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##LE_GRAND_DEBAT_DES_VRAIES_VOIX-2026-08-06##

Catégorie

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News
Transcription
00:00Les Vraies Voix Sud Radio, 17h-19h, Judith Belair.
00:04Vous avez choisi Sud Radio et vous avez bien raison, on est bien avec vous d'ailleurs, il est 18h03,
00:10un petit rappel de vos Vraies Voix du jour.
00:12Les Vraies Voix Sud Radio.
00:13Madi Saïdi, directrice conseil en communication d'influence, Abdoulaye Kanté, policier conseiller de Paris.
00:19Vous aviez un truc à dire, Madi ?
00:20Non, je disais que j'étais bien là.
00:22Ah, vous êtes là, oui. Vous êtes présente.
00:23Toujours là.
00:23Vous avez levé la main.
00:24Présente.
00:26Abdoulaye Kanté, vous êtes là aussi ?
00:27Toujours présente.
00:28Policier, conseiller de Paris et auteur de Policiers Enfants de la République chez Fayard.
00:32Et puis Sarah Baruc, vous êtes là aussi.
00:34Fondatrice de l'association 125 et après, auteur du livre notamment, parce que j'en avais plusieurs des bouquins.
00:38Les hommes non plus n'aiment pas les cons, tiens, aux éditions HarperCollins.
00:42Allez, c'est l'heure de votre grand débat, 18h04.
00:45Les Vraies Voix Sud Radio.
00:48Les scandales se multiplient autour de la protection de nos enfants.
00:51Deux micro-crèches, People and Baby de Villejuif ont fermé après de graves signalements et des soupçons de maltraitance, dont
00:56la dernière il n'y a pas très longtemps, en juillet.
00:58À Paris, il accueille périscolaire et lui aussi, dans la tourmente, avec des enquêtes ouvertes après plusieurs signalements de violences
01:03présumées, on le sait.
01:04Quant à l'aide sociale à l'enfance, elle est régulièrement pointée du doigt aussi pour ses défaillances dans la
01:09prise en charge des mineurs les plus fragiles.
01:12Crèches périscolaires, ASEU, les affaires s'accumulent.
01:14Alors on vous le demande sur YouTube, vous n'hésitez pas à les commenter.
01:17Est-ce que vous êtes inquiète, tout simplement, pour la protection de vos enfants ?
01:210826 300 300, on part au standard à accueillir Sophie qui nous appelle de Béziers.
01:24Bonsoir Sophie.
01:26Oui, bonsoir.
01:27Alors vous, vous êtes inquiète, Sophie.
01:29Oui, il y a de quoi.
01:31Quand on écoute l'actualité, c'est tellement grave.
01:36Mais je crois qu'aujourd'hui, on ne devrait plus en être au débat et à savoir ce qu'on
01:40pense.
01:40Il faudrait peut-être être à l'action.
01:42Il ne faut pas oublier que chaque lundi soir, devant les pruneaux de France, il y a des gens qui
01:48manifestent pour que tout ça soit mis à plat.
01:54La violence faite sur les enfants, elle n'est pas d'aujourd'hui.
01:56On dirait qu'on la découvre.
01:59Et je crois que...
02:00C'est très généralisé dans ce qu'on constate, effectivement.
02:04Alors généralisé, bien sûr, parce que je pense qu'il y en a qui pensent que ça ne touche aucune
02:07classe sociale.
02:09Malheureusement, ça touche tout le monde.
02:11Ça touche tout le monde.
02:13Merci, Sophie.
02:14Merci, on vous entend.
02:17Du coup, on va écouter Arnaud Gallet, qui est fondateur et président de Mouv'Enfant.
02:21Arnaud Gallet.
02:22Monsieur Emmanuel Macron, qui est donc notre président de la République, a demandé qu'il y ait un rapport qui
02:26soit fait.
02:27Donc le rapport de la Commission indépendante sur l'inceste et les violences sexuelles faites aux enfants.
02:3033 000 personnes ont témoigné.
02:32Donc 33 000 victimes.
02:33Et derrière, il ne se passe rien.
02:34Et ça, c'est du mépris complet au niveau des personnes.
02:37Et donc, si on veut du courage politique, effectivement, on met sur la table ces préconisations qui nécessitent...
02:43Alors, ce n'est pas les 82.
02:44Là, sur le projet de loi intégrale, il y en a 17 qui sont déjà intégrés dedans.
02:47Et on fait un 49-3.
02:49Et là, je peux vous dire un truc.
02:50Le 49-3 sera hyper populaire.
02:52Les gens seront dans la rue et qu'ils vont...
02:53J'avais droit à 1 49-3 par législature.
02:55Vous le mettez là.
02:56Arnaud Gallet, fondateur et président de Mouv'Enfant, au micro de Jean-François Aquili sur Sud Radio.
03:02Alors, Madi Saïdi, quand on écoute cette idée de 49-3, il y a aussi un projet de loi sur
03:06la protection des enfants présenté en 2026
03:08qui prévoit un renforcement du contrôle des pros qui travaillent auprès des mineurs,
03:12des mesures de réforme de l'ASE, une meilleure coordination entre justice, santé et éducation,
03:16la création d'outils pour empêcher qu'un professionnel mis en cause puisse être réembauché auprès d'enfants.
03:20J'ai envie de dire que c'est un peu basique et ça ne suffit clairement pas.
03:23Oui, clairement, ça ne suffit pas.
03:25D'ailleurs, on le voit bien, malgré toutes ces petites avancées, évidemment, il en faut, mais ça ne suffit pas.
03:30Quand on regarde, et je parle sur l'autorité d'Abdoulaye, ce qui s'est passé à la mairie de
03:33Paris, on l'a vu.
03:34Et on continue à en avoir.
03:35Comment est-ce que c'est possible qu'on a pu confier nos enfants à des personnes avec lesquelles elles
03:39passent beaucoup de temps,
03:40puisque l'enfant va à l'école quasiment toute la journée ?
03:43Comment on est censé être en confiance ?
03:45Comment ces personnes ont pu continuer à officier dans les écoles en toute impunité ?
03:49On le voit...
03:50Je vous rappelle, il y a un ex-animateur qui a été condamné à 18 mois de prison, Abdoulaye Kanté.
03:56Depuis 2025, il y a plusieurs animateurs du périscolaire mis en cause pour des violences sexuelles,
04:00agressions sexuelles, viols présumés, violences physiques dans différentes écoles maternelles et élémentaires.
04:04Moi, ça me met des frissons.
04:06La ville de Paris indique avoir suspendu 132 animateurs, dont 52, pour des suspensions de violences sexuelles.
04:12Et pourtant, ce n'est que là, ce que vous citez, ce n'est que la partie visible de l
04:16'iceberg.
04:16Moi, je suis au Conseil de Paris et je peux vous dire que nous, avec notre groupe Paris Apaisé,
04:22nous veillons justement au fait que nous n'allons rien lâcher sur ce sujet.
04:25Et il est de la responsabilité d'Emmanuel Grégoire, notamment, de donner évidemment des réponses à ces familles.
04:32Donc, il y a une volonté, certes, qui est affichée, mais derrière, qu'est-ce qui s'est passé ?
04:36Qu'est-ce qui s'est passé pendant ces années, où nous avons des individus, des personnes à qui des
04:41parents ont confié leurs enfants,
04:43et on ne sait pas qui a fait quoi, et tout le monde se renvoie la balle.
04:47Il y a un problème de traçabilité.
04:49Le fait qu'il y ait une loi intégrale, justement, sur ces violences qui sont faites aux enfants, est une
04:53avancée.
04:53Mais derrière, il y a un refus aussi de certains qui ne veulent pas de cette traçabilité.
04:57C'est notarcie, quoi.
04:58Ils ne veulent pas aussi d'un fichage, mais je suis désolé, à un moment donné, et même aussi sur
05:02des caméras.
05:03Peut-être aussi, ça peut être, on va dire, populiste, de dire, écoutez, peut-être qu'il faut des caméras,
05:07mais peut-être provoquer.
05:09Des caméras dans les crèches, par exemple ?
05:10Des caméras dans les crèches, ou des choses comme ça.
05:12Il y a au moins de traçabilité.
05:13À qui on confine nos enfants ?
05:15Même du badgé.
05:18Peut-être au moins de savoir, parce que quand vous faites des enquêtes derrière, tout le monde se renvoie la
05:22balle.
05:23À un moment donné, moi, quand je fais une enquête, j'essaie de savoir, à partir du moment que quand
05:27on laisse notre enfant,
05:28qui a été le premier à avoir été en contact ?
05:30Qui a accompagné l'enfant, par exemple, aux toilettes ?
05:33Qui a couché les enfants dans les dortoirs ?
05:35C'est juste ça, en fait, du bon sens.
05:37Et, évidemment, au Conseil de Paris...
05:39Mais c'est fou quand on y pense, parce que c'est du bon sens, effectivement, et ça n'a
05:42jamais été mis en place, quoi.
05:44C'est incroyable.
05:44Parce qu'il y a une forme de banalisation, de se dire que, bon, peut-être...
05:47C'est juste normal, quoi.
05:48C'est pas que c'est normal.
05:49Je ne vais pas non plus dire ça, parce que je ne vais pas non plus jeter l'opprobre sur
05:51l'ensemble de certains animatrices qui font leur boulot.
05:55Qui font leur boulot, quand même.
05:56Mais, par contre, c'est gâché par certains qui, vraiment, font, excuse-moi, du terme, du sale à nos enfants.
06:02Et, je peux vous dire que, au Conseil de Paris, nous allons faire tout notre possible,
06:06parce qu'il y a une commission d'enquête, une mission d'information qui a été mise en place, justement.
06:10On a même une de nos collègues qui siège là-bas.
06:13Et on attend des réponses, et nous allons voir les réconvérations qui vont remonter.
06:16On renforcer les contrôles et tout ça.
06:17Mais, clairement, c'est déjà le B.A.B.A.
06:18Mais, pour le reste, il faut savoir les responsabilités.
06:21Moi, ce que je voudrais ajouter, c'est que, oui, c'est important, les professionnels, de pouvoir avoir un regard
06:30dessus
06:30et protéger les enfants de ces professionnels.
06:34Mais, l'essentiel de la pédocriminalité, c'est l'inceste.
06:3780% de la pédocriminalité, ça se passe au sein des familles, en fait.
06:41Donc, c'est ce qui fait que le phénomène est tellement massif.
06:44C'est-à-dire que, en général, quand on a subi de la pédocriminalité...
06:48Il se peut qu'on reproduise.
06:50Il se peut qu'on reproduise, sans suivi thérapeutique, sans personne à qui on peut se confier.
06:55Si on n'est pas pris en charge correctement.
06:55Si on n'est pas pris en charge correctement, forcément, on a, à un moment donné, un impact sur notre
07:01vie sexuelle,
07:01qu'il s'agisse de ce qu'on s'interdit ou de ce qu'on n'arrive pas à s
07:06'interdire.
07:06Et ce que je veux dire par là, c'est que c'est tellement massif.
07:10Il y a deux élèves par classe, en moyenne, dans le primaire, qui sont victimes.
07:18Donc, quand on est en classe de CM2, on n'est pas très loin d'être majeur, en fait.
07:23On n'est pas très loin d'avoir une activité sexuelle.
07:25Entre le CM2 et le collège, aujourd'hui, ça va vite, en fait.
07:30Donc, malheureusement, la violence sexuelle, elle arrive très vite et elle est massive.
07:35Massive. Et donc, il y a une reproduction massive.
07:38Et ce que j'ai envie de dire aussi, on en revient un peu à ce qu'évoquait l'auditrice.
07:43On ne forme pas les enseignants et les personnes des établissements scolaires
07:49à reconnaître les signaux faibles de la violence et encore moins à accompagner.
07:54En fait, c'est des sujets qui sont tellement douloureux
07:56qu'on a envie de pouvoir appuyer sur le bouton, dire ça y est, j'ai fait le signalement,
08:00j'ai fait ce que j'avais à faire.
08:01Mais en fait, ça ne dure pas comme ça.
08:03Il y a un tabou qu'il faut faire tomber.
08:05Regardez, les peines, elles sont ridicules.
08:08Heureusement qu'il y a eu les municipales qui y sont passées
08:10parce que les municipales ont permis de mettre en avant un sujet qui était...
08:13Mais bien sûr que c'est partout.
08:15Mais quand un enfant déclare ce qu'il vit,
08:17entre le moment où il pose des mots,
08:19celui où on va saisir la justice
08:20et celui où la justice agit,
08:22peut se passer deux ans.
08:23On a bien vu ce qui s'est passé avec la petite Yana, effectivement.
08:260826 300 300, vous pouvez réagir à ce que vous entendez à l'antenne de Sud Radio.
08:30On est avec William.
08:31Bonsoir, William.
08:32Oui, bonsoir.
08:33Vous nous appelez de Brive-la-Gaillarde.
08:35Vous avez un petit garçon de 13 ans, William.
08:38Voilà, exactement, oui.
08:40Et oui, ça pose énormément de questions.
08:44Et le point que je trouve relativement inquiétant,
08:48c'est qu'il y a encore quelques années,
08:49on avait l'impression qu'en payant un peu plus cher,
08:53on allait avoir une école où il n'y avait pas de problème.
08:55On allait avoir la faim et les écoles privées, quoi.
08:58Plus cher que les autres.
08:59Voilà.
08:59Et on se disait,
09:00ce qui me semble, ce que je trouve inquiétant,
09:01c'est que la typologie des personnes
09:02qu'on retrouve aujourd'hui incriminées
09:04ou des établissements,
09:05elle est hyper large.
09:07Bien sûr, c'est tout sujet.
09:08On n'aurait plus à se dire,
09:10je vais cibler,
09:11allez, moi je vais faire un effort,
09:13je vais payer un peu plus cher,
09:14et au moins j'aurai l'impression que...
09:15Bon, après, on imagine que...
09:17William, pardon, je vous coupe,
09:18mais on imagine que votre fils,
09:19vous le briefez, quoi.
09:21On briefe nos enfants aujourd'hui.
09:22Ah oui.
09:23C'est important de bien les briefez, quoi.
09:26Bien sûr.
09:27Il faut comprendre qu'il n'y a pas
09:27de petits comportements.
09:29C'est-à-dire que si aujourd'hui,
09:32on n'a pas le cas,
09:32mais s'il y a le cas dans l'établissement
09:34de l'adulte qui reste dans les toilettes,
09:35etc., ce genre de choses,
09:37ça on signale.
09:37On n'attend pas qu'il se passe quelque chose.
09:39Et c'est important que l'enfant
09:40ne se sente pas jugé,
09:42parce qu'il rapporte une information.
09:43Vraiment d'arriver à mettre en place
09:45une communication.
09:46Et j'espère aujourd'hui,
09:47qu'avec mon fils,
09:48j'arrive à mettre ça en place
09:49en tous les cas.
09:49C'est vraiment l'objectif
09:50de communiquer
09:51et de ne pas hésiter à dire
09:52au fait,
09:53c'est normal ou pas.
09:54Et on en parle.
09:55Pas forcément d'incriminer une personne,
09:57mais au moins de se dire
09:58allez,
09:59je rentre à la maison,
10:00à papa,
10:00je lui pose la question,
10:01savoir ce qu'il en parle.
10:02Rien que ça,
10:03si on a un médecin en place,
10:04on peut installer un dialogue.
10:05Merci pour votre témoignage,
10:07William.
10:07Si vous voulez faire comme William,
10:08vous de nous appeler
10:08au 0826 300 300.
10:10Il est 18h13 sur Sud Radio.
10:11Dans un instant,
10:12c'est le grand débat
10:13qui continue.
10:13Restez avec nous,
10:14à tout de suite.
10:1617h20,
10:17les vraies voix Sud Radio.
10:18Sud Radio.
10:21Parlons vrai.
10:22Les vraies voix Sud Radio.
10:2517h19,
10:26Judith Beller.
10:27Et c'est la suite
10:27de votre grand débat
10:28avec Madi Saidi,
10:29Abdoulaye Kanté
10:30et Sarah Baruc.
10:32Je vous rappelle,
10:32crèche périscolaire,
10:34aide sociale à l'enfance,
10:35les scandales s'enchaînent.
10:36Fermeture de deux micro-crèches,
10:37People and Baby
10:38à Ville Juive,
10:39périscolaire parisien,
10:40visée par des enquêtes.
10:41Dans le même temps,
10:42l'ASE,
10:42l'aide sociale à l'enfance
10:43continue d'être critiquée
10:44pour des dysfonctionnements.
10:45C'est qu'il y a des jeunes mineurs
10:46qui font de la prostitution.
10:47Enfin, plein d'affaires
10:48assez sordides.
10:49Est-ce que justement,
10:50ces affaires,
10:50elles révèlent un problème
10:51plus profond
10:52dans la protection de l'enfance
10:53en France ?
10:54Du coup,
10:54on vous pose la question
10:55sur YouTube
10:56par rapport à vos enfants,
10:57à vous.
10:57Est-ce que vous êtes inquiet,
10:58vous,
10:59pour la protection de vos enfants ?
11:00Vous pouvez évidemment commenter
11:01ou nous appeler
11:02au 0826 300 300.
11:03On accueille Paul
11:04qui nous appelle de Clabo.
11:05Bonsoir, Paul.
11:07Oui,
11:08bonjour.
11:09Bonsoir,
11:09pardon.
11:10Je vous en prie.
11:10Oui,
11:11alors moi,
11:11j'appelle en fait,
11:14en fait,
11:15moi ce qui m'inquiète,
11:15c'est un petit peu
11:15ce qui se passe
11:16un peu dans l'autre sens.
11:17Alors en effet,
11:18ce sont des affaires
11:19qui sont sordides
11:19et tout ce qui se passe.
11:20Je ne remets en aucun doute
11:23ce qui peut se passer.
11:25La problématique,
11:25c'est que du coup,
11:26il y a des familles
11:27qui du coup
11:28se servent
11:29de ces actions-là,
11:30de ces choses-là
11:31pour porter plainte
11:32pour tout et rien en fait.
11:34Quelqu'un de très proche
11:35en fait,
11:36en ce moment
11:37et s'est poursuivi
11:38pour des plaintes
11:39de deux familles
11:40sur 130 à peu près
11:41qu'il y a
11:42dans son établissement.
11:42Mais c'est quoi la plainte ?
11:45Pour harcèlement,
11:47violence,
11:48maltraitance d'enfants
11:49et tout ça.
11:49En fait,
11:50on lui a reproché
11:51d'avoir servi
11:53de l'eau chaude
11:54à des enfants.
11:56Sauf que
11:57quand on leur demande
11:58l'explication,
11:58c'est que ce n'était pas
11:59de l'eau froide en fait.
12:00On ne peut pas trop commenter
12:02les affaires en cours,
12:02vous savez, Paul.
12:04C'est compliqué pour moi
12:05de vous donner
12:06mon opinion.
12:08Et en fait,
12:09moi je trouve que
12:10malheureusement,
12:10en fait,
12:11ces affaires-là...
12:12Vous voulez dire
12:12qu'il y a un bien inverse,
12:13que des fois c'est monté
12:14en tête d'épingle
12:15et qu'on en profite
12:16pour griller des gens
12:17qui n'ont rien à voir
12:18là-dedans,
12:18c'est ça ?
12:18On jette l'eau propre
12:19sur des métiers
12:23en entier
12:23et sachant que
12:24c'est quand même
12:25qu'une minorité
12:25de tous ces gens-là
12:27qui sont comme ça.
12:28Merci Paul.
12:29On vous entend.
12:30Moi, c'était juste
12:31un petit peu
12:31de me dire
12:33de faire attention
12:33en fait.
12:35Vous avez le droit
12:36de tout dire
12:37sur Sud Radio.
12:38Parlons vrai.
12:38Merci beaucoup.
12:39Alors, pour info,
12:41cette ASEE,
12:41justement,
12:42je voudrais qu'on en parle
12:43un petit peu,
12:43Madi Saedi,
12:44il y a 392 000 enfants
12:45et jeunes de moins
12:46de 21 ans
12:46qui sont suivis
12:47par l'ASEE,
12:47l'aide sociale à l'enfance.
12:48Ça, c'est les données
12:49fin 24 qui viennent
12:50d'être publiées.
12:51C'est une hausse
12:51de 1,5% globale.
12:53Et quand on sait,
12:54on entend beaucoup parler
12:55justement de ces jeunes femmes
12:56qui sont complètement
12:58laissées à l'abandon,
12:59à qui on ne peut pas dire
13:00de rester au foyer
13:02parce que c'est interdit.
13:03Donc, du coup,
13:03elles vont se prostituer
13:04alors qu'elles sont prises
13:05en charge par l'ASEE.
13:06Enfin, il y a une série
13:07de scandales de harcèlement,
13:08un jeune homme qui est mort.
13:09C'est quand même catastrophique.
13:11Et quand on se dit
13:12qu'effectivement,
13:13l'ASEE,
13:13c'est normalement là
13:13pour récupérer des enfants
13:15qui sont en difficulté
13:16et leur donner
13:17de nouvelles chances
13:17dans la vie,
13:18c'est le serpent
13:19qui se mord la queue.
13:20Oui, absolument.
13:21Je crois qu'on doit
13:21complètement changer
13:22de philosophie,
13:23changer la manière
13:24dont on perçoit
13:25justement cette institution
13:26quand on voit
13:27que les gamines,
13:27elles sont pour beaucoup
13:28soumises à la prostitution
13:29et ce n'est pas que les filles,
13:30même les garçons.
13:31Et quand on voit,
13:32par exemple,
13:33moi j'ai ce cas
13:34qui me revient
13:34d'un gamin qui avait 13 ans
13:36et comme il n'y avait
13:36pas de famille d'accueil
13:37pour l'accueillir
13:38en l'occurrence,
13:39il l'avait mis dans un hôtel.
13:41Un gamin était dans un hôtel social
13:42à 13 ans,
13:42il était tout seul.
13:43Il gérait tout seul sa vie
13:44donc il sortait à 23 heures,
13:45il n'y avait personne.
13:46Et il voyait ses éducateurs
13:47une fois tous les 15 jours.
13:49Mais entre le jour 1
13:50et le jour 14,
13:51il avait le temps
13:52de faire ce qu'il veut.
13:53Je crois qu'on doit changer
13:54notre philosophie,
13:54comment on accueille
13:55aujourd'hui les enfants,
13:56comment aujourd'hui
13:57on prépare aussi
13:58la sortie de ces enfants.
13:59Comment ils vont être
14:00dans la société derrière ?
14:01Absolument.
14:02Quels éléments on leur donne ?
14:03On les protège parfois
14:04de leurs parents
14:05ou de leur milieu naturel.
14:07Néanmoins,
14:07on ne leur apprend pas
14:08à affronter la vie après.
14:09Dès qu'ils ont 18 ans,
14:10on leur dit merci,
14:10il faut que tu partes.
14:12Abdoulaye Kanté.
14:13Le problème de la zoo
14:13est un problème
14:15qui date depuis
14:15un certain nombre de temps.
14:16Donc le but n'est pas
14:17d'incriminer
14:18tous les personnels
14:19de la zoo.
14:19Mais c'est vrai que
14:20quand on voit
14:21toutes les problématiques
14:22qu'il y a,
14:22c'est qu'on sait que maintenant
14:23c'est devenu une main
14:24de recrutement
14:24pour la prostitution
14:26des mineurs
14:26ou pour les narcotrafiquants.
14:28Et c'est vrai que
14:29cette réalité est que
14:30malheureusement
14:31on voit ce constat
14:32et cette structure
14:33qui était censée protéger
14:34notamment nos enfants
14:35qui sont en difficulté
14:36ou bien qui sont en danger,
14:39il ne faut,
14:39je ne dirais pas
14:40qu'il faut supprimer.
14:41Mais encore une fois,
14:42il faut réformer
14:42complètement.
14:43Je pense qu'il faut
14:44y apporter des moyens
14:45et aussi à la fois
14:46un truc vraiment bien strict
14:48notamment sur
14:49ceux qui la composent
14:50c'est-à-dire les animateurs
14:51ceux qui sont défaillants
14:52parce que nous avons
14:52des animateurs
14:53qui sont à la fois
14:54des rabatteurs aussi
14:54pour des narcotrafiquants
14:56ou même aussi
14:57pour des macs
14:58notamment de la prostitution.
14:59Sarah Baruc,
15:00rapidement.
15:00Moi la zoo
15:01c'est un sujet
15:01qui me déprime pas mal
15:03du point de vue des enfants
15:05mais aussi du point de vue
15:06des parents.
15:06Moi j'accompagne
15:07énormément de mamans
15:09à qui on retire
15:10leur enfant
15:11parce qu'elles ont signalé
15:12qu'elles ont signalé
15:13qu'elles ont signalé
15:13mais aussi quand elles ont
15:15signalé des violences sexuelles
15:17et de l'inceste
15:18parce qu'il y a encore
15:20un dogme
15:21qui considère
15:23que l'homme et le père
15:26c'est différent
15:28que les travailleurs sociaux
15:30ne sont pas formés
15:32à la compréhension du trauma
15:33à la mémoire traumatique
15:35qu'il y a aujourd'hui
15:36une déperdition de savoir
15:37en fait des personnes
15:38qui accompagnent
15:39les enfants
15:40et qui jugent
15:41et qui donnent
15:42un avis
15:42sur un droit
15:43ou pas de garde
15:44et donc moi
15:45c'est vraiment
15:46sur cet aspect
15:47formation
15:47et nationalisation
15:49parce qu'en fait
15:50lorsque vous êtes fiché
15:51dans votre antenne
15:52vous n'avez pas
15:54la possibilité
15:55d'être regardé ailleurs
15:56donc l'ASE
15:56en termes de fonctionnement
15:57et de formation
15:58c'est un problème
15:58merci beaucoup
15:59Quentin Saunier
16:00les résultats
16:01de cette consultation
16:02sur Youtube
16:02si vous plaît
16:03oui Judith
16:03puisqu'on vous pose
16:04cette question
16:04êtes-vous inquiet
16:05pour la protection
16:05de vos enfants
16:06et vous répondez
16:07oui à 94%
16:09donc le sondage
16:09est quand même
16:10sans appel
16:11vous nous laissez
16:12aussi beaucoup
16:12de commentaires
16:13on a Julien
16:13qui nous dit
16:14on laisse des fous
16:16en liberté
16:16comment ne pas être inquiet
16:17et on a Brigitte
16:19qui nous dit
16:19mes enfants sont
16:20des hommes adultes
16:21maintenant
16:21mais si j'avais encore
16:22des jeunes enfants
16:22je serais très inquiet
16:23merci beaucoup
16:25Quentin Saunier
16:25reste avec nous
16:26dans un instant
16:26on va parler
16:27de quoi ?
16:28du FLNC
16:28et de sa sacrée vidéo
16:29il est 18h22
16:30c'était pas n'importe quoi
16:31on se croirait
16:31presque dans un film
16:32mais hélas
16:33c'est la réalité
16:34à tout de suite
16:34les vrais voix sud radio
16:37oui alors
16:38le coup de fil de l'été
16:39le FLNC s'est menacé
16:41s'est menacé
16:43pardonnez-moi
16:44je reprends
16:45le FLNC
16:46a fait une vidéo
16:47vous l'avez vu
16:47selon eux
16:48l'arrivée massive
16:49de français
16:50soumet à leur peuple
16:51une colonisation massive
16:52on les écoute
16:53l'état français
16:54a tout tenté
16:56pour criminaliser
16:57le mouvement national
16:59il le fait encore aujourd'hui
17:01en sachant pertinemment
17:02que ce dernier
17:03constitue
17:05le seul véritable
17:06rempart
17:07contre l'emprise
17:09croissante
17:10de toutes les dérives
17:12criminelles
17:13et affairistes
17:14nous ne serons
17:15jamais
17:15favorables
17:17aux justices
17:18d'exception
17:19nous ne pourrons
17:20jamais
17:21être du côté
17:23de ceux
17:24qui soutiennent
17:25c'est logique
17:27vous entendez
17:28la conférence
17:28de presse clandestine
17:29du FLNC
17:30qui a eu lieu
17:30Union des combattants
17:32alors est-ce qu'il faut
17:33craindre un vrai retour
17:33de la violence politique
17:34en Corse
17:35pour en parler
17:35nous sommes avec
17:36Paul-François Paoli
17:37bonsoir
17:38bonsoir
17:38bienvenue
17:39vous êtes essayiste
17:40chroniqueur au Figaro
17:41auteur de France Corse
17:42je t'aime moi non plus
17:43et c'est aux éditions
17:43de l'Observatoire
17:44alors un petit rappel
17:45quand même pour nos auditeurs
17:46le FLNC
17:47c'est le Front de Libération
17:47Nationale de la Corse
17:48qui est un groupe armé
17:49fondé en 1976
17:50dans le but d'obtenir
17:51selon les époques
17:52l'autonomie ou l'indépendance
17:53politique de la Corse
17:54grosso modo
17:54par la violence
17:57oui absolument
17:58en fait
17:59le but
18:01suivi de l'FLNC
18:02c'est d'obtenir
18:04l'indépendance
18:04est-ce que vous pouvez
18:05envoyer le haut-parleur
18:06de votre téléphone
18:06s'il vous plaît
18:07oui voilà
18:08parce qu'on ne vous entend
18:09pas très bien
18:10et là vous m'entendez
18:11c'est mieux
18:11ça résonne un peu
18:12approchez-vous de votre combiné
18:13on vous écoute
18:14voilà
18:14donc le FLNC
18:16c'est un mouvement
18:17séparatiste
18:18qui a été fondé
18:19de manière mimétique
18:20par rapport au FLN algérien
18:22c'est FLNC
18:24voilà
18:24ils ont copié
18:25le FLN algérien
18:26ils ont considéré
18:27que la Corse
18:28était colonisée
18:29et avait été colonisée
18:30par la France
18:31donc c'est une
18:31ils ont développé
18:33toute une rhétorique
18:33très mimétique
18:34par rapport au FLN algérien
18:36et ensuite
18:36en 1947
18:38ils ont changé
18:39de stratégie
18:40ils ont parlé
18:40de communauté de destin
18:42et ils ont considéré
18:43que
18:43en fait
18:44les populations
18:45résidantes en Corse
18:47avaient le droit
18:48de devenir Corse
18:49et de revendiquer
18:50aussi leur identité
18:51et là
18:52ce qu'on entend
18:53dans ce discours
18:55dont vous parlez
18:56que vous relatez
18:57c'est un retour
18:58aux sources
18:59en fait du FLNC
19:00c'est la première conférence
19:01de presse clandestine
19:02depuis 2024
19:03d'une telle ampleur
19:04du FLNC
19:05c'est en fait
19:06un retour aux sources
19:07de l'idéologie
19:11ethno-différentialiste
19:12et du FLNC
19:13qui était une idéologie
19:14ethniste
19:14donc très à droite
19:15à l'origine
19:16et en fait
19:17c'est un retour aux sources
19:18du régionalisme
19:19et du nationalisme
19:20corse
19:20ce qu'il faut comprendre
19:21c'est qu'en fait
19:22les partis nationalistes
19:24officiels
19:25en fait
19:26ne contrôlent plus
19:26du tout la situation
19:27ils sont en fait
19:28débordés
19:29parce que
19:30excusez-moi
19:31je vous coupe deux secondes
19:31mais ils nous disent
19:32quand même
19:32ne vous considérez pas
19:34en sécurité
19:35quand vous êtes
19:36non-Corse
19:36sur notre
19:37ça c'est une provocation
19:39et c'est une provocation
19:40qui a ouvert
19:41une enquête
19:42du parquet national
19:42antiterroriste
19:43c'est une provocation
19:45c'est de la rhétorique
19:46parce que je vais vous dire
19:47en Corse
19:48aujourd'hui
19:48il y a 350 000 personnes
19:50et les non-Corse
19:52c'est facilement
19:53150 000 personnes
19:54ils ne vont pas mettre
19:55en danger
19:56la vie de 150 000 personnes
19:57ce qu'il y a
19:58c'est qu'en fait
19:59c'est une provocation
20:00rhétorique
20:01qui veut dire
20:02on en a assez
20:03des discours de siméos
20:05c'est aussi dire
20:05on est encore là
20:06on a une capacité
20:08d'organisation
20:08on existe
20:09on est là
20:10c'est pas parce que
20:11vous vous êtes allié
20:12à LFI
20:12et aux gens de LFI
20:15et aux gens
20:15qui viennent vous expliquer
20:17que les immigrés
20:18sont bienvenus partout
20:20et que donc
20:20ils sont très bienvenus
20:21pourquoi vous parlez
20:22de LFI là ?
20:24parce que
20:25la stratégie
20:26de Gilles Séméoni
20:27c'est une alliance
20:28avec
20:30avec LFI
20:31en Corse
20:32c'est ça
20:32qui a provoqué
20:34une véritable
20:35une véritable fracture
20:37à l'intérieur
20:37du mouvement nationaliste
20:38et d'ailleurs
20:40la véritable scission
20:42à l'intérieur
20:42du mouvement nationaliste
20:44elle est l'effet
20:45du mouvement
20:46Mossa Palatine
20:47qui est dirigé
20:47par Nicolas Batine
20:48qui aujourd'hui
20:50va s'allier
20:50avec le Rassemblement National
20:52donc vous voyez
20:53pour un continental
20:55un pithéodique
20:56comme on dit encore
20:56c'est la situation
20:57elle est
20:58complètement
21:00étrange
21:01elle est étonnant
21:01parce qu'elle sort
21:03complètement
21:03de nos habitudes rationnelles
21:05voilà
21:06alors en fait
21:06il réagit ce projet
21:07d'évolution institutionnelle
21:08de la Corse
21:09qui a été adopté
21:10par l'Assemblée Nationale
21:10le 23 juin
21:11il estime ce mouvement
21:13que
21:13ce mouvement clandestin
21:14considéré comme presque terroriste
21:16qui fait plus recours
21:17à la violence depuis 2024
21:18mais bon voilà
21:19il ne répond pas
21:20aux revendications historiques
21:21du nationalisme corse
21:22ne protège pas suffisamment
21:23le peuple corse
21:23laisse intacte
21:24la présence de l'état français
21:25et ne règle pas
21:26la question du foncier
21:27ni de la spéculation immobilière
21:29une petite réponse là-dessus
21:29très rapidement s'il vous plaît
21:30ce qu'il y a en fait
21:32comme je vous le dis
21:33c'est un retour
21:33aux origines du SNC
21:35en réalité
21:35c'est un règlement de compte
21:37à l'intérieur du mouvement nationaliste
21:38en réalité
21:39Gilles Simeone
21:40c'est le Macron de la Corse
21:42en fait
21:42il a fait une alliance
21:44il a fait une alliance
21:45tactique
21:46avec Emmanuel Macron
21:47et c'est cela
21:48que refuse
21:49la frange radicale
21:50du SNC
21:51merci beaucoup
21:52Paul-François Paoli
21:53je rappelle que vous êtes
21:53essayiste
21:54chroniqueur au Figaro
21:54auteur de France Corse
21:55je témoins non plus
21:56aux éditions de l'Observatoire
21:57merci pour vos lumières
21:58il est 18h28
21:59vous restez avec nous
22:00dans un instant
22:01on va parler un peu
22:02de natation
22:03notamment
22:03on va se détendre
22:04allez à tout de suite
22:0617h20
22:07les vraies voix sud radio
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