- il y a 1 jour
Les débats de l'été avec Brigitte Lahaie, Dr Marie-Claude Bossière
---
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/
🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴
▪️ Facebook : https://www.facebook.com/SudRadioOfficiel
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
☀️ Et pour plus de vidéo du Grand Matin Sud Radio : https://youtube.com/playlist?list=PLaXVMKmPLMDRJgbMndsvDtzg5_BXFM7X_
##FAIT_DU_JOUR-2026-08-25##
---
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/
🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴
▪️ Facebook : https://www.facebook.com/SudRadioOfficiel
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
☀️ Et pour plus de vidéo du Grand Matin Sud Radio : https://youtube.com/playlist?list=PLaXVMKmPLMDRJgbMndsvDtzg5_BXFM7X_
##FAIT_DU_JOUR-2026-08-25##
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00Sud Radio, les débats de l'été, 10h-13h, Anthony Martin Smith.
00:06Et ils sont tous là, autour de la table, déjà présents, l'équipe qui m'accompagne,
00:11Albin Texerar, Antoine Dizy, Louis Rondazot, Alexandre Saint-Etienne, bonjour messieurs.
00:17Bonjour Anthony.
00:18Bonjour Anthony, bonjour à tous.
00:19Antoine.
00:20Anthony.
00:21Ça ne vous dérange pas si je vous appelle Albin, du coup, Albin Texerar.
00:25Je salue également, à la réalisation, Julien Delmas, bonjour.
00:29Bonjour messieurs.
00:30Et puis Manu, qui est au standard, qui vous attend au 0826 300 300.
00:34Bonjour Manu.
00:36Et puis, bonjour à vous, chères auditrices, auditeurs de Sud Radio.
00:42Très content de vous retrouver pour ce débat de l'été.
00:45On est le mardi, je ne sais plus quel jour.
00:48Merci beaucoup, mardi 25 août.
00:51Vous voyez, bonne humeur, bonne ambiance.
00:53Antoine Dizy, nos débatteurs, à partir de 10h30, vont s'affronter sur quoi ?
01:00Alors, on commencera par Roland Lescure, qui annonce un effort collectif pour redresser les finances publiques.
01:05Qui doit le plus serrer la ceinture, selon vous ?
01:07C'est la question qu'on vous pose sur les réseaux de Sud Radio.
01:10Et le second débat, 6 milliards d'euros d'investissement, 22 000 emplois créés.
01:14L'Arabie Saoudite annonce, conjointement avec Emmanuel Macron, la création de trois parcs à thème en Ile-de-France.
01:20Est-ce une bonne nouvelle pour l'économie ?
01:23Et enfin, une amende pour les parents d'élèves perturbateurs à l'école.
01:26Êtes-vous favorable à cette proposition d'Edouard Philippe ?
01:29Oui, est-ce que vous voulez que l'on sanctionne les parents d'élèves qui mettent le bazar en classe
01:35?
01:35C'est une proposition d'Edouard Philippe.
01:36On en parle avec vous tout à l'heure.
01:38Et puis, vous réagissez au 0826 300 300.
01:42Albin Teixeira, dans un instant, c'est une femme que l'on entend depuis longtemps sur Sud Radio.
01:47C'est la voix, le visage de Sud Radio.
01:50Et elle est avec nous dans un instant.
01:52Oui, Anthony, on continue notre semaine.
01:54On va présenter la grille de Sud Radio de rentrée à partir de lundi.
01:58On recevra Brigitte Laé qui anime nos après-midi sur Sud Radio.
02:04On la reçoit dans un instant.
02:06Et à 10h15, nous allons parler du harcèlement scolaire.
02:09Comment repérer les signaux avant la rentrée ?
02:12La rentrée, c'est dans une semaine.
02:14Et nous serons avec Dr Marie-Claude Bossière, pédopsychiatre, pour en parler.
02:18Enfin, à midi, Clément Barguin me rejoindra sur le plateau de Sud Radio.
02:21On recevra notamment le maire de Pommasse pour revenir sur cette tornade
02:25qui a fait de sacrés dégâts avec une pensée très chaleureuse pour les sinistrés.
02:31Et on recevra aussi Arnaud Péricard et puis vous, mesdames et messieurs,
02:35à partir de midi 15, pour la Radio Libre, au 0826 300 300, les débats de l'été.
02:41C'est parti !
02:42Sud Radio, les débats de l'été, 10h-13h, Anthony Martin Smith.
02:48Brigitte Laé, bonjour.
02:50Bonjour à tous.
02:51Ça manque de femmes, ça, il me semble, autour de la table.
02:55C'est pour ça qu'on vous a invité, Brigitte ?
02:57Ah oui, mais je ne crois pas que je vaux autant d'hommes, quand même, n'exagérons rien.
03:00Ah bah écoutez, je ne suis pas sûr que certaines auditrices et auditeurs
03:03pensent la même chose que vous.
03:05On vous retrouve déjà tous les jours sur l'antenne de Sud Radio,
03:08mais la rentrée est de nouveau avec vous sur l'antenne à partir de 14h.
03:14Est-ce qu'il y a quelque chose de vraiment particulier sur cette année qui arrive ?
03:20Est-ce que vous sentez que les auditrices et les auditeurs
03:23ont de plus en plus de mal avec la question de l'amour ?
03:28Oui, en tout cas, ils ont du mal avec la question de l'engagement.
03:31Ah oui, c'est vrai.
03:33C'est-à-dire qu'il y a une sorte de narcissisme égotique qui fait qu'on veut bien aimer,
03:42mais faire des petits sacrifices, un mot peut-être un peu grand,
03:46mais pour vivre à deux, c'est compliqué.
03:49Brigitte Lahaye, on parle beaucoup d'un changement dans notre société,
03:53notamment avec les phénomènes MeToo qui sont démocratisés,
03:58qui ont libéré la parole de la femme, c'est un très bon côté.
04:01Est-ce que vous constatez dans votre émission que la parole est plus libre
04:06ces dernières années par rapport aux émissions que vous faisiez il y a 10-20 ans ?
04:12Alors oui, on parle plus facilement de son intimité aujourd'hui qu'il y a 25 ans,
04:17mais les gens se livrent plus facilement sur toutes les questions d'intimité.
04:22En même temps, je n'ai pas l'impression que les gens sont beaucoup plus à l'aise
04:28dans leur sexualité, donc il y a encore beaucoup de boulot à faire,
04:31mais je suis là, je suis prête à continuer encore une quarantaine d'années.
04:36Non, non, mais plus sérieusement, il y a quand même une évolution
04:40par rapport à la libération féminine.
04:43Elles se sentent plus le droit de réclamer,
04:48elles sont plus à l'aise avec leurs désirs,
04:50enfin il y a quand même des choses qui ont bougé.
04:53Après, fondamentalement, je ne suis pas sûre que les désirs des hommes
04:56et les désirs des femmes ont beaucoup bougé.
04:59Ils sont différents et c'est ça qui rend compliquée la relation entre les hommes et les femmes.
05:04La banalisation du sexe, la banalisation même des relations interchangeables,
05:10c'est ça aussi le problème que vous décriviez il y a quelques instants
05:13sur cette particularité aujourd'hui
05:17où vous disiez qu'on est de plus en plus dans des relations égotiques ?
05:22Non, je crois que ça vient d'une éducation plus libérale
05:28qui fait que les enfants ont le droit,
05:31ça je ne pense pas que ce soit bien mais ça c'est un autre débat,
05:35de choisir s'ils préfèrent une glace au chocolat ou à la vanille à l'âge de 3 ans,
05:39donc ça n'aide pas à la frustration plus tard.
05:42Non, je pense que ce qui est, enfin ce que je crois qui est important,
05:46c'est de comprendre que ce n'est pas parce qu'il y a une culture actuelle
05:51ou une mode ou des choses qui ne sont plus...
05:56Vous savez par exemple, on a beaucoup parlé de transsexualité
05:59ou de transgenre il y a 3 ans,
06:01aujourd'hui on n'en parle pratiquement plus.
06:04Et tout ça, ça provoque chez des personnes qui ne se connaissent pas bien
06:07et qui sont un peu fragiles,
06:08ça provoque des choses qui ne sont pas forcément ce qu'elles ont besoin,
06:15vers quoi elles ont besoin d'aller, vous voyez.
06:17C'est important de préciser la ligne éditoriale de votre émission,
06:21ça reste là même depuis le début,
06:22briser les tabous,
06:24est-ce que vous sentez que les auditeurs brisent les tabous
06:27en venant se confier à vous ?
06:29Et aussi, est-ce que vous sentez que,
06:32je suppose qu'il y a des auditeurs encore qui hésitent avant d'appeler ?
06:36Qu'est-ce que vous voulez leur dire pour que cette nouvelle saison,
06:39ils osent prendre le téléphone et vous appeler ?
06:43De toute façon, on ne peut aller mieux
06:46que lorsqu'on peut se confier à quelqu'un
06:48qui est capable de nous écouter sans nous juger.
06:51Et je pense que j'ai fait mes preuves dans ce domaine,
06:54donc ça ne peut que leur faire du bien.
06:56Après, s'ils n'osent pas,
06:58qu'ils le fassent déjà à voix haute,
07:01tout seuls dans leur pièce,
07:02et il y a au moins quelque chose qui sortira.
07:05Le plus important, c'est de parler, c'est ça ?
07:09Oui, oui.
07:10On ne peut pas garder pour soi ce qui ne va pas.
07:12Ça fait du mal après à la santé, etc.
07:16Vous savez, j'ai beaucoup d'auditrices, d'auditeurs
07:18qui me disent que je devrais être remboursée par la sécurité sociale.
07:21Je crois que les mots du cœur
07:24se traduisent par des mots du corps.
07:26Parce que de 14h à 16h, vous êtes aussi avec des experts,
07:30des psychologues, des thérapeutes de couple.
07:33Cette année, ça reste la même ligne,
07:35on reste avec les mêmes thérapeutes,
07:38les mêmes psychologues en plateau,
07:41ou il y aura des nouveautés ?
07:42Oh, ça bouge, bien sûr, j'en ai des nouveaux qui arrivent,
07:46des anciens qui reviennent ou qui s'en vont.
07:50Mais vous voyez, vous parliez tout à l'heure de l'harcèlement scolaire.
07:53Du coup, comme je sais que c'est un sujet très actuel et très important,
07:57le 9, mercredi 9, je reçois Stéphane Clerget,
08:00qui est pédopsychiatre et qui expliquera tout ça.
08:03J'essaye aussi de rester proche de l'actualité,
08:07des sujets qui préoccupent les Français.
08:09Le 9 septembre 2026, mesdames et messieurs,
08:12vous prenez rendez-vous avec cette vaste question
08:15qu'on va aborder d'ailleurs dans un instant,
08:17Brigitte, il y a, avec toutes ces situations,
08:21moi j'ai l'impression, pour l'avoir vécu aussi,
08:23qu'on est dans une grande période,
08:25peut-être de fin de cycle, d'un cycle nouveau,
08:27ou en tout cas de beaucoup de ruptures.
08:29Je l'observe énormément dans mon entourage,
08:32et puis tout le monde me dit qu'en ce moment,
08:34il y en a beaucoup.
08:36Est-ce que ça aussi, c'est des sujets
08:38sur lesquels vous accompagnez dans l'émission ?
08:43Oui, on est quand même à la fin d'une société
08:48qui était quand même très normée.
08:50Alors c'est drôle, parce que dans ces cas-là,
08:52on a toujours les extrêmes qui se manifestent,
08:54c'est-à-dire à la fois ceux qui veulent revenir au puritanisme
08:56ou au conservatisme très familial.
09:02Et puis de l'autre côté, on a tous les mouvements wokistes.
09:05Et en fait, ce qu'il faut bien comprendre,
09:07parce que moi je les écoute tellement depuis 25 ans, les Français,
09:10c'est que ça ne fait que 10% d'un côté et 10% d'autre maximum.
09:13En revanche, il y a 80% des gens qui ont toujours envie de la même chose,
09:18de stabilité amoureuse,
09:20de se sentir en sécurité dans une relation.
09:24et puis d'avoir une intimité la moins mauvaise.
09:28Comment on explique cette dichotomie entre le fait qu'on veuille du mariage,
09:33on veuille des enfants,
09:34mais on ne veut pas de s'engager ?
09:38C'est ce que je disais tout à l'heure,
09:40c'est une sorte de refus de se frustrer,
09:44parce que le couple, moi j'ai vécu 22 ans en couple,
09:46je sais ce que c'est,
09:47c'est quand même de faire des concessions.
09:49Et faire des concessions, ça demande d'accepter de la frustration,
09:54de la déception,
09:55et en même temps, moi je le dis toujours,
09:58le couple c'est comme la démocratie,
10:00c'est le moins pire des systèmes.
10:02Ça veut dire qu'on doit accepter de renoncer,
10:06finalement choisir, c'est renoncer ?
10:09Un petit peu, oui, quand même.
10:11La liberté absolue, elle n'existe pas.
10:14Donc on doit accepter de s'effacer au profit d'un bien-être avec l'autre ?
10:19Non, mais en tout cas en partie, pas totalement.
10:22Non, il faut accepter de pouvoir communiquer
10:24et que sa vérité n'est pas la vérité absolue,
10:27et qu'il faut écouter la vérité de l'autre
10:28et trouver le compromis.
10:31Allement, etc.
10:32Et on parle aussi de nombreux sujets,
10:34est-ce qu'il y a des sujets
10:36qui sont un peu plus touchy,
10:38un peu plus difficiles à évoquer à l'antenne,
10:41vous le voyez avec vos auditeurs,
10:42où finalement vous dites,
10:44un sujet reste un sujet
10:46et on peut parler de tout ?
10:49On peut parler de tout ce qui est autorisé par la loi,
10:51et à partir du moment où on parle de tout,
10:54c'est la manière dont on en parle qui est essentielle.
10:57Pour ne pas choquer,
10:58ce qui ne serait pas,
11:00enfin, pour qui ce sera des pratiques.
11:02Vous savez, même aujourd'hui encore,
11:04l'homosexualité, elle peut choquer,
11:06donc vous voyez,
11:08c'est très compliqué de dire
11:09qu'est-ce qui est tabou,
11:12qu'est-ce qui ne l'est pas.
11:12Il y a encore beaucoup de choses
11:13qu'on a besoin de régler dans notre société.
11:16Vous allez aussi exister,
11:18enfin, votre émission va continuer d'exister
11:20en podcast,
11:21avec des rendez-vous complètement exclusifs.
11:25Oui, alors ça, c'est tout à fait différent,
11:28parce que là, en revanche,
11:29j'aborde des sexualités plus marginales, on va dire,
11:33et ce qui m'intéresse dans cette confidence
11:36que m'offre un auditeur ou une auditrice,
11:39c'est d'aller chercher quelle est la souffrance,
11:42quelle est la blessure d'enfance
11:44qui provoque cette sexualité-là,
11:45parce que le travail que je fais depuis 25 ans
11:48m'a montré à quel point la sexualité
11:51était aussi thérapeutique,
11:52et derrière une sexualité,
11:54j'ai utilisé exprès ce mot-là,
11:57mais une sexualité déviante,
11:58il y a souvent une souffrance qu'on règle.
12:03On vous retrouve dès cet après-midi
12:05à 14h sur l'antenne de Sud Radio.
12:07Non, non, non, non, on me retrouve...
12:09Ah oui, pardon.
12:12Non, non, non, rassurez-vous, Brigitte,
12:15et puis on vous retrouve dès la semaine prochaine,
12:17je crois.
12:18Lundi.
12:18Dès lundi sur l'antenne de Sud Radio.
12:20Je suis là.
12:21Prenez bien soin de vous, Brigitte,
12:23je suis très content de vous retrouver
12:24dans les couloirs de la rédaction,
12:25et puis surtout avec vos petits toutous
12:26qui sont trop mignons.
12:28Merci, c'est gentil pour moi.
12:29Merci, Brigitte, je vous embrasse,
12:31et à lundi,
12:32et puis vous écoutez évidemment Brigitte
12:34sur l'antenne de Sud Radio
12:35dès 14h, tout à l'heure, malgré tout.
12:37Albin Texera, dans un instant.
12:39Dans un instant, nous allons évoquer
12:41cette rentrée scolaire,
12:42et oui, elle approche à grands pas,
12:43vous préparez sûrement les fournitures scolaires,
12:46mais derrière tout cela,
12:47il y a un sujet qui revient chaque année,
12:48le harcèlement scolaire,
12:49qui est un problème.
12:50On va vous aider à repérer les signaux
12:53avant la rentrée
12:54pour savoir si votre enfant est harcelé ou pas.
12:56Nous serons avec Dr Marie-Claude Bossière,
12:59pédopsychiatre.
13:00A tout de suite.
13:02Sud Radio.
13:03Sud Radio, les débats de l'été,
13:0510h-13h, Anthony Martin Smith.
13:08Avec Albin Texera,
13:09qui est avec moi sur le plateau de Sud Radio.
13:11Dans un instant,
13:12on recevra Marie-Claude Bossière
13:14qui est pédopsychiatre.
13:16On va parler de harcèlement.
13:18Avant cela, je veux vous remercier
13:19bien de votre fidélité,
13:20mesdames et messieurs,
13:21de vos appels au 0826 300 300.
13:24Également, Albin,
13:25je vais vous le dire,
13:27d'un message très gentil
13:28qu'on a reçu hier
13:29sur je-participe-à-dessus-de-radio.fr
13:31de la part d'un auditeur
13:33qui s'appelle Alain.
13:34Je veux vous remercier infiniment
13:35puisque votre message m'a rempli
13:36de joie, de bonheur
13:38et m'a mis les larmes aux yeux.
13:40Sachez que toute l'équipe de Sud Radio
13:41est engagée
13:42pour tous les jours
13:43vous apporter
13:44le meilleur contenu
13:46avec la plus grande des sincérités.
13:48et on vous donne absolument tout.
13:50Donc, quand vous nous écrivez,
13:51sachez que, un, on vous lit
13:52et deux, que ça nous touche.
13:53Albin Texera,
13:54dans un instant,
13:55Marie-Claude Bossière.
13:56Exactement,
13:56nous sommes avec le docteur
13:58Marie-Claude Bossière,
14:00pédopsychiatre.
14:00Bonjour docteur.
14:02Bonjour.
14:03Bonjour et merci
14:04d'avoir pris le temps
14:05de nous parler ce matin
14:06sur Sud Radio.
14:07Nous allons évoquer
14:08le harcèlement scolaire.
14:09Chaque rentrée ravive
14:11la même inquiétude
14:11chez de nombreux parents.
14:12Et si mon enfant
14:13était harcelé
14:14ou harcelé lui-même
14:15sans que je le sache,
14:17le phénomène touche chaque année
14:18entre 800 000
14:19à 1 million d'enfants
14:20et d'adolescents en France
14:21avec des conséquences psychologiques
14:22qui peuvent marquer durablement.
14:24Donc,
14:25à moins d'une semaine
14:26de la rentrée,
14:26nous avons tenu
14:27à faire un petit point
14:28sur ce sujet avec vous.
14:30Déjà,
14:31première question,
14:32est-ce qu'il y a
14:33des signes concrets
14:35qui peuvent nous alerter
14:36si notre enfant
14:37est victime
14:38de harcèlement scolaire ?
14:41Oui,
14:42bien sûr,
14:42bien sûr.
14:44Les signes sont physiques,
14:46les signes sont psychologiques
14:49et puis comportementaux.
14:50C'est-à-dire que,
14:51par exemple,
14:52un enfant qui se met
14:53à avoir mal au ventre,
14:55mal à la tête,
14:56qui n'arrive plus à dormir,
14:58il y a des symptômes,
14:59quels qu'ils soient.
15:00C'est vrai que chez l'enfant,
15:01rien n'est jamais
15:02vraiment spécifique,
15:03mais un changement
15:04de comportement
15:04doit toujours alerter.
15:06Sur le plan psychologique,
15:07c'est l'anxiété,
15:10le repli,
15:11le fait qu'un enfant
15:12reste en châchant,
15:13ne veut plus voir ses amis.
15:15Enfin bon,
15:15il y a des choses comme ça
15:16qui peuvent alerter.
15:17Il me semble que
15:18le plus important,
15:21c'est de parler
15:23du harcèlement
15:24avec ses enfants,
15:25puisqu'on sait qu'effectivement,
15:26en 2025,
15:2735% des enfants
15:28ont vécu
15:29des situations
15:30de harcèlement.
15:30donc ces monnaies courantes,
15:32il faut absolument
15:33dire ce que c'est
15:35et puis demander
15:36à l'enfant
15:36de dire
15:38et de parler
15:38à ses parents
15:39dès qu'il y a un doute.
15:40C'est énorme,
15:4135% vous nous donnez.
15:43J'avais donné le chiffre
15:44en 800 000
15:45à 1 million
15:46d'élèves chaque année
15:47qui sont concernés.
15:50Ça peut être,
15:51j'allais dire,
15:52du petit harcèlement,
15:52mais le harcèlement
15:53commence à partir de quoi
15:54concrètement ?
15:55À partir de quand
15:56on parle de harcèlement ?
15:57À partir du moment
15:58où l'enfant
15:58ne veut plus aller
15:59à l'école,
16:00il se sent peut-être
16:01moqué ?
16:03À partir de quel âge ?
16:05À partir de quand ?
16:05De quel âge
16:06on parle de harcèlement ?
16:09Le harcèlement,
16:09ça peut venir
16:10très très tôt
16:11de l'école maternelle.
16:13Il peut y avoir
16:13un enfant qui est mis
16:14sur la couche
16:15dont on se moque
16:16à cause d'une différence.
16:18C'est la question
16:19de la différence.
16:19Comment est-ce qu'on vit
16:20avec les différences
16:21et comment est-ce que
16:22les adultes font la place
16:23aux différences
16:24entre les enfants ?
16:25Et les valorisent.
16:27Mais pourtant,
16:29moi je suis papa
16:29d'une petite fille
16:30aujourd'hui,
16:31elle a 7 ans,
16:31j'observais des comportements
16:33un peu déviants
16:34justement lorsqu'elle
16:35était en maternelle
16:36et là on me disait
16:37non mais vous vous rendez compte
16:38à son âge,
16:39elle avait 5 ans,
16:40à son âge,
16:41oh non,
16:42on ne peut pas parler
16:42de harcèlement.
16:44Ok,
16:45je veux bien
16:45qu'à son âge
16:46on ne veuille pas parler
16:47de harcèlement
16:47et peut-être
16:48de comportements marginaux
16:50qu'il faut corriger
16:50mais si mon enfant
16:52est en mal-être,
16:53ça devient un harcèlement.
16:54Oui,
16:55c'est ça ?
16:56Bien sûr,
16:56je suis tout à fait
16:57d'accord avec vous,
16:58surtout si la situation
16:59se répète
16:59et si l'enfant exprime
17:00un malaise
17:01c'est qu'il y a un problème
17:01donc le problème
17:02doit être réglé
17:03par les adultes
17:03qui sont là pour ça.
17:04Mais la notion de harcèlement
17:05entend quelque chose
17:06d'intentionnel
17:07qui est une intention
17:08de la part de l'enfant
17:09derrière,
17:09c'est peut-être ça
17:10là où on cherche
17:11à nuancer davantage ?
17:14Oui, il y a eu une intention
17:16mais l'intention
17:17elle n'est pas,
17:19enfin, au départ en tous les cas
17:20elle n'est pas forcément
17:21de faire du mal
17:23mais elle est de faire groupe
17:24avec un certain nombre
17:25d'autres élèves
17:26qui vont avoir
17:27le même comportement.
17:28Donc, il y a cet emballement
17:30aussi groupal
17:31qui est quelque chose
17:32de très classique
17:33et que les adultes
17:34doivent être en état
17:35de traiter.
17:37et puis après
17:38il y a quand même
17:39quelque chose
17:40d'intentionnel.
17:42C'est difficile
17:42parce qu'on vit dans un monde
17:44qui est marqué
17:44par la violence.
17:45La violence elle est partout
17:46elle est à la télé
17:47elle est à la radio
17:48elle est sur les réseaux sociaux
17:51bien sûr
17:51alors que normalement
17:53les enfants petits
17:54ne devraient pas être
17:55sur les réseaux sociaux
17:56parce que c'est dangereux.
17:57L'actualité
17:58fait aussi beaucoup écho
18:00ces dernières semaines
18:01notamment l'interdiction
18:02au moins de 15 ans
18:04a été retoquée
18:05l'interdiction des réseaux sociaux
18:07les téléphones
18:08ne sont plus acceptés
18:09à partir de la rentrée
18:10de la maternelle
18:12jusqu'au baccalauréat
18:13ça c'est une bonne chose
18:14mais le cyber harcèlement
18:15peut aussi continuer
18:16à la maison
18:17est-ce que c'est une des raisons
18:18pour lesquelles
18:19le harcèlement
18:20peut-être augmente
18:21d'année en année
18:22est-ce qu'on ressent
18:23qu'il y a plus
18:24d'harcèlement
18:25actuellement
18:26qu'il y a 15-20 ans
18:27quand il n'y avait pas
18:27les réseaux sociaux ?
18:30Ah oui
18:30ça c'est une certitude
18:31c'est une certitude
18:32et ce qui est étonnant
18:33c'est que ça continue
18:33d'augmenter
18:34c'est-à-dire que
18:35je vous ai cité
18:35le chiffre de 2025
18:37à 35%
18:372024 c'était 24%
18:39donc comment est-ce
18:40qu'on explique
18:41justement cette augmentation
18:42alors que
18:43normalement
18:44dans les collèges
18:45cette question
18:48normalement
18:49dans les collèges
18:49elle est traitée
18:50il y a le rappel
18:51de la loi
18:52je crois que c'est très important
18:53de rappeler
18:54aux élèves
18:55et aux parents
18:55que le harcèlement
18:57c'est un délit
18:58c'est puni ça par la loi
18:59avec des amendes
19:00qui peuvent être
19:00très importantes
19:01et des peines
19:04qui sont non négligeables
19:06donc ça c'est très important
19:07de rappeler la loi
19:08en 2022-2023
19:1010% des lycéens
19:12se disaient être victimes
19:13de cyber harcèlement
19:16oui alors c'est la question
19:17des réseaux sociaux
19:18c'est pour ça
19:20que de protéger
19:21les plus jeunes
19:22moi ça me semblerait
19:23totalement légitime
19:25et nécessaire
19:26absolument nécessaire
19:27même si
19:28je suis d'accord
19:29qu'il faut régler
19:30des questions juridiques
19:32sur le partage
19:33des données
19:34sur la reconnaissance
19:35comment est-ce que ça se fait
19:36etc
19:37pour ça c'est pas au point
19:38donc effectivement
19:38cette loi
19:39elle ne pouvait pas passer
19:40mais en tous les cas
19:41oui
19:41de protéger les enfants
19:43et ça je pense qu'il faut
19:44que tous les parents
19:45tous les adultes le sachent
19:46c'est-à-dire que les réseaux sociaux
19:48c'est pas
19:49c'est pas quelque chose
19:50de gentil
19:51ça peut être très gentil
19:52parce que ça peut vous apprendre
19:53des tas de choses
19:54mais ça peut être aussi
19:55le démarrage
19:56par exemple
19:57les groupes whatsapp
19:58les groupes de classe
19:58sont le lieu
19:59le premier lieu
20:00de harcèlement
20:01entre les élèves
20:02justement
20:04vous parlez de whatsapp
20:05moi pour pas raconter ma vie
20:07mais ma fille
20:08un jour
20:09rentre de l'école
20:10et me dit
20:10papa
20:10est-ce que moi aussi
20:12je pourrais avoir une tablette
20:14et puis discuter
20:16avec ma copine
20:17sur whatsapp
20:18alors là sûrement pas
20:19tu pourras éventuellement
20:21l'appeler
20:21avec le téléphone de papa
20:22ou de maman
20:22mais avoir ta tablette
20:25et avoir ton whatsapp
20:27t'as 7 ans
20:28et on est formellement
20:29enfin c'est formellement non
20:31là aussi
20:32on a un rôle
20:33je pense
20:34les parents
20:34à jouer
20:34sur le fait
20:35qu'il ne faut pas
20:36qu'on mette ces outils-là
20:37trop tôt
20:38entre les mains
20:38de nos enfants
20:39et qu'on ait une grande part
20:40d'éducation
20:41sur les risques
20:41associés
20:42et inhérents
20:44absolument
20:44vous avez totalement raison
20:46je vous félicite
20:47d'ailleurs
20:47d'avoir réussi
20:48à résister
20:49parce qu'effectivement
20:50il y a des enfants
20:50très petits
20:51il y avait l'étude
20:52d'Amnesty International
20:53en Angleterre
20:55il y avait 17%
20:56des enfants
20:57de 3 ans
20:57qui avaient un compte TikTok
20:58vous voyez
20:59donc en fait
21:00ça c'est quand même
21:02je vous assure
21:03le rapport
21:04d'Amnesty International
21:05très intéressant
21:06on a lutté aussi
21:07sur les écrans
21:08avant 4 ans
21:09une orthophoniste
21:11vous avait dit
21:11les écrans
21:13avant 4 ans
21:13c'est no way
21:14enfin c'est jamais
21:16c'est absolument
21:17c'est absolument interdit
21:18ça ne m'apporte rien
21:19et c'est extrêmement toxique
21:20ça calme l'enfant
21:21moi j'ai vu plein d'enfants
21:22non ça calme pas l'enfant
21:23ça calme ses parents
21:25voilà les parents
21:25des fois ils sont désespérés
21:26ils les mettent devant un écran
21:28et l'enfant s'arrête de pleurer
21:29ça c'est
21:29il y a aussi la solution
21:31de facilité
21:33oui alors
21:33c'est une solution de facilité
21:35moi je suis assez inquiète
21:36par rapport à ça
21:37c'est à dire
21:37vous voyez c'est cette société
21:39qui ne veut pas d'enfants
21:40qui ne veut pas de cris
21:41qui veut que tout soit lisse
21:42que tout le monde soit pareil
21:43bon les enfants
21:44forcément ça bouge
21:45ça va vous demander des choses
21:47c'est votre responsabilité d'adulte
21:49et en fait quand on dit
21:50qu'on veut faire
21:51enfin quand on veut faire taire les enfants
21:53c'est quoi ?
21:53on veut qu'ils soient morts alors
21:55vous voyez
21:55moi il semble que dans cette société
21:57il y a quelque chose d'assez
21:58meurtrier par rapport aux enfants
22:00c'est vrai que les enfants
22:01ils sont différents
22:02ils bougent
22:03ils nous embêtent
22:03bah oui mais c'est leur boulot
22:04la question de l'éducation à l'enfant
22:06ça passe vraiment
22:07à ces moments là
22:08dans la jeunesse
22:09et c'est dans ces jeunes âges
22:12où on induit des mécanismes
22:14et des comportements
22:15qui vont les armer pour la suite
22:17notamment sur cette question des écrans
22:19pour moi elle me semble indispensable
22:21c'est pour ça que je voulais
22:22qu'on appuie vraiment sur ce point là
22:25on aide un enfant
22:26si on ne l'expose pas aux écrans
22:27à mieux analyser les situations
22:29de harcèlement
22:30dont il pourrait être victime
22:31j'imagine
22:33ah bah oui c'est fondamental
22:35vous avez tout à fait raison
22:36c'est vrai que c'est dans les premières années
22:37que se construisent
22:39les bases de la personnalité
22:41la façon dont on va investir le monde
22:43la façon dont on va investir les relations
22:45le travail
22:47le plaisir
22:47les activités artistiques
22:49etc.
22:49tout ça
22:50ça n'est pas possible
22:51avec
22:51en présence d'un smartphone
22:53ni le smartphone des parents
22:54d'ailleurs
22:54parce que c'est quand même aussi
22:55un beau problème
22:56ni le smartphone des enfants
22:58il y a des groupes de parents
22:59qui militent pour
23:00ne pas donner du smartphone
23:02avant 15 ans
23:03moi je pense que c'est tout à fait
23:04c'est tout à fait légitime
23:06et en tous les cas
23:07un téléphone limité
23:08comme ce qu'on pouvait avoir
23:09à l'époque
23:09des 3310
23:11et autres références
23:12juste pour pouvoir rappeler
23:13en sortant du collège
23:14éventuellement
23:14merci beaucoup
23:16merci beaucoup
23:17Marie-Claude Bossière
23:18je rappelle
23:18vous êtes pédopsychiatre
23:20merci d'avoir pris le temps
23:22de parler sur Antenne de Sud Radio
23:23cet entretien est à retrouver
23:24en podcast
23:25sur toutes les plateformes
23:26et puis également
23:26sur surdroid.fr
23:28je veux juste répéter
23:28Anthony
23:29un numéro unique
23:31le 3018
23:31qui permet de signaler
23:32gratuitement et anonymement
23:34une situation de harcèlement
23:35c'est 7 jours sur 7
23:36de 9h à 23h
23:37et c'est important de le rappeler
23:383018
23:39si votre enfant
23:40ou si vous-même
23:41vous êtes victime
23:42de harcèlement scolaire
23:43merci beaucoup
23:44vous avez raison
23:44le rappeler Albin
23:45c'est très important
23:46Albin
23:47vous ne nous quittez pas
23:48tout de suite
23:48parce qu'avec vous
23:49on va essayer
23:50en fil rouge
23:50de suivre ce qui se passe
23:52à Pommas
23:53là où
23:53cette commune
23:55sinistrée
23:56par une tornade
23:57soudaine
23:58un village dans l'Aude
23:59on va dans un instant
24:00accueillir nos débatteurs
24:01en plateau
24:02avec cette question
24:03que l'on se pose
24:04que l'on vous pose aussi
24:05mesdames et messieurs
24:060826 300 300
24:07qui va payer la note
24:09les entreprises
24:10les particuliers
24:11ou les agents d'Etat
24:12face à la demande
24:13de Roland Lescure
24:14d'un effort collectif
24:16ça vous fait déjà
24:17réagir sur les réseaux sociaux
24:18c'est dire
24:19à quel point
24:20ça vous intrigue
24:21à tout de suite
24:22Sud-Radio
Commentaires