- il y a 2 jours
L'Ukraine peut-elle encore inverser le cours de la guerre ? L'Europe s'est-elle durablement coupée de la Russie au prix de son industrie et de sa souveraineté ? Après le conflit, une alliance franco-russe sera-t-elle inévitable ?
Pour l'économiste Marc Rousset, auteur de "Notre faux ami l'Amérique – Pour une alliance avec la Russie", les Européens sont confrontés à un choix historique. Entre sanctions économiques, dépendance énergétique, réarmement massif, influence de l'OTAN et montée en puissance des BRICS, il estime que le centre de gravité de l'Europe pourrait se déplacer vers l'Est.
Dans cet entretien, il analyse les conséquences économiques et géopolitiques de la guerre en Ukraine, les relations entre Washington et les capitales européennes, l'avenir économique de l'Allemagne, le rôle de la Russie dans l'équilibre du continent et les conditions d'un éventuel rapprochement entre Paris et Moscou.
Au sommaire de cette émission :
- La victoire russe est-elle devenue inéluctable ?
- L'Europe s'est-elle affaiblie en rompant avec Moscou ?
- Les États-Unis sont-ils le « faux ami » de l'Europe ?
- Faut-il sortir de l'OTAN pour retrouver une politique indépendante ?
- Après la guerre, une alliance franco-russe est-elle envisageable ?
A la suite de "Politique & Eco", retrouvez la chronique financière de Philippe Béchade intitulée : "Vers une France totalitaire : tout s’accélère…".
Pour téléchargez gratuitement le rapport spécial de Philippe Béchade : "Votre épargne face au spectre d’une nouvelle guerre mondiale" :
https://signups.lachroniqueagora.com/2512576
Pour l'économiste Marc Rousset, auteur de "Notre faux ami l'Amérique – Pour une alliance avec la Russie", les Européens sont confrontés à un choix historique. Entre sanctions économiques, dépendance énergétique, réarmement massif, influence de l'OTAN et montée en puissance des BRICS, il estime que le centre de gravité de l'Europe pourrait se déplacer vers l'Est.
Dans cet entretien, il analyse les conséquences économiques et géopolitiques de la guerre en Ukraine, les relations entre Washington et les capitales européennes, l'avenir économique de l'Allemagne, le rôle de la Russie dans l'équilibre du continent et les conditions d'un éventuel rapprochement entre Paris et Moscou.
Au sommaire de cette émission :
- La victoire russe est-elle devenue inéluctable ?
- L'Europe s'est-elle affaiblie en rompant avec Moscou ?
- Les États-Unis sont-ils le « faux ami » de l'Europe ?
- Faut-il sortir de l'OTAN pour retrouver une politique indépendante ?
- Après la guerre, une alliance franco-russe est-elle envisageable ?
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00:00Hier, une amie fidèle de TV Liberté m'appelle et me demande
00:04« Alors, TV Liberté est sauvée financièrement ? »
00:07J'aurais évidemment aimé lui dire oui,
00:09mais je lui ai répondu avec honnêteté « Non, non, pas encore. »
00:13Car la vérité, c'est que les derniers jours d'une campagne de dons
00:16sont toujours les plus décisifs.
00:17C'est le moment d'un vrai qui tout double.
00:20Soit nous franchissons ensemble la ligne d'arrivée,
00:23soit nous n'aurons pas les moyens à terme d'assurer notre survie,
00:26de poursuivre nos projets et de préserver notre indépendance.
00:30Tout se joue cette semaine, absolument tout.
00:33Alors, si vous aimez TV Liberté,
00:36si vous voulez qu'elle continue d'exister, d'enquêter et de se battre
00:39pour une information libre, n'attendez plus.
00:41Faites un don, même modeste, si c'est votre premier.
00:44Et si vous nous avez déjà soutenus, faites l'effort de renouveler votre aide.
00:48Il nous manque encore plusieurs dizaines de milliers d'euros,
00:50soit l'équivalent de 500 personnes, 500 dons de 100 euros.
00:54C'est beaucoup, mais c'est encore possible.
00:56Malgré la période estivale, malgré la situation économique de chacun,
01:01je vous le redis, tout se joue maintenant.
01:30Bonjour à tous.
01:31Ravi de vous retrouver pour Politique Éco.
01:34Alors, au programme aujourd'hui, nous allons parler des 70 milliards d'euros engagés pour l'Ukraine.
01:40Le réarmement européen a plus de 380 milliards d'euros.
01:45Et pourtant, l'Europe ne s'est-elle pas déjà suicidée pour Washington ?
01:49Entre asphyxie économique, vassalisation par l'OTAN et rupture stratégique avec Moscou,
01:55la France a-t-elle encore les moyens d'éviter le déclin ?
01:59Pour en parler, nous recevons aujourd'hui, monsieur Marc Rousset.
02:03Bonjour, monsieur.
02:04Bonjour.
02:04Marc Rousset, vous êtes docteur en sciences économiques.
02:08Vous êtes diplômé d'HEC, formé aux universités américaines, Columbia, Harvard.
02:13Vous avez été haut dirigeant dans de grands groupes industriels comme Ron Poulenc.
02:18Et vous rééditez cet ouvrage, notre faux ami, l'Amérique, pour une alliance avec la Russie.
02:25Et c'est préfacé par Piotr Tolstoy, le vice-président de la Douma,
02:29l'équivalent en France de l'Assemblée nationale.
02:33Alors, Marc Rousset…
02:34Arrière, petit-fils de Tolstoy.
02:36Exactement, surtout le grand écrivain russe.
02:39Alors, commençons par l'actualité, Marc Rousset,
02:42lors du sommet de l'OTAN à Ankara, les pays européens et le Canada.
02:47Désormais, seuls en première ligne financière se sont engagés à fournir 70 milliards d'aides militaires à Kiev pour l
02:56'année 2026
02:57et au moins autant pour 2027.
03:00Sur le terrain, la défense ukrainienne semble maintenir une cohésion
03:05et inflige des pertes via les drones et l'artillerie.
03:08Et pourtant, Marc Rousset, vous affirmez que la victoire de la Russie reste certaine et inéluctable.
03:15Alors, qu'est-ce qui vous laisse croire un tel scénario à l'aune de la production industrielle de chaque
03:20côté et des réserves en hommes ?
03:22Oui.
03:23Alors, je dirais, c'est peut-être un peu prétentieux, mais je tiens à m'expliquer.
03:28Moi, je suis un DG, un homme de redressement, puis géopoliticien.
03:34Et vraiment, l'interview qui a été donnée par Scott Ritter, interviewée par le professeur norvégien Glenn Jason,
03:43c'était comme si, à un moment donné, ça faisait tilt entre ma culture, ce que je ressentais en tant
03:47qu'homme,
03:48plutôt de management, en tant guillemets, et puis géopoliticien.
03:50Et c'est pour ça que j'ai prouvé le besoin de m'exprimer, de crier au monde entier, en
03:57guillemets,
03:58ce que je croyais vraiment, en m'appuyant en particulier sur ce monsieur que j'estime qui est très complémentaire
04:03de ma personnalité,
04:04puisque lui, c'est un militaire ancien des US Marines, qui a une belle culture historique également,
04:10qui a été dans la CIA, qui a fait partie des membres de commission de l'ONU en Irak.
04:16Tout ça s'affectit, et j'ai éprouvé de faire cette chronique, qui a un certain succès,
04:22en disant que non seulement, pour moi, la victoire de la Russie sera totale, mais c'est qu'elle est
04:27certaine.
04:28Donc c'est quand même assez grave, lorsque vous vous permettez de parler comme cela,
04:32alors j'en suis conscient que tous les médias actuellement prétendent le contraire.
04:37Alors, pourquoi tout cela ?
04:38Parce que d'abord, si vous écoutez, par exemple, des gens comme Xavier Moreau, par exemple, en Russie,
04:44toutes les semaines, il est clair et net que la Russie avance sur le front.
04:49Il cite les noms, les villages, etc.
04:51Et alors, ce que les gens ne veulent pas, et elle avance continuellement,
04:56ce que les gens n'arrivent pas à comprendre, c'est lorsque des fois vous avez une petite avancée ukrainienne,
05:01souvent c'est les Russes qui, au contraire, laissent rentrer,
05:03c'est un piège que les Russes tentent aux Ukrainiens,
05:06pour mieux après avoir le plaisir, en guillemets, parce que malheureusement c'est la guerre et des milliers de morts,
05:10de les détruire à coups de bombes planantes, n'est-ce pas ?
05:13Donc ce qui est présenté souvent comme des victoires territoriales ukrainiennes, en fait,
05:17ce sont des pièges que tentent les Russes,
05:20dans lesquels mordent, on n'a pas à laquelle, suite à la politique de Zelensky,
05:26les Ukrainiens mordent et laissent tuer bêtement leurs hommes,
05:31tout ça pour des belles idées médiatiques.
05:33Alors, nous assistons actuellement, en Occident, à un scandale,
05:37c'est-à-dire que vous avez une campagne totale de la presse occidentale
05:41qui prétend le contraire, qui prétend qu'il y a des génies ukrainiens
05:46de la technique des drones, voilà, etc.
05:49Bon, alors ils ont des petits succès commerciaux en Arabie soudite, etc.
05:52Bon, la réalité c'est quoi ?
05:56Eh bien, la réalité stratégique, c'est qu'en fait,
05:59je vais faire une comparaison qui va d'abord peut-être éclairer nos téléspectateurs,
06:03c'est que l'acte que commet l'Ukraine actuellement,
06:07c'est un acte terroriste, en fait, pour moi, de désespoir,
06:10en envoyant des drones et des missiles qui n'ont pas un véritable intérêt sur la guerre,
06:15parce qu'ils n'arriveront jamais épuisés, je vais vous dire pourquoi,
06:17la Russie sur le plan économique, c'est pour faire du bruit médiatique.
06:22Et cette action, j'ai un bel exemple à vous donner,
06:26est à comparaitre à la réaction des Tchétchènes,
06:31qui avaient gagné, vous savez, la première guerre contre la Russie
06:34avec El Cid en 2003, puis après vous avez eu, en 1999-2000,
06:39vous avez eu la deuxième guerre, qui était avec Poutine,
06:42qui avait dit que sinon, les Tchétchènes, on ira les buter jusque dans les chiottes,
06:46comme elle avait dit, et puis vous avez vu comment c'est terminé,
06:48le gentil Poutine, il a abandonné, il n'est pas allé de main morte,
06:52il a écrabouillé Krosny.
06:56– Alors on peut se demander un petit peu, Marc Rousset,
06:58pourquoi la situation stagne ?
07:01Pourquoi Poutine attend de mettre fin à cette guerre ?
07:06– Je vais vous dire tout ça, voilà.
07:08Alors donc, en fait, les Russes, ils sont…
07:11Or la réalité, c'est qu'en fait, les Ukrainiens, les Russes,
07:14contrairement à ce qu'on dit, et ça c'est ce que l'explique très bien Scott Reeter,
07:17ils sont supérieurs aux Ukrainiens dans la guerre des drones.
07:20Alors il y a un bel exemple à donner, qui à mon avis résume le problème,
07:24est-ce que les téléspectateurs, vous-même, cher Pierre Giraud,
07:27est-ce que vous savez que les Russes ont la capacité de détruire
07:31du jour au lendemain le fameux système Starlink ?
07:36Ils ont la capacité de détruire du jour au lendemain tout le système.
07:39– Le système satellite.
07:40– Oui, tout, mais l'ensemble, il faut savoir qu'ils ont les moyens techniques,
07:43du jour au lendemain, il n'y a plus de Starlink.
07:46Et ça, ils ne le font pas parce qu'ils ne veulent pas attaquer frontalement les États-Unis.
07:50Mais ça montre déjà quand même leur supériorité technique
07:52lorsqu'ils sont capables de faire un truc comme ça.
07:54Donc lorsqu'on dit qu'ils sont inférieurs par rapport aux Ukrainiens,
07:56c'est de la belle…
07:58Et puis en plus, ils ont des spécialistes de l'intelligence artificielle
08:01qui leur permettent de choisir les moyens de défense à utiliser
08:05pour choisir l'arme la moins coûteuse pour détruire.
08:09Je vais vous donner un autre exemple, c'est le drone Airnet.
08:12Vous savez, les médias ont parlé du couloir de la mort.
08:16C'est que ce fameux drone Airnet ukrainien, c'était le couloir de la mort
08:21et que vraiment, avec ça, les Russes, ils allaient être détruits.
08:26En fait, aujourd'hui, les Russes ont déjà trouvé la parade aux drones Airnet.
08:29Mais à ce moment-là, évidemment, les médias n'en parlent plus.
08:33Un autre exemple que je vais vous donner, c'est l'histoire des raffineries.
08:37Il faut savoir que ce sont les drones ukrainiens FPV1, pour être très précis,
08:41que les Ukrainiens envoient sur les raffineries.
08:44Les raffineries russes, c'est des raffineries qui sont construites à la mode URSS,
08:49avec des aciers, avec deux fois ou trois fois l'épaisseur de nos raffineries.
08:55Et donc, lorsque ces drones touchent une raffinerie,
09:01en fait, les raffineries sont détruites, sont légèrement endommagées pour deux, trois jours.
09:06En moyenne, il y en a quelques-unes qui vont prendre un peu plus pour l'engrade.
09:09Mais voilà, alors c'est ça qu'il faut comprendre.
09:11C'est que la réalité, la réalité de la guerre, chers messieurs et chers amis,
09:16c'est que les Ukrainiens n'ont plus d'usines et sont en train de se faire tuer jusqu'au
09:21dernier.
09:22Voilà ce qu'est la triste réalité de la guerre sur le plan militaire.
09:27Poutine, j'assure votre attention, il a toujours 70% des russes derrière lui,
09:32alors que M. Macron n'en a que 20% des Français.
09:35Le sommet de l'OTAN à Ankara, c'est de la fumisterie totale.
09:40Je vais revenir sur le thème à deux reprises pendant cette émission.
09:44Lorsqu'on parle de projet industriel à 3-4 ans, d'ici un an à peu près,
09:48l'Ukraine aura perdu la guerre définitivement, le front sera écroulé.
09:52Le seul problème de l'Ukraine, la question qu'on peut se poser,
09:56c'est comment l'Ukraine va passer l'hiver 2026-2027.
10:00Moi, je lui souhaite…
10:01– C'est la question qu'on se pose depuis le changement de la guerre.
10:03– Oui, d'accord, mais si vous voulez, ça devient…
10:05– La guerre ouverte en 2022 avec la Russie.
10:07– Oui, mais ça devient de plus en plus terrible, cher Amin.
10:09Je dis ça, bon, voilà.
10:11Et puis, je vais vous donner un exemple.
10:13Alors, je vais vous donner un exemple précis
10:16qui n'est pas celui d'un passionné,
10:18qui est celui d'un fait que tout le monde peut voir
10:20et qui, à mon avis, est un exemple qui va dans le centre de ma démonstration.
10:24C'est l'exemple des fameux missiles patriotes.
10:27Est-ce que vous vous rappelez ce qui s'est passé
10:29avec la dernière émission médiatique,
10:33où on voit Trump à côté de Zelensky,
10:35et Trump qui dit publiquement à Zelensky,
10:37« Écoutez, cher ami, vous allez être content,
10:39parce qu'on ne vous livre pas les missiles patriotes.
10:42Eh bien, moi, je vais vous donner l'autorisation
10:44d'en fabriquer, cher ami, des missiles.
10:46Et donc, vous pouvez en fabriquer autant que le bon Dieu peut en bénir,
10:49autant que vous voudrez. »
10:51Mais ça, cher monsieur, chers amis, c'est de la fumisterie,
10:55c'est du mensonge, et je vais vous dire pourquoi.
10:57Parce que d'abord, Lockheed, qui est le constructeur,
11:01n'a toujours pas donné son autorisation.
11:02Si on doit construire des missiles patriotes en Ukraine,
11:06il va falloir que nous, les Européens, on paye pour des licences.
11:09Il faut savoir qu'une usine des missiles patriotes,
11:12chers amis, en Ukraine, c'est 3 ou 4 ans pour la construire.
11:17Et il faut savoir que dès que les Russes commenceront
11:20à lancer les premières fondations,
11:24les fondations seront détruites.
11:28Donc, la réalité, la triste réalité pour les Ukrainiens,
11:31c'est que les Ukrainiens n'ont pas de défense de missiles antiaériels,
11:37et que donc, c'est très grave pour eux.
11:39Poutine, lui, actuellement, ne veut pas envoyer des missiles
11:42sur les co-billigérants, il ne veut pas envoyer
11:44d'armes techniques, nucléaires tactiques.
11:48Donc, c'est impossible pour les Russes de perdre la guerre.
11:51Et actuellement, comme vous avez remarqué ces derniers temps,
11:55Poutine durcit sa politique, il tape sur les navires céréaliers,
11:58les maïtaniers, etc.
11:59Sur le nombre de morts, ça, c'est quand même assez important.
12:04Pour bien réaliser la situation, les médias parlent toujours
12:07de 35 000 morts de Russes tués, c'est faux.
12:13C'est les 35 000 morts, par mois, en fait, ce sont les Ukrainiens.
12:16Pour moi, actuellement, l'armée ukrainienne, c'est 200 000 hommes,
12:20dont 50 000 mercenaires sud-américains.
12:24Il faut savoir qu'en 2022, l'armée ukrainienne, c'était 800 000 personnes.
12:28Selon moi, depuis le début de la guerre,
12:31j'ai terminé pour répondre à toutes les questions.
12:35J'estime que le nombre des Ukrainiens tués,
12:37c'est à peu près l'ordre de 1 500 000.
12:39Je vous dis bien, 1 500 000.
12:40Avec 1 500 000 blessés, les Russes, à peu près 200 000 tués
12:45et 400 000 blessés, parce qu'ils ont beaucoup plus de blessés
12:48par rapport aux Ukrainiens.
12:50Et, comme vous le savez, pour terminer,
12:53la désertion chez les Ukrainiens, c'est quelque chose de terrible.
12:56Vous avez le fameux régiment Anne de Kiev, où il y a eu la désertion.
13:00En un mot, pour résumer la situation,
13:02et j'ai terminé de la réponse à votre question,
13:06c'est que Poutine n'est pas pressé, il économise ses hommes,
13:09il ira jusqu'au bout.
13:10Et, en fait, les Russes pratiquent.
13:14Moi, ce que j'ai permis de dire à Moscou,
13:16lorsque j'étais sur place,
13:18c'est de ne pas commettre l'erreur qu'avaient commises les Français en 1918,
13:21c'est-à-dire d'aller jusqu'au bout.
13:23Il fallait aller jusqu'à Berlin.
13:24Et, à mon avis, les Russes iront jusqu'au bout.
13:26Au-delà du terrain militaire, la rupture économique avec la Russie frappe de plein fouet,
13:32on le remarque depuis des mois, des années, le modèle européen.
13:36Alors, en remplaçant les hydrocarbures russes,
13:39bon marché par des énergies de substitution payées au prix fort,
13:44quels dégâts l'Europe est-elle en train de causer à son industrie ?
13:47Très bien.
13:47Alors, je vous réponds très rapidement.
13:51Eh bien, bon, c'est l'exemple, c'est le fameux problème du gaz liquéfié GNL,
13:55qui remplace le gaz de Nord Stream avec les 55 milliards de mètres cubes,
13:59et puis de Nord Stream 2 avec…
14:01Bon, ce gaz, il coûte quatre fois plus cher que le gaz russe,
14:05qu'arrivait par…
14:07Il pollue, évidemment, les océans.
14:09Vous devez liquéfier au départ des États-Unis.
14:14Vous devez regazéifier à l'arrivée en Russie.
14:17Donc, vous voyez ce plan écologique.
14:20Et évidemment, lorsqu'on a une industrie qui n'est pas compétitive avec son énergie,
14:26regardez ce qui se passe avec la chimie, la pharmacie allemande,
14:29eh bien, c'est la pub, les fermetures, les délocalisations à l'étranger.
14:32Une industrie compétitive a besoin d'une énergie compétitive.
14:36Et pour faire un corollaire, il faut dire qu'une industrie européenne compétitive
14:42a besoin d'une énergie russe compétitive.
14:46Voilà, pour répondre à votre question, chers amis,
14:48j'en ai terminé en ce qui concerne cette question sur le problème des énergies.
14:52– Alors, on peut imaginer que vous parlez d'un Occident à bout de souffle, Marc Rousset,
14:58mais les chiffres montrent un réarmement massif.
15:01L'UE dépense près de 380 milliards d'euros par an pour ses armées.
15:05L'Allemagne met 114 milliards sur la table.
15:08La Pologne consacre 4,5 de son PIB à la défense.
15:11Qu'est-ce que vous pensez de cette volonté de relance de l'appareil industriel européen ?
15:16– Eh bien, je trouve que c'est une excellente question.
15:18Et alors, je vous réponds de deux façons.
15:21Alors, la première question, d'abord, c'est malheureux,
15:24parce que c'est excellent pour l'Europe qu'elle relance son industrie des armements,
15:31même si c'est pour une fausse raison, c'est-à-dire que c'est pour faire la guerre à
15:35la Russie.
15:35Alors ça, c'est une stupidité, pour la bonne raison que la Russie n'est pas une menace.
15:39Comme vous le savez, l'idée fondamentale, ce qu'il faut comprendre,
15:44pourquoi est-ce que la Russie n'est pas une menace ?
15:46Parce que, pour la raison très simple, c'est que la Russie a 140 millions d'habitants
15:49et un territoire de 16 millions de kilomètres carrés
15:52qui est entouré de tas d'ennemis, Chine comprise.
15:55Que voulez-vous que Poutine ait affaire d'envahir l'Europe ?
16:00– Donc, d'ailleurs, lorsque les médias…
16:03– On a Emmanuel Macron qui provoque le président Poutine.
16:07Vous ne pensez pas que Poutine, un jour, va décider de passer à la vitesse supérieure ?
16:11– Non, non, non, non, Poutine, comme je le disais dans mon réponse précédente,
16:15c'est clair, il garde les nerfs.
16:18Il n'utilisera les armes tactiques nucléaires, d'ailleurs des armes de 0,3 kilotonnes,
16:23où ils commencent à envoyer des missiles, l'arme tactique nucléaire qui fait 0,3 kilotonnes,
16:29alors qu'Hiroshima c'est 15 kilotonnes.
16:31C'est-à-dire que vous envoyez une arme nucléaire de la plus faible puissance.
16:35Deuxième arme terrible pour les Russes, c'est les missiles rechniques, vous savez,
16:38que personne ne peut arrêter dans le monde.
16:40Mais il les envira ça qu'il devait perdre la guerre.
16:43Parce qu'actuellement, il est en train de la gagner.
16:45C'est ça qu'il faut comprendre.
16:46Donc, c'est ce que dit Poutine.
16:47Moi, j'ai un truc qui marche, donc ça ne sert à rien d'aller…
16:50Et c'est ce qu'attend Macron, d'ailleurs.
16:52Il espère que Poutine perd les nerfs.
16:54Or, Poutine ne les perd pas.
16:56Donc, c'est ça qui est très important à comprendre.
17:00Le deuxième exemple que je vais vous donner, très clair et très précis,
17:04pour répondre à votre question, c'est l'Allemagne.
17:06L'Allemagne est l'exemple type qui prétend être la première armée conventionnelle d'Europe.
17:12Mais ça ne suffit pas parce que l'Allemagne, elle n'a pas des rafales,
17:15elle utilise des F-35 européens, elle n'a pas de porte-avions, l'arme nucléaire, tout ça.
17:20Donc, qu'est-ce que fait l'Allemagne ?
17:21D'abord, j'ai un exemple, un argument qui tue.
17:25Pour avoir une armée conventionnelle d'Europe, il faut commencer à avoir des effectifs.
17:30J'ai un chiffre à vous donner qui va faire rigoler tout le monde.
17:33Est-ce que vous savez que Scholz vient d'envoyer…
17:36Mais c'est un chiffre, je vous donne le chiffre exact.
17:4028 200 questionnaires à des jeunes de moins de 18 ans pour savoir s'il y a des volontaires
17:45pour entrer dans la Bundeswehr.
17:47Je vous donne le chiffre exact.
17:51530 volontaires, c'est-à-dire que l'Allemagne, alors la seule alternative, c'est quoi ?
17:58C'est d'introduire le service militaire obligatoire.
18:00C'est toute partie politique, quelle qu'il soit, qui a introduit le service militaire obligatoire,
18:06et j'ai terminé pour la réponse à cette question, opère les élections.
18:09Voilà, donc le chancelier actuel, Starmer, Macron, et puis le chancelier actuel de l'Allemagne,
18:18ce sont des hommes morts.
18:19Et j'ai une dernière remarque à vous faire, aussi un petit argument assez important à vous donner,
18:25lorsque vous mentionnez la Pologne avec ses investissements dans l'armement
18:32qui représentent 4,5% du produit intérieur brut.
18:35Oui, mais ces 4,5%, ils représentent des salaires polonais, mais c'est quoi ?
18:45C'est essentiellement du matériel américain, des hélicoptères et des avions américains,
18:50des obusiers, des munitions qui souvent viennent de Corée,
18:55il y a même quelques avions qui viennent de Corée, et des missiles israéliens.
18:59Mais du côté allemand et du côté français, c'est absolument zéro.
19:04Voilà, donc moi la Pologne, si vous voulez, j'ai fait un chiffre à part,
19:08moi il y a eu Napoléon, les Polonais, on s'est bien entendu,
19:11aujourd'hui avec leur russophobie, les Polonais, il faut les oublier,
19:14parce que ces gens-là, bon, ce sont débats en guerre,
19:17contre la Russie, pour des raisons historiques que je comprends, mais voilà.
19:20Alors Marc Rousse, dans votre ouvrage, vous qualifiez donc l'Amérique de faux amis,
19:24et l'OTAN de protectorat asphyxiant,
19:27donc pourquoi le parapli de Washington serait un piège plutôt qu'une sécurité ?
19:31On voit justement que les Pays-Baltes et la Pologne ne comptent que sur l'Amérique
19:35pour les protéger.
19:36Oui, alors je dois vous dire, je trouve votre question assez surprenante,
19:42elle est pertinente, mais assez surprenante,
19:43parce que pour moi c'est tellement évident, et je vais répondre de façon très courte,
19:46il est évident que jamais les États-Unis n'interviendront
19:49pour aider que ce soit la Pologne ou les Pays-Baltes.
19:51D'ailleurs ça a été reconnu, dit Urbais-Tourbi par le général de Gaulle,
19:55et même Trump, c'était dans la presse, avait dit de toute façon,
20:00en plaisantant à quelqu'un, que jamais ils n'interviendraient
20:02pour aller défendre les Pays-Baltes.
20:04Et pourtant l'article 5, le poids de l'OTAN, en cas d'agression,
20:07les obligerait à aller défendre.
20:08Alors je tiens à vous dire, ça c'est une idée aussi fondamentale,
20:10qu'il faut savoir dans la culture américaine,
20:13ça c'est un truc fondamental,
20:15c'est que l'Amérique a été habituée dès le départ
20:18à passer des traités, regardez comment ils font en Iran,
20:21à passer des traités avec les Indiens qui n'étaient jamais respectés,
20:24ça fait partie de la culture ukrainienne,
20:25ils ont tué…
20:27– Américaine.
20:27– Oui, ça c'est la culture américaine,
20:29c'est-à-dire un traité correspondant à rien,
20:31on n'a qu'à voir comment Trump actuellement déchire ses traités, etc.
20:34Donc voilà, il n'y a pas plus faux jetons.
20:36– Oui, les Américains à la fin de l'URSS…
20:39– Non mais les homo-saxons sont des faux-culs,
20:40voilà, je m'excuse de parler comme ça.
20:42– D'accord, alors la France disposait traditionnellement
20:45d'une voie singulière, c'était l'héritage du général De Gaulle
20:49fondé sur l'équilibre et le dialogue avec Moscou.
20:51Pourquoi la France est-elle alignée
20:53sur les intérêts économiques de Washington ?
20:55– Excellente question.
20:57Alors je vais vous dire une chose,
20:59je vais vous répondre même d'une façon un peu très directe.
21:02La France est alignée sur les intérêts stratégiques
21:04et économiques de Washington
21:06parce que nous sommes dirigés par des imbéciles idéologues,
21:10je stime bien, je pèse mes mots,
21:11des imbéciles idéologues,
21:12sans vision géostratégique et géopolitique
21:15à l'encontre où ça a été la France
21:17avec les Napoléons, les De Gaulle et les Louis XIV.
21:20L'intérêt de la France, chers amis,
21:24cher Pierre Bergerot,
21:25c'est de réaliser le rapprochement
21:27entre l'Europe et la Russie,
21:30car ce projet aurait un sens géopolitique
21:32et civilisationnel,
21:34ce qui avait parfaitement compris le général De Gaulle.
21:37Les Russes sont des Européens,
21:38c'est ce qui m'a écrit d'ailleurs
21:41Tolstoy dans sa première puissance européenne.
21:45N'oubliez pas que Moscou,
21:48c'est Tibance,
21:49mais la capitale de Moscou est en Europe,
21:51elle est de l'autre côté de l'Oural.
21:53Et je ne parle pas du côté de la Moscou
21:55avec de Tordanoquilat II
21:57qui faisait partie de l'histoire de l'État.
21:59La Russie est chrétienne, orthodoxe,
22:01c'est le deuxième poumon chrétien de l'Europe,
22:04c'est le complément catholique romain de l'Europe,
22:06c'est un complément chrétien,
22:07c'est ça qu'il faut faire.
22:09Les Européens,
22:10au lieu de faire la guerre à la Russie,
22:12ce qu'ils doivent faire,
22:13c'est au contraire tout faire pour aider la Russie,
22:16je dis bien aider la Russie,
22:17je m'adresse aux téléspectateurs,
22:20pourquoi ?
22:21Alors ça, ça va choquer des gens,
22:22ils vont dire,
22:23ce Marc Rousset,
22:24il part dans tous les sens.
22:25Non,
22:26c'est pour que la Russie,
22:27tenez-vous bien,
22:28garde le contrôle européen de la Sibérie.
22:30C'est ça,
22:31une des grandes idées de mon livre.
22:34L'enjeu civilisationnel des Européens,
22:36c'est de garder le contrôle de la Sibérie.
22:38Voilà.
22:39Et c'est un enjeu civilisationnel.
22:41– Et pourquoi ça ?
22:42– Alors je vous donne la réponse.
22:44Personne encore, je crois, a dit ça,
22:45et j'ai une réponse qui est assez percutante,
22:48et que je vous livre,
22:49qui est la suivante.
22:51Si les Chinois arrivaient à l'Oural,
22:53cher Pierre Bergerot,
22:55si les musulmans de l'Asie centrale
22:57arrivaient à Stavropol,
22:59qui était le point de départ
23:00de la colonisation russe
23:02vers le Caucase et l'Asie centrale
23:05au XIXe siècle,
23:06vous savez que Tolstoy,
23:07il est parti de là d'ailleurs,
23:08eh bien ce serait une catastrophe
23:12civilisationnelle pour l'Europe
23:14qui serait pire,
23:15je dis bien pire,
23:16que la prise de Constantinople
23:19par les Turcs en 1453.
23:23Voilà.
23:23Voilà ce qu'il faut comprendre.
23:25Imaginez que demain,
23:26les Chinois ont pris le contrôle
23:28de toute la Sibérie.
23:29Nous, Européens,
23:30on est rapetissés des…
23:32C'est un poumon d'expansion
23:37vitale pour la civilisation européenne.
23:39Et ça, effectivement,
23:41il ne faut pas être un politicien
23:43étriqué tel que ceux
23:44qui dirigent la France.
23:45Voilà ce qui m'anime
23:46par opposition à ce qu'elle est.
23:48Voilà.
23:48On a vu la volonté occidentale
23:51d'isoler Moscou
23:52en la sanctionnant,
23:55en l'isolant,
23:56en saisissant ses avoirs,
23:58mais on est face aujourd'hui
23:59à ce phénomène de dédollarisation,
24:02l'émergence des briques.
24:03c'est quoi le coût économique
24:05de cette stratégie pour l'Europe ?
24:07In fine.
24:08C'est la stupidité de ce qui a été fait.
24:12Comme vous le savez,
24:13l'Europe a un petit caniche des États-Unis.
24:19Poutine, qui était européen,
24:21il avait pris la précaution
24:22dans les 350 milliards d'euros
24:24à peu près que représentaient
24:26les avoirs de la Banque centrale.
24:27Le reste, il l'avait mis en or.
24:28Dieu merci,
24:28parce que c'est ça qu'il a sauvé.
24:30Il n'a jamais pensé
24:31qu'il a pensé
24:32que les Américains
24:32pourraient saisir les devises,
24:34mais jamais les Européens.
24:35Il a fait confiance.
24:36D'ailleurs, il a viré
24:37le président de la Banque centrale après.
24:40Qu'est-ce qu'ont fait les Européens ?
24:41C'est ça qui est scandaleux
24:42dans les Européens,
24:43que ce soit les gens
24:44qui nous dirigent
24:44ou l'Union Européenne,
24:45c'est que ce sont
24:46des véritables gangsters
24:47de bas étage.
24:49Ça ne s'est jamais fait
24:49de voir des gens
24:51qui se permettent
24:51de saisir les banques centrales
24:53d'un pays.
24:53Ça ne s'est jamais fait
24:54dans le monde jusqu'à présent.
24:55Donc, il faut être
24:56des goujats, des gangsters.
24:57Il n'y a pas d'autre terme.
24:58Ils sont pires que ceux de Chicago,
24:59les gens qui nous dirigent,
25:00n'est-ce pas ?
25:00Avec leurs belles paroles
25:01humanistes, progressistes, etc.
25:03Et puis, ils se conduisent
25:04comme les derniers des gangsters.
25:05Eh bien, le résultat, c'est quoi ?
25:07C'est qu'actuellement,
25:08les gens ne vont plus
25:09faire confiance en l'euro.
25:10Donc, les grands perdants
25:11et les grands coquilles de l'histoire...
25:12D'ailleurs, on voit bien
25:13qu'actuellement,
25:14même les Européens,
25:15puisque même la Banque centrale européenne
25:16a freiné l'Europe.
25:18Alors, ils font des ponctions
25:21en ce moment sur les intérêts
25:22avec précaution,
25:24où là, peut-être un jour,
25:25d'ailleurs, ils auront des comptes à rendre
25:26parce que les Russes,
25:27le jour où ils auront gagné la guerre,
25:29je peux vous dire
25:29que ça ne va pas se terminer comme ça.
25:32Sinon, le gars qui ne paye pas,
25:33il pourra prendre ce jour-là
25:34un missile pour de bon sur la tête.
25:35Mais voilà.
25:36Donc, on est dirigé
25:38par des gangsters,
25:39des imbéciles,
25:42des gangsters
25:43et des gens
25:43qui ont toujours des paroles
25:45de progressistes, humanistes
25:47et qui vraiment ont une attitude
25:50de regarder en ce qui concerne
25:51les libertés d'expression,
25:52qui sont absolument inacceptables.
25:54Évoquons un petit peu l'Allemagne,
25:56le miracle économique allemand.
25:57Marc Rousset, pendant 20 ans,
25:59reposait sur le gaz russe,
26:01bon marché,
26:02et sur les marchés asiatiques.
26:05Aujourd'hui, Berlin paie son énergie
26:07au prix fort
26:08en s'alignant sur Washington.
26:11Est-ce que l'industrie allemande
26:12peut survivre à ce modèle
26:14ou alors est-ce que Berlin sera forcé,
26:17tôt ou tard,
26:17de tourner Kazakh ?
26:19L'Allemagne va faire un bond en avant
26:20avec ses 100 milliards d'euros
26:23pour son armée conventionnelle
26:26en investissant dans les chars,
26:27les munitions,
26:28les drones.
26:30Mais à mon avis,
26:31pour une question d'effectifs,
26:33comme je l'ai déjà mentionné,
26:35il y a peu de chances
26:36qu'elle soit plus forte
26:37et plus comme armée conventionnelle
26:39que la France.
26:40Mais surtout,
26:41ce qui va se passer,
26:42c'est ça ma crainte,
26:43c'est que l'Allemagne,
26:45il y a un autre parti
26:46qui s'appelle l'AFD
26:46qui a 30% actuellement des électeurs
26:49et c'est ça qui va se passer
26:50et c'est ça qui me nappe
26:51pour la France.
26:52C'est que d'ici 3-4 ans
26:55ou plus tard,
26:55l'AFD va prendre le pouvoir
26:57soit dans le cadre
27:00d'une alliance avec la CDU
27:02soit parce qu'elle-même,
27:03par la majorité,
27:04elle prendra le pouvoir
27:05en Allemagne.
27:06Et ce jour-là,
27:07c'est décrit dans le programme
27:08actuel de l'AFD,
27:11immédiatement,
27:12les deux gazoducs
27:14de Nord Stream
27:14vont être ouverts
27:15et vous allez avoir
27:16des tas d'accords
27:17de coopération
27:17qui seront passés immédiatement
27:19entre l'Allemagne
27:23et la Russie.
27:25Et le risque,
27:26lorsque je pense
27:27à la France par exemple,
27:28imaginons que ce soit
27:29l'ARN
27:29qui soit au pouvoir
27:31avec des gens
27:32qui ont,
27:32je m'en excuse,
27:33qui pour moi
27:33ont un petit niveau
27:34géopolitique
27:35comme M. Bardella
27:36et Mme Marine Le Pen
27:37pour ne pas les nommer,
27:38j'estime,
27:39même si je leur souhaite
27:40de gagner les élections
27:41s'ils doivent les gagner,
27:42mais sur le plan géopolitique,
27:44j'ai peur
27:45que ces personnes-là
27:46qui n'ont pas
27:47la culture géopolitique
27:48suffisante
27:50réagissent trop tard
27:51pour essayer
27:52de pratiquer
27:53la politique
27:53qu'avait comprise
27:54le général de Gaulle.
27:56Et ce qui se passera,
27:57c'est que la France
27:57à ce moment-là,
27:58une fois que l'Allemagne
27:59se sera rapprochée
28:00de la Russie,
28:01elle suivra,
28:02mais le résultat
28:02c'est que la France
28:03sera coquifiée,
28:04je dis bien coquifiée,
28:05parce que 80%
28:06des accords
28:07de coopération
28:09européens
28:09avec la Russie
28:10seront des accords
28:11Allemagne-Russie
28:12et nous on aura
28:13la peau de chagrin
28:14avec 20%
28:15d'accords franco-russes.
28:17Donc,
28:17et c'est tout le but
28:18de mon livre
28:18et l'important
28:19c'est que pour nous Français,
28:21comme avait fait
28:22le général de Gaulle,
28:23on soit les premiers
28:24à se rapprocher
28:24de la Russie.
28:25Alors,
28:25vous reprenez justement
28:27la citation
28:27du général de Gaulle,
28:29l'Europe
28:29de Brest
28:30à Vladivostok
28:31en affirmant
28:32que l'avenir
28:33de l'Europe
28:33est à l'est
28:34du continent.
28:35Alors,
28:36d'un point de vue
28:36purement économique,
28:38en quoi la Russie
28:39est-elle un allié
28:40plus naturel
28:41que les Etats-Unis ?
28:43Voilà.
28:43Alors,
28:44première remarque,
28:45c'est que,
28:46je me permets
28:47de vous corriger,
28:48si vous dites,
28:49votre langue a fourché,
28:51que de Gaulle
28:52parlait de l'Europe
28:53de l'Atlantique
28:55à Vladivostok.
28:55Non,
28:56le général de Gaulle
28:56parlait de l'Europe
28:57de l'Atlantique
28:58à l'Oral.
28:58Et c'est là
28:59où moi j'amène,
29:00avec mon petit grain
29:01de personnel,
29:03c'est-à-dire que moi,
29:03ce qui m'intéresse,
29:04c'est l'Europe
29:05de Brest
29:05à Vladivostok.
29:06C'est-à-dire,
29:08de Gaulle avait été
29:09à Novosibirsk,
29:10mais lui,
29:11il s'arrêtait à l'Oral.
29:12Alors ça,
29:12c'est la première question,
29:13la première idée,
29:15c'est fondamental,
29:16c'est une idée fondamentale
29:17de mon ouvrage,
29:18c'est aider la Russie
29:19à garder le contrôle
29:20de la Sibérie.
29:21Et je réponds maintenant
29:22d'une façon
29:23encore plus directe
29:24à votre question,
29:25et très directe.
29:27C'est que,
29:28avec le risque,
29:29évidemment,
29:30de la Sibérie,
29:31c'est le risque chinois.
29:31Il y a un risque
29:32d'Asie centrale
29:33qui est très faible,
29:34c'est le risque chinois.
29:35Alors,
29:36la Russie est un partenaire
29:38plus naturel
29:39pour l'Europe
29:40que les États-Unis.
29:41Pourquoi ?
29:42Parce que d'abord,
29:43notre voisin,
29:44c'est la Russie.
29:47Or,
29:47pour aller aux États-Unis,
29:49il faut franchir
29:49l'océan Atlantique.
29:51Voilà.
29:52Deuxième question,
29:53on peut aller à pied
29:54de Brest
29:54à Vladivostok.
29:55On ne peut pas aller
29:56à pied
29:59de l'Europe.
30:03aux États-Unis.
30:04Et ensuite,
30:05je vais vous faire
30:05une digression
30:06un peu théorique
30:07qui est la théorie
30:08de Mackinder
30:09pour répondre
30:10à votre question.
30:11C'est que,
30:11justement,
30:12si nous faisons
30:12cette grande Europe
30:13qui était le rêve
30:14de De Gaulle
30:15et mon rêve
30:16de l'Europe
30:17de Brest
30:17à Vladivostok,
30:18c'est que nous,
30:19les Européens,
30:20on aura une position
30:20extraordinaire
30:21sur le plan géopolitique
30:22qui sera encore meilleure
30:24que celle des États-Unis
30:25qui est présentée
30:27comme extraordinaire
30:28actuellement
30:28parce que,
30:30soi-disant,
30:30les États-Unis
30:31c'est une île,
30:32vous voyez dans la théorie
30:33de Mackinder,
30:34c'est une île
30:35avec deux océans,
30:37le Pacifique
30:38et l'Atlantique.
30:39Mais nous,
30:39les Européens,
30:40si on se rapproche
30:40de la Russie,
30:42nous serons,
30:42nous aussi,
30:42une île
30:43avec l'Atlantique
30:44et le Pacifique.
30:45Mais en même temps,
30:46nous contrôlerons
30:46le fameux
30:47Artland,
30:48c'est-à-dire
30:48toutes les terres centrales.
30:51Et en plus,
30:52nous,
30:52Européens,
30:53nous aurons,
30:54grâce à la Russie,
30:55nous aurons accès
30:56à l'océan Arctique,
30:58chose qui n'est pas le cas
30:59pour les États-Unis.
31:00D'où le désir
31:01de Trump
31:02d'avoir le Groenland,
31:03n'est-ce pas ?
31:04Voilà.
31:04Donc,
31:07ce rapprochement
31:09d'une façon
31:09très schématique
31:10avec la Russie,
31:12ce plan stratégique,
31:13ce plan simulationnel,
31:14c'est fondamental.
31:16– Alors,
31:16vous avez fait préfacer
31:18votre ouvrage
31:18Marc Rousset
31:19par Piotr Tolstoy
31:20qui est donc
31:21le vice-président
31:21de la Douma.
31:22est-ce que vous pouvez
31:23nous dire
31:24ce que les élites politiques
31:25russes
31:26perçoivent aujourd'hui,
31:28ce qu'elles pensent
31:29de l'Europe
31:30et de la France ?
31:31– Oui.
31:32Alors là,
31:32je vais vous répondre
31:33très directement.
31:34J'écoutais d'ailleurs
31:35Madame Elena Pérou
31:36tout récemment
31:38qui a été interrogée
31:39par Eda Doubois
31:40qui dit la même chose.
31:41C'est que les Russes,
31:43pour eux,
31:45surtout l'intelligentsia,
31:46fait la différence
31:47entre le peuple russe,
31:49entre le peuple français
31:51et ses élites
31:53qui conduisent la France
31:55dans une voie
31:55contraire à ses intérêts.
31:57Voilà.
31:57Mais au niveau du peuple,
31:58les gens d'un moindre niveau,
32:01des fois,
32:02ils ont tendance
32:03à avoir un peu marre
32:03aussi des déclarations
32:05de M. Macron.
32:06Parce qu'une chose
32:07qui est certaine,
32:08c'est que De Gaulle
32:08a tracé des sillons
32:12d'une profondeur extrême
32:13que les gens
32:13ne peuvent pas imaginer
32:14en Russie.
32:15Il a été à Volgograd,
32:17il a été copain
32:18avec Staline,
32:19Staline qui lui avait rendu
32:20puisque c'est comme ça
32:21qu'on a été admis aux Nations Unies,
32:23c'est grâce à l'aide de la Russie.
32:24Et surtout,
32:25ce qu'il faut savoir,
32:26c'est le voyage de De Gaulle
32:28en 1966
32:29qui a été un succès extraordinaire
32:33avec un discours
32:34en français et russe
32:36sur toutes les télévisions russes
32:38de cette immense
32:40URSS.
32:41– Oui, mais parlez-nous
32:42d'aujourd'hui, Marc Rousset.
32:43– Oui, je vous parle d'aujourd'hui,
32:44justement,
32:45là je réponds à votre question.
32:46– Vous revenez sur les années 60.
32:47– Je vous dis que ce sont
32:48les conséquences
32:49du voyage de De Gaulle
32:50aujourd'hui.
32:51Je suis très précis.
32:52C'est ça qu'il faut savoir.
32:53Je réponds à votre question,
32:54je m'en excuse.
32:55Alors, donc,
32:56Poutine, aujourd'hui,
32:57en plus,
32:58c'est le très grand copain
32:59de personnes
33:01comme Philippe de Villiers,
33:02etc.
33:02Donc, il est très bien informé
33:04et c'est très bien,
33:05donc, que lui,
33:06il fait la distinction,
33:07ça je le sais,
33:08entre le peuple français
33:09et les élites
33:10qui le conduisent
33:10dans le mauvais chemin.
33:11Voilà tout ce que j'ai à vous dire
33:12pour répondre à votre question.
33:14– Alors,
33:15j'avis donc
33:16qu'en rejetant la Russie
33:18hors de la sphère européenne,
33:20l'Occident a favorisé
33:21le rapprochement
33:22entre Pékin et Moscou.
33:24Alors, ce bloc Chine-Russie,
33:26est-ce que c'est une illusion
33:28quand on voit
33:29les fractures idéologiques
33:30entre les différents pays
33:33des BRICS ?
33:34– Donc,
33:35il y a un grand journaliste
33:36qui a dit que la Russie
33:37et la Chine
33:38sont des faux alliés.
33:40Voilà,
33:40je trouve que
33:40des vrais faux alliés.
33:41Voilà, c'est ça
33:42qu'il faut comprendre.
33:43Alors,
33:43l'alliance Russie-Chine
33:45est vitale aujourd'hui
33:46parce que c'est l'intérêt
33:46de la Russie,
33:48mais il ne faut pas oublier
33:49qu'il y a eu des guerres
33:51sur les îles
33:52de Yenisei,
33:54sur le Yenisei
33:55en 1960,
33:56il y a eu 30 000 morts,
33:57il a fallu avoir
33:58une guerre nucléaire.
33:59Donc,
33:59il y a tout un passé historique
34:00assez lourd
34:01entre Chine aussi
34:02et surtout
34:03le fameux traité
34:04de 1860,
34:06la Convention de Pékin
34:08par laquelle
34:09la Russie
34:10a gagné,
34:10tenez-vous bien,
34:12950 000 km²
34:14à l'époque
34:14puisqu'elle a pris
34:15tous les territoires
34:16au sud de la Moor
34:17et tout ce qui était
34:17à l'est du Yenisei
34:18et ça,
34:19les Chinois
34:20ont toujours ça
34:20dans l'idée.
34:22Les Russes,
34:23ce changement-là,
34:24ils ont récupéré
34:25Vélodivostok.
34:26Donc,
34:26tout le problème,
34:27c'est la Russie
34:28qui est de situation européenne
34:29et on ne pourra jamais l'éviter
34:30par rapport à la Chine.
34:31Et je vais vous donner aussi
34:32d'autres petites précisions
34:33à ce sujet.
34:34C'est que Xi Jinping
34:35l'a montré tout récemment.
34:37Il faut savoir que
34:38lorsque le gaz russe
34:39et le pétro
34:40sont vendus
34:40à la Russie,
34:42à la Chine,
34:43c'est 20%.
34:44Ils sont copains
34:45mais c'est 20% de rabais.
34:46Et tout récemment,
34:48Xi Jinping
34:49n'a pas voulu
34:50des 55 milliards
34:52de mètres cubes
34:53que voulaient lui apporter
34:54avec
34:54la force de Sibérie 2,
34:57la Russie.
34:58Il a préféré
34:58s'en passer
34:59pour ne pas être
34:59dépendant de la Russie.
35:00Voilà.
35:01Alors,
35:02j'attire aussi
35:03votre attention
35:04pour répondre
35:05toujours à votre question
35:06sur le dernier message
35:08de feu
35:09Madame Hélène Caron-Danko,
35:11ce que j'avais le plaisir
35:12de connaître,
35:13qui disait,
35:14et son dernier message,
35:15c'est arrêter de jeter
35:16les Russes
35:17dans les bras
35:18de la Chine,
35:18voyez-vous.
35:19Et l'erreur fondamentale
35:21des dirigeants européens,
35:22c'est qu'ils n'ont pas
35:23de vision géopolitique.
35:25Voilà.
35:25Et c'est tout le thème
35:26de mon livre,
35:27ne pas jeter la Russie
35:29dans les bras
35:29de la Chine.
35:30Alors,
35:31les BRICS,
35:32autre partie
35:33de votre question.
35:34Mais nous,
35:35Européens,
35:36je suis comme Pierre de Gaulle,
35:37je pense qu'on devrait
35:38en faire partie
35:38des BRICS.
35:39Mais les BRICS,
35:40c'est l'armée de Bourbaki.
35:41C'est l'armée de Bourbaki
35:42puisque vous avez même
35:43l'Inde et le Pakistan dedans.
35:45Donc,
35:45il y a des gens
35:45qui parfois un jour
35:46pourront se faire la guerre.
35:47Mais il y a une union
35:48contre l'impérialisme américain,
35:50contre le dollar
35:51et contre l'idéologie
35:53progressiste occidentale
35:54dont les Africains,
35:55les gens,
35:55ne veulent pas.
35:56Voilà.
35:57Donc,
35:58pour toutes ces raisons-là,
36:00moi,
36:00je pense
36:01que ce projet
36:02qui est de se rapprocher
36:03de la Russie,
36:04c'est pertinent
36:05à long terme
36:05et c'est la thèse
36:06que je défense
36:07dans mon livre.
36:07Marc Rousset,
36:08pour parler
36:08de la France,
36:10vous proposez
36:11des solutions
36:11dans votre ouvrage.
36:13Si un gouvernement,
36:15rêvons deux secondes,
36:16souverainiste,
36:17arrivait au pouvoir
36:18en France,
36:19quelles devraient être,
36:19selon vous,
36:20les premières mesures
36:22économiques
36:23pour réengager
36:24un dialogue
36:25avec la Russie ?
36:26Alors,
36:27moi,
36:27la première chose,
36:28je vais être assez bref,
36:29je crois que l'émission avance,
36:31c'est quitter le temps
36:32et sa structure intégrée.
36:34Deuxième mesure,
36:35engager une coopération
36:36immédiate,
36:37ou azimut,
36:38avec la Russie,
36:40industrie,
36:41agricole,
36:42culturelle,
36:43militaire,
36:44voilà,
36:44même sur le plan
36:45de la défense,
36:46industrie,
36:47y aller carrément.
36:48Troisième mesure,
36:49quitter l'UE fédéraliste
36:50et demander la création
36:52d'une confédération
36:53des nations
36:53plus une zone
36:54de l'échange européenne
36:58fortement protectrice
36:59au point de vue
36:59union de l'ONU.
37:00Voilà ce que je peux vous dire
37:02très schématiquement.
37:03Alors,
37:03quitter le commandement
37:04intégré de l'OTAN
37:05et même l'OTAN,
37:07quelles seraient
37:07les conséquences ?
37:08On nous dit
37:10dans les médias
37:11mainstream
37:11qu'il y aura une menace
37:13si on quittait l'OTAN.
37:16Question pour les imbéciles,
37:17je m'excuse,
37:18j'en fais peut-être partie.
37:19La France a certes
37:20la bombe atomique,
37:21mais enfin,
37:21on nous dit que si la France
37:24rentrait dans un conflit
37:26ouvert,
37:26elle n'aurait que
37:27quelques jours de munitions.
37:28Écoutez,
37:29moi je vous réponds
37:30très rapidement.
37:31La France doit quitter
37:32le commandement intégré,
37:34il n'y aura aucune conséquence
37:35pour notre sécurité,
37:36puisque nous serions amis
37:38avec la Russie,
37:38dans le schéma tel que je présente,
37:40donc je ne vois pas
37:40qu'ils seraient capables
37:41de vaincre la France,
37:42surtout si on est amis
37:42avec la Russie,
37:43et nous avons en plus
37:44l'arme nucléaire.
37:45Alors,
37:46je souhaite bien du plaisir
37:47à quelque puissance
37:48qu'elle soit
37:49pour nous chercher.
37:50Donc,
37:50si c'est des arguments
37:51imbéciles,
37:51je dis bien imbéciles,
37:53enculisés par les médias
37:54qui ne tiennent pas debout.
37:55Si on se projette
37:56après le conflit,
37:57qu'on espère
37:58qu'il arrivera
38:00le plus tôt possible,
38:01dans quel secteur clé,
38:02selon vous,
38:03énergie,
38:03industrie,
38:04spatiale,
38:05nucléaire,
38:05la France et la Russie
38:07ont-elles le plus
38:08intérêt à bâtir
38:09des ponts ?
38:12Première réponse
38:13très générale,
38:15fondamentale,
38:16il faut savoir que la Russie
38:16c'est quand même 22%
38:17des richesses minières
38:18de la planète,
38:19et aujourd'hui
38:19c'est la quatrième puissance,
38:21la quatrième économie mondiale
38:22en termes de parité
38:23et de pouvoir d'achat.
38:24La France,
38:25il faut savoir
38:25qu'avant qu'il y ait
38:27cette guerre en Ukraine,
38:27on s'est sacrifié,
38:29on était le premier
38:30employeur étranger
38:30en Russie,
38:32avec des entreprises
38:32comme Total,
38:33Renault avec 33%
38:34du marché,
38:35Safran,
38:35Auchan,
38:38Total qui est toujours
38:39d'ailleurs à 30%
38:40de la participation
38:41dans Yamal,
38:42on avait un milliard
38:43d'euros
38:44d'exportation agricole,
38:46alors demain
38:46les choses étant
38:47ce qu'elles sont,
38:47qu'est-ce qu'on fait ?
38:48Il faut continuer,
38:49la première chose,
38:50d'ailleurs la collaboration
38:51nucléaire qui n'est pas
38:52arrêtée actuellement
38:53avec la Russie,
38:54avec les fameuses
38:55turbines arabelles
38:58que nous nous vendons
39:00à Rosatom,
39:01qui est le premier
39:01exportateur de centrales
39:02nucléaires dans le monde,
39:03qui représente
39:04un tiers du marché,
39:05il faut savoir
39:05que chaque fois
39:06que Rosatom vend
39:07une centrale nucléaire
39:08russe dans le monde,
39:09nous Français,
39:10on vend un milliard
39:11d'euros,
39:12tenez-vous bien,
39:12un milliard d'euros
39:13dans le contrat,
39:15voilà,
39:15et tout ça,
39:16là on fait marcher
39:19la fameuse usine
39:20de Belfort
39:21de Framatom
39:22qui est aujourd'hui
39:22contrôlée par EDF.
39:25Deuxième secteur
39:26fondamental,
39:27c'est l'espace,
39:29un chiffre
39:29que tout le monde
39:30doit avoir en tête,
39:31c'est qu'actuellement
39:33l'Europe représente,
39:34toute Europe,
39:35l'industrie spatiale européenne,
39:37c'est 10%
39:37du spatial
39:38dans le monde,
39:38donc l'Europe
39:39est en déclin
39:40et justement
39:41sur le plan
39:44tactique,
39:44stratégique
39:45à long terme,
39:46les Russes eux-mêmes
39:47déclinent un peu
39:48dans le spatial,
39:49donc demain
39:49se rapprocher de la Russie,
39:50ce serait du pain
39:51béni pour les Européens,
39:52voilà,
39:53c'est une façon
39:53de survivre
39:54et d'atteindre
39:55des marchés
39:56de 20 à 25%.
39:58Troisième idée,
39:59un projet très important,
40:00comme vous avez beaucoup
40:01en parler,
40:02c'est le fameux
40:02projet ITER
40:04avec le Tokamak russe,
40:06c'est le centre.
40:07– C'est quoi le projet ITER ?
40:07– C'est ITER,
40:08c'est le fameux
40:09projet mondial
40:10en France,
40:12dans le sud de la France,
40:13où c'est de réintroduire
40:15l'énergie
40:16de fusion nucléaire
40:18par rapport
40:19à la fission
40:19et les scénérus
40:21qui fournissent
40:21le Tokamak,
40:22qui est le truc central,
40:24voilà,
40:24et continuent
40:25la coopération
40:26avec nous.
40:27– Et puis,
40:28alors,
40:28dernière réponse
40:29sur le plan
40:31pour Afrigas,
40:31il y a eu aussi
40:32sur le plan énergétique,
40:33je vous rappelle quand même
40:34qu'avant le début
40:34de la guerre en Ukraine,
40:35le gaz russe,
40:36c'était 45%
40:37des fournitures
40:38en gaz russe
40:39en gaz de l'Europe,
40:41n'est-ce pas ?
40:41Donc,
40:42c'est absolument scandaleux,
40:43d'autant plus que pour
40:44le gaz naturel liquéfié,
40:45complément,
40:47il est meilleur marché
40:48de faire venir le gaz,
40:49même le gaz naturel liquéfié,
40:52il y a mal
40:53que de la…
40:56que des états
40:57Etats-Unis.
40:59Alors voilà,
40:59grosso modo…
41:00– On va conclure
41:01avec une dernière question,
41:03vous écrivez que les Européens
41:05sont face à un choix existentiel
41:06à la fin de votre ouvrage,
41:08alors c'est quoi ce choix ?
41:09– Oui,
41:09c'est ça,
41:10c'est ce cri du cœur
41:11qui est ma conclusion,
41:12merci de bien vouloir
41:13me la poser,
41:14cher Pierre Bergerot,
41:16et bien voilà,
41:17c'est pour moi,
41:18le dilemme est le suivant,
41:19c'est être Européen
41:19en se rapprochant de la Russie
41:21ou devenir Américain
41:23si on continue
41:24cette folie stupide
41:25de vouloir
41:26continuer de travailler
41:27avec l'Amérique,
41:28moi j'ai emplié le terme
41:29de faux amis,
41:29mais en fait la vérité
41:30c'est que c'est notre ennemi
41:32économique et culturel,
41:33les choses sont très claires,
41:34les États-Unis,
41:35c'est notre ennemi en fait,
41:36voilà.
41:36Alors,
41:37ça c'est une réponse
41:38qui correspond à mon ouvrage
41:40et puis pour être
41:40un peu plus pragmatique
41:42et répondre à votre question,
41:43d'un plan un peu plus opérationnel,
41:46et bien c'est que je dirais
41:47il est vite du passé,
41:48docteur Schweitzer,
41:49c'est France réveille-toi,
41:51retrousse les banches,
41:52fais exactement le contraire
41:53de tout ce que nous faisons actuellement,
41:55c'est très simple,
41:56il faut renverser les valeurs,
41:58une politique conservatrice
41:59par rapport à tout ce que nous faisons,
42:01par les Français aussi,
42:02ça j'assime c'est très important,
42:04ça faisait partie de mon idée,
42:07être fier d'être européen
42:08et considérer,
42:11selon moi,
42:12l'Amérique et la Chine
42:14comme des ennemis
42:15prédateurs,
42:17je dis bien,
42:18de la France et de l'Europe.
42:19– Merci à vous Marc Rousset
42:21d'avoir accepté notre invitation,
42:23je rappelle le titre
42:24de votre ouvrage,
42:26rééditer notre faux ami
42:27l'Amérique
42:28pour une alliance
42:29avec la Russie,
42:30dans un instant
42:31vous pouvez retrouver
42:32la chronique économique
42:33et financière
42:34de Philippe Béchade
42:34et quant à nous
42:35on se retrouve
42:35dans trois semaines
42:37après la pause estivale,
42:39merci à vous
42:40pour votre fidélité
42:41et à bientôt,
42:43bon été,
42:43merci.
43:04Bonsoir et bienvenue
43:05pour cette synthèse hebdomadaire
43:09de l'actualité économique
43:10et géopolitique
43:11en mode affranchi.
43:12Je salue tous les abonnés
43:14de TV Liberté
43:16pour cet épisode
43:17que je vais intituler
43:18« Vers une France totalitaire,
43:21tout s'accélère ».
43:23La semaine dernière,
43:25ça a été un véritable florilège.
43:28Est-ce qu'il faut vraiment
43:29s'étonner
43:30que le gouvernement
43:32profite
43:33de la fin
43:34de la Coupe du monde de foot
43:36ou du fait que
43:37beaucoup de Français
43:37sont en vacances
43:40pour pousser
43:42son agenda
43:43totalitaire ?
43:44Oui,
43:45la semaine dernière,
43:46ça a été un florilège,
43:47d'abord avec
43:48l'adoption
43:50grâce
43:51à la complicité
43:53des uns
43:53et la lâcheté
43:54des autres
43:55du texte
43:57qui contraindrait
43:59à décliner
44:01son identité
44:02pour aller
44:02sur les réseaux sociaux
44:03pour protéger
44:05les jeunes
44:06de moins de 15 ans.
44:07rappelons
44:08que l'affaire
44:10Epstein
44:10est connue
44:11depuis 20 ans
44:12et que
44:14rien n'a été
44:15entrepris
44:15pour démanteler
44:17les réseaux
44:19et
44:20traduire
44:21en justice
44:22tous les auteurs
44:24de faits
44:24de pédophilie.
44:26On peut dire également
44:27qu'il y a eu
44:28à la mairie de Paris
44:30là aussi
44:30un laissé-faire
44:32qui a duré
44:33une bonne dizaine
44:34d'années
44:35concernant
44:35les encadrants
44:37de mineurs
44:38sans parler
44:39de ceux
44:40qui sont placés
44:40dans des familles
44:41et également
44:42victimes d'abus
44:42et sur lesquels
44:43le gouvernement
44:43n'a jamais jugé
44:45nécessaire
44:46de prendre
44:47des mesures.
44:49Mais la semaine
44:49dernière
44:50on a également
44:50vu que
44:52l'HAS
44:53la haute
44:54autorité de santé
44:55voulait
44:56imposer
44:57le vaccin
44:59anti-grippal
45:00dont
45:01il faut rappeler
45:02que son taux
45:03d'efficacité
45:04est environ
45:06de 30
45:0735%
45:09mais une efficacité
45:10qui décline
45:12avec l'âge
45:13des personnes
45:13qui le reçoivent
45:14autrement dit
45:15au-delà de 80 ans
45:16ce vaccin
45:18est quasiment
45:19inefficace.
45:20En revanche
45:20pour des personnes
45:21bien portantes
45:22qui le reçoivent
45:23et bien
45:23ils développent
45:24soit de façon
45:25très visible
45:26soit de façon
45:27plus furtive
45:29les symptômes
45:30grippaux
45:31et deviennent
45:32contagieux.
45:33Bref
45:34il s'agit
45:35une nouvelle fois
45:36pour l'État
45:38probablement
45:39de faire
45:39un cadeau
45:40au labo
45:41et puis
45:42il y a aussi
45:42cette proposition
45:44de doubler
45:46le reste
45:46à charge
45:47pour les personnes
45:48atteintes
45:49de pathologies
45:50longues
45:51voilà
45:51donc la franchise
45:53sur les médicaments
45:53passerait
45:54de 100
45:55à 200
45:56euros
45:57par an
45:58sans compter
45:59que le Premier ministre
46:00s'étonnerait également
46:01que certaines personnes
46:02passent 25 fois
46:04devant un médecin
46:05au cours d'une seule année
46:07bon
46:08il n'a probablement
46:09jamais été victime
46:10d'un diabète sévère
46:12d'affection rénale
46:14ou d'autres maladies longues
46:16où parfois
46:17il faut multiplier
46:18les examens
46:19et les visites
46:20mais bon
46:20le Premier ministre
46:21évidemment
46:22n'est pas
46:23médecin
46:24ça ne l'empêche pas
46:25d'approuver
46:26en tout cas
46:26l'obligation
46:27vaccinale
46:28anti-grippale
46:30et puis
46:32le Premier ministre
46:34n'exclut pas
46:35non plus
46:35de faire adopter
46:37le budget
46:382027
46:39par 49,3
46:40on commence
46:41à être habitué
46:42puisque les budgets
46:442024
46:442025
46:452026
46:46ont été
46:47adoptés
46:48à coup
46:48de 49,3
46:50et après ça
46:51on nous dit
46:52ah
46:52les députés
46:53n'ont pas su
46:54débattre
46:56des grandes options
46:57qui permettraient
46:59au pays
46:59d'avancer
47:00non
47:00le débat
47:02il est
47:02complètement
47:03fermé
47:04il est même
47:04littéralement
47:06interdit
47:07bon
47:08et puis maintenant
47:08il sera également
47:09interdit
47:10de critiquer
47:11sur les réseaux
47:13mais ça nous éloigne
47:16peut-être
47:16des sujets
47:18les plus
47:20brûlants
47:21du moment
47:22à savoir
47:23la situation
47:23géopolitique
47:25dans le golfe
47:26persique
47:27où après la
47:28fermeture du détroit
47:29d'Hormuz
47:30on voit maintenant
47:30que se referme
47:32Bab el-Mandeb
47:33bien sûr
47:34c'est le corridor
47:36par lequel on accède
47:37à la mer rouge
47:37et au canal de Suez
47:39et à la méditerranée
47:40bref
47:41les conteneurs
47:42venus d'Asie
47:43pourraient très bien
47:44du jour au lendemain
47:45ne plus pouvoir circuler
47:46et devoir faire le tour
47:48de l'Afrique
47:49quant aux pétroliers
47:51saoudiens
47:51qui ravitaillent
47:52l'Asie
47:53ils ne peuvent
47:53déjà plus passer
47:54je crois d'ailleurs
47:55que d'autres navires
47:57contenant
47:59des minerais
48:00ou tout ce que l'on veut
48:01en provenance
48:01d'Arabie saoudite
48:02sont également
48:02désormais
48:03interdits
48:04de passage
48:05par Bab el-Mandeb
48:06alors on assiste
48:07à une flambée
48:09du pétrole
48:10rappelez-vous
48:10la semaine dernière
48:11il a pris 15%
48:13le baril de Brent
48:15on l'a revu
48:15à 100$
48:18le baril
48:20de diesel
48:21lui il explose
48:22littéralement
48:23au-delà de 150$
48:24autrement dit
48:26pour la fin
48:27de l'été
48:27ce ne sera peut-être
48:28pas une très bonne surprise
48:29pour les vacanciers
48:31qui rentrent
48:32et devront faire
48:33leur plein
48:33sur l'autoroute
48:34a priori
48:35le diesel
48:36sera plus proche
48:37des 3€
48:38le litre
48:38que des 2,50€
48:40les 2,50€
48:41ils étaient déjà
48:42atteints
48:43le 20 juillet
48:44dernier
48:45et puis
48:46il y a alors là
48:50ce problème
48:52récurrent
48:53de la dette
48:54mais qui prend
48:56bien sûr
48:56des accents
48:57beaucoup plus inquiétants
48:59avec des taux
49:00qui viennent de franchir
49:02la barre
49:02des 4%
49:04jeudi dernier
49:05pour nos OAT
49:07on est à 4,01
49:094,02
49:10tandis qu'aux Etats-Unis
49:12le 30 ans américain
49:15connaît
49:16sa plus longue
49:17phase
49:20de niveau supérieur
49:21à 5%
49:23depuis l'année
49:252007
49:26et oui
49:27ça vous rappelle
49:28peut-être quelque chose
49:29c'était la grande
49:30crise financière
49:32bref
49:32la dette
49:33la dette
49:34on en parle peu
49:36mais
49:37avec des taux
49:38à plus de 4%
49:39c'est également
49:41l'immobilier
49:42qui risque d'être
49:43littéralement
49:44mis à l'arrêt
49:46et l'immobilier
49:47c'est à peu près
49:47tout ce qui pourrait
49:48créer de l'emploi
49:50en France
49:50si on prenait
49:51une décision
49:52volontariste
49:53de relancer
49:55la construction
49:55parce qu'en France
49:57il ne se crée
49:58plus d'emplois
49:59et là aussi
50:00c'est un
50:02problème
50:03sur lequel
50:03les médias
50:04observent
50:05une omerta
50:06totale
50:07les entreprises
50:08ne recrutent
50:10plus
50:11plus de jeunes
50:13évidemment
50:13on nous dégaine
50:15immédiatement
50:15la situation
50:17dans le golfe
50:17Persique
50:18qui irait
50:19embaucher
50:19et former
50:19quelqu'un
50:20vu les niveaux
50:21d'incertitude
50:22actuels
50:23et puis
50:24se profitent
50:24également
50:25les élections
50:262027
50:27où aucun
50:28candidat
50:29ne semble
50:30correspondre
50:31aux vœux
50:32des citoyens
50:33et aucun
50:34ne semble
50:35proposer
50:36de solution
50:37pour relancer
50:39en revanche
50:40tous
50:41semblent
50:42d'accord
50:43effectivement
50:43pour contrôler
50:45ce qui se dit
50:46sur les réseaux
50:48pour combattre
50:49les soi-disant
50:50ingérences
50:52étrangères
50:53bon
50:54il n'y a qu'à compter
50:55le nombre de fois
50:56où Alexandre Soros
50:57ou Larry Fink
50:58sont montés
51:00dire un petit
51:01bonjour
51:01à l'Elysée
51:02pour vous remercier
51:04de votre fidélité
51:05nous vous invitons
51:06à télécharger
51:06gratuitement
51:07notre rapport
51:08spécial
51:09qui contient
51:10notre solution
51:11pour préserver
51:12votre épargne
51:13face à la montée
51:14des tensions
51:15géopolitiques
51:16et qui
51:16pourrait même
51:17déboucher
51:18sur une nouvelle
51:19guerre mondiale
51:19il vous suffit
51:20de cliquer
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