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##LE_GRAND_DEBAT_DES_VRAIES_VOIX-2026-05-26##

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News
Transcription
00:00Soyez les bienvenus, nous sommes mercredi ?
00:02Mardi !
00:03Mardi, à mardi, mardi !
00:04Mardi, absolument, nous sommes le mardi 26 mai.
00:07Et pourtant j'avais l'impression que c'était déjà la journée des enfants.
00:10Ben voilà, bon, il y en aura deux à l'heure.
00:12Françoise Delouette avec nous, François de Rugy, Bruno Pommard et vous au 0826 300 300.
00:17Et on revient sur ce qu'a dit l'ancienne première ministre Elisée Paidborn
00:21qui estime que les derniers présidents de la République ont eu trop de pouvoir en France.
00:24Cette question du soir, un président de la République a-t-il trop de pouvoir, Philippe ?
00:28Eh bien, vous dites oui à 86% avec énormément de commentaires et vraiment énormément de commentaires.
00:36La Ve République a été fondée par De Gaulle pour De Gaulle.
00:39Le problème, c'est que les présidents suivants n'étaient pas De Gaulle.
00:43C'est Martine qui nous dit ça et Pat qui nous dit et les opposants, trop peu de dignité et
00:48de courage.
00:48Eh ben, on en parle dans quelques instants.
00:50Pour s'opposer au président, bien évidemment.
00:51Tout à fait, le grand débat du jour.
00:54Oui ou non, est-ce que vous considérez aujourd'hui qu'Emmanuel Macron a eu trop de pouvoir ?
00:57Je pense que n'importe quel président de la République, ces dernières années, a eu trop de pouvoir.
01:02Vous savez, on essaye de trouver l'homme providentiel.
01:05Et puis, au bout de quelques mois, on est déçus.
01:08Et en général, les quinquennats se terminent en rejet.
01:11Et ça a été le cas pour Nicolas Sarkozy, pour François Hollande, qui n'a pas pu se représenter.
01:16Donc, je pense que c'est vraiment nos institutions qui doivent être adaptées.
01:22Et c'est Benoît qui est avec nous, de Limoges.
01:25Bonsoir, rebonsoir Benoît.
01:26Vous nous disiez que oui, vous estimez aussi qu'un président de la République a trop de pouvoir.
01:31Ah oui, ces dernières années, on a vu ça de façon exponentielle, je trouve.
01:37Et je trouve ça dramatique, en fait.
01:38Parce que du coup, maintenant, on se rend compte que le pouvoir exécutif, par son président, s'abroche plein de
01:46pouvoirs qui n'est plus du tout représentatifs de ce que veulent les Français en général.
01:54Et ça, ça me pose problème.
01:56Et je pense que ça pose problème à beaucoup de Français.
01:59C'est aussi pour ça qu'il y a de moins en moins de gens qui vont voter ou qui
02:03s'intéressent à la politique.
02:05Parce que, je ne sais plus qui c'est ça, je ne sais pas si c'est parce quoi, c
02:09'est pas parce quoi, les promesses n'engagent que ceux qui les écoutent.
02:12Parce quoi, oui.
02:14Et on est exactement dans ce cadre de figure.
02:17M. Macron a quand même à deux quinquennats.
02:20Je pense qu'il n'a pas fait grand-chose de ce qu'il avait annoncé.
02:23Par contre, il a fait beaucoup de choses qu'il n'avait pas annoncé.
02:26Alors, il n'y a pas que lui, M. Hollande aussi, M. Sarkozy aussi.
02:32Et je pense que si on en est là où on en est maintenant dans notre pays, c'est quand
02:37même à cause de décisions de gouvernements successifs qui ont été dramatiques.
02:44Et je finirai par ça.
02:46Je pense que gouverner, c'est prévoir.
02:48Et ça fait quand même bien 30 ou 40 ans qu'on ne prévoit plus.
02:52On ne fait que du court-termiste.
02:55On met des pansements sur des jambes de bois.
02:58Et je veux aussi...
03:00Alors, pour une fois, je vais être tout à fait d'accord avec Bruno Pommemart.
03:02C'est vrai que c'est bien pratique pour placer les copains.
03:05Oui, oui.
03:06C'est sûr qu'il est génial.
03:08Parce qu'on voit bien qu'à chaque fois, les présidents placent leurs proches à des postes clés.
03:14Du coup, après, le président qui arrive derrière est quand même plus ou moins limité.
03:20Bien que de toute façon, tout le monde s'arrange un peu de ça.
03:24Et au final, qui sait qu'il trinque ?
03:26C'est les Français.
03:28C'est le peuple qui ne croit plus vraiment dans tous ses politiciens.
03:35Mais Mme Borde, c'est quand même assez marrant qu'elle dise ça.
03:38Puisqu'elle doit reconnaître les choses sur le rue.
03:40C'est ça, c'est ça.
03:41Bougez pas, Benoît.
03:43Tiens, François de Rugy, quand vous écoutez Benoît et sur les hyper-pouvoirs, l'hyper-pouvoir des présidents,
03:50c'est quelque chose qu'on a raconté sous à peu près tous les présidents, en réalité.
03:54Sauf quand ils étaient en cohabitation.
03:56Et de fait, d'ailleurs, depuis deux ans et demi, on est dans une forme...
03:59Enfin, deux ans, on est dans une forme de cohabitation qui ne dit pas son nom.
04:02En tout cas, il y a l'absence de majorité à l'Assemblée.
04:05Mais non, moi je pense que c'est pas tellement une question de savoir si le président a trop de
04:09pouvoir ou pas assez.
04:10C'est qu'est-ce qu'on en fait ?
04:12Et moi je pense que les Français, en fait, ils reprochent plutôt aux politiques en général de ne pas en
04:19faire assez.
04:20C'est-à-dire de ne pas s'attaquer aux sujets lourds, compliqués, qui en effet rendent souvent impopulaires, sur
04:27le moment, ça c'est clair.
04:28Mais qui, à la fin, permettent de régler les problèmes.
04:31Parce que du coup, comme on a peur de l'impopularité, ou surtout, que lorsqu'on se met à faire
04:36des réformes...
04:37C'est là que les problèmes viennent.
04:38Moi je l'ai expérimenté, j'étais dans le gouvernement d'Emmanuel Macron, quand il y a eu les gilets
04:42jaunes.
04:43Pourquoi ? Parce qu'on commençait à transformer un certain nombre de choses, et qu'on rencontre évidemment des résistances.
04:47Ce qui est normal, c'est la démocratie.
04:49Mais en même temps, si après ça on arrête, et moi je pense que pour ce qui est du quinquennat
04:53d'Emmanuel Macron,
04:54le mouvement des gilets jaunes a été un point de bascule vers une beaucoup moins grande ambition réformatrice qu'avant,
05:00et bien ensuite, sur le temps long, 5 ans c'est quand même long, un quinquennat,
05:04et bien à la fin c'est la déception sur l'absence de résultats qui crée à nouveau une attente
05:10vers un changement hypothétique
05:12qui pourrait peut-être produire des résultats, et c'est souvent comme ça qu'on ne sort pas de la
05:17situation de frustration dans laquelle on se passe.
05:18Je trouve François à raison sur la mécanique, mais c'est un peu facile,
05:22parce que je vois bien le ministre qui sommeille en vous et le président de l'Assemblée nationale pour éviter
05:26la question qui fâche.
05:28Moi je suis absolument d'accord avec notre auditeur, il a raison, et avec les gens qui votent, je ne
05:32suis pas majoritaire souvent,
05:33mais là je... parce que le président de la cinquième a trop de pouvoir.
05:37Emmanuel Macron a tordu jusqu'au bout du bout du bout, il était possible la constitution.
05:43Il ne l'a jamais enfreinte, il a utilisé tous les leviers possibles et imaginables.
05:48Alors je connais là, vraiment le paradoxe français, qu'ils veulent à la fois plus de liberté,
05:53mais à la fois ils ont besoin d'une autorité verticale, mais la réalité c'est qu'il faut changer
05:57véritablement.
05:58Il est impossible.
05:59Mais pour quel système ?
06:00Il faut un système parlementaire.
06:02Moi je suis vraiment pour la 6ème république.
06:03Moi je pense que ça marche mieux.
06:05Regardez nos voisins, espagnols, italien, allemand...
06:08François, je vais vraiment finir.
06:09Ils ont réussi à travailler, tous les députés ensemble, sur le budget pendant 3 mois.
06:13Tout le monde disait que c'était impossible.
06:14Ok, ils ont réussi.
06:16Je pense qu'il y a trop de pouvoir.
06:17A partir du moment où vous le savez très bien, vous connaissez parfaitement Macron,
06:20et moi parfaitement François Hollande.
06:22A partir du moment où vous poussez la porte de ce bureau de l'Elysée, c'est physique.
06:26Vous êtes obligés de changer parce que vous avez des pouvoirs inimaginables.
06:29Même le président des Etats-Unis n'a pas ce type de pouvoir institutionnel.
06:33Il faut réduire ses pouvoirs.
06:34Vous avez de sacrées relations tous les deux.
06:38Vous savez, on connait les présidents avant.
06:40C'était rien ni personne.
06:41C'est sûr que vous avez même connu Albert Lebrun, Françoise.
06:44Non, non, moi c'était le congrès de...
06:46Je me trompe pas.
06:47C'était très copine à lui en gros.
06:48Là où je restais figé, c'est ce que je disais au début, et notre auditeur l'a repris,
06:52c'est ce pouvoir de nomination absolue.
06:55Là, il est en train de bloquer tout un système institutionnel, dans ce qu'il fait,
06:58parce qu'il a peur de voir arriver le RN au pouvoir.
07:00Il est en train de bloquer le Conseil constitutionnel, le Conseil d'Etat,
07:03tous les copains qu'il a nommés à des postes très hauts, pour bloquer le système.
07:07Et je trouve que, on l'a vu à la commission de régulation de l'énergie, avec Vargon,
07:11dès qu'il y en a un qui se casse la gueule, on le replace à l'heure, un poste
07:14à 5.
07:14Ils n'ont pas le seul, ils font tout ça pareil.
07:16Ils ont tout le savent.
07:17Non, non, non.
07:19Au niveau de Macron, pardon.
07:22François Hollande, il a signé un nombre incalculable de nominations.
07:26François Chirac a nommé Jean-Louis Debré, qui était un ancien président de l'Assemblée nationale,
07:29le président du Conseil constitutionnel.
07:31On parle au niveau de Macron, vous en conviendrez, mais j'interviens.
07:34Non, non, et moi je ne défends pas Macron, mais il n'est pas pire que les autres en la
07:37matière.
07:37Je pense que Macron est comme les autres, la seule différence, c'est que lui avait promis le nouveau monde.
07:42Donc, comme disait notre auditeur, Benoît...
07:44Ils promettent tous un nouveau monde.
07:46Oui, mais les promesses l'engagent que ceux qui les reçoivent.
07:48Moi, je vais repartir sur ma réponse originale.
07:51Je pense qu'il y a des endroits où il a trop de pouvoir.
07:52Nous sommes le seul pays où le président peut dissoudre l'Assemblée nationale.
07:58Le président américain n'a pas ce pouvoir.
08:00Je viens de le dire.
08:01Oui, mais aux Etats-Unis, le Parlement ne peut pas renverser le gouvernement.
08:06C'est la grande différence.
08:08Et vous savez que dans d'autres pays, le Premier ministre a le pouvoir de dissolution.
08:11Est-ce que c'est mieux quand c'est le Premier ministre que quand c'est le Président ?
08:14En revanche, je crois qu'il y a un endroit où le Président en France n'a plus aucun pouvoir.
08:18Chose que je regrette.
08:20Il n'a plus aucun pouvoir économique.
08:22On nous impose le Mercosur.
08:24On est contre.
08:25On n'a rien à dire.
08:26Parce qu'il y a l'Europe.
08:27C'est ça.
08:28Mais attendez.
08:29Moi, je vous dis, les endroits où il n'a plus aucun pouvoir.
08:33Regardez quand Trump dit l'Europe, 15% de droits de douane.
08:36Ça, c'est du pouvoir.
08:37Macron n'a pas le 1 gramme de pouvoir.
08:39C'est quelqu'un de non élu qui s'appelle Mme Monner.
08:41C'est faux.
08:42Parce que la décision sur les droits de douane aux Etats-Unis est cassée par la Constitution.
08:45C'est l'équivalent du Conseil constitutionnel.
08:48Mais attendez.
08:48Il avait quand même pris la décision.
08:50Ce que Emmanuel Macron ne peut pas faire.
08:53Laissez-le finir.
08:54C'est une fausse décision puisqu'elle ne peut pas s'appliquer après.
08:56Oui, mais attendez.
08:56Si vous êtes retoqué par la Cour suprême, vous ne pouvez pas le deviner.
09:00C'est très bien.
09:01Je veux terminer.
09:02Vas-y, pardon.
09:03Moi, je le dis, il y a des endroits où il a trop de pouvoir.
09:06Je pense que le pouvoir de dissolution est vraiment un pouvoir exorbitant.
09:10Et des endroits où il n'y a pas assez de pouvoir.
09:12Je fais une réponse de Normand ou de Gascogne.
09:13Les amis, 0826 300 300, ça sonne beaucoup à ce standard.
09:18Et direction Toulouse avec Pierre.
09:19Bonsoir, Pierre.
09:21Bonsoir.
09:21Bonsoir.
09:22Bonsoir.
09:23Bien sûr que le sujet m'intéresse.
09:24Bien sûr, parce que quelque part, moi, je suis pour une sixième République.
09:28Moi aussi.
09:29Il y a deux élections, une élection du président de la République et une élection au suffrage universel du Premier
09:34ministre
09:34qui aurait du pouvoir et qui, justement, ne serait pas dépendante du président de la République.
09:41Parce que quelque part, comme vous le dites, que les gens soient plus ou moins choisis par le président,
09:47ce n'est pas tant le problème.
09:48Le problème, c'est qu'il faut appliquer des textes de loi pour que la société fonctionne,
09:52puisqu'elle ne fonctionne plus.
09:54Évidemment que la Ve République, comme ça a été dit, elle était bien pour M. de Gaulle.
09:59Mais quand il n'y a plus de morale, lorsque les gens n'ont plus de morale,
10:02bien sûr que plus de morale, je dirais, qui était à l'époque une morale religieuse,
10:07où il était interdit de voler, il était interdit.
10:10Maintenant, tout est permis.
10:11Donc, forcément, cette morale-là, je ne dis pas qu'il faut revenir à une morale religieuse,
10:16mais une morale civique qui permettrait aux gens d'être un peu plus réfléchis et un peu plus honnêtes
10:21vis-à-vis de ce qu'ils décident de faire.
10:22Est-ce que je peux répondre sur la morale et la légende du général de Gaulle ?
10:27Je rappelle que, ok, le général de Gaulle, il paye ses factures d'électricité,
10:30mais sa main droite, si vous voulez, à organiser le sac qui commet des attentats politiques,
10:34il faut arrêter sur l'image, pardonnez-moi, sur l'image folle et de sanctification du général de Gaulle.
10:43Par ailleurs, je pense que Mitterrand avait raison quand il dit
10:45« Je suis le dernier des présidents avec le général de Gaulle,
10:47ensuite vous n'aurez que des banquiers et des comptables. »
10:50Donc, je pense qu'il a absolument raison.
10:51Mais je trouve... Non, non, c'est la réalité.
10:56Mais honnêtement, pardon, juste, je voudrais rectifier la sanctification du général de Gaulle.
11:02Il faut un peu...
11:05Il s'insère de tous, tes amis de gauche ?
11:07Non.
11:08Oui, oui, c'est un mythe, parce que c'est un mythe qui vous parle.
11:10Et puis, c'est loin, plus c'est un mythe.
11:12Non, non, non, on commence pas de l'histoire.
11:14Mais qui, s'il vous plaît, on commence pas de voir ?
11:16Chacun son tour.
11:17Oui, François ?
11:18Non, mais moi, je reviens à mon idée de tout à l'heure.
11:20Je crois que ce que les Français ressentent vraiment comme une frustration,
11:23c'est l'impuissance du politique.
11:25En réalité, aujourd'hui.
11:26Et vous aurez beau dire...
11:27Non, mais c'est plus...
11:28Il faut enlever des pouvoirs au président.
11:29Alors, on les donne à qui ?
11:30Ah, au gouvernement.
11:31Ah, d'accord.
11:32Au Parlement.
11:33Oui, alors le Parlement.
11:34Attends, il faut arrêter quand même avec l'histoire du Parlement qui a voté un budget.
11:37Il a mis presque six mois à enfanter d'un budget où il n'y a aucune économie,
11:42où il y a encore plus de dépenses et de déficits que avant.
11:46Donc, ça, c'est pas justement...
11:48C'est le signe que ça ne fonctionne pas.
11:49Et donc, ce qu'il faut, c'est toujours un équilibre des pouvoirs.
11:51Le système américain, à certains égards,
11:54le président américain a plus de pouvoirs que le président français.
11:56Mais il ne peut pas dissoudre le Parlement.
11:58Et le Parlement a vraiment le pouvoir législatif et budgétaire.
12:01Et il le construit.
12:02Mais aux Etats-Unis aussi, tout est une question d'équilibre.
12:04Il y a la Cour suprême d'un côté.
12:05Donc, c'est un peu notre Conseil constitutionnel.
12:07D'ailleurs, le Conseil constitutionnel français se prend un peu pour la Cour suprême.
12:10Et puis, d'un autre côté...
12:12Dans les faits, c'est ça.
12:12Le budget...
12:14Si le Parlement ne le vote pas, les fonctionnaires ne sont pas payés.
12:16Donc, il y a des conséquences immédiates.
12:17En France, on a l'impression qu'en fait, quoi qu'on fasse, ça n'a pas de conséquences.
12:22Les choses continuent comme ça, en pilotage automatique.
12:24Et c'est ça qui crée de la frustration à la longue.
12:26Et donc, moi, je pense que, par exemple, ce que...
12:28Alors là, pour le coup, il y a une différence quand même entre De Gaulle et ses successeurs.
12:31C'est que De Gaulle faisait des référendums.
12:33C'est-à-dire qu'il était élu au suffrage universitaire direct.
12:36Il ne l'a pas été au début, mais il a souhaité que le président le soit à partir de
12:391965.
12:40Y compris parce qu'il a pensé à ses successeurs.
12:42Et en plus, il faisait des référendums.
12:44Et il faisait des solutions aussi dans ce sens-là.
12:46Eh bien, moi, je pense qu'il faudrait faire des référendums sur un certain nombre de sujets
12:52pour amener les Français à trancher les grandes questions.
12:54Chirac en a fait deux, des référendums.
12:56Il y avait également le quinquennat qui a été une erreur flagrante.
12:59Vous avez vu le quinquennat ?
13:02Rappelez-moi l'abstention.
13:0480% d'abstention sur le quinquennat.
13:06Moi, je crois que les Français, malheureusement, je vais faire un peu de psychanalyse de café du commerce,
13:11ne se sont jamais pas...
13:14Ne se sont jamais pardonnés d'avoir guillotiné Louis XVI.
13:18Et que donc, ils veulent un monarque qui s'appelle président de la République et plus roi de France,
13:23mais que quelque part, ils aiment avoir un monarque.
13:26À qui ils peuvent penser qu'ils vont couper la tête.
13:28Absolument.
13:28C'est très intéressant, et vous voyez que ce n'est pas de la psychanalyse de café du commerce,
13:33c'est quasiment freudien.
13:34Oula, oui.
13:35C'est une perspective historique.
13:36Non, non, non, une perspective historique qui est rabâchée depuis des années.
13:39Je ne crois pas du tout qu'il y ait la moindre once de culpabilité d'avoir coupé la tête
13:43à Louis XVI.
13:44C'est vraiment inconscient.
13:44Ce n'est même pas un retour du refoulé.
13:48Je pense que vraiment, en revanche, il y a un besoin et de verticalité et de liberté,
13:51ce qui fait que les présidents sont adorés et détestés.
13:53Merci beaucoup, Pierre.
13:55Merci beaucoup, Benoît.
13:56Et merci à tous ceux qui ont appelé au 0826 300 300 dans un instant.
14:00Seul contre tous, Françoise de Goua, vous dites,
14:02Jean-Luc Mélenchon ne peut pas gagner la présidentielle.
14:04François de Rougy, vive la climatisation, une solution doublement écologique.
14:08On en parle dans un instant.
14:1017h20, les vraies voix Sud Radio.
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