00:44:28bel et bien
00:44:29et les enquêteurs
00:44:30sont à pied d'oeuvre
00:44:31ils ont une pression
00:44:33monumentale
00:44:34comment travaille-t-il
00:44:35sur un dossier
00:44:36en particulier
00:44:37sur un dossier
00:44:37comme celui-là ?
00:44:38Écoutez
00:44:38les enquêteurs
00:44:40qui travaillent sur le dossier
00:44:42Liana
00:44:42ont amené
00:44:45une enquête criminelle
00:44:47je pourrais dire
00:44:49classique
00:44:50simplement
00:44:51bon il y a tout ce qui entoure
00:44:53évidemment
00:44:53l'émotion
00:44:54et il y a tout ce qui entoure
00:44:56les circonstances
00:44:57de cette mort
00:44:58et le fait
00:44:59que le suspect
00:45:01aurait dû être
00:45:04arrêté
00:45:05dans ses actions
00:45:08néfastes
00:45:09Actuellement
00:45:09il est en détention
00:45:10provisoire
00:45:11il n'y a pas d'aveu
00:45:12pour l'instant
00:45:12dans ce dossier
00:45:13c'est tenté que ce soit lui
00:45:13encore une fois
00:45:14restons prudents
00:45:15si jamais
00:45:16mais sur les éléments matériels
00:45:18par exemple
00:45:19il y a cette voiture
00:45:20le véhicule
00:45:21de Jérôme Barrella
00:45:23on sait
00:45:24que Jérôme Barrella
00:45:25a transporté
00:45:27Liana
00:45:28le jour de sa disparition
00:45:30mais ensuite
00:45:30comment on travaille ?
00:45:31Encore une fois
00:45:32mettons-nous dans la tête
00:45:33des enquêteurs
00:45:33en ce moment
00:45:37ils fonctionnent
00:45:38par cercle concentrique
00:45:39ils élargissent
00:45:41leur périmètre d'action
00:45:42au fur et à mesure
00:45:43parce qu'ils ont
00:45:44plein de questions
00:45:45auxquelles ils doivent
00:45:45encore répondre
00:45:46Bien sûr
00:45:47les recherches
00:45:49qui sont faites
00:45:49sur le véhicule
00:45:52doivent amener
00:45:54à trouver des traces
00:45:56des traces biologiques
00:45:58ou certaines traces
00:45:59ADN
00:46:00ou des cheveux
00:46:01on peut trouver
00:46:02ou des fibres vestimentaires
00:46:04Il y a 10 jours
00:46:04qu'ils sont sur la voiture
00:46:05en train de la démontrer
00:46:07c'est par pièce
00:46:07et essayer de trouver
00:46:08des traces
00:46:09Elle a été utilisée
00:46:11On sait que la victime
00:46:13la gamine
00:46:14est montée dans la voiture
00:46:15donc même si on retrouve
00:46:17des traces
00:46:18et si on retrouve
00:46:19de l'ADN
00:46:20il est évident
00:46:21que la défense
00:46:22aura beau jeu
00:46:23de dire
00:46:23d'expliquer
00:46:24que bah oui
00:46:25elle est montée
00:46:25mais ça on le sait
00:46:26c'est quelque chose
00:46:27d'établi
00:46:27puisqu'il a reconnu
00:46:31d'ailleurs lui-même
00:46:31qu'il avait prise en charge
00:46:33le jour de sa disparition
00:46:34donc il faut pas en attendre
00:46:36ce qu'on peut rechercher
00:46:37peut-être
00:46:38c'est des traces
00:46:39de sang
00:46:41et qui serait son sang
00:46:43à elle
00:46:44de manière
00:46:45à démontrer
00:46:47qu'il s'est passé
00:46:49quelque chose
00:46:49dans la voiture
00:46:50mais bon
00:46:50la scène de crime
00:46:52on la connaît pas exactement
00:46:53on sait
00:46:54on a découvert le corps
00:46:55et voilà
00:46:56donc les recherches
00:46:57d'ailleurs à travers
00:46:58les analyses complémentaires
00:46:59consécutives à l'autopsie
00:47:01on saura vraisemblablement
00:47:02si le corps
00:47:03qui a été retrouvé
00:47:03à quelques kilomètres
00:47:04de Florence
00:47:06dans une usine agricole
00:47:08désaffectée
00:47:09si ce corps
00:47:10le corps du Liana
00:47:11a été déplacé
00:47:11et déposé
00:47:12à cet endroit
00:47:13ou si la jeune fille
00:47:14a été tuée
00:47:15à cet endroit
00:47:15ça fait partie
00:47:16des zones d'ombre
00:47:17oui mais je pense
00:47:18qu'il va y avoir
00:47:19enfin surtout
00:47:21je ne connais pas
00:47:22je ne connais pas
00:47:23leur objectif
00:47:24mais
00:47:26les analystes
00:47:27toxicologiques
00:47:27de savoir
00:47:28si elle a été
00:47:30droguée
00:47:31si elle a été
00:47:32empoisonnée
00:47:32pourquoi pas
00:47:33on ne connaît pas
00:47:35les raisons exactes
00:47:37donc là on va avoir
00:47:38avec les analystes
00:47:39toxicologiques
00:47:40des réponses
00:47:41à certaines questions
00:47:41Paul
00:47:42pour l'instant
00:47:43on rappelle que
00:47:44Jérôme Barrière
00:47:44n'est pas
00:47:45mis en examen
00:47:46pour meurtre
00:47:47non absolument pas
00:47:48ça peut paraître étonnant
00:47:49mais rappelez-nous pourquoi
00:47:49ça peut paraître
00:47:50un semblant effectivement
00:47:51parce qu'au départ
00:47:51il avait été interpellé
00:47:53pour enlèvement
00:47:54et séquestration
00:47:55de la fille
00:47:56donc c'est pour ces chefs-là
00:47:57qu'il a été
00:47:58mis en examen
00:47:59c'est ensuite
00:47:59qu'on a découvert
00:48:00le corps de la fillette
00:48:01dans un silo à grains
00:48:03et donc
00:48:04dans les prochains jours
00:48:05très prochainement
00:48:06sans doute
00:48:07Jérôme Barrière
00:48:08sera
00:48:09fera l'objet
00:48:09d'un réquisitoire
00:48:11supplétif
00:48:12qui permettra
00:48:12d'élargir les faits
00:48:14au meurtre
00:48:15et il pourra être
00:48:16interrogé à ce titre-là
00:48:17à ce moment-là
00:48:17mais avant de le faire
00:48:19les enquêteurs
00:48:20attendent d'avoir
00:48:20suffisamment d'éléments
00:48:21à lui confronter
00:48:22des éléments de preuve
00:48:23de connaître aussi
00:48:24les causes de la mort
00:48:25de l'IANA
00:48:25d'avoir exploité
00:48:26le maximum
00:48:27de ce qu'il peut exploiter
00:48:28de sa voiture
00:48:28pour par exemple
00:48:29des données GPS
00:48:30et tout ça
00:48:31ça met du temps
00:48:32et c'est ce temps
00:48:32de l'enquête judiciaire
00:48:33qui explique
00:48:34disons ce délai
00:48:35qu'on ressent aujourd'hui
00:48:36dans l'interrogatoire
00:48:37de Jérôme Barrella
00:48:38Maître Getsch Benayoun
00:48:39je me tourne vers vous
00:48:40je rappelle
00:48:41que vous représentez
00:48:42une toute jeune fille
00:48:43qui aurait été agressée
00:48:44par Jérôme Barrella
00:48:45il y a de cela
00:48:46un an
00:48:47moins d'un an
00:48:47même
00:48:48vous représentez aussi
00:48:49son père
00:48:50j'imagine
00:48:51l'impatience
00:48:52des familles
00:48:54de victimes
00:48:55des plaignants
00:48:56des plaignantes
00:48:58de voir
00:48:59les enquêtes
00:49:00avancer
00:49:01certaines reprendre
00:49:03votre état d'esprit
00:49:04à vous
00:49:05aujourd'hui
00:49:06pour les jours
00:49:06et les semaines
00:49:06nous à venir
00:49:08qu'elle est-il
00:49:08alors aujourd'hui
00:49:12j'accompagne
00:49:13cette jeune fille
00:49:13elle va être entendue
00:49:14par l'enquêtrice
00:49:15lundi
00:49:18elle est
00:49:20effrayée
00:49:20bien entendu
00:49:21comme toute jeune
00:49:22victime
00:49:22d'agression sexuelle
00:49:24je ne connais pas
00:49:25précisément les faits
00:49:26j'ai pas voulu
00:49:26la bousculer
00:49:27elle est extrêmement
00:49:28murée dans le silence
00:49:32j'imagine
00:49:32qu'elle sait
00:49:33la mort de Liana
00:49:34j'ai pas voulu
00:49:35la questionner
00:49:36là-dessus non plus
00:49:37donc ça doit être
00:49:38extrêmement difficile
00:49:39pour elle
00:49:39ça l'est aussi
00:49:40pour le papa
00:49:40qui n'arrive plus
00:49:42à dormir
00:49:43c'est déjà
00:49:43violent de savoir
00:49:44que sa fille
00:49:46accuse un homme
00:49:47d'agression sexuelle
00:49:48mais en plus
00:49:48quand on sait
00:49:49que cet homme
00:49:49a été capable
00:49:50de faire ce qu'il a fait
00:49:52c'est très compliqué
00:49:55votre cliente
00:49:57qui est mineure
00:49:57va être
00:49:59entendue lundi
00:50:00vous nous le disiez
00:50:01à l'instant
00:50:02vous pouvez nous expliquer
00:50:03comment se passe
00:50:04un temps d'échange
00:50:05dans le cadre
00:50:06d'enquête et judiciaire
00:50:08comme celui-ci
00:50:11alors c'est en audition
00:50:13dite Mélanie
00:50:14c'est-à-dire que
00:50:15c'est un endroit
00:50:16qui est propice
00:50:17pour la parole
00:50:18des enfants
00:50:18accueillant
00:50:19c'est une enquêtrice
00:50:20qui est formée
00:50:21à accueillir la parole
00:50:22des enfants
00:50:23je ne sais pas
00:50:24si elle est formée
00:50:25au protocole
00:50:25mais si c'est le cas
00:50:27c'est des questions
00:50:29très ouvertes
00:50:30voilà
00:50:31c'est pas évident
00:50:33pour les enquêteurs
00:50:34d'entendre
00:50:35une jeune enfant
00:50:36surtout que les faits
00:50:37ont eu lieu
00:50:37il y a quelques mois
00:50:38que cet enfant
00:50:40s'est senti un peu
00:50:41abandonné
00:50:42elle a réussi
00:50:42à parler en février
00:50:43à ses éducatrices
00:50:45c'est une enfant placée
00:50:46je vous rappelle
00:50:46ses éducatrices
00:50:47et la ZEU
00:50:49a fait le nécessaire
00:50:50puisqu'ils ont fait
00:50:51un signalement
00:50:51qui est remonté
00:50:52au parquet
00:50:53et cette petite
00:50:54disait à son papa
00:50:55papa il faut que
00:50:56tu ailles porter plainte
00:50:56parce que j'ai l'impression
00:50:57qu'on ne me croit pas
00:51:00c'était avant
00:51:01bien sûr
00:51:01Liana
00:51:03voilà
00:51:04c'est compliqué
00:51:05ça va être
00:51:06sûrement un petit peu long
00:51:07c'est
00:51:09c'est des personnes
00:51:11qui sont formées
00:51:11je serai à ses côtés
00:51:13ça la rassure
00:51:14donc hier soir
00:51:15on a pu se voir
00:51:17vraiment la ZEU
00:51:18fait tout ce qu'elle peut
00:51:19pour que cette petite fille
00:51:20soit prise en charge
00:51:22correctement
00:51:23elle a même mis en place
00:51:24des soins psychologiques
00:51:25avant même que la justice
00:51:28ne se saisisse
00:51:29de cette affaire
00:51:30donc au niveau de la ZEU
00:51:31elle est bien prise en charge
00:51:32c'est intéressant
00:51:33ce que vous nous racontez
00:51:34maître
00:51:34parce qu'on prend conscience
00:51:36à travers ce que
00:51:36vous nous dites
00:51:37que quand on parle
00:51:39des suites
00:51:40de l'affaire
00:51:41du meurtre de Liana
00:51:42en réalité
00:51:43derrière cela
00:51:44derrière ces mots là
00:51:45il y a
00:51:46un véritable parcours
00:51:47du combattant
00:51:48judiciaire
00:51:49qui ne fait que débuter
00:51:50pour les victimes
00:51:51elles-mêmes
00:51:52c'est-à-dire que là
00:51:53et a fortiori
00:51:54des victimes mineures
00:51:55jeunes
00:51:55et donc fragiles
00:51:56sans doute traumatisées
00:51:58enfin c'est sûr même
00:52:01et on prend conscience
00:52:03quand vous nous expliquez
00:52:04ce qui va se passer
00:52:05lundi pour la jeune fille
00:52:06que vous représentez
00:52:09oui elle est extrêmement
00:52:11mignonne
00:52:12mais très fermée
00:52:14voilà je pense
00:52:15qu'on va apprendre
00:52:16ce qui lui est arrivé
00:52:17au fur et à mesure
00:52:19ça va être douloureux
00:52:20de parler
00:52:20vous savez quand un enfant
00:52:21parle
00:52:23et qu'elle ne se sent pas
00:52:24crue
00:52:24je pense qu'elle s'est sentie
00:52:25crue par ses éducatrices
00:52:26mais pas par la justice
00:52:27puisqu'elle n'a pas eu
00:52:28de réponse judiciaire
00:52:30suite à ses révélations
00:52:32donc il va lui falloir
00:52:33un petit peu de temps
00:52:34pour dire tout ce qu'elle a vécu
00:52:37j'espère que voilà
00:52:38que sa plainte
00:52:39sera jointe
00:52:40à l'instruction en cours
00:52:41pour qu'il puisse avoir
00:52:42un travail
00:52:43sur la personnalité
00:52:44de monsieur Barrella
00:52:45par la juge d'instruction
00:52:46et puis par voilà
00:52:48par les avocats
00:52:48qui représentent les victimes
00:52:50je pense aussi
00:52:51à la petite Rosa
00:52:53une personnalité
00:52:54c'est celle de Jérôme Barrella
00:52:55merci maître
00:52:56qui Maël
00:52:57s'éclaire
00:52:58à mesure que les jours passent
00:53:00que les journalistes
00:53:01font leur travail
00:53:01aussi il faut bien le dire
00:53:03notamment vous
00:53:04puisque je le disais
00:53:05vous rentrez de Florence
00:53:06vous avez enquêté
00:53:08sur le plan journalistique
00:53:09pour l'émission Ligne Rouge
00:53:10sur BFM TV
00:53:12sur Jérôme Barrella
00:53:13qu'est-ce que vous retenez
00:53:15de vos enquêtes
00:53:17sur le terrain
00:53:18notamment
00:53:19de l'émergence
00:53:21de la personnalité
00:53:23de Barrella
00:53:23et de ce qui ressemble
00:53:26à une évolution
00:53:26dans son comportement
00:53:28des buts très discrets
00:53:29de ce que l'on sait
00:53:29parce qu'en fait
00:53:30la première alerte
00:53:32remonte à 2017
00:53:34bientôt 10 ans
00:53:36et puis dans certains témoignages
00:53:38eh bien on a
00:53:39un Jérôme Barrella
00:53:40qui ne semblait pas
00:53:42comment dire
00:53:45dérangé
00:53:47à l'idée de
00:53:48en public
00:53:48s'approcher
00:53:49dangereusement
00:53:50de certaines fillettes
00:53:51Oui tout à fait
00:53:52on a essayé
00:53:53avec les équipes
00:53:54de Ligne Rouge
00:53:55de remonter un petit peu
00:53:56le fil de sa vie
00:53:57depuis son enfance
00:53:59jusque récemment
00:54:00ce qui marque d'abord
00:54:01effectivement
00:54:01c'est que dans son enfance
00:54:03visiblement
00:54:04en tout cas
00:54:04il n'y a pas eu d'alerte
00:54:05on nous décrit
00:54:06un jeune homme
00:54:07qui allait au judo
00:54:08qui ensuite
00:54:08a été un ado
00:54:09plutôt geek
00:54:10assez discret
00:54:11qui aimait jouer
00:54:12à la Playstation
00:54:13qui aimait les mangas
00:54:14mais qui était
00:54:14un ado
00:54:15comme tout le monde
00:54:16et puis
00:54:18les témoignages
00:54:19en revanche
00:54:19plus récents
00:54:20notamment d'un club de sport
00:54:21qu'il fréquentait
00:54:22encore l'an passé
00:54:23avec ses enfants
00:54:24trois fois par semaine
00:54:25là on a des témoignages
00:54:26qui sont tout à fait différents
00:54:28on nous décrit
00:54:28quelqu'un
00:54:29qui était systématiquement
00:54:30très proche des enfants
00:54:31qui ne s'entraînait
00:54:31qu'avec les enfants
00:54:32et que les professeurs
00:54:34étaient obligés
00:54:34de ramener
00:54:35dans le groupe des adultes
00:54:37on nous décrit aussi
00:54:38une personne
00:54:39qu'il devait avoir
00:54:40donc toujours à l'œil
00:54:41parce qu'il sentait
00:54:42ils avaient très vite senti
00:54:44que quelque chose
00:54:44cloché n'allait pas
00:54:45sans rien voir
00:54:46de directement répréhensible
00:54:47mais il sentait
00:54:49que quelque chose
00:54:49n'avait pas
00:54:50et ils décrivent
00:54:50que cette année
00:54:52ils ont eu un véritable
00:54:53soulagement
00:54:54c'est leur mot
00:54:54lorsqu'il ne s'est pas
00:54:55réinscrit au sport
00:54:57donc ça montre
00:54:57malgré tout
00:54:58aussi une facette
00:55:00de sa personnalité
00:55:00et puis ce professeur
00:55:02surtout il insiste
00:55:03il regrette énormément
00:55:04de ne pas l'avoir viré
00:55:06de ce cours de sport
00:55:08il se sent coupable
00:55:10et il a téléphoné
00:55:10à tous ses anciens élèves
00:55:12pour savoir
00:55:12si oui ou non
00:55:13il avait pu se passer
00:55:13quelque chose
00:55:14et il a transmis
00:55:15ses témoignages
00:55:16aux gendarmes
00:55:16on va écouter
00:55:17un témoignage
00:55:18que vous avez recueilli
00:55:19hier
00:55:20avec Fanny Morel
00:55:21Daniel
00:55:22c'est un prénom d'emprunt
00:55:23témoignage anonyme
00:55:24d'un homme très proche
00:55:26de la famille
00:55:26Barrella
00:55:27il a connu
00:55:27Jérôme
00:55:28depuis l'enfance
00:55:32j'ai prié
00:55:33le bon Dieu
00:55:34pendant trois jours
00:55:35pour qu'il y ait
00:55:36retrouvé
00:55:36Liana
00:55:37vivante
00:55:38au moins
00:55:38j'ai dit
00:55:39qu'il soit vivante
00:55:42et vous me la dégante
00:55:46moi je voulais
00:55:47qu'il soit vivante
00:55:48c'est impardonnable
00:55:53ce qu'il a fait là
00:55:54c'est impardonnable
00:55:55et inqualifiable
00:55:57et puis j'en veux
00:56:00à la procureure
00:56:01non j'en veux
00:56:02à la police
00:56:03pour pas qu'il ait arrêté
00:56:05Jérôme
00:56:05elle serait vivante
00:56:08il y en a
00:56:09elle serait vivante
00:56:09Jérôme
00:56:10il serait un toile
00:56:11mais
00:56:12il n'aurait pas tué
00:56:13mais vous vous rendez compte
00:56:16c'est impalifiable
00:56:18ce qu'il a fait là
00:56:19jamais je lui pardonnerai
00:56:21jamais
00:56:22jamais
00:56:23jamais
00:56:25j'aimerais avoir
00:56:26votre avis
00:56:26Florent Gaterias
00:56:28vous êtes psychocriminologue
00:56:29et vous travaillez
00:56:30dans le cadre
00:56:31de votre activité
00:56:31depuis des années
00:56:32maintenant
00:56:32auprès de criminels sexuels
00:56:34là on a affaire
00:56:34à un présumé
00:56:36pédo criminel
00:56:38qui n'a pas
00:56:38je parle de Jérôme Barrella
00:56:39parlé
00:56:40lors de sa garde à vue
00:56:41il a gardé le silence
00:56:42de ce que l'on sait
00:56:45comment on fait parler ?
00:56:46parce que là
00:56:47il va se retrouver de nouveau
00:56:48dans les prochains jours
00:56:48prochaines semaines
00:56:49devant les enquêteurs
00:56:49devant un magistrat
00:56:50comment on fait parler
00:56:51un profil comme celui-là ?
00:56:53on fait parler
00:56:55d'abord
00:56:55soit
00:56:57on sent que l'individu
00:56:58a envie de parler
00:57:00et en lui tend la main
00:57:01quelque part
00:57:01pour qu'il puisse
00:57:02se soulager
00:57:03soit tout simplement
00:57:05on le confronte
00:57:05à la réalité
00:57:06aux preuves
00:57:09la réalité
00:57:10parce qu'il y a
00:57:11une parfaite conscience
00:57:12chez ces hommes-là
00:57:13toujours
00:57:13alors oui
00:57:14je n'ai aucun doute
00:57:16là-dessus
00:57:16de ce qu'ils ont fait
00:57:17ils ont une conscience
00:57:18de ce qu'ils ont fait
00:57:20du bien et du mal
00:57:20par contre
00:57:21ils peuvent se raconter
00:57:22des histoires
00:57:23du genre
00:57:23oui la petite
00:57:26a demandé
00:57:27ceci ou cela
00:57:27elle m'a allumé
00:57:29etc
00:57:31mais ils ont toujours
00:57:32conscience
00:57:32et c'est d'ailleurs
00:57:33sur cette conscience-là
00:57:35qu'on peut
00:57:36commencer à travailler
00:57:37c'est intéressant
00:57:38le juge rebondit
00:57:39sur ce que vous dites
00:57:39et sur les mots
00:57:40que vous venez d'employer
00:57:41on a des informations
00:57:41selon lesquelles
00:57:42le père de Jérôme Barla
00:57:43qui lui aussi
00:57:44a été mis en cause
00:57:45pour des faits
00:57:46de même nature
00:57:47parlait d'enfants
00:57:48aguicheuses
00:57:49oui mais bien sûr
00:57:50c'est une façon
00:57:51de diminuer
00:57:51la responsabilité
00:57:52de l'auteur
00:57:56on met quelque chose
00:57:58sur le compte
00:57:59d'un enfant
00:57:59et je dirais
00:58:00peu importe
00:58:01c'est l'adulte
00:58:02qui est responsable
00:58:03de ses actes
00:58:03et qui doit protéger
00:58:04l'enfant
00:58:07j'écoute ce que vous dites
00:58:08et à la fois
00:58:09je fais le lien
00:58:12avec ce qui se passe
00:58:14sur le plan politique
00:58:15Hugo
00:58:16parce que
00:58:18si les choses
00:58:19doivent changer
00:58:20ça ne pourra passer
00:58:21que par des décisions
00:58:23politiques
00:58:24évidemment
00:58:24que ce soit
00:58:25sur les moyens
00:58:25ou d'autres modifications
00:58:27d'ampleur
00:58:28qui permettraient
00:58:29de faire évoluer
00:58:30notamment
00:58:30le système judiciaire
00:58:32par l'arsenal judiciaire
00:58:33et à ce titre
00:58:34on a notamment
00:58:35ce matin
00:58:35Hugo
00:58:36les déclarations
00:58:37de Gabriel Attal
00:58:38parmi les présidentiables
00:58:39il y a notamment
00:58:40Gabriel Attal
00:58:41qui s'exprime
00:58:42dans le Figaro
00:58:42et qui lance
00:58:44dans le débat public
00:58:44un certain nombre d'idées
00:58:46l'ancien Premier ministre
00:58:47candidat
00:58:48déclaré
00:58:49à la présidentielle
00:58:50qui fait une vingtaine
00:58:52de propositions
00:58:53c'est assez
00:58:55conséquent
00:58:55notamment sur l'augmentation
00:58:57des moyens de la justice
00:58:58il aimerait qu'il y ait
00:58:593000 nouveaux recrutements
00:59:01de magistrats
00:59:01et de greffiers
00:59:03mais surtout
00:59:04et c'est peut-être
00:59:04ce qu'il faut retenir
00:59:05de ces mesures
00:59:07il veut alourdir
00:59:08les peines
00:59:08contre les pédocriminels
00:59:09et qu'ils soient
00:59:10traités comme des terroristes
00:59:12vous les voyez à l'écran
00:59:13ces trois mesures
00:59:14Gabriel Attal
00:59:15il propose la création
00:59:16d'un parquet national
00:59:17dédié à la pédocriminalité
00:59:19mais aussi la création
00:59:20d'un service
00:59:21de renseignement spécialisé
00:59:22pour poursuivre
00:59:23de très près
00:59:24les pédocriminels
00:59:25ou encore
00:59:25la mise en place
00:59:27d'un fichage
00:59:28des pédocriminels
00:59:29comme il existe
00:59:30les fichiers S
00:59:31pour les terroristes
00:59:32il veut que ces pédocriminels
00:59:33soient également fichés
00:59:35et que ce fichier
00:59:36soit accessible
00:59:37au plus grand nombre
00:59:37une idée intéressante
00:59:39opportune
00:59:40et surtout réaliste
00:59:42réalisable
00:59:43maître Gage Benayoun
00:59:44à vos yeux
00:59:48alors toutes les idées
00:59:49pour protéger les enfants
00:59:50sont bonnes
00:59:51moi j'en ai une toute simple
00:59:52on croit l'enfant
00:59:53on croit un enfant
00:59:55qui dit
00:59:56qu'il a été
00:59:57agressé sexuellement
00:59:58ou violé
00:59:59on appuie sur un bouton rouge
01:00:01et au-delà d'un parquet spécialisé
01:00:04moi je pense qu'il faut
01:00:04une juridiction spécialisée
01:00:06comme ça se fait par exemple
01:00:07en Espagne
01:00:09un pays proche
01:00:10ou au Canada
01:00:11et où les chiffres
01:00:12ont vertigineusement
01:00:16chuté
01:00:16les chiffres des victimes
01:00:19il faut écouter l'enfant
01:00:21et partir du principe
01:00:22que ce qu'il dit
01:00:23est vrai
01:00:23je peux vous donner
01:00:24l'exemple
01:00:25d'une jeune fille
01:00:26je viens de voir
01:00:27que le parquet
01:00:29de Perpignan
01:00:30était pointé du doigt
01:00:31je viens de voir
01:00:32dans un article
01:00:33où il avait plus de 500 plaintes
01:00:34à traiter
01:00:35d'ici le 14 juillet
01:00:38justement à Perpignan
01:00:39moi j'ai une toute petite fille
01:00:40qui a dénoncé
01:00:42des faits de viol
01:00:43de son grand-père
01:00:44l'expertise psychologique
01:00:46dans le cadre de l'enquête
01:00:47dit que
01:00:47cette petite fille
01:00:48dit vrai
01:00:49qu'elle a vraiment
01:00:50un psychotrauma
01:00:51tous les experts
01:00:53qui l'ont rencontré
01:00:53disent qu'elle dit vrai
01:00:54et pour autant
01:00:55ça a été classé sans suite
01:00:56et le papa
01:00:57donc c'est le grand-père maternel
01:00:58n'a pas réussi
01:00:59à protéger sa fille
01:01:00elle continue
01:01:01d'aller chez sa maman
01:01:02et de côtoyer
01:01:03son grand-père maternel
01:01:06c'est compliqué
01:01:07les enfants ne sont pas crus
01:01:09en fait
01:01:09depuis l'enfer ou trop
01:01:10on part du principe
01:01:12que l'enfant
01:01:13est un menteur
01:01:13alors qu'on sait
01:01:14qu'il n'y a que 2%
01:01:15de fausses allégations
01:01:16donc sur 100 enfants
01:01:18il y en a 2
01:01:18qui peuvent mentir
01:01:19généralement
01:01:20c'est plutôt
01:01:21autour de l'adolescence
01:01:22et certainement pas
01:01:23quand ils ont 4 ans
01:01:23et qu'ils n'ont
01:01:24aucune notion
01:01:25de la sexualité
01:01:26et pour ce chiffre là
01:01:29on en laisse de côté
01:01:3098 autres
01:01:31et voilà
01:01:32le premier principe
01:01:33je pense qu'à prendre
01:01:34en compte
01:01:35par les hommes politiques
01:01:35s'ils m'entendent
01:01:36un enfant parle
01:01:38le parquet appuie
01:01:39sur un bouton rouge
01:01:40on le protège
01:01:41immédiatement
01:01:42de l'agresseur
01:01:43qu'il dénonce
01:01:43ou de l'agresseuse
01:01:44parce qu'il y a aussi
01:01:45des femmes agresseuses
01:01:46et on fait une enquête
01:01:48sérieuse
01:01:48parce que les enquêtes
01:01:49aujourd'hui
01:01:50autour de la pédocriminalité
01:01:53ne sont pas sérieuses
01:01:54pas parce que les enquêteurs
01:01:55ne veulent pas
01:01:56parce qu'ils n'ont pas
01:01:56les moyens
01:01:57par exemple
01:01:57qu'ils ont sur
01:01:58des enquêtes relatives
01:01:59au stup
01:02:00où là ils ont
01:02:00des moyens
01:02:01bien plus importants
01:02:02donc moi je ne pointe
01:02:03du doigt
01:02:04ni les enquêteurs
01:02:05ni les procureurs
01:02:06ni les magistrats
01:02:07mais c'est une politique
01:02:09nationale
01:02:10qui dit
01:02:11qu'il veut protéger
01:02:11ses enfants
01:02:12mais qui concrètement
01:02:12sur le terrain
01:02:13ne le fait pas
01:02:14parce qu'on est face
01:02:15à un déni sociétal
01:02:16de la pédocriminalité
01:02:18et c'est la société
01:02:20toute entière
01:02:20qui est responsable
01:02:21de ça
01:02:22et qui est responsable
01:02:22de la mort de Liana
01:02:23On croit l'enfant
01:02:25règle numéro une
01:02:26merci maître
01:02:27Getschbenayoun
01:02:28je précise
01:02:29que vous restez avec nous
01:02:29parce que dans quelques instants
01:02:30merci à tous
01:02:31on va parler de Patrick Bruel
01:02:33on dispose de nouvelles informations
01:02:34maître Getschbenayoun
01:02:36je rappelle que
01:02:36vous représentez
01:02:38trois femmes
01:02:39qui accusent
01:02:40Patrick Bruel
01:02:40de violences sexuelles
01:02:41or je le disais
01:02:42on apprend
01:02:43à l'instant que
01:02:44hier
01:02:44deux nouvelles plaintes
01:02:46ont été déposées
01:02:47à l'encontre du chanteur
01:02:48qui est mis en examen
01:02:49depuis sept semaines
01:02:50dans quatre affaires
01:02:51différentes
01:02:52et il a été placé
01:02:53je le rappelle aussi
01:02:54sous contrôle judiciaire
01:02:56les détails dans un instant
01:02:56à tout de suite
01:02:5811h30
01:02:59soyez les bienvenus
01:02:59si vous nous rejoignez
01:03:00dans BFM Direct
01:03:01priorité au direct
01:03:02on apprend donc
01:03:03que Patrick Bruel
01:03:05mis en examen
01:03:06depuis trois jours
01:03:07dans quatre affaires
01:03:08distinctes
01:03:09et quatre autres
01:03:10on va redétailler cela
01:03:11dans un instant
01:03:12Patrick Bruel
01:03:12et donc Paul
01:03:13visé par deux nouvelles plaintes
01:03:15déposées hier
01:03:16oui absolument
01:03:17deux nouvelles plaintes
01:03:18qui ont été déposées
01:03:19donc le 12 juin
01:03:20au tribunal judiciaire
01:03:21de Nanterre
01:03:22donc une information
01:03:23qui vient confirmer
01:03:24les informations
01:03:25de Mediapart
01:03:26c'est le parquet de Nanterre
01:03:27qui regroupe toutes les plaintes
01:03:28dans l'affaire XXL
01:03:29de Patrick Bruel
01:03:31donc ces deux plaintes
01:03:32quelles sont-elles ?
01:03:33Il y en a une
01:03:33pour une tentative de viol
01:03:35et une agression sexuelle
01:03:36qui auraient été commises
01:03:37en octobre 2007
01:03:38en marge de la venue
01:03:39de Patrick Bruel
01:03:40au festival du film
01:03:41de la Réunion
01:03:42il y a également
01:03:43une autre plainte
01:03:43donc pour viol
01:03:44et pour agression sexuelle
01:03:45qui a été déposée
01:03:46des faits qui seraient survenus
01:03:47au mois de mai 2012
01:03:49leur avocate
01:03:50assez plaignante
01:03:52Maître Jade
01:03:53Doucelin
01:03:53nous indique
01:03:54que les témoignages
01:03:55affluent
01:03:56et que nous n'en sommes
01:03:57qu'aux prémices
01:03:58de cette affaire
01:03:58nous sommes également
01:04:00en direct
01:04:00avec Maître Getsch Benayoun
01:04:02nous vous écoutions
01:04:03avec beaucoup d'attention
01:04:04il y a quelques instants
01:04:05concernant
01:04:06les affaires
01:04:08Barrella
01:04:09il se trouve
01:04:10que vous êtes
01:04:11l'une des avocates
01:04:12impliquées
01:04:12également
01:04:13dans les dossiers
01:04:14Bruel
01:04:16puisque vous représentez
01:04:17trois femmes
01:04:18accusant
01:04:19Patrick Bruel
01:04:20de violences sexuelles
01:04:22Ophélie Fachfer
01:04:23Karine Viseur
01:04:23et une autre
01:04:24femme
01:04:25vous nous en avez
01:04:26fait la révélation
01:04:27cette semaine
01:04:28ici même
01:04:29sur le plateau
01:04:30de BFM TV
01:04:31d'abord votre réaction
01:04:32Maître
01:04:33à l'annonce
01:04:34de ces deux nouvelles plaintes
01:04:35portées contre
01:04:36contre le chanteur
01:04:37elles ont été déposées
01:04:38hier donc
01:04:45Maître Getsch Benayoun
01:04:47qui la liaison
01:04:49n'est pas optimale
01:04:51on va tenter
01:04:51de régler tout ça
01:04:52l'occasion de rappeler
01:04:53que depuis
01:04:54mercredi soir
01:04:56Paul
01:04:56Patrick Bruel
01:04:57est donc
01:04:57mis en examen
01:05:00pour
01:05:01quatre affaires
01:05:02c'est cela
01:05:02distinct
01:05:03oui absolument
01:05:03c'est tombé tard
01:05:04dans la soirée
01:05:05mercredi soir
01:05:06Patrick Bruel
01:05:06à l'issue
01:05:07de 48 heures
01:05:08de garde à vue
01:05:09une journée
01:05:10au dépôt du tribunal
01:05:11et trois heures
01:05:11interrogatoires
01:05:12devant quatre
01:05:12juges d'instruction
01:05:13il a effectivement
01:05:14été placé
01:05:15il a été mis en examen
01:05:16pardon
01:05:17pour quatre faits
01:05:18alors je les détaille
01:05:19très rapidement
01:05:20un viol qui aurait été
01:05:21commis en 2008
01:05:22à Neuilly-sur-Seine
01:05:23une tentative de viol
01:05:24en 2010 à Bruxelles
01:05:25une agression sexuelle
01:05:27à Perpignan en 2019
01:05:28et du harcèlement sexuel
01:05:30en 2019
01:05:30à Ajaccio
01:05:31à l'origine
01:05:32il devait répondre
01:05:33de neuf faits
01:05:34qui lui étaient initialement
01:05:35reprochés à ce moment-là
01:05:37par le parquet de Nanterre
01:05:38il y a quatre de ces faits
01:05:39pour lesquels
01:05:39il n'a pas été mis en examen
01:05:40parce que les juges
01:05:41ont sans doute estimé
01:05:42qu'il n'y avait pas d'indice
01:05:43suffisamment grave
01:05:44et concordant
01:05:44pour l'incriminer
01:05:45ils l'ont néanmoins placé
01:05:46sous un statut intermédiaire
01:05:47celui de témoin assisté
01:05:49c'est-à-dire qu'il est suspecté
01:05:50d'avoir participé
01:05:51à l'infraction
01:05:52mais il n'y a pas assez
01:05:52de charge contre lui
01:05:54et donc
01:05:56ces faits-là
01:05:57seront rediscutés
01:05:58plus tard dans l'instruction
01:05:59des éléments de preuve
01:06:00devront encore arriver
01:06:01des nouvelles auditions
01:06:02sont également attendues
01:06:03On rappelle quand même aussi
01:06:04que Patrick Bruel
01:06:06est mis en examen
01:06:07est placé
01:06:08sous contrôle judiciaire
01:06:09Absolument
01:06:10Un contrôle judiciaire
01:06:12c'est le fait
01:06:14d'être laissé en liberté
01:06:14avec néanmoins
01:06:16un certain nombre
01:06:17d'obligations
01:06:18et on peut dire
01:06:19est-ce qu'on peut dire
01:06:21je vous pose la question Paul
01:06:22que le contrôle judiciaire
01:06:23de Patrick Bruel
01:06:23est relativement strict
01:06:25Le contrôle de Patrick Bruel
01:06:27est relativement classique
01:06:28en vérité
01:06:28il a échappé effectivement
01:06:29à la détention provisoire
01:06:31d'ailleurs les juges d'instruction
01:06:32ne le souhaitaient pas
01:06:33c'était le parquet de Nanterre
01:06:34qui a insisté
01:06:35qui a saisi directement
01:06:37le juge des libertés
01:06:38de la détention
01:06:38pour obtenir son placement
01:06:40en détention provisoire
01:06:41il en a donc été décidé autrement
01:06:43le contrôle judiciaire
01:06:44auquel est assujetti
01:06:45Patrick Bruel
01:06:46il est relativement classique
01:06:48il ne doit pas quitter
01:06:48le territoire national
01:06:49il ne doit pas entrer
01:06:51en contact avec les victimes
01:06:52avec leur famille
01:06:52ni se rendre à leur domicile
01:06:54il doit justifier
01:06:56de soins psychologiques
01:06:57la petite particularité
01:06:58dans ce contrôle judiciaire
01:06:59c'est qu'il ne doit pas
01:07:00fréquenter de salons de massage
01:07:02pour la simple et bonne raison
01:07:04que deux des faits
01:07:05pour lesquels
01:07:05il a été mis en examen
01:07:06se seraient déroulés
01:07:07dans des salons de massage
01:07:08donc les juges ont décidé
01:07:09de lui interdire
01:07:11cette fréquentation
01:07:12il doit aussi fournir
01:07:13une caution
01:07:14de 500 000 euros
01:07:16dans les prochains jours
01:07:17au tribunal
01:07:18Maître Guedjmenay
01:07:20nous a retrouvés
01:07:21la liaison est rétablie
01:07:22je vous demandais
01:07:23il y a quelques instants
01:07:24votre réaction
01:07:25à l'annonce
01:07:26de ces deux nouvelles plaintes
01:07:27portées contre
01:07:29Patrick Bruel
01:07:30hier
01:07:30sachant que vous
01:07:31vous représentez
01:07:32trois femmes
01:07:33accusant le chanteur
01:07:34de violences sexuelles
01:07:38écoutez je ne suis pas
01:07:39du tout surprise
01:07:40et je m'y attendais
01:07:41quand la justice
01:07:42met quatre juges d'instruction
01:07:43c'est quand elle s'attend
01:07:45elle-même
01:07:45à avoir beaucoup de plaintes
01:07:46encore hier soir
01:07:47j'ai deux plaignantes
01:07:48qui m'ont contacté
01:07:49une mannequin
01:07:50et une hôtesse de l'air
01:07:51elles m'ont
01:07:52elles-mêmes dit
01:07:53qu'elles avaient
01:07:54des connaissances
01:07:56qui avaient été victimes
01:07:56donc je pense
01:07:57qu'on va être
01:07:59complètement sous l'eau
01:08:00du nombre de plaignantes
01:08:01ou de personnes
01:08:03qui ont été victimes
01:08:04qui ne souhaitent pas
01:08:04porter plainte
01:08:05mais témoigner
01:08:06c'est assez impressionnant
01:08:10votre sentiment maître
01:08:12au regard de ce que vous venez
01:08:13de nous révéler
01:08:14c'est ces femmes qui viennent
01:08:15à vous
01:08:16pour soit se faire le relais
01:08:19de témoignages
01:08:20soit témoigner elles-mêmes
01:08:21c'est que la parole
01:08:24continue de se libérer
01:08:25ou même la libération
01:08:28de la parole
01:08:28s'amplifie
01:08:29au sujet de Patrick Bruel
01:08:31c'est ce que vous nous dites
01:08:31ce matin
01:08:34Exactement
01:08:35elle continue de se libérer
01:08:36au fur et à mesure
01:08:37où elles se rendent compte
01:08:38qu'il y a de plus en plus
01:08:40de plaignantes
01:08:41que la justice avance
01:08:42elle fait vraiment
01:08:43son travail très rapidement
01:08:45dans ce dossier
01:08:47elles se disent
01:08:48qu'il faut qu'elle aussi
01:08:50elle parle
01:08:50ou qu'elle témoigne
01:08:52pour dire
01:08:53j'ai été victime
01:08:57de la même chose
01:08:58que Madame X
01:09:00ou Madame Y
01:09:01exactement les mêmes faits
01:09:02avec le même guet-apens
01:09:03enfin voilà
01:09:04c'est assez impressionnant
01:09:06on retrouve un mode opératoire
01:09:08au début
01:09:09on se demandait
01:09:09s'il y en avait un
01:09:10au fur et à mesure
01:09:11où on entend
01:09:12les plaignantes
01:09:12et où on a les éléments
01:09:14parce que ce qu'on fait
01:09:16quand les plaintes
01:09:17sont anciennes
01:09:18on essaye d'accréditer
01:09:19les propos
01:09:20par des témoins
01:09:21des témoins
01:09:22à qui la plaignante
01:09:23aurait parlé
01:09:25à l'époque des faits
01:09:26pour pas qu'on accuse
01:09:28ces personnes
01:09:29de profiter
01:09:30et de surfer
01:09:31sur tous ces témoignages
01:09:33c'est une bataille
01:09:34ça va être une bataille
01:09:35judiciaire
01:09:36Justement
01:09:37à propos du judiciaire
01:09:39du fonctionnement
01:09:39du système judiciaire
01:09:40qui se trouve
01:09:41sous un microscope
01:09:42depuis le meurtre
01:09:44de Liana
01:09:46sur le sujet
01:09:47des violences sexuelles
01:09:48au sens large
01:09:49sur les mineurs
01:09:49et aussi
01:09:50sur les majeurs
01:09:51sur les femmes
01:09:52la plupart du temps
01:09:54expliquez-nous
01:09:55comment ça va se passer
01:09:56c'est-à-dire que là
01:09:57Patrick Bruel
01:09:58est depuis
01:09:58le milieu de semaine
01:09:59mise en examen
01:10:00pour quatre affaires
01:10:02distinctes
01:10:03mais au fur et à mesure
01:10:04qu'il y a
01:10:05de nouvelles plaintes
01:10:06hier de nouvelles
01:10:06et peut-être
01:10:07dans les jours à venir
01:10:08encore de nouvelles plaintes
01:10:10au regard de ce que vous venez
01:10:11de nous révéler
01:10:12on verra
01:10:12si ça se confirme
01:10:14il y a des
01:10:15si je puis dire
01:10:15des mises à jour
01:10:17faites
01:10:18sur le plan judiciaire
01:10:20quand un homme
01:10:21est visé
01:10:21par de plus en plus
01:10:22de plaintes
01:10:26alors
01:10:26comme je vous disais
01:10:28je pense qu'ils s'y attendaient
01:10:29puisqu'ils ont mis
01:10:30quatre juges d'instruction
01:10:31donc ce qu'on fait
01:10:31dans ces cas-là
01:10:32c'est qu'on envoie
01:10:33notre plainte
01:10:33au juge d'instruction
01:10:35et au procureur
01:10:36de la République
01:10:36en demandant au juge d'instruction
01:10:38de demander au procureur
01:10:39de la République
01:10:40d'étendre
01:10:41les faits
01:10:42pour lesquels
01:10:42M. Bruel
01:10:43est mis en accusation
01:10:45ou mis en examen
01:10:47parce qu'on ne peut pas
01:10:48nous-mêmes
01:10:49saisir directement
01:10:50pour ces faits-là
01:10:51le juge d'instruction
01:10:51le juge d'instruction
01:10:52ne peut enquêter
01:10:53que sur
01:10:54ce que le parquet
01:10:55lui a demandé
01:10:55d'enquêter
01:10:57en ce qui concerne
01:10:58le déroulement
01:11:00allez-y
01:11:01allez-y
01:11:02non voilà
01:11:03j'allais juste vous dire
01:11:03en ce qui concerne
01:11:04le déroulement
01:11:04de cette procédure
01:11:05elle va très vite
01:11:07pour une de mes clientes
01:11:08Ophélie
01:11:08dont on connaît bien le cas
01:11:11le procureur de la République
01:11:12avait réouvert
01:11:13son enquête
01:11:14malheureusement
01:11:15ou heureusement
01:11:15je ne sais pas
01:11:16il n'a pas eu le temps
01:11:17de faire des actes
01:11:19pour travailler
01:11:20sur ce dossier-là
01:11:21donc le dossier
01:11:22qui a été remis
01:11:23au juge d'instruction
01:11:24c'est le dossier
01:11:24d'enquête
01:11:25où extrêmement peu
01:11:27d'actes ont été faits
01:11:28et c'est pour ça
01:11:29qu'il n'est pas mis en examen
01:11:30mais simplement témoin
01:11:31assisté dans cette affaire
01:11:33mais je pense que si
01:11:35le juge d'instruction
01:11:36a gardé cette affaire
01:11:37c'est qu'elle sait
01:11:38ou qu'ils savent
01:11:39pardon
01:11:39puisqu'ils sont quatre
01:11:40que des éléments
01:11:42avaient arrivé
01:11:42et c'est exactement
01:11:43ce que je suis en train
01:11:44de faire
01:11:44c'est-à-dire que
01:11:45je fais avec Ophélie
01:11:46le travail qui aurait dû
01:11:47être fait en 2021
01:11:48par les enquêteurs
01:11:49et je vais apporter
01:11:50ces éléments-là
01:11:51à la justice
01:11:51pour qu'ils changent
01:11:53de statut sur ce dossier
01:11:54et qu'ils passent
01:11:55de témoin assisté
01:11:55à mise en examen
01:11:57en tout cas
01:11:57c'est ce qu'on espère
01:11:58Patrick Bruel
01:11:59mis en examen
01:12:00depuis cette semaine
01:12:00pour quatre affaires
01:12:01placé sous le statut
01:12:03de témoin assisté
01:12:03pour quatre autres
01:12:04écoutons
01:12:05ou réécoutons
01:12:06l'une des avocates
01:12:07de Patrick Bruel
01:12:08qui était l'invité
01:12:09de Maxime Switek
01:12:09avant hier soir
01:12:10sur BFMTV
01:12:11après la mise en examen
01:12:12de son client
01:12:14Je relève que
01:12:15depuis que cette affaire
01:12:17est née médiatiquement
01:12:18la voix
01:12:19la parole
01:12:20de Patrick Bruel
01:12:22est absolument inaudible
01:12:23et là
01:12:24on lui a posé des questions
01:12:25les policiers
01:12:26lui ont posé des questions
01:12:27pendant 48 heures
01:12:29après eux
01:12:30les juges d'instruction
01:12:31M. Bruel
01:12:32a pleinement coopéré
01:12:33et apporté
01:12:33toutes les réponses
01:12:34Qu'est-ce qu'il vous dit
01:12:35hier soir ?
01:12:36Il nous dit
01:12:38qu'il est heureux
01:12:39d'avoir pu s'exprimer
01:12:40Maël
01:12:41pour Ligne Rouge
01:12:42sur BFMTV
01:12:43vous avez enquêté
01:12:44sur Patrick Bruel
01:12:46et sur ce que
01:12:48certaines
01:12:48puisque ce sont des femmes
01:12:50qualifient de double visage
01:12:51présentent comme un double visage
01:12:53celui du chanteur
01:12:53Oui tout à fait
01:12:54on a rencontré
01:12:55plusieurs victimes
01:12:56présumés de Patrick Bruel
01:12:58elle nous décrive
01:12:59un homme qui
01:12:59dans un premier temps
01:13:00est affable
01:13:01blagueur
01:13:01plutôt séducteur
01:13:03mais surtout en fait
01:13:03accessible
01:13:04l'homme qu'on semble
01:13:06voir sur les plateaux
01:13:07de télévision
01:13:07presque trop
01:13:08en raison de sa notoriété
01:13:09et puis elle décrive
01:13:10un changement
01:13:11soudain
01:13:12de comportement
01:13:13qui d'un coup
01:13:15se serait jeté sur elle
01:13:16aurait eu une sorte
01:13:17de pulsion
01:13:18incontrôlable
01:13:19et en tout cas
01:13:19pour elle
01:13:20il est incontrôlable
01:13:21et ce comportement
01:13:23il est dénoncé
01:13:23par plusieurs femmes
01:13:25l'une d'elles notamment
01:13:26elle s'appelle
01:13:27Sabine Langaret
01:13:27elle avait 22 ans
01:13:29à l'époque
01:13:30des faits présumés
01:13:30à l'époque
01:13:31elle était technicienne
01:13:32au Bataclan
01:13:33en 1992
01:13:33et c'est à ce moment là
01:13:35qu'elle rencontre
01:13:35Patrick Bruel
01:13:36en coulisses
01:13:37écoutons
01:13:39c'était il y a 34 ans
01:13:41mais elle affirme
01:13:42sans souvenir
01:13:42comme si c'était hier
01:13:44Sabine Langaret
01:13:45raconte qu'en coulisses
01:13:46alors qu'elle était
01:13:47éclairagiste
01:13:48lors du tournage
01:13:48d'une émission
01:13:49de télévision
01:13:50au Bataclan
01:13:51Patrick Bruel
01:13:52se serait jeté sur elle
01:13:53on est dans un coin sombre
01:13:54du Bataclan
01:13:55qui est derrière
01:13:55un rideau de scène
01:13:56et il me colle au mur
01:13:58il se serre contre moi
01:13:59il m'embrasse
01:14:00comme un fou
01:14:00dans le cou
01:14:01et quand il se serre
01:14:02je sens son érection
01:14:03contre mon corps
01:14:05et là je le repousse
01:14:07et je lui fais
01:14:07mais enfin cher ami
01:14:08que se passe-t-il
01:14:10il s'arrête
01:14:11il est décontenancé
01:14:14et il me fait
01:14:15ben je sais pas
01:14:16j'ai vu ton coup
01:14:17il était joli
01:14:17j'ai eu envie de l'embrasser
01:14:19ça t'est jamais arrivé
01:14:20d'avoir envie
01:14:21d'embrasser un coup
01:14:23le chanteur
01:14:23se serait alors éloigné
01:14:25avant de revenir
01:14:26la saluer
01:14:26il m'a dit
01:14:28au revoir
01:14:29joli coup
01:14:30beau coup
01:14:31bon coup
01:14:32et il est parti
01:14:34je n'étais qu'un objet
01:14:36je n'étais qu'un outil
01:14:38en fait
01:14:39pour son plaisir
01:14:40il y a donc d'un côté
01:14:41Paul Lavoie
01:14:42de toutes ces femmes
01:14:43et de l'autre
01:14:44celle de Patrick Bruel
01:14:45dont on entendait
01:14:46l'une des avocates
01:14:47il y a quelques instants
01:14:48assurant que
01:14:48leur client coopère
01:14:51et coopérera
01:14:52auprès de la justice
01:14:53qu'il est prêt
01:14:54à s'expliquer
01:14:55rappelez-nous quand même
01:14:55les principaux axes
01:14:57de défense
01:14:58des avocates
01:14:59de Patrick Bruel
01:15:01jusque là
01:15:01l'axe de défense
01:15:02de Patrick Bruel
01:15:03est le même
01:15:03depuis le départ
01:15:04il n'a pas beaucoup varié
01:15:05il explique
01:15:07qu'il n'a commis
01:15:09aucune infraction pénale
01:15:10c'est sa défense
01:15:11il n'a jamais
01:15:11outrepassé un refus
01:15:13dit-il
01:15:13il conteste formellement
01:15:14toutes les accusations
01:15:15de viol
01:15:17d'authentité de viol
01:15:17d'agression sexuelle
01:15:18qui ont été formulées
01:15:20contre lui
01:15:20et puis effectivement
01:15:21on a entendu
01:15:21ses avocats
01:15:22de nombreuses reprises
01:15:23répéter cela
01:15:24et particulièrement
01:15:26lorsque
01:15:27Flavie Flamand
01:15:28a déposé plainte
01:15:28et que cette affaire
01:15:29a pris un tel tour
01:15:30médiatique
01:15:31où effectivement
01:15:32il a même
01:15:33il a même expliqué
01:15:34que la scène
01:15:36décrite par Flavie Flamand
01:15:37n'avait pas existé
01:15:38donc on sent vraiment
01:15:40qu'il va batailler
01:15:40pour assurer
01:15:42sa défense
01:15:43et pour contester
01:15:44pied à pied
01:15:44chacune des accusations
01:15:46une par une
01:15:46qui sont portées
01:15:48contre lui aujourd'hui
01:15:48Emmanuel Dancourt
01:15:49bonjour
01:15:50merci de nous avoir rejoint
01:15:51vous êtes la présidente
01:15:52de l'association
01:15:53MeToo Media
01:15:53d'abord
01:15:53évidemment
01:15:55je souhaite vous interroger
01:15:56sur l'annonce
01:15:57de ces deux nouvelles plaintes
01:15:58qui ont donc été déposées
01:15:59hier à l'encontre
01:16:00de Patrick Bruel
01:16:02déjà ce n'est pas
01:16:03une surprise
01:16:03évidemment
01:16:05puisque ces plaintes
01:16:06avaient été annoncées
01:16:07on a nous-mêmes
01:16:08nous à MeToo Media
01:16:09une plaignante
01:16:10et je pense
01:16:12qu'il y en aura d'autres
01:16:13en fait
01:16:14il y en aura d'autres
01:16:15puisque c'est un homme
01:16:16qui de manière
01:16:18systémique
01:16:18depuis 40 ans
01:16:20fonctionne comme ça
01:16:21donc il n'y a pas de raison
01:16:22ça fait beaucoup penser
01:16:23à l'affaire PPDA
01:16:24je trouve
01:16:25si ce n'est que la justice
01:16:26va beaucoup plus vite
01:16:27dans cette affaire-là
01:16:28que dans celle
01:16:29où je suis plaignante
01:16:30et donc voilà
01:16:31j'ai vraiment une pensée
01:16:32toute particulière
01:16:33pour ces victimes
01:16:33qui arrivent
01:16:34on sait qu'il a déjà été
01:16:35mis en examen
01:16:36dans 4 affaires
01:16:37témoins insistés
01:16:37dans 4 autres
01:16:38et ça n'est que le début
01:16:40et je vous entendais dire
01:16:41qu'il niait tout cela
01:16:42avec fermeté
01:16:44évidemment
01:16:44parce qu'il risque
01:16:45quand même
01:16:46très très cher
01:16:47au moins aux années de prison
01:16:48si les viols sont reconnus
01:16:50Mais pour vous
01:16:52l'accumulation
01:16:54des plaintes
01:16:55Emmanuel Dancourt
01:16:56le poids des plaintes
01:16:57si je puis dire
01:16:58renforce
01:16:59inévitablement
01:17:00la culpabilité
01:17:01de Patrick Bruel
01:17:01qui à ce stade
01:17:02reste présumé
01:17:03innocent
01:17:04et qui on le rappelle
01:17:05depuis cette semaine
01:17:07est mis en examen
01:17:08pour 4
01:17:09dans 4
01:17:10affaires
01:17:11et est placée
01:17:12sous le statut
01:17:13de témoins insistés
01:17:13pour 4 autres
01:17:15Et vous avez raison
01:17:16de rappeler
01:17:17la présomption d'innocence
01:17:18il faut bien se dire
01:17:19que si Patrick Bruel
01:17:20reconnaissait tout
01:17:21ce qu'on lui reproche
01:17:22il continuerait
01:17:22d'être présumé innocent
01:17:25L'assassin de Liliana
01:17:26il est présumé innocent
01:17:27Donc voilà
01:17:28Mais dans le cas précis
01:17:29des affaires de violences
01:17:31sexistes et sexuelles
01:17:32vous savez
01:17:32c'est souvent
01:17:32parole contre parole
01:17:34Et puis souvent
01:17:34ça se fait dans
01:17:35le secret des alcôves
01:17:36ou ça se passe
01:17:37comme pour l'attaché
01:17:38de presse belge
01:17:38dans des toilettes
01:17:39Il n'y a pas de témoins
01:17:40dans ces lieux-là
01:17:41il n'y a pas de caméra
01:17:43Donc c'est la parole
01:17:44d'un homme puissant
01:17:45et médiatique
01:17:46et sympathique
01:17:48pour ce qu'on nous en dit
01:17:49contre la parole
01:17:50de la plupart du temps
01:17:51d'inconnus
01:17:52Sauf que dans l'affaire Bruel
01:17:53il y a quand même eu
01:17:53deux game changers
01:17:54Il y a eu Flavie Flamand
01:17:55qui est venue apporter
01:17:58sa notoriété
01:17:58sa crédibilité
01:17:59de lanceuse d'alerte
01:18:00et qui le déplore elle-même
01:18:02Il a fallu qu'elle parle
01:18:03pour qu'on se dise
01:18:03ah bah tiens
01:18:04les 30 qu'on nous a
01:18:05porté plainte
01:18:06ou qu'on a déjà témoigné
01:18:06on va peut-être pouvoir
01:18:07les considérer
01:18:08parce que Flavie Flamand
01:18:09arrive
01:18:10et puis on sait
01:18:11que le deuxième game changer
01:18:12la deuxième
01:18:13encore une fois
01:18:14mais j'ai envie de dire
01:18:14encore une petite fille
01:18:15parce que Flavie avait
01:18:1616 ans dans les faits
01:18:17qu'elle dénonce
01:18:18bah c'est Liana
01:18:19qui crée cette espèce
01:18:21de temporalité
01:18:22d'accélération
01:18:23du MeToo
01:18:23en France
01:18:24Liana qui de là où elle est
01:18:26nous tend un miroir
01:18:27pour nous dire
01:18:28mais regardez la justice
01:18:29et la police
01:18:30de ce pays
01:18:31et si vous aviez passé
01:18:32la loi intégrale
01:18:33que les associations
01:18:34réclament depuis deux ans
01:18:35bah aujourd'hui
01:18:35je n'en serais pas là
01:18:36Je voudrais vous soumettre
01:18:38Emmanuel Dancourt
01:18:39un extrait
01:18:40des déclarations
01:18:41faites ici même
01:18:42avant hier soir
01:18:43par l'une des avocates
01:18:44de Patrick Bruel
01:18:45l'une des questions
01:18:46qui lui était posée
01:18:47étant la suivante
01:18:48est-ce que
01:18:48les femmes
01:18:50peut-être en l'espèce
01:18:51dans les dossiers
01:18:52dans lesquels est impliqué
01:18:54Patrick Bruel
01:18:54est-ce que les femmes
01:18:55peuvent mentir ?
01:18:56Réponse de l'une des avocates
01:18:58de Patrick Bruel
01:19:01Bien sûr que des femmes
01:19:02peuvent mentir
01:19:03ce n'est pas un gros mot
01:19:04que de le dire
01:19:05et ici
01:19:06il faut examiner
01:19:07chaque dénonciation
01:19:08au cas
01:19:09le cas
01:19:10et ne pas faire
01:19:11une généralité
01:19:12et donc c'est
01:19:13ce à quoi vont s'attacher
01:19:14les juges d'instruction
01:19:15et les avocats
01:19:15on ne peut jamais
01:19:16exclure des formes
01:19:17de contamination
01:19:18et encore une fois
01:19:19je fais ici
01:19:19une généralité
01:19:20puisqu'il faut vraiment
01:19:21prendre chaque dossier
01:19:23un à un
01:19:23chaque profil
01:19:24est particulier
01:19:25chaque fait dénoncé
01:19:27peut être vérifié
01:19:28d'une manière
01:19:29ou d'une autre
01:19:29et si vous voulez
01:19:30cette manière
01:19:31de faire une généralité
01:19:32c'est une manière
01:19:33quelque part
01:19:34de tromper le public
01:19:35comme si
01:19:36on souhaitait absolument
01:19:37faire dire
01:19:37à monsieur Bruel
01:19:38que toutes ces femmes
01:19:39étaient des menteuses
01:19:40les choses sont infiniment
01:19:42plus complexes
01:19:42et plus délicates
01:19:43que cela
01:19:44on peut mentir
01:19:45on peut se tromper
01:19:45on peut avoir
01:19:48des perceptions
01:19:48qui évoluent
01:19:49au fil du temps
01:19:50on peut être déçu
01:19:51tout est possible
01:19:52encore une fois
01:19:53Emmanuel
01:19:54ce à quoi renvoie
01:19:55je crois
01:19:55finalement
01:19:56l'avocate de Patrick Bruel
01:19:57c'est à l'importance
01:20:00du travail
01:20:01de la justice
01:20:03désormais
01:20:03vous êtes d'accord ?
01:20:04il y a l'importance
01:20:05du travail médiatique
01:20:06mais qu'est-ce qu'elle fait
01:20:06l'avocate ?
01:20:07justice de la justice
01:20:08pas médiatique
01:20:08oui voilà
01:20:09oui de la justice
01:20:10bien sûr
01:20:11mais il y a aussi
01:20:11l'importance du travail
01:20:12de la justice
01:20:12ce qu'elle fait
01:20:13l'avocate
01:20:13elle met du doute
01:20:14parce qu'aujourd'hui
01:20:15en France
01:20:16telle que la loi est faite
01:20:16le doute profite à l'accusé
01:20:18elle n'a que ça
01:20:18il y a tellement de victimes
01:20:19est-ce qu'une victime
01:20:20peut mentir ?
01:20:21bien sûr qu'elle peut mentir
01:20:22c'est 2% des cas
01:20:23mais en France
01:20:24elles n'ont aucun intérêt
01:20:25à mentir
01:20:25vous savez ce que c'est
01:20:26que de porter plainte en France
01:20:27de perdre beaucoup d'argent
01:20:29parce que ça coûte très cher
01:20:30de ne pas en gagner
01:20:31on ne gagne pas d'argent
01:20:31dans la justice française
01:20:33et encore il faut aussi
01:20:33de porter parti civil
01:20:34ou si peu
01:20:35en France je vous assure
01:20:36on perd sa tranquillité d'esprit
01:20:37dans cette affaire-là
01:20:38elles vont peut-être
01:20:39perdre leur anonymat aussi
01:20:40elles n'en ont pas envie
01:20:41ça va durer des années
01:20:42mais qui a envie
01:20:43de porter plainte en France
01:20:44et c'est bien pour ça
01:20:45que 9 victimes sur 10
01:20:46ne portent pas plainte en France
01:20:47donc quand on porte plainte
01:20:48contre un homme puissant
01:20:49contre Patrick Buell
01:20:49on peut peut-être faire
01:20:50une présomption de crédibilité
01:20:51aux victimes
01:20:52Merci Emmanuel Dancourt
01:20:53d'avoir été avec nous
01:20:54merci Paul
01:20:54merci Maëlle
01:20:55dans quelques instants
01:20:56c'est midi BFM
01:20:58merci également à vous
01:20:59effectivement maître Gatch Benayoun
01:21:00d'avoir été avec nous
01:21:02longuement dans BFM
01:21:03direct dans quelques instants
01:21:04c'est midi BFM
01:21:05et ils reviendront notamment
01:21:08sur la suite
01:21:09les suites de l'enquête
01:21:10sur le meurtre de Liana
01:21:118 jours après la découverte
01:21:12du corps de la fillette
01:21:13de 11 ans
01:21:14et au lendemain
01:21:14de ses obsèques
01:21:15bonne journée à tous
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