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Retrouvez Les Vraies Voix avec Cécile de Ménibus et Philippe David du lundi au vendredi de 17h à 20h sur #SudRadio.
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##VV_PARLER_FRANCE-2026-02-16##

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Transcription
00:01Bienvenue dans les vraies voix font parler la France de 19h à 20h comme tous les soirs du lundi au
00:06vendredi sur Sud Radio.
00:08Bonsoir François-Louis Bourneau.
00:09Bonsoir cher Philippe David, comment allez-vous ?
00:11Ça va très bien, vous passez un bon week-end ?
00:13Un excellent week-end. Et vous allez passer un bon week-end de Saint-Valentin, Philippe ?
00:17Excellent, le vôtre aussi.
00:18Parfait, écoutez.
00:19C'était absolument parfait. Bon, à part qu'on a eu très froid, mais c'était absolument parfait.
00:23Beaucoup de pluie, et justement...
00:24Moi j'ai même eu de la neige.
00:25J'ai eu de la neige ?
00:26Oui.
00:26Moi j'en ai eu sur la route, mais j'en ai pas eu à mon lieu de destination.
00:29Bon, j'en ai eu pendant 10 minutes, mais j'ai eu de la neige ce week-end.
00:32Mais j'étais dans le Pas-de-Calais, c'est pour ça.
00:33Très content pour vous.
00:36Bon, beaucoup de sujets encore une fois que vous nous avez suggérés durant ce week-end.
00:40Notamment la violence en politique, c'est un sujet qui vous a fait réagir pendant la première heure des vraies
00:45voix.
00:45Tout à l'heure avec Cécile Dominibus et Philippe David.
00:48On reparlera de Quentin Derang qui a succombé à ses blessures après avoir été gréalement blessé lors d'une action
00:53militante.
00:54Et puis d'autres sujets, Philippe David, la fin de vie.
00:56Un sujet qui vous fait énormément réagir.
00:58On en a parlé le 4 février dernier.
01:02On en reparle aujourd'hui puisque les députés entament l'examen en seconde lecture des deux textes sur les soins
01:07palliatifs et l'aide à mourir.
01:08On vous donnera la parole au 0826 300 300 avec Philippe David durant toute cette heure.
01:13Et on va commencer par la violence en politique.
01:15Un sujet qui vous fait beaucoup réagir puisque la mort de Quentin Derang, 23 ans, a évidemment ému tout le
01:22pays.
01:22Jeudi ou presque, on va dire ça comme ça, jeudi ou presque, quand on voit certaines réactions absolument, à mon
01:27avis, abjectes sur les réseaux sociaux.
01:29La violence en politique vous fait-elle peur ? 0826 300 300 pour nous répondre.
01:34Est-ce que ce débat, justement, le débat public est-il devenu trop agressif ?
01:40On est avec François de Nîmes. Bonsoir François.
01:42Bonsoir François.
01:43Bonsoir à tous.
01:45Alors, qu'est-ce que vous en pensez ?
01:46Est-ce que pour vous, le débat politique est devenu plus agressif, plus violent aujourd'hui qu'il y a
01:5210, 15, 20 ans, 30 ans ou 40 ans, selon Vontrage et selon ce que vous avez connu ?
01:58Non, je ne pense pas. En fait, je voulais tout d'abord donner toutes mes condoléances à la famille. Vraiment,
02:04c'est une catastrophe de perdre un enfant dans cette situation-là.
02:09Évidemment.
02:09C'est vraiment abominable. Mais moi, j'ai des amis qui font de la politique, vous savez, ils font des
02:15snapshots, ils font des interventions de courte durée sur vidéo.
02:19Mais je leur dis attention, arrêtez tout, parce que là, ça va devenir vraiment dangereux. Si un jour on te
02:23reconnaît dans le train ou quoi, tu peux passer un cinquart d'heure, voire pire.
02:26Maintenant, on en est arrivé à un point où on ne peut presque plus s'exprimer. Ce qu'il faut,
02:33c'est taper dans le porte-monnaie des partis.
02:36C'est-à-dire, si on fait un lien, quel qu'il soit, si on fait un lien entre un
02:38parti et un agresseur, c'est fini les subventions. Vous comprenez ?
02:42Ah oui, là, vous êtes assez radical parce que... Excusez-moi, mais je vous le rappelle, les partis ont grandement
02:49besoin, pour nombre d'entre eux, des subventions de l'État qu'ils ont en fonction du nombre de co
02:52-législatives.
02:53On ne va pas donner des sous et des voyous, c'est nos impôts. Donc là, s'ils font des
02:57voyous, s'ils ne savent pas tenir leur... Je vais faire un petit jeu de mots, mais s'ils ne
03:01savent pas tenir la garde, à un moment donné...
03:03Non, mais c'est vrai, c'est complètement aberrant. Je me lève le matin et je vois que les jeunes
03:07se fait tabasser et tuer, que ce soit de droite ou de gauche.
03:10Mais c'est insupportable.
03:14François, certains ont dit... Alors, je ne suis pas convaincu, mais je dis qu'il y a peut-être une
03:21petite part de responsabilité des réseaux sociaux qui, à mon avis, sont ultra violents.
03:27Alors, notamment tous ceux qui sont sous pseudo et qui peuvent balancer tout et n'importe quoi. C'est pour
03:32ça que moi, je suis pour la fin de l'anonymat sur les réseaux sociaux.
03:34Est-ce que, pour vous, le fait qu'il y ait aujourd'hui les réseaux sociaux avec des millions d
03:39'utilisateurs ne fait pas empirer les choses ?
03:42Tout à fait, tout à fait. Ça fait monter la mayonnaise, comme on disait.
03:46Après, ils peuvent se réunir facilement avec les téléphones. Aujourd'hui, on peut se réunir en 3, 4, 5, 6,
03:507.
03:50Si on repère un gars qui fait de l'expression, il fait des snapshots, tout ça, sur Internet, et il
03:57critique la gauche ou l'ultra-gauche, vous êtes sûr qu'il va passer un sale quart d'heure.
04:01Alors, François, restez avec nous parce que le sujet fait beaucoup réagir. On a Stéphane de Mazamé au 0826 300
04:08300. Bonsoir, Stéphane.
04:11Oui, bonsoir à toute l'équipe. Donc, moi, je suis un peu sceptique par rapport à tout ce qui se
04:17passe là.
04:18C'est-à-dire qu'aujourd'hui, il faut analyser la situation. Je pense que c'est les politiques qui
04:24nous ont mis dans cette situation.
04:25On est tous responsables. C'est-à-dire que, par exemple, tous les arrangements de partis qu'il y a
04:29pu y avoir pour que chacun garde son poste,
04:32avec des accords de partis qui étaient les partis qui se faisaient la guerre et qui s'insultaient, aujourd'hui
04:39se retrouvent dans les hémicycles.
04:40Donc, bien évidemment, ça ne peut qu'amener toute cette violence verbale qui peut se passer dans les hémicycles.
04:46Et c'est le refait de la société d'aujourd'hui. Malheureusement, c'est l'exemple type...
04:53Aujourd'hui, cette violence qu'on a dans les hémicycles se reproduit dans la rue.
04:58Et c'est une catastrophe. Catastrophe pour notre pays.
05:01Parce que, moi, je ne me retrouve pas. J'ai 65 ans.
05:05J'ai connu la politique où les gens pouvaient s'exprimer et parler librement.
05:10Aujourd'hui, c'est très compliqué. Je suis d'accord avec l'interlocuteur de tout à l'heure.
05:15Il dit qu'il faut faire attention. Il faut faire attention à ce qu'on dit, avec qui on parle.
05:19On peut être, du jour au lendemain, on peut être agressé dans la rue parce qu'on a décidé de
05:25donner une opinion.
05:27On n'est plus d'un jeu de démocratie.
05:31Mais comment est-ce que vous expliquez ça ?
05:33Parce qu'on nous disait, moi, je me rappelle, dans les années...
05:36Enfin, j'étais gamin, dans les années 70-80, il n'y avait pas une telle violence.
05:41Alors, il y avait parfois des invectives, etc.
05:43Mais c'était possible.
05:44Donc, comment est-ce que vous expliquez ?
05:46Alors, on parlait des réseaux sociaux.
05:48Et est-ce qu'aujourd'hui, on sent que la société française est au bord de l'implosion ?
05:53Vous êtes d'accord avec ça, Stéphane ?
05:55Je suis totalement d'accord avec ça.
05:58Puis, je vais vous dire, dans les années 80, moi, j'avais 20 ans.
06:01Donc, on avait énormément de plaisir à aller voter.
06:04C'est une fierté, aujourd'hui, d'aller voter.
06:06Aujourd'hui, vous vous rendez compte, je suis en train de se poser la question
06:09de savoir si on ne va pas faire payer les gens pour qu'ils viennent voter
06:12ou si on ne va pas essayer de faire voter à l'âge de 14 ans ou de 15 ans.
06:17Il y a un problème.
06:18Nos politiques, il faut qu'elles se réveillent.
06:20Je pense que si on n'aime pas la politique et si on la rend si violente,
06:26ça détourne les jeunes, ça détourne tout le monde.
06:28Nous, on avait une fierté.
06:30On partait avec notre carte électeur ou notre carte d'entité
06:34et on avait une fierté le dimanche à aller voter.
06:36C'était comme si on allait faire un acte de bravoure.
06:41Aujourd'hui, ça devient compliqué.
06:43Moi, je vois, j'ai des enfants, c'est compliqué de les amener à faire voter.
06:47Ils disent non, ça suffit, on n'en peut plus.
06:49Quand on voit tout ce qui se passe, tout ce qui se dit,
06:52les gens, comme ils se parlent, ils insultent,
06:53ce manque de respect total de la société.
06:55Et regardez, de toute façon, est-ce qu'on a respecté le vote des électeurs ?
07:01– Après le traité grossier européen, on ne l'a pas respecté,
07:05on l'a même piétillé, il n'y a pas d'autres mots.
07:06On est bien d'accord.
07:07– Tout à fait.
07:08– Stéphane, restez avec nous.
07:10François, qu'est-ce que vous voulez répondre à Stéphane ?
07:15– C'est vrai que la classe, Stéphane, il a 65 ans, je crois.
07:18Je ne sais pas s'il a assisté à des collages d'affiches ou autres.
07:22Moi, j'ai déjà collé des affiches pour des partis que j'ai représentés.
07:26On se croisait, mais on ne s'est jamais frappé dessus à mort.
07:31Je veux dire, là, c'était vraiment…
07:32– Heureusement, d'ailleurs.
07:35– Est-ce que vous hésiteriez des fois, aujourd'hui,
07:37encore à y aller, à participer à une manifestation
07:39ou à une action, justement, militante ?
07:42– Là, il faut être en groupe, sinon c'est la fin.
07:45Si vous êtes trois et qu'il y a 30 personnes en face qui vous coopérent,
07:48c'est impossible, c'est un âge de mort.
07:50Là, c'était un…
07:52Enfin, je ne sais pas, l'enquête se dira son résultat,
07:55mais apparemment, c'est un décapant, ça a été bien traqué.
07:58Je vous dis, les réseaux sociaux, c'est la flamme, la mèche qui…
08:00– C'est la mèche qui allume tout.
08:01– C'est la dynamite, hein.
08:03– Si vous n'avez pas des réseaux sociaux,
08:05on ne serait peut-être pas arrivé là.
08:06– Je veux dire, je constate que généralement,
08:08les comptes qui mettent le plus d'huile sur le feu,
08:10j'allais même dire de nitroglycérine,
08:12c'est parfois des comptes très, très suivis,
08:14mais qui sont à 95% sous l'anonymat.
08:17C'est-à-dire qu'on s'appelle machin, bidule ou truc,
08:21et évidemment, on peut déverser son fiel en veux-tu, en voilà,
08:25et certains se font outer parce qu'on arrive à retrouver leurs mots.
08:30Stéphane, le mot de la fin,
08:31on a des présidentielles dans 14 mois,
08:34vous êtes inquiet en pensant qu'outre les municipales
08:38qui sont dans un tout petit peu plus d'un mois,
08:39dans un mois maintenant, pile poil,
08:41dans 4 semaines et 5 semaines pour le second tour,
08:43bien évidemment, vous avez peur de l'année et demie à venir
08:47parce qu'il y aura la législative après,
08:49pas tout à fait et demie, mais presque.
08:51– Ben oui, tout à fait,
08:53de toute façon, quand on voit,
08:55excusez-moi, moi je suis comme mon précédent collègue,
08:59c'est-à-dire que moi je suis apolitique,
09:00je suis quelqu'un qui n'a aucune sensibilité,
09:03je suis une sensibilité pour les gens
09:07qui amènent une bonne solution aux citoyens
09:09et à la société,
09:10mais quand on voit un président de la République
09:12qui nous dit que quoi qu'il arrive,
09:14il reste un président de la République
09:15et qu'il fait un pied de nez
09:19quand il y a un vote à l'Assemblée nationale,
09:22moi je pense que ça peut amener à ce que les gens se révoltent
09:26et la révolte, c'est jamais une bonne chose.
09:28C'est-à-dire que la révolte, ça amène à de la violence, malheureusement.
09:32Et moi je ne veux pas que ce soit comme ça justement,
09:34j'aimerais qu'on ait un dialogue, qu'on puisse discuter,
09:36qu'on puisse parler de choses et d'autres
09:38pour faire avancer la société,
09:39avoir des discours qui soient apaisés
09:41et pas des discours de violence,
09:43de haine, de...
09:44Quand tu vois, vous m'excuserez,
09:46mais bon, on n'en a pas parlé,
09:47mais Ramayya Assad,
09:49Rima Assad,
09:51Rima Assad, députée de la France Insoumise,
09:53qui va faire des discours
09:56dans des universités,
09:58c'est très bien,
09:59voilà, c'est très bien le langage qu'elle a,
10:02donc à un moment donné,
10:03quand on donne la parole à des gens comme ça,
10:05moi vous m'excuserez,
10:06mais je pense qu'on doit donner plus la parole à des gens
10:08qui soient plus posés
10:10et plus réfléchis dans leurs analyses
10:13que des gens qui sont contre quelque chose
10:15et qui sont pour qu'il y ait de la révolution,
10:18qu'on soit dans la rue en train de manifester,
10:21mais en train de tuer des gens dans la rue.
10:24Voilà, moi je suis outré
10:25et j'espère qu'on n'en arrivera pas là
10:27et j'espère qu'on aura une société
10:30qui va se réveiller,
10:32qui va dire on se trouve que ça suffit,
10:33on arrête ça
10:34et on repart sur quelque chose
10:36de plus consensuel.
10:39Merci beaucoup Stéphane de Mazamelle
10:42et François de Nîmes.
10:43Absolument Philippe,
10:44merci à vous pour vos nombreuses réactions.
10:46On va continuer de vous faire témoigner
10:47justement dans les vraies voix
10:49avant de parler de la France.
10:50La fin de vie,
10:50c'est un sujet très important
10:52qui fait énormément réagir.
10:54Les députés entament justement ce lundi
10:56l'examen en seconde lecture
10:58des deux textes sur les soins palliatifs
11:00et l'aide à mourir.
11:01Est-ce que vous êtes d'accord
11:02ou pas d'accord avec l'idée d'un droit
11:04à l'aide à mourir ?
11:05Dites-le nous, 0826 300 300,
11:07on prend vos appels juste après
11:09avec Philippe-David.
11:10Sud Radio.
11:11Sud Radio.
11:12Parlons vrai.
11:13Parlons vrai.
11:13Sud Radio.
11:14Parlons vrai.
11:15Les vraies voix font parler la France.
11:18On a parlé de violences politiques
11:19et on va revenir sur un sujet
11:20qui vous fait toujours beaucoup,
11:22beaucoup réagir.
11:23François-Louis Bourneau.
11:24La fin de vie,
11:25un sujet effectivement justement
11:26où il y a beaucoup de choses à dire
11:27puisque les députés entament ce lundi
11:29l'examen en seconde lecture
11:30des deux textes sur les soins palliatifs
11:32et l'aide à mourir.
11:33On est avec Fabrice.
11:35Bonsoir Fabrice.
11:36Bonsoir Fabrice.
11:37Non, c'était Sophie.
11:38Ah, Sophie.
11:39Très bien, j'avais Fabrice.
11:40Alors Sophie, bonsoir Sophie.
11:41Bonsoir Sophie.
11:42Oui, bonsoir.
11:42Sophie, vous êtes de Béziers justement.
11:45Alors dites-nous tout.
11:45Est-ce que vous,
11:46vous êtes plutôt d'accord
11:47ou pas d'accord
11:47avec ces histoires de fin de vie
11:49qui sont actuellement débattues
11:52par les députés ?
11:54Écoutez, moi,
11:55bon déjà je ne fais aucune confiance
11:57à nos députés
11:58pour bien d'autres sujets,
11:59encore moins sur le sujet
12:00de la fin de vie.
12:02Faudrait-il seulement
12:03que ces gens-là
12:04soient confrontés
12:05au moins une seule fois
12:06dans cette épreuve ?
12:08Pour la droite
12:09et pour le RN,
12:10là j'ai vu un petit peu
12:11les cinq propositions
12:12qui retoquaient
12:14notamment pour les étrangers
12:16qui pour eux
12:17sont une vraie obsession.
12:18Mais la Belgique
12:19et la Suisse
12:19ne font pas de différence
12:20quand il s'agit
12:21d'accompagner un Français
12:22qui sont pourtant étrangers
12:24à leur pays.
12:26Donc, je ne suis pas sûre
12:28que ce n'est pas un sujet politique,
12:30c'est un sujet de citoyens
12:32et que ces gens-là
12:33prennent notre vie
12:35et nos choix
12:39sans tenir compte.
12:41Donc, c'est un référendum
12:42sur ça.
12:43Alors, c'est sûr
12:43que le sujet est vaste,
12:44le sujet est compliqué
12:45et qu'il faut vraiment
12:47se poser sur...
12:49Mais il y a des choses
12:51beaucoup plus
12:51sur les cinq...
12:54Aujourd'hui,
12:55sur ceux qui reviennent,
12:56il y a quelque chose
12:57qui aurait dû être
12:58beaucoup plus approfondi,
13:00c'est de mettre les moyens
13:01pour même jusque
13:03dans les plus petits villages
13:04par des équipes itinérantes
13:06comme à un moment donné,
13:07ça s'était fait
13:08notamment avec l'hôpital de Béziers
13:10qui déplaçait des équipes
13:12spécialisées en fin de vie
13:13et pour un accompagnement
13:15en soins palliatifs
13:17à la maison.
13:18Alors, je vous dis,
13:18moi je travaille...
13:20Voilà, je travaille
13:22j'ai en contact
13:23beaucoup de personnes âgées
13:24et ce qui revient souvent...
13:26Alors, âgées,
13:27mais malheureusement,
13:28la mort, elle n'a pas d'âge.
13:30Mais souvent, on me dit
13:32j'espère que je vais pouvoir
13:33mourir chez moi
13:34et j'espère que je vais pouvoir
13:36partir comme je l'ai décidé.
13:37Ça, c'est la vraie question.
13:39Voilà.
13:40Et je crois qu'on ne doit pas
13:45donner notre dignité
13:48à des gens qui,
13:49à part, je les vois faire,
13:51à part faire des inaugurations
13:52et des serrements de main
13:54pour être élus,
13:55non, non, il y a vraiment
13:56un sujet bien plus profond
13:58et ce n'est pas ces gens-là
13:59qui doivent nous représenter.
14:01Aujourd'hui,
14:01c'est les citoyens
14:02qui doivent décider
14:03de leur sort.
14:05Sophie, vous avez utilisé un mot,
14:06c'est un référendum.
14:07Vous ne pensez pas
14:08que sur ce type de sujet de société,
14:10un référendum s'imposerait ?
14:12Oui, tout à fait.
14:15Les gens,
14:16on nous infantilise
14:17dans cette société.
14:18Mais quel que soit
14:20le niveau social
14:21que vous avez,
14:23que vous soyez pauvre ou riche,
14:25la fin,
14:25elle est pour tout le monde
14:28et elle appartient à tout
14:29et à chacun d'entre nous.
14:31Donc, que le choix soit fait
14:34dans un référendum,
14:36ça, ça aurait déjà...
14:37on aurait une orientation
14:39bien plus concrète
14:41que ce qui est aujourd'hui
14:42posé dans les débats.
14:44Et je pense qu'on aurait...
14:45Le tourisme...
14:46Oui, allez-y, allez-y.
14:47Pardon.
14:48Elle nous a parlé
14:49de tourisme,
14:50de la mort,
14:50que les étrangers
14:52viendraient en France
14:53pour se faire...
14:53pour se faire tuer,
14:55pour se faire...
14:57Mais qu'est-ce que c'est ?
14:58Ce n'est pas un sujet, ça.
15:00Et puis, il y a quand même
15:01un mot qui est la décence.
15:03Quand on voit malheureusement
15:04des Français
15:05qui vont mourir en Belgique
15:06ou en Suisse,
15:06je n'utiliserai en ce qui me concerne
15:08jamais le terme
15:09tourisme de la mort
15:10pour des gens
15:11qui vont décéder.
15:14Le propos me paraît
15:15franchement outrancier.
15:17Oui, carrément.
15:18Donc, sur...
15:20Moi, j'ai accompagné...
15:23Malheureusement...
15:23Enfin, malheureusement,
15:25après la mort,
15:26c'est peut-être tabou
15:26chez nous.
15:27Mais pour les gens
15:29qui restent,
15:30accompagner quelqu'un
15:31comme la personne
15:32l'a désiré
15:33et lui épargner
15:34toutes les souffrances possibles,
15:36c'est ça qui est important.
15:38Mais ça,
15:38ce n'est pas au cœur du sujet.
15:39Ils en font une affaire politique
15:41et ça,
15:42c'est...
15:44C'est petit, quoi.
15:45C'est vraiment...
15:47Voilà.
15:47Restez avec nous.
15:48On va continuer
15:49de vous faire réagir.
15:510826 300 300.
15:52On est avec Koun
15:52qui a voulu prendre la parole.
15:54Koun, bonsoir.
15:55Bonsoir.
15:56Bonsoir.
15:56Vous souhaitez témoigner
15:57justement sur cette question
15:58de la fin de vie.
16:00Pour vous,
16:00la fin de vie,
16:01c'est plutôt oui ou non ?
16:03C'est-à-dire que
16:04moi, j'ai une autre approche
16:05dans le sens
16:06que j'étais vétérinaire.
16:07Là, je suis à la retraite
16:08depuis quelques mois.
16:10J'ai travaillé
16:12pendant 38 ans
16:13comme vétérinaire
16:14et évidemment,
16:15nous,
16:15on a été toujours
16:17dans notre métier.
16:18On est confrontés
16:20quotidiennement
16:21avec la fin de la vie.
16:22Oui, évidemment.
16:23Et ce n'est pas pareil.
16:25Je ne vais pas dire
16:26que l'approche
16:27est pareille
16:27entre humain
16:28et animal.
16:30Mais si vraiment
16:31c'est la fin de la vie
16:33et qu'on voit
16:33que l'animal souffre
16:35et qu'en même temps
16:36le propriétaire souffre,
16:39je peux vous dire
16:40qu'avec l'expérience
16:41que j'ai,
16:42que c'est vraiment
16:43souvent un soulagement
16:44de pouvoir faire
16:46une euthanasie
16:47et arrêter
16:48les souffrances
16:49pour les deux.
16:50Aussi bien l'animal
16:51que la personne.
16:53Bien sûr.
16:54Évidemment,
16:55ce n'est jamais facile
16:56mais quand c'est bien réfléchi,
17:00c'est pour moi
17:01une très bonne solution.
17:04J'ai plein d'exemples
17:06de personnes
17:07qui vraiment
17:08étaient soulagées
17:09de pouvoir faire ça
17:10parce qu'ils aimaient
17:12tellement leur animal
17:13que pour eux,
17:16c'était une solution
17:17de ne plus voir
17:18cet animal souffrir
17:20et c'est quelque chose
17:22qui est quand même
17:24à mon avis
17:25une décision
17:26de nouveau
17:27si c'est réfléchi
17:29une décision
17:31qui soulage
17:33et qui traite
17:34une très bonne fin de vie
17:36pour un animal
17:37qu'on a beaucoup aimé.
17:38Alors Sophie et Kuhn,
17:40restez avec nous
17:40parce qu'on a
17:41beaucoup d'appels
17:42et il ne nous reste
17:43même pas deux minutes
17:44avant la prochaine pause
17:45et comme c'est un sujet
17:46sur lequel on doit avoir
17:47le temps de s'exprimer
17:48sans être coupé,
17:49on va faire une courte pause.
17:51Et puis bien sûr,
17:52si vous voulez prendre la parole
17:52comme Sophie
17:54ou comme Kuhn,
17:54le 0826 300 300
17:56c'est le numéro à composer
17:57et par SMS aussi,
17:59vous pouvez le faire
17:597 20 18
18:00avec le mot VV.
18:02Voilà,
18:02vous avez toutes les indications
18:04pour réagir
18:05et pour prendre la parole
18:05sur Sud Radio.
18:06A tout de suite.
18:08Sud Radio
18:09Parlons Vrai
18:09Parlons Vrai
18:10Sud Radio
18:10Parlons Vrai
18:11Sud Radio
18:11Parlons Vrai
18:12Les vrais voix font parler
18:14la France,
18:14François-Luc Bourneau
18:15avec un sujet
18:16qui vous fait toujours
18:16beaucoup réagir,
18:18la fin de vie.
18:19Absolument,
18:19Philippe Délid,
18:19on a parlé justement
18:20de la fin de vie
18:21le 4 février dernier
18:22alors que les députés
18:23avaient approuvé en commission
18:25la création d'un droit
18:26à l'aide à mourir.
18:28Voilà,
18:28et on avait déjà eu
18:28beaucoup de témoignages
18:29et ça continue.
18:30On a Delphine de Pau.
18:32Bonsoir Delphine.
18:33Bonsoir Delphine.
18:34Oui,
18:34bonsoir Philippe,
18:36bonsoir François.
18:37Bonsoir.
18:38Moi,
18:39je voulais revenir
18:39sur la douleur,
18:41la douleur quand on est malade
18:42et qu'on est sur le point
18:43de mourir
18:45et je suis tout à fait
18:46d'accord avec Sophie.
18:48C'est vraiment politique
18:49mais il faut penser
18:50à tous ces malades
18:52qui sont condamnés
18:53et qu'on laisse mourir
18:56sans aide
18:57et ça,
18:58pour moi,
18:58c'est insupportable
18:59et il faut penser aussi
19:00à sa propre mort
19:01et moi,
19:03quand je pense à la mienne,
19:04je ne voudrais pas
19:06souffrir
19:07le martyr
19:08et en sachant
19:10que je suis condamnée,
19:10je voudrais
19:12choisir ma mort.
19:14Déjà,
19:15j'en ai déjà parlé
19:16à mes enfants
19:17et ça serait
19:17l'idéal
19:19chez moi,
19:20dans ma maison,
19:21avec mes enfants,
19:22avec la musique
19:23que j'ai envie
19:24d'écouter,
19:25avec une bougie,
19:26avec des prières,
19:28avec toute la chaleur humaine
19:31de mes enfants
19:32et être pris
19:34dans les bras,
19:35être touchée,
19:37ne pas mourir seule
19:38et programmer ma mort
19:41afin d'abréger mes souffrances
19:43si je suis condamnée
19:44parce que tout le monde
19:45parle de la mort
19:46mais personne ne parle
19:48de la sienne.
19:49On parle de la...
19:50Du concept.
19:52Oui,
19:53je veux dire,
19:54le 4 février,
19:55il y avait plein de personnes
19:56qui disaient
19:56j'ai accompagné ma maman
19:58à aller décéder
19:59en souriant
20:00mais tout le monde
20:01aimerait mourir comme ça
20:02mais je veux dire,
20:03c'est pas à 80 ans,
20:0490 ans,
20:05110 ans,
20:06c'est bien de mourir,
20:07on a envie de mourir
20:08à cette âge-là
20:08mais quand on a un cancer
20:09incurable à 40 ans,
20:11on est en train de souffrir,
20:12qu'on ne peut pas abréger
20:14les souffrances
20:16physiques et psychologiques,
20:18à quoi ça sert ?
20:19J'ai bien aimé
20:20le témoignage du vétérinaire
20:21parce que justement
20:22un animal,
20:24on ne va pas le laisser souffrir.
20:25Un être humain,
20:26on ne va pas le laisser souffrir.
20:27Mais un animal,
20:27on ne va pas le laisser souffrir.
20:28Moi, j'ai accompagné ma chienne,
20:30je l'ai faite piquer,
20:31je l'ai caressée
20:32jusqu'à son dernier souffle
20:33et ça a été un soulagement
20:35pour moi
20:36et pour elle,
20:37évidemment,
20:37parce qu'elle aussi,
20:39elle était malade,
20:40elle avait un cancer aussi,
20:41ma petite chienne
20:42et voilà,
20:42un être humain,
20:43on le laisse mourir
20:44à petit feu.
20:45Je ne comprends pas,
20:46je suis pour l'euthanasie,
20:47je ne comprends pas
20:48pourquoi cette loi ne passe pas.
20:49Alors, Delphine,
20:50restez avec nous.
20:51On a Elisabeth également en ligne.
20:54On va vous faire débattre,
20:55discuter tous ensemble.
20:57Elisabeth.
20:57Bonsoir Elisabeth.
20:58Vous êtes de Montauban.
20:59Bonsoir Elisabeth.
21:00Oui, bonsoir,
21:01bonsoir à tous.
21:02Vous voulez sûrement réagir
21:03à ce que nous a dit Delphine de Pau
21:05à l'instant, allez-y.
21:06Ben oui,
21:06je veux réagir
21:07parce qu'effectivement,
21:09ça n'est pas normal
21:10qu'on laisse des personnes
21:12comme ça souffrir.
21:13Moi, je suis bénévole
21:18dans une association
21:19d'accompagnement
21:20en soins palliatifs
21:24depuis bientôt six ans.
21:26Et depuis un an,
21:27je suis coordinatrice,
21:28donc un petit temps
21:30de 10 heures semaine
21:30où je coordonne
21:31les demandes
21:32que nous recevons
21:33de patients,
21:35de personnes malades
21:36qui ont besoin
21:37d'une compagnie
21:38ou qui demandent
21:40une compagnie.
21:40et donc nous sommes formés
21:42pour intervenir
21:44dans des démarches palliatives.
21:46Et effectivement,
21:47le scandale aujourd'hui,
21:50c'est qu'un malade,
21:51d'après les statistiques,
21:53et encore,
21:53si quelqu'un veut le confirmer
21:55et donner les sources exactes,
21:56je ne les ai pas là tout de suite,
21:57mais un malade sur deux
21:59qui devrait bénéficier
22:02de la démarche palliative
22:04n'y accède pas.
22:05Mais pourquoi ?
22:07Parce qu'Elisabeth,
22:08il n'y a pas assez de services
22:09de soins palliatifs
22:10et il y a aussi un problème
22:11de moyens financiers.
22:13Ben oui,
22:14regardez le Tarn-et-Garonne,
22:15on n'a pas encore
22:15d'unité en soins palliatifs.
22:17L'hôpital de Montauban
22:18a des lits
22:19en pneumo,
22:20en onco,
22:22mais il n'y a pas
22:23cette démarche.
22:24Après,
22:24pour avoir vraiment
22:25une unité en soins palliatifs,
22:26eh bien,
22:26il y a l'hôpital
22:27à Toulouse.
22:29Mais la démarche palliative,
22:31elle est insérée aujourd'hui
22:33dans des services
22:34avec des petites équipes
22:36qui font le tour
22:37des services,
22:38etc.
22:38Mais les infirmières,
22:40le personnel soignant
22:41n'est pas forcément formé.
22:43Il existe le DU
22:44en soins palliatifs.
22:45Quels sont,
22:46combien d'infirmières
22:47qui s'occupent de personnes
22:48en fin de vie
22:49ont fait ce DU ?
22:50Vraiment ?
22:53Comment est-ce qu'on leur donne
22:54les moyens de le suivre,
22:55etc.
22:55Enfin,
22:56c'est aberrant qu'aujourd'hui
22:57on soit,
22:58et la seule solution
22:59qu'on propose,
23:00c'est une injection létale ?
23:02Ben non,
23:03c'est juste non,
23:04parce qu'on mérite
23:05plus que ça,
23:05même quand on est,
23:07et surtout quand on est
23:08en fin de vie,
23:09on mérite de l'attention,
23:10on mérite des soins,
23:11comme disait Delphine,
23:12d'être entouré,
23:13d'être caliné,
23:15cajolé par ses proches
23:16si on en a,
23:17mais surtout pas.
23:19Voilà,
23:19l'injection létale,
23:20pour moi,
23:21ce serait la dernière solution
23:24qui reste quand,
23:26mais on a déjà
23:26avec l'arsenal
23:27de la loi de 2016,
23:30ben oui,
23:31si on l'appliquait,
23:32si on l'appliquait
23:33sur l'ensemble du territoire,
23:35mais la question
23:35ne se poserait même pas
23:37pour l'euthanasie.
23:38Alors,
23:38Elisabeth,
23:39restez avec nous,
23:40on va redonner la parole,
23:41je vais vous faire débattre
23:42tous entre vous,
23:43Sophie,
23:43c'est vous qui aviez parlé
23:44en premier,
23:45on va vous redonner la parole,
23:46parce que dans la loi
23:47de la fin de vie,
23:48ne concerne pas que l'euthanasie,
23:50elle concerne aussi
23:51le suicide assisté.
23:53Alors,
23:53je pense à quelqu'un
23:54que je ne connais pas personnellement,
23:55mais que j'ai beaucoup regardé
23:56à la télévision,
23:57qui s'appelle Charles Biétry,
23:59qui était président
24:00du Paris Saint-Germain,
24:01journaliste sportif mythique
24:03de Canal+,
24:04qui est atteint
24:04de la maladie de Charcot,
24:06donc une maladie
24:07neurodégénérative
24:07absolument terrifiante,
24:08et qui a dit
24:09que quand il en aurait
24:10vraiment marre,
24:11il vit en Bretagne,
24:12il partirait en Suisse,
24:13faire un suicide assisté.
24:15Est-ce que pour vous,
24:16Sophie,
24:16le suicide assisté
24:17doit être mis dans la loi
24:19tout comme l'euthanasie ?
24:22Écoutez,
24:23moi,
24:23je ne suis pas assez
24:25professionnelle
24:25ou en tout cas.
24:26Ah non,
24:27mais là,
24:27c'est philosophique,
24:28c'est philosophiquement,
24:29je veux dire.
24:29Oui,
24:30philosophiquement,
24:31moi,
24:31je ne peux juste
24:32que...
24:33Il vous entend très mal,
24:34là, Sophie,
24:34je ne sais pas si vous avez
24:34mis le haut-parleur.
24:36Ah oui,
24:36peut-être,
24:36attendez deux secondes.
24:38Oui,
24:39moi,
24:39ce que je peux dire,
24:41c'est simplement
24:42par rapport
24:43à mon bébé,
24:44à l'expérience
24:45que j'ai eue,
24:45je m'avais déjà témoigné
24:47le 4 février,
24:48donc,
24:49sur l'accompagnement
24:50à mon papa.
24:51Alors maintenant,
24:51le suicide assisté,
24:53c'est...
24:54Oui,
24:55ça fait aussi partie
24:56de la personne
24:58qui souffre,
24:59qui a les moyens
25:00encore de le dire.
25:02C'est encore
25:04une autre approche
25:06de ce que l'on veut
25:07dans la dignité.
25:10Oui,
25:11c'est aider les gens
25:12à respecter leur volonté.
25:14Et peut-être,
25:15il n'y aurait-il pas
25:16un autre mot
25:17que suicide assisté.
25:20Est-ce que
25:20l'accompagnement assisté
25:22dans son choix
25:23n'est pas...
25:24C'est toujours
25:25très violent,
25:26le suicide.
25:26ça marque peut-être
25:28les gens...
25:28Mais c'est le terme
25:29qui est utilisé
25:30en Suisse
25:30ou en Belgique,
25:31par exemple.
25:32Oui,
25:33c'est peut-être
25:36ce qu'il faut
25:37et mettre
25:38les mots
25:39sur les mots
25:40M-A-U-X.
25:42Oui.
25:42En tout cas,
25:46le témoignage
25:47de cette personne
25:48est quand même
25:49révélateur
25:50de ce qui se passe.
25:51Pas de personnel,
25:53pas de gens
25:53assez compétents,
25:55des structures
25:55qui ne sont pas
25:58satisfaisantes
25:59à la demande.
26:00Donc ça,
26:01c'est grave.
26:02C'est quand même...
26:03La mort,
26:04ça fait partie
26:05de notre vie
26:06et la dignité,
26:08quelle que soit
26:09votre...
26:12votre...
26:13Je ne sais pas
26:13comment dire,
26:14mais...
26:14Vos convictions religieuses,
26:16philosophiques,
26:16etc.
26:18Exactement.
26:19Vos convictions,
26:19elles doivent être
26:21respectées.
26:22Et que ce soit
26:23un suicide,
26:24que ce soit
26:25parce que vous avez
26:27écrit sur un papier
26:28que vous ne vouliez pas
26:29souffrir,
26:30ça doit être respecté.
26:31Peu importe
26:35votre...
26:35Ou ce que penseront
26:36les députés.
26:37On ne doit pas
26:38en faire une affaire
26:39politique.
26:40C'est une...
26:41C'est beaucoup plus...
26:41C'est une affaire
26:42philosophique et personnelle.
26:43C'est pas politique.
26:45Alors, Sophie,
26:46restez avec nous.
26:47Kuhn est toujours avec nous.
26:48Parce que Kuhn,
26:49vous, évidemment,
26:51les animaux
26:51que vous êtes vétérinaires
26:52en retraite
26:53ne peuvent pas faire
26:53de suicides assistés.
26:54Mais qu'est-ce que vous pensez ?
26:55Est-ce que ça doit être mis
26:56dans la loi également ?
26:59Oui, je pense
27:00parce que c'est une façon
27:01de...
27:02C'est surtout la personne
27:03lui-même
27:04ou elle-même
27:04qui prend la décision.
27:06Vous avez peut-être
27:06entendu à mon accent
27:08que je suis belge.
27:09Ça fait 38 ans
27:11que je suis ici
27:11en France.
27:13Mais quand même,
27:14en Belgique,
27:15on a une approche
27:16de la mort
27:16qui est quand même
27:17beaucoup plus...
27:18Enfin, je ne dis pas
27:19plus réfléchie.
27:20Mais je trouve ça...
27:22Plus apaisé,
27:22on dirait.
27:23Oui, et puis je ne suis pas
27:25du tout, du tout
27:26contre les soins palliatifs.
27:28Mais je pense
27:29qu'il faut accepter
27:30qu'à un moment donné,
27:32il y a la douleur
27:33et la maladie
27:34qui prennent le dessus
27:35et qu'il faut peut-être
27:37trouver une autre solution
27:39que de continuer
27:41à essayer
27:42de calmer la douleur.
27:44La personne
27:44qui disait tout à l'heure
27:45qu'elle voulait
27:46si elle a un cancer
27:47à 40 ans
27:48incurable
27:49et qu'elle souffre
27:50le martyr.
27:51Je pense qu'elle a
27:52le droit elle-même
27:53de dire
27:54mais maintenant
27:54j'en peux plus.
27:56Même que disons
27:56évidemment
27:58la souffrance
27:58c'est différent
27:59pour chaque personne.
28:00Il y a des gens
28:00qui se tapent sur le doigt
28:02et ils ne disent rien.
28:03Il y en a d'autres
28:04qui disent
28:04que c'est douleur
28:07insupportable.
28:08Dix.
28:08alors tout est un sujet
28:11personnel
28:12mais je pense
28:13pour la suicide
28:14si on veut vraiment garder
28:17le mot suicide
28:19assisté
28:20qu'en effet
28:21une personne
28:22qui prend ses décisions
28:23réfléchit
28:24de nouveau
28:25parce que
28:26souvent on avance
28:27oui mais en Belgique
28:28des fois peut-être
28:29que l'euthanasie
28:30est une
28:31une solution
28:33facile
28:34mais ça ne l'est jamais.
28:36c'est toujours réfléchi
28:37c'est assisté
28:38par des médecins
28:39c'est accordé
28:40par les médecins
28:41ce n'est pas juste
28:43j'en ai mort
28:43et puis je fais.
28:45C'est vraiment
28:47réfléchi
28:48et c'est une solution.
28:50Pour moi c'est une solution.
28:51Delphine
28:51pour répondre
28:53à Sophie Écoune
28:54Moi je suis d'accord
28:55avec eux
28:56et je plains
28:59les personnes
29:00qui sont obligées
29:01d'aller en Belgique
29:02ou en Suisse
29:02pour justement
29:04abréger leur souffrance
29:05vous vous rendez compte
29:05déjà de la douleur
29:06et en plus
29:07il faut organiser
29:08un déplacement
29:09dans un pays
29:11frontalier
29:12je trouve ça
29:13inadmissible
29:14je ne comprends pas
29:15que la France
29:15soit aussi en retard
29:16je n'arrive pas à comprendre.
29:18Elisabeth
29:19je vous laisse échanger
29:20entre vous Elisabeth
29:21qu'est-ce que vous en pensez
29:22notamment du suicide assisté
29:23parce que là
29:24ce n'est pas pour un problème
29:25de souffrance
29:26c'est par exemple
29:27je prends le cas de Charles Bietry
29:28parce qu'on en parle beaucoup
29:29en ce moment
29:29c'est quand on voit
29:30qu'on a une maladie
29:31par exemple neurodégénérative
29:32incurable
29:33et qu'on se dit
29:33maintenant
29:33je ne préfère pas aller plus loin
29:35je marche encore
29:36je parle encore
29:37mais je ne veux pas être
29:38ou un lockdown syndrome
29:39par exemple
29:39où on ferait ses volontés
29:40auparavant
29:41parce qu'on ne peut plus
29:42communiquer avec les yeux
29:44ça s'appelle
29:44le non-acharnement
29:47ça s'appelle
29:48la sédation lente et profonde
29:49enfin
29:50il y a vraiment
29:51tout ce qu'il faut
29:52aujourd'hui
29:52au niveau de la loi
29:53et il y a beaucoup de gens
29:55qui se retrouvent
29:57confrontés à ça
29:58et qui l'ont vécu
29:59il y a des témoignages
30:00il y a beaucoup de témoignages
30:01de personnes
30:01qui ont pu accompagner
30:02leurs proches
30:04voilà
30:04moi j'ai accompagné
30:05je viens d'accompagner
30:07le mari d'une amie
30:09qui a fait plusieurs AVC
30:11qui ne parle plus
30:12depuis plusieurs années
30:13et puis là
30:13ces dernières semaines
30:14il a arrêté de s'alimenter
30:15et je l'ai vu la semaine dernière
30:18je l'ai vu dimanche
30:19mardi
30:21la famille
30:22et les médecins
30:23tous ensemble
30:24en accord avec ses volontés
30:25à lui
30:25et bien ils ont arrêté
30:27de le nourrir
30:29arrêté de lui apporter
30:31ce qu'il lui a apporté
30:32et il est décédé
30:33ils l'ont mis sous sédation
30:34lente et profonde
30:35de mardi
30:36il est décédé dimanche
30:37oui effectivement
30:38il a resté
30:39sa femme
30:39et ses proches
30:40sont restés près de lui
30:42tard dans le soir
30:43ça a été permis
30:44dans l'hôpital
30:45et voilà
30:45et on n'est pas en train
30:48de parler
30:48voilà
30:48il a été relâché
30:51il faudrait qu'un médecin
30:53puisse expliquer
30:53je ne suis pas médecin
30:54moi je vois juste
30:55comment ça peut se passer
30:56et que cela
30:58ne puisse pas se passer
30:59pour des manques
31:00de moyens
31:01je trouve que
31:02cette loi
31:03qu'on propose
31:03et c'est dommage
31:04qu'il n'y ait pas de référendum
31:05effectivement
31:05qu'un grand débat
31:06se fasse
31:07mais vraiment
31:07avec des spécialistes
31:08avec des médecins
31:10avec des personnes
31:10qui expliquent
31:12exactement
31:13ce que c'est que la loi
31:14aujourd'hui
31:14et pourquoi
31:15elle n'est pas appliquée
31:16pourquoi la loi
31:17de 2016
31:18de la S. Leoniti
31:19n'est pas appliquée
31:20voilà pourquoi
31:21il y a des médecins
31:22qui ne sont pas encore
31:23vraiment avertis
31:25de tout
31:25et formés
31:26pourquoi il n'y a pas plus
31:27de voilà
31:29d'engagement
31:30dans cette démarche palliative
31:31jusqu'au bout
31:32on accompagne
31:33jusqu'au bout
31:33avec cette situation
31:34lente et profonde
31:36moi j'ai accompagné
31:37une dame
31:38elle avait 54 ans
31:39elle a cumulé
31:41plusieurs maladies
31:41à la fin
31:42elle n'arrivait plus
31:42à parler
31:43elle ne bougeait plus
31:44enfin bon bref
31:45je vous passe
31:46et bien cette dame
31:48à un moment donné
31:49en accord encore une fois
31:50avec sa famille
31:51en accord avec ses volontés
31:52on a arrêté
31:53de s'acharner
31:55l'acharnement thérapeutique
31:56enfin l'acharnement
31:58tel qu'il existe aujourd'hui
31:59il y a des médecins
32:00qui tiennent
32:01à aller jusqu'au bout
32:01jusqu'au bout
32:02pour tenter plein de choses
32:03mais on écoute
32:04d'abord la volonté
32:05du malade
32:06et des proches
32:07donc à un moment donné
32:08il faut savoir dire
32:09stop
32:10on s'arrête
32:10et on aide la personne
32:12on la soulage des douleurs
32:14on la soulage
32:14on la calme
32:15et elle part
32:16quand elle est ok pour partir
32:19vous voyez
32:20le mari de mon ami
32:22il a eu la sédation
32:23le début du traitement
32:24enfin le début
32:25de la sédation
32:27lente et profonde
32:27il a eu mardi
32:28il est parti dimanche soir
32:30oui
32:31mais il a laissé le temps
32:33tous ces jours là
32:34toute la famille
32:35s'est relayée
32:36tous les jours
32:37auprès de lui
32:37il n'a jamais été seul
32:39je ne suis pas médecin
32:40est-ce que la sédation
32:41lente et profonde
32:43ce n'est pas plus douloureux
32:44parce qu'en fait
32:44on meurt de faim
32:45quelque part
32:45c'est ça ?
32:46non
32:46non
32:47absolument pas
32:48absolument pas
32:49non pas du tout
32:51on évite
32:52la douleur physique
32:54on permet à personne
32:54c'est-à-dire qu'on vous met
32:55des antidouleurs très fort
32:57voilà
32:58il faudrait que ce soit
32:59des médecins qui expliquent
33:00je ne suis pas médecin
33:02moi-même
33:02moi j'ai accompagné
33:04et j'ai vu
33:04comment ça se passait
33:05du coup derrière
33:06c'est vraiment quelque chose
33:07qui permet à la personne
33:09de la soulager déjà
33:10de ses douleurs physiques
33:11et qu'elle permette
33:13de se relâcher
33:14et ensuite
33:15partir
33:16quand elle
33:17le décide
33:18d'ailleurs les médecins
33:19le disent
33:19voilà
33:20là c'est enclenché
33:21maintenant
33:22c'est l'absorne
33:23qui partira
33:23quand elle en a besoin
33:24et quand elle en a
33:25voilà
33:26quand elle sent
33:26que c'est le moment
33:27et qu'elle lâche
33:27parfois
33:28les personnes attendent
33:29que quelqu'un arrive
33:30quand les familles
33:31sont éloignées
33:32vous avez
33:33ce grand monsieur
33:35qui est psychologue
33:37psychiatre
33:37à Marseille
33:38Eric Dudoy
33:40je crois que c'est son nom
33:42qui accompagne
33:43des patients
33:44en fin de vie
33:45mais il vous donnerait
33:47tellement de témoignages
33:48sur les accompagnements
33:49qui sont faits
33:51et c'est ça
33:52que chacun de nous
33:54mérite dignement
33:56de mourir
33:56ça c'est clair
33:57et net
33:58il n'y a rien à revenir à ça
34:00mais pas n'importe comment
34:01et éviter la brutalité
34:04moi je connais une personne
34:05qui a accompagné
34:06son mari en Suisse
34:07elle est revenue
34:08elle a toujours pas récupéré
34:11une grande dépression
34:12parce qu'en fait
34:13il n'y a eu aucun
34:13aucun accompagnement
34:14des proches
34:15ça c'est terrible
34:16on y va
34:16ça se passe en quelques heures
34:19j'allais dire
34:20mais c'est quelques minutes
34:21tout est organisé
34:22le corps repart
34:23et chacun revient chez soi
34:25comme si de rien n'était
34:26et sans accompagnement
34:27sans rien
34:28ça je veux dire
34:29la démarche palliative
34:31c'est le malade
34:31et les proches
34:32c'est pas que le malade
34:34mais non
34:35c'est ça qu'il faut voir
34:36c'est toute la cellule
34:39les proches
34:40et un ensemble
34:43qui est là
34:44parce qu'en fait
34:44quand on accompagne
34:46enfin moi
34:46quand j'accompagne quelqu'un
34:47je meurs un petit peu
34:48avec lui
34:49une partie de moi-même
34:50s'en va avec lui
34:51donc j'ai besoin aussi
34:54qu'on m'écoute
34:55nous quand on est bénévole
34:57et qu'on est là
34:58on parle aux familles
34:59on parle aux proches
35:00qui parfois se confient à nous
35:02et ils ont besoin
35:03de cette écoute
35:04et aujourd'hui
35:05ce qui n'est pas normal
35:06c'est que nous ne soyons pas tous
35:09sur tout le territoire
35:10accompagnés
35:11comme on aurait envie de l'être
35:13on est entièrement d'accord
35:14merci beaucoup
35:15Elisabeth
35:16de ce témoignage touchant
35:17qui aide les gens à partir
35:18quand quelqu'un part
35:19on meurt un peu avec lui
35:21merci beaucoup Sophie
35:23merci beaucoup Koun
35:24merci beaucoup Delphine
35:25le sujet fait beaucoup réagir
35:26on va finir avec un peu de légèreté
35:28là quand même
35:29absolument Philippe
35:29vous le saviez
35:30c'était la Saint-Valentin
35:31ce week-end
35:3214 février
35:33c'était samedi
35:34voilà
35:34samedi
35:35un sujet
35:35à émaner de ce week-end
35:37pourquoi pas
35:38faire un congé
35:40pour les chagrins d'amour
35:41on connait le congé paternité
35:43on connait le congé maternité
35:44certains voudraient que
35:46justement
35:46ils sont plus
35:47sur un sur trois
35:48un salarié sur trois
35:49aurait déjà posé
35:50un arrêt maladie
35:51ou utilisé des jours de congé
35:52pour se remettre
35:53d'une rupture amoureuse
35:54alors si vous
35:55si vous avez déjà posé
35:56un congé
35:56pour un chagrin d'amour
35:57ou alors que vous êtes
35:58totalement opposé
35:59à cette idée
35:59dites-le nous 0826 300 300
36:02on en parle juste après
36:04Sud Radio
36:04Parlons Vrai
36:05Parlons Vrai
36:05Sud Radio
36:06Parlons Vrai
36:06Sud Radio
36:07Parlons Vrai
36:08un tux de l'année 82
36:10de mémoire
36:11chagrin d'amour
36:12chacun fait ce qui lui plaît
36:13et on parle de chagrin d'amour
36:15pour cette
36:16c'est plus léger
36:16pour cette dernière ligne droite
36:18des vraies voix
36:19font parler la France
36:20François-Louis Bourneau
36:21puisqu'une étude révèle
36:22qu'un salarié sur trois
36:23aurait déjà posé
36:24un arrêt maladie
36:25ou même des jours de congé
36:26pour se remettre
36:27d'une rupture amoureuse
36:28alors si c'est votre cas
36:29vous avez déjà posé
36:30un jour de congé
36:31pour vous remettre
36:32d'un chagrin d'amour
36:32au plus d'un jour
36:34même d'ailleurs
36:34ou même si
36:35c'est une véritable
36:36cette souffrance
36:37parce que c'est une souffrance
36:38pour beaucoup d'entre nous
36:39prétexte justement
36:40à un certain congé maladie
36:42et bien dites-le nous
36:420826 300 300
36:44vous réagissez
36:45comme Karen
36:45des Bouces du Rhône
36:46bonsoir Karen
36:47bonsoir Karen
36:48bonsoir à tous les deux
36:49vous semblez pas très convaincue
36:51par cette idée
36:52de congé maladie
36:53pour chagrin d'amour
36:54dites-nous tout
36:56alors non
36:57je ne suis pas favorable
36:58à ce type de congé
37:00néanmoins
37:00j'ai été dans le cas
37:03après 18 ans de mariage
37:05mon mari m'agitait
37:06etc
37:07j'étais dans un état pitoyable
37:09je mangeais plus
37:09je dormais plus
37:10je suis tombée
37:11à 8 de tension
37:12et mon médecin m'a dit
37:13je vous arrête
37:14et en fait
37:15c'est pas moi
37:16qui ai décidé
37:16j'avais abîmé ma voiture
37:18à deux reprises
37:18enfin j'étais vraiment
37:19pas en état
37:20et j'ai refusé
37:22et une semaine après
37:23enfin quelques jours après
37:25je l'ai appelé
37:26j'ai écouté
37:26je suis d'accord
37:28il m'a arrêté une semaine
37:29il m'a dit
37:29vous vous reposez
37:30vous dormez
37:31vous trouvez une solution
37:31pour dormir
37:32il m'a aidé
37:32voilà il m'a accompagné
37:34mais c'était pas
37:35le chagrin d'amour
37:35en tant que tel
37:36c'est à dire que
37:37c'était pas
37:38le chagrin d'amour
37:39c'était l'état
37:40de ma santé
37:41mon état de santé
37:42qui effectivement
37:43n'était pas bon
37:44à ce moment là
37:44qui a fait
37:45qu'il m'a arrêté
37:46qu'il a vraiment insisté
37:48pour m'arrêter une semaine
37:49mais franchement
37:50avoir un congé
37:52comme on peut avoir
37:53un congé
37:53pour un décès
37:55d'un parent
37:55décès d'un enfant
37:57comme il y a maintenant
37:58je trouve qu'il y a
37:59une très très belle évolution
38:00qui peut
38:00et qui effectivement
38:01en ce qui concerne les femmes
38:02qui ont des règles douloureuses
38:05etc
38:05enfin voilà
38:06congé mensuel oui
38:07voilà
38:07je trouve ça très bien
38:09mais un congé
38:12un congé spécifique
38:15pour chagrin d'amour
38:16etc
38:18je suis pas
38:19j'y suis pas favorable
38:20alors
38:21je suis pas favorable
38:21comme vous disiez
38:22on peut très bien
38:23poser une journée de congé
38:24quelques jours de congé
38:25parce qu'on est en état
38:26et puis vous
38:27c'était plus un syndrome
38:29pré-dépressif
38:30ou dépressif
38:31pour lequel
38:31votre médecin
38:33vous a arrêté
38:34tout à fait
38:34tout à fait
38:35c'était la résultante
38:36alors l'origine
38:36bien sûr
38:37que c'était le divorce
38:40mais
38:41j'ai été pas bien
38:44pendant des mois
38:44et des mois
38:45et je suis allée travailler
38:47bien sûr
38:47Karen
38:48c'est très intéressant
38:49ce que vous nous racontez
38:50restez avec nous
38:51qui ne quittez pas
38:51on est avec Bruno de Paris
38:53bonsoir Bruno
38:53bonsoir Bruno
38:55bonsoir tout le monde
38:56alors est-ce que vous
38:57vous seriez pour
38:58qu'on instaure justement
38:59un congé
39:00pour les chagrins d'amour
39:01ou même comme l'a dit Karen
39:03quand on a un syndrome
39:04dépressif
39:05voilà on peut se voir
39:06prescrire des jours de congé
39:07par son médecin
39:08pour récupérer
39:09pour se sentir mieux
39:09est-ce que vous
39:10c'est quelque chose
39:11pour laquelle
39:12vous serez favorable
39:13je suis un peu
39:14sur la même ligne
39:15que Karen
39:17qui dit que
39:18si on a une dépression
39:20quelle que soit la cause
39:21il faut
39:22ou pré-dépressif
39:22si le médecin pense
39:23qu'il est médicalement
39:25il est nécessaire
39:25de ne pas aller travailler
39:27puisqu'on n'est pas en état
39:28et on peut être dangereux
39:29pour soi-même
39:29et pour les autres
39:30bien sûr
39:31là le médecin décide
39:32mais on n'est pas en train
39:33de travailler sur la cause
39:34est-ce que c'est
39:35l'approche
39:36est-ce que c'est
39:36un chagrin d'amour
39:37et pourtant
39:38pour moi l'amour
39:39c'est le premier
39:39de ma pyramide
39:40dans ma vie
39:40donc c'est tout
39:43mais je ne vois pas
39:44du tout
39:45la création
39:47d'une journée
39:47et d'ailleurs
39:49dans votre formulation
39:50initiale
39:51il y a quelque chose
39:51qui ne me va pas
39:53que des français
39:54et que beaucoup de français
39:55aient décidé
39:56de poser des jours
39:56de congé
39:57un peu
39:59pour
40:00un arrêt maladie
40:01c'est 1 sur 3
40:02à déjà poser
40:03un arrêt maladie
40:04ou utiliser les jours
40:04de congé
40:05pour se remettre
40:05d'une rupture amoureuse
40:06alors ce n'est pas
40:07la même chose
40:07l'arrêt maladie
40:09ou les jours de congé
40:09exactement
40:10donc le jour de congé
40:12on en a quand même
40:12un certain nombre
40:13donc on peut
40:14et on doit les poser
40:15quand on en a besoin
40:17même pour la rencontre
40:18d'un amour
40:19et qu'on veut en profiter
40:20c'est permis aussi
40:21bien sûr
40:22exactement
40:22et donc
40:23l'arrêt maladie
40:25je ne suis pas
40:26pour là-dessus
40:27je pense qu'on doit être
40:28très content
40:29de pouvoir
40:29en effet
40:29en cas de maladie
40:30ne pas avoir
40:31en plus de la maladie
40:32une perte de salaire
40:34donc c'est très très bien
40:34qu'on ait ces systèmes
40:35en France
40:35donc il faut les réguler
40:36et faire en sorte
40:37de les conserver
40:38pour des choses
40:40qui sont vraiment
40:41je dirais liées
40:41à une maladie
40:42on parle de la maladie
40:43d'amour dans la chanson
40:44et ça fait très mal
40:45et on peut être très triste
40:47j'ai été moi-même
40:48très triste
40:49lorsque j'ai divorcé
40:51par contre
40:51il me serait
40:52semblé incongru
40:54à l'époque
40:54de dire
40:55j'ai besoin
40:56de quelques jours
40:57payés par mon entreprise
40:58ou je vais me reposer
41:00et pas sur mes congés
41:01mais sur autre chose
41:03voilà
41:03et par contre
41:04oui c'est vrai
41:04que ça fait du mal
41:05et je veux dire
41:06à Karen
41:06des accidents de voiture
41:07moi je travaille
41:08dans l'assurance
41:09un couple qui divorce
41:10quelqu'un qui divorce
41:11il augmente de 50%
41:13son risque d'accident de voiture
41:14dans l'année qui suit
41:15c'est fou ça
41:15c'est vraiment le métabolisme
41:18les assureurs
41:19ne sont pas au courant
41:20ce genre de détails
41:20mais quand ils le savent
41:22et quand ils recoupent
41:22plus d'informations
41:23ils ont bien une statistique
41:24qui leur dit
41:25qu'il y a une très grosse
41:26augmentation
41:26des accidents de voiture
41:28c'est fou ça
41:28on perd son attention
41:30on est moins concentré
41:31on pense à autre chose
41:32on est plus en pro à l'oïcité
41:34Karen vous entendez ça
41:36c'est fou quand même non ?
41:37oui alors moi
41:38la chance que j'ai eu
41:39c'est que c'était
41:39deux fois en me garant
41:40donc j'ai
41:41c'était toute seule quoi
41:42mais voilà
41:43mais oui bien sûr
41:45mais bien sûr
41:47on dit que déjà
41:48de manière générale
41:49alors je suis aussi
41:51du milieu de l'assurance
41:52mais voilà
41:54vous avez les mêmes chiffres
41:55que quand on fait de la route
41:58et que c'est une route quotidienne
42:01on se retrouve régulièrement
42:02dans un état de conscience modifié
42:04et qu'on ne se rend pas compte
42:05qu'on est arrivé chez soi
42:06et qu'il y a beaucoup de la route
42:07qu'on n'a pas vu passer
42:09mais clairement
42:10à cette époque-là
42:12régulièrement
42:13j'étais dangereuse pour moi
42:15et j'étais dangereuse pour les autres
42:16ça c'est certain
42:19mais pour autant
42:21il y a
42:23à la fois
42:24je pense qu'il y a une époque
42:25où on s'écoutait
42:26pas du tout
42:27c'est vrai
42:27et je trouve qu'on est dans une époque
42:29où on s'écoute
42:30un peu trop
42:30on aurait tendance
42:31à aller vers s'écouter de trop
42:35bien sûr
42:35il est difficile
42:36et délicat
42:37de trouver le bon équilibre
42:40c'est la conscience de chacun
42:42et comme effectivement
42:45on le dit
42:46il y a
42:47à la fois
42:48la possibilité
42:49de poser
42:50de manière un peu impromptue
42:51et si éventuellement
42:52on est un responsable
42:53un peu compréhensif
42:54on va lui dire
42:55écoute
42:55voilà ce qui m'arrive
42:56je ne suis pas en forme
42:57il m'arrive ceci cela
42:59voilà
43:00j'ai besoin de 2-3 jours
43:01pour m'en mettre
43:02est-ce que tu es ok
43:05versus
43:05comme vous m'en disiez tout à l'heure
43:06vraiment
43:07être très très mal
43:09et
43:09et là
43:10c'est une dépression nerveuse
43:12mais oui
43:13voilà
43:13et qu'on ait une dépression nerveuse
43:15pour un décès
43:16un chagrin d'amour
43:16ou autre chose
43:17là c'est une pathologie médicale
43:19et on peut comprendre
43:20l'arrêt maladie
43:21bien sûr
43:22mais presque
43:22d'une certaine manière
43:25quitte à faire avancer
43:27dans le bon sens
43:28certaines choses
43:30je trouve que par exemple
43:32quand on perd un parent
43:34on a le droit à 3 jours
43:36ce qui est déjà super
43:38ça dépend du degré de parenté
43:40ça dépend du degré de parenté
43:41quand je parle
43:42papa-maman
43:43oui d'accord ok
43:44papa-maman
43:45on a le droit à 3 jours
43:48personnellement
43:48moi j'ai perdu ma mère
43:49j'avais 19 ans
43:503 jours plus tard
43:52je suis retournée travailler
43:52autant vous dire que c'était rude
43:54oui
43:56mais bon voilà
43:57j'ai respecté la loi
43:58c'était comme ça
43:59et je suis retournée travailler
44:02je pense qu'il y a des congés
44:03qui pourraient être
44:04parfois un peu plus longs
44:06des congés qui existent déjà
44:08qui pourraient être parfois
44:10un peu plus longs
44:12en créer un nouveau
44:13pour chagrin d'amour
44:16je ne suis pas
44:17surtout que
44:18et puis
44:19il y a des gens
44:20qui ont des chagrins d'amour
44:22à répétition
44:24voilà
44:25et c'est sûr que
44:26si vous avez un salarié
44:27qui s'appelle Casanova
44:28il peut avoir des chagrins d'amour
44:29à répétition
44:30on est bien d'accord
44:31par exemple
44:31c'est comme ce n'est qu'à 3 grand-mères
44:34ou 4 grand-mères
44:34qui décèdent
44:36il y en a une qui décède
44:37tous les 6 mois
44:40on va terminer avec
44:41oui
44:42allez-y très court
44:43je veux juste préciser
44:44j'ai travaillé dans une entreprise
44:48qui octroyait
44:50il y avait 2 jours par mois
44:52de congés maladie non justifiés
44:56donc en fait c'était
44:57voilà
44:57donc c'était un peu
45:00on va dire que peut-être
45:02effectivement
45:02comme ce dont on parlait tout à l'heure
45:04le congé menstruel
45:05c'était peut-être déjà
45:08après turceur
45:09on va dire
45:10mais voilà
45:11et bien il y avait plein de gens
45:13qui le pouvaient
45:15mais c'était non justifié
45:17donc en fait
45:18le jeûne matin
45:19on arrivait
45:19ah bah tiens
45:20Attal il n'est pas là
45:21bah non il est en frangé
45:22non justifié
45:23c'est facile pour gérer
45:24merci beaucoup
45:25Karen et Bruno
45:26tiens on termine en musique
45:27pour faire plaisir à Bruno
45:30elle couvre
45:31la maladie d'amour
45:33vous voyez je connais
45:34ah oui bah bien sûr
45:35évidemment c'est mythique
45:37la maladie d'amour
45:38dans les années
45:38soit à peu près
45:3975 je pense
45:40quelque chose comme ça
45:41chanson qui a une cinquantaine d'années
45:43absolument mythique
45:45merci beaucoup
45:45merci pour votre témoignage
45:47merci Bruno
45:48Maxime nous le dit
45:49ah oui c'est encore plus vieux que ça
45:50donc je crois qu'il y a 53 ans
45:52merci François Louis
45:53merci
45:54et puis dans un instant
45:55c'est Magali Berda
45:56qui sera avec vous
45:57les idées politiques tutelles
45:59en 2026
46:00voici le thème du jour
46:01elle aura deux invités
46:03Jordan Florentin
46:04directeur de publication Frontières
46:06face à Soukaina
46:07si je prononce bien
46:08créatrice de contenu
46:09et militante
46:10pour l'émancipation
46:11et voix pour la liberté des femmes
46:13voilà le programme qui vous attend
46:14et bien c'est tout de suite
46:15écoutez nous à demain
46:1617h avec Cécile de Ménibus
46:17et les vrais voix
46:1819h20h pour les vrais voix
46:19font parler la France
46:20avec Philippe David
46:20à demain
46:32Sud Radio
46:33la seule antenne
46:34où vous pouvez vraiment tout dire
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