00:0011h-13h, Christine Kelly et vous sur Europe 1.
00:04Trois ans après le 7 octobre, la France se souvient, minute de silence, gerbe, discours, mais où en est-on
00:11précisément ?
00:12Ce matin dans le Figaro, Philippe Vall, Stéphane Asiari, Elisabeth Banater, le 10 sans détour,
00:17le sort des juifs d'Europe se dégrade à mesure que le continent s'islamise.
00:22La menace n'est plus seulement celle qu'on connaît à l'extrême droite, je cite,
00:26elle est désormais aussi islamiste et souvent déguisée en combat politique.
00:32En France, la séquence judiciaire a suivi plaintes, classements, peines légères, qualifications,
00:39qui hésitent à nommer cet antisémitisme.
00:43En Europe, l'autre séquence école sous protection qui part qu'on cache le droit des juifs à un État,
00:50requalifié en racisme comme viennent de le voter les Verts britanniques il y a quelques jours seulement.
00:58On commémore le massacre, on n'a pas encore jugé ce qu'il a libéré ici.
01:04Gabriel Cluzel, avant de vous donner la parole sur cette journée du 7 octobre,
01:07on va écouter Bruno Rutaillot qui s'est rendu sur place en Israël et qui parle du Hamas.
01:14Écoutez-le.
01:14Je voudrais simplement dire que cette barbarie, il faut la nommer, c'est la barbarie islamiste.
01:20Le Hamas, ce n'est pas la cause palestinienne.
01:23Le Hamas a défiguré, talibanisé, islamisé, déshumanisé la cause palestinienne.
01:30Le Hamas est un mouvement terroriste.
01:32C'est scandaleux de considérer le Hamas comme un mouvement de résistance.
01:37Gabriel Cluzel, en quoi et pourquoi ce qui s'est passé ce jour-là, le 7 octobre, a eu des
01:44conséquences en France ?
01:46Eh bien, évidemment, cela a révélé, parce qu'en réalité, c'est quelque chose qui avançait à bas bruit.
01:53C'est pour ça que quand cela a éclaté, ça a été violent parce que ça s'était sédimenté au
02:00fil des années.
02:01Mais c'est révélé en antisémitisme, caché derrière un antisionisme, jusqu'en France.
02:08Il s'est réveillé en Occident, jusqu'en France.
02:10Et on a vu que même ce massacre atroce, enfin moi j'ai des souvenirs encore en tête d'enfants,
02:16d'une jeune femme dont on avait vu le corps désarticulé, vous vous souvenez ?
02:22Et donc même ces images, eh bien, n'avaient pas réussi à réunir toute la France, ni toute la classe
02:30politique.
02:31Il y a une partie, toujours la même, qui était extrêmement ambiguë, qui qualifiait le Hamas de mouvement de résistance.
02:37Enfin, il y avait une impossibilité à condamner ce qui était un horrible massacre.
02:41Donc dans l'absolu, quelle que soit la victime, il saurait dû être condamné.
02:45Et on a vu, à visage découvert, cet antisémitisme d'un nouveau genre, porté...
02:53Alors, ça aussi, on n'a même pas le droit de le dire, parce que j'ai vu des cris
02:59de protestation pour moins que ça,
03:00et pourtant c'est une réalité, porté par le cheval de Troie de l'immigration.
03:04Malheureusement, ça ne veut pas dire que tous les immigrés sont antisémites, évidemment.
03:10Mais c'est cet antisémitisme qui pouvait exister dans certaines parties du globe,
03:15qui s'était révélé au moment du 7 octobre, et bien, en fait, était chez nous.
03:18Et on s'en rendu compte, là aussi, de l'inannuité de la lutte de certains contre l'antisémitisme,
03:22parce qu'ils avaient un regard hémiplégique, ils ne voulaient que regarder dans le rétroviseur.
03:27C'est un peu le principe de la ligne Maginot.
03:29Vous essayez toujours de gagner la guerre d'avant, vous êtes fin prêt pour la guerre d'avant,
03:32mais la guerre d'après, vous ne voulez pas l'avoir.
03:34Et bien là, eux, voulaient absolument mettre l'antisémitisme dans la case extrême droite,
03:40et ils se sont rendus compte, tout d'un coup, qu'ils venaient d'une autre partie de l'échiquier
03:44politique.