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Sylvain Maillard, député Ensemble pour la République de Paris, était l’invité de #LaGrandeInterview de Pierre de Vilno dans #LaMatinaleEte sur CNEWS, en partenariat avec Europe 1.

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Transcription
00:00Et l'invité de la grande interview ce matin sur CNews et sur Europe 1, c'est le député EPR
00:05de Paris.
00:05Bonjour Sylvain Maillard.
00:06Bonjour Pierre Levinot.
00:07Merci d'être avec nous.
00:08La France se réveille une fois de plus dans un climat de violence et d'insécurité maximale.
00:13Le refus d'obtempérer à Marseille, 28 000 refus d'obtempérer par an, une augmentation de 10% par an.
00:18L'exfiltration du maire d'Alès sur fonds de lutte contre le narcotrafic.
00:21La réponse du gouvernement, c'est la loi Riposte qui a été finalement adoptée hier soir.
00:25Est-ce qu'une énième loi, Sylvain Maillard, va changer le logiciel de ces nouveaux délinquants ?
00:32Alors effectivement, on a voté hier soir la loi Riposte qui ne porte pas spécifiquement sur ces points-là,
00:37mais qui renforce le pouvoir évidemment de la police.
00:40Sur l'insécurité en France en général.
00:42Exactement, mais aussi sur le narcotrafic.
00:45C'est les points dont vous venez de mentionner, entre autres ce qu'il se passe à Alès.
00:49Nous avons voté une loi il y a quelques semaines, narcotrafic.
00:52C'est pour ça, une loi se superpose à une autre loi ou s'ajoute à une autre loi.
00:57On attend maintenant une réponse.
00:58En fait, on donne plus à la justice et à la police, on donne plus de moyens pour pouvoir faire
01:03en sorte
01:04de s'adapter à cette nouvelle délinquance extrêmement puissante, extrêmement riche.
01:08Vous l'avez dit dans certains de vos reportages précédemment, cette interview,
01:13et qui a des moyens maintenant de corrompre, qui a des moyens de s'organiser
01:16et qui évidemment menace notre pays.
01:19Nous ne sommes pas les seuls, nous sommes tous les grands pays en Europe avec des grands ports.
01:23C'est le cas encore plus grave en Belgique et en Hollande, de ce que nous vivons.
01:27La réponse, c'est la loi narcotrafic et il faut qu'elle se mette en place.
01:31Il y a un parquet spécifique dédié qui se met en place
01:33et qui permettra de donner les moyens à la justice de pouvoir répondre.
01:38Oui, parce que vous dites des moyens pour la police et surtout des moyens pour la justice.
01:41D'investigation, on avait des grosses difficultés d'investigation.
01:44On ne sanctionne pas assez les délinquants, c'est-à-dire que la police attrape et la justice,
01:47est-ce qu'elle sanctionne encore aujourd'hui ?
01:48La police, aujourd'hui, se plaint justement du manque de sanctions.
01:51Sur la DZMafia et sur l'organisation mafieuse,
01:54ce n'est pas uniquement un problème de policiers en bas des cages d'immeubles, même s'il en faut.
01:58C'est aussi une vraie réponse dans une organisation structurelle
02:02qui gagne de l'argent, qui nourrit énormément de personnes
02:05et qui fait en sorte de gagner comme une PME ou comme une entreprise plus importante.
02:10Vous voyez qu'aujourd'hui, ce n'est plus une affaire, mais c'est un cartel.
02:13Oui, enfin, je ne suis pas spécialiste mexicain de l'organisation des uns les autres.
02:19En tout cas, ce qui est certain, c'est que ce sont des organisations mafieuses,
02:22c'est-à-dire avec une organisation propre, une hiérarchie propre,
02:26avec des moyens financiers et donc qu'il nous faut démanteler et attaquer à la racine.
02:30C'est pour ça qu'on a créé un parquet avec la loi narcotrafic,
02:32un parquet spécifique qui s'occupe précisément sur l'ensemble des axes financiers,
02:38mais aussi répressifs.
02:40On ne peut pas attaquer ces mafias uniquement sur l'angle de la drogue.
02:45Ça ne marche pas. Il faut aller là où à la racine,
02:48c'est-à-dire pouvoir repérer les flux financiers, les intercepter
02:52et ensuite faire en sorte qu'ils soient arrêtés et mis en prison.
02:55Loi narcotrafic, loi Riposte, nouveau parquet,
02:58ça fait dix ans qu'Emmanuel Macron est au pouvoir.
03:00Pourquoi est-ce que ça n'arrive que maintenant ?
03:02Tout a changé.
03:03Quand on est arrivé en 2017,
03:04les vraies discussions que nous avions,
03:06c'était sur l'économie.
03:07D'ailleurs, on est arrivé, on a porté, j'ai porté,
03:09aux côtés d'Emmanuel Macron.
03:11Vous voulez dire que c'est un phénomène nouveau ?
03:12Oui, l'accélération est incroyablement forte.
03:17Ce que nous avions sur la mafia, sur la drogue,
03:20ce n'était pas du tout ce qu'on avait connu en 2017.
03:23Et donc, nous devons nous adapter.
03:24Mais on n'est pas les seuls dans l'ensemble des pays européens,
03:27aux Etats-Unis.
03:28Les pays qui anticipent.
03:28On a la même chose.
03:29Oui, enfin, regardons les pays,
03:31à côté.
03:32D'ailleurs, on fait beaucoup de,
03:33ce qu'on appelle du benchmark,
03:34de regarder ce qui marche à côté
03:35et ce qui ne marche pas.
03:37D'ailleurs, dans la loi narcotrafic,
03:38on a copié le modèle,
03:42et on riposte pareil,
03:44modèle du repenti.
03:46Comment fait-on en sorte
03:47que celui qui fait partie de ces mafias,
03:50qui veut témoigner,
03:52pour se protéger,
03:53faire en sorte de dénoncer les actes,
03:56c'est ce qui aide énormément à la justice,
03:58puisse être protégé ?
03:58Et ça, ça existait aux Etats-Unis,
04:00beaucoup.
04:00Ça existe beaucoup aux Etats-Unis,
04:01le système judiciaire,
04:02la charge de la preuve n'est pas la même aux Etats-Unis.
04:04C'est grâce à ça qu'en Italie,
04:06on a pu démanteler le système mafieux.
04:09La France, c'est la France,
04:10et vous savez qu'on a une culture de l'excuse
04:13dans la justice et les gardes d'Esso de M. Macron.
04:16Mme Belloubet, M. Dupond-Moretti,
04:18M. Didier Meugot
04:19sont les héritiers de la politique de l'excuse,
04:21instaurée déjà à l'époque par François Mitterrand.
04:23C'est lui qui a fait abroger la loi Perfit
04:25sur la loi Sécurité et Liberté.
04:26Comment est-ce que vous voulez avancer
04:29sans changer le logiciel de la magistrature ?
04:32Je crois que quand nous donnons des moyens supplémentaires
04:35à la magistrature, aux policiers,
04:37comme nous le votons, je crois que c'est une réponse...
04:40C'est une question de philosophie.
04:41J'entends la discussion philosophique.
04:44Moi, je veux des résultats,
04:44et donc pour qu'il y ait des résultats,
04:45je veux donner des moyens.
04:47On pourra...
04:47Je ne suis pas là pour discuter de philo.
04:49On n'a pas deux heures,
04:49ce n'est pas l'épreuve de bac.
04:50Ce que je veux dire, c'est que de façon pragmatique,
04:52il faut qu'on avance sur la façon dont pensent les juges.
04:55Je ne suis pas d'abord sûr qu'ils soient unanimes
04:57et qu'ils aient tous la même mode de pensée,
04:58loin sans faux.
04:59Par contre, ce qui est certain,
05:00c'est qu'il y a trop d'entraves
05:01dans le travail des policiers et des juges,
05:04des gendarmes, évidemment,
05:06qui fait en sorte que ce qui nous paraît une évidence
05:08pour n'importe quel concitoyen,
05:09en fait, devient une complexité absolue
05:11et protège en fait le délinquant.
05:13Mais vous savez, il n'y a pas que dans le narcotrafic.
05:16On vient de voter une loi sur la protection de l'enfance.
05:18C'est pareil.
05:19On va en parler.
05:20On protège beaucoup plus l'auteur du crime
05:24que la victime.
05:25Et donc, c'est ce logiciel global de la société
05:27qu'il faut changer, mettre la victime au centre.
05:29Je suis content de vous l'introduire.
05:31Et puis, quand vous parlez des juges,
05:32je suis bien d'accord que tous ne sont pas unanimes,
05:34mais 30% des juges sont syndiqués
05:36au syndicat de la magistrature.
05:37Et quand vous voyez les images
05:38du secrétaire général de la magistrature
05:40qui, sur la loi de la présomption
05:42de légitime défense des policiers,
05:44s'interposent et disent que ça pose problème,
05:46c'est là aussi un sujet de discussion.
05:48Sylvain Maillard, vous serez d'accord ?
05:49Moi, je suis sur les juges.
05:51Un juge doit être impartial.
05:53Comme un policier doit être impartial.
05:54C'est la théorie.
05:55Il doit être impartial.
05:56Qu'il ait ses idées politiques.
05:58C'est comme n'importe quel citoyen,
05:59mais il doit appliquer dans son travail
06:01un travail d'impartialité
06:03pour un juge, un policier,
06:04n'importe quel fonctionnaire.
06:06Quand il est dans son travail,
06:07il ne doit pas avoir de position partisane.
06:09C'est ça qu'on doit regarder.
06:10Mais il faut leur donner aussi
06:11les moyens de travailler.
06:12Ils n'avaient pas suffisamment de moyens.
06:14C'est ce que nous donnons
06:15à travers ces lois de narcotrafic et riposte.
06:17Vous allez parler de la protection de l'enfance.
06:19Et en effet, j'ai l'impression
06:19que quand on prononce le mot perpétuité,
06:21c'est un vent de bouclier qui se dresse.
06:23Ça s'est passé jeudi dernier.
06:24Ce qui a conduit d'ailleurs Aurore Berger.
06:26La ministre a demandé un nouveau vote.
06:27Finalement, les députés ont approuvé
06:29à l'occasion de ce nouveau vote
06:31l'instauration de la perpétuité
06:32pour les auteurs de viols en série
06:34commis sur les mineurs de moins de 15 ans.
06:36Qu'est-ce qu'il y a de plus choquant ?
06:37Qu'il y ait toujours 84 députés
06:39qui votent contre la perpétuité
06:40ou que l'extrême gauche vous explique
06:41que cette mesure est inefficace
06:43contre les pédocriminels ?
06:44Les deux, en fait.
06:46Moi, j'étais en séance
06:47et on a écouté évidemment
06:49les arguments des uns et des autres.
06:51En réalité, c'est même la perpétuité
06:53sur des actes extrêmement graves.
06:55C'est-à-dire, vous l'avez dit,
06:57sur des violences,
06:57mais avec atrocité.
07:01C'est vraiment de la barbarie.
07:03Et donc, même là-dessus,
07:04la gauche, l'extrême gauche,
07:05mais une partie de la gauche,
07:06a voté contre cela.
07:09Ça vous étonne de certaines personnalités de gauche ?
07:11Oui, je crois qu'il y a un moment
07:14une décorrélation entre la victime
07:17qui doit être au centre de tout
07:19et l'auteur.
07:20En fait, ils ont un logiciel
07:21qui est, d'ailleurs,
07:23c'est une vraie position politique.
07:24Pour eux, leur logiciel,
07:25dans un crime,
07:27au fond, le plus important
07:28est le criminel.
07:29Comment on fait
07:30pour réinsérer le criminel ?
07:31La victime est totalement oubliée.
07:33Mais nous,
07:34nous voulons que la victime
07:34soit au centre de tout.
07:35On s'occupe de la victime
07:37et on s'occupe ensuite du crime.
07:38Qu'est-ce que vous répondez justement
07:39à Éric Coquerel
07:40qui disait
07:41que les pédocriminels
07:41ne sont pas forcément incurables,
07:43c'est un problème
07:43de suivi psychologique ?
07:44Je l'ai écouté,
07:45c'était sur votre antenne,
07:46c'est juste indigne,
07:47tout simplement.
07:47Et d'ailleurs,
07:48nous l'avons répondu
07:49par un vote hier
07:50en faisant en sorte
07:51que les pédocriminels
07:53s'aient en série
07:55avec atrocité,
07:56soit maintenant...
07:58En tout cas,
07:58nous avons voté ça
07:59à l'Assemblée nationale,
07:59ça va faire un chemin
08:01et part au Sénat,
08:01elle reviendra
08:02et faire en sorte
08:03que ce soit la perpétuité.
08:04Puisqu'on parle des enfants,
08:05à Bioritz,
08:06deux animateurs âgés de 21
08:07et 36 ans ont été arrêtés.
08:09Ils ont été placés
08:09en garde à vue hier
08:11pour viol et agression sexuelle
08:12sur au moins 13 enfants
08:14d'un même centre de loisirs,
08:16des enfants de 3 à 4 ans,
08:18Sylvain Maillard.
08:19Mais moi,
08:19je suis un élu parisien.
08:20Qu'est-ce que nous vivons à Paris ?
08:22On vit dans le périscolaire
08:24un drame absolu.
08:25On a des centaines...
08:26Vous avez vu la réponse
08:27de la justice ?
08:27On a des centaines de cas.
08:29La justice a commencé
08:30à condamner,
08:32mais...
08:33Pas condamner ?
08:33Avec du sursis
08:35et des relax ?
08:35Condamner,
08:36mais moi,
08:37je suis en député,
08:39je suis obligé
08:40de faire attention
08:40à ce que je dis
08:40par rapport à ce que fait
08:42la justice,
08:42et les condamnations,
08:44c'est pas la justice,
08:44mais moi,
08:45je vous le dis,
08:45c'est une chose,
08:45il faut que nous soyons
08:46extrêmement durs.
08:48Mais les pédocriminels,
08:49il faut que nous comprenions
08:50comment ça fonctionne
08:51et arrêtons de les protéger.
08:53On a eu de la protection à Paris,
08:54je le dis,
08:55je le redis.
08:56Emmanuel Grégoire,
08:57le maire,
08:57menace tous ceux
08:58qui pourraient entacher
08:59la réputation de Paris,
09:00mais je le dis,
09:01nous avons fait...
09:02Il y a eu une faillite.
09:02Vous voulez dire
09:02qu'il y a des pressions
09:03de la part de la mairie de Paris
09:06sur la justice ?
09:07Non,
09:08c'est un système
09:09qui s'est organisé
09:13en fait,
09:13on le changeait d'école.
09:15Et donc,
09:16au fond,
09:16on a un doute,
09:17ça se passe mal
09:18dans une école,
09:19peut-être qu'il y a eu
09:19les parents disquent,
09:21on le met dans une autre école.
09:22Et donc,
09:22du coup,
09:22on a 84 écoles maternelles.
09:25Parce que la pédocriminalité
09:27dont on parle des animateurs,
09:28c'est pas uniquement
09:30des enfants de 13-14 ans,
09:31c'est déjà extrêmement
09:33plus que choquant,
09:34mais c'est souvent
09:34des enfants traumatisés à vie
09:36qui aient 13-14-3-4-5-6-9 ans.
09:39Mais c'est encore,
09:39je trouve,
09:40encore plus atroce
09:41dans l'atrocité,
09:42ce sont souvent des bébés.
09:43Nous,
09:43on a 84 écoles maternelles,
09:45des enfants de 3 ans,
09:464 ans,
09:47qui pour certains
09:47ont été violés,
09:49qui ont été violés.
09:50Mais c'est un diagnostic.
09:50Maintenant,
09:51qu'est-ce qui se passe
09:51au niveau de la justice ?
09:52Est-ce que vous-même,
09:53puisqu'on parle du périscolaire
09:55parisien,
09:55Sylvain Maillard,
09:56vous avez vu les jugements
09:58en attendant.
09:59Il y a un animateur
10:00qui a eu du sursis,
10:01un autre qui a eu du sursis,
10:02et il y en a un
10:03qui a été relaxé.
10:03Ce sont les trois premières affaires.
10:05Est-ce que c'est une réponse ?
10:06Est-ce que c'est encore,
10:07pardonnez-moi
10:08de vous reposer la question,
10:09est-ce que c'est la culture
10:10de l'excuse ?
10:11Là-dessus,
10:12il va falloir être
10:12beaucoup plus sur la justice.
10:15Si on n'est vraiment
10:16qu'au début
10:16de l'ensemble
10:18des procédures,
10:19il y a énormément
10:19d'animateurs
10:20qui sont probablement...
10:22qu'on laisse passer cela
10:23tant pis ?
10:23Non,
10:24non,
10:24non.
10:25Moi,
10:25j'ai deux choses.
10:25Un,
10:26moi,
10:26je suis un élu parisien
10:27sur Paris
10:28et comme le reste,
10:29c'est protéger
10:30tout de suite les enfants.
10:31Nous avons fait des propositions,
10:32on a une mission d'enquête
10:33à l'heure actuelle
10:34et on a fait des propositions
10:35pour qu'on protège
10:36les enfants tout de suite.
10:37Déjà,
10:38on arrête l'hémorragie.
10:39Ensuite,
10:40de faire en sorte
10:41qu'il y a-t-il les moyens
10:42pour la justice
10:42de répondre
10:43à ces pédocriminels ?
10:45Moi,
10:45je trouve que non,
10:46pas assez.
10:46C'est pour ça
10:47que nous sommes en train
10:47de changer la loi.
10:49Vous venez d'en parler
10:49d'un des aspects,
10:52mais de faire en sorte
10:53de pouvoir contrôler
10:53l'honorabilité
10:54de ceux qui s'occupent
10:55de nos enfants
10:56dans les centres de loisirs,
10:57dans le périscolaire,
10:58dans le lance...
10:59Les pédocriminels,
11:00ils vont là
11:00où il y a des enfants.
11:01Et donc,
11:02il nous faut être
11:02beaucoup plus vigilants.
11:03On a des vérifications
11:05à travers le figeste,
11:06à travers le casier
11:08qui sont très statiques.
11:09On vérifie une fois,
11:10mais on ne connaît pas
11:11l'antécédent
11:12de ce qui s'est passé,
11:14surtout s'il est passé
11:15d'institution en institution.
11:17Donc,
11:17nous ne connaissons pas
11:17l'antécédent.
11:18Ce que nous portons
11:19dans la loi,
11:19c'est de faire en sorte
11:20que nous puissions
11:20avoir une transparence
11:21beaucoup plus importante
11:23et qu'un pédocriminel
11:24ne travaille plus jamais
11:26de sa vie
11:26au contact d'enfants.
11:28300 personnalités
11:29sont venues soutenir
11:29Republiquement.
11:30Barbara Butch,
11:31dont le concert a été
11:32interrompu à Grenoble
11:33par 150 militants
11:34pro-palestiniens
11:35menés par les élus
11:36LFI de la ville.
11:37Alain Chabat,
11:38Géraldine Nacaj,
11:39Vincent Elbaz,
11:39Ludivine Sagné.
11:41Et vous ?
11:42Sylvain Maillat.
11:42J'ai signé évidemment
11:43cette tribune.
11:44Je fais partie
11:45de ceux qui soutiennent
11:46Barbara Butch.
11:49L'antisémitisme d'ambiance
11:51fait partie
11:52de ce qu'a instauré
11:53l'extrême-gauche
11:53en France.
11:54Et donc,
11:55il nous faut le combattre.
11:56Barbara Butch,
11:57qui était pendant longtemps
11:58une égérie pour eux,
12:00parce qu'elle a pris position
12:02sur le conflit israélo-palestinien
12:04et devenue
12:05unie de l'extrême-gauche.
12:06Est-ce que c'est que ça ?
12:07Est-ce que ce n'est pas
12:07tout simplement
12:08parce qu'elle est
12:09de confession juive ?
12:10Oui, c'est un tout.
12:11C'est-à-dire qu'effectivement,
12:13bien sûr qu'elle est juive,
12:14c'est une cible,
12:15mais surtout,
12:16elle a pris position...
12:16Elle a dit qu'elle faisait
12:17objet d'attaque
12:18depuis qu'elle est petite.
12:21L'antisémitisme en France,
12:22j'ai présidé pendant 5 ans
12:25le groupe d'études
12:27sur l'antisémitisme.
12:28L'antisémitisme
12:29ne fait que grandir en France,
12:30pas qu'en France d'ailleurs,
12:31mais ne fait que grandir en France
12:34sur tout simplement
12:35un sentiment
12:35qui est largement développé
12:37par l'extrême-gauche.
12:38J'ai toujours eu ce propos
12:38depuis des années.
12:40Ça n'a pas changé.
12:41Mais là, c'est par exemple
12:42qu'on fait un diagnostic
12:42de ce qu'on fait
12:43par une loi Yadant
12:45qui n'a pas fonctionné,
12:46une loi Berger
12:47qui est en attente
12:48de discussion au Parlement
12:49qui a été déposée
12:52au Conseil des ministres
12:53qui est étudiée,
12:54sur lequel je travaille
12:55aux côtés d'Aurore Berger
12:56et pour moi
12:57qui est extrêmement importante.
12:58Il faut y répondre
12:59et faire en sorte que...
13:00Déjà, en France,
13:02ce qui est bien
13:02et tant mieux,
13:03il faut le dire,
13:03ce qui marche,
13:05l'antisémitisme est condamné.
13:06C'est-à-dire que c'est
13:0645 000 euros d'amende,
13:08un an d'emprisonnement,
13:09ce n'est pas le cas
13:09dans tous les pays anglo-saxons.
13:11Dans les faits,
13:12est-ce qu'il y a des résultats ?
13:13Moi, je propose...
13:14Est-ce que vous connaissez
13:14des gens qui ont été condamnés
13:15à 40 000 euros d'amende
13:17pour l'antisémitisme ?
13:18Oui, mais ce que je propose,
13:19je fais partie,
13:20mais c'est un débat
13:21qu'on peut avoir,
13:22c'est de faire en sorte
13:22que, justement,
13:24on puisse sortir du droit
13:27pour être un peu plus technique,
13:28mais l'antisémitisme
13:29est condamné
13:30à travers le droit
13:31à la presse.
13:32Moi, ce que je souhaite,
13:32c'est que ça devienne
13:33à condamner
13:34à partir d'un droit classique
13:36qui nous permettrait
13:37d'avoir beaucoup plus
13:38de condamnations
13:38parce qu'en fait,
13:39c'est très protecteur.
13:40On voit bien
13:40qu'il y a énormément de propos,
13:41y compris dans le monde politique,
13:43que l'on peut considérer
13:44comme antisémite
13:45qui ne sont pas condamnés.
13:47Ça veut bien dire
13:47qu'à un moment,
13:48le droit et la façon
13:49dont il est dit
13:50est trop protecteur.
13:51Pour moi,
13:51l'antisémitisme est simple,
13:53il est défini.
13:54Quand on est un responsable politique
13:56et qu'on s'y adonne,
13:57on doit être condamné.
13:59Je fais partie de ceux
14:00aux côtés du...
14:00Enfin, j'accompagne
14:01le président de la République
14:02dessus en disant
14:02que si nous sommes condamnés
14:04pour antisémitisme
14:05ou racisme d'ailleurs,
14:07nous ne devrions plus
14:07être éligibles.
14:08Je crois que c'est important
14:09qu'on puisse franchir un cap,
14:10faire en sorte que,
14:12aussi dans la société,
14:13mais aussi dans le monde politique,
14:14l'antisémitisme et le racisme.
14:16Et c'est un des volets
14:16de la loi Berger en l'occurrence.
14:18Vous parlez du président
14:18de la République
14:19qui a maintes fois été critiqué
14:21pour ne pas en faire assez
14:22pour l'antisémitisme,
14:24contre l'antisémitisme en France.
14:26C'est le cas notamment
14:27de l'ambassadeur américain
14:28Charles Kirchner.
14:29Qu'est-ce que vous répondez ?
14:30Est-ce qu'Emmanuel Macron,
14:31en dix ans de présidence,
14:32a fait suffisamment
14:32pour la montée de l'antisémitisme
14:34qui n'est pas un phénomène nouveau
14:35même s'il s'amplifie ?
14:36Mais l'antisémitisme est là.
14:37Moi, je n'ai jamais entendu
14:38nier la montée de l'antisémitisme,
14:40d'accompagner l'ensemble
14:41de ce que nous avons pu porter.
14:43C'est à la question.
14:43L'ensemble de ce que nous avons porté,
14:45il a toujours été à nos côtés
14:47pour combattre l'antisémitisme.
14:50Donc, je trouve que c'est
14:51un procès de mauvaise intention.
14:53On peut reprocher des choses
14:54et d'autres politiques
14:56auprès de la République,
14:57mais là-dessus,
14:58il a toujours été impeccable.
14:58La France fragilisée,
15:00on vient de le voir,
15:00par la criminalité,
15:02par la justice,
15:03où il faut faire des efforts,
15:04par les flammes aussi,
15:05les incendies.
15:06Cette année sont particulièrement violents,
15:08vous l'aurez remarqué.
15:09Deux pompiers ont péri dans les flammes.
15:11On l'a appris en Gironde,
15:11à Cotignac, dans le Var,
15:132550 hectares brûlés.
15:14Est-ce qu'on est suffisamment dotés ?
15:16Y a-t-il assez de pompiers ?
15:17Y a-t-il assez de canadaires ?
15:19De moyens dans un schéma climatique
15:20qui s'avère de plus en plus compliqué ?
15:22En tout cas, ce qui est certain,
15:23c'est qu'il va y avoir
15:25probablement plus de feu,
15:27plus important,
15:27et donc il va falloir
15:28de la force de réaction plus rapide.
15:30Il faut plus de matériel.
15:31On a déjà commandé,
15:32je sais bien,
15:34la polémique,
15:34un peu fausse polémique
15:35sur le matériel.
15:36En tout cas, le matériel est commandé.
15:38On est pointé du doigt
15:39Gabriel Attal
15:40qui a coupé les crédits
15:41pour les canadaires.
15:41Oui, je pense qu'il n'a pas coupé.
15:43C'est le premier qui a recommandé.
15:45Et en plus, il l'a fait
15:46à un moment où moi,
15:47j'ai été président de groupe.
15:48Je connais parfaitement le dossier.
15:50Il a été au contraire
15:51plutôt efficace
15:52en disant,
15:52il faut commander les canadaires.
15:54Regardons ce que canadaires,
15:55la société canadaires
15:56est capable de nous livrer
15:57comme avion.
15:59Est-ce qu'elle ne peut pas nous livrer ?
16:00Est-ce qu'elle ne peut pas nous livrer ?
16:03Comment trouver une solution ?
16:04Entre autres,
16:04à travers des hélicoptères
16:05que nous avons commandés
16:06à ce moment-là.
16:07Et donc, on a plutôt bien anticipé
16:08et on est plutôt mieux doté
16:10que nos voisins européens.
16:12Par contre,
16:13ce qui est certain,
16:13c'est que nos pompiers
16:14ont besoin de plus de matériel,
16:16une force d'intervention plus rapide
16:17parce que les feux
16:18vont se démultiplier
16:19et qu'il nous faut
16:20une force d'intervention plus forte.
16:21C'est peut-être ça
16:22qui nous manque
16:22sur la fiscalité.
16:23Non, je ne suis pas d'accord.
16:24Sur l'anticipation,
16:26c'est ce que nous sommes
16:27en train de faire,
16:28ce que nous avons déjà commencé
16:29à faire,
16:29parce qu'on est canadaires
16:31à faire avec les hélicoptères
16:33qui arrivent au fur et à mesure
16:34largueur d'eau.
16:35Et on continue.
16:36Mais ne voyons pas toujours
16:38ce qui n'a pas marché.
16:39Posez la question aux pompiers,
16:41Sylvain Maillard.
16:42Oui.
16:42Posez la question aux pompiers,
16:43on verra ce qu'ils voient.
16:44Est-ce que c'est toujours suffisant ?
16:46Est-ce qu'on écoute les pompiers ?
16:48Oui, il faut toujours
16:48plus de matériel,
16:50comme d'ailleurs les militaires.
16:51Est-ce que nous faisons en sorte
16:52qu'ils aient plus de matériel ?
16:54Vous savez, les pompiers,
16:56et moi, les pompiers
16:57sont des militaires à Paris.
16:59Ils savent très bien
17:00les améliorations de dotation
17:01qu'on a faites aussi
17:03grâce à la loi
17:04de programmation militaire
17:05et on améliore
17:07le matériel au quotidien.
17:08Ça ne se dit pas,
17:09on en parle discrètement,
17:10je vous le dis.
17:11On a fait en sorte
17:12d'avoir plus de moyens
17:13et on continuera.
17:14Idem sur la fiscalité,
17:15on sait que la France
17:16est tristement championne.
17:17Le chiffre du jour,
17:18il nous est livré par le Figaro
17:19pour les actifs en France.
17:21Le jour de libération
17:22fiscale et sociale
17:23tombe le 22 juillet,
17:24c'est-à-dire aujourd'hui.
17:25C'est le 22 mai pour l'Irlande,
17:27le 27 mai pour le Danemark,
17:28le 13 juin pour la Pologne
17:29et même en avril
17:30pour Malte et Chypre.
17:31Quand est-ce qu'on sort
17:32de ce maelstrom fiscal
17:34qui détruit à la fois
17:35les particuliers,
17:36les entreprises,
17:37le manque d'investissement ?
17:38Mais Pierre Devineau,
17:39qui vote des augmentations
17:40de fiscalité en permanence ?
17:43L'extrême-gauche
17:44et l'extrême-droite ?
17:45Le dernier budget
17:47à l'initio de M. Lecornu
17:49prévoyait une augmentation d'impôts.
17:50Pierre Devineau,
17:51qui se bat pour faire en sorte
17:52dans l'hémicycle
17:53pour ne pas qu'il y ait
17:54des augmentations sur l'IFI,
17:57des augmentations sur l'impôt,
17:58sur le revenu,
17:59diverses taxes.
18:00Attends, c'est nous.
18:01C'est Renaissance,
18:02c'est Horizons,
18:02c'est le modem.
18:03Qu'est-ce qu'a voté
18:04le Rassemblement national ?
18:05À l'initio avec 14 milliards
18:06d'impôts supplémentaires.
18:07Qu'est-ce qu'a voté ?
18:08Je n'ai pas voté le budget.
18:09Vous n'avez peut-être pas voté le budget,
18:10mais c'était le plan du gouvernement.
18:11Au quotidien,
18:12qui se bat pour ne pas
18:13qu'il y ait d'augmentation d'impôts ?
18:15Vous savez,
18:15le Rassemblement national
18:16a voté 36 milliards
18:17devant nous
18:18d'augmentation d'impôts.
18:20Dans la main
18:21avec la gauche.
18:23Continuez d'accuser
18:23qui vous voulez.
18:24Est-ce que ce n'est pas
18:25un sujet transpartisan
18:26de sortir
18:27de ce manif
18:28fiscal et économique ?
18:28Je suis très fier,
18:29Pierre Devineau,
18:30j'ai toujours défendu
18:31la baisse des impôts.
18:32Il y a trop d'impôts
18:33en France
18:33et mon mouvement
18:34Renaissance
18:35a toujours défendu
18:36la baisse des impôts.
18:37Ce que nous voulons,
18:38c'est baisser les impôts.
18:38Qui a baissé les impôts
18:39dans ces dernières années
18:40sur l'impôt sur les sociétés ?
18:42Qui a enlevé
18:42la taxe d'habitation ?
18:44C'est qui ?
18:44C'est nous.
18:45C'est nous.
18:46Fin de la taxe d'habitation,
18:47baisse de l'impôt
18:47sur les sociétés ?
18:4933 quand on est arrivé,
18:50il est à 25%.
18:51Et qui va rétablir
18:51l'économie en 2027 ?
18:54Moi, je veux qu'on travaille
18:56plus au global.
18:57Je veux qu'on fasse
18:57plus de production.
18:58Pour un candidat.
18:59Vous n'avez pas le choix.
18:59Il n'en faut qu'un seul.
19:00Une autre question.
19:01Oui, parce qu'il vous manque
19:02du temps.
19:02Et moi, je veux
19:03un seul candidat.
19:04Un seul candidat.
19:05Et rapidement,
19:06je souhaite qu'en mois d'octobre
19:08ou au mois de novembre,
19:09nous décidions d'un seul candidat.
19:10Comment ?
19:10Pour qu'il puisse...
19:11Une primaire ?
19:12Non, on n'a pas le temps.
19:13On n'a plus le temps.
19:14J'aurais souhaité.
19:14On n'a plus le temps.
19:15Parce que le temps de l'organisation,
19:16le temps de le faire en place,
19:17ce ne sera plus possible.
19:19Moi, ce que je souhaite,
19:19c'est que les candidats
19:20qui se parlent,
19:21je sais qu'ils se parlent.
19:22Qui se parlent ?
19:23Gabriel Attal,
19:25Edouard Philippe,
19:26Gérald Darmanin,
19:27l'ensemble des acteurs
19:28se parlent.
19:29Bruno Le Maire.
19:31Bruno Le Maire est candidat ?
19:33Non, mais ils font partie
19:34de l'équation de la discussion,
19:35de comment faire en sorte...
19:37Il y en a deux pour l'instant
19:37au Bloc Central,
19:38Gabriel Attal,
19:38Edouard Philippe,
19:39c'est assez simple,
19:39répondez-moi.
19:40Ils se parlent.
19:41Vous avez une préférence.
19:42Ce que je souhaite,
19:43c'est qu'il y ait un seul candidat.
19:44Lequel ?
19:46Gabriel Attal ou Edouard Philippe ?
19:47Moi, je suis de renaissance.
19:48Je trouve ça bien
19:48que Gabriel Attal
19:49fasse une campagne.
19:50Je trouve ça extrêmement important.
19:51Et bien, c'est une très importante.
19:52Parce qu'on porte nos idées,
19:57on a un candidat Jean-Luc Mélenchon
19:58à l'extrême-gauche.
19:59On a une candidate Marine Le Pen
20:02à l'extrême-droite.
20:02Il nous faut un candidat rapidement.
20:04Et vous avez nommé Gabriel Attal.
20:06Merci beaucoup.
20:06Sylvain Maillard, bonne journée.
20:07Bonne journée.

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