Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 9 heures
Les débats de l'été avec William Thay, Arnaud Stéphan et Philippe Bouriachi

---

🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/
🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴
▪️ Facebook : https://www.facebook.com/SudRadioOfficiel
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
☀️ Et pour plus de vidéo du Grand Matin Sud Radio : https://youtube.com/playlist?list=PLaXVMKmPLMDRJgbMndsvDtzg5_BXFM7X_

##METTEZ_VOUS_D_ACCORD_CHRONIQUE-2026-08-04##

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00:00Bonjour à tous et bienvenue, il est 10h29 sur Sud Radio et c'est parti, top départ, nous sommes ensemble
00:00:05jusqu'à 13h pour décrypter, analyser et surtout débattre de l'actualité.
00:00:11Aujourd'hui, on parle d'un sujet qui secoue toute l'Europe, la crise migratoire à Ceuta, ça dépend comment
00:00:18vous le dites.
00:00:19Souvenez-vous, c'était il y a quelques jours, en quelques heures, 60 000 personnes ont franchi la frontière entre
00:00:25le Maroc et cet enclave espagnol.
00:00:27Et si la très grande majorité est depuis retournée au Maroc, le choc politique, lui, est immense face à cette
00:00:33crise.
00:00:33Les ministres de l'Intérieur de l'Union Européenne se réunissent aujourd'hui même en urgence et au cœur des
00:00:39discussions.
00:00:39Comment éviter qu'un tel scénario se reproduise ? Faut-il renforcer les frontières extérieures, accélérer les expulsions, renforcer Frontex
00:00:47ou revoir en profondeur la coopération avec le Maroc ?
00:00:51Une chose est sûre, cette crise relance une question qui divise les Européens.
00:00:55L'Europe est-elle capable de protéger ses frontières ou montre-t-elle aujourd'hui ses limites ?
00:00:59Amis auditeurs, appelez-nous, les images de Ceuta vous ont-elles choquées ?
00:01:03Pensez-vous que l'Europe doit durcir sa politique migratoire ou au contraire, faut-il d'abord agir sur les
00:01:08causes de ce départ et mieux coopérer avec les pays d'origine ?
00:01:12Appelez-nous au 0826 300 300, appelez-nous, nous nous vous attendons.
00:01:16Nous sommes à l'écoute de vos témoignages, de votre avis, tout simplement.
00:01:20Et nous sommes également avec nos invités, William Thé, bonjour.
00:01:23Bonjour.
00:01:24Vous êtes président du Tic Tank Le Millénaire, Arnaud Stéphan, bonjour.
00:01:28Vous êtes communicant, fondateur de l'agence Notes de Com.
00:01:31Et enfin, Philippe Bourriacchi, bonjour.
00:01:33Bonjour.
00:01:34Vous êtes conseiller municipal de Orly et conseiller régional d'Île-de-France.
00:01:38Je vais me tourner peut-être vers vous, Arnaud Stéphan.
00:01:40Est-ce que vous pensez que l'Europe peut survivre à cette nouvelle crise migratoire ?
00:01:45Le problème, c'est qu'il y a un décalage immense entre le discours et les faits, toujours avec l
00:01:50'Europe, et particulièrement sur l'immigration.
00:01:53Pourquoi ?
00:01:53C'est que vous avez des messages qui sont arrivés dans des populations qui sont très jeunes, qui n'ont
00:01:58pas d'emploi,
00:01:59qui sont dans des pays avec des grandes difficultés économiques,
00:02:03et souvent aussi de liberté, pas pour le Maroc, mais dans d'autres pays de la région.
00:02:08Et vous avez des pays comme l'Espagne, qui font passer le message en disant,
00:02:12écoutez, les sans-papiers, ce n'est pas grave, on va régulariser 500 000 personnes.
00:02:17Vous avez encore, qui restent en mémoire, ce qu'a fait l'Allemagne il y a une dizaine d'années,
00:02:23en faisant venir un million de personnes en Allemagne pour servir d'armée de réserve du capital,
00:02:31pour construire des voitures allemandes pas chères.
00:02:33Voilà, et ces messages-là ne peuvent pas être compris, en tout cas,
00:02:42par des populations qui subissent directement les vagues migratoires.
00:02:46On voit que l'Italie, elle, a fait une politique extrêmement dure.
00:02:49On se rappelle d'ailleurs que l'ancien ministre de l'Intérieur a même été traduit en justice
00:02:54pour son action contre l'immigration, par sa propre justice nationale.
00:02:59Et puis, voilà, on verra les agitations de Mme van der Leyen,
00:03:04mais encore une fois, il y a le discours et il y a la réalité.
00:03:10La réalité, c'est que vous avez une enclave espagnole, il y en a deux,
00:03:13on rappelle à nos auditeurs, Ceuta et Melilla,
00:03:17qui sont d'ailleurs des bases militaires espagnoles,
00:03:19qui sont là depuis l'indépendance, depuis 1956, au Maroc.
00:03:24Et que ce n'est pas la première fois qu'il y a des vagues migratoires qui arrivent sur Ceuta.
00:03:29Celle-là est particulièrement impressionnante,
00:03:32mais aussi, il faut se rappeler qu'aujourd'hui, vous avez des caméras partout,
00:03:35donc maintenant, on voit ce qui se passe.
00:03:36C'est peut-être la grande différence.
00:03:38C'est par rapport à il y a quelques années.
00:03:40Là, vous êtes en continu, vous avez les images qui vous viennent.
00:03:43Évidemment, c'est très impressionnant.
00:03:44On verra la manière dont c'est géré, et à la fois avec le Maroc,
00:03:48et à la fois avec la politique espagnole,
00:03:50qui est très idéologisée, quand même, sur l'immigration.
00:03:53Philippe Brouillacchi.
00:03:55Bonjour.
00:03:56Accessoirement, je rappellerai que je suis aussi 3ème vice-président de France Écologie.
00:04:00Oui, alors si on met tous les titres, ça risque d'être un petit peu long.
00:04:03J'en ai retenu deux.
00:04:06On peut en dire trois, mais c'est parfois un petit peu long.
00:04:07J'ai reçu des messages des copains, ils m'ont dit, bon, t'as changé de parti.
00:04:10Alors, vous me direz, est-ce que vous choisirez comme meilleure fonction ?
00:04:14On est confronté à deux problématiques, quand même.
00:04:20La première, on rappellera qu'en Europe, on a une population vieillissante,
00:04:23et qu'on a un taux de natalité très faible.
00:04:28Ceci dit, on ne peut pas accueillir tout le monde.
00:04:30Toute la misère du monde, c'était Roquard qui disait ça.
00:04:33Et moi, je rejoins l'idée d'une immigration choisie.
00:04:37Et ceux qui s'offusquent par rapport à ça, je leur dis,
00:04:39mais si on vire nos émigrés, nos médecins émigrés des hôpitaux,
00:04:44je pense qu'on va avoir un taux de mortalité qui va largement augmenter.
00:04:47Donc, il faut arrêter de se voiler à face, de faire les hypocrites.
00:04:50Ce qu'on n'a pas envie, entre nous, on va se le dire,
00:04:52ici, on parle vrai, on n'a pas envie de voyous,
00:04:55on n'a pas envie de délinquants, on n'a pas envie de racailles.
00:04:57Ça, c'est clair.
00:04:57Donc, il faut poser sur la table, de manière européenne,
00:05:01mais aussi nationale, parce qu'on va avoir un débat fort
00:05:04l'année prochaine, les prises anciennes,
00:05:06c'est quelle société on veut,
00:05:10quel moyen pour nos retraités,
00:05:12où est-ce qu'il faut diminuer les pensions,
00:05:13où est-ce qu'on s'oriente sur une société à la japonaise,
00:05:16où il y a la robotique et des humanoïdes un petit peu partout,
00:05:19parce qu'ils ne veulent pas d'immigration.
00:05:20Donc, voilà, il faut se regarder droit dans les yeux.
00:05:23Maintenant, moi, j'ai une déclaration
00:05:25qui m'a un petit peu interpellé,
00:05:27c'est le ministre des Affaires étrangères marocaine,
00:05:29qui, à juste titre, dit
00:05:31que le Maroc et les Marocains ne sont pas
00:05:33ni les gendarmes de l'Europe, ni les concierges.
00:05:36Ils ont l'obligation de protéger leurs frontières,
00:05:38mais pas les frontières des autres.
00:05:39Là, ça me pose un petit souci.
00:05:41Et puis surtout, il a dit quelque chose
00:05:43qui n'a pas été assez relevé.
00:05:45En gros, on nous demande de faire la coopération,
00:05:47mais lorsque nous, on doit d'abord défendre nos intérêts,
00:05:50et quand les Espagnols prennent des positions
00:05:53qui chagrinent nos intérêts,
00:05:54bon, en gros, on leur envoie la monnaie de la pièce.
00:05:56Parce que moi, j'ai vu des vidéos du Maroc,
00:05:59où on voit des choses qui sont organisées et structurées,
00:06:03par la police, par Jean-Marie,
00:06:06de manière à dire, bon, vous avez pris des positions
00:06:08qui nous dérangent, on va vous envoyer la monnaie de la pièce.
00:06:11Et ça, ça pose un problème.
00:06:13Moi, j'aime beaucoup le Maroc.
00:06:14J'aime beaucoup le peuple marocain.
00:06:16J'aime que chacun soit souverain,
00:06:19et défendre ses intérêts, c'est un fait.
00:06:21Mais si c'est une mesure de rétention,
00:06:23ou de contrainte,
00:06:24parce que les Espagnols
00:06:27ont des liens étroits avec l'Algérie
00:06:30et qu'il y a un souci avec l'Algérie,
00:06:32on ne doit pas être, nous,
00:06:34la soupape de sécurité
00:06:35ou celle à laquelle on puisse faire un chantage.
00:06:38Il faut développer les coopérations
00:06:39entre les uns et les autres.
00:06:40Chacun doit respecter son intégrité territoriale.
00:06:43Et aussi, il faut que les Européens arrêtent de se mentir.
00:06:46On ne peut pas laisser l'Italie et l'Espagne
00:06:48gérer tout seuls les flux migratoires.
00:06:51Ce n'est pas possible.
00:06:52Donc Frontex, est-ce que ça a un sens ?
00:06:54Oui, si tout le monde y met la main à la poche,
00:06:56et si tout le monde fuit d'un coup de main ?
00:06:58Sinon, à un moment donné,
00:06:59ils vont être débordés
00:06:59et on va se retrouver avec ce phénomène
00:07:02à tout gérer
00:07:03dans une situation très difficile.
00:07:05Y compris humainement.
00:07:06Parce que ceux qui partent,
00:07:07ils ne partent pas toujours de gaieté de cœur.
00:07:09Et on a vu, malheureusement,
00:07:10qu'il y a eu plusieurs
00:07:12et on va en trouver encore des cadavres.
00:07:14Et ça, c'est humainement,
00:07:16on ne peut pas rester insensible.
00:07:17Donc, il faut aider les gens là-bas
00:07:19à se développer.
00:07:20Mais il faut aussi qu'on respecte tout le monde.
00:07:24Y compris ses amis.
00:07:24Est-ce qu'il faut plus de solidarité
00:07:26entre les pays européens ?
00:07:27Est-ce que la France devrait davantage
00:07:29aider ses partenaires
00:07:31espagnols ou italiens ?
00:07:32Moi, je pense que la solidarité,
00:07:34en fait,
00:07:34le projet européen
00:07:35sur le projet migratoire,
00:07:36c'est comme sur les questions sociales.
00:07:38Ça a été construit
00:07:38d'un point de vue théorique,
00:07:39mais ça n'a pas été construit
00:07:40d'un point de vue pratique.
00:07:41C'est-à-dire qu'en fait,
00:07:41vous avez à peu près une arnaque.
00:07:43C'est que les pays du Nord
00:07:43ont besoin d'immigration.
00:07:45Les pays du Sud n'en veulent pas.
00:07:46Mais ce sont les pays du Sud
00:07:47qui protègent toutes les frontières.
00:07:48Et donc, comme ils n'ont pas un rond,
00:07:50comme ils sont en difficulté économique
00:07:51depuis la crise de 2008,
00:07:52puisque la crise était souveraine,
00:07:53en fait, on demande aux pays
00:07:54les plus pauvres,
00:07:55en tout cas les plus en difficulté
00:07:56financièrement,
00:07:57de protéger les frontières
00:07:58de ceux qui sont les plus riches
00:08:00et ceux qui souhaitent l'immigration.
00:08:01Et donc, comme les pays du Nord
00:08:02veulent de l'immigration,
00:08:03eh bien, ils laissent faire
00:08:04en disant, ça ne nous coûte rien
00:08:05en termes de protection de frontières.
00:08:06Puis, en plus, si ça passe,
00:08:08au pied, on récupère des gens
00:08:09qui sont intéressants.
00:08:09C'est ce qu'a fait Merkel
00:08:10dans les années 2010.
00:08:12Eh bien, les pays du Sud,
00:08:13eh bien, en fait,
00:08:13ont ce problème-là.
00:08:14Moi, je pense que le problème
00:08:16est principalement celui-ci,
00:08:21c'est la protection des frontières
00:08:21en mettant en place
00:08:22une triple frontière
00:08:23pour désinciter les gens à venir.
00:08:25La première, c'est la frontière physique.
00:08:26Lorsque vous avez Frontex,
00:08:27qui a uniquement 5 000 personnes
00:08:28et qui en vise 10 000
00:08:29à la fin de la décennie,
00:08:31vous ne pouvez pas protéger
00:08:31toutes les frontières européennes
00:08:32avec 10 000 personnes,
00:08:33c'est impossible.
00:08:34C'est comme si vous essayez
00:08:35de protéger un grand empire
00:08:37avec une armée qui est insuffisante.
00:08:38Eh bien, c'est exactement la même chose.
00:08:39Vous avez des États
00:08:40qui ont intérêt à nous menacer.
00:08:41Vous avez des organisations
00:08:42qui également exploitent l'immigration
00:08:44à des fins économiques.
00:08:46Et donc, vous avez tellement d'intérêt
00:08:47que ce n'est pas 5 000 pauvres
00:08:49gardes frontières de Frontex
00:08:50qui vont protéger les frontières européennes.
00:08:51Donc, pour mettre en place
00:08:52une frontière plus forte,
00:08:53il faut plus de moyens.
00:08:54Et c'est principalement
00:08:55aux pays du Nord
00:08:56qui ont bénéficié du fait
00:08:58que ce soit l'Espagne, l'Italie,
00:08:59la Grèce, la France qui payait.
00:09:00Eh bien, c'est à eux de payer.
00:09:01Ça, c'est la première solidarité.
00:09:02Le deuxième point,
00:09:03c'est qu'il faut mettre en place
00:09:04une désincitation en termes de droits.
00:09:07Aujourd'hui, pourquoi est-ce
00:09:08que les gens vouent en Europe ?
00:09:09Parce que les États-Unis
00:09:10ont pris des mesures fermes.
00:09:11L'Australie a pris des mesures fermes.
00:09:12Le Japon a toujours été
00:09:14historiquement des mesures fermes.
00:09:15Donc, en fait,
00:09:15lorsque vous venez du Moyen-Orient,
00:09:16lorsque vous venez d'une zone en guerre
00:09:17en Afrique ou en Amérique du Sud,
00:09:19où est-ce que vous vous destinez ?
00:09:21Principalement,
00:09:21vous êtes en Europe
00:09:22parce que c'est l'un des pays
00:09:23les plus attractifs.
00:09:24Et surtout, c'est un des pays
00:09:25qui protège le moins.
00:09:26Donc, lorsque vous faites un benchmark,
00:09:27vous dites, tiens,
00:09:28moi, je vais en Europe
00:09:28parce que ça va être le plus simple.
00:09:30Le troisième...
00:09:30Donc, pour mettre en place
00:09:31cet effet désincitatif,
00:09:32moi, je pense qu'il faut mettre en place
00:09:34ce qu'avait fait Joe Biden
00:09:35aux États-Unis.
00:09:35Un truc qui est très simple,
00:09:36c'est de gauche.
00:09:37Il avait dit,
00:09:38tous ceux qui viennent illégalement
00:09:39sur le territoire américain
00:09:40n'ont aucune chance d'être naturalisés
00:09:42et n'ont aucun droit social.
00:09:44Donc, c'est-à-dire,
00:09:44si vous venez,
00:09:45comme ce qui se passe actuellement,
00:09:46en disant, je viens, je reste,
00:09:47et puis surtout,
00:09:48j'aurai plus de droits
00:09:48que les ressortissants nationaux,
00:09:50et bien, si vous n'avez aucun droit social
00:09:52plus aucune chance d'être naturalisé,
00:09:53c'est beaucoup moins incitatif de venir.
00:09:55Et enfin, dernier point,
00:09:56je pense qu'il faut mettre en place
00:09:57un mécanisme de désincitation sociale.
00:09:59Ça veut dire que des gens
00:10:00viennent aujourd'hui
00:10:01pour profiter du système social
00:10:02et ce n'est pas l'immigration
00:10:03que nous, on veut,
00:10:04et ce n'est pas l'immigration choisie.
00:10:05Les gens qui sont médecins,
00:10:06les gens qui sont ingénieurs,
00:10:07les gens qui apportent quelque chose
00:10:08à la France et à l'Europe
00:10:09ne viennent pas pour les droits sociaux.
00:10:10Donc, il n'y a pas de raison
00:10:11d'avoir des droits sociaux
00:10:12qui soient plus élevés
00:10:13pour les migrants
00:10:13que pour les ressortissants nationaux.
00:10:15Et une fois que vous mettez en place
00:10:15une triple barrière,
00:10:17forcément, il y a moins de gens
00:10:18qui ont intérêt à venir en Europe
00:10:19et c'est comme ça
00:10:19qu'on protège efficacement
00:10:20le territoire européen.
00:10:22Il faut se rappeler
00:10:22que j'ai eu un témoignage direct
00:10:25d'une personne
00:10:32d'Afghanistan.
00:10:33Beaucoup.
00:10:35Un, c'était la population
00:10:37qu'il y avait dans ces camps.
00:10:40Ça pouvait être très inquiétant, parfois.
00:10:43Il y avait des tensions
00:10:44absolument invraisemblables
00:10:45dans ces camps
00:10:46avec la population afghane.
00:10:48Deux, pour ceux qui venaient
00:10:51d'Afghanistan
00:10:52et qui avaient une éducation,
00:10:53une formation
00:10:54qui auraient pu apporter quelque chose,
00:10:55ils témoignaient.
00:10:57Ils disaient, ça a été infernal.
00:10:59Nous, on est venus ici
00:11:01parce qu'on se faisait traiter
00:11:02mais horriblement
00:11:03en Iran,
00:11:04dans les camps en Iran
00:11:05de réfugiés
00:11:06et en Syrie.
00:11:09Et ils se sont quasiment
00:11:11enfuis.
00:11:11D'ailleurs, la Syrie
00:11:13a joué l'arme migratoire
00:11:15également
00:11:15en ouvrant les camps
00:11:17de la Turquie aussi.
00:11:19La Turquie
00:11:20qui veut être membre
00:11:21de l'Union Européenne,
00:11:22qui est membre de l'OTAN,
00:11:23je pense qu'il y aurait
00:11:24quelques petits problèmes
00:11:26à régler
00:11:26avec nos amis turcs.
00:11:28Les gens sont arrivés
00:11:29en masse
00:11:30en Grèce,
00:11:31mais il fallait entendre
00:11:32les discours.
00:11:33C'est-à-dire que,
00:11:33encore une fois,
00:11:34nous, nous avons,
00:11:36nous gérons en effet,
00:11:37et je suis tout à fait d'accord
00:11:37avec ce que vient de dire William,
00:11:39sur le fait qu'il y a
00:11:40des pays
00:11:41qui ont
00:11:42un intérêt
00:11:43direct
00:11:44ou indirect
00:11:45à bénéficier
00:11:46de cette immigration.
00:11:47Et en plus,
00:11:49vous avez
00:11:50plusieurs étapes
00:11:51de filtres
00:11:52qui se sont faites.
00:11:53C'est-à-dire que
00:11:55nos...
00:11:56la Syrie,
00:11:57l'Iran
00:11:58ont utilisé
00:11:59aussi
00:11:59l'arme migratoire
00:12:01comme objet
00:12:02de déstabilisation
00:12:03et de pression politique.
00:12:04La Turquie aussi.
00:12:05Oui,
00:12:06et la Turquie
00:12:08et la Russie aussi.
00:12:09Et la Turquie
00:12:10également
00:12:10avec la Biélorussie
00:12:13qui a utilisé ça
00:12:13avec la frontière
00:12:14avec la Pologne,
00:12:15semble-t-il.
00:12:17Là aussi,
00:12:18il y a peut-être
00:12:20une arme diplomatique
00:12:21à utiliser,
00:12:22il y a peut-être
00:12:22une arme au développement,
00:12:24aux accords économiques,
00:12:26etc.
00:12:27Pas d'accord économique
00:12:28si vous jouez
00:12:28à ce jeu-là.
00:12:30Pas d'accord économique
00:12:31si vous jouez
00:12:31à ce jeu-là.
00:12:32C'est une bombe
00:12:33à retardement.
00:12:34Ça tombe bien,
00:12:34vous voyez,
00:12:35je ne savais pas...
00:12:37Mon coup de gueule
00:12:38de tout à l'heure,
00:12:39c'est sur la baisse
00:12:40de la natalité
00:12:41et ce que veut dire
00:12:42le grand effacement,
00:12:43la grande disparition aussi.
00:12:45Quand vous n'occupez
00:12:46plus un territoire,
00:12:46vous faites disparaître
00:12:47le territoire.
00:12:48Enfin, voilà.
00:12:49Encore une fois,
00:12:49il faut s'interroger
00:12:50aussi au niveau géopolitique
00:12:52et le fait que l'Europe
00:12:54soit un nain diplomatique
00:12:55ne favorise pas les choses.
00:12:57Écoutez,
00:12:57c'est une question
00:12:58qu'on va peut-être poser
00:12:58à nos auditeurs
00:12:59parce qu'ils ne sont peut-être
00:13:00pas tous d'accord
00:13:00avec vous.
00:13:01Est-ce que l'Europe
00:13:02est un nain diplomatique ?
00:13:04C'est une question
00:13:04qu'on peut poser
00:13:05à nos éditeurs
00:13:05et surtout,
00:13:06est-ce que l'Europe
00:13:07doit durcir sa politique
00:13:08migratoire
00:13:09ou au contraire,
00:13:09faut-il agir
00:13:10sur les causes
00:13:10de ses départs
00:13:11et mieux coopérer
00:13:12avec les pays d'origine ?
00:13:14C'est les questions
00:13:14qu'on va poser
00:13:15ici ce matin.
00:13:16Appelez-nous
00:13:16au 0800 26 300 300
00:13:190800 26 300 300.
00:13:21On se retrouve tout de suite
00:13:22dans un instant
00:13:23sur Sud Radio.
00:13:2610h-13h,
00:13:27les débats de l'été,
00:13:28Noémie Alioua.
00:13:29Et nous sommes de redouf
00:13:30sur Sud Radio,
00:13:31il est 10h44
00:13:32et nous sommes ici
00:13:34avec nos invités
00:13:35William T,
00:13:36Philippe Bourliaki
00:13:37et enfin Arnaud Stéphan
00:13:38pour débattre
00:13:39de sujets chauds
00:13:41de l'actualité
00:13:42de la journée.
00:13:43Faut-il encore
00:13:44protéger nos frontières ?
00:13:45L'Europe en a-t-elle
00:13:46encore les capacités ?
00:13:48Faut-il durcir
00:13:49la politique migratoire
00:13:50européenne ?
00:13:50Peut-on concilier
00:13:51contrôle des frontières
00:13:52et devoirs humanitaires ?
00:13:54Toutes ces questions
00:13:55compliquées.
00:13:56Nous avons d'ailleurs
00:13:57avec nous Frédéric
00:13:58qui vient de nous appeler.
00:13:58Vous êtes très nombreux
00:13:59à nous appeler au Standard.
00:14:00Frédéric, bonjour.
00:14:02Oui, bonjour madame.
00:14:03C'est Noémie, c'est ça ?
00:14:04Voilà, c'est ça.
00:14:05Bonjour Frédéric,
00:14:06on est ravis
00:14:06d'être avec vous ce matin.
00:14:07Alors vous êtes un optimiste.
00:14:09Dites-nous
00:14:09ce que vous pensez
00:14:10de toutes ces questions.
00:14:11Oui, parce qu'en fait
00:14:12les peuples européens,
00:14:13je parle de l'Europe occidentale,
00:14:15elle ne veut plus d'immigration.
00:14:17Elle ne veut plus d'immigration
00:14:18qu'elle soit, je dirais,
00:14:20africaine ou musulmane.
00:14:21Ce n'est pas du racisme.
00:14:22Il y a un trop, il y a un trop.
00:14:24Il y a un certain gouvernement
00:14:26comme Mélanie,
00:14:28comme les pays scandinaves
00:14:30qui refusent l'immigration
00:14:33musulmane ou africaine.
00:14:34Ils n'ont rien contre les Africains
00:14:36et contre les musulmans.
00:14:37Mais il y a un trop-plein actuellement.
00:14:40Malheureusement, Sanchez,
00:14:41le président espagnol,
00:14:43le premier ministre du gouvernement,
00:14:44excusez-moi, pas président,
00:14:46le premier ministre du gouvernement,
00:14:47a été averti il y a une semaine
00:14:48par les services secrets espagnols
00:14:49qu'il y aurait une invasion.
00:14:50Il a laissé faire.
00:14:52Il faut savoir qu'à Ceuta,
00:14:54c'est une ville
00:14:55où il y a 100 000 Saoutis,
00:14:57c'est des Espagnols d'accord.
00:14:59Il y a eu 60 000 immigrations
00:15:01faites par le gouvernement marocain
00:15:03à Ceuta.
00:15:0430 000 sont repartis.
00:15:06Il reste actuellement
00:15:0730 000 Marocains
00:15:09qui ont été embarqués
00:15:12dans des bus
00:15:13et dans des camions
00:15:14pour venir à la frontière espagnole
00:15:17pour envahir Saoudi.
00:15:18Quand ce matin,
00:15:19à Sud Radio,
00:15:20vous avez fait parler
00:15:22le gars de l'Iris,
00:15:23c'est faux.
00:15:24Sanchez n'est pas valorisé
00:15:25après cette action.
00:15:26Il y a des manifestations
00:15:27partout en Espagne
00:15:28contre Sanchez.
00:15:30Sanchez est un immigrationniste
00:15:31comme Macron.
00:15:33Macron fait rentrer
00:15:33500 000 musulmans
00:15:35ou africains par an
00:15:36Alors attention,
00:15:37parce que je ne crois pas
00:15:38mon cher Frédéric
00:15:39que vous ayez
00:15:41sur une feuille
00:15:42le nombre
00:15:43de la nationalité
00:15:44et la religion
00:15:44des personnes
00:15:45qui entrent dans le pays.
00:15:46Il faut faire très attention
00:15:47avec ça.
00:15:48D'abord,
00:15:48c'est une forme de stigmatisation
00:15:49mais surtout,
00:15:50vous n'avez aucune preuve
00:15:50de ce que vous avancez.
00:15:51On a la preuve
00:15:52de la nationalité.
00:15:53On est capable de dire
00:15:54par exemple
00:15:55qu'environ 60 000 Marocains
00:15:57ont tenté d'entrer en Espagne.
00:15:58Ça, c'est factuel.
00:15:59Mais par contre,
00:16:00parler de la religion,
00:16:00attention.
00:16:01Il y a peu de protestants marocs.
00:16:01Là-dessus,
00:16:02vous n'avez pas de preuve
00:16:05de ce que vous avancez.
00:16:06Et en l'occurrence,
00:16:07on parle de...
00:16:08Je crois que c'est...
00:16:09Voilà,
00:16:09il faut faire des distinctions
00:16:10quand même sur les choses
00:16:12pour ne pas brusquer
00:16:14certaines personnes
00:16:14qui nous étoutent
00:16:15et surtout parce que
00:16:15nous n'avons pas
00:16:16de preuve de cela.
00:16:18Mais je comprends votre idée.
00:16:19L'idée de fond,
00:16:20c'est quand même
00:16:20de dire qu'au fond,
00:16:21l'Europe pourrait tenir,
00:16:24l'Europe pourrait sortir
00:16:24de cette division par le haut
00:16:26si elle réussissait
00:16:27à coopérer davantage
00:16:28sur ces questions.
00:16:29C'est ce que vous essayez
00:16:29de nous dire ce matin ?
00:16:31Excusez-moi,
00:16:32vous êtes journaliste.
00:16:33Moi,
00:16:33vous demandez d'intervenir.
00:16:34Je prends du temps pour vous.
00:16:35Laissez-moi un petit peu parler.
00:16:36On vous écoute,
00:16:37monsieur.
00:16:38On vous écoute,
00:16:38simplement.
00:16:39Je me permets juste
00:16:40de reposer un petit peu
00:16:42les cadres d'un débat
00:16:43sur un sujet
00:16:43qui, vous le savez,
00:16:45mérite des précisions.
00:16:47Dire qu'en France,
00:16:48nous avons un trop-plein
00:16:49de musulmans,
00:16:50ce n'est pas les attaquer.
00:16:51Si ce seraient des martiens,
00:16:52on dirait pareil.
00:16:53Il y a trop-plein de martiens.
00:16:54Je crois,
00:16:56mon cher Frédéric,
00:16:57que nous allons devoir...
00:16:58Frédéric ?
00:16:58Nous allons devoir...
00:16:59Frédéric ?
00:17:00Bonjour,
00:17:01Philippe Bruyacki à l'appareil.
00:17:02Philippe,
00:17:02vous voulez peut-être réagir ?
00:17:03Un trop-plein de musulmans.
00:17:05J'aime beaucoup
00:17:05votre expression.
00:17:06Vous voyez une contre ?
00:17:07Non, mais vous pouvez...
00:17:08Attendez,
00:17:09j'y arrive.
00:17:10Vous savez, Frédéric,
00:17:10moi, je suis de père musulman
00:17:11et de mère juive.
00:17:12Donc, je vous assure
00:17:13que je suis complètement tranquille
00:17:15et je suis un ultra-laïcar.
00:17:17Je suis à la limite
00:17:17un ayatala de la laïcité
00:17:19parce que je pense
00:17:20que pour moi,
00:17:20la religion,
00:17:21ça doit rester
00:17:21dans la sphère privée.
00:17:22Mais je respecte tout le monde.
00:17:24Trop-plein.
00:17:25Nous avons des problèmes
00:17:26qu'il y a que les musulmans
00:17:26en France.
00:17:27On est d'accord, c'est ça ?
00:17:28En gros,
00:17:29si on a trop,
00:17:29c'est parce qu'on ne les supporte plus
00:17:31et qu'on ne les veut plus.
00:17:32Non, mais attendez,
00:17:33on va arrêter tout de suite
00:17:34la conversation.
00:17:35Pardon, mais en fait,
00:17:35moi, je n'accepte pas
00:17:36le racisme sur ce plateau.
00:17:37Je n'accepte pas
00:17:38ni le racisme,
00:17:39ni l'islamophobie,
00:17:40ni l'antisémitisme.
00:17:41Il y a des limites
00:17:42dans tous les débats.
00:17:43Pour moi, là,
00:17:43elle a été franchie.
00:17:44Merci, Frédéric,
00:17:45de votre appel,
00:17:45mais pardon,
00:17:45mais là,
00:17:46on a été beaucoup trop loin.
00:17:47Au revoir.
00:17:50Voilà,
00:17:50je pense que c'est réglé.
00:17:52On ne s'attendait pas
00:17:53à avoir ce genre
00:17:54de réflexion
00:17:55de la part d'un auditeur.
00:17:55Pourtant,
00:17:56nous sommes toujours
00:17:56à l'écoute
00:17:57de ce qu'ont à nous dire
00:17:58les auditeurs.
00:17:59Au contraire,
00:17:59on adore discuter
00:18:01avec toutes les personnes
00:18:02qui nous appellent,
00:18:03mais là,
00:18:03pour reprendre ces termes
00:18:05de trop plein de musulmans,
00:18:07ce n'est pas acceptable
00:18:08sur un plateau
00:18:09tel que le nôtre
00:18:10sur Sud Radio.
00:18:11Revenons sur le sujet
00:18:12de notre débat
00:18:13parce que je crois
00:18:13qu'il y a des choses
00:18:14à dire sur ce sujet.
00:18:16Nous nous sommes
00:18:16un petit peu écartés
00:18:18du sujet de débat.
00:18:19Ouliamté,
00:18:20je reviens vers vous.
00:18:22Est-ce qu'au fond,
00:18:23l'Europe pourrait
00:18:25s'en sortir
00:18:25avec davantage
00:18:26de coopération
00:18:27sur cette question migratoire ?
00:18:29Vous parliez
00:18:29il y a quelques minutes
00:18:30de cette protection
00:18:31des frontières
00:18:32qui serait
00:18:33la réponse ultime.
00:18:36Comment est-ce que
00:18:36très concrètement,
00:18:37on pourrait davantage
00:18:38renforcer cette coopération
00:18:40sur la question
00:18:40de la protection
00:18:41des frontières ?
00:18:42Je pense que vous avez
00:18:42un problème en Europe,
00:18:43c'est que la politique
00:18:44migratoire,
00:18:45d'un point de vue...
00:18:46En fait,
00:18:47avec la liberté
00:18:48de circulation Schengen
00:18:49plus les règlements
00:18:50en Dublin,
00:18:50transformer en directive
00:18:51retour plus
00:18:52pacte de l'immigration,
00:18:53c'est-à-dire que
00:18:54quelqu'un qui rentre
00:18:55sur le territoire
00:18:56via un état membre
00:18:57peut rentrer
00:18:58sur l'ensemble
00:18:58du territoire européen.
00:19:00Et donc,
00:19:01lorsque vous avez
00:19:01un Premier ministre,
00:19:03Pedro Sanchez,
00:19:03qui a le droit
00:19:04de faire ce qu'il veut
00:19:04parce que c'est lui
00:19:05qui maîtrise la souveraineté,
00:19:06donc c'est lui
00:19:06qui a le droit
00:19:07de régulariser ou pas.
00:19:08Mais lorsqu'il prend
00:19:08une décision
00:19:09de créer un appel d'air,
00:19:10un peu comme ce qu'a fait
00:19:11Angela Merkel il y a dix ans,
00:19:12il a un impact
00:19:13non pas seulement
00:19:14sur l'Espagne,
00:19:14mais sur l'ensemble
00:19:15du territoire européen.
00:19:17Et donc,
00:19:17vous avez parfois
00:19:18des dirigeants
00:19:18qui sont irresponsables
00:19:19parce qu'ils prennent
00:19:20des décisions
00:19:21en vue de leurs propres intérêts,
00:19:22parfois souvent électoraux,
00:19:24mais qui ont un impact
00:19:25sur l'ensemble
00:19:25du territoire européen.
00:19:26Et je pense que c'est ça
00:19:27qui pose problème.
00:19:28Et donc,
00:19:28lorsque vous avez
00:19:29une personne qui est comme ça,
00:19:30enfin une personne
00:19:31qui prend une décision comme ça,
00:19:32elle a le droit de le prendre
00:19:33parce que c'est sa prérogative,
00:19:34mais je pense qu'il faut
00:19:35qu'elle prévienne
00:19:36les autres autorités européennes
00:19:37et ses consoeurs,
00:19:38notamment pour faire
00:19:38davantage de coopération.
00:19:39C'est le premier élément.
00:19:40Le deuxième point,
00:19:41c'est de mettre en place,
00:19:43je pense,
00:19:43une réforme de Schengen.
00:19:44Aujourd'hui,
00:19:45lorsque vous êtes entré
00:19:47dans Schengen,
00:19:48vous pouvez circuler partout.
00:19:49C'est vrai
00:19:49et c'est un principe
00:19:50qui est louable.
00:19:51Je pense qu'il faut
00:19:52réserver Schengen
00:19:53uniquement aux ressortissants
00:19:54européens.
00:19:55Ça veut dire
00:19:55que vous pouvez circuler
00:19:56librement dans Schengen,
00:19:57donc rétablir une forme
00:19:58de contrôle pour tous
00:19:59ceux qui ont une carte
00:20:00d'identité
00:20:00d'un des États membres
00:20:01de l'Union européenne.
00:20:02Lorsque vous êtes
00:20:03sans titre de séjour,
00:20:05lorsque vous êtes
00:20:06à peu près sans papier,
00:20:07donc en situation irrégulière,
00:20:08est-ce que vous avez le droit
00:20:09de profiter des droits
00:20:10qui sont normalement réservés
00:20:11aux ressortissants européens ?
00:20:13C'est le premier élément.
00:20:14Le deuxième point
00:20:15pour résoudre le problème
00:20:15de Schengen,
00:20:16c'est une question
00:20:17de responsabilité.
00:20:18Un État membre
00:20:19peut décider d'accueillir
00:20:20ou décider de créer
00:20:21un appel d'air,
00:20:22mais à ce moment-là,
00:20:23il ne peut pas à la fois
00:20:24bénéficier des bienfaits
00:20:25de sa politique,
00:20:27mais également faire porter
00:20:27les effets négatifs
00:20:28à tous les autres.
00:20:29Et donc, je pense
00:20:30qu'il faudrait revenir
00:20:30sur le mécanisme européen
00:20:31de solidarité,
00:20:32revenir sur Dublin 2,
00:20:33et donc faire en sorte
00:20:34que si un pays
00:20:35prend en compte ça,
00:20:36c'est sa responsabilité
00:20:38de traiter les migrants.
00:20:39Il veut des migrants,
00:20:40c'est à lui de les traiter,
00:20:41ce n'est pas à l'ensemble
00:20:42des Européens
00:20:42de le traiter pour lui.
00:20:43Ardou Stéphan ?
00:20:44Oui, je suis d'accord,
00:20:45vous avez parlé
00:20:46de Pedro Sanchez,
00:20:47mais il faudrait peut-être
00:20:49faire juste un petit retour
00:20:50sur Pedro Sanchez.
00:20:51Pedro Sanchez est dans
00:20:52une situation politique
00:20:52extrêmement difficile
00:20:53pour plein de raisons.
00:20:54La première,
00:20:54c'est qu'il a une voix
00:20:57de majorité, je crois.
00:20:58Mais ils vont partir.
00:20:59Voilà, qui sont liés.
00:21:00En plus, oui,
00:21:01parce que c'est un parti
00:21:01de droite basque,
00:21:03centre droit basque
00:21:04qui n'est pas trop
00:21:05pour l'immigration d'ailleurs
00:21:05et qui lui permet
00:21:07d'avoir sa majorité aujourd'hui,
00:21:08mais il va vraisemblablement
00:21:10la perdre.
00:21:11Et puis, il a aussi
00:21:11les Catalans,
00:21:12je ne sais plus
00:21:12lesquels sont restés,
00:21:13si c'est le centre droit
00:21:14catalan qui est resté
00:21:15ou le centre droit basque
00:21:16qui est resté.
00:21:17Mais en tout cas,
00:21:18il a une voix de majorité
00:21:19à l'heure d'aujourd'hui.
00:21:20La deuxième,
00:21:21c'est qu'il est pris
00:21:21dans énormément d'affaires.
00:21:23Sa propre épouse
00:21:24est dans des accusations
00:21:25de corruption,
00:21:27son conseiller,
00:21:28son ancien directeur
00:21:29de cabinet,
00:21:30il a deux anciens ministres,
00:21:31etc.
00:21:31Il est dans une tourmente
00:21:34d'affaires judiciaires
00:21:36très graves.
00:21:37Et là,
00:21:37la troisième
00:21:37qu'il ne faut jamais oublier,
00:21:39c'est que
00:21:39d'où vient la gauche espagnole
00:21:41et de cette gauche-là
00:21:41en tout cas.
00:21:42Pedro Sanchez,
00:21:43ce n'est pas
00:21:44le même parti socialiste
00:21:46qui était au pouvoir
00:21:46dans les années 80
00:21:49en Espagne
00:21:49et qui avait accepté
00:21:51les règles
00:21:52de la démocratisation
00:21:54avec l'arrivée
00:21:55de la monarchie,
00:21:56etc.
00:21:56On est très loin de ça.
00:21:57On est sur une gauche
00:21:59extrêmement idéologisée
00:22:00et quasiment
00:22:02en voie
00:22:03de mélanchonisation.
00:22:04C'est-à-dire que
00:22:05c'est une gauche
00:22:06extrêmement agressive
00:22:07et qui s'attaque
00:22:09à tous les fondements
00:22:10de la société.
00:22:12Le nombre
00:22:14de décisions
00:22:15complètement dingues
00:22:16qui ont été faites
00:22:16en Espagne
00:22:17depuis que
00:22:18Pedro Sanchez
00:22:19est au pouvoir
00:22:20avec la plus courte
00:22:21majorité,
00:22:22c'est-à-dire
00:22:22l'absence de majorité,
00:22:23on voit bien
00:22:24qu'il y a une volonté
00:22:25d'effet cliquet.
00:22:26C'est-à-dire
00:22:26on essaye de faire passer
00:22:27le plus de trucs
00:22:28en espérant
00:22:29qu'on ne revienne
00:22:30jamais en arrière.
00:22:31Et ça,
00:22:31c'est une donnée
00:22:31à mon avis
00:22:32assez importante.
00:22:33C'est le dernier
00:22:33pays d'Europe
00:22:34me semble-t-il
00:22:36à avoir un gouvernement
00:22:37de ce type-là.
00:22:38Un pays important
00:22:39en plus
00:22:39avec une frontière.
00:22:41C'est un gros pays
00:22:41quand même,
00:22:42l'Espagne.
00:22:43Je crois que
00:22:43c'est le seul
00:22:44pays d'Europe
00:22:44qui est encore
00:22:46sur cette ligne-là.
00:22:48Pedro Sanchez
00:22:48est quelqu'un
00:22:49d'extrêmement dangereux
00:22:50politiquement quand même.
00:22:51C'est parce que
00:22:52par idéologie.
00:22:54Philippe Brouillard,
00:22:55qu'est-ce que vous pensez
00:22:55que l'Espagne
00:22:58poursuit la bonne voie
00:22:59ou au contraire
00:23:00il faudrait qu'elle
00:23:00prenne le chemin
00:23:03de l'Italie ?
00:23:04L'Espagne
00:23:05poursuit sa voie.
00:23:07On n'a pas
00:23:08les mêmes problématiques
00:23:09en Espagne
00:23:09qu'en Italie.
00:23:10Par exemple,
00:23:11l'Espagne produit
00:23:12terre agricole
00:23:13et ils ont un vrai
00:23:15problème de main-d'oeuvre.
00:23:16Le nombre de...
00:23:18Il y a aussi
00:23:19des problèmes de main-d'oeuvre.
00:23:20C'est pour ça que
00:23:20Mélanie a régularisé
00:23:21beaucoup de choses.
00:23:21Oui, en plus
00:23:23c'était contradictoire
00:23:23avec son discours initial.
00:23:24Non, non, pas du tout.
00:23:25Parce qu'il faut
00:23:26se francher sur...
00:23:27Ah non, son premier discours
00:23:28quand il s'est présenté.
00:23:28Ah non, non, elle était
00:23:29anti-nationniste, etc.
00:23:30Les règles d'immigration
00:23:31que Georgia Mélanie
00:23:32a mises en place
00:23:33n'ont rien à voir
00:23:33avec ce qu'on a présenté
00:23:34en France.
00:23:36C'est un permis
00:23:37de travail provisoire.
00:23:38Oui, c'est ça.
00:23:39C'est des populations
00:23:40choisies, etc.
00:23:42c'est séminaire.
00:23:42Peut-être que c'est
00:23:43Philippe Brouillard
00:23:44qui termine.
00:23:44Non, non, mais au contraire
00:23:45très bien, le débat c'est ça.
00:23:46C'est ce qui a enrichi
00:23:48nos échanges
00:23:49et tant mieux.
00:23:50Non, non, sur son premier
00:23:52initial
00:23:52lorsqu'elle s'est présenté
00:23:53aux premières élections
00:23:53je t'invite à regarder
00:23:55réellement ce qu'elle a proposé.
00:23:56Non, mais
00:23:57c'était très radical
00:23:59et l'extrême droite
00:24:00chez nous à côté
00:24:01c'était des enfants de cœur.
00:24:03L'Espagne a une autre problématique
00:24:04et elle a sa vision.
00:24:05Sauf qu'effectivement
00:24:06tu as raison William
00:24:07les décisions
00:24:08qu'elle prend
00:24:09nous impactent.
00:24:10Donc comment on fait
00:24:12dans la constitution européenne
00:24:13pour faire en sorte
00:24:14que chacun soit souverain
00:24:18dans une globalité
00:24:19c'est mission impossible.
00:24:22Nos lois, nos règles
00:24:23sont en contradiction
00:24:24avec ce qui est voté à Bruxelles
00:24:26et donc ça ne peut pas fonctionner.
00:24:28Et d'autant plus
00:24:29que chacun tire la couverture
00:24:30vers soi
00:24:30au lieu de regarder
00:24:31de manière globale.
00:24:32C'est pour ça qu'on n'a pas
00:24:33une défense européenne
00:24:34digne de ce nom.
00:24:35C'est pour ça qu'on n'a pas
00:24:36une coopération européenne
00:24:37digne de ce nom.
00:24:37Quand la Pologne
00:24:38achète des F-35 et des F-16
00:24:41au lieu d'acheter des Rafales
00:24:42et des Mirages
00:24:44sont les moteurs de l'Europe.
00:24:46Bravo quoi !
00:24:48Non mais tous
00:24:48je crois que l'Europe
00:24:50n'a pas de sens
00:24:51si on n'avance pas tous
00:24:53vers la même direction.
00:24:55Et le problème
00:24:55c'est que
00:24:56c'est des élections locales
00:24:58en vérité
00:24:59étatiques certes
00:25:00mais
00:25:00les Espagnols
00:25:02qui se présentent
00:25:03ils se présentent
00:25:03pour eux
00:25:04et donc ils vont parler
00:25:05à leur population.
00:25:05En France
00:25:06on parle à la population française
00:25:08et l'Europe
00:25:09est complètement occultée
00:25:10dans les débats nationaux
00:25:12à ce moment-là.
00:25:12Donc ça ne peut pas avancer
00:25:14ça ne peut pas fonctionner
00:25:14et au grand plaisir
00:25:16de certaines nations
00:25:17qui se frottent les mains
00:25:18lorsqu'on est en statu quo.
00:25:21Je parle sous contrôle
00:25:22de William
00:25:22mais je crois que
00:25:23même la majorité
00:25:25au Parlement européen
00:25:26c'est RICRAC
00:25:26aujourd'hui.
00:25:27C'est une majorité
00:25:29un peu comme ce qu'on a
00:25:30ces PS européens
00:25:33centristes.
00:25:33Oui c'est RICRAC
00:25:34ils sont en baisse
00:25:34ils sont en baisse.
00:25:35Parce que sur beaucoup de votes
00:25:37ils ont perdu ?
00:25:38Non sur beaucoup de votes
00:25:39ils ont besoin de Mélanie
00:25:40et d'ECR.
00:25:40C'est ça.
00:25:41Oui.
00:25:43En fonction des textes
00:25:44ils changent de majorité.
00:25:45Non mais le sujet européen
00:25:47de toute façon
00:25:47l'Europe est en train de muter
00:25:49maintenant les peuples
00:25:50en très grande majorité
00:25:52quand vous faites des sondages
00:25:52sur l'ensemble des pays européens
00:25:54d'une manière très très large
00:25:55veulent stopper
00:25:56les fumes migratoires
00:25:57mais ensuite après
00:25:58quand vous regardez en détail
00:25:59dans le même temps
00:26:00vous avez une chose
00:26:01pratico-pratique
00:26:02ça veut dire que
00:26:02lorsque vous avez des réfugiés
00:26:03ukrainiens
00:26:04on les accueille
00:26:04et lorsque vous avez besoin
00:26:06de main d'oeuvre
00:26:06notamment sur des métiers
00:26:07en tension
00:26:08vous accueillez aussi
00:26:09je pense que
00:26:10ce que veulent les peuples européens
00:26:11notamment
00:26:12et ce que veulent les français aussi
00:26:13c'est qu'en fait
00:26:14ils ne veulent pas
00:26:15avoir une migration
00:26:16non désirée
00:26:17qui rentre
00:26:18et qui vienne à peu près
00:26:19comme si c'était le McDonald's
00:26:20ils viennent comme ils sont
00:26:21et c'est ça le problème essentiel
00:26:22c'est-à-dire que
00:26:23lorsque vous regardez
00:26:24lorsque vous mettez à la place
00:26:25des auditeurs
00:26:26ou des spectateurs européens
00:26:27des gens ont forcé des frontières
00:26:29de manière très importante
00:26:30alors qu'ils étaient non désirés
00:26:31des personnes qui sont désirées
00:26:33des personnes qui font des procédures
00:26:34et bien ça il n'y a pas de problème
00:26:35et donc comment vous faites
00:26:36pour reprendre le contrôle
00:26:37de la politique migratoire
00:26:39et reprendre le contrôle
00:26:40des frontières
00:26:40je pense qu'il faut adopter
00:26:42des principes qui soient clairs
00:26:43lorsque vous regardez
00:26:43les autres pays
00:26:44notamment l'Australie
00:26:45ou ce que met en place
00:26:45les Etats-Unis
00:26:46ou ce que met en place
00:26:47d'autres pays
00:26:47et bien vous comprenez
00:26:48leur stratégie de politique migratoire
00:26:49ça veut dire que globalement
00:26:51vous voulez rentrer
00:26:51sur le territoire américain
00:26:52soit vous êtes un étudiant de qualité
00:26:54soit vous apportez quelque chose
00:26:56aux Etats-Unis
00:26:56il y a un intérêt national
00:26:58et là nous on doit adopter
00:26:59la même chose
00:26:59ceux qui viennent
00:27:00sur le territoire européen
00:27:02et bien certes
00:27:04sur les questions d'asile
00:27:05donc lorsque vous êtes vraiment
00:27:05en situation de guerre
00:27:06ou en situation de détresse
00:27:07et bien on vous accueillera
00:27:08mais surtout
00:27:09ceux qui veulent venir
00:27:10sur le territoire européen
00:27:11et ceux qui veulent venir
00:27:12sur le territoire français
00:27:12doivent apporter quelque chose
00:27:14à la France et à l'Europe
00:27:15et c'est ça la condition essentielle
00:27:17c'est qu'aujourd'hui
00:27:17vous avez des gens
00:27:18c'est 250 millions de personnes
00:27:19qui obéissent au droit
00:27:22sur la mise en danger
00:27:23la guerre
00:27:24c'est 250 millions de personnes
00:27:25donc on n'a pas fini d'accueillir
00:27:27non non
00:27:27parce qu'avec les questions
00:27:28de pacte à l'immigration
00:27:29on a défini
00:27:30et on ne vous mettra pas d'accord
00:27:31sur ce sujet
00:27:33manifestement
00:27:33restez avec nous
00:27:34il est 10h58
00:27:35sur Sud Radio
00:27:36on se retrouve dans un instant
00:27:37et on poursuivra le débat
00:27:38sur cette question
00:27:39faut-il faire payer les parents
00:27:41quand leurs enfants
00:27:41commettent des actes graves
00:27:43qu'en pensez-vous ?
00:27:44appelez-nous au 0826 300 300
00:27:470826 300 300
00:27:48à tout de suite sur Sud Radio
00:27:5110h13
00:27:52les débats de l'été
00:27:53Noémie Alioua
00:27:54et nous sommes de retour
00:27:55sur Sud Radio
00:27:56merci d'être avec nous
00:27:57il est 11h02
00:27:58et l'actualité continue
00:27:59de nous accompagner
00:28:00tout au long de cette matinée
00:28:01avec aujourd'hui
00:28:02une question qui divise
00:28:03les Français
00:28:04faut-il faire payer les parents
00:28:06quand les enfants
00:28:07commettent des actes graves ?
00:28:08le débat est relancé
00:28:10après un incendie
00:28:11à Neuilly-sur-Marne
00:28:12un feu qui a ravagé
00:28:132 hectares et demi
00:28:14d'un parc de la commune
00:28:16et détruit
00:28:16environ 150 arbres
00:28:18selon la mairie
00:28:193 enfants
00:28:20d'une dizaine d'années
00:28:21seraient à l'origine
00:28:22du départ de feu
00:28:22après avoir manipulé
00:28:24des mortiers d'artifice
00:28:25et face à l'ampleur
00:28:27des dégâts
00:28:28le maire a décidé
00:28:28de porter plainte
00:28:29il estime que les parents
00:28:30doivent assumer les conséquences
00:28:32des actes de leurs enfants
00:28:33et réclament davantage
00:28:35de responsabilité
00:28:36mais cette affaire
00:28:37pose une question
00:28:38plus large
00:28:39jusqu'où doit-on aller ?
00:28:41jusqu'où doit aller
00:28:42la responsabilité des parents ?
00:28:44faut-il les faire payer
00:28:45financièrement
00:28:45quand un enfant
00:28:46commet une faute grave ?
00:28:48est-ce une manière
00:28:48de responsabilité
00:28:49les familles
00:28:50ou une façon
00:28:50de faire porter aux parents
00:28:51des actes
00:28:52qu'ils ne contrôlent pas toujours ?
00:28:54amis auditeurs
00:28:54qu'en pensez-vous ?
00:28:55est-ce qu'un enfant
00:28:56qui fait une grosse bêtise
00:28:57et bien ensuite
00:28:58les parents doivent systématiquement
00:29:00être responsables
00:29:01est-ce qu'il vous est déjà
00:29:02arrivé d'être confronté
00:29:04à ce type de situation ?
00:29:05appelez-nous
00:29:06au 0826 300 300
00:29:080826 300 300
00:29:09et nous posons
00:29:10cette question
00:29:11à nos invités
00:29:12William T
00:29:13vous êtes toujours avec nous
00:29:14président du think tank
00:29:15le minétaire
00:29:15à nos Stéphans
00:29:17vous êtes communicant
00:29:18fondateur de l'agence
00:29:19notes de com
00:29:19et Philippe Bruyacki
00:29:21conseiller municipal
00:29:22Orly
00:29:22conseiller régional
00:29:23d'Île-de-France
00:29:23et votre troisième titre ?
00:29:25troisième vice-président
00:29:26de France Écologie
00:29:27voilà votre troisième cascade
00:29:28on va se tourner vers vous
00:29:29peut-être pour cette question
00:29:31est-ce que vous trouvez ça
00:29:32normal de se tourner
00:29:33vers les parents
00:29:34lorsque des enfants
00:29:34d'une dizaine d'années
00:29:35commettent des actes graves ?
00:29:37mais c'est le cas actuellement
00:29:38c'est la loi
00:29:39vous êtes responsable
00:29:40des actes
00:29:41que commet votre enfant
00:29:42mais il y a une problématique
00:29:45carrément schizophrénique
00:29:48d'instinct
00:29:49je vous dirais
00:29:49bah oui
00:29:49vous êtes responsable
00:29:51vous payez
00:29:52point barre
00:29:52sauf que quand on a décidé
00:29:54la société a décidé
00:29:56de vous retirer
00:29:56de l'autorité parentale
00:29:58je vais vous donner un exemple
00:29:59en 2023
00:30:00lorsqu'il y a eu des émeutes
00:30:02rapidement
00:30:03moi j'étais pas sur place
00:30:04j'étais dans le sud
00:30:06et j'allume mon téléphone
00:30:07le matin
00:30:08parce que quand je suis en vacances
00:30:09je veux pas être dérangé
00:30:10et je reçois une tonne de messages
00:30:11et on m'envoie des vidéos
00:30:12juste lunaires dans ma ville
00:30:14donc je passe le coup de téléphone
00:30:15à mes élèves
00:30:17puisque à l'époque
00:30:18j'étais instructeur
00:30:19de self-defense
00:30:19et de close combat
00:30:20et je leur dis
00:30:21voilà la consigne
00:30:22c'est très simple
00:30:23tout minot
00:30:24que vous attrapez ce soir
00:30:25après 21h
00:30:26vous le montez chez lui
00:30:28et si les parents
00:30:29sont pas d'accord
00:30:29vous leur faites des bisous
00:30:31voilà
00:30:32on incite jamais
00:30:33à la violence
00:30:34mais il faut être ferme
00:30:35et un père
00:30:36qui était désabusé
00:30:38en disant
00:30:38mais écoutez
00:30:40mon fils il a 13 ans
00:30:41il y a deux mois
00:30:42je lui ai mis une gifle
00:30:43parce qu'il a été insolent
00:30:45je me suis retrouvé
00:30:46déféré au tribunal
00:30:48le juge
00:30:49il m'a dit
00:30:49monsieur vous n'avez pas le droit
00:30:50qu'est-ce que tu veux que je fasse
00:30:52je dis pas que la violence
00:30:53est un acte nécessaire
00:30:54pour instaurer
00:30:56l'autorité parentale
00:30:57mais
00:30:57si l'enfant
00:30:58n'a plus peur
00:30:59de ses parents
00:31:00est-ce qu'il y a un relais
00:31:01dans la société
00:31:02vous savez
00:31:02tout le monde s'est foutu
00:31:03de la gueule
00:31:03de Ségolène Royer
00:31:04en 2007
00:31:04quand on disait
00:31:06les jeunes délinquants
00:31:06énervés
00:31:07il faudrait les mettre
00:31:07dans des camps militaires
00:31:08pour un petit peu
00:31:10les redresser
00:31:11mais
00:31:11qu'est-ce qui existe
00:31:12aujourd'hui
00:31:13pour aussi
00:31:14aider les parents
00:31:15à instaurer
00:31:15l'autorité parentale
00:31:17qu'est-ce qui existe
00:31:18aujourd'hui
00:31:19lorsqu'un parent
00:31:19retient son enfant mineur
00:31:21pour dire
00:31:21tu ne sors pas ce soir
00:31:22l'enfant est capable
00:31:23de porter plainte
00:31:24pour séquestration
00:31:25il faut qu'on arrête
00:31:26un discours schizophrénique
00:31:27soit
00:31:28on instaure
00:31:29vraiment une vraie autorité
00:31:31nationale
00:31:32parentale
00:31:32et on encadre
00:31:33et on aide
00:31:34et on lutte évidemment
00:31:35contre les abus
00:31:36sur ceux
00:31:36qui font du mal aux enfants
00:31:38gratuitement
00:31:38qui les battent
00:31:39qui les séquestrent
00:31:39etc
00:31:40et je sais de quoi je parle
00:31:42ou alors
00:31:42on crée des structures
00:31:44
00:31:45ceux qui sont
00:31:46incontrôlables
00:31:46parce qu'ils n'ont plus peur
00:31:47de rien
00:31:48se rendent compte
00:31:49qu'ils peuvent faire
00:31:49autre chose
00:31:50parce qu'ils manquent
00:31:51de tendresse
00:31:51ils manquent d'affection
00:31:52ils manquent d'amour
00:31:53ils manquent d'encadrement
00:31:54et un enfant c'est ça
00:31:55on vit
00:31:55on l'oublie souvent
00:31:56nous sommes des homo sapiens
00:31:57sapiens
00:31:58nous sommes des mammifères
00:31:59je ne nie pas
00:32:01les croyances
00:32:02de ceux
00:32:03qui pensent autrement
00:32:04mais en tout cas
00:32:05jusqu'à preuve du contraire
00:32:06la science nous a dit ça
00:32:07donc moi j'y crois
00:32:08dur comme fer
00:32:08et on vit en structure sociétale
00:32:11en meute
00:32:11et dans les meutes
00:32:12il y a un chef de meute
00:32:13ce qu'on appelle les alphas
00:32:14et il y a les bêtas
00:32:15et s'il n'y a plus d'alpha
00:32:17un bêta peut croire
00:32:18qu'il devient un alpha
00:32:19c'est-à-dire que la nature
00:32:20a rendu vide
00:32:20et quelqu'un va vouloir
00:32:21devenir un chef de meute
00:32:22s'il n'y a rien pour le canaliser
00:32:23canaliser son énergie
00:32:25canaliser son débordement
00:32:27et certains
00:32:28moi je me suis engueulé
00:32:29avec des parents
00:32:30qui m'ont dit
00:32:30non mais c'est pas grave
00:32:31c'est comme au pays
00:32:31c'est le village
00:32:32qui élève l'enfant
00:32:33je dis non mais ici
00:32:33il y a des voitures
00:32:34il y a des gens qui sont bizarres
00:32:35c'est pas comme ça
00:32:35que ça se passe
00:32:36l'enfant il doit se structurer
00:32:37moi
00:32:38mes enfants
00:32:39ils sortent de l'école
00:32:40ils sont à la maison
00:32:41de la maison
00:32:42ils vont au sport
00:32:42du sport
00:32:43ils sont à la maison
00:32:43où ils sont en train de travailler
00:32:44il n'y a pas d'autre alternative
00:32:46et j'ai été élevé comme ça
00:32:47par ma mère
00:32:47je la remercie aujourd'hui
00:32:48on trouvait que c'était peut-être
00:32:49une structure difficile et dure
00:32:51parce qu'elle n'hésitait pas à y aller
00:32:53mais aucun de nous
00:32:54n'a reçu
00:32:55enfin moi je ne recevrai jamais
00:32:58je le souhaite pas
00:32:58et en tout cas je ferai tout
00:32:59pour un coup de téléphone du commissariat
00:33:01pour dire votre enfant est ici
00:33:02ou votre enfant est en train
00:33:03de casser quelque chose
00:33:04il est en train de dégrader
00:33:04et souvent il dégrade
00:33:05en bas chez eux
00:33:06là où il y a leur voisin
00:33:07ça n'a pas de sens
00:33:10normalement
00:33:10il y a la responsabilité des parents
00:33:12puisque jusqu'à 16 ans
00:33:14je crois
00:33:15il y a une responsabilité
00:33:16il y a une responsabilité parentale
00:33:18mais avant
00:33:19il y a
00:33:20il y a des assurances
00:33:21qui jouent
00:33:22parce que vous avez dit
00:33:22Noémie je vais vous reprendre
00:33:24je ne fais pas ça d'habitude
00:33:25mais vous avez une grosse bêtise
00:33:26c'est pas une grosse bêtise
00:33:27c'est comme quand vous faites
00:33:28une dégradation
00:33:30vous pétez un abribus
00:33:31ou vous foutez le feu
00:33:32à 15 arbres
00:33:33c'est pas une grosse bêtise
00:33:34grosse bêtise
00:33:34vous avez fait tomber le vase de mamie
00:33:36grosse bêtise
00:33:37c'est ça
00:33:37vous avez cassé le vase de mamie
00:33:40pour les petites choses
00:33:41etc
00:33:42il y a les assurances
00:33:44puisqu'il y a des assurances
00:33:45pour les enfants
00:33:45il y a la responsabilité
00:33:46votre assurance habitation
00:33:49peut couvrir
00:33:49des dégâts
00:33:50que vous commettriez
00:33:51chez des gens
00:33:53chez des tiers
00:33:53parce que vous avez cassé
00:33:54le vase de mamie
00:33:55ou vous avez cassé
00:33:55le vase des parents
00:33:58chez qui vous avez fait
00:33:58l'anniversaire
00:33:59etc
00:33:59mais pour le reste
00:34:02il y a un moment donné
00:34:03où il faut se poser
00:34:04quand même la question
00:34:04de la responsabilité
00:34:05et en effet
00:34:07beaucoup de maires
00:34:07je parle
00:34:08c'est ton contrôle
00:34:09à une époque
00:34:10c'était un petit peu difficile
00:34:10il y a des maires
00:34:11qui ne se portaient pas
00:34:12toujours partie civile
00:34:13quand il y avait
00:34:14des destructions
00:34:16maintenant ça se fait
00:34:17de plus en plus
00:34:18on voit que ce maire dit
00:34:19j'ai décidé de me porter
00:34:20partie civile
00:34:21heureusement
00:34:21j'allais pas faire
00:34:23un communiqué de presse
00:34:24alors justement
00:34:24ce maire
00:34:25il était notre invité
00:34:26ce matin
00:34:27un petit extrait
00:34:28de son interview
00:34:29c'était dans la matinale
00:34:31de Sud Radio
00:34:32et on va l'écouter
00:34:33dans quelques secondes
00:34:34concrètement
00:34:35la loi française
00:34:35le code civil
00:34:36permet d'engager
00:34:37la responsabilité
00:34:38des parents
00:34:38du fait des enfants
00:34:40qui sont sous
00:34:41leur responsabilité
00:34:42aujourd'hui
00:34:42on a quasiment
00:34:44oui on a des centaines
00:34:45de milliers d'euros
00:34:46de dégâts
00:34:46puisque
00:34:47on a 150 arbres
00:34:48à replanter
00:34:49on a 2 hectares et demi
00:34:50à replanter
00:35:19de plus
00:35:20à replanter
00:35:49les histoires
00:35:49ont oublé
00:35:49il est
Commentaires

Recommandations