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  • il y a 3 mois
Mettez vous d'accord avec Loïc Kervran, Andrea Kotarac, Mehdy Raïche et Jacques Myard

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##METTEZ_VOUS_D_ACCORD-2025-10-28##

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00:00:00Toute intervention parouise. Alors prenez rendez-vous sur carglace.fr ou appelez gratuitement le 3044.
00:00:05Carglace répare, carglace remplace. Conditions sur carglace.fr
00:00:09Quand votre déodorant à l'agonie vous dit dans un dernier soupir
00:00:13« Je vais de mon mieux, mais je suis vraiment sur la fin. »
00:00:17Pas de panique, votre nouveau déodorant est déjà en route.
00:00:20Il arrive demain avec Amazon Prime, produit du quotidien.
00:00:24Livré en un clin d'œil, c'est sur Prime, sous réserve du respect des heures limites de commande.
00:00:30Et le point sur l'information, tout de suite avec Nicolas Gomez, bonjour.
00:00:42Bonjour à tous. L'ouragan, Mélissa a déjà fait des victimes.
00:00:44On compte trois morts en Jamaïque.
00:00:46Des habitants qui étaient en train de se préparer à l'arrivée de l'ouragan,
00:00:49en travaillant sur des échelles notamment.
00:00:51Des vents pouvant atteindre les 300 km heure sont attendus.
00:00:55L'ouragan est classé catégorie 5 et doit toucher les côtes dans la journée.
00:00:58Les autorités sont confrontées à une partie des habitants
00:01:00qui refusent de quitter leur logement pour se mettre à l'abri.
00:01:03Je ne pense pas qu'une seule infrastructure de cette région puisse résister
00:01:06à un ouragan de catégorie 5, a prévenu le Premier ministre à Jamaïque.
00:01:10Le gouvernement ne veut pas d'une taxe Zuckman-Light.
00:01:13C'est ce qu'a indiqué la porte-parole du gouvernement, Maude Bréjon, ce matin sur BFM TV.
00:01:18Elle espère tout de même rester dans un esprit de dialogue et de construction.
00:01:22Le budget qui est toujours à l'Assemblée, en première lecture,
00:01:24et de nombreux amendements restent encore à débattre.
00:01:27Dans le même temps, le budget de la Sécurité sociale est arrivé en commission des affaires sociales hier.
00:01:32Les députés ont voté contre la création d'une cotisation patronale
00:01:35sur les tickets restos et sur les chèques vacances.
00:01:3836% c'est la part des Français qui ont du mal à payer leurs factures d'électricité et de gaz
00:01:43à la fin du mois, résultat du baromètre annuel du médiateur de l'énergie.
00:01:46Une part qui a augmenté par rapport à l'année dernière.
00:01:50De plus, 74% disent se restreindre de chauffage pour économiser.
00:01:54Une précarité qui peut s'expliquer par le versement tardif du chèque énergie
00:01:58à cause du retard de l'adoption de la loi finance 2025.
00:02:02La passagère qui a porté secours à une femme agressée dans le RERC
00:02:06sera médaillée après l'annonce de la présidente de la région Île-de-France, Valérie Pécret, sur X.
00:02:11C'est au tour du ministre des Transports, Philippe Tabarro, de proposer l'ordre national du mérite.
00:02:16Cette passagère s'était interposée mi-octobre pour mettre en fuite un homme
00:02:19qui a agressé une brésilienne dans le RERC.
00:02:22L'homme a été mis en examen et placé en détention provisoire.
00:02:26Et puis, Notre-Dame de Paris débarque sur les pièces de 2 euros.
00:02:29La monnaie de Paris annonce le lancement d'une pièce à l'image de l'édifice.
00:02:34A terme, 20 millions d'exemplaires circuleront.
00:02:37Preuve de l'engouement, ce matin, le site de la monnaie de Paris est saturé.
00:02:40Voilà pour l'actualité. Très bonne journée à tous.
00:02:44Sud Radio, le 10h midi, mettez-vous d'accord, Valérie Expert.
00:02:49On est avec vous sur Sud Radio pour ce 10h midi, pas minuit, quoique, pourquoi pas.
00:02:56Bienvenue si vous nous rejoignez sur l'antenne de Sud Radio.
00:02:59Parlons vrai et nous allons tenter de nous mettre d'accord.
00:03:03Autour de Loïc Carvran, bonjour.
00:03:05Vous êtes député Horizon du Cher.
00:03:07Andréa Cotarac, porte-parole du RN, bonjour.
00:03:10Mehdi Raich, analyste politique, bonjour à vous.
00:03:13Et Jacques Miard, maire de Maison Lafitte.
00:03:15Et vous avez publié votre...
00:03:17On attend le prochain, hein ?
00:03:18Bye bye démocratie, c'était le précédent.
00:03:20Oui, à la fin du mois, ça arrive.
00:03:23Il est chez la primeur.
00:03:24Ah bon, on a hâte, mais on peut lire toute votre...
00:03:27Moi aussi, moi aussi.
00:03:28On peut vous lire encore et toujours.
00:03:31Alors, on va évidemment revenir sur l'actualité du jour.
00:03:36Enfin, c'était hier, mais deux députés LFI tentent de visiter la prison de la santé.
00:03:40Visite refusée.
00:03:41Ils voulaient voir Nicolas Sarkozy.
00:03:44Ils ont démenti avoir cette intention.
00:03:47Bref, on va en reparler dans un instant.
00:03:49Limiter les arrêts maladie à 15 jours, c'est ce qui a été...
00:03:52C'est ce qui est dans le projet de loi de finances de la sécurité sociale
00:03:56qui est en ce moment même examiné à l'Assemblée nationale.
00:03:59Évidemment, on vous attend sur ces sujets.
00:04:01Limiter les arrêts maladie à 15 jours.
00:04:03Renouvelable, bien évidemment.
00:04:04Tout cela pour éviter les dérives.
00:04:06Puis vous nous direz, Loïc Kervan, peut-être vous nous parlerait de l'ambiance à l'Assemblée nationale
00:04:09puisque vous y êtes.
00:04:11Le sabotage à la SNCF et Emmanuel Macron qui veut lancer un débat sur les dangers des réseaux sociaux
00:04:16pour la démocratie.
00:04:17Alors évidemment, ces deux députés LFI hier qui ont voulu aller rendre visite à Nicolas Sarkozy
00:04:25bien qu'ils s'en défendent.
00:04:27Hugo Bernalicis a affirmé que ce n'est pas du tout pour aller voir Nicolas Sarkozy.
00:04:33Que c'était comme lui autorise leur mandat de député d'aller rencontrer, explorer, examiner
00:04:42les conditions de détention des prisons.
00:04:46Alors j'hésitais dans ce mot du jour entre indécence ou hypocrisie.
00:04:51Ce matin, j'ai entendu un échange assez animé avec un auditeur de Sud Radio qui n'était pas d'accord avec cette analyse.
00:04:58Cette analyse, néanmoins, ça sent quand même beaucoup la provocation.
00:05:02Il a dit Hugo Bernalicis, nous n'avons jamais demandé à rencontrer Nicolas Sarkozy mais nous assumons d'aller à la maison d'arrêt quand il s'y trouve.
00:05:10démenti par certains journalistes qui disent qu'il a expressément demandé à rencontrer l'ancien président de la République.
00:05:19Et si c'est pour examiner l'état des prisons, la santé n'était peut-être pas la priorité en matière de surpopulation carcérale.
00:05:27Et qu'en pensez-vous, encore une fois, 0826, 300, 300, Mehdi Raïch, vous le mot que vous utiliseriez pour...
00:05:32Voyeurisme.
00:05:33Pour moi, il y a une forme de voyeurisme politique.
00:05:35L'objectif, c'était peut-être de prendre Nicolas Sarkozy en photo, probablement.
00:05:38Oui, parce qu'ils étaient avec deux journalistes, l'un du monde et l'autre de politice, un photographe.
00:05:45Pour moi, c'est une forme de voyeurisme.
00:05:47Je rappelle quand même que les parlementaires peuvent visiter les prisons, mais quand ils visitent une prison, c'est l'ensemble de la prison.
00:05:51Ce n'est pas un député, enfin, pas un député, pas une personne en prison.
00:05:55Donc déjà, c'est le premier point.
00:05:57Je note aussi que la France insoumise, lorsque Georges Ibrahim Abdallah était en prison, elle est souvent lui rendue visite.
00:06:03Donc, je vois aussi le prisme politique qui se cache derrière les filles.
00:06:06La manière, c'est aussi une manière de faire du symbole avec Nicolas Sarkozy.
00:06:10Donc, c'est...
00:06:11Oui, pour moi, c'est du voyeurisme politique et une manière de faire de la communication.
00:06:15Oui.
00:06:15C'est de la provoque.
00:06:17Alors, Jacques Myard, provoque ?
00:06:18Oui, c'est de la provoque.
00:06:19Donc, je crois que ce qui vient d'être dit, effectivement, les députés peuvent se rendre en prison pour regarder les conditions carcérales.
00:06:29Je l'ai fait une fois, d'ailleurs.
00:06:31Il n'en demeure pas moins qu'en l'occurrence, on voit très bien qu'ils, surtout en étant accompagnés de deux journalistes qui peuvent faire de la provoque et ramener l'actualité à eux.
00:06:43Voilà.
00:06:44Donc, c'est pas tout à fait acceptable.
00:06:47Oui, c'est lunaire, c'est de mauvais goût, c'est moralement condamnable aussi, je crois.
00:06:56Finalement, vous le rappeliez tout à l'heure, c'est des gens qui vont aller visiter des terroristes pour s'assurer qu'ils ont bien la télé, qu'ils sont bien traités, etc.
00:07:03Et puis, ils vont aller visiter le président de la République pour s'assurer de l'inverse, qu'ils ne soient pas trop bien traités.
00:07:09Enfin, moi, je considère que ce sont des gens qui salissent la démocratie.
00:07:13Il faut savoir que pour les parlementaires comme nous, c'est un droit qui a été obtenu de haute lutte.
00:07:17C'est notre histoire française.
00:07:18Ça renvoie à la Bastille, à l'emprisonnement sans raison, etc.
00:07:21C'est pour ça qu'on a le droit d'aller dans tous les lieux de privation de liberté,
00:07:25pour s'assurer que personne n'est détenu contre son gré, sans procès, dans des conditions indignes, etc.
00:07:29C'est un droit important pour les parlementaires.
00:07:32Et là, il est complètement dévoyé, comme souvent avec la France insoumise.
00:07:35Oui.
00:07:36Andréa, côté à Rack.
00:07:38C'est peut-être moralement condamnable.
00:07:39Juste légalement, pour vos auditeurs, un parlementaire, qu'il soit national ou européen,
00:07:44a le droit de visiter tous les lieux de privation de liberté.
00:07:48Ce n'est pas que les prisons, ça peut être les lieux de privation de liberté.
00:07:49Cras, ça peut être tous les lieux de privation de liberté.
00:07:52Ça, c'est bien d'avoir ce droit-là, parce que ça leur permet de visiter, sans demande préalable,
00:07:57ces lieux de privation de liberté.
00:07:59Maintenant, le timing est quand même assez amusant.
00:08:03C'est-à-dire que non seulement ils y vont, après toute la polémique,
00:08:06et puis avec tous ces médias qui ont été engagés sur tous les plateaux sur Nicolas Sarkozy, d'une part,
00:08:12ils vont à la santé d'autre part.
00:08:13Il y a plein de lieux de privation de liberté.
00:08:15La surpopulation carcérale, c'est partout.
00:08:17Bon, ils ont choisi la santé, évidemment.
00:08:20Et puis, chose aussi étonnante, ils y vont avec deux journalistes.
00:08:23Avec deux journalistes et un autonome.
00:08:24Ça, c'est extraordinaire.
00:08:26Deux journalistes très objectifs.
00:08:27Je veux dire, le politiste, un journal, évidemment, de référence.
00:08:32Donc, on voit bien ici qu'il y avait une volonté de faire le buzz.
00:08:35Il y avait une volonté de provoquer.
00:08:36Il y avait une volonté de faire parler d'eux.
00:08:38Moi, j'aurais préféré que ces deux députés de la France insoumise,
00:08:41le premier qui s'attache souvent aux questions de justice et de l'intérieur,
00:08:45je pense à M. Bernalicis, fasse parler de lui, non pas par ses chicaillats et ses polémiques,
00:08:51mais fasse parler de lui sur le budget en ce moment.
00:08:53Budget de la justice, le budget de la santé, le budget des services publics.
00:08:56Peut-être qu'il a son mot à dire là-dedans, plutôt que d'aller faire le clown devant la prison de la santé.
00:09:00Daniel Obono et Hugo Bernalicis, qui étaient les deux députés qui se sont rendus à la prison de la santé.
00:09:06On a Gilles en ligne au 0826 300 300.
00:09:09Bonjour Gilles.
00:09:10Est-ce que vous partagez ce qui vient d'être dit ?
00:09:13Ou est-ce que vous estimez que c'est normal d'aller en prison, d'aller à la santé,
00:09:19comme par hasard quand Nicolas Sarkozy y est incarcéré ?
00:09:21Alors moi, il y a deux choses.
00:09:23Déjà, pour moi, un chef d'État peut être condamné,
00:09:26mais pour moi, c'est un judiciaire qui n'est pas comme tout le monde.
00:09:29Je sais qu'il y a l'image de la France, il a quand même été élu par tous les Français,
00:09:32par une majorité de Français à une époque.
00:09:35J'estime que ce n'est pas un détenu comme les autres.
00:09:38Parce qu'eux, effectivement, ce qui était sous-jacent à cette visite,
00:09:45ce n'était pas, je pense, de s'assurer des bonnes conditions.
00:09:48Donc il y a un privé.
00:09:49Des bonnes conditions qui ne soient pas mal traitées.
00:09:52Les bonnes conditions, ils vont les vérifier pour les gens qui ont été condamnés pour terrorisme,
00:09:55comme Georges Ibrahim Abdallah, à qui ils ont rendu visite à de nombreuses reprises.
00:09:59Oui, c'est ça.
00:10:00Mais là, je pense que c'était pour dénoncer, vraisemblablement, c'est une hypothèse,
00:10:04mais dénoncer des conditions privilégiées pour l'ancien président de la République, non ?
00:10:09Vous ne pensez pas, Gilles ?
00:10:10Tout à fait.
00:10:11Oui, en plus, moi, j'ajouterais, si vous le permettez,
00:10:13en fait, on est quand même à une période pré-électorale depuis quelques mois.
00:10:17Le point de la légiste, c'est qu'ils ont aussi besoin de faire le buzz,
00:10:19de faire parler d'eux, parce que sur le point des idées, ils sont un peu limites.
00:10:22Oui, oui.
00:10:24Forcément, il faut qu'on communique sur eux, quoi.
00:10:26Oui, oui, bah écoutez, c'est un petit peu ce qui ressort des différentes réactions.
00:10:31C'est de la com'.
00:10:32C'est vrai qu'on ne peut être, on ne peut que s'interroger sur cette initiative.
00:10:38Voilà, ça leur a été refusé.
00:10:40Ils ont décidé...
00:10:41Encore heureux, c'est la prison qui a refusé.
00:10:42Ils ont porté ça devant le tribunal, donc ils ont demandé...
00:10:45Mais si l'objectif est d'aller voir Nicolas Sarkozy en prison pour dire,
00:10:48mais attention, regardez, il est privilégié par rapport aux autres détenus,
00:10:50mais c'est un ancien président, donc forcément, c'est un cas particulier.
00:10:53On ne traite pas Nicolas Sarkozy de la même manière que les autres détenus.
00:10:56C'est logique.
00:10:57Donc si c'est juste pour faire du buzz sur cette thématique-là,
00:10:59en disant, regardez, l'ancien président qui a été congéné,
00:11:02il y a une forme de voyeurisme, je vais le prendre en photo.
00:11:03Ensuite, en plus, si c'est un journaliste de politice,
00:11:07c'est la gauche antilibérale.
00:11:10Donc ça devient très compliqué à justifier.
00:11:13C'est sûr.
00:11:15La discussion du budget à l'Assemblée nationale avec des choses un petit peu surréalistes
00:11:21qui sont en train d'être débattues.
00:11:22Loïc Hervant, vous êtes à l'Assemblée.
00:11:24Je vous posais la question de l'ambiance à l'Assemblée.
00:11:26Oui, moi, je n'étais pas en visite à la prison de la Santé hier.
00:11:29J'ai passé un peu plus de 11 heures en séance.
00:11:32Et je veux dire que là aussi, c'était assez lunaire.
00:11:34On a commencé le matin par adopter un amendement.
00:11:38Alors moi, je n'ai pas voté.
00:11:39Malheureusement, il est passé qu'il va coûter à peu près 450 millions d'euros
00:11:43pour aider les gens à débroussailler chez eux.
00:11:47Donc voilà, pour vous donner un peu l'ambiance dès le matin.
00:11:50Et puis, dans l'après-midi, le gouvernement a rajouté 2 milliards de taxes sur les entreprises
00:11:57au détour d'un amendement qui a été déposé pendant la séance
00:12:01pour faire passer une surtaxe sur le profit des grandes entreprises
00:12:08de 4 milliards à 6 milliards.
00:12:10Donc un amendement déposé en séance qui vient considérablement alourdir
00:12:14la charge fiscale dans un pays qui crève déjà de ça.
00:12:17Et il y a donc des petits échanges.
00:12:20En gros, je te donne ça, tu me rends ça.
00:12:22C'est un peu ça qui est en train de se passer avec ce budget.
00:12:25Parce qu'on n'est évidemment pas, nous comme vous, en séance tout le temps.
00:12:28Mais il y a des choses qui passent et dont on n'entend pas forcément parler.
00:12:31Donc là, on taxe, si je comprends bien, on taxe d'un côté et on redonne de l'autre ?
00:12:34Oui, le gouvernement lui-même a dit, en fait, finalement,
00:12:37comme il y a beaucoup de choses qui ont été données ces derniers jours,
00:12:41il faut qu'on aille rechercher de l'argent pour financer tout ça.
00:12:44Et donc, on va passer cette taxe de 4 milliards à 6 milliards.
00:12:47Et voilà.
00:12:48Et je trouve ça vraiment délétère, délirant et très dommage.
00:12:53Vous pensez qu'on va aller au bout de ce budget ?
00:12:56Honnêtement, moi, aujourd'hui, je ne vois pas le chemin.
00:12:58Je ne sais pas qui pourra voter à la fin ce texte,
00:13:01qui est une sorte de budget Frankenstein.
00:13:05Parce qu'il y a des choses qui passent un peu dans tous les sens.
00:13:08Donc, on a une forme de monstre qui est en train de se construire.
00:13:12Et je ne suis pas sûr qu'il y ait grand monde pour le voter à la fin.
00:13:15Je ne suis pas certain.
00:13:16On est encore au début des débats.
00:13:19Il reste 3 000 amendements, pour tout vous dire.
00:13:21Et moi, surtout, je ne suis pas du tout certain
00:13:23qu'on ait le temps de finir l'examen de ce texte.
00:13:25On a fait une centaine d'amendements par jour jusqu'à maintenant.
00:13:28Il en reste 3 000.
00:13:29Et on est censé finir lundi.
00:13:31Je voulais faire le calcul.
00:13:33On va se retrouver dans un instant.
00:13:35Et donc, parmi ces amendements qui sont prévus,
00:13:40en tout cas dans ce projet de loi de finances,
00:13:43le gouvernement prévoit de diminuer,
00:13:46de limiter à 15 jours les arrêts maladies
00:13:48délivrés par les médecins de ville.
00:13:50Il faudra les renouveler tous les 15 jours.
00:13:530 826 300 300.
00:13:55Je pense que vous avez des choses à nous dire.
00:13:57On vous attend sur Sud Radio.
00:13:58Sud Radio.
00:13:59Mettez-vous d'accord ?
00:14:01Valérie Expert.
00:14:02Sud Radio.
00:14:03Parlons vrai.
00:14:04Sud Radio, partenaire du bateau.
00:14:06Rêve à perte de vue
00:14:07pour la 17e Transat Café-Lore-Le Havre-Normandie.
00:14:11Chaque jour, vivez au plus près l'exploit de Joël Paris,
00:14:14malvoyant de naissance,
00:14:16qui s'est lancé dans une aventure incroyable
00:14:18entre Le Havre et Fort-de-France.
00:14:20Il tiendra son journal de bord quotidiennement.
00:14:22Sud Radio, le 10h midi.
00:14:24Mettez-vous d'accord ?
00:14:26Valérie Expert.
00:14:27Alors, on est de retour avec vous.
00:14:29Et nous parlons donc de ce projet,
00:14:32le projet de loi de finances de la sécurité sociale
00:14:35proposé par le gouvernement
00:14:37de limiter à 15 jours les premiers arrêts maladies
00:14:40prescrits par des médecins de ville.
00:14:42C'est l'une des mesures importantes
00:14:44du projet de loi de finances de la sécurité sociale.
00:14:47Le gouvernement pense que c'est une manière
00:14:50de freiner les hausses des dépenses de santé.
00:14:53Donc, un cabinet, un médecin ne pourra prescrire
00:14:55qu'un seul arrêt de 15 jours maximum
00:14:57lors de la première délivrance.
00:14:59Et à l'hôpital, cette durée sera portée à 30 jours.
00:15:03L'arrêt pourra être renouvelé par tranche de deux mois ou plus.
00:15:06Et des dérogations seront possibles
00:15:08si l'état de santé du patient le justifie.
00:15:10Si les motifs médicaux devront figurer sur les documents
00:15:14qui sont envoyés à la sécurité sociale,
00:15:17qu'est-ce qui change en fait dans cet amendement ?
00:15:19Parce qu'en fait, vous pouvez frauder de la même manière
00:15:21si vous trouvez des médecins complaisants,
00:15:24la dépression, des choses qui sont difficilement vérifiables.
00:15:29Vous pouvez renouveler...
00:15:31Même pour des maladies chroniques
00:15:32ou des pathologies lourdes, ça passe.
00:15:33Oui.
00:15:34Donc j'ai du mal à comprendre la logique de ça.
00:15:40Donc j'aimerais bien qu'on m'explique en fait sur ça.
00:15:42Comment on pourrait faire des économies là-dessus ?
00:15:44Parce que ce que dit une médecin,
00:15:45c'est la présidente du syndicat des médecins généralistes en Isra.
00:15:48Elle dit que cette réforme va surtout multiplier
00:15:50les consultations inutiles.
00:15:51Je vous donne l'exemple le plus typique.
00:15:53Une jambe cassée, c'est 45 jours minimum d'arrêt.
00:15:56Donc en fait, l'hôpital va ne pouvoir donner qu'un mois.
00:15:59Et il faudra forcément que le patient repasse
00:16:01par son médecin traitant
00:16:02pour prolonger cet arrêt.
00:16:04Donc c'est multiplier les consultations chez le médecin.
00:16:08Jacques Myard, vous comprenez ça comment, vous ?
00:16:10Eh bien, comme vous venez de le dire,
00:16:12c'est à se demander si ce n'est pas un complot des médecins
00:16:15pour pouvoir avoir plus de consultations.
00:16:18Oui, mais ils sont déjà débordés.
00:16:19C'est parfaitement indécile.
00:16:20Ils sont déjà débordés.
00:16:21Vous savez, je vais vous dire une chose.
00:16:22Dans ce budget, le budget de la Sécurité sociale,
00:16:25qui est un budget très important,
00:16:27puisqu'il est plus important que le budget de l'État,
00:16:29mais en réalité, c'est une course aujourd'hui
00:16:33à des taxes inutiles.
00:16:35On l'a vu avec notamment une députée
00:16:37qui veut taxer les héritages,
00:16:39oubliant que ce sera organisé la fuite des capitaux.
00:16:42Bien sûr.
00:16:43Donc c'est complètement imbécile.
00:16:45Mais ce qui est clair,
00:16:47c'est qu'aujourd'hui, on voit bien
00:16:48qu'au lieu de faire des économies réelles,
00:16:53notamment dans le 10 000 feuilles de l'État,
00:16:55eh bien, on a aujourd'hui des amendements
00:17:01qui sont illogiques, incohérents,
00:17:04et qui vont, je dirais,
00:17:06contre la volonté de faire des réelles économies.
00:17:10Oui, bah oui.
00:17:11Alors, Loïc Irvant.
00:17:12Moi, ce que je regrette, c'est qu'encore une fois,
00:17:13on punit tout le monde
00:17:14pour qu'un certain nombre qui fraudent et qui abusent.
00:17:18Pourquoi je dis ça ?
00:17:18Parce que vous savez, et vous le savez,
00:17:20dans des territoires comme dans le Béry,
00:17:23dans le cher où je suis élu,
00:17:24c'est difficile d'avoir un rendez-vous médical.
00:17:27Pas sur le marché.
00:17:28Souvent, on n'a pas de médecin traitant.
00:17:31Et donc, aller en chercher deux
00:17:33pour avoir une prolongation de son arrêt maladie,
00:17:37il y a quelque chose de très déconnecté là-dedans.
00:17:39Moi, je vous raconte rapidement une petite anecdote.
00:17:42J'ai passé ce week-end,
00:17:44beaucoup d'efforts pour trouver un rendez-vous
00:17:45à quelqu'un, et je l'ai trouvé hier à 19h30,
00:17:48qui avait absolument besoin de faire prolonger son arrêt maladie
00:17:51et qui ne trouvait pas de médecin.
00:17:52Et donc, mettre une limite à 15 jours,
00:17:56alors que pour tout un tas de pathologies,
00:17:57on sait dès le départ que ça va être plus.
00:17:59Après, il y a le vrai sujet de la fraude et de l'abus,
00:18:02parce qu'on ne devrait pas délivrer des arrêts maladie
00:18:04comme on délivre du paracétamol.
00:18:06Dans le cher, c'est 40% de hausse
00:18:07des indemnités journalières qui sont payées
00:18:09sur les arrêts maladie en 10 ans.
00:18:11C'est insoutenable financièrement.
00:18:13Mais ça, il faut regarder les pratiques de certains médecins.
00:18:16Et dans mon département, comme dans d'autres,
00:18:18vous savez chez qui il faut aller pour avoir un arrêt maladie,
00:18:20et c'est sur ça qu'il faut lutter.
00:18:21Et puis, on a autour de nous des petits patrons,
00:18:25des chefs d'entreprise qui se retrouvent avec des salariés
00:18:27qui sont arrêtés, je pense, dans la restauration en particulier,
00:18:31pendant 8, 9, 10 mois, sans aucun contrôle,
00:18:34où il y a vraiment des fraudes très claires et assez évidentes,
00:18:38et contre lesquelles rien n'est fait.
00:18:40C'est ce que vous dites, vous aussi, au Rassemblement National.
00:18:42C'est-à-dire, luttons contre la fraude, luttons contre...
00:18:45Oui, il y a deux manières de voir les choses.
00:18:50Il y a une école politique qui nous explique,
00:18:52notamment j'ai vu ça dans la presse plutôt libérale,
00:18:55il faut s'attaquer aux prestations sociales
00:18:57pour faire en sorte qu'on ait un budget adéquat, acceptable, etc.
00:19:03Non, il faut s'attaquer à la fraude.
00:19:04Quand Emmanuel Macron a fini son premier mandat
00:19:08et est arrivé sur le second,
00:19:09il y a eu un rapport de la Cour des comptes
00:19:10qui nous expliquait que sur la fraude sociale, simplement,
00:19:13même pas la fraude fiscale,
00:19:14il y avait une fourchette entre 10 et 30 milliards d'euros de fraude.
00:19:18Nous, dans notre contre-budget du Rassemblement National,
00:19:20on dit qu'on va aller chercher 3 milliards,
00:19:21c'est acceptable, par rapport à cette fourchette-là.
00:19:26Mais pardon, je regardais, moi, y compris là où j'étais candidat dans l'Ain,
00:19:30une partie qui est très rurale,
00:19:31ces gouvernements successifs ont détruit la santé.
00:19:37Nicolas Sarkozy a supprimé 37 000 lits d'hôpitaux.
00:19:41François Hollande a supprimé et fermé une maternité chaque mois
00:19:44durant son mandat, en moyenne.
00:19:46Les macronistes ont vu 420 services d'urgence
00:19:50qui ont fermé au moins une fois.
00:19:52Eh bien, ça a, contrairement à ce qu'on peut penser,
00:19:54creusé les déficits,
00:19:55puisqu'on en parlait ici la dernière fois sur les transports de taxis,
00:19:58vous savez, de patients.
00:19:59Eh bien oui, mais ils sont obligés d'aller encore plus loin.
00:20:01C'est 6 milliards, ça coûte 6 milliards d'euros.
00:20:04Nous, on veut poser la question suivante.
00:20:07Quand le gouvernement propose ça sur les arrêts maladie
00:20:10pour faire baisser la dépense sociale,
00:20:12mais quid de la dépense tout court de l'État ?
00:20:15Le budget de M. Lecornu,
00:20:17c'est 28 milliards de dépenses publiques,
00:20:20en plus, par rapport à l'année dernière.
00:20:22Qu'est-ce qu'on fait avec les subventions données à l'Union Européenne ?
00:20:24Nous, on propose d'aller,
00:20:25de les diminuer, de prendre 8 milliards.
00:20:27Quid de l'AME, 1,2 milliard.
00:20:31Quid de la fraude, 3 milliards.
00:20:32Donc, il faut commencer à baisser la dépense sur les dépenses inutiles,
00:20:37à l'Union Européenne, à l'immigration,
00:20:40sur les opérateurs.
00:20:41Les opérateurs qui ne servent à rien,
00:20:43on pourrait aller chercher 2,7 milliards.
00:20:45Donc, vous voyez,
00:20:46il faut rompre avec cette logique qui a été mise en place depuis des décennies
00:20:49et qui aboutit à la situation actuelle.
00:20:51sanctionner les Français
00:20:52en proposant un budget absolument catastrophique et dramatique.
00:20:57André, tout ce que tu dis n'est pas entièrement faux.
00:20:59Ah, merci.
00:21:01Non, non, non.
00:21:02Attends, attends, attends.
00:21:03J'attends la chute.
00:21:04Il faut quand même savoir raison garder.
00:21:05Il faut savoir raison garder.
00:21:07Ce qu'il faut, par exemple, vis-à-vis de l'Union Européenne,
00:21:10il faut savoir
00:21:11que l'Allemagne, elle-même,
00:21:14a une ristourne à la Satcher.
00:21:15C'est-à-dire, voilà,
00:21:17alors même que l'Allemagne est un pays,
00:21:19a priori, riche de ce côté-là.
00:21:22Et donc, il y a effectivement des choses à revoir avec l'Union Européenne
00:21:26qui, à mon avis, est très malade aujourd'hui
00:21:28et qui s'inscrit souvent contre nos intérêts,
00:21:32surtout avec la présidente de la Commission
00:21:36qui défend les intérêts allemands.
00:21:38Je le dis comme je le pense.
00:21:39Oui, mais c'est ça.
00:21:40Mais c'est vrai.
00:21:40En ce qui concerne les problèmes de santé,
00:21:43il est vrai
00:21:44qu'il y a eu une tendance très forte
00:21:47à dire qu'on va baisser l'offre
00:21:50pour pouvoir faire des économies,
00:21:52ce qui s'est révélé être une faute.
00:21:54Il y a effectivement un certain nombre,
00:21:56notamment d'hôpitaux et de maternités
00:22:00qui n'avaient pas, je dirais,
00:22:02les éléments techniques de sécurité
00:22:05qui ne pouvaient pas perdurer.
00:22:08Mais ça, c'est au regard des normes
00:22:10que l'on a mis partout sur un certain nombre d'hôpitaux.
00:22:12Aujourd'hui, une maternité,
00:22:14si elle n'a pas un service immédiat de réanimation,
00:22:18elle ferme.
00:22:18On est d'accord.
00:22:19Alors, vous allez dire, c'est la sécurité.
00:22:21Donc, tout ça est à mettre à plat
00:22:23et tout ça doit être rationalisé.
00:22:26Mais cela étant, effectivement,
00:22:27la santé doit demeurer une priorité nationale.
00:22:31Oui, bien sûr.
00:22:32Oui, mais simplement sur l'Union Européenne,
00:22:34on ne peut pas accepter
00:22:35de voir des pays riches,
00:22:38contributeurs nets,
00:22:39les Pays-Bas, l'Allemagne et le reste,
00:22:40qui baissent leur subvention de l'Union Européenne.
00:22:42C'est-à-dire, c'est un fait.
00:22:43Et avoir la France qui, elle,
00:22:46on va dire, baisse moins, en tout cas,
00:22:48fait beaucoup moins
00:22:49et donne beaucoup plus à l'Union Européenne.
00:22:50J'ajoute quand même qu'il y a une actualité,
00:22:52c'est qu'hier, c'est passé un peu inaperçu,
00:22:54M. Macron a changé d'avis
00:22:55et est aujourd'hui pour le Mercosur,
00:22:59le traité de libre-échange avec l'Amérique latine,
00:23:01qui va ruiner nos agriculteurs.
00:23:03Donc, est-ce qu'on va continuer à donner
00:23:04de l'argent à cette Union Européenne
00:23:06qui, en plus, nous fait des bébés dans le dos
00:23:07et détruit des filières entières
00:23:09parce que M. Millard a raison,
00:23:10Mme von der Leyen défend les intérêts allemands.
00:23:13Je veux dire, c'est un fait,
00:23:14c'est même pas une accusation.
00:23:15Elle défend les intérêts allemands
00:23:17plutôt que les intérêts européens.
00:23:20J'ajoute un dernier point,
00:23:21ça serait aussi s'imaginer
00:23:22que les Français souffrent
00:23:25d'un excès de confort dans la santé.
00:23:27Ce qui n'est absolument pas le cas
00:23:28quand on voit l'état de la santé en France.
00:23:30Donc, la logique, tout à l'heure,
00:23:31et c'est vrai, vous parlez de fractures territoriales,
00:23:33de difficultés,
00:23:34c'est aussi mettre tout ça sur la table.
00:23:36Donc, cette logique-là,
00:23:37elle est un peu détestable.
00:23:38Il faut parler à la fois
00:23:40du périmètre d'action de l'État,
00:23:41ça je le dis souvent,
00:23:42c'est la réforme de l'État
00:23:44dont il faut parler,
00:23:45de sa manière de faire de la dépense publique,
00:23:47comment penser la dépense publique
00:23:49dans le secteur de la santé.
00:23:51Et avec ce type de législation
00:23:52ou ce type de proposition,
00:23:53on est à côté de la plaque pour moi.
00:23:54Oui.
00:23:55On va s'interrompre une toute petite seconde
00:23:59et on se retrouve dans un instant
00:24:01pour continuer nos débats,
00:24:03les actes de malveillance à la SNCF
00:24:06et puis le phénomène des ados djihadistes,
00:24:09un dossier dans le parisien
00:24:10dont vous vouliez nous parler,
00:24:11Andréa Cotarac.
00:24:12A tout de suite.
00:24:15Sud Radio, le 10h midi,
00:24:17mettez-vous d'accord, Valérie Expert.
00:24:20Et on est avec vous pour commenter l'actualité.
00:24:22Alors, il y a aussi vos coups de cœur
00:24:24et vos coups de gueule,
00:24:24mais qui rentrent souvent
00:24:25dans les sujets d'actualité.
00:24:28Andréa, vous vouliez mettre en relief,
00:24:30en avant, cette enquête du Parisien.
00:24:33C'était la lune du Parisien
00:24:34à propos des ados djihadistes.
00:24:36Oui, ça m'a surpris un petit peu
00:24:37parce qu'on pensait qu'avec la chute de Daesh,
00:24:40ou en tout cas son affaiblissement
00:24:41en Syrie et en Irak,
00:24:43on aurait évidemment moins d'actes
00:24:44de préparation pour des attentats
00:24:46et encore moins chez les mineurs.
00:24:47La réalité, en fait, c'est l'inverse.
00:24:49L'article nous explique
00:24:50que selon le parquet national antiterroriste,
00:24:5315 mineurs ont été mis en examen
00:24:55ces 9 premiers mois de l'année.
00:24:57C'était deux en 2022.
00:25:00Entre 2023 et 2025,
00:25:02c'est 130 mineurs
00:25:03qui ont été arrêtés
00:25:04pour une menace djihadiste.
00:25:07Et en octobre 2025,
00:25:0940 suspects ont été, là aussi,
00:25:12appréhendés pour des faits de terrorisme
00:25:14lors de leur minorité.
00:25:17Donc voilà, moi, ma question,
00:25:18c'est que géopolitiquement,
00:25:19on se dit que l'islamisme baisse
00:25:21en Syrac et en Niri.
00:25:22En Syrie et en Irak.
00:25:23En Syrie et en Irak.
00:25:24La réalité est tout autre
00:25:27parce que ces groupes djihadistes
00:25:30ont adapté aussi la consommation à Internet.
00:25:32On a aujourd'hui énormément de discours
00:25:34qui passent crème,
00:25:36comme on dit sur TikTok,
00:25:37avec un algorithme surpuissant.
00:25:39Je pense qu'on en discutera tout à l'heure.
00:25:41Snapchat aussi est extrêmement plébiscité
00:25:44en termes de plateformes non contrôlées
00:25:46avec un contenu qui va directement
00:25:48dans la tête des mineurs.
00:25:50Et puis, chose un peu plus intéressante,
00:25:52c'est qu'un des mineurs djihadistes arrêtés
00:25:56explique dans cet article,
00:25:58en tout cas c'est la DGSI qui en parle,
00:26:00que le plus grand conseiller terroriste
00:26:03de ces mineurs,
00:26:04c'est Tchad GPT.
00:26:07Avec combien faut-il de bouteilles de gaz
00:26:09pour faire péter ?
00:26:10On peut demander à Tchad GPT
00:26:11quels sont les dégâts
00:26:13pour 13 kilos de propane qui explosent,
00:26:15pourquoi, comment il faut que je fasse.
00:26:17Et puis, écoutez, Tchad GPT lui répond
00:26:19en lui demandant
00:26:20est-ce qu'il veut plus de détails.
00:26:21Et puis, c'est assez intéressant.
00:26:23La technologie finalement
00:26:24participe en tout cas sur la forme
00:26:27à l'explosion d'un discours de fond
00:26:30qui lui est extrêmement dangereux,
00:26:32qui peut provoquer des victimes,
00:26:34puisque quand on les arrête,
00:26:36ça ne passe pas évidemment aux 20 heures,
00:26:38mais nos services antiterroristes
00:26:40travaillent et travaillent dur.
00:26:41Et enfin, finalement,
00:26:43quand on se pose la question,
00:26:44puisqu'on a déjà débattu ici,
00:26:45est-ce que Daesh et Al-Nosra
00:26:49sont à genoux ?
00:26:50Ben pas vraiment,
00:26:51puisque je vous rappelle quand même
00:26:52que le président de la Syrie
00:26:53se baladait à la tour Eiffel,
00:26:56mais qu'il était à la fois
00:26:57ancien membre de Daesh,
00:26:58aussi ancien membre d'Al-Qaïda en Syrie,
00:27:01et qu'il est plébiscité,
00:27:02en tout cas validé,
00:27:03par les puissances occidentales.
00:27:05On a parlé aussi sur ce plateau
00:27:06de Nicolas Sarkozy,
00:27:08et au-delà de ça,
00:27:08de la guerre en Libye.
00:27:09On voit que l'intervention française
00:27:11a provoqué non seulement
00:27:12la fin de l'État le plus riche d'Afrique
00:27:15aux portes de l'Europe,
00:27:17et on a fait un terrain de jeu
00:27:18pour djihadistes.
00:27:19On voit aussi que ceux
00:27:20qui ont conseillé à nos présidents
00:27:21de s'attaquer à la Syrie,
00:27:23de s'attaquer à la Libye,
00:27:24comme M. Bernard-Henri Lévy,
00:27:25m'a fait tous les plateaux,
00:27:26et lui aussi continue de conseiller
00:27:28les uns et les autres.
00:27:30Donc on voit quand même
00:27:31qu'on n'a pas vraiment appris
00:27:33de nos erreurs.
00:27:35On va fêter, célébrer,
00:27:36commémorer les victimes
00:27:38du 13 novembre 2015,
00:27:40là pour les 10 ans,
00:27:41dans quelques jours.
00:27:43Et quand on voit
00:27:44que le président de la Syrie,
00:27:46qui avait applaudi ses attentats
00:27:47à l'époque en 2015,
00:27:48se balade au Trocadéro,
00:27:50devant la Tour Eiffel,
00:27:51fait des checks
00:27:52à nos chefs d'État,
00:27:53on peut se poser la question suivante,
00:27:55qui a vraiment gagné la guerre ?
00:27:56Oui.
00:27:57Non, mais c'est vrai
00:28:00que le dossier du Parisien
00:28:02est assez glaçant.
00:28:03Jacques Myard ?
00:28:05Bon, alors premier point,
00:28:06on vit dans un village planétaire.
00:28:10Et donc aujourd'hui,
00:28:11contrairement à ce qui avait été dit,
00:28:15non pas par André,
00:28:16c'est qu'aujourd'hui,
00:28:18Daesh est en plein de renaissances,
00:28:21en Syrie,
00:28:22en Irak,
00:28:23et un peu partout ailleurs.
00:28:25Et donc,
00:28:26ce qui se passe,
00:28:28c'est que dans cette osmose planétaire,
00:28:30effectivement,
00:28:32les moyens technologiques
00:28:33permettent à un certain nombre de zozots
00:28:35de s'inspirer
00:28:37de ce qui se passe ailleurs,
00:28:38et puis avec Tchad BDT,
00:28:40de savoir comment on fabrique
00:28:42une bombe très rapidement.
00:28:44Donc ça, c'est la réalité.
00:28:45Et donc,
00:28:46il faut bien sûr réagir.
00:28:48Nos services,
00:28:49que je connais un peu,
00:28:50puisque j'étais à la DPR,
00:28:52c'était la délégation parlementaire
00:28:54au renseignement,
00:28:55travaillent
00:28:56d'une manière continue.
00:28:57Mais la technologie,
00:28:59aujourd'hui,
00:28:59est du côté,
00:29:00je dirais,
00:29:01des djihadistes.
00:29:03Il faut le savoir,
00:29:04et que,
00:29:05bien évidemment,
00:29:06nos réactions,
00:29:07malheureusement,
00:29:08elles sont postes.
00:29:10Et que,
00:29:10pour pouvoir,
00:29:12je dirais,
00:29:13recenser l'ensemble
00:29:14de ces mouvements
00:29:15sur Internet,
00:29:17eh bien,
00:29:17ça pose de multiples problèmes.
00:29:20Et heureusement,
00:29:21nous avons des gens
00:29:22qui veillent
00:29:23avec des moyens puissants,
00:29:24mais on n'est pas à l'abri,
00:29:26je dirais,
00:29:28sinon d'une erreur,
00:29:30du moins d'un raté.
00:29:32Vous parliez du 13 novembre,
00:29:33je vous encourage
00:29:34à regarder la série
00:29:35sur une fiction,
00:29:37sur France 2,
00:29:38sur les attentats,
00:29:40l'attentat au Bataclan,
00:29:42elle est remarquable.
00:29:43C'est les vivants,
00:29:43c'est ça ?
00:29:44Oui,
00:29:44c'est ça,
00:29:44les vivants,
00:29:45et c'est remarquable,
00:29:47c'est très émouvant,
00:29:48c'est à la fois très juste,
00:29:50c'est Xavier de l'Estrade
00:29:51qui avait eu un Oscar
00:29:52à Hollywood,
00:29:53c'est franchement
00:29:53assez remarquable
00:29:55sur l'humain,
00:29:55justement,
00:29:56sur ces gens
00:29:56qui ont survécu,
00:29:57donc je vous le conseille.
00:29:59Loïc Caron,
00:30:00sur ces ados djihadistes
00:30:02et sur ce phénomène
00:30:03qui est inquiétant
00:30:05quand on lit effectivement
00:30:07la banalité,
00:30:08la facilité
00:30:09avec laquelle...
00:30:09Oui,
00:30:11il y a plusieurs réalités,
00:30:12d'abord la première
00:30:13c'est que le risque terroriste
00:30:14il est loin d'avoir disparu
00:30:16en France,
00:30:17et moi je salue
00:30:18le travail de nos services,
00:30:19j'ai passé énormément de temps
00:30:20avec eux,
00:30:22chez eux,
00:30:22ils font un boulot extraordinaire,
00:30:25ils nous ont évité
00:30:26des dizaines
00:30:26et des dizaines d'attentats,
00:30:27et je veux vraiment
00:30:28re-saluer ici
00:30:29le travail qu'ils font.
00:30:31La deuxième réalité,
00:30:32c'est que les mineurs
00:30:34sont de plus en plus présents
00:30:35dans tous les crimes et délits,
00:30:37et de l'incivilité
00:30:38jusqu'au terrorisme
00:30:39en passant par le vol
00:30:40et le trafic,
00:30:41c'est une vraie réalité
00:30:42dans notre société
00:30:43d'aujourd'hui,
00:30:43on les retrouve
00:30:44de plus en plus
00:30:45dans tous ces actes
00:30:46délictuels
00:30:47ou criminels,
00:30:48et donc il va falloir
00:30:49que la loi évolue,
00:30:50moi j'ai porté
00:30:51quelque chose
00:30:52sur les ultra-courtes peines
00:30:53justement aussi
00:30:54pour pouvoir les enfermer
00:30:55très tôt
00:30:55dans leur parcours délinquant,
00:30:57avant qu'ils s'enferment
00:30:58eux-mêmes
00:30:58dans ce parcours
00:30:59de délinquance
00:31:00et qu'on puisse mettre
00:31:01des limites tout de suite,
00:31:02il y a d'autres réponses,
00:31:03mais c'est quelque chose
00:31:04qu'il faut absolument traiter.
00:31:06Oui,
00:31:06Mehdi,
00:31:07vous connaissez bien le sujet ?
00:31:08Je connais très bien le sujet,
00:31:09alors il y a plusieurs phénomènes
00:31:10dans le phénomène.
00:31:11Le premier,
00:31:12c'est je pense que la loi
00:31:14ne pourra pas
00:31:14tout faire
00:31:15sur ce type de sujet.
00:31:16Elle ne pourra
00:31:17que s'intéresser
00:31:18au sujet
00:31:18de l'intelligence artificielle
00:31:20ou des réseaux sociaux.
00:31:21Elle ne pourra pas
00:31:22aller plus loin
00:31:22parce que le problème de fond,
00:31:23il est surtout idéologique.
00:31:24Quand je pense à TikTok,
00:31:26je l'ai déjà dit
00:31:27dans cette émission,
00:31:28mais TikTok
00:31:29est la plus grande mosquée
00:31:29du monde aujourd'hui.
00:31:30C'est vraiment l'endroit
00:31:31où vous pouvez abreuver
00:31:32d'informations
00:31:33et même de surcharges
00:31:34informationnelles,
00:31:34d'infobésité,
00:31:35j'ai envie de dire,
00:31:36une population
00:31:37qui n'est pas forcément
00:31:38construite encore
00:31:39psychologiquement,
00:31:40qui n'a pas encore
00:31:40des éléments
00:31:41pour avoir accès
00:31:43finalement à un savoir
00:31:44pour être dans la contradiction,
00:31:46la rationalité.
00:31:47Et donc,
00:31:47on a ce problème-là
00:31:48aujourd'hui.
00:31:49Là,
00:31:49ce qu'on pourrait appeler
00:31:50les mouvements djihadistes
00:31:51ou l'islamisme,
00:31:51il y a plein de définitions
00:31:52que je pourrais donner,
00:31:53mais c'est qu'ils se servent
00:31:55de ça,
00:31:55donc ils se servent
00:31:56de nos outils
00:31:57finalement démocratiques
00:31:59pour en mieux
00:31:59pervertir la démocratie.
00:32:01Et à ce petit jeu-là,
00:32:01ils sont très bons.
00:32:02Ils connaissent même
00:32:03nettement mieux la loi
00:32:05qu'une bonne partie
00:32:06des concitoyens
00:32:06ou des parfaits démocrates.
00:32:08Le second point,
00:32:08il est sur l'idéologie,
00:32:10c'est que ça va devenir
00:32:11très compliqué pour nous
00:32:12de lutter contre ça.
00:32:13Quand on parle de djihad,
00:32:14il y a deux types de djihad,
00:32:15il y a le grand djihad
00:32:16et il y a le petit djihad.
00:32:17Le grand djihad,
00:32:18c'est censé être
00:32:19la quête de la foi,
00:32:19c'est la perception personnelle.
00:32:21Là, on parle de petit djihad,
00:32:23c'est-à-dire faire la guerre.
00:32:24Ensuite, vous avez
00:32:25les djihad offensifs,
00:32:26Daesh,
00:32:26et vous avez
00:32:27le djihad défensif,
00:32:28le Hamas.
00:32:29Et donc, vous rentrez
00:32:29dans des logiques
00:32:30qui sont assez particulières,
00:32:31c'est-à-dire que
00:32:32c'est aussi une course aux ailes,
00:32:34la course à la piété.
00:32:35Quand vous voulez exister
00:32:36au sein de la communauté,
00:32:37quand vous voulez finalement
00:32:38être, même quand vous êtes jeune,
00:32:40vous voulez dire
00:32:40mais en fait,
00:32:41j'ai envie de ressembler
00:32:42à mes parents,
00:32:42j'ai envie de m'intégrer
00:32:43un peu plus dans la communauté
00:32:44dans laquelle je suis,
00:32:45l'un des critères
00:32:46sera la religion.
00:32:47Et donc, vous rentrez
00:32:48dans une logique communautaire,
00:32:50vous allez être
00:32:50sous le fait
00:32:51ou sous l'autorité
00:32:52de certains imams,
00:32:53de certaines autorités religieuses,
00:32:54j'ai envie d'utiliser
00:32:55même le terme
00:32:55de pression communautaire
00:32:57ou de pression religieuse.
00:32:58Et ensuite,
00:32:58vous êtes formaté
00:32:59puisque vous êtes jeune
00:33:00à peut-être basculer.
00:33:02Donc, c'est vraiment
00:33:02un point idéologique.
00:33:04Si on ne s'attaque pas
00:33:05à l'idéologie,
00:33:06je ne vais pas faire ici
00:33:06un cours de fiche
00:33:07de jurisprudence islamique
00:33:09ou de charia,
00:33:10mais c'est vraiment
00:33:11ce point-là.
00:33:12Tant qu'on ne s'attaque pas
00:33:13à ce qui est véritablement,
00:33:14et là, je vais nommer
00:33:15le terme islam sunnite,
00:33:16c'est 90% des musulmans
00:33:17dans le monde,
00:33:18tant qu'on ne s'attaque pas
00:33:19à ce qu'est la charia sunnite
00:33:20et à comment ça fonctionne
00:33:21à cette idologie-là,
00:33:22je vous assure
00:33:23qu'on n'y arrivera jamais.
00:33:23Mais comment vous voulez
00:33:24vous y attaquer ?
00:33:24Ça fait des années
00:33:27qu'on a des gens
00:33:28qui alertent,
00:33:29que je recite toujours
00:33:30Jamila Benhabib
00:33:31en 2007,
00:33:33ma vie à contre-coran
00:33:34qui raconte
00:33:34ce qui est en train
00:33:35de se passer.
00:33:35Elle vivait en Algérie,
00:33:36elle a quitté l'Algérie,
00:33:38elle a raconté
00:33:38ce qui allait se passer
00:33:40en France,
00:33:43par le halal,
00:33:44par le voile,
00:33:45par les associations,
00:33:46tout ça était écrit,
00:33:47tout le monde le savait.
00:33:48Il y a une forme
00:33:48de lâcheté politique.
00:33:49À ce niveau-là,
00:33:50il y a une forme
00:33:50de lâcheté politique.
00:33:51Qu'est-ce qu'on a fait ?
00:33:52Qu'est-ce qu'on a attendu ?
00:33:53Ce n'est pas simplement
00:33:54une lâcheté politique,
00:33:56c'est que tous ces gens-là
00:33:57utilisent nos libertés.
00:34:00Oui, c'est ce qu'on appelle
00:34:01la lâcheté, Jacques,
00:34:03si personne ne répond.
00:34:04Pas de liberté pour les ennemis
00:34:06de la liberté.
00:34:07Et c'est ce que nous sommes.
00:34:09Nous sommes victimes
00:34:10de notre propre système.
00:34:12Et c'est là
00:34:13où il faut réagir.
00:34:14C'est un combat,
00:34:15je dirais,
00:34:16idéologique
00:34:17contre les ennemis
00:34:19de la liberté.
00:34:20Et il ne faut pas
00:34:21être naïf.
00:34:22Et aujourd'hui,
00:34:23on l'est malheureusement
00:34:24parce que nous sommes faibles.
00:34:26Vous dites naïf,
00:34:27mais lâcheté politique,
00:34:28c'est pire.
00:34:31C'est pire,
00:34:31la lâcheté politique.
00:34:32Parce que la lâcheté politique,
00:34:33vous savez ce qui se passe.
00:34:36La naïveté,
00:34:36vous ne voyez pas.
00:34:37Là, vous ne...
00:34:38Prenons un petit exemple
00:34:39avec l'islamophobie.
00:34:40J'avais parlé ici
00:34:41sur ce même plateau
00:34:42de la proposition
00:34:43de commission d'enquête
00:34:44parlementaire
00:34:44déposée par les LFI
00:34:45sur le sujet de l'islamophobie.
00:34:46Ça consiste en quoi
00:34:47à l'islamophobie ?
00:34:48Dire que vous allez
00:34:49assimiler les musulmans
00:34:50à l'islam
00:34:51et vous ne pourrez plus
00:34:51faire cette critique-là.
00:34:53Donc à partir du moment
00:34:54où dans l'espace public
00:34:55vous faites rentrer
00:34:56ce terme-là,
00:34:56le débat,
00:34:57il est bloqué.
00:34:58Dire que toute personne
00:34:59qui va vouloir
00:34:59s'attaquer idéologiquement,
00:35:00et là, Jacques,
00:35:01il a raison,
00:35:02à s'attaquer à ce sujet
00:35:04sera automatiquement
00:35:05toxée de raciste.
00:35:06Et c'est comme ça
00:35:06que ça fonctionne.
00:35:07Et ça, c'est le système politique.
00:35:08C'est-à-dire qu'on va utiliser
00:35:09les libertés,
00:35:10les droits et libertés
00:35:11que peut offrir la démocratie,
00:35:12on va singer ce qu'est la liberté
00:35:13et après, vous la dénaturer.
00:35:15Et vous faites rentrer
00:35:16ce qu'on pourrait appeler
00:35:17islamisme comme ça.
00:35:18Dans la société.
00:35:19Pardon, j'ai envie
00:35:20d'aller plus loin.
00:35:22C'est-à-dire que des personnes,
00:35:24des hommes politiques
00:35:24et pas des moindres,
00:35:26ont sciemment changé d'avis.
00:35:28Quand vous prenez
00:35:28Jean-Luc Mélenchon,
00:35:292015, il dit
00:35:30je refuse le terme islamophobie
00:35:32parce qu'on a le droit
00:35:33en France d'avoir peur
00:35:35un anarchiste a parfaitement
00:35:37le droit d'avoir peur
00:35:37dans les religions.
00:35:38Pourquoi ?
00:35:39Parce que c'est la France.
00:35:40Charlie Hebdo a parfaitement
00:35:41le droit de caricaturer
00:35:42telle ou telle région
00:35:42parce que c'est la France.
00:35:44Il a changé.
00:35:45Puisqu'en 2019,
00:35:46quatre ans après,
00:35:46il manifeste contre
00:35:47l'islamophobie
00:35:48avec le CCIF
00:35:49qui est l'organisation
00:35:50qui depuis est dissoute
00:35:51par le ministère de l'Intérieur.
00:35:53Il expliquait que le voile
00:35:54était un problème.
00:35:55C'est lui qui le dit.
00:35:56Il explique aujourd'hui
00:35:56que ce n'est pas un problème.
00:35:57Il explique que le burkinit
00:35:58était un affichage militant.
00:36:00Il explique aujourd'hui
00:36:01que le burkinit s'attaquait
00:36:01aux burkinis
00:36:02c'est de l'islamophobie.
00:36:03Il le fait sciemment
00:36:04pour aller chercher
00:36:05une cible électorale.
00:36:07Mais on a aussi,
00:36:08pardon de le dire,
00:36:10ces très jeunes
00:36:10qui font ce dossier
00:36:12concernant les très jeunes.
00:36:13On a eu deux professeurs
00:36:14qui ont été égorgés
00:36:15dans notre pays
00:36:16ou décapités,
00:36:17tués par l'islamisme.
00:36:19Ça fait réfléchir
00:36:19quand même les plus jeunes.
00:36:21Et puis, pardon
00:36:22de faire une fixette,
00:36:23mais quand on a une personne
00:36:24comme Bernard-Henri Lévy
00:36:25qui conseille,
00:36:26moi j'ai été fou furieux
00:36:27sur l'islamisme,
00:36:28toute sa carrière
00:36:29à aider directement
00:36:31ou indirectement
00:36:31des groupuscules djihadistes
00:36:32en Bosnie,
00:36:33au Kosovo,
00:36:34en Libye,
00:36:34en Syrie.
00:36:35Donc moi je recommande
00:36:36vraiment nos hommes politiques
00:36:37d'être conseillés
00:36:38par ce type de personnes,
00:36:39de le payer très très cher.
00:36:40Tout ce qu'il vous conseillera,
00:36:42faites l'inverse,
00:36:42vous êtes sûrs
00:36:43de ne faire pas trop d'erreurs.
00:36:44On se retrouve
00:36:45dans un petit instant
00:36:46avec vous
00:36:47pour continuer
00:36:47à commenter l'actualité.
00:36:50Et on vous attend
00:36:51évidemment au 0826 300 300.
00:36:54A tout de suite.
00:36:55Sud Radio,
00:36:56Valérie Expert.
00:36:56Alors parmi les sujets
00:36:58que vous souhaitiez évoquer,
00:37:00Mehdi,
00:37:00il y a la précarité énergétique.
00:37:03Je pense que ça va intéresser
00:37:04nos auditeurs.
00:37:05Qu'est-ce que c'est
00:37:06que la précarité énergétique exactement ?
00:37:08Alors des chiffres
00:37:08sont sortis ce matin,
00:37:10il me semble.
00:37:11Donc 85% des ménages français
00:37:14ont,
00:37:15en fait,
00:37:16ont froid.
00:37:1885 ?
00:37:18Oui, 85%.
00:37:1936% ont du mal
00:37:21à payer leur facture d'électricité
00:37:22ou du moins l'assument.
00:37:23Et 36% ont aussi
00:37:25des difficultés supplémentaires.
00:37:28C'est une énorme part
00:37:29dans leur budget.
00:37:30Donc il y a toutes ces problématiques-là.
00:37:31Donc la précarité énergétique.
00:37:33Donc je trouve ce sujet
00:37:33absolument passionnant
00:37:34parce que ça en dit beaucoup
00:37:35sur l'état de la société française
00:37:36et du pouvoir d'achat des Français.
00:37:38Alors je vois que ce sont
00:37:38les jeunes
00:37:39qui sont en premier concernés,
00:37:40les locataires
00:37:41et les ménages habitants
00:37:43dans un logement collectif.
00:37:46Oui, on peut mettre ça
00:37:46en parallèle
00:37:47avec la situation budgétaire
00:37:48ou du moins ce qui se passe
00:37:49à l'Assemblée nationale
00:37:50où on parle de taxes,
00:37:52de taxes,
00:37:52de taxes,
00:37:52de taxes.
00:37:53Mais quand on voit
00:37:53le niveau réel des Français
00:37:55et de ce qu'ils ont en poche,
00:37:56ça devient très compliqué.
00:37:57On a beaucoup parlé
00:37:58de sobriété énergétique
00:37:59mais là ce n'est pas
00:38:00une sobriété qui est choisie,
00:38:02c'est une sobriété qui est subie.
00:38:03Et là, vraiment,
00:38:04je m'inquiète
00:38:05de l'état de l'énergie en France
00:38:07et même de manière plus générale
00:38:09pour la capacité des Français
00:38:10à ne serait-ce que
00:38:11de ne pas avoir froid
00:38:12chez eux l'hiver,
00:38:13ce qui est quand même
00:38:13quelque chose d'essentiel,
00:38:15d'inaïnable,
00:38:15ne pas avoir froid chez soi,
00:38:16avoir un toit sur la tête.
00:38:17Donc aujourd'hui,
00:38:18on en est dans cette situation.
00:38:19Je vois le réel
00:38:20qui rattrape le politique.
00:38:21On a toute cette différence
00:38:22sur le sujet de la précarité.
00:38:24Donc ça, moi, ça m'inquiète
00:38:25et c'est un sujet
00:38:25sur lequel je voulais
00:38:26absolument en parler,
00:38:27absolument le mettre en jeu.
00:38:28Parce que là,
00:38:29on est un député,
00:38:29donc c'est intéressant.
00:38:30On a aussi une opposition politique.
00:38:32Et donc, je veux créer ce débat
00:38:34parce que le sujet de la précarité
00:38:35de se dire qu'un tiers des Français
00:38:37ne sont pas en capacité
00:38:38ou ont du mal à terminer,
00:38:40enfin, ne sont pas en capacité
00:38:41de payer leurs factures d'électricité,
00:38:42c'est un drame.
00:38:4335% cette année
00:38:44contre 30% en 2024.
00:38:47Ils étaient 14%
00:38:48en 2020.
00:38:50Ce sont évidemment
00:38:50les ménages les plus modestes
00:38:53qui sont touchés.
00:38:55Et 59% des bénéficiaires
00:38:56du chèque énergie
00:38:57disent avoir souffert du froid.
00:38:59Appelez-nous
00:38:59si vous voulez témoigner
00:39:000826 300 300.
00:39:02Est-ce que vous avez froid ?
00:39:03Est-ce que vous avez du mal
00:39:05à vous chauffer,
00:39:06à payer le chauffage ?
00:39:08Alors, monsieur le député,
00:39:10Loïc Carvranc,
00:39:10est-ce que c'est un sujet
00:39:12évidemment que vous devez connaître ?
00:39:13Oui, que je vois beaucoup
00:39:14dans ma circonscription rurale aussi.
00:39:17parce que souvent,
00:39:18on a des maisons
00:39:18un tout petit peu plus grandes
00:39:20qu'en ville
00:39:21et on n'a pas forcément
00:39:22plus de moyens
00:39:23pour se chauffer,
00:39:24bien au contraire.
00:39:26Moi, il y a plusieurs sujets.
00:39:27D'abord, il y a un sujet
00:39:28qui me révole profondément,
00:39:30c'est l'argent qu'on dépense
00:39:31dans les énergies renouvelables,
00:39:34le photovoltaïque au sol
00:39:34et les éoliennes.
00:39:36C'est hallucinant,
00:39:37la gabgie d'argent public
00:39:39dans ce secteur.
00:39:40J'ai des dizaines
00:39:41et des dizaines
00:39:42de projets
00:39:43de photovoltaïque
00:39:44au sol,
00:39:45dans les champs en ce moment,
00:39:46chez moi,
00:39:47dans le Cher,
00:39:48qui sont ultra subventionnés,
00:39:51qui d'une part gâchent
00:39:52le paysage,
00:39:53mais en plus,
00:39:53viennent impacter
00:39:54la facture d'électricité
00:39:55des Français à la fin.
00:39:56Donc ça,
00:39:57c'est un premier sujet.
00:39:58Et le deuxième sujet,
00:39:59c'est qu'en fait,
00:40:01petit à petit,
00:40:02on a un État
00:40:03qui s'est éloigné
00:40:04de ses fondamentaux,
00:40:06un État
00:40:06qui devrait nous assurer
00:40:08la base,
00:40:09la sécurité,
00:40:09avoir chaud
00:40:12chez soi,
00:40:14à inventer
00:40:14tout un tas
00:40:15de dispositifs
00:40:16qui sont venus
00:40:16s'accumuler,
00:40:17etc.,
00:40:18et n'arrivent plus
00:40:18à faire la base
00:40:19de la base.
00:40:20Et c'est pour ça
00:40:21que moi,
00:40:21je crois que,
00:40:22et peut-être à la différence
00:40:23de ce que disait
00:40:24M. Cotarac tout à l'heure,
00:40:25qu'il faut aussi réformer
00:40:26les aides sociales
00:40:27parce qu'il y a la fraude,
00:40:29mais la façon
00:40:30dont les aides sociales
00:40:30sont construites aujourd'hui,
00:40:31on a des gens
00:40:32qui gagnent plus
00:40:33à rester chez eux
00:40:34qu'à aller au boulot.
00:40:36Il faut aussi revoir ça
00:40:37pour pouvoir recentrer
00:40:38sur les besoins essentiels,
00:40:39la sécurité,
00:40:40se chauffer,
00:40:41manger, etc.
00:40:42Stéphane nous dit
00:40:43je suis seule
00:40:43et je paye 108 euros
00:40:44d'électricité par mois.
00:40:46Je n'imagine pas
00:40:47comment on peut faire,
00:40:48je n'imagine pas
00:40:49comment une famille
00:40:50ayant un chauffage électrique
00:40:51peut faire.
00:40:52Catherine nous dit
00:40:53c'est une catastrophe,
00:40:53ma maman ne sait même pas
00:40:54si elle va pouvoir
00:40:55payer cette année.
00:40:57Et Stéphane ajoute
00:40:58mais ça suffit
00:40:58de discuter,
00:40:59M. le député,
00:40:59il faut agir.
00:41:00Jacques Millard
00:41:01sur cette précarité.
00:41:03Alors c'est le problème
00:41:05effectivement du pouvoir
00:41:06d'achat des Français
00:41:07d'une manière générale.
00:41:08Mais en ce qui concerne
00:41:10les factures d'électricité,
00:41:12les Français doivent savoir
00:41:13qu'ils subventionnent
00:41:15dans leurs factures
00:41:16d'électricité
00:41:17à 35%
00:41:18toutes, je dirais,
00:41:20ces gabegies,
00:41:20les éoliennes
00:41:21qui ne sont pas performantes
00:41:25et qui ne répondent pas
00:41:26aux besoins,
00:41:27je dirais,
00:41:28électriques en France,
00:41:29sauf le nucléaire
00:41:30bien évidemment.
00:41:31Et donc aujourd'hui,
00:41:34c'est un système
00:41:34qui est idéologique
00:41:36et on a imposé
00:41:38notamment avec l'Union européenne
00:41:42le subventionner
00:41:43des activités
00:41:47comme les éoliennes
00:41:48ou les poteaux voltaïques
00:41:49au regard des poteaux voltaïques
00:41:52on serre la soupe aux Chinois
00:41:54donc on marche
00:41:55complètement sur la tête.
00:41:57Il y a un moment
00:41:57il faut arrêter
00:41:58ce genre de choses
00:41:59et il faut couper,
00:42:01je dirais,
00:42:02ces subventions indues
00:42:04à des activités
00:42:05qui sont,
00:42:07paraît-il,
00:42:07nouvelles
00:42:08et qui en réalité
00:42:09pénalisent grandement
00:42:11le coût électrique
00:42:12en France.
00:42:13Oui,
00:42:14mais qu'est-ce qu'on fait
00:42:14pour les gens qui ont froid ?
00:42:15C'est surtout ça la question ?
00:42:17À partir du moment
00:42:18où on baissera
00:42:19de 35%
00:42:20les factures d'électricité
00:42:21je peux déjà dire
00:42:22qu'on aura répondu
00:42:24à une nécessité
00:42:25d'augmenter
00:42:26le pouvoir d'achat.
00:42:27Oui,
00:42:28Andréa,
00:42:28moi je suis très heureux
00:42:30d'avoir ce sujet
00:42:32parce qu'il est
00:42:33extrêmement important.
00:42:35Vous imaginez
00:42:36un tiers de la population
00:42:37de la population
00:42:38qui a payé ?
00:42:39Il y avait eu
00:42:40un chiffre
00:42:41l'année dernière
00:42:41un habitant sur deux
00:42:43du monde rural
00:42:44avait coupé son chauffage
00:42:45pour des raisons financières.
00:42:47Un sur deux
00:42:47ce qui est quand même
00:42:48énorme,
00:42:49énorme.
00:42:51Ce qui nous fait dire
00:42:52nous au Rassemblement National
00:42:53c'est que l'énergie
00:42:53est un bien
00:42:54de première nécessité.
00:42:56Et c'est pour ça
00:42:56que Marine Le Pen
00:42:57avait souhaité baisser
00:42:57la TVA de 20 à 5,5
00:42:59sur l'énergie,
00:43:00le gaz,
00:43:00l'électricité
00:43:01pour faire baisser
00:43:02les factures.
00:43:03Ça coûte 23 milliards
00:43:05on l'a chiffré.
00:43:05C'est énorme
00:43:06vous allez dire.
00:43:07Évidemment que c'est énorme.
00:43:08Rendre du pouvoir d'achat
00:43:08aux Français
00:43:09ça coûte cher.
00:43:11Mais vous savez
00:43:12combien coûtent
00:43:13selon RTE
00:43:13les raccordements
00:43:15des éoliennes
00:43:16offshore
00:43:16au continent ?
00:43:18D'ici à 2040
00:43:1937 milliards.
00:43:21C'est-à-dire que
00:43:21les Français
00:43:22vont subventionner
00:43:2337 milliards d'euros
00:43:24pour raccorder
00:43:25des éoliennes
00:43:26offshore.
00:43:27Pardon,
00:43:27je préfère
00:43:28rendre du pouvoir d'achat
00:43:28aux Français,
00:43:29chauffer les Français
00:43:30plutôt que de subir
00:43:32cette propagande
00:43:32qui vient de l'Union Européenne
00:43:34pour casser le nucléaire
00:43:35et de subventionner
00:43:36des énergies intermittentes.
00:43:38Et juste un dernier point
00:43:38parce que je pense
00:43:39que l'énergie c'est important.
00:43:40On dit les Français
00:43:41fracturés,
00:43:43divisés.
00:43:44On voit sur le budget
00:43:45les uns défendent
00:43:46les salariés,
00:43:46les autres les patrons.
00:43:47La réalité c'est que l'énergie
00:43:48est un sujet
00:43:49qui rassemble tout le monde.
00:43:50Quand le RN veut baisser
00:43:51de 20 à 5,5
00:43:53la TVA sur l'énergie
00:43:54ça va concerner
00:43:56les ménages
00:43:56les plus précaires.
00:43:57Je pense qu'à ce taux
00:43:58de 36%
00:44:00c'est des millions
00:44:01et des millions de Français.
00:44:02Et d'autre part
00:44:02vous voyez que les records
00:44:04de défaillances d'entreprises
00:44:05la première cause
00:44:06de défaillance
00:44:07c'est le coût de l'énergie.
00:44:08Et donc
00:44:08quand vous baissez la TVA
00:44:10en tout cas
00:44:10quand vous agissez nettement
00:44:11sur le coût de l'énergie
00:44:13vous bénéficiez
00:44:14à la fois aux patrons
00:44:15et à la fois aux ménages
00:44:16les plus précaires
00:44:16et je pense que les Français
00:44:17sont loin d'être fracturés
00:44:18ils savent ce qu'il faut faire
00:44:19tout de suite.
00:44:20Sans oublier
00:44:21les bévues
00:44:22de pouvoir
00:44:23et de Macron
00:44:23en particulier
00:44:24sur Fessenheim
00:44:25et tout ce qu'il a fait
00:44:27en matière
00:44:28je dirais
00:44:28nucléaire
00:44:29et notamment
00:44:30de l'Allemagne
00:44:31qui a voulu
00:44:31s'aborder
00:44:32l'industrie nucléaire française.
00:44:35Stéphane me dit
00:44:36une chose
00:44:36ton auditeur
00:44:37n'oubliez pas
00:44:38que les chefs énergie
00:44:38ne peuvent être versés
00:44:39à cause du bordel
00:44:40c'est ce qu'il dit
00:44:41du budget.
00:44:42Depuis 2024
00:44:43il n'y a plus
00:44:43de chèques énergie.
00:44:45Donc il faut
00:44:45Il y a eu un retard
00:44:46surtout
00:44:46qui est dû
00:44:47au fait que le budget
00:44:48a été voté
00:44:49le budget a été voté
00:44:51très tard
00:44:51et donc ça a décalé
00:44:52pas mal de versements
00:44:54dans le temps
00:44:54c'est pour ça.
00:44:55C'est invraisemblable
00:44:56quand on y réfléchit
00:44:57C'est ce qu'on risque
00:44:58tous de payer
00:44:59c'est pour ça que c'est important
00:45:00d'adopter un budget
00:45:02pour la France
00:45:02alors on est tous d'accord
00:45:03je pense pour dire
00:45:04qu'on ne va pas adopter
00:45:05n'importe quel budget
00:45:06mais c'est bien la situation
00:45:07très délicate
00:45:08dans laquelle on est
00:45:08c'est que
00:45:09quand un budget
00:45:11n'est pas voté
00:45:11à l'Assemblée nationale
00:45:12ça a un impact
00:45:13très concret
00:45:13et très direct
00:45:14dans la vie
00:45:14de tous ceux
00:45:15qui nous écoutent
00:45:16et surtout
00:45:17on est en train
00:45:17de transformer
00:45:18le sujet de l'énergie
00:45:19comme un marqueur social
00:45:20très fort
00:45:21au sein de la population française
00:45:22quand on se dit
00:45:23qu'un tiers de la population
00:45:24a du mal à payer ses factures
00:45:25ça ne va qu'être
00:45:26en augmentation
00:45:26quand on voit
00:45:27à la fois
00:45:28le mur économique
00:45:28qu'on va se prendre
00:45:29et la situation
00:45:30dans laquelle on est
00:45:31d'instabilité politique
00:45:32sur laquelle
00:45:32on n'a pas de visibilité
00:45:34ça peut entraîner
00:45:34des retards
00:45:35dans les paiements d'échecs
00:45:36donc c'est une situation
00:45:37qui est dramatique
00:45:37et qui malheureusement
00:45:38risque de s'aggraver
00:45:39et un article
00:45:40toujours dans le Parisien
00:45:41ce matin
00:45:41sur l'angoisse
00:45:43des français
00:45:43les français
00:45:44sont stressés
00:45:46et angoissés
00:45:47par toute cette actualité
00:45:49et en particulier
00:45:49cette incertitude
00:45:51quand on regarde
00:45:52les dépenses
00:45:53dans un budget
00:45:55d'une famille
00:45:56c'est en gros
00:45:57un tiers dans le logement
00:45:58un tiers dans tout ce qui va
00:46:00à l'électricité
00:46:00les factures
00:46:01et ensuite
00:46:02le reste
00:46:03c'est de la nourriture
00:46:04du reste à vivre
00:46:05donc il n'y a quasiment
00:46:05plus de pouvoir d'achat
00:46:06il n'y a pas de pouvoir
00:46:07d'investissement
00:46:07même s'il y a pas mal
00:46:08d'épargne de côté
00:46:10mais ça devient très compliqué
00:46:11pour une classe moyenne
00:46:12ou pour les personnes
00:46:13les plus précaires
00:46:13et c'est la majeure partie
00:46:14de la population aujourd'hui
00:46:15vous voyez quand même
00:46:1687% des ménages
00:46:18qui disent adapter
00:46:19leur comportement
00:46:20pour réduire
00:46:21leur consommation
00:46:21d'énergie
00:46:22donc c'est
00:46:24une sobriété
00:46:25suffit
00:46:2634% évoquent
00:46:27une motivation environnementale
00:46:29donc ça c'est encore
00:46:29autre chose
00:46:31et puis
00:46:32ces coupures
00:46:33pour non-paiement
00:46:34certains députés
00:46:35voudraient revenir
00:46:35sur cette mesure
00:46:37mais on parle
00:46:38d'énergie
00:46:39de se chauffer
00:46:40de ce que vous disiez
00:46:41quelque chose
00:46:41j'écoutais une femme
00:46:42ce matin
00:46:43qui disait
00:46:43j'ai trois enfants
00:46:44elle s'est repris
00:46:46un échéancier
00:46:48un rattrapage
00:46:48de sa facture
00:46:49plus de 2000 euros
00:46:50elle fait
00:46:50moi j'ai pas les moyens
00:46:51de payer
00:46:51en fait aujourd'hui
00:46:52je peux pas
00:46:53j'ai trois enfants
00:46:53je peux pas faire autrement
00:46:54en fait
00:46:54donc elle va quitter
00:46:55son logement
00:46:55donc elle se met
00:46:56dans une situation
00:46:57de précarité
00:46:58en termes de logement
00:46:59précarité économique
00:47:00mais elle ne peut pas payer
00:47:01puisque les factures
00:47:02soit sont plus chères
00:47:03soit en fait
00:47:04elle a pas la capacité
00:47:05de faire momentanément
00:47:05donc c'est une situation
00:47:06qui est dramatique
00:47:07au cas par cas
00:47:10non mais c'est une étude
00:47:11importante
00:47:12regardez là
00:47:12mais il faut agir
00:47:13ce que vous disent
00:47:14c'est ce que disent
00:47:14nos auditeurs
00:47:16qui attendent les politiques
00:47:17pour prendre en compte
00:47:18c'est vrai que là
00:47:18c'est du concret
00:47:1930% des français
00:47:21près de 40% des français
00:47:22disent qu'ils ne peuvent pas
00:47:23se chauffer
00:47:24mais en fait
00:47:26c'est ce que je disais
00:47:26tout à l'heure
00:47:27on marche sur la tête
00:47:28c'est à dire qu'on a
00:47:28un système
00:47:29qui va vous aider
00:47:30qui va vous subventionner
00:47:32pour faire réparer
00:47:33un appareil électroménager
00:47:35mais qui n'est pas capable
00:47:36de garantir
00:47:37ou comme je disais
00:47:38en début d'émission
00:47:39qui va vous payer
00:47:40ou vous donner un crédit d'impôt
00:47:41pour débroussailler
00:47:42votre terrain
00:47:43etc
00:47:43mais on a un système
00:47:45qui n'est pas capable
00:47:45d'assurer que tous les français
00:47:47puissent se chauffer
00:47:48c'est pour ça que moi
00:47:49avec mon groupe
00:47:50on plaide pour une réforme
00:47:51de toutes les aides sociales
00:47:53avec une aide sociale unique
00:47:55qui ne puisse pas
00:47:55dépasser 70% du SMIC
00:47:57aussi pour que le travail
00:47:58paye toujours plus
00:47:59parce qu'on a
00:47:59ce sujet qui est là
00:48:01qui est absolument énorme
00:48:03donc voilà
00:48:03c'est aussi ce qu'on porte
00:48:04on se retrouve avec vous
00:48:06dans un instant
00:48:07on va parler du globif
00:48:08de la langue
00:48:09parlée par Emmanuel Macron
00:48:11ça c'est vous Jacques Mier
00:48:12ça n'étonnera personne
00:48:14et puis
00:48:15et puis et puis
00:48:16de ce sabotage
00:48:17à la SNCF
00:48:18et puis une pensée
00:48:19et plus encore
00:48:20pour Boilem
00:48:21Sam Sall
00:48:21à tout de suite
00:48:22pour la sélection du jour
00:48:24en réunion de course 2
00:48:25à Fontainebleau
00:48:26je vous conseille là
00:48:28ce qui s'appelle
00:48:28Londé
00:48:29Sud Radio
00:48:33le 10h midi
00:48:34mettez-vous d'accord
00:48:35Valérie Expert
00:48:36mettons-nous d'accord
00:48:38autour de Loïc Kervran
00:48:39député Horizon du Cher
00:48:40Andréa Cotarac
00:48:41porte-parole du Rassemblement National
00:48:43Mehdi Raich
00:48:44analyste politique
00:48:46et Jacques Miard
00:48:46maire de Maison Lafitte
00:48:47et vous avez publié
00:48:49Bye Bye Démocratie
00:48:50chez Lafond Presse
00:48:51on attend la suite
00:48:52avec impatience
00:48:54alors cher Jacques Miard
00:48:55votre coup de gueule
00:48:56c'est très simple
00:48:58il y a quelques jours
00:49:00lors d'une conférence européenne
00:49:02monsieur Macron
00:49:04une nouvelle fois
00:49:05pour exprimer
00:49:07la position de la France
00:49:08sur l'Ukraine
00:49:09et son soutien
00:49:10de la France à l'Ukraine
00:49:11je ne discute pas du fond
00:49:13on peut avoir
00:49:14ses propres idées
00:49:15c'est exprimé
00:49:16non pas en français
00:49:17mais en globish
00:49:18donc monsieur Macron
00:49:20est-ce que vraiment
00:49:21le globish
00:49:22n'est-ce pas
00:49:22est devenu
00:49:23la langue de la France
00:49:24alors c'est quoi
00:49:25le globish
00:49:26c'est bête
00:49:27on aurait dû avoir le son
00:49:28c'est un amalgame
00:49:29c'est un amalgame
00:49:30d'une langue
00:49:31en déperdition
00:49:32entre l'anglais
00:49:33et l'américain
00:49:34c'est quelque chose
00:49:36qui évolue très vite
00:49:36et qui sera absolument
00:49:38incompréhensible
00:49:39dans quelques décennies
00:49:40c'est-à-dire qu'il parle quoi
00:49:41il parle moitié français
00:49:43moitié français
00:49:44moitié anglais
00:49:44moitié
00:49:45non non non non
00:49:46quand on est président
00:49:48de la république française
00:49:49et qu'on exprime
00:49:50la position de la France
00:49:51on parle en français
00:49:52point barre
00:49:53comme disait Camus
00:49:54il est clair
00:49:55qu'aujourd'hui
00:49:56ma langue
00:49:57c'est ma patrie
00:49:58et donc il le fait
00:49:59systématiquement
00:50:00à un moment
00:50:01où bien évidemment
00:50:02comment allons-nous
00:50:04je dirais
00:50:05faire la promotion
00:50:05de la francophonie
00:50:07on va dire
00:50:08à tous les pays africains
00:50:09et aux autres
00:50:10vous devez
00:50:11apprendre le français
00:50:12alors même que
00:50:13le président de la république
00:50:14se vautre
00:50:15dans le globish
00:50:16c'est inadmissible
00:50:18c'est même scandaleux
00:50:19c'est une trahison
00:50:20de notre culture
00:50:22et de notre langue
00:50:23voilà ce que je voulais dire
00:50:24globish c'est anglais
00:50:25au vocabulaire limité
00:50:26à la syntaxe élémentaire
00:50:28employée comme langue véhiculaire
00:50:30voilà
00:50:31mais oui
00:50:32et donc
00:50:33il devrait s'exprimer
00:50:34en français
00:50:36point barre
00:50:37ouais
00:50:37ben c'est
00:50:38vous en pensez quoi
00:50:40André Cotarac ?
00:50:41moi je pense
00:50:41pardon
00:50:42on a quelques différences
00:50:45moi je crois que surtout
00:50:48moi ce qui me désole
00:50:49dans ces dernières semaines
00:50:50c'est que le président
00:50:50de la république
00:50:51a rompu avec une tradition
00:50:52républicaine
00:50:53qui était très importante
00:50:54c'est celle de ne pas
00:50:55commenter la politique
00:50:56française depuis l'étranger
00:50:57c'est vrai
00:50:58il l'a fait deux fois
00:50:59depuis le tarmac
00:51:00d'un aéroport
00:51:02en Egypte
00:51:03et ensuite
00:51:04en Slovénie
00:51:05d'ailleurs à chaque fois
00:51:06en mettant du désordre
00:51:08dans la politique française
00:51:10et voilà encore
00:51:12une tradition républicaine
00:51:13qui est bafouée
00:51:15et je trouve ça
00:51:15vraiment dommage
00:51:16oui oui
00:51:16André
00:51:18je pense que
00:51:19c'est pas la première fois
00:51:21qu'il parle
00:51:22de politique intérieure
00:51:23depuis l'étranger
00:51:25puisque
00:51:25vous avez parlé
00:51:26à juste titre
00:51:27de la Slovénie
00:51:27de l'Egypte
00:51:28moi je me souviens
00:51:29de la Roumanie
00:51:29quand il avait insulté
00:51:30les français
00:51:31entre ceux qui n'étaient rien
00:51:32et ceux qui avaient réussi
00:51:34bon
00:51:35tout ça c'était de l'étranger
00:51:36mais
00:51:36il y a une évolution nette
00:51:38moi je suis d'accord
00:51:39avec ce qu'a dit M. Millard
00:51:40c'est que
00:51:41la France
00:51:42ne préserve pas
00:51:44la francophonie
00:51:45quand M. Macron
00:51:46nomme
00:51:47une anglophone
00:51:48du Rwanda
00:51:49à la tête
00:51:50de l'organisation
00:51:51de la francophonie
00:51:52on peut quand même
00:51:52se poser des questions
00:51:53moi je me souviens
00:51:54surtout de Jacques Chirac
00:51:55qui à l'époque
00:51:56avait quitté une salle
00:51:57parce que le patron du MEDEF
00:51:58s'était exprimé en anglais
00:51:59ça c'est
00:52:00la francophonie
00:52:01ça c'est respecter
00:52:03la francophonie
00:52:03défendre
00:52:04promouvoir la langue française
00:52:05parce que c'est un lien
00:52:06non négligeable
00:52:07qu'on a avec d'innombrables
00:52:08pays dans le monde
00:52:09quand on voit que
00:52:10le président de la république
00:52:11lui-même
00:52:12est le premier facteur
00:52:13de l'affaiblissement
00:52:13de la France
00:52:14dans le monde
00:52:14de son réseau diplomatique
00:52:16et maintenant de sa langue
00:52:16franchement il est temps
00:52:17qu'il s'en aille
00:52:18alors je ne résiste pas
00:52:19au plaisir de vous faire
00:52:20entendre
00:52:21François Mitterrand
00:52:22qui s'apprêtait
00:52:23à accorder
00:52:24une interview
00:52:25écoutez
00:52:25alors
00:52:29écoutez
00:52:29normalement
00:52:30on a le son
00:52:30pardon
00:52:31oui François Mitterrand
00:52:34oui
00:52:35j'ai dit franc
00:52:35ok non
00:52:37pourquoi ok
00:52:38j'avais dit plusieurs fois
00:52:41j'avais plusieurs fois
00:52:43je vous le fais observer
00:52:43c'est vrai
00:52:44vous avez raison
00:52:44pourquoi ok
00:52:45parce que j'ai tort
00:52:47pourquoi
00:52:48pourquoi recommencer
00:52:50on oublie
00:52:53bref bon
00:52:54pourquoi ok
00:52:55c'était
00:52:56l'image en plus
00:52:57est glaçante
00:52:58il est
00:52:59terrible
00:52:59vous vous souvenez
00:53:01de cette image
00:53:01Jacques Myard
00:53:02du président
00:53:03de François Mitterrand
00:53:04reprenant cette journaliste
00:53:06qui lui disait
00:53:06ok on va pouvoir y aller
00:53:07pourquoi ok
00:53:08donc lui
00:53:09il était encore plus
00:53:10critique que vous
00:53:12mais il était
00:53:13vous savez
00:53:14François Mitterrand
00:53:15que j'ai combattu
00:53:16lorsqu'il a voulu nationaliser
00:53:18est quand même
00:53:19un homme
00:53:19qui connaissait
00:53:20la culture française
00:53:21bien sûr
00:53:22et donc
00:53:22de ce côté là
00:53:23il a parfaitement raison
00:53:24et Jacques Chirac
00:53:25avait claqué la porte
00:53:26et avait engueulé
00:53:28l'ancien président
00:53:30du MEDEF
00:53:30vous savez
00:53:31c'est une question
00:53:32de cohérence
00:53:33qui pusait
00:53:34à Bruxelles
00:53:35tous nos
00:53:36tous les chefs d'état
00:53:37comprennent parfaitement
00:53:39il l'aurait exprimé
00:53:40en français
00:53:41je peux vous dire
00:53:42que ça avait
00:53:42beaucoup plus de poids
00:53:43que de se vautrer
00:53:45dans une langue
00:53:46en décrépitude
00:53:47qui est
00:53:48cette espèce
00:53:49d'amalgame
00:53:49entre l'américain
00:53:51l'anglais
00:53:51et qui
00:53:52dans quelque temps
00:53:54même les anglais
00:53:55s'en plaignent
00:53:55ils ne comprendront
00:53:57même plus
00:53:57ce que veulent dire
00:53:58ces idiomes
00:54:00alors
00:54:01Loïc
00:54:02vous c'est un
00:54:03coup de projecteur
00:54:05sur une demande
00:54:06que vous êtes
00:54:07en train de faire
00:54:08oui c'est
00:54:09c'est un coup de gueule
00:54:11aussi
00:54:11je voudrais vous parler
00:54:12du combat
00:54:13de la mère
00:54:14d'un soldat de France
00:54:16pour son fils
00:54:17son fils
00:54:18il s'appelle
00:54:19Pierre-Olivier
00:54:20Kletz
00:54:21c'était un infirmier
00:54:23militaire
00:54:23il a été félicité
00:54:25décoré
00:54:26pour sa bravoure
00:54:27au combat
00:54:28pour avoir
00:54:29soigné
00:54:30ses camarades
00:54:31il avait aussi
00:54:32plein d'autres engagements
00:54:33notamment
00:54:33à la Croix-Rouge française
00:54:35c'est quelqu'un
00:54:36qui a passé sa vie
00:54:37finalement à protéger
00:54:38la France
00:54:38et que la France
00:54:40n'a pas su protéger
00:54:41parce que
00:54:41on l'a retrouvé
00:54:43malheureusement
00:54:44décédé
00:54:44dans sa cellule
00:54:46il y a quelques mois
00:54:47il avait été
00:54:49et pourquoi
00:54:50il était en cellule
00:54:51parce qu'il avait été
00:54:52incarcéré
00:54:53alors que lui-même
00:54:55a toujours dit
00:54:55qu'il avait tiré
00:54:57sur un soldat tchadien
00:54:59qu'il avait agressé
00:55:00le tchad n'a pas donné suite
00:55:03lui-même
00:55:03ce soldat est rentré
00:55:04en France
00:55:05il n'y a pas eu
00:55:05de suite particulière
00:55:06et plusieurs mois après
00:55:07il a été interpellé
00:55:08surtout de manière
00:55:09très étrange
00:55:09il a été incarcéré
00:55:11alors qu'il ne présentait
00:55:12pas de risque
00:55:12il n'y avait pas de risque
00:55:13d'altération des preuves
00:55:15pour des faits
00:55:15qui s'étaient passés au tchad
00:55:16et malgré le fait
00:55:17qu'il avait un syndrome
00:55:19de stress post-traumatique
00:55:20au Mali
00:55:21son véhicule avait sauté
00:55:22sur une mine
00:55:23il a été finalement
00:55:25traité
00:55:25comme le pire délinquant
00:55:28aucune préoccupation
00:55:29n'a été prise
00:55:30et dans ce mécanisme
00:55:33en fait
00:55:33et cette ambiance
00:55:34d'irresponsabilité
00:55:35qu'on trouve un peu partout
00:55:36en France en ce moment
00:55:37aujourd'hui
00:55:37le ministère de la justice
00:55:39pour le moment
00:55:40refuse de regarder
00:55:41comment est-ce possible
00:55:42qu'il ait été mis
00:55:43dans une cellule
00:55:43qui ne soit pas
00:55:44adaptée à la prévention
00:55:46du suicide
00:55:47alors qu'on a quelqu'un
00:55:48qui a un stress post-traumatique
00:55:50qui est connu
00:55:50etc
00:55:51donc voilà
00:55:52c'était
00:55:53l'histoire
00:55:54sur laquelle je voulais
00:55:55attirer l'attention
00:55:56de nos auditeurs
00:55:57regardez
00:55:58il y a pas mal de choses
00:55:59sur Facebook
00:55:59par exemple
00:56:00sur l'histoire
00:56:00de Pierre-Olivier Clède
00:56:01cet infirmier militaire
00:56:02qui a protégé la France
00:56:03et que la France
00:56:04n'a pas su protéger
00:56:05je vous avais entendu
00:56:06parler de cette histoire
00:56:07ce qui est assez étonnant
00:56:09vous me corrigerez
00:56:10c'est que le Tchad
00:56:12n'avait pas poursuivi
00:56:15cette personne
00:56:16elle a relâché
00:56:17c'est la France
00:56:18plusieurs mois
00:56:19voire années
00:56:20après qu'il l'a poursuivi
00:56:21en France
00:56:22et qu'il l'a incarcérée
00:56:23immédiatement
00:56:24donc c'est assez étonnant
00:56:25cette histoire
00:56:27et effectivement
00:56:28on l'a traité
00:56:28on traite nos héros
00:56:30comme finalement
00:56:31les derniers délinquants
00:56:32alors même que le pays
00:56:34là où se sont passés
00:56:35les faits
00:56:36n'avait pas poursuivi
00:56:37ce soldat
00:56:37donc c'est assez étonnant
00:56:38le ministère de la justice
00:56:39a agi ainsi
00:56:40quelles sont les raisons invoquées
00:56:43il y a forcément
00:56:44des injustifications
00:56:45moi je considère
00:56:46que quand quelqu'un
00:56:46se suicide en prison
00:56:47il y a forcément
00:56:48un échec
00:56:49et quand 100 plus
00:56:51est un soldat de France
00:56:52je pense que ça mériterait
00:56:53c'est ce que je demande
00:56:54au premier ministre
00:56:55dans une lettre
00:56:56que je lui ai adressée
00:56:56l'année dernière
00:56:57premier ministre
00:56:58qui a été ministre des armées
00:56:59qui a beaucoup soutenu la famille
00:57:00qui a beaucoup écouté
00:57:01et reçu la famille
00:57:02de demander une inspection générale
00:57:04de la justice
00:57:05sur cette affaire
00:57:05pour qu'on puisse tout reprendre
00:57:07et voir
00:57:08quels dysfonctionnements
00:57:10graves
00:57:11il y a eu
00:57:11qui ont pu conduire
00:57:12à la mort
00:57:12de cet infirmier militaire
00:57:14Oui
00:57:14Jacques Mien
00:57:16vous connaissiez cette histoire
00:57:17Je ne connaissais pas
00:57:18cette affaire
00:57:19mais Loïc
00:57:20a parfaitement raison
00:57:21de lui donner
00:57:23toute la publicité utile
00:57:24c'est toujours la même chose
00:57:26on a parfois
00:57:27des juges
00:57:27qui font du zèle
00:57:28et il y a peut-être aussi
00:57:30une démarche idéologique
00:57:31derrière
00:57:32malheureusement
00:57:34cette
00:57:34non pas ténébreuse
00:57:37mais
00:57:37scandaleuse
00:57:39affaire
00:57:40Oui
00:57:41c'est pour le protéger
00:57:42contre lui-même
00:57:43qu'il avait été
00:57:43incarcéré
00:57:44ce qui est assez étrange
00:57:45ce qui est assez étrange
00:57:47et on rappelle
00:57:49effectivement
00:57:49vous l'avez dit
00:57:50qu'il avait été décoré
00:57:51pour des actes de bravoure
00:57:52à plusieurs reprises
00:57:53et pour son dévouement
00:57:54au service de la sécurité
00:57:56de nos concitoyens
00:57:57très étrange
00:57:59effectivement
00:57:59et vous avez raison
00:58:00il faut mettre en avance
00:58:02Pierre-Olivier
00:58:03Klesz
00:58:04K-L-E-I-T-Z
00:58:06aller lire son histoire
00:58:08effectivement
00:58:08j'en avais pas
00:58:09entendu parler
00:58:10on se retrouve
00:58:11dans un petit instant
00:58:12on va parler peut-être
00:58:13de ses sabotages
00:58:14à la SNCF
00:58:15et puis
00:58:15et puis encore une fois
00:58:17de Boilem Samsal
00:58:18qui est toujours
00:58:19emprisonné
00:58:20bien seul
00:58:21bien seul
00:58:23dans le paysage
00:58:24médiatique
00:58:24dans le paysage
00:58:25politique
00:58:26que font nos
00:58:27politiques
00:58:27on en parle dans un instant
00:58:29avec vous
00:58:29à tout de suite
00:58:30Sud Radio
00:58:31Mettez-vous d'accord
00:58:32Valérie
00:58:33Sud Radio
00:58:35le 10h midi
00:58:36Mettez-vous d'accord
00:58:38Valérie Expert
00:58:39Alors parlons de Boilem Samsal
00:58:41qui est toujours
00:58:42incarcéré
00:58:43dont on parle pas
00:58:44ni dans les médias
00:58:45enfin ou très peu
00:58:46il y a notre ami
00:58:47Arnaud Benedetti
00:58:48à la tête du comité de soutien
00:58:50avec Noël Lenoir
00:58:51qui se bat
00:58:52qui communique régulièrement
00:58:54néanmoins
00:58:55le ministre des affaires étrangères
00:58:56est bien silencieux
00:58:57une information
00:58:58non confirmée
00:58:59circule ces derniers jours
00:59:00signalant
00:59:02enfin affirmant
00:59:03que Boilem Samsal
00:59:04pourrait être
00:59:05libéré le 1er novembre
00:59:07à l'occasion
00:59:08d'une grâce
00:59:09le jour du déclenchement
00:59:10de la guerre
00:59:10d'indépendance algérienne
00:59:12il faut évidemment
00:59:13être prudent
00:59:14avec ce type d'informations
00:59:15mais je suis sidéré
00:59:16qu'un écrivain
00:59:18et il y a aussi
00:59:18un journaliste
00:59:19Christophe Glez
00:59:20qui est aussi incarcéré
00:59:22dont on ne parle pas
00:59:23on a vraiment l'impression
00:59:24qu'il y a une époque
00:59:26quand même
00:59:26quand il y avait des otages
00:59:27il me semble
00:59:28qu'on en parlait tout le temps
00:59:29il y avait eu
00:59:29ces journalistes au Liban
00:59:31qu'on affichait au JT
00:59:32là on a
00:59:33les grilles de Bettencourt
00:59:34les grilles de Bettencourt
00:59:37là on a
00:59:38on a aussi
00:59:39nos deux concitoyens
00:59:40qui ont été condamnés
00:59:42en Iran
00:59:43je ne vois pas
00:59:45d'activité diplomatique
00:59:46c'est peut-être vous
00:59:47Jacques Myard
00:59:48qui connaissez bien
00:59:48la diplomatie
00:59:49qui pourrait me répondre
00:59:51c'est une vraie interrogation
00:59:52on a un ministre
00:59:54des affaires étrangères
00:59:56qui botte en touche
00:59:57à chaque fois
00:59:58grand diplomate
00:59:59vous savez
00:59:59je vais vous dire une chose
01:00:00malheureusement
01:00:03dans les relations
01:00:03franco-algériennes
01:00:04c'est profil bas
01:00:05et on ne veut pas
01:00:07porter les affaires
01:00:09sur la place publique
01:00:10en se disant
01:00:11ce sera contre-productif
01:00:12mais en réalité
01:00:13aujourd'hui on voit bien
01:00:15que ce n'est pas le cas
01:00:16et effectivement
01:00:17comme vous venez de le dire
01:00:18il est clair
01:00:19qu'on devrait
01:00:20chaque jour
01:00:21mettre son visage
01:00:23sur un certain nombre
01:00:24de médias
01:00:25de manière à ce que
01:00:26les français
01:00:27n'oublient pas
01:00:28cette injustice
01:00:29flagrante
01:00:30on a un problème
01:00:31avec l'Algérie
01:00:32c'est qu'on croit
01:00:33toujours faire
01:00:34et ça c'est la tradition
01:00:35du quai d'Orsay
01:00:36que j'ai toujours dénoncé
01:00:37faire des bons gestes
01:00:38or Macron
01:00:39à l'égard de l'Algérie
01:00:41n'a fait que des bons gestes
01:00:43qui se sont révélés
01:00:44être des catastrophes
01:00:45ça a été
01:00:46la condamnation
01:00:47qu'en Algérie
01:00:48la France avait commis
01:00:49des crimes contre l'humanité
01:00:51si France dit
01:00:52Gloria Mundi
01:00:53que bien évidemment
01:00:55il a renvoyé aussi
01:00:56un certain nombre
01:00:59de dépouilles
01:00:59de soldats
01:01:02d'Algériens
01:01:04qui avaient combattu
01:01:05la France
01:01:06donc c'est
01:01:06c'est une politique
01:01:09de bévue
01:01:10qui n'a jamais changé
01:01:12et on voit très bien
01:01:13aujourd'hui
01:01:14que plus on fait
01:01:15de bons gestes
01:01:16vis-à-vis
01:01:17de l'Algérie
01:01:18type Macron
01:01:19et bien
01:01:20c'est contre productif
01:01:21c'est aussi simple
01:01:22que ça
01:01:22parce qu'il y avait
01:01:23des mesures
01:01:24on les a énumérées
01:01:25on les a affichées
01:01:28il faut parler clair
01:01:29il y a effectivement
01:01:30un certain nombre
01:01:31de choses
01:01:32qu'on peut faire
01:01:32notamment des gens
01:01:34qui viennent se soigner
01:01:35en France
01:01:35alors même
01:01:36il y a des gens
01:01:38qui viennent également
01:01:39sur la base
01:01:40d'un accord
01:01:41de 1968
01:01:42qui à mon avis
01:01:43est obsolète
01:01:45et devrait être dénoncé
01:01:46il y a
01:01:47toute une série
01:01:49de choses
01:01:50qu'on pourrait faire
01:01:51et qui pourraient
01:01:52taper les Algériens
01:01:53au portefeuille
01:01:53non mais
01:01:54on cherche de
01:01:55on cherche de l'argent
01:01:55moi j'avais vu
01:01:56cette information
01:01:57la semaine dernière
01:01:58c'est que l'Algérie
01:01:59refuse de payer
01:02:00les retraites
01:02:00de milliers d'Algériens
01:02:01et c'est la France
01:02:02qui compense
01:02:03c'est la France
01:02:04qui compense
01:02:05on marche quand même
01:02:07on marche sur la tête
01:02:08d'autant qu'on est
01:02:09en conflit
01:02:09quand même
01:02:10avec ce pays
01:02:11du fait de
01:02:11Boilem-Samsal
01:02:12alors c'est vrai
01:02:13on me fait remarquer
01:02:14que les otages
01:02:15dont on parlait
01:02:15Ingrid Bettencourt
01:02:17ou les journalistes
01:02:17étaient détenus
01:02:18par des groupes terroristes
01:02:19là ce sont des gens
01:02:19qui ont été condamnés
01:02:21après des jugements
01:02:22néanmoins
01:02:22on voit
01:02:23combien ces jugements
01:02:24mais le gouvernement algérien
01:02:26se comporte
01:02:27comme quelqu'un
01:02:28qui applique
01:02:29des méthodes
01:02:29de terroriste
01:02:30il faut le dire
01:02:31mais est-ce que
01:02:32vous le saviez
01:02:32vous saviez
01:02:33que certaines retraites
01:02:34sont payées
01:02:35par la France
01:02:36parce qu'Alger
01:02:37parce qu'Alger
01:02:38refuse de les payer
01:02:40ça fait partie
01:02:40des accords
01:02:42de 68
01:02:43Andréa Cotarac
01:02:44je trouve ça assez fou
01:02:45je demande
01:02:46un petit compte rendu
01:02:47du fameux rapport
01:02:48de force
01:02:49crescendo
01:02:49qu'avait proposé
01:02:50M. Rotaio
01:02:50c'était il y a
01:02:51à peu près
01:02:51un an et demi
01:02:52résultat
01:02:53on a eu
01:02:53un autre journaliste
01:02:54en plus
01:02:54qui a été enfermé
01:02:55en Algérie
01:02:55donc en fait
01:02:56les résultats
01:02:56sont inverses
01:02:58je rappelle quand même
01:02:59que les condamnations
01:03:01parce que quelqu'un
01:03:01vous a dit
01:03:02c'est pas des terroristes
01:03:03les condamnations
01:03:04qui ont eu lieu
01:03:05en Algérie
01:03:05sont toutes faites
01:03:06pour des raisons
01:03:07absolument fallacieuses
01:03:08c'est juste du délire
01:03:10quand on dit
01:03:11à M. Christophe Glaze
01:03:12qu'il a fait
01:03:13une interview
01:03:14d'un patron
01:03:16d'un club berbère
01:03:16qui 7 ans
01:03:17ou 3 ans plus tard
01:03:18est devenu
01:03:19sur la liste
01:03:20des terroristes
01:03:20mais après les faits
01:03:21et qu'on arrête
01:03:22Christophe Glaze
01:03:23en disant
01:03:23vous êtes en lien
01:03:24avec une organisation
01:03:24terroriste
01:03:25c'est absolument fallacieux
01:03:26ça viole
01:03:27les règles élémentaires
01:03:28du droit pénal
01:03:29premier point
01:03:30deuxième point
01:03:31on dit
01:03:32mais c'est des relations
01:03:33compliquées
01:03:33entre la France
01:03:34et l'Algérie
01:03:34non l'Algérie
01:03:35ne viole pas
01:03:36la dignité de la France
01:03:37elle viole
01:03:38le droit international
01:03:39le droit international
01:03:40quand un état
01:03:41refuse de reprendre
01:03:42ses nationaux
01:03:43je veux dire
01:03:45il n'insulte pas la France
01:03:45il viole
01:03:46le droit international
01:03:47c'est une règle
01:03:48qui est connue
01:03:49respectée par
01:03:51tous les pays du monde
01:03:52en tout cas
01:03:52acceptée comme telle
01:03:53et en droit international
01:03:54il y a un principe simple
01:03:55c'est la réciprocité
01:03:57quand un pays
01:03:59refuse
01:04:00de reprendre
01:04:01ses nationaux
01:04:02la moindre des choses
01:04:03c'est de leur refuser
01:04:04les distributions
01:04:05de visas
01:04:05et en France
01:04:07c'est l'inverse
01:04:07les visas
01:04:08d'étudiants algériens
01:04:09augmentent
01:04:10enfin tout augmente
01:04:11donc j'aimerais bien savoir
01:04:12où en est ce fameux
01:04:13rapport de force
01:04:13manifestement
01:04:14M. Nunez
01:04:15il a mis fin
01:04:17en disant finalement
01:04:18on va utiliser
01:04:19la méthode douce
01:04:20et gentille
01:04:20et douce heureuse
01:04:21je ne suis pas sûr
01:04:22que ça marche
01:04:22en tout cas la France
01:04:23elle n'est pas respectée
01:04:24il y aurait à revoir
01:04:26puisqu'on cherche de l'argent
01:04:27quand même
01:04:27à revoir
01:04:27ces accords de 68
01:04:28regardez l'exemple
01:04:30qui est donné
01:04:30par Charles Rodwell
01:04:33le cas d'un Algérien
01:04:34qui a travaillé 40 ans
01:04:35dont 20 ans en Algérie
01:04:37depuis 20 ans en France
01:04:38la convention de la sécurité sociale
01:04:39qui dépend donc
01:04:41des accords algériens de 68
01:04:43dit que la France
01:04:44doit logiquement verser
01:04:45dans ce cas précis
01:04:46la moitié de la pension
01:04:47sauf que l'accord dit aussi
01:04:49que la sécurité sociale algérienne
01:04:50doit lui verser
01:04:51l'autre moitié
01:04:51c'est logique
01:04:52or dans des milliers de cas
01:04:54l'Algérie ne le fait pas
01:04:55et c'est la France
01:04:55qui compense
01:04:56avec l'allocation sociale
01:04:58pour personnes âgées
01:04:59arrêtons ces accords de 68
01:05:02il y a un moment
01:05:02pour arrêter
01:05:03sur l'accord de 68
01:05:04je pense que vous prêchez
01:05:05à déconvaincu
01:05:05Edouard Philippe
01:05:07a été un des premiers
01:05:07à dire qu'il fallait le dénoncer
01:05:08je sais que le Rassemblement
01:05:09National le porte aussi
01:05:11va peut-être même
01:05:11l'inscrire dans sa niche
01:05:12c'est déjà dans le contre-budget
01:05:14cette semaine
01:05:15ce sera dans la niche
01:05:15voilà
01:05:16donc
01:05:16il y a une forme
01:05:18d'accord là-dessus
01:05:19qu'est-ce qui bloque ?
01:05:19c'est le président de la République
01:05:20qui bloque sur cette question
01:05:22je pense qu'à l'Assemblée
01:05:23on pourrait trouver
01:05:24une majorité
01:05:27pour dénoncer ces accords
01:05:28malheureusement
01:05:28c'est pas complètement
01:05:29dans notre pouvoir
01:05:31ensuite
01:05:31merci à Sud Radio
01:05:32d'en parler
01:05:33de parler de Boilem Sansal
01:05:34et des autres à chaque fois
01:05:35la dernière fois que je suis venu
01:05:36on en a parlé
01:05:37et je vous ai dit aussi
01:05:38ce que je pensais
01:05:39sur le sujet des visas
01:05:40et des OQTF
01:05:42et des retours
01:05:43de personnes
01:05:44qui sont en situation
01:05:45irrégulière en France
01:05:46que l'Algérie
01:05:47n'accepte pas
01:05:48pour moi on devrait mettre
01:05:49une règle simple
01:05:50un pour un
01:05:50c'est-à-dire
01:05:51une personne que l'Algérie
01:05:53accepte
01:05:54hop
01:05:54on vous donne un visa
01:05:55en échange
01:05:55il y a des choses
01:05:56assez simples à faire
01:05:57il faut absolument avancer
01:05:58sur ce dossier
01:05:59parlons de ces sabotages
01:06:03à la SNCF
01:06:04dans la Drôme
01:06:04la piste de l'ultra gauche
01:06:06est privilégiée
01:06:08un incendie a brûlé
01:06:09plusieurs câbles
01:06:10de la SNCF
01:06:11près de Valence
01:06:12on voit qu'il y a eu
01:06:14d'autres sabotages
01:06:15c'est une action
01:06:16concertée
01:06:17évidemment
01:06:18les voyageurs
01:06:19ont été
01:06:20en ont subi
01:06:21les conséquences
01:06:22hier
01:06:23on voit que la SNCF
01:06:25est extrêmement
01:06:26vulnérable
01:06:28avec ces câbles
01:06:29qui sont parfois volés
01:06:30et cette fois-ci
01:06:31c'est du sabotage
01:06:32visiblement pur et simple
01:06:33il y a le choix
01:06:34entre le sabotage
01:06:35ou du vol
01:06:36de cuivre
01:06:37c'est vraisemblablement
01:06:38les deux je pense
01:06:39ce qui est alarmant
01:06:41dans ce type de situation
01:06:41hier j'ai connu une personne
01:06:43qui devait prendre le train
01:06:43et qui finalement
01:06:44doit le reprendre
01:06:45que ce matin
01:06:46si les lignes sont bien reparties
01:06:47mais ça montre
01:06:48l'énorme fragilité
01:06:49de l'infrastructure
01:06:50ferrozière française
01:06:51et quand on est
01:06:52dans un environnement
01:06:53crisogène
01:06:53comme on est aujourd'hui
01:06:54en Europe
01:06:55et même dans le monde
01:06:56avec toutes ces crises là
01:06:57on sait qu'on peut avoir
01:06:58de l'ingérence étrangère
01:06:59momentanément
01:07:00sur des événements
01:07:02de ce type
01:07:03là on ne fait que montrer
01:07:04les points
01:07:05de fragilité
01:07:06du système ferroviaire français
01:07:07et on peut très vite
01:07:08bloquer un pays comme ça
01:07:09donc c'est alarmant
01:07:10et ça montre
01:07:11toute la faiblesse
01:07:12que l'on a
01:07:12notre système aussi
01:07:13de sécurité
01:07:14sur les lignes ferroviaires
01:07:15c'est important
01:07:15et c'est un sujet
01:07:16qui est à mon sens
01:07:17de fond
01:07:18oui oui
01:07:19je suis d'accord
01:07:20le réseau ferroviaire français
01:07:22est immense
01:07:23mais il faut quand même
01:07:24assurer sa sécurité
01:07:25vous savez
01:07:26on a des châteaux d'eau
01:07:26par exemple en France
01:07:27il y en a 800 à peu près
01:07:28aucune sécurité
01:07:29enfin je veux dire
01:07:30on a tout un tas de sites
01:07:31plus ou moins grands
01:07:33mais tous stratégiques
01:07:34qui ne sont pas sécurisés
01:07:36pendant les Jeux Olympiques
01:07:37la question s'était posée
01:07:38notamment
01:07:39sur tous ces sites stratégiques
01:07:41maintenant
01:07:42quand même
01:07:43je note quelque chose
01:07:44c'est que
01:07:45l'extrême gauche
01:07:45nous accuse souvent
01:07:46nous au Rassemblement National
01:07:47d'être violents
01:07:48d'extrême droite
01:07:49agressifs
01:07:50ou je ne sais quoi
01:07:50on constate que
01:07:52s'attaquer au service public
01:07:54ferroviaire
01:07:54manifestement
01:07:55il semblerait que
01:07:55c'est l'extrême gauche
01:07:56s'attaquer aux fonctionnaires
01:07:58des gendarmes
01:07:58on se souvient
01:07:59à Sainte-Solene
01:07:59c'était l'extrême gauche
01:08:01on a eu deux permanences
01:08:02de parlementaires
01:08:03c'est-à-dire de députés
01:08:03de la nation
01:08:04qui ont été attaqués
01:08:05par l'extrême gauche
01:08:06ce week-end
01:08:07donc on constate quand même
01:08:09que l'effet sectaire
01:08:10agressif, violent
01:08:11contre les fonctionnaires
01:08:12contre les services publics
01:08:13contre les usagers
01:08:14en tout cas
01:08:15ces derniers jours
01:08:16c'était uniquement
01:08:17du fait
01:08:17de groupuscules
01:08:18d'extrême gauche
01:08:19et la menace
01:08:21de l'ultra-gauche
01:08:22la menace terroriste
01:08:23de l'ultra-gauche
01:08:24c'est une réalité en France
01:08:25nos services
01:08:25là aussi
01:08:26travaillent dessus
01:08:27et c'est vrai que
01:08:27ça ne veut pas dire
01:08:28que chaque maître
01:08:29du réseau ferroviaire
01:08:31est protégé
01:08:31mais ça ne veut pas dire
01:08:32non plus qu'on ne fait rien
01:08:33ce sont des groupes
01:08:34qui sont suivis
01:08:35il y a d'autres moyens
01:08:36de travailler
01:08:36plutôt que de mettre
01:08:37un policier
01:08:38tous les 10 mètres
01:08:39le long d'une voie
01:08:40de chemin de fer
01:08:40je pense qu'on ne pourrait pas
01:08:42on ne pourrait pas
01:08:43mais l'ultra-gauche
01:08:45c'est une menace
01:08:45et l'autre chose
01:08:46qui est quand même aberrante
01:08:47c'est que c'est les amis
01:08:50de ceux qui hurlent
01:08:51dans l'hémicycle
01:08:51qu'il faut défendre
01:08:52les services publics
01:08:54qui sont en train
01:08:54de saboter
01:08:55un service public ferroviaire
01:08:56il y a deux points là-dessus
01:08:57c'est que pour viser
01:08:59à cet endroit-là précis
01:09:00il faut une connaissance
01:09:00du système ferroviaire français
01:09:02donc il y a peut-être
01:09:03une complicité à ce niveau
01:09:04il faudrait peut-être
01:09:05faire évoluer la législation
01:09:06puisque s'attaquer
01:09:07au système ferroviaire français
01:09:08c'est aussi une forme
01:09:09de terrorisme économique
01:09:10donc il y a peut-être
01:09:11une modification
01:09:12de la législation
01:09:13et dans les peines
01:09:14qui peuvent être attribuées
01:09:15lorsqu'on chope les personnes
01:09:15qui feront ce type de méfaits
01:09:17Oui, Béchac Mia
01:09:18Tout ce qui vient d'être dit
01:09:20est frappé au coin du bon sens
01:09:22On sait très bien
01:09:23que nous sommes
01:09:23dans une société fragile
01:09:25et que en ce qui concerne
01:09:27les services publics
01:09:28et la SNCF en particulier
01:09:30elle est effectivement vulnérable
01:09:32Je me souviens d'une affaire
01:09:34avec Squarceny
01:09:35qui avait été mise en examen
01:09:36parce qu'il n'avait pas pu prouver
01:09:38qu'il y avait eu
01:09:39des sabotages de lignes
01:09:41par des ultra-gauches
01:09:42et en réalité
01:09:43lorsqu'il les a mis
01:09:46un peu hors la loi
01:09:47les sabotages
01:09:48se sont arrêtés
01:09:49et bien ici
01:09:50ça va être la même chose
01:09:51tôt ou tard
01:09:52ils se feront rattraper
01:09:53par la patrouille
01:09:54mais il n'en demeure pas moins
01:09:55que nous vivons
01:09:56dans une société
01:09:57extrêmement fragile
01:09:58dans laquelle
01:09:59s'il n'y a pas
01:10:00cette volonté
01:10:01effectivement
01:10:02de respecter
01:10:02les services publics
01:10:03en général
01:10:04et bien nous allons rencontrer
01:10:06le vérifiant
01:10:07des difficultés
01:10:08et que c'est un problème majeur
01:10:10là encore
01:10:11la démocratie est faible
01:10:12absolument
01:10:13et un mot quand même
01:10:14sur le grand professionnaliste
01:10:17de Laurent Nunez
01:10:18moi j'ai la chance
01:10:18de le côtoyer depuis longtemps
01:10:20quand il était à la DGSI
01:10:21quand il était coordinateur national
01:10:23du renseignement
01:10:23et de la lutte
01:10:24contre le terrorisme
01:10:25quand il était préfet de police
01:10:27c'est quelqu'un
01:10:27qui a beaucoup lutté
01:10:28contre les violences
01:10:29de l'ultra-gauche
01:10:30et très honnêtement
01:10:31on a de la chance
01:10:32aujourd'hui de l'avoir
01:10:33aux manettes du ministère
01:10:34de l'intérieur
01:10:35et bien attendons
01:10:36effectivement
01:10:37attendons
01:10:38merci à vous
01:10:39merci à tous les quatre
01:10:40merci Jacques
01:10:43la prochaine fois
01:10:44j'espère que votre livre
01:10:45sera prêt
01:10:46je l'espère aussi
01:10:49à bientôt
01:10:50merci à vous
01:10:51dans un instant
01:10:52Gilles Ganzman
01:10:53et nous recevons
01:10:54le journaliste
01:10:55Jean-Baptiste Marteau
01:10:57pour un documentaire
01:10:58sur l'homosexualité
01:11:00en politique
01:11:00à tout de suite
01:11:01Sud Radio
01:11:03Parlons Vrai
01:11:04Parlons Vrai
01:11:05Gagnez le Window Bot S12 Vibramax
01:11:07de la marque EasyClean
01:11:09c'est le premier robot laveur de vitres
01:11:11assemblé en France
01:11:13qui va devenir votre meilleur
01:11:14à bientôt
01:11:15par
01:11:17égile
01:11:17vous
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