- il y a 6 minutes
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NewsTranscription
00:05Bonjour Nathalie Goulet.
00:06Bonjour.
00:06Voilà, c'est comme ça sur Sud Radio, on passe d'une information à une autre,
00:10même si les informations n'ont aucun rapport les unes avec les autres.
00:14Vous êtes, et je le disais tout à l'heure, auteure de l'argent du terrorisme aux éditions du Cherche
00:19-Midi.
00:20Vous êtes sénatrice LR et grande spécialiste de la...
00:23Non, je suis centriste, je suis centriste.
00:24Oui, et vous avez appartenu pendant...
00:26Jamais.
00:27Non ? Ah bon, d'accord.
00:28C'est pas grave.
00:28Grande spécialiste de la lutte contre le gaspillage en matière de dépenses sociales.
00:33Alors à l'heure où on cherche de l'argent pour le budget et pour le vote du budget qui
00:37intervient très vite,
00:39on s'est dit que c'était pas mal peut-être avec vous de revenir sur une information qui est
00:44passée en réalité inaperçue dans le courant de l'été
00:46puisqu'il y a deux rapports qu'on aurait dû voir peut-être un petit peu plus tôt.
00:51C'est le rapport de l'inspection générale des affaires sociales, l'IGAS,
00:56mais également un autre rapport, celui des finances, la Cour des Comptes.
01:00Et ces deux-là auraient dû paraître il y a quelques mois, je sais pas exactement quand,
01:04mais ils sont apparus au cœur de l'été.
01:06Pourquoi ?
01:07Je sais pas. D'abord la fraude fiscale aussi.
01:10Si vous voulez, la fraude sociale, c'est de l'argent qu'on dépense tous les mois,
01:13et de la fraude fiscale, c'est l'argent qui rentre pas dans les deux cas, le contribuable et cocu.
01:19Pourquoi ces rapports ne sont pas sortis ?
01:22Et pourquoi on apprend au cœur de l'été que finalement, on va les publier un 28 juillet ?
01:28Non, non, mais le rapport sur la Caisse Nationale d'Allocations Familiales,
01:32dont le directeur a fait 6 milliards 4 d'erreurs,
01:35ça fait déjà un bon moment qu'on le connaît.
01:39Et celui de l'IGAS, il paraît quand il paraît.
01:42De toute façon, ils sont publics ces rapports.
01:46Alors, effectivement, on va rentrer dans le détail sur les manques à gagner.
01:51Concernant l'assurance maladie, on cite un chiffre qui irait de 1,4
01:56à presque 2 milliards d'euros de manques à gagner, c'est ça ?
01:59Oui, oui.
01:59Et alors, comment ça se fait qu'il y ait ce manque à gagner ?
02:06Il y a de la triche partout ?
02:08Alors, il n'y a pas que l'assurance maladie, si vous voulez.
02:10Ce qu'il faut bien comprendre, c'est que globalement,
02:13on verse pratiquement 900 milliards de prestations sociales,
02:17ce qui est un montant extraordinaire.
02:19Que la quasi-totalité des prestations sont liées à un système déclaratif.
02:25Je dis toujours la même chose, je préfère avoir 40 ans que 68.
02:28Quand vous déclarez, et que vous touchez, et que le contrôle vient très tard après,
02:33forcément, vous laissez un espace pour la fraude.
02:36Donc, c'est déjà la première chose, c'est ce système déclaratif.
02:40Alors, justement, d'ailleurs, ceux qui disent, mais ces fraudes,
02:44elles ne sont pas si importantes que ça, repartent du chiffre que vous avez évoqué,
02:48900 milliards, et disent, bah oui, mais enfin, 2 milliards de manques à gagner,
02:53ou 7 milliards de prestations entachées d'erreurs, finalement, c'est qu'une petite partie.
02:59Oui, c'est ça.
02:59Eh bien, demandez aux collectivités locales qui ont du mal à changer les ampoules,
03:02qui n'ont pas les roues, demandez aux infirmières,
03:04demandez aux hôpitaux ce qu'ils pensent de 7 milliards d'argent en plus,
03:08et vous verrez leurs réactions, vous voyez, aux gens qui en ont besoin.
03:12C'est de l'argent public.
03:13Donc, si vous voulez, d'abord, il y a une chose qui est extrêmement importante,
03:16et que je répète systématiquement,
03:18il n'y a pas une indignation de droite contre la fraude sociale,
03:20une indignation de gauche contre la fraude fiscale.
03:23Ce n'est pas une fraude de pauvre.
03:24C'est un peu le sentiment que ça donne, en général.
03:26Oui, mais ce n'est pas vrai, ce n'est pas une fraude de pauvre,
03:27c'est une fraude en réseau.
03:28Et d'ailleurs, on l'a vu récemment avec les centres de soins,
03:31ce sont des réseaux organisés qui pillent nos systèmes,
03:34parce que notre système de prestation sociale est un aimant à fraudeur.
03:37Un aimant à fraudeur.
03:38Pourquoi un aimant à fraudeur ?
03:40Mais parce que le système est déclaratif, que le contrôle se fait après,
03:44et qu'on a, entre les deux, un océan de possibilités de fraude.
03:50Notamment un système qui consiste à ne pas vérifier les domiciles,
03:54les médecins...
03:55Alors, on dit que maintenant, 70% de la fraude,
03:58c'est les médecins et le milieu hospitalier.
04:03Du temps du rapport que j'ai fait pour Édouard Philippe,
04:05en 2019, c'était 60%.
04:07Donc, si vous voulez, on sait très bien comment se situe la fraude.
04:1040% des particuliers et 60%,
04:13donc maintenant, manifestement, 70% du secteur médical,
04:16et notamment avec les centres de soins.
04:18Oui.
04:18Alors, ce qui est bizarre, c'est qu'en 2024,
04:20le chiffre n'était que de 365 millions.
04:23Qu'est-ce qui s'est passé ?
04:24Les fraudeurs ont été meilleurs ?
04:26Ou les inspecteurs ont mieux travaillé ?
04:28On avait 365 millions d'euros,
04:30et puis, aujourd'hui, on passe à 1,4 ou 2 milliards d'euros de manque à gagner.
04:36Comment se fait-il qu'il y ait des variations aussi importantes d'une année à l'autre ?
04:38On ne les a pas trouvés, le milliard.
04:40Ah non, on ne les a pas trouvés, non ?
04:41C'est l'argent qu'on aimerait avoir.
04:42Non, mais on ne cherche pas, cher ami.
04:44Si vous ne cherchez pas, vous ne trouvez pas.
04:46Oui.
04:46On ne prend pas les...
04:47Non, mais ce que j'essaie d'expliquer,
04:49ce que je souhaiterais que vous expliquiez,
04:51c'est que les montants varient énormément,
04:52parce que passer d'un manque à gagner supposé de 300 millions à 2 milliards d'euros,
04:57comment se fait-il qu'on arrive à ça, en fait ?
04:59Est-ce que c'est une question de travail des inspecteurs,
05:02ou bien est-ce qu'il y a des vraies variations dans la fraude en elle-même ?
05:08Non, écoutez, il y a une dizaine d'années,
05:09quand on s'est mis à ces sujets avec mon ami et partenaire Charles Pratt,
05:14on nous a traité de tous les noms.
05:16Oui.
05:17Aujourd'hui, ça n'est plus le cas, d'ailleurs.
05:18Madame Buzyn m'a traité de menteuse en séance.
05:21Enfin bon.
05:21Donc, il n'y avait pas de fraude,
05:23plus que moi, il y a de la fraude.
05:24Il y a forcément de la fraude.
05:25Je veux dire, nous, on n'a pas du tout une vision stigmatisante,
05:30mais simplement une vision comptable de la situation.
05:34Alors, pour rentrer dans les détails,
05:36parce que lorsqu'on annonce des chiffres comme ça,
05:37on se dit, comment faire pour aller les chercher ?
05:40Alors, ce qui est intéressant,
05:42c'est qu'on s'aperçoit que les particuliers ne représentent que 17% de la fraude.
05:46L'assurance maladie.
05:47Je parle de l'assurance maladie, là.
05:48Alors, essayons de voir quels sont les secteurs de la branche santé
05:55sur lesquels on pourrait réussir à récupérer de l'argent.
05:59Et là, on s'aperçoit qu'en fait,
06:00ce sont les professionnels de santé eux-mêmes qui trichent.
06:02Oui.
06:03C'est ce que je vous ai dit.
06:04Mon rapport de 2019, c'était 60%.
06:06Celui de cette année marque 70%.
06:08Il y a beaucoup de professionnels de santé qui trichent
06:10parce que le système leur permet de le faire.
06:12Alors, notamment des prothèses auditives,
06:14paraît-il, pas contrôlées du tout.
06:16Voilà un thème qui, paraît-il, pose...
06:18Oui, c'est nouveau.
06:20Maintenant, on les rembourse, donc forcément, ça triche.
06:22Je vous explique.
06:24Vous avez des organismes qui rachètent des centres de santé.
06:27Donc, quand on rachète un centre de soins,
06:31dentaires, prothèses, visio, ce que vous voulez,
06:34vous rachetez avec un fichier client.
06:36Dans ce fichier client,
06:37vous avez des gens qui sont remboursés à 100%.
06:40Si vous êtes remboursés à 100%,
06:42il n'y a pas de contrôle.
06:43Et donc, c'est un bandit manchot.
06:45Vous avez des gens qui se sont refait faire 64 dents,
06:48qui ont 14...
06:49D'accord.
06:50Et si, c'est ça.
06:50C'est de la facturation.
06:52Et en plus,
06:53on en parlera peut-être tout à l'heure,
06:54vous avez des identités bidons.
06:56Et donc, vous rentrez des identités bidons,
06:58vous facturez des prothèses,
07:00vous facturez des dents,
07:01vous facturez des appareils auditifs,
07:03vous facturez ce que vous voulez.
07:04Et comme c'est à 100%,
07:06par définition,
07:07l'administration dit
07:07« De toute façon, c'est 100% ! »
07:09On ne contrôle pas.
07:10Et en voiture, Simone ?
07:12Alors, il y a les prothèses auditives.
07:14Oui.
07:15Et puis, il y a des amendes très faibles.
07:17Lorsque les gens se font pincer,
07:20presque, on les encourage à continuer, finalement.
07:22Parce que les amendes ne sont pas très importantes.
07:24Le système judiciaire, déjà, est assez embouteillé.
07:27En plus, quand c'est des médecins,
07:29ça passe par l'ordre des médecins
07:30et ça passe par un système
07:31qui est déjà bien verrouillé.
07:35Et donc, voilà le problème.
07:38Oui, effectivement.
07:39Et comme au manque de médecins, en plus, si vous voulez.
07:43Oui.
07:43Alors, quels sont les autres, je dirais,
07:46professionnels de santé
07:47qui ont l'habitude de tricher
07:49ou qui sont peu contrôlés ?
07:50Parce que c'est peut-être comme ça
07:51qu'on peut mieux comprendre les choses.
07:54Écoutez, je pense qu'il y a déjà les centres de soins.
07:56Il y a probablement...
07:58Moi, je ne veux pas stigmatiser les médecins non plus.
08:00Je veux dire, la question n'est pas là.
08:01Mais là, on voit bien avec les prothèses auditives
08:03qu'il y a un vrai secteur, si vous voulez,
08:06dans lequel on peut aller chercher de l'argent.
08:08Non, mais le médecin, il va faire des ordonnances
08:12pour des appareils auditifs
08:13et le centre qui s'occupe de ça
08:15va les facturer à l'assurance maladie.
08:17L'assurance maladie doit faire son boulot
08:19et aussi vérifier.
08:19L'assurance maladie dit avoir mis en place
08:22un certain nombre d'organes de contrôle.
08:27Quand vous dites la preuve, vous dites quoi ?
08:28Vous dites que d'abord, c'est très récent ?
08:30Oui, bien sûr.
08:31Ça fait quoi ?
08:31Ça fait un an, deux ans ?
08:32En réalité, ils disent qu'ils ont toujours fait ça.
08:37En réalité, aujourd'hui, lorsqu'on voit leur communication,
08:41on s'aperçoit qu'enfin, ils ont des résultats.
08:43Donc, c'est bien que peut-être,
08:44il y a enfin des contrôles qui sont effectués.
08:47Mais c'est que la fraude devient tellement massive
08:49qu'on utilise un peu d'intelligence artificielle
08:51et qu'on commence à regarder un peu ça de plus près.
08:53Et effectivement, ça devient massif.
08:55Et c'est notamment les centres de soins.
08:57Alors, Nathalie Goulet, vous êtes également spécialiste
09:00et vous travaillez sur les questions.
09:02Et là, c'est lié totalement à un autre aspect de l'actualité.
09:04Il y a à la fois le vote du budget
09:06où on va à nouveau nous parler des économies,
09:08mais il y a aussi la problématique des brèches
09:10dans les systèmes informatiques.
09:13Et en réalité, voilà, c'est pour ça que je voulais y venir avec vous.
09:15Tout ça est totalement lié
09:17parce qu'on s'aperçoit qu'on est extrêmement vulnérable aujourd'hui
09:22dans ces ministères.
09:24D'abord, quel est le constat que vous faites
09:25sur cet été qu'on vient de passer
09:27où on s'aperçoit qu'à peu près tous les ministères
09:30sont susceptibles de faire l'objet de piratage ?
09:33Et l'Agence Nationale des Titres Sécurisés ?
09:35Ah ben, c'est l'été meurtrier de France Passoir.
09:37Ça, c'est évident.
09:39On ne peut pas faire pire.
09:41On ne peut pas faire pire.
09:41Alors, la question est quand même très intéressante
09:45et il va y avoir des répercussions en matière de fraude sociale,
09:48fiscale et d'incidence pour chacun.
09:50C'est qu'avec les données qui sont piratées,
09:53on peut créer des identités.
09:55Et donc, pirater, évidemment, les systèmes.
09:59On peut ouvrir un compte bancaire à votre nom
10:01sans que vous le sachiez.
10:03On peut contracter un emprunt,
10:05collecter les fonds...
10:06On peut ouvrir un compte bancaire sans que vous le sachiez ?
10:09Bien sûr, c'est en ligne.
10:11On a votre identité.
10:12On va avoir votre identité.
10:15On va avoir vos références bancaires.
10:18On va avoir vos références fiscales.
10:21Enfin, il y a des systèmes de vérification
10:23pour savoir si c'est moi qui suis...
10:25On va ouvrir une boîte mail avec un nom bidon...
10:30Enfin, votre nom, mais avec un site...
10:33Une adresse personne qui sera derrière, oui.
10:35Une adresse qui n'est pas la vôtre.
10:37Et on va ouvrir un compte bancaire.
10:39Oui.
10:40C'est terrifiant ce que vous êtes en train de nous dire.
10:42Ça veut dire qu'on ne se rend pas encore compte
10:45de ce qui nous attend ?
10:46Ah non, non, non.
10:46C'est pour ça que moi j'ai demandé déjà au mois de mai,
10:49et je suis très soutenue par le président Marseille
10:51et mon groupe politique,
10:53une commission d'enquête déjà au mois de mai,
10:56après la question du piratage de la NTS.
10:59On avait demandé à la commission des finances...
11:02Je fais une petite parenthèse.
11:03Chaque membre de la commission des finances
11:06est rapporteur pour un ministère,
11:07pour un budget particulier.
11:09Et donc j'avais demandé qu'on fasse un questionnaire
11:11pour chaque ministère dans le cadre de la préparation du budget
11:13pour voir où ils en étaient en matière de sécurité, etc.
11:16Bon, on n'a pas pu le faire.
11:18Donc on a demandé une commission d'enquête
11:19parce que si vous voulez, ce qui va se passer,
11:20c'est qu'il y aura beaucoup d'usurpations d'identité.
11:22Énormément d'usurpations d'identité.
11:24L'usurpation d'identité, c'est extrêmement grave.
11:26C'est comme une mort sociale.
11:28Vous allez recevoir des PV qui ne sont pas les vôtres.
11:30Vous allez recevoir des...
11:31À la fin, on va vous retrouver pour des crédits
11:33que vous aurez contractés
11:34et pour lesquels il n'y a pas de solution.
11:37Alors on est en train de travailler à un système
11:38parce que l'histoire des comptes bancaires ouverts
11:40sans que vous le sachiez, ça c'est vraiment un risque.
11:42Ah bah oui, ça, j'en prends conscience
11:44pendant que vous nous racontez ça.
11:46Oui, mais ça c'est d'usurpations d'identité.
11:47Ça veut dire que derrière,
11:52il peut y avoir des dépenses
11:54qui sont faites extravagantes.
11:56C'est terrifiant.
11:58Mais comment on va lutter face à ça ?
12:00Alors il faut une très bonne organisation.
12:01Il faut déjà bien identifier les failles.
12:03Il faut pouvoir évidemment y remédier.
12:05Mais il faut surtout qu'on ait au moins un guichet unique
12:07pour les victimes d'usurpations d'identité.
12:09Parce que ça, c'est vraiment très très grave.
12:11Et on est complètement démuni.
12:12Parce que si vous voulez, c'est quand même
12:15un système pyramidal
12:16et comme une pieuvre
12:18qui risque de grignoter
12:20absolument tous les secteurs
12:22de votre vie,
12:23enfin de notre vie.
12:24On va en parler dans un instant.
12:25Nathalie Goulet,
12:26vous restez avec nous
12:26et on va effectivement aborder
12:28cette question des piratages
12:30et de cet été meurtrier.
12:31A tout de suite sur Sud Radio.
12:32Il est 9h18.
12:33Sud Radio, 7h10h,
12:35Jacques Cardoz.
12:379h20, on est avec vous,
12:38Nathalie Goulet,
12:39sénatrice spécialiste de la lutte
12:41contre le gaspillage
12:41en matière de dépenses sociales.
12:42Et vous êtes nombreux
12:43à réagir au 0826 300 300.
12:46Vous restez avec nous
12:47parce que dans un instant,
12:48on sera avec Jacques Pessis
12:49en direct
12:50et avec un certain nombre d'entre vous
12:52qui réagissez également
12:53à l'information que je vous donnais
12:55un petit peu plus tôt.
12:56Philippe Bouvard,
12:57décédé donc à l'âge de 96 ans,
12:59l'animateur de télévision
13:01que l'on connaît bien évidemment
13:03et qui, on évoquera sa mémoire
13:07et évidemment son parcours
13:08dans un instant.
13:10Nathalie Goulet,
13:10je voulais qu'on aborde
13:12la question de la fraude
13:14à la carte vitale.
13:17On a là aussi beaucoup dit
13:19que les choses étaient réglées
13:21mais pas du tout.
13:22Là aussi, c'est un sillon
13:24qu'on pourrait creuser
13:25pour aller chercher de l'argent.
13:27Oui, alors,
13:28il y a eu des progrès de faits
13:30depuis le temps quand même
13:31qu'on s'époumonne.
13:31C'est quand même un peu normal
13:32que ça ait progressé
13:33mais je voudrais quand même
13:34vous expliquer quelque chose
13:34à vos auditeurs
13:35qui vont comprendre très simplement.
13:36Il n'y a pas de lien
13:37entre les organismes
13:38de sécurité sociale
13:39et la carte vitale.
13:40C'est-à-dire que vous avez
13:41un travailleur qui arrive
13:42en situation régulière.
13:43Un étranger qui arrive en France
13:44en situation régulière.
13:45Il a une carte de séjour,
13:46il a un contrat de travail
13:47et il a une carte vitale.
13:48C'est absolument normal.
13:50Son contrat de travail se termine.
13:52Sa carte de séjour expire,
13:53ça ne désactive pas
13:54sa carte vitale.
13:55C'est-à-dire qu'il continue
13:56en ayant plus de résidence régulière
13:58à continuer à bénéficier
14:00de prestations.
14:00Or,
14:01la quasi-totalité
14:02des prestations sociales
14:03sont liées
14:03à la résidence régulière
14:05en France.
14:06Et l'inspection générale,
14:08la même que celle
14:08que vous citiez tout à l'heure,
14:09estime entre 500 000
14:10et 250 000 personnes,
14:12donc du simple au double,
14:13le nombre de personnes
14:14qui continuent à bénéficier
14:15de soins
14:16alors que leurs conditions
14:16de résidence a cessé.
14:18On n'arrive pas
14:18à tuyauter les deux.
14:19Et c'est intéressant
14:21effectivement de voir
14:22qu'il n'y a pas
14:22d'automaticité
14:23entre la partie administrative
14:25et les bénéfices
14:26de la carte vitale.
14:27On est avec Julien
14:28qui nous appelle
14:29de Juvisy-sur-Orge.
14:31La sénatrice vous écoute.
14:32Julien,
14:32vous souhaitiez intervenir
14:33sur ce sujet ?
14:34Oui, tout à fait.
14:35Je l'entendais expliquer
14:36par rapport aux prothèses auditives
14:38tout à l'heure,
14:39mais c'est vrai
14:39que les médecins,
14:41en fait,
14:42il ne faut pas oublier
14:42que ce qu'ils font,
14:43c'est un métier
14:44et qu'un autre métier,
14:45ça a pour objectif,
14:45surtout dans le privé,
14:46dans le libéral,
14:47ça a l'objectif
14:48d'être rentable,
14:49de trouver des sources
14:50de bénéfices économiques.
14:52Et c'est sûr
14:52que plus on a de largesse
14:54au niveau de la sécurité sociale
14:55et plus ils vont
14:56s'engouffrer dans la brèche.
14:58Malheureusement,
14:59on a un système de santé
14:59qui a été fait
15:00pour protéger
15:02les travailleurs
15:04et qui, en fait,
15:06serait inconcevable
15:07qu'on y touche
15:08en soi dans l'enforme.
15:09Il faudrait,
15:10je pense,
15:11séparer finalement,
15:13quelque part,
15:13le fait de donner
15:15des ALD,
15:15toute cette autorisation
15:18de prescription
15:20devrait être
15:21un petit peu mieux cadrée
15:22plutôt que de passer
15:23d'un privé
15:23à un privé.
15:25Je ne sais pas
15:25si je suis assez clair.
15:27Et on le voit aussi
15:28chez les médecins.
15:29Enfin, moi,
15:29j'ai eu une dent
15:30qu'on a dû me retirer.
15:33Moi,
15:34j'avais juste envie
15:34d'une petite dent amovible
15:36que je lève
15:37et que je mets
15:38quand j'ai envie
15:38parce qu'en fait,
15:38en soi,
15:39ce n'est pas gênant.
15:39Une seule dent qui manque
15:40en soi,
15:41ça ne va pas gérer.
15:42Il m'a fait des monts
15:42et des pataquelles
15:43sur la déformation
15:44de la bâche.
15:45Il a une autorité
15:46et c'est difficile
15:47de contredire
15:48quelqu'un
15:49qui a fait
15:4915 ans d'études.
15:51Mais malheureusement,
15:51de l'autorité,
15:52il y a aussi derrière
15:52des intérêts pécuniers
15:54que moi,
15:56je vois clairement.
15:57D'autant plus
15:57que pendant le Covid,
15:58je me suis beaucoup
15:59sensibilisé
16:00sur les intérêts
16:01et les liens d'intérêt
16:04entre les médecins
16:05et l'industrie pharmaceutique.
16:07Et je me suis rendu compte
16:08à quel point
16:08on avait un système de santé
16:10qui était corrompu
16:11de l'intérieur,
16:11qui était noyauté,
16:12qui était un petit peu
16:14qui manquait
16:15de transparence.
16:16Je ne suis pas sûr
16:17qu'on puisse aller jusque-là,
16:18mais en tous les cas,
16:19qui peut manquer
16:20de transparence.
16:20Et en tous les cas,
16:21Julien,
16:21vous soulevez une problématique
16:23qui est très intéressante
16:24et j'ai envie de faire
16:25réagir Nathalie Goulet à ça.
16:27C'est vrai que,
16:28face à l'autorité
16:29d'un professionnel de santé,
16:30c'est très compliqué
16:31de le contredire.
16:32C'est lui
16:33qui a le savoir.
16:34D'une certaine façon,
16:35ça influence directement
16:36le porte-monnaie,
16:37mais nous,
16:37on n'a pas les moyens
16:38de dire non.
16:38Ça, c'est un problème.
16:39Le patient,
16:40il a toujours la possibilité
16:41de dire non.
16:43Et puis,
16:43de toute façon,
16:44il faut un accord
16:44de la sécurité sociale
16:45pour mettre des implants
16:47et ce genre de choses.
16:47Donc, je veux dire,
16:48le système,
16:48il n'est quand même
16:49pas si mal contrôlé
16:50de ce point de vue-là.
16:51Et puis,
16:52moi,
16:52je ne suis pas médecin,
16:53je ne suis encore pas dentiste,
16:54je ne suis pas stomato non plus,
16:55mais quand vous n'avez pas l'air
16:57d'avoir 75 ans,
16:59et de toute façon,
17:00les problèmes de mâchoire
17:01ou de dents,
17:02quand il vous en manque une,
17:04c'est que le reste
17:04risque de se déchausser
17:05et coûter beaucoup plus cher après,
17:09ça,
17:09moi,
17:09je ne peux pas juger,
17:10je ne suis pas médecin.
17:11Bon.
17:12Merci,
17:13en tous les cas,
17:13Julien,
17:14d'être intervenu
17:16sur Sud Radio.
17:18Merci,
17:18Nathalie Goulet,
17:19pour cette évocation
17:21et je précise
17:22que vous allez bientôt
17:23sortir un livre.
17:25Donc,
17:25vous avez déjà été édité
17:27sur l'argent du terrorisme.
17:28Le prochain
17:28portera sur quel sujet ?
17:30C'est un livre
17:30sur la criminalité organisée
17:32qui s'appelle
17:33La gangrène.
17:34D'accord.
17:34et donc,
17:34avec un certain nombre
17:35de révélations
17:36là aussi
17:37sur nos dépenses.
17:38Ah là,
17:39vous allez être servi,
17:40je compte sur vous
17:41le 1er octobre.
17:42Mais absolument,
17:43vous êtes toujours
17:43la bienvenue
17:44sur Sud Radio
17:45et j'espère
17:46que vous serez là
17:48dès le 1er octobre.
17:50Dans un instant,
17:51on va...
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