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Christine Kelly et ses chroniqueurs débattent de l'actualité dans #Facealinfo
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00:00:0019h, le JT avec Mickaël Dorian. Bonsoir Mickaël.
00:00:03Bonsoir Christine, bonsoir à tous.
00:00:05Deux skieuses sont mortes dans une avalanche en Haute-Savoie.
00:00:08Les deux femmes originaires de la région étaient parties dimanche en randonnée à la chapelle d'Abondance.
00:00:13Elles ont été retrouvées mortes ensevelies hier.
00:00:15L'alerte avait été donnée le matin car les victimes ne s'étaient pas présentées à leur travail.
00:00:20Ces décès portent à 30 le nombre de personnes ayant perdu la vie dans des avalanches en France depuis le
00:00:24début de la saison.
00:00:25La guerre est-elle imminente au Moyen-Orient ?
00:00:28Les gardiens de la révolution ont entamé des exercices militaires le long du Golfe.
00:00:31La télévision iranienne fait état de missiles, artilleries, drones, forces spéciales et véhicules blindés.
00:00:37Des manœuvres qui interviennent au moment où les Etats-Unis accentuent leur pression sur Téhéran.
00:00:41Pendant ce temps, le pouvoir iranien met en garde les étudiants après de nouvelles manifestations dans le pays.
00:00:46Ils ont le droit de manifester mais il y a des lignes rouges à ne pas franchir, a déclaré la
00:00:50porte-parole du gouvernement.
00:00:52Et puis le nouveau président malgache en visite à Paris après avoir rencontré Vladimir Poutine.
00:00:58La semaine dernière à Moscou, le colonel Randria Nyrin était reçu à l'Elysée cet après-midi par Emmanuel Macron.
00:01:03Les deux dirigeants ont affiché une volonté commune de renouveler la relation entre les deux pays.
00:01:08Madagascar qui reste selon le communiqué de l'Elysée une priorité pour la France en Afrique.
00:01:13Merci beaucoup mon cher Mickaël. Prochain rendez-vous avec l'Info à 20h avec vous.
00:01:20Au sommaire ce soir, coup de théâtre. La présidente du musée du Louvre, Laurence Descartes, a démissionné quatre mois après
00:01:27le vol le plus spectaculaire, le plus humiliant de l'histoire de France.
00:01:31Un homme est sans doute derrière cette démission, un homme qui n'a rien lâché.
00:01:35Alexandre Portier, président de la commission des affaires culturelles, commission d'enquête des affaires culturelles à l'Assemblée nationale.
00:01:42Selon nos informations exclusives, accompagné de son rapporteur, il a effectué une visite surprise cet après-midi.
00:01:50Le président nous dévoilera ce qu'il en est.
00:01:53Selon Alexandre Portier, le vol du Louvre n'est pas un accident.
00:01:56Il déclare que le Louvre est un État dans l'État.
00:01:59Sept minutes et c'est le patrimoine de l'histoire de France qui s'en va.
00:02:04Le Louvre n'est pas amusé comme un autre.
00:02:06Quand il vacille, c'est une part du patrimoine national qui tremble.
00:02:09Le Louvre a l'image de France.
00:02:12Alexandre Portier est l'invité de Face à l'Info ce soir.
00:02:15Quand Jean-Luc Mélenchon promet de détruire des médias qu'il juge hostiles,
00:02:21il assume une logique de confrontation frontale.
00:02:25Mais la tentation de contrôler l'espace public ne serait pas l'apanage d'un seul camp.
00:02:30Entre radicalité assumée et encadrement plus technocratique,
00:02:35la question reste la même.
00:02:36Jusqu'où peut-on aller au nom de la défense de la démocratie pour contrôler la parole des opposants ?
00:02:42L'édito de Mathieu Boccote.
00:02:45Sandrine Rousseau a défendu le port du voile en l'inscrivant dans l'histoire coloniale de la France.
00:02:50Une lecture qui déplace le débat du terrain religieux vers le terrain mémoriel et politique.
00:02:57Mais pourquoi relier le voile au passé colonial ?
00:03:00Derrière le symbole, n'est-ce pas l'identité française qui se retrouve au cœur de la controverse ?
00:03:05Le regard de Marc Menon.
00:03:08Quentin a été enterré aujourd'hui.
00:03:10Ses parents demandent l'intimité, le respect, la politique.
00:03:14On leur doit cela.
00:03:16Mais on ne doit ni salir sa mémoire, ni effacer son prénom.
00:03:19Derrière les polémiques qu'il y a à ce jeune homme de 23 ans, cette famille brisée, cette douleur immense.
00:03:25Refuser l'instrumentalisation, oui.
00:03:27Refuser l'oubli, aussi.
00:03:29Quentin était un prénom.
00:03:31Quentin restera un visage.
00:03:33L'analyse de Gabriel Cluzet.
00:03:34L'Observatoire de l'immigration et la démographie publie la première étude consacrée à l'immigration subterrienne en France.
00:03:43Elle dévoile une hausse de 150% depuis 2006, soit trois fois plus rapide que la moyenne.
00:03:50L'étude souligne des difficultés d'intégration variables selon les pays d'origine et anticipe une pression migratoire durable liée
00:03:57à la dynamique démographique.
00:03:59Charlotte Dornelas reçoit avec nous Nicolas Provo-Monti qui vient détailler son étude inédite dans Face à la Fou.
00:04:07Et puis affirmer comme Valérie Haillet, quatre ans après l'entrée en guerre en Ukraine, qu'être européen, c'est
00:04:14être ukrainien.
00:04:15C'est afficher une solidarité forte avec Kiev, mais c'est aussi brouiller les frontières politiques et stratégiques.
00:04:21L'Ukraine n'est ni dans l'Union Européenne, ni dans l'OTAN.
00:04:25Soutenir un pays en guerre ne signifie pas nécessairement s'identifier à lui.
00:04:30Solidarité, oui, mais jusqu'où et avec quelles conséquences pour l'Europe sinon une entrée en guerre sans la volonté
00:04:36du peuple ?
00:04:37L'édito de Mathieu Bocoté.
00:04:39Une heure avec nos mousquetaires pour tout se dire et s'en tape.
00:04:55D'abord, Jean-Luc Mélenchon le disait hier soir, il entend détruire s'il arrive au pouvoir ce qu'il
00:05:02appelle les médias bollorés en les vendant à la découpe.
00:05:08Plusieurs y voient, au-delà de son aversion pour un groupe de presse, une volonté très nette de soumettre la
00:05:15presse à LFI.
00:05:17Mathieu Bocoté, est-ce qu'il est le seul à vouloir le faire ?
00:05:19Vous avez raison de nous conduire là-dessus immédiatement.
00:05:23Mélenchon ici doit nous préoccuper, mais il n'est pas le seul.
00:05:26Et nous y reviendrons dans un instant.
00:05:28Mais intéressons-nous un instant à ce que nous dit Jean-Luc Mélenchon dans cette déclaration,
00:05:32qui est dans un moment de radicalisation.
00:05:33Est-ce que c'était encore possible ? C'est une question, mais Mélenchon se radicalise.
00:05:38Et il nous dit qu'il assume clairement, même s'il n'utilise pas ses mots, une logique de guerre
00:05:43civile.
00:05:43Il nous dit qu'il y a en France un empire, pense-t-il, une baronnie, quand sais-je,
00:05:50un pouvoir à tout le moins qui est contraire, fondamentalement contraire à ce qu'est la France aujourd'hui,
00:05:55un corps étranger dans la nation, un corps étranger qu'il faut éradiquer.
00:05:58Et c'est ainsi qu'il présente ce qu'il appelle les médias Bolloré.
00:06:03Que leur reproche-t-il, on l'a compris très rapidement, de ne pas avoir la bonne ligne éditoriale.
00:06:08À tout le moins, il prête à ce groupe une ligne éditoriale, il ne s'y reconnaît pas.
00:06:13Et dès lors, il dit, nous devons en finir avec ces médias.
00:06:17Donc on comprend l'idée.
00:06:20C'est encore une fois, je me permets de le citer, souvent en ces temps-ci, Trotsky.
00:06:23Trotsky, le vieux maître de Mélenchon, disait, juste c'est en 1918,
00:06:27« Notre victoire sur nos adversaires n'est pas encore complète.
00:06:31Et les journaux sont pour nous une arme.
00:06:34Dans ces conditions, l'interdiction des journaux est une mesure de défense légitime. »
00:06:39Manifestement, Jean-Luc Mélenchon est fidèle.
00:06:42Donc nous sommes dans une logique de guerre civile,
00:06:44où il faut s'emparer de l'État pour mater un ennemi particulier,
00:06:48pour l'écraser, il faut utiliser l'État,
00:06:50non pas pour organiser la société, le pluralisme inévitable de la société.
00:06:54Certains sont traités comme des ennemis du peuple, des ennemis de l'intérieur,
00:06:57et on ne leur pardonnera rien.
00:06:59Deux, c'est la logique de l'épuration révolutionnaire, en soit dit en passant.
00:07:02Il y a dans le corps social une impureté.
00:07:04Cette impureté se nomme la droite, l'extrême droite,
00:07:06comme ils l'appellent, les médias bollorés, le conservatisme, l'identitarisme,
00:07:09j'en sais rien, mais je sais, cela dit, ce qu'il veut en faire.
00:07:11Il veut en finir avec eux.
00:07:13Sur le plan symbolique, vous me permettrez cette image,
00:07:15qui plaira peut-être, ou non, je ne sais pas, à Philippe de Villiers,
00:07:17eh bien, on comprend que pour Jean-Luc Mélenchon,
00:07:20les médias bollorés, comme ils l'appellent, c'est la Nouvelle Vendée.
00:07:23Il faut en finir avec ce dernier reste
00:07:26pour qu'advienne demain la promesse de la Nouvelle-France.
00:07:29Alors, je l'ai dit, que reproche-t-il à ces médias
00:07:32de ne pas voir le monde comme ils le voient?
00:07:34Il est dans un esprit où il doit y avoir une conformité idéologique
00:07:40dans le récit médiatique,
00:07:41et qui se dérobe à cette conformité
00:07:43est un factieux, est un hérétique
00:07:45et est quelqu'un qui doit être mis à part
00:07:48de la communauté nationale.
00:07:49Alors, évidemment, vu de loin, de près,
00:07:52d'un peu partout, on voit la donne radicalisation.
00:07:54On comprend qu'Elifi est troublé
00:07:55par la présente séquence Quentin.
00:07:58Le parti est troublé par cette idée
00:08:00qu'il est aujourd'hui, disent-ils,
00:08:02victime de diabolisation.
00:08:03Donc, que font-ils dans la présente séquence?
00:08:05Ils se radicalisent. Comment ils se radicalisent?
00:08:08En prenant des positions de plus en plus indéfendables
00:08:11et en forçant tous leurs membres
00:08:12à les défendre à tout prix.
00:08:14Donc, on est sur le mode,
00:08:15on va éliminer un groupe de presse privé.
00:08:17Hier, c'est Mme Panot qui disait
00:08:19« Nous n'accepterons pas que ce qu'ils appellent
00:08:21le fascisme arrive légalement au pouvoir. »
00:08:23Donc, ils vont toujours plus loin
00:08:24et ils obligent tous leurs membres
00:08:25à être solidaires de décisions
00:08:27qui, objectivement, les mettent à l'écart
00:08:29du consensus démocratique élémentaire.
00:08:31Ce qui nous rappelle, évidemment,
00:08:32si quelqu'un s'y oppose, dégage du parti.
00:08:35Si quelqu'un s'oppose à Maître Mélenchon,
00:08:37nous n'en voulons plus.
00:08:38Ce qui nous rappelle une autre phrase
00:08:39d'un autre maître de Mélenchon, Lénine cette fois,
00:08:42qui disait « Le parti se renforce en s'épurant. »
00:08:45Nous sommes aujourd'hui dans une logique
00:08:46ouvertement révolutionnaire chez lui.
00:08:48Volonté de casser les médias,
00:08:50volonté d'imposer un seul récit médiatique,
00:08:52volonté de brutaliser ceux qui s'opposent à lui,
00:08:55volonté d'imposer une idéologie officielle.
00:08:57Telle est aujourd'hui la doctrine
00:08:58du parti révolutionnaire nommé LFI.
00:09:00Revenons, Mathieu, directement à la liberté de la presse.
00:09:03Jean-Luc Mélenchon était le seul
00:09:05à s'y opposer comme ça, frontalement.
00:09:07Alors, vous avez tout à fait raison de nous rappeler ça,
00:09:10parce que Jean-Luc Mélenchon,
00:09:11dans les circonstances, nous rend paresseux.
00:09:14Moi, ça commence à m'énerver, je vous le dirais franchement,
00:09:16toute une partie des milieux plus conservateurs
00:09:17qui se disent « Mélenchon, Mélenchon, Mélenchon »,
00:09:19on ne voit que lui et on oublie qu'à l'extrême-centre,
00:09:22ils sont plus subtils,
00:09:23mais ils veulent aussi encadrer, réguler,
00:09:26étouffer la liberté de presse,
00:09:28mais ils s'y prennent autrement.
00:09:30Laissez-moi vous...
00:09:31L'arbre qui cache la forêt.
00:09:32Oui, exactement, exactement.
00:09:33Et laissez-moi vous citer Jean-Noël Barraud,
00:09:36ministre des Affaires européennes notamment,
00:09:38qui nous dit, des affaires étrangères,
00:09:39qui nous dit aujourd'hui qu'il y a, sur France Info,
00:09:43qu'il faut qu'il y ait une reprise de contrôle
00:09:45de notre espace public
00:09:47et une mise au pas des plateformes numériques
00:09:50qui mettent en avant l'international réactionnaire.
00:09:53Il nous dit à l'horizon de 2027.
00:09:55Donc, ce que nous dit Jean-Noël Barraud,
00:09:57c'est qu'à l'horizon de 2027,
00:09:59il y a, de son point de vue,
00:10:00un espace public déréglé.
00:10:02Pourquoi est-il déréglé?
00:10:04Parce que s'il exprime des idées
00:10:05qui ne sont pas alignées
00:10:07sur le dogme de l'extrême-centre,
00:10:09sur les positions extrême-centristes,
00:10:11on pourrait comprendre
00:10:12qu'ils sont à l'écart du récit macroniste.
00:10:14Ces positions,
00:10:15il les assimile à l'international réactionnaire.
00:10:18Donc, de son point de vue,
00:10:20la remise en question de l'esprit macroniste
00:10:22en France aujourd'hui,
00:10:23ça ne peut pas venir des Français.
00:10:24Les Français, par eux-mêmes,
00:10:26ne pourraient qu'adorer cette caste
00:10:28qui les dirige.
00:10:28Il faut que ça vienne de l'étranger,
00:10:30de Moscou ou de Washington,
00:10:31encore une fois,
00:10:32pour que les Français se disent
00:10:33que finalement,
00:10:34ils ne se reconnaissent pas
00:10:35dans leur gouvernement,
00:10:36dans ce que leurs élites
00:10:37ont fait de leur pays.
00:10:39Donc, qu'est-ce qu'il faut faire?
00:10:40Il faut, je le dis,
00:10:42reprendre le contrôle
00:10:43de notre espace public.
00:10:44Qu'est-ce que ça veut dire concrètement?
00:10:46Ça veut dire reprendre le contrôle
00:10:47des réseaux sociaux.
00:10:48Ça veut dire la mise au pas
00:10:49des plateformes numériques.
00:10:51Pourquoi?
00:10:51Parce que sur ces plateformes...
00:10:52On y revient.
00:10:53Mais toujours,
00:10:54c'est pas pour rien qu'on en parle
00:10:54si souvent depuis des mois maintenant.
00:10:56parce que sur ces plateformes numériques,
00:10:59c'est former une opinion extérieure
00:11:02aux critères de la respectabilité
00:11:04portés par le service public,
00:11:06portés par le complexe médiatique dominant.
00:11:09Donc, c'est former une opinion
00:11:11qui n'est pas aux ordres,
00:11:12une opinion qui ne fonctionne pas
00:11:13selon les codes officiels du régime.
00:11:16Eh bien, dès lors,
00:11:16cette opinion,
00:11:17on doit la mater
00:11:17en l'empêchant de s'exprimer.
00:11:20Rappelons que l'opinion
00:11:21fait partie de la liberté d'expression.
00:11:23Je ferme la parenthèse.
00:11:24De votre point de vue,
00:11:25mais manifestement pas du leurre.
00:11:26Oui, mais c'est la définition même.
00:11:27Je suis d'accord avec vous.
00:11:29Alors, dans cette logique,
00:11:30qu'est-ce qu'on voit?
00:11:31C'est la fermeture des médias.
00:11:32Je les dirais,
00:11:32les réseaux sociaux.
00:11:33En France,
00:11:34il y a une chaîne télé,
00:11:36si je peux me permettre,
00:11:36il y a un an,
00:11:37on l'a oublié,
00:11:37mais il y a deux ans,
00:11:38ça fait partie du réel.
00:11:39Il y a aussi la traque
00:11:41des propos inacceptables
00:11:44dans l'espace public,
00:11:45les lois liberticides,
00:11:46on en parlait la semaine dernière,
00:11:50ceux qui se rendraient coupables
00:11:51de ce qu'ils appellent racisme
00:11:52ou appel à la haine.
00:11:53Mais dans les faits,
00:11:53on comprend que ça consiste
00:11:54tout simplement
00:11:55à ne pas être progressiste.
00:11:57Et je constate
00:11:58que ça s'inscrit
00:11:58dans une tendance lourde,
00:11:59une régression des libertés
00:12:01qui ne date pas d'hier
00:12:03et auxquelles nous consentons
00:12:04de plus en plus.
00:12:05Donc, d'un côté,
00:12:06je le redis,
00:12:07Mélenchon,
00:12:07qui joue un peu le rôle
00:12:08dans les circonstances,
00:12:09c'est le méchant,
00:12:11un,
00:12:11numéro un,
00:12:12mais on ne parle que de lui,
00:12:13on ne parle pas de l'extrême-centre
00:12:15qui, pour 2027,
00:12:16nous annonce
00:12:16qu'il faut encadrer
00:12:17les élections,
00:12:18encadrer la parole publique,
00:12:20réguler comme jamais
00:12:21pour empêcher l'opposition
00:12:22de prendre forme
00:12:23et de peut-être gagner.
00:12:24À vous entendre,
00:12:25Mathieu,
00:12:25l'extrême-centre
00:12:26et la gauche radicale
00:12:27ont plus en commun,
00:12:28finalement,
00:12:29qu'on ne le croit.
00:12:30Absolument.
00:12:30Parce qu'ils voient le monde
00:12:31de la même manière,
00:12:32même s'ils n'ont pas
00:12:33le même folklore.
00:12:34Alors,
00:12:35prenons les différences.
00:12:36La gauche radicale,
00:12:37Mélenchoniste,
00:12:38on pourrait dire
00:12:38que c'est la gauche radicale
00:12:39un côté un peu bourrin.
00:12:40C'est,
00:12:40on veut écraser nos ennemis,
00:12:42coup de gourdin sur la tête,
00:12:43on détruit le groupe médiatique
00:12:47il y a un histrionisme,
00:12:49il y a un virilisme Mélenchoniste,
00:12:50c'est-à-dire moi, chef,
00:12:51va me battre contre chef autre
00:12:52et moi, chef, va gagner.
00:12:54Bon,
00:12:54on comprend cette méthode.
00:12:56De l'autre côté,
00:12:57c'est beaucoup plus amidonné,
00:12:58c'est beaucoup plus encadré,
00:12:59c'est beaucoup plus sophistiqué,
00:13:01mais c'est beaucoup plus efficace
00:13:02des techniques de contrôle
00:13:03de l'opinion,
00:13:04les techniques pour créer
00:13:06la stupeur dans l'opinion,
00:13:07pour sidérer l'opinion,
00:13:08pour domestiquer l'opinion,
00:13:09pour amener le commun des mortels
00:13:11à accepter une régression
00:13:12des libertés,
00:13:13comme on le voit
00:13:13depuis des années.
00:13:14L'Extrême-Centre
00:13:15est très doué là-dedans.
00:13:17Pendant qu'on est
00:13:17sur l'épouvantail Mélenchon,
00:13:19on ne s'intéresse pas assez
00:13:20à ce que nous fait l'Extrême-Centre,
00:13:20alors qu'ils ont en commun,
00:13:21je l'ai dit,
00:13:22l'idéal d'une nouvelle France,
00:13:24comme ils disent,
00:13:25créolisée d'un côté,
00:13:26celle du vivre ensemble
00:13:26de l'autre,
00:13:27mais dans les deux cas hostiles
00:13:28à ce qu'ils appellent
00:13:29les Français de souche,
00:13:30qui apparemment n'existent pas,
00:13:31sauf pour disparaître demain.
00:13:32Ils ont une forme
00:13:33de même horizon,
00:13:35même s'ils n'ont pas
00:13:35le même folklore,
00:13:36et à travers cela,
00:13:37je terminerai de manière
00:13:44la droite réagit,
00:13:45vous savez,
00:13:46la cape rouge
00:13:46pour le taureau
00:13:48dans la tauromachie,
00:13:49donc là,
00:13:49on se jette sur Mélenchon,
00:13:50on se jette sur la querelle du jour,
00:13:52on se jette sur la suivante,
00:13:53et on ne voit pas
00:13:54que les libertés se réduisent,
00:13:55et comme c'est la droite,
00:13:56aujourd'hui,
00:13:56est tellement heureuse
00:13:57de peut-être passer
00:13:58le bonnet d'âne
00:13:59du diable à Mélenchon,
00:14:00mais elle ne voit pas
00:14:01qu'en ce moment,
00:14:02les libertés publiques
00:14:02sont sacrifiées
00:14:04par l'Extrême-Centre,
00:14:05comme si d'une certaine manière,
00:14:06elle rêvait d'être cooptée par lui.
00:14:07Je me méfie de votre regard
00:14:09parce qu'il y a une semaine,
00:14:10vous nous disiez,
00:14:11dans quelques jours,
00:14:12ça ne sera pas
00:14:13à la faute de l'Extrême-Gouche,
00:14:14la mort de Quentin,
00:14:15mais celle de l'Extrême-Droite,
00:14:16on y est.
00:14:17Donc je me méfie
00:14:18lorsque vous annoncez
00:14:19comme ça,
00:14:20des choses qui arrivent
00:14:21comme ça
00:14:21dans notre société française.
00:14:23On marque une pause,
00:14:23on revient dans Face à l'Info
00:14:25avec Charlotte Dernelas
00:14:26qui nous parlera
00:14:26notamment de la fin de vie.
00:14:28On va se poser,
00:14:29vous allez recevoir aussi
00:14:31Nicolas Provon-Monti
00:14:32pour des chiffres inédits.
00:14:34A tout de suite.
00:14:37Nicolas Provon-Monti
00:14:38nous a rejoints.
00:14:39Dans un instant,
00:14:41vous allez nous dévoiler
00:14:42ces chiffres
00:14:43de cette étude inédite
00:14:45que vous avez sorti
00:14:46sur l'immigration subsaharienne.
00:14:47D'abord, Marc Menon.
00:14:48Dévoilons aussi,
00:14:49c'est le sujet.
00:14:51Oui, dévoilons.
00:14:53Exactement.
00:14:54Dévoilons.
00:14:55J'étais en train de parler
00:14:55pendant la pause
00:14:56de l'inquiétante étude des vaccins,
00:14:58votre livre,
00:14:58qu'il faut lire et relire
00:14:59pour ceux que ça intéresse.
00:15:00Je ferme la parenthèse.
00:15:01Ne vous la racontez pas non plus.
00:15:04Alors, vous avez parlé
00:15:05de Sandrine Rousseau
00:15:06qui a défendu
00:15:08le port du voile
00:15:10en l'inscrivant
00:15:10dans l'histoire
00:15:12coloniale de France.
00:15:13Je ne sais pas
00:15:13si on a l'extrait.
00:15:14On a l'extrait ?
00:15:15Non, on n'a pas l'extrait.
00:15:16Je crois que c'est
00:15:17une question de droit,
00:15:18donc on n'a pas l'extrait.
00:15:19On n'a pas l'extrait ?
00:15:20Ce qui est intéressant,
00:15:22c'est que c'était
00:15:23le parangon des médias
00:15:26façon Mélenchon,
00:15:28puisque c'est la chaîne
00:15:30de LFI.
00:15:32Et là, on voit...
00:15:33La chaîne Le Média.
00:15:34Voilà.
00:15:35On voit
00:15:35quelle serait,
00:15:36pour eux,
00:15:37la manière de donner
00:15:38une parole libre,
00:15:40une parole incandescente,
00:15:41une parole
00:15:42qui est
00:15:44l'intégration
00:15:46d'une intelligence sublime.
00:15:47« Je n'ai jamais entendu
00:15:50autant d'ineptie. »
00:15:52Et alors,
00:15:53forcément,
00:15:54peut-être qu'elle se forçait.
00:15:56Toujours est-il
00:15:57qu'elle balbutie,
00:15:58elle tombe sur les mots,
00:16:00elle essaie de trouver,
00:16:01en étant aidée
00:16:02par le présentateur,
00:16:04une cohérence
00:16:05à ce qui n'est même pas
00:16:06une analyse.
00:16:07Alors, oui,
00:16:08on en arrive à cela.
00:16:10Le voile,
00:16:11c'est la faute
00:16:12de la colonisation.
00:16:13Vas-y, mon pépère.
00:16:14Oui.
00:16:15On a porté le voile
00:16:16parce que
00:16:17les Français,
00:16:18quand ils sont arrivés là-bas,
00:16:19dès 1830,
00:16:20ont dit
00:16:21à ces tribus,
00:16:23parce que c'était des tribus
00:16:24qui étaient éparpillées,
00:16:25il n'y avait pas encore
00:16:26de territoire,
00:16:27maintenant,
00:16:28mettez-vous nus,
00:16:29il n'est plus question
00:16:30de vous voir
00:16:31dans cette liberté extrême
00:16:33où les hommes
00:16:34vous entraînent
00:16:35depuis si longtemps.
00:16:36Vous voyez,
00:16:37c'est quand même incroyable.
00:16:38Cette femme...
00:16:38Ça n'est pas fonctionné
00:16:39en Guadeloupe.
00:16:40Non, non.
00:16:41Cette femme est quand même
00:16:42une universitaire.
00:16:44Elle a
00:16:45la certification...
00:16:47Comment, Charlotte ?
00:16:48Professeure.
00:16:49Voilà.
00:16:49Elle a la certification
00:16:51de l'université
00:16:52plus loin que ça,
00:16:54co-présidente
00:16:55de la fac de Lille.
00:16:57On se dit,
00:16:57il y a quand même
00:16:58quelque chose
00:16:59qui ne va
00:17:00véritablement plus
00:17:01dans notre société.
00:17:02On n'est plus
00:17:03dans l'indigence.
00:17:04On est dans
00:17:05l'effondrement total.
00:17:07Alors,
00:17:07elle va plus loin.
00:17:08Elle va plus loin.
00:17:09Elle dit,
00:17:10par exemple,
00:17:10en quoi une femme
00:17:12qui porte un foulard
00:17:13ne serait pas capable
00:17:15d'émancipation ?
00:17:17Ça montre,
00:17:18elle réfléchit quand même.
00:17:19C'est quoi,
00:17:20s'émanciper ?
00:17:21S'émanciper,
00:17:22c'est échapper
00:17:23à un code,
00:17:25c'est échapper
00:17:26à un dictat.
00:17:27Donc,
00:17:28celle qui porte
00:17:29le voile
00:17:30immanquablement,
00:17:31elle est dans
00:17:31l'effet inverse.
00:17:33Vous voyez,
00:17:34on en est là.
00:17:35Alors après,
00:17:36elle va encore plus loin.
00:17:37Elle dit,
00:17:38mais en réalité,
00:17:41c'est peut-être
00:17:42parce qu'elles ont
00:17:43la volonté
00:17:44de ne se montrer
00:17:45qu'à la personne
00:17:47qu'elles aiment.
00:17:49C'est-à-dire que là,
00:17:50cette femme
00:17:51qui se veut
00:17:52grande féministe,
00:17:53à part du principe,
00:17:55qu'une femme
00:17:56ne peut apparaître
00:17:58dans l'aisance,
00:18:00je dirais,
00:18:00de sa chevelure,
00:18:02dans la facilité,
00:18:03la légèreté,
00:18:04que dans l'intimité
00:18:05de son mari.
00:18:06C'est-à-dire,
00:18:07c'est une ode
00:18:07au machisme
00:18:08le plus primaire.
00:18:10Mais non,
00:18:11et ça ne déstabilise pas
00:18:12celui
00:18:13qui l'interview.
00:18:15Après,
00:18:16c'est la réappropriation
00:18:18de son corps
00:18:19après la colonisation.
00:18:22C'est-à-dire donc,
00:18:23les femmes
00:18:24qui étaient
00:18:25enmitouflées,
00:18:26même jusque
00:18:27dans les années 60,
00:18:29quand vous étiez
00:18:29dans certains quartiers
00:18:30d'Alger,
00:18:31les femmes étaient là
00:18:32portant
00:18:33ces tenues
00:18:34où n'apparaissaient
00:18:36que leurs yeux.
00:18:37eh bien,
00:18:38pour elles,
00:18:39ça,
00:18:39c'est une façon
00:18:40d'avoir un corps
00:18:41en liberté.
00:18:42Alors,
00:18:42pour se le réapproprier,
00:18:44il faut donc
00:18:45renouer
00:18:46avec ces pratiques-là
00:18:48qui,
00:18:49malheureusement,
00:18:50pour ces pauvres femmes,
00:18:52étaient condamnées
00:18:54par la colonisation.
00:18:56On est véritablement,
00:18:57c'est ce que disait
00:18:58tout à l'heure Mathieu,
00:18:59dans la régression
00:19:00des libertés.
00:19:01La régression
00:19:02des libertés
00:19:02qui devient
00:19:03une liberté
00:19:04en soi.
00:19:05Inversion de valeur.
00:19:06Non,
00:19:06mais c'est inouï.
00:19:08Et alors,
00:19:08toutes ces inepties
00:19:09ne cessent,
00:19:11on est dans les fadèses
00:19:11les plus totales.
00:19:12Après,
00:19:13elles passent également
00:19:14à la logique
00:19:16des policiers.
00:19:17Les policiers,
00:19:19en France,
00:19:20eh bien,
00:19:21c'est la virilité
00:19:22qui les anime.
00:19:23C'est-à-dire
00:19:24qu'on ne mène plus
00:19:25une opération
00:19:26contre le narcotrafic,
00:19:27on ne va plus
00:19:28dans un quartier
00:19:29pour essayer
00:19:30d'établir l'ordre,
00:19:31même quand ce sont
00:19:33les populations
00:19:33qui vous appellent,
00:19:34que n'est ni mon ami.
00:19:36On est là
00:19:37dans la virilité.
00:19:38C'est-à-dire
00:19:39que je suis flic,
00:19:40j'ai un bel uniforme
00:19:41et maintenant
00:19:41je cherche des petits durs
00:19:43pour leur montrer
00:19:43qu'entre eux que durs,
00:19:45on va se faire
00:19:45un combat de coq
00:19:46et qui va l'emporter ?
00:19:48Vous vous rendez compte
00:19:48où on en est ?
00:19:49Les femmes policières.
00:19:51Non,
00:19:51mais tout est là.
00:19:53C'est-à-dire
00:19:54que cette femme
00:19:56représente
00:19:57l'indigence
00:19:59intellectuelle
00:19:59qui a été certifiée
00:20:01par la faculté.
00:20:02Dans tout cela,
00:20:04où est l'écologie ?
00:20:05Je me le demande.
00:20:07L'écologie,
00:20:07elle a disparu.
00:20:09Comment faire en sorte
00:20:10que notre société,
00:20:11cette société
00:20:12soit à la fois
00:20:13dans la modernité
00:20:15tout en tenant compte
00:20:18des préjudices
00:20:19que nous pouvons avoir
00:20:20dans l'industrialisation ?
00:20:22Tout ça a disparu.
00:20:23Ce qui compte,
00:20:24c'est porter le voile,
00:20:26vivre le communautarisme,
00:20:27c'est son sens
00:20:28de la laïcité.
00:20:30Merci beaucoup,
00:20:31Marc Menon,
00:20:32pour cette analyse
00:20:34sur les propos
00:20:36de Sandrine Rousseau
00:20:37et du port du voile.
00:20:39Charlotte Dornelas,
00:20:40vous recevez pour nous
00:20:41un écolat
00:20:42pour Monti
00:20:43que l'on connaît bien
00:20:44mais qui nous a réservé
00:20:46ce soir
00:20:46l'exclusivité
00:20:48de son étude,
00:20:49l'exclusivité télé
00:20:49de son étude,
00:20:51une étude inédite
00:20:53sur l'immigration
00:20:54subsaharienne.
00:20:55Charlotte Dornelas ?
00:20:56En effet,
00:20:56vous publiez une note
00:20:58sur l'immigration
00:21:00subsaharienne en particulier
00:21:01et vous qualifiez
00:21:03cette immigration-là
00:21:04de spécificité française.
00:21:06Est-ce que vous pouvez
00:21:06nous expliquer déjà
00:21:07ce qualificatif étonnant ?
00:21:09Bien sûr.
00:21:10En fait,
00:21:11il nous a semblé
00:21:11que cette immigration
00:21:12en particulier
00:21:13était un peu sous-traitée
00:21:14dans le débat public
00:21:14sur les questions migratoires.
00:21:16Ces derniers mois,
00:21:17on a beaucoup parlé
00:21:17de certains pays d'origine,
00:21:19à commencer par l'Algérie
00:21:20et pour des raisons
00:21:21tout à fait évidentes
00:21:22et légitimes.
00:21:22Mais si on prend
00:21:23les grandes masses
00:21:24de l'immigration
00:21:25et l'accélération historique
00:21:26de l'immigration
00:21:27que la France connaît
00:21:28depuis 20 ans,
00:21:29il faut bien dire
00:21:29que cette immigration
00:21:30en provenance
00:21:31d'Afrique subsaharienne
00:21:32joue un rôle
00:21:33qui est absolument central.
00:21:34C'est-à-dire que
00:21:35le nombre d'immigrés
00:21:36d'Afrique subsaharienne
00:21:37qui vivent en France
00:21:38a augmenté de 150%
00:21:40depuis 2006.
00:21:41C'est trois fois plus
00:21:42que la moyenne
00:21:42de la population immigrée
00:21:43qui n'a augmenté
00:21:44que de 50%,
00:21:45si je puis dire.
00:21:46et ça consolide
00:21:47une spécificité française
00:21:49très forte
00:21:49parce que c'est à la fois
00:21:50une immigration
00:21:51très récente,
00:21:52très nombreuse.
00:21:53Quand je dis très récente,
00:21:54c'est que la moitié
00:21:55des immigrés subsahariens
00:21:56qui vivent en France
00:21:57aujourd'hui,
00:21:57ils sont arrivés
00:21:58depuis 2010.
00:21:59Donc globalement,
00:21:59des arrivées très récentes.
00:22:01On avait déjà
00:22:02de longue date
00:22:02l'immigration
00:22:03la plus africaine d'Europe
00:22:04et c'est en cela
00:22:05que c'est une spécificité française.
00:22:07Environ trois fois
00:22:08la moyenne de l'Union européenne
00:22:09pour ce qui est
00:22:10de la part des natifs d'Afrique
00:22:11dans le total
00:22:11de la population immigrée.
00:22:13Pendant très longtemps,
00:22:14la part essentielle était tenue
00:22:15par des flux
00:22:16en provenance du Maghreb,
00:22:17d'Afrique du Nord,
00:22:18l'Algérie, le Maroc,
00:22:19la Tunisie.
00:22:19C'est de moins en moins le cas
00:22:21et l'événement
00:22:21le plus marquant
00:22:22de ces dernières années
00:22:23dans notre immigration africaine,
00:22:24c'est vraiment
00:22:25la poussée subsaharienne.
00:22:26Et alors justement,
00:22:27qu'est-ce que cette immigration
00:22:28subsaharienne représente
00:22:29d'abord dans notre immigration globale
00:22:31et surtout sur la pyramide
00:22:32des âges de la France aujourd'hui ?
00:22:34Alors on peut estimer
00:22:35qu'on a aujourd'hui en France
00:22:362,7 millions de personnes
00:22:37qui sont d'origine immigrée
00:22:39subsaharienne
00:22:40sur deux générations.
00:22:41Sur ces 2,7 millions,
00:22:44d'immigrés au sens strict,
00:22:45des gens qui sont nés
00:22:46étrangers à l'étranger
00:22:47et qui sont arrivés en France.
00:22:48Et vous avez 1,2 million
00:22:50de descendants d'immigrés
00:22:51de deuxième génération.
00:22:52C'est une diaspora
00:22:53qui est en très forte croissance
00:22:54pour deux raisons principales.
00:22:56La première évidemment,
00:22:57c'est la hausse
00:22:58des nouvelles entrées
00:22:58en provenance
00:22:59d'Afrique subsaharienne.
00:23:00Le nombre annuel
00:23:01de ces arrivées
00:23:02de nouveaux immigrés
00:23:02dans cette zone,
00:23:03originaire de cette zone,
00:23:04a doublé en 10 ans.
00:23:06Mais il y a aussi
00:23:07un autre effet
00:23:08qui a à voir
00:23:09avec la très forte dynamique
00:23:10de la deuxième génération.
00:23:12Et notamment une structure d'âge
00:23:13puisque vous me posez la question
00:23:14qui est l'une des plus jeunes
00:23:15dans l'ensemble de la population.
00:23:17Vous avez la moitié
00:23:18des descendants d'immigrés
00:23:19d'Afrique subsaharienne
00:23:20en France
00:23:20qui ont moins de 15 ans.
00:23:21C'est 20 points de plus
00:23:22que la population générale.
00:23:24Et ça, ça tient notamment
00:23:25à ce qu'on pourrait appeler
00:23:26la fécondité différenciée
00:23:27de l'immigration subsaharienne.
00:23:29Tout simplement
00:23:29parce que ce sont des migrations
00:23:30qui viennent de pays
00:23:31où les habitudes de fécondité
00:23:33sont parmi les plus élevées au monde.
00:23:34Et donc en France,
00:23:35le nombre moyen d'enfants
00:23:37qu'ont les femmes
00:23:38nées en Afrique subsaharienne
00:23:39est le double des femmes natives,
00:23:41c'est-à-dire des femmes nées en France.
00:23:42Et à rebours d'ailleurs
00:23:44des tendances globales
00:23:44de la natalité,
00:23:45c'est un nombre
00:23:46qui a plutôt augmenté
00:23:47ces dernières années.
00:23:48C'était 2,8 enfants par femme
00:23:49en 2006.
00:23:50C'est 3,3 en 2021.
00:23:51Et sans vous embêter,
00:23:52Nicolas,
00:23:53pour être clair,
00:23:55lorsqu'on dit subsaharienne,
00:23:56ça veut dire quoi ?
00:23:56Afrique noire ?
00:23:57En fait,
00:23:58c'est l'ensemble de l'Afrique
00:23:59sauf le Maghreb
00:23:59pour dire les choses clairement.
00:24:01Ce qui implique
00:24:01qu'il y a sans doute
00:24:02quelques Égyptiens
00:24:03ou quelques Libyens
00:24:04dans le lot,
00:24:04mais au regard de la structure
00:24:06de l'immigration en France,
00:24:07c'est vraiment dérisoire.
00:24:08Donc toute l'Afrique
00:24:09sauf le Maghreb
00:24:09pour être sûr de bien défini.
00:24:11Tout ce qui est dans le Sahara
00:24:11et au sud du Sahara.
00:24:12Tout à fait.
00:24:14Et quel est le poids,
00:24:16est-ce qu'on peut savoir exactement
00:24:17quel est le poids
00:24:17de cette immigration
00:24:18en particulier
00:24:19sur notre économie ?
00:24:21Et est-ce que ça s'améliore
00:24:23ou est-ce que ça se dégrade
00:24:24au fil des générations ?
00:24:25Et évidemment,
00:24:26la question corollaire,
00:24:28quel est du coup
00:24:28le poids de cette immigration
00:24:29sur notre système social ?
00:24:30Le problème de fond
00:24:32dans cette interrogation,
00:24:33c'est que cette immigration
00:24:35vient de pays
00:24:35dont le niveau
00:24:36de développement humain,
00:24:37comme on dit,
00:24:38est souvent parmi
00:24:39les plus faibles du monde.
00:24:40Alors quand on dit
00:24:40développement humain,
00:24:41ça recouvre plusieurs choses.
00:24:42C'est évidemment
00:24:43le niveau de vie,
00:24:43le niveau de développement économique.
00:24:45C'est aussi l'état
00:24:46des systèmes d'éducation,
00:24:47des systèmes de santé
00:24:48qui sont globalement défaillants.
00:24:50Il y a un autre effet
00:24:51qui a à voir
00:24:51avec les raisons
00:24:52d'arrivée de ces immigrés.
00:24:53Il y a une surprévalence
00:24:54des motifs humanitaires.
00:24:56Donc en fait,
00:24:56c'est le droit d'asile,
00:24:57des motifs familiaux,
00:24:59d'immigration.
00:25:00Et quand vous combinez
00:25:00tous ces facteurs,
00:25:02fatalement,
00:25:02vous avez une immigration
00:25:06notamment économique
00:25:07et sociale
00:25:07qui sont très marquée.
00:25:09L'élément le plus simple
00:25:10pour le voir,
00:25:11c'est la difficulté
00:25:11d'intégration dans l'emploi.
00:25:13Si vous prenez
00:25:14tous les immigrés
00:25:14d'Afrique subsaharienne
00:25:15entrés en France en 2023,
00:25:17au début de l'année suivante,
00:25:18vous en aviez
00:25:19à peine un quart,
00:25:2025% qui occupaient un emploi.
00:25:22Quand vous regardez
00:25:22le taux de chômage,
00:25:23le taux de chômage
00:25:24de ces immigrés,
00:25:25il est le double
00:25:26de celui des Français
00:25:27sans ascendance migratoire.
00:25:28Et à la deuxième génération,
00:25:29parce que c'est aussi
00:25:30votre question, Charlotte,
00:25:31ce taux de chômage
00:25:32est le triple
00:25:32des Français
00:25:33sans ascendance migratoire.
00:25:34Ce qui veut dire
00:25:35que la situation
00:25:35n'a pas tendance
00:25:36à s'arranger,
00:25:37à minima les difficultés
00:25:38perdurent.
00:25:39Et donc,
00:25:39cette situation
00:25:40de sous-emploi,
00:25:40fatalement,
00:25:41elle implique
00:25:42une surconsommation
00:25:43de certaines dépenses sociales.
00:25:45Le cas typique,
00:25:45c'est vraiment
00:25:46le logement social.
00:25:47Les immigrés subsahariens
00:25:48sont les plus nombreux
00:25:49en proportion
00:25:50à vivre en logement social.
00:25:52Vous avez 57%
00:25:53des immigrés maliens
00:25:54ou sénégalais
00:25:55qui vivent en logement social,
00:25:5652% pour le reste
00:25:58de l'Afrique.
00:25:59On pourrait parler
00:25:59de l'école aussi.
00:26:00Vous avez 60%
00:26:02des enfants
00:26:02de ces immigrés subsahariens
00:26:04qui sont dans les réseaux
00:26:05d'éducation prioritaire.
00:26:06C'est trois fois
00:26:07la moyenne des élèves.
00:26:08On peut multiplier
00:26:09les indicateurs
00:26:09de ce type-là
00:26:10qui renvoient
00:26:11à un bilan fiscal
00:26:13qu'on peut contester
00:26:13pour dire les choses
00:26:14rapidement.
00:26:16La question de Christine,
00:26:18on évoquait
00:26:19l'immensité
00:26:20de l'Afrique subsaharienne
00:26:22et de ce que ça désigne.
00:26:23Il y a forcément
00:26:23des réalités différentes,
00:26:25notamment sur le terrain
00:26:25culturel
00:26:26et en particulier
00:26:27sur le terrain religieux.
00:26:29Quelle est justement
00:26:30la cartographie
00:26:30de cette immigration
00:26:32sur ce terrain ?
00:26:33Clairement,
00:26:33c'est-à-dire que là,
00:26:34les constats
00:26:34qu'on vient de dresser
00:26:34globalement sont valables
00:26:36pour toute l'immigration
00:26:37qui vient d'Afrique subsaharienne
00:26:38mais évidemment,
00:26:39la région est tellement gigantesque
00:26:41qu'il y a des réalités différentes
00:26:42selon les pays d'origine,
00:26:43c'est évident,
00:26:44au moins sur deux aspects.
00:26:46Par exemple,
00:26:46sur les niveaux de qualification,
00:26:48on se rend compte
00:26:49que les immigrés
00:26:49qui viennent d'Afrique guinéenne
00:26:51ou centrale,
00:26:51qui est une zone
00:26:52qui inclut par exemple
00:26:52le Cameroun,
00:26:53le Bénin ou le Gabon,
00:26:55ont un niveau de qualification
00:26:56qui est beaucoup plus élevé
00:26:57que ceux qui viennent
00:26:58d'Afrique sahélienne,
00:26:59donc le Mali,
00:26:59le Burkina Faso, etc.
00:27:01Et puis,
00:27:01il y a un deuxième ordre
00:27:02de réalité
00:27:02qui est effectivement
00:27:03plus culturel ou religieux
00:27:05avec une césure très nette.
00:27:06Si vous regardez
00:27:07les données des enquêtes INSEE
00:27:09qui sont disponibles,
00:27:10vous voyez que la très grande
00:27:10majorité des immigrés
00:27:12d'Afrique guinéenne
00:27:13et centrale
00:27:13se déclarent chrétiens,
00:27:15une moitié catholiques,
00:27:16une moitié chrétiens non catholiques
00:27:17et à l'inverse,
00:27:18vous avez 85%
00:27:19des immigrés sahéliens,
00:27:21j'y reviens,
00:27:21Mali, Burkina Faso,
00:27:22Sénégal,
00:27:23qui sont musulmans
00:27:24avec d'ailleurs
00:27:25un phénomène
00:27:26de poussée très forte
00:27:27d'une forme de rigorisme
00:27:29alors que l'islam
00:27:30dans cette région du monde
00:27:31était globalement
00:27:32plus tolérant,
00:27:33plus ouvert
00:27:33que dans d'autres parties
00:27:34du monde musulman
00:27:35et ça,
00:27:35on le mesure en France.
00:27:36On le voit au Sénégal,
00:27:36par exemple.
00:27:37Oui, absolument.
00:27:38Le Sénégal a beaucoup changé.
00:27:39Absolument.
00:27:39Et on mesure l'effet
00:27:40de ce rigorisme grandissant
00:27:41en France
00:27:42quand on voit les données
00:27:43sur le port du voile.
00:27:44C'est-à-dire que
00:27:44sur une décennie,
00:27:46la part des femmes immigrées
00:27:47d'Afrique subsaharienne,
00:27:48musulmanes
00:27:48qui portent le voile
00:27:49a doublé.
00:27:50C'est la hausse
00:27:51la plus forte
00:27:51parmi toutes les origines migratoires
00:27:53et ça renvoie évidemment
00:27:54au phénomène
00:27:54de ré-islamisation
00:27:55des sociétés de départ.
00:27:57Et peut-être en un mot
00:27:58par rapport à tout
00:27:59ce que vous développez
00:28:01dans cette étude,
00:28:02qu'est-ce qu'il y a
00:28:03comme enseignement particulier
00:28:04à retenir
00:28:05pour un homme politique
00:28:06qui déclare aujourd'hui
00:28:08vouloir maîtriser l'immigration
00:28:09puisque c'est un thème
00:28:10qui revient assez régulièrement ?
00:28:11Qu'est-ce que cette immigration
00:28:12en particulier enseigne ?
00:28:14Cette immigration,
00:28:15elle est par beaucoup d'aspects
00:28:16le reflet des conséquences
00:28:18plus générales
00:28:18de notre absence
00:28:19de politique migratoire,
00:28:20c'est-à-dire incapacité
00:28:21à choisir le nombre
00:28:22et le profil
00:28:23des immigrés qui entrent,
00:28:24très forte concentration
00:28:25géographique,
00:28:26bilan fiscal budgétaire
00:28:28globalement négatif
00:28:29et donc ça appelle
00:28:31évidemment à se redonner
00:28:32les moyens
00:28:32d'un contrôle
00:28:33sur la politique migratoire
00:28:34d'autant plus
00:28:35que la poussée démographique
00:28:37dans le siècle qui vient
00:28:37elle sera du côté
00:28:38de cette région-là.
00:28:39En 2100,
00:28:40la moitié des naissances
00:28:41dans le monde
00:28:41seront en Afrique subsaharienne.
00:28:43Au Maghreb,
00:28:44le Maroc ou la Tunisie
00:28:45sont déjà passées
00:28:46sous le seuil
00:28:46de renouvellement
00:28:47des générations,
00:28:48ce n'est pas du tout
00:28:48le cas dans le reste
00:28:49de l'Afrique.
00:28:50Dans le top 10
00:28:50des pays du monde
00:28:51qui ont le plus fort
00:28:52indice de fécondité,
00:28:53vous avez une majorité
00:28:54d'États d'Afrique francophone,
00:28:556 enfants par femme
00:28:56au Mali,
00:28:566 enfants par femme
00:28:57en République démocratique
00:28:58du Congo
00:28:59et ça appelle donc
00:29:00à ce qu'on anticipe
00:29:00ces flux
00:29:01qui concerneront évidemment
00:29:02la France au premier chef.
00:29:04Merci beaucoup Nicolas
00:29:05pour vous montrer
00:29:06pour ces chiffres
00:29:07et pour cette étude
00:29:08et c'est assez étonnant
00:29:09de voir que ça n'avait
00:29:10jamais été fait.
00:29:11Merci infiniment
00:29:12pour votre travail
00:29:13et merci pour cette exclusivité
00:29:16face à l'info.
00:29:17Charlotte, restez avec nous
00:29:18si vous le souhaitez,
00:29:18on aime bien quand vous êtes là.
00:29:20Charlotte Dornelas,
00:29:21j'aimerais peut-être
00:29:22parler de toute autre chose
00:29:23avec vous,
00:29:24peut-être un mot
00:29:25sur la fin de vie
00:29:25puisque le vote
00:29:27était supposé avoir lieu
00:29:28à l'Assemblée nationale
00:29:29aujourd'hui
00:29:29et ça a été décalé
00:29:30peut-être à demain.
00:29:31Oui, a priori
00:29:32le vote se fera demain,
00:29:33le vote solennel
00:29:34sur le texte en entier
00:29:35pour l'Assemblée
00:29:36en deuxième lecture
00:29:38et ça a été décalé
00:29:39puisqu'ils ont commencé
00:29:40à réétudier le texte
00:29:41à 16h30 ce soir
00:29:42et il restait
00:29:43200 amendements à étudier.
00:29:44Moi c'est le genre d'information
00:29:46où je me dis
00:29:46est-ce qu'on est sérieux en fait ?
00:29:48C'est-à-dire qu'il y a
00:29:48200 amendements à examiner,
00:29:50on se dit
00:29:50on va commencer à 16h30,
00:29:52on votera demain,
00:29:52on va décaler un peu,
00:29:54c'est quand même pas rien
00:29:54comme sujet à quoi
00:29:55qu'on pense sur le fond,
00:29:56c'est pas rien
00:29:56que de se donner
00:29:58le droit en effet
00:29:59de tuer
00:30:00certains des patients
00:30:01puisque c'est vraiment ça
00:30:02le droit dont il s'agit.
00:30:03Et par ailleurs
00:30:04il y a eu un peu
00:30:05un retournement
00:30:05on va dire dans ce débat,
00:30:06vous savez le gouvernement
00:30:07défend un texte
00:30:08depuis le début
00:30:09en disant
00:30:09il y a un équilibre
00:30:10à tout point de vue
00:30:11un équilibre
00:30:12entre les soins palliatifs
00:30:13et l'aide à mourir
00:30:15équilibre qui est contesté
00:30:16notamment par les médecins
00:30:17en soins palliatifs
00:30:17qui disent
00:30:18tuer n'est pas un soin
00:30:20donc il faut une différence
00:30:21entre ceux-là
00:30:22et la deuxième partie
00:30:23d'équilibre
00:30:23c'était de dire le texte
00:30:24globalement
00:30:25la règle c'était
00:30:26le suicide assisté
00:30:28on vous donne la dose létale
00:30:29vous vous l'administrez
00:30:30vous-même
00:30:31et il y avait des exceptions
00:30:32d'euthanasie
00:30:33prévues pour les patients
00:30:33qui ne pouvaient pas
00:30:34se l'administrer eux-mêmes
00:30:35par exemple
00:30:36quelqu'un de tétraplégique
00:30:37et bien les députés
00:30:39ont voté
00:30:41jeudi
00:30:41le libre choix
00:30:43du patient
00:30:43qui pourra décider
00:30:44s'il veut
00:30:45le suicide assisté
00:30:46ou l'euthanasie
00:30:47ce qui évidemment
00:30:48a fait réagir beaucoup
00:30:49notamment les soignants
00:30:49qui seraient encore plus
00:30:50en première ligne
00:30:51qu'eux initialement
00:30:53et qui le refusent
00:30:54et qui le refusent
00:30:55et ça a fait douter
00:30:56certains des députés
00:30:57raison pour laquelle
00:30:58le président de la commission
00:30:59des affaires sociales
00:31:00a demandé
00:31:01à ce qu'il y ait
00:31:01une deuxième délibération
00:31:02sur ce point
00:31:03donc comme le vote
00:31:04ne leur a pas plu
00:31:05parce que certains députés
00:31:06pourraient changer leur vote
00:31:07et bien demain
00:31:08il y aura à nouveau
00:31:08un vote sur ces amendements
00:31:09en particulier
00:31:10et par ailleurs
00:31:11on reviendra
00:31:12sur le sujet lui-même
00:31:13mais tous les amendements
00:31:15qui visaient
00:31:16à restreindre
00:31:17ou à préciser
00:31:18les conditions d'accès
00:31:19qui sont aujourd'hui
00:31:20très larges
00:31:21dans le texte français
00:31:22ont été
00:31:23intégralement rejetés
00:31:24merci beaucoup
00:31:25Charlotte Donnellas
00:31:26pour ce regard
00:31:27hier on apprenait
00:31:28que l'ambassadeur américain
00:31:30ne s'était pas rendu
00:31:32à la convocation
00:31:33au Quai d'Orsay
00:31:33on apprend ce soir
00:31:34qu'il a eu
00:31:35un appel
00:31:36franc et amical
00:31:38avec Jean-Noël
00:31:39Barraud
00:31:40voilà ce qui fait suite
00:31:41selon nos dernières
00:31:42je cite
00:31:43les dernières informations
00:31:45Gabriel Cluzel
00:31:47avant de recevoir
00:31:47notre invité
00:31:48notre second invité
00:31:50dans un instant
00:31:50le ministre
00:31:52Alexandre Portier
00:31:53qui a fait
00:31:54une visite surprise
00:31:55au Louvre
00:31:56cet après-midi
00:31:57une visite inédite
00:31:59il est président
00:31:59de la commission
00:32:00d'enquête culturelle
00:32:01deux heures après
00:32:02on a appris
00:32:03que la présidente
00:32:04du Louvre
00:32:04a démissionné
00:32:05il viendra nous raconter
00:32:06les coulisses
00:32:07de cette commission
00:32:09d'abord
00:32:10Quentin
00:32:11Quentin
00:32:12qui a été
00:32:13enterré
00:32:13aujourd'hui
00:32:14certains
00:32:15voudraient
00:32:16qu'il soit enterré
00:32:17dans les mémoires
00:32:18et notamment
00:32:19qu'on cesse
00:32:20de l'appeler
00:32:21par son prénom
00:32:23pourquoi ?
00:32:24Oui alors plus exactement
00:32:25il y a eu sa messe
00:32:26d'obsèques
00:32:27les parents de Quentin
00:32:28ont souhaité
00:32:28que les obsèques
00:32:29aient lieu
00:32:30dans la plus stricte
00:32:30intimité
00:32:31et on les comprend
00:32:33ô combien
00:32:34pour les parents
00:32:35c'est triple peine
00:32:36imaginer la douleur
00:32:37indicible
00:32:38de perdre un enfant
00:32:39rajouter la souffrance
00:32:40terrible
00:32:40de le perdre brutalement
00:32:41par un meurtre
00:32:42sans avoir le temps
00:32:43de lui dire au revoir
00:32:44de l'embrasser
00:32:45de lui dire qu'on l'aime
00:32:46de surtout savoir
00:32:47s'il a souffert
00:32:48ou s'il a eu peur
00:32:49d'après une information
00:32:50du JD News
00:32:52l'assistant parlementaire
00:32:56LFI de Raphaël Arnaud
00:32:57aurait admis
00:32:58en garde à vue
00:32:59avoir crié
00:32:59butez-le
00:33:00tuez-le
00:33:01ils se sont acharnés
00:33:03sur lui
00:33:04comme une bête
00:33:04quel parent
00:33:06peut entendre ça ?
00:33:08rajouter en cela
00:33:08enfin la campagne
00:33:09de calomnie
00:33:10dont il a fait l'objet
00:33:11lui la victime
00:33:12de la plupart
00:33:13des grands médias
00:33:14sa mémoire salie
00:33:15à insulter
00:33:16son passé
00:33:17fouillé
00:33:17et déformé
00:33:18notons au passage
00:33:20que ces médias
00:33:21se sont précipités
00:33:22pour relayer
00:33:24une partie
00:33:24du message
00:33:25des parents
00:33:25après la marche
00:33:26de samedi
00:33:27transmise par la voix
00:33:29de son avocat
00:33:30la partie
00:33:31concernant
00:33:31la condamnation
00:33:32de la récupération
00:33:33politique
00:33:34la présence
00:33:35de certains
00:33:35extrémistes notoires
00:33:36et les débordements
00:33:38racistes et discriminatoires
00:33:39en marge
00:33:40de cette marche
00:33:41l'idée était bien sûr
00:33:42de mettre en porte-à-faux
00:33:44les organisateurs
00:33:45de l'hommage
00:33:46avec la famille
00:33:47sauf qu'ils ont tronqué
00:33:49le texte
00:33:49et ils ont oublié
00:33:51de dire le début
00:33:52c'est-à-dire que la famille
00:33:53tient à remercier
00:33:54les participants
00:33:55venus dans une démarche
00:33:57sincère et digne
00:33:58ce qui change
00:33:58un peu la donne
00:34:00convenons-en
00:34:01et tous les médias
00:34:02qui se sont fait
00:34:03l'écho
00:34:04de la demande
00:34:04de non-instrumentalisation
00:34:06des parents
00:34:06comme si
00:34:08le souhait
00:34:09des parents
00:34:09était sacré
00:34:10pensent-ils satisfaire
00:34:11les parents
00:34:12quand ils traitent
00:34:13ou laissent traiter
00:34:14sur leur plateau
00:34:15sans mouffeter
00:34:15leur fils
00:34:17de néo-nazis
00:34:18on voit que le souhait
00:34:18des parents
00:34:19c'est quand ça les arrange
00:34:21parce que tout ça
00:34:22évidemment
00:34:22ils n'en ont rien à cirer
00:34:24alors évidemment
00:34:25on comprend
00:34:26le souhait des parents
00:34:27de vouloir faire
00:34:28un cocon
00:34:30protecteur
00:34:30étanche
00:34:31autour du cercueil
00:34:32de leur fils
00:34:34à l'abri
00:34:34des regards
00:34:35malveillants
00:34:37sans doute
00:34:37cette messe
00:34:38Quentin
00:34:39y étant attaché
00:34:40était-elle
00:34:41dans le rite
00:34:41traditionnel
00:34:42rien que cela
00:34:43n'aurait pas manqué
00:34:44de susciter
00:34:45des commentaires
00:34:45des accusations
00:34:46d'intégrisme
00:34:48catholique
00:34:49alors il est
00:34:50dans ce rite
00:34:51lorsque le défunt
00:34:52quitte l'église
00:34:53une phrase en latin
00:34:54qui est chantée
00:34:54par toute l'assistance
00:34:56une paradisium
00:34:57d'éducante
00:34:58que les anges
00:34:59vous conduisent
00:35:00en paradis
00:35:01c'est tout ce que l'on souhaite
00:35:02à Quentin
00:35:31hier
00:35:32le jour
00:35:33le jour
00:35:33le jour où tout le monde
00:35:33l'a appris
00:35:35le militant
00:35:36néo-nazi
00:35:37à Lyon
00:35:37qui a été tué
00:35:39pourquoi
00:35:42Gabrielle Cluzer
00:35:44c'est une séquence
00:35:45qui a été mise en avant
00:35:46par le quantique
00:35:47sur Mulot
00:35:47pendant la conférence
00:35:48de presse
00:35:49de Jean-Luc Mélenchon
00:35:50hier
00:35:50c'est une journaliste
00:35:52de Média TV
00:35:52vous savez
00:35:53c'est un peu
00:35:53la prada locale
00:35:55c'est le journal
00:35:56de LFI
00:35:57qui se lève
00:35:58pour poser la question
00:35:59et elle commence
00:36:00par la phrase
00:36:00donc vous l'avez vu
00:36:01moi je veux revenir
00:36:02sur la mort de Quentin
00:36:02puis elle poursuit
00:36:03le jour où on l'a appris
00:36:04Mélenchon
00:36:05la coupe alors
00:36:05sans ménagement
00:36:06Quentin
00:36:07qui est-ce
00:36:08je répète
00:36:09Quentin
00:36:10qui est-ce
00:36:10soit Jean-Luc Mélenchon
00:36:12a des problèmes de mémoire
00:36:13il a atteint du même mal
00:36:14que Joe Biden
00:36:15soit il se fiche de nous
00:36:17et plus grave
00:36:18de la victime
00:36:18on ne parle que
00:36:20de ce meurtre sordide
00:36:21depuis dix jours
00:36:22l'un
00:36:22voire plusieurs
00:36:23des attachés parlementaires
00:36:25LFI
00:36:25sont mouillés jusqu'au cou
00:36:27mais il ne remet pas
00:36:28Quentin
00:36:28il ne sait pas
00:36:29de qui elle veut parler
00:36:30alors c'est très frappant
00:36:32parce que le grand timonier
00:36:33l'ayant reprise brutalement
00:36:35Lisa Lab
00:36:35se met immédiatement
00:36:36au garde-à-vous
00:36:37et fait son autocritique
00:36:39publiquement
00:36:39vous savez que selon
00:36:40les bonnes vieilles méthodes
00:36:41de la chaîne Chine populaire
00:36:42elle dit pardon
00:36:44pardon
00:36:44et elle rectifie
00:36:46visiblement
00:36:46très émue
00:36:47et très déstabilisée
00:36:48si on voyait la fin
00:36:49de la séquence
00:36:49on le constaterait
00:36:51d'avoir été prise en faute
00:36:52comme un élève
00:36:53sur les doigts
00:36:54duquel on a tapé
00:36:56et elle rectifie
00:36:57le militant
00:36:58néo-nazi
00:36:59sa langue a fourché
00:37:01elle n'aurait jamais
00:37:02dû l'appeler
00:37:02par son prénom
00:37:03je remarque
00:37:04que pour la première fois
00:37:05il y a quelqu'un à gauche
00:37:06qui demande pardon
00:37:07vous avez remarqué ça
00:37:08personne à gauche
00:37:10n'a émis l'ombre
00:37:10d'un regret
00:37:11d'avoir copiné
00:37:12par exemple
00:37:13avec des militants
00:37:14dangereux et violents
00:37:15de la jeune garde
00:37:16de leur avoir
00:37:17ouvert les portes
00:37:18de l'assemblée
00:37:18aucun remords
00:37:20les seules personnes
00:37:21dans cette séquence
00:37:21que j'ai vu exprimer
00:37:23une culpabilité
00:37:24une culpabilité
00:37:25irrationnelle
00:37:26ce sont les deux jeunes
00:37:27filles lyonnaises
00:37:27même pas 20 ans
00:37:29de némésis
00:37:29qui s'envolent
00:37:30parce qu'elles se disent
00:37:31et elles l'ont
00:37:32elles ont témoigné
00:37:33dans une vidéo
00:37:34de Valeurs Actuelles
00:37:35si elles n'avaient pas
00:37:35organisé leur happening
00:37:37il ne se serait rien passé
00:37:39mais la réalité
00:37:41c'est que les vrais coupables
00:37:42évidemment
00:37:42eux
00:37:43ce ne sont pas elles
00:37:44et eux
00:37:45ne ressentent aucun remords
00:37:47et ne l'ont pas exprimé
00:37:48et là
00:37:49cette journaliste du Média
00:37:49elle demande pardon
00:37:50mais pas pardon
00:37:51pour tout cela
00:37:52évidemment
00:37:52pardon
00:37:53de ne pas avoir
00:37:54utilisé
00:37:55la rhétorique
00:37:56imposée
00:37:56par le parti
00:37:58en quoi
00:37:59l'usage
00:38:00du seul prénom
00:38:01gêne-t-il ?
00:38:03parce que l'usage
00:38:04du seul prénom
00:38:05humanise
00:38:06incarne
00:38:06évidemment
00:38:08Jean-Luc Mélenchon
00:38:09lui répond
00:38:10à Duranc
00:38:12Quentin Duranc
00:38:13on parle bien du même
00:38:14là aussi
00:38:15il se fiche de nous
00:38:16d'ailleurs
00:38:17il abîme jusqu'à son nom
00:38:18de famille
00:38:18parce que c'est
00:38:19Quentin Duranc
00:38:19bien
00:38:20mais parce qu'il y a
00:38:21un autre Quentin
00:38:22qui a occupé
00:38:23l'actualité
00:38:23mais comment
00:38:24peux-tu le dire
00:38:25évidemment
00:38:25cela
00:38:27mais rajouter
00:38:27le nom de famille
00:38:28c'est en parler
00:38:29de façon beaucoup
00:38:29plus administrative
00:38:32désigné par le prénom
00:38:33Quentin
00:38:34comme on dit
00:38:34Lola
00:38:35aux Philippines
00:38:36c'est rappeler sa jeunesse
00:38:37c'est en faire un symbole
00:38:39la gauche
00:38:39en use et en abuse
00:38:41quand il s'agit
00:38:41d'Adama Traoré
00:38:42on dit
00:38:43c'est justice
00:38:43pour l'Adama
00:38:45mais quand la victime
00:38:46ne les arrange pas
00:38:47il ne faut pas
00:38:48user du prénom
00:38:49alors rappelons
00:38:50que si Adama Traoré
00:38:51est mort
00:38:51à 24 ans
00:38:52Quentin
00:38:52était tué
00:38:52à 23 ans
00:38:53il était plus jeune
00:38:54Jean-Luc Mélenchon
00:38:56va devoir souffrir
00:38:57dans tous les sens du terme
00:38:58qu'on l'appelle
00:39:00par son prénom
00:39:02puisque Jean-Luc Mélenchon
00:39:04ne veut pas en parler
00:39:05parlons du prénom
00:39:06Quentin
00:39:07c'est un beau prénom
00:39:08ancien
00:39:10Quentin
00:39:10baptisé et confirmé
00:39:11ces dernières années
00:39:12a dû se pencher
00:39:13sur la vie
00:39:14de son saint patron
00:39:14comme tous les catéchumènes
00:39:16Saint-Quentin
00:39:17est un apôtre romain
00:39:18envoyé pour évangéliser
00:39:20la Gaule
00:39:20à la fin du 3ème siècle
00:39:22détesté par les empereurs romains
00:39:24il a été
00:39:25emprisonné à Amiens
00:39:26martyrisé
00:39:27puis exécuté
00:39:28par le préfet local
00:39:29il y avait déjà
00:39:30des crimes politiques
00:39:31à cette période
00:39:34beaucoup garderont
00:39:35en mémoire
00:39:36ce prénom
00:39:37même si
00:39:37Jean-Luc Mélenchon
00:39:38ne le veut pas
00:39:40il souhaite
00:39:41dissoudre son souvenir
00:39:43comme il exige
00:39:44du ministre de l'Intérieur
00:39:45qui il faut bien le dire
00:39:45n'a pas été
00:39:46très courageux
00:39:47cet après-midi
00:39:48à l'Assemblée
00:39:49s'agissant de Némésis
00:39:50comme il souhaite
00:39:51la dissolution
00:39:52du collectif
00:39:53d'Némésis
00:39:53mais contre la mémoire
00:39:55il n'y a
00:39:56aucune dissolution
00:39:58administrative
00:39:58possible
00:39:59merci beaucoup
00:40:01Gabrielle Cluzel
00:40:02pour cet hommage
00:40:04à Quentin
00:40:05le jour
00:40:06de son enterrement
00:40:06aujourd'hui
00:40:07ça fait 4 ans
00:40:09que l'Ukraine
00:40:10est entrée en guerre
00:40:11on en parlera
00:40:12dans un instant
00:40:12avec Mathieu Bocoté
00:40:14pour analyser
00:40:15un peu
00:40:16vers où
00:40:17on tenterait
00:40:19de nous emmener
00:40:20en regardant
00:40:22un peu
00:40:23les propos
00:40:23de Valérie
00:40:24et hier
00:40:24notamment
00:40:25nous allons recevoir
00:40:26notre invité
00:40:27Alexandre Portier
00:40:28ancien ministre délégué
00:40:29chargé de la réussite scolaire
00:40:31et de l'enseignement
00:40:31professionnel
00:40:32député du groupe
00:40:33droite républicaine
00:40:34à l'Assemblée
00:40:35de la 9ème circonscription
00:40:37du Rhum
00:40:37vous êtes président
00:40:38de la commission
00:40:39des affaires culturelles
00:40:41et de l'éducation nationale
00:40:43alors coup de théâtre
00:40:44on l'a appris
00:40:46vers 18h
00:40:47la présidente
00:40:48du comité
00:40:49du musée du Louvre
00:40:51Laurence Descartes
00:40:52a démissionné
00:40:534 mois
00:40:54après le vol
00:40:55le plus spectaculaire
00:40:57et humiliant
00:40:58de l'histoire de France
00:41:00vous avez décidé
00:41:02de lancer
00:41:02une commission
00:41:03d'enquête
00:41:04à la suite
00:41:05du vol du Louvre
00:41:06vous allez nous dire
00:41:07pourquoi
00:41:07dans un instant
00:41:09mais est-ce que
00:41:09vous avez été surpris
00:41:10par cette démission
00:41:12de la présidente
00:41:13du musée du Louvre
00:41:14je pense
00:41:15très clairement
00:41:16qu'on était dans une impasse
00:41:17on voyait bien
00:41:18semaine après semaine
00:41:19mois après mois
00:41:20les difficultés
00:41:21dans lesquelles s'enlisait
00:41:22le musée du Louvre
00:41:23et que malheureusement
00:41:24les conditions
00:41:24n'étaient pas réunies
00:41:25pour que la situation
00:41:26soit redressée
00:41:27en l'état
00:41:27et donc je pense
00:41:29que c'est une décision
00:41:30à la fois sage
00:41:30et responsable
00:41:31qui doit permettre
00:41:33maintenant
00:41:33de passer à autre chose
00:41:34de remettre les compteurs à zéro
00:41:35et de retrouver la fierté
00:41:36du plus grand musée du monde
00:41:37alors vous avez dit
00:41:38jeudi dernier
00:41:39que Louvre
00:41:41c'est un état
00:41:42dans l'état
00:41:43vous avez dit
00:41:44jeudi dernier
00:41:45que ce n'était pas
00:41:46un accident
00:41:46alors pourquoi
00:41:47vous avez lancé
00:41:48cette commission d'enquête
00:41:49Alexandre Portier
00:41:50qu'en puissant ça va plus
00:41:51parce que peu de personnes
00:41:52parlent de ce qui s'est passé
00:41:53à l'intérieur
00:41:54de cette commission d'enquête
00:41:55et qui a
00:41:56à mon avis
00:41:56abouti effectivement
00:41:57à la démission
00:41:58de Laurence Descartes
00:41:58c'est une commission d'enquête
00:41:59qui prouve une chose
00:42:00c'est qu'il n'y a pas besoin
00:42:00forcément de faire d'esclandre
00:42:01pour avoir un travail utile
00:42:03et je me suis battu
00:42:04pour une chose
00:42:05depuis le 19 octobre
00:42:06c'est que la poussière
00:42:09dans notre pays
00:42:10il y a le moment de l'émotion
00:42:12du choc
00:42:12et ça a été un choc
00:42:13pour beaucoup de français
00:42:13de voir le musée
00:42:16qui fait ruiner la France
00:42:17dans le monde
00:42:18toucher
00:42:19d'avoir des bijoux
00:42:20qui sont parmi les plus précieux
00:42:21de notre histoire collective
00:42:22un butin de 88 millions d'euros
00:42:24c'est un drame
00:42:25qui a ému aussi
00:42:26au-delà de nos frontières
00:42:27c'est l'image de la France
00:42:27à l'international
00:42:28qui a été touchée
00:42:29et on sait bien
00:42:29qu'après la vague de l'émotion
00:42:31de l'éphémère
00:42:32assez vite en France
00:42:33on a l'habitude
00:42:34de mettre les choses
00:42:35sous le tapis
00:42:36de faire comme si
00:42:37rien ne s'était passé
00:42:38qui n'est jamais de responsable
00:42:39et je me suis battu
00:42:40pour qu'on puisse secouer
00:42:41le cocotier
00:42:41c'est pour ça que j'ai voulu
00:42:42cette commission d'enquête
00:42:43il y en a plein
00:42:44qui auraient bien aimé
00:42:44qu'elle n'ait pas lieu
00:42:45mais ça me semblait important
00:42:46qu'on aille jusqu'au bout
00:42:47parce que ce sont des centaines
00:42:48de millions d'euros
00:42:49qu'on investit année après année
00:42:50dans l'ouvre
00:42:51et il est normal qu'on rende des comptes
00:42:52et il est normal à la fin
00:42:53de savoir si l'argent
00:42:54est bien utilisé
00:42:55il est normal de savoir
00:42:56si l'argent sert
00:42:56aux questions de sécurité
00:42:58ou à d'autres choses
00:43:00Monsieur le ministre
00:43:00cet après-midi
00:43:01vous avez décidé
00:43:02d'organiser une visite
00:43:02surprise au Louvre
00:43:04pourquoi ?
00:43:05qui avez-vous trouvé ?
00:43:07L'objectif
00:43:08c'était de pouvoir faire
00:43:09un point d'étape
00:43:11après y avoir été
00:43:12au moment du lancement
00:43:13de la commission d'enquête
00:43:14pour voir si les choses
00:43:16avaient changé
00:43:18malheureusement
00:43:18elles n'ont pas changé
00:43:20et pour vous raconter
00:43:22un petit peu les choses
00:43:23on annonce quelques minutes
00:43:24avant d'y aller
00:43:25pour des questions de sécurité
00:43:26que vous pouvez imaginer
00:43:27pour des questions administratives
00:43:28et arriver sur place
00:43:30la présidente n'est pas là
00:43:31ce qui pour moi
00:43:31a été un grand étonnement
00:43:32on a pu interroger
00:43:34beaucoup des points
00:43:35qui pour nous étaient importants
00:43:36Pourquoi ça vous étonne
00:43:37que la présidente du Louvre
00:43:38n'était pas là ?
00:43:38Habituellement
00:43:39on s'attend plutôt
00:43:40à être accueilli
00:43:40par le patron
00:43:42d'un tel établissement
00:43:42vous avez une commission
00:43:43d'enquête parlementaire
00:43:44qui vient
00:43:44le président de la commission
00:43:45des affaires culturelles
00:43:48on devait l'auditionner demain
00:43:49donc vous attendez quand même
00:43:50Vous deviez l'auditionner demain
00:43:52Tout à fait
00:43:53donc on s'attend
00:43:54à avoir quand même
00:43:55une vigilance
00:43:56à avoir une envie
00:43:57de répondre à nos questions
00:43:58nous éclairer
00:43:59et on a l'occasion
00:44:01d'aller pendant cette visite
00:44:02dans plusieurs services
00:44:03on va voir le PC Sécurité
00:44:05on va voir les systèmes
00:44:06de vidéoprotection
00:44:07on va voir les nombreuses salles
00:44:09où il y a des fuites d'eau
00:44:09qui ont malheureusement
00:44:10émaillé l'actualité
00:44:11ces derniers mois
00:44:12on a été voir les archives
00:44:13on a pu voir un certain
00:44:14de points sensibles
00:44:15et critiques
00:44:16de l'établissement
00:44:17et en point de visite
00:44:18on apprend
00:44:20la démission
00:44:21de la présidente
00:44:22Vous étiez en pleine visite
00:44:24lorsque vous avez
00:44:28en pleine visite surprise
00:44:30lorsque vous avez appris
00:44:30sa démission
00:44:31non mais c'est intéressant
00:44:32parce que vous êtes l'homme
00:44:33par qui finalement
00:44:34la démission est arrivée
00:44:35parce que vous avez tenu bon
00:44:36parce qu'on en a parlé
00:44:37Marc Menon avait fait
00:44:38une chronique d'ailleurs
00:44:39sur le sujet
00:44:39on avait parlé effectivement
00:44:41de cette surprise
00:44:42et de cet étonnement
00:44:43de voir aussi
00:44:44effectivement la présidente
00:44:45et effectivement
00:44:46on mettait un peu
00:44:46la poussière sous le tapis
00:44:48et on n'en parlait plus
00:44:49alors la présidente
00:44:50du loup Laurent Descartes
00:44:51donc elle a démissionné
00:44:52Emmanuel Macron a salué
00:44:54et je cite
00:44:54un acte de responsabilité
00:44:56est-ce que sa démission
00:44:59pour vous
00:44:59elle est réellement
00:45:00en lien ou pas
00:45:01avec votre visite ?
00:45:03Je ne lis pas
00:45:04dans le mart-café
00:45:05je ne sonne pas
00:45:06les rins et les cœurs
00:45:07par contre
00:45:08ce qui est sûr
00:45:08c'est qu'on était
00:45:09dans une impasse
00:45:10pour l'établissement
00:45:10et je ne voudrais surtout pas
00:45:12qu'on s'enferme
00:45:12dans des questions de personnes
00:45:13je n'ai rien contre
00:45:14Laurence Descartes
00:45:15par contre
00:45:16ce qui m'intéresse
00:45:17c'est de savoir
00:45:18si le Louvre
00:45:19est à la place
00:45:20qui doit être la sienne
00:45:21c'est le plus grand
00:45:21musée du monde
00:45:22c'est l'un des fleurons
00:45:23de notre culture
00:45:24et de notre patrimoine
00:45:25est-ce qu'aujourd'hui
00:45:26on en prend soin
00:45:27comme on le devrait ?
00:45:28Pour moi
00:45:28le vrai drame du Louvre
00:45:29la première chose
00:45:30que je me suis dit
00:45:31en entendant
00:45:31le vol le 19 octobre
00:45:33c'est bon sang
00:45:34on a des choses
00:45:35dont on a hérité
00:45:35qui sont les plus beaux fruits
00:45:37de l'histoire de France
00:45:38et qu'on ne pourra pas
00:45:39transmettre à nos enfants
00:45:40et ça je trouve
00:45:41que c'est terrible
00:45:42le patrimoine
00:45:44ce n'est pas une vieille branche
00:45:45du passé
00:45:46c'est la racine de l'avenir
00:45:47c'est d'abord ça
00:45:48qu'on ne doit jamais perdre de vue
00:45:49et notre mission
00:45:50c'est le protéger
00:45:50de le préserver
00:45:51et en fait
00:45:51cette commission d'enquête
00:45:52elle a visé à quoi ?
00:45:54à mettre en lumière
00:45:55certains choix
00:45:55qui ont été faits
00:45:56qui pour moi
00:45:56n'allaient pas dans la bonne direction
00:45:57ces dernières années
00:45:58et je dirais même
00:45:58ces dernières décennies
00:46:00et finalement
00:46:01Guy Debord décrivait ça
00:46:02dans la société du spectacle
00:46:03on a survalorisé le festif
00:46:04l'événementiel
00:46:05l'éphémère
00:46:06tout ce qui valorise les égaux
00:46:07on a oublié
00:46:08que la première mission
00:46:08c'était de protéger
00:46:09l'intemporel
00:46:10ce qu'on avait à transmettre
00:46:11ce qui nous permet
00:46:11de faire nation
00:46:12et d'être fiers de notre pays
00:46:14le plus grand musée
00:46:15d'art du monde
00:46:16le musée le plus visité
00:46:17du monde
00:46:18l'une des collections
00:46:19les plus vastes
00:46:20et les plus prestigieuses
00:46:21du monde
00:46:21ce n'est pas rien
00:46:22qu'est-ce que la gestion
00:46:23du Louvre dit
00:46:25des politiques culturelles françaises
00:46:27il y en aura plus loin
00:46:27sur le patrimoine
00:46:28je vous posais des questions
00:46:30tout à l'heure
00:46:30peut-être sur les églises
00:46:31le patrimoine aussi
00:46:32qui on le voit tout le temps
00:46:33on en parle dans cette émission
00:46:36sont abîmées
00:46:37incendiées
00:46:38laissées à l'abandon
00:46:40détruites
00:46:40j'ai envie de savoir
00:46:41ce que vous faites aussi pour ça
00:46:42mais d'abord sur le Louvre
00:46:44très clairement
00:46:46j'ai été élu
00:46:47président de la commission
00:46:48des affaires culturelles
00:46:48de l'Assemblée
00:46:49il y a quelques mois
00:46:50ce qui m'a beaucoup frappé
00:46:51c'est une commission
00:46:52que je connais bien
00:46:52c'est que ça fait des années
00:46:53que le patrimoine
00:46:54est vraiment réduit
00:46:55à la portion congrue
00:46:55c'est le sujet
00:46:56dont personne ne veut parler
00:46:58c'est le sujet
00:46:58qui n'intéresse personne
00:46:59alors que c'est juste
00:47:00ce qui est au cœur
00:47:00de tous nos villages
00:47:02le patrimoine
00:47:02c'est Louvre évidemment
00:47:03mais c'est aussi
00:47:04au bord de chaque chemin
00:47:05de campagne
00:47:05des signes de notre histoire
00:47:07collective
00:47:07c'est ce qui fait
00:47:08la fierté d'un village
00:47:10c'est ce qui l'ancre
00:47:10dans la durée
00:47:12c'est ce qui fait
00:47:12qu'on a des choses
00:47:13à se dire
00:47:14c'est les points de repère
00:47:14qui traversent les générations
00:47:15c'est l'église
00:47:16c'est la chapelle
00:47:17c'est le petit château
00:47:18public, privé
00:47:19c'est les musées
00:47:19et c'est cette diversité-là
00:47:21qui fait que la France
00:47:22est un pays admiré
00:47:23dont on peut être fier
00:47:24et qu'on a des choses
00:47:25à partager
00:47:25avec ceux qui viennent
00:47:26voir la France
00:47:27et malheureusement
00:47:28on parle de tout un tas
00:47:29de choses
00:47:30mais quasiment jamais
00:47:31de ce qui doit faire
00:47:32notre fierté
00:47:32donc c'est ça aussi
00:47:33que j'ai voulu remettre
00:47:35au cœur du débat
00:47:36dans notre commission
00:47:40ce que je ne voudrais pas
00:47:40à la fin de tout ça
00:47:41c'est que le Louvre
00:47:42soit l'arbre qui cache la forêt
00:47:43il ne faudrait pas
00:47:44que parce qu'on est traité
00:47:45la question du Louvre
00:47:45ou qu'on croit l'avoir traité
00:47:47on ne voit pas
00:47:48tous les vols
00:47:49toutes les dégradations
00:47:51les incendies
00:47:52qu'il y a pu y avoir
00:47:53de bâtiments religieux
00:47:53évidemment
00:47:54mais pas que religieux
00:47:56les nombreuses avaries
00:47:58qu'on peut constater
00:47:59un petit peu partout
00:48:01malheureusement
00:48:01notre patrimoine
00:48:02est en danger
00:48:02il y a une vraie alerte rouge
00:48:03et je voulais que le vol du Louvre
00:48:05soit un électrochoc
00:48:06qui nous permet tous
00:48:07de prendre conscience
00:48:07qu'on est sur
00:48:08un joyau absolument inestimé
00:48:10que quasiment
00:48:12tous les pays du monde
00:48:13peuvent nous envier
00:48:14mais que malheureusement
00:48:15on n'est plus aujourd'hui
00:48:16en mesure de protéger
00:48:17par négligence
00:48:18et aussi par déni collectif
00:48:20Vous parlez du patrimoine
00:48:21et c'est pour ça aussi
00:48:22qu'on est le pays
00:48:23le plus visité du monde
00:48:24pour le patrimoine français
00:48:26Alexandre Portier
00:48:27j'entends bien le constat
00:48:29que vous faites
00:48:29sur notre patrimoine
00:48:31qui est en déliquescence
00:48:32mais que faire ?
00:48:34J'entends bien
00:48:34moi effectivement
00:48:35on le voit
00:48:36ces églises
00:48:36on en a parlé ici
00:48:38qui sont parfois détruites
00:48:40du 11e siècle
00:48:41parfois
00:48:42on est obligé de se battre
00:48:43de lancer des pétitions
00:48:45mais c'est une honte
00:48:47c'est une honte
00:48:48de lancer
00:48:49dans un média
00:48:50comme le nôtre
00:48:50une pétition
00:48:52ou bien de relayer
00:48:53une pétition
00:48:53pour sauver une église
00:48:54du 11e siècle
00:48:55mais monsieur le ministre
00:48:56qu'est-ce qu'on peut faire
00:48:57pour la France ?
00:48:58Je ne suis pas ministre
00:48:59de la culture
00:49:01non je sais
00:49:02mais pardon
00:49:03vous vous occupez
00:49:03du patrimoine
00:49:04et vous êtes au coeur
00:49:06de cette présidente
00:49:08de cette commission
00:49:09je vous embête un peu
00:49:10pardon
00:49:10mais vous êtes là
00:49:11je vais vous demander
00:49:11mais qu'est-ce qu'on fait ?
00:49:13Ce qui me semble essentiel
00:49:14c'est qu'il faut qu'on se dise tout
00:49:15on est dans une époque
00:49:16où les moyens ne sont pas infinis
00:49:17donc il ne faut pas faire croire aux gens
00:49:18qu'on peut arriver
00:49:19à faire tomber de l'argent
00:49:19du ciel
00:49:20et qu'on va résoudre
00:49:21tous les problèmes
00:49:21on est dans une époque
00:49:22où on doit faire des choix
00:49:23c'est aussi ça la beauté de la politique
00:49:24il faut dire qu'il y a des priorités
00:49:25des choses qui doivent passer
00:49:26au second rang
00:49:28quand on regarde
00:49:29le patrimoine
00:49:30dans l'ensemble du budget
00:49:30de la culture
00:49:31c'est à peine un quart
00:49:32du budget du ministère
00:49:33est-ce que c'est vraiment
00:49:34ce dont on a envie collectivement
00:49:36dans les communes
00:49:37dans nos régions
00:49:38sur les territoires
00:49:40on a passé beaucoup de temps
00:49:42ces dernières années
00:49:42et beaucoup de moyens
00:49:43à financer tout un tas
00:49:44de festivals
00:49:44de manifestations
00:49:45parfois des choses
00:49:46qui n'ont rien à voir
00:49:47avec la culture
00:49:47et qui sont plus
00:49:48des opérations militantes
00:49:49il faut se le dire
00:49:50est-ce que c'est
00:49:51normal qu'on mette
00:49:52l'argent là-dessus
00:49:52au moment où on a
00:49:53un vrai danger
00:49:54sur notre patrimoine
00:49:55qui doit être protégé
00:49:56qui doit être préservé
00:49:57ça c'est le premier point
00:49:58le deuxième point
00:49:59c'est qu'une fois
00:50:00que vous avez dit
00:50:01qu'on mettait les moyens
00:50:02sur des équipements
00:50:03qui maillent notre territoire
00:50:04pour faire aussi
00:50:04qu'aucun territoire
00:50:05ne soit oublié dans tout ça
00:50:06dans ces établissements
00:50:07il faut aussi redéfinir
00:50:08des vraies priorités
00:50:09et c'est ça que dit
00:50:10le Louvre finalement
00:50:11c'est qu'on a
00:50:13voilà
00:50:13eu des stratégies
00:50:14pour développer
00:50:14les acquisitions
00:50:15développer la présence
00:50:17internationale
00:50:18développer la visibilité
00:50:20accueillir des choses
00:50:20se fait diversifier
00:50:23l'animation
00:50:23et l'événementiel
00:50:24dans l'établissement
00:50:24très bien
00:50:25on a juste oublié
00:50:26que le toit fuyait
00:50:27c'est quand même ça
00:50:28le drame
00:50:29et c'est à un moment donné
00:50:30un peu de bon sens
00:50:31qu'on arrive à retrouver
00:50:32je vais dire du bon sens
00:50:33paysan
00:50:33ou du bon sens français
00:50:34on peut l'appeler
00:50:34comme on veut
00:50:35mais juste le sens
00:50:36des réalités
00:50:37et vous dites
00:50:37que le Louvre
00:50:38c'est quand même
00:50:39effectivement
00:50:39ça permet de mettre
00:50:40c'est dingue
00:50:42comment on entend
00:50:42tout le monde crier dehors
00:50:43on ne sait pas
00:50:44ce qui se passe
00:50:44dans les couloirs
00:50:45c'est parce qu'on vous entend
00:50:46il y a la foule
00:50:47je n'arrive même pas
00:50:48à entendre ce qui se passe
00:50:48sur le plateau
00:50:49tout le monde
00:50:49ça crie dans les couloirs
00:50:50c'est un truc de fou
00:50:51monsieur pardon
00:50:51vous qui filmez
00:50:52vous pouvez dire un peu
00:50:53de faire moins de bruit
00:50:54parce que
00:50:55excusez-nous
00:50:56on est en direct
00:50:56excusez-nous
00:50:57c'est hallucinant
00:50:59dites-moi
00:51:00est-ce que vous êtes satisfait
00:51:01de la
00:51:02est-ce que c'est une victoire
00:51:03pour vous
00:51:03la démission
00:51:04de
00:51:05non mais arrêtez de jouer
00:51:06le ministre humble
00:51:07le président humble
00:51:08est-ce que vous êtes satisfait
00:51:09non mais dites-moi oui
00:51:11de la démission
00:51:13de la ministre
00:51:14non mais
00:51:15non mais
00:51:16qui l'ose le dire
00:51:16est-ce que vous êtes satisfait
00:51:18de cette démission
00:51:18vous qui avez enquêté
00:51:20c'est ma dernière question
00:51:21non dès le départ
00:51:22je n'ai jamais fait
00:51:23de tout ça
00:51:23une question de personne
00:51:24j'estime que c'est pas l'enjeu
00:51:26non mais au-delà de la personne
00:51:27moi ce qui m'intéresse
00:51:28c'est de comprendre
00:51:28pourquoi est-ce qu'un vol
00:51:30comme celui du 19 octobre
00:51:31dans l'ouvre
00:51:32est possible
00:51:32comment est-ce qu'on arrive
00:51:34faute d'avoir investi
00:51:36à la hauteur
00:51:37à se faire dérober
00:51:38des bijoux
00:51:38pour 88 millions d'euros
00:51:40donc vous êtes en train
00:51:40de nous dire
00:51:41que sa démission
00:51:41ne changera rien
00:51:42elle ne change pas tout
00:51:44ça débloque
00:51:44une situation
00:51:45qui était malheureusement
00:51:46verrouillée dans l'établissement
00:51:48quand je dis état dans l'état
00:51:49c'est que voilà
00:51:50il y a un mode de gouvernance
00:51:51qui est à repenser
00:51:52et on ne peut pas changer
00:51:53les choses
00:51:53avec les mêmes acteurs
00:51:54ça c'est clair
00:51:55après il faut surtout
00:51:56qu'on ait une vision
00:51:57la vision doit être politique
00:51:58et c'est pour ça
00:51:58que j'ai appelé aussi
00:51:59le ministère de la Culture
00:52:00à reprendre la main
00:52:01quand on dit autorité de tutelle
00:52:03c'est-à-dire l'autorité
00:52:03qui donne des moyens
00:52:04il faut que cette autorité de tutelle
00:52:05elle demande des comptes
00:52:06elle puisse poser des questions
00:52:07et qu'elle soit assise
00:52:08autour de la table
00:52:09pour s'assurer
00:52:09que le Louvre
00:52:10était à juste hauteur
00:52:11on ne parle pas
00:52:13d'un musée parmi d'autres
00:52:14on parle de notre vaisseau
00:52:15amiral de la Culture
00:52:16ça mérite que le ministère
00:52:17s'en saisisse plus de moins
00:52:18Gabrielle Cluzel
00:52:19Oui vous dites
00:52:19que les moyens
00:52:20ne sont pas infinis
00:52:21mais vous notez en même temps
00:52:23que le budget patrimoine
00:52:25dans le ministère de la Culture
00:52:27vu dans sa globalité
00:52:28est quand même
00:52:29assez restreint
00:52:30sa portion congrue
00:52:32donc certes
00:52:33le budget n'est pas infini
00:52:33mais on peut faire
00:52:34d'autres arbitrages
00:52:35on a le service public
00:52:37par exemple
00:52:38qui est pléthorique
00:52:38au ministère de la Culture
00:52:40moi j'avais été quand même
00:52:41très choquée
00:52:41vous allez me dire
00:52:42ce que vous en pensez
00:52:42par Roselyne Bachelot
00:52:43qui avait dit
00:52:44les églises du 19ème
00:52:46il va falloir que les gens
00:52:47se débrouillent avec ça
00:52:48ça fait partie de notre patrimoine
00:52:49aussi le 19ème non ?
00:52:51C'est aussi l'une des leçons
00:52:52de cette commission d'enquête
00:52:53c'est quand je dis
00:52:54qu'il y a des défaillances
00:52:55systémiques
00:52:55dans la manière
00:52:56dont on gère les établissements
00:52:57et la question de la sécurité
00:52:58c'est qu'en fait
00:52:58c'est un fil continu
00:52:59c'est pas l'actuel ministre
00:53:01l'actuel président du Louvre
00:53:03c'est finalement
00:53:04le délitement
00:53:04de la vision
00:53:08et pour moi les choix
00:53:09ils sont aujourd'hui
00:53:10à préserver ce dont on a hérité
00:53:12c'est là qu'on a un devoir
00:53:13c'est là qu'on a une obligation
00:53:14une obligation politique
00:53:15vis-à-vis des générations
00:53:17qui viennent
00:53:17on ne peut pas laisser
00:53:18s'effondrer littéralement
00:53:20littéralement
00:53:21des monuments
00:53:22au cœur de nos villages
00:53:23on ne peut pas laisser
00:53:24le Louvre
00:53:26se faire cambrioler
00:53:27en plein jour
00:53:27un dimanche matin
00:53:28en 7 minutes
00:53:29sans que ce soit un scandale
00:53:30Mathieu Bancreté
00:53:30et ensuite Marc Menand
00:53:31et Logité
00:53:32En une seconde simplement
00:53:34je crois que vous êtes
00:53:34philosophe de formation
00:53:35si je ne me trompe pas
00:53:36est-ce que derrière ça
00:53:37il n'y a pas
00:53:38une dimension philosophique
00:53:39dans le rapport au patrimoine
00:53:40le patrimoine nous engage
00:53:41le patrimoine c'est le déjà là
00:53:43le patrimoine
00:53:43c'est ce qu'on ne crée pas
00:53:45spontanément
00:53:45avec notre propre génie créateur
00:53:46c'est ce qui nous inscrit
00:53:48dans une continuité
00:53:48est-ce que finalement
00:53:49le patrimoine
00:53:50ce n'est pas tout ce que
00:53:50notre époque déteste ?
00:53:52Malheureusement
00:53:52exactement
00:53:53je pense qu'il y a
00:53:53une forme de psychanalyse
00:53:54collective à avoir
00:53:55derrière tout ça
00:53:56c'est que
00:53:57c'est une forme de
00:53:58ne pas protéger le patrimoine
00:53:59c'est forcément une forme
00:54:00de renoncement
00:54:00à notre passé commun
00:54:01à ce qui nous a rassemblés
00:54:03à un moment donné
00:54:04autour de choses essentielles
00:54:05et c'est aussi
00:54:08le refus de protéger le patrimoine
00:54:09ce déni là
00:54:11c'est le signe d'un pays
00:54:12qui n'arrive pas
00:54:13à se tourner vers l'avenir
00:54:13en fait il faut qu'on arrive
00:54:14à expliquer
00:54:16que voilà
00:54:16le patrimoine
00:54:17c'est pas juste
00:54:18un vestige du passé
00:54:19c'est pas un objet de musée
00:54:20c'est ce qui doit nous pousser
00:54:21collectivement vers l'avenir
00:54:23ce sont des racines
00:54:25et le protéger
00:54:26se dire
00:54:26qu'est-ce qui est utile
00:54:27qu'est-ce qui est essentiel
00:54:28même pour nous
00:54:29qu'est-ce qu'on a envie
00:54:29de partager en commun demain
00:54:31c'est la vision du patrimoine
00:54:32et c'est pour ça
00:54:32que je pense que c'est plus utile
00:54:33de protéger le patrimoine
00:54:35que d'aller financer
00:54:36un festival militant lambda
00:54:40qui voilà
00:54:40finalement fait plaisir
00:54:41à une petite minorité de gens
00:54:43je pense que c'est pas ça
00:54:44le sens de la culture
00:54:44Monsieur le ministre
00:54:45Marc Menon vous pose
00:54:46la dernière question
00:54:47et vous répondrez
00:54:47après le JT 20h
00:54:49Est-ce que l'on n'est pas
00:54:50à une époque
00:54:51où on a l'esprit fonctionnaire
00:54:52c'est-à-dire qu'on a ces gens
00:54:54qui prennent la direction
00:54:55et puis éventuellement
00:54:57ils font de très beaux rapports
00:54:58qu'ils transmettent à l'autre
00:54:59qu'ils les regardent à peine
00:55:00et on a passé des mois
00:55:02pour remplir ce rapport
00:55:03et à la fin ça aboutit à rien
00:55:05Voilà
00:55:05Monsieur le ministre
00:55:06vous répond
00:55:06juste après le JT
00:55:07puisqu'il est 20h pile
00:55:09on vous laisse le mot de la fin
00:55:10dans un instant
00:55:11Alexandre Portier
00:55:12tout de suite
00:55:13le JT
00:55:15avec Mickaël Dorian
00:55:16Rebonsoir Christine
00:55:17Bonsoir à tous
00:55:18Laurence Descartes
00:55:19jette l'éponge
00:55:20la présidente du Louvre
00:55:21a remis sa démission
00:55:22à Emmanuel Macron
00:55:23qui l'a accepté
00:55:24le chef de l'Etat
00:55:25salue un acte de responsabilité
00:55:27dans un moment
00:55:27où le plus grand musée du monde
00:55:29a besoin d'une nouvelle
00:55:30impulsion forte
00:55:30précise l'Elysée
00:55:32dans un communiqué
00:55:33le 19 octobre dernier
00:55:34le Louvre a été secoué
00:55:35par un spectaculaire cambriolage
00:55:37la star du PSG
00:55:39Ashraf Hakimi
00:55:40renvoyait en procès pour viol
00:55:41accusation portée
00:55:42par une jeune femme
00:55:43qui raconte avoir été violée
00:55:44chez lui
00:55:44dans les Hauts-de-Seine
00:55:45en février 2023
00:55:47lui assure n'avoir fait
00:55:48que l'embrasser
00:55:48en mars 2023
00:55:50l'international marocain
00:55:51avait été mis en examen
00:55:52puis placé sous contrôle judiciaire
00:55:54c'est entre les mains
00:55:55de la justice
00:55:56a déclaré l'entraîneur
00:55:57du PSG
00:55:58Louis Sénriquet
00:55:58en conférence de presse
00:55:59à la veille du barrage
00:56:00retour de Ligue des Champions
00:56:01face à Monaco
00:56:02et puis une tempête de neige
00:56:04d'une ampleur exceptionnelle
00:56:05frappe actuellement
00:56:06le nord-est des Etats-Unis
00:56:07il est tombé par endroits
00:56:08jusqu'à 90 cm
00:56:10de poudreuse
00:56:11avec des bourrasques
00:56:12atteignant les 90 km heure
00:56:13conséquence de cette tempête
00:56:15quelques 570 000 foyers
00:56:17étaient privés d'électricité
00:56:18hier soir
00:56:18lors d'une conférence de presse
00:56:20le maire de New York
00:56:21Zoran Mamdani
00:56:22a annoncé que le pire
00:56:23était passé
00:56:24Merci beaucoup
00:56:25Mickaël Dorian
00:56:26dans un instant
00:56:27le mot de la fin
00:56:27avec Alexandre Portier
00:56:29suite à la démission
00:56:29de Laurence Descartes
00:56:31mais d'abord
00:56:31Valérie Haïer
00:56:32la chef des macronistes
00:56:34au Parlement européen
00:56:35a publié hier
00:56:36cette déclaration
00:56:37sur AX
00:56:37je cite
00:56:38depuis le premier jour
00:56:39de l'invasion russe
00:56:41le groupe Renew Europe
00:56:42est aux côtés
00:56:43du peuple irakien
00:56:44l'Union Européenne
00:56:46l'Union Européenne
00:56:46pardon
00:56:47l'Union Européenne
00:56:49l'Union Européenne
00:56:51est aujourd'hui
00:56:51le premier soutien
00:56:53de l'Ukraine
00:56:54soyons fiers
00:56:55d'aider
00:56:56ceux qui nous protègent
00:56:57être européen
00:56:58c'est être
00:56:59ukrainien
00:57:00cela va
00:57:00ukrainie
00:57:01que comprendre
00:57:02Mathieu Bocoté
00:57:03de cette déclaration
00:57:05alors il va de soi
00:57:06aujourd'hui
00:57:06qu'on marque notre solidarité
00:57:08avec l'Ukraine
00:57:08qui en doutera
00:57:09encore une fois
00:57:10mais Valérie
00:57:12va un peu plus loin
00:57:13pour ne pas dire
00:57:14beaucoup plus loin
00:57:15que je sache
00:57:16l'Ukraine n'est pas
00:57:16membre de l'Union Européenne
00:57:17l'Ukraine n'est pas
00:57:18membre de l'OTAN
00:57:19décréter que nous sommes
00:57:20ukrainiens aujourd'hui
00:57:21c'est pas simplement
00:57:22jouer à Kennedy
00:57:23à Berlin au début
00:57:24des années 60
00:57:24ça consiste à
00:57:26presque une forme
00:57:26d'annexion
00:57:27symbolique
00:57:28et juridique peut-être
00:57:29parce qu'apparemment
00:57:30ça nous engage
00:57:30d'un pays
00:57:31qui est dans une zone
00:57:32de conflit
00:57:33aujourd'hui
00:57:33avec la Russie
00:57:35concrètement
00:57:35l'Ukraine est en guerre
00:57:37avec la Russie
00:57:37est-ce que nous sommes
00:57:38si nous sommes ukrainiens
00:57:39je cite
00:57:40être européen
00:57:41c'est être ukrainien
00:57:44c'est-à-dire que nous sommes
00:57:45aussi en guerre
00:57:45avec la Russie
00:57:46si oui
00:57:47qu'est-ce que cela veut dire
00:57:48concrètement
00:57:48si être européen
00:57:50c'est être ukrainien
00:57:51est-ce que cela veut dire
00:57:51qu'être européen
00:57:52c'est aujourd'hui
00:57:53accepter la prochaine étape
00:57:54du conflit
00:57:55entre les deux
00:57:56est-ce que Valérie Ayet
00:57:57ici ne donne pas raison
00:57:58à ceux qui accusent
00:57:59quelquefois
00:57:59l'Union Européenne
00:58:00et ses partisans
00:58:02de bellicisme
00:58:05autre élément
00:58:06il y a quelque chose
00:58:07d'étonnant
00:58:07à voir l'Union Européenne
00:58:08qui ne cesse de valoriser
00:58:09l'Europe
00:58:10comme identité de référence
00:58:11soudainement
00:58:12accepter une identité nationale
00:58:13et même nationaliste
00:58:14dans la mesure
00:58:15où il s'agit
00:58:15de l'Ukraine
00:58:16donc le front est
00:58:18passionne avec l'Ukraine
00:58:19mais la défense
00:58:20des frontières au sud
00:58:21avec le sud
00:58:21qui remonte vers le nord
00:58:22intéresse moins
00:58:23on a l'impression
00:58:24qu'une partie
00:58:25de l'extrême centre
00:58:25aujourd'hui
00:58:26son prestige
00:58:27dépend de son espèce
00:58:28de néoconservatisme européen
00:58:30qui consiste à dire
00:58:31nous menons
00:58:31la croisade démocratique
00:58:33en Ukraine aujourd'hui
00:58:34c'est une bataille légitime
00:58:35mais je le redis
00:58:36est-ce que le pouvoir
00:58:37de l'extrême centre
00:58:38ne dépend pas aujourd'hui
00:58:39en Europe
00:58:39de son instrumentalisation
00:58:41du conflit ukrainien
00:58:43dans la mesure
00:58:44où ça permet
00:58:45de traiter tous les adversaires
00:58:46de traîtres
00:58:47de félons
00:58:47de vendus
00:58:48à tel ou tel capital
00:58:50donc dans la mesure
00:58:51où l'extrême centre
00:58:52se maintient au pouvoir
00:58:53grâce à ce conflit
00:58:54on peut en tirer
00:58:55quelques conclusions
00:58:56peut-être
00:58:56sur leur désir de paix
00:58:57à suivre
00:58:58merci beaucoup
00:59:00mon cher Mathieu
00:59:01monsieur le ministre
00:59:02Alexandre Portier
00:59:03ancien ministre délégué
00:59:04chargé de la réussite scolaire
00:59:05et président de la commission
00:59:07culturelle
00:59:08à l'Assemblée nationale
00:59:10dernière question
00:59:10pour répondre
00:59:11à Marc Menand
00:59:12après la démission
00:59:12de Laurence Descartes
00:59:14le mot de la fin
00:59:14merci
00:59:15c'est une question
00:59:16vraiment importante
00:59:17ce qui m'a effaré
00:59:19finalement
00:59:19dans cette commission
00:59:20d'enquête jusqu'ici
00:59:21c'est de découvrir
00:59:22le nombre d'alertes
00:59:23qui avaient été lancées
00:59:24depuis des années
00:59:25notamment les premiers rapports
00:59:26qui alertent
00:59:27drastiquement
00:59:28et sévèrement
00:59:29sur la situation sécuritaire
00:59:30du Louvre
00:59:30datent de 2017
00:59:32et quand vous regardez
00:59:33huit ans après
00:59:33qu'est-ce qui a changé ?
00:59:34quasiment rien
00:59:35c'est ça le naufrage
00:59:36le naufrage
00:59:37mais vous avez été là
00:59:38en tout cas
00:59:39pour tenir
00:59:40cette commission d'enquête
00:59:41merci d'avoir été
00:59:43notre invitée
00:59:43en exclusivité
00:59:44après la démission
00:59:45de Laurence Descartes
00:59:47présidente du musée du Louvre
00:59:48l'heure des produits
00:59:48Pascal Pau
00:59:49merci à tous
00:59:49merci beaucoup Nicolas
00:59:50pour vous m'ont dit
00:59:51merci à vous
00:59:51demain je ne suis pas là
00:59:52mais c'est pas bien grave
00:59:53je suis là lundi
00:59:54donc demain après-demain
00:59:56demain après-demain
00:59:57merci à tous
00:59:58je vous en pricique
01:00:00merci à tous
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