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  • il y a 4 heures
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.

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Transcription
00:00On va revenir maintenant sur cet après-midi consacré aux incendies pour le Premier ministre Sébastien Lecornua.
00:05Alors il a fait des annonces pour la Gironde, on a le pôle Gironde d'un côté et puis il
00:09y a le pôle Varroa aussi.
00:10Là, Hugo Capelli, vous êtes à Bormes-les-Mimosa pour BFMTV parce que le Président de la République a lui
00:15reçu les maires des communes touchées aussi par les incendies.
00:21Oui, tout à fait, Emmanuel Macron qui reçoit en ce moment au fort de Brégançon des pompiers, des gendarmes, des
00:28maires qui ont été concernés par les incendies du côté du Var.
00:32Plusieurs milliers d'hectares qui ont brûlé durant cet été.
00:35Alors c'est un message qu'on voit le chef de l'État en les recevant du côté du fort
00:40de Brégançon, résidence officielle du Président qui d'habitude reçoit plutôt des chefs d'État.
00:45Et donc là, il ouvre sa porte à la fois à des maires et à des pompiers.
00:48Il leur consacre davantage de temps que ce qui avait été prévu initialement puisque normalement, il devait les recevoir plus
00:53tard dans la soirée après un discours qu'il prononcera tout à l'heure.
00:56Donc le programme d'Emmanuel Macron a été quelque peu chamboulé.
00:59On le rappelle juste après, il viendra ici à 19h pour prononcer un discours devant la mairie de Bormes-les
01:04-Mimosa où il reviendra évidemment en quelques mots sur ces sujets incendies.
01:10Ce sera aussi la première apparition publique d'Emmanuel Macron en ce mois d'août.
01:13Lui qui s'est fait très discret, qu'on a vu à la une d'un magazine sur un jet
01:17ski, ce qui a d'avoir fait plutôt polémique.
01:19Il y a eu des réactions politiques à droite comme à gauche, comme quoi ce n'était pas le moment
01:22en vue de ce que la France vivait cet été.
01:25On verra donc ce soir quels sont les mots d'Emmanuel Macron qui a passé quand même tout cet été
01:29à suivre la situation du côté des incendies,
01:32puisqu'il était allé en Gironde ou encore à Fontainebleau.
01:35Et donc aujourd'hui, il se consacre plutôt à ce qui s'est passé dans le Var en recevant en
01:39ce moment notamment des pompiers et des maires, pas très loin d'ici, au fort de Brégançon.
01:43Voilà, je vous le disais, c'est le pôle Varrois.
01:45Et puis du côté de la Gironde où était le Premier ministre Sébastien Lecornu, on voulait répondre à la détresse
01:51des riverains,
01:52la détresse des habitants du Porges notamment, la détresse des chefs d'entreprise.
01:56Donc on va mettre au total 100 millions sur la table, 12 millions pour les habitants du Porges, 10 millions
02:05pour les habitants du Porges.
02:07Écoutez le Premier ministre, il le dit lui-même, on met le paquet.
02:12On assume de sortir l'artillerie lourde parce que c'est cette artillerie lourde qui crée la rupture et qui
02:17permet à tout le monde de se projeter localement.
02:20La première des choses évidemment, c'est la question du relogement.
02:24On va augmenter beaucoup de relogements d'urgence, on va augmenter les fonds d'accompagnement des collectivités locales pour ces
02:30relogements d'urgence.
02:31Le relogement n'a de sens que si on ne donne pas une perspective de reconstruction.
02:34Alors là, ça pose des questions qui sont à la fois simples et redoutables.
02:37La question simple, c'est toutes les reconstructions d'habitations qui peuvent être faites, je ne dirais pas à l
02:43'identique,
02:43parce que les Françaises et les Français, nos compatriotes qui sont concernés par ça,
02:47n'auront peut-être pas envie de reproduire à l'identique la maison qu'ils avaient, c'est leur droit
02:50le plus strict.
02:50En tout cas, s'ils veulent reconstruire quelque chose d'équivalent, il faut que ce soit possible et possible très
02:56rapidement.
02:57Voilà, reconstruire à l'équivalence des permis de construire délivrés sous un délai d'un mois,
03:02des dégrèvements intégraux des taxes foncières et cotisations foncières des entreprises,
03:06exonérées de cotisations sociales aussi, pour tous ceux qui ont été sinistrés ou détruits totalement ou partiellement.
03:13Bref, du côté du gouvernement, après les critiques, il a été hué au Porsche, le Premier ministre Sébastien Lecornu.
03:19On essaie de ne pas être pris en défaut dans le futur. On ne veut pas être pris en défaut
03:22dans le futur.
03:23L'accueil a été mouvementé ce matin, c'est le moins que l'on puisse dire.
03:26Sur les images, on voyait vraiment la colère des habitants du Porsche,
03:29qui regrettaient que le Premier ministre ne vienne pas à leur rencontre devant cette caserne de pompiers,
03:35où ils rencontraient le maire. Et c'est vrai, il faut le rappeler,
03:37il rencontrait bien des représentants des habitants de ce collectif qui s'est constitué
03:42pour dénoncer des manquements sur le dispositif du côté de la commune du Porsche.
03:48Le Premier ministre est parfois un peu sévère. Il évoque des thèses complotistes
03:52lorsque l'on dit que certaines communes ont été lâchées au profit des zones touristiques.
03:59Il a dit que l'État n'abandonnait personne. Ça, c'est le message qu'il a passé.
04:03Et sur ce sujet de la gestion du dispositif de sécurité,
04:08il a demandé au début de sa prise de parole des réunions, je cite,
04:12« rapides » avec toutes les communes concernées sur le déroulé minute par minute.
04:16Donc il va y avoir un retour d'expérience des pompiers, peut-être des autorités locales
04:20qui viendront expliquer comment les choses se sont passées.
04:23Donc il veut continuer le travail d'explication, le travail de transparence.
04:27C'était son impératif. Ce mot de transparence, il l'a beaucoup martelé
04:31avant de prendre la parole ce matin. Et puis, c'est vrai, Alain, qu'il y a
04:35beaucoup d'annonces concrètes. Donc là, il y a des choses qui ont été amenées sur la table.
04:40Dans un calendrier, certains disent que ça fait déjà trois semaines.
04:43D'autres remarquent tout de même qu'on est encore un peu tôt dans l'été.
04:47Là, ils ont voulu s'afficher. Le choix du 17 août, à la fois parce que
04:51la saison touristique n'est pas encore complètement terminée dans cette région
04:55et que donc, notamment pour le soutien des entreprises, on estime qu'il y a des choses
04:58qui vont pouvoir se mettre déjà en place.
05:00Et il voulait aussi, disait le Premier ministre, rassurer sur la perspective de la rentrée scolaire.
05:05C'est une période, évidemment, on le comprend, qui est un peu inquiétante pour beaucoup de sinistrés.
05:10Il y a l'urgence et il y a le temps long.
05:12L'urgence sont les habitants qui ont tout perdu, qui veulent reconstruire leur maison,
05:15qui veulent retourner sur leur commune.
05:17Peut-être pas de la même manière, mais qui veulent rester.
05:21Donc, le calendrier est le bon, Gaëlle Musquet, là, ou pas ?
05:24Oui, il faut évidemment aller le plus vite possible pour que ces personnes puissent retrouver
05:28une vie normale, en sécurité et avec les équipements.
05:31Enfin, tout du moins qu'elles aient un projet, parce que leur maison ne va pas être construite en 3
05:34mois.
05:35Exactement. Et pour ça, il faut à la fois de l'investissement, il faut de la planification.
05:39Est-ce que ces maisons peuvent être construites et est-ce que ces personnes peuvent y habiter en toute sécurité
05:44?
05:44Est-ce qu'on dispose des réseaux d'assainissement, des réseaux d'eau potable,
05:47des réseaux de télécommunication, des réseaux d'électricité ?
05:50On voit que ce n'est pas juste une volonté de dédommager et de reconstruire, là.
05:53Il faut rebâtir pratiquement ce village.
05:56Et ça demande du temps, ça demande des études, du génie civil aussi,
06:01du matériel qu'il va falloir ramener, réinstaller,
06:04pour pouvoir permettre à ces villageois, à ces personnes dans ce village,
06:07de retrouver leur habitat.
06:10Et en même temps, il va y avoir des problèmes liés, évidemment,
06:14à l'attractivité du territoire, à la civiculture et les différentes essences qui vont être utilisées.
06:20Les parasites aussi qui vont malheureusement exploiter,
06:23les scolites et les nématodes qui vont potentiellement attaquer les pins,
06:28parce qu'on est en monoculture, donc il n'y a pas une question d'habitat,
06:30il y a une question aussi professionnelle, économique.
06:33Est-ce que les personnes qui habitent et qui vont réhabiter dans ce village,
06:37dans cette ville, vont pouvoir avoir une activité économique,
06:40retrouver du travail ?
06:41Ce n'est pas juste trouver un logement.
06:43– Justement, Christian Pinaudot, vous êtes expert en politique forestière
06:47et gestion des incendies, les arbres, c'est votre truc, si je puis m'exprimer ainsi.
06:51Est-ce qu'il faut repartir aux porges à l'identique ou pas ?
06:55– Alors, si vous permettez, j'aimerais dire un mot sur ce que j'ai entendu
07:00à la conférence de presse ce matin.
07:02Ce qui m'a frappé dans cette conférence de presse,
07:07ce n'est pas un mot pour les forestiers, pas un mot.
07:11C'est-à-dire qu'on a oublié quand même que la première victime de cette catastrophe,
07:15c'est la forêt, et donc les forestiers.
07:18Pas un mot, madame Gennevard, ministre de l'Agriculture,
07:22a félicité les agriculteurs d'avoir apporté de l'eau.
07:25Moi aussi, je les félicite, mais enfin heureusement que les forestiers
07:28l'avaient fait aussi avant.
07:28Bon, on est quand même, M. Lefebvre du ministère de la Transition écologique
07:35a parlé du renouvellement de la forêt, c'est très bien,
07:37et qu'il y aurait un comité de réflexion, et c'est tant mieux,
07:41mais pas un mot non plus, sur les forestiers.
07:44Or, sans les forestiers, il n'y a pas de forêt, si j'ose dire.
07:47Et pour répondre à votre question, à l'identique,
07:51alors d'abord il s'agit de forêt, c'est-à-dire que,
07:54comme le dit Gaël, il faisait allusion,
07:56mais on peut reconstruire en quelques mois la maison, si elle a brûlé.
07:59La forêt, ça prend des dizaines d'années, des centaines d'années.
08:02La forêt, c'est 30-40 ans, et d'ailleurs, le Premier ministre l'a signalé, ça,
08:07que ça allait prendre du temps.
08:09Alors après, il y a le problème des essences.
08:12Alors là, je vais faire deux remarques,
08:14parce que je trouve que le raisonnement est un peu pernicieux.
08:17Je m'explique.
08:19Dans la mesure où c'est la forêt qui est la victime,
08:21on est en train, en mettant en cause les essences,
08:25de rendre la victime coupable.
08:27Il ne faut pas oublier que si personne ne met le feu, il n'y a pas de feu.
08:31Ce ne sont pas les pains maritimes qui se mettent le feu entre eux.
08:33Alors certes, le pain maritime est une essence résineuse et inflammable,
08:39mais si on ne met pas le feu, ça ne brûle pas.
08:43Et par ailleurs, vous êtes sur un sol qui est un des plus pauvres, d'ailleurs, de France.
08:50Et d'ailleurs, ça s'appelle le pozzol.
08:52C'est du sable pilé, si vous voulez, pour faire court.
08:56Et sur ce terrain-là, disons qu'il n'y a que les essences frugales qui poussent.
09:03C'est-à-dire qu'on ne peut pas mettre une futée de chêne de troncée dans les Landes.
09:07On peut toujours essayer, mais ça fera des bonsaïs.
09:09Ça ne fera pas une futée de chêne.
09:11Donc là aussi, c'est des réflexions.
09:14Il faut savoir que les forestiers se posent ces questions-là depuis longtemps, évidemment.
09:18Et que pendant que j'ai exercé dans cette région-là,
09:21et pendant mes fonctions, on a, avec l'INRA, testé 600 espèces d'arbres différents.
09:26Et combien ont tenu ?
09:28Très peu.
09:29Très peu, sachant que pour tester un arbre nouveau dans ce contexte-là, il faut 20 ans.
09:34Ce n'est pas des tomates, ni des maïs.
09:37Quand un agriculteur se trompe de culture, il peut changer l'année qui suit.
09:40Mais en forest, ça ne marche pas comme ça.
09:42Donc, on travaille beaucoup sur ces sujets-là.
09:45Et là, on se trouve dans une région, et j'insiste un petit peu là-dessus,
09:50qui a subi déjà une tempête en 1999.
09:53Et c'est quasiment les mêmes qui ont, si j'ose dire, régalé.
09:56Là, ils viennent de reperdre un capital sur pied important.
10:01En gros, c'est 400 millions d'euros, la louche, qui sont partis en fumée, là.
10:07Ça aurait mérité un petit hommage.
10:08Et puis, je termine sur un dernier point.
10:11J'aurais aimé aussi entendre que la protection, un plan de protection de la forêt,
10:18soit devenu une priorité nationale.
10:21N'est-ce pas ?
10:21Ça s'appelle le concept de mise en défense de la forêt contre les incendies.
10:25Et je regrette qu'il n'y ait pas eu une déclaration dans ce sens-là.
10:28Peut-être que ce sera dans les programmes des différents candidats à l'élection présidentielle.
10:33Mais ce n'était pas aujourd'hui la priorité.
10:34Je pense que c'était de répondre à la population, au porche, à son inquiétude,
10:37à son urgence du relogement de sinistre économique.
10:41D'ailleurs, au porche, nous allons retrouver Laura Cambo en direct pour BFM TV.
10:45Vous avez passé la journée avec les habitants, ceux qui sont encore dans des endroits
10:49où ce sont des accueils de fortune, en attendant de pouvoir être relogés.
10:54Que pense-t-il de l'intervention du Premier ministre, alors ?
10:59Oui, tout à fait.
11:00Vous parliez justement d'urgence ici.
11:02Il y a des habitants qui sont en train d'aider à rassembler des vivres,
11:06notamment pour les sinistrés.
11:07Et parmi ces habitants et sinistrés, il y en a beaucoup qui ont loupé ce discours
11:11de Sébastien Lecornu, parce qu'il devait travailler à autre chose, à être bénévole.
11:16C'est votre cas, Émilie.
11:17Alors, on a parlé ensuite des mesures.
11:19Mais ce que vous nous disiez, c'est que vous, vous étiez ici sur le terrain concrètement.
11:23Alors oui, en effet, moi, je ne suis pas du tout au courant des mesures
11:26qui ont été annoncées dans la journée, puisque j'oeuvrais ici à la réception
11:30des denrées alimentaires, notamment pour les bébés, et à leur tri.
11:33Donc, il fallait que j'annote les dates afin qu'on ait le moins de pertes possibles.
11:38Donc, c'est vous qui m'avez annoncé tout à l'heure ce qui avait été dit par le Premier
11:42ministre.
11:43Notamment, 10 millions d'euros qui vont être donnés aux communes sinistrées de Gironde.
11:47Qu'est-ce que vous en pensez de cette somme ?
11:50Alors, pour moi, ça paraît une somme absolument dérisoire,
11:53parce qu'on est quand même nombreux à avoir été impactés en Gironde.
11:57Également les Landes, il ne faut pas oublier ce département.
12:00J'attends de voir concrètement dans quelle manière ça va être réparti, cette somme-là.
12:07Tant que je n'ai pas un petit chèque qui me parvient directement, je ne sais pas quoi penser.
12:11Voilà, parce que vous, vous avez perdu votre maison.
12:14Est-ce que la mesure qu'annonce Sébastien Lecornu, c'est-à-dire accélérer les permis de construire,
12:20qui seront donnés d'ici un mois, est-ce que ça pourrait vous aider, ça ?
12:23Alors ça, par contre, effectivement, c'est une très bonne nouvelle,
12:26puisque dans la mesure où on dépose un permis de construire,
12:29il me semble que l'on a six mois avant d'attendre son acceptation ou pas.
12:33Un mois, ça permet à ceux qui veulent reconstruire, ce qui est mon cas,
12:37d'avoir une procédure un petit peu accélérée.
12:40Maintenant, il semblerait que tous les permis de construire ne soient pas forcément acceptés
12:45comme on le voudrait nous autres sinistrés.
12:48Et moi, l'important, maintenant que j'ai perdu ma maison,
12:51qui était la première maison de ma vie,
12:52ce serait qu'avec mon chien Victor, on soit à l'abri
12:56et qu'on puisse reconstruire et repartir pour une nouvelle aventure en sécurité au Porsche.
13:02Pourquoi est-ce que vous pourriez ne pas reconstruire, ne pas avoir ce permis ?
13:06Parce que ma situation est telle que je me retrouve dans une zone
13:10qui est un petit peu risquée, dans la commune du Porsche.
13:14Je suis éloignée du centre-bourg.
13:16Et donc, au niveau du PLU,
13:19il semblerait qu'il y ait peut-être des dispositions nouvelles qui soient prises.
13:22C'est mon inquiétude aujourd'hui.
13:24Merci beaucoup, Émilie. On vous souhaite du courage.
13:26Donc, vous le voyez, les habitants du Porsche, ici,
13:29qui attendent l'application concrète de ces mesures.
13:31Et ils attendent aussi des réponses,
13:33comprendre pourquoi cet incendie a démarré,
13:36pourquoi il s'est propagé autant.
13:38Ils attendent que Sébastien Lecornu réponde à sa promesse de faire toute la lumière,
13:43de donner la transparence à cette affaire.
13:46Lucas David-Laura Cambeau, en direct du Porsche pour BFMTV.
13:49Le maire d'Ares est avec nous.
13:51Sa commune aussi avait été touchée par les incendies.
13:53Bonsoir, Xavier Dané.
13:55Est-ce que vous êtes satisfait des annonces du Premier ministre ?
13:58– Alors, on peut toujours, effectivement,
14:00quand on a un peu d'argent qui est donné, s'en satisfaire.
14:05Oui, 10 millions pour les communes de Gironde,
14:09c'est toujours une bonne chose.
14:11C'est peut-être qu'une partie de ce qui va tomber.
14:14Pour l'instant, on prend, bien évidemment.
14:17Après les annonces, effectivement, sur les permis de construire,
14:21tout ce que je voudrais en entendant un peu les auditeurs précédents,
14:25c'est qu'il n'y ait pas de conflit entre les forestiers
14:30qui ont subi de gros dommages,
14:32entre les propriétaires de maisons qui ont subi aussi de gros dommages.
14:36On va essayer de ne pas opposer, s'il vous plaît, les uns aux autres,
14:39mais simplement essayer de se dire, on est dans un drame,
14:42on a tous vécu un drame,
14:44et essayer d'avancer, essayer de trouver des solutions,
14:47mais surtout de préparer l'avenir.
14:48Parce que qu'est-ce qui compte pour nous, dans nos territoires,
14:51c'est se dire, on a connu un drame incontestable,
14:55un drame sur le développement durable,
14:57c'est-à-dire sur l'environnement,
14:59mais dans le développement durable,
15:00il y a également le social,
15:02et il y a également l'économie.
15:04On a aussi connu des drames dans ce milieu-là,
15:06et donc il faut reconstruire,
15:08et reconstruire la forêt de demain.
15:10C'est une certitude, on ne sera pas la forêt d'hier.
15:13Ça, on ne peut pas y couper.
15:15Et aussi, il faut préparer.
15:17Il faut préparer demain.
15:18Ça veut dire quoi, préparer demain ?
15:20Ça veut dire qu'aujourd'hui, notre forêt,
15:22moi j'ai 4 000 sur la commune,
15:244 800 hectares, 4 000 en forêt,
15:263 800 ou un peu plus,
15:29complètement disparu par les incendies.
15:32Donc demain, je vais avoir une autre problématique.
15:34On va connaître une autre problématique,
15:36que c'est les inondations.
15:37Il y a deux ans, on avait évacué l'hôpital privé à Arès,
15:40et si on ne fait rien,
15:42mais quand je dis rien, c'est demain,
15:44c'est-à-dire avant les prochaines pluies,
15:47avant le mois de novembre,
15:49d'octobre ou de novembre,
15:50il faut que l'on réalise là des travaux de génie civil
15:53afin d'éviter que notre commune,
15:56que la commune d'Arès soit sous l'eau.
15:57Merci M. le maire Xavier Dané, maire d'Arès.
16:00On voit bien tous les enjeux à venir
16:01dans les semaines, surtout les mois et les années.
16:05Ce sera peut-être au cœur d'ailleurs du débat pour la présidentielle.
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