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  • il y a 2 mois
Christine Kelly revient, de 11h à 13h, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Une émission durant laquelle VOUS avez la parole. Vous pouvez réagir en appelant le 01.80.20.39.21 (appel non surtaxé) ou sur les réseaux sociaux d'Europe 1 (Facebook , X et Instagram).

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Transcription
00:00...de Ceuta, des Espagnols descendent dans la rue pour crier non à l'invasion migratoire.
00:08Écoutez d'abord ce reportage du correspondant d'Europe 1 en Espagne.
00:13Ils sont venus en couple, en famille, entre amis, souvent munis d'un drapeau espagnol.
00:17Tous exprimissent leur ras-le-bol de la situation à Ceuta.
00:20On a une invasion et ils font comme si c'était un problème d'immigration.
00:24S'ils t'envahissent, il faut les expulser et te défendre.
00:27Là, ils t'en envoient 80 000 et demain, ce sera 200 000.
00:31Jusqu'à ce que tu n'en puisses plus. Il faut les expulser, coûte que coûte.
00:35Parmi les manifestants aussi, de nombreux immigrés de longue date,
00:38comme Mani, cubaine d'origine et espagnole depuis 18 ans.
00:41Je pense qu'il faut défendre l'Espagne. Nous avons une frontière et il faut la respecter.
00:45Et si on ne la respecte pas, il faut une réponse.
00:49Parmi les slogans les plus entendus, la fierté d'être espagnole,
00:52mais aussi la démission du Premier ministre socialiste Pedro Sanchez.
00:56On a des ministres et un président qui partent en vacances et sont des incapables.
01:00Ils ne servent à rien, peu importe leur parti. Ce sont eux qui ne servent à rien.
01:04Le Premier ministre, lui, est attendu ce jeudi au Parlement pour s'expliquer sur sa gestion de la crise.
01:09Nico Salvador à Madrid pour Europe 1.
01:1311h51 sur Europe 1.
01:15Le Premier ministre est attendu au Parlement pour parler de sa gestion de la crise.
01:19On ne sait pas ce qu'il pourrait dire, Gabriel Cluzel, parce que c'est quand même assez controversé la
01:25façon dont Pedro Sanchez gère cette crise.
01:28On ne comprend pas ce fossé entre ces manifestants qui crient à l'invasion, qui crient à l'invasion,
01:34pour reprendre leurs mots, et Pedro Sanchez qui dit « Mais regardez, il ne se passe rien ».
01:39Non mais c'est très très révélateur, et c'est pour ça que c'est presque un laboratoire de toute
01:45l'Europe,
01:45ce qui se passe actuellement en Espagne, parce que c'est toujours les mêmes méthodes.
01:50Pedro Sanchez, il a commencé par dire « C'est pas nous, il ne s'est rien passé, il ne
01:54fallait pas montrer ».
01:55Toutes ces images, vous savez, ça rappelle quand même ce qui se passe régulièrement en France.
02:01J'ai souvenir au moment de l'attaque d'un terroriste à Annecy, de petits bébés dans les poussettes,
02:06on disait à ce moment-là « Non, non, ne passez pas aux médias, ne passez pas les vidéos ».
02:09D'accord, mais les Français ont le droit de savoir ce qui s'est passé, ce n'est pas un
02:12crime de passer les vidéos.
02:13Le crime, c'est de poignarder des bébés.
02:16Ça, c'est le premier point, la tentative d'occultation.
02:19Après, il y a la tentative de détourner le regard, c'est-à-dire qu'on va dire « C
02:23'est pas moi, c'est les autres ».
02:26Ou aussi, on détourne le regard de l'ennemi qu'on ne veut pas avoir.
02:30Par exemple, ce n'est pas le Maroc, c'est Israël, c'est la Russie, mais ce n'est pas
02:32le Maroc.
02:33Ça, on n'a pas le droit de dire que c'est le Maroc.
02:35Sauf qu'aujourd'hui, il y a un rapport de police qui explique, qui est assez dérangeant,
02:39mais que, visiblement, la police a fait preuve d'une permissivité tout à fait troublante.
02:44Le rapport parle d'une opération planifiée.
02:46Voilà, donc nous allons en reparler, je pense.
02:49Mais Pedro Sanchez, alors là, il commence à s'indigner de propos tenus par le Maroc,
02:53s'agissant de Ceuta et autres territoires espagnols.
02:56Mais néanmoins, au début, il a commencé par nier absolument toute responsabilité du Maroc.
03:02Ça rappelle un peu les supporters anglais, vous voyez.
03:04Et puis, il dit aussi, ah oui, Ceuta, l'année prochaine sera plus grande, plus forte, plus je ne sais
03:10quoi.
03:11C'est un peu Emmanuel Macron avec sa Californie en Seine-Saint-Denis.
03:14Vous voyez, c'est l'utopie absolue qui, évidemment, heurte de plein fouet la réalité des habitants.
03:22Gabriel Cluzel en direct sur Europe 1, Nicolas Provo-Monti, directeur de l'Observatoire de l'immigration et de la
03:27démographie.
03:28Immigration ou opération politique ?
03:30Écoutez, la responsabilité du Maroc se dessine quand même de plus en plus.
03:33Alors, le Maroc, il n'a pas ordonné à des gens qui n'avaient aucune envie de migrer de se
03:38jeter d'un seul coup sur Ceuta.
03:39Il a instrumentalisé la pression migratoire qui existe de très longue date sur l'Europe en général
03:45et sur ses deux enclaves de l'Union Européenne en particulier, Ceuta et Mélila.
03:49Et le fait que le Maroc a minima et laissé faire s'est trouvée vers Ceuta,
03:52ça montre à quel point aujourd'hui, les migrations, et notamment les migrations irrégulières,
03:57sont devenues un instrument de déstabilisation par excellence contre les États européens
04:01et aussi un instrument de, j'allais dire, de proclamation de souveraineté sur des territoires qu'on réclame.
04:06C'est évidemment le cas du Maroc avec Ceuta.
04:08Aujourd'hui, l'immigration, ça relève de la géopolitique.
04:13Ce n'est plus l'immigration classique qu'on a connue.
04:15Aujourd'hui, il est utilisé comme une arme, comme une arme de guerre.
04:19On n'y va pas avec une armée.
04:20On envoie une population, 70 000 personnes, c'est une invasion,
04:25ils vont aller occuper un espace.
04:27Ce Ceuta, c'est 80 000 personnes.
04:29C'est presque la même chose qui est arrivée dans cette ville.
04:33Les services de renseignement, je l'ai dit sur Sunnys à plusieurs reprises, on m'a doute.
04:38Marocains, Espagnols et Algériens
04:40étaient au courant d'un mouvement de population.
04:43Parce que tout s'est déroulé au bout de trois jours.
04:45Mais le mouvement a commencé avant.
04:47Les gens ont menti des pays du Sahel.
04:49Et c'est tous des pays, des gens francophones.
04:52Donc c'est plus facile pour les services de renseignement de comprendre la langue.
04:56Les Marocains parlent le français, les Algériens aussi.
04:59Ils ont tout compris.
05:00Et donc, c'est une arme de guerre qui est utilisée.
05:02Arme de guerre, Ceuta, immigration, opération politique,
05:06le Maroc a-t-il laissé faire ?
05:08Madrid savait-il dès le 29 juillet ?
05:10Pourquoi seulement 10% auraient-ils voulu rester ?
05:12Peut-on encore parler de mouvements spontanés ?
05:15L'Europe est-elle vulnérable au chantage migratoire ?
05:17Pedro Sanchez doit-il demander des comptes à rabat ?
05:20On marque une pause.
05:21On revient sur Europe 1.
05:22Avec Nicolas Provo, anti-directeur de l'Observatoire à l'immigration et la démographie.
05:27Et tout le monde se demande,
05:29qu'est-ce qui s'est passé concrètement ?
05:30Le rapport de police lui-même dit que ça a été organisé.
05:34Mais qui, qui, qui a laissé faire ?
05:37Et on revient avec vous, chers auditeurs de Europe 1.
05:39Avec Christine Kelly.
05:40Deux options pour réagir à l'antenne.
05:42Vous appelez Christine Kelly au 01 80 20 39 21
05:45et vous envoyez aussi vos messages sur WhatsApp comme Guillaume et Hervé.
05:50Le même numéro 01 80 20 39 21.
05:5411h56, à tout de suite sur Europe 1.

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