- il y a 9 heures
Chaque week-end, François Gapihan vous accompagne de 10h à 12h dans BFM Direct.
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00:00:00Et bonjour à tous, bienvenue dans BFM Direct. Nous sommes ensemble jusqu'à midi. Dans un instant, on va retrouver
00:00:05nos reporters à Florence, dans le Gers,
00:00:08où s'élancera à 15h une marche blanche à la mémoire de Liana, dont le meurtre secoue littéralement tout le
00:00:13pays.
00:00:13Au moins 5000 participants sont attendus pour rendre hommage à la fillette de 11 ans et afficher leur solidarité vis
00:00:19-à-vis de ses parents qui seront présents.
00:00:21Ce moment qui s'annonce bouleversant sera bien évidemment à suivre en direct sur BFM TV.
00:00:25On va aussi faire le point sur l'enquête qui se poursuit et sur toutes les dernières informations au sujet
00:00:31du profil du principal suspect, père d'une amie de Liana.
00:00:34Vous allez entendre de nouveaux témoignages pointant notamment sa proximité avec nombre d'enfants qui interpellaient depuis longtemps les habitants.
00:00:41Cette tragédie, les soupçons de dysfonctionnement dans le traitement des antécédents judiciaires de Jérôme Barrella,
00:00:46continuent de susciter énormément de réactions politiques. Les magistrats restent la cible numéro une.
00:00:51Sont-ils réellement intouchables comme semblent l'affirmer certains responsables ? On va voir ça dans le détail et chiffre
00:00:57à l'appui.
00:00:57BFM Direct, c'est parti.
00:01:11Encore une. Encore une marche blanche après une énième tragédie, en l'occurrence le meurtre de Liana, 11 ans dont
00:01:17la France peine véritablement à se remettre.
00:01:20Bonjour Mathéo Rivière. Vous êtes à Florence, dans le Gersou. Débutera donc dans 5 heures un hommage, un moment de
00:01:25recueillement qui s'annonce extrêmement chargé en émotions.
00:01:30Oui, parce que vous l'imaginez, cette commune depuis plusieurs jours est endeuillée, complètement meurtrie.
00:01:37Plus largement, c'est tout un territoire qui est bouleversé et qui pleure la perte de son enfant,
00:01:42qui s'apprête d'ici quelques heures à lui rendre un dernier hommage en présence de la famille.
00:01:47C'est vraiment un cortège où on s'attend à une vive émotion parce que, vous allez le voir, ces
00:01:52habitants tenaient à se mobiliser.
00:01:54Ils tenaient à être présents aux côtés de la famille pour apporter tout leur soutien.
00:01:585 000 personnes sont attendues au total, des Gersois, mais également des personnes venues des départements voisins.
00:02:04C'est le cas notamment de Laurent que l'on va retrouver. Bonjour Laurent.
00:02:08Bonjour.
00:02:08Vous êtes venu, vous, de Gironde. Vous avez effectué plus de 100 kilomètres.
00:02:12Dites-nous, c'était très important pour vous d'être présent aujourd'hui.
00:02:15C'est tenu parce que cette histoire m'a triste énormément.
00:02:19Je suis vraiment, depuis une huitaine de jours maintenant, branché sur les chaînes de télévision, BFM en particulier,
00:02:27pour dire simplement que cette triste, encore cette triste histoire, ne devrait jamais plus arriver.
00:02:34Ce n'est plus possible. Ce n'est pas possible.
00:02:36Vous me disiez tout à l'heure que vous ressentiez le besoin de faire tous ces kilomètres
00:02:40parce que vous avez besoin d'être présent sur les lieux pour faire le deuil.
00:02:42Oui, j'ai besoin de partager avec la famille, avec tous les gens qui entouraient cette petite, qui ne demandaient
00:02:49rien.
00:02:50J'ai besoin d'être aussi sur les traces de cette petite fille.
00:02:55Merci, merci beaucoup Laurent. On le voit qu'il y a déjà cette rose blanche prévue pour la marche blanche
00:03:01qui devrait débuter d'ici 5h ici au niveau de la piscine de Florence, un lieu symbolique dans cette enquête
00:03:08avant que le cortège se déplace, converge vers le collège où était scolarisée la jeune Liana.
00:03:16Merci Mathéo. Avec Déborah Roch à Florence dans le Gers pour BFM TV.
00:03:19On vous retrouve évidemment tout au long de cette matinée comme les autres équipes de BFM TV mobilisées.
00:03:25Bonjour Vincent Antiguem, grand franceur, police, justice, BFM TV.
00:03:28Bienvenue Vincent, à vos côtés, François Daoust, bonjour et bienvenue.
00:03:30Bonjour.
00:03:31Directeur de l'IRCGN, l'Institut de Recherche Criminelle de la Gendarmerie Nationale,
00:03:35pôle judiciaire de la Gendarmerie, professeur de sciences criminelles à l'université de Sergi Pontoise.
00:03:39À vos côtés, Martine Brousse, bonjour et bienvenue.
00:03:42Vous êtes la présidente de l'association La Voix de l'Enfant.
00:03:45Joseph Agostini nous accompagne aussi.
00:03:46Bonjour et bienvenue, psychologue, psychanalyste.
00:03:48C'est Jérémy Trottin, éditorialiste politique BFM TV.
00:03:51Bienvenue à tous les cinq, Joseph Agostini.
00:03:53À 15h, une marche blanche, une nouvelle, comme je le disais, encore une marche blanche,
00:03:58mais finalement encore ce besoin de faire corps, de communier.
00:04:02Un mot revient beaucoup dans la bouche des habitants, notamment de Florence,
00:04:05depuis une semaine, exorciser.
00:04:08Nécessité d'exorciser.
00:04:09C'est un passage obligé, ce genre d'hommage, de moment de recueillement.
00:04:15Moi, je dirais compenser.
00:04:16Vous savez, une marche blanche, c'est fait pour être là dans les failles,
00:04:22dans les brèches de la réalité.
00:04:23Et la réalité a toujours des brèches, a toujours des défaillances.
00:04:26L'injustice ne sera jamais parfaite.
00:04:29En revanche, la marche blanche, ça dit quelque chose.
00:04:32Ça dit le cri d'un peuple qui se demande pourquoi l'enfant n'est pas protégé
00:04:38comme il le devrait aujourd'hui.
00:04:40Et c'est vrai que je crois que c'est surtout les manquements de ce qui se passe
00:04:44aux premiers âges de la vie, quand l'enfant est encore à une possibilité,
00:04:50justement, de sortir des traumas.
00:04:52On sait très bien que les agressés deviennent agresseurs, très souvent.
00:04:57Et malheureusement, il se rejoue quelque chose.
00:05:00Et je crois que c'est là que nous devons agir.
00:05:02Et je crois que si la marche blanche existe, il faudrait qu'elle existe
00:05:05pour pallier, justement, toutes les carences en matière de prévention
00:05:09et en matière d'accompagnement de l'enfant au premier âge de la vie.
00:05:13J'imagine, Martine Brousse, que vous serez à travers vos pensées,
00:05:16votre cœur, vous aussi, quelque part aux côtés des habitants de Florence
00:05:20et d'ailleurs qui se joindront à 15h à cette marche blanche.
00:05:24Surtout des parents.
00:05:25Surtout des parents.
00:05:26Ils seront présents à cette marche.
00:05:27Ils seront présents.
00:05:29Et en même temps, je partage ce qui vient d'être dit,
00:05:35compenser.
00:05:38Compenser, partager cette douleur, mais il faut le faire dans le calme.
00:05:42Il faut que la colère tombe.
00:05:45La colère n'a jamais permis d'apporter des réponses
00:05:50qui vont permettre de protéger, comme vous venez de le dire,
00:05:55les enfants et les enfants dès tout petit, dès tout petit.
00:05:59Et quand j'entends les déclarations qui sont faites,
00:06:03je pense qu'il faut véritablement qu'ensemble,
00:06:06cette marche ait comme sens, justement,
00:06:09de revenir à hauteur d'enfant.
00:06:12Pour les parents de l'IANA,
00:06:15qui sont donc présents à cette marche blanche,
00:06:18ce moment de recueillement-là peut agir comme, quoi,
00:06:21une espèce de baume d'affection,
00:06:25d'un tant soit peu de douceur,
00:06:26dans l'horreur absolue qu'il traverse.
00:06:30– Oui, je pense qu'à la différence, vous voyez,
00:06:32des extrêmes politiques qui récupèrent la colère et la rage,
00:06:36il me semble…
00:06:37– D'ailleurs, les parents ne veulent pas de politique
00:06:38à cette marche,
00:06:39si ce n'est les maires de Florence
00:06:43et des communes environnantes,
00:06:44qui les soutiennent depuis le début.
00:06:46– D'ailleurs, moi, je note que la plupart des parents
00:06:48d'enfants victimes,
00:06:49parce que ce n'est pas la première
00:06:50et ce n'est certainement pas la dernière,
00:06:52il faut se le redire,
00:06:53il y aura toujours des imperfections,
00:06:57mais la plupart des parents refusent, justement,
00:06:59de verser dans la haine, dans la rage et dans la démagogie.
00:07:02Et je crois que ça en dit long
00:07:04sur ce qu'on ressent quand on vit l'abominable,
00:07:06et on a envie d'être plus intelligent,
00:07:09d'être plus éclairé
00:07:10et d'aller vers le progrès humain
00:07:13et vers la tolérance
00:07:14et pas vers l'invective, la colère et la haine
00:07:17qui, comme l'a dit Mme Brousse à l'instant,
00:07:18sont parfaitement stériles.
00:07:20– Trois jours après la découverte du corps de Liana,
00:07:22non loin de Florence,
00:07:23l'enquête se poursuit.
00:07:25Le profil du principal suspect,
00:07:27qui est le père d'une amie de Liana,
00:07:29se précise, petit à petit,
00:07:31les derniers éléments font littéralement froid dans le dos.
00:07:33On va s'envoyer avec Loïc Gazard
00:07:34et les équipes de BFM TV dans le Gers.
00:07:36– Si dans la commune où résidait Jérôme Barrella,
00:07:39le silence reste pesant.
00:07:41Dans la région, les langues se délient.
00:07:43Le père de famille avait une proximité troublante
00:07:46avec les enfants,
00:07:47y compris dans un club de sport qu'il fréquentait.
00:07:49– Très vite, on a repéré
00:07:50qu'il y a quelque chose qui n'allait pas.
00:07:52Il était tout le temps avec les enfants.
00:07:54C'est-à-dire qu'au début,
00:07:55les enfants s'amusent entre eux, etc.
00:07:58Il était là tout le temps en avance,
00:08:00tout le temps à jouer avec les enfants, etc.
00:08:01Donc on a très vite repéré
00:08:03qu'il y avait quelque chose qui n'allait pas
00:08:03et on surveillait.
00:08:05– L'homme de 41 ans a effectué des remplacements
00:08:08comme agent d'entretien contractuel
00:08:09dans plusieurs lycées du Gers entre 2018 et 2021.
00:08:13Le dernier établissement où il a été,
00:08:15à l'Ectour,
00:08:16mais fin à son contrat suite à des comportements déplacés.
00:08:18– Je sais qu'il y a eu de l'harcèlement
00:08:19vis-à-vis d'une jeune fille.
00:08:22J'ai juste, moi, personnellement,
00:08:23souvenir de ce licenciement
00:08:26qui est arrivé jusqu'à nos oreilles.
00:08:27L'approviseur de l'époque a été suffisamment discrète
00:08:30pour que ça se soit traité de manière discrétionnaire.
00:08:35– Sur son profil TikTok consulté par BFM TV,
00:08:38il est abonné à des centaines de comptes de très jeunes filles,
00:08:41dont de nombreuses mineures.
00:08:42Une activité numérique qui interroge.
00:08:45– On commence à avoir des éléments sur des sites
00:08:48qu'il serait allé consulter.
00:08:50Je mets ça au conditionnel.
00:08:51Donc ça, ça va être confirmé dans l'enquête.
00:08:53On verra s'il allait chercher des enfants
00:08:56sur des sites internet.
00:08:58– Les enquêteurs vont aussi entendre
00:09:00les filles de Jérôme Barrella,
00:09:01âgée de 7 et 11 ans.
00:09:03L'aînée était une amie de Liana.
00:09:05– Au passage, Joseph Agostini
00:09:07regarde les derniers témoignages
00:09:08que BFM TV a pu recueillir.
00:09:10J'imagine la difficulté psychologique
00:09:11que ça peut représenter.
00:09:12Pour ses habitants, pour ses parents d'enfants,
00:09:16certains étant amis de Liana
00:09:18ou amis des enfants du principal suspect,
00:09:21de réaliser a posteriori
00:09:24la nature du véritable comportement.
00:09:26À l'époque, et parfois récemment,
00:09:29de Jérôme Barrella,
00:09:31sa proximité avec les enfants, notamment.
00:09:34On l'interprète aujourd'hui,
00:09:36forcément, différemment.
00:09:37– Oui, mais c'est toujours dans l'après-coup.
00:09:39Comme voulez-vous.
00:09:40Il y a des personnes
00:09:41qui sont très proches des enfants,
00:09:43qui rêvent d'être éducateurs,
00:09:44sans pour autant s'adonner à la perversité.
00:09:47Mais en revanche, effectivement,
00:09:49vous avez raison,
00:09:50il est question quand même de repérage,
00:09:52d'approche,
00:09:53d'emprise au fur et à mesure.
00:09:55Redire justement que,
00:09:57souvent, en matière de prédation sexuelle,
00:09:59il n'est pas tant question d'actes sexuels
00:10:01que de volonté de prendre le pouvoir
00:10:03sur les enfants,
00:10:03parce que les enfants représentent
00:10:05une population vulnérable.
00:10:07Et c'est la raison principale
00:10:09pour laquelle, effectivement,
00:10:10ces prédateurs vont vers les enfants.
00:10:11– Vincent,
00:10:13un meurtrier présumé,
00:10:15un suspect numéro un
00:10:16dans le meurtre de Liana,
00:10:18qui est actuellement
00:10:19en détention provisoire.
00:10:21On rappelle que,
00:10:22puisqu'il y a encore
00:10:23beaucoup, beaucoup,
00:10:24beaucoup de zones d'ombre,
00:10:25en garde à vue,
00:10:27il a, globalement,
00:10:28de ce que l'on sait,
00:10:29en tout cas,
00:10:29gardé le silence,
00:10:30Jérôme Barrella.
00:10:30– Il a contesté les faits,
00:10:31mais il a contesté les faits
00:10:33d'enlèvement et de séquestration
00:10:34de la petite Liana
00:10:35qui lui était reprochée à ce moment-là.
00:10:36– Avant que son corps
00:10:37ne soit recoulé.
00:10:37– Avant que le corps
00:10:38ne soit découvert.
00:10:39Et puis, on ne l'a pas interrogé
00:10:40sur toutes les autres affaires
00:10:41parce qu'on l'a vu,
00:10:42ces autres affaires,
00:10:43elles ont émergé
00:10:44après la garde à vue.
00:10:45C'est vrai qu'on dit
00:10:46les langues se délient,
00:10:47on a des témoignages,
00:10:48il dit voilà,
00:10:49il avait tel comportement.
00:10:50En fait, les langues
00:10:51dans ce dossier
00:10:52se sont déliées
00:10:52il y a bien longtemps.
00:10:53Le premier signalement,
00:10:54il remonte à 2017.
00:10:55– Dans des dossiers précédents.
00:10:56– Ça fait quasiment 10 ans,
00:10:58en fait,
00:10:58il y a des petits-enfants,
00:11:00des petites-filles,
00:11:017 ans, 10 ans,
00:11:02qui ont parlé,
00:11:02qui ont trouvé le courage
00:11:03en 2020, en 2022, en 2025.
00:11:05Donc effectivement,
00:11:06aujourd'hui,
00:11:06on a des témoignages
00:11:07qui affluent,
00:11:08mais ils étaient déjà là,
00:11:09ces témoignages.
00:11:10Ce qu'il faut bien préciser,
00:11:11vous avez raison de le dire,
00:11:12c'est que lors de sa garde à vue,
00:11:14il a contesté les faits.
00:11:15À peine a-t-il reconnu
00:11:16que oui,
00:11:17il avait bien embarqué
00:11:18la petite liana dans son véhicule
00:11:19parce que ça,
00:11:20il avait été vu par un témoin
00:11:21et par une caméra
00:11:22de vidéosurveillance
00:11:23qui avait immortalisé la scène.
00:11:24Donc il ne pouvait pas dire le contraire.
00:11:25C'est la raison pour laquelle
00:11:26il a été mis en examen,
00:11:27mais uniquement pour enlèvement
00:11:28et séquestration.
00:11:29La question qui se pose désormais,
00:11:31c'est celle d'une nouvelle convocation
00:11:32dans les jours,
00:11:33les deux semaines à venir,
00:11:34on pourrait dire,
00:11:35pour des faits de meurtre
00:11:36ou d'assassinat.
00:11:37Non plus devant les enquêteurs,
00:11:38mais devant un juge.
00:11:38Oui, parce qu'il ne peut plus
00:11:39être entendu que par la juge d'instruction
00:11:41à Agin qui désormais
00:11:43a ce dossier dans les mains.
00:11:44Et puis, d'ici là,
00:11:46jusqu'à cette audition,
00:11:48les enquêteurs vont tout faire
00:11:49pour relier ce suspect
00:11:51au meurtre de la petite liana
00:11:52parce que pour l'instant,
00:11:53on a retrouvé son corps,
00:11:54mais encore,
00:11:55faut-il le relier à Jérôme Barrella ?
00:11:57Est-ce que sa voiture
00:11:58a effectué des déplacements
00:11:59dans ce secteur-là ?
00:12:00Est-ce que son téléphone a borné ?
00:12:01Est-ce qu'on a retrouvé,
00:12:02par exemple,
00:12:03des indices matériels
00:12:04dans ce silo
00:12:04qui était présent dans son véhicule ?
00:12:07Et autant d'éléments
00:12:07qui vont permettre
00:12:08de le confronter
00:12:09et peut-être de le faire passer aux autres.
00:12:10Parce que si,
00:12:11Général Lausse,
00:12:12le suspect ne parle pas,
00:12:13des éléments, eux,
00:12:15vont parler,
00:12:15ont déjà parlé.
00:12:16Oui, il y en a certains
00:12:17qui ont déjà parlé.
00:12:18En réalité,
00:12:18la VN notamment.
00:12:20Oui,
00:12:22mais derrière,
00:12:23c'est maintenant
00:12:23la constitution
00:12:24d'un dossier complet
00:12:25en vue de la nouvelle incrimination
00:12:28qui est pour meurtre,
00:12:30voire assassinat,
00:12:31si jamais d'autres éléments
00:12:33permettent de dire
00:12:34qu'il avait préparé
00:12:35et l'enlèvement
00:12:37et l'acte derrière
00:12:38et le meurtre.
00:12:39Donc,
00:12:40tout ça est en cours.
00:12:43On ne peut plus faire,
00:12:44les gendarmes ne peuvent plus faire
00:12:45d'audition
00:12:47concernant cette affaire.
00:12:49en revanche,
00:12:50ils ont toute l'attitude
00:12:52dans les autres affaires
00:12:53de faire une garde à vue
00:12:56par la petite Rosa,
00:12:58par exemple,
00:12:59et bien,
00:12:59peut être entendue
00:13:00sous le régime
00:13:00de la garde à vue
00:13:01pour les autres.
00:13:02Il y aura certainement,
00:13:04je pense,
00:13:04un rassemblement
00:13:05de toutes les affaires
00:13:07au niveau judiciaire
00:13:09qui fera
00:13:09qu'elles rentreront
00:13:11dans un même panel
00:13:13pour que le traitement
00:13:14soit cohérent
00:13:15et qu'on n'ait pas
00:13:16un séquençage
00:13:17et ce séquençage
00:13:19et cette séparation
00:13:20qui pourrait compliquer
00:13:22la procédure
00:13:23et le travail
00:13:24des enquêteurs.
00:13:25Donc,
00:13:26tout sera rassemblé
00:13:27mais,
00:13:27comme vous le disiez,
00:13:29ce sont les indices matériels
00:13:30maintenant
00:13:31qui sont collationnés
00:13:33pour pouvoir
00:13:34étayer le dossier
00:13:35en vue
00:13:36de son incrimination.
00:13:37Et il faut continuer,
00:13:38j'imagine,
00:13:38de ratisser large
00:13:39d'une certaine manière
00:13:40parce qu'on se concentre
00:13:40évidemment sur cet homme,
00:13:42le profil,
00:13:43certains éléments,
00:13:44bien sûr,
00:13:45étant accablants
00:13:46mais il ne faut pas
00:13:46passer à côté d'autres
00:13:48potentiellement
00:13:49d'autres indices
00:13:51voire d'autres personnes
00:13:54impliquées de près
00:13:54ou de loin
00:13:55dans ce moment.
00:13:56Dans l'enquête,
00:13:57il y a ce qu'on appelle
00:13:58l'enquête de personnalité
00:13:59et l'enquête de personnalité
00:14:01réalisée par les gendarmes
00:14:02qui n'est pas une enquête
00:14:03psychologique
00:14:03mais qui est une enquête
00:14:05qui va faire le parcours
00:14:07de cet homme
00:14:08depuis son enfance.
00:14:11Si ses instituteurs,
00:14:13institutrices,
00:14:13professeurs à l'école,
00:14:16au lycée ou autres
00:14:17sont toujours là,
00:14:18eh bien,
00:14:19ils vont être entendus
00:14:20pour voir quel était
00:14:21son comportement,
00:14:22ses anciens camarades,
00:14:23ses relations de travail
00:14:24tout au long
00:14:25de son parcours
00:14:27jusqu'au drame
00:14:28de façon à avoir
00:14:30un portrait
00:14:31de cet homme
00:14:32et comme vous le disiez,
00:14:33c'est est-ce que
00:14:34d'autres affaires
00:14:35n'ont pas échappé
00:14:36des personnes
00:14:37qui se sont eues,
00:14:38qui n'ont pas osé parler,
00:14:40qui n'ont pas osé dire
00:14:40quoi que ce soit,
00:14:41eh bien,
00:14:42peuvent être révélées.
00:14:43Justement,
00:14:44au cœur,
00:14:44au centre
00:14:45des dysfonctionnements
00:14:46révélés par l'affaire
00:14:47du meurtre de Liana,
00:14:48il y a un outil clé
00:14:50de la justice,
00:14:51son nom,
00:14:52Cassiopée,
00:14:52Fanny Weckscheider.
00:14:54Bonjour Fanny.
00:14:54Bonjour.
00:14:55Bienvenue.
00:14:55Vous nous expliquez ce matin,
00:14:56Fanny,
00:14:56en quoi consiste
00:14:57ce logiciel.
00:14:58Oui,
00:14:59un logiciel informatique
00:15:00qui est censé
00:15:02faciliter l'échange
00:15:03entre les différents parquets
00:15:04mais aussi informer
00:15:05les victimes.
00:15:06Cassiopée,
00:15:07c'est cet acronyme
00:15:08un peu barbare
00:15:09mais il a été développé
00:15:10depuis 2008.
00:15:12Il est déployé
00:15:13dans tous les tribunaux
00:15:14judiciaires de France
00:15:16sous la responsabilité
00:15:17du ministère
00:15:18de la justice
00:15:19et selon la Cour des comptes,
00:15:21il coûtait en 2018
00:15:22142 millions d'euros
00:15:23contre 4,4 millions
00:15:2512 ans plus tôt.
00:15:26Regardez ce logiciel
00:15:28Cassiopée,
00:15:29il est déclenché
00:15:30à partir du moment
00:15:31où d'abord
00:15:31il y a une plainte
00:15:32qui a été déposée
00:15:33dans un commissariat,
00:15:34dans une gendarmerie.
00:15:34Ensuite,
00:15:35le dossier est transmis
00:15:37dans les parquets
00:15:39et c'est à ce moment-là
00:15:40qu'entre en jeu
00:15:41Cassiopée,
00:15:42ce logiciel informatique
00:15:44de traitement,
00:15:45d'échange des données.
00:15:46Comment ça fonctionne
00:15:47concrètement ?
00:15:48On va le voir.
00:15:49Les seules personnes
00:15:49qui sont habilitées
00:15:51à l'utiliser,
00:15:52ce sont les magistrats,
00:15:54les greffiers,
00:15:55les personnels habilités
00:15:56des tribunaux.
00:15:57Les données
00:15:58qui sont conservées
00:15:59peuvent l'être
00:16:00de 10 ans
00:16:00à 30 ans
00:16:01selon les types
00:16:02de procédures.
00:16:04Également,
00:16:04sur ce logiciel,
00:16:05ce que l'on peut dire,
00:16:06c'est qu'il permet
00:16:07d'enregistrer,
00:16:08de suivre,
00:16:09de partager
00:16:09plusieurs types
00:16:10de données,
00:16:11les états civils,
00:16:12les coordonnées,
00:16:13aussi bien des prévenus
00:16:14que des témoins,
00:16:16que des victimes,
00:16:16des parties civiles.
00:16:17Il permet également
00:16:18de savoir
00:16:19où on en est
00:16:20au stade
00:16:21de quelle procédure
00:16:22on en est
00:16:22sur, par exemple,
00:16:24les infractions également,
00:16:25tout un tas de données
00:16:26ainsi que les suites
00:16:27de l'affaire
00:16:29qui peuvent être,
00:16:30par exemple,
00:16:31selon le porte-parole
00:16:32du ministère
00:16:33de la Justice,
00:16:34un classement sans suite,
00:16:36une poursuite
00:16:36ou alors encore
00:16:37une continuation
00:16:38de l'enquête.
00:16:39Merci Fanny.
00:16:40Vincent,
00:16:40vous écoutiez Fanny
00:16:41avec attention
00:16:41ou souhaitez intervenir ?
00:16:43Non mais ce logiciel
00:16:44est effectivement
00:16:44très très important
00:16:45et ce que Fanny
00:16:46disait à juste titre,
00:16:47c'est qui a la main
00:16:48sur le logiciel
00:16:49sont les magistrats
00:16:50et les greffiers
00:16:50mais avec une intervention
00:16:51humaine.
00:16:52La première chose
00:16:52qu'on va taper,
00:16:53c'est évidemment
00:16:53le nom de la personne
00:16:55impliquée
00:16:55avec une possible
00:16:57erreur humaine.
00:16:58Si on oublie un L
00:16:59à Jérôme Barrella,
00:16:59on ne va pas trouver
00:17:00les précédentes procédures.
00:17:02C'est ça qu'il faut aussi
00:17:03avoir en tête.
00:17:04Puis il y a tout le délai
00:17:05nécessaire aux équipes
00:17:07pour pouvoir entrer
00:17:08toutes les données,
00:17:08ça prend toujours du temps,
00:17:09c'est quelque chose
00:17:10qui est assez fastidieux
00:17:12dirons-nous.
00:17:13Et puis l'autre problème
00:17:14qui se pose,
00:17:15et on l'a très bien vu
00:17:16sur l'infographie
00:17:16qui était à l'écran,
00:17:17c'est que là,
00:17:19quand une plainte est prise
00:17:20dans un service de police
00:17:21ou de gendarmerie,
00:17:22c'est transmis au parquet
00:17:23qui le rentre à Cassiopée
00:17:24mais les enquêteurs
00:17:25ont un autre logiciel
00:17:26qui s'appelle l'ETAGE.
00:17:27Certains magistrats
00:17:28ont accès au ETAGE,
00:17:29le traitement des antécédents judiciaires
00:17:31mais les enquêteurs
00:17:32n'ont pas accès à Cassiopée
00:17:33et les deux logiciels
00:17:34ne se parlent pas forcément.
00:17:36Il n'y a pas d'interconnexion
00:17:37entre les données
00:17:37ce qui fait que parfois
00:17:38on n'arrive pas à relier
00:17:40les différentes procédures.
00:17:42Martine Brousse,
00:17:42vous disiez il y a quelques instants
00:17:43il faut que la colère tombe.
00:17:45Néanmoins,
00:17:45vous faites partie de ces voix,
00:17:47celles et ceux
00:17:48qui réclament des comptes
00:17:49aujourd'hui à l'État.
00:17:55nous ne réclamons pas de comptes
00:17:58nous souhaiterions justement
00:18:00par exemple
00:18:01on vient de donner
00:18:01ces exemples
00:18:02de deux logiciels
00:18:04avec toute l'évolution
00:18:06des technologies
00:18:07comment se fait-il
00:18:09qu'on ne puisse pas
00:18:10croiser ces deux logiciels ?
00:18:12Je crois aussi
00:18:13qu'il va y avoir
00:18:14une vraie réflexion
00:18:15et ça ne demande pas de loi.
00:18:17Qui a le droit
00:18:18à l'information ?
00:18:19Il y a encore trop
00:18:21de barrages
00:18:23entre les enquêteurs
00:18:24et la justice.
00:18:26Là on le voit bien
00:18:27vous venez de le décrire.
00:18:29Les enquêteurs
00:18:31ont un logiciel
00:18:32la justice
00:18:33certains peuvent communiquer
00:18:34les autres.
00:18:35Il faut faire tomber
00:18:36quand je dis
00:18:36arrêtons de travailler
00:18:38en silo
00:18:39travaillons
00:18:40partageons l'information
00:18:41à partir du moment
00:18:43où on va partager
00:18:44l'information
00:18:44on répondra
00:18:46comme le disait
00:18:47monsieur Agossini
00:18:49on répondra vraiment
00:18:50aux besoins
00:18:51et à l'intérêt
00:18:52de l'enfant.
00:18:53Il faut maintenant
00:18:53qu'il y ait
00:18:55une pensée collective
00:18:57une action collective
00:18:58ensemble
00:18:59pour que
00:19:00ce travail
00:19:01on est là
00:19:02dans l'intérêt
00:19:03de l'enfant
00:19:04on est là
00:19:04dans l'intérêt
00:19:05de l'enfant
00:19:05c'est pas
00:19:06je suis gendarme
00:19:07je suis
00:19:08salle Mélanie
00:19:09je suis
00:19:09à PED
00:19:10non
00:19:10nous devons être ensemble.
00:19:11Depuis une semaine
00:19:12les révélations
00:19:13sur d'évidents
00:19:14dysfonctionnements
00:19:15dans le processus judiciaire
00:19:16alimentent l'incompréhension
00:19:17la colère
00:19:18partout en France
00:19:19mais bien plus
00:19:20encore évidemment
00:19:20à Florence
00:19:21où habitait
00:19:22Liana
00:19:23Mathis-Pierrez
00:19:23comment la ville
00:19:24prépare-t-elle
00:19:25la marche blanche
00:19:26à sa mémoire
00:19:26tout à l'heure
00:19:26à 15h ?
00:19:29Eh bien écoutez
00:19:305000 personnes
00:19:31sont attendues
00:19:32à partir de 15h
00:19:33vous l'avez dit
00:19:33alors pour les accueillir
00:19:34dans de bonnes conditions
00:19:36et permettre
00:19:36la bonne déambulation
00:19:38pendant environ 4h
00:19:39la circulation
00:19:40dans de nombreuses rues
00:19:42de la ville
00:19:42sera temporairement
00:19:44interdit
00:19:45à partir de midi
00:19:46et déjà
00:19:46depuis 10h
00:19:47ce matin
00:19:48le centre de Florence
00:19:49à quelques pas d'ici
00:19:50interdit temporairement
00:19:52la circulation
00:19:52et le stationnement
00:19:54vous le voyez
00:19:55avec cette barrière
00:19:55installée à l'entrée
00:19:57de la rue
00:19:57avec inscrit
00:19:58fermeture exceptionnelle
00:20:00et au bout
00:20:00se trouve le centre
00:20:01justement
00:20:02la place
00:20:02de la République
00:20:04alors d'autres initiatives
00:20:05sont également
00:20:06organisées
00:20:07comme la confection
00:20:08de t-shirts
00:20:08en hommage
00:20:09à Liana
00:20:10et dans un communiqué
00:20:11les organisateurs
00:20:12de la marche blanche
00:20:13appellent au respect
00:20:14de la dignité
00:20:15de la famille
00:20:16et demandent également
00:20:17à rester dans le calme
00:20:18et dans le recueillement
00:20:19Merci Mathis-Pierrez
00:20:20avec Alexandre Noisette
00:20:21à Florence
00:20:22dans le Gers
00:20:23où débutera donc
00:20:23tout à l'heure
00:20:24à 15h
00:20:25cette marche blanche
00:20:26à la mémoire de Liana
00:20:27à suivre en direct
00:20:27sur BFM TV
00:20:28dans le cadre
00:20:29d'une édition spéciale
00:20:30qui débutera
00:20:31dès 14h
00:20:32on y retrouvera notamment
00:20:33évidemment
00:20:33toutes les équipes
00:20:34de BFM TV
00:20:35mobilisées dans le Gers
00:20:36on y revient
00:20:36dans un instant
00:20:37on va aussi se pencher
00:20:38sur le volet
00:20:40très politique
00:20:42de ce scandale
00:20:44qui vit
00:20:46au scandale national
00:21:1510h30
00:21:17spécialement pour cette marche blanche
00:21:19vous avez acheté
00:21:19des fleurs
00:21:20ça vous tenait à coeur
00:21:21de venir aujourd'hui ?
00:21:22Oui tout à fait
00:21:23je suis venue en bus
00:21:26à 8h15
00:21:27j'ai pris le bus
00:21:28ce matin
00:21:30et je reprendrai
00:21:31le bus
00:21:32à la fin
00:21:33en fait
00:21:34Vous êtes maman
00:21:35vous me disiez
00:21:35que vous vous référez
00:21:37à cette malheureuse histoire
00:21:38par rapport à Liana
00:21:39à vos filles
00:21:40ça fait une semaine
00:21:41que vous ne dormez plus ?
00:21:42Oui tout à fait
00:21:44après c'est arrivé
00:21:45à Liana
00:21:46c'est arrivé à d'autres
00:21:47ça peut arriver
00:21:48à n'importe qui
00:21:48de nous
00:21:50ça peut arriver
00:21:51à mes filles
00:21:51ça peut arriver
00:21:52à d'autres
00:21:52et c'est très important
00:21:54d'être ici
00:21:56pour la famille
00:21:57pour rendre hommage
00:21:57à cette pauvre petite puce
00:21:59et voilà
00:22:00je suis désolée
00:22:02On comprend votre émotion
00:22:03vous n'êtes pas la seule
00:22:04est-ce que peut-être
00:22:05cette marche blanche
00:22:06et ce rassemblement
00:22:06cet après-midi
00:22:07peut vous aider
00:22:08à vous consoler ?
00:22:09Me consoler je ne sais pas
00:22:11parce qu'il ne faut pas oublier
00:22:14mais il faut être présent
00:22:15pour la famille
00:22:17c'est très important
00:22:18pour rendre hommage
00:22:19à cette petite
00:22:19qui n'aurait pas dû partir
00:22:20comme ça
00:22:21donc voilà
00:22:22Merci beaucoup
00:22:23et donc elle ne sera pas la seule
00:22:24bien sûr
00:22:255000 personnes sont attendues
00:22:27cet après-midi
00:22:28à cette marche blanche
00:22:29on a rencontré
00:22:29un monsieur hier
00:22:31qui était en situation
00:22:32de handicap
00:22:32et il nous a dit
00:22:33même malgré mon handicap
00:22:34je viendrai
00:22:35voilà c'est un événement
00:22:35qui tient à coeur
00:22:36aux habitants ici
00:22:37aux habitants de Florence
00:22:38mais aussi dans les communes
00:22:39alentours
00:22:40Cicélia vous êtes avec
00:22:41Soazic Oulia à Florence
00:22:42dans le Gers pour BFM TV
00:22:44où débutera donc à 15h
00:22:45cette marche blanche
00:22:46à la mémoire de Liana
00:22:47Joseph Acostini
00:22:48on voyait à l'instant
00:22:49on entendait l'émotion
00:22:50de Cathy
00:22:52c'est l'occasion
00:22:53de lâcher aussi
00:22:53son émotion
00:22:54une telle marche blanche
00:22:56il ne faut pas la contenir
00:22:56mais oui mais vous savez
00:22:58dans ce type d'événement
00:22:59il y a toujours
00:23:00un trauma collectif
00:23:01il y a toujours
00:23:02une identification
00:23:03aux victimes
00:23:04et c'est heureux
00:23:05il y a quelqu'un
00:23:06à l'antenne
00:23:06qui disait
00:23:06on est tous devenus
00:23:07quelque part parents
00:23:08mais oui
00:23:10on est tous
00:23:11nous qui sommes parents
00:23:12et fatalement
00:23:13il y a comme ça
00:23:14une identification
00:23:16à ceux qui ont vécu
00:23:17le pire
00:23:17nul besoin d'être parents
00:23:18d'ailleurs
00:23:19oui
00:23:19c'est vrai
00:23:21c'est une question d'ailleurs
00:23:22oui c'est vrai
00:23:23là il se trouve
00:23:23que c'était une maman
00:23:24qu'on a entendu
00:23:25mais vous savez
00:23:27c'est l'inenvisageable
00:23:29c'est le pire
00:23:29la mort d'un enfant
00:23:30et dans ces conditions
00:23:31alors bon
00:23:32c'est même l'impensable
00:23:34on n'avait pas de mots
00:23:36pendant longtemps
00:23:36pour dire ça
00:23:37aujourd'hui on les appelle
00:23:38les désenfanter
00:23:39ceux qui perdent leurs enfants
00:23:41mais effectivement
00:23:42ça touche au coeur
00:23:43parce qu'il y a quelque chose
00:23:45d'un impensé
00:23:46civilisationnel
00:23:47l'enfant
00:23:47qu'est-ce que vous voulez
00:23:48on a le sentiment
00:23:49qu'il est immortel
00:23:50qu'on ne peut pas mourir
00:23:51quand on est si petit
00:23:52et pourtant
00:23:53il y a un principe
00:23:54de réalité
00:23:54qui s'installe
00:23:55mais je crois
00:23:56que l'injustice
00:23:57justement est amplifiée
00:23:58quand ce principe
00:23:59de réalité
00:23:59percute finalement
00:24:00l'impensable
00:24:01ce produit
00:24:02David Topiak
00:24:03est avec nous
00:24:04bonjour
00:24:05monsieur le député
00:24:05Liotte Dujers
00:24:07j'imagine que vous allez
00:24:08vous rendre
00:24:08à la marche blanche
00:24:09tout à l'heure
00:24:10oui bonjour
00:24:11effectivement
00:24:12je serai présent
00:24:13en tant que citoyen
00:24:15à côté
00:24:15de la famille
00:24:17et des nombreux
00:24:17je reçois
00:24:17qui vont venir
00:24:19participer à cette marche blanche
00:24:20quel est votre état d'esprit
00:24:22monsieur le député
00:24:23aujourd'hui
00:24:23vous qui
00:24:25je le rappelle
00:24:26avez tiré
00:24:27la sonnette d'alarme
00:24:28sur la pénurie
00:24:29de magistrats
00:24:29les dysfonctionnements
00:24:30informatiques
00:24:30au tribunal judiciaire
00:24:31il y a un an
00:24:33au moment où on se pose
00:24:33bon nombre de questions
00:24:34sur les dysfonctionnements
00:24:35dans les antécédents judiciaires
00:24:37du principal suspect
00:24:39écoutez
00:24:40l'état d'esprit
00:24:41celui de tout un territoire
00:24:43on est percuté
00:24:44depuis une semaine
00:24:45par de nombreux sentiments
00:24:47c'était d'abord l'inquiétude
00:24:48ensuite la colère
00:24:49quand on a appris
00:24:50effectivement
00:24:51qu'il y avait une plainte
00:24:52de 2025
00:24:54qui n'avait pas été traitée
00:24:55puis aujourd'hui
00:24:56c'est le moment
00:24:57de la tristesse
00:24:57du deuil
00:24:58de la dignité aussi
00:25:00donc voilà
00:25:01on a beaucoup de sentiments
00:25:03qui se mêlent
00:25:03et qui font que
00:25:05les gens ont besoin
00:25:06de se retrouver
00:25:07ont besoin de parler
00:25:08entre eux
00:25:08ont besoin d'être
00:25:09autour de la famille
00:25:10je pense que c'est un moment
00:25:11de dignité
00:25:12cet après-midi
00:25:13route du recueillement
00:25:14qui sera important
00:25:15les parents de l'Iganea
00:25:16qui seront présents
00:25:16à cette marche blanche
00:25:18disent très clairement
00:25:19ne pas vouloir
00:25:19de politique
00:25:20présente à cette marche blanche
00:25:22autre que les élus locaux
00:25:23évidemment dont vous êtes
00:25:24dont sont aussi
00:25:25le maire de Florence
00:25:26et les élus
00:25:27des communes alentours
00:25:28vous craignez vous-même
00:25:29une forme de récupération ?
00:25:32Je le crains
00:25:33mais je pense que
00:25:35les politiques nationaux
00:25:37se tiendront à l'écart
00:25:38et conformément
00:25:39à ce que demandent
00:25:40les parents
00:25:40on a besoin
00:25:41d'un moment de dignité
00:25:42et de retrouver
00:25:43entre les gens
00:25:44du secteur de Florence
00:25:46et qui ont vécu
00:25:47un vrai traumatisme
00:25:48avec la famille
00:25:49depuis quelques jours
00:25:50donc gardons ce moment
00:25:52de recueillement
00:25:52de dignité
00:25:53je crois que c'est important
00:25:54il ne faut pas tout mélanger
00:25:55je ne souhaite pas
00:25:57non plus
00:25:57qu'il y ait
00:25:57une instrumentalisation
00:25:59politique
00:25:59de l'affaire Lyanna
00:26:02mais qu'au contraire
00:26:03il y ait un vrai travail
00:26:04de fond
00:26:04qui soit mené
00:26:05sur le fonctionnement
00:26:06de notre justice
00:26:07et qu'on ressorte
00:26:08par le haut
00:26:08d'un traumatisme
00:26:09qui est important
00:26:10pour un territoire
00:26:11mais pour la France aussi
00:26:12vous avez l'espoir
00:26:14qu'enfin
00:26:15certaines choses bougent
00:26:17je dirais malheureusement
00:26:18à la faveur du meurtre
00:26:20de Lyanna
00:26:22écoutez
00:26:23en tout cas
00:26:23j'ai posé une question
00:26:24au gouvernement
00:26:25ce mercredi
00:26:25le ministre de l'Intérieur
00:26:26m'a répondu
00:26:27qu'une enquête administrative
00:26:28conjointe
00:26:29au ministère de la justice
00:26:30allait être lancée
00:26:31j'espère qu'elle fera
00:26:32la lumière
00:26:32sur les dysfonctionnements
00:26:34dans la chaîne judiciaire
00:26:36et qu'elle ne se limitera pas
00:26:38à identifier
00:26:39un bouquet émissaire
00:26:40responsable
00:26:41qui sera sanctionné
00:26:42je pense que
00:26:43les responsabilités
00:26:44sont diverses
00:26:44surtout dans la chaîne
00:26:45de décision
00:26:46et qu'il faudra regarder
00:26:47en face
00:26:48les dysfonctionnements
00:26:49et prendre les mesures
00:26:50qui s'imposeront
00:26:51par la suite
00:26:52j'évoquais il y a un an
00:26:53une question
00:26:55lors d'une question
00:26:56écrite
00:26:56des problèmes
00:26:58défectifs
00:26:59au tribunal
00:27:00d'Auch
00:27:00avec plusieurs postes
00:27:02de magistrats
00:27:02qui n'étaient pas
00:27:04pourvus
00:27:06c'est un des éléments
00:27:07il y a d'autres éléments
00:27:08aussi
00:27:08je ne suis pas là
00:27:09pour tirer des conclusions
00:27:10de fait que j'ai remonté
00:27:11ou que j'ai constaté
00:27:12il est important que cette enquête
00:27:14fasse la lumière
00:27:14de manière transparente
00:27:16indépendante
00:27:17et lucide
00:27:18pour qu'on puisse
00:27:19améliorer notre système judiciaire
00:27:20et éviter que
00:27:22des cas comme celui de l'IANA
00:27:23se reproduisent
00:27:24par le futur
00:27:25merci David Topiak
00:27:27merci d'avoir accepté
00:27:28de nous dire quelques mots
00:27:28ce matin
00:27:29sur BFM TV
00:27:30à quelques heures
00:27:30de la marche blanche
00:27:32à la mémoire de Liana
00:27:33à Florence
00:27:34un hommage donc
00:27:35et tant de questions
00:27:36encore sans réponse
00:27:38portant en particulier
00:27:38sur le traitement judiciaire
00:27:40des démêlés
00:27:41du principal suspect
00:27:42bonjour
00:27:42Maël Janton
00:27:43avec vous ce matin
00:27:44Maël
00:27:44on voulait revenir
00:27:45sur un témoignage en particulier
00:27:46que vous avez recueilli hier
00:27:48et qui
00:27:48d'une certaine manière
00:27:49nous éclaire
00:27:50sur la personnalité
00:27:51inquiétante
00:27:52rétrospectivement
00:27:53de Jérôme Barrella
00:27:56Oui tout à fait
00:27:57hier avec les équipes
00:27:58de Ligne Rouge
00:27:59et Jérémy Muller
00:28:00on a rencontré
00:28:01un professeur de sport
00:28:02dont la salle
00:28:03a été fréquentée
00:28:04par Jérôme Barrella
00:28:05et ses deux filles
00:28:06l'an passé
00:28:07ils y ont été inscrits
00:28:08pendant toute une saison
00:28:09mais ce professeur
00:28:11nous explique que
00:28:11très vite
00:28:12il a compris
00:28:13que quelque chose
00:28:14n'allait pas
00:28:14qu'il avait un comportement
00:28:15suspect
00:28:16sans rien voir
00:28:17de répréhensible
00:28:18c'était un ensemble
00:28:19d'indices
00:28:20dit-il
00:28:20mais il explique
00:28:22que voilà
00:28:23avec 4, 5 autres adhérents
00:28:25ils avaient sans cesse
00:28:26Jérôme Barrella
00:28:27à l'oeil
00:28:27qu'il se montrait
00:28:28trop proche des enfants
00:28:29qu'il ne fréquentait
00:28:30que très peu
00:28:31le groupe d'adultes
00:28:32et que donc
00:28:32ils devaient sans cesse
00:28:33le surveiller
00:28:34à tel point
00:28:34que cette année
00:28:35lorsqu'il ne s'est pas réinscrit
00:28:37ils étaient vraiment soulagés
00:28:39un poids s'est enlevé
00:28:40alors évidemment
00:28:43apprenant ces nouvelles
00:28:44ce professeur
00:28:45a contacté
00:28:45l'ensemble
00:28:46des membres
00:28:47de son club de sport
00:28:48pour savoir
00:28:48si quelque chose
00:28:49avait pu se passer
00:28:50dit-il
00:28:51et il a remonté
00:28:52ses témoignages
00:28:53à la police judiciaire
00:28:55voilà
00:28:55je vous propose
00:28:56d'écouter son témoignage
00:28:57il explique notamment
00:28:58comment Jérôme Barrella
00:28:59s'entraînait quasiment
00:29:01exclusivement
00:29:02avec les enfants
00:29:03et simplement avec eux
00:29:06très vite on a repéré
00:29:08qu'il y a quelque chose
00:29:08qui n'allait pas
00:29:09il était tout le temps
00:29:10avec les enfants
00:29:10c'est-à-dire qu'au début
00:29:12les enfants s'amusent
00:29:13entre eux etc
00:29:15il était là
00:29:16tout le temps
00:29:16en avance
00:29:17tout le temps
00:29:17à jouer avec les enfants
00:29:18etc
00:29:18donc on a très vite repéré
00:29:20qu'il y avait quelque chose
00:29:20qui n'allait pas
00:29:21et on surveillait
00:29:22sa présence insistante
00:29:24avec les enfants
00:29:24les entraînements
00:29:25ils faisaient tout
00:29:25avec les enfants
00:29:26ils ne se mettaient jamais
00:29:27avec les adultes
00:29:27enfin voilà
00:29:28c'était particulier
00:29:29c'est quelque chose
00:29:29qui nous paraissait bizarre
00:29:30on le sortait
00:29:31du groupe des enfants
00:29:32ils venaient avec nous
00:29:33etc
00:29:34pour certains exercices
00:29:35plus spécifiques
00:29:36on lui disait
00:29:36c'est pas avec les enfants
00:29:37que tu vas progresser
00:29:38c'est avec les adultes
00:29:39viens avec nous
00:29:39mais voilà
00:29:40de base
00:29:40ils se mettaient tout le temps
00:29:41avec les enfants
00:29:42on s'assurait
00:29:42qu'il n'y avait pas
00:29:43de comportement déplacé
00:29:45etc
00:29:46on n'a jamais vu
00:29:47une main aux fesses
00:29:47jamais de ci ça
00:29:48par contre voilà
00:29:50attraper les enfants
00:29:51les soulever
00:29:51ce genre de choses
00:29:52voilà
00:29:52ce genre de contact là
00:29:56ici tout le village
00:29:57ici à Florence
00:29:59voilà
00:29:59va probablement participer
00:30:00à cette marche blanche
00:30:02cet après-midi
00:30:02elle est programmée
00:30:03à 15h
00:30:04et ce professeur
00:30:05en sera probablement
00:30:06merci Mel
00:30:07avec Fanny Morel
00:30:08à Florence
00:30:08pour BFM TV
00:30:09que vous inspire ce témoignage
00:30:10Martine Brousse
00:30:11vous voyez orégien
00:30:12oui je pense que ce drame
00:30:15doit nous permettre aussi
00:30:17de faire de la prévention
00:30:19et je veux dire
00:30:22à tous ces clubs sportifs
00:30:24à toutes ces personnes
00:30:26ces animateurs
00:30:27ces entraîneurs
00:30:29et aux parents
00:30:30dans ces clubs
00:30:31qu'au moindre signe
00:30:33il y a une cellule
00:30:34au ministère des sports
00:30:36pour signaler
00:30:38pour signaler
00:30:39signaler
00:30:39ce n'est pas dénoncer
00:30:40on n'alerte jamais trop
00:30:41on n'alerte pas
00:30:42on doute
00:30:43mais le doute
00:30:44ne profite jamais à l'enfant
00:30:45voilà
00:30:46il faut que le doute
00:30:47profite à l'enfant
00:30:48ce qui vient là
00:30:49il faut prévenir la cellule
00:30:51et c'est
00:30:52sur internet
00:30:53c'est très rapide
00:30:54à la cellule des sports
00:30:55on signale
00:30:56il y a des obligations
00:30:57dans tous les clubs sportifs
00:30:59aujourd'hui
00:30:59donc sachez
00:31:01que ce soit un club sportif
00:31:02ou après
00:31:02peu importe la structure
00:31:04mais signaler
00:31:06j'aurais envie de dire
00:31:06signaler
00:31:07ne doutez pas
00:31:08faites que le doute
00:31:10profite à l'enfant
00:31:11si la personne
00:31:12n'a rien à se reprocher
00:31:13et bien vous aurez
00:31:15fait un signalement
00:31:16pour rien
00:31:16mais s'il y a quoi que ce soit
00:31:18ça évitera peut-être
00:31:19de tels drames
00:31:20j'espère que votre appel
00:31:21est entendu ce matin
00:31:22Martine Brousse
00:31:23cette tragédie
00:31:24intervient à moins d'un an
00:31:26de l'élection présidentielle
00:31:27les candidats déjà déclarés
00:31:28s'en emparent
00:31:29pour certains formules
00:31:30des propositions
00:31:31à l'image de Bruno Retailleau
00:31:33qui ce matin
00:31:33dans les colonnes du Parisien
00:31:35le président des Républicains
00:31:36appelle à une révolution pénale
00:31:38et dit vouloir
00:31:39une cour disciplinaire
00:31:41pour les magistrats fautifs
00:31:42un organe qui serait
00:31:43non corporatiste
00:31:46dit Bruno Retailleau
00:31:48incluant des citoyens
00:31:50Evelyne Cyr-Marin
00:31:51bonjour
00:31:51vous êtes magistrate honoraire
00:31:53vice-présidente de la Ligue
00:31:54des Droits de l'Homme
00:31:54c'est le genre de proposition
00:31:56qui vous semble intéressante
00:31:58ou qui ressemble à vos yeux
00:31:59à une forme de récupération
00:32:02c'est-à-dire que
00:32:05j'ai l'impression
00:32:05qu'on instrumentalise
00:32:07malheureusement
00:32:08ce drame absolu
00:32:10de façon à reporter
00:32:12la responsabilité du politique
00:32:14sur le judiciaire
00:32:16qui est quand même
00:32:17très mal traité
00:32:18depuis 60 ans
00:32:19il peut y avoir une co-responsabilité
00:32:22oui évidemment
00:32:23plus qu'une co-responsabilité
00:32:25il va y avoir
00:32:26évidemment
00:32:27certainement
00:32:28l'illustration
00:32:29de problèmes
00:32:31dans ces procédures
00:32:32c'est évident
00:32:33c'est évident
00:32:33que ça aurait dû être
00:32:35traité beaucoup plus tôt
00:32:36bon mais ce qu'il faut voir
00:32:38quand même
00:32:38je vais répondre à votre question
00:32:39mais ce qu'il faut voir
00:32:40quand même
00:32:41c'est la situation
00:32:42des parquets
00:32:42de façon générale
00:32:43vous savez qu'en France
00:32:45par exemple
00:32:46vous prenez le parquet
00:32:47de Hoche
00:32:48ils sont 4
00:32:49magistrats du parquet
00:32:50ils seraient ailleurs
00:32:51en Europe
00:32:52ils seraient 8
00:32:52et ils seraient en Allemagne
00:32:53ils seraient 16
00:32:54ça aiderait déjà beaucoup
00:32:56le traitement diligent
00:32:58des procédures
00:32:59je pense
00:33:00deuxièmement
00:33:00il y a le problème
00:33:01de la police judiciaire
00:33:03c'est seulement 4%
00:33:05de la police
00:33:05et je crois que
00:33:05madame Brousse
00:33:06ne peut qu'être d'accord
00:33:07il faut davantage
00:33:09de brigade des mineurs
00:33:10c'est très important
00:33:11évidemment
00:33:12quand on est à Hoche
00:33:13il n'y a pas
00:33:14de brigade des mineurs
00:33:16peut-être la brigade
00:33:17la brigade de recherche
00:33:17de la gendarmerie
00:33:18est totalement submergée
00:33:19donc on désigne
00:33:20une brigade territoriale
00:33:21et ça
00:33:22ça ne va pas du tout
00:33:23c'est évident
00:33:24que quand on n'a pas
00:33:25d'outils
00:33:26et qu'on est magistrat
00:33:27on ne peut rien faire
00:33:28pour répondre à votre question
00:33:29sur le conseil supérieur
00:33:31de la magistrature
00:33:31alors c'est
00:33:32d'abord
00:33:33c'est constitutionnel
00:33:35bon
00:33:36on peut considérer
00:33:37que ce n'est pas un problème
00:33:38de changer
00:33:39la constitution
00:33:40mais enfin
00:33:41c'est une garantie
00:33:42pour les citoyens
00:33:43d'avoir un conseil supérieur
00:33:45de la magistrature
00:33:45où il y a plus
00:33:47de citoyens
00:33:49en quelque sorte
00:33:49que de magistrats
00:33:50ça on ne le sait
00:33:51souvent pas
00:33:52c'est pas du tout
00:33:53un conseil corporatif
00:33:55dans ce sens que
00:33:56pour chaque formation
00:33:58le siège
00:33:58et le parquet
00:33:59il y a 7 magistrats
00:34:01et 8 personnes
00:34:02de la société civile
00:34:03des avocats
00:34:04des professeurs
00:34:05etc
00:34:05et ça
00:34:07c'est une garantie
00:34:08que justement
00:34:09c'est pas du tout
00:34:10corporatif
00:34:11maintenant il faut
00:34:11améliorer
00:34:12ce système
00:34:14alors le conseil supérieur
00:34:15de la magistrature
00:34:16il prononce des sanctions
00:34:17parfois il prononce
00:34:19des révocations
00:34:19parfois il prononce
00:34:20des blâmes
00:34:21pas peu
00:34:22ça c'est vrai
00:34:22c'est absolument vrai
00:34:24mais enfin
00:34:24dans les dix dernières années
00:34:25il y a à peu près
00:34:2670 sanctions
00:34:28qui ont été quand même
00:34:30proposées
00:34:30enfin
00:34:31rapporté au nombre
00:34:32de magistrats en France
00:34:33ça peut paraître
00:34:35infime
00:34:369000
00:34:36oui
00:34:37vous avez raison
00:34:38mais peut-être
00:34:40que tous les magistrats
00:34:41en France
00:34:42dans la plupart
00:34:43des magistrats
00:34:43vous savez
00:34:44le travail d'un magistrat
00:34:45du parquet
00:34:45je voudrais vous le dire
00:34:46il faut que vous vous imaginiez
00:34:48c'est peut-être
00:34:49comme vous les journalistes
00:34:50c'est 70 heures par semaine
00:34:52c'est-à-dire que
00:34:53ça veut dire
00:34:54que la procureure Doche
00:34:55et ses collègues
00:34:57c'est tenir les audiences
00:35:00suivre les procédures
00:35:02initier des procédures
00:35:03aller à des réunions
00:35:05avec le maire
00:35:05le préfet
00:35:06etc
00:35:06c'est vraiment
00:35:07très très intense
00:35:08donc on peut considérer
00:35:10que tous ces gens
00:35:11sont
00:35:11bon
00:35:14sportifs
00:35:14etc
00:35:15je crois que
00:35:15le problème essentiel
00:35:17c'est un problème systémique
00:35:18et dans notre société
00:35:19ce problème
00:35:20peut-être que
00:35:22au lieu de voir
00:35:23la modification
00:35:24du conseil supérieur
00:35:25de la magistrature
00:35:26de façon assez populiste
00:35:28il faut dire
00:35:29peut-être qu'il faudrait voir
00:35:31mais justement
00:35:31c'est
00:35:33c'est les institutions
00:35:33c'est-à-dire que
00:35:34vous voyez ce qui n'a pas marché
00:35:36c'est la gendarmerie
00:35:37ça aurait pu être la police
00:35:38ça n'a pas marché
00:35:39la justice
00:35:40pas du tout
00:35:41mais l'éducation nationale aussi
00:35:43et c'est pas la première fois
00:35:44mais alors justement
00:35:44j'entends ce que vous dites
00:35:47et à la fois
00:35:47je veux me tourner vers
00:35:49Jérémy Trottin
00:35:49parce que
00:35:50Jérémy
00:35:50voit bien
00:35:51une réponse politique
00:35:53s'impose
00:35:54néanmoins
00:35:54difficile de ne pas voir
00:35:55la période dans laquelle
00:35:56nous sommes
00:35:56c'est-à-dire celle d'une
00:35:57pré-campagne
00:35:57voire
00:35:58d'une campagne
00:36:00présidentielle
00:36:00qui peut-être a débuté
00:36:01démarré véritablement
00:36:02cette semaine
00:36:03avec le meurtre de Liana
00:36:04et les questions
00:36:05qu'il pose
00:36:05Oui après
00:36:06on est d'accord
00:36:07ou pas d'accord
00:36:08avec les propositions
00:36:08qui sont faites
00:36:09par les candidats
00:36:10et c'est bien le but
00:36:10de toute campagne électorale
00:36:11après chacun pourra se déterminer
00:36:13pour tel ou tel projet
00:36:14que Bruno Retailleau
00:36:15fasse ses propositions
00:36:16il est légitime
00:36:18à le faire
00:36:18après qu'elle soit
00:36:19critiquable par des magistrats
00:36:20par exemple
00:36:21c'est légitime aussi
00:36:22il faut que le débat
00:36:23puisse avoir lieu
00:36:24en tout cas
00:36:24ce à quoi on n'assiste pas
00:36:26cette fois
00:36:27c'est un fait divers
00:36:28une loi
00:36:29automatique
00:36:30pourquoi ?
00:36:31parce que d'une part
00:36:32on a payé
00:36:33déjà par le passé
00:36:34pour ce genre de pratiques
00:36:35et puis surtout
00:36:36en réalité
00:36:37le pouvoir actuel
00:36:38en fin de mandat
00:36:38d'Emmanuel Macron
00:36:39c'est pas à ce moment là
00:36:40qu'on va pouvoir faire des choses
00:36:41il n'y a pas de majorité
00:36:41et c'est bien le débat
00:36:43de la présidentielle
00:36:44qui doit servir
00:36:45à faire changer
00:36:46les choses
00:36:47prendre peut-être davantage
00:36:48la parole des enfants
00:36:49en compte
00:36:50entendre peut-être davantage
00:36:51Martine Brousse
00:36:52peut-être que
00:36:52s'il n'y aurait pas eu
00:36:53l'affaire Liana
00:36:54on n'aurait peut-être
00:36:55pas du tout parlé
00:36:56des enfants
00:36:57dans cette campagne électorale
00:36:58et bien cette fois
00:36:59peut-être qu'on entendra
00:37:00davantage
00:37:00des gens
00:37:01les associations
00:37:02qui portent
00:37:03la parole des enfants
00:37:04c'est aussi le débat
00:37:05c'est le débat démocratique
00:37:06alors on est d'accord
00:37:06on n'est pas d'accord
00:37:07mais c'est l'objet
00:37:08c'est actif de cette campagne
00:37:09certains font des propositions
00:37:11c'est plutôt salutaire
00:37:12démocratique
00:37:13à chacun
00:37:13après ensuite
00:37:14de se déterminer
00:37:14que faire
00:37:15pour vraiment
00:37:16pour qu'enfin
00:37:16les choses bougent
00:37:18cette question
00:37:18d'autres pays
00:37:19se la sont posées
00:37:20par le passé
00:37:20n'est-ce pas
00:37:21Mickaël Denut
00:37:21bonjour
00:37:22vous êtes notre correspondant
00:37:23en Belgique
00:37:23où d'ailleurs
00:37:24avait eu lieu
00:37:25il y a 30 ans
00:37:25la première
00:37:26grande marche blanche
00:37:27de l'histoire
00:37:27en Europe
00:37:28il y a une terrifiante
00:37:29histoire de pédocriminalité
00:37:30l'affaire Dutroux
00:37:31et déjà Mickaël
00:37:32à l'époque
00:37:33tremblement de terre nationale
00:37:34mobilisation populaire
00:37:35mais pour quelle évolution
00:37:36concrète ensuite
00:37:37à l'époque ?
00:37:38Oui clairement
00:37:39ici en Belgique
00:37:40il y a eu un avant
00:37:41et après
00:37:42cette affaire Dutroux
00:37:43qui a littéralement
00:37:44traumatisé la Belgique
00:37:45qui a dépassé
00:37:46nos frontières
00:37:47alors en 96
00:37:48les révélations
00:37:49en fait sur les enlèvements
00:37:50d'enfants
00:37:50les défaillances
00:37:51surtout de l'enquête
00:37:52de la police
00:37:53les occasions manquées
00:37:55pour sauver
00:37:56notamment deux victimes
00:37:57ont fait que les citoyens
00:37:59ont exprimé
00:38:00leur ras-le-bol
00:38:01leur envie de changement
00:38:03plus jamais ça
00:38:04plus de 300 000 personnes
00:38:06ont défilé
00:38:07dans les rues de Bruxelles
00:38:09c'était le 20 octobre
00:38:111996
00:38:12pour dire donc
00:38:14plus jamais ça
00:38:15aux politiques
00:38:15et ce choc collectif
00:38:17va pousser
00:38:18les autorités
00:38:19à réagir
00:38:19il y a une commission
00:38:20d'enquête
00:38:21qui met les politiques
00:38:22sur la sédette
00:38:23la police
00:38:23l'ancienne gendarmerie
00:38:24les réformes
00:38:25se succèdent
00:38:26celle de la police
00:38:27notamment
00:38:28plus modestement
00:38:29celle de la justice
00:38:30qui manquait
00:38:31et qui manque toujours
00:38:32cruellement
00:38:32de moyens
00:38:34et 30 ans plus tard
00:38:35rien n'est parfait
00:38:36mais cette marche blanche
00:38:37reste l'un des plus grands
00:38:39mouvements historiques
00:38:41citoyens
00:38:42ici en Belgique
00:38:43qui a marqué le pays
00:38:44et à l'époque aussi
00:38:45un centre
00:38:45de recherche
00:38:47pour enfants
00:38:47disparus
00:38:48Child Focus
00:38:49verra également
00:38:50le jour
00:38:51suite à cette
00:38:52grande mobilisation
00:38:53des parents
00:38:54et cette mobilisation
00:38:55citoyenne
00:38:56Merci Mickaël
00:38:57en direct de Bruxelles
00:38:57pour BFM TV
00:38:58Vincent vous vouliez revenir
00:38:59sur cette histoire
00:39:00de moyens
00:39:00de la justice
00:39:01aujourd'hui
00:39:02en France
00:39:02Oui effectivement
00:39:03parce qu'on l'a entendu
00:39:04par exemple
00:39:05dans la bouche
00:39:05d'Emmanuel Macron
00:39:06qui a réagi
00:39:07depuis un déplacement
00:39:09à l'étranger
00:39:09il a dit clairement
00:39:11la question des moyens
00:39:11je ne veux pas en entendre parler
00:39:12depuis 2017
00:39:13le budget de la justice
00:39:14n'a cessé d'augmenter
00:39:15il a raison
00:39:16depuis 2017
00:39:16le budget de la justice
00:39:17n'a cessé d'augmenter
00:39:18on a vu
00:39:19sous l'impulsion
00:39:20notamment d'Éric Dupond-Moretti
00:39:21l'ancien guerre des Sceaux
00:39:22une vague de recrutement
00:39:23dans la magistrature
00:39:24mais en fait
00:39:24ce qu'il faut regarder aussi
00:39:25c'est le retard
00:39:26qu'on avait pris
00:39:27on a une infographie
00:39:29qui était extrêmement parlante
00:39:30c'est l'étude de la CPJ
00:39:31c'est l'organisme
00:39:32qui compare
00:39:33les différents systèmes
00:39:34judiciaires en Europe
00:39:36en moyenne
00:39:3711 procureurs
00:39:38pour 100 000 habitants
00:39:39en Europe
00:39:39en France
00:39:39on est à 3 procureurs
00:39:41pour 100 000 habitants
00:39:41on a énormément de retard
00:39:42et c'est ça aussi
00:39:43qui est mis en avant
00:39:44aujourd'hui par les magistrats
00:39:45deux chiffres
00:39:46pour vous rendre compte
00:39:47de la réalité
00:39:47vu qu'on parle de viol sur mineur
00:39:49ou d'agression sexuelle sur mineur
00:39:50un viol sur mineur
00:39:51entre la dénonciation des faits
00:39:53la date des faits supposés
00:39:54et une décision de justice
00:39:55il faut attendre
00:39:56plus de 7 ans
00:39:577,3 ans
00:39:58une agression sexuelle
00:39:59c'est 4,9 ans
00:40:00voilà
00:40:00ce qu'il faut comprendre
00:40:02et Évelyne Thiermarin le disait
00:40:03un procureur
00:40:05il a les audiences
00:40:06il a les rendez-vous
00:40:07il a le courrier
00:40:07il a les procédures à gérer
00:40:09c'est un emploi du temps
00:40:11un rappel chiffré
00:40:12très important
00:40:13merci beaucoup pour cela
00:40:14Vincent
00:40:14merci à tous
00:40:15dans quelques instants
00:40:16on en revient au préparatif
00:40:17de la marche blanche
00:40:18à la mémoire de Liana
00:40:19à partir de 15h
00:40:20ce sera à suivre
00:40:21évidemment en direct
00:40:22sur BFM TV
00:40:23il est 11h
00:40:24soyez les bienvenus
00:40:24si vous nous rejoignez
00:40:25dans BFM direct
00:40:26dans un instant
00:40:27on va évidemment rejoindre
00:40:28nos reporters
00:40:28à Florence
00:40:29dans le Gers
00:40:30où s'élancera à 15h
00:40:31une marche blanche
00:40:32à la mémoire de Liana
00:40:33dont le meurtre secoue
00:40:34littéralement le pays
00:40:35au moins 5000 participants
00:40:37sont attendus
00:40:37peut-être plus
00:40:38pour rendre hommage
00:40:39à la fillette de 11 ans
00:40:40et afficher leur solidarité
00:40:41vis-à-vis de ses parents
00:40:42qui seront présents
00:40:43au moment qui s'annonce
00:40:45bouleversant
00:40:45et qui sera à suivre
00:40:46évidemment en direct
00:40:46sur BFM TV
00:40:47on va aussi
00:40:48dans un instant
00:40:49faire le point
00:40:49sur l'enquête
00:40:50qui se poursuit
00:40:50sur les toutes dernières informations
00:40:52au sujet du profil
00:40:53du principal suspect
00:40:54père d'une amie de Liana
00:40:55vous allez entendre
00:40:56de nouveaux témoignages
00:40:56pointant notamment
00:40:57sa proximité
00:40:58avec nombre d'enfants
00:40:59qui interpellaient
00:41:00depuis longtemps
00:41:01les habitants
00:41:02cette tragédie
00:41:04et les soupçons
00:41:04de dysfonctionnement
00:41:05dans le traitement
00:41:05des antécédents judiciaires
00:41:07de Jérôme Barrella
00:41:07continuent de susciter
00:41:08énormément de réactions
00:41:10aux politiques
00:41:10les magistrats
00:41:11restant la cible
00:41:12numéro 1
00:41:13d'une partie
00:41:13des responsables politiques
00:41:14en tout cas
00:41:15sont-ils réellement
00:41:16intouchables
00:41:16comme l'affirment
00:41:17certaines personnalités
00:41:19on va voir cela
00:41:19dans le détail
00:41:20et chiffre à l'appui
00:41:29ce sentiment persistant
00:41:31d'un même scénario
00:41:32qui se répète
00:41:33inlassablement
00:41:33un drame
00:41:34impliquant un enfant
00:41:36en particulier
00:41:36suivi d'une marche blanche
00:41:38recueillement
00:41:38rendu néanmoins
00:41:39nécessaire
00:41:40à chaque fois
00:41:41par la charge émotionnelle
00:41:42c'est le cas encore une fois
00:41:43avec le meurtre
00:41:44de Liana
00:41:4511 ans
00:41:45dont la France peine
00:41:46à se remettre
00:41:47Mathéo Rivière
00:41:48vous êtes à Florence
00:41:48dans le Gers
00:41:49où débutera dans 4 heures
00:41:50maintenant
00:41:51un hommage
00:41:51un moment de recueillement
00:41:52qui s'annonce
00:41:53extrêmement puissant
00:41:57absolument
00:41:57parce que vous imaginez
00:41:59ici
00:41:59cette commune
00:42:01endeuillée
00:42:01meurtrie
00:42:02plus largement
00:42:03c'est tout un territoire
00:42:04qui est bouleversé
00:42:05qui est sous le choc
00:42:06et qui pleure
00:42:07aujourd'hui
00:42:09l'une de ses enfants
00:42:10alors à quelques heures
00:42:11de lui rendre
00:42:13un dernier hommage
00:42:13nous avons pu récolter
00:42:14quelques témoignages
00:42:15des témoignages
00:42:16où des habitants
00:42:17nous confient
00:42:18leur tristesse
00:42:18leur désarroi
00:42:20des visages très marqués
00:42:20que l'on a pu voir
00:42:21ce matin
00:42:22des larmes
00:42:23qui commencent à couler
00:42:24je vous propose
00:42:25d'écouter l'un des témoignages
00:42:26que nous avons pu récolter
00:42:27ce matin
00:42:28avec Déborah Roch
00:42:30il y a moi
00:42:31il y a ma femme
00:42:31ma fille
00:42:32mon gendre
00:42:33mes petits-enfants
00:42:35on y va tous
00:42:36on a même acheté
00:42:38des t-shirts
00:42:38on s'est fait faire
00:42:39la photo
00:42:39de la petite
00:42:40avec le prénom
00:42:41la pauvre
00:42:42elle n'avait pas fait
00:42:43sa vie
00:42:44rien du tout
00:42:44à 11 ans
00:42:46elle meurt
00:42:47comme ça
00:42:47la pauvre
00:42:48et à 4 heures
00:42:50donc du début
00:42:51de cette marche blanche
00:42:52on observe
00:42:52depuis quelques minutes
00:42:53des personnes
00:42:54qui viennent déposer
00:42:55des roses
00:42:56des fleurs
00:42:57pour apporter
00:42:58tout leur soutien
00:42:59des personnes
00:42:59qui ne pourront pas
00:43:00être présentes
00:43:01lors de cette marche blanche
00:43:02mais qui souhaitaient
00:43:03apporter leur soutien
00:43:04à la famille de Liana
00:43:04Merci Mathéo Rivière
00:43:06avec Déborah Roch
00:43:07à Florence
00:43:07dans le Gers
00:43:08pour BFM TV
00:43:09où débutera donc à 15h
00:43:10la marche blanche
00:43:11à la mémoire de Liana
00:43:12à suivre dans le cadre
00:43:14d'une édition spéciale
00:43:15sur notre antenne
00:43:15qui débutera dès 14h
00:43:17Bonjour Dominique Rizet
00:43:18consultant police de justice
00:43:19BFM TV
00:43:20bienvenue Dominique
00:43:21en face de vous
00:43:21le docteur
00:43:22Marie-Lyne Baranes
00:43:23bonjour
00:43:23et bienvenue docteur
00:43:24vous êtes spécialiste
00:43:25du traumatisme
00:43:27et expert judiciaire
00:43:30Dominique
00:43:30je commence avec vous
00:43:31parce que ça fait
00:43:32sans trahir de secret
00:43:33quasiment un demi-siècle
00:43:34que vous faites
00:43:35ce métier Dominique
00:43:36que vous suivez
00:43:37que vous travaillez
00:43:38sur des affaires criminelles
00:43:39ça fait des années
00:43:40pour ne pas dire des décennies
00:43:42que
00:43:43et d'ailleurs notamment ensemble
00:43:44on couvre
00:43:45on suit
00:43:45ces marches blanches
00:43:47ces moments
00:43:49indispensables
00:43:49mais il y a parfois
00:43:51une impression
00:43:52une forme de lassitude
00:43:53enfin
00:43:54je le disais
00:43:55ce scénario
00:43:56qui se répète
00:43:57qui se répète
00:43:58inlassablement
00:43:59qui se répète
00:44:00à chaque fois
00:44:00c'est différent
00:44:01et celui-ci
00:44:02dans l'histoire
00:44:03de Liana
00:44:04ça va provoquer
00:44:05un choc
00:44:06comme certaines histoires
00:44:07qui sont
00:44:08des faits divers
00:44:09au départ
00:44:09et qui deviennent
00:44:10un fait de société
00:44:11et qui changent
00:44:12les lois
00:44:13la toute première
00:44:14marche blanche
00:44:15de l'histoire
00:44:15je crois
00:44:16c'est au moment
00:44:17de l'affaire Dutroux
00:44:17absolument
00:44:18c'est Dutroux
00:44:19en Belgique
00:44:20et il y en a eu
00:44:21tellement d'autres
00:44:22depuis
00:44:22et il y a des faits divers
00:44:24qui ont changé les lois
00:44:25Dutroux
00:44:26c'était en Belgique
00:44:26mais en France
00:44:28il y a eu l'affaire
00:44:29Francis Evrard
00:44:30qui avait enlevé
00:44:30le petit tennis
00:44:31c'est devenu
00:44:32la rétention de sûreté
00:44:33il y a eu
00:44:33Tony Meillon
00:44:34il y a eu
00:44:35des faits divers
00:44:36qui ont vraiment
00:44:37changé les lois
00:44:39et j'imagine
00:44:40et j'espère
00:44:40et les marches blanches
00:44:41dans ces cas là
00:44:41elles ont aussi
00:44:42leur rôle
00:44:43leur place
00:44:44et c'est un moment
00:44:45capital
00:44:48c'est un point de passage
00:44:49parce qu'en fait
00:44:50tout le monde se réunit
00:44:51et ça Marilyn
00:44:52le dira bien mieux que moi
00:44:54mais c'est un point
00:44:55de passage important
00:44:56mais ensuite
00:44:57après
00:44:57Liana
00:45:00les choses peuvent changer
00:45:01est-ce qu'on parle
00:45:02d'un me too
00:45:03des enfants
00:45:04on parle
00:45:06dans les propositions
00:45:07d'un pôle
00:45:08comme il y a un pôle
00:45:09des tueurs en série
00:45:10un pôle sur
00:45:11les pédocriminels
00:45:13un pôle d'enquête
00:45:14sur les pédocriminels
00:45:15avec une spécialisation
00:45:17et des magistrats
00:45:18et des enquêteurs
00:45:19qui pourraient avoir
00:45:20une vue globale
00:45:21sur toute la France
00:45:23des affaires
00:45:24qui leur remonteraient
00:45:25des plaintes
00:45:26qui sont déposées
00:45:27parce qu'on découvre
00:45:28dans cette affaire
00:45:30terrible
00:45:30que la voix de l'enfant
00:45:32encore une fois
00:45:33la voix de l'enfant
00:45:34n'est pas entendue
00:45:35quand un enfant dit
00:45:36voilà il m'est arrivé ça
00:45:37on commence d'abord
00:45:38par douter
00:45:39donc on vérifie
00:45:40on lui en redemande
00:45:41et dans cette histoire
00:45:43il y a un enfant
00:45:44qui a dit des choses
00:45:46et quand elle a été
00:45:46confrontée
00:45:47à l'auteur
00:45:50qui s'est rétractée
00:45:51ou qui n'a pas confirmé
00:45:53et on a dit
00:45:54ah bah vous voyez
00:45:54puisqu'elle ne confirme pas
00:45:55c'est que ce n'est pas vrai
00:45:57donc il faut
00:45:58qu'on voit les choses
00:45:58autrement
00:45:59et il faut que la société
00:46:00s'organise
00:46:01pour lutter
00:46:01contre des prédateurs
00:46:03comme Jérôme Barrella
00:46:04une enfant
00:46:06en l'occurrence
00:46:07il y en a
00:46:08dans la tête de tous
00:46:09les habitants de Florence
00:46:10aujourd'hui
00:46:10cet après-midi
00:46:11à l'occasion
00:46:11de cette marche blanche
00:46:12Marilyn Maranès
00:46:14des habitants de Florence
00:46:15et d'ailleurs
00:46:15puisque sont attendus
00:46:17plus de 5000 participants
00:46:18tout à l'heure
00:46:20la charge émotionnelle
00:46:23alors effectivement
00:46:25elle va être
00:46:26extrêmement forte
00:46:28extrêmement puissante
00:46:29elle est nécessaire
00:46:30surtout
00:46:30comme le dit Dominique
00:46:33les marches blanches
00:46:34sont des moments
00:46:36extrêmement importants
00:46:37parce que
00:46:39ce sentiment
00:46:40d'être isolé
00:46:42d'être seul
00:46:43seul parent
00:46:45qui a perdu son enfant
00:46:46et donc
00:46:47ce sentiment-là
00:46:49de solitude
00:46:50et d'isolement
00:46:51n'est pas
00:46:54trop fort
00:46:55et n'est pas acceptable
00:46:56et donc je crois
00:46:57qu'on comprend
00:46:58tout ce qu'on a besoin
00:46:59d'abord parce que
00:47:00ça aurait pu nous arriver
00:47:01à nous aussi
00:47:01déjà pour commencer
00:47:02et ensuite
00:47:03parce qu'on a besoin
00:47:05de montrer
00:47:06à cette famille
00:47:07qu'on entend
00:47:09on entend l'inconcevable
00:47:10on entend cette difficulté
00:47:11donc ce moment-là
00:47:13est extrêmement important
00:47:16de communication
00:47:17et de soutien
00:47:19de solidarité
00:47:20vous n'êtes pas seul
00:47:22et nous sommes tous
00:47:24cette mère
00:47:25que vous représentez
00:47:26qui aurait pu être nous
00:47:27ça c'est
00:47:28voilà pourquoi
00:47:29les marches blanches
00:47:30sont importantes
00:47:31cette marche blanche
00:47:32est un petit peu
00:47:32particulière aussi
00:47:33parce que
00:47:35cette affaire
00:47:36qui va
00:47:36et j'espère
00:47:37effectivement
00:47:37qui va bouger
00:47:38un peu les lignes
00:47:39et peut-être
00:47:40créer des lois
00:47:41un peu différentes
00:47:42elle est particulière
00:47:44parce que
00:47:44la mère de Liana
00:47:46Liana était venue
00:47:48lui dire
00:47:49que
00:47:50suite
00:47:50à la sortie
00:47:52avec la sortie pyjama
00:47:54la soirée pyjama
00:47:55Liana était venue
00:47:56dire à sa mère
00:47:56que
00:47:58ce monsieur
00:47:59lui avait fait
00:47:59des chatouilles
00:48:00et à ce
00:48:03moment-là
00:48:04la mère a trouvé
00:48:05ça un peu bizarre
00:48:06et
00:48:07s'est éloignée
00:48:08de cette famille
00:48:09et on peut
00:48:10imaginer
00:48:11que
00:48:11vu le drame
00:48:12et l'ampleur
00:48:13parce que
00:48:14ça aurait pu
00:48:15être évité
00:48:16et bien
00:48:16que cette famille
00:48:17va se sentir
00:48:18un peu coupable
00:48:19en se disant
00:48:19mais est-ce qu'on
00:48:20n'aurait pas dû
00:48:21aller plus loin
00:48:22qu'est-ce qu'il fallait faire
00:48:23et là
00:48:23il faut que
00:48:25les spécialistes
00:48:26puissent aider
00:48:27cette famille
00:48:27en disant
00:48:28on ne peut pas
00:48:29imaginer
00:48:30ce que nous-mêmes
00:48:31notre cerveau
00:48:32ne peut pas imaginer
00:48:35ce qu'on ne peut pas faire
00:48:36en fait
00:48:36on ne peut imaginer
00:48:37que ce qu'on est capable
00:48:38de faire
00:48:39et donc
00:48:40elle a senti
00:48:41qu'il y avait un truc bizarre
00:48:42et donc
00:48:43elle s'est éloignée
00:48:44de cette famille
00:48:44mais à propos
00:48:45de la parole
00:48:46des enfants
00:48:47oui
00:48:48on ne peut pas tous
00:48:49être formés
00:48:50mais il est évident
00:48:51qu'une enfant
00:48:52qui vient dire
00:48:53à son parent
00:48:55il m'a fait
00:48:55des chatouilles
00:48:56cet enfant
00:48:57était en train
00:48:58de passer un message
00:48:59probablement
00:48:59parce que
00:49:00quand les enfants
00:49:01jouent entre eux
00:49:01ils sont dans
00:49:02un mouvement
00:49:04tout à fait
00:49:05naturel
00:49:06et donc
00:49:06ils ne racontent pas
00:49:07aux parents
00:49:07tiens
00:49:08on a fait des chatouilles
00:49:09on s'est poussé
00:49:09on a joué dans l'eau
00:49:10bon
00:49:11c'est naturel
00:49:12mais
00:49:12quand on vient
00:49:15relever
00:49:15un fait
00:49:16du jeu
00:49:17c'est que
00:49:18l'enfant
00:49:18a senti
00:49:19quelque chose
00:49:20de bizarre
00:49:21dans ce chatouille
00:49:22et est venue
00:49:23passer un message
00:49:23bon
00:49:24la mère a fait
00:49:25ce qu'elle pouvait faire
00:49:26c'est à dire
00:49:26s'éloigner
00:49:27après c'était
00:49:28effectivement
00:49:29au pouvoir public
00:49:29de prendre la relève
00:49:30bien avant ça
00:49:31de toute façon
00:49:32et Florence
00:49:33comme tant d'autres
00:49:34villes en France
00:49:36restent comme sonnées
00:49:37par ce meurtre abominable
00:49:39plus largement
00:49:39dans tout le pays
00:49:40je le disais
00:49:40l'émotion
00:49:41l'incompréhension
00:49:43la colère
00:49:43ne retombent pas
00:49:44relayées
00:49:45par un certain nombre
00:49:46de personnalités
00:49:47publiques
00:49:48on voit cela
00:49:48avec Mathis Manu
00:49:50ce message aujourd'hui
00:49:52concerne Liana
00:49:53cri de colère
00:49:54ça suffit
00:49:55vraiment ça suffit
00:49:56sur Instagram
00:49:57le média
00:49:57mesdames
00:49:58lance un mouvement
00:49:59de contestation
00:50:00poster une photo
00:50:01de vous
00:50:01enfant
00:50:02entre 10 et 14 ans
00:50:04et de recopier
00:50:05le texte
00:50:06qu'on vous met ici
00:50:07en dessous
00:50:08appel entendu
00:50:08par plusieurs personnalités
00:50:10l'actrice Juliette Binoche
00:50:12la chanteuse
00:50:12Jeanne Chéral
00:50:13ou encore
00:50:14l'animatrice
00:50:14Flavie Flamand
00:50:15toutes
00:50:16relayent le même message
00:50:17symbole
00:50:18d'une indignation générale
00:50:20La France ne protège pas ses filles
00:50:22pouvoir public
00:50:23ouvre tes yeux
00:50:23Liana a été laissée seule
00:50:25c'est inacceptable
00:50:26et ne rien faire
00:50:27te rend désormais complice
00:50:28Les célébrités dénoncent
00:50:29la mauvaise prise en charge
00:50:30des violences sexuelles
00:50:32particulièrement
00:50:33contre les mineurs
00:50:34La réalisatrice Andréa Bescon
00:50:35répond directement
00:50:36aux gardes des Sceaux
00:50:37Gérald Darmanin
00:50:38qui évoque
00:50:39des dysfonctionnements
00:50:40Il n'y a pas eu
00:50:41de dysfonctionnement
00:50:42c'est à dire que
00:50:43Liana ce n'est pas
00:50:43un cas isolé
00:50:44des enfants
00:50:45qui ont été
00:50:47tués par
00:50:47des pédocriminels
00:50:50récidivistes
00:50:50il y en a plusieurs
00:50:51avant elles
00:50:52Liana c'est l'injustice
00:50:54de trop
00:50:54Comme une poignée
00:50:55d'associations
00:50:56les stars appellent
00:50:57à leur tour
00:50:57à se rassembler
00:50:58devant les tribunaux
00:50:59de tout le pays
00:51:00Nous demandons
00:51:01qu'il y ait urgence
00:51:02à modifier
00:51:03structurellement
00:51:04juridiquement
00:51:06systémiquement
00:51:08institutionnellement
00:51:08la manière
00:51:09de traiter
00:51:10ces affaires
00:51:11A tous les étages
00:51:12on est défaillant
00:51:14dans le recueil
00:51:14des plaintes
00:51:15dans la prévention
00:51:17dans le système
00:51:18d'alerte
00:51:18rien n'est efficace
00:51:20Rendez-vous fixé
00:51:21demain à 19h
00:51:22partout en France
00:51:23mais aussi
00:51:23place Vendôme à Paris
00:51:25devant le ministère
00:51:26de la justice
00:51:28Besoin
00:51:28de réponses
00:51:29exprimées
00:51:30après le meurtre
00:51:31de Liana
00:51:31est donc immense
00:51:32on le comprend
00:51:33mais Vincent
00:51:34la réponse
00:51:35les réponses
00:51:37ne sont pas simples
00:51:38c'est infiniment
00:51:39complexe
00:51:40il y a
00:51:41l'évidence aussi
00:51:42une co-responsabilité
00:51:43quelque part
00:51:45certains
00:51:47voire beaucoup
00:51:47pointent
00:51:48les magistrats
00:51:48du doigt
00:51:49d'autres
00:51:50les moyens
00:51:51le manque de moyens
00:51:53attribués par l'état
00:51:54à la justice
00:51:55aux forces de l'ordre
00:51:56etc
00:51:57etc
00:51:57mais ce qui est sûr
00:51:59c'est qu'il y a des chiffres
00:52:00aujourd'hui
00:52:01des faits
00:52:02sur lesquels s'appuyer
00:52:03pour ensuite réfléchir
00:52:04aux réponses
00:52:04à apporter
00:52:05oui effectivement
00:52:06on sent le mouvement
00:52:07dans l'opinion publique
00:52:08qui est totalement compréhensible
00:52:10on parlait de ce rendez-vous
00:52:11demain 19h
00:52:12place Vendôme
00:52:13pour manifester
00:52:13réclamer
00:52:14du changement
00:52:15auprès du pouvoir politique
00:52:17avant le rendez-vous
00:52:1719h
00:52:18il y a un autre rendez-vous
00:52:18à 8h30
00:52:19au même endroit
00:52:20c'est Gérald Darmanin
00:52:20qui a convoqué
00:52:22invité
00:52:22officiellement c'est une invitation
00:52:24en vrai c'est une convocation
00:52:25disons qu'il va recevoir
00:52:27tous les procureurs généraux
00:52:28de France
00:52:28c'est la première fois
00:52:30en fait qu'il le fait
00:52:30après
00:52:31on va dire un fait divers
00:52:32après une affaire
00:52:33en lien directement
00:52:34avec cette convocation
00:52:35et puis le ministre de la justice
00:52:36a déjà annoncé
00:52:37la saisine
00:52:38d'une enquête administrative
00:52:40l'inspection générale
00:52:41de la justice
00:52:41qui doit enquêter
00:52:42pour voir ce qui s'est passé
00:52:43au niveau judiciaire
00:52:44l'inspection générale
00:52:44de la gendarmerie nationale
00:52:45au niveau des enquêteurs
00:52:47avec
00:52:47il a déjà annoncé des sanctions
00:52:48avant même que les travaux
00:52:50de ces inspections
00:52:51ne commencent
00:52:51mais on sent bien
00:52:52qu'il y a la nécessité
00:52:53d'avoir une réponse politique
00:52:55il y a une nécessité
00:52:57pour l'opinion publique
00:52:58de comprendre
00:52:58et de faire en sorte
00:52:59que ce type d'événements
00:53:01ne se produise pas
00:53:02mais à côté de ça
00:53:03il y a la réalité
00:53:03vous le disiez
00:53:04la réalité chiffrée
00:53:05aujourd'hui
00:53:06100 000 habitants en France
00:53:073 procureurs
00:53:08à l'échelle européenne
00:53:10pour 100 000 habitants
00:53:10on a 11 procureurs
00:53:11donc du côté de la magistrature
00:53:13on se plaint sans cesse
00:53:14de ce manque de moyens
00:53:14qui est quelque chose
00:53:15qui a été documenté
00:53:16depuis
00:53:17j'allais dire des années
00:53:18mais en fait des décennies
00:53:19Emmanuel Macron
00:53:20en fin de semaine
00:53:22a réagi là-dessus
00:53:23en disant
00:53:23moi je ne veux pas entendre
00:53:24parler du manque de moyens
00:53:24depuis 2017
00:53:25le budget de la justice
00:53:26il augmente
00:53:27c'est vrai
00:53:27Éric Dupont-Moretti
00:53:28lorsqu'il était garde des Sceaux
00:53:29a engagé toute une procédure
00:53:31de recrutement
00:53:31au sein de la magistrature
00:53:32mais il faut voir le retard
00:53:33qui avait été pris
00:53:34et c'est ça aussi
00:53:35que dénoncent les magistrats
00:53:36dans un contexte politique tendu
00:53:37pas de majorité à l'Assemblée
00:53:38dans un contexte budgétaire tendu
00:53:40plus de moyens
00:53:41pour pouvoir
00:53:42justement engager
00:53:43ce type de politique
00:53:43sans que le débat
00:53:44il est épineux
00:53:45il n'y a pas une simple réponse
00:53:46mais en tout cas
00:53:47il y a une vraie polémique
00:53:48qui s'installe
00:53:48Au cœur des dysfonctionnements
00:53:50révélés par l'affaire
00:53:52du meurtre de Liana
00:53:53il y a un outil clé
00:53:54de la justice
00:53:55son nom c'est Cassiopée
00:53:56Fanny Vic Schaider
00:53:57vous nous expliquez
00:53:59ou rappelez ce matin
00:54:00en quoi consiste
00:54:00ce logiciel
00:54:01C'est un outil informatique
00:54:04utilisé depuis 2008
00:54:06chaîne d'applicatives
00:54:08supportant le système
00:54:09d'information orientée
00:54:11procédure pénale
00:54:12et enfants
00:54:12concrètement
00:54:13c'est un outil
00:54:14qui est censé
00:54:15faciliter
00:54:16fluidifier les échanges
00:54:17entre les parquets
00:54:18mais aussi permettre
00:54:19d'informer
00:54:20les victimes
00:54:21il est utilisé
00:54:22dans l'ensemble
00:54:23des tribunaux judiciaires
00:54:25de France
00:54:25placé sous la responsabilité
00:54:27du ministère
00:54:27de la justice
00:54:28selon la Cour des comptes
00:54:30il a coûté en 2018
00:54:31142 millions d'euros
00:54:32contre seulement
00:54:334 millions et demi
00:54:34en 2006
00:54:36ce logiciel
00:54:37Cassiopée
00:54:38il est utilisé
00:54:38après une certaine
00:54:40chaîne d'étapes
00:54:41on va le voir
00:54:41tout d'abord
00:54:42il y a le dépôt
00:54:42de la plainte
00:54:43qui est fait
00:54:43en gendarmerie
00:54:45en commissariat de police
00:54:46puis la plainte
00:54:46est transmise
00:54:47au parquet
00:54:48et c'est seulement
00:54:49à cette étape
00:54:49au parquet
00:54:50que l'on peut utiliser
00:54:52ce logiciel
00:54:53Cassiopée
00:54:54un logiciel différent
00:54:55de celui qui est utilisé
00:54:56en gendarmerie
00:54:57ou en police
00:54:59alors qui peut utiliser
00:55:00ce logiciel Cassiopée
00:55:01uniquement
00:55:02les magistrats
00:55:03des greffiers
00:55:04des personnels
00:55:05de tribunaux
00:55:06habilités à le faire
00:55:07les données
00:55:08qui sont recensées
00:55:09peuvent être conservées
00:55:1010 à 30 ans
00:55:12en fonction
00:55:12de l'importance
00:55:14de la gravité
00:55:14des procédures
00:55:16alors on va voir
00:55:16ensuite que
00:55:17ces données
00:55:18elles concernent
00:55:19un certain nombre
00:55:20de choses
00:55:21ça peut être
00:55:22par exemple
00:55:22les états civils
00:55:23les coordonnées
00:55:24aussi bien
00:55:25des prévenus
00:55:26que des témoins
00:55:27ou encore
00:55:28des victimes
00:55:30ou des parties civiles
00:55:31on peut aussi
00:55:32y trouver
00:55:32le type d'infractions
00:55:34qui ont été commises
00:55:35on peut y trouver
00:55:36les différentes étapes
00:55:37de procédure
00:55:38à laquelle on se trouve
00:55:39on peut aussi y trouver
00:55:41des documents
00:55:41des textes
00:55:43des trames de documents
00:55:44comme
00:55:44les interrogatoires
00:55:45les commissions régatoires
00:55:46ou encore
00:55:47les réquisitoires
00:55:47et puis surtout
00:55:48les suites
00:55:49de l'affaire
00:55:50où on en est
00:55:50de l'affaire
00:55:51alors ça peut
00:55:52couvrir plusieurs étapes
00:55:54comme l'explique
00:55:55le porte-parole
00:55:55du ministère
00:55:56de la justice
00:55:57ça peut aller
00:55:57du classement
00:55:59sans suite
00:55:59à la continuation
00:56:01de l'enquête
00:56:01en passant éventuellement
00:56:02par la poursuite
00:56:03du prévenu
00:56:04Merci Fanny
00:56:04Bonjour Maître Darmon
00:56:05vous êtes l'avocat
00:56:06de l'association
00:56:07Innocence en danger
00:56:08vous êtes avocat
00:56:09vous êtes confronté
00:56:10au quotidien
00:56:11vous travaillez
00:56:12au quotidien
00:56:13notamment avec des magistrats
00:56:14des greffiers
00:56:14etc
00:56:15un exemple quand même
00:56:16de ce qui probablement
00:56:17ne va pas aujourd'hui
00:56:18dans ce pays
00:56:18dans le fonctionnement
00:56:19concret et quotidien
00:56:22judiciaire
00:56:22ce logiciel
00:56:24Cassiopé
00:56:25qui concentre
00:56:25un certain nombre
00:56:26d'interrogations
00:56:27dans l'affaire Liana
00:56:27ou des antécédents judiciaires
00:56:28de son meurtrier
00:56:30présumé
00:56:30il y a ce logiciel
00:56:31puis il y a le logiciel
00:56:32du traitement
00:56:32des antécédents judiciaires
00:56:34deux outils
00:56:35mais qu'on ne peut pas croiser
00:56:36aujourd'hui
00:56:37ça paraît délirant
00:56:39ça fait partie
00:56:40des nombreux dysfonctionnements
00:56:41qu'on peut souligner
00:56:42dans le fonctionnement
00:56:43de la justice
00:56:44aujourd'hui
00:56:44en France
00:56:46nous ce qu'on regrette aussi
00:56:47c'est qu'il n'y a pas du tout
00:56:48de suivi du côté
00:56:49des victimes
00:56:50une fois qu'elles ont déposé plainte
00:56:51elles ne savent pas du tout
00:56:53où on est
00:56:54comment avance la situation
00:56:56quand j'ai des clients
00:56:57qui déposent plainte
00:56:57pour des faits de viol
00:56:58pour des faits d'agression sexuelle
00:56:59après ils n'ont plus de nouvelles
00:57:01de leurs plaintes
00:57:02pendant des mois
00:57:02pendant des années
00:57:03et c'est à nous
00:57:04les avocats
00:57:04d'essayer de relancer
00:57:05le parquet
00:57:05d'essayer de relancer
00:57:06les OPJ
00:57:07pour avoir des informations
00:57:08mais c'est extrêmement compliqué
00:57:10et à chaque fois
00:57:10la réponse est la même
00:57:12l'enquête est en cours
00:57:13et on ne sait pas du tout
00:57:14où ça en est
00:57:16et là c'est extrêmement difficile
00:57:17pour les victimes
00:57:17d'être dans le flou
00:57:19le plus total
00:57:19on est dans une situation
00:57:20complexe aujourd'hui en France
00:57:21Dominique
00:57:22mais on ne peut pas dire
00:57:23qu'il n'y a pas du bon vouloir
00:57:25du bon travail
00:57:26il y a des professionnels
00:57:27de la police
00:57:27de la gendarmerie
00:57:28de la justice
00:57:28aujourd'hui
00:57:29alors encore une fois
00:57:30la réponse est complexe
00:57:32parce que les problèmes
00:57:33ou les problématiques
00:57:34le sont aujourd'hui
00:57:35tout autant
00:57:36en fait
00:57:36gare au raccourci
00:57:37ou
00:57:39on découvre dans cette affaire
00:57:40qu'il y a
00:57:41un problème de transmission
00:57:42aussi de l'information
00:57:43ah oui ça c'est clair
00:57:45c'est vrai que
00:57:45le parquet de Toulouse
00:57:46transmet au parquet d'Auch
00:57:48envoie par la poste
00:57:50une enveloppe épaisse
00:57:50comme ça
00:57:51qui va mettre 13 jours
00:57:53à faire 100 km
00:57:54sans mettre un gyrophare
00:57:55si je puis dire
00:57:55sur le dossier
00:57:57en l'envoyant
00:57:57l'enveloppe elle est épaisse
00:57:58comme ça
00:57:58elle arrive à Auch
00:58:00et Toulouse
00:58:01ne téléphone pas à Auch
00:58:02en disant simplement
00:58:03on vous envoie
00:58:04quelque chose d'important
00:58:05Auch récupère le dossier
00:58:07il y a un bureau d'ordre
00:58:09c'est là qu'arrive
00:58:10c'est le point d'entrée
00:58:11dans les parquets
00:58:12et c'est une espèce
00:58:13de baine
00:58:13dans laquelle on déverse
00:58:14tout
00:58:15absolument tout
00:58:16toutes les procédures
00:58:17et ensuite
00:58:18il y a des gens
00:58:18qui font un tri sélectif
00:58:19dans la baine
00:58:20donc le tri sélectif
00:58:22c'est la politique pénale
00:58:23du ministère de la justice
00:58:24du ministre de la justice
00:58:26narcotrafic
00:58:27violence intrafamiliale
00:58:28et en fait
00:58:29les violences faites aux enfants
00:58:30c'est un peu sur le côté
00:58:32et aujourd'hui
00:58:34il va falloir que
00:58:35on revoie
00:58:36cette politique là
00:58:38et puis après
00:58:39bien ce dossier
00:58:40il part
00:58:40il est confié
00:58:42à un magistrat
00:58:43mais ça prend un mois et demi
00:58:44le magistrat
00:58:45va prendre connaissance
00:58:46du dossier
00:58:47et puis désigner
00:58:48un service enquêteur
00:58:49un mois et demi après
00:58:50en l'occurrence
00:58:51une brigade de gendarmerie
00:58:52pas la bonne
00:58:53une brigade territoriale
00:58:54ça aurait dû être
00:58:56une brigade de recherche
00:58:56une section de recherche
00:58:57et ces gendarmes
00:58:59ils vont faire
00:58:59ce qu'ils peuvent
00:58:59ils vont aller voir
00:59:00la maman de la plaignante
00:59:02ils vont faire
00:59:03un ou deux
00:59:05actes d'enquête
00:59:06et puis la magistrate
00:59:07à eau
00:59:08je vais les appeler
00:59:08en leur disant
00:59:09je crois que c'est le 13
00:59:10ou 14 février
00:59:11en leur disant
00:59:12bon ben on va peut-être
00:59:13placer en garde à vue
00:59:15et ça va pas se faire
00:59:16tout de suite
00:59:16et vous voyez
00:59:17la réforme
00:59:20de la procédure judiciaire
00:59:22la réforme
00:59:22de l'enquête judiciaire
00:59:24il y a un tollé
00:59:26il y a des spécialistes
00:59:28de la PJ
00:59:28qui disent
00:59:29cette réforme
00:59:30elle est stupide
00:59:30et bien
00:59:31en d'autres temps
00:59:32avant la réforme
00:59:33on sera allé chercher
00:59:34ce monsieur
00:59:34Jérôme Barrella
00:59:36et on l'aurait tout de suite
00:59:37mis en garde à vue
00:59:37la réforme
00:59:39là
00:59:39est en train de montrer
00:59:41un de ses premiers défauts
00:59:42on attend
00:59:44de faire toute la procédure
00:59:45pour ensuite
00:59:46aller chercher
00:59:47la personne
00:59:48et lui dire
00:59:49voilà
00:59:49quand elle est en garde à vue
00:59:51voilà
00:59:52ce qu'on a contre vous
00:59:53et bien
00:59:54ça montre
00:59:54les dysfonctionnements
00:59:55d'un système
00:59:56qui marche pas
00:59:57et qu'on a encore aggravé
01:00:00le volet politique
01:00:01de cette affaire
01:00:02de cette tragédie
01:00:04meurtre de Liana
01:00:04on y revient
01:00:05à 11h30
01:00:06merci à tous
01:00:07une priorité au direct
01:00:09parce que
01:00:10l'actualité ce matin
01:00:11c'est aussi ce qui se passe
01:00:12en ce moment même
01:00:13à Madrid
01:00:15où l'on vous retrouve
01:00:16Jeanne Daudet
01:00:17bonjour Jeanne
01:00:17en plein coeur de Madrid
01:00:194ème voyage pontifical
01:00:20de Léon XIV
01:00:21et cette messe en plein air
01:00:24en plein centre de Madrid
01:00:25en ce moment
01:00:25c'est le moment de la communion
01:00:26n'est-ce pas ?
01:00:29Oui exactement
01:00:29la communion qui vient
01:00:30de débuter
01:00:32et des centaines
01:00:33de milliers de personnes
01:00:34qui sont en train
01:00:36de communier
01:00:37il y a en fait
01:00:38plus d'un million
01:00:39deux cent mille personnes
01:00:40ici sur cette place
01:00:41de Madrid
01:00:41voilà ce qu'ont communiqué
01:00:42les autorités
01:00:44ils ont dû refuser
01:00:44l'accès ici
01:00:45à des gens
01:00:46qui souhaitaient rentrer
01:00:48et qui n'ont pas pu
01:00:48puisqu'il y a eu
01:00:50trop de monde
01:00:51et pour des raisons
01:00:51de sécurité
01:00:52il a dû s'arrêter
01:00:53c'est vrai que Léon XIV
01:00:54fait déplacer les foules
01:00:55depuis qu'il est arrivé
01:00:56à Madrid
01:00:57hier soir
01:00:58lorsqu'il était
01:00:58en train de prier
01:01:00avec les jeunes
01:01:00il y avait déjà
01:01:01plus de 500 000 personnes
01:01:02il y avait des aires
01:01:03de JMJ
01:01:04pour cette journée
01:01:06alors on voulait aller
01:01:07et forcément poser
01:01:08la question aux gens
01:01:09mais étant donné
01:01:10qu'ils sont au moment
01:01:10de la communion
01:01:11on va les laisser
01:01:12se recueillir
01:01:13mais lorsqu'on leur a posé
01:01:14la question
01:01:15ils disaient que c'était
01:01:15très important pour eux
01:01:17d'être là
01:01:17de venir voir leur pape
01:01:19de venir voir ce pape
01:01:20sud-américain
01:01:21nous ont dit certains
01:01:22car c'est vrai
01:01:22qu'il a aussi
01:01:23la nationalité péruvienne
01:01:24Léon XIV
01:01:25et c'était important
01:01:26pour eux
01:01:26de leur montrer
01:01:27la ferveur catholique
01:01:28de ce pays
01:01:29de l'Espagne
01:01:29merci Jeanne Dedé
01:01:31avec Chloé Berthoud
01:01:31à Madrid
01:01:32pour BFM TV
01:01:33dans quelques instants
01:01:34on reprend la direction
01:01:35du Gers de Florence
01:01:36où débutera dans moins
01:01:37de 4 heures maintenant
01:01:38dans 3h30
01:01:39la marche blanche
01:01:40à la mémoire
01:01:41de Liana
01:01:42dont le corps
01:01:43a été retrouvé
01:01:45jeudi
01:01:45il y a 3 jours
01:01:46non loin de Florence
01:01:48à tout de suite
01:01:51soyez les bienvenus
01:01:52si vous nous rejoignez
01:01:53dans BFM Direct
01:01:53alors que se prépare
01:01:54la marche blanche
01:01:55à la mémoire
01:01:55de Liana
01:01:56elle débutera à 15h
01:01:57à Florence
01:01:58où habitait la collégienne
01:01:59retrouvée morte jeudi
01:02:00Célia Valet
01:02:00vous êtes sur place
01:02:01on imagine
01:02:01que cet hommage
01:02:02va attirer
01:02:03si je puis dire
01:02:04bien au-delà
01:02:04de la seule ville de Florence
01:02:085 000 personnes
01:02:09sont attendues
01:02:10selon la mairie
01:02:11c'est beaucoup
01:02:115 000 personnes
01:02:12pour une petite commune
01:02:13où il y a 6 000 habitants
01:02:15à Florence
01:02:15on est justement
01:02:16avec Nadège
01:02:17Nadège vous habitez ici
01:02:18vous serez là
01:02:18cet après-midi
01:02:19vous avez acheté des fleurs
01:02:20c'est important
01:02:21pour vous d'être là
01:02:22cet après-midi
01:02:22oui très important
01:02:24c'est un moyen
01:02:26de lui rendre hommage
01:02:28surtout de porter soutien
01:02:30à la famille
01:02:30à ses parents
01:02:32à son petit frère
01:02:33ses camarades de classe
01:02:35ils doivent ressentir
01:02:37une douleur immense
01:02:37donc déjà
01:02:38on est bouleversé
01:02:41on est en état de choc
01:02:43vraiment
01:02:45vous avez participé
01:02:46aux recherches
01:02:47la semaine dernière
01:02:48vous êtes maman
01:02:48donc c'est très important
01:02:50pour vous
01:02:51d'être là aujourd'hui
01:02:52c'est une manière
01:02:52de soutenir la famille
01:02:53oui beaucoup
01:02:54oui je travaillais
01:02:56je sortais du travail
01:02:58j'essayais
01:02:59tant bien que mal
01:03:01de mon côté
01:03:01avec des amis
01:03:04de chercher
01:03:04aux alentours
01:03:05de Florence
01:03:07tout ça
01:03:08je ne pouvais pas
01:03:09je ne pouvais pas
01:03:10rester sans rien faire
01:03:11j'avais cet espoir
01:03:13jusqu'au bout
01:03:14de la retrouver
01:03:15qu'on la retrouve en vie
01:03:16vraiment
01:03:17est-ce que ce rassemblement
01:03:18cet après-midi
01:03:19peut vous aider
01:03:20à vous consoler
01:03:21d'être avec tout ce monde
01:03:23qui va se rassembler
01:03:25consoler
01:03:27non
01:03:28on ne sait pas encore
01:03:31tout ce qu'elle a pu
01:03:33subir
01:03:35il n'a pas avoué
01:03:36tout ça
01:03:37après c'est
01:03:40d'être ensemble
01:03:41d'être réunis
01:03:42ça va
01:03:44un petit peu
01:03:44mais
01:03:46non
01:03:46consoler
01:03:47non
01:03:48merci beaucoup
01:03:49un mot pour vous dire
01:03:50qu'il va y avoir
01:03:51beaucoup de monde
01:03:51cet après-midi
01:03:52c'est que
01:03:52tous les fleuristes
01:03:53des alentours
01:03:54même jusqu'à la ville de Hoche
01:03:55qui est à 30 minutes d'ici
01:03:56ont été dévalisés
01:03:58en fleurs
01:03:58il y a très peu
01:03:59de roses blanches
01:04:00encore disponibles
01:04:01chez ces fleuristes
01:04:01donc les personnes
01:04:02se rabattent sur d'autres fleurs
01:04:04ou des pivoines
01:04:05voilà ce qu'ils nous disent ici
01:04:06signe qu'il va y avoir
01:04:07beaucoup de monde
01:04:08cet après-midi
01:04:08pour ce rassemblement
01:04:09merci beaucoup
01:04:10Célia Ballet
01:04:11avec Soazic
01:04:11Oulier à Florence
01:04:13dans le Gers
01:04:14où débutera donc à 15h
01:04:15cette marche blanche
01:04:16qui sera à suivre en direct
01:04:16sur les FMTV
01:04:17dans le cadre
01:04:18d'une édition spéciale
01:04:19qui débutera
01:04:20dès 14h
01:04:21tant de recueillement
01:04:22aujourd'hui à Florence
01:04:24en particulier
01:04:25alors que la polémique
01:04:27ne cesse d'enfler
01:04:28ces derniers jours
01:04:29la polémique politique
01:04:30en particulier
01:04:31bonjour Gabriel Catala
01:04:32merci de nous avoir rejoints
01:04:33vous êtes députée
01:04:34la France Insoumise
01:04:35du Val d'Oise
01:04:37vous êtes
01:04:37je le précise
01:04:38chef de file
01:04:39du groupe LFI
01:04:40sur le projet de loi
01:04:40justice criminelle
01:04:41examinée la semaine prochaine
01:04:42à l'Assemblée
01:04:42vous êtes la vice-présidente
01:04:43de la commission d'enquête
01:04:44sur l'inceste parental
01:04:46cela fait des années maintenant
01:04:46que vous travaillez
01:04:47sur ce sujet
01:04:48des violences sexuelles
01:04:49sur les enfants
01:04:51un mot quand même
01:04:52sur une proposition
01:04:54faite par Bruno Rotaillot
01:04:55ce matin dans les colonnes
01:04:55du Parisien
01:04:56alors là c'est la partie sanctions
01:04:58on le comprend
01:04:59immédiatement
01:05:00le président des républicains
01:05:01un candidat à la présidentielle
01:05:02qui appelle à une révolution pénale
01:05:04et qui dit vouloir
01:05:04une cour disciplinaire
01:05:05pour les magistrats fautifs
01:05:06avec un organe
01:05:08qui serait non corporatiste
01:05:09qui inclurait des citoyens
01:05:11c'est une piste intéressante
01:05:12ou pas aux yeux ?
01:05:14non d'abord je vais avoir
01:05:14une pensée pour la famille
01:05:16de Liliana
01:05:16qui va vivre
01:05:17une nouvelle journée
01:05:18bouleversante
01:05:19et j'espère qu'ils trouveront
01:05:20dans cette marche blanche
01:05:21un petit peu de réconfort
01:05:23M. Rotaillot
01:05:24suit exactement
01:05:25le même mouvement
01:05:26que M. Darmanin
01:05:27c'est-à-dire chercher
01:05:28des boucs émissaires
01:05:28parce que ce que fait
01:05:29M. Darmanin
01:05:30c'est utiliser
01:05:31la procureure Doche
01:05:32comme fusible
01:05:33pour mieux masquer
01:05:35sa responsabilité
01:05:36et donc il va orienter
01:05:38le discours
01:05:39sur les failles
01:05:41des magistrats
01:05:42comme s'il ne s'agissait pas
01:05:43de failles systémiques
01:05:44et du fonctionnement
01:05:45normal de la justice
01:05:47et les responsabilités
01:05:48Faites les allusions
01:05:49au garde des Sceaux
01:05:50Gérald Darmanin
01:05:50qui avait émis
01:05:52une circulaire pénale
01:05:53au mois de janvier
01:05:55demandant de prioriser
01:05:56les enfants victimes
01:05:57dans le traitement
01:05:57des plaintes
01:05:58Alors il faut faire attention
01:05:59parce que dans cette circulaire
01:06:00il y a beaucoup de priorités
01:06:02et les violences sexuelles
01:06:03faites aux enfants
01:06:04dans cette circulaire
01:06:05ce n'est pas une priorité
01:06:06mise au-dessus
01:06:07des autres priorités
01:06:08comme toutes les priorités
01:06:09qui sont dans les circulaires
01:06:11de M. Darmanin
01:06:11C'est quand même une priorité
01:06:12parmi d'autres
01:06:13peut-être certes
01:06:14mais qui est formulée
01:06:15dès le mois de janvier
01:06:15Je voulais revenir
01:06:16sur la responsabilité politique
01:06:18de M. Darmanin
01:06:18parce qu'il n'est pas question
01:06:19d'aller chercher
01:06:19des responsabilités individuelles
01:06:21Il n'est pas question
01:06:23d'aller chercher
01:06:24des responsabilités individuelles ?
01:06:25La responsabilité
01:06:26si je peux terminer ma phrase
01:06:27la responsabilité politique
01:06:29Depuis 9 ans
01:06:29M. Darmanin
01:06:30a appartenu
01:06:31à tous les ministres
01:06:32tous les gouvernements
01:06:33qui se sont succédés
01:06:34Il a été pendant 3 ans
01:06:35ministre des comptes publics
01:06:36il a donc participé
01:06:37à la paupérisation
01:06:38des services publics
01:06:39Au tribunal d'Oche
01:06:40j'aimerais qu'on s'y intéresse
01:06:41Il y a 4 procureurs
01:06:43pour un ressort
01:06:44de 183 000 habitants
01:06:46La moyenne européenne
01:06:47c'est 12 procureurs
01:06:49pour 100 000 habitants
01:06:50Il y a donc un problème
01:06:50de moyens
01:06:52Ensuite
01:06:52M. Darmanin
01:06:53a été ministre de l'Intérieur
01:06:54pendant 4 ans
01:06:55Est-ce que pendant 4 ans
01:06:56vous l'avez entendu parler
01:06:57de meilleure formation
01:06:59pour les policiers
01:07:00pour écouter les enfants
01:07:01notamment le protocole NICHT
01:07:02Est-ce que vous l'avez entendu parler
01:07:03de budget supplémentaire
01:07:05pour les salles Mélanie
01:07:06Est-ce que vous l'avez entendu parler
01:07:07d'officiers de police judiciaire
01:07:08supplémentaires
01:07:09Quelle proposition alors vous
01:07:11formulez-vous aujourd'hui ?
01:07:13Nous reprenons
01:07:13les propositions
01:07:15des associations féministes
01:07:17notamment la nécessité
01:07:18d'une loi intégrale
01:07:19et de 3 milliards
01:07:20pour lutter
01:07:20contre les violences sexistes
01:07:22et sexuelles
01:07:22en incluant les violences
01:07:24faites aux enfants
01:07:25alors que tout ça
01:07:26n'a jamais été repris
01:07:28par le pouvoir en place
01:07:29Et M. Darmanin
01:07:31a même affaibli
01:07:32la police judiciaire
01:07:32parce qu'aujourd'hui
01:07:33les brigades
01:07:34qui enquêtent
01:07:35sur les violences
01:07:36faites aux mineurs
01:07:36ce ne sont pas
01:07:37des filières attractives
01:07:38la réforme de la police judiciaire
01:07:40de M. Darmanin
01:07:41elle a affaibli
01:07:42cette filière-là
01:07:42au profit de l'ordre public
01:07:44qui est une filière
01:07:45bien plus valorisée
01:07:46pour faire carrière
01:07:47et il faudrait
01:07:48que la police judiciaire
01:07:49dépende du ministère
01:07:50de la Justice
01:07:51et enfin en tant que ministre
01:07:52de la Justice
01:07:52M. Darmanin
01:07:53n'a mis aucun budget
01:07:54supplémentaire
01:07:55pour les unités
01:07:55médico-judiciaires
01:07:56pour avoir les 600
01:07:58magistrats spécialisés
01:07:59sur les violences sexuelles
01:07:59que demandent
01:08:00les associations féministes
01:08:01il n'a en aucun cas
01:08:03priorisé tout cela
01:08:04et tous les postes
01:08:05de magistrats
01:08:06qu'il a créés
01:08:07sont soit mis
01:08:08sur des choses
01:08:09qui ne sont pas prioritaires
01:08:10soit comblent
01:08:10des postes vacants
01:08:11et le retard est tel
01:08:12depuis des décennies
01:08:13de la justice française
01:08:15qu'il ne comble pas
01:08:17les manques
01:08:18les besoins
01:08:18malgré une augmentation
01:08:20substantielle
01:08:20du nombre de magistrats
01:08:22en France
01:08:22depuis le 2017
01:08:23plus 50%
01:08:24juste d'un mot quand même
01:08:25parce que
01:08:25nos autres invités
01:08:27vous écoutent avec attention
01:08:28Gabriel Catala
01:08:29un avocat
01:08:30à vos côtés
01:08:32et une experte judiciaire
01:08:34Marine Baranès
01:08:35docteur
01:08:36je voudrais un mot
01:08:37de l'un et de l'autre
01:08:38sur la réaction
01:08:39à ce que dit
01:08:40Gabriel Catala
01:08:40et au besoin
01:08:41que vous
01:08:42vous observez
01:08:43au quotidien
01:08:44dans le fonctionnement
01:08:45de la justice
01:08:46et celui aussi
01:08:47des forces de l'ordre
01:08:48qui sont tour à tour
01:08:49pointées du doigt
01:08:49ces derniers jours
01:08:50au quotidien
01:08:51c'est très simple
01:08:52quand on va
01:08:53accompagner
01:08:54nous dans l'association
01:08:55ça nous arrive
01:08:55d'accompagner des victimes
01:08:57déposées plainte
01:08:57au commissariat
01:08:58en gendarmerie
01:08:59alors déjà premièrement
01:09:00ça nous arrive
01:09:01d'avoir des gendarmes
01:09:02et des policiers
01:09:03qui nous disent
01:09:03écoutez on n'a pas le temps
01:09:04aujourd'hui
01:09:04revenez demain
01:09:05revenez après demain
01:09:06ça déjà c'est scandaleux
01:09:08à aucun moment
01:09:09la victime
01:09:09elle va se dire
01:09:10ah oui très bien
01:09:10aucun problème
01:09:11je vais revenir demain
01:09:11pour évoquer
01:09:12vous faites le trait d'union
01:09:13vous avec l'accusation
01:09:15du manque de moyens
01:09:16c'est un manque de moyens
01:09:17c'est un manque de formation
01:09:18c'est tout un ensemble
01:09:19là c'est impossible
01:09:21de dire à une victime
01:09:22c'est impossible
01:09:23de lui dire
01:09:23revenez demain
01:09:24déjà il faut un courage immense
01:09:26pour venir déposer plainte
01:09:27sur des faits de viol
01:09:27ça c'est absolument
01:09:29inenvisageable
01:09:29comme propos
01:09:31ensuite
01:09:31il y a un vrai problème
01:09:32sur le suivi du dossier
01:09:34là c'est
01:09:35le nombre de dossiers
01:09:36la masse de dossiers
01:09:37à gérer
01:09:37il y a un engorgement
01:09:38qui est tel
01:09:39qu'aujourd'hui
01:09:40les gendarmes
01:09:41les policiers sont incapables
01:09:42de gérer dans les temps
01:09:43des procédures
01:09:44de viol
01:09:45d'agression sexuelle
01:09:46de corruption de mineurs
01:09:47et après
01:09:47qui en pâtit
01:09:48ce sont les victimes
01:09:49qui subissent une victimisation secondaire
01:09:51c'est-à-dire
01:09:51elles souffrent
01:09:52encore plus
01:09:53de l'attente
01:09:53la semaine prochaine
01:09:55ces sujets-là
01:09:56vont être évoqués en commission
01:09:57à l'Assemblée
01:09:58Gabriel Catala
01:09:59vous
01:10:00vous dites quoi
01:10:00ce matin
01:10:01mais encore une fois
01:10:01de manière constructive
01:10:02pour que les choses bougent
01:10:03enfin
01:10:04alors en commission
01:10:05malheureusement
01:10:05la semaine prochaine
01:10:06nous allons discuter
01:10:07du projet de loi
01:10:07de M. Darmanin
01:10:08sur la justice criminelle
01:10:09qui prévoit
01:10:10le plaidé coupable
01:10:11en matière criminelle
01:10:12qui est critiqué
01:10:13par l'ensemble
01:10:13de la profession d'avocat
01:10:14et par des syndicats
01:10:15de magistrats
01:10:15nous allons discuter
01:10:16de l'affaiblissement
01:10:17des droits de la défense
01:10:18nous allons discuter
01:10:19d'empreintes génétiques
01:10:20et de
01:10:21qui seront détenues
01:10:23par des entreprises américaines
01:10:24je suis sûr
01:10:24ne serait-ce qu'un point
01:10:26un sujet
01:10:26monsieur la semaine prochaine
01:10:28à aucun moment
01:10:28en commission des lois
01:10:29à l'Assemblée
01:10:30nous allons discuter
01:10:31de moyens supplémentaires
01:10:32pour lutter contre
01:10:33les violences sexistes
01:10:33et sexuelles
01:10:34il n'y a aucun budget
01:10:35supplémentaire
01:10:36dans la loi
01:10:36qui est présenté
01:10:37par M. Darmanin
01:10:38il n'y a aucune révolution
01:10:40de la procédure
01:10:40là on voit dans la procédure
01:10:41qu'il était prévu
01:10:42que le mis en cause
01:10:43soit auditionné
01:10:45en dernier
01:10:45et ça cela résulte
01:10:47de réformes récentes
01:10:48moi il me semble
01:10:48que quand un enfant
01:10:49et ses parents
01:10:50portent plainte
01:10:51pour viol
01:10:52le viol c'est un crime
01:10:53on devrait donc le prendre
01:10:54au sérieux
01:10:54comme on prend au sérieux
01:10:55un meurtre
01:10:56quand l'enfant présente
01:10:58des lésions
01:10:58qui sont graves
01:10:59et bien le mis en cause
01:11:01devrait être présenté
01:11:01en garde à vue
01:11:02tout de suite
01:11:02et pas neuf mois après
01:11:04et ou jamais
01:11:05comme ça a été le cas
01:11:05le sujet
01:11:06vous vous défendez
01:11:07qu'il manque de moyens
01:11:08dans la justice
01:11:09c'est en effet
01:11:10ce que peut dire la gauche
01:11:12notamment la France insoumise
01:11:13mais en réalité
01:11:14quand vous écoutez
01:11:14les professionnels
01:11:15ils nous disent
01:11:16que ce n'est pas uniquement
01:11:17le sujet
01:11:17il y a eu une augmentation
01:11:18du budget de la justice
01:11:19entre 2017 et 2012
01:11:20une loi de programmation
01:11:21judiciaire
01:11:22en 2023
01:11:23avec des crédits supplémentaires
01:11:25on est passé de 7 milliards
01:11:26à 12 milliards d'euros par an
01:11:27c'est vrai que par rapport
01:11:28à la moyenne européenne
01:11:29c'est nettement en dessous
01:11:29mais en revanche
01:11:30quand vous écoutez
01:11:31les professionnels
01:11:31ce qu'ils vous disent
01:11:32c'est que tout le monde
01:11:33fonctionne en couloir aujourd'hui
01:11:34et ce qu'il faudrait faire
01:11:35c'est comme ce qui a été fait
01:11:36il y a une trentaine d'années
01:11:37en Belgique
01:11:37après l'affaire Dutroux
01:11:38c'est-à-dire casser tous les murs
01:11:39entre ces couloirs
01:11:40il faut pouvoir discuter
01:11:42et surtout changer de philosophie
01:11:43et de paradigme
01:11:45sur l'écoute
01:11:46de la parole
01:11:46des enfants
01:11:47c'est ce que vous disent
01:11:52parce que la justice
01:11:54et les différents secteurs
01:11:55sont traumatisés
01:11:56par l'affaire Dutroux
01:11:57donc en réalité
01:11:58il n'y a pas qu'une question
01:11:59de moyens
01:11:59il y a visiblement
01:12:00selon les professionnels
01:12:01quand on les écoute
01:12:02des questions de moyens
01:12:03mais aussi des questions
01:12:04en fait de changement de modèle
01:12:05radical
01:12:06qui doit passer
01:12:07par autre chose
01:12:08que l'ajout de politique
01:12:09c'est ce qu'ils nous disent tous
01:12:10donc c'est vrai
01:12:11qu'il y a le débat
01:12:11de la présidentielle
01:12:12c'est normal que chacun
01:12:13défendre ses idées
01:12:14mais je pense
01:12:15qu'il faudrait trouver
01:12:16une forme de consensus
01:12:17pour que la classe politique
01:12:18à travers peut-être
01:12:19je ne sais pas
01:12:20un Grenelle ou quelque chose
01:12:21ou la campagne électorale
01:12:22puisse arriver
01:12:23à des solutions
01:12:25objectives
01:12:25qui permettraient
01:12:26de changer de paradigme
01:12:27On aura l'occasion
01:12:29d'en reparler
01:12:31c'est indispensable
01:12:32et c'est promis néanmoins
01:12:34merci à tous les quatre
01:12:35on est obligé
01:12:35de se pencher
01:12:36sur le reste de l'actualité
01:12:37ce matin
01:12:37parce qu'il se passe
01:12:38des choses
01:12:38et notamment
01:12:39au Moyen-Orient
01:12:40priorité au direct
01:12:41on retrouve Laura Calmu
01:12:43en Israël
01:12:43Laura, bonjour
01:12:45une attaque terroriste
01:12:46vient de se produire
01:12:47sur le sol israélien
01:12:48ce matin c'est ça
01:12:53exactement une attaque
01:12:54qui a eu lieu
01:12:55dans le centre d'Israël
01:12:56dans la région de Sharon
01:12:58à une trentaine de kilomètres
01:12:59de Tel Aviv
01:13:01alors tout a commencé
01:13:02aux alentours
01:13:02de 10h du matin
01:13:04heure locale
01:13:089h30 heure de Paris
01:13:10lorsqu'un homme
01:13:11a ouvert le feu
01:13:12près d'une station service
01:13:15il y a eu ensuite
01:13:16des tirs
01:13:16qui ont été signalés
01:13:18dans les alentours
01:13:20de cette zone
01:13:21un homme a été retrouvé
01:13:23dans sa voiture
01:13:24il a succombé
01:13:26à ses blessures
01:13:27et cinq autres personnes
01:13:28ont été blessées
01:13:30dont certaines
01:13:30qui sont dans un état grave
01:13:32alors ensuite
01:13:33il y a eu un énorme dispositif
01:13:35de sécurité
01:13:36qui a été mis en place
01:13:37avec certains habitants
01:13:38autour de cette zone
01:13:40qui ont été confinés
01:13:41chez eux
01:13:42et puis une grande chasse
01:13:44à l'homme
01:13:45a eu lieu
01:13:45selon des sources
01:13:48sécuritaires
01:13:48un homme
01:13:49a été neutralisé
01:13:51il s'agit
01:13:51d'un arabe israélien
01:13:53qui habitait
01:13:54dans la région
01:13:54de Taïbé
01:13:56et un autre homme
01:13:57selon certains médias
01:13:58israéliens
01:13:59est toujours
01:14:00en train
01:14:01d'être recherché
01:14:02alors Benyamin Netanyahou
01:14:03a réagi
01:14:04suite à cette attaque
01:14:05il a expliqué
01:14:06qu'il suivait
01:14:07la situation
01:14:08de très près
01:14:09le Hamas aussi
01:14:10a réagi
01:14:11en saluant
01:14:12cette attaque
01:14:13il a expliqué
01:14:14que cette attaque
01:14:15avait eu lieu
01:14:16à cause
01:14:17des opérations
01:14:18en cours
01:14:18à Gaza
01:14:19et en Cisjordanie
01:14:21et pour le moment
01:14:22il y a toujours
01:14:23une enquête
01:14:24qui est en cours
01:14:25pour exactement
01:14:26déterminer
01:14:27les circonstances
01:14:28de cette attaque
01:14:29merci Laura
01:14:30Laura Kalmus
01:14:31en direct
01:14:31de Tel Aviv
01:14:32en Israël
01:14:32pour BFMTV
01:14:34l'autre
01:14:34actualité importante
01:14:35au Moyen-Orient
01:14:36ce matin
01:14:36alors que la guerre
01:14:37ce matin
01:14:38a débuté
01:14:39il y a de cela
01:14:39pile 100 jours
01:14:41ce sont ces drones
01:14:41bonjour Pauline Sarafi
01:14:43ces drones iraniens
01:14:45que les Etats-Unis
01:14:45disent avoir abattus
01:14:47dans le détroit d'Hormuz
01:14:48ces dernières heures
01:14:51oui c'est une nouvelle
01:14:52démonstration de force
01:14:54de la part de l'Iran
01:14:55après les tirs
01:14:56qui ont visé
01:14:57le Koweït
01:14:58et Bahreïn
01:14:58hier
01:14:59il y a ces drones
01:15:00également ce matin
01:15:01que les Etats-Unis
01:15:03ont réussi
01:15:03à neutraliser
01:15:04c'est à nouveau
01:15:05un message
01:15:06de force
01:15:07qu'envoie l'Iran
01:15:08après ces tirs
01:15:10ces tirs
01:15:10de missiles
01:15:11de drones
01:15:12cette tension
01:15:12qui est exercée
01:15:13sur la navigation
01:15:14dans le détroit
01:15:16d'Hormuz
01:15:16c'est une manière
01:15:18pour l'Iran
01:15:18de rappeler
01:15:19qu'elle garde
01:15:20le contrôle
01:15:20sur ce détroit
01:15:22qu'elle est
01:15:22entre guillemets
01:15:23le gardien
01:15:24de ce détroit
01:15:24d'Hormuz
01:15:26c'est une guerre
01:15:26d'autorité
01:15:27d'influence
01:15:28qui se joue ici
01:15:29depuis quelques mois
01:15:30entre les Etats-Unis
01:15:31et l'Iran
01:15:31si l'Iran tire
01:15:32sur le Koweït
01:15:33c'est parce qu'il abrite
01:15:35une base aérienne américaine
01:15:36une des plus importantes
01:15:37de la région
01:15:38celle d'Ali al-Salem
01:15:39qui a été visée hier
01:15:40pareil pour Bahreïn
01:15:42où se trouve
01:15:43le centre de commandement
01:15:44de la 5ème flottie
01:15:46américaine
01:15:47ce sont donc
01:15:47des symboles
01:15:48de la puissance
01:15:49militaire américaine
01:15:50dans la région
01:15:51c'est une nouvelle fois
01:15:52une manière
01:15:54pour l'Iran
01:15:54de montrer
01:15:55qu'il garde
01:15:55le contrôle
01:15:56sur ce détroit
01:15:57un axe
01:15:58un axe
01:15:58pardon
01:15:59crucial
01:16:00qui se joue
01:16:01dans les négociations
01:16:02en ce moment
01:16:03et sur lequel
01:16:04l'Iran
01:16:04a du mal
01:16:05à lâcher du l'Est
01:16:06merci
01:16:07merci Pauline Sarafi
01:16:08en direct
01:16:10du Moyen-Orient
01:16:10pour BFM TV
01:16:11avec Antoine Guay
01:16:13bonjour Elsa Vidal
01:16:13bonjour
01:16:14bonjour Elsa
01:16:14merci d'être avec nous
01:16:15ce matin
01:16:16alors il y a une autre
01:16:16information
01:16:17ça peut sembler
01:16:18éloigné de tout ce
01:16:19dont on se parle
01:16:20sur le Moyen-Orient
01:16:21ça ne l'est pas
01:16:22voire pas du tout
01:16:23l'équipe iranienne
01:16:25de football
01:16:25l'équipe nationale
01:16:26est en train
01:16:27d'arriver au Mexique
01:16:28en ce moment même
01:16:29le Mexique
01:16:31où se trouve
01:16:31son camp de base
01:16:32pour le mondial
01:16:33qui débute
01:16:35dans quelques jours
01:16:36jeudi prochain
01:16:36il aura lieu aux Etats-Unis
01:16:38au Mexique
01:16:38et au Canada
01:16:38l'Iran
01:16:39les Etats-Unis
01:16:40il se trouve que
01:16:40l'Iran arrive au Mexique
01:16:42pour le mondial
01:16:43malgré le refus
01:16:45des Américains
01:16:46c'est intéressant
01:16:47quand même
01:16:47de les accueillir
01:16:48sur le territoire américain
01:16:51pendant la durée
01:16:52de la coupe du monde
01:16:53alors ils pourront
01:16:54venir jouer
01:16:55mais ils devront
01:16:56faire l'aller-retour
01:16:57dans la journée
01:16:58entrer et sortir
01:17:00du territoire américain
01:17:01une fois les matchs
01:17:02terminés
01:17:02pour l'instant
01:17:03trois matchs
01:17:04sont prévus
01:17:05et ils n'ont pas
01:17:06la possibilité
01:17:07de dormir aux Etats-Unis
01:17:08et certains membres
01:17:10de l'équipe
01:17:10se sont vus refuser
01:17:12l'entrée sur le territoire
01:17:12c'est notamment le cas
01:17:13du représentant
01:17:15de la fédération
01:17:16du football iranienne
01:17:17parce qu'il est apparenté
01:17:19au corps des gardiens
01:17:21de la révolution
01:17:22et puis d'autres joueurs
01:17:23au moment de passer
01:17:23les contrôles
01:17:24ont été longuement
01:17:25soit questionnés
01:17:27d'autres membres
01:17:28refusés d'entrée
01:17:29c'est le cas
01:17:29d'un photographe
01:17:30mais il y a désormais
01:17:32cette nouveauté
01:17:33ce sera la première fois
01:17:34depuis 1930
01:17:35que deux équipes
01:17:36de pays en guerre
01:17:37vont concourir
01:17:39dans le même championnat
01:17:40championnat où l'Iran
01:17:41n'avait pas été
01:17:42sélectionné
01:17:43depuis 40 ans
01:17:44mais là il y a une alerte rouge
01:17:45de la FIFA
01:17:45d'une certaine manière
01:17:46la fédération internationale
01:17:47de football
01:17:49qui organise
01:17:49ce mondial
01:17:50qui voit se dérouler
01:17:53sous ses yeux
01:17:53si je puis dire
01:17:54le scénario
01:17:55le pire scénario
01:17:56celui qu'elle redoute
01:17:57le plus
01:17:58depuis maintenant des mois
01:18:00oui ça va donner lieu
01:18:01à un affrontement symbolique
01:18:02qu'on le veuille ou non
01:18:03entre ces deux états
01:18:05et ils vont
01:18:05tous deux chercher
01:18:06à en tirer parti
01:18:07en tout cas
01:18:08leurs dirigeants
01:18:08vont valoriser
01:18:09cette confrontation
01:18:12pardon
01:18:12symbolique
01:18:13pacifique
01:18:14mais pendant que la guerre
01:18:16n'est de facto
01:18:17pas terminée
01:18:17puisque
01:18:18c'est ce que j'allais vous demander
01:18:19vous dire Elsa
01:18:20c'est que ce mondial
01:18:23ça va représenter
01:18:24vraisemblablement
01:18:25une parenthèse
01:18:26oh non
01:18:27ça va être un chapitre
01:18:29additionnel
01:18:29à cette guerre
01:18:30où on va voir
01:18:31par l'excellence
01:18:32des formations sportives
01:18:34qui va remporter
01:18:35un gain symbolique
01:18:38substantiel
01:18:38puisque encore une fois
01:18:39le cessez-le-feu
01:18:40en cours à l'heure actuelle
01:18:41a tout d'une trêve armée
01:18:42et rien d'un cessez-le-feu
01:18:43mais précisément
01:18:45Donald Trump
01:18:45lui
01:18:46si tant est qu'il envisage
01:18:47de refrapper
01:18:48de façon majeure
01:18:50l'Iran
01:18:51il ne le fera pas
01:18:53avant que
01:18:54cette coupe soit terminée
01:18:55que la compétition
01:18:58sur le sol américain
01:18:59entre autres
01:18:59ne soit terminée
01:19:00on ne peut pas imaginer
01:19:01les choses différemment
01:19:02si
01:19:02ah si si
01:19:03on pourrait l'imaginer
01:19:03parce que
01:19:04je pense que
01:19:04la guerre qui reprend
01:19:06rien ne retient
01:19:07en tout cas
01:19:08ce qui pourrait retenir
01:19:09Donald Trump
01:19:09ce n'est pas la présence
01:19:10des joueurs iraniens
01:19:11sur le terrain
01:19:12ça pourrait même
01:19:13lui permettre
01:19:14d'affirmer sa totale
01:19:15domination
01:19:16en revanche
01:19:17il l'avait confié
01:19:18à certains conseillers
01:19:19c'est la mort de soldats
01:19:20américains
01:19:21au Moyen-Orient
01:19:22qui pourrait le décider
01:19:23à reprendre
01:19:24le chemin
01:19:24de la guerre
01:19:26pour le moment
01:19:2613 morts
01:19:27à déplorer
01:19:28du côté américain
01:19:29principalement
01:19:30sur des bases
01:19:30dans les pays du Golfe
01:19:32et donc
01:19:32les frappes
01:19:33qui visent
01:19:33le Koweït
01:19:34et Bahreïn
01:19:35pourraient être
01:19:36l'occasion
01:19:36de cette reprise
01:19:37merci beaucoup
01:19:37merci Elsa
01:19:38pour ce décryptage
01:19:39tous ces sujets
01:19:40il en sera
01:19:40question
01:19:41dans quelques instants
01:19:42à l'occasion
01:19:43de BFM politique
01:19:43Guillaume Daré
01:19:44qui reçoit
01:19:45l'ancien premier ministre
01:19:46Dominique de Villepin
01:19:47dans un instant
01:19:48et autre rendez-vous
01:19:49évidemment sur l'antenne
01:19:50de BFM TV
01:19:50des 14h édition spéciale
01:19:52consacrée à cette
01:19:53marche blanche
01:19:54à la mémoire
01:19:55de Liana
01:19:5511 ans
01:19:56dont le corps a été retrouvé
01:19:57jeudi tout près de Florence
01:19:59dans le Gers
01:19:59marche blanche
01:20:00à 15h édition spéciale
01:20:01des 14h
01:20:02sur notre antenne
01:20:03je vous souhaite
01:20:04une très bonne journée
01:20:04c'est sur BFM TV
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