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  • il y a 3 heures
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.

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Transcription
00:00On va refaire un point sur les incendies. On était déjà en train de regarder la carte de ces feux.
00:05C'est essentiellement les Pyrénées-Orientales qui concentrent toute l'attention.
00:08On a des images qui viennent d'Île-sur-Tête, vous voyez, dans les Pyrénées-Orientales, avec des feux qui
00:14ne sont pas encore maîtrisés.
00:16C'est Élise Phillips qui est là-bas pour BFM TV.
00:20Élise, les pompiers sont à pied d'œuvre. Il faut agir, agir vite.
00:26Exactement, il faut agir très vite ici dans l'Hérault où le feu qui s'est déclenché il y a
00:31quelques heures a parcouru plus de 200 hectares.
00:34Et les pompiers, il y a beaucoup de moyens terrestres en ce moment qui travaillent encore.
00:38On voit ces pompiers sur ces images de Jérémy Paoloni qui sont en train de noyer les points chauds.
00:43Parce qu'ici, toute la végétation a été traversée par les flammes et il reste encore parfois des braises sous
00:50la végétation, sous la terre.
00:51Et donc, il faut noyer avec énormément d'eau pour éviter qu'éventuellement des braises soient attisées par le vent
00:58et reprennent et brûlent une plus grande partie de la végétation.
01:01Vous le voyez sur ces images de Jérémy, à quel point cet endroit, cette forêt a été complètement brûlée.
01:08Ça, ce sont pour les moyens terrestres. Il y a aussi des moyens aériens.
01:11Toute la journée, on a vu des canadaires, des avions faire des rondes dans le ciel, larguer des milliers de
01:16litres d'eau sur des points chauds qui se réactivaient à certains moments.
01:19Ça a été la priorité de la journée pour les pompiers.
01:22Ces pompiers qui vont encore rester mobilisés ici dans l'Hérault parce que ce feu, même s'il s'est
01:28calmé, on va dire, il n'est pas encore fixé.
01:31Ça veut dire que la situation n'est pas du tout terminée.
01:33Et puis, les pompiers s'inquiètent encore une fois de cette saison des incendies extrêmement précoce.
01:39Tout à l'heure, un pompier nous disait que ce qu'on observe en ce moment, c'est plutôt une
01:42situation qu'on a habituellement au mois d'août.
01:44Donc, il y a à peu près un mois d'avance sur la saison des feux.
01:47On le voit ici dans l'Hérault avec ce feu qui a été extrêmement actif, assez puissant et qui a
01:52eu le temps en quelques heures de brûler beaucoup de végétation.
01:55Alice Phillips avec Jérémy Poligny dans l'Hérault, donc les Pyrénées orientales.
02:00L'Hérault, on voit bien où sont les foyers intenses.
02:02Pour parler celui des Pyrénées orientales, il faut préciser que le feu n'est toujours pas fixé, mais il a
02:08ralenti selon les autorités qui sont sur place.
02:12Avec toujours ce problème, c'est le vent, bien entendu, qui attise les flammes.
02:15Oui, des conditions météo qui sont très, très défavorables.
02:18Le vent, mais pas que.
02:19Une végétation qui a poussé cet hiver et ce printemps, qui a séché depuis en raison de la canicule.
02:25Donc, tout ça, ça donne du combustible à l'incendie.
02:28Un relief également qui favorise la propagation du feu.
02:32Un taux d'humidité très faible.
02:34Des températures élevées.
02:35Enfin, voilà, on a vraiment le cocktail explosif pour ces feux.
02:39Donc, oui, le feu ralentit.
02:42Honnêtement, dans le vocabulaire des sapeurs-pompiers, ça ne veut pas dire grand-chose.
02:46Un feu qui ralentit, en tout cas, il faut toujours faire preuve d'humilité parce qu'un feu qui ralentit,
02:50soit on aura un petit peu de chance et on pourra le fixer.
02:52Enfin, les collègues pourront le fixer.
02:54Et là, ils ont une petite fenêtre de tir.
02:56Le vent a baissé un petit peu.
02:58Justement, on va regarder la carte météo.
03:00L'objectif, c'est ça, c'est d'arriver à le fixer.
03:02Et une fois qu'il sera fixé, c'est de tenir ce feu fixé pour qu'il devienne maîtrisé.
03:07Mais vraiment, il faut être vigilant, bien sûr.
03:09Oui, il faut être très, très prudent.
03:09Quelle est la carte météo, alors, de la situation, Anthony ?
03:12Pérénées orientales, Héros, là où sont les clés ?
03:15Sur la situation du vent, Ludovic l'a dit, ça a baissé.
03:19Justement, ce vent va faiblir aussi demain.
03:22Tramontane et Mistrales faiblissent, ce qui permet aux marins, vous savez, c'est un vent qui vient de la mer,
03:27et bien d'entrer un peu plus à l'intérieur des terres et d'amener de l'humidité.
03:31Le marin, c'est 70-80% d'humidité.
03:34Donc vraiment, demain, les conditions seront optimales pour les pompiers,
03:38pour, comme le dirait Ludovic, matraquer, tabasser effectivement le feu.
03:41En revanche, à partir de mercredi, la Tramontane revire en force avec des rafales à 40-50 km par heure.
03:48Tout comme de l'autre côté, au niveau de la vallée du Rhône, le Mistral,
03:52où là aussi, on attend de puissantes rafales jusqu'à 60 km par heure.
03:56En revanche, ce qui ne change pas, ce sont les températures.
03:59On restera sur un plateau à 40.
04:01La troisième canicule s'installe.
04:04Demain à midi, ce sont 61 départements qui seront en vigilance orange canicule.
04:09Ça va toucher beaucoup de régions, notamment, on le voit sur cette carte,
04:12l'Ile-de-France à Bourgogne, les Pils-de-la-Loire, la Bretagne, sauf les Côtes-d'Armor, petite exception,
04:18avec des températures qui pourraient grimper jusqu'à 41 degrés.
04:21– Exactement, en fait, d'ailleurs, la canicule ne s'est quasiment pas terminée dans le sud,
04:27puisque dans le sud, on est directement passé de la deuxième à la troisième sans cause.
04:30– Oui, on n'a pas vu beaucoup de différences.
04:32– Il n'y a quasiment pas eu de différences.
04:33Ailleurs, effectivement, on a pu un petit peu souffler, malheureusement, ça reprend.
04:36Vous l'avez dit, 61 départements en vigilance, donc demain,
04:39c'est quasiment les trois quarts du territoire.
04:40Si vous habitez dans un département en orange, si vous êtes dans le sud-ouest
04:44et sur le porto méditerranéen, eh bien, c'est chez vous que les températures seront les plus élevées,
04:49jusqu'à 40 degrés à l'ombre, évidemment.
04:51En revanche, si vous êtes sur les régions plus centrales,
04:53comme par exemple l'Ile-de-France, le centre-val de Loire ou les Pays de Loire,
04:56là, demain après-midi, eh bien, on s'échelonnera au-dessus de 35 degrés à l'ombre minimum
05:01et on pourrait aller jusqu'à 38, 39 degrés.
05:03– On a battu des records mensuels aujourd'hui ?
05:05– On a battu plus d'une dizaine de records qui se sont localisés, effectivement,
05:09dans l'Aude, sur le pourtour méditerranéen,
05:11puisque l'on est monté jusqu'à 42, 43 degrés, effectivement, à l'ombre.
05:15Vous les découvrez d'ailleurs à droite de l'écran.
05:16– Argeliers dans l'Aude, 42,7, Soumond dans l'Hérault, 41,9.
05:21– Ce sont, effectivement, des records mensuels qui ont été battus,
05:24donc il n'avait jamais fait aussi chaud dans ce département de l'Aude pour un mois de juin.
05:28– L'étant-colonel Arroque, quelle est la stratégie d'intervention, justement,
05:33des pompiers en ce qui concerne les feux ?
05:36– Alors, on est dans une zone, les Pyrénées-Orientales,
05:38où, effectivement, la végétation est extrêmement sèche depuis des semaines.
05:42Et j'irai même au-delà, on a des zones, notamment au pied des Pyrénées,
05:45où 70% de la végétation est morte.
05:48Des saisons qui se sont enchaînées, où on a des arbres morts,
05:51des zones entièrement de végétation morte, qui brûleront inéluctablement.
05:56Ce sera cette saison, ce sera la prochaine, mais on sait que le combustible est là
06:00pour que le feu arrive, il faut qu'il y ait une énergie d'activation,
06:04cesser des parts de feu, malheureusement trop souvent d'origine humaine,
06:07par négligence ou par malveillance.
06:10Et puis, le vent, le vent qui se lève, et on a vu ces derniers jours qu'il s'est
06:13levé,
06:13qu'il va s'intensifier à nouveau demain.
06:16– Ce qu'ils disent les pompiers souvent, c'est quand ça part, il nous faut juste un verre d
06:19'eau,
06:20quand ça commence après, il nous faut un saut d'eau.
06:23Donc, c'est la stratégie du verre d'eau, c'est d'éteindre au plus vite la stratégie des pompiers,
06:27c'est ça ?
06:27– Alors, la stratégie elle-même, ce qu'on appelle la stratégie d'attaque du feu naissant,
06:30qui est une doctrine française en la matière,
06:32qui est qu'on va privilégier tout feu naissant, notamment pour les moyens aériens.
06:36– D'accord.
06:37– Parce que le feu que l'on va éteindre tout de suite,
06:39il évitera d'être le gros feu de demain que l'on aura géré pendant des jours.
06:42Et donc, on va prioriser, et d'ailleurs, on a un travail qui se fait en collaboration avec Météo France,
06:47où tous les soirs, on étudie la carte météo du lendemain
06:51pour localiser au plus près les zones les plus à risque, des zones rouges,
06:55et établir un circuit aérien et un avion…
06:58– Un circuit aérien de surveillance, donc c'est ça ?
06:59– De surveillance, exactement.
07:00– Mais on ne fait pas des largages préventifs où on peut en faire ?
07:02– Non, on appelle ça le guet aérien armé,
07:05c'est-à-dire un avion chargé en eau ou plutôt en retardant,
07:07qui va faire un circuit préétabli de ces zones les plus à risque
07:11et qui va, de par sa hauteur, sa hauteur de vue,
07:14voir ces départs de feu-là, voir avec des moyens complémentaires,
07:17des caméras qu'il détecte automatiquement,
07:19pouvoir élarguer de l'eau ou du retardant
07:21dans les premières minutes du départ de feu
07:23et éviter que ce feu ne dépasse le premier hectare.
07:26– On va retrouver Pauline Sarafi,
07:30qui est du côté de Boult-Erner dans les Pyrénées-Orientales,
07:34avec des départs de feu autour de vous, Pauline.
07:38– Oui, effectivement, des départs de feu très inquiétants,
07:41comme celui qui se trouve juste dernier mois,
07:44derrière le flanc de colline que vous apercevez,
07:46à l'image de Déborah Roque.
07:48Vous venez de les rater, mais 5 Canadaires ainsi qu'un hélicoptère
07:52bombardier d'eau viennent de larguer plusieurs milliers
07:55de litres d'eau sur cet endroit.
07:59Ce feu-là, pour tout vous dire, il n'était pas présent
08:01il y a encore une demi-heure.
08:03Il est en direction du petit village de Rhodes,
08:06le petit village de Rhodes qui a été évacué il y a de ça
08:09deux heures environ.
08:11Le maire, lui, disait que déjà une vingtaine d'habitations
08:14avait été brûlée.
08:16Il parle d'une scène cataclysmique.
08:18Vous imaginez donc l'inquiétude pour ces communes.
08:22Ce qui inquiète également, vous le disiez,
08:24c'est ces départs de feu qu'on retrouve un peu partout.
08:27Juste là, en bordure de cette départementale,
08:30un feu qui est traité à de nombreuses reprises.
08:32On le voit, on voit plusieurs colonnes de pompiers
08:35à différents moments venir rééteindre.
08:37Mais malheureusement, à cause du vent qui s'est levé,
08:39ces départs de feu sont de plus en plus souvent.
08:43Vous allez le voir également, ce qui inquiète,
08:45c'est le massif des Aspres.
08:48Celui qui se trouve juste à ma droite,
08:50que vous allez voir sur l'image de Déborah Roch,
08:52où là, on assiste à vraiment plusieurs fulmerolles,
08:55ces panaches de fumée blanche,
08:58qui parfois reprennent en envergure.
09:01Derrière ces reliefs, il y a énormément de flammes.
09:05Quand on prend un autre axe, on arrive à les voir
09:06et ces panaches, malheureusement, ils noircissent.
09:09Vous l'imaginez donc, les pompiers qui sont vraiment
09:11à pied d'oeuvre sur le terrain ce lundi encore
09:14pour tenter de limiter la propagation de l'incendie.
09:18Ils sont appuyés fort heureusement par des moyens aériens,
09:22je le disais, des canadaires, des hélicoptères bombardiers d'eau.
09:26Ces pompiers au sol, ils sont toujours plusieurs centaines,
09:29700 à l'heure actuelle, pardon,
09:32qui vont lutter encore jusqu'à la tombée de la nuit.
09:35Puisqu'on le sait, dès que la nuit sera tombée,
09:37malheureusement, ils n'auront plus le soutien de ces aéronefs,
09:41que vous voyez d'ailleurs à l'image en ce moment même.
09:44Pauline Sarafi avec Déborah Roque,
09:45puisqu'on voit les moyens aériens.
09:47Parlons-en avec Nargis Hadji, justement,
09:50pour faire un point précisément.
09:51Savoir, Nargis, de quels moyens disposent
09:55les pompiers français pour intervenir
09:57sur les incendies moyens aériens ?
09:59Oui, il y a d'abord les canadaires.
10:00Donc, 12 en France, mais ils ne sont pas tous opérationnels.
10:04Là, seulement 11 parmi eux seraient opérationnels.
10:07Un canadaire, qu'est-ce que c'est ?
10:08C'est donc cet avion bombardier d'eau que vous voyez.
10:11Il est jaune et rouge, comme son nom l'indique.
10:13Il est conçu au Canada.
10:14Et sa force, c'est qu'en frôlant l'eau d'un lac, d'une mer, par exemple,
10:18il peut collecter jusqu'à 6000 litres d'eau en quelques secondes
10:21avant de repartir pour larguer, comme vous le voyez ici, son chargement.
10:25Paris a annoncé la commande de 4 canadaires supplémentaires.
10:29La livraison s'échelonnera jusqu'en 2033, ce n'est donc pas pour tout de suite.
10:33Et à terme, la flotte française comptera donc 16 canadaires.
10:36Aujourd'hui, elle n'en dispose que de 12.
10:38Et lorsque l'on compare avec les voisins européens,
10:41notamment avec l'Espagne ou encore l'Italie,
10:42on voit que le compte n'y est pas puisqu'il y a 21 canadaires en Espagne,
10:4618 en Italie.
10:47Il existe d'autres moyens aériens pour combattre le feu,
10:50comme le dash.
10:52Il décolle, lui, d'une base aérienne
10:53et il peut transporter presque deux fois plus d'eau que le canadaire,
10:58de l'eau ou du retardant.
11:00C'est un liquide rouge qui ralentit la propagation des flammes.
11:03La flotte française en compte 8.
11:06Il y a aussi des hélicoptères bombardiers d'eau
11:08équipés d'un seau suspendu, comme on le voit juste ici,
11:11ou d'une cuve.
11:12Eux interviennent surtout dans les zones difficiles d'accès,
11:15notamment pour prêter main forte aux sapeurs-pompiers,
11:19près des reliefs, par exemple.
11:20Enfin, en plus, on peut ajouter six avions bombardiers d'eau.
11:23Léger, loué, notamment pour cet été.
11:26Yénar Gisadji, on a priorité au direct
11:29avec le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez,
11:32qui vient d'arriver dans les Pyrénées-Orientales.
11:34Vous le voyez ici.
11:35Il est à l'île-sur-Tête,
11:37où il vient saluer les pompiers,
11:41les forces qui sont en train de lutter contre les incendies.
11:44La gestion des forces en présence, c'est important aussi,
11:46parce qu'il y a des hommes et des femmes
11:48qui sont mobilisés depuis maintenant plusieurs jours.
11:50Il faut les relever.
11:52Il faut aussi beaucoup d'hommes et de femmes pour surveiller.
11:57Même quand le feu semble éteint,
11:59il faut rester sur place à un certain moment.
12:02C'est ce que Laurent Nunez est venu faire, soutenir les troupes ?
12:04Exactement, avec une coordination qui est locale.
12:07La direction des opérations de secours est au préfet.
12:09Il y a un commandant des opérations de secours,
12:10sapeurs-pompiers du service d'incendie.
12:13Mais l'appui est national, voire international.
12:15Et donc, on a des colonnes de renforts qui viennent de toute la France
12:18pour appuyer leurs collègues des départements concernés.
12:22Et effectivement, il y a une rotation qui doit se faire
12:24pour relever périodiquement les hommes et les véhicules
12:28et faire en sorte qu'on puisse tenir longtemps.
12:29Il y a des renforts qui arrivent de plusieurs autres départements, j'imagine.
12:32D'autres départements, on a des colonnes qui nous viennent
12:34de l'est de la France, du nord de la France,
12:36qui sont en appui.
12:37On est en train de préparer d'autres pour les relever
12:39et pouvoir tenir au plus long.
12:42Mais justement, ce qui est intéressant,
12:44c'est de savoir, parce que depuis les incendies
12:46qu'on a connus ces derniers étés,
12:48si tous les moyens sont bien disposés,
12:51bien appropriés, modernisés.
12:54On a des images, là, regardez, qui viennent de nous arriver,
12:57qui sont prises par hélicoptère,
12:59qui permettent de mesurer l'ampleur des incendies,
13:03voir où sont les départs de feu.
13:05C'est vrai que les moyens aériens, les drones,
13:08aujourd'hui, c'est un moyen efficace
13:09de savoir précisément comment les feux évoluent,
13:12comment ils se propagent
13:13et quel type de végétation ils touchent,
13:15même si on imagine que les pompiers locaux
13:16connaissent parfaitement la topographie des lieux.
13:18Les drones, les caméras améliorées,
13:20renforcées, dopées à l'IA.
13:21Donc c'est ces nouvelles technologies
13:23qui viennent effectivement nous appuyer significativement,
13:26notamment pour détecter les feux
13:28le plus précocement possible,
13:29pour pouvoir les éteindre quand c'est encore possible,
13:32assez facilement, avec un minimum de moyens.
13:35On voit ces images, Gaël, là,
13:38du feu à partir de l'hélicoptère de BFM TV.
13:42On voit aussi l'ampleur, quand même, de cet incendie.
13:45Oui, complètement.
13:46En fait, ce qu'il faut imaginer,
13:47c'est qu'on a tout le territoire national, aujourd'hui,
13:51qui est concerné par ces vigilances feux de forêt,
13:54tout l'hexagone, et au moins vigilance jaune ou orange.
13:57Donc, sur la distribution des moyens,
13:59ce qu'il faut imaginer, c'est que là où avant,
14:01au début d'une saison,
14:02on pouvait compter sur les départements et les territoires,
14:04au nord, pour pouvoir soutenir les départements du sud,
14:08aujourd'hui, en venant sur ce plateau,
14:10on a...
14:11J'ai été témoin d'un feu dans les Yvelines.
14:14Donc il faut imaginer que les moyens...
14:16C'est une région parisienne.
14:17Exactement.
14:17Donc il faut imaginer que les moyens
14:19qu'on aurait pu engager aujourd'hui,
14:20on en a besoin partout.
14:22Tous les départements sont concernés par ça.
14:24Oui, on peut quand même aussi s'arrêter un instant
14:25sur les origines de ces incendies.
14:28Bien sûr.
14:28Parfois, c'est accidentel,
14:30mais c'est aussi souvent criminel.
14:32Un homme a été arrêté dans le département de l'Hérault.
14:36Il est suspecté d'avoir allumé neuf feux,
14:39être à l'origine de neuf départs de feu, quand même.
14:41Là, on est face à un pyromane et ça crée une situation
14:47qui devient quand même compliquée à gérer.
14:48On n'a pas de marge.
14:50Évidemment, sur déjà les néglisances,
14:52c'était déjà compliqué.
14:53Évidemment, si on rajoute les incendies d'origine criminelle,
14:56là, effectivement, on a des sujets qui peuvent être compliqués.
15:00D'où l'importance, et c'est un peu aussi le rôle
15:02du Pôle Nouvelle Technologie, de l'entente de Valabre,
15:05de ces hommes et ces soldats du feu.
15:06Je vous invite à aller voir sur ce site à Gardanne
15:08le mur des hommes et des femmes qui sont tombés au feu.
15:11Et de se rendre compte que la meilleure manière aujourd'hui
15:14de gagner ces combats et ces luttes que l'on doit mener,
15:16c'est aussi de ménager ces hommes et ces femmes
15:17et de ne pas avoir de négligence.
15:19Ce n'est pas juste des étincelles, ce n'est pas juste du feu,
15:21ce n'est pas juste des mégots de cigarettes.
15:22Ce sont toutes les sources de chaleur aujourd'hui
15:24qui sont des dangers et qui mettent en danger ces hommes et ces femmes
15:27qui, à un moment, seront fatigués,
15:29vont forcément à un moment ou à un autre faire des erreurs.
15:32On a un risque de casse sur les machines.
15:34On n'en a déjà pas beaucoup.
15:35Vous avez vu quand même que les moyens sont limités.
15:38Ménager ces hommes et ces femmes,
15:39c'est aussi ménager ces machines.
15:40Et éviter, évidemment,
15:43et ça, c'est une vigilance qui nous concerne tous,
15:45toutes et chacun,
15:47évidemment, ces drones, ces caméras
15:48qui permettent aux enquêteurs
15:50de comprendre l'origine de ces feuilles
15:51pour mieux combattre leurs origines.
15:53Anthony ?
15:53Un point d'inquiétude, notamment ce week-end,
15:56puisque l'on va avoir des températures très élevées,
15:58on sera au pic, sans doute, de ces canicules ce week-end,
16:01on aura toujours du vent.
16:02Et surtout, ça va coïncider avec, là aussi,
16:05une nouvelle vague de départs en vacances.
16:07Et est-ce que vous savez combien, est-ce que,
16:09de mégots sont jetés sur 100 kilomètres d'autoroute,
16:12selon Vinci ?
16:1310 000 par jour.
16:1510 000 mégots par jour,
16:16soit 100 mégots par kilomètre d'autoroute.
16:19Donc, vous vous rendez compte que,
16:20même si les incendies ne sont pas volontaires,
16:22parfois, ils sont involontaires,
16:24à cause, malheureusement, de ces gestes.
16:25Regardons ensemble, quand même, ces images de BFM TV,
16:28BFM TV qui survole en hélicoptère les zones sinistrées,
16:31Ludovic Pingano.
16:32On voit, quand même, l'étendue de cet incendie,
16:35qu'on n'arrive toujours pas à maîtriser,
16:37qu'il n'est toujours pas fixé.
16:39Non, il n'est toujours pas fixé.
16:40On voit, c'est un incendie majeur,
16:42avec des moyens considérables déployés dessus.
16:45700 personnels au sol, c'est énorme.
16:48Et pour autant, on n'arrive toujours pas à le fixer.
16:524 600 hectares partis en fumée.
16:544 600 hectares.
16:56Donc, voilà, un hectare, pour nos téléspectateurs,
16:58pour se rendre compte de ce que ça représente,
17:00un hectare, c'est un terrain de foot.
17:01Donc, imaginez 4 600 terrains de football
17:04en pleine Coupe du Monde.
17:05Là, voilà, on doit pouvoir se retrouver
17:06qui brûlent ou qui ont brûlé
17:08juste sur cet incendie dans les Pyrénées-Orientales.
17:12Il y a une question aussi,
17:13c'est toujours la gestion de nos forêts
17:16ou la gestion de ce qu'on appelle le débroussaillage.
17:20Alors, bien évidemment, quand il y a de la chaleur,
17:22toute la végétation est très sèche.
17:24Vous le disiez vous-même,
17:25inévitablement, à un moment ou à un autre,
17:26ça partira.
17:27Mais comment est-ce qu'on peut s'y prendre aussi
17:29pour débroussailler, installer des pare-feux naturels ?
17:32Il n'y a pas des solutions d'anticipation aussi ?
17:34On le travaille et on le fait, effectivement.
17:35Il y a ces obligations de débroussaillement.
17:389 maisons qui brûlent sur 10
17:41le sont sur un terrain qui n'a pas été débroussaillé.
17:44C'est que ça marche.
17:45C'est que ça fonctionne.
17:46Malheureusement, il en reste beaucoup
17:47et c'est ce qui expose encore de l'habitat.
17:49Et puis, on a un travail qu'on va faire hors saison.
17:51Un travail qui va se faire de manière très douce
17:54avec le tissu local,
17:56avec des zones qui vont être déboussaillées naturellement,
17:59ne serait-ce qu'en y mettant des animaux
18:00qui peuvent opérer.
18:01Et puis, on va travailler, par exemple,
18:03avec les sapeurs-pompiers, les sapeurs-sauveteurs
18:04qui vont faire l'hiver des brûlages dirigés.
18:07Profiter de la saison moins exposée,
18:09avec des vents et des températures moins exposées,
18:11pour aller brûler des zones
18:13de manière préventive
18:14et enlever ce combustible
18:16qui générerait des gros feux durant l'été.
18:19On a sur mes classes
18:22que j'ai pu faire dans le sud de la France,
18:23les chèvres du rove,
18:24c'est un très bon exemple
18:25de réintroduction d'agriculteurs,
18:27d'éleveurs dans les massifs
18:29pour qu'avec ces pâturages,
18:31le fait que ces animaux piétinent régulièrement,
18:34broutent aussi cette végétation,
18:36ça permet de faire ces fameuses barrières coups-feu.
18:39Si vous voulez, on est passé de
18:40« il ne faut plus d'hommes dans les massifs
18:42parce qu'il fallait les préserver »
18:44et « attention, on avait quand même
18:46des savoirs, on avait quand même
18:47une culture, on avait quand même
18:48une histoire dans ces massifs »
18:49– Avec le pastoralisme notamment.
18:51– Exactement, que l'on réintroduit.
18:52Vous savez, on a donné des subventions
18:54pour enlever ces bergers dans les massifs,
18:56on est en train de à nouveau
18:58financer et subventionner
18:59la réintroduction de ces bergers,
19:01de ces éleveurs dans nos massifs.
19:02– On a un restaurateur
19:04qui est avec nous,
19:04il s'appelle Richard Marguel,
19:06il est gérant du restaurant
19:07La Table de Maïlis
19:08est à Île-sur-Tête.
19:10Justement, bonsoir Richard,
19:11merci d'être avec nous.
19:12– Votre restaurant, il est ouvert
19:15ou il est fermé en ce moment
19:16à cause des incendies ?
19:17– On a interdiction d'ouvrir aujourd'hui.
19:19– Mais les flammes sont arrivées
19:21à 5 mètres, je crois,
19:22de votre établissement ?
19:23– En fait, derrière les arbres
19:24que vous voyez,
19:25le feu était juste à côté,
19:26juste en bas aussi.
19:27– Donc vous l'avez échappé belle ?
19:29– Oui, plutôt oui.
19:30– Comment justement
19:31est-ce que vous avez pu
19:32arrêter les flammes ?
19:33– Alors moi, j'ai eu,
19:35je pense que j'ai eu de la chance
19:36par rapport à toutes les maisons
19:37qui ont brûlé.
19:38– On avait une colonne
19:39de la sécurité civile
19:40et pas mal de camions,
19:43pas mal de CCF
19:44ont engagé des centres de secours
19:47autour.
19:48– Mais il paraît que vous avez
19:49offert le repas aux pompiers,
19:51à la trentaine de pompiers
19:52mobilisés hier soir
19:54autour de votre établissement,
19:55c'est ça ?
19:56– Oui, tout à fait.
19:57C'est le moyen qu'on puisse faire.
19:59On aide de la façon qu'on peut.
20:02– Mais là…
20:03– On est resté avec eux
20:04jusqu'à 1h du matin.
20:04– C'est bien cette solidarité,
20:06c'est sympa,
20:07c'est un beau geste,
20:08mais là, du coup,
20:09vous avez un sacré manque
20:10à gagner en plus
20:11en période estivale,
20:12en période de vacances.
20:14– Mais voilà,
20:14on commence les vacances.
20:16Nous, pour un petit établissement
20:18dans un petit village,
20:20on estime le manque à gagner
20:21à 2 000 euros par jour.
20:22– Mais essayons de comprendre
20:24comment ça fonctionne
20:25une évacuation,
20:25c'est-à-dire que vous avez reçu
20:26un SMS hier soir
20:28à 23h, c'est ça ?
20:29– Tout à fait, tout à fait.
20:31– Mais vous n'avez pas voulu
20:32quitter les lieux, pourquoi ?
20:34– Parce qu'en fait,
20:35ça, c'est l'affaire de notre vie.
20:37On savait qu'il y avait
20:38ces colonnes de pompiers
20:39juste à côté
20:40et on voyait que l'évolution
20:42était favorable,
20:43ils ont tout noyé.
20:45Bon, après,
20:45on reste confinés
20:46pour ne pas gêner les secours,
20:47mais on s'aperçoit
20:48qu'il y a pas mal de monde
20:49qui est resté sur le village.
20:50– Mais Richard,
20:51parce que vous craignez
20:52le vandalisme,
20:53les vols ?
20:54– Ben,
20:55si on a compris
20:56les réseaux sociaux,
20:59oui.
21:00– Donc on a compris,
21:01on a entendu, oui.
21:02on a un petit problème
21:03de liaison,
21:04ce qui est comparatif.
21:04Merci Richard.
21:05– Oui, oui,
21:05si on a compris
21:05les réseaux sociaux,
21:06tout à fait, oui.
21:07– D'accord,
21:07merci d'avoir été
21:10avec nous en direct.
21:12– C'est bon courage.
21:13– Ces images de feu,
21:15vigilance accrue,
21:16demain,
21:16on a plus de 60 départements,
21:18Anthony,
21:18qui vont être en vigilance
21:19orange canicule,
21:21avec toujours,
21:22malheureusement,
21:23cette sécheresse,
21:24cette chaleur
21:24qui va favoriser les feux.
21:25– 60 départements,
21:27effectivement,
21:27en vigilance orange canicule,
21:28plus d'une soixantaine
21:30aussi en alerte incendie,
21:32en alerte feu de forêt élevé,
21:34dont des départements
21:35qui n'ont absolument
21:35pas l'habitude,
21:36par exemple,
21:36les Deux-Sèvres et l'Essonne,
21:38demain,
21:38seront en vigilance rouge
21:40pour les feux de forêt.
21:41– Et des départs de feu
21:41dans les Yvelines,
21:42comme nous l'a dit,
21:43un départ de feu.
21:43– Donc aux confins
21:44de l'Île-de-France,
21:45nous avons le même risque incendie
21:46demain que si nous habitions
21:48sur le pourtour méditerranéen
21:49avec des températures
21:50qui malheureusement
21:51sur le pourtour méditerranéen
21:52ne descendront pas.
21:53– Merci messieurs,
21:534 600 hectares détruits,
21:5510 000 personnes évacuées,
21:56Laurent Nunes,
21:57le ministre de l'Intérieur
21:58qui est actuellement sur place,
21:59évolution de la situation
22:00à suivre au fil des heures
22:04avec les pompiers.
22:05On va quand même retrouver
22:06– On va retourner en hécoltère,
22:07je crois.
22:07– Oui, retrouver Victor
22:08qui est en direct avec nous
22:10pour BFM TV,
22:11justement,
22:12pour le survol
22:13de cette zone, Victor.
22:15– Oui, exactement,
22:16et en fait,
22:17ce qui est assez impressionnant,
22:18c'est que nous devons prendre
22:19en fait nos distances.
22:20Pourquoi ?
22:20Parce que les canadaires
22:21sont toujours en train
22:22d'évoluer sur cet incendie
22:24qui a désormais ravagé
22:25quelques 6 000 hectares,
22:27600 pompiers
22:27sont toujours mobilisés
22:28et vous le voyez,
22:29c'est assez impressionnant
22:30ce panache de fumée
22:31sur les images de Valentinerie.
22:32On prend vraiment conscience
22:34de la taille de l'incendie.
22:35Nous sommes à peut-être
22:373 kilomètres à vol d'oiseau
22:39et nous voyons
22:39ce gros panache de fumée
22:40s'échapper
22:42derrière,
22:43devant le mont Canibou,
22:44ce mont des Pyrénées.
22:46– Victor Pérez-Boucheron
22:49qui est dans l'hélicoptère,
22:49une interliaison un peu compliquée.
22:51– On a bien compris
22:51que les hélicoptères
22:52ne pouvaient pas s'approcher
22:52plus près de l'incendie
22:54parce que les canadaires
22:55sont en train en ce moment
22:56de travailler.
22:57– Il y a toute une coordination
22:59des moyens, rien qui se fait
23:00et effectivement,
23:01il n'est pas autorisé
23:01à d'autres aéronefs
23:02que ceux de la sécurité civile
23:03que de survoler la zone,
23:04ça se comprend parfaitement.
23:05– Merci messieurs.
23:06– Merci messieurs.
23:07– Sous-titrage Société Radio-Canada
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