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  • il y a 2 mois
Christine Kelly revient, de 11h30 à 13h, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Une émission durant laquelle VOUS avez la parole. Vous pouvez réagir en appelant le 01.80.20.39.21 (appel non surtaxé) ou sur les réseaux sociaux d'Europe 1 (Facebook , X et Instagram).

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Transcription
00:0011h-13h, Christine Kelly sur Europe 1
00:04C'est un russe d'origine tchétchène qui a foncé hier soir à Caen après une bagarre près de la
00:13gare.
00:14Cet automobiliste de 26 ans a délibérément foncé sur un groupe de piétons devant un abrébus bilan provisoire
00:23qui s'est alourdi ce matin à deux morts, dix blessés, dont six en urgence absolue.
00:31Le conducteur dans un premier temps après la fuite avant d'être interpellé à Ouistreham,
00:36une enquête pour assassinat et violences volontaires avec armes, est ouverte.
00:40On en parle dans un instant sur Europe.
00:43D'abord, nous parlons de CIOTA un mois après.
00:47Combien de migrants sont éventuellement arrivés en France ?
00:51Je ne sais pas, je commence avec vous peut-être Gabriel Cluzel, ensuite Gilbert Collard, ensuite Grégoire Domini de l
00:57'Observatoire de l'immigration.
00:59En quoi avez-vous été bouleversé par ce qui s'est passé à CIOTA pendant ce 30-31 juillet ?
01:07Là, ça va faire un mois. Gabriel Cluzel.
01:09Oui, c'est vrai que c'est la scène à laquelle nous avons insisté.
01:13Je parle de la scène parce que vous savez que les vidéos qui ont montré la réalité,
01:17et personne n'a nié la réalité de ces vidéos, ont été très décriées parce qu'un certain nombre de
01:22responsables politiques nous ont dit
01:23« Ah non, mais diffuser ces vidéos, c'est mal. »
01:26Vous voyez, c'est entretenir le fantasme autour de l'immigration.
01:31Donc, il ne fallait pas, comme vous l'avez dit, voir ce que l'on voit.
01:36Il y a eu vraiment une criminalisation de la vidéo, de l'image.
01:40Moi, ça me frappe beaucoup. C'est déjà arrivé par le passé.
01:43On l'a souvent vu, ceux qui mettent des vidéos en ligne.
01:45Je pense notamment, vous savez, au moment où à Annecy, il y avait des petits bébés qui avaient été poignardés.
01:51Vous vous souvenez ?
01:52Le moment où Henri d'Anselme était intervenu.
01:56Eh bien, tout de suite, on avait dit « Ah non, non, il ne faut pas diffuser les vidéos. »
01:59Non, mais le sujet, ce n'est pas la vidéo.
02:00Le sujet, c'est ce qui se passe sur cette vidéo.
02:02Comme si les Français étaient des petits êtres sensibles,
02:07et qu'ils n'avaient pas le droit de voir ces images,
02:10ils n'étaient pas capables de regarder la réalité en face.
02:13Moi, c'est vraiment ce point-là qui m'a frappée.
02:16Alors, c'est vrai que c'était des scènes dignes du Candescent,
02:19ce fameux livre de Raspail, un peu visionnaire,
02:22qui date de la fin des années 70.
02:26Et puis, surtout, pourquoi ça a touché les Français ?
02:29Parce qu'ils savent bien qu'en vertu des accords Schengen,
02:33eh bien, quiconque arrive sur un territoire européen,
02:37c'est comme s'il avait déjà un pied en France,
02:38puisque chaque dirigeant européen a les clés des autres pays.
02:43Vous voyez, c'est comme si on avait donné les clés aux voisins,
02:45faites ce que vous voulez, puisque c'est ainsi que cela se passe.
02:48Et d'ailleurs, une députée Vox espagnole me disait,
02:51écoutez, c'est très simple, souvent,
02:53des migrants, comme vous êtes le pays le mieux disant,
02:56traversent notre pays, et puis vont en France.
02:58Voilà, vont en France, parce que c'est là que les prestations offertes aux migrants
03:03sont les plus favorables.
03:06Donc, ce qui se passe à ce État, évidemment, nous intéresse tous.
03:08Alors, j'ai vu aussi minimiser immédiatement,
03:10ah oui, mais en fait, ça fait partie, regardez sur une carte,
03:13ça devrait faire partie du Maroc, vous voyez le processus.
03:17Bon, pour nous dire, non, mais finalement, c'est pas très grave.
03:22On va nous dire que si un jour, la Corse fait l'objet d'une prise d'assaut,
03:26c'est pas grave, parce que finalement, c'est très loin du continent.
03:29Non, mais vous voyez, c'est quand même assez particulier.
03:32Donc, tout cela m'a beaucoup frappé.
03:34Ça a un peu passé sous les radars du fait de l'été, disons-le franchement.
03:37Oui, mais on va revenir là-dessus.
03:38C'est comme si on disait, petite parenthèse, que la Guadeloupe est américaine.
03:41Oui, oui, non, mais on peut dire beaucoup de choses.
03:43D'ailleurs, on parlait des Comores, on ne l'a pas assez rappelé.
03:45Il y a quand même un homme politique, plusieurs hommes politiques,
03:47mais je crois que c'était Fabien Roussel, en premier,
03:49qui avait dit, oui, vous savez, les Comores et Mayotte, c'est le même peuple.
03:52Vous vous souvenez de ça ?
03:54Tout d'un coup, on se disait, oui, mais quand ils ont la même religion,
03:57la même couleur de peau, tout ça, c'est la même culture, c'est le même peuple.
04:00Je ne sais pas, c'est bizarre de la part de la gauche, quand même.
04:02C'est ça. Grégoire Daubigny, je vous donne la parole dans un instant.
04:05Vous êtes directeur des relations institutionnelles de l'Observatoire de l'immigration et de la démographie.
04:08Vous aviez souligné ce que dit Gabriel Cusel,
04:10c'est le fait qu'effectivement, il y a une sorte d'attraction par l'économie.
04:18Vous avez fait comme proposition de rendre peut-être moins attractive,
04:21peut-être Mayotte, par rapport à l'immigration.
04:23On en parle dans un instant avec vous, et de Cieuta, et de ce choc de cet été.
04:29Gilbert Collard, vous êtes en ligne avec nous, et pendant toute cette émission en direct sur Europe 1.
04:34Comment avez-vous vécu ces images ?
04:37Je me rappelle de Laurent Lugnès qui a dit « Attention, attention ! »
04:40Le ministre de l'Intérieur a dit « Si vous jouez avec les images, vous jouez le rôle de la
04:48division. »
04:49Comment réagissez-vous, Gilbert Collard, à un mois de ce qui s'est passé à Cieuta ?
04:56On a affaire à des hommes politiques qui ont peur du réel,
05:00et qui s'imaginent qu'en le démentant, qu'en le masquant, ils l'effaceront.
05:07Le réel existe, et ce qu'on a vu, on l'a vu.
05:10Et les commentaires qui veulent nier le réel sont des commentaires névrotiques.
05:16Ça s'appelle le déni en psychanalyse, et c'est très grave, ça rend malade.
05:19C'est la raison du reste pour laquelle on a un État malade, on a des gouvernants malades,
05:23qui savent très bien que ce qu'ils voient, ils le voient,
05:27mais qui s'obligent à dire qu'ils ne le voient pas.
05:30Et ça, c'est du point de vue de l'équilibre général d'un pays dramatique, mais effroyable.
05:36Parce que personne n'est dupe du réel.
05:39Mais il faut se taper le discours d'hommes officiels, de femmes officielles,
05:45qui viennent dire que ce qu'on voit, on ne le voit pas.
05:49C'est insupportable, franchement.
05:50Oui, et ça en dit long sur le journalisme, sur beaucoup de choses,
05:54sur l'utilisation des images, sur le réel, Gilbert Collat.
05:58Mais ça en dit long, surtout sur la névrance du pouvoir.
06:01On a un pouvoir névrotique.
06:03Parce qu'un pouvoir qui refuse de voir le réel,
06:08et qui s'imagine qu'en niant le réel que les gens voient,
06:11ils vont accepter que ce réel n'existe pas, est un pouvoir délirant.
06:15Mais ce qui les dérange le plus,
06:18c'est qu'on se rend compte, quand on voit les images de Ceuta,
06:22que le drame, c'est l'absence de frontières.
06:24Il y a plus frontières.
06:26Et que tout peut arriver, tout.
06:28Rappelez-vous quand même, Erdogan,
06:31qui demandait de l'argent pour ne pas lâcher les migrants.
06:36Le migrant est devenu un instrument de pression économique,
06:41de chantage géopolitique.
06:42D'ailleurs, beaucoup se demandent qui, qui, qui,
06:45aurait peut-être instrumentalisé, peut-être,
06:49ce déferlement de migrants, comme ça, là, d'un coup.
06:52Comme ça.
06:53Et on n'a pas la réponse à la question qui ?
06:54Plusieurs dizaines de milliers, là, comme ça, d'un coup.
06:57Je veux dire, c'est quand même assez surprenant.
06:59On peut se poser des questions, s'interroger,
07:01et se demander pourquoi le 30, le 30-31 juillet,
07:05pourquoi pas un mois avant ?
07:06Pourquoi là ? Pourquoi est-ce que subitement, là,
07:09autant de migrants d'un coup ?
07:10En tout cas, restez avec nous en ligne, Gilbert Collard.
07:13Gréon Adobény, je vous donne la parole sur une question peut-être précise.
07:16Combien de migrants sont déjà arrivés en France ?
07:18Est-ce que vous connaissez la réponse ?
07:19Je vous donne la parole dans un instant.
07:20D'abord, Sarah, qui nous appelle d'Alsace.
07:22Vous vous dites que Ceuta, c'est le scénario qui va arriver en France.
07:27Vous me surprenez, Sarah.
07:29Bonjour.
07:30Oui, bonjour Christine, bonjour tout le monde.
07:32Bonjour.
07:34Je me permettais de dire ça, parce que, en fait, je me dis,
07:40la question, ce n'est pas la stigmatisation loin de là,
07:44comme j'ai pu l'entendre, mais c'est un fait.
07:46L'immigration nord-africaine, ce n'est pas notre culture.
07:50Elle n'est, pour moi, pas compatible avec nos valeurs aujourd'hui.
07:55Et en effet, je rejoins M. Collard, qui dit que si on ne ferme pas nos frontières,
08:00pour moi, j'irais même plus loin, si on n'arrête pas également le droit du sol,
08:05la France ne pourra pas tout absorber.
08:08Et je pense qu'aujourd'hui, il faut choisir vraiment pour protéger les Français d'abord,
08:13ou alors on va subir ce chaos.
08:17C'est une certaine immigration nord-africaine, parce que je connais beaucoup d'immigrés nord-africains
08:21pour qui ça se passe très bien aussi.
08:24Donc c'est une certaine immigration nord-africaine.
08:26Pourquoi ne veut pas s'intégrer ?
08:28Pourquoi ça se passe comme ça ?
08:30C'est vrai que c'est interpellant.
08:31Sarah, on marque une pause.
08:32Restez en ligne avec nous.
08:33Vous appelez d'Alsace, on marque une pause, on revient sur Europe.
08:35Et vous aussi, comme Sarah a appelé Christine Kelly au Standard Europe 1,
08:38je vous redonne le numéro.
08:39Il est donc surtaxé le 01-90-20-39-21, 11h-13h.
08:43Nouvel horaire pour Christine Kelly et vous.
08:46Oui, c'est la rentrée sur Europe 1.

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