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Le Secrétaire général des Républicains Othman Nasrou était l’invité de #LaGrandeInterview de Alexis de La Fléchère dans #LaMatinale sur CNEWS, en partenariat avec Europe 1.
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00:00La grande interview sur CNews et Europe 1 avec aujourd'hui
00:03Otman Nassrou, secrétaire général des Républicains,
00:06vice-président de la région Île-de-France.
00:08Bonjour à vous.
00:09Bonjour.
00:09Merci d'avoir accepté notre invitation.
00:11Avant de parler de ce qui s'est passé ce week-end en Allemagne,
00:14de la menace islamiste, de l'immigration, du racisme anti-blanc
00:18ou encore de la présidentielle qui approche plus vite qu'on ne le pense,
00:21un mot d'abord de ces incendies.
00:23Otman Nassrou qui frappe la Gironde et les Landes.
00:25La situation est catastrophique, dramatique.
00:28Le méga-feu a déjà ravagé 42 000 hectares en Gironde.
00:31C'est que les auditeurs d'Europe 1 et les téléspectateurs de CNews
00:33aient bien cette image en tête.
00:34C'est quasiment quatre fois la ville de Paris intra-muros.
00:38220 000 personnes évacuées dans le département,
00:41près de 250 000 en France.
00:43Emmanuel Macron va réunir dans ces conditions
00:46une cellule de crise interministérielle ce matin.
00:49Est-ce que le chef de l'État, c'est ma première question,
00:51Otman Nassrou est à la hauteur ?
00:54Et est-ce que nous avons, on sait que gouverner, c'est prévoir.
00:57Est-ce qu'Emmanuel Macron, par rapport aux moyens,
01:00aujourd'hui, est à la hauteur de ce qui se passe en France,
01:03de ces méga-feux qui touchent la Gironde notamment ?
01:06Je veux d'abord avoir une pensée pour toutes les personnes
01:08qui sont en première ligne et qui vivent cette catastrophe,
01:13qui nous marquent tous.
01:14Et bien sûr, tous ceux qui sont déplacés,
01:16ceux qui ont perdu parfois leur maison,
01:18ceux qui ont eu peur pour eux-mêmes ou pour leur famille.
01:20Et puis, en particulier, nos soldats du feu
01:23qui sont en première ligne
01:23et qui se battent avec un courage incroyable
01:26et à qui nous devons plus de moyens.
01:28Et moi, je ne veux pas faire de polémiques inutiles
01:31dans un moment comme celui-là.
01:32Tout cela, évidemment, interroge.
01:34Nous devons adapter notre réponse.
01:36Nous nous réclamons, je veux le redire là aussi clairement.
01:39Nous avions préparé, avec Bruno Retailleau,
01:41ministère de l'Intérieur,
01:43le Beauvau de la sécurité civile.
01:45Nous avons aujourd'hui un texte qui est quasiment prêt
01:47et qui attend que le gouvernement s'en saisisse
01:50pour évoluer sur un certain nombre de sujets.
01:52Vous savez que nos sapeurs-pompiers, par exemple,
01:54sont à 80% des volontaires.
01:56Il faut renforcer leur statut.
01:57Il y a des questions des moyens qui se posent.
02:00Mais sur la seule question des moyens...
02:01Je le rappelle aux auditeurs d'Europe 1
02:03et aux téléspectateurs de CNews,
02:05les militaires, les pompiers militaires,
02:07sont à Paris et également à Marseille.
02:09Mais les autres, effectivement, vous avez raison,
02:10sont des pompiers volontaires.
02:12Tout à fait.
02:12C'est un sujet important.
02:13À 80%.
02:14Et donc, il faut leur donner les moyens
02:15de leur engagement,
02:17leur engagement au service des autres,
02:18ce qui rend aussi d'ailleurs leur engagement
02:19tout à fait admirable.
02:21Et donc, ça pose des sujets
02:22vis-à-vis de leurs employeurs, etc.
02:24Donc, nous avons beaucoup de choses
02:25à faire évoluer sur notre modèle
02:26de sécurité civile.
02:27Il y a des propositions qui attendent
02:29depuis l'été 2025.
02:30Et donc, moi, j'appelle à ce que ces propositions-là
02:32soient mises en œuvre.
02:34Et puis, sur la question des moyens,
02:35là aussi, il faut se dire les choses.
02:37Nous avons un État qui est au bord du surendettement,
02:40qui est à la limite de ce qui est possible
02:42en termes de stabilité financière.
02:44Parce que c'est un sujet important,
02:45plus de 3 500 milliards d'euros de dette
02:48effectivement, on est en train de vivre
02:49une crise sans précédent.
02:50On va en parler.
02:51Mais oui, sur la question des moyens,
02:53la France dispose de 12 Canadair.
02:55Seuls 8, aujourd'hui, sont opérationnels.
02:58Il y a même un pilote
02:59qui était en train d'écoper sur la Seine
03:01qui a dit que sur les 8,
03:02il n'y en avait finalement que 5
03:03qui étaient réellement opérationnels.
03:06D'ailleurs, une réaction
03:06sur ce qu'a dit ce pilote de Canadair.
03:082 milliards d'euros, a-t-il dit,
03:10alors qu'il était en train d'écoper sur la Seine,
03:12son Canadair, il dit 2 milliards d'euros
03:15pour dépolluer la Seine.
03:17Avec cet argent, on achète 15 Canadair.
03:20Est-ce que, selon vous,
03:20c'est une fausse polémique ?
03:22Ou est-ce qu'il faut quand même
03:23regarder les choses en face
03:24et se dire que parfois,
03:25on dépense mal l'argent en France ?
03:27Il y a un énorme problème
03:28de dépense publique.
03:29Nous ne cessons de le dire.
03:30Et là aussi, il faut dire la vérité aux Français.
03:32On parlait du coût de la dépollution de la Seine.
03:33Moi, je vais vous parler
03:34des intérêts de la dette.
03:36Effectivement, nous avons accumulé
03:36une montagne de dettes,
03:37mais nous allons payer cette année
03:38presque 80 milliards d'euros
03:40d'intérêts de la dette.
03:41C'est l'équivalent de 2 Canadair par jour.
03:442 Canadair par jour
03:45qui vont simplement
03:46pour payer les intérêts,
03:48pas même rembourser notre dette.
03:50Et donc, si vous voulez,
03:51on a 2 Canadair qui sont commandés
03:53qui vont arriver en 2032.
03:54Moi, je vous parle aujourd'hui
03:55de l'équivalent de 2 Canadair par jour
03:57qui sont brûlés
03:58à cause de la mauvaise gestion de l'État.
04:01Et donc ça, effectivement,
04:02tous ceux qui posent la question
04:03des moyens face à cette crise
04:04et qui n'osent pas dire qu'en face,
04:06il faut tenir nos comptes,
04:07faire des économies,
04:08mieux gérer l'argent public,
04:09l'argent du contribuable,
04:11lutter contre toutes les formes
04:12de gaspillage,
04:13contre tous les doublons,
04:14contre la bureaucratie
04:15qui grève l'action publique.
04:17Et si nous ne faisons pas cela,
04:19nous n'aurons plus les moyens d'investir.
04:21Et aujourd'hui, nous avons un État
04:22qui n'investit plus suffisamment
04:24parce que son fonctionnement
04:25écrase le reste.
04:26Et donc, oui,
04:27les deux sujets sont intimement liés.
04:28On va revenir, bien sûr,
04:29sur le budget,
04:30mais je voulais vous faire réagir
04:31également sur ces masques.
04:331,5 million de masques FFP2
04:35sont envoyés en Gironde.
04:37Pourquoi ?
04:37Eh bien, parce que le seuil d'alerte
04:39aux particules fines
04:40est dépassé dans quatre départements
04:41dans le sud-ouest.
04:43Il faut protéger, évidemment,
04:44les plus fragiles.
04:45L'État réagit, donc, aujourd'hui.
04:48Mais gouverner, je le disais,
04:49c'est important,
04:50c'est prévoir,
04:51après le Covid-19,
04:53après les méga-feux,
04:54demain peut-être d'autres crises.
04:56Est-ce que la France anticipe,
04:57c'était ça ma question,
04:58anticipe suffisamment ?
04:59Est-ce que dans notre pays,
05:00aujourd'hui,
05:01on prépare assez bien
05:02les grandes crises du 21e siècle ?
05:05Il est évident,
05:06y compris pour les raisons
05:07que je viens de vous indiquer,
05:08qu'on ne prépare pas
05:08suffisamment l'avenir.
05:10Je note néanmoins
05:10que toutes les mesures d'évacuation
05:13ont été bien appliquées
05:14et conformément à des plans
05:15qui ont été élaborés,
05:16notamment depuis les incendies de 2022.
05:17Donc, il y a des choses
05:18sur lesquelles nous faisons mieux
05:20qu'avant,
05:20mais il y a encore trop de sujets
05:21sur lesquels nous n'arrivons pas à avancer.
05:23Est-ce qu'on a encore tous en tête
05:24les incendies terribles
05:26à la thèse de Buche,
05:27à l'Andiras,
05:28en Gironde ?
05:30Aujourd'hui,
05:31le cauchemar continue en Gironde,
05:33mais on a vécu pourtant
05:34toutes ces situations.
05:35Et quand on se retrouve à nouveau
05:37confronté à ces situations-là
05:38en question,
05:39on voit qu'on est dépassé.
05:41Et c'est vrai que les Français se disent
05:43« Mais pourquoi on n'est pas capable ? »
05:45Gouverner, c'est prévoir.
05:45Une fois de plus, je le répète,
05:46pourquoi on n'est pas capable
05:47d'avoir aujourd'hui,
05:49d'avoir prévu ce type de situation ?
05:51Mais gouverner, c'est prévoir.
05:52Mais quand l'État gouverne seul,
05:54on ne prévoit plus rien.
05:55Et moi, je demande à l'État
05:56aussi de lâcher prise
05:57et de se recentrer
05:58sur ses compétences essentielles.
06:00Les collectivités peuvent faire davantage.
06:01Demande à faire davantage.
06:02J'entendais tout à l'heure
06:03sur votre antenne,
06:04Karim Bouhamran.
06:06Nous ne sommes pas
06:06de la même sensibilité politique,
06:08mais néanmoins,
06:08il y a des choses intéressantes
06:09sur ce sujet-là.
06:10Je vous donne aussi
06:11ce que nous demandons
06:12avec la région Île-de-France,
06:13avec Valérie Pécresse,
06:14où par exemple,
06:15sur la gestion des forêts,
06:16nous demandons à avoir
06:17plus de compétences,
06:18à ce que ce soit
06:19notre responsabilité.
06:20Nous finançons déjà,
06:21alors que ce n'est pas notre rôle,
06:22l'équipement de nos sapeurs-pompiers.
06:24Nous finançons demain,
06:25nous souhaitons financer
06:26des équipements innovants,
06:27par exemple,
06:27pour détecter des feux
06:29dès le départ,
06:30pour qu'on puisse intervenir
06:31plus rapidement.
06:32Nous sommes en train
06:33de faire un audit,
06:33désormais,
06:34de toutes nos forêts,
06:35précisément parce qu'il y a
06:36tout un tas de choses
06:38à améliorer
06:39pour évidemment prévenir.
06:41Globalement,
06:41nous sommes dans un pays
06:42où la prévention
06:43est toujours le parent pauvre
06:44de nos politiques publiques.
06:45Mais ça suppose que l'État,
06:46encore une fois,
06:47soit mieux gérée,
06:48lâche prise, laisse les collectivités,
06:50le secteur privé,
06:51le secteur associatif
06:52faire davantage
06:53sur un certain nombre de sujets.
06:55Et je crois que nous sommes ici
06:56typiquement sur un sujet
06:57sur lequel nous devons
06:58faire évoluer notre façon
06:59de voir les choses.
06:59Alors Emmanuel Macron,
07:00président de la République,
07:01je le disais au début
07:02de cette interview,
07:02va présider une cellule
07:03de crise interministérielle
07:04parce que la situation
07:06est extrêmement grave.
07:07Il a dit,
07:07le chef de l'État,
07:09sur X,
07:10nous reconstruirons,
07:12nous réparerons
07:13et nous serons présents.
07:15Est-ce que le chef
07:16de l'État
07:16ne confond pas peut-être
07:17la reconstruction
07:18de Notre-Dame
07:20avec ces incendies ?
07:21Il faut 50 ans,
07:22voire un siècle
07:23pour que la nature
07:24puisse reprendre ses droits.
07:26Est-ce que ça montre
07:27d'une certaine manière
07:28une certaine déconnexion
07:29quand même du chef de l'État
07:30sur ce sujet-là
07:32ou pas ?
07:32La déconnexion,
07:34elle est là
07:34puisque derrière
07:35ces formules incantatoires
07:36qu'on ne peut que partager,
07:37il y a la faiblesse des moyens
07:39et la faiblesse
07:39de nos marges de manœuvre.
07:41Et au moment où je vous parle,
07:42aussi le taux d'intérêt
07:44de la dette française
07:45est en train de s'envoler
07:46parce que nos créanciers
07:47commencent à douter
07:48de notre solidité financière.
07:50Donc ce n'est pas tout
07:50de faire des grandes promesses.
07:51Et moi, ce que je note,
07:52c'est que toutes les promesses
07:53de 2017
07:55n'ont pas été suivies des faits.
07:57Nous attendions,
07:58les Français
07:59qui ont voté
08:00pour le président de la République
08:01attendaient une réforme de l'État.
08:02Elle n'a pas eu lieu.
08:03Attendaient d'ailleurs
08:03une baisse
08:04du nombre d'agents publics.
08:06C'est l'inverse
08:06qui a eu lieu.
08:08On attendait
08:08une décentralisation.
08:10Je viens de vous en parler.
08:11Ça a été une recentralisation
08:12comme jamais.
08:13Et puis sur la sécurité,
08:14sur la gestion des faits migratoires.
08:15Vous êtes président en train de nous dire
08:16que c'est 10 ans pour rien,
08:17presque.
08:17Je pense qu'on a reculé
08:19durant 10 années
08:20sur beaucoup de sujets.
08:21Je pense que l'État
08:21de la France d'aujourd'hui
08:22est plus grave
08:23que l'État de la France de 2017.
08:25Et je le regrette
08:26parce que j'appartiens
08:27à une famille politique
08:27qui n'a,
08:28sur un certain nombre de sujets,
08:29cessé d'alerter.
08:30Nous n'avons pas toujours
08:31tout bien fait à droite,
08:32mais cela fait 15 ans
08:33que nous alertons
08:34sur la dérive
08:34des finances publiques,
08:40qui doivent se recentrer
08:41sur ces missions essentielles.
08:42Et donc nous avons perdu
08:43un temps précieux.
08:44Et aujourd'hui,
08:44le temps ne joue pas pour nous,
08:46il joue contre nous.
08:47Et donc il est urgent
08:48que les décisions courageuses
08:49qui sont attendues
08:50soient prises.
08:50Et j'espère que ce sera le cas
08:52après l'élection présidentielle.
08:53On parle actuellement
08:55de ces feux de forêt,
08:56mais il y a également
08:57un autre sujet dans l'actualité,
08:58c'est la sécurité.
08:59Et la sécurité,
09:00ça va être un sujet majeur
09:01aussi de la prochaine présidentielle.
09:03Je rappelle que vous soutenez
09:04Bruno Rotaillot,
09:05le président des Républicains.
09:08Vous avez vu forcément
09:09cette information.
09:10Ce week-end en Allemagne,
09:11un homme a foncé en voiture
09:13sur la foule,
09:14réuni pour la Gepraide de Berlin.
09:17Une femme a été tuée.
09:1929 personnes blessées.
09:21Les autorités allemandes
09:22privilégient la piste
09:23d'un attentat terroriste islamiste.
09:25Le suspect,
09:26c'est important de le dire,
09:27était connu des services de police
09:28pour ses liens
09:29avec la mouvance islamiste.
09:31Il a été abattu
09:33par les forces de l'ordre.
09:35Nous avons commémoré
09:36le 14 juillet dernier
09:37l'attentat de Nice.
09:39Hier, c'était
09:39les commémorations du Père Hamel
09:40qui, je le rappelle,
09:41a été égorgé
09:42dans son église
09:43à Saint-Etienne-du-Rouvray.
09:45Évidemment,
09:45ça nous rappelle
09:46des choses absolument
09:48terribles.
09:49Est-ce que la menace islamiste,
09:50vous êtes proche
09:51de Bruno Rotaillot,
09:52qui a été ministre de l'Intérieur,
09:53est toujours présente
09:54dans notre pays ?
09:55Et il faut le dire,
09:57à aucun moment,
09:57on ne peut baisser la garde
09:59dans ce genre de situation.
10:01Mais cette menace,
10:02et malheureusement,
10:03ce qui vient de se passer
10:03à Berlin,
10:04elle nous le rappelle,
10:05elle est présente
10:06plus que jamais.
10:07Elle est présente
10:08parfois sur le front extérieur,
10:10mais elle est présente
10:11sur notre sol.
10:11Elle se développe
10:12sur notre sol.
10:13L'Allemagne,
10:14ce n'est pas loin de la France.
10:15C'est-à-dire qu'à tout moment,
10:16on pourrait nous aussi,
10:18malheureusement,
10:18être frappés.
10:19Il faut en être conscient.
10:20Il faut être conscient aussi
10:21que nos services de renseignement
10:23déjouent tous les ans
10:24plusieurs attentats.
10:25C'est la réalité.
10:27Nous luttons encore aujourd'hui
10:28pied à pied
10:29contre cette menace.
10:30Et parfois, d'ailleurs,
10:31sans qu'on le sache.
10:33Et là aussi,
10:34je veux rendre hommage
10:34à nos policiers,
10:35à nos gendarmes
10:36et à nos services de renseignement.
10:37Vous avez raison.
10:37Je les ai vus de près travailler.
10:39Ils font un travail remarquable.
10:40Mais la réalité,
10:41c'est que nous sommes encore
10:42au début de ce combat.
10:43Nous luttons contre une idéologie
10:46qui, malheureusement,
10:47peut gangréner
10:48un certain nombre d'esprits
10:49et pousser des gens
10:51à passer à l'acte
10:51et à se retourner
10:52contre parfois
10:53leur propre pays.
10:54Puisqu'aujourd'hui,
10:55nous avons des gens
10:55qui sont parfois nés en France
10:57et qui deviennent
11:00des ennemis de la France.
11:01Il faut appeler les choses
11:02en un nom.
11:03L'homme en question
11:04qui a été abattu
11:04était d'origine libanaise.
11:06Mais effectivement,
11:06le problème allemand
11:07n'est peut-être pas si loin
11:08du problème français.
11:09C'est-à-dire qu'il y a des personnes
11:11qui sont devenues allemandes
11:13ou qui sont devenues françaises
11:14et qui, aujourd'hui,
11:16se retournent
11:16contre leur propre pays,
11:18celui qui les a accueillis.
11:19Et ce qu'on voit aussi,
11:21si vous me le permettez,
11:22je veux le dire là aussi clairement,
11:23tous ceux qui vous disent
11:25qu'il faut lutter
11:25contre l'homophobie
11:27mais qui refusent
11:27dans le même temps
11:28de lutter contre l'islamisme,
11:30sont aujourd'hui
11:30dans une forme d'impasse
11:31parce que ce qui se passe
11:32à Berlin montre bien.
11:33Je pense à toute une partie
11:34de la gauche.
11:35Vous pensez à la France insoumise ?
11:36Mais je ne pense plus
11:37à la France insoumise
11:37puisque la France insoumise
11:38est perdue
11:39dans ce combat-là,
11:40dans ces deux combats-là,
11:41en réalité.
11:42Ce qu'on voit simplement,
11:43c'est que...
11:43La France insoumise ne veut pas voir
11:45qu'il y a en France
11:47un islamisme
11:48qui est là,
11:49qui rôde
11:50et qui pourrait un jour
11:51se retourner
11:53contre eux,
11:53contre toutes les valeurs
11:54que ce mouvement politique porte.
11:55Vous avez dit
11:56la France insoumise
11:57ne veut pas voir.
11:58J'ai longtemps cru
11:58que c'était de l'aveuglement.
11:59Je pense aujourd'hui
12:00que c'est de la complicité.
12:01Et donc,
12:02la France insoumise
12:03est aujourd'hui
12:04l'allié objectif,
12:05c'est factuel,
12:06effectivement,
12:07de tous ceux
12:07qui veulent déconstruire la France,
12:09de tous ceux
12:10qui prônent la haine
12:10contre la République.
12:11Et donc, oui,
12:13ce sont aussi aujourd'hui
12:15les alliés.
12:15Et nous l'avons vu,
12:16nous l'avons vu en 2019
12:17dans des manifestations.
12:19Les mots que vous utilisez
12:20ce matin sont forts.
12:22Vous accusez donc
12:23la France insoumise
12:24de complicité.
12:25C'est-à-dire qu'en gros,
12:26ce que vous nous dites ce matin
12:27sur CNews et sur Europe 1,
12:29c'est que ce mouvement politique
12:29est prêt à tout,
12:30prêt à tout
12:31pour gagner les élections ?
12:32Je le regrette.
12:33Oui, malheureusement,
12:34mes mots sont forts,
12:35mais je crois qu'ils sont
12:35en dessous encore de la réalité.
12:37Ce mouvement politique-là
12:38est aujourd'hui
12:39un mouvement anti-république
12:41et effectivement
12:42un mouvement
12:43qui cautionne
12:43toutes les dérives,
12:44et nous l'avons vu,
12:45l'antisémitisme.
12:46Nous pourrions parler
12:48du concert
12:49de cet artiste
12:50qui a été hué,
12:54le concert a dû être interrompu
12:55à cause de l'antisémitisme
12:57de ces militants
12:58dans la mouvance
12:59de la France insoumise.
13:00Et la liste est longue.
13:01On se souvient
13:02de Jean-Luc Mélenchon
13:02qui avait fait un jeu de mots
13:04sur l'affaire Epstein
13:05et puis en disant
13:06« Non, mais j'ai voulu dire,
13:07j'aurais dû dire Epstein,
13:09ça fait plus russe. »
13:11Il y avait aussi
13:12d'autres exemples.
13:13Les exemples sont nombreux,
13:15malheureusement.
13:15Pour vous,
13:16Jean-Luc Mélenchon
13:17est face à ces mots
13:21très durs,
13:23considérés par beaucoup
13:23d'antisémites
13:24et devraient être éliminés
13:26de la campagne présidentielle
13:27assez naturellement.
13:29J'espère qu'un maximum
13:30de nos concitoyens
13:30vont se détourner
13:31du bulletin de vote
13:32de la France insoumise
13:33mais malheureusement,
13:34je ne prends pas mes désirs
13:35pour des réalités.
13:36Il faut combattre
13:37ce mouvement politique
13:38pied à pied,
13:38ne jamais rien leur céder.
13:40Jean-Luc Mélenchon
13:40avait dit que l'antisémitisme
13:42était résiduel
13:42dans notre pays.
13:43Il a dit ça
13:43à un moment
13:44où les actes antisémites,
13:45j'étais en charge
13:46de la lutte contre l'antisémitisme
13:47au gouvernement
13:48à ce moment-là,
13:49étaient multipliés par quatre
13:50à la suite du 7 octobre.
13:51Par quatre.
13:52Et donc,
13:52je pense en effet
13:53que sur l'antisémitisme,
13:54sur encore une fois
13:56l'homophobie
13:56puisqu'encore une fois
13:57quand on défend
13:59l'islamisme,
14:00eh bien,
14:01on met en danger
14:01des gens en raison
14:02de leur orientation sexuelle.
14:03C'est ce que nous voyons
14:05aujourd'hui malheureusement
14:06à Berlin.
14:07Et donc,
14:07il faut lutter
14:08contre ces extrémistes-là,
14:10cette extrême gauche-là
14:11qui est en train de faire
14:11un mal considérable
14:12à notre pays.
14:13Alors,
14:13je ne pensais pas
14:13vous poser la question
14:14tout de suite
14:15mais j'en ai l'opportunité
14:16donc je le fais.
14:17Ici même,
14:18à votre place,
14:19le député socialiste
14:20M. Brun
14:21qui est d'ailleurs candidat
14:22s'il y en a une
14:23à la primaire socialiste
14:24a dit que s'il y avait
14:25un deuxième tour
14:26parce que le scénario
14:27est probable
14:27entre Marine Le Pen
14:28et Jean-Luc Mélenchon,
14:30il n'a pas hésité.
14:31Ici,
14:31à votre place,
14:31il a dit
14:32je mettrai un bulletin
14:32Jean-Luc Mélenchon.
14:34Est-ce que la droite,
14:35alors certes,
14:36c'est peut-être
14:36de la politique fiction
14:38mais ne pourrait pas dire
14:40comme M. Brun
14:41du Parti socialiste
14:42dire,
14:43ben voilà,
14:43si on a Jean-Luc Mélenchon
14:44face à Marine Le Pen,
14:46eh bien la raison,
14:46ce sera nous,
14:47hommes de droite,
14:48de voter pour Marine Le Pen.
14:49Mais d'abord,
14:50je veux dire M. Brun
14:51qu'il se déshonore
14:54et que malheureusement
14:55on le voit,
14:55le Parti socialiste
14:56qui ne cesse de nous expliquer
14:57que cette fois c'est bon,
14:58ils ne sont plus allés
14:59de la France insoumise
14:59finit toujours
15:00par redevenir
15:01le vassal
15:02de la France insoumise.
15:03Donc je le regrette.
15:05Moi je vais être très clair
15:06avec vous,
15:06nous ferons tout
15:07pour faire barrage
15:08à la France insoumise
15:09dont je considère aujourd'hui,
15:10je viens de vous l'expliquer,
15:11que c'est l'ennemi
15:13malheureusement
15:13de notre République
15:15et donc démocratiquement
15:16bien sûr,
15:16sur le plan des idées,
15:17il faut combattre
15:18ces gens-là.
15:19Néanmoins,
15:19nous ne sommes pas obligés
15:20pour cela
15:20de céder au n'importe quoi
15:22du Rassemblement national.
15:23Et moi je ne me résous pas
15:24à avoir aujourd'hui
15:26ce face-à-face stérile
15:27que vous me décrivez,
15:29pardon de vous dire
15:30que ce n'est pas joué
15:30et que moi je pense
15:32et j'espère de tout cœur
15:33que nous aurons au second tour
15:34Bruno Retailleau
15:35puisqu'il incarne à la fois
15:36la rupture
15:37dans le pays à besoin
15:38sans tomber
15:39dans le n'importe quoi,
15:41dans l'aventure
15:41sans lendemain
15:43que nous prépare Marine Le Pen
15:44quand on voit
15:45son programme économique,
15:46quand on voit
15:47son impréparation,
15:48quand on voit
15:48ses alliances à l'étranger.
15:50Très franchement,
15:51ce serait un choix
15:52catastrophique
15:53pour notre pays
15:54et donc je vais barrer
15:55la route à la France insoumise
15:56sans tomber
15:57dans le n'importe quoi.
15:58Mais vous nous dites
15:58quand même ce matin
16:00que dans la balance,
16:01au moment où il faudra
16:02se prononcer
16:03que en responsabilité,
16:05vous vous dirigeriez
16:06à priori
16:08plutôt vers
16:08le Rassemblement national
16:10de la France insoumise
16:11que celui de la France insoumise.
16:11Non, je ne vous dis pas ça
16:12parce que je ne me résous pas
16:14à ce second tour
16:15et je ne tomberai pas
16:16dans le piège
16:16de considérer
16:17que nous sommes éliminés
16:18dès le premier tour
16:19ce piège qui a été tendu
16:20à la droite tant et tant de fois
16:21y compris par le Président
16:22de la République
16:22qui nous expliquait toujours
16:23que c'était lui
16:24ou le chaos.
16:25Finalement,
16:25on l'a eu lui
16:26et on a désormais le chaos.
16:27Donc moi, je vous dis,
16:28nous avons besoin
16:28de la droite
16:30aux responsabilités,
16:31pas du Rassemblement national
16:32et bien sûr,
16:33certainement pas
16:33de la gauche
16:34et de l'extrême gauche
16:35à laquelle nous ferons barrage
16:36et donc je souhaite
16:37encore une fois
16:37qu'un maximum de nos concitoyens
16:38regardent le détail des projets
16:40et portent Brune Retailleau
16:41aux responsabilités.
16:42Et si on en a le temps,
16:42on va parler des candidats
16:43à la présidentielle.
16:43Il y en a beaucoup
16:45sur la ligne de départ.
16:46Otman Nassrou,
16:47vous avez été secrétaire d'État
16:48chargé de la citoyenneté
16:49et de la lutte
16:50contre les discriminations
16:51de France.
16:52Voilà pourquoi ça m'intéresse
16:53tout particulièrement
16:54de vous avoir ce matin
16:55sur cette requalification
16:57de la justice
16:58dans l'affaire Crépole.
17:00Trois ans après le meurtre
17:01du jeune Thomas Perrotto
17:03à Crépole,
17:03les juges d'instruction
17:04ont finalement retenu
17:05la circonstance aggravante
17:06de racisme anti-blanc.
17:10Est-ce qu'aujourd'hui,
17:11dans des plaies à certains,
17:12on peut dire
17:13qu'il y a un racisme
17:14anti-blanc en France ?
17:15Mais c'est une évidence.
17:18Et ce qu'un juge
17:19aujourd'hui a admis,
17:21je suis très surpris
17:22que beaucoup de responsables
17:23politiques n'osent pas le dire
17:24et que dire simplement
17:26qu'il y a toutes les formes
17:27de racisme
17:27et bien sûr qu'il y a aussi
17:28une forme de racisme
17:29qui vise des gens
17:30parce qu'ils sont français,
17:31parce qu'ils sont blancs.
17:32C'est une réalité,
17:33c'est une réalité d'ailleurs
17:34que nous observons
17:35sur un certain nombre
17:36de territoires
17:37et donc beaucoup,
17:38moi je ne suis pas surpris
17:39et nous le disons
17:40depuis longtemps.
17:41que certains ont
17:43peut-être contre la France,
17:44contre les Français.
17:47Je crois qu'on a laissé
17:48dans notre pays
17:49prospérer un système
17:50de valeurs parallèles
17:51et je crois que
17:51quand on n'a pas su
17:53défendre notre propre modèle,
17:54quand on n'a pas su
17:55être fier
17:56de ce qu'est la France,
17:58qu'on n'a pas su
17:58transmettre l'amour
17:59de la France
18:00à nos plus jeunes
18:00à qui on expliquait
18:01au contraire
18:01la repentance,
18:02à qui on expliquait
18:03que la France
18:03était détestable,
18:04et bien forcément
18:05on a nourri
18:05en forme de ressentiment
18:07et de détestation
18:08de soi-même
18:08et donc aujourd'hui
18:09il faut faire
18:09exactement l'inverse,
18:10être fier de notre pays,
18:11le défendre
18:12et ne pas accepter
18:13n'importe quoi.
18:14Et donc encore une fois,
18:15oui,
18:16il y a du racisme anti-blanc
18:17comme il y a du racisme
18:19contre toutes les personnes
18:20en raison de leur origine,
18:22de leur religion,
18:22de leur couleur de peau
18:23et je suis effectivement
18:25je ne suis pas surpris
18:26et je suis heureux
18:27que la justice le reconnaisse
18:28dans le cas en plus
18:29du drame absolument horrible
18:30qui a coûté la vie
18:32au jeune Thomas
18:33à Crépole
18:33mais là aussi
18:34pendant longtemps
18:35on était caricaturé
18:36quand on disait
18:37ce genre de choses
18:37et donc je pense
18:38qu'aujourd'hui c'est fini,
18:39la réalité elle est devant nous,
18:41il faut l'affronter
18:41et nous la droite
18:42nous n'avons pas à être
18:43en soumission intellectuelle
18:44face au dictat de la gauche
18:46qui nous empêche
18:47de dire ce que nous avons à dire
18:48et de faire ce que nous devons faire
18:49et demain
18:50il faudra encore une fois
18:51je vous l'ai dit
18:51prendre des décisions très courageuses
18:52y compris sur ces sujets-là.
18:54Et ça pose aussi une question
18:56de notre jeunesse.
18:58Jean-Louis Borloo
18:59ancien ministre
19:00dans le journal du dimanche
19:02disait hier
19:03que la jeunesse
19:04est une priorité absolue.
19:06Il propose la création
19:07d'une coalition
19:08pour la jeunesse
19:09réunissant les maires
19:10les fédérations sportives
19:11les entreprises
19:12les éducateurs
19:12et l'ensemble des acteurs
19:14de l'éducation.
19:15Il a raison Jean-Louis Borloo
19:16la jeunesse c'est primordial
19:18d'en prendre soin
19:19et d'y penser dès maintenant ?
19:20C'est un défi absolument majeur
19:22nous avons un rajeunissement
19:23de la délinquance
19:24nous avons une ultra-violence
19:25chez nos jeunes
19:26nous avons effectivement
19:27ce sujet des écrans
19:28des réseaux sociaux
19:29qui causent des ravages considérables
19:31et puis nous avons un sujet
19:32disons-le aussi
19:33de justice des mineurs
19:34que nous n'arrivons pas
19:35à réformer.
19:35Là aussi je vais être très clair
19:36avec vous
19:37tous ceux qui vous expliquent
19:38qui vont changer les choses
19:39sans accepter
19:41de réviser la constitution
19:42mentent aux français
19:44et moi je défends
19:45aujourd'hui un candidat
19:46Bruno Retailleau
19:47qui assume
19:47d'un carnet
19:48de porter la rupture
19:49ça suppose de réviser
19:50la constitution
19:50parce qu'aujourd'hui
19:51les jurisprudences
19:52nous empêchent
19:53de réformer la justice
19:54des mineurs
19:54on l'a encore vu
19:55avec des décisions récentes
19:56du conseil constitutionnel
19:57que je respecte
19:59mais à un moment donné
20:00quand il y a une volonté populaire
20:01et qu'on est représentant
20:02de la nation
20:02on vote des textes
20:03qui ne touche pas
20:05aux grands principes
20:06constitutionnels
20:06nous devrions pouvoir
20:07les mettre en oeuvre
20:08et donc oui
20:08il faudra réviser la constitution
20:10et changer totalement
20:11notre approche
20:12sur cette question des mineurs.
20:13Othman Nassrou
20:13on doit conclure
20:14un dernier mot
20:15les candidats
20:16je le disais
20:16sur la ligne de départ
20:18à la présidentielle
20:19sont extrêmement nombreux
20:20Bruno Retailleau
20:21David Lissnard
20:22Edouard Philippe
20:23pour citer ceux
20:23qu'on situe vraiment
20:24à droite
20:25sur l'échiquier politique
20:26c'est pas dangereux
20:27ça d'avoir trop de candidats
20:28à droite
20:28et à la fin
20:29le risque peut-être
20:30d'avoir ce que vous ne souhaitez pas
20:31Marine Le Pen
20:32face à Jean-Luc Mélenchon
20:33d'abord moi je n'ai qu'un candidat
20:34il s'appelle Bruno Retailleau
20:35qui a été choisi
20:36par nos adhérents
20:38nos militants
20:38mais simplement
20:39ce que je veux vous dire
20:40c'est que le danger
20:40il n'est pas là
20:41le danger c'est que l'an prochain
20:42on reparte sur de la synthèse molle
20:44on ne prenne pas
20:45les bonnes décisions
20:46parce qu'à ce moment-là
20:47nous n'aurons fait que
20:47retarder encore un peu
20:48l'aventure démagogique
20:50qui nous attend
20:50et moi je ne veux pas
20:50de la démagogie
20:51du Rassemblement National
20:52au pouvoir
20:53je ne veux pas de la menace
20:54terrible qu'est aujourd'hui
20:55la France Insoumise
20:56et donc je veux un vrai projet
20:57de rupture
20:57et c'est pourquoi
20:58je suis certain qu'à l'automne
21:00les choses apparaîtront différemment
21:01et on suivra tout ça
21:02avec beaucoup d'attention
21:02votre candidat
21:03Bruno Retailleau
21:04président des Républicains
21:06candidat à la présidentielle
21:06et je rappelle que vous êtes
21:08secrétaire général
21:09des Républicains
21:10merci
21:10merci à vous
21:11merci de votre invitation
21:11bonne journée à vous
21:12merci d'avoir regardé cette vidéo
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