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  • il y a 2 mois
Christine Kelly revient, de 11h30 à 13h, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Une émission durant laquelle VOUS avez la parole. Vous pouvez réagir en appelant le 01.80.20.39.21 (appel non surtaxé) ou sur les réseaux sociaux d'Europe 1 (Facebook , X et Instagram).

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Transcription
00:00Europe 1, Christine Kelly et vous.
00:02Et Christine Kelly et vous pour cette rentrée 2026 sur Europe 1, c'est de 11h à 13h.
00:08Vous avez la parole chers auditeurs d'Europe 1, vous appelez Christine Kelly au 01 80 20 39 21.
00:14Nous parlons de Ciota, un mois après, combien de migrants sont déjà arrivés en France avec vous ?
00:18Chère Christine, Gabrielle Cusel, votre invité Grégoire Dobini,
00:22directeur des relations institutionnelles de l'Observatoire de l'immigration et de la démographie,
00:26et Sarah qui était avec nous en ligne, Christine.
00:28Oui, juste avant d'avoir Alain Destex qui est en Guyane, qui va nous parler de Mayotte,
00:33qui a écrit un livre formidable, comment l'immigration détruit une société,
00:37on l'a en ligne dans un instant, mais Sarah, je reviens sur ce que vous étiez en train de
00:40nous dire,
00:40vous nous appelez d'Alsace et vous dites que Ciota, c'est le scénario qui va arriver en France.
00:45Si on ne fait rien pour contrôler les frontières, arrêter le droit du sol,
00:50on va vivre la même chose et en plus, même avec une montée de la violence.
00:54C'est ce que vous dites en fait vous Sarah, vous en êtes persuadée ?
00:58Oui, oui, parce que je vais vous répondre très simplement,
01:01je pense que les mêmes causes produisent les mêmes effets, Christine.
01:05Et on le voit, moi j'ai peur, je vous dis, j'ai trois filles,
01:09ce qui me fait peur c'est notamment la montée des viols.
01:14On a eu aux informations qui sont passées, des familles qui disaient,
01:20mais en fait il y a un à deux viols de fillettes par jour.
01:23Enfin je veux dire, si ça arrive chez nous, enfin déjà qu'on n'est pas,
01:27on ne va pas se mentir aujourd'hui, on ne peut pas sortir à 23h sans avoir peur
01:30et pourtant je ne suis pas une fillette, une femme.
01:32Je vous laisse imaginer si ça arrive chez nous, ce qui peut se passer.
01:37Enfin moi, moi je vous dis concrètement, ce qui arrive à Ciota risque d'arriver chez nous
01:41parce qu'encore une fois, voilà, je reviens sur ce que j'ai dit,
01:43les mêmes causes produisent les mêmes effets.
01:45Merci beaucoup pour votre appel ma chère Sarah, en direct d'Alsace.
01:48Effectivement aujourd'hui, à 23h on sort en plus de chez soi,
01:52même une femme isolée, senior, 87 ans, 88 ans, 95 ans, chez elle a peur.
01:59Aujourd'hui, les viols sont de plus en plus communs,
02:04voilà, c'est quand même assez interpellant,
02:06on entend bien ce que disait Sarah Alain d'Estex,
02:09nous sommes ravis de nous avoir en ligne, on vous a depuis la Guyane,
02:13merci infiniment de prendre du temps pour nous parler.
02:16Vous avez écrit ce livre, Mayotte,
02:18« Comment l'immigration détruit une société ».
02:20Gabriel Cusel vous pose la première question.
02:22Oui, Alain d'Estex, dans le cadre de Médecins sans frontières,
02:25si je ne me tombe pas, jusqu'en septembre 2024,
02:28vous avez travaillé dans des hôpitaux maorais
02:31et aujourd'hui vous dites que vous qualifiez de très hypocrite
02:34la visite de Sébastien Lecornieux à Édouard Philippe.
02:38Pourquoi dites-vous cela ? Pourquoi la qualifiez-vous ainsi ?
02:43– Parce que d'abord, Édouard Philippe,
02:45il ne s'est jamais rendu à Mayotte quand il était Premier ministre,
02:49mais surtout parce que c'est profondément,
02:52elle se reste dans le cadre de la constitution chronienne,
02:55il faut faire des exceptions à cet état de droit
03:00pour pouvoir régler la situation à Mayotte.
03:02Je vous donne un seul exemple.
03:04Les gendarmes n'ont pas le droit de entrer dans les Bangas,
03:08les Bangas ce sont les habitations précaires où vivent les migrants.
03:12Donc ils n'ont pas le droit d'entrer dans le barrage qui est illégal.
03:16Ils n'ont simplement le droit de faire des barrages routiers.
03:19Alors, c'est important aujourd'hui,
03:22tout le monde est immédiatement averti l'existence d'un barrage routier.
03:26Et donc c'est le jeu du chat et de la souris.
03:29Le gendarme, c'est le chat, la souris.
03:32Ce sont les migrants et en réalité, ce sont les migrants qui gagnent toujours.
03:35Ce sont les migrants qui gagnent toujours à l'index-tex.
03:39Je rappelle que la communication est un petit peu délicate
03:40puisque vous nous appelez de Guyane,
03:42vous êtes encore en train de travailler effectivement.
03:45Vous êtes sénateur honoraire belge.
03:48Vous avez été donc, comme le disait Guillaume Guillaume,
03:50secrétaire générale de Médecins sans frontières internationales.
03:53Et vous dites, vous qui avez travaillé auprès de la population mahoraise,
03:58qu'il n'y a pas de solution concrète selon vous
04:00pour limiter l'immigration à Mayotte ?
04:03Et pour vous, ça serait peut-être un peu le suetat français ?
04:08Oui, vous savez, la population mahoraise n'en peut plus.
04:12Et elle n'est pas dupe des propositions d'Edouard Philippe
04:17ou du Premier ministre Le Cornu.
04:20Elle sait très bien que depuis Macron au pouvoir,
04:24quatre promesses, comme par exemple de construire un second hôpital,
04:28et ces promesses, en fait, n'ont jamais été tenues.
04:31La population mahoraise, elle a envie que ça change.
04:34Vous savez, vivre dans un pays où il y a à peu près la moitié de la population
04:38qui est d'origine émigrée, c'est très difficile.
04:42Les services sociaux sont complètement débordés.
04:45Quand vous êtes mahoorais, vous n'avez aucune priorité
04:47pour mettre votre enfant à l'école,
04:50aucune priorité pour accéder aux soins de santé.
04:53D'ailleurs, les femmes mahooraises qui ont les moyens,
04:55mais la plupart n'ont pas les moyens,
04:57elles vont accoucher à l'Union quand elles le peuvent.
05:00Parce qu'à Mayotte, souvent, c'est la plus grande chance.
05:06Et les changements ne sont pas toujours adéquats.
05:10Donc la situation à Mayotte est vraiment extrêmement compliquée.
05:13Et le seul point positif de la visite de ces éminences,
05:17c'est qu'au moins, ça permet d'attirer l'attention sur Mayotte
05:22qui est trop souvent oubliée.
05:23Merci beaucoup Alain Destex de nous avoir appelé.
05:26Vous avez écrit « Mayotte, comment l'immigration détruit une société ».
05:29Vous êtes en direct de la Guyane.
05:32Je reviens en studio sur Europe 1 avec Grégoire Doubigny.
05:36On parle de Mayotte, on parle aussi de Ciutat,
05:39près d'un mois après cette arrivée massive de migrants.
05:43Il y a une question que les Français se posent aujourd'hui.
05:47Combien de migrants, selon vous, sont déjà arrivés en France ?
05:52Alors, il est très difficile d'estimer par définition
05:55le nombre d'étrangers en situation irrégulière
05:57ou qui franchissent irrégulièrement une frontière.
06:00Mais ce qui se passe à Mayotte ou à Ciutat nous concerne.
06:03puisque une fois que les frontières extérieures de Schengen sont franchies,
06:08vous avez un régime de libre circulation qui s'applique
06:11et qui fait qu'il n'y a plus ou très peu de contrôle aux frontières intérieures
06:15et les outils à disposition des États sont très faibles.
06:20Par exemple, vous n'avez pas le droit de prévoir un délit de séjour régulier
06:23ou un délit de franchissement irrégulier d'une frontière.
06:27Vous n'avez pas le droit de déployer des gardes frontières
06:30dans une bande de 20 kilomètres aux frontières.
06:32C'est-à-dire que les gardes frontières peuvent faire le travail,
06:35mais pas aux frontières, si on applique la jurisprudence.
06:38Vous avez également, depuis quelques années, un refus d'admission
06:41qui s'applique aux frontières de l'Union européenne.
06:44Alors concrètement, les autorités françaises ne peuvent pas refouler
06:47un étranger en situation irrégulière.
06:49Il faut pour cela maintenant passer par une autre procédure de réadmission,
06:52mais qui est beaucoup plus lourde et non contraignante,
06:55puisqu'il y a un délai de départ volontaire de 30 jours.
06:57Il y a le droit à l'assistance d'un avocat, d'un médecin, d'un interprète.
07:01Donc depuis cette décision, les contrôles ont en réalité chuté
07:04à nos frontières intérieures.
07:06Et la Cour des comptes nous explique...
07:07Grénoir de Bigny sur un repas.
07:09Et la Cour des comptes nous explique que si on veut un niveau de contrôle identique,
07:13il faudrait multiplier par 43 les effectifs aux postes frontières de menton.
07:16Donc ça, c'est l'immigration irrégulière.
07:19Mais ensuite, les frontières entre l'immigration irrégulière et régulière
07:23ne sont pas étanches, mais tout à fait perméables.
07:25Puisque l'Espagne, dans le même temps,
07:27porte un projet de régularisation de 500 000 personnes,
07:30qui pourrait être 800 000 dans les faits,
07:31puisque c'est une logique de critères, mais pas de plafond.
07:34Mais vous avez aussi les personnes qui, depuis Ceuta,
07:39peuvent déposer une demande d'asile et être en situation irrégulière,
07:41avoir le droit de rejoindre l'Espagne continentale.
07:44Et vous avez peut-être potentiellement d'autres personnes
07:46qui seront ensuite régularisées.
07:47Ce n'est pas exclu.
07:48En un mot, Grégoire Doubigny de l'Observatoire de l'immigration,
07:52entrer à Ceuta, c'est entrer en France.
07:54Alors, ce n'est pas automatique,
07:57mais ça reste soit possible d'un point de vue légal,
08:01c'est-à-dire qu'une personne peut rejoindre l'Espagne continentale légalement,
08:04puis aller en France,
08:06mais elle peut aussi le faire de manière régulière.
08:08Mais on ne saura jamais, en fait,
08:10le nombre de migrants qui viendraient, par exemple, en France,
08:13à partir de Ceuta ?
08:14Alors, en tout cas, les services de l'État, aujourd'hui,
08:17n'ont pas délivré le chiffre.
08:18Ce qu'on sait aujourd'hui,
08:19il y a un indicateur fiable pour mesurer l'immigration irrégulière,
08:22c'est le nombre de bénéficiaires de l'AME,
08:24qui est un dispositif de soins gratuits pour les étrangers clandestins.
08:27L'aide médicale d'État.
08:28Exactement.
08:29Aujourd'hui, on est à peu près à 380 000 bénéficiaires.
08:32Les services de l'État estiment
08:34qu'un étranger clandestin sur deux
08:36font appel à ce dispositif.
08:38Donc, on serait aujourd'hui autour...
08:39Combien de temps après leur arrivée, par exemple ?
08:40Pardon ?
08:40Combien de temps après leur arrivée, par exemple,
08:44délai de présence, il faut justifier de trois mois de présence en France.
08:49Et nous aurions au total aujourd'hui
08:51à peu près 900 000 étrangers en situation irrégulière,
08:53ce qui rejoint les estimations de Gérald Darmanin
08:56quand il était ministre de l'Intérieur qui a dit
08:57qu'il y avait entre 700 000 et 900 000 étrangers irréguliers.
08:59Je sens qu'il y avait une question.
09:00Non, non, mais c'est vrai que je pose la même question à Christine,
09:03c'est-à-dire que c'est impossible de savoir
09:05d'où viennent réellement ces migrants.
09:07C'est-à-dire que ceux qui sont arrivés de ce tas,
09:08par définition, ils ne sont pas encore...
09:11Est-ce qu'il y a une volonté de le savoir ?
09:13Oui, déjà, il faudrait avoir la volonté de le savoir,
09:15c'est un premier point.
09:16Et deuxième point, puisque nous n'en sommes pas à quatre mois,
09:18par définition, il n'y a pas possibilité de savoir
09:22s'il bénéficie, par le biais de l'AME,
09:25s'il bénéficie de ce dispositif,
09:27s'il y a eu un gonflement du dispositif.
09:28Donc c'est vrai que dans les faits,
09:31on ne saura jamais, soyons clairs.
09:32Alors, on ne saura jamais, ou en tout cas,
09:34on le saura au mieux plus tard,
09:36puisqu'en tout cas, les services de l'État
09:37n'ont pas encore enquêté sur ce sujet.
09:38Il n'y a pas à ma connaissance de chiffres
09:40qui ont été sortis sur cette question.
09:42Merci beaucoup.
09:44On va marquer une pause.
09:46Je vous donne le mot de la fin dans un instant
09:47sur ce sujet.
09:49Gengor Dubey, ainsi qu'à Gilbert Collard,
09:51les Ciutats, un mois après.
09:53Et dans un instant, on parlera de ce qui s'est passé
09:55à Caen, l'année dernière.
09:57La Caen se réveille sous le choc,
10:00puisque hier soir, une bagarre,
10:02après une bagarre, près de la gare,
10:04un automobiliste de 26 ans,
10:05russe de régime tchétchène,
10:07a délibérément foncé contre un groupe de piétons
10:10devant un abrébus, imaginez-vous.
10:12Devant un abrébus, hier soir,
10:13vous êtes à Caen,
10:14on fonce sur vous,
10:15deux morts,
10:16six à dix blessés,
10:17dont six en urgence absolue.
10:19On en parle dans un instant sur Europe 1.
10:21Avec vous aussi,
10:21vos réactions,
10:22chers auditeurs d'Europe 1.
10:23Vous avez la parole
10:23de 11h à 13h avec Christine Kelly.
10:26Christine Kelly,
10:26que vous appelez au 01,
10:2880, 20, 39, 21,
10:3012h27.
10:31A tout de suite sur Europe 1.
10:32Sous-titrage Société Radio-Canada
10:34Sous-titrage Société Radio-Canada

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