Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 2 minutes
Charles Luylier, accompagnée de la rédaction d’Europe 1, propose à la mi-journée un point complet sur l’actualité suivi de débats entre invités et auditeurs.

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:0013h, 14h, Europe 1 Info.
00:02Bon début d'après-midi avec nous sur Europe 1 jusqu'à 14h.
00:05Donc nous sommes avec Charles Huillier et ses débatteurs,
00:08le directeur adjoint de la rédaction du JDD, Raphaël Steinville,
00:11mais aussi Adrien Matou, directeur adjoint de Marianne.
00:14On va continuer à décrypter l'actualité.
00:16Alors après la cybercriminalité, les incendies peut-être ?
00:20Oui, tout à fait, Marlène Duré, avec une visite extrêmement tendue en Gironde ce matin
00:26pour Sébastien Lecornu.
00:28Et je vous propose d'écouter l'ambiance peut-être pour capter ce qu'il s'est passé.
00:41Voilà, c'était ce matin.
00:47Voilà, on a tout à fait distingué Adrien Matou et Raphaël Steinville,
00:52ce qu'ont déclaré et crié même les habitants du Porges.
00:57Le Porges, village meurtri, presque 280-180 pour être exact, habitation détruite.
01:04Bon, alors Sébastien Lecornu hué au Porges.
01:08Cela signifie que pour une partie des sinistrés,
01:11l'État n'a pas été au rendez-vous face aux incendies.
01:13Est-ce que cet accueil, Raphaël Steinville, Adrien Matou,
01:17a été finalement, est mérité pour Sébastien Lecornu ?
01:21Il fallait s'y attendre, j'ai envie de dire, non ?
01:22Oui, c'était d'abord un accueil qui était attendu.
01:24Je pense que si Sébastien Lecornu a pris soin de ne pas officialiser un rendez-vous,
01:32un bain de foule avec les habitants du Porges,
01:33il s'attendait à cette confrontation houleuse,
01:38parce qu'effectivement, pour beaucoup d'entre eux,
01:40ils se sont sentis abandonnés, abandonnés par l'État,
01:44au moment où la situation était critique pour eux.
01:49Donc, il y a un ressentiment qui était évident.
01:53Et peut-être que la manière de procéder de Sébastien Lecornu,
01:57privilégiant finalement une rencontre avec les élus
02:01et les responsables économiques de la région,
02:07a suffi à attiser encore davantage la colère,
02:10alors qu'ils avaient fait l'effort de l'attendre,
02:11et qu'ils patientaient pour, en tout cas le disent-ils,
02:16pouvoir échanger avec le Premier ministre.
02:18Oui, tout à fait. Adrien Matou.
02:20Alors, il faut quand même bien expliquer,
02:22c'est le contexte très particulier du Porges,
02:24parce que nous, à Marguerite, on avait fait un reportage là-bas,
02:27c'est donc un petit village qui n'est pas loin du Cap-Ferré,
02:30mais qui n'a pas du tout le même niveau de vie, évidemment, que le Cap-Ferré.
02:33C'est des habitants, le mètre carré, je crois,
02:36entre 3 500 et 4 000 euros le mètre carré.
02:38Évidemment, le Cap-Ferré, c'est 15 000 à 20 000.
02:41Et donc, c'est des gens qui sont souvent des personnes modestes,
02:43et qui ont perdu leurs habitations,
02:45vous le disiez, 280 maisons envolées.
02:48Et il y a eu une polémique, effectivement.
02:49Voilà. Et donc, il y a eu une polémique sur fond de lutte des classes.
02:52D'ailleurs, ce terme de lutte des classes est utilisé par les habitants
02:55que nous avons rencontrés,
02:57parce que le Cap-Ferré est quasiment intact,
03:00a été protégé,
03:01et eux estiment qu'on a laissé brûler leur village.
03:04Alors, évidemment, la réalité n'est pas aussi simple.
03:07Bien sûr.
03:08Nous, notre enquête a montré qu'il y a tout un tas de facteurs.
03:11Par exemple, le Porges, c'est quelques milliers d'habitants.
03:13Le Cap-Ferré, en été, il y a plus de 100 000 personnes.
03:16Donc, on peut comprendre que les autorités, dans l'urgence...
03:18C'est 3 700 habitants, le Porges.
03:19Voilà, 3 700 contre 100 000.
03:21Ensuite, il y a une seule route, évidemment,
03:23qui relie la presqu'île du Cap-Ferré à la terre.
03:26Donc, si cette route est cernée par les flammes,
03:28les gens sont coincés.
03:29Ensuite, il y a une différence de doctrine.
03:31Les pompiers des Landes, au contraire de ceux de...
03:33Les pompiers des Landes vont chercher le feu.
03:35Les pompiers de la Gironde attendent sur la ligne de feu.
03:37Donc, il y a tout un tas de facteurs qui expliquent.
03:39Et donc, ça, ça compte dans ce qu'on a entendu
03:42dans l'extrait sonore sur CUE.
03:43Il y a un peu de ça, quand même, effectivement, Adrien Matou.
03:46Disons qu'on peut tout à fait comprendre
03:48que des personnes qui ont perdu leur maison,
03:50leur maison à brûler,
03:51et à côté, ils voient des gens beaucoup plus riches qu'eux,
03:55dont non pas la maison,
03:56mais souvent la résidence secondaire a été laissée intacte,
03:58on peut comprendre qu'il y a du ressentiment.
04:00Après, il faut remettre les choses en perspective.
04:02D'ailleurs, je crois que le Premier ministre a parlé
04:04de récits complotistes.
04:06Il ne faut pas partir dans la théorie du complot
04:08sur les riches qui ont été protégés,
04:10les pauvres qui ont été sacrifiés.
04:11Ce n'est pas le cas,
04:12mais on peut comprendre la colère de ces habitants.
04:14Mais, Raphaël Stanville.
04:16Lorsque Sébastien Lecornu
04:19dit tout à l'heure
04:19qu'il fera toute la transparence,
04:23minute par minute, heure par heure,
04:24sur les circonstances qui ont conduit
04:26les pompiers à conduire telle ou telle opération,
04:29on voudrait bien le croire.
04:31Mais là où c'est un petit peu contredit
04:35par une autre réalité
04:37qui n'a rien de complotiste,
04:38c'est lorsque le ministre de l'Intérieur,
04:40devant les pompiers,
04:41voilà quelques jours,
04:42s'exprimant en off,
04:44sans les caméras,
04:45mais avec les représentants syndicaux des pompiers,
04:49exprime contre le discours officiel
04:51qui voulait que tout avait été mis en œuvre
04:53pour lutter contre les incendies et la réalité,
04:57il y avait, ce sont ces mots,
04:58une posture.
04:59Ils étaient tous dans la posture.
05:01Je pense que les habitants
05:04de ce village des Landes
05:08ont ça en tête, en réalité.
05:10Il y a aussi ce fait que,
05:12d'un côté, il y a une parole publique
05:15des politiques
05:16qui se veut rassurant,
05:19qui exprime le fait
05:21que tout a été mis en œuvre,
05:23que tous les moyens
05:23ont été mobilisés
05:25pour circonstruire les incendies.
05:29Et puis, une autre réalité,
05:30c'est l'absence de moyens,
05:31c'est des promesses
05:32qui n'ont pas été tenues,
05:33c'est au lendemain de l'incendie de 2022,
05:37des engagements extrêmement forts
05:39qui avaient été pris par l'État
05:41et notamment par Emmanuel Macron
05:42s'engageant à renouveler
05:44la flotte des Canadaires,
05:46à créer une piste
05:48pour Amon de Marsan.
05:50Et tout ça, ça a été abandonné.
05:51Donc, il y a aussi ça
05:52dans la détresse de ses habitants,
05:54cet aspect politique des choses.
05:55Ce sentiment d'abandon,
05:57ce sentiment de colère,
05:59eh bien, on le retrouve
06:01dans ce témoignage de Caroline,
06:03l'une des sinistrées du Porges.
06:04Elle répondait à Charles Bouchin,
06:06notre envoyée spéciale.
06:07Ça montre tout le mépris
06:09qu'il peut avoir
06:10pour des petits gens comme nous
06:11d'un petit village du Porges
06:13au milieu de la Gironde,
06:14tout simplement.
06:15Il sait très bien
06:15qu'on est en colère
06:17et il n'y aurait pas eu
06:18les réponses adéquates
06:20à nous donner.
06:21Donc, non, ce n'est pas positif.
06:22Ça nous démontre juste
06:23qu'il va falloir
06:24qu'on se débrouille tout seul,
06:25comme toujours.
06:26Voilà.
06:27Nous, on est victimes, en fait,
06:29et on va être victimes du temps
06:30et victimes du temps
06:32que les assurances
06:33voudront bien indemniser,
06:35des entreprises
06:36qui pourront reconstruire
06:37en sachant qu'avec
06:38tout ce qu'il y a de détruit,
06:39enfin, c'est monumental
06:40ce qu'il y a à faire.
06:41Voilà, Caroline au micro
06:42de Charles Bouchin.
06:44Cela ne vous a pas échappé,
06:45Adrien Matou,
06:46Raphaël Steinville.
06:47Il sera question
06:48à l'Assemblée nationale
06:49à la rentrée,
06:50en tout cas,
06:51de la sécurité civile.
06:52On nous dit
06:53qu'il faudra
06:54un milliard d'euros.
06:55C'est un projet de loi,
06:55effectivement.
06:56Un milliard d'euros,
06:57on les prend où, alors ?
06:59On le prend où,
07:00ce milliard d'euros ?
07:01Adrien Matou ?
07:02Les débats ont été lancés
07:03par le ministre de l'Economie
07:05il y a quelques jours.
07:06Il y a une problématique
07:07extrêmement forte en France
07:08qui est que nous sommes
07:09un pays extrêmement endetté
07:11avec un déficit qui est prévu
07:12à plus de 5% du PIB,
07:14largement plus même.
07:15Nous sommes aussi un pays
07:16où il y a énormément
07:17de taxes et d'impôts
07:18donc on ne peut pas...
07:20En tout cas,
07:20la marge de manœuvre
07:21est très réduite
07:21pour augmenter les taxes
07:22et les impôts.
07:23Yannick Ndeur nous dit
07:24qu'il voudrait,
07:25en tout cas,
07:26taxer les paquets de cigarettes.
07:27Ça rapporterait
07:28300 millions d'euros par an.
07:29Oui, alors on ne va pas
07:31combler le trou du déficit
07:32en taxant les paquets de cigarettes,
07:33pourquoi pas ?
07:34Il y a cette piste
07:35qui a été lancée
07:36par le ministre de l'Économie
07:38de moins indexer sur l'inflation,
07:41les pensions des retraités
07:42les plus aisées.
07:43En réalité,
07:44il y a un consensus économique
07:46sur le fait qu'aujourd'hui,
07:47s'il y a une partie des dépenses
07:49sur lesquelles on peut progresser,
07:50c'est les retraites
07:51parce qu'elles pèsent
07:52d'un poids énorme
07:54et qu'on pourrait,
07:55de manière assez indolore
07:56socialement,
07:58baisser un petit peu
07:59cette dépense-là.
08:00Mais cette piste
08:00qui fait l'objet
08:01d'un quasi-consensus économique
08:03fait au contraire
08:04l'objet d'un quasi-consensus politique
08:06pour dire qu'il ne faut
08:06surtout pas le faire
08:07parce que ce sont
08:08les électeurs les plus nombreux
08:09et les plus mobilisés.
08:10Voilà, effectivement.
08:11Alors, je reviens
08:12à ce qu'on disait,
08:13ce projet de loi
08:14pour la sécurité civile,
08:16parce qu'on a aussi
08:17des problèmes
08:18de moyens aériens
08:19avec la moitié
08:20de la flotte
08:21quasiment en maintenance.
08:23Bon,
08:25ça,
08:26effectivement,
08:27Raphaël Steinville,
08:28il y a un chantier
08:30énormissime
08:30qui attend
08:32l'exécutif
08:33quand même
08:34parce que,
08:34bon,
08:35même si on nous dit
08:36que du matériel
08:37plutôt nouveau
08:38va arriver
08:38dans les prochaines années,
08:39en attendant,
08:40la maison brûle.
08:41Oui, la maison brûle,
08:42mais si l'on veut
08:43prévenir justement,
08:44nous prévenir
08:45de ces méga-feux
08:47qui sont de plus en plus
08:48fréquents,
08:50il faut aussi
08:51insister sur la prévention
08:52et cela passe
08:53par la création
08:55de pare-feux.
08:56On l'a vu
08:58et on a vu
08:59des habitants
08:59qui prenaient
09:00l'initiative
09:01sans attendre finalement
09:02les autorisations administratives
09:03parce que s'il fallait
09:06passer par
09:07la voie légale,
09:08ce sont parfois
09:09des mois,
09:10sinon des années
09:11avant d'avoir
09:12des réponses
09:13et des autorisations.
09:14Est-ce que c'est faisable
09:15Raphaël Steinville
09:15avant la présidentielle ?
09:17Non, mais en fait,
09:17ce que je pense,
09:18c'est qu'il faut en finir
09:19avec un certain nombre
09:19de lourdeurs administratives,
09:21il faut en finir aussi
09:22avec parfois
09:23un écologisme
09:24qui tétanise
09:25les politiques
09:26dans les actions
09:28qui seraient nécessaires
09:29justement pour se prémunir
09:31de ces risques
09:32d'incendie.
09:34Selon vous,
09:35c'est faisable
09:35avant la présidentielle
09:36ou pas de débloquer
09:37ce milliard d'euros
09:38pour la sécurité civile ?
09:40Vu le contexte
09:40dont parlait
09:41Adrien Matou,
09:42parce que le risque,
09:43c'est de se retrouver
09:44avec, je ne veux pas
09:45être oiseau de mauvaise augure,
09:46mais il y a
09:47l'été 2027
09:48qui va arriver
09:49très rapidement,
09:50il y a fort à parier
09:51pour qu'il y ait
09:52encore des incendies.
09:53La sécurité civile,
09:54c'est les parents pauvres
09:56du ministère de l'Intérieur.
09:58Regardez aussi
09:59les revendications
10:00qui sont absolument légitimes
10:01aussi des pompiers,
10:03de la police.
10:05Donc,
10:05moi,
10:06je crains que
10:07malheureusement,
10:07s'ils arrivent
10:08à 600 millions
10:10d'euros,
10:11ce sera déjà
10:11une petite victoire.
10:12Au niveau de la communication,
10:14parce que c'est aussi
10:14l'heure du bilan,
10:16messieurs,
10:16Stainville et Matou,
10:18on a eu la préfète
10:19de Gironde
10:19qui,
10:20en plein cœur
10:21du mois de juillet,
10:23a déconseillé
10:23aux touristes
10:24de se rendre
10:25dans ce département.
10:26On a eu la ministre
10:27de l'écologie,
10:28Monique Barbu,
10:29qui était dans sa maison
10:31de vacances du Var
10:32pendant ces incendies.
10:34Est-ce que tous ces signaux,
10:35alors que la France brûlait
10:37et que la Gironde
10:38faisait face
10:38à ces méga-feux,
10:40est-ce que tous ces signaux
10:41envoyés
10:42ont été les bons ?
10:43Raphaël Stainville.
10:44On a eu aussi un président
10:45qui s'étonnait
10:47de ne pas voir voler
10:48les Canadaires
10:49pendant la nuit,
10:50alors que ce n'est pas possible.
10:52Donc, vous voyez,
10:54les limites du politique
10:57et les failles,
10:58les carences
10:59sont extrêmement nombreuses.
11:00Mais ce qui est étonnant,
11:02c'est que vous évoquiez
11:02justement Monique Barbu,
11:03qui est aujourd'hui même
11:04à la une de Libération,
11:06se défend d'avoir passé
11:08son été sur un transat,
11:09mais qui est absente
11:10de ce déplacement
11:12aux côtés du Premier ministre,
11:15ce matin même,
11:16il y a un certain nombre
11:18d'erreurs
11:18et de messages politiques
11:19qui sont envoyés
11:20qui me semblent
11:20très contradictoires
11:21et en tout cas
11:22très néfastes.
11:22Alors,
11:23je vais vous citer une perle.
11:26Monique Barbu,
11:27chez nos confrères de BFM,
11:29il y a quelques minutes,
11:31quelques dizaines de minutes,
11:32alors je vais citer
11:33la ministre de l'Écologie,
11:35LFI est le parti
11:37qui intègre le plus
11:38la question du climat
11:39dans ses positions.
11:40Monique Barbu,
11:42ministre de l'Écologie,
11:44LFI est le parti
11:45qui intègre le plus
11:46la question du climat
11:47dans ses propositions.
11:49Voilà.
11:50Alors,
11:50est-ce qu'une ministre
11:51en exercice
11:52devrait dire ça ?
11:53Raphaël Steinville,
11:55Adrien,
11:55il y en a tout,
11:55vous souriez.
11:56Vous riez jaune sans doute.
11:58Elle devrait dire ça
11:58si elle était ministre insoumise.
12:00Le problème,
12:00c'est qu'elle est dans un gouvernement
12:02qui combat la France insoumise.
12:04Après,
12:04c'est un personnage particulier
12:05cette ministre.
12:06On se rappelle
12:07de ses premières déclarations.
12:08Elle ne va pas empêcher
12:09les forêts de brûler.
12:10Pendant la crise de la clim,
12:11elle avait eu des déclarations
12:12un petit peu lunaires.
12:13On sait qu'elle a proposé
12:14au président de démissionner
12:15et qu'il lui a demandé
12:16de rester.
12:17Mais elle est très en retrait.
12:19Ça fait beaucoup de bourre.
12:20Vous ne trouvez pas ?
12:20Elle a envoyé
12:21un de ses ministres délégués
12:23accompagné Sébastien Cornu
12:24sous prétexte
12:24que c'était lui
12:26le spécialiste des forêts.
12:27Tout à fait.
12:28Mais bon,
12:29c'est quand même
12:29un petit peu bizarre.
12:30Honnêtement,
12:30moi je ne comprends pas trop
12:31pourquoi le président
12:32a à ce point insisté
12:33pour qu'elle reste ministre.
12:34Parce que de toute évidence,
12:36sans vouloir la charger,
12:38ce n'est pas une politique.
12:39Elle n'a pas de sens politique
12:40très développé
12:41en témoigne
12:42de cette dernière déclaration
12:43sur la France insoumise.
12:44Raphaël Stainville,
12:45LFI est le seul parti
12:46qui intègre
12:47la question du climat
12:48dans ses propositions.
12:48Celui qui l'intègre le plus.
12:49Peut-être pas le seul, je crois.
12:50Celui qui l'intègre le plus,
12:51effectivement.
12:52Mais ce n'est peut-être pas faux,
12:54par ailleurs.
12:54Oui, c'est vrai.
12:55Ce n'est pas faux.
12:56En revanche,
12:57c'est aussi une vision,
12:58une philosophie politique
12:59et un écologisme radical
13:02qui n'est pas sans conséquences.
13:05Donc, il faut dire absolument tout.
13:08Lorsque l'on veut défendre
13:10le climat
13:13et le souci
13:14de notre planète,
13:16il faut voir que certains,
13:19dans leur engagement politique,
13:22pratiquent une écologie punitive.
13:24Et c'est aussi le cas
13:25de la France insoumise.
13:27Et rapidement,
13:28il nous reste une minute
13:28avant de se retrouver juste après.
13:30Mais quand Emmanuel Macron,
13:32qui doit rencontrer
13:33les sinistrés du Var
13:34cet après-midi,
13:36les maires des communes sinistrées,
13:38quand Emmanuel Macron
13:39les reçoit,
13:40ces maires,
13:41à Brégançon,
13:42c'est-à-dire qu'ils ne se déplacent pas
13:43dans leurs communes respectives,
13:45aux maires,
13:46mais qu'ils les reçoivent,
13:47eh bien,
13:47à Brégançon.
13:48Y a-t-il une sorte d'indécence
13:51ou bien vous trouvez ça
13:52tout à fait normal
13:52et vous n'avez rien à dire
13:54à ce sujet ?
13:54Adrien Matou,
13:55je cherche la petite bête ou pas ?
13:56Je n'irai pas jusqu'à parler
13:58d'indécence.
13:58Je pense que le président
14:00profite de quelques semaines
14:01de vacances dans l'année
14:02et que sur ses vacances,
14:04il reçoit les élus.
14:04Bon, je ne suis pas...
14:05Le premier,
14:06il y a un million.
14:06Non, mais c'est en cela
14:09que la Ve République
14:11est plus que jamais
14:12en fait une monarchie républicaine
14:14parce que vous avez
14:16le palais d'hiver,
14:18l'Elysée
14:18et puis le palais d'été
14:20qui serait Brégançon
14:21ou ses annexes
14:24avec la lanterne.
14:25La lanterne, exactement.
14:27Bon, très bien.
14:27Merci beaucoup.
14:29Vous restez avec moi, messieurs.
14:30Nous poursuivrons ce débat,
14:33non pas sur les incendies
14:35et leur gestion,
14:36mais sur le Rassemblement National,
14:39le Rassemblement National
14:40qui veut constituer
14:43un groupe politique au Sénat,
14:44ce qui serait une première
14:45car vous le savez,
14:46la moitié du Sénat
14:47se renouvelle,
14:49renouvelle ses sièges.
14:50Ce sera en septembre
14:50et nous allons parler
14:51de ce Rassemblement National.
14:53En a-t-il les moyens,
14:54les capacités ?
14:54C'est dans un instant.
Commentaires

Recommandations