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##LES_VRAIES_VOIX-2026-07-17##
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NewsTranscription
00:00:00Bonsoir, les vraies voix de l'été débutent à l'aube d'un nouveau week-end et d'une vague
00:00:04de départ en vacances.
00:00:06Quel que soit votre scénario, Sud Radio vous accompagne, le sommaire de cette émission.
00:00:12Parmi les calvaires du moment, passer à la pompe à essence.
00:00:16Plus de 2 euros le litre, quel que soit le carburant.
00:00:19Ça tombe mal et certains profitent de l'opportunité pour engranger les profits.
00:00:24D'où la question du soir, hashtag carburant.
00:00:27L'État doit-il enrayer la flambée des prix de l'essence cet été ?
00:00:31Sinon on va tous se serrer la ceinture.
00:00:33A 18h10, le grand débat.
00:00:36Déjà 32 000 hectares ont brûlé depuis le début de l'année.
00:00:39La gauche pousse un cri d'alarme car la mise en avant des actes criminels à l'origine de ces
00:00:45feux occultes, selon elle.
00:00:48Et la question de la lutte contre le réchauffement climatique est donc occultée.
00:00:52Nous vous interrogeons, récupération politique, le drame des feux de forêt est-il d'abord un problème de réchauffement climatique
00:01:01ou d'incivilité ?
00:01:03Alors les deux fonctionnent évidemment, mais d'abord.
00:01:05Puisqu'il y a d'un côté la gauche qui dit c'est d'abord le réchauffement climatique et de
00:01:11l'autre côté la droite qui dit c'est d'abord les incivilités.
00:01:14Réagissez au 0826 300 300 ou sur nos réseaux sociaux et notre chaîne YouTube.
00:01:20N'hésitez pas, vous êtes les bienvenus.
00:01:22Je vous présente tout de suite les vrais voix.
00:01:27Un trio de chocs, un trio qui ne part pas en vacances du coup, et bravo.
00:01:34Avec Michael Sherman, conseiller municipal inscrit sans étiquette et président de l'association Engagement France Solidarité.
00:01:41Bonsoir Michael.
00:01:42Bonsoir Frédéric.
00:01:43Pas de départ ?
00:01:44Pas de départ, on est là pour les vrais voix.
00:01:46Super.
00:01:47Face à vous, quelqu'un qui vous veut du bien ou pas, on verra.
00:01:51Yann Le Dors, chef d'entreprise dans le domaine de l'automobile justement.
00:01:55Vous avez des choses à nous dire.
00:01:56Bonsoir Yann.
00:01:57Bonsoir Frédéric.
00:01:57Les gens sont partis sereins avec leur voiture ou pas ?
00:02:00Non, pas trop.
00:02:00S'ils ont fait l'entretien, oui.
00:02:02Sinon, vous avez vu le professionnel.
00:02:06Bonsoir Frédéric.
00:02:07Et puis alors évidemment, d'aucuns disent jeudi c'est Ravioli et vendredi c'est René Chiche.
00:02:12Vous connaissez la phrase.
00:02:13C'est le mot ?
00:02:13Ben oui.
00:02:15René Chiche.
00:02:16Je pars en vacances.
00:02:18Ah oui, oui, oui.
00:02:19Pas aujourd'hui, mais je pars en vacances.
00:02:20Oui, oui.
00:02:20Ben oui, c'est ça l'avantage des gens qui ont un fort pouvoir d'achat, évidemment.
00:02:24Vous êtes journaliste pour le site idbooks.com et pour Galaxy TV.
00:02:29C'est ça.
00:02:29Je ne sais jamais avec prononciation.
00:02:32Parfait.
00:02:33Bon, vous êtes donc prêts, les Vraies Voix.
00:02:37Il y a la question, on pense vraiment à vous qui êtes dans la voiture.
00:02:40Alors si vous partez en vacances ou si vous revenez du boulot, parce qu'il y a du monde sur
00:02:44les routes,
00:02:45soyez patients, mais justement, on ouvre le débat.
00:02:49Les Vraies Voix Sud Radio.
00:02:51Vous prenez la route et jetez un oeil sur les prix du litre du carburant et vous sursautez.
00:02:57Il fallait s'y attendre.
00:02:58Les Etats-Unis bombardent à nouveau l'Iran.
00:03:00Le détroit d'Ormouz redevient impraticable.
00:03:03Les cours du pétrole grimpent.
00:03:05Enfin, pas tant que ça d'ailleurs.
00:03:07Il est temps de réagir pour empêcher que les Français ne se serrent trop la ceinture pendant leurs vacances.
00:03:12La question du soir, hashtag carburant.
00:03:15L'État doit-il enrayer la flambée des prix de l'essence cet été ?
00:03:19Nous avons, chère Vraie Voix et vous, les auditeurs de Sud Radio, l'immense plaisir d'avoir la référence sur
00:03:27les questions énergétiques.
00:03:29Il est l'incontournable.
00:03:30Philippe Charles.
00:03:31Bonsoir Philippe.
00:03:33Bonsoir Frédéric.
00:03:35Bon, et évidemment, ça n'a échappé à personne.
00:03:37Vous vous êtes garé, vous êtes en voiture parce que vous aussi, vous étiez sur le chemin.
00:03:41Mais je voulais absolument vous avoir un déjà pour savoir si les prix, vous avez vu un peu les prix
00:03:47de l'essence là en venant ou pas ?
00:03:50Alors, j'ai vu hier, puisque j'ai fait le plein de ma voiture hier et donc j'ai mis
00:03:54du diesel.
00:03:55Pourtant, c'était dans un intermarché, donc on va dire chez la grande distribution et ce n'était pas sur
00:04:00l'autoroute.
00:04:01Et donc, j'ai fait un plein diesel à 1,98.
00:04:05Oui, on y était presque, au 2, mais enfin les deux, c'est partout.
00:04:10Alors, oui, oui, Philippe, oui.
00:04:13Oui, donc je voulais dire qu'à peu près en une semaine, le baril est quand même qui était redescendu
00:04:20à 70 dollars,
00:04:21cote là cet après-midi à 87 dollars.
00:04:25Il faut savoir que 10 dollars de renchérissement du baril, c'est à peu près 6 à 7 centimes en
00:04:31plus.
00:04:32Donc, on était entre 1,85 et 1,90, on était retombé.
00:04:38On verra pourquoi est-ce qu'on n'était pas retombé plus bas.
00:04:40Et là, on a repris entre 10 et 15 centimes.
00:04:44Donc, effectivement, on refrôle les 2 euros, c'est mécanique.
00:04:48Oui, et ça fait peur, et ça fait peur.
00:04:51Alors, y a-t-il des solutions ? Que faut-il faire ?
00:04:55Moi, je sollicite déjà autour de la table les vraies voix.
00:04:59Il y a quand même un gros problème, c'est-à-dire qu'on part en vacances et quelle que
00:05:03soit la conjoncture,
00:05:04Michael Sherman, il y a ce tarif exorbitant.
00:05:08C'est le même scénario tous les ans.
00:05:10Tous les ans, on a l'impression de revivre un petit peu.
00:05:12Il y aura toujours le prétexte des guerres, il y aura toujours des enjeux internationaux
00:05:16qui impacteront le pouvoir d'achat des Français.
00:05:19Mais je pense que l'État, c'est là où il doit jouer son rôle.
00:05:22Il peut jouer sur la fiscalité, il peut jouer notamment sur le taux appliqué.
00:05:27Et je pense qu'à ce jour, l'État ne joue pas son rôle.
00:05:30René Chiche ?
00:05:31C'est-à-dire que jusqu'à présent, le gouvernement a refusé toute forme réellement de solutions réelles et concrètes
00:05:39par rapport à ce sujet.
00:05:40Moi, je vous dis tout de suite, je ne suis pas un grand spécialiste de ce sujet.
00:05:43On a affaire à monsieur.
00:05:44Mais vous avez une voiture.
00:05:45Non, je n'ai plus de voiture, mais je suis un pur parisien.
00:05:47Donc, je n'ai plus de voiture.
00:05:48Je conduis.
00:05:48Vous êtes à vélo.
00:05:49Non, je suis à pied.
00:05:51Ou en taxi, ou en transport en commun.
00:05:53Je n'ai plus de voiture, je suis un pur parisien.
00:05:54Donc, c'est vrai que moi, je ne suis pas hyper...
00:05:56Mais c'est vrai que le gouvernement a pour l'instant refusé toute forme réellement de...
00:06:01Il agit au coup par coup.
00:06:02C'est ça le problème.
00:06:03Parce qu'il est au coup par coup.
00:06:04Et maintenant, quelle est la solution à envisager dans ce domaine ?
00:06:09Parce que c'est vrai que c'est lié à la situation internationale qui change de semaine en semaine.
00:06:15Donc, est-ce qu'un gouvernement actuellement peut agir vraiment ?
00:06:18Je ne sais pas.
00:06:19En plus, franchement, on ne sait plus qui croire.
00:06:20Vous avez la porte-parole du gouvernement qui dit que les Français qui avaient droit aux fameuses aides
00:06:26sont à peu près 40% à l'avoir touché.
00:06:28Vous avez le député PS, Philippe Brun, qui lui a dit que c'était absolument faux
00:06:33et que c'était en fait une opération fiasco, ce qu'avait fait le gouvernement.
00:06:36Donc, vous voyez, qui croire dans ce domaine ?
00:06:39Parce que franchement, ce n'est pas très évident à gérer, à comprendre.
00:06:42Et le côté béossien que vous avez mis en avant et qui vous honore, parce que vous êtes honnête,
00:06:47en tout cas, a le mérite de poser les vraies questions.
00:06:49Et c'est la raison pour laquelle Philippe Charlaise est là.
00:06:51Bien sûr, j'ai des questions.
00:06:53Je continue mon petit tour de table.
00:06:54Alors là, on a un spécialiste, Yann Le Dort.
00:06:58Yann, il y a des gens qui s'en mettent plein les poches sur ces augmentations ou pas ?
00:07:03Alors, je pense que c'est quand même toujours difficile à savoir où se situent les marges.
00:07:06Par contre, je pense que sur ce type de problème, on manque surtout de vision et de pragmatisme.
00:07:11La vision, c'est parce qu'on en est encore à la vision de De Gaulle et du nucléaire d
00:07:15'il y a 40, 50 ou 60 ans.
00:07:17Et je pense que par rapport au problème pétrolier, aux dépendances des matières premières,
00:07:20on a besoin d'une vision pour savoir comment on doit orienter la société.
00:07:23Et là, ça fait défaillance depuis très longtemps.
00:07:25Et puis surtout, manque de pragmatisme.
00:07:27Parce qu'on fait des chèques énergie, comme on fait des chèques légumes, comme on fait des chèques culture.
00:07:32Et je pense que ce n'est pas là la solution.
00:07:34La solution, elle est de savoir quel est l'impact sur l'économie,
00:07:37quel est l'impact sur le pouvoir d'achat des Français,
00:07:38et de savoir comment on doit le gérer.
00:07:40Et aujourd'hui, je pense que...
00:07:42Alors, je ne suis pas au pouvoir, donc c'est assez facile de le dire comme ça au micro.
00:07:45Peut-être que vous y serez un jour, on ne sait jamais.
00:07:47Je ne sais pas.
00:07:48En tout cas, il y aura peut-être plus de pragmatisme et plus d'analyses un peu concrètes.
00:07:53Mais ce qui est sûr, c'est que...
00:07:55Enfin, moi, je crois en tout cas,
00:07:57que la discussion, ce n'est pas de savoir si les Français perdent du pouvoir d'achat ou pas.
00:08:01C'est que ça permet de renflouer un peu les caisses,
00:08:03parce qu'il y a beaucoup de taxes sur le pétrole,
00:08:04et quand le pétrole augmente, ça fait rentrer des taxes.
00:08:08Par contre, il faut savoir quel est l'impact sur l'économie.
00:08:10Si ça fait ralentir l'économie, à un moment donné,
00:08:12on peut être en droit d'attendre un plafonnement des taxes
00:08:15de manière à éviter l'impact sur l'économie, le pouvoir d'achat.
00:08:18Moi, c'est comme ça que je ferais.
00:08:19Je salue, vous trois, votre capacité à poser les vraies questions sur la table,
00:08:23et c'est là qu'on se retourne vers Philippe Charles.
00:08:25Alors, Philippe, déjà, prenons les chances dans l'ordre.
00:08:30Alors, attends, Philippe, je prends le volant.
00:08:33Laissez-moi te dire que Philippe, déjà, on est d'accord,
00:08:37augmentation du cours du pétrole lié à la guerre,
00:08:41ça, on n'y coupe pas.
00:08:42On est d'accord.
00:08:43Premier point.
00:08:44Alors, attendez, attendez, parce qu'il y a deux leviers sur lesquels on ne coupe pas.
00:08:49Il y a effectivement l'augmentation du prix du baril de pétrole brut,
00:08:52qui est effectivement lié à la guerre.
00:08:54Il y a une deuxième composante dont on parle moins,
00:08:56mais qui est aussi liée purement au marché et à la situation internationale.
00:09:00Ce n'est pas seulement le prix du pétrole brut, c'est le prix des produits raffinés.
00:09:05Or, il faut savoir que nous avons fortement diminué nos capacités de raffinage en Europe,
00:09:09pour de bonnes et de mauvaises raisons, mais on ne va pas revenir là-dessus.
00:09:12On a apporté énormément de diesel, notamment de Russie,
00:09:16qu'on ne veut plus apporter pour des raisons d'embargo,
00:09:19ce qui veut dire qu'aujourd'hui, il y a une pénurie de diesel sur les marchés mondiaux,
00:09:23d'où une augmentation assez considérable, presque supérieure à l'augmentation du prix du baril,
00:09:29ce qu'on appelle la marge de raffinage, c'est-à-dire en fait le prix du produit raffiné à
00:09:33Rotterdam.
00:09:34Et à nouveau, comme sur le prix du baril, on n'a aucun impact là-dessus.
00:09:37Et là, on est d'accord, l'État ne peut rien faire.
00:09:42Et dernier point, parce que vous connaissez très bien l'émission Philippe,
00:09:46on va marquer une petite respiration.
00:09:47Et puis, dans un instant aussi, les auditeurs de Sud Radio vont vous poser des questions et intervenir au 0
00:09:53826 300 300.
00:09:55Philippe, vous nous confirmez qu'en revanche, en termes de taxes, la France y va très fort.
00:10:01Alors la France y va très fort, puisque sur les 2 euros de prix, il y a 1 euro de
00:10:06taxes environ,
00:10:07auquel il faut rajouter, ça n'est pas vraiment une taxe, mais c'est intégré à ce qu'on appelle
00:10:13la marge de distribution,
00:10:14ce sont les fameux certificats d'économie d'énergie, qui sont un prélèvement redistribué au profit de la transition énergétique,
00:10:21et qui compte quand même pour 17 centimes au litre.
00:10:24Oui, effectivement.
00:10:25Donc on a globalement 1,17 euro de prélèvement de l'État sur les 2 euros par litre.
00:10:32Ce qui veut dire que notre question du soir tient bien.
00:10:36Hashtag carburant.
00:10:37L'État doit-il enrayer la flambée des prix de l'essence cet été ?
00:10:42Nous vous posons la question à vous les auditeurs.
00:10:44Vous êtes éclairé par notre expert Philippe Charles.
00:10:47Vous êtes accompagné par nos vraies voix,
00:10:49Mickaël Sherman, René Chiche et Yann Ledortz.
00:10:51Et vous intervenez au 0 826 300 300 dans 2-3 petites poignées de secondes.
00:10:5817h20, les vraies voix Sud Radio.
00:11:01Sud Radio.
00:11:03Parlons vrai.
00:11:04Enfin les...
00:11:05Frédéric Bradel.
00:11:07C'est le calvaire en ce jour de départ.
00:11:10Passer à la pompe à essence, plus de 2 euros le litre, quel que soit le carburant.
00:11:15Certains en profitent pour engranger des profits sur le dos des automobilistes.
00:11:19La question du soir, hashtag carburant.
00:11:22L'État doit-il enrayer la flambée des prix de l'essence cet été ?
00:11:26Nous avons un expert pour nous éclairer, Philippe Charles.
00:11:29Nous avons nos trois vraies voix ce soir.
00:11:32Mickaël Sherman, René Chiche, Yann Ledortz.
00:11:34Vous intervenez au 0 826 300 300.
00:11:37Et pour ceux qui ont justement voté sur la chaîne YouTube de Sud Radio, Quentin Saunier.
00:11:43Bonsoir Quentin.
00:11:44Quelle est la tendance à la question ?
00:11:47L'État doit-il enrayer la flambée des prix de l'essence cet été ?
00:11:50La tendance, elle est très nette.
00:11:52Les gens disent oui à 90%.
00:11:54Comme ça, c'est clair.
00:11:55Voilà.
00:11:55Beaucoup de commentaires également.
00:11:57On a Ledio qui nous dit non, si vous acceptez cela, vous augmenterez la dette et vous devrez la rembourser
00:12:02plus tard avec de nouveaux impôts.
00:12:03On a Nolan qui dit oui, mais en baissant les taxes, à quoi sert de nous prendre notre argent ?
00:12:07Via les taxes, si c'est pour le dépenser dans des aides par la suite.
00:12:11C'est vrai que c'est le serpent qui se mord la queue.
00:12:12C'est pas mal vu ça, oui.
00:12:14C'est ça.
00:12:14Et on a Nicolas qui nous fait une sorte de conclusion.
00:12:18Plus d'États ou moins d'États, faudrait savoir.
00:12:20Très intéressant.
00:12:22Justement, Loïc au 0 826 300 300.
00:12:25Loïc de Toulouse.
00:12:27Bonsoir, Loïc.
00:12:28Oui, bonjour.
00:12:29Bonsoir à tout le monde.
00:12:30Bonjour, bonsoir.
00:12:31C'est toujours le fameux.
00:12:32Bon, alors qu'est-ce qu'on fait ?
00:12:34On fait un gros truc pour éviter qu'on ne se serre la ceinture et qu'on n'aille pas
00:12:38au restaurant, etc.
00:12:39etc.
00:12:40Pour cet été.
00:12:40Vous voyez les choses comment ?
00:12:42Alors, moi de toute façon, je fais 66 km par jour pour aller bosser.
00:12:46Donc que l'essence soit 1, 60, 1, 40 ou 2, ça ne changera rien.
00:12:49Ma problématique, il faudra quand même que j'aille travailler pour pouvoir remplir mon réservoir, pour pouvoir aller travailler, pour
00:12:54pouvoir remplir mon réservoir.
00:12:57Oui, déjà.
00:12:58Donc, je suis parti de Toulouse samedi dernier.
00:13:03Je vous appelle de Huesca en Espagne.
00:13:05Ah, oui.
00:13:08Où je ne vais pas tarder à faire le plein de ma voiture.
00:13:10Je l'ai fait 1, 93 samedi.
00:13:14Là, j'ai la station Carrefour sous les yeux, essence 95, 1, 45, 3.
00:13:19Aïe, aïe, aïe.
00:13:20Le voilà le témoignage.
00:13:22Eh oui, Loïc.
00:13:23Votre témoignage.
00:13:24Loïc 98, 1,61.
00:13:27Le gasoil de base, 1,52.
00:13:29Et le gasoil premium, 1,56.
00:13:31Eh bien, voilà.
00:13:33Eh bien, voilà.
00:13:34Qu'est-ce que vous faites à Huesca ?
00:13:35Donc, si on reprend la question du début...
00:13:37Oui, qu'est-ce que vous faites à Huesca ?
00:13:38Si vous reprenez votre question du début, je vous fais en vacances, tout bêtement.
00:13:41D'accord.
00:13:42Donc, sur la question du début, oui, l'État doit faire quelque chose.
00:13:44Vous répondez ça, vous ?
00:13:46Alors, déjà, il va surtout commencer à peut-être renvoyer un certain nombre de hauts fonctionnaires
00:13:52qui ne savent que pondre des super chèques à Tiers-Larigaud.
00:13:56Parce que, même en étant gros rouleurs, je peux vous dire que remplir les 15 serfas pour toucher royalement 100
00:14:02euros...
00:14:04J'ai beau être Bac plus 5 en droit, je me suis rendu compte qu'il me fallait un doctorat
00:14:08pour remplir les serfas de notre administration fiscale.
00:14:12Non, je pense que l'État, maintenant, il faut qu'il arrête ces conneries.
00:14:15Parce que là, on est dans de la connerie.
00:14:17Il y a un moment, ce n'est pas le débat, est-ce qu'il faut qu'il prenne des
00:14:20taxes ou est-ce qu'il ne faut pas qu'il en prenne ?
00:14:22Moi, qu'il en prenne, ça ne me dérange pas, à la seule condition qu'on ait enfin une vraie
00:14:27vision stratégique
00:14:28de quels sont les services publics fondamentaux et qu'on arrête toute la dilapidation de l'argent public en France.
00:14:37Merci, Loïc, pour ce témoignage hyper intéressant.
00:14:40Bonnes vacances en Espagne, vous, le Toulousain.
00:14:43Alors, justement, Philippe Charles, qui lui aussi est sur le chemin des vacances, on vient...
00:14:49Je suis arrêté, je suis arrêté.
00:14:50Oui, oui, évidemment, vous vous êtes arrêté, pas par la police, mais vous, vous êtes arrêté.
00:14:56Non, non, non.
00:14:57Bon, Philippe, voilà, on vient d'écouter Loïc, il y a 30 centimes d'écart entre l'Espagne et la
00:15:04France, ça c'est...
00:15:06Quand on a dit ça, on a tout dit, non ?
00:15:08Si on prend les Etats-Unis, c'est encore pire, aux Etats-Unis, c'est à peu près...
00:15:13Et les Etats-Unis et les Américains trouvent ça extrêmement cher, 3,80 dollars le gallon,
00:15:18et dans un gallon, il y a 4 litres, donc ça veut dire que c'est moins d'un euro
00:15:22le litre aux Etats-Unis.
00:15:23Donc, parce que, aux Etats-Unis, pratiquement, les carburants ne sont pas taxés.
00:15:31Donc, effectivement, oui, Loïc a tout à fait raison, il remet d'ailleurs en cause, non pas seulement,
00:15:37la fiscalité sur l'essence, mais d'une façon générale, le modèle français.
00:15:42Il faut savoir que la fiscalité sur l'essence est quand même un revenu de l'ordre de 50 milliards
00:15:48d'euros par an,
00:15:49c'est-à-dire, c'est presque autant, pas loin finalement, que l'impôt sur le revenu.
00:15:55Donc, ça veut dire que c'est intégré dans un modèle global.
00:15:59Et d'ailleurs, quand on voit les Français se plaindre notamment du prix de l'essence,
00:16:05je pense que ça intègre une problématique bien plus importante.
00:16:09Il faut quand même rappeler que le prix du transport et de l'énergie,
00:16:13c'est de l'ordre de 8% de la dépense d'un ménage, alors que le logement, c'est
00:16:1730%.
00:16:18Donc, ce qui veut dire que globalement, on descend rarement dans la rue pour se plaindre du prix du logement,
00:16:24alors que si les familles et les ménages sont bien plombés par une dépense, c'est celle du logement.
00:16:31Alors, attendez Philippe, parce que René Chiche, justement, veut vous interpeller.
00:16:37Il semble, M. Charlet, que dans les dom-toms, le prix du carburant est réglementé par le préfet, je crois.
00:16:45Alors, pourquoi ce qui est possible dans les dom-toms n'est pas possible en métropole ?
00:16:50Alors, l'approvisionnement est très différent.
00:16:52Vous me posez un peu une colle, je connais assez mal les prix dans les dom-toms,
00:16:57et j'ignorais qu'il y avait une réglementation particulière,
00:17:01mais c'est vrai que les règlements des dom-toms sont souvent très particuliers dans beaucoup de domaines,
00:17:07donc là, je n'ai pas trop la réponse.
00:17:09Mais encore une fois, alors bon, ça c'est la spéciale René, mais on va le piéger tout à l
00:17:14'heure.
00:17:15Non, non, excusez-moi Philippe, je confirme que c'est réglementé.
00:17:18Bref, Philippe, c'est ma mère.
00:17:21C'est vrai que je confirme qu'il y a une réglementation dans les dom-toms,
00:17:27pour le prix des carburants.
00:17:28Donc, je ne vois pas pourquoi ce ne serait pas possible.
00:17:31Oui, mais alors, selon le code du commerce,
00:17:35ou de la concurrence, je ne sais plus exactement lequel,
00:17:37en cas de situation de crise,
00:17:39je crois qu'il serait possible de réglementer ce prix.
00:17:43Donc, on se demande bien pourquoi les pouvoirs publics ne veulent pas réglementer vraiment ce prix.
00:17:4750 milliards.
00:17:48Alors, Yann Lodort, sur ce que dit Philippe Charlaise,
00:17:51si vous voulez lui aussi lui poser une question et le piéger, n'hésitez pas.
00:17:55Ça sera difficile, mais réaction sur ce qui vient de se dire, là.
00:18:00Je crois surtout que la réponse est dans ce que a dit le dernier auditeur.
00:18:04C'est-à-dire que l'arbitrage, il se fait sur les 50 milliards qui ont été annoncés.
00:18:07C'est-à-dire que si on veut plafonner les taxes sur le carburant,
00:18:11ça veut dire qu'à un moment donné, il faut aller chercher le remboursement de la dette
00:18:14sur d'autres moyens de taxes et d'impôts.
00:18:17Et aujourd'hui, comme on n'a pas de vision au niveau de l'État
00:18:20pour savoir comment on va gérer cette dette et comment on va arbitrer les priorités,
00:18:24on fait semblant de prendre des décisions, on sort un chèque.
00:18:28Mais encore une fois, ce chèque carburant, moi, ça me fait penser au Covid.
00:18:32Ça me fait penser au Covid et aux 4 pages pour l'attestation pour pouvoir sortir de chez soi.
00:18:35C'est exactement ça.
00:18:36On fait un effet d'annonce pour faire croire qu'on va aider les plus démunis
00:18:40ou ceux qui ont le plus besoin de leur voiture pour aller chercher une petite subvention.
00:18:43mais au final, on croise les doigts pour que le peu de gens puissent le remplir ou fassent l'effort.
00:18:49Michael Sherman, la hausse du prix du carburant, elle touche les travailleurs.
00:18:53Aujourd'hui, ceux qui sont impactés, c'est ceux qui n'ont pas le choix.
00:18:56Les décisions sont prises à Paris.
00:18:57Oui, parce que là, on parle des vacances, mais bon...
00:18:59Mais sauf que les décisions sont prises à chaque fois à Paris, mais Paris, ce n'est pas la France.
00:19:04Et les Français qui vivent en province, qui nous écoutent, qui vivent dans des zones périurbaines,
00:19:08ils n'ont pas le choix d'aller travailler.
00:19:10Donc, en fait, cette dépense, ce coût mensuel qui impacte fortement le petit revenu qu'ils ont à la fin
00:19:17du mois,
00:19:17et bien souvent, ils sont à découvert, ils n'ont pas le choix.
00:19:20Donc, en fait, c'est quelque part un petit peu un viol consenti
00:19:26où, de toute façon, ils vont devoir payer et aller prendre de l'essence
00:19:30parce que s'ils veulent aller travailler à 25 ou 45 kilomètres de chez eux,
00:19:34et c'est que l'aller, ils doivent aller à la pompe à essence.
00:19:36Donc, je pense qu'il y a une déconnexion des réalités,
00:19:40des décisions qui sont prises à Paris par les ministères au niveau du gouvernement.
00:19:44Réaction, Philippe Charlaise.
00:19:47Oui, alors moi, ce que je voulais dire, c'est qu'il y a quand même, j'en ai déjà
00:19:50parlé,
00:19:52une contribution qui n'est pas une taxe, qui s'appelle les certificats d'économie d'énergie.
00:19:57Ça compte pour environ 16 à 17 centimes, et c'est une contribution qui est donc prélevée,
00:20:03puis redistribuée, et d'ailleurs, son efficacité est très questionnable aujourd'hui,
00:20:09notamment redistribuée pour la transition énergétique,
00:20:12pour les subventions sur les voitures électriques,
00:20:14ou bien sur la rénovation thermique des logements.
00:20:19Et donc, ce que je pense, c'est que, et d'ailleurs, moi, j'avais proposé ça dès le mois
00:20:24de mars,
00:20:24il y a pas mal de personnes qui m'ont rejoint, notamment Alexandre Jardin, David Listin, je me rappelle,
00:20:30c'était de supprimer momentanément ces certificats d'économie d'énergie,
00:20:34donc d'arrêter pendant quelques mois, le temps que la crise se tasse,
00:20:40et ça permet effectivement, premièrement, un effort de l'État,
00:20:44donc l'État montre l'exemple, et ça permettrait de réduire le prix d'environ, je dis une quinzaine de
00:20:50centimes, on va dire.
00:20:51Donc, c'est-à-dire, aujourd'hui, à deux, qui est un seuil assez psychologique pour les consommateurs,
00:20:59de redescendre à 85.
00:21:01Et ce qui n'est pas négligeable.
00:21:02Merci mille fois, Philippe Charles, de nous avoir éclairé de vos lumières.
00:21:07Voilà, c'est un sujet. Alors, bon courage.
00:21:10Merci à vous.
00:21:11Simplement, je peux...
00:21:13Ah, ah, ah, ah, Philippe, très vite, Philippe, oui.
00:21:16Absolument, c'est dans votre futur débat, c'est donc de bien savoir que le déclenchement des feux de forêt
00:21:25est bien d'origine humaine,
00:21:27et le réchauffement climatique est un catalyseur, un accroissement du risque.
00:21:32Ah, vous vouliez nous lancer sur le débat de tout à l'heure, 18h.
00:21:37Mais avant, on va voir l'arrivée du Tour de France.
00:21:39Restez bien avec nous, restez bien avec Les Vraies Voix.
00:21:41A tout de suite.
00:21:4217h-20h, Les Vraies Voix Sud Radio.
00:21:45L'affineur des Pyrénées depuis 1950, en tête de peloton du savoir-faire fromager.
00:21:51Et nous partons tout de suite sur la route du Tour de France.
00:21:54Treizième étape, la plus longue du Tour, 205 kilomètres entre Dolle et Belfort, via le Ballon d'Alsace.
00:22:01Est-ce que Pascal Chanteur est avec nous ?
00:22:03Pas encore, on va faire le point en tout cas.
00:22:0537 coureurs se sont échappés aujourd'hui.
00:22:08Tenez-vous bien, chers auditeurs de Sud Radio.
00:22:11Tadej Pogacar a laissé filer.
00:22:14Il a permis à 37 coureurs de jouer l'échappé.
00:22:16Parmi eux, les meilleurs Français, notamment Romain Grégoire ou Kevin Vauclin ou Jordan Gégat.
00:22:22Et dans les 37, deux se sont extirpés.
00:22:25Malheureusement, aucun Français.
00:22:27On vit tout de suite le dernier kilomètre.
00:22:30Et dans le dernier kilomètre, ce sont deux hommes.
00:22:34Le Suisse mort au chemide et le Colombien Harold Terrada qui conservent une petite quinzaine de secondes sur nos deux
00:22:41Français.
00:22:42Jordan Gégat et Kevin Vauclin, deux des Français qui étaient dans le top 10 l'année dernière.
00:22:49Tout est encore possible.
00:22:50Il y a notamment dans cet échappé, ce qu'il reste du groupe de 37 coureurs, deux coéquipiers.
00:22:56de Tadej Pogacar, l'américain Brandon McNulty et le belge Tim Wellens.
00:23:03Devant, dans les rues de Belfort, les deux hommes se regardent.
00:23:07Mauro Schmid, le Suisse de l'équipe Jaïko Aloula.
00:23:10Et derrière lui, dans sa roue, Harold Terrada, le Colombien.
00:23:13Qui a déjà brillé sur les étapes des grands tours.
00:23:16Ils ont tous les deux l'habitude.
00:23:18Et les Français qui sont en train de revenir derrière avec Clément Brazzafonso.
00:23:23Et surtout, peut-être Tim Wellens, le coéquipier de Tadej Pogacar.
00:23:27Mais ça y est, le sprint est lancé.
00:23:28Mauro Schmid, le Suisse qui était champion de Suisse encore l'année dernière.
00:23:31Mauro Schmid, il est passé par Harold Terrada.
00:23:34C'est Mauro Schmid, le Suisse qui s'impose devant Harold Terrada.
00:23:38Tim Wellens en troisième position.
00:23:40Et les Français, Kevin Vauclin, Clément Brazzafonso et Jordan Gégat qui arrivent pour les places d'honneur.
00:23:45Quelle déception pour les Français.
00:23:47Mais alors, exceptionnel ce final avec le passage au ballon d'Alsace qui était à 30 kilomètres de l'arrivée.
00:23:55Pascal Chanteur, quelle déception pour nos Français.
00:23:57Les meilleurs Français pratiquement étaient là.
00:24:00Ils se font piéger aujourd'hui.
00:24:02Ils auront tout tenté.
00:24:04Ça a été une course incroyable à la fin.
00:24:06Il y a des coureurs de partout, des pelotons de partout.
00:24:09Un maillot jaune qui a défendu ce qu'il avait à défendre.
00:24:13Et des équipes qui défendent le classement général.
00:24:16Mais une formidable victoire pour M. Schmid.
00:24:20Oui, alors Mauro de son prénom.
00:24:22D'ailleurs, Mauro Schmid qui était, je le disais, champion de Suisse.
00:24:26Qui, à son palmarès, avait déjà remporté une étape du Tour d'Italie.
00:24:31Et là, c'est sur le Tour de France.
00:24:33Il avait fait deuxième l'année dernière en 2025.
00:24:36La suite des coureurs.
00:24:38Il y avait beaucoup, beaucoup de Français dans l'échappé, Pascal Chanteur.
00:24:42Ils avaient bien senti le coup, nos tricolores.
00:24:45Ah oui, parfaitement.
00:24:46Vous aviez l'équipe Total Energy qui était cinq coureurs à l'avant.
00:24:52Vous aviez la Groupama FDJ qui était aussi très, très bien représentée avec Romain Grégoire et Braz Alfonso comme leader
00:25:02avec Rousseau et Quentin Paché et bien d'autres.
00:25:07Non, non.
00:25:07Les coureurs français étaient à l'attaque.
00:25:09Mais après, vous savez, la physionomie de course fait que.
00:25:13Et puis après, c'est les jambes qui parlent aussi.
00:25:15Alors, là où c'est intéressant, et évidemment, on en reparlera tout à l'heure avec vous, Pascal Chanteur, mais
00:25:20le peloton est très, très loin, à plus de huit minutes, c'est ça ?
00:25:248-0-4, exactement.
00:25:258-0-4.
00:25:27Et il y avait, dans cet échappé, Tom Pitcock, le britannique.
00:25:32Le britannique Tom Pitcock qui fait donc troisième, Van Gils quatrième et McNulty cinquième.
00:25:38Et après, on a nos Français qui se placent, comme je vous le disais.
00:25:43Ce qui veut dire qu'il y a un grand vainqueur aujourd'hui, c'est Tom Pitcock qui peut revenir
00:25:47au classement général parmi les tout meilleurs.
00:25:52Oui, tout à fait.
00:25:53Mais bon, vous savez, le Tour de France est encore long.
00:25:56Pitcock a démontré qu'il n'était pas dans sa meilleure forme parce qu'il avait lâché.
00:26:06Excusez-moi parce qu'on vient d'avoir un accident juste là, juste à côté de nous.
00:26:09Et ça a fait du bruit.
00:26:11Donc tout ça pour dire que Tom Pitcock n'est pas à son avantage.
00:26:15Paul Sexas a bien joué le coup.
00:26:17Il ne s'est pas énervé ni rien.
00:26:18Parce que le Tour de France n'est pas terminé.
00:26:22Il commence juste, on pourrait dire, pratiquement pour les étapes qui vont être difficiles dans les Alpes.
00:26:27Il faut garder les forces en présence.
00:26:29Oui, parce que Tom Pitcock au classement général était dixième.
00:26:33Et évidemment, il va faire un rapproché.
00:26:35Il faut attendre, bien sûr, les écarts à l'arrivée.
00:26:38Mais en tout cas, bon, voilà.
00:26:40Déception alors que le champion de France, Romain Grégoire, qui était l'un des régionaux de l'étape aussi, arrive
00:26:45seulement.
00:26:46Merci Pascal Chanteur.
00:26:47On se refait un point, évidemment, tout à l'heure avec vous à 18h50.
00:26:51Avec Matoc, l'affineur des Pyrénées depuis 1950, en tête de peloton du savoir-faire fromager.
00:26:57Les Vraies Voix Sud Radio, 17h20, Frédéric Brindel.
00:27:02Retour au cœur de l'actualité.
00:27:05Une actualité qui est marquée par plusieurs événements et qui sont scrutées par nos trois Vraies Voix.
00:27:11Ce soir, Mickaël Sherman, Yann Ledortz et René Chiche.
00:27:15Mickaël Sherman élu, René Chiche journaliste, Yann Ledortz chef d'entreprise.
00:27:21Et chacun a choisi son tour de table.
00:27:23On commence par vous, Mickaël Sherman.
00:27:27Vous vouliez, en cette journée spéciale, qui est une journée nationale de mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites,
00:27:34apporter votre témoignage.
00:27:36Je voulais les 16 et 17 juillet 1942, on le connaît, c'était la rafle du Veldiv.
00:27:40Et donc, il a été décidé, notamment que le 16 juillet soit décidé.
00:27:45Et que cette journée soit dédiée, notamment, aux crimes racistes et antisémites de l'État français.
00:27:51Et un hommage au juste.
00:27:54Donc, c'est 4206 juste parmi les nations.
00:27:58C'est un titre qui est décerné par l'État d'Israël.
00:28:00Et qui met à l'honneur les personnes non-juives qui ont décidé de sauver la vie de juifs sans
00:28:07aucun intérêt.
00:28:09Et sans contrepartie.
00:28:11Et je trouve que dans ces périodes bien sombres de l'histoire, où parfois on se demande un petit peu
00:28:15où partent les valeurs d'humanité.
00:28:18Et où vont les valeurs de notre République, liberté, égalité, fraternité.
00:28:21Je trouve que c'est important.
00:28:23Et merci de me laisser rendre hommage à ces justes qui ont risqué leur vie pour sauver celles de personnes
00:28:28qui n'avaient rien demandé dans une période de guerre.
00:28:31Et en tant que petit-fils de l'escapé de la Shoah, je trouve que c'est important chaque année
00:28:35de rappeler la mémoire de ces justes.
00:28:37Et de dire qu'il y a cette journée nationale qui est annuelle.
00:28:41Il y a ces commémorations.
00:28:43Et c'est vrai que finalement, on n'en parle pas beaucoup.
00:28:45C'est pour ça que Sud Radio accepte de pouvoir rendre hommage.
00:28:48C'est-à-dire qu'ils ont la chance de vous avoir comme vraie voix et de nous alerter sur
00:28:52effectivement cette commémoration.
00:28:53Et donc voilà, dans mon sujet du vent, j'ai fait le choix de mettre à l'honneur, c'est
00:28:58juste parmi les nations.
00:28:59Très beau choix, Mickaël Sherman.
00:29:02Merci.
00:29:02Tour de table, nous continuons avec René Chiche.
00:29:05Alors, je vous l'ai dit, chers amis téléspectateurs et parce que vous pouvez nous suivre sur Youtube.
00:29:11Et vous verrez la très belle chemise.
00:29:12Ils ont la chance de me voir.
00:29:13La belle chemise de René Chiche.
00:29:15Ma beauté.
00:29:16C'est que ça pile.
00:29:16Qui est un homme de spectacle.
00:29:19Et notamment avec votre site, Idébox.
00:29:23C'est un site de journalisme.
00:29:24Mais bon, vous avez raison.
00:29:25Je vais vous expliquer pourquoi.
00:29:26Oui, oui, non, mais parce que c'est notamment sur le cinéma.
00:29:29Entre autres.
00:29:29Donc, vous connaissez très très bien tous ces artistes qu'on va découvrir pendant l'été.
00:29:34Il y a des spectacles.
00:29:35Et vous, qu'est-ce que vous me dites ?
00:29:36Alors là, je suis tombé de ma chaise.
00:29:37Il faut supprimer le régime des intermittents du spectacle.
00:29:40Parce que j'ai aussi bien connu ce régime pendant 15 ans parce que je faisais de la télévision.
00:29:44Sur France 5, la cinquième, avec beaucoup d'intermittents.
00:29:45Vous en avez bien profité.
00:29:46Non, alors moi, je n'étais pas intermittent du tout.
00:29:49Non, moi, je n'étais pas intermittent du tout.
00:29:51Je n'étais pas intermittent.
00:29:52Je vous ai expliqué pourquoi.
00:29:53Allez-y, allez-y.
00:29:53Non, mais bien sûr.
00:29:54On est dans une période où on demande de réduire les déficits, de faire des économies.
00:29:59On en donne aux Français tout ça avec la ceinture.
00:30:01Or, il y a, je trouve, une inégalité quand même avec ce régime des intermittents du spectacle.
00:30:06Les intermittents du spectacle, c'est quoi ?
00:30:07C'est les comédiens, les chanteurs, les monteurs, les cadreurs, les caméramans.
00:30:12Mais aussi, maintenant, il y a eu de tels excès.
00:30:14C'est que maintenant, aujourd'hui, même des agents de sécurité ou des chauffeurs de voitures
00:30:17sont considérés comme les intermittents du spectacle.
00:30:19Bon, je vais faire la parenthèse.
00:30:20J'ai bien connu ce sujet pendant, je vous dis, près de 15 ans.
00:30:23Certains sont considérés comme attachés parlementaires au Parlement européen.
00:30:27Alors, le problème, c'est que ce régime, qui a été d'ailleurs créé sous le général de Gaulle,
00:30:31on l'oublie, ce n'est pas un régime qui a été mis en place par des gens de gauche,
00:30:34etc.
00:30:35Et moi, je ne suis pas ultra de droite, ni ultra de gauche,
00:30:38je suis plutôt centre, centre, centre de droite.
00:30:42Un centre de droite, dirons-nous.
00:30:43Centre de gauche.
00:30:43Oui, centre de droite.
00:30:45Je crois que nous devrions, aujourd'hui, quand même, s'interroger sur ce régime,
00:30:49parce que personne n'en parle, à part un parti auquel je n'adhère pas du tout,
00:30:54et pour lequel je ne donne pas, je préfère le dire,
00:30:55c'est le Rassemblement National, qui a pourtant mis, qui a aussi mis de l'eau dans son vin,
00:30:58qui veut la suppression de ce régime.
00:31:00Pourquoi ?
00:31:01Les intermittents du spectacle, c'est 140 000 allocataires.
00:31:04Ça rapporte à l'État, avec leur cotisation à eux, 500 millions d'euros par an.
00:31:08Mais le problème, c'est qu'ils coûtent, en termes de chômage, etc., 1,9 milliard d'euros.
00:31:13Donc, il y a un déficit d'1,4 milliard.
00:31:15Alors, on termine.
00:31:16Un intermittent, c'est quoi ?
00:31:17Attendez, attendez, attendez.
00:31:18Non, j'arrête de ça pour expliquer aux auditeurs.
00:31:20Mais juste, parce qu'un long monologue, vous qui êtes artiste,
00:31:24vous savez que c'est plus difficile à écouter qu'un échange.
00:31:27Donc, je relance comme une petite, vous savez, ponctuation musicale.
00:31:32C'est vous qui êtes un artiste, vous.
00:31:32Je vous remercie, mais vous en êtes un autre.
00:31:34Mais ce qu'il faut dire, effectivement, vous dites, ça coûte cher,
00:31:38les artistes vous diront, et j'ai la faiblesse de vous dire qu'effectivement,
00:31:42j'ai aussi été artiste, voilà.
00:31:45C'est de dire que le travail de l'artiste, ce n'est pas que ce qui se passe une
00:31:48fois par semaine
00:31:49quand vous avez la chance d'avoir un spectacle une fois par semaine.
00:31:52Il y a toute la préparation, le travail.
00:31:54Allez-y, je vais répondre à nos questions.
00:31:55Eh bien, voilà.
00:31:55Un intermittent travaille 507 heures par an, soit même pas 4 mois.
00:32:01Parce que si vous prenez une semaine de 35 heures, x 4, ça fait 140 heures.
00:32:03Mais par 4, ça fait 560 heures, c'est même pas 4 mois.
00:32:06Et au bout de 5, parce que les auditeurs, à un moment donné, ne connaissent pas ce régime.
00:32:10Au bout de 5, 7 heures, vous avez le droit aux allocations chômage.
00:32:13Est-ce que vous imaginez un salarié ou un indépendant qui toucherait le chômage en ne travaillant 4 mois ?
00:32:17Et moi, vous allez croire que je suis absolument anti-intermittent, mais pas du tout.
00:32:21J'ai même une soeur à moi qui a été intermittent pendant le cinéma.
00:32:23Alors ça change tout.
00:32:23Mais oui, alors ça change tout.
00:32:24Mais non, mais je trouve qu'aujourd'hui, aujourd'hui, on ne parle jamais de ce problème
00:32:30qui est un vrai problème, qui est un vrai problème par rapport aux caisses de l'État ou aux déficits
00:32:34publics.
00:32:35Et pourquoi on n'en parle jamais ?
00:32:36Parce que ces personnes ont un véritable pouvoir.
00:32:40Menace de grève sur les festivals, menace de grève sur les tournages, menace de grève sur les concerts.
00:32:45Et aucun ministre de la Culture n'a vraiment osé s'attaquer à ce problème.
00:32:48Et je pense qu'en 2027, ce sera un problème qu'il faudra prendre en compte.
00:32:52Mais ce qui est difficile, c'est de calculer le nombre d'heures.
00:32:56Parce que, par exemple, vous avez un magicien.
00:32:57Vous vous rendez compte le détail qui est très important ?
00:33:01Ils passent des heures, les magiciens.
00:33:03Vous comprenez ?
00:33:04Non, mais ils passent des heures, mais ce n'est pas le problème.
00:33:06Les heures, c'est qu'ils travaillent, sa prestation sur scène, genre 4 heures.
00:33:10Ce n'est pas un problème, ce n'est pas vrai.
00:33:12Et vous savez que c'est le seul pays au monde, la France, qui utilise ce régime.
00:33:16Ah oui, c'est le seul pays au monde.
00:33:18J'ai une bonne nouvelle pour vous, René.
00:33:19Vous avez vos heures parce que vous venez de faire 4 heures.
00:33:21Donc, on continue.
00:33:22On continue le tour de table avec Yann Ledorse.
00:33:25Alors, Yann Ledorse, vous, vous collez à l'actualité.
00:33:28Et notamment, vous revenez sur le maire d'Alès qui a été menacé par la DZ Mafia.
00:33:32Il a reçu notamment une lettre contenant 2 balles de calibre 9 mm, etc.
00:33:37Oui, alors moi, je voudrais pousser un coup de gueule.
00:33:40Évidemment, être solidaire de ce maire qui est menacé.
00:33:43Mais au-delà de ça, je voudrais pousser un coup de gueule parce que ce n'est pas le seul
00:33:46à être menacé dans notre société aujourd'hui.
00:33:48Ça va faire le buzz parce que c'est un homme politique.
00:33:50Donc, on va reprendre les choses dans les médias.
00:33:53Les hommes politiques vont y aller.
00:33:54Ils vont dire que c'est inacceptable, que c'est intolérable, que ça n'arrivera plus, que les auteurs seront
00:34:00punis.
00:34:01Attention, vous vous tapez dans le micro.
00:34:03Mais ça, c'est le cœur qui parle.
00:34:04Exactement.
00:34:05Et moi, ce qui me choque et moi, ce qui m'énerve le plus, c'est que des maires qui
00:34:08sont menacés, il y en a de plus en plus.
00:34:10Là, ça passe parce que c'est la DZ Mafia et que c'est le narcotrafic.
00:34:14Mais il y a plein de citoyens qui sont menacés.
00:34:16Il y a des pompiers qui sont menacés.
00:34:17Il y a des policiers qui sont menacés.
00:34:19Il y a des commerçants qui sont menacés en permanence.
00:34:21Et je pense qu'au-delà du fait de se dire que le maire, qui est sûrement l'homme politique
00:34:25le plus proche de la population,
00:34:27c'est celui qui est le réceptacle de toutes les craintes, de toutes les peurs, de tous les problèmes,
00:34:32ça doit nous alerter sur le fait que c'est la société en général qui est devenue comme ça.
00:34:36Et qu'il nous faut réagir beaucoup plus fort que ce que l'on fait aujourd'hui
00:34:39et avoir une parole politique qui soit beaucoup plus forte.
00:34:42Et je vais reprendre un peu l'actualité sur les incendies.
00:34:45Parce que pour moi, c'est la parole publique et c'est la parole du politique qui aujourd'hui a
00:34:49perdu de sa force.
00:34:51Il y a eu la polémique sur les fameux Canadair.
00:34:53Et pour moi, c'est des choses comme ça qui aujourd'hui jettent le discrédit sur l'ensemble de nos
00:34:57décideurs et de nos élites.
00:34:58Aujourd'hui, en 2022, quand on dit qu'on va renouveler la flotte de Canadair et qu'on va en
00:35:02acheter quatre de plus,
00:35:03moi je suis chef d'entreprise, si en 2022 je dis ça, je me suis d'abord assuré que j
00:35:07'avais les moyens de les payer
00:35:08et puis je me suis d'abord assuré que le fournisseur était capable de les produire
00:35:11et qu'il pourrait me les livrer à la fin du quinquennat, c'est-à-dire dans cinq ans.
00:35:15Sinon, ça veut dire que quand je prends l'engagement d'avoir un renouvellement de flotte et d'en avoir
00:35:19quatre de plus,
00:35:20soit je n'ai pas réfléchi, soit je sers en connaissance de cause et je fais un coup de com'.
00:35:24Alors là, vous en avez deux de plus parce que c'est deux sujets de tour de table.
00:35:30Mais sur la menace, nous avons la chance d'avoir un élu avec nous,
00:35:34Michael Sherman, qui est élu sans étiquette, sur ce que dit Yann Ledord, sur les menaces.
00:35:40De plus en plus d'élus démissionnent et je peux vous assurer qu'en venant sur le chemin de Sud
00:35:50Radio,
00:35:50on se pose la question si ça vaut le coup.
00:35:53Est-ce que ça vaut le coup franchement de mettre sa vie en danger ?
00:35:57Parce qu'en fait, on n'aime pas en France la notion de sacrifice et qu'un élu, on aime
00:36:02bien dire,
00:36:02et j'entends souvent sur les marchés, oui mais bon, vous l'avez choisi.
00:36:06Donc assumé, je ne suis jamais d'accord, mais sauf que j'ai assumé,
00:36:10déjà moi je suis conseiller municipal bénévole,
00:36:12donc comme plusieurs dizaines de millions de conseillers municipaux, on donne de notre temps.
00:36:18Le conseil municipal décide ou non que vous devenez maire ou pas,
00:36:21donc c'est un vote indirect en France,
00:36:23mais personne ne mérite, aucun élu, quelle que soit son opinion politique,
00:36:27ne mérite de se faire menacer.
00:36:29Et là c'est encore plus grave, parce qu'en plus c'est des narcotrafiquants
00:36:32qui se revendiquent, donc c'est comme un peu des terroristes,
00:36:37parce qu'ils veulent faire peur.
00:36:38Ils envoient deux balles à un air en se faisant passer pour la DZ Mafia NG,
00:36:45donc New Generation, qui concurrence.
00:36:49Donc c'est les mafias s'entretuent et où veulent s'inspirer la mafia.
00:36:53Parce que je pense que la mafia italienne avait une certaine classe
00:36:55et une certaine élégance qu'on ne retrouve pas chez les racailles
00:36:58qu'on a en France chez nous.
00:36:59Donc comme ils s'inspirent de films et de toute quelque part
00:37:04cette héroïsation de la filmographie de mafieux.
00:37:08Et ils veulent s'inspirer de ça avec du trafic d'armes
00:37:10et aujourd'hui s'attaquer à un maire qui malheureusement
00:37:13ne pourra pas être protégé par la République.
00:37:15Parce que vous avez face à vous du grand banditisme
00:37:17et des narcotrafiquants face à un petit maire qui fait avec ses moyens.
00:37:20Alors vous savez qu'on a un auditeur fil rouge
00:37:22qui va débattre avec nous tout à l'heure,
00:37:24notamment du grand débat.
00:37:25C'est Lionel ce soir de Grasse dans les Alpes-Maritimes.
00:37:29Bonsoir Lionel.
00:37:30Oui bonsoir, bonsoir à toute l'équipe.
00:37:31Oui, vous avez donc, on a ce débat,
00:37:36ce tour de table qui a été soulevé par Yann Ledort
00:37:38sur les menaces dont les maires sont victimes
00:37:41et notamment dans le cadre du narcotrafique.
00:37:44Vous sentez, comme dit Yann Ledort,
00:37:47que les menaces sont de plus en plus courantes.
00:37:49Il disait, mais pour les chefs d'entreprise, pour tout le monde ?
00:37:52Pour tout le monde.
00:37:53Pour tout le monde.
00:37:54La dernière fois, j'étais sur Marseille en déplacement.
00:37:56Je discutais avec le gérant de l'établissement
00:38:00qui était dans une zone industrielle,
00:38:03un établissement italien, enfin très sympa.
00:38:05Et il me dit, moi j'ai dû me délocaliser en fait,
00:38:07parce qu'on se fait raqueter sinon par la DZ sur Marseille.
00:38:11Il me dit, mais je sais que ça arrive aussi ici,
00:38:12donc ici je vais y avoir droit aussi.
00:38:14Et en fait, si vous voulez,
00:38:15je pense qu'il y a de toute façon un sentiment d'impunité
00:38:17absolument totale de battre ces gamins,
00:38:19parce que ça reste, pour bien souvent,
00:38:22ça reste des gamins.
00:38:22Dans la mesure où ils ne se font pas éclatés par la justice,
00:38:25pourquoi est-ce qu'ils se priveraient ?
00:38:26Pourquoi ils se priveraient d'aller raqueter un commerçant ?
00:38:29Pourquoi ils se priveraient d'aller menacer un nu
00:38:30qui fait des patrouilles sur leur territoire ?
00:38:32Pourquoi est-ce qu'ils se gêneraient ?
00:38:34On n'a pas de...
00:38:34Si vous voulez, les sanctions sont tellement...
00:38:38Alors, encore une fois,
00:38:39en France, on a quand même un record
00:38:41en termes de mise en prison.
00:38:44Donc, la justice, elle tranche quand même
00:38:45et elle envoie en prison.
00:38:46Mais est-ce qu'il ne faudrait pas avoir
00:38:50des peines différentes
00:38:51ou peut-être beaucoup plus strictes
00:38:53et puis aller taper au portefeuille ?
00:38:55Sarkozy avait mis en place les gires.
00:38:57Les gires, c'est toujours en place.
00:38:59Mais c'est ça, en fait, le plus efficace.
00:39:02Il faut les taper au porte-monnaie
00:39:03et aller taper vraiment
00:39:05sur ce qu'ils produisent comme argent,
00:39:07sur toutes les boutiques qui créent,
00:39:10les kebabs, les machins, les barbiers et compagnie,
00:39:12où on sait très bien que c'est des...
00:39:13Blanchiment, oui.
00:39:15Blanchiment de...
00:39:30Un maire, qu'un élu se fasse menacer comme ça,
00:39:32c'est juste inacceptable.
00:39:33Lionel, vous êtes notre auditeur fil rouge.
00:39:36On vous a fait réagir parce que le débat a pris
00:39:38autour de ce tour de table.
00:39:39C'est comme ça.
00:39:41Juste un mot, vous avez un défi immense, René Chiche.
00:39:44En 20 secondes, nous dire
00:39:46s'il faut ou non
00:39:49donner autant de pouvoir au maire
00:39:51ou alors est-ce qu'il faut que ce soit
00:39:52le gouvernement qui prenne systématiquement
00:39:54sur ce genre de défi du trafic de drogue ?
00:39:58Je vais vous donner une réponse de Normand.
00:40:00Je crois que aussi bien le maire que le gouvernement
00:40:02doivent travailler main dans la main.
00:40:04D'ailleurs, actuellement, vous avez vu,
00:40:05le maire d'Alaix sera ivré.
00:40:16Sous-titrage Société Radio-Canada
00:40:18Sous-titrage Société Radio-Canada
00:40:20Sous-titrage Société Radio-Canada
00:41:12Sous-titrage Société Radio-Canada
00:41:19C'est ce jour de grand départ en vacances.
00:41:22Nous abordons tous ces sujets qui font notre actualité.
00:41:25Alors, pour certains des vacances, pas pour d'autres
00:41:27qui continuent de travailler.
00:41:29J'en profite pour vous dire que tout à l'heure,
00:41:31notre grand débat sera consacré à ces feux de forêt
00:41:34qui deviennent finalement un enjeu politique,
00:41:38récupération politique entre les arguments de la gauche
00:41:40et les arguments de la droite.
00:41:41Pour certains, les feux de forêt,
00:41:43c'est d'abord le réchauffement climatique.
00:41:46Pour d'autres, c'est d'abord les incivilités.
00:41:47Nous vous posons les questions.
00:41:49Le drame des feux de forêt est-il d'abord
00:41:52un problème de réchauffement climatique
00:41:54ou d'incivilité ?
00:41:56Donc, un ou l'autre.
00:41:58Vous votez déjà sur la chaîne YouTube.
00:42:01Nous en parlerons évidemment dans le débat
00:42:03avec notre auditeur fil rouge, Lionel,
00:42:05qui est avec nous, qui va jouer dans un instant
00:42:07contre les trois autres vraies voix du soir.
00:42:11Mickaël Sherman, Yann Ledortz et René Chiche.
00:42:14C'est le jeu de l'été.
00:42:21Lionel, vous êtes prêt ?
00:42:23Oui, oui, mais après,
00:42:24c'est absolument bidon à ces jeux,
00:42:25donc ce n'est pas grave, on y va.
00:42:28Alors, il y a deux choses.
00:42:29Parce que j'ai pensé, je vais vous dire,
00:42:31j'ai pensé à tout cela.
00:42:32Parce que l'année dernière, par exemple,
00:42:34je faisais toujours le blind test.
00:42:35C'est René Chiche qui gagnait tout le temps.
00:42:37C'était insupportable.
00:42:38Donc là, cette année, vous avez vu,
00:42:40sur ces deux premières semaines,
00:42:42on a thématisé autour de la Coupe du monde de football.
00:42:46Et là, René Chiche, on va le piéger.
00:42:49Mais vous pouvez faire équipe avec lui, bien sûr.
00:42:52Choisissez alors, cher Lionel,
00:42:55vous faites équipe avec qui ?
00:42:57Avec René Chiche ?
00:42:59Avec Yann Ledortz ?
00:43:00Ou avec Mickaël Sherman ?
00:43:03Avec celui qui s'y connaît le mieux en foot,
00:43:05parce que je n'y connais absolument rien.
00:43:09Yann Ledortz, c'est pas mal en foot.
00:43:11Je pense que c'est plus judicieux.
00:43:14Yann et Lionel.
00:43:15Enchanté Lionel.
00:43:18Contre Mickaël et René.
00:43:22René et Mickaël.
00:43:23Alors, je vais vous dire le jeu.
00:43:24Vous allez avoir 9 ou 10 extraits
00:43:27si vous êtes performant.
00:43:28Le premier est arrivé à 5 bonnes réponses à gagner.
00:43:31Vous êtes en duo.
00:43:33Vous avez en tête sans doute
00:43:35les 48 pays qui ont participé
00:43:38à la Coupe du Monde de football.
00:43:40Eh bien, ces pays, parmi eux,
00:43:42ont une musique traditionnelle.
00:43:44Alors, je vais vous passer
00:43:44une musique traditionnelle
00:43:46de ces pays qui ont participé
00:43:48à la Coupe du Monde
00:43:48à vous de nous donner le pays.
00:43:52Mais il y a des exemples très très simples.
00:43:54Est-ce que vous êtes prêts, Lionel ?
00:43:58Vous avez un pays d'adoration ?
00:44:00Il y a un pays que vous aimez
00:44:01à l'étranger ou pas, non ?
00:44:03Ah non, non, non, non.
00:44:04Non, en plus, on ne fait pas les pays.
00:44:06Alors, attention.
00:44:07Messieurs, bon, d'accord.
00:44:09Alors, le premier extrait,
00:44:11il est très simple.
00:44:12Vous donnez donc le pays.
00:44:13Musique de quel pays ?
00:44:16Écosse !
00:44:17Écosse !
00:44:18René Chiche !
00:44:19Bravo !
00:44:19J'allais dire Bretagne.
00:44:21Ah, le plus beau pays du monde.
00:44:23Oui, sauf que la Bretagne,
00:44:25c'est en France, monsieur.
00:44:26Et voilà, donc ça fait
00:44:28pour la paire Michael et René
00:44:301 point.
00:44:31Je suis bien content d'être avec René.
00:44:33Vous l'aviez, Lionel, quand même, non ?
00:44:35Lionel ?
00:44:36Non, pas du tout.
00:44:37Vous ne l'aviez pas du tout.
00:44:38Il m'aurait fallu 5 ou 6 secondes de plus.
00:44:40Alors là, celui-là,
00:44:41c'est un peu plus difficile,
00:44:43mais essayez de gratter,
00:44:45parmi les pays
00:44:46qui ont participé
00:44:47à la Coupe du Monde.
00:44:48Deuxième extrait.
00:44:49Afrique du Sud ?
00:44:52Non.
00:44:53Sénégal ?
00:44:53Non, allez-y.
00:44:54Mali ?
00:44:55Non.
00:44:56Coco ?
00:44:56Non, le Mali n'était pas
00:44:58la Coupe du Monde.
00:44:58Côte d'Ivoire.
00:44:59Côte d'Ivoire,
00:45:00qui a dit Côte d'Ivoire ?
00:45:01C'est René.
00:45:01C'est René, ça fait deux.
00:45:03Oui.
00:45:04Musique traditionnelle...
00:45:04C'est vrai que le Mali
00:45:05n'était pas la Coupe du Monde.
00:45:07Non, non, non.
00:45:07C'est-à-dire que,
00:45:09celle-là, il ne faut pas la faire.
00:45:10Vous pouvez répondre,
00:45:11mais au moins que ce soit
00:45:12un des 48.
00:45:13Lionel, il faut jouer.
00:45:15On est d'accord, Lionel.
00:45:17Oui, oui, oui.
00:45:18Celui-là, je pense
00:45:19que vous allez l'avoir.
00:45:20Essayez d'être plus rapide
00:45:20que René Chiche.
00:45:21Extrait 3.
00:45:27Espagne.
00:45:27Mexique.
00:45:28Mexique, quoi.
00:45:29Ben oui, écoutez.
00:45:30Et Lionel.
00:45:31Et Yann et Lionel.
00:45:32Allez, Lionel.
00:45:33Et Yann et Lionel.
00:45:34Très rapide.
00:45:35Très rapide.
00:45:36Bravo, ça fait 2 à 1.
00:45:38Ça relance.
00:45:39Alors attention,
00:45:40quand je vous dis
00:45:40musique traditionnelle,
00:45:42musique symbolique aussi.
00:45:44Écoutez le quatrième extrait.
00:45:45Quel pays ?
00:45:48Etats-Unis.
00:45:49Non.
00:45:53Vous connaissez ce type de musique ?
00:45:55La Corée du Sud ?
00:45:56Oui, la Corée du Sud.
00:45:57C'est de la K-pop.
00:45:58C'est de la K-pop.
00:46:00Bon, là, il y avait que René
00:46:01qui pouvait,
00:46:01parce que René,
00:46:02vous savez danser la K-pop.
00:46:03Ah, ben si vous dansez maintenant.
00:46:04Il y a un concert d'ailleurs
00:46:05ce soir au Stade de France.
00:46:06Oui, oui, oui.
00:46:07J'y serai pas, mais bon.
00:46:08Donc, ça fait 3 à 1.
00:46:11Ne perdez pas espoir.
00:46:14Quatrième extrait.
00:46:21Colombie.
00:46:22Colombie.
00:46:23Colombie.
00:46:23René le chiche.
00:46:25Quatre points.
00:46:26Ça reste dans la famille.
00:46:27Ça va.
00:46:27Lionel, je vous ai pas entendu.
00:46:28On est d'accord.
00:46:29Vous n'aviez pas...
00:46:29On va gagner, on va gagner,
00:46:30Mickaël.
00:46:30On va gagner.
00:46:30Vous êtes super fort.
00:46:31Vous êtes super fort.
00:46:32René, super fort.
00:46:33René.
00:46:34Moi, c'est tellement facile.
00:46:36Mais attention.
00:46:37Attention.
00:46:37Attention, parce que ça ne fait que 4 à 1
00:46:40et il y a balle de match.
00:46:41Ah oui.
00:46:41Celui-là, c'est très simple.
00:46:43Ah bon ?
00:46:44Extrait.
00:46:46Portugal.
00:46:46Portugal.
00:46:48J'étais obligé.
00:46:49Alors, Yann Nodors...
00:46:50Linda de Souza.
00:46:51Non, mais la femme de Yann Nodors
00:46:52n'est pas Linda de Souza,
00:46:54mais elle est portugale.
00:46:54Ah oui.
00:46:55quelle idée c'était Linda de Souza,
00:46:56le pauvre.
00:46:57Ça aurait été terrible.
00:46:58Donc, ça fait 4 à 2.
00:46:59Il faut rentrer à la maison.
00:46:59Attention.
00:47:01Extrait 7.
00:47:07Oui, Nouvelle Zélande.
00:47:09Michael Sherman.
00:47:11Lionel.
00:47:12Lionel, vous avez perdu.
00:47:14Merci bien.
00:47:15Désolé, Lionel.
00:47:16C'est 5 à 2.
00:47:17Lionel et Yann, vous avez perdu.
00:47:18Mais Lionel, vous restez là pour le grand débat avec nous.
00:47:21On a pris un petit peu de retard.
00:47:22Bravo à Mickaël et à René.
00:47:24A tout de suite.
00:47:2617h20, les vraies voix Sud Radio.
00:47:29Nous sommes repartis pour les grandes questions du jour
00:47:34et notamment ces feux de forêt.
00:47:37Les vraies voix de l'été vous accompagnent
00:47:38sur les routes des départs en vacances
00:47:40et de retour du travail.
00:47:41C'est au choix.
00:47:43Donc, avec nous, les 3 vraies voix ce soir.
00:47:47Michael Sherman, conseiller municipal inscrit sans étiquette
00:47:50et président de l'association Engagement France.
00:47:54Solidarité.
00:47:55Nous avons également Yann Ledortz,
00:47:57chef d'entreprise dans le domaine de l'automobile.
00:47:59Et puis René Chiche, journaliste dans le domaine de la culture,
00:48:03entre autres, pour le site idbooks.com
00:48:06et pour Galaxy TV.
00:48:08Voilà.
00:48:09Vous conseillez quel film en ce moment, cher René ?
00:48:12Ah ben là, récemment, il y a un grand film qui vient de sortir là.
00:48:14L'Odyssée de Christopher Nolan.
00:48:16C'est vraiment un film, un grand spectacle,
00:48:18mais hyper bien réalisé et impressionnant.
00:48:20Et puis, il y a la bataille de Gaulle.
00:48:22Il y a aussi le film de Steven Spielberg.
00:48:23D'accord.
00:48:24Et puis dans le rayon film français.
00:48:26On avait dit un.
00:48:27Dans le rayon film français, très beau film, la chaleur.
00:48:31Très bien.
00:48:32Je vous laisse l'antenne.
00:48:32C'est un genre de souple sur un jeune en vacances.
00:48:35C'est super bien fait.
00:48:37Et par contre, ce n'est pas journaliste.
00:48:38Yann Ledortz, le conseil aux conducteurs qui partent en vacances.
00:48:45Avoir son permis déjà, non ?
00:48:46Non.
00:48:47René Chiche.
00:48:48Bien entendu, en voiture.
00:48:49Laissez faire les professionnels.
00:48:50Le conseil de Yann Ledortz.
00:48:52Anticiper.
00:48:53C'est peut-être un peu tard, mi-juillet, mais anticiper.
00:48:55Vous n'imaginez pas le nombre de gens qui viennent faire réparer ou recharger leur clim parce qu'on a
00:49:01la canicule.
00:49:02Ou qui viennent des fois, on les voit nous arriver dans nos centres avec le coffre de toit rempli, les
00:49:07enfants dans la voiture et sur la route en disant, je pars.
00:49:10Il faut absolument que ma voiture puisse rouler.
00:49:13Et une voiture bien entretenue, même si elle consomme, même si le carburant est cher, une voiture bien entretenue, c
00:49:19'est un capital investi et c'est des dépenses à venir en moins.
00:49:22Voilà.
00:49:22Et vous, le conseil pour l'été, Michael Sherman ?
00:49:24Vous qui êtes tout terrain.
00:49:26Moi, le conseil pour l'été, c'est s'hydrater, prendre du temps en famille, aller aux discothèques.
00:49:32Non, pas oublier les valeurs simples des fois.
00:49:35Pensez à soi, à sa famille, aux siens et aux aînés.
00:49:38Ne pas les oublier.
00:49:39Est-ce que vous aussi, vous souhaitez que René Chiche se calme ?
00:49:42Je parlais de prendre soin des aînés.
00:49:44Prenez soin de René Chiche.
00:49:45Très bien.
00:49:46Allez, c'est le grand débat.
00:49:48On redevient sérieux.
00:49:49C'est parti.
00:49:53La droite développe un discours sécuritaire et répressif pour remédier aux fléaux des feux de forêt.
00:49:59La gauche s'en offusque, regrettant que ses propos masquent le fond du problème, le réchauffement climatique.
00:50:05Qu'en pensez-vous ?
00:50:06Notre question ce soir, hashtag récupération politique, le drame des feux de forêt est-il d'abord un problème de
00:50:13réchauffement climatique ou d'incivilité ?
00:50:17Nous avons aussi notre auditeur, fil rouge, Lionel Degrasse.
00:50:21Lionel, vous êtes bien là ?
00:50:22Je suis là.
00:50:23Bon, vous avez été brillant dans le premier débat, un peu moins dans le jeu.
00:50:27Et là, on attend effectivement...
00:50:31C'est un coup bas, c'est un coup bas.
00:50:32C'est un coup bas, oui, voilà.
00:50:34Bon, écoutez alors, parce qu'on parle du principe de cette récupération politique.
00:50:38Je voudrais que vous écoutiez Arnaud Saint-Martin, député LFI de Seine-et-Marne,
00:50:42qui dénonce l'inaction climatique du gouvernement.
00:50:44Nous savions que la maison brûlerait.
00:50:47À vrai dire, elle brûlait déjà, mais vous regardiez ailleurs.
00:50:50Vous ne pouvez plus nier vos responsabilités.
00:50:53Sur le territoire national, déjà 30 000 hectares ont brûlé depuis le début de l'année.
00:50:56Vous êtes aussi le gouvernement de la répression des lanceurs d'alerte et des associations environnementales,
00:51:00poussées par l'extrême droite, climato-négationnistes.
00:51:03Monsieur le ministre, l'urgence, elle est là.
00:51:05Pourquoi n'avez-vous rien fait pour préparer face au choc climatique ?
00:51:09Donc on entend bien, c'est-à-dire que le choc climatique est vous, vous protégez finalement,
00:51:15calfeutré derrière la notion d'insécurité.
00:51:18Son de Sébastien Chenu, député RN, il veut de la fermeté avec des actes d'incivilité.
00:51:24Comment on punit les auteurs, qu'ils soient pompiers pyromanes ou qu'ils ne soient pas pompiers,
00:51:29mais qu'ils soient juste des pyromanes ?
00:51:30On sait très bien qu'il y a chez ces délinquants-là une fascination pour le feu.
00:51:34C'est ce qui amène parfois des professionnels du feu à être même pyromanes.
00:51:38Dix ans de prison lorsque quelqu'un décède dans l'incendie.
00:51:41Oui, parce qu'il passe aux assises.
00:51:42Je pense que là aussi, il ne faut pas avoir la main qui tremble.
00:51:44Et là aussi, il faut les punir très durement parce qu'effectivement,
00:51:47il y a des vies humaines qui sont en jeu, mais aussi un capital forestier,
00:51:51un capital naturel qui est en jeu.
00:51:54Et on le voit avec la forêt de Fontainebleau,
00:51:56qui était une des forêts les plus belles d'Europe et qui, évidemment, est très abîmée.
00:51:59Donc là aussi, sur les peines, il faut les très durs.
00:52:02Bien, donc on voit bien les interventions à chaque fois avec des priorités.
00:52:06Alors René Chiche, vous avez eu l'honnêteté tout à l'heure...
00:52:08Excusez-moi, vous étiez en train de téléphoner, pardon.
00:52:10Je fais une demi-course, mon cours de week-end, pardon.
00:52:11Très bien.
00:52:11Alors, vous avez eu l'honnêteté tout à l'heure de dire que vous n'étiez ni de droite ni
00:52:15de gauche.
00:52:15Alors pour le coup, comme vous êtes au milieu,
00:52:18vous sentez qu'il y a cette espèce de récupération politique
00:52:20avec la priorité donnée aux causes de ces feux de forêt ?
00:52:26Non.
00:52:26Non, franchement, je ne trouve pas qu'il y a une récupération politique.
00:52:31Il y a un constat.
00:52:32Un constat fait par tous les partis politiques.
00:52:34Mais là, pour reprendre, répondre à votre question très pertinente,
00:52:39disant est-ce que c'est incivilité, etc.
00:52:43Alors déjà, on sait que 70% des incendies de forêt...
00:52:4990.
00:52:50Ah non, je n'ai pas ces chiffres.
00:52:51On m'a dit que 70% ce ne sont pas des incivilités.
00:52:54C'est dû à des problèmes de machines agricoles, d'accidents industriels, etc.
00:53:0130% ce sont effectivement plutôt intentionnels.
00:53:04C'est 90% d'actions humaines, effectivement.
00:53:07Ah oui, pardon, excusez-moi, vous avez bien fait de me reprendre sur ce sujet.
00:53:10Mais ce qu'on peut dire, c'est qu'effectivement,
00:53:14le réchauffement climatique augmente et favorise, malheureusement,
00:53:20ces feux de forêt et l'importance de ces feux de forêt.
00:53:22Puisque le réchauffement climatique entraîne une absence de pluie,
00:53:25un réchauffement des sols, une absence d'humidité.
00:53:30Donc tout ça favorise, effectivement, l'intensité de plus en plus grande des feux de forêt.
00:53:35Donc effectivement, pour moi, il y a un lien entre ces feux de forêt qui sont de plus en plus
00:53:39nombreux
00:53:39et le réchauffement climatique qui est quand même évident.
00:53:42Sur le lien, on est d'accord.
00:53:44On va dire que les deux.
00:53:45Mais le fait que les politiques, aujourd'hui, disent
00:53:48non, non, vous devez prioriser cette problématique lorsqu'il y a un feu de forêt,
00:53:53pour la gauche en l'occurrence, le réchauffement climatique,
00:53:55et d'autres qui disent attention, attention, regardez, il faut sévir
00:53:58et ne se concentre finalement que sur l'aspect répressif.
00:54:01Est-ce que vous sentez, vous, Yann Le Dors,
00:54:03qu'il y a une récupération politique de cette histoire de feux de forêt ?
00:54:06Évidemment qu'il y a une récupération politique
00:54:08comme à chaque fois qu'il y a des faits de société ou des faits divers.
00:54:11Ce qui est dramatique dans ces situations-là,
00:54:13c'est qu'on n'est pas capable de prendre de la hauteur
00:54:16et avoir un peu de vision à moyen terme.
00:54:18Alors oui, le réchauffement climatique,
00:54:20ça va accentuer les risques,
00:54:22ça va accentuer les conséquences,
00:54:23mais ce n'est pas le réchauffement climatique qui crée les incendies.
00:54:25Et d'un autre côté, les incivilités,
00:54:27il y en aura toujours, la nature humaine est comme ça,
00:54:30donc il y en aura toujours.
00:54:31Donc il faut savoir comment on va pouvoir les traiter.
00:54:33Et je dirais que le côté répressif,
00:54:36bien sûr qu'il en faut, ça marche sur la route.
00:54:38On est répressif sur la route,
00:54:40on a le permis à point,
00:54:41on met des amendes, on met des radars automatiques.
00:54:43Donc ça veut dire que le côté répressif,
00:54:45ça a un côté dissuasif,
00:54:46pour une grande partie de la population.
00:54:48Et puis après, il faut sur le moyen terme,
00:54:50faire en sorte que les conséquences des incendies soient moins fortes.
00:54:53Mais la véritable raison de ces incendies-là,
00:54:56quelle qu'elle soit,
00:54:57bientôt on va faire une loi pour interdire la foudre,
00:54:59parce que quand la foudre s'abat sur une forêt,
00:55:01ça déclenche l'incendie dans la forêt.
00:55:03Ben non, on ne va pas interdire la foudre,
00:55:05on ne pourra pas l'interdire.
00:55:06On a de la chance,
00:55:06ce n'est pas un barbecue qui a déclenché l'incendie,
00:55:08sinon il y aurait des gens qui nous auraient fait une loi pour interdire le barbecue.
00:55:11Donc au-delà de ça,
00:55:12je pense qu'il faut se confronter à la réalité.
00:55:15Le réchauffement climatique, il est là.
00:55:16On va faire en sorte de le limiter.
00:55:18C'est à moyen terme.
00:55:19Et entre-temps, il faut avoir les moyens pour lutter efficacement et rapidement.
00:55:22Et c'est encore une fois une question de priorisation des moyens de l'État.
00:55:24Alors, Michael Sherman, attendez,
00:55:26je vais faire rentrer dans le débat Lionel, notre auditeur.
00:55:31Lionel, vous venez d'entendre ses arguments.
00:55:33Est-ce que vous, finalement, ce traitement qui est fait des feux de forêt
00:55:38vous semble un peu insupportable du fait de ces récupérations politiques ou pas ?
00:55:45Comme l'a dit un de vos invités,
00:55:47c'est la politique du fait d'hiver.
00:55:49Vous savez, on regarde ce qui se passe aujourd'hui
00:55:50et on passe à la télé, à la radio,
00:55:53et comme ça, on est content parce qu'on parle finalement
00:55:54juste du fait d'hiver aujourd'hui.
00:55:56Et puis demain, de toute façon, ils n'en auront rien à faire
00:55:58parce qu'il va commencer à pleuvoir.
00:56:00Et puis voilà, il n'y aura plus de sujet.
00:56:01En attendant, notre flotte Canada, elle est quand même extrêmement vieillissante.
00:56:05Les budgets ont été rognés.
00:56:08Donc au final, ils pleurent aujourd'hui,
00:56:10mais c'était hier qu'il fallait se questionner
00:56:14sur qu'est-ce qu'on met comme moyen pour lutter contre le feu.
00:56:17Le réchauffement climatique, on ne peut pas y faire grand-chose.
00:56:20France produit des émissions quand même qui sont assez faibles.
00:56:23Quand vous regardez, quand vous écoutez Jean Covici,
00:56:25de toute façon, c'est bien ce qu'il explique.
00:56:26qu'il faudrait réduire de 5% tous les ans notre production
00:56:31pour arriver finalement à un taux de CO2 qui soit acceptable dans l'atmosphère.
00:56:35Avec le GIEC, évidemment.
00:56:36Le GIEC qui donne...
00:56:37Avec son truc-là.
00:56:41Bref.
00:56:41Le GIEC.
00:56:42Donc de toute façon, le réchauffement climatique, on y est.
00:56:46Voilà, c'est là.
00:56:47Donc on fait en sorte de s'adapter à ça.
00:56:50On met des moyens pour le faire.
00:56:51Mais surtout, on arrête de se tirer dans les dettes.
00:56:53Parce que concrètement, aujourd'hui, vous voyez,
00:56:55ils sont en train de parler du budget.
00:56:57Et finalement, dans les médias, on entend les petites piques.
00:57:03Oui, c'est la LFI qui a voté contre ci.
00:57:06Oui, c'est le RN qui a voté contre ça.
00:57:08Honnêtement, on a pris 600 milliards de dettes.
00:57:11Je pense quand même qu'effectivement, le monde est en feu.
00:57:14Mais c'est la France qui est en feu, en fait.
00:57:16Qui est en feu et qui va couler.
00:57:17Donc je crois qu'il y a des priorités quand même
00:57:19qui sont vraiment à voir, en tous les cas,
00:57:21dans le traitement des médias, déjà pour commencer.
00:57:23Les feux, oui, c'est une catastrophe.
00:57:25Oui, c'est un emmerdement.
00:57:25Oui, tout ce que vous voulez.
00:57:26Évidemment qu'il faut faire gaffe.
00:57:27Oui, il y a de l'incivilité.
00:57:28Vous n'allez pas empêcher un débile d'aller foutre le feu à un champ.
00:57:32Parce que de toute façon, c'est une pathologie.
00:57:34S'il est pyromane, c'est une pathologie.
00:57:35Et les tribunaux, ils vont le juger comme...
00:57:38Ils vont le foutre en psy.
00:57:40Et ils vont mettre en prison les conséquences financières.
00:57:42Il ne les paiera jamais.
00:57:43Parce que bien souvent, ils sont insolvables.
00:57:45Ou ça se monte à de tels montants que de toute façon,
00:57:47c'est de l'argent qu'on ne récupérera jamais.
00:57:49Donc l'intérêt finalement de perdre du temps avec ça, il est où ?
00:57:52Mettez les moyens pour éteindre les incendies.
00:57:54Donnez les moyens aux pompiers.
00:57:55C'est leur job.
00:57:56Et puis concentrez-vous sur ce qui est important aujourd'hui.
00:57:58Aujourd'hui, c'est l'industrie.
00:57:59Aujourd'hui, c'est que tout part en brille.
00:58:02On a les marchés qui sont complètement effondrés.
00:58:05Et je crois qu'il y a une priorité, oui, effectivement, aujourd'hui.
00:58:08C'est de remettre l'économie en route et d'urgence.
00:58:10Bon, c'est intéressant.
00:58:11Maintenant, on marque une petite respiration.
00:58:14Michael Sherman va intervenir dans un instant sur cette récupération politique.
00:58:18Il est lui-même homme politique.
00:58:19Le drame des feux de forêt est-il d'abord un problème de réchauffement climatique ou d'incivilité ?
00:58:24Sous-entendu, évidemment, il est les deux.
00:58:26Mais d'abord, c'est-à-dire qu'est-ce que, dans un premier temps, il convient de régler ?
00:58:33Est-ce que c'est la question de l'incivilité ?
00:58:35Est-ce que c'est l'urgence du réchauffement climatique ?
00:58:38Les gens de gauche disent le deuxième, les gens de droite disent le premier.
00:58:42Qu'en dites-vous ? Votez, chaîne YouTube de Sud Radio, et intervenez 0826 300 300.
00:58:5017h20, les vraies voix Sud Radio.
00:58:54Le grand débat. Déjà 32 000 hectares ont brûlé depuis le début de l'année.
00:58:58La gauche pousse un cri d'alarme, car la mise en avant des actes criminels à l'origine de ces
00:59:03feux occulte, selon elle,
00:59:05la question de la lutte contre le réchauffement climatique.
00:59:08Nous vous interrogeons, hashtag récupération politique,
00:59:12le drame des feux de forêt est-il d'abord un problème de réchauffement climatique ou d'incivilité ?
00:59:16Qu'est-ce qu'on fait en premier lieu ? Comment on réagit ?
00:59:19Alors, on a effectivement autour de la table trois vraies voix.
00:59:23Yann Le Dort, René Chiche, Michael Sherman.
00:59:27On a commencé à positionner, à évoquer cette récupération politique.
00:59:32Notre auditeur fil rouge Lionel Degrasse vient de marquer les esprits avec une démonstration tonitruante.
00:59:39Michael Sherman, vous êtes un politique, et vous êtes fier de l'être.
00:59:43Mais là-dessus, il y a quand même une tendance à dire,
00:59:47tiens, il y a les feux de forêt, on va positionner notre sujet de prédilection en occultant l'autre.
00:59:51Mais la question, c'est opposer réchauffement climatique et responsabilité humaine.
00:59:56Opposer réchauffement climatique et responsabilité humaine.
00:59:59Mais c'est une hérésie.
00:59:59La question n'est pas d'être de gauche ou de droite, mais d'avoir du bon sens.
01:00:03Sauf que les gens de gauche disent des gens de droite, et les gens de droite...
01:00:06Le problème, il n'est pas de gauche et de droite.
01:00:09Venez, on s'arrête sur un débat qui est simple.
01:00:10Il y a 9 départs de feu sur 10 qui sont de responsabilité humaine.
01:00:15Oui, le réchauffement climatique aggrave par la sécheresse et des phénomènes climatiques
01:00:19qui ne vont pas aider un feu de forêt de s'arrêter.
01:00:22Et il faut rendre hommage à nos pompiers, dont plus de 80% sont des réservistes volontaires,
01:00:28et qui combattent le feu.
01:00:29Donc le problème, il est évidemment, statistiquement, avec des données scientifiques...
01:00:36Je vous le disais, je termine ma phrase, statistiquement, c'est d'origine humaine.
01:00:40Ce n'est pas la droite ou la gauche qui le dit, c'est les chiffres.
01:00:439 départs sur 10 sont d'origine humaine.
01:00:45Départ de feu.
01:00:46Donc il faut combattre l'idiotie, la bêtise des familles qui sont à l'origine par des mégots,
01:00:53par des barbecues.
01:00:53Il y a eu des départs de feu, parce que des imbéciles ont fait démarrer des feux d'artifice
01:00:59achetés en farce et à trappe, dans des champs qui étaient évidemment secs,
01:01:02et qui ont plongé les sapeurs-pompiers volontaires,
01:01:07souvent à des distances où ils doivent parcourir 30 km pour aller éteindre le feu,
01:01:11et qui, du coup, les empêchent d'aller intervenir sur leur mission première,
01:01:16qui est d'aller sauver des vies.
01:01:17Donc la responsabilité humaine, et pour l'écart et la bêtise encore de ces députés insoumis,
01:01:23qui font du simplisme et qui, en plus, je veux dire, là, il n'y a pas d'idéologie à
01:01:27avoir.
01:01:28Il faut juste combattre ceux qui font perdre du temps à nos pompiers.
01:01:30C'est tout.
01:01:31Oui, mais il y a la question, justement, à chaque fois, de la répression, de la sécurité.
01:01:35Ça, c'est la réponse.
01:01:36Qui les gêne ?
01:01:37Ça, c'est la réponse.
01:01:38Mais qui gêne qui, alors ?
01:01:39La gauche, c'est ce qu'on a dit.
01:01:40Oui, mais sauf que, vous avez entendu Arnaud Saint-Martin.
01:01:42Vous savez, Arnaud Saint-Martin, il y avait Andy Kerbrat, qui est un député LFI aussi,
01:01:46qui a dit l'autre jour qu'il appelait à squatter.
01:01:49Je veux dire, il faut qu'ils arrêtent aussi un petit peu ces insoumis.
01:01:52Pour être aujourd'hui, il ne faudrait pas.
01:01:55Ça serait vraiment dommage.
01:01:56Si les députés deviennent des putaclics, ça va devenir compliqué en France.
01:01:59Il faut qu'ils arrêtent et qu'ils se rendent compte, en fait,
01:02:01qu'être député de la France, ce n'est pas faire du buzz
01:02:03et faire des vues sur YouTube ou TikTok.
01:02:05Après, ils ont une vision de la société qui est différente.
01:02:07Non, ils veulent faire du buzz, ils veulent danser, faire des tic-tocs.
01:02:10Je ne pense pas que tous les élus de gauche soient opposés.
01:02:15Non, non, on parle de ce que des gens...
01:02:16Personne n'a dit ça, mais par exemple, Olivier Faure, pour le PS, a dit
01:02:20« Les incendies qui ravagent nos territoires sont le visage le plus brutal du dérèglement climatique ».
01:02:25Alors, il a raison de le dire, mais quand il dit ça, il dit « Oui, oui, vous parlez de
01:02:29l'insécurité ».
01:02:30Mais attention, le problème, c'est ça.
01:02:32Oui, non mais d'accord, mais enfin, lorsqu'un pompier volontaire, Pierre Haumann,
01:02:35ou même un quelqu'un d'autre qui n'est pas pompier volontaire,
01:02:38est pris par les services d'ordre,
01:02:41je ne pense pas qu'un élu de gauche va dire « Il faut qu'il soit libéré ou qu
01:02:44'il ne soit pas jugé ».
01:02:45Il ne le dit pas, mais il dit « Attention, le débat, à force de focaliser le débat sur le
01:02:50problème d'incivilité,
01:02:51vous occultez le vrai débat qui est le... »
01:02:54C'est de l'idéologie.
01:02:55C'est de l'idéologie, le problème, c'est qu'il faut arrêter.
01:02:57Neuf départs sur dix sont des départs humains.
01:03:00Il ne faut pas être ni de gauche ni de droite.
01:03:02Il faut juste être un humain simplement, regarder les chiffres, être raisonnable.
01:03:06Et je pense que là, on manque vraiment de raisons dans ce sujet.
01:03:08Mais sur les neuf cas sur dix, ce n'est pas toujours des actes de malveillance.
01:03:12Ou d'individu.
01:03:14Négo, barbecue.
01:03:14Ah oui, d'accord, non, il n'y a pas que ça.
01:03:16Encore une fois, non, vous n'avez pas écouté ce que j'ai dit au début, ce qui est très
01:03:18intéressant.
01:03:18Accidentel.
01:03:19Accidentel.
01:03:19Oui, non, il y a même aussi des feux qui sont causés par des problèmes industriels,
01:03:24par des machines agricoles, etc.
01:03:25Bah oui, il y a d'ailleurs deux personnes qui ont été arrêtées sur la liste des ouvriers.
01:03:32Voilà.
01:03:32Mais oui, mais il faut faire attention.
01:03:34C'est comme la cathédrale Notre-Dame.
01:03:37Il faut faire attention.
01:03:38Lionel veut réagir.
01:03:39J'entends Lionel.
01:03:40Et j'entends chanter Lionel.
01:03:41Oui, c'est ça.
01:03:42Lionel est là de grâce au 0826 300 300.
01:03:46Lionel, oui, réaction.
01:03:47J'avais juste une remarque sur le fait de sanctionner, finalement, par exemple, les
01:03:51gamins qui ont fait un feu d'artifice au milieu d'un champ.
01:03:53J'ai envie de dire qu'on les sanctionne comment ?
01:03:56En fait, la question, elle est là.
01:03:57Qu'est-ce qu'on fait ?
01:03:58Un mineur est un responsable légal.
01:04:00C'est les parents qui sont responsables de leurs mineurs.
01:04:03En France...
01:04:03Ok, ils cravent le champ.
01:04:04Mais est-ce que s'il était majeur, on fait quoi ?
01:04:06On le met en prison et on le met responsable, en fait, de ses actes ?
01:04:10Il faut mettre tous les abrucs qui vont en prison.
01:04:1380 000 000 euros n'ont jamais suffiée.
01:04:15Non, il ne faut pas les mettre en prison.
01:04:17Les travaux d'intérêt généraux, ça peut être très formateur.
01:04:20Quand on est jeune, on fait des conneries.
01:04:22Excusez-moi du terme, mais c'est la réalité.
01:04:24On en fait.
01:04:25Et si on nous laisse les faire, on en fait de plus en plus.
01:04:27Elles sont de plus en plus grosses.
01:04:28Et les travaux d'intérêt généraux, quand on est gamin, mais gamin, ça peut être
01:04:3318 ans, 20 ans, 25 ans, en fonction de la maturité des gens, on fait des travaux
01:04:37d'intérêt généraux.
01:04:38On ramasse les feuillements, on ramasse les ordures au bord de la route.
01:04:39Tout dépend de l'intensité des dégâts qu'ils ont causés.
01:04:42Si quelqu'un a volontairement causé un incendie de manière vraiment très impressionnante...
01:04:47Là, dans le cadre de la forêt de Fontainebleau, c'est terrible.
01:04:49Excusez-moi, cette personne-là, pour vous dire, je ne suis pas du tout laxiste, moi,
01:04:52alors là-dessus, moi, je suis d'accord avec Mickaël, mais je pense que cette personne
01:04:55doit être jugée...
01:04:56C'est un autre débat, c'est l'excuse de minorité.
01:04:57Voire même être emprisonné.
01:04:58C'est un autre débat, c'est l'excuse de minorité sur à quel âge on est mineur
01:05:02et à quel âge on est responsable de ces actes.
01:05:04Il faudrait peut-être deux heures d'émission, mais voilà, c'est encore mon débat.
01:05:07Lionel, est-ce que, en tout cas, alors l'argument de certains hommes politiques de gauche,
01:05:13là, qu'on a écoutés, qui disent, attention, vous parlez de ces incivilités,
01:05:17vous en oubliez le principal problème, on est d'accord, vous, dans votre éveil,
01:05:23dans votre conscience, vous comprenez qu'il y a ce réchauffement climatique
01:05:26qui est un vrai souci ou pas ?
01:05:29Oui, je ne suis pas climato-sceptique.
01:05:31Parallèlement, je suis aussi pragmatique.
01:05:33Non, non, mais parallèlement, je suis aussi pragmatique.
01:05:34Non, non, mais c'est bien ce discours aussi.
01:05:36Non, non, mais...
01:05:38En fait, ça se heurte de plein fouet à notre mode de vie.
01:05:41Et il faut bien comprendre ça.
01:05:42Et si le monde était la France, j'ai envie de dire,
01:05:45se raisonner et essayer de trouver des solutions pragmatiques,
01:05:48rouler en électrique, nucléariser pour éviter les émissions,
01:05:51et que tout le monde fasse pareil, pourquoi pas ?
01:05:53Le problème, c'est que la France n'est pas le monde.
01:05:54La France, on est 70 millions.
01:05:56Et très honnêtement, face à des géants qui n'en ont strictement rien à faire,
01:06:00parce qu'eux doivent se sortir, en fait, de leurs conditions,
01:06:03et ils aspirent à vivre comme nous,
01:06:06qu'est-ce que vous voulez faire ?
01:06:07Donc, à un moment donné, si vous voulez...
01:06:08Et en plus, le CO2 qui a déjà été injecté dans l'atmosphère,
01:06:12de toute façon, on va mettre 15 ans à agir.
01:06:14Donc, en fait, si vous voulez, on a une latitude
01:06:15qui est hors conscience et hors économie.
01:06:20Donc, oui, il faut en être conscient.
01:06:22Mais si c'est pour nous mettre des lois encore plus compliquées
01:06:25à gérer, que ce soit dans le bâtiment, que ce soit dans l'automobile,
01:06:30fracasser complètement toutes nos industries,
01:06:32parce qu'il n'y a que nous qui appliquons ces règles-là,
01:06:35moi, je ne comprends pas trop le but, en fait,
01:06:36parce que le jour où on sera sous l'eau,
01:06:38concrètement, les autres, ils auront une avance absolument phénoménale,
01:06:40chose qui est déjà le cas.
01:06:41Si on fracasse toute notre économie par principe,
01:06:44et parce qu'on veut toujours être mieux que tout le monde,
01:06:46ça n'a juste aucun sens.
01:06:47Voilà, effectivement.
01:06:49Et quand je disais, c'est important ce discours,
01:06:52sous-entendu, ce n'était pas le discours des climato-sceptiques,
01:06:55vous dites, je ne suis pas climato-sceptique,
01:06:57et c'est important de le redire.
01:06:58C'est-à-dire que ce n'est pas parce qu'on a une vision différente
01:07:00qu'on est climato-sceptique, à la Donald Trump.
01:07:03Et c'est pour ça que je disais que c'était important, Lionel,
01:07:05ce que vous dites.
01:07:06Et effectivement, on l'entend.
01:07:07Alors, justement, Quentin Saunier,
01:07:09que disent nos auditeurs de Sud Radio,
01:07:11sur la chaîne YouTube, à cette question ?
01:07:14Donc, je le rappelle, récupération politique,
01:07:15climatique, le drame des feux de forêt
01:07:17est-il d'abord un problème de réchauffement climatique
01:07:20ou d'incivilité ?
01:07:21Eh bien, d'incivilité à 95%.
01:07:23On a rarement des tels scores.
01:07:25Beaucoup de commentaires également.
01:07:27On a Aurélie qui nous dit,
01:07:28ce sont des incivilités,
01:07:29les gigantesques feux de ce mois de juillet
01:07:31en sont la preuve.
01:07:32On a Chantal qui se désole.
01:07:34Hélas, encore beaucoup sont du fait de l'homme.
01:07:37Mais surtout, Frédéric,
01:07:38beaucoup de commentaires reconnaissent quand même
01:07:39que les deux ont leur importance,
01:07:41l'accumulation des incivilités
01:07:43et du réchauffement climatique.
01:07:44Voilà, et c'est ça finalement qui est important.
01:07:46C'est-à-dire, vous qui nous avez éclairé,
01:07:48vous Lionel aussi, au 0826 300 300,
01:07:51plus ces commentaires,
01:07:52ça veut dire qu'effectivement,
01:07:53il y a cette problématique d'incivilité.
01:07:56C'est urgent,
01:07:57mais ça n'empêche pas,
01:07:58ça n'empêche pas que tout le monde a conscience
01:08:00du réchauffement climatique
01:08:02et vous l'avez dit,
01:08:03vous qui êtes plutôt vous.
01:08:04Tout à fait.
01:08:04Donc, message à l'attention des politiques,
01:08:06arrêtez de faire ça.
01:08:07Bilan de l'opération.
01:08:09C'est-à-dire,
01:08:09c'est pas bien de dire ça
01:08:10parce que c'est le réchauffement.
01:08:12C'était très intéressant.
01:08:14Très intéressant.
01:08:15Vous savez ce qu'on va faire ?
01:08:16On va toujours rester dans cet esprit,
01:08:19on part en vacances
01:08:19et on va essayer d'être sereins
01:08:23parce que ceux qui doivent faire le plein d'essence,
01:08:26on l'a vu, morflent.
01:08:28Et puis, les étudiants,
01:08:30certains étudiants qui, eux, veulent partir,
01:08:33mais qui n'ont pas encore leur affectation
01:08:34à cause de Parcoursup,
01:08:36eux, même chose,
01:08:37ils ne partent pas sereins.
01:08:38Et ça va être l'objet de notre débat
01:08:40et de l'info en plus
01:08:41avec Kevin Barbaza dans un instant.
01:08:45Bonsoir avec Michael Sherman,
01:08:46conseiller municipal inscrit sans étiquette,
01:08:49même s'il en a une sur sa cravate.
01:08:52Et président de l'association
01:08:53Engagement France Solidarité.
01:08:55Pardonnez-moi pour cette bêtise.
01:08:58Yann Ledorce,
01:08:59chef d'entreprise spécialiste
01:09:01dans le domaine de l'automobile.
01:09:03Il vous veut du bien,
01:09:04il vous accompagne pour ce départ en vacances.
01:09:05Et puis, René Chiche,
01:09:07qui ne vous veut pas du bien.
01:09:08Il est journaliste pour le site.
01:09:09Non, non, non, non.
01:09:10Grand journaliste.
01:09:10Grand journaliste.
01:09:11Pour le site idboux.com,
01:09:13qui vous donne tous les bons tuyaux
01:09:14pour le cinéma, notamment.
01:09:16Et puis, pour Galaxy TV,
01:09:18mais votre champ d'activité
01:09:19est très, très large.
01:09:20Et vous faites autorité
01:09:23sur la place parisienne.
01:09:24Je peux faire une petite annonce ?
01:09:25Mais alors, très rapide.
01:09:25Le 22 octobre,
01:09:26je publierai mon dixième livre.
01:09:28Ah, ça sera un sujet.
01:09:29Et vous en aurez...
01:09:29Ah, je ne vous dis pas pour l'instant.
01:09:30Ah, ben alors...
01:09:31On n'a même pas le thème.
01:09:32Non, mais vous le recevrez.
01:09:33Mais on n'a pas le thème.
01:09:34Euh, non.
01:09:35D'accord.
01:09:36Vous nous frustrez complètement.
01:09:38Exactement.
01:09:38Je vous remercie.
01:09:39C'est maintenant l'info en plus.
01:09:42C'est parti.
01:09:43Les vrais voix sud radio.
01:09:45Il aurait pu s'appeler
01:09:46Jean-Paul, Michel, Kevin,
01:09:48comme je l'ai dit tout à l'heure.
01:09:49Mais c'est bel et bien
01:09:50Quentin Barbaza
01:09:51qu'on retrouve pour l'info en plus.
01:09:54Consacré donc ce soir
01:09:55à Parcoursu.
01:09:55Et bien sûr, Frédéric,
01:09:56les résultats du BAC,
01:09:57cela fait dix jours
01:09:58que nous les connaissons.
01:09:5981,6% d'admissions
01:10:01cette année.
01:10:02Et pourtant,
01:10:03plusieurs milliers de bacheliers
01:10:04commencent leurs vacances d'été
01:10:05dans l'incertitude.
01:10:07Ils sont encore plus de 126 000
01:10:08à être en attente
01:10:09d'une proposition
01:10:10dans le supérieur
01:10:11sur Parcoursup.
01:10:12Soit écoutez bien
01:10:13un candidat sur sept.
01:10:14Alors, comment expliquer ce chiffre ?
01:10:16Parcoursup est-il
01:10:17un système trop aléatoire ?
01:10:18Nous allons en parler
01:10:19avec Christophe Lalande,
01:10:20secrétaire fédéral
01:10:21de la Fédération nationale
01:10:23de l'enseignement,
01:10:24de la culture
01:10:24et de la formation professionnelle
01:10:25pour Force ouvrière.
01:10:26Bonsoir Christophe Lalande.
01:10:28Bonsoir.
01:10:29Oui.
01:10:29Bienvenue.
01:10:30Vous avez le don
01:10:31pour les acronymes,
01:10:32enfin les noms
01:10:33de vos syndicats
01:10:34parce que si on essaye
01:10:35de dire la FNEC FF
01:10:36FPPO,
01:10:37c'est injouable.
01:10:39Cher Christophe.
01:10:40FNEC FTPO.
01:10:41Ah bah vous l'avez,
01:10:42bravo.
01:10:43Vous l'avez très très bien.
01:10:44Alors Kévin, allez.
01:10:45Kévin.
01:10:46Kévin, toujours.
01:10:48Bon Christophe Lalande,
01:10:49comment,
01:10:49un sujet sérieux,
01:10:50comment on peut expliquer
01:10:51que le 17 juillet,
01:10:53comme notre date d'aujourd'hui,
01:10:54126 000 étudiants
01:10:56soient encore
01:10:56sans affectation ?
01:11:00On l'explique
01:11:01en sachant
01:11:02que ce n'est pas
01:11:03une erreur
01:11:04ou une anomalie.
01:11:05Ça fait des années
01:11:06que ça dure.
01:11:07C'est un choix politique
01:11:09qui a été fait
01:11:09par le gouvernement
01:11:10pour réduire
01:11:13le nombre
01:11:13d'étudiants
01:11:14dans les universités
01:11:16supérieures publiques.
01:11:17Vous avez cité
01:11:20126 000 étudiants
01:11:22qui n'ont aucune place
01:11:23à l'heure actuelle
01:11:24auxquels il faut rajouter
01:11:2537 000
01:11:26qui ont d'ores et déjà
01:11:27quitté la plateforme.
01:11:29Donc c'est évidemment...
01:11:31C'est-à-dire
01:11:31quand vous dites
01:11:32qu'ils quittent la plateforme,
01:11:33Christophe Lalande,
01:11:34c'est qu'ils se sont résignés
01:11:35et ils se débrouillent
01:11:36par leurs propres moyens ?
01:11:38Exactement.
01:11:39Ils sont partis
01:11:39parce qu'ils pensaient
01:11:41qu'ils n'avaient
01:11:42aucune chance
01:11:43d'obtenir quelque chose.
01:11:44Et ça,
01:11:45est-ce qu'on peut
01:11:46l'encourager ?
01:11:47C'est-à-dire que...
01:11:48Parce que là,
01:11:49je fais appel
01:11:49à votre savoir-faire
01:11:51et une parenthèse,
01:11:52si jamais ces jeunes-là
01:11:54n'ont pas d'affectation,
01:11:56ils peuvent essayer
01:11:57par eux-mêmes
01:11:57de trouver ou pas ?
01:11:58C'est impossible ?
01:12:00Ils seront bien obligés.
01:12:01Je vais vous détailler
01:12:02un petit peu
01:12:03les alternatives,
01:12:04mais c'est des alternatives
01:12:05qui, encore une fois,
01:12:07répondent à une certaine politique.
01:12:10Il faut rajouter,
01:12:11en plus,
01:12:12tous les étudiants
01:12:13qui choisissent
01:12:15une filière
01:12:16par défaut.
01:12:18Ce ne sont pas
01:12:18les études
01:12:19qu'ils souhaitent faire
01:12:20et les étudiants
01:12:24qui vont faire
01:12:25leurs études
01:12:25très loin de chez eux
01:12:26et de manière
01:12:27tout à fait contrainte
01:12:28et non choisie,
01:12:29ce qui va entraîner
01:12:30pour, notamment,
01:12:31leurs parents
01:12:32ou pour eux-mêmes,
01:12:33s'ils arrivent
01:12:34à trouver un petit boulot,
01:12:35un coût extrêmement important.
01:12:37Les frais pour se loger,
01:12:39etc., etc.
01:12:40La galère.
01:12:41Je rajoute également
01:12:43qu'il n'y a pas
01:12:44que Parcoursup
01:12:45pour les lycéens.
01:12:46Il y a également
01:12:46le Parcoursup
01:12:47au niveau licence.
01:12:49À la fin d'une licence,
01:12:51les étudiants,
01:12:51je dis bien
01:12:52les étudiants
01:12:53qui ont obtenu
01:12:54une licence,
01:12:54qui ont validé
01:12:55leur L3,
01:12:57près d'un étudiant
01:12:58sur deux
01:12:59n'ont pas de place
01:12:59en master.
01:13:00Parce qu'il y a
01:13:01une autre plateforme
01:13:02qui s'appelle
01:13:03Mon Master
01:13:04qui les empêche
01:13:05d'accéder
01:13:06au master.
01:13:07Donc,
01:13:07ils sont obligés
01:13:09de stopper
01:13:10leurs études.
01:13:11Tout cela
01:13:11n'est pas
01:13:12le fait du hasard,
01:13:13c'est le fait
01:13:14de politiques
01:13:14qui se sont menées
01:13:15pour réduire
01:13:16les coûts,
01:13:17notamment les coûts
01:13:18de l'enseignement supérieur
01:13:19qui sont jugés
01:13:21par les gouvernements
01:13:22successifs,
01:13:23et notamment
01:13:23le gouvernement Macron,
01:13:25trop élevés.
01:13:26Donc,
01:13:26en fait,
01:13:26vous dites
01:13:28que ce n'est pas
01:13:28un problème
01:13:29de fonctionnement
01:13:30de Parcoursup,
01:13:31mais que c'est voulu
01:13:33politiquement
01:13:33le fait que
01:13:34126 000 candidats
01:13:35restent
01:13:36sur le carreau,
01:13:37c'est grave
01:13:38ce que vous dites là ?
01:13:39Absolument,
01:13:40c'est tout à fait
01:13:40ça que je dis,
01:13:44puisque les alternatives
01:13:45qui s'offrent
01:13:46à ces étudiants
01:13:47qui n'ont pas de place
01:13:48dans l'université publique,
01:13:49c'est de se tourner
01:13:50vers le privé,
01:13:51et pour participer
01:13:53au Conseil supérieur
01:13:53de l'éducation,
01:13:54il n'y a pas
01:13:55une seule séance
01:13:56où il n'y a pas
01:13:58une nouvelle labellisation,
01:14:00une nouvelle reconnaissance
01:14:01de diplôme
01:14:02qui ne soit pas accordée
01:14:03à des formations
01:14:05supérieures privées,
01:14:06payantes,
01:14:07parfois confessionnelles,
01:14:08et dont le niveau
01:14:10et la qualification
01:14:12est parfois
01:14:12fort discutable.
01:14:14Il y a des questions
01:14:15pour vous Christophe,
01:14:16les vrais voix,
01:14:17évidemment,
01:14:18Yann Ledortz.
01:14:20Ma première question,
01:14:22si j'ai bien compris,
01:14:23c'est ce que Frédéric
01:14:24a souligné,
01:14:25ce n'est pas un problème
01:14:26d'outils,
01:14:26c'est un problème de place.
01:14:28C'est-à-dire qu'on se retrouverait
01:14:29un peu comme on a eu
01:14:30les problèmes
01:14:30avec les formations
01:14:31de médecins
01:14:32où on n'en a pas formé
01:14:33pendant 40 ans
01:14:34et on s'aperçoit
01:14:35du jour au lendemain
01:14:35qu'on n'en a plus.
01:14:37Ce que vous êtes en train
01:14:37de nous dire,
01:14:38c'est que ce n'est pas
01:14:39l'outil qui est en cause,
01:14:40c'est le fait
01:14:41qu'on amène 90 ou 95%
01:14:43d'une tranche d'âge
01:14:43jusqu'au baccalauréat
01:14:44pour après ne pas avoir
01:14:46de débouchés
01:14:46en études supérieures.
01:14:48Parce que pour l'avoir pratiqué,
01:14:50comme beaucoup
01:14:50des gens qui m'entourent aussi,
01:14:52Parcoursup,
01:14:53pour moi,
01:14:53c'est un outil
01:14:53qui a amené
01:14:54beaucoup de visibilité
01:14:56pour les étudiants.
01:14:57On voit où on va.
01:14:59On a la visibilité
01:15:00de notre suivi.
01:15:03Donc après,
01:15:03on est pris,
01:15:04on n'est pas pris.
01:15:05Mais quand on remonte
01:15:06un petit peu en arrière,
01:15:06c'était des dossiers papiers
01:15:07qu'on envoyait
01:15:08et on ne savait pas
01:15:09si on avait la réponse,
01:15:10pas la réponse,
01:15:10ça prenait un temps,
01:15:11pas possible.
01:15:11Aujourd'hui,
01:15:12on a une visibilité.
01:15:12Tous les 15 jours,
01:15:13on se voit évoluer
01:15:14dans les classifications.
01:15:16Par contre,
01:15:17évidemment,
01:15:18si aujourd'hui,
01:15:19vous emmenez
01:15:20100% d'une classe d'âge
01:15:21au baccalauréat
01:15:21et que vous leur dites
01:15:22qu'il n'y a plus que 50%
01:15:23de la classe d'âge
01:15:24qui pourra faire
01:15:24des études supérieures,
01:15:25les autres,
01:15:25ils ont un bac
01:15:26et puis il n'y a plus
01:15:26qu'à aller bosser
01:15:27s'ils trouvent du boulot,
01:15:28ce n'est pas la même problématique.
01:15:29Donc là,
01:15:30pour vous,
01:15:30Yann Ledord,
01:15:31ce n'est pas une histoire
01:15:31de Parcoursup
01:15:32qui fonctionne bien.
01:15:33Réaction,
01:15:33Christophe Lalande.
01:15:36Ma réaction,
01:15:37c'est tout simplement
01:15:38de dire que Parcoursup
01:15:40c'est une machine
01:15:40effectivement à trier,
01:15:42ce n'est pas l'outil
01:15:42qui est en cause,
01:15:43c'est la politique
01:15:44qui est derrière.
01:15:45Il n'y a pas si longtemps,
01:15:46le baccalauréat
01:15:47était le premier grade universitaire.
01:15:49Lorsqu'on était titulaire
01:15:50de son baccalauréat,
01:15:51on pouvait accéder
01:15:53à l'université de son choix
01:15:55dans la filière de son choix
01:15:56et les places étaient créées
01:15:58en fonction des demandes
01:16:00et après,
01:16:01il y avait effectivement
01:16:02une sélection
01:16:03mais les années futures,
01:16:04je ne dis pas
01:16:05que tout le monde
01:16:05recevait un diplôme à la fin
01:16:06mais en tout cas,
01:16:07tout le monde
01:16:07pouvait s'inscrire
01:16:09à l'université
01:16:10et effectuer
01:16:11les études
01:16:12de son choix.
01:16:14Avec
01:16:14la réforme du baccalauréat,
01:16:17la réforme du lycée,
01:16:18Parcoursup
01:16:19et mon master,
01:16:20toutes ces nouvelles réformes
01:16:22font système
01:16:22pour empêcher
01:16:24la jeunesse
01:16:26d'accéder
01:16:26à un avenir.
01:16:27J'ai parlé
01:16:28des universités privées,
01:16:30on en voit aussi
01:16:31ces jeunes
01:16:33chercher du travail
01:16:34sans diplôme,
01:16:36sans qualification,
01:16:36donc la précarité
01:16:38qu'il aurait réservé
01:16:40et il y a également
01:16:41une petite chanson
01:16:42qui commence à monter,
01:16:44c'est la question
01:16:45de la militarisation
01:16:46de la jeunesse
01:16:46et notamment,
01:16:48il faut le dire,
01:16:49le service national
01:16:51volontaire,
01:16:52le service militaire
01:16:52qui a été remis en place,
01:16:54qui est serbe volontaire
01:16:55pour le moment
01:16:56mais qui pourrait
01:16:57tout à fait se généraliser,
01:16:59est totalement calé
01:17:00sur le calendrier
01:17:03de Parcoursup
01:17:03de manière tout à fait
01:17:04assumée
01:17:05pour cibler
01:17:06les recalés
01:17:07de Parcoursup.
01:17:07Ok, pour ce point,
01:17:08Christophe Lalande.
01:17:09Alors, question de
01:17:09Michael Sherman.
01:17:10Ce n'est pas une question
01:17:11mais un constat.
01:17:13on est d'accord
01:17:13que c'est une politique,
01:17:14il ne faut pas remettre
01:17:15en cause l'outil,
01:17:16l'outil de Parcoursup.
01:17:17Oui, c'est ce que dit
01:17:17Christophe Lalande,
01:17:18on est d'accord.
01:17:19Et je le rejoins,
01:17:20l'outil de Parcoursup
01:17:20n'est pas,
01:17:22à mon sens,
01:17:23à remettre en cause.
01:17:24Le problème,
01:17:25c'est la politique
01:17:25qui est derrière.
01:17:26L'efficacité administrative
01:17:28ne doit pas se faire
01:17:29au détriment
01:17:29de la dignité humaine.
01:17:31Les jeunes d'aujourd'hui,
01:17:33aujourd'hui,
01:17:33il y a un taux d'anxiété,
01:17:34moi j'avais dans ma liste
01:17:35quand j'étais candidat
01:17:36à la mairie,
01:17:37une assistante sociale
01:17:42de la dépression,
01:17:43le manque de vision.
01:17:44Ça crée chez cette jeunesse
01:17:45qui n'a pas de repères
01:17:46des troubles psychologiques
01:17:48qui peuvent détruire
01:17:50un début de vie
01:17:51dans la vie active
01:17:52où des jeunes
01:17:53remettent en cause
01:17:54leur projet de vie.
01:17:55On parlait tout à l'heure
01:17:56des études de médecine
01:17:57à cause du numerus clausus
01:17:59notamment.
01:18:00Et il faut savoir
01:18:02qu'on évolue
01:18:02dans un système globalisé
01:18:03sur des études
01:18:04comme des filières
01:18:05comme médecine
01:18:05où il est possible
01:18:07en passant la frontière
01:18:07d'avoir un diplôme européen
01:18:09mais qu'en France
01:18:10on empêche
01:18:10des Français nés en France
01:18:12qui vivent en France
01:18:13de devenir médecins
01:18:14et ça les oblige
01:18:15d'aller faire un diplôme
01:18:16en Espagne
01:18:17ou au Portugal
01:18:17et de revenir
01:18:186 ans après
01:18:19parce qu'ils ont fait
01:18:20un crédit de 100 000 euros.
01:18:21Il y a un grand problème
01:18:22en France aussi
01:18:23c'est que les décisions
01:18:24et je l'ai dit tout à l'heure
01:18:25et c'est pareil
01:18:26pour le sujet de l'éducation
01:18:27les décisions
01:18:28qui sont prises à Paris
01:18:29sont totalement déconnectées
01:18:30et je pense qu'aussi
01:18:32il serait bon
01:18:33de mettre des ministres
01:18:33de l'éducation nationale
01:18:35qui ne sont ni allés
01:18:36à l'école alsacienne
01:18:37ni allés
01:18:37dans des écoles privées
01:18:38et qui ont leurs enfants
01:18:40dans l'école publique
01:18:40et qui vivent la réalité
01:18:41que vivent nos enfants.
01:18:42Alors Christophe Lalande
01:18:43on est bien d'accord
01:18:44là le constat est clair
01:18:47vous encore une fois
01:18:49il y a pas mal
01:18:50d'étudiants
01:18:51qui nous écoutent
01:18:52qui sont avec les parents
01:18:53dans la voiture
01:18:54qu'est-ce qu'il faut faire
01:18:56sur les 126 000 candidats
01:18:58en attente
01:18:59c'est quoi la solution ?
01:19:01Moi je n'ai pas de solution
01:19:02toute faite
01:19:03ce que nous proposons
01:19:04c'est effectivement
01:19:05de ne pas accepter
01:19:06ce tri
01:19:07nous avons organisé
01:19:09un premier rassemblement
01:19:10devant le ministère
01:19:11de l'enseignement supérieur
01:19:12et de la recherche
01:19:12le 24 juin
01:19:14nous avons organisé
01:19:15une vidéoconférence
01:19:16dans laquelle nous avons
01:19:16regroupé un certain nombre
01:19:18d'étudiants
01:19:18nous organisons
01:19:20un nouveau rassemblement
01:19:21le 9 septembre
01:19:22au ministère
01:19:23et dans les rectorats
01:19:24parce que pour nous
01:19:25il n'y a pas de fatalité
01:19:26tous les étudiants
01:19:27doivent
01:19:28qui sont titulaires
01:19:29de leur baccalauréat
01:19:30doivent pouvoir
01:19:31accéder à une filière
01:19:32de leur choix
01:19:34ce fonctionnement
01:19:35de Parcoursup
01:19:36est un fonctionnement
01:19:37qui remet en cause
01:19:38le droit
01:19:39d'accéder
01:19:40à l'université
01:19:41et ça
01:19:42nous ne l'acceptons pas
01:19:43et c'est effectivement
01:19:44alors
01:19:45l'outil
01:19:46est fait
01:19:47pour une politique
01:19:48donc de dire
01:19:49il ne faut pas
01:19:49remettre en cause
01:19:50l'outil
01:19:50j'irai pas jusque là
01:19:51puisque cet outil
01:19:52existe
01:19:52pour limiter
01:19:55et empêcher
01:19:56l'accès
01:19:56à l'université
01:19:57nous souhaitons
01:19:59le retour
01:20:00à un véritable
01:20:00baccalauréat
01:20:01national
01:20:02premier grade
01:20:03universitaire
01:20:05et la possibilité
01:20:06pour ces jeunes
01:20:07d'avoir
01:20:07un avenir
01:20:08à travers
01:20:09leurs études
01:20:09supérieures
01:20:10très clair
01:20:10alors
01:20:11René Chiche
01:20:11écoutez moi
01:20:12je ne vais pas jouer
01:20:12le vieux
01:20:13de la table
01:20:14mais excusez-moi
01:20:15j'ai l'impression
01:20:16qu'à mon époque
01:20:17c'était beaucoup
01:20:18plus simple
01:20:18n'est-ce pas
01:20:19on avait le bac
01:20:20on allait soit
01:20:21à l'université
01:20:22soit dans une école privée
01:20:24il n'y avait pas
01:20:24une telle anxiété
01:20:26comme
01:20:26excusez-moi
01:20:27126 000 étudiants
01:20:28qui sont
01:20:29ça fait beaucoup
01:20:29qui sont à la rue
01:20:30en gros
01:20:31qui attendent
01:20:31mais pour moi
01:20:32excusez-moi
01:20:33je trouve que
01:20:34ce parcours sup
01:20:35c'est peut-être un outil
01:20:36qui a été mis en place
01:20:37pour un petit peu
01:20:38moderniser tout ça
01:20:38mais au bout du compte
01:20:40lorsqu'on voit les résultats
01:20:41d'ailleurs
01:20:41j'aimerais avoir la réponse
01:20:42de monsieur le syndicaliste
01:20:44est-ce que pour vous
01:20:45finalement
01:20:46parcours sup
01:20:46n'est pas finalement
01:20:47un échec au bout du compte
01:20:48parce que
01:20:49quand on voit le résultat
01:20:50excusez-moi
01:20:50moi même
01:20:51j'ai même une fille
01:20:52qui a aujourd'hui 35 ans
01:20:53bonjour Pauline
01:20:54ça va je t'aime
01:20:54excusez-moi
01:20:55je disais bonjour
01:20:55à ma fille
01:20:56excusez-moi
01:20:56quand elle a passé son bac
01:20:57il y a donc 17 ans
01:20:59elle a été s'inscrire directement
01:21:01il n'y avait pas encore
01:21:01parcours sup
01:21:02on n'avait pas cette angoisse
01:21:03mais là
01:21:04je ne comprends plus du tout
01:21:07cet outil
01:21:07réponse à cette question
01:21:09tout à fait
01:21:09allez-y Christophe Lalande
01:21:11vous avez tout à fait raison
01:21:12puisque les règles
01:21:13ont totalement changé
01:21:14on avait son bac
01:21:15on allait s'inscrire
01:21:17et il n'y avait pas de discussion
01:21:19cet outil
01:21:20a été mis en place
01:21:21pour réduire le nombre
01:21:22de personnes
01:21:23dans les études supérieures
01:21:24et il répond
01:21:25à une exigence budgétaire
01:21:26le budget
01:21:27de l'éducation nationale
01:21:29pour la première fois
01:21:31dans son histoire
01:21:32va être plus bas
01:21:33que le budget
01:21:33des armées
01:21:34il y a une loi
01:21:35de programmation militaire
01:21:36qui a été mise en place
01:21:38avec 36 milliards d'euros
01:21:40de plus
01:21:41ça a des conséquences
01:21:43sur les budgets
01:21:43le fait que
01:21:44le nombre de recalés
01:21:47monte en flèche
01:21:48c'est un choix politique
01:21:50qui est fait
01:21:51par le gouvernement actuel
01:21:53et qui a été impulsé
01:21:55par d'autres gouvernements
01:21:57donc nous refusons
01:21:58ce choix
01:21:59et nous exigeons
01:22:00un avenir
01:22:01pour la jeunesse
01:22:01bon très bien
01:22:02juste pour conclure
01:22:03Yann Lodort
01:22:04vu les échanges
01:22:05je pense que
01:22:06la vérité doit être
01:22:07entre les deux
01:22:08c'est-à-dire
01:22:08entre ce qui se faisait
01:22:10à 40 ans
01:22:10où on accédait directement
01:22:11aux études supérieures
01:22:13et au blocage
01:22:14qui a priori
01:22:14je ne sais pas
01:22:15si les chiffres sont vrais
01:22:15mais je pense que
01:22:16vous avez l'air convaincants
01:22:18donc on a envie
01:22:19de vous croire
01:22:19sur le fait
01:22:20qu'il n'y ait pas
01:22:20assez de place
01:22:21par rapport
01:22:21à tous les bacheliers
01:22:22qui ont réussi
01:22:22leur examen
01:22:23mais je pense que
01:22:24la réalité
01:22:24entre les deux
01:22:25c'est-à-dire que
01:22:25moi en tant que chef
01:22:25d'entreprise
01:22:26on voit aujourd'hui
01:22:27la jeunesse
01:22:27qui arrive sur
01:22:27le marché du travail
01:22:29et je pense qu'il faut
01:22:29qu'on arrive à trouver
01:22:30le moyen d'avoir
01:22:31des débouchés
01:22:32et là je pense que
01:22:33c'est plus un sujet
01:22:33de société
01:22:34c'est-à-dire qu'aujourd'hui
01:22:35les jeunes rêvent
01:22:36à des choses
01:22:37veulent faire des études
01:22:38parce qu'ils rêvent
01:22:39mais tout en perdant
01:22:40la notion que
01:22:40derrière il doit y avoir
01:22:41un travail
01:22:42et que ce travail-là
01:22:42doit permettre
01:22:43de s'assumer
01:22:43de vivre
01:22:44de manger
01:22:44d'élever une famille
01:22:46de parcourir le monde
01:22:47si on a envie
01:22:48de parcourir le monde
01:22:48et je pense qu'aujourd'hui
01:22:50on a tellement
01:22:52amené une jeunesse
01:22:52à vouloir faire
01:22:53ce qu'elle avait envie
01:22:54ce qui est très bien
01:22:55mais en perdant des fois
01:22:56de vue
01:22:57il n'y a pas de la place
01:22:58pour tout le monde
01:22:59c'est ce que vous dites
01:22:59alors que dans certaines filières
01:23:02il n'y a pas assez de monde
01:23:03pour remplir toutes les places
01:23:04on a tous eu envie
01:23:04d'être sportif professionnel
01:23:06et à un moment donné
01:23:06il faut s'en rendre à l'évidence
01:23:07on ne peut pas
01:23:08donc il faut faire autre chose
01:23:08dans la vie
01:23:09on a tous eu envie
01:23:11d'être artistes
01:23:11et là je vais faire
01:23:12une petite pique pour René
01:23:14je vais relancer un peu le débat
01:23:15on a tous eu envie
01:23:16un jour peut-être
01:23:16d'être artistes
01:23:17et puis il y a ceux
01:23:18qui sont artistes
01:23:18et puis il y a ceux
01:23:19qui ne sont pas artistes
01:23:19mais qui veulent toute leur vie
01:23:20être artistes
01:23:21et qui vont peut-être
01:23:21être intermittents du spectacle
01:23:22et bénéficier d'un système
01:23:25ou d'un régime
01:23:26très intéressant
01:23:29et surtout
01:23:30merci Christophe Lalande
01:23:32parce que
01:23:32c'est vrai que vous alertez
01:23:34vous avez clairement
01:23:36posé les données du problème
01:23:37et vous nous donnez rendez-vous
01:23:39en septembre
01:23:39on a bien entendu
01:23:41vos rendez-vous
01:23:42avec votre syndicat
01:23:44la FNEC FPFO
01:23:46voilà
01:23:46je l'ai bien dit
01:23:48vous avez vu
01:23:48cher Quentin Barbazar
01:23:50et non pas Kévin
01:23:51non c'est bien Quentin
01:23:52on se retrouve tout à l'heure
01:23:52d'ailleurs
01:23:53oui très bien
01:23:53alors de quoi parle-t-on
01:23:55avec vous
01:23:56de 19h30 à 20h
01:23:57sur les gros sujets d'actualité
01:23:58on va revenir sur cette hausse
01:23:59des carburants
01:24:002 euros le litre
01:24:01en moyenne en France
01:24:02vous qui partez en vacances
01:24:03vous nous écoutez
01:24:04vous avez eu du mal
01:24:05à faire votre plein
01:24:05vous allez rogner sur votre budget
01:24:07pendant les vacances
01:24:07appelez-nous au 0826 300 300
01:24:09tout à l'heure
01:24:10et puis on va aussi parler
01:24:12du débat qu'on a eu tout à l'heure
01:24:13est-ce que les feux de forêt
01:24:15sont-ils de risque
01:24:16de cause humaine
01:24:17ou alors le réchauffement climatique
01:24:19est-il en cause
01:24:19appelez-nous 0826 300 300
01:24:21c'est-à-dire
01:24:21quel argument politique
01:24:22qu'on doit mettre en avant
01:24:23avant tout
01:24:25de le faire
01:24:26et c'était très clair
01:24:27à tout à l'heure
01:24:27dans un instant
01:24:28le Tour de France
01:24:30Sud Radio
01:24:32parlons vrai
01:24:35vous préférez acheter
01:24:36une voiture
01:24:36et l'équipe de forêt
01:24:37etc etc
01:24:38et puis bon
01:24:39il a quand même
01:24:39les sujets sympas
01:24:40avec le Tour de France
01:24:41aujourd'hui c'était
01:24:42la 13ème étape
01:24:45avec
01:24:46bah oui
01:24:46j'allais le voir
01:24:47les vrais voix Sud Radio
01:24:50voilà
01:24:50je trouve ça joli
01:24:51je trouve ça joli
01:24:52avec une petite virgule
01:24:53vous avez raison
01:24:54voilà
01:24:55on tient d'ailleurs
01:24:55on entend un bruit bizarre
01:24:56ça sent les gens
01:24:57qui sont sur place
01:24:58sur place
01:24:59comprenez donc
01:25:00entre Dole et Belfort
01:25:02205 km aujourd'hui
01:25:0413ème étape
01:25:05la plus longue
01:25:06du Tour de France
01:25:07via le Ballon d'Alsace
01:25:09et Pascal Chanteur
01:25:10notre consultant
01:25:11le président de l'UNCP
01:25:13d'ailleurs
01:25:13le syndicat
01:25:14des coureurs cyclistes
01:25:15est avec nous
01:25:15bonsoir Pascal
01:25:17bonsoir à toutes et tous
01:25:18on a eu une étape
01:25:20comme on l'espérait
01:25:21c'est-à-dire avec des échappés
01:25:22qui ont la chance
01:25:23parce que
01:25:23M. Pogacar
01:25:24a accepté
01:25:26et du coup
01:25:27ça va redorer son blason
01:25:28merci Tadeï
01:25:3037 coureurs
01:25:31sont partis
01:25:31ça fait beaucoup
01:25:32parmi eux
01:25:33les meilleurs français
01:25:34et malheureusement
01:25:35pour les français
01:25:35ils se sont fait piéger
01:25:37Mauro Schmid
01:25:37le suisse
01:25:38s'impose devant
01:25:39le colombien
01:25:40Roll Terrada
01:25:41Tom Pitcock
01:25:42le britannique
01:25:42est troisième
01:25:43grâce à cela
01:25:44il monte de la dixième
01:25:45à la quatrième place
01:25:46du classement général
01:25:47il passe donc
01:25:48devant
01:25:49notre français
01:25:51Paul Sexas
01:25:51les français à l'arrivée
01:25:53sixième
01:25:53Kevin Vauclin
01:25:54septième
01:25:55Jordan Gégat
01:25:56et huitième
01:25:57Clément Bras
01:25:58à fond de sceau
01:25:58ça sent la déception
01:26:00quand même
01:26:01Pascal Chanteur
01:26:02oui
01:26:03écoutez
01:26:04un scénario
01:26:05que
01:26:05pas grand monde
01:26:06n'aurait pu
01:26:07prévoir
01:26:08ce matin
01:26:09à Dole
01:26:0937 coureurs
01:26:11portés à l'avant
01:26:12une étape
01:26:13totalement décousue
01:26:14avec des pelotons
01:26:15de partout
01:26:16des coureurs
01:26:17à fond du début
01:26:18au dernier kilomètre
01:26:19et un vainqueur
01:26:21Mauro Schmid
01:26:22les français
01:26:24tonitruants
01:26:24tout au long
01:26:25de l'étape
01:26:26qui ont manqué
01:26:27un petit peu
01:26:28de clairvoyance
01:26:29dans le final
01:26:29parce que
01:26:30ça se joue aussi
01:26:32un peu au feeling
01:26:32tout le monde
01:26:34avait à peu près
01:26:35les mêmes forces
01:26:37en présence
01:26:38mais des fois
01:26:39ça se joue
01:26:40à peu de choses
01:26:40on a vu
01:26:41un Kevin
01:26:42Vauclin
01:26:43à la taille
01:26:44un Géga
01:26:46aussi
01:26:47très à l'attaque
01:26:49un Braz Alfonso
01:26:50aussi
01:26:51à l'attaque
01:26:52un Romain Grégoire
01:26:53aussi à l'attaque
01:26:55on ne les fait pas tous
01:26:56Pascal
01:26:57parce que ça va faire beaucoup
01:26:58voilà
01:27:01tout ça pour vous dire
01:27:02que les français
01:27:03étaient bien présents
01:27:04aujourd'hui
01:27:05mais avec un petit manque
01:27:07de réussite
01:27:08dans le final
01:27:08alors moi je vois ici
01:27:09Yann Ledortz
01:27:10à l'attaque
01:27:11donc question
01:27:12pour Pascal Chanteur
01:27:13oui Pascal
01:27:14bonjour
01:27:14ou bonsoir
01:27:15quand on aime le vélo
01:27:16quand on aime le Tour de France
01:27:17on s'est régalé
01:27:18avec cette étape
01:27:18aujourd'hui
01:27:20Pogacar n'a pas fait rouler
01:27:21son équipe
01:27:22alors moi la question
01:27:22que je me pose
01:27:23c'est est-ce qu'il a voulu
01:27:24mettre sous pression
01:27:25les autres équipes
01:27:26ou est-ce qu'il avait besoin
01:27:27de faire respirer son équipe
01:27:28par rapport aux étapes
01:27:29qui vont arriver
01:27:30alors sachant qu'il avait
01:27:31deux de ses coéquipiers
01:27:32qui étaient dans l'échappée
01:27:33quand même
01:27:33donc pour souffler
01:27:34il y a mieux
01:27:35oui mais ils ont soufflé
01:27:36ils n'ont pratiquement pas roulé
01:27:38ça leur a permis
01:27:40de se reposer
01:27:41alors je suis d'accord
01:27:42avec ce qui vient d'être dit
01:27:43je pense qu'ils ont besoin
01:27:45aussi de souffler
01:27:46sur un certain nombre d'étapes
01:27:47et en l'occurrence
01:27:48celle-ci en faisait partie
01:27:49par contre
01:27:51sur le deuxième point
01:27:52il n'y avait aucun danger
01:27:54aucun danger à l'horizon
01:27:56pour Tadej Pogacar
01:27:58d'ailleurs
01:27:58on a bien vu
01:27:59durant la journée
01:28:00un certain nombre d'équipes
01:28:02ont été contraintes
01:28:03de prendre la course
01:28:04à leur compte
01:28:05pour sauver
01:28:06les accès sites
01:28:07qu'ils peuvent avoir
01:28:09que ce soit
01:28:11l'équipe
01:28:12de
01:28:13et de moi
01:28:14Frédéric
01:28:14qui a aidé
01:28:16au classement général
01:28:17pour l'équipe
01:28:18Lidl Trek
01:28:18l'équipe Lidl Trek
01:28:20pour Ayuso
01:28:20voilà
01:28:21Ayuso
01:28:22a fait rouler son équipe
01:28:25et deux autres équipes
01:28:26ont roulé
01:28:27pratiquement
01:28:27l'UAE
01:28:28n'a pas roulé
01:28:29de la journée
01:28:29ils ont contrôlé
01:28:31ils ont roulé
01:28:32un petit peu
01:28:32pour tenir le tempo
01:28:34et c'est ce qui a permis
01:28:35aussi aux échappés
01:28:36de prendre le large
01:28:37non aujourd'hui
01:28:38aucun danger
01:28:39le vrai
01:28:41la vraie déception
01:28:43je pense
01:28:43que c'est pour
01:28:44Tom Pizko
01:28:44parce que même
01:28:46s'il revient au général
01:28:47je pense qu'il disait
01:28:48véritablement
01:28:49la victoire d'étape
01:28:50et dans le final
01:28:52les jambes
01:28:53n'étaient pas
01:28:53au rendez-vous
01:28:54mais il a tout
01:28:56mis en oeuvre
01:28:56pour tenter
01:28:57de gagner cette étape
01:28:58mais un rapproché
01:28:59à la quatrième place
01:29:00du général
01:29:00quand même
01:29:01ça le remet
01:29:01à la course au podium
01:29:02merci Pascal Chanteur
01:29:04oui oui
01:29:04Pascal
01:29:05il faut y aller
01:29:06le seul problème
01:29:07c'est que demain
01:29:08il peut faire
01:29:08saut de moto
01:29:09dans le sens inverse
01:29:10aussi
01:29:11effectivement
01:29:11et oui
01:29:12puisque le lendemain
01:29:13est toujours
01:29:14un autre jour
01:29:15merci Pascal Chanteur
01:29:16on a le spécial
01:29:17Tour de France
01:29:18de 19h à 19h30
01:29:19avec ce soir
01:29:20tenez-vous bien
01:29:21Stéphane Roche
01:29:22vainqueur du Tour de France
01:29:23du Tour d'Italie
01:29:24et champion du monde
01:29:25en 1987
01:29:26je connais
01:29:26il sera notre grand témoin
01:29:28je remercie René Chiche
01:29:30à qui je souhaite
01:29:31bonnes vacances
01:29:31oui bel été
01:29:32à vous aussi
01:29:33merci
01:29:33Mickaël Sherman
01:29:35toujours excellent
01:29:35rendez-vous semaine prochaine
01:29:37merci
01:29:37Yann Ledorce
01:29:38toujours tranchant
01:29:39merci
01:29:40vous serez là vous
01:29:40la semaine prochaine
01:29:41contrairement à monsieur René Chiche
01:29:43et donc tout de suite
01:29:44Thomas Binet
01:29:45les incontournables
01:29:46de la copropriété
01:29:48Bien dans mon immeuble
01:29:50avec Loislet
01:29:51et Décremont
01:29:51présente
01:29:52Sud Radio
01:29:53les incontournables
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