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  • il y a 2 mois
Christine Kelly revient, de 11h30 à 13h, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Une émission durant laquelle VOUS avez la parole. Vous pouvez réagir en appelant le 01.80.20.39.21 (appel non surtaxé) ou sur les réseaux sociaux d'Europe 1 (Facebook , X et Instagram).

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Transcription
00:00Grégoire Doubigny qui est directeur des relations institutionnelles de l'Observatoire de l'immigration et de la démographie.
00:05Vous êtes dans le sud de l'Europe, merci infiniment d'être avec nous.
00:08Comment vous analysez la visite de Sébastien Lecornu à Mayotte après celle d'Edouard Philippe ?
00:13Et comme le disait, si bien le soulignait, si bien Gilbert Collard,
00:17c'est la première fois qu'Edouard Philippe va sur place,
00:20alors qu'on sait absolument, comme le disait Gabriel Cluzel,
00:23que c'est un département français en grande souffrance à cause de l'immigration,
00:28que c'est peut-être même le CIEUTIN peut-être français, Grégoire Doubigny ?
00:32Alors effectivement, l'île de Mayotte fait aujourd'hui face à une situation, crise migratoire qui est exceptionnelle.
00:38La moitié de la population sur l'île est étrangère,
00:42et la moitié de ses étrangers globalement sont en situation irrégulière.
00:45Donc vous avez un afflux qui est massif, qui pèse sur la vie quotidienne des Mahorais,
00:50un État qui semble impuissant aujourd'hui pour y faire face.
00:54Alors on pourrait aujourd'hui reprendre le contrôle,
00:56il n'y a pas de fatalité,
00:59mais ce contrôle passe par des décisions politiques qui sont d'ampleur.
01:04C'est-à-dire, il faut déjà mettre les moyens matériels sur place,
01:06en termes de force de l'ordre pour contrôler les frontières.
01:09Alors l'État augmente au fil des années ces forces qui sont attitrées,
01:12mais il faut aussi revoir tout notre droit de l'immigration à deux niveaux.
01:17D'abord, il faut rendre l'île moins attractive par rapport à ses voisins.
01:22Le PIB des Comores, c'est seulement un milliard d'euros,
01:25les habitants n'ont pas très peu de dispositifs de soins,
01:29alors qu'ils en bénéficient à Mayotte.
01:31Il y a un dispositif qui n'est pas l'EME, mais qui est un dispositif spécial.
01:33Et il faut aussi en finir avec cette logique de droit opposable à l'immigration,
01:37si vous avez des liens familiaux,
01:39si vous dites être persécuté dans votre pays d'origine.
01:43Donc ça suppose là aussi des changements institutionnels d'ampleur.
01:46Et surtout, il faut engager un rapport de force avec les Comores.
01:49Comme je l'ai dit, les Comores, c'est un pays dont la richesse nationale est d'un milliard d
01:52'euros.
01:53La France reste quand même une grande puissance, elle est capable de le faire.
01:55Ce rapport de force peut se faire aujourd'hui immédiatement sur la question des visas.
01:59On a le moyen d'arrêter de distribuer des visas aux Comoriens.
02:03Elle se fait sur l'aide publique au développement.
02:06C'est à peu près 300 millions d'euros ces dernières années.
02:09Et c'est également sur les transferts de fonds.
02:15Aujourd'hui, 20% de la richesse nationale des Comores sont des transferts de fonds de la diaspora.
02:20Alors ça, c'est plus compliqué parce que le droit européen aujourd'hui
02:23met des contraintes pour bloquer ce transfert de fonds.
02:27Et enfin, c'est aussi la question des droits de douane.
02:30Le Comore bénéficie de droits de douane réduits voire supprimés
02:33du fait de la législation européenne.
02:35Et la France pourrait utiliser ce levier à l'échelle de l'Union Européenne.
02:38Grégoire Doubigny de l'Observatoire de l'Immigration et de la Démographie
02:41en direct sur Europe 1.
02:43Je vais me retourner vers Bruno du Centre qui est avec nous depuis le début de cette émission.
02:47Je ne sais pas si vous avez envie de réagir,
02:49mais je sais que vous nous avez appelé au début sur la présidentielle.
02:53Je pense que tout est lié parce qu'avec notre invité,
02:56notamment Grégoire Doubigny, on parlera dans un instant de Ciota.
02:58Un mois après, combien de migrants sont déjà arrivés en France ?
03:01Bruno, la présidentielle, comme le soulignait Gabriel Cluzel,
03:04l'immigration est au cœur de la présidentielle.
03:06Comment vous réagissez, vous Bruno,
03:09lorsque le Premier ministre actuel Sébastien Lecornu
03:12sera à Mayotte après Édouard Philippe ?
03:14Et Gilbert Collard nous rappelait qu'Édouard Philippe
03:16ne s'était jamais rendu à Mayotte avant.
03:20Oui, oui, oui, tout à fait.
03:22Dans tous les intervenants que j'entends
03:25et qui, pour la plupart des choses qu'ils disent,
03:28je suis d'accord.
03:29Par contre, on en revient toujours, toujours à la même chose.
03:33C'est-à-dire que c'est l'Union européenne,
03:36c'est Bruxelles qui décide de tout.
03:39Là, pourquoi on a une agitation ?
03:41Pourquoi on a des gens qui essaient de nous faire croire
03:43qu'ils ont encore la main sur la politique en France ?
03:46Parce que c'est pour ça qu'ils font de l'agitation.
03:48C'est pour montrer, regardez, moi j'ai des solutions.
03:51Si vous me disiez, voilà ce que je ferai.
03:53Bon, j'étais au pouvoir pendant quelques années,
03:55je ne l'ai pas fait, mais à coup de part.
03:57Maintenant, j'ai compris la leçon.
03:59Bon, la vérité, c'est que tous, en l'état des choses,
04:03ne peuvent strictement rien faire.
04:06Même Xavier Bertrand, qui vient d'annoncer officiellement
04:11qu'il est candidat à la présidentielle.
04:13On l'a après à 11h48 en direct sur Europe 1.
04:16Oui, mais bon, là, en fin de compte,
04:18ils vont faire, sur les mêmes mouvements,
04:20ils vont faire une multitude de candidatures,
04:22parce qu'il y en a qui sont pro-Bertrand,
04:25donc ça fait une certaine masse d'électeurs.
04:27Après, il y en a un autre qui fait une certaine masse d'électeurs.
04:30Alors, ce sont les mêmes, le même parti.
04:31Et puis, à la fin, pour se regrouper,
04:33pour essayer de former une force constitutive
04:37qui pourrait leur permettre, éventuellement,
04:40dans le plus beau de leurs rêves,
04:41d'arriver au second tour des présidentielles.
04:43Bon, c'est voué à l'échec.
04:46Les Français en ont tellement marre,
04:48c'est-à-dire qu'à force d'être pris pour des imbéciles
04:50à longueur de temps,
04:52on voit bien qu'aujourd'hui, tout se dégrade.
04:55On parle de sécurité,
04:56mais la sécurité, même à la limite,
04:58quand je discute avec des amis,
05:00j'ose même plus en parler, eux aussi.
05:03Parce que, qu'est-ce que l'on peut dire encore de plus
05:05sur l'insécurité qui existe ?
05:07– Merci Bruno, de nous avoir rappelé,
05:09parce que sur la sécurité, on en parlera
05:11dans un instant vers 12h30 sur Europe 1.
05:14Merci de lancer aussi ce sujet de la sécurité.
05:17Merci d'avoir été avec nous pendant une heure, quasiment.
05:19– Chroniqueur Bruno.
05:20– Chroniqueur Bruno, qui nous appelle du son.
05:23Vous avez été exceptionnel depuis la présidentielle
05:25jusqu'à Sébastien Lecornu.
05:26Excellente journée sur Europe 1.
05:28Sylvie, je me retourne vers vous.
05:29Vous nous appelez de la Drôme pour parler de la présidentielle.
05:33Je peux peut-être rebondir sur à la fois Xavier Bertrand
05:36qui vient d'annoncer qu'il est candidat
05:37et à la fois, peut-être rapidement,
05:39avant de marquer une pause sur Sébastien Lecornu
05:41qui a annoncé des drones, des moyens de détection,
05:45des bateaux supplémentaires, des renforts militaires
05:47pour lutter contre l'immigration à Mayotte.
05:50– Alors, oui, moi déjà, c'est un monsieur
05:53qui a plein de solutions, alors que...
05:56Mais c'est surtout comment il va le payer ?
05:58Parce que c'est bien beau tout ça, mais on n'a plus d'argent.
06:02D'ailleurs, je ne sais même pas si les Français
06:04se rendent compte de l'état des finances françaises.
06:07Mais on n'a pas d'argent, plus d'argent.
06:09Donc, c'est bien beau de vouloir aider.
06:11Et c'est vrai que Mayotte, malheureusement,
06:13c'est une situation très compliquée,
06:16mais qui n'existe pas depuis aujourd'hui.
06:18Ça existe depuis des années.
06:19Et ça fait des années qu'ils se...
06:20Et maintenant, ils se réveillent aujourd'hui,
06:22alors que je pense qu'ils auraient pu se réveiller bien avant
06:24et peut-être qu'on n'en serait peut-être pas arrivés là.
06:26– Exactement. Sylvie, restez avec nous,
06:28si vous voulez bien, va marquer la pause de midi.
06:30Restez avec nous, peut-être, pour un dernier mot dans un instant.
06:32Et on parlera de Sébastien Lecornu à Mayotte,
06:35de CEUTA, un mois après.
06:37Combien de migrants sont déjà arrivés en France ?
06:39On en parle avec Gregor Andobigny.
06:40Restez avec nous sur Europe 1.
06:41– Sous-titrage Société Radio-Canada –
06:41– Sous-titrage Société Radio-Canada –

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