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  • il y a 9 heures
Le débat avec Magali Vicente, Ergun Toparslan, Brice Soccol et Arnaud Stéphan

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##METTEZ_VOUS_D_ACCORD_CHRONIQUE-2026-07-17##

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Transcription
00:00:01Sud Radio, les débats de l'été, 10h-13h, Maxime Liedot.
00:00:30Et on découvre que le mariage n'a plus la cote, on fait des enfants en union libre, on se
00:00:34paxe par contre de beaucoup plus, on met en avant le travail.
00:00:37Tiens, vous êtes marié, vous êtes divorcé, marié c'est une vraie source d'épanouissement, vous allez peut-être nous
00:00:42le dire,
00:00:42ou au contraire, marié a été une grande erreur parce que ça nous met dans un monde à part.
00:00:46Et puis, comme vous le savez, 100% des divorces, c'est parce qu'avant il y a quand même
00:00:49eu un mariage.
00:00:50Donc est-ce qu'aujourd'hui, en France, le mariage est totalement démonétisé ?
00:00:53Amis auditeurs, vous avez la parole au 0826 300 300.
00:00:56On va également causer politique avec une liste des candidats qui est déjà très nombreuse pour 2027.
00:01:02Et un nom qui est aujourd'hui dans le Parisien, un nom qu'on sait sérieux, qu'on sait certainement
00:01:07en capacité d'eux,
00:01:08il s'appelle Bernard Cazeneuve.
00:01:10Alors sans dire qu'il est candidat, en tout cas il fait une grande lettre pour parler projet au français,
00:01:14pour dire que de toute façon les primaires c'est un peu ringard, c'est un peu dépassé, qu'il
00:01:18faut causer
00:01:18et qu'on ne se présente pas devant les français uniquement avec sa bonne bouille, sa cravate et ses costumes,
00:01:23mais avec un projet sur lequel on a travaillé. Après tout, Bernard Cazeneuve, pourquoi pas lui ?
00:01:28Tiens, 0826 300 300, on en débattra autour de la table.
00:01:32Mais pour le moment, 10h33, le premier sujet de Discord.
00:01:41Et le premier sujet de Discord avec autour de la table ce matin, Arnaud Stéphan, bonjour.
00:01:45Bonjour.
00:01:46Fondateur de l'agence La Note de Com, Brice Socol, politologue, essayiste,
00:01:49et co-auteur avec Frédéric Dhabi de L'écharpe et les tempêtes, c'est de l'édition de l'aube,
00:01:53avec Ergun Torpasland, délégué général de Démocrate et Progressiste, bonjour.
00:01:57Bonjour.
00:01:57Et merci d'être avec moi dans ce studio.
00:01:58Et Magali Lichanté, communicante politique.
00:02:00Je suis ravi de vous avoir tous les quatre, mes mousquetaires, pour pouvoir débattre de ce sujet,
00:02:04parce que le premier est à la ligne d'un grand journal, pour ne pas citer Le Monde,
00:02:08et ils ont enquêté sur une des décisions que s'apprêterait à prendre Marine Le Pen.
00:02:11Si jamais elle arrive à la candidature suprême et à l'Elysée,
00:02:14ce serait de se pencher sur quelque chose qui a toujours été un marqueur pour le Rassemblement National,
00:02:19à savoir l'interdiction du voile dans l'espace public.
00:02:22Et pour éviter, c'est en tout cas ce que nous dit le journal, notamment les juges constitutionnels,
00:02:26il faudrait passer par référendum.
00:02:28Alors, est-ce que Marine Le Pen, non seulement a raison de s'intéresser à cette question du voile,
00:02:31mais est-ce qu'elle a raison de penser un référendum sur cette question ?
00:02:350826, 300, 300.
00:02:36Arnaud Stéphan, est-ce que Marine Le Pen a raison de proposer un référendum sur le voile ?
00:02:40Ça me paraît très tendu.
00:02:43C'est du brutal pour vous ?
00:02:45Non, c'est pas ça.
00:02:46C'est qu'on sait bien que le domaine du référendum a été extrêmement limité, en réalité, par le Conseil
00:02:54constitutionnel.
00:02:55Que le Conseil constitutionnel, tout d'un coup, peut prendre de la décision...
00:02:59Non, mais parce qu'on a déjà eu une discussion sur l'utilisation du référendum.
00:03:07Et que le Conseil constitutionnel peut estimer que c'est pas un sujet qui rentre dans le cadre des sujets
00:03:13qui peuvent être mis en avant par voie référendaire.
00:03:18Après, il y a la possibilité de modifier la constitution, il y a un article 34 qui n'est pas
00:03:23très clair,
00:03:23où on dit qu'on peut faire une loi organique pour modifier un certain nombre de choses,
00:03:28et ce qui permettrait, en effet, d'élargir le champ référendum.
00:03:30Ça, c'est pour les détails techniques qui sont bien sûr importants, mais si, simplement, on doit se pencher sur
00:03:34l'idée...
00:03:35Non, non, c'est super important.
00:03:37Parce que si votre première décision politique, vous vous faites retoquer immédiatement par le Conseil constitutionnel,
00:03:45ça ouvre pas votre arrivée au pouvoir sous de bons auspices.
00:03:51Donc, il faut manier ça comme de la nitroglycérine.
00:03:54Voilà, il faut faire très attention.
00:03:55Et simplement, sur elle, en tout cas, dans la pensée de Marine Le Pen, visiblement,
00:03:59le but est de proposer par référendum, justement pour empêcher le Conseil constitutionnel,
00:04:03qui, dans ce cadre-là, pourrait simplement, en effet, se demander si la question posée
00:04:07rentre parfaitement dans les articles de la Constitution qui permettent d'interroger le peuple français.
00:04:11Maxime, vous avez dit tout à l'heure, c'est un sujet fondamental pour le RN depuis très longtemps.
00:04:16Alors, pas tout à fait.
00:04:18En tout cas, c'est ce que Marine Le Pen dit dans l'article.
00:04:20Elle dit que c'est un marqueur chez nous.
00:04:21Oui, c'est un marqueur, mais ça a été un marqueur pendant très longtemps,
00:04:26aussi de la droite LR, qui fut la droite UMP, qui fut la droite RPR,
00:04:31parce qu'on se souvient que la première grande affaire, c'est l'affaire de Creil.
00:04:35Et l'affaire de Creil avait très largement divisé la droite à l'époque.
00:04:40Et ça avait été un sujet où il n'avait pas osé s'en emparer,
00:04:42et on l'avait reproché pendant très longtemps à la droite RPR.
00:04:46Et là où vous avez raison, Arnaud Stéphan, il faut se pencher sur ce sujet,
00:04:49parce que ce qui est intéressant, c'est qu'alors qu'on s'intéresse beaucoup
00:04:52à ce tandem que forment Jordan Bardella et Marine Le Pen,
00:04:54on sent qu'il y a des dissensions, visiblement, entre les deux.
00:04:56Et quand vous dites que c'est un sujet tendu,
00:04:58c'est visiblement aussi ce qui inquiète Jordan Bardella,
00:05:00et ça nourrira le reste de nos échanges.
00:05:02Magali Vicente, sur ce sujet, est-ce que, oui, Marine Le Pen,
00:05:04outre bien sûr ces détails qui sont importants,
00:05:06comme le soulignait Arnaud Stéphan,
00:05:08cette idée de parler du voile et d'évoquer la problématique du voile par référendum,
00:05:12est-ce que ça vous interpelle, ça vous séduit ?
00:05:13Qu'est-ce que vous en pensez, vous ?
00:05:14Moi, je rejoins, en fait, Arnaud, dans ce que ça pourrait, plus tard,
00:05:19avoir comme conséquence, effectivement, et dans la crédibilité.
00:05:22C'est-à-dire qu'on voit bien que l'utilisation du référendum,
00:05:25déjà, ça a été un marqueur pendant ses différents mandats.
00:05:29Emmanuel Macron l'a souvent soumis, il ne l'a pas fait.
00:05:32Donc, aujourd'hui, annoncer, en fait, vouloir faire un référendum,
00:05:34créer un référendum,
00:05:35mais savoir, finalement, au fond, que potentiellement,
00:05:38il y a un risque que cela ne puisse pas rentrer dans le cadre.
00:05:40Et l'éternelle question, c'est toujours,
00:05:42quel type de question ?
00:05:43Parce que faire un référendum sur le voile, ok,
00:05:45mais comment on pose la question,
00:05:47un, pour qu'elle puisse rentrer dans le cadre,
00:05:49deux, pour qu'elle puisse vraiment avoir,
00:05:50derrière, des réponses qui soient concordantes
00:05:52et qui apportent quelque chose au débat,
00:05:54ça, c'est un sujet.
00:05:55Et donc, forcément, c'est un sujet de communication.
00:05:57Parce que, derrière, il y a la crédibilité, en fait, du parti.
00:06:00Et ce que les gens les attendent, là,
00:06:01on voit bien, les Français attendent, vraiment,
00:06:04c'est cette crédibilité en termes d'action.
00:06:06Donc, annoncer quelque chose,
00:06:07notamment encore sur le sujet du référendum,
00:06:10sans positionner déjà la question précisément.
00:06:13Et derrière, avoir potentiellement un retocage,
00:06:16c'est effectivement mettre en danger
00:06:17la crédibilité des propositions dans le cadre du programme.
00:06:19Après, est-ce qu'on ne peut pas utiliser ces arguments
00:06:21pour dire qu'une fois à la tête de l'État,
00:06:23faire une telle proposition, la voir se faire retoquer
00:06:26par les conseils constitutionnels, par les juges,
00:06:28et en faire ensuite un argument en disant
00:06:29« Regardez, on n'a pas les mains libres en France,
00:06:31il faudra coopérer certains changements »,
00:06:32peut-être que ça aussi, ça fait partie d'une méthode.
00:06:34Ergunto Parcelan, sur ce sujet,
00:06:36de faire un référendum sur le voile en France ?
00:06:38Dans le référendum, il y a deux points importants.
00:06:40C'est un, qui pose la question ?
00:06:41Et de deux, quelle est la question ?
00:06:43Elle qui pose la question,
00:06:44on sent qu'elle a envie de poser une question.
00:06:46Ensuite, quelle est la question ?
00:06:48En réalité, la tournure nous donne un sens.
00:06:51Si elle aurait tourné la question
00:06:52« Seriez-vous prêt à remettre en cause
00:06:55les libertés fondamentales dans l'espace public ? »
00:06:56Je ne suis pas certain que l'impact serait le même
00:06:58que de dire « Sommes-nous pour ou contre
00:07:01le voile dans l'espace public ? »
00:07:03En réalité, moi, j'ai l'impression que c'est aussi
00:07:05un élément où elle essaie de marquer
00:07:07un point de clivage important
00:07:08avec son concurrent populiste,
00:07:11Jean-Luc Mélenchon,
00:07:11où elle essaie de se distinguer là-dessus,
00:07:13et il y a une primaire qui ne dit pas son nom
00:07:16dans cet espace-là.
00:07:18Maintenant, est-ce que c'est un sujet
00:07:19qui n'existe pas du tout ?
00:07:21Non, le sujet existe dans la société,
00:07:23des questions se posent,
00:07:25les parties traditionnelles, on va dire,
00:07:26droite et gauche, n'ont pas réussi
00:07:27à faire émerger,
00:07:29on sent que c'était l'une des causes aussi
00:07:31originelles de division au sein de la gauche,
00:07:33à savoir ce rapport à l'émancipation,
00:07:35aux droits des femmes,
00:07:36dans le contexte qu'on avait aussi
00:07:39il y a quelques années dans notre pays.
00:07:40Donc, il y a aussi un sujet,
00:07:42c'est un sujet dans lequel
00:07:43les partis politiques n'ont pas assez travaillé,
00:07:46idéologiquement, philosophiquement,
00:07:47et donc là-dessus,
00:07:49son coût médiatique,
00:07:50il est quand même,
00:07:50c'est un contre-pied,
00:07:51personne ne s'attendait à ce sujet-là,
00:07:52elle a réussi à le mettre.
00:07:53Mais maintenant,
00:07:54le sérieux du sujet nous pousse,
00:07:55un, de la précaution,
00:07:56deux, à élargir un peu le débat,
00:07:58et deux, trois,
00:07:59ne pas tomber aussi dans l'immédiateté
00:08:01des émotions.
00:08:020,826, 300, 300,
00:08:03est-ce que Marine Le Pen a raison
00:08:04de proposer un référendum sur le voile ?
00:08:07Vos réactions, vos opinions
00:08:08au 0,826, 300, 300.
00:08:10Brice Socol, sur ce sujet,
00:08:11vous qui sondez les cœurs et les reins,
00:08:12comme dirait l'autre.
00:08:13Sur ce sujet,
00:08:13je suis allé voir les derniers sondages
00:08:14sur cette thématique-là.
00:08:17Évidemment, vous avez 94%
00:08:18des gens qui votent
00:08:20Rassemblement National,
00:08:21qui y sont favorables.
00:08:22Elle parle à son camp,
00:08:23ça c'est une évidence.
00:08:23Elle parle à son camp,
00:08:24je pense que ce premier message,
00:08:25c'est d'abord parler à son camp.
00:08:26Deuxièmement,
00:08:27elle veut rassembler
00:08:28plus de 50% des Français.
00:08:29Quand je regarde les derniers sondages,
00:08:30vous avez à peu près
00:08:32entre 61 et 65% des Français
00:08:35qui ne souhaitent pas voir
00:08:36dans l'espace public
00:08:37de signes religieux,
00:08:39dans leur globalité.
00:08:41Pas forcément le voile,
00:08:42des signes religieux.
00:08:43Dans leur globalité.
00:08:44Et vous avez 71% des Français
00:08:46qui là sont fermes,
00:08:47qui ne veulent pas
00:08:47que des fillettes de moins de 15 ans
00:08:49puissent porter le voile.
00:08:51Donc ça, c'est...
00:08:52Ça pourrait être une question
00:08:53dans la question.
00:08:53Dans la question.
00:08:54Ça c'est un peu...
00:08:54Peut-être la grande question.
00:08:57Rappelez-vous de cette échange
00:08:58entre Marine Le Pen
00:08:59et une femme voilée,
00:08:59je crois que c'était
00:09:00lors de la dernière question présidentielle,
00:09:02où elle a dit
00:09:02mais moi je ne le porte pas
00:09:03par soumission,
00:09:03mais c'est presque
00:09:04pour mon histoire familiale
00:09:05avec ma grand-mère
00:09:06et Marine Le Pen
00:09:07avait essayé de se défausser.
00:09:08Exactement.
00:09:09Sur un marché d'un jour plus.
00:09:10Absolument.
00:09:10C'est exactement ça.
00:09:11Absolument.
00:09:11Et en fait,
00:09:12la vraie question,
00:09:13c'est que l'espace...
00:09:15La différence entre
00:09:15Jean-Denis Bardella
00:09:17et Marine Le Pen,
00:09:17c'est que Marine Le Pen dit
00:09:18moi je veux légiférer
00:09:20pour l'interdire
00:09:20dans l'espace public.
00:09:21Alors déjà,
00:09:22l'espace public,
00:09:22c'est un espace démocratique.
00:09:25La laïcité,
00:09:26c'est la neutralité de l'État
00:09:27dans les services publics.
00:09:28La laïcité ne s'applique pas
00:09:29dans l'espace public.
00:09:31Donc c'est déjà un sujet.
00:09:32Alors que Jean-Denis Bardella,
00:09:33lui,
00:09:34dit moi je veux rester
00:09:35dans la tradition
00:09:35plutôt de cette laïcité française
00:09:37en interdisant le voile
00:09:38dans les services publics.
00:09:40Donc vous voyez la nuance
00:09:41entre les deux.
00:09:42Donc bien évidemment,
00:09:42vous le disiez justement
00:09:43en commençant la rubrique,
00:09:45c'est un marqueur
00:09:45pour le rassemblement national.
00:09:47C'est un marqueur différenciant.
00:09:48Ça lui permet
00:09:48de rassembler son camp.
00:09:50Ça demande aux autres partis politiques
00:09:52de devoir se positionner.
00:09:53Et comme vous le disiez justement.
00:09:56Et puis enfin,
00:09:57à travers cette punchline,
00:10:02c'est une manière
00:10:03de dire aux Français,
00:10:04vous voyez,
00:10:05moi,
00:10:05dans la continuité
00:10:06du rassemblement national,
00:10:08ce sujet reste pertinent.
00:10:09Même si aujourd'hui,
00:10:11est-ce que c'est un sujet
00:10:13en haut de la strate
00:10:14de la hiérarchie des Français ?
00:10:15Est-ce que la situation 2022
00:10:17avec tout ce par quoi
00:10:19elle est passée à présent,
00:10:20est-ce que c'est aujourd'hui
00:10:21encore quelque chose
00:10:22qui peut peser dans le programme ?
00:10:23Est-ce que Marine Le Pen
00:10:23a raison de proposer
00:10:24un référendum sur le voile ?
00:10:26Est-ce que ce n'est pas cela
00:10:27finalement qui va provoquer
00:10:28presque une scission
00:10:28entre Jordan Bardella
00:10:29et Marine Le Pen ?
00:10:30Faut-il être un peu plus précis ?
00:10:32C'est-à-dire le voile
00:10:32pour les fillettes
00:10:33comme on vient de l'évoquer
00:10:34à l'instant.
00:10:34Est-ce que vraiment aujourd'hui
00:10:35le voile est un sujet
00:10:36de crispation suffisant
00:10:37pour en faire un marqueur
00:10:38de campagne ?
00:10:400826 300 300
00:10:41et bien sûr,
00:10:41la question aussi
00:10:42que l'on se pose,
00:10:42Marine Le Pen l'affirme elle-même,
00:10:44est-ce que si elle renonce
00:10:45à ça,
00:10:45ça ne fera pas
00:10:47un marqueur important
00:10:48du rassemblement national
00:10:49sur lequel elle se renierait
00:10:50à nouveau ?
00:10:51Est-ce qu'elle ne perdrait pas
00:10:51quelques plumes là aussi
00:10:53par rapport à Éric Zemmour
00:10:54ou d'autres ?
00:10:550826 300 300
00:10:56Est-ce que Marine Le Pen
00:10:57a raison ?
00:10:58Comme visiblement,
00:10:59elle se prépare à le faire
00:10:59de proposer officiellement
00:11:00un référendum sur le voile
00:11:02si jamais,
00:11:02elle l'indiquera dans son programme,
00:11:04si jamais elle est élue
00:11:05président de la République,
00:11:06participez à la conversation
00:11:07amis auditeurs.
00:11:080826 300 300
00:11:09On revient dans une poignée
00:11:10de secondes,
00:11:11à tout de suite.
00:11:12Sud Radio
00:11:16Sud Radio
00:11:17Les débats de l'été
00:11:1810h-13h
00:11:19Maxime Liedot
00:11:20Allez,
00:11:21suite de la discussion,
00:11:22suite des débats
00:11:23ici en tout cas en studio,
00:11:24croyez-moi qu'il n'y a pas
00:11:25vraiment de pause.
00:11:25On continue à se poser
00:11:26les bonnes questions,
00:11:27à essayer d'étudier les coulisses.
00:11:28Notre premier sujet
00:11:29s'intéresse à Marine Le Pen.
00:11:31Est-ce qu'elle a raison
00:11:31de proposer un référendum
00:11:32sur le voile ?
00:11:33C'est en tout cas
00:11:33ce qu'on apprend
00:11:34quand on lit le monde
00:11:36et je le disais autour de la table,
00:11:37je ne sais pas comment
00:11:37vous regardez ça,
00:11:38est-ce qu'elle pourrait,
00:11:39si jamais en écoutant
00:11:40elle écoute Sud Radio,
00:11:41admettons Marine Le Pen,
00:11:42elle vous entend tous ce matin,
00:11:44est-ce qu'elle ne pourrait pas se dire
00:11:45bon,
00:11:45c'est vrai que c'est peut-être pas
00:11:46comme le disait aussi Arnaud Stéphan,
00:11:47comme vous le disiez Brice Socol,
00:11:49c'est peut-être pas le sujet
00:11:50sur lequel j'ai besoin
00:11:51d'en faire des caisses
00:11:52parce que ce n'est pas après tout
00:11:53un sujet qui est aujourd'hui
00:11:54en tête de la préoccupation
00:11:55des Français.
00:11:55Est-ce qu'il n'y a pas
00:11:56en réalité presque un risque
00:11:58si jamais elle décide
00:11:59de reculer sur cette mesure,
00:12:00de perdre à nouveau
00:12:02un marqueur du Rassemblement National ?
00:12:03Arnaud Stéphan.
00:12:04Non, je ne pense pas.
00:12:06Cette idée de référendum
00:12:07sur le voile,
00:12:08il faut voir,
00:12:09il y a deux choses.
00:12:11La politique,
00:12:12c'est beaucoup de symboles.
00:12:14Donc vous avez deux symboles
00:12:15très importants.
00:12:16Vous avez à la fois le voile,
00:12:17c'est structurant
00:12:18pour la droite nationale,
00:12:21c'est important pour les Français
00:12:22puisque, comme on l'a dit,
00:12:24les Français ont beaucoup de mal
00:12:26avec cette histoire de voile,
00:12:27y compris dans l'espace public.
00:12:29Pas parce qu'il y a une personne
00:12:31qui porte un voile,
00:12:31c'est des quartiers
00:12:32où il n'y a plus que des voiles,
00:12:33c'est ça le problème.
00:12:35Et puis, la deuxième chose,
00:12:36c'est que vous avez
00:12:37le terme référendum.
00:12:38Et que c'est aussi le moyen
00:12:41de dire,
00:12:41je ne cèderai pas
00:12:42au Conseil constitutionnel.
00:12:46On ne me l'hypnitera pas
00:12:47dans l'application
00:12:48de ma volonté
00:12:49de faire des référendums,
00:12:50y compris sur des questions
00:12:51à la fois politico-sociétales,
00:12:55parce qu'on est dans du sociétal,
00:12:56quasiment,
00:12:58et que donc ça permet aussi
00:12:59de faire passer un message
00:13:01comme quoi je suis prête
00:13:03au rapport de force.
00:13:04Maintenant,
00:13:05est-ce que politiquement,
00:13:06ça va se traduire en vérité ?
00:13:08C'est inquiétant
00:13:09pour un début de campagne.
00:13:10Non, mais justement,
00:13:11c'est que ça ne vienne pas
00:13:12du RN,
00:13:13mais que ça vienne du monde.
00:13:14Et que ça soit repris,
00:13:15y compris dans le Figaro.
00:13:17On nous explique que...
00:13:19Les gens ont été
00:13:20très très gentils
00:13:20avec Jordan Bardella
00:13:21depuis des mois.
00:13:24Et ils sont comme
00:13:24s'ils étaient un peu déçus
00:13:26que finalement,
00:13:27tout le narratif
00:13:27qu'ils avaient préparé
00:13:28depuis des semaines
00:13:29soit tombé à la flotte.
00:13:32Et donc,
00:13:32on essaye de remonter
00:13:33un petit peu
00:13:34des histoires.
00:13:36Ce qui est intéressant
00:13:37sur le référendum,
00:13:38c'est qu'on voit bien
00:13:38qu'il y a d'autres candidats
00:13:39aussi,
00:13:40Édouard Philippe,
00:13:41qui veut proposer
00:13:42des référendums.
00:13:43Macron en avait proposé,
00:13:44il ne les a pas mis en œuvre.
00:13:45Ça a bien marché.
00:13:46On sent qu'ils veulent
00:13:49redonner,
00:13:49entre guillemets,
00:13:50la parole aux Français.
00:13:52Et ils veulent légitimer
00:13:53leur politique
00:13:55par un référendum.
00:13:56C'est-à-dire,
00:13:57les Français,
00:13:57nous,
00:13:58on ne décide pas,
00:13:59on va proposer,
00:14:00poser une question,
00:14:00les Français vont décider.
00:14:02Sauf que,
00:14:02moi, je pense que
00:14:03les Français sont arrivés
00:14:04aujourd'hui,
00:14:05à un moment,
00:14:05on le voit un peu
00:14:06dans les différentes études,
00:14:08où ils souhaitent
00:14:09que l'homme politique
00:14:11présente un projet
00:14:12et mette en œuvre son projet.
00:14:14Ils ne sont plus forcément
00:14:15dans cette demande
00:14:16d'attente absolument
00:14:17de donner-moi votre avis.
00:14:19Non.
00:14:20Vous avez un projet,
00:14:21vous avez un programme.
00:14:22Et maintenant,
00:14:22on va y aller.
00:14:23C'est fini,
00:14:23le temps des consultations.
00:14:24On va dans le pragmatisme
00:14:26et on va dans la réalisation.
00:14:27C'est-à-dire qu'on est
00:14:27dans le temps de la réalisation.
00:14:290 826 300 300,
00:14:31on va en parler
00:14:32avec ceux qui nous écoutent,
00:14:33notamment au Standard,
00:14:34avec vous, Luc,
00:14:35pour commencer.
00:14:35Bonjour.
00:14:36Bonjour, Maxime.
00:14:37Bonjour.
00:14:37Vous allez bien, Luc ?
00:14:38Ça va très bien, merci.
00:14:39En forme pour commenter
00:14:40l'actualité.
00:14:41Donc, comment vous observez,
00:14:42vous, cette question
00:14:43de Marine Le Pen,
00:14:44du référendum,
00:14:45du voile au milieu de tout ça ?
00:14:46Ça vous interpelle ?
00:14:47Ça vous dérange ?
00:14:48Ça vous inquiète ?
00:14:48Vous y êtes favorable ?
00:14:49Dites-nous tout, Luc.
00:14:51Alors, dans l'ordre,
00:14:52oui,
00:14:52ça m'interpelle énormément.
00:14:55Je suis inquiet passablement.
00:14:58Moi, j'ai un désaccord majeur
00:15:00avec Marine Le Pen,
00:15:02c'est que je ne pense pas
00:15:03que l'islam soit compatible
00:15:05avec la République.
00:15:06Donc vous, on va dire quoi ?
00:15:07Vous êtes plus sur la ligne
00:15:09Éric Zemmour ?
00:15:10Parfaitement.
00:15:12Mais ça ne m'empêchera pas
00:15:14d'en faire ma convidate
00:15:15le moment venu.
00:15:18Je pense, si vous voulez,
00:15:21que le référendum,
00:15:23pour vous reprendre
00:15:24ce que disait
00:15:24un de nos intervenants,
00:15:26bien évidemment,
00:15:27ça permet de s'affranchir
00:15:28d'un conseil constitutionnel
00:15:31qui est clairement,
00:15:32je dirais,
00:15:34anti,
00:15:35pour toutes ses mesures sociétales,
00:15:38est clairement anti-Le Pen.
00:15:41Mais en contrepartie,
00:15:43je ne pense pas,
00:15:44comme le dit l'un
00:15:45de vos autres intervenants,
00:15:47que ça soit quelque chose
00:15:49qui coupe Marine Le Pen
00:15:52de ses électeurs
00:15:55si jamais elle ne le faisait pas.
00:15:58Moi, je serais pour étendre
00:15:59largement la mesure
00:16:01pour interdire le Burkini,
00:16:04interdire les mineraies
00:16:05de 50 mètres sur les Mosquées.
00:16:09Dans ma région,
00:16:10dans mon coin,
00:16:10il y a quelque temps.
00:16:14Luc, alors attendez,
00:16:15on est en train de vous perdre
00:16:17en plein milieu de votre développement.
00:16:18On va essayer de juste rétablir
00:16:19la ligne 2 minutes, Luc.
00:16:21Et on va essayer juste
00:16:22de voir si tout vérifie bien.
00:16:23Et si vous m'entendez,
00:16:24répondez aussi à cette question.
00:16:26Vous, sur tout ce que vous dites,
00:16:28on l'entend,
00:16:28mais cette question notamment...
00:16:30invasives,
00:16:31et qu'il faut tout faire
00:16:33pour, je dirais,
00:16:34la canaliser le plus possible.
00:16:36Mais cette question notamment là,
00:16:38parce que c'est le sujet du voile, Luc,
00:16:40mais sur cette question,
00:16:40vous, du référendum,
00:16:41est-ce que c'est un bon moyen
00:16:42de répondre à toutes ces inquiétudes ?
00:16:44Oui, ça peut être un moyen,
00:16:46c'est surtout un moyen
00:16:47de s'approcher des...
00:16:53Luc, on a des problèmes de communication,
00:16:55je suis absolument navré.
00:16:56On va vous laisser rétablir...
00:16:57Il faut des antennes sur les minarets.
00:16:59C'est ça, il faut monter en haut du minaret
00:17:02pour mieux capter 0826 300 300.
00:17:05Bon, on a entendu les inquiétudes de Luc
00:17:07avec la fameuse phrase
00:17:09qui a toujours fait débat
00:17:10entre Marine Le Pen
00:17:11et son extrême droite,
00:17:12c'est-à-dire Éric Zemmour,
00:17:13à savoir l'islam est-il compatible
00:17:15ou pas avec la République ?
00:17:16Luc nous le dit non.
00:17:17On va poursuivre la conversation
00:17:18avec vous, Baptiste, bonjour.
00:17:20Bonjour Maxime.
00:17:21Merci beaucoup d'être avec nous ce matin.
00:17:22Vous nous avez appelé au 0826 300 300.
00:17:25Oui ou non ?
00:17:25Est-ce que Marine Le Pen a raison
00:17:27de proposer un référendum sur le voile,
00:17:28selon vous ?
00:17:30Je dirais que si l'objectif
00:17:32c'est de faire un appel au peuple
00:17:35et de laisser le peuple trancher,
00:17:36le référendum, c'est évidemment
00:17:37la meilleure solution.
00:17:39Je sens un mec qui arrive, Baptiste.
00:17:42Évidemment, parce que...
00:17:43Bon, je vais être honnête,
00:17:45je ne suis plutôt pas du tout
00:17:46de la sensibilité politique de Marine Le Pen,
00:17:47donc je suis évidemment contre
00:17:49ce genre de référendum,
00:17:50en tout cas sur ce sujet-là.
00:17:52Mais du coup, plutôt que de m'en tenir à juste...
00:17:54En fait, je pense très sincèrement
00:17:55que le principal argument de Marine Le Pen
00:17:57qu'elle ne peut pas admettre,
00:17:58mais c'est qu'elle n'aime pas
00:17:59les gens qui portent le voile.
00:18:01Voilà.
00:18:01Elle ne les aime pas.
00:18:02Donc, elle fait ce référendum
00:18:03parce qu'elle sait qu'en plus,
00:18:04on en a tellement fait des caisses
00:18:06sur la question du voile,
00:18:07qu'elle a une chance que ça passe.
00:18:09Mais moi, du coup,
00:18:09j'aimerais bien le prendre
00:18:10sous l'angle un peu taquin
00:18:11et dire,
00:18:12si on interdit le voile,
00:18:15il va falloir qu'on interdise aussi
00:18:16tous les signes religieux visibles
00:18:19dans l'espace public,
00:18:20parce que la République
00:18:21ne peut pas faire de distinction
00:18:23entre les différentes religions
00:18:25et la façon d'exercer
00:18:26ces différentes religions.
00:18:27Donc, je prends un exemple très con,
00:18:29mais je dis,
00:18:29si on interdit le voile
00:18:31aux musulmans,
00:18:32il faut qu'on interdise
00:18:33la soutane aux catholiques.
00:18:35Non, non, non, non, justement.
00:18:37Discussion baptiste
00:18:38avec Arnaud Stéphane.
00:18:39C'est le clergé,
00:18:39ça n'a rien à voir.
00:18:40Et donc, il y a une séparation
00:18:41qui est très claire
00:18:42dans toutes les lois
00:18:42sur la laïcité.
00:18:43Ça ne touche pas
00:18:44les gens du clergé.
00:18:45Or, les aubes,
00:18:47les sœurs,
00:18:48qu'elles soient catholiques
00:18:50ou diaconeses protestantes
00:18:52ou même l'imam,
00:18:54il a le droit de porter la barbe,
00:18:55le chapeau, etc.
00:18:56Il n'y a pas de problème.
00:18:57C'est du...
00:18:59Ça n'a rien à voir.
00:18:59Allez-y, Baptiste,
00:19:00poursuivre les gens.
00:19:01Ok, très bien.
00:19:02Mais alors, dans ce cas-là,
00:19:02on interdit la kippa
00:19:04pour les personnes
00:19:05de confession juive
00:19:06et on interdit la croix
00:19:08ostensiblement portée
00:19:09pour les personnes catholiques.
00:19:10C'était dans le premier projet
00:19:11de Marine Le Pen.
00:19:13Ça a été longtemps,
00:19:14jusqu'en 2021,
00:19:15je crois.
00:19:15Elle était favorable aussi
00:19:18à l'interdiction
00:19:19d'autres signes religieux,
00:19:21y compris la kippa.
00:19:22Merci beaucoup, Baptiste,
00:19:23d'avoir participé
00:19:24à la conversation
00:19:24au 0826 300 300.
00:19:26Je vous souhaite
00:19:26une bête journée.
00:19:27C'est vrai,
00:19:27ce que dit Baptiste,
00:19:29c'est un peu
00:19:29le premier élément
00:19:30de la conversation
00:19:31tout à l'heure.
00:19:31C'est-à-dire qu'une majorité
00:19:33de Français serait
00:19:33pour que la religion
00:19:34soit vraiment absente,
00:19:35on va dire,
00:19:36de l'espace public en général.
00:19:38Mais si on commence
00:19:39tout d'un coup
00:19:39à viser peut-être
00:19:40une religion
00:19:41plus qu'une autre,
00:19:42derrière,
00:19:43on va faire du cas
00:19:44du cas par cas
00:19:45et on risque
00:19:46de se retrouver
00:19:46dans une situation
00:19:47extrêmement complexe.
00:19:48Et ça serait
00:19:48inconstitutionnel.
00:19:50Et c'est bien
00:19:51pour cette raison
00:19:52qu'il y a un vrai sujet
00:19:53sur la définition
00:19:53des termes à employer
00:19:54quand on pose la question.
00:19:55Parce qu'on voit bien
00:19:56où est-ce que ça renvoie le débat.
00:19:57Moi, je trouve
00:19:58que ce qui est très intéressant
00:19:58dans la séquence
00:19:59qu'on est en train de vivre
00:20:00avec Marine Le Pen,
00:20:02post-décision de justice,
00:20:03c'est,
00:20:04je voudrais revenir
00:20:04sur ce qu'on disait
00:20:05tout à l'heure,
00:20:05c'est cette notion
00:20:06de réappropriation du récit.
00:20:08Pour moi,
00:20:09justement,
00:20:09ce débat-là,
00:20:10la façon dont il vient
00:20:11s'ancrer aujourd'hui
00:20:12et cette proposition-là,
00:20:14elle vient en plus
00:20:15de la réappropriation
00:20:17par Marine Le Pen
00:20:17de son récit à elle
00:20:19post-épisode judiciaire.
00:20:20Et on l'a vu tout de suite,
00:20:22c'est-à-dire qu'elle est rentrée
00:20:23tout de suite sur le terrain,
00:20:25elle est allée au marché
00:20:25derrière cette annonce.
00:20:26Et en fait,
00:20:27il y a vraiment ce côté
00:20:28qui va en résonance
00:20:29avec son affiche
00:20:31« La France,
00:20:32la Renaissance »,
00:20:33c'est comment elle renaît
00:20:34elle-même
00:20:34de tout cet épisode
00:20:35et comment elle se réapproprie
00:20:37en fait
00:20:37tout son récit politique.
00:20:38Et pour moi,
00:20:39cette question-là,
00:20:40elle participe en fait
00:20:41à cette définition
00:20:41de ce récit
00:20:42pour exister,
00:20:43pour montrer que
00:20:44elle va tout se réapproprier,
00:20:45elle va aller dans sa ligne,
00:20:46elle va continuer à exister
00:20:47parce que jusqu'à présent,
00:20:48elle n'avait plus les mains
00:20:49ces derniers mois,
00:20:50elle n'avait plus vraiment
00:20:50les mains sur ce récit.
00:20:51C'est ça.
00:20:52Totalement libre.
00:20:52Moi, ça me rassurait
00:20:53si elle repart dans la même façon
00:20:55dont elle a fait
00:20:56les deux dernières campagnes
00:20:56vu le résultat.
00:20:57Je ne suis pas certain
00:20:58que ce soit une très bonne chose
00:20:59d'un point de stratégie politique.
00:21:01Par rapport à moi,
00:21:02à ma famille politique,
00:21:04ça va dans le bon sens
00:21:05mais sans faire de psychologie,
00:21:06est-ce que ça veut dire
00:21:07si elle se revient
00:21:08dans ses retranchements,
00:21:10est-ce que c'est le bruit
00:21:10qui court aussi
00:21:11du elle est candidate,
00:21:13dans tous les cas
00:21:14elle propose des trucs infaisables,
00:21:15elle sait qu'elle ne gagnera pas.
00:21:16Si une présidence,
00:21:17elle sait instaurer de l'autorité
00:21:19donc pas trop de référendum
00:21:22puisse concilier les Français,
00:21:23élargir,
00:21:24avoir une majorité de Français,
00:21:25très honnêtement,
00:21:26c'est un peu étrange
00:21:27de commencer par cette proposition.
00:21:29Non, elle ne commence pas.
00:21:30Je suis désolé de t'interrompre.
00:21:32Pas de soucis.
00:21:32Ce qui est intéressant,
00:21:34c'est...
00:21:34C'est le tempo médiatique,
00:21:35va nous dire,
00:21:35c'est la manière
00:21:37dont le récit nous arrive.
00:21:38Il ne nous arrive pas
00:21:38par l'ERN.
00:21:39L'ERN ne vient pas sortir
00:21:40un doc en disant
00:21:41« Ah, au fait,
00:21:41les amis,
00:21:43ce sont des fuites,
00:21:46neufs... »
00:21:46Ce sont des fuites,
00:21:47dit Arnaud Stéphan
00:21:48avec de gros guillemets.
00:21:51Des fuites
00:21:52de ce qui serait passé
00:21:54au séminaire
00:21:56du Rassemblement National
00:21:57il y a quelques jours
00:21:57où les équipes
00:21:58se sont dit
00:21:58« Bon, on va aller là-dessus,
00:21:59là-dessus, là-dessus. »
00:22:00Je rappelle
00:22:01qu'on vient de sortir
00:22:02d'une école
00:22:02où il y avait des équipes,
00:22:05ils étaient déjà
00:22:05en train de prendre
00:22:06des appartements,
00:22:07de regarder,
00:22:08de changer éventuellement
00:22:09le modèle de voiture
00:22:10et résultat des courses,
00:22:11patatras,
00:22:13ce n'est pas le bon candidat
00:22:14qui arrive.
00:22:15Je pense aussi
00:22:16qu'il y a quelques...
00:22:17Ce contexte doit jouer.
00:22:18Ça change actuellement
00:22:20depuis le 15 juillet.
00:22:21Ça change de séminaire
00:22:23Arnaud Stéphan
00:22:24depuis le 15 juillet.
00:22:24Il y a un autre séminaire
00:22:25en cours justement
00:22:26avec ce qu'on appelle
00:22:27les gardes rapprochés
00:22:27des deux tandems.
00:22:29Enfin, du tandem,
00:22:30c'est-à-dire
00:22:30Jardin Bardella,
00:22:30Marine Le Pen,
00:22:31là aussi...
00:22:31Deux tandems,
00:22:32c'est bizarre.
00:22:32Oui, deux tandems,
00:22:33c'est bizarre.
00:22:34Surtout, ça fait quatre places
00:22:35à la fin sur un vélo
00:22:36et ça fait beaucoup de tandems.
00:22:37On continue d'avancer
00:22:38en tandem,
00:22:39en vélo,
00:22:39enfin, je ne sais pas
00:22:40où, mais comme vous voulez,
00:22:41jusqu'à midi sur Sud Radio
00:22:430826 300 300.
00:22:44Ça, c'était le premier sujet.
00:22:45Le deuxième va continuer
00:22:46à causer politique
00:22:47alors qu'une fois de plus,
00:22:48la liste des candidats
00:22:49semble s'allonger.
00:22:50Tout à l'heure,
00:22:50Brice Socol parlait
00:22:51de l'importance d'un projet.
00:22:52Visiblement,
00:22:52il n'y a quelqu'un
00:22:53qui l'a compris.
00:22:54Ça, c'est Bernard Cazeneuve,
00:22:55figure politique, je crois,
00:22:56assez identifiée
00:22:57de la part des Français
00:22:57qui a adressé une lettre
00:22:59en leur disant
00:23:00en somme,
00:23:01tiens, voilà ce que je pense,
00:23:02voilà ce qu'on pourrait faire ensemble.
00:23:03Après tout,
00:23:04Bernard Cazeneuve,
00:23:04notamment quand on voit
00:23:05le paysage à gauche,
00:23:06pourquoi pas lui,
00:23:07amis auditeurs,
00:23:08pourquoi pas
00:23:09de la belle cravate,
00:23:10de la belle chemise,
00:23:11de la belle chaussette rouge,
00:23:12du beau chapeau
00:23:12et du beau parapluie ?
00:23:13Je vous pose la question.
00:23:150826 300 300,
00:23:17Bernard Cazeneuve,
00:23:17le sauveur de la gauche
00:23:18et allons-y,
00:23:19pourquoi pas de la France ?
00:23:20Là aussi,
00:23:21j'attends vos réactions
00:23:21au 0826 300 300.
00:23:23A tout de suite.
00:23:26Sud Radio,
00:23:27les débats de l'été,
00:23:2910h-13h,
00:23:30Maxime Liedot.
00:23:31On sent que c'est
00:23:32l'émission du vendredi,
00:23:33quand même.
00:23:340826.
00:23:35300 300,
00:23:36on poursuit les échanges,
00:23:37les débats,
00:23:38on a parlé de Marine Le Pen,
00:23:39on va parler d'un autre candidat
00:23:40avant qu'on évoque
00:23:41d'ici une petite demi-heure
00:23:42la situation des mariages
00:23:43en France.
00:23:44Figurez-vous qu'ils sont
00:23:45de moins en moins nombreux,
00:23:46contrairement à ce qu'on pourrait
00:23:46penser parfois
00:23:47en les voyant se multiplier,
00:23:48notamment avec des émissions,
00:23:50dans les médias,
00:23:50avec des tendances
00:23:51sur les réseaux sociaux.
00:23:52Eh bien, figurez-vous
00:23:53qu'on préfère le pacte,
00:23:54c'est beaucoup plus facile.
00:23:55Non, le mariage,
00:23:56ça ne nous intéresse pas
00:23:57ou alors beaucoup plus tard.
00:23:58Même quand on fait des enfants,
00:23:59le mariage n'est plus
00:24:00tellement obligatoire.
00:24:00La question qu'on vous pose
00:24:01ce matin,
00:24:02est-ce que le mariage
00:24:02est démodé
00:24:03et dépassé en France
00:24:04après tout 100% de divorce ?
00:24:06C'est parce qu'il y a eu
00:24:06un moment, un mariage ?
00:24:08Est-ce qu'aujourd'hui,
00:24:08on ne le sacralise plus
00:24:09comme avant ?
00:24:10Est-ce que c'est ringard le mariage ?
00:24:11Tiens, est-ce que vous êtes marié ?
00:24:12Vous l'avez regretté ?
00:24:13Au contraire, vous êtes marié.
00:24:14Et alors aujourd'hui,
00:24:15c'est quand même une source
00:24:16de bonheur absolue.
00:24:17Vous êtes en droit
00:24:18de nous passer un coup de fil
00:24:19au 0826 300 300.
00:24:21Mais en parlant de mariage,
00:24:22tiens, avec la France,
00:24:23notamment,
00:24:24c'est tout un métier.
00:24:27Mariage avec la France,
00:24:28on parle d'un candidat
00:24:29qui a déjà la tenue du marié,
00:24:30c'est la cravate,
00:24:31c'est le costume impeccable.
00:24:33C'est Bernard Cazeneuve
00:24:33qui, dans le Parisien
00:24:34aujourd'hui en France,
00:24:35décide de soumettre
00:24:36un projet aux Français,
00:24:37une lettre où il dévoile
00:24:39sa vision de la France
00:24:41avec de l'écologie,
00:24:42de la justice sociale,
00:24:43une définition de sa propre vision,
00:24:46de son projet
00:24:47qui semble être clair,
00:24:47contrairement à beaucoup d'autres.
00:24:48Et la question qu'on vous pose,
00:24:49elle est simple,
00:24:50c'est après tout,
00:24:51pourquoi pas Bernard Cazeneuve
00:24:52à la tête de l'État ?
00:24:53Il pourrait peut-être
00:24:54être le sauveur de la gauche
00:24:55et pourquoi pas de la France ?
00:24:570826 300 300,
00:24:59j'attends vos avis,
00:25:00amis auditeurs,
00:25:01en commençant,
00:25:01notamment,
00:25:02à intervenir
00:25:03après l'intervention
00:25:04de Brice Socol.
00:25:05Merci.
00:25:06Je vous en prie.
00:25:07Pourquoi pas Bernard Cazeneuve ?
00:25:08Si je peux être utile,
00:25:09je le serai.
00:25:10Ce n'est pas moi.
00:25:10C'est Bernard Cazeneuve
00:25:11qui l'a écrit
00:25:12dans ce courrier.
00:25:15Il fait partie,
00:25:16aux côtés de
00:25:17Raphaël Glucksmann,
00:25:19de François Hollande,
00:25:19de ce qu'on appelle
00:25:20cette gauche social-démocrate.
00:25:21Vous oubliez Karim Boamrad aussi.
00:25:23Jérôme Gage ?
00:25:24Absolument.
00:25:24Ils sont nombreux
00:25:25dans cet espace social-démocrate.
00:25:26La question que je me pose,
00:25:28c'est que représente
00:25:29aujourd'hui
00:25:30cet espace social-démocrate ?
00:25:31Quel est son électorat ?
00:25:33Quels sont ses thèmes
00:25:34et quelles sont ses valeurs ?
00:25:35Le vrai sujet,
00:25:36il est là aujourd'hui.
00:25:37Parce que que ce soit
00:25:38Glucksmann,
00:25:39François Hollande,
00:25:40M. Cazeneuve,
00:25:41ils sont un peu interchangeables.
00:25:43Je mets au-dessus,
00:25:43évidemment,
00:25:44du lot
00:25:45François Hollande
00:25:46parce qu'il a été
00:25:46président de la République,
00:25:47parce que c'est
00:25:48un redoutable
00:25:50combattant
00:25:50en campagne électorale,
00:25:51parce qu'il est en train
00:25:52de préparer une campagne.
00:25:54Il travaille sérieusement
00:25:55un certain nombre de thèmes.
00:25:58Il a une notoriété.
00:26:00Il est connu des Français.
00:26:01Il aime les Français.
00:26:02Il aime la France.
00:26:03Je pense que c'est important
00:26:03parce que lorsqu'on parle
00:26:04des candidats,
00:26:05moi je relisais
00:26:07un texte de Pompidou
00:26:08qui disait en fait
00:26:09qu'il faut aimer les Français.
00:26:11Il faut aimer les Français.
00:26:12Et c'est important.
00:26:13Et il faut que les Français
00:26:14le ressentent.
00:26:15Je pense que François Hollande
00:26:17fait partie de ces candidats
00:26:18qui aiment la France
00:26:19et qui aiment la France.
00:26:20Magali Vicente.
00:26:21Moi, je rebondis totalement
00:26:23et on voit bien.
00:26:24Déjà, le fait de dire
00:26:26pourquoi pas lui,
00:26:27ça en dit beaucoup
00:26:28sur le manque
00:26:29de leaders incarnés
00:26:30sur les présidentielles
00:26:31de 2027.
00:26:32Actuellement.
00:26:33Après, un autre point
00:26:35élément clé
00:26:36que je trouve,
00:26:36c'est que vous avez parlé
00:26:37et vous avez dit
00:26:38qu'il faut aimer les Français.
00:26:39Ce que je remarque
00:26:40dans tous les candidats,
00:26:41parce que j'ai été
00:26:42tous suivis en meeting
00:26:43et j'ai analysé chacun
00:26:44leur meeting
00:26:44et de quoi ils parlent
00:26:45et comment,
00:26:46c'est qu'en fait,
00:26:46ils sont tous sur la séquence
00:26:48de la France.
00:26:49Aimer la France,
00:26:50parler de la France.
00:26:51Mais qui parle des Français ?
00:26:52Qui parle réellement
00:26:54de ce que vivent les Français ?
00:26:55Et au-delà de ça,
00:26:56effectivement,
00:26:57l'enjeu,
00:26:57c'est de transformer
00:26:59la crédibilité
00:27:00en espérance ressentie
00:27:02parce qu'il est là.
00:27:03La déconnexion,
00:27:04elle vient de ce manque
00:27:05de connexion
00:27:07sur la dimension
00:27:07de confiance et d'émotion.
00:27:09Comment on fait
00:27:10pour aujourd'hui ?
00:27:11Quel candidat va être...
00:27:11Rétisser le lien,
00:27:12fabriquer le lien
00:27:13avec les Français.
00:27:14Il faut de l'émotion.
00:27:14Faire en sorte
00:27:15qu'ils puissent ressentir
00:27:16cette confiance
00:27:17parce qu'aujourd'hui,
00:27:18ok, on a un programme,
00:27:19on a des idées,
00:27:20mais plus personne
00:27:20n'y croit en fait.
00:27:21Et c'est comment
00:27:22ils vont susciter
00:27:23cette espérance
00:27:24en termes d'émotion
00:27:25et pour l'instant,
00:27:26la notion de leader,
00:27:27elle n'existe pas.
00:27:28Certains candidats
00:27:29ont commencé,
00:27:29moi je l'ai décrit,
00:27:31Gabriel Attal a commencé
00:27:32sur la dimension
00:27:32de connexion
00:27:33avec les yeux,
00:27:34il se passe des choses.
00:27:35Pour l'instant,
00:27:35ils sont tous sur le terrain,
00:27:37beaucoup en retrait.
00:27:38Ils vont à la rencontre
00:27:40des chefs d'entreprise,
00:27:41chacun se dit
00:27:42je vais faire mes petites rencontres
00:27:43avec le monde économique,
00:27:44mais ça ne crée pas
00:27:45de l'émotion.
00:27:46Le lien avec les Français
00:27:47en effet sur le terrain.
00:27:48Ergune, toi par exemple.
00:27:50Dans le lien avec les Français,
00:27:51je pense que
00:27:52Bernard Cazeneuve
00:27:53a des traits
00:27:54de caractère politique
00:27:55qui conviennent bien
00:27:56à la séquence.
00:27:57Il fait sérieux,
00:27:58il a la compétence,
00:28:00il est plutôt sobre.
00:28:01Il a eu des responsabilités
00:28:03dans les moments difficiles.
00:28:04Ministre de l'Intérieur
00:28:05pendant les attentats,
00:28:06puis Premier ministre.
00:28:07Et on parlait d'émotion,
00:28:08ça fait partie des moments
00:28:10dans l'histoire récente du pays
00:28:11qui créent un lien
00:28:12quand même plus que singulier
00:28:13avec le politique.
00:28:14Exactement.
00:28:14Maintenant,
00:28:15est-ce que c'est suffisant
00:28:15pour une campagne présidentielle ?
00:28:17La réponse pour moi est non,
00:28:18tout simplement parce que
00:28:19les qualités personnelles
00:28:20ne font pas une réussite
00:28:21de campagne
00:28:22et surtout,
00:28:23ça n'atteint pas
00:28:23le deuxième objectif
00:28:24d'aller chercher
00:28:25une majorité
00:28:25et d'aller chercher
00:28:26un rassemblement.
00:28:27Et je pense que c'est ça
00:28:27la maladie
00:28:28de ce centre-gauche
00:28:30et de cette social-démocratie,
00:28:31c'est-à-dire avoir
00:28:32une multitude de profils
00:28:33très intéressants,
00:28:34très compétents
00:28:35avec irréprochables
00:28:37d'un point de vue
00:28:38probité,
00:28:39compétence ou autre.
00:28:40Mais par contre,
00:28:41politiquement,
00:28:41il n'y a absolument
00:28:42aucune structure
00:28:43qui arrive à chapeauter
00:28:44organisationnellement.
00:28:44C'est pour ça qu'on a
00:28:45beaucoup de petites chapelles
00:28:46et je pense que
00:28:47le plus gros défaut
00:28:48de ce multitude de candidatures
00:28:50qui ont plein de qualités,
00:28:51c'est qu'ils n'arrivent pas
00:28:52à dépasser
00:28:53les bornes
00:28:54de leur périmètre traditionnel.
00:28:56Et c'était un peu
00:28:56le big man
00:28:57de l'électorat
00:28:58de cette électorat
00:28:59pendant les deux dernières
00:29:00élections présidentielles
00:29:00de la voter pour Emmanuel Macron.
00:29:02Donc la bataille
00:29:03est un peu là-dessus.
00:29:03Qui va réussir
00:29:04à aller chercher ça ?
00:29:05Et il y a une autre partie aussi
00:29:07qui se retrouve par contre elle
00:29:08derrière la candidature
00:29:09de Gabriel Attal
00:29:09qui n'est pas
00:29:10100% social-démocrate
00:29:12mais qui a cette notion
00:29:13un peu de dépassement
00:29:13qui touche la famille
00:29:15de centre-gauche
00:29:15et qui va aussi chercher
00:29:16des soutiens
00:29:17du côté du centre-gauche.
00:29:18Donc aujourd'hui,
00:29:18Bernard Cazeneuve
00:29:19est-il légitime ?
00:29:20Oui.
00:29:21Est-ce serait suffisant
00:29:22pour mettre en place
00:29:23un programme social-démocrate
00:29:24de gagner l'élection présidentielle ?
00:29:25Malheureusement, non.
00:29:26Il faut, je pense,
00:29:27à un moment donné
00:29:27prendre conscience aussi
00:29:28des risques qu'il y a derrière.
00:29:29Amis auditeurs,
00:29:29on parle de quelqu'un
00:29:30qui, s'il n'est pas encore
00:29:31totalement sur la ligne de départ,
00:29:33en tout cas,
00:29:33s'est mis en position
00:29:35d'être prêt à courir
00:29:35au moment où le pistolet
00:29:37retentira sur la piste
00:29:38d'athlétisme
00:29:38en visant 2027.
00:29:40C'est Bernard Cazeneuve.
00:29:41Après tout,
00:29:41pourquoi pas lui ?
00:29:42C'est la question qu'on se pose
00:29:43au 0826 300 300.
00:29:45Je prenais un malin plaisir
00:29:46depuis le début
00:29:47de cette conversation
00:29:48à ne pas poser la question
00:29:49à Arnaud Stéthorne.
00:29:50Donc je voulais
00:29:51qu'il clôture
00:29:51ce premier tour de table.
00:29:52Allez-y Arnaud.
00:29:54Pourquoi pas lui ?
00:29:54Parce que je sens
00:29:55que vous êtes attiré
00:29:55par l'homme.
00:29:57Le président Pompidou
00:29:58aimait les Français,
00:29:59il aimait la poésie.
00:30:00L'anthologie magnifique,
00:30:02faut-il encore le rappeler ?
00:30:02Il aimait un peu moins
00:30:03l'architecture.
00:30:04Oui, oui.
00:30:07Je vois.
00:30:07D'accord,
00:30:08on s'en souvient.
00:30:09Comme quoi,
00:30:10on peut laisser aussi...
00:30:11Et ça blesse.
00:30:12Et ça blesse.
00:30:13Ça fait mal.
00:30:14Ça fait mal.
00:30:15En tout cas,
00:30:15moi,
00:30:16j'ai encore mal à la France
00:30:16quand vous passez
00:30:17de ce côté d'Elysée
00:30:18avec ce plafond
00:30:19encore un peu...
00:30:20Il y en a eu d'autres.
00:30:23Bref.
00:30:25Ça, c'était pour
00:30:25la petite blagounette.
00:30:29Le problème de Cazeneuve,
00:30:31oui,
00:30:32grand serviteur de l'État,
00:30:33il incarne le sérieux,
00:30:35etc.
00:30:36Pour être candidat
00:30:36avec son présidentiel,
00:30:37c'est pas ça.
00:30:39Voilà.
00:30:39Il faut...
00:30:40Et là,
00:30:40je rejoins ma voisine.
00:30:43Il faut non seulement
00:30:44incarner le rassembleur,
00:30:47il faut non seulement
00:30:48incarner le père
00:30:49ou la mère de la nation,
00:30:51il faut créer un lien
00:30:53et il faut créer
00:30:54de l'adhésion
00:30:55et que les gens
00:30:56aient envie...
00:30:57On va pas mourir
00:30:59pour un point de PIB.
00:31:00Voilà.
00:31:00Très sérieusement.
00:31:03Mais c'était aussi
00:31:04le défaut
00:31:04d'Éric Zemmour
00:31:06pendant sa campagne.
00:31:06On peut pas prendre
00:31:07non plus le pont d'Arcole
00:31:07tous les jours.
00:31:08Donc,
00:31:08il faut trouver
00:31:09cette espèce
00:31:10de chemin
00:31:12extrêmement fin
00:31:13où à la fois
00:31:14on montre
00:31:15de la compétence,
00:31:16on crée
00:31:17de l'adhésion
00:31:18en créant
00:31:19un lien particulier
00:31:21avec les électeurs.
00:31:23Enfin,
00:31:23il faut être hors norme
00:31:24pour être candidat
00:31:25à l'élection présidentielle,
00:31:26en fait.
00:31:26Il y a des trous de souris
00:31:27quelquefois.
00:31:28Il y a des personnes.
00:31:29Emmanuel Macron
00:31:30a vendu
00:31:31une histoire
00:31:32à un moment
00:31:33où on sortait
00:31:35de François Hollande
00:31:37qui lui-même
00:31:37avait succédé
00:31:39à Nicolas Sarkozy
00:31:41avec une pratique
00:31:42de la politique
00:31:43qui était fatiguée.
00:31:44Les affaires,
00:31:45les bêtises,
00:31:46un manque d'incarnation
00:31:47justement
00:31:49et il a voulu
00:31:50créer ce dépassement.
00:31:51Donc,
00:31:51les gens sont partis
00:31:52sur cette idée.
00:31:53Tout d'un coup,
00:31:53la jeunesse,
00:31:54il y avait un projet,
00:31:55il y avait quelque chose
00:31:56où on se sentait
00:31:57emporté.
00:31:58Et puis,
00:31:59patatras,
00:31:59au bout de cinq ans,
00:32:01les résultats ne sont pas...
00:32:02La promesse,
00:32:03comme on dit en communication,
00:32:04n'y est pas
00:32:06et les gens sont désespérés
00:32:08et je ne pense pas
00:32:09que des candidats
00:32:11avec des allures
00:32:12comme M. Kluxmann
00:32:13ou comme d'autres,
00:32:17d'ailleurs,
00:32:18à gauche
00:32:18ou au centre-droit
00:32:20arrivent
00:32:20à incarner
00:32:21ce qui est
00:32:22le ferment
00:32:23de la Vème République.
00:32:24C'est ce rendez-vous
00:32:25tout à fait particulier
00:32:26d'un homme
00:32:27ou d'une femme
00:32:28avec le peuple.
00:32:30Ce n'est pas
00:32:30le rendez-vous
00:32:31d'un haut fonctionnaire
00:32:32ou d'un monsieur
00:32:32tout gris
00:32:34avec ses tableaux Excel
00:32:35et qui va dire
00:32:36c'est normal,
00:32:37je suis plus compétent
00:32:38donc élisez-moi.
00:32:38Ce n'est pas ça
00:32:39qu'on attend.
00:32:39Les gens,
00:32:40ils ont envie
00:32:40d'être emportés,
00:32:41emmenés.
00:32:41Il faut qu'ils arrivent
00:32:44à comprendre
00:32:44qu'expliquer
00:32:45pourquoi il y a
00:32:46de l'espoir,
00:32:46c'est bien
00:32:47mais aujourd'hui
00:32:48on n'en est plus là.
00:32:49C'est faire ressentir
00:32:50cet espoir.
00:32:51Je le vois chaque semaine
00:32:53parce que je demande
00:32:54aux citoyens
00:32:55de m'envoyer des vocaux
00:32:56sur ce qu'ils ressentent,
00:32:57sur les émotions,
00:32:58sur ce qu'ils ont besoin,
00:32:59les attentes
00:33:00par rapport aux politiques
00:33:01et je le confronte
00:33:02au décalage
00:33:03de la parole politique
00:33:04chaque semaine
00:33:05et c'est impressionnant.
00:33:06Quand je le fais
00:33:07écouter directement
00:33:08aux politiques en question,
00:33:09là,
00:33:10il se passe quelque chose
00:33:11émotionnellement.
00:33:12Pour moi,
00:33:12la vraie barrière
00:33:13elle vient de l'individu.
00:33:14On voit bien
00:33:15que dans les meetings
00:33:15ils ont tous essayé
00:33:16à un moment donné
00:33:17de casser cette barrière
00:33:19un petit peu institutionnelle
00:33:21pour donner de leur personne.
00:33:22Mais ils l'ont loupé.
00:33:23Edouard Philippe,
00:33:24il a parlé quelque part
00:33:26de lui
00:33:26mais en fait
00:33:27il a parlé de lui
00:33:28en mode Wikipédia
00:33:29c'est-à-dire qu'il nous a fait
00:33:29un listing de son CV
00:33:31et parler de légitimité
00:33:33ce n'est pas parler
00:33:34de qui je suis.
00:33:35La légitimité,
00:33:36au contraire,
00:33:37c'est mettre
00:33:38quand on parle trop
00:33:39de sa légitimité
00:33:40c'est que quelque part
00:33:40on ne se sent pas légitime.
00:33:42Bruno Retailleau
00:33:42lors de son meeting
00:33:43a parlé 15 minutes
00:33:4415 minutes
00:33:45il a donné la parole
00:33:46pour sa légitimité
00:33:47mais ce n'est pas ça
00:33:48en fait que les gens
00:33:49ils attendent.
00:33:49Il faut casser cette barrière
00:33:51il faut qu'ils donnent accès
00:33:52un peu plus à eux
00:33:53à leurs émotions
00:33:54à ce qu'ils ressentent
00:33:55et surtout qu'ils disent
00:33:56aux Français
00:33:56qu'ils comprennent
00:33:58ce que les Français ressentent.
00:34:00Justement,
00:34:00vous parlez des Français
00:34:01les Français nous écoutent aussi
00:34:030826 300 300
00:34:04est-ce que Bernard Cazeneuve
00:34:05après tout
00:34:06en tant que potentiel futur
00:34:07candidat en 2027
00:34:08la question qu'on peut se poser
00:34:09c'est vrai
00:34:10pourquoi pas lui
00:34:11il a exercé le pouvoir
00:34:12il a été identifié
00:34:13on parle tout à l'heure
00:34:14d'émotions
00:34:15de sentiments
00:34:15de liens
00:34:16qui ont pu être créés
00:34:17avec les Français
00:34:17les périodes difficiles
00:34:18par lesquelles on est passé
00:34:19notamment durant l'année 2015
00:34:20il était en première ligne
00:34:22est-ce que Bernard Cazeneuve
00:34:23ne ferait pas un candidat
00:34:25satisfaisant
00:34:25après tout
00:34:26pourquoi pas lui
00:34:26c'est la question qu'on vous pose
00:34:280826 300 300
00:34:29à tout de suite
00:34:29sur Sud Radio
00:34:31Sud Radio
00:34:33parlons
00:34:34vrai
00:34:35Sud Radio
00:34:36les débats de l'été
00:34:3810h-13h
00:34:39Maxime Liedot
00:34:430826 300 300
00:34:44on parle de choses très sérieuses ici
00:34:46figurez-vous
00:34:46parce qu'on parle de la France
00:34:48de l'état français
00:34:49rien que ça
00:34:49et de la future personne
00:34:51qui pourrait éventuellement
00:34:51le ou la diriger
00:34:52on parle de Bernard Cazeneuve
00:34:54qui en tout cas se positionne
00:34:55sur la ligne de départ
00:34:56avec une lettre
00:34:57adressée aux français
00:34:58parce que lui
00:34:58il estime qu'on commence
00:34:59par le projet
00:35:00avant les personnes
00:35:01donc il a des idées
00:35:02il en parle dans une lettre
00:35:03il donne une grande interview
00:35:05dans le Parisien
00:35:06aujourd'hui en France
00:35:06et la question qu'on se pose
00:35:07c'est que quand on voit
00:35:08l'état de la gauche
00:35:08quand on voit l'état
00:35:10de la politique en général
00:35:11quand on voit les candidats
00:35:12qui se déclarent
00:35:13en se disant
00:35:14pourquoi finalement
00:35:15est-ce que
00:35:16quand on entend
00:35:17quand on regarde
00:35:17quand on écoute
00:35:18Bernard Cazeneuve
00:35:19on n'a pas le droit
00:35:19de se demander
00:35:19pourquoi pas lui
00:35:210826 300 300
00:35:22bonjour Xavier
00:35:24bonjour Maxime
00:35:25bonjour Sud Radio
00:35:26merci beaucoup
00:35:26d'être avec nous Xavier
00:35:27alors vous
00:35:28après tout
00:35:29est-ce que
00:35:29Bernard Cazeneuve
00:35:30ça vous tente pas ?
00:35:32ça me tente autant
00:35:33que Casimir
00:35:34ou Zavata
00:35:35c'est un peu la même
00:35:36c'est la candidature
00:35:39Casimir portait quand même
00:35:40beaucoup moins bien
00:35:41le costume 3 à 3 boutons
00:35:42si je peux me permettre
00:35:43c'est vrai
00:35:44c'est vrai
00:35:44c'est vrai
00:35:44non mais c'est une candidature
00:35:46un peu fantaisiste
00:35:47mais ça fait plaisir
00:35:48pourquoi fantaisiste ?
00:35:49Xavier le mot est pas anodin
00:35:50pourquoi fantaisiste ?
00:35:52parce que
00:35:53je pense que c'est très bien
00:35:54parce que
00:35:54c'est un ancêtre
00:35:55de la Hollandie
00:35:56que tous les hollandistes
00:35:58sont quand même
00:35:59carrément grillés
00:36:00auprès de la gauche
00:36:01enfin des électeurs de gauche
00:36:02alors après
00:36:03ils peuvent faire plaisir
00:36:04au centre droit
00:36:05sur un deuxième tour
00:36:07mais
00:36:07il n'ira jamais
00:36:09au deuxième tour
00:36:09moi je pense que
00:36:10sa candidature
00:36:10c'est juste pour
00:36:12maintenir
00:36:13continuer sa carrière politique
00:36:14c'est un calcul
00:36:16pour s'assurer
00:36:18le coup d'après
00:36:19le coup d'après
00:36:20peut-être prendre un leadership
00:36:21au parti socialiste
00:36:22peut-être s'assurer
00:36:23une circonscription
00:36:25mais en aucun cas
00:36:26vous pensez vraiment
00:36:27que c'est la mentalité
00:36:28de Bernard Cazeneuve
00:36:29parce qu'après tout
00:36:29on ne peut pas dire
00:36:30qu'il soit si fan que ça
00:36:31des médias
00:36:32et de la petite popole
00:36:33il s'est toujours tenu
00:36:34plus ou moins en retrait
00:36:34est-ce que vous
00:36:35ne décelez pas chez lui
00:36:36quand même une part
00:36:37de sincérité
00:36:37Xavier ?
00:36:39alors si c'est une part
00:36:40de sincérité
00:36:41grand bien lui fasse
00:36:42le problème
00:36:42c'est que du coup
00:36:43c'est une sincérité
00:36:44qui est tout à fait
00:36:45délirante
00:36:46c'est-à-dire que
00:36:46la personne n'est pas
00:36:47du tout consciente
00:36:49de l'état politique
00:36:50de la France
00:36:51et de ce qu'attend
00:36:52ce qu'attend le peuple de gauche
00:36:54s'il s'adresse aux électeurs
00:36:55de gauche
00:36:55évidemment à une présidentielle
00:36:57on s'adresse à tous les français
00:36:58mais au premier tour
00:36:59on s'adresse d'abord
00:37:00et avant tout
00:37:00au peuple de gauche
00:37:02pour qu'on ait de gauche
00:37:03donc là il n'a aucune chance
00:37:05il ne fera même pas 5%
00:37:06enfin ça va être
00:37:07mais on passe 5%
00:37:08bon bah écoutez
00:37:08je le note sur un petit post-it
00:37:09mon cher Xavier
00:37:10et quand on avancera
00:37:11dans les mois
00:37:12je me rappellerai de Xavier
00:37:13qui avait prédit 5%
00:37:14éventuellement pour Bernard Cazeneuve
00:37:16merci beaucoup
00:37:17et 9% pour
00:37:19comment s'appelle-t-il
00:37:20pour le patron de LR
00:37:22le Max du Max
00:37:23le Max du Max
00:37:24de Paris
00:37:25que je noterai sur un post-it
00:37:26belle journée à vous Xavier
00:37:26merci de nous avoir passé
00:37:27un coup de filbris-socol
00:37:29ce qui est intéressant
00:37:29dans la lettre
00:37:30de Bernard Cazeneuve
00:37:31c'est qu'en fait
00:37:32Bernard Cazeneuve
00:37:33comme François Hollande
00:37:35comme Raphaël Gluchman
00:37:36se définissent
00:37:37d'abord par rapport
00:37:38à Jean-Luc Mélenchon
00:37:39on dit souvent
00:37:40c'est la gauche
00:37:41anti-mélenchoniste
00:37:42on ne dit pas
00:37:43c'est la gauche sociale
00:37:44on ne dit pas
00:37:45c'est la gauche libérale
00:37:45on ne dit pas
00:37:46c'est la gauche européenne
00:37:47bien que lui
00:37:47Bernard Cazeneuve
00:37:48se définisse dans la
00:37:49si je suis parisien
00:37:49de façon assez étonnante
00:37:50parce qu'on pensait
00:37:51que c'était quelque chose
00:37:51de foutu en France
00:37:52comme un véritable
00:37:53social-démocrate
00:37:54oui
00:37:55et c'est là où
00:37:56ils veulent tous
00:37:57créer la rupture
00:37:58avec Jean-Luc Mélenchon
00:37:59parce que Jean-Luc Mélenchon
00:38:00aujourd'hui
00:38:00c'est lui qui a préhenté
00:38:02toutes les grandes thématiques
00:38:03qu'avait la gauche
00:38:04ces 20 dernières années
00:38:05et donc ils sont obligés
00:38:07contraints
00:38:07de se positionner
00:38:08parce qu'ils ne partagent pas
00:38:09son rapport
00:38:10à la violence verbale
00:38:12son rapport
00:38:13aux institutions
00:38:14son rapport
00:38:15parfois
00:38:16certains
00:38:17autour de
00:38:18Jean-Luc Mélenchon
00:38:19à l'antisémitisme
00:38:20etc
00:38:20etc
00:38:21et donc
00:38:22cette gauche là
00:38:23elle veut exister
00:38:24légitimement
00:38:25parce qu'elle a
00:38:26une histoire
00:38:27dans ce pays
00:38:27elle ne représente pas
00:38:28les valeurs
00:38:29qui sont celles
00:38:30aujourd'hui
00:38:30prônées ou portées
00:38:32par
00:38:32Jean-Luc Mélenchon
00:38:34et donc
00:38:34toutes leurs difficultés
00:38:35c'est d'abord
00:38:36de s'unir
00:38:37de trouver un leader
00:38:37de trouver
00:38:39un espace programmatique
00:38:40et puis de trouver
00:38:41des électeurs
00:38:42parce qu'aujourd'hui
00:38:43quand on questionne
00:38:44des électeurs de gauche
00:38:45notamment des jeunes
00:38:47pour eux la gauche
00:38:48c'est Jean-Luc Mélenchon
00:38:49c'est incarné
00:38:50par Jean-Luc Mélenchon
00:38:51Magali Vicente
00:38:51c'est incarné
00:38:52par Jean-Luc Mélenchon
00:38:53parce que
00:38:54il a réussi
00:38:55en fait lui
00:38:56à incarner
00:38:57cette dimension
00:38:58d'appartenance
00:38:59en fait
00:39:00dans ce que
00:39:01j'ai ressenti
00:39:03quand je suis allée
00:39:03au meeting
00:39:03de Jean-Luc Mélenchon
00:39:04et d'ailleurs
00:39:05c'était assez impressionnant
00:39:06c'est que finalement
00:39:07tous ces jeunes
00:39:08qui étaient présents
00:39:08majoritairement
00:39:09ils n'étaient pas venus
00:39:10et ils ne viennent plus
00:39:11pour voir
00:39:12Jean-Luc Mélenchon
00:39:13et l'écouter
00:39:13ils sont passés au-delà
00:39:15ils viennent en fait
00:39:16dans ce sentiment
00:39:17d'appartenir
00:39:17à une communauté
00:39:18à un collectif
00:39:19qui partage le même combat
00:39:21et donc
00:39:21toute la difficulté
00:39:22finalement
00:39:24de la gauche
00:39:25c'est que
00:39:26un
00:39:26ils ont mis du temps
00:39:27à se dissocier
00:39:28de Jean-Luc Mélenchon
00:39:29depuis 2024
00:39:30et donc aujourd'hui
00:39:31arriver à recréer
00:39:32en fait un récit
00:39:33qui parle
00:39:34à quelqu'un
00:39:35en dehors de lui
00:39:36ça va être
00:39:36extrêmement difficile
00:39:380 826
00:39:39300 300
00:39:40Bernard Cazeneuve
00:39:40après tout
00:39:41pourquoi pas lui
00:39:42bonjour Sabine
00:39:43bonjour
00:39:44merci beaucoup
00:39:44d'être avec nous
00:39:45sur Sud Radio
00:39:45ce matin
00:39:46comment vous regardez
00:39:46vous Bernard Cazeneuve
00:39:47est-ce qu'il vous effraie
00:39:49est-ce qu'il vous émeut
00:39:50est-ce qu'il est capable
00:39:51selon vous
00:39:51d'aller jusqu'à l'Elysée
00:39:53en 2027 Sabine
00:39:54ça fait trois questions
00:39:55je dirais non non non
00:39:58c'est comme une poupée
00:39:59qui fait non non non
00:40:00c'est pas grave Sabine
00:40:01allez-y
00:40:01mais me voir face à ce monsieur
00:40:03qui a été ancien ministre
00:40:04et qui connaît parfaitement
00:40:05les rouages de l'Etat
00:40:06et ses états
00:40:08sont son état de finance
00:40:09et nous sommes à genoux
00:40:12je veux pas d'un monsieur
00:40:13comme ça
00:40:13j'en ai marre de revoir
00:40:14les gens qui reviennent
00:40:15qui dépoussièrent un petit peu
00:40:17leurs costumes
00:40:18et puis qui reviennent
00:40:19à part de diviser
00:40:20les voix de la gauche
00:40:21je vois pas quoi ça sert
00:40:22d'être 50 sur le poste
00:40:23il faut trouver un leader
00:40:25alors je leur souhaite
00:40:26bon courage
00:40:26parce que moi
00:40:27à 51 ans
00:40:28je suis désespérée
00:40:29au fond du désespoir
00:40:30je n'en vois pas
00:40:33donc bon
00:40:33monsieur Mélenchon
00:40:35on a beau dire
00:40:36on a beau le critiquer
00:40:37malheureusement pour lui
00:40:38c'est qu'il a quand même
00:40:38un charisme et une figure
00:40:40il exprime comme il veut
00:40:41mais en tout cas
00:40:42il existe
00:40:43monsieur Cazeneuve
00:40:44on n'est pas encore là
00:40:45et je pense que
00:40:45Xavier 5% qui lui donne
00:40:47moi j'y donnerai 1,92
00:40:48allez parfait
00:40:50bon ça fait 9 pour Bruno Rotaillot
00:40:52là si je reprends les pronostics
00:40:53Max Dumas
00:40:549 pour Bruno Rotaillot
00:40:555 pour Cazeneuve
00:40:56et vous
00:40:57vous dites 1,92
00:40:58c'est très précis en plus Sabine
00:41:00quel est l'intérêt pour la gauche
00:41:02de sortir du bois
00:41:04autant de candidats
00:41:05si ce n'est pour diviser
00:41:05et être sûr de pas être réélu
00:41:07ou alors ceux qui connaissent
00:41:08un peu la politique en coulisses
00:41:10disent
00:41:10chacun va sortir
00:41:11pour mieux jouer
00:41:12la carte du rassemblement
00:41:13autour de celui
00:41:13qui saura vraiment
00:41:14à un moment ou à un autre
00:41:15incarner un leader Sabine
00:41:17mais pas les anciens
00:41:18ils connaissent
00:41:19ils nous ont mis à genoux
00:41:20depuis 50 ans
00:41:20donc par exemple
00:41:21quand on évoque
00:41:23assez régulièrement
00:41:24le nom
00:41:26le prénom
00:41:26de François Hollande
00:41:27Sabine
00:41:27vous n'êtes pas convaincue
00:41:29mais alors
00:41:30à ce compte là
00:41:31on n'a qu'à des térémitterans
00:41:32je ne sais pas
00:41:33mais à un moment donné
00:41:34il faut quand même réagir
00:41:35il n'y a pas des nouvelles têtes
00:41:36il n'y a pas des jeunes
00:41:37qui montent un petit peu
00:41:38qui auraient un leadership
00:41:39qui seraient capables
00:41:40de nous amener ailleurs
00:41:42ce qui est sûr
00:41:43c'est que notamment
00:41:43du côté de la gauche
00:41:44Sabine
00:41:44on entend votre colère
00:41:45mais c'est vrai que du côté de la gauche
00:41:46alors déjà les bonnes têtes sont rares
00:41:48mais alors les jeunes bonnes têtes
00:41:49je crois qu'elles sont littéralement
00:41:50en voie de disparition
00:41:51merci beaucoup Sabine
00:41:52de nous avoir passé un coup de fil
00:41:53au 0826 300 300
00:41:54et croyez moi
00:41:55j'ai écrit votre petit pronostic
00:41:57mais c'est intéressant
00:41:58c'est très intéressant
00:41:59sur les nouvelles têtes
00:41:59c'est surtout que
00:42:00c'est un peu
00:42:03l'origine un peu
00:42:03d'En Marche
00:42:05et d'ailleurs
00:42:06il y avait une discussion
00:42:07qui m'avait beaucoup marqué
00:42:08avec l'un des fondateurs
00:42:09en gros
00:42:09ils expliquaient que
00:42:10c'est valable pour moi aussi
00:42:11d'ailleurs
00:42:12il était impossible
00:42:13au sein du parti socialiste
00:42:14de devenir ne serait-ce
00:42:15que secrétaire de section
00:42:16et tous ces mecs
00:42:17qui se faisaient recaler de ça
00:42:19ils en sont devenus députés
00:42:20ministres etc
00:42:22c'est vrai que
00:42:22le renouvellement
00:42:24est absolument inexistant
00:42:26au sein de la gauche historique
00:42:27traditionnelle
00:42:28celle de gouvernement
00:42:28et effectivement
00:42:30si on constate
00:42:31quelques années
00:42:31après Hollande
00:42:32est-ce qu'ils ont en tiré
00:42:33les conséquences
00:42:34force est de constater que non
00:42:35ils sont retombés
00:42:36dans des brougli-brouglas
00:42:37de primaire interne
00:42:39etc
00:42:40en vrai les primaires
00:42:41c'est surtout
00:42:41un instrument de réduction
00:42:43d'autorité
00:42:43et ça va aussi dans le sens
00:42:45de voir Bernard Cazeneuve
00:42:46refuser cette pseudo-primaire
00:42:48donc tout ça montre
00:42:49effectivement
00:42:50que les partis politiques
00:42:51n'ont pas tiré les conséquences
00:42:52de tout ce qui est en train
00:42:53de se passer
00:42:53depuis 10 ans
00:42:54ce qui est intéressant
00:42:55dans ce que disait
00:42:55votre auditrice
00:42:56je le sens monter
00:42:58de plus en plus
00:42:58c'est qu'en fait
00:42:59cette élection
00:43:00pourrait être des élections
00:43:01un peu de la radicalité
00:43:01c'est-à-dire qu'une majorité
00:43:03de français
00:43:0351-52% des français
00:43:0553-54
00:43:06je ne sais pas
00:43:06aujourd'hui
00:43:07s'engagent vraiment
00:43:09derrière des candidats
00:43:10et des programmes
00:43:11de rupture
00:43:11et de radicalité
00:43:12et donc je me pose la question
00:43:14c'est est-ce qu'il y aura
00:43:15encore un espace
00:43:15soit pour les sociodémocrates
00:43:17à gauche
00:43:18soit pour une droite modérée
00:43:19et c'est un des enjeux
00:43:21de cette élection présidentielle
00:43:22ça renvoie à la question
00:43:23de la crédibilité
00:43:24en fait
00:43:24et d'ailleurs
00:43:25on le voit bien
00:43:26juste après le passage
00:43:28de Marine Le Pen
00:43:28sur les différents
00:43:30plateaux télé
00:43:31on a les candidats
00:43:32en face
00:43:33qui n'arrêtaient pas
00:43:34effectivement
00:43:34de marteler
00:43:35la question en fait
00:43:36de l'exemplarité
00:43:37pour en fait
00:43:38dire comment c'est possible
00:43:39qu'on ait encore
00:43:40que Marine Le Pen
00:43:41soit aussi forte
00:43:42encore dans les sondages
00:43:43alors que voilà
00:43:44elle vient d'être condamnée
00:43:45et de marteler
00:43:46cette notion d'exemplarité
00:43:47mais en fait
00:43:48la question à se poser
00:43:49c'est pourquoi
00:43:49on a des français
00:43:50qui sont encore aussi nombreux
00:43:52à vouloir voter
00:43:53et qui passent
00:43:54la notion d'exemplarité
00:43:56c'est plus le sujet
00:43:57c'est plus le critère
00:43:57le critère
00:43:58c'est la crédibilité
00:43:59de l'action
00:43:59la crédibilité
00:44:00et peut-être
00:44:01comme le disait
00:44:01Brice Ocol de plus en plus
00:44:02cette notion de radicalité
00:44:04Arnaud Stéphan
00:44:05parce qu'on a oublié
00:44:06pendant très longtemps
00:44:07ce qu'est en vérité
00:44:08la politique
00:44:09voilà
00:44:10on a oublié
00:44:11ce qu'était
00:44:11la pratique politique
00:44:12on l'a complètement
00:44:13fait disparaître
00:44:14les partis politiques
00:44:15mais tous
00:44:15tous tous
00:44:16je dis bien tous
00:44:17ont eu cette tentation
00:44:18de
00:44:19c'est un peu
00:44:20un monde sans usine
00:44:22là c'était de la politique
00:44:23sans militant
00:44:24on va pas s'emmerder
00:44:26à aller coller des affiches
00:44:27on va les faire coller
00:44:27par des boîtes
00:44:29les sections
00:44:29il y a toujours
00:44:30des emmerdeurs
00:44:31on va pas aller
00:44:32se colter
00:44:33avec des gens locaux
00:44:34etc
00:44:34comme ça on nommera
00:44:35le mec directement
00:44:36depuis Paris
00:44:37et un crâne d'œuf
00:44:38et on le fera élire
00:44:39voilà
00:44:40et on va pas s'embêter
00:44:41on a oublié
00:44:42ce qu'étaient
00:44:42les solidarités sociales
00:44:45les rapports humains
00:44:46l'énergie
00:44:46l'investissement
00:44:47que la politique
00:44:47c'est aussi de la sociabilité
00:44:49que les gens
00:44:50ça représente
00:44:51une grande partie
00:44:51de leur vie
00:44:52ils s'investissent dedans
00:44:53ils passent du temps
00:44:54ils ont quelquefois
00:44:55des gros problèmes derrière
00:44:56parce qu'on leur reproche
00:44:58d'avoir été candidat
00:44:58sous telle ou telle étiquette
00:45:00etc
00:45:01et surtout
00:45:02la politique
00:45:02c'est du rapport de force
00:45:03et on a oublié
00:45:04que le rapport de force
00:45:05ça implique aussi
00:45:06ce qu'on appelle
00:45:07de la radicalité
00:45:09c'est qu'à un moment donné
00:45:10vous êtes obligés
00:45:11en effet
00:45:12de défendre vos idées
00:45:13et que
00:45:14encore une fois
00:45:15si vous n'amenez pas
00:45:16du conflit
00:45:17vous n'arrivez pas
00:45:18à vous déterminer
00:45:20et en plus
00:45:20et même à sortir du lot
00:45:22surtout
00:45:22la liste des longues
00:45:23candidats
00:45:240826
00:45:24300
00:45:25300
00:45:25je souhaite dialoguer
00:45:28avec vous
00:45:28Lionel
00:45:29merci d'être avec nous
00:45:30ce matin
00:45:30oui bonjour
00:45:32bonjour à tous
00:45:33Bernard Cazeneuve
00:45:33ça vous a fait réagir
00:45:34alors pourquoi ?
00:45:36oui parce qu'en fait
00:45:36comme le précédent auditeur
00:45:39effectivement je pense
00:45:40qu'on a assez vu
00:45:41un peu les mêmes visages
00:45:42et effectivement
00:45:43les français je pense
00:45:44qu'ils veulent maintenant
00:45:45des visages nouveaux
00:45:46avec des programmes nouveaux
00:45:47alors le souci
00:45:48c'est qu'ils ont tous
00:45:49des belles promesses
00:45:49avant de se faire édire
00:45:50et une fois qu'ils sont au pouvoir
00:45:51ils oublient les trois quarts
00:45:53de leurs promesses
00:45:53et ils continuent à faire
00:45:54la même politique
00:45:55que les autres
00:45:55donc en fait
00:45:56ils ne changent jamais
00:45:57pour monsieur Cazeneuve
00:45:58effectivement
00:45:59il a un certain charisme
00:46:00on voit que c'est quelqu'un
00:46:01qui réfléchit beaucoup
00:46:02qui est très introverti
00:46:03mais il y a eu quand même
00:46:05des petits couacs
00:46:05au moment des attentats
00:46:07il y a eu des petits couacs
00:46:08au niveau de l'intervention
00:46:09des forces spéciales
00:46:10qui avaient été
00:46:11on leur avait demandé
00:46:11de revenir à leur siège
00:46:13et de ne pas intervenir directement
00:46:14donc il y a eu des petits
00:46:16des petits moments
00:46:17un peu flous
00:46:17à ce niveau là
00:46:18et donc je ne suis pas sûr
00:46:20qu'ils puissent changer
00:46:20vraiment les choses
00:46:22tout comme monsieur Hollande
00:46:23qui souhaite se représenter
00:46:24et je pense que maintenant
00:46:25et l'expérience éventuellement
00:46:27vantée par ces candidats
00:46:28et puis même
00:46:29qui est constatée
00:46:29le fait d'avoir été
00:46:30à un moment
00:46:30à un très haut niveau
00:46:31de l'état
00:46:32d'avoir mis les mains
00:46:33dans le cambouis
00:46:34sur certains sujets
00:46:34est-ce que ça Lionel
00:46:36ça n'est pas un peu important
00:46:38pour justement
00:46:38les temps un peu pénibles
00:46:40qui vont arriver ?
00:46:42Parce qu'effectivement
00:46:42il y a une certaine chance
00:46:43maintenant ils ont tous
00:46:44fait des grandes écoles
00:46:45donc ils sont normalement
00:46:47tous en mesure
00:46:47de pouvoir prendre
00:46:48des décisions
00:46:49et qu'ils soient
00:46:50le plus justes possible
00:46:51le problème c'est
00:46:52qu'on n'interroge pas assez
00:46:53les français
00:46:53sur les décisions
00:46:54qu'ils souhaitent prendre
00:46:55on devrait faire
00:46:56des référendums
00:46:57beaucoup plus souvent
00:46:58comme sur la peine de mort
00:47:00ou comme là
00:47:00la mort assistée
00:47:02sur effectivement
00:47:03l'engagement de la France
00:47:04à l'Ukraine
00:47:04on ne demande jamais
00:47:05la vie des français
00:47:06au final on dit
00:47:07qu'on a une dette
00:47:08faramineuse
00:47:09mais on continue
00:47:09à s'engager
00:47:11dans ces endroits-là
00:47:12alors qu'on ne sait pas
00:47:13si c'est effectivement
00:47:14pour l'avenir de la France
00:47:16si c'est une bonne chose
00:47:16donc un point de vigilance
00:47:18et on entend
00:47:18vos prudences
00:47:19sur ces profils
00:47:19déjà passer un moment
00:47:20ou un autre
00:47:21par le pouvoir
00:47:22on verra
00:47:22de ce que deviendra
00:47:23la candidature
00:47:24ou pas de Bernard Cazeneuve
00:47:25dans les prochaines semaines
00:47:26dans les prochains mois
00:47:27ou en tout cas
00:47:27d'ici l'hiver
00:47:28merci beaucoup Lionel
00:47:29de nous avoir passé
00:47:30un coup de fil
00:47:30au 0826 303 chance
00:47:32vous souhaitez une belle journée
00:47:33avec dans un instant
00:47:34autre sujet de conversation
00:47:35on va sortir
00:47:36de la politique
00:47:37on va sortir
00:47:38de l'économie
00:47:38des calculs
00:47:39on va revenir à quelque chose
00:47:40de beaucoup plus classique
00:47:41qui je crois
00:47:42vous concerne
00:47:43en tout cas pour la plupart
00:47:43autour de la table
00:47:44ça s'appelle le mariage
00:47:45le mariage qui devient
00:47:47visiblement de moins en moins
00:47:48à la mode en France
00:47:49de grandes études
00:47:49sur les évolutions familiales
00:47:50on se paxe plus
00:47:51on travaille plus
00:47:52on fait des enfants
00:47:53en union libre
00:47:54on divorce plus
00:47:55mais le mariage
00:47:55le mariage devient un peu
00:47:56le petit oublié
00:47:57le vilain petit canard
00:47:59de cette histoire
00:47:59est-ce que en effet
00:48:01aujourd'hui le mariage
00:48:02est démonétisé
00:48:04décrédibilisé
00:48:04est-ce que le mariage
00:48:05est devenu ringard
00:48:06dans ce pays
00:48:06venez en parler avec nous
00:48:07au 0826 300 300
00:48:09à tout de suite
00:48:110826 300 300
00:48:13on clôture
00:48:13cet espace de débat
00:48:14d'échanges de discussion
00:48:15avec vous
00:48:16amis auditeurs
00:48:17et avec ceux
00:48:17bien sûr autour de la table
00:48:18Arnaud Stéphan
00:48:19Brice Socol
00:48:19Ergunto Parcelan
00:48:20Magali Vicente
00:48:21pour parler cette fois-ci
00:48:22tiens
00:48:23tiens
00:48:24tiens
00:48:24d'une petite bague au doigt
00:48:25ça s'appelle le mariage
00:48:26et il faut s'apercevoir
00:48:29aujourd'hui
00:48:29parce que quand on s'intéresse
00:48:30au rapport
00:48:31sur les familles françaises
00:48:32qui est sortie là
00:48:33il y a quelque temps
00:48:33on s'aperçoit bien sûr
00:48:34que les familles françaises
00:48:35ont profondément changé
00:48:36sur les 20 dernières années
00:48:37avec à chaque fois
00:48:38au centre quand même
00:48:39de ce changement
00:48:40le rapport au mariage
00:48:41le fait qu'on se marie
00:48:42beaucoup plus tard
00:48:42qu'on ne souhaite pas
00:48:43tellement se marier
00:48:43que le Pax est en train
00:48:45de prendre le pas
00:48:45sur le mariage
00:48:46que le travail
00:48:47est beaucoup plus important
00:48:48que quand on fait des enfants
00:48:49finalement ce n'est peut-être
00:48:50plus aussi chaud
00:48:51qu'avant
00:48:51et je le mets entre guillemets
00:48:52que de faire des enfants
00:48:53est-ce qu'aujourd'hui
00:48:54que de faire des enfants
00:48:55certes mais de se marier
00:48:56avant d'en faire
00:48:57est-ce qu'aujourd'hui
00:48:58le mariage est démonétisé
00:48:59est-ce qu'il est ringard
00:49:00le mariage
00:49:01est-ce qu'aujourd'hui
00:49:02le mariage est dépassé
00:49:03en France
00:49:04amis auditeurs
00:49:04venez témoigner
00:49:05au 0826 300 300
00:49:07est-ce que vous comprenez
00:49:07cette tendance
00:49:08vous êtes marié ou divorcé
00:49:09peu importe
00:49:09vous venez nous en parler
00:49:10ou au contraire
00:49:11vous dites que c'est bien
00:49:12que les jeunes s'émancipent
00:49:13de cette certaine forme
00:49:14de couple
00:49:14et bien venez nous en parler
00:49:170826 300 300
00:49:18autour de la table
00:49:19je vais commencer par
00:49:20Brice Socol
00:49:22parce que je le sentais
00:49:23s'agripponner sur le caramètre
00:49:25qu'est-ce que je vais nous dire
00:49:27est-ce que vous êtes par exemple
00:49:29je ne m'interrogerai pas sur ça
00:49:31je lis comme vous
00:49:32évidemment
00:49:33toutes les études
00:49:34et évidemment en Europe
00:49:36sauf en Pologne et en Italie
00:49:37parce que la religion
00:49:38est encore plus importante
00:49:40que chez nous
00:49:40enfin la pratique
00:49:41de la religion
00:49:42des religions
00:49:43et c'est vrai qu'on se marie moins
00:49:45mais moi je voudrais dire
00:49:46qu'il y a moins de mariage
00:49:49mais on choisit
00:49:51c'est-à-dire qu'on le choisit plus
00:49:53c'est-à-dire que
00:49:55la valeur du mariage
00:49:56moins de mariage
00:49:56mais mieux de mariage
00:49:57mais mieux de mariage
00:49:59il y a plus de valeur
00:50:00dans le choix
00:50:01de vouloir se marier
00:50:02de vouloir
00:50:03prendre des engagements
00:50:05devant la république
00:50:06ou devant
00:50:07son église
00:50:08ses églises
00:50:09son église
00:50:10et donc
00:50:11pour moi
00:50:12ça se raréfie
00:50:14mais ça a plus de valeur
00:50:15si je peux dire les choses
00:50:17vous pouvez mon cher Brice
00:50:18la parole est libre
00:50:19c'est contraire
00:50:20c'était magnifique
00:50:230826 300 300
00:50:24est-ce que le mariage
00:50:24est aujourd'hui dépassé
00:50:25en France
00:50:25je suis sûr que vous avez
00:50:26un avis
00:50:26venez le donner
00:50:27c'est le camarade Manu
00:50:28qui vous attend
00:50:29Magalie Vicente
00:50:30Maxime vous parlez
00:50:31du mariage dépassé
00:50:34Maxime j'ai beaucoup réfléchi
00:50:36on est sur la notion
00:50:37de mariage
00:50:38mais on va dire
00:50:38très verbal
00:50:40très matériel
00:50:40moi la question
00:50:41que j'ai envie de poser
00:50:42derrière c'est
00:50:43est-ce qu'on a encore
00:50:44des gens qui croient
00:50:44vraiment à l'amour
00:50:45parce que le mariage
00:50:46finalement c'est la notion
00:50:47d'engagement
00:50:48c'est l'engagement
00:50:49voilà c'est l'engagement
00:50:50et le vrai sujet
00:50:52aujourd'hui dans la société
00:50:53on voit bien
00:50:54c'est l'engagement
00:50:55c'est le risque émotionnel
00:50:56il regarde surtout
00:50:57son alliance
00:50:58avec un mélange
00:50:59de nostalgie
00:51:00d'inquiétude
00:51:02dans la notion d'engagement
00:51:03bien sûr
00:51:04qu'il a une notion juridique
00:51:05et on voit le mariage
00:51:06comme une procédure juridique
00:51:08moi derrière
00:51:09j'y place surtout
00:51:10aujourd'hui
00:51:11ce qu'on voit
00:51:11sociétalement parlant
00:51:12c'est ce risque émotionnel
00:51:14cette
00:51:15acceptation
00:51:16de l'émotion
00:51:16de l'engagement
00:51:18émotionnel
00:51:18et de la souffrance
00:51:20ou de la joie
00:51:20que ça peut avoir derrière
00:51:21et de l'engagement
00:51:23avec son ou sa partenaire
00:51:25donc le sujet
00:51:25est-ce qu'il en dit
00:51:26qu'est-ce qu'il en dit
00:51:27l'homme amoureux
00:51:27à côté de vous
00:51:28Arnaud Stéphan
00:51:29est-ce que vous croyez
00:51:30encore à l'amour
00:51:31bien sûr
00:51:32il n'a pas le choix
00:51:34de dire autre chose
00:51:36j'y crois
00:51:37tellement
00:51:38que même
00:51:39à mon âge
00:51:39qui commence à être avancé
00:51:40j'ai eu la joie
00:51:42d'accueillir
00:51:42c'est sa femme
00:51:42qui lui rééquilibre
00:51:44non c'est pas cette musique
00:51:45j'ai eu la joie
00:51:50d'accueillir
00:51:51un petit garçon
00:51:52il y a 4 mois
00:51:53dans notre famille
00:51:54ça me rappelle
00:51:57cette chanson
00:51:58qui est
00:51:59parlez-moi de moi
00:52:00il n'y a que ça
00:52:00qui m'intéresse
00:52:01et j'ai peur
00:52:02que cette société
00:52:03qui est devenue
00:52:04une société libérale
00:52:05pas seulement
00:52:07libérale
00:52:08financièrement
00:52:08mais qui est devenue
00:52:09aussi libérale
00:52:10sociétalement
00:52:11c'est la thèse
00:52:13de Michéa
00:52:13sur la gauche
00:52:15qui s'est convertie
00:52:16au capitalisme économique
00:52:18en échange
00:52:19de la droite
00:52:19qui s'est convertie
00:52:20au libéralisme
00:52:22sociétal
00:52:23et on a
00:52:24on a cette
00:52:26en effet
00:52:26cette disparition
00:52:27des engagements
00:52:29sur le long
00:52:29on n'arrive pas
00:52:31à se dire
00:52:31que bah oui
00:52:32quand on se marie
00:52:33c'est que
00:52:34on a envie de faire
00:52:35une famille
00:52:35on a envie d'avoir
00:52:36des enfants
00:52:37et que quand on a
00:52:38des enfants
00:52:38on fait la filiation
00:52:39et qu'on s'inscrit
00:52:41aussi dans la construction
00:52:42d'un patrimoine
00:52:43dans la construction
00:52:43d'une histoire
00:52:46parce que
00:52:48moi je me souviens encore
00:52:49de mes arrières
00:52:50grands-parents
00:52:50voilà
00:52:51donc c'est super important
00:52:52le problème
00:52:54c'est que
00:52:54nous sommes dans
00:52:54une société
00:52:55du zappage
00:52:57justement
00:52:58de la liberté
00:52:58à tout prix
00:52:59cette liberté
00:53:01parce que
00:53:02les gens se sentent
00:53:03bloqués
00:53:03tout d'un coup
00:53:04si jamais
00:53:04ils sont mariés
00:53:05et ce qui est très drôle
00:53:06enfin ce qui est très drôle
00:53:07non c'est pas très drôle
00:53:08mais enfin ce qui est amusant
00:53:09en tout cas
00:53:09on jugera du rien
00:53:10on donnera à cette blague
00:53:11c'est que
00:53:12c'est qu'aujourd'hui
00:53:14ceux qui se marient
00:53:15qui mettent le plus
00:53:17d'intentions
00:53:17dans le mariage
00:53:19qui sont très à cheval
00:53:20dessus
00:53:20parce qu'ils l'ont
00:53:21absolument demandé
00:53:22ce sont les couples
00:53:24homosexuels
00:53:25aujourd'hui
00:53:25parce que c'est
00:53:26beaucoup plus récent
00:53:26en plus
00:53:26ils y mettent
00:53:30une valeur
00:53:32extrêmement importante
00:53:33alors que
00:53:34les autres
00:53:34c'est devenu
00:53:35je vais faire mon enterrement
00:53:36de vie de garçon
00:53:37c'est trop marrant
00:53:38on va aller à Las Vegas
00:53:39on va sauter en un parachute
00:53:45il y a deux sujets
00:53:47qui m'interpellent
00:53:48le premier
00:53:49le central
00:53:49c'est le sujet d'engagement
00:53:51on en a parlé tout à l'heure
00:53:51aussi
00:53:52l'engagement fait peur
00:53:53et quand on a
00:53:54des jeunes générations
00:53:56qui font des études
00:53:57de plus en plus longtemps
00:53:58qui rentrent un peu plus tard
00:53:59dans le monde du travail
00:54:00et quand on connait
00:54:01la pression
00:54:01que peuvent avoir
00:54:04les entreprises
00:54:05ou les entreprises privées
00:54:07par rapport à l'organisation
00:54:08de la vie privée
00:54:10des personnes
00:54:10même si tout le monde
00:54:11parle d'équilibre
00:54:12vie privée
00:54:12et vie professionnelle
00:54:13c'est une attente
00:54:14des jeunes générations
00:54:16c'est parce qu'ils savent
00:54:18qu'il y a un décalage
00:54:18dans le monde privé
00:54:19on ne peut pas se le cacher
00:54:20donc la notion d'engagement
00:54:21elle n'est pas simple
00:54:22et donc c'est pour ça
00:54:22que c'est moins attirant
00:54:25et je pense que le nombre
00:54:25de mariages diminue
00:54:27et surtout que les alternatives
00:54:28qui garderaient
00:54:29les avantages du mariage
00:54:30notamment en fiscaux
00:54:32existent à travers le PAX
00:54:33et fort heureusement
00:54:34aujourd'hui
00:54:34on arrive à très bien
00:54:36fonder une famille
00:54:36être une famille
00:54:37sans avoir ce process-là
00:54:39après il y a une réalité sociale aussi
00:54:40où ça fait peur aussi
00:54:41d'organiser un mariage
00:54:42le coût de que ça a
00:54:43de s'investir
00:54:44d'acheter un patrimoine
00:54:45déménager ensemble
00:54:46etc
00:54:46on peut concevoir
00:54:47que les personnes
00:54:49on va dire financièrement parlant
00:54:50souhaitent faire cet investissement
00:54:51un petit peu plus tard
00:54:52c'était mon cas
00:54:53c'est pour ça
00:54:53je ne me suis pas marié
00:54:54très tôt
00:54:55mais je me suis marié
00:54:55après ma trentaine
00:54:56après avoir stabilisé
00:54:57ma situation
00:54:58c'est très con
00:54:59mais c'est études supérieures
00:55:00très étudiants
00:55:01t'attends de le terminer
00:55:03avant d'être sûr
00:55:03que de ne pas mettre en difficulté
00:55:04telle ou telle personne
00:55:05et quand on voit
00:55:06l'augmentation exponentielle
00:55:07des crédits étudiants
00:55:08je crois que Maxime
00:55:09veut s'exprimer
00:55:11je voyais Brice Socol
00:55:13tellement captivé
00:55:14que je me suis dit
00:55:14il faut que je donne la parole
00:55:15parce qu'un dialogue
00:55:16va se créer
00:55:16c'est-à-dire que le mariage
00:55:18aujourd'hui est moins
00:55:18une norme sociale
00:55:19comme il l'était il y a 10 ans
00:55:20il y a 15 ans
00:55:21il y a 20 ans
00:55:21il y a 30 ans
00:55:22qu'un choix individuel
00:55:23est-ce que vous
00:55:24je me suis dit
00:55:25j'ai eu le temps
00:55:27oh sous le prétexte
00:55:28puisque monsieur
00:55:28je ne fais pas comme tout le monde
00:55:30pardon
00:55:31c'était parce qu'à un moment donné
00:55:33en effet
00:55:33il faut attendre le moment
00:55:34où on soit prêt
00:55:34mais ce qu'il y a là aussi
00:55:36autre chose
00:55:36qu'il faut noter
00:55:39le mariage en revanche
00:55:40est très présent
00:55:40dans les français
00:55:41issus de l'immigration
00:55:42et aller dans les mairies
00:55:45aller le samedi
00:55:46dans les mairies
00:55:47vous allez voir
00:55:47qui se marie
00:55:48c'est toujours super intéressant
00:55:49vous avez énormément d'Asiatiques
00:55:51vous avez énormément de gens
00:55:52qui viennent du Maghreb
00:55:54vous avez beaucoup d'ailleurs
00:55:57et Asiatiques et Maghreb
00:55:58et un peu sous-continent
00:55:59mais parce que là
00:56:00vous savez pourquoi aussi
00:56:01c'est parce qu'il y a l'histoire
00:56:01de financier cadeau
00:56:02pour construire sa vie
00:56:03ils ont besoin des cadeaux
00:56:04qui sont faits par la communauté
00:56:05mais bien sûr
00:56:06par rapport à ce que disait Arnaud
00:56:07c'est pour la construction
00:56:08de l'héritage
00:56:09ça reste très important
00:56:11ça reste très important
00:56:13mais là aussi
00:56:13vous avez raison
00:56:14c'est que ça s'inscrit
00:56:14de plus en plus
00:56:15dans cette idée
00:56:15de transmission
00:56:16d'héritage
00:56:17de construction
00:56:18qui est visiblement
00:56:18peut-être beaucoup plus
00:56:20présent dans ce cadre-là
00:56:21que chez nous
00:56:22mais ce que disait Brice Socol
00:56:23est-ce qu'on est sûr de ça
00:56:24à savoir
00:56:25est-ce qu'aujourd'hui
00:56:26le mariage n'est plus tellement
00:56:27une norme sociale
00:56:28est-ce qu'on est sûr de ça
00:56:29un peu comme certaines femmes
00:56:30peuvent sentir une pression
00:56:32rapprochant de la trentaine
00:56:33par rapport aux enfants
00:56:35est-ce que le mariage
00:56:36aujourd'hui
00:56:36c'est vraiment éloigné
00:56:37de la norme sociale
00:56:39c'est pas que la norme sociale
00:56:40les enfants à 30 ans
00:56:41vous allez voir les tests médicaux
00:56:43quand vous avez plus de 30 ans
00:56:44à partir de 35-40 ans
00:56:46ça commence à devenir
00:56:47tout ça bien sûr
00:56:47mais est-ce que l'aspect
00:56:48de la norme sociale
00:56:49a totalement disparu
00:56:50on a moins de pression
00:56:51me semble-t-il
00:56:52qu'il y a 30 ans ou 40 ans
00:56:53de la part de nos parents
00:56:54de nos grands-parents
00:56:55de notre milieu familial
00:56:56c'est-à-dire qu'il fallait se marier
00:56:57c'était
00:56:58se marier c'était
00:56:58voilà
00:57:00c'était un statut social
00:57:01aujourd'hui c'est un peu différent
00:57:04parce qu'on a d'autres choix
00:57:05parce qu'il y a d'autres véhicules juridiques
00:57:09si je puis dire
00:57:10et parce que la notion de famille
00:57:12a considérablement évolué
00:57:14il y a un problème
00:57:15qui n'est pas du tout
00:57:15dans l'esprit de nos concitoyens
00:57:17c'est que l'enjeu démographique
00:57:18il n'est pas du tout partagé
00:57:19c'est-à-dire
00:57:20le président a parlé
00:57:21du réarmement démographique
00:57:23mais en réalité
00:57:24on décroche totalement
00:57:25ne serait-ce que
00:57:26d'un point de vue continent
00:57:26entre l'Europe et l'Afrique
00:57:28tous les ans
00:57:29c'est un peu moins d'un pays
00:57:30d'un petit pays européen
00:57:31de décalage en termes de démographie
00:57:33et ça
00:57:33force est de constater
00:57:34que les jeunes générations
00:57:35la mienne
00:57:35ne la partagent pas du tout
00:57:37et d'ailleurs
00:57:38je vais refaire encore un peu de social
00:57:39mais ils se disent plutôt
00:57:40que de ne pas assumer
00:57:42un enfant
00:57:43l'élever correctement
00:57:43d'un point de vue économique
00:57:44et financier
00:57:45ils préfèrent
00:57:46soit en faire très peu
00:57:47soit ne pas en faire du tout
00:57:48et se concentrer
00:57:49sur leur carrière ou autre
00:57:50sur leur nombril aussi
00:57:53les campagnes
00:57:54qui ont été lancées
00:57:56amusez-vous
00:57:57vous prenez Le Monde
00:57:58le journal Le Monde
00:57:59l'indispensable de lire
00:58:01l'indispensable de ne pas croire
00:58:02vous allez sur
00:58:03vous tapez sur la barre de recherche
00:58:05et vous tapez
00:58:06No Kids
00:58:07No Kids
00:58:07la fameuse tendance
00:58:08No Kids
00:58:09alors là
00:58:09je vais vous dire un truc
00:58:10le nombre d'articles
00:58:11dans Le Monde
00:58:12disant
00:58:13mais non
00:58:13c'est pas grave
00:58:14de ne pas avoir d'enfants
00:58:15on peut faire d'autres trucs
00:58:16on peut aller voyager
00:58:17on peut s'amuser
00:58:18on peut s'éclater
00:58:19on peut faire ci
00:58:20pour faire ça
00:58:21c'est pas incompatible
00:58:21etc
00:58:22super
00:58:23ça rentre aussi
00:58:24oui bien sûr
00:58:25Magali Vincent
00:58:26qui conclut la conversation
00:58:27mais pour moi
00:58:29c'est pas que ça rentre
00:58:29c'est qu'on a une évolution
00:58:30en fait majeure
00:58:31de la société
00:58:32à prendre en compte
00:58:33et là encore
00:58:34je trouve qu'on parle
00:58:35du mariage
00:58:36de manière institutionnelle
00:58:37avec une programmation
00:58:39avec cette dimension
00:58:40parce que ça existe aussi
00:58:41on peut l'écarter
00:58:42mais ça existe aussi
00:58:43bien sûr ça existe
00:58:43quand bien même
00:58:44on s'aime que par rapport
00:58:44si on n'est pas capable
00:58:45de penser aux conséquences derrière
00:58:46non mais aujourd'hui
00:58:47on a une génération
00:58:48qui est plus dans
00:58:50la notion de
00:58:51effectivement
00:58:52moi je me reconcentre
00:58:53sur moi
00:58:53qu'est-ce que je veux
00:58:54et de profiter
00:58:55profiter de l'instant
00:58:55de moins être dans
00:58:56la programmation
00:58:57et de se dire
00:58:58ouais moi je crois
00:58:59en l'amour
00:59:00et je vais me marier
00:59:01de manière spontanée
00:59:02si j'ai envie
00:59:02et puis je ne vais pas
00:59:03penser au reste
00:59:03et pareil pour les enfants
00:59:05et ça c'est une dimension
00:59:06sociétale à prendre en compte
00:59:07homo justivus
00:59:08oui ça c'est ça
00:59:09c'est le fameux livre
00:59:11de quelqu'un de Meuré
00:59:13voilà Philippe Meuré
00:59:14merci beaucoup
00:59:14de cette éloge à l'amour
00:59:16et de cette petite référence
00:59:17parfaitement glissée
00:59:18mon cher Arnaud Stéphan
00:59:19on marque une très courte page
00:59:20de publicité
00:59:20on reste ensemble
00:59:21pendant encore un gros quart d'heure
00:59:22c'est les coups de coeur
00:59:23et les coups de gueule
00:59:23de chacun dans un instant
00:59:24à tout de suite
00:59:26Sud Radio
00:59:27les débats de l'été
00:59:2810h-13h
00:59:29Maxime Liedot
00:59:320826 300 300
00:59:33pour participer à la conversation
00:59:35participer aux interrogations
00:59:37aux débats bien sûr
00:59:38qu'on a ici dans ce studio
00:59:39jusqu'à midi
00:59:39les coups de coeur
00:59:40et les coups de gueule
00:59:41de chacun
00:59:41autour de la table
00:59:42Brice Ocol
00:59:43Magali Vicente
00:59:44Ergunto Parcelan
00:59:45Arnaud Stéphan
00:59:45on va commencer
00:59:46tiens tiens tiens
00:59:48par Ergunto Parcelan
00:59:49qui nous fait un coup de coeur
00:59:50pour un marché de solidarité
00:59:51Oui j'ai vu que
00:59:52dans la ville de Fontainebleau
00:59:54qui est malheureusement
00:59:55au centre
00:59:56des incendies historiques
00:59:57qui sont en train de subir
00:59:59les habitants
01:00:00se sont organisés
01:00:01pour mettre en place
01:00:02un marché solidaire
01:00:03pour récolter
01:00:04des fruits
01:00:05des légumes
01:00:05et des fraîcheurs
01:00:07afin d'approvisionner
01:00:07les 850 sapeurs-pompiers
01:00:08qui sont dans le secteur
01:00:09depuis plusieurs jours
01:00:11et je trouvais ça très beau
01:00:12parce que ça montait
01:00:12un beau visage de notre pays
01:00:14qu'on retrouve partout
01:00:16ce côté résilient
01:00:17dans les moments difficiles
01:00:18ce côté de solidarité
01:00:19et je trouvais ça
01:00:21vraiment très intéressant
01:00:22donc gros coup de coeur
01:00:22et un ami à moi
01:00:23Anthony
01:00:24qui est aussi très actif
01:00:25là-dedans
01:00:26ça montre que
01:00:27face aux crises historiques
01:00:29notamment cette crise climatique
01:00:30un peu à côté des débats
01:00:31qu'on voit sur les plateaux
01:00:33de qui a acheté des canadaires
01:00:34qui a passé la commande
01:00:35quand elle a été approvisionné
01:00:36le truc
01:00:36nos concitoyens
01:00:38eux s'organisent localement
01:00:39pour répondre à la crise
01:00:41et d'ailleurs je pense
01:00:41que c'est une démonstration
01:00:44de comment peuvent être
01:00:45les réponses aux crises
01:00:46qui peuvent arriver
01:00:47elles seront très souvent
01:00:48très localisées
01:00:49très souvent à la main
01:00:50des habitants
01:00:50et de nos concitoyens
01:00:51en tout cas
01:00:52gros coup de coeur à eux
01:00:53gros bravo à eux
01:00:54je les embrasse
01:00:54une pensée très très chaleureuse
01:00:58à tous les sapeurs pompiers
01:00:59à la protection civile
01:01:00qui vraiment est irréprochable
01:01:02et en tout cas
01:01:02qui a donné beaucoup d'énergie
01:01:04pour combattre
01:01:04cet incendie historique
01:01:05réaction autour de la table
01:01:06par rapport à cet incendie
01:01:08on oublie à quel point
01:01:10on a fait la solidarité
01:01:10surtout quand il se passe
01:01:11quelque chose de local
01:01:12a un rôle absolument fondamental
01:01:13oui ça fait
01:01:14on le voit bien
01:01:15ça fait du bien
01:01:17cette notion de solidarité
01:01:18elle existe
01:01:19et donc c'est bien
01:01:20qu'elle soit mise en avant
01:01:21et ça nous ramène
01:01:22en fait à la réalité
01:01:23finalement
01:01:23qu'on est tous capables
01:01:25de faire
01:01:26on est tous capables d'agir
01:01:27on est tous acteurs
01:01:28et de regarder autour
01:01:29ce qui se passe
01:01:30et de voir comment
01:01:31ensemble on agit
01:01:32et on peut faire changer les choses
01:01:33ça doit être aussi un moteur
01:01:35notamment dans le cadre
01:01:35de ces présidentielles
01:01:37on est tous des citoyens
01:01:38on est tous des citoyens acteurs
01:01:39voilà
01:01:39et ça il ne faut pas l'oublier
01:01:41notamment quand on voit
01:01:42l'incendie solidarité
01:01:43bien sûr
01:01:44c'est une superbe initiative
01:01:46moi je pense qu'il faut garder espoir
01:01:47dans la politique
01:01:48parce que la politique
01:01:49c'est aussi l'associatif
01:01:50c'est aussi le local
01:01:51ce sont aussi les solidarités
01:01:52moi je voudrais juste rappeler
01:01:53quand même
01:01:54pendant la canicule
01:01:55il y a 15 jours
01:01:56il y a eu beaucoup de personnes
01:01:57âgées seules
01:01:57qui sont mortes
01:01:58dans leur appartement
01:01:59et je trouve qu'il faut absolument
01:02:00chacun dans ses appartements
01:02:02dans son quartier
01:02:03on les connait
01:02:03quand on habite en ville
01:02:04quand on habite à la campagne
01:02:05c'est aller les voir
01:02:07s'occuper d'elles
01:02:07ça prend 5 minutes dans la journée
01:02:09mais ça fait partie de la solidarité
01:02:10du quotidien
01:02:11de la proximité
01:02:11ça rejoint ton coup de coeur
01:02:15on va aller
01:02:16après un coup de coeur
01:02:17allez tiens sur un coup de gueule
01:02:18et d'ailleurs ce sera le seul ce matin
01:02:19ce qui est très rare
01:02:20d'habitude il n'y a qu'un seul coup de gueule
01:02:21il n'y a qu'un seul
01:02:22oui c'est ça
01:02:23il n'y a qu'un seul coup de coeur
01:02:24et puis d'ailleurs
01:02:25il ne faut pas tromper
01:02:26une fois une personne
01:02:27je l'ai vu arriver
01:02:29avec des sabots
01:02:30qui étaient retentissants
01:02:32je me tourne vers vous
01:02:35Magali Lissante
01:02:35coup de gueule
01:02:36sur une manipulation verbale
01:02:38qu'on a vue à l'occasion
01:02:39d'une loi à l'Assemblée
01:02:40oui moi je reviens là-dessus
01:02:42parce que
01:02:42pour moi les mots ont un sens
01:02:44et en ce moment
01:02:45j'en ai un peu marre
01:02:46de voir systématiquement
01:02:47les manipulations verbales
01:02:48qui sont effectuées
01:02:49et je vais prendre effectivement
01:02:50l'exemple de la loi
01:02:50qui parlait de la présomption
01:02:52d'usage légitime de l'arme
01:02:54parce que
01:02:55ont été employés
01:02:57les termes de permis de tuer
01:02:59et pour moi
01:02:59c'est très grave
01:03:01ça appauvrit vraiment le débat
01:03:02et je voudrais vraiment
01:03:03exprimer un coup de gueule
01:03:04là-dessus
01:03:04parce que bon
01:03:05les partis politiques
01:03:06d'extrême-gauche
01:03:07ne sont pas les seuls
01:03:07mais je trouve qu'en ce moment
01:03:09on utilise
01:03:09beaucoup de terminologies
01:03:11qui viennent impacter
01:03:11l'inconscient de chacun
01:03:13et c'est là-dessus
01:03:14que je veux vraiment
01:03:15éveiller les esprits
01:03:17permis de tuer
01:03:17c'est grave
01:03:18c'est-à-dire qu'on transforme
01:03:19totalement un récit
01:03:20aujourd'hui
01:03:21avant même qu'il ait lieu
01:03:22au sein de l'Assemblée Nationale
01:03:24et ça on le voit
01:03:24de plus en plus
01:03:25sur chacun des textes
01:03:26et donc moi je voudrais
01:03:27vraiment que les gens
01:03:28fassent attention
01:03:28notamment sur les réseaux sociaux
01:03:30parce qu'il y a de plus en plus
01:03:31de termes comme ça
01:03:32qui sont employés
01:03:33pour dévier totalement les débats
01:03:34on ne parle plus du fond
01:03:35on parle de la réaction émotionnelle
01:03:36et finalement
01:03:38on se sert de la peur des gens
01:03:40pour appauvrir le débat démocratique
01:03:41et donc les gens
01:03:42et les citoyens
01:03:43on mérite mieux que ça
01:03:44donc si chacun
01:03:45vraiment
01:03:46fait attention
01:03:47à ce qui se passe
01:03:48sur les réseaux
01:03:49et à son esprit
01:03:50et garde son esprit critique
01:03:51et ne se fait pas embarquer
01:03:52dans ce genre de manipulation
01:03:53peut-être qu'on y gagnera tous
01:03:55derrière à l'évolution
01:03:56et à la grandeur
01:03:56des débats démocratiques
01:03:58je partage complètement
01:03:59ton coup de gueule
01:04:00et moi ce qui m'a frappé
01:04:02c'est la sémantique
01:04:03tu sais sur le débat
01:04:03sur la fin de vie
01:04:05on a parlé de fin de vie
01:04:06mais on n'a pas parlé
01:04:07d'euthanasie
01:04:08ou on n'a pas parlé
01:04:09de suicide assisté
01:04:10qui sont vraiment
01:04:11les sous-parties
01:04:14et le contenu
01:04:14de ce projet de loi
01:04:16et donc la sémantique
01:04:17là encore
01:04:17il faut être clair
01:04:19a fortiori au parlement
01:04:20a fortiori
01:04:20quand on fait de la politique
01:04:22il faut avoir
01:04:23une sémantique juste
01:04:24et qui reflète vraiment
01:04:26le texte que vous allez proposer
01:04:28c'est ça
01:04:28et là c'est pas du tout
01:04:29c'est plus ou car
01:04:30on sort systématiquement
01:04:31c'est vieux comme
01:04:32Gustave Lebon
01:04:33et psychologie des foules
01:04:34où il explique
01:04:36c'est que
01:04:36de cette manière là
01:04:38c'est à dire
01:04:38en passionnant
01:04:40tous les débats
01:04:41en leur faisant sortir
01:04:42du cadre raisonnable
01:04:44y compris en leur faisant sortir
01:04:45même du sens
01:04:47on arrive à
01:04:49amasser les foules
01:04:50et à diriger les foules
01:04:51et en faisant
01:04:53ce qui s'est passé
01:04:54à l'Assemblée Nationale
01:04:54en expliquant le permis de tuer
01:04:56on s'adresse aussi
01:04:57à une clientèle politique
01:05:01qui est très sensible
01:05:02à ce genre de choses
01:05:03mais c'est comme
01:05:04quand tu parles
01:05:04excuse-moi je reviens
01:05:05au début de l'émission
01:05:06quand tu parles du voile
01:05:08tu pourrais parler
01:05:08de signes ostentatoires
01:05:09tu pourrais parler
01:05:10des voiles
01:05:11le voile c'est
01:05:12là aussi
01:05:13c'est un marqueur
01:05:15j'essaie de me faire confirmer
01:05:16depuis tout à l'heure
01:05:16que c'est un sujet
01:05:18qui a peut-être été abordé
01:05:19mais encore une fois
01:05:20c'est sorti
01:05:21dans la presse
01:05:22avant d'être sorti
01:05:24j'ai un petit doute
01:05:25sur
01:05:27l'importance de la sémantique
01:05:28et c'est surtout
01:05:29que les responsables politiques
01:05:30prennent conscience
01:05:31de ce qu'ils alimentent
01:05:32et c'est vrai
01:05:33qu'il y a des sujets
01:05:34dans la façon dont
01:05:35les scènes qu'on a vues
01:05:36à l'Assemblée Nationale
01:05:37au moment de ce vote là
01:05:38sont absolument inacceptables
01:05:39et ça
01:05:40dans notre historique
01:05:42très proche
01:05:43il y a eu
01:05:44des réactions sociales
01:05:45à ça
01:05:46il y a eu des émeutes
01:05:46il y a eu des manifestations
01:05:48par rapport à ça
01:05:49et certains hommes
01:05:50ou femmes politiques
01:05:52n'ont pas conscience
01:05:52des conséquences
01:05:53que peuvent créer
01:05:54ce genre d'utilisation
01:05:55je pense qu'il y a un peu
01:05:56ils sont un peu trop relax
01:05:57sur des termes qu'ils utilisent
01:05:59les choses qu'ils lancent
01:05:59dans les débats
01:06:00et là-dessus
01:06:01sauf si c'est encore plus dangereux
01:06:02et c'est voulu
01:06:05sur ce que vient de dire Magali
01:06:07faut-il encore préciser
01:06:09que dans la plupart du temps
01:06:10vous évoquiez le rôle
01:06:11des réseaux sociaux
01:06:11mais ce qui a beaucoup
01:06:13tourné sur les réseaux sociaux
01:06:15dans les plateaux de télévision
01:06:17sur les ondes
01:06:17dans les journaux
01:06:18etc.
01:06:18c'est en grande partie aussi
01:06:19comme beaucoup de lois
01:06:20et je ferai la transition
01:06:21après aussi
01:06:22avec un petit coup de coeur
01:06:23qui n'est pas long
01:06:24à cette table
01:06:24on le voit beaucoup
01:06:25dans l'écologie
01:06:26c'est les associations
01:06:27qui arrivent à imposer
01:06:28certains termes là
01:06:28c'était notamment
01:06:29le permis de tuer
01:06:30je crois que c'est
01:06:30Amnistie International
01:06:31on avait parlé ici
01:06:32qui avaient réussi
01:06:33à mettre cette sémantique
01:06:34avec leur force de frappe
01:06:35sur leur réseau
01:06:36et donc tout d'un coup
01:06:36les médias
01:06:37relayant un peu la contradiction
01:06:38vont chercher le plus choquant
01:06:40donc c'est aussi
01:06:40ce rôle des associations
01:06:41qui sur le débat public
01:06:43parfois
01:06:43on le voit dans l'écologie
01:06:44également
01:06:45et sur certains enjeux majeurs
01:06:47dérivent totalement
01:06:48et déforment totalement
01:06:49les propos
01:06:50et c'est
01:06:50enfin je parle
01:06:51en deux spécialistes
01:06:52et c'est pour moi
01:06:53le mal de la politique
01:06:54c'est la communication
01:06:55c'est à dire qu'on est
01:06:56dans l'ère
01:06:56de la communication politique
01:06:57on n'est plus
01:06:58dans l'ère de la politique
01:06:59donc ce décalage là
01:07:01je trouve
01:07:02est préjudiciable
01:07:03pour le reste
01:07:04Julien Freud
01:07:05aurait dit
01:07:05on est en fait
01:07:06de la politique
01:07:07au lieu de faire du politique
01:07:08moi j'irais au-delà
01:07:10je pense qu'on a perdu
01:07:11le sens du mot communication
01:07:12parce que pour moi
01:07:13en fait on est dans
01:07:14le marketing politique
01:07:15parce que la communication
01:07:16elle a un vrai sens
01:07:17c'est la relation
01:07:17et là il n'y a plus
01:07:18de relation en fait
01:07:19on ne fait plus de communication
01:07:21oui ça c'est certain
01:07:22on parlait justement
01:07:23d'associations écolo
01:07:24il y a une loi
01:07:25qui a beaucoup souffert
01:07:25de ce qu'on a pu dire
01:07:26à droite et à gauche
01:07:27sur ce qu'il y avait
01:07:28dans son texte
01:07:29c'est justement la fameuse
01:07:30loi d'urgence agricole
01:07:31et c'est votre coup de coeur
01:07:32vous Brice Socol
01:07:33moi c'est mon coup de coeur
01:07:35on peut l'interpréter comme ça
01:07:36il y a eu une loi d'urgence agricole
01:07:38qui a fait un va-et-vient
01:07:38entre l'Assemblée et le Sénat
01:07:39il y a eu une commission
01:07:40mixte paritaire
01:07:41qui rassemble
01:07:41sénateurs
01:07:43et députés
01:07:44ils se sont mis
01:07:45enfin d'accord hier
01:07:45parce que le Sénat
01:07:46était allé très très loin
01:07:48très favorable
01:07:50excessivement favorable
01:07:51aux agriculteurs
01:07:52sauf que l'eau
01:07:53se partage
01:07:54l'eau se partage
01:07:55avec des industriels
01:07:56avec des particuliers
01:07:58et donc le projet de loi
01:08:00qui était revenu
01:08:00en commission mixte paritaire
01:08:02créait des fractures
01:08:04entre les utilisateurs
01:08:05de l'eau
01:08:06et bien pour une fois
01:08:07les parlementaires
01:08:08se sont mis d'accord
01:08:09à la majorité
01:08:09la gauche a voté contre
01:08:11et les deux
01:08:13sont tristes
01:08:13se sont abstenus
01:08:15mais on a trouvé
01:08:17un texte équilibré
01:08:18qui ne défavorise pas
01:08:20ni les agriculteurs
01:08:21ni les particuliers
01:08:22ni les industriels
01:08:23voilà
01:08:24et donc je trouve ça
01:08:24plutôt intéressant
01:08:26donc ça va repartir
01:08:27évidemment au Sénat
01:08:29mais pour une fois
01:08:30on est arrivé
01:08:31à un compromis
01:08:33plutôt juste
01:08:34et équitable
01:08:34c'est-à-dire qu'on va
01:08:35faire des zones humides
01:08:36on va
01:08:38c'est pas les préfets
01:08:39qui vont gérer
01:08:39localement l'eau
01:08:40mais ça reste
01:08:40les élus locaux
01:08:42par exemple
01:08:42on va pouvoir faire
01:08:44des bassines
01:08:45pour les agriculteurs
01:08:45il y a des conditions
01:08:47évidemment
01:08:47mais en tout cas
01:08:48c'est plutôt intéressant
01:08:49parce qu'on a vu
01:08:50pendant la canicule
01:08:50il y a 15 jours
01:08:51je l'ai vu en Bretagne
01:08:53où pour protéger
01:08:54un hôpital
01:08:55l'eau
01:08:56qui arrivait dans cet hôpital
01:08:57on a dû
01:08:58arrêter la distribution
01:08:59de l'eau
01:09:00à des industriels
01:09:00donc voilà
01:09:01il ne faut pas opposer
01:09:02à travers la thématique
01:09:03de l'eau
01:09:04les uns contre les autres
01:09:05je pense que l'eau
01:09:06est à partager
01:09:07à l'échelle d'un territoire
01:09:08on va réutiliser l'eau
01:09:09c'est un vrai sujet en France
01:09:10on n'a pas le droit
01:09:10c'est très compliqué
01:09:11en tout cas
01:09:12c'est intéressant
01:09:12ce qui s'est passé hier
01:09:13à l'Assemblée nationale
01:09:15ça c'était donc
01:09:16une forme de coup de coeur
01:09:17signé Brice Socol
01:09:18et on se retourne vers
01:09:19Arnaud Stéphan
01:09:19pour conclure cette émission
01:09:20en vendredi
01:09:21qui va le faire
01:09:22un coup de coeur
01:09:23par rapport à une restauration
01:09:24non
01:09:24le coup de coeur
01:09:25était sur
01:09:26en ce temps
01:09:27de
01:09:28forte chaleur
01:09:29c'était l'occasion
01:09:30d'aller revisiter
01:09:30notre patrimoine
01:09:32dans les grandes villes de France
01:09:34ça va finir
01:09:34oui
01:09:35dans les grandes villes de France
01:09:36notamment
01:09:37les églises
01:09:38et
01:09:39en plus dans ces églises
01:09:40il ne faut pas oublier
01:09:41qu'il y a aussi
01:09:41un patrimoine musical
01:09:42et ce sont ces orgues
01:09:44qui sont souvent
01:09:46en mauvais état
01:09:47en France
01:09:47et j'ai eu l'occasion
01:09:49d'écouter
01:09:49quelques petits concerts
01:09:51qui ont été donnés
01:09:52cet été
01:09:52dans ces endroits
01:09:53un peu plus frais
01:09:54que sont les églises
01:09:55qui sont ouvertes à tous
01:09:56je rappelle
01:09:57et évidemment
01:09:58j'ai un coup de coeur
01:09:59pour une église
01:10:00qui est assez monumentale
01:10:00pour ceux qui connaissent
01:10:02Paris
01:10:02c'est une église
01:10:04qui s'appelle
01:10:04Saint-Odile
01:10:05qui se trouve
01:10:06à la porte Champéret
01:10:07avec une tour
01:10:08un peu Batman
01:10:08c'est pour ceux qui voient
01:10:09et à l'intérieur
01:10:10elle a un orgue monumental
01:10:11qui a une histoire fantastique
01:10:13c'est en partie
01:10:14un orgue
01:10:14qui vient d'un cinéma
01:10:15qui a été remonté là
01:10:17il est utilisé
01:10:19par un très grand organiste
01:10:20et malheureusement
01:10:21cet orgue
01:10:22est en mauvais état
01:10:23aujourd'hui
01:10:23et ça m'a permis aussi
01:10:25de découvrir
01:10:25ce que fait
01:10:26la mission du patrimoine
01:10:27la fondation du patrimoine
01:10:28qui essaye véritablement
01:10:29de travailler
01:10:30sur ce patrimoine musical
01:10:32pas seulement le bâti
01:10:33parce qu'il y en a besoin
01:10:34les églises sont en mauvais état
01:10:35en France
01:10:36mais aussi tout ce patrimoine musical
01:10:38c'est très difficile
01:10:39de trouver aujourd'hui
01:10:40encore des gens
01:10:41qui savent travailler
01:10:42ces orgues
01:10:44si vous avez l'occasion
01:10:45d'aller voir
01:10:46il est vraiment monumental
01:10:47et puis si vous avez l'occasion
01:10:49de faire un petit geste
01:10:49c'est pas grand chose
01:10:50mais un ou deux euros
01:10:51pour aider l'orgue
01:10:52monumentale de Saint-Odile
01:10:53c'était mon coup de coeur
01:10:54c'est très joli en plus
01:10:56et en plus
01:10:57un peu de beauté
01:10:58dans ce monde de brut
01:10:59monsieur Arnaud Stéphan
01:11:00merci beaucoup à tous
01:11:01d'avoir été autour de la table
01:11:02ce matin
01:11:02Arnaud Stéphan
01:11:03fondateur de l'agence
01:11:03La Note de Com
01:11:04Brice Socol
01:11:05politologue
01:11:06essayiste et co-auteur
01:11:06avec Frédéric Dhabi
01:11:07de l'écharpe et les tempêtes
01:11:08c'est-à-dire aux éditions de l'aube
01:11:10Ergun Torpaslan
01:11:11pardonnez-moi
01:11:12déléguée générale
01:11:13de démocrate et progressiste
01:11:14et Magali Vissonde
01:11:15communicante politique
01:11:16à très bientôt
01:11:17comme dirait l'autre
01:11:17pour de nouvelles aventures
01:11:18dans un instant
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