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  • il y a 2 minutes
Christine Kelly revient, de 11h à 13h, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Une émission durant laquelle VOUS avez la parole. Vous pouvez réagir en appelant le 01.80.20.39.21 (appel non surtaxé) ou sur les réseaux sociaux d'Europe 1 (Facebook , X et Instagram).

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Transcription
00:00Europe 1, Christine Kelly et vous.
00:0312h45 sur Europe 1, Christine Kelly et vous.
00:05Dernière partie avec vos invités en studio.
00:08Christine, Olivier Vial, directeur du CIRUS, centre d'études et de recherche universitaire.
00:12Et Nicolas Conquer, porte-parole des Républicains Overseas en France.
00:17Absolument, nous sommes sur un sujet capital vers la fin du rookiesme.
00:20C'est une question qu'on se pose, Olivier Vial.
00:22Je reviens vers vous, je me retourne vers vous.
00:24Nicolas Conquer, porte-parole des Républicains Overseas en France.
00:27Question, alors, go walk, go broke.
00:30Les entreprises ont-elles compris que le militantisme leur faisait perdre de l'argent, oui ou non ?
00:35Alors, il faut avoir conscience que ce n'est pas uniquement un risque d'argent,
00:38mais il y a des gros risques réputationnels,
00:40mais davantage aussi sur la compétitivité, l'innovation et la culture d'entreprise.
00:44Vous vous aliénez une partie de vos employés.
00:47Vous allez vous détourner de certains de vos clients si vous imposez une idéologie.
00:51Et à l'heure actuelle, ces entreprises doivent se contenter d'une neutralité
00:56plutôt que de vouloir faire de l'idéologie.
00:57C'est une distraction pour les entreprises de s'occuper de politique.
01:00Ce n'est pas ce qu'on attend d'eux.
01:01Et en soi, si d'ailleurs, il faut vraiment voir ça au niveau de la société,
01:03c'est que ça contribue à cette polarisation.
01:05Aujourd'hui, tout est politique, mais c'est un piège dans lequel on cherche à nous embarquer
01:08et on y est entraîné à travers des activistes.
01:11Et donc, ça demande du courage.
01:12Et il y a certains entrepreneurs qui arrivent à dire, c'est terminé, on ne fait plus ça.
01:16Le patron de BlackRock, Larry Fink, qui est un des plus gros fonds d'investissement,
01:19a dit que désormais, ces critères ESG, hors bilan, non financiers,
01:23on n'en tient plus compte et on se concentre vraiment sur notre valeur
01:26qui est de produire des bons services, produire des bons produits.
01:28Et la France, dans tout ça, est-ce que ce mouvement va traverser la France ?
01:33Vous savez, j'ai écrit là-dessus et je documente les phénomènes culturels, politiques,
01:37de savoir si c'est un phénomène isolé.
01:38On aurait tort de se dire que ça va concerner uniquement les Etats-Unis.
01:41Mais je vais laisser Olivier qui, avec l'Observatoire du wokisme, documente bien ça.
01:44C'est sans doute un phénomène qui arrivait avec une petite latence, un peu d'inertie.
01:48Mais il y a une volonté de reflux.
01:51Il y a une spécificité qui est un peu plus française.
01:54C'est que malheureusement pour nous, les écoles et les universités
01:58sont encore, elles par contre, extrêmement sous l'emprise de cette idéologie.
02:03Ce qui fait que les futurs salariés de ces entreprises-là
02:07sont formés dans cette grille de lecture-là.
02:09Et donc en fait, aujourd'hui, les entreprises constatent
02:11qu'elles ont un problème de ressources humaines.
02:15C'est comment on fait quand on a des jeunes salariés
02:18qui ne partagent plus le projet de l'entreprise
02:20et qui arrivent avec un projet extrêmement militant.
02:22Comment trouver des salariés neutres ?
02:23Et ça, c'est le plus compliqué parce qu'en plus,
02:25on a en fait le wokisme, un des trucs qu'on n'avait pas imaginé au début,
02:29c'est que ça rend, quand on parle de politique inclusive,
02:32en fait on s'aperçoit qu'il n'y a pas plus d'inclusion, il y en a moins.
02:34Notamment, par exemple, il y a un gouffre qui s'est créé
02:37entre les jeunes garçons et les jeunes femmes
02:39sur leur vision de la société, sur les visions de l'entreprise.
02:43Sur tous les critères qu'on peut leur poser sur les questions sociétales,
02:46il y a un écart de 30 points entre jeunes garçons et jeunes filles.
02:49Et donc effectivement, en tant que responsable de RH,
02:52c'est compliqué aujourd'hui de faire avancer tout le monde dans le même sens.
02:55On a des conflits de génération,
02:56on a des conflits entre jeunes garçons et jeunes femmes.
02:58Et donc ça, effectivement, ça devient compliqué.
03:01Et demain, effectivement, les entreprises françaises auront encore ça à gérer.
03:04C'est qu'effectivement, même si dans l'opinion publique,
03:07dans la clientèle, c'est plus des valeurs qui sont attendues,
03:10c'est encore aujourd'hui un problème dans le recrutement de leur nouvelle génération de cadres.
03:14Amoré Bucco a une question, ensuite Gabriel Cluzel sur Europe 1.
03:18Mais moi, en fait, je ne comprends pas pourquoi, au départ,
03:21les entreprises se sont engouffrées là-dedans.
03:23Le wokisme, c'est que des contraintes pour l'entreprise.
03:26Ça veut dire, par exemple, je ne sais pas, mettre des toilettes neutres,
03:29mettre l'écriture inclusive, imposer des quotas.
03:31Vous ne pouvez que fâcher une grande partie de la population
03:34qui n'est pas d'accord avec cette théorie
03:36et une partie de vos salariés qui ne sont pas alignés non plus avec ce genre de choses.
03:39Les chefs d'entreprise eux-mêmes, en général,
03:41sont plutôt des gens pragmatiques qui sont soucieux de faire du chiffre,
03:45qui ne sont pas des idéologues.
03:46Donc, si vous voulez, je ne comprends pas pourquoi
03:48les entreprises se sont engouffrées là-dedans.
03:49Ça me fait penser à cette phrase de Lénine qui est assez connue.
03:52« Les capitalistes nous vendront la corde avec laquelle nous les pendrons. »
03:56Je ne comprends pas pourquoi les entreprises se sont engouffrées là-dedans.
03:59Au début, vraiment, pour une grande partie de ces chefs d'entreprise,
04:04ils étaient sous la pression unilatérale d'un seul groupe.
04:07Et en fait, ils se sont dit, en plus, on leur fait quelques concessions,
04:11ça permettra de montrer qu'on est progressiste,
04:13sans que ça ait un impact extrêmement important.
04:16Sauf qu'en fait, ils n'avaient pas vu que l'autre partie de l'opinion
04:19allait, à un moment donné, se rebeller face à ça.
04:21C'est une domination de la gauche-marale ?
04:23C'est la domination.
04:24Et jusqu'au moment, ce qui a changé, effectivement, à partir de 2022,
04:27et ce qu'on voit, effectivement, dans cette étude,
04:28c'est que tous ces concepts-là, ils ont pu prospérer
04:32tant qu'en fait, ils n'étaient pas connus.
04:34Dès lors que l'opinion publique s'aperçoit...
04:36Et l'écriture inclusive, c'est extrêmement frappant.
04:38L'écriture inclusive, en 2013, c'est 65% des gens
04:41qui pensent que c'est une bonne chose.
04:42Aujourd'hui, on est à 20%.
04:44Ça veut dire que plus on en parle,
04:46plus les gens savent ce que c'est,
04:48moins ils adhèrent à ça.
04:49Et donc, effectivement, tous ces concepts-là
04:52ont avancé sous l'ambiguïté
04:57et de façon très discrète.
04:59C'est ce que moi, j'appelle le syndrome Dracula,
05:01c'est qu'effectivement, très souvent,
05:02il suffit d'allumer la lumière
05:04pour que ce genre de choses reculent.
05:06Et en fait, en parler, ça suffit.
05:08Quelquefois, il faut juste allumer la lumière
05:10parce qu'une fois que les gens comprennent,
05:12ils sont hostiles parce qu'ils ont quand même
05:14ce qu'on appelle le bon sens.
05:16Et pendant très longtemps,
05:17c'est parce que c'était tenu par des militants
05:19et qu'ils ont avancé parce que personne ne comprenait
05:21exactement jusqu'où ça allait.
05:23Eux savaient exactement jusqu'où ça allait.
05:25La majorité des patrons d'entreprise
05:26pensaient simplement faire une petite concession
05:28à des petits lobbies un peu bruyants.
05:30Et puis, c'était tout.
05:31Olivier Vial, directeur du CRU Centre d'études
05:34et de recherche universitaire.
05:35J'ai encore d'autres questions,
05:36mais d'abord, Gabrielle Clézette.
05:37Non, mais je note que les écoles de commerce
05:39sont encore largement biberonnées à ça.
05:42On veut virer le catéchisme des écoles catholiques,
05:44mais on devrait bien s'intéresser
05:45à ce nouveau catéchisme
05:47qui, en plus, est un vrai business.
05:49Vous savez, les gens qui organisent ces formations,
05:50les diverses fresques de ci et de là.
05:54Je veux dire, ils ne vont pas lâcher le morceau comme ça
05:56parce qu'encore une fois, c'est leur fond de commerce.
05:59Je pense que ce revirement,
06:00parce que l'argent n'ayant pas d'odeur,
06:01n'est peut-être pas complètement étranger aussi
06:02à la montée d'un électorat conservateur populiste,
06:06on peut l'appeler comme on veut,
06:07mais dans un certain nombre de pays occidentaux notamment,
06:12mais qui s'accordent mal avec ces théories.
06:15Mais moi, la meilleure nouvelle, pardon,
06:17je restais une petite fille,
06:18mais c'est quand même que Walt Disney,
06:19se soit débarrassée.
06:21Là, c'est quand même assez officiel, non ?
06:24De cet aspect wokiste.
06:26C'est intéressant parce que ça illustre
06:27exactement ce qu'on vient de dire.
06:28En fait, Bob Iger, qui a été le président de Disney,
06:33qui a été celui qui a imposé le tournant wok,
06:35et celui qui, quand il revient en 2022,
06:38va faire exactement le contraire.
06:39Il va dire notamment,
06:40notre rôle, c'est d'écrire des histoires,
06:43pas d'envoyer des messages politiques.
06:44C'est beaucoup plus sympathique.
06:46Sauf qu'il a encore aujourd'hui beaucoup de mal,
06:48parce qu'en fait, la majorité de ses salariés,
06:51et notamment des jeunes scénaristes,
06:53sont imbibés par cette L2.
06:55Ils viennent de Berkeley.
06:55Comme dans le journalisme.
06:56Et donc, ils sont imbibés de cette culture-là,
06:58et donc, ils ont du mal.
06:59Comme dans le journalisme, comme dans les universités.
07:01Et question, Olivier Vial, moi, je me dis,
07:03je connais des familles qui ont peur
07:05d'envoyer leurs enfants à l'université aujourd'hui
07:07à cause du wokisme.
07:08Oui, alors malheureusement,
07:09je rejoins ce que vient de dire Gabriel,
07:10c'est presque pire dans les écoles de commerce
07:12depuis quelques années.
07:13Nous, on a fait une étude sur ces questions-là.
07:16On a découvert qu'effectivement,
07:17l'idéologie...
07:18Eh bien, là, pour le coup, c'est beaucoup plus lent.
07:20Effectivement, autant dans les entreprises,
07:21on voit ce basculement,
07:22autant dans les écoles.
07:24Parce qu'en plus, ce qui s'est passé,
07:25c'est qu'effectivement,
07:26il y a une grande partie qui a compris
07:27que le mot wokisme faisait peur.
07:28Et donc, ils font, comme M. Jourdan,
07:30ils font du wokisme sans employer le mot.
07:33Mais on voit qu'aujourd'hui,
07:34quand on parle de discrimination,
07:36on n'essaye plus de lutter
07:37contre des comportements discriminatoires
07:39ou contre des actes discriminants.
07:40Mais on parle de racisme systémique,
07:42de discrimination systémique.
07:44Et en fait, on a totalement pris en compte
07:46et totalement l'université,
07:48comme les écoles,
07:49sont devenus les vecteurs de cette idéologie
07:52de ce qu'on appelle des X-studies,
07:54en tout cas des études de genre,
07:56des études sur les races, etc.
07:58Et ça, effectivement,
07:59s'est totalement infusé dans les écoles
08:00et dans les universités.
08:02Nicolas Conquer, pour le mot de la fin,
08:04porte-parole les Républicains.
08:05La meilleure manière de contrecarrer ce mouvement,
08:08ça va être de se documenter
08:09à travers les outils de 1792 Exchange sur leur site.
08:12Il y a 4600 entreprises
08:13qui sont documentées sur des critères
08:15qui sont officiels.
08:15Ce n'est pas du ressenti.
08:16C'est même les entreprises
08:17qui les mettent en avant.
08:18Et grâce à Olivier et l'Observateur du wokisme,
08:20vous avez plus de 200 entreprises françaises
08:22sur l'index du wokisme en entreprise
08:24sur lequel vous allez pouvoir savoir
08:25quels sont les politiques
08:27qui peuvent être menées par les entreprises.
08:28à savoir si vous vous sentez à l'aise
08:30avec les politiques
08:31soit de ces entreprises
08:32sur lesquelles vous souhaitez aller
08:33ou travailler
08:34et chercher à les influer aussi
08:35parce que, à la fin,
08:37c'est ce que voudront les consommateurs
08:38qui feront plier également
08:39ceux qui les dirigent.
08:40Donc, il y a cette possibilité
08:42de statuer,
08:45de documenter...
08:45Oui, d'avoir une sorte de mode d'emploi
08:47pour avancer vers l'anti-roquisme
08:50au sein des entreprises.
08:51Mais pour les universités,
08:52est-ce que ça peut aider ou pas ?
08:54Si on va sur le site de...
08:55En soi, il y a des critères
08:56qui sont objectivables
08:57et c'est de comprendre
08:57ce qui va être tenu.
08:58Donc, on est en train de s'arriver
08:59par rapport à ça.
08:59Sur la France, on est en train de travailler...
09:00Oui, il faudrait dé-wokiser
09:01l'enseignement superbe.
09:02Mais oui, mais oui,
09:04c'est un peu de neutralité quand même,
09:05je veux dire.
09:06Mais effectivement, oui,
09:06ça fait partie...
09:08On a découvert que les grandes écoles
09:09et les écoles d'ingénieurs
09:10ont été très, très influencées.
09:12Ce qui était...
09:12On avait surtout l'image
09:13d'avoir des universités
09:14de sciences humaines
09:15extrêmement woke.
09:16On s'aperçoit
09:16que c'est beaucoup plus large que ça.
09:18On a fait une première étude
09:19sur les écoles de commerce.
09:20On travaille encore dessus.
09:22Et effectivement,
09:22il y aura un travail
09:23sur renforcer la neutralité
09:24aussi lentement superbe.
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