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00:00Les vraies voix sud radio
00:02Et donc selon 58% des français, ils pensent qu'un patron ferait un bon président de la république, selon un sondage Opinion Way.
00:11Avec cette question de jour, selon vous, un grand patron ferait-il justement un président de la république ?
00:16Et bien vous dites non désormais à 71%, vous voulez réagir, le 0826 300 300.
00:2271% de oui, c'est quand même pas mal.
00:25De non, de non, de non.
00:25Ah de non, pardon, Romina est avec nous, bonsoir Romina.
00:28Bonsoir Romina.
00:29C'est joli.
00:29Oui, bonsoir.
00:31De Vic en Bigorre, bienvenue sur Sud Radio.
00:34Qu'en pensez-vous Romina ?
00:36Moi je crois qu'on se fourvoit un petit peu, parce qu'à mon sens on est déjà gouverné par les GAFAM.
00:43Donc les politiques, même le président de la république, je crois qu'ils sont tous au pied et au point lié déjà suspendus à ce que ces grands patrons nous demandent.
00:53Donc même si on dit même grand patron, ça ne changera pas grand chose.
00:56Tout est déjà dit, l'année assez dite pour moi.
01:00Mais peut-être qu'ils auraient plus les pieds ancrés dans le quotidien des Français, non ?
01:07Je pense que déjà quand on met des économistes comme M. Macron, vous savez qu'il était quand même banquier au départ.
01:13Les Français se sont orientés aussi.
01:15Alors banquier ne veut pas dire économiste.
01:17Banquier ne veut pas dire économiste.
01:20Parce que moi j'ai un banquier qui m'enlève de l'argent toutes les semaines et il n'y connaît rien.
01:24Non, c'est vrai.
01:25Mais qui gérait déjà les grands portefeuilles, disons.
01:27Et donc on a pensé qu'en le mettant à la tête de l'État, il pourrait déjà aider pas mal les finances publiques.
01:33Et ça n'a pas été le cas.
01:35Alors Romina, vous ne bougez pas.
01:36Philippe Bidger.
01:39Cette question, elle est très intéressante.
01:41Et en y réfléchissant, je me suis rendu compte qu'elle mérite d'être examinée par le fait que les présidents de la République aujourd'hui
01:54pâtissent du fait qu'en général, à partir d'une intelligence certaine, ils n'ont pas l'esprit d'entreprise,
02:03ils n'ont pas la capacité d'agir.
02:05Et par exemple qu'Emmanuel Macron, brillant par ailleurs, ne sait pas agir.
02:12Et je pense que c'est pour ça qu'on considère que les chefs d'entreprise auraient les qualités que les politiques traditionnelles n'ont pas.
02:21Mais ça n'est pas sûr.
02:22Un chef d'entreprise, un grand chef, Bernard Arnault, à l'évidence, pourrait être président de la République.
02:29Mais il faudrait qu'il ait les qualités que des élus politiques, eux, ont.
02:34Et on n'en est pas sûr.
02:37Quelle qualité, mon cher Philippe ? Parce qu'il faut des qualités de quoi pour être président ?
02:40Être un bon politicien ?
02:42Il faut à la fois des qualités d'intelligence, de volonté, et il faut une capacité, une certitude d'agir.
02:52Et chez nos politiques, ce qui fait le problème, en effet, tout est dit, c'est pour ça que vous serez notre futur président.
03:01Et de l'agilité, peut-être ?
03:03Oui, du courage, de l'agilité.
03:04Mais les chefs d'entreprise en ont de ça.
03:07Et en fait, c'est eux qui produisent la richesse du pays.
03:09La richesse au niveau PIB, j'entends.
03:12Les autres produisent des services qui sont importants.
03:14Eux produisent la richesse et ils savent ce que c'est parce qu'ils ont osé et ils ont eu le courage de faire ça.
03:19Ça, c'est important.
03:20Voilà une qualité qui est importante pour être président en République.
03:22Mais ça ne suffit pas.
03:24Ça ne suffit pas parce qu'il faut beaucoup travailler au régalien.
03:27Aujourd'hui, les Français demandent du régalien et de la sécurité.
03:30Romina, tous les chefs d'entreprise n'ont pas des problèmes avec la justice.
03:33Ah non, non, Romina d'ailleurs.
03:34Alors, je vais vous prendre un exemple.
03:36Aujourd'hui, dans le monde, il y a un grand patron qui est président de la République.
03:39C'est Donald Trump.
03:41Parce qu'il est quand même patron d'un empire.
03:43Il pèse 8 milliards de dollars.
03:44Donc, ça fait déjà...
03:45Moi, on n'en donne que 10%.
03:47Je suis très content.
03:48Il résonne comme un chef d'entreprise.
03:51Et il résonne comme un chef d'entreprise.
03:52Alors, non.
03:53Moi, je ne crois pas qu'un patron du 440 serait automatiquement un bon président.
04:00Mais il ne serait pas automatiquement un mauvais président.
04:03Je dis que le plus grand président américain de ces 60 dernières années,
04:07c'est celui qui était le moins diplômé,
04:09qui n'avait jamais mis les pieds dans une fac,
04:11qui avait commencé barman et fini acteur de série B,
04:13qui s'appelait Ronald Reagan.
04:15En revanche, ce qui pose problème en France, à mon avis,
04:18c'est que sur tous les présidents de la Ve République,
04:21seuls deux ont travaillé dans une entreprise.
04:23Et c'est bizarre.
04:24La même entreprise de la banque d'affaires,
04:25c'était Georges Pompidou et Emmanuel Macron.
04:28Mais aucun président de la Ve République
04:31n'a jamais été patron d'une entreprise.
04:33Et ça, je pense que quand on a été patron d'une entreprise,
04:36on apprend à compter beaucoup mieux
04:38qu'à l'École Nationale d'Administration.
04:40Moi, quand je suis un pratico-pratique,
04:41je vais vous dire, j'ai un exemple.
04:42Alors, ce n'est pas président de la Ve République,
04:43mais pour moi, c'est pareil.
04:44J'ai eu la chance de travailler pendant 10 ans
04:46auprès de Serge Dassault, l'industriel français.
04:47Oui, c'est un grand patron, oui.
04:49Et son homme, il n'est plus de ce monde,
04:50mais il a été maire de Corbeille-et-Saône.
04:52Il a relevé cette ville de façon fabuleuse.
04:5536 ans de communisme,
04:56plombé par les dettes.
04:58Il est arrivé.
05:00La ville a ressurgi.
05:02Là, il est en train de replonger depuis des années,
05:03parce que c'est repassé le communiste.
05:04Mais voilà un exemple.
05:05Alors, ce n'est pas président de la Ve République,
05:06mais si tu évites le 40 000 habitants,
05:08ça veut montrer que le pragmatisme
05:09des chefs d'entreprise, moi, il me...
05:11Une différence entre le local et le national.
05:12Parce qu'au national,
05:13il y a quand même des interférences
05:14avec l'international, justement, l'étranger, etc.
05:17C'est pas comparable.
05:20Je pense qu'il faut travailler sur le régalien,
05:23sur la justice,
05:24qui est maintenant en complète déshérence,
05:26on en parlera tout à l'heure sans doute,
05:27sur la sécurité,
05:29sur les forces armées,
05:30sur un tas de trucs.
05:31que c'est une fibre
05:33que n'ont pas, peut-être,
05:35les chefs d'entreprise.
05:35Ils en ont d'autres.
05:36Mais pas celle-là, peut-être.
05:38Bernard Arnault, par rapport à Macron,
05:39qu'est-ce qu'il aurait de moins que Macron
05:41par parler de l'armée, de la sécurité et tout ?
05:43Déjà, il n'a pas Brigitte.
05:45Voilà.
05:46Je ne comprends pas.
05:47Vous avez raison.
05:48Je ne comprends pas cette question.
05:48Oui, je fais la comparaison.
05:50Si c'est très simple,
05:52je sais que Michel Adoré,
05:52il a le droit, il est fini.
05:54Je ne parlais pas tous en même temps.
05:55Je suis persuadé
05:56qu'un chef d'entreprise
05:58aurait moins de difficulté
06:00à devenir un grand président
06:01que l'inverse.
06:02Allez, la réponse.
06:05Romina, vous restez avec nous.
06:07Ne bougez pas, Romina.
06:08Oui, ça peut être une femme.
06:09Une femme, absolument.
06:10Ne bougez pas.
06:11On fait une petite pause.
06:12On revient dans un instant
06:13comme Romina,
06:15si vous voulez bien entendu
06:16participer à ce débat.
06:18C'est le 0826 300 300
06:19et c'est Zach qui est avec nous aujourd'hui.
06:20Sud Radio.
06:22Parlons vrai.
06:22Parlons vrai.
06:23Sud Radio.
06:23Parlons vrai.
06:24Sud Radio.
06:25Parlons vrai.
06:25Flouin, on est ravis de vous accueillir.
06:27On est ensemble jusqu'à 19h
06:28avec autour de cette table
06:30Aya Dulour aujourd'hui.
06:31Bruno Pommard,
06:32ancien membre du RAID
06:33et maire de Belleflou,
06:34pas au niveau intelligence,
06:35c'est un mot au niveau bêtise.
06:38Jean-Michel Fauverg est avec nous,
06:40ancien député,
06:41auteur de ce livre
06:42qui est très intéressant.
06:43Je vous incite à le lire.
06:45Ni capitulation,
06:45ni résignation,
06:46sorti chez Fayard.
06:48C'est une façon,
06:50osons le courage.
06:51Et ça, c'est pour des policiers.
06:53Je peux vous assurer.
06:55Absolument, je vous regarde.
06:57Et Philippe Bilger,
06:58bien entendu,
06:58président de l'Institut de la Parole.
07:00Et on va revenir sur ces 58% des Français
07:02qui estiment qu'un entrepreneur
07:03fera un bon président de la République.
07:06Et vous êtes en majorité, Philippe,
07:08à dire non.
07:08Pour le moment,
07:09vous dites non assez largement
07:11parce que vous dites non à 71%.
07:12Et Romina est avec nous.
07:14Elle dit que déjà,
07:16une multinationale qui gère le pays,
07:17c'est compliqué.
07:18Les politiques sont visiblement
07:21pieds et poings liés.
07:230826 300 300.
07:25Philippe David,
07:26sur ce sujet,
07:27seriez-vous enclin
07:29à voir un chef d'entreprise,
07:31pas forcément un grand patron de groupe ?
07:34Je vais vous prendre un exemple.
07:36Je suis d'accord avec Romina,
07:37ça pourrait parfaitement être une femme,
07:38je n'ai aucun souci là-dessus.
07:40Margaret Thatcher,
07:41elle était fille d'épicier.
07:43Un petit épicier,
07:44elle est née au-dessus de l'épicerie.
07:45Vous voyez un peu ?
07:46Et elle a vu ce qu'était
07:47la gestion de l'argent.
07:49Comment est-ce qu'on gère une entreprise ?
07:51On a des problèmes de trésorerie ?
07:52C'est le nettoyage.
07:54Mais quand elle arrive au pouvoir
07:56en Angleterre,
07:57l'Angleterre était à deux doigts
08:00de passer à la demande
08:02de demander un prêt au FMI.
08:03il faut rappeler la situation
08:05en Angleterre.
08:05En Angleterre ?
08:0679 à l'arrivée au pouvoir.
08:08Il faut rappeler une chose,
08:09en Angleterre,
08:10quand vous aviez une grève
08:10dans une zone industrielle,
08:12les salariés de l'entreprise en grève
08:13pouvaient aller bloquer
08:14toutes les autres entreprises
08:15de manière tout à fait légale
08:17pour défendre leur bout de gras.
08:18Mais les autres boîtes,
08:19elles fermaient.
08:19Ça, Margaret Thatcher,
08:20elle a tout changé.
08:21Ce qu'il faut,
08:22c'est des gens qui ont...
08:23Déjà, je pense que
08:24les deux premières qualités
08:25d'un chef de l'État,
08:26et ce n'est pas la première qualité
08:27d'une autre aujourd'hui,
08:28mais c'est que mon avis,
08:30il faut aimer son pays,
08:32aimer son peuple,
08:33aimer son histoire.
08:34Ça, c'est le triptyque incontournable.
08:36Tu parles avec ça,
08:37tu fais au président de la République ?
08:38Alors, oui, oui, oui.
08:39Non, non, non.
08:40Attends, attends, attends.
08:41C'est la base.
08:42Non, non, non, c'est la base.
08:43C'est aimer son pays, évidemment.
08:45Non, mais attendez,
08:46excusez-moi,
08:47mais quand vous dites
08:47que la France s'est dépassée,
08:49que maintenant c'est l'Europe,
08:50que les Français,
08:51c'est des goulois réfractaires,
08:52et que dans l'histoire de France,
08:53la colonisation est un crime
08:55contre l'humanité,
08:55désolée, c'est qu'on n'aime pas son pays,
08:58c'est qu'on ne respecte pas son peuple,
09:00et qu'on n'aime pas son histoire.
09:01Et ça, c'est le B à bas
09:02d'un chef de l'État.
09:04Romina, vous vouliez réagir ?
09:06Oui, oui, oui, moi je voulais...
09:07Bon, alors déjà,
09:07Margaret Thatcher,
09:08c'est vrai qu'elle a quand même été
09:09la femme la plus détestée d'Angleterre.
09:11Enfin, elle a été réélue régulièrement.
09:13Oui.
09:13Juste en 1990,
09:15elle a été réélue à chaque fois.
09:16C'est qu'elle n'était pas si détestée que ça.
09:18Oui, mais au demeurant,
09:19on n'a pas beaucoup d'exemples féminins
09:20parce que je parlais de femmes comme ça
09:22parce que je pensais,
09:22vous parliez du régalien
09:23par rapport à la justice.
09:25On a aussi Christine Lagarde.
09:27Oui, absolument, j'allais le dire.
09:28On n'en parle pas beaucoup.
09:30Et c'est une dame
09:31qui aurait un profil intéressant aussi.
09:33Attendez, excusez-moi,
09:34mais depuis combien elle est dans la politique aussi ?
09:36Ça fait 30 ans
09:36qu'on entend parler toujours des mêmes.
09:38Ah non, non, non, non.
09:38Elle est arrivée sous Sarkozy en 2007.
09:40Avant, elle était avocate
09:41dans un gros cabinet américain.
09:43En 2007 ?
09:43Une grosse avocate.
09:44Ça fait 19 ans.
09:46Non, mais non, 2007, tu m'as dit.
09:47On est en 2026.
09:48Oui, ça fait 20 ans.
09:4919, oui.
09:51Je dis 19.
09:52On recycle.
09:54Ségolène Royal,
09:54il n'y a pas longtemps
09:55qu'il nous part en Algérie, là-bas.
09:56Depuis 80 ans.
09:57Moi, je l'ai connue
09:57quand je protégeais Franceschi.
09:59Elle était déjà dans le gouvernement
10:00depuis 80 ans, 45 ans.
10:02Mais alors,
10:02qu'est-ce que vous gêne ?
10:03C'est une expérience.
10:04Mais il y en a marre
10:05d'avoir toujours les mêmes.
10:06Philippe Béger,
10:07arrêtez un peu de...
10:08Mais dites-moi le contraire.
10:09Je suis assez d'accord,
10:09mais quand on regarde vers l'avant,
10:11quels sont les noms
10:12qui apparaissent aujourd'hui ?
10:13Voilà.
10:14Il y a un particulier
10:15au niveau des femmes.
10:19Donc, si en plus,
10:20on met quelqu'un
10:21que les Français ne connaissent pas,
10:23j'ai un peu peine à croire
10:24que ça va vraiment émerger.
10:26En même temps,
10:27personne ne connaissait Macron, Romina.
10:29Oui.
10:30Personne ne le connaissait.
10:31Et pour ça,
10:31tout le monde a voté.
10:32Enfin, tout le monde,
10:32beaucoup de gens.
10:32C'est ça, c'est ça.
10:33Oui.
10:34C'est vrai que M.
10:35Bon, après,
10:36il a été quand même ministre
10:37juste avant Roland.
10:38Oui.
10:39Écoute, j'ai vu.
10:39Il a quand même eu...
10:41On a eu l'occasion
10:42de la faire pouvoir, disons.
10:44Et qu'est-ce que vous pensez
10:45de Jean-Michel Fauvergue ?
10:46Ben quoi ?
10:49Il m'a promis un poste.
10:52Il faut cliquer aussi.
10:53Il faut avoir des causes.
10:54Il faut qu'on sache
10:55ce pour quoi ils sont là
10:56et qu'est-ce qu'ils cherchent,
10:57qu'est-ce qu'ils nous proposent.
10:59Moi, ça tombe bien.
11:00Tout est dans mon livre.
11:01Tout est dans son livre.
11:02C'est un programme présidentiel.
11:03Ni capitulation,
11:04ni résignation.
11:05Ça fait 42 fois que je le montre.
11:07Comment elle s'appelle ?
11:08Romina.
11:10Romina, vous me faites de la peine
11:11parce que vous avez envie
11:12de recycler tous les anciens,
11:13en fait, c'est ça ?
11:14Absolument pas.
11:15C'est pas ce qu'elle a dit.
11:16Désolée de vous faire de la peine.
11:18Ben oui.
11:19Mais non, mais...
11:20Non, pas du tout.
11:21Pas recycler les anciens.
11:23Moi, j'ai pas envie de me dire
11:25voilà, on a ce qu'on a
11:27et puis il faut faire avec.
11:28Le recyclage, c'est bien, mais...
11:30C'est ce qui est le cas, d'ailleurs.
11:32C'est ce qui est le cas.
11:33Mais pour vous, Romina, pardon.
11:35Romina.
11:35On m'a envoyé Sud Radio
11:36avec une radio qui donne la parole
11:37à des gens nouveaux.
11:39Oui.
11:40L'idée, c'est que ce soit fait
11:42sur les médias nationaux de partout
11:44parce que finalement,
11:44vous ouvrez aux Français
11:46toujours les mêmes.
11:47Oui.
11:48Mais Romina, vous verriez qui, vous ?
11:49Ok.
11:51Dites-nous trois noms.
11:53Non, là, honnêtement,
11:54je ne peux pas répondre
11:55comme ça tout de suite.
11:56Par contre, au niveau local,
11:58c'est pour ça que les gens
11:59aussi vont...
11:59Non, mais ce qui veut dire
12:00qu'il n'y a pas de candidat
12:02qui émerge naturellement.
12:03C'est ça, le truc ?
12:04Non, non, aujourd'hui, non.
12:04Et on en discute déjà.
12:06Je suis un cernière libéral,
12:07j'en discute avec les patients,
12:08j'en discute avec mes collègues.
12:10Honnêtement, on n'a pas d'offre.
12:12Oui.
12:12Si, il y a Jean-Michel, là.
12:13Oui, il y a une offre aussi, Romina.
12:16Je ne veux pas me lancer
12:17dans la politique politicienne,
12:20mais pour rester sérieux,
12:22nous avons, à droite, par exemple,
12:25un certain nombre de candidats
12:27assez valables.
12:28Nous avons Bruno Retaillon, par exemple.
12:31Nous avons quelqu'un
12:32dont on se moque beaucoup,
12:34mais qui sera candidat ?
12:36Gabriel Attal.
12:37On a encore Édouard Philippe.
12:39Et à gauche, il y a des candidats...
12:41Romina, parlez-vous en même temps.
12:45Ils ne viennent pas chez nous.
12:46Nous, on ne les voit pas.
12:47Vous les verrez, je vous le promets.
12:50Lorsqu'ils seront candidats,
12:51ils viendront.
12:52Surtout avec un joli prénom comme ça.
12:55Non, mais...
12:56J'entends Philippe Gire,
12:59il nous dit Retaillon, Attal.
13:01Édouard Philippe.
13:02Eh bien, oui.
13:03Mais c'est toujours les mêmes.
13:04C'est toujours les mêmes.
13:05Mais toujours les mêmes.
13:07Il faut arrêter, pardon,
13:09de dire cette chose
13:11qui devient à la longue
13:13une banalité.
13:14On ne peut pas faire se dégager
13:16par un coup miraculeux
13:18un candidat, homme ou femme,
13:21qui va réussir.
13:22Emmanuel Macron,
13:23il n'est pas devenu président
13:25à partir de rien.
13:27Il était connu,
13:28il avait occupé de grands postes...
13:29Il était connu depuis deux ans.
13:30Avant, absolument.
13:31Donc, on n'aura pas demain
13:33un ovni qui surgira
13:35dans la politique française.
13:37Sauf si quelqu'un comme Bardella
13:39est élu,
13:40d'une certaine manière,
13:41c'est un ovni.
13:43Ce qu'il y a d'extraordinaire,
13:44c'est qu'on est en train
13:45de citer un certain nombre
13:46de candidats assez anciens.
13:49Et un candidat comme Gabriel Attal
13:52fait partie de ces anciens.
13:53Alors qu'il a 35 ans.
13:56C'est quand même des...
13:57Alors, on en pense...
13:58Parce qu'ils ont fait trop de choses.
14:00C'est quand même...
14:01Mais moi, je suis inquiet...
14:02Pardon.
14:02Je suis inquiet sur la réponse
14:05du sondage
14:06et ce qu'il se dit.
14:07Et je suis en train de me demander
14:08si ça n'est pas une réponse
14:10parce que...
14:11Si ça n'est pas un bashing
14:13anti-riches.
14:17Parce qu'on pense
14:18que l'homme d'affaires,
14:20on pense que l'entrepreneur,
14:21c'est quelqu'un de riche
14:22et qu'il n'a pas sa place
14:23à la tête de l'État.
14:24Je me demande si c'est pas ça
14:26la réponse à ce sondage-là.
14:28Non, mais moi, je crois
14:29qu'il faut faire quand même
14:29un distinguo.
14:30Il y a le patron du CAC 40
14:32qui souvent est quelqu'un
14:33qui est coopté,
14:34élu par les actionnaires
14:35parce qu'il a fait
14:36HEC, ENA, etc.
14:38C'est très souvent le cas.
14:40Pardon.
14:42Et il y a le type
14:42qui a commencé de rien,
14:43je ne sais pas moi,
14:44Bill Gates,
14:45dans son garage.
14:45Oui, bien sûr.
14:46Ceux qui sont partis
14:47tout seuls de rien.
14:48Mais même Trump.
14:49Ou Trump.
14:49Ah non, Trump.
14:50Ah j'allais oublier.
14:51Trump, il avait quand même
14:52un bon héritage de papa aussi.
14:54D'accord ?
14:55L'avantage,
14:56c'est peut-être
14:57un chef d'entreprise
14:58financièrement.
14:59Il a tout ce qu'il veut
15:00donc c'est plutôt pas mal.
15:03Il ne lui reste plus
15:04que l'engagement.
15:05Et ça, c'est intéressant peut-être.
15:06Ah mais c'est ça.
15:07Et donc,
15:08je fais la différence
15:08entre les deux patrons
15:09parce que l'un,
15:10il arrive,
15:10il est coopté,
15:11il a déjà 2 milliards d'euros
15:13de trésorerie, etc.
15:14Ce n'est pas comme le type,
15:15je répète le cas de Bill Gates,
15:17qui commence vraiment
15:18dans un garage
15:18et qui n'a rien
15:19et qui doit voir
15:20les banquiers pleurer
15:21auprès d'eux, etc.
15:22et qui arrive à monter
15:23un empire.
15:24Je fais vraiment
15:24la différence entre les deux.
15:26Et même à la rigueur,
15:27un patron d'ETI
15:28pourrait, peut-être,
15:29probablement,
15:30entreprise de taille intermédiaire,
15:32c'est-à-dire de plus
15:32de 250 personnes,
15:33c'est ça ?
15:33Après, c'est l'équipe aussi.
15:34Ah oui, mais après,
15:35on est bien d'accord
15:36qu'après,
15:37c'est un travail d'équipe.
15:37Elle est là l'équipe.
15:38Regardez,
15:39on est là nous.
15:41J'attends toujours mon poste.
15:44Non, non, mais après,
15:45voilà,
15:46il va forcément naître
15:47des copains
15:48et puis,
15:49comme disait Cécile,
15:50l'engagement.
15:51Oui.
15:52C'est surtout
15:52une question d'engagement.
15:53Et un Sébastien Lecornu,
15:55vous en pensez quoi ?
15:56Il se bataille.
15:57Il a tout livré
15:58au socialiste.
15:59Ce n'est pas mon type
16:00idéal de Premier ministre.
16:03Romina,
16:03vous en pensez quoi ?
16:04Parce que tu bascules
16:05plus à droite, mon cher...
16:06C'est un homme, déjà,
16:08qui représente
16:09une partie de la France.
16:11Moi, je le trouve
16:11avec une certaine proximité.
16:14Il m'écoute.
16:14Quand vous voyez,
16:15il y a eu des agriculteurs
16:16qui y ont manifesté.
16:17Quand ils sont sortis
16:18de son bureau,
16:18ils ont dit
16:19qu'il est à l'écoute,
16:20il essaie de faire.
16:21Alors, il est tenu
16:22parce qu'il y avait
16:23les hauts fonctionnaires
16:24à côté,
16:24ils ne pouvaient pas faire.
16:25Et le sentiment
16:26qu'on a eu,
16:26c'est qu'il voulait
16:28vraiment me dépêtrer.
16:29Il voulait faire quelque chose
16:30mais il ne pouvait pas.
16:31Et ça, ça m'a plu.
16:33Mais pourquoi ?
16:33Parce qu'il a été élu.
16:34Parce qu'il a eu une écoute,
16:36une proximité,
16:36même avec de simples citoyens,
16:38des gens d'en bas.
16:39Il est élu de l'heure ?
16:40Il a été maire ?
16:40Il a été président
16:41d'un département ?
16:42Absolument.
16:42Non, mais c'est pas
16:43ça, ses qualités.
16:44C'est pas parce qu'il a été élu.
16:46Mais bien sûr !
16:47T'as des élus
16:47qui n'ont aucune qualité
16:48de ce type-là.
16:48Voilà, bien sûr.
16:49Ne dis pas ça, Jean-Michel.
16:50Il a eu ses qualités
16:50parce qu'il les a intrinsèques.
16:51Mais non, moi, je connais
16:52le cornuge,
16:53je l'ai fréquenté.
16:53Il est bon, oui.
16:54Il est très bon,
16:55il est très humain,
16:56il est cool.
16:56Elle a raison.
16:57Mais parce qu'il a
16:58l'expérience du terrain,
16:59Jean-Michel.
16:59Peut-être aussi,
17:00mais c'est parce qu'il a
17:01une machine de guerre
17:02qui a fait l'ENA,
17:02AX et les grandes écoles
17:04où on sort les élites
17:05du monde entier
17:07et qui sont persuadés
17:08qu'ils vont changer la société.
17:09On voit le résultat
17:10depuis des décennies.
17:12Allez, vous allez pouvoir
17:12vous engueuler dans un instant.
17:14Seul contre tous.
17:15Romina, merci d'avoir passé
17:16ce petit moment avec nous.
17:18C'était très agréable
17:18de vous avoir.
17:19Merci.
17:20Prenez soin de vous
17:20et embrassez toutes les infirmières
17:21qu'on adore, bien entendu.
17:23Et dans un instant,
17:24seul contre tous,
17:25Philippe Bilger,
17:26le crime ne se lit pas avant
17:28sur les visages des gens
17:30parce que régulièrement,
17:31on l'entend,
17:31il y a un meurtrier
17:33et il y a toujours des voisins
17:34qui disent
17:34« Ah, il était tellement gentil ».
17:36Philippe David,
17:37les partis politiques
17:38n'ont plus d'idées.
17:39Ils n'ont que des postures.
17:41On en parle dans un instant.
17:42Soyez les bienvenus.
17:44Sud Radio.
17:44Sud Radio.
17:45Parlons vrai.
17:46Parlons vrai.
17:46Sud Radio.
17:47Parlons vrai.
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