- il y a 6 semaines
- #120minutesinfo
Les invités de Julien Pasquet débattent de l'actualité dans #120MinutesInfo du lundi au vendredi.
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00:00:00Dis-moi, bonjour à tous, très heureux de vous retrouver à 15h pile sur l'antenne de CNews.
00:00:07On vous accompagne jusqu'à 17h et on va tout de suite donner la priorité à ce qui se passe
00:00:11en direct
00:00:11puisque le président des Etats-Unis depuis le sommet de l'OTAN est en train de s'exprimer
00:00:15avec de nouvelles velléités à l'encontre de l'Iran malgré les négociations des derniers jours.
00:00:20Écoutez-le.
00:00:21Plus de Russes, je crois, mais ce sont des personnes.
00:00:28Et ce sont des personnes qui se ressemblent beaucoup, vous savez, les Russes et les Ukrainiens.
00:00:34Et ils pourraient s'entendre.
00:00:37Mais c'est une sale guerre, vraiment.
00:00:42Parmi ces 35 000, ce sont surtout des soldats.
00:00:45J'ai vu les photos du champ de bataille, c'est horrible.
00:00:48Ils pensent que c'est horrible. Nous sommes tous convaincus que c'est horrible.
00:00:51Et le président veut qu'on en termine.
00:00:53Et je crois que le président Poutine veut aussi qu'on en termine.
00:00:56Et cela doit bien se passer.
00:01:03Quelle est votre évaluation des frappes de l'Ukraine sur la Russie ?
00:01:08D'où venez-vous d'Ukraine ?
00:01:11Essayez de reformuler la question, s'il vous plaît.
00:01:16L'Ukraine a frappé des usines militaires russes.
00:01:22Et ces usines se retrouvent sans gaz, sans pétrole.
00:01:29Oui, on a parlé de la capacité de l'Ukraine de frapper plus en profondeur dans la Russie.
00:01:36Je crois que c'est ce qui a vraiment changé ces derniers mois,
00:01:38que les Russes ont plus de difficultés à défendre leur espace aérien.
00:01:43Et nous espérons que cela ouvre des possibilités de négociation pour la fin de la guerre.
00:01:47C'est une escalade, c'est vrai.
00:01:49Mais c'est une escalade qui peut mener à une fin du conflit.
00:01:57Vous pensez que M. Poutine veuille négocier ?
00:02:01Moi, je viens d'Ukraine.
00:02:05Je lui ai parlé, j'ai parlé au président Zelensky.
00:02:09Et c'est tout ce que je fais depuis toujours.
00:02:13Je fais des accords, je conclue des accords.
00:02:16Et en tant que président, je conclue des accords.
00:02:18Au final, c'est la même chose.
00:02:20C'est ce que je fais.
00:02:23Et je le fais bien.
00:02:24Je sais pourquoi les gens veulent arriver à un accord.
00:02:28Et je pense que c'est le cas de M. Poutine, qu'il veut arriver à un accord.
00:02:32Et M. Zelensky veut également pouvoir arriver au point où il peut reconstruire ce pays,
00:02:36au lieu d'avoir tous ses morts et cette destruction.
00:02:39L'Ukraine a un potentiel énorme, et il le comprend.
00:02:43Et nous en avons parlé.
00:02:44Il parle de cela plus qu'il parle de la guerre, d'ailleurs.
00:02:49Je pense que c'est sans doute un sujet qui est plus intéressant pour lui.
00:02:54Et c'est ça qui est beau.
00:02:56Je pense qu'il va reconstruire un beau pays.
00:03:00Et nous, nous avons des enjeux dans ce pays, puisque nous avons des territoires avec des minerais.
00:03:07Il s'agit des meilleures terres dans le monde pour les terres humains.
00:03:15Et je me réjouis de prendre vos terres humains.
00:03:23C'est l'un de mes soldats favoris.
00:03:27Vous allez bien ?
00:03:29On l'a déjà vu dans des réunions.
00:03:32Et il fait un excellent travail.
00:03:34Un héros.
00:03:39Monsieur le Président, est-ce que vous allez permettre à l'Europe de fabriquer des intercepteurs de patriotes ?
00:03:52Par rapport à l'Ukraine ?
00:03:54Oui, eh bien, on peut en parler, vous savez.
00:03:56Il s'agit d'une arme défensive, ce qui me plaît, plus qu'une arme offensive.
00:04:05Donc, nous avons un porte-avions qui est l'un des plus beaux au monde, le porte-avions Abraham Lincoln.
00:04:13Et hier, je leur disais, il y avait 111 missiles qui ont été portés par l'Iran.
00:04:25111 missiles qui ont été lancés sur nos cibles.
00:04:33Et chacun de ces missiles a pu être intercepté.
00:04:40Donc, de ces 111 missiles, chacun a pu être détruit avant qu'ils ne fassent des dégâts.
00:04:52Donc, sur une période d'une heure, ces missiles arrivent, déferlent.
00:04:57Et nous avons pu les éliminer tous.
00:05:01Donc, on va parler de ça, vous savez, ces entreprises qui fabriquent le Patriot, les Tamaroc, les différents missiles qui
00:05:12font des excellentes armes.
00:05:16Donc, nous sommes très bien équipés.
00:05:18Vous l'avez vu avec le Venezuela, vous l'avez vu avec l'Iran, d'ailleurs.
00:05:23Leurs forces de l'air sont anéanties, leur marine est anéantie.
00:05:33Et nous voulons pouvoir donner le droit de fabriquer des Patriots.
00:05:39C'est très complexe, mais je pense que vous allez y arriver.
00:05:43Nous allons en parler, et l'entreprise qui fabrique, c'est Patriot, qui aujourd'hui est en train de construire
00:05:49quatre usines supplémentaires.
00:05:52Puisque si vous passez commande pour un Patriot, il faut attendre plusieurs mois.
00:05:58Et nous avons certains équipements en surplus, mais il s'agit d'équipements d'élite dont vous n'avez pas
00:06:07forcément besoin.
00:06:09Ici, nous allons vous donner la licence pour que vous puissiez commencer à fabriquer des Patriots, pour ne pas qu
00:06:16'ils puissent se plaindre qu'on ne leur donne rien.
00:06:20Alors, on n'a pas encore informé l'entreprise, mais je suis sûre qu'ils seront ravis.
00:06:26Et vous devriez être capables de le faire.
00:06:30La plupart des pays y arrivent.
00:06:36Et vous en serez capables.
00:06:38Et ce que j'aime dans leur tactique, c'est que c'est une tactique défensive plutôt qu'offensive.
00:06:45Et effectivement, c'est l'un des sujets dans lesquels vous voulez parler.
00:06:51Est-ce que la fin du cessez-le-feu veut dire que nous revenons à une guerre ?
00:06:59Ils ont violé l'accord, ils ont menti, ils nous ont trompés, ils tuent des gens, ils ont tué des
00:07:05gens, ils tuent des gens depuis 47 ans.
00:07:08Nous avons perdu 200 personnes, nous-mêmes.
00:07:13Pendant 47 ans, aucun président n'a fait quoi que ce soit.
00:07:19Obama, d'ailleurs, en fait, leur a donné beaucoup d'argent.
00:07:25Puisqu'il leur a donné un avion rempli d'argent, 1,7 milliard de dollars.
00:07:33Il a rempli un Boeing 757, un très bel avion, qui était rempli d'argent, rempli de billets.
00:07:43Ils ont pris tout l'argent liquide disponible dans les banques de Virginie, du Maryland, etc., pour envoyer cet avion
00:07:54rempli d'argent liquide de billets.
00:08:00Et puis, en plus de tout cela, ils leur ont donné des milliards et des milliards de dollars.
00:08:08Et d'ailleurs, ils l'ont donné au mauvais pays, honnêtement.
00:08:17L'accord Obama sur le nucléaire est l'un des pires tragédies qui est pu t'arriver au Moyen-Orient.
00:08:29Cet accord nous a retardés.
00:08:34Ils ont vraiment choisi le mauvais pays.
00:08:41L'accord de Vienne, j'appelle cela l'accord de dégâts, de pertes, parce qu'il a généré des pertes
00:08:54énormes.
00:08:57Notre accord, c'est un mur face à une arme nucléaire.
00:09:02Leur accord, c'était une route ouverte vers l'arme nucléaire.
00:09:08Et vous savez peut-être qu'on n'aura pas d'accord officiel, et ce sera plus facile, parce que
00:09:14ces personnes, eh bien, elles mentent complètement.
00:09:19Pendant une minute dans la salle, ils sont d'accord, et puis après, ils vont dire à la presse qu
00:09:25'ils n'ont jamais discuté de ces sujets.
00:09:30Alors, c'est un mensonge, puisque 99% du sujet de nos conversations, c'est cette dénucléarisation.
00:09:39Donc, si vous demandez à notre personnel, Steve, Jared, vous savez, ils connaissent très bien le sujet.
00:09:47J'ai vraiment bien choisi mon équipe.
00:09:51Vous savez, on a réglé sept guerres déjà, donc avec des personnes compétentes.
00:09:56Steve, Jared, ce sont des personnes exceptionnelles, et on va voir ce qu'il se passe.
00:10:02Mais ce que j'ai à dire, c'est que l'Iran s'est mal comporté pendant 47 ans,
00:10:07a tué nos soldats, nos citoyens, a tué des personnes partout, au Moyen-Orient et ailleurs.
00:10:15Et ces bombes, ces attentats étaient leur façon préférée de faire des dommages.
00:10:26Ils attachaient des bombes en dessous de camions et les faisaient exploser.
00:10:34Et il y a des jeunes aujourd'hui qui ne peuvent plus marcher, parce qu'ils n'ont plus de
00:10:38jambes,
00:10:38qui ont été essoufflées par ces bombes, leurs jambes, leurs bras, leurs visages.
00:10:45Mais ils sont encore en vie.
00:10:46Ils vivent en enfer.
00:10:49Leur vie a complètement basculé à cause de l'Iran.
00:10:53Et 96% des personnes qui ont été touchées de la sorte ont été frappées par des bombes fabriquées en
00:11:01Iran.
00:11:07Monsieur le Président, vous avez dit que le Président Poutine est prêt à mettre un terme à cette guerre.
00:11:12Mais si ce n'est pas le cas, êtes-vous prêt à faire pression sur la Russie ?
00:11:17Oui, nous avons fait pression sur la Russie.
00:11:19Beaucoup de pression sur le Président Poutine.
00:11:22Je ne pense pas qu'il soit satisfait par ce qu'il se passe.
00:11:26Pas satisfait du tout.
00:11:28Il y a beaucoup de pression sur le Président Poutine.
00:11:33Je pense que tout le monde fait pression.
00:11:34Monsieur le Président, des remarques sur les garanties de sécurité pour l'Ukraine ?
00:11:47Nous voulons qu'il y ait des sécurités de garantie.
00:11:50Nous voulons sauver des vies.
00:11:52Alors l'Ukraine est un pays très éloigné.
00:11:54Nous sommes séparés par un océan.
00:11:55Mais nous voulons quand même sauver des vies.
00:11:57Il y a beaucoup de vies perdues actuellement.
00:12:00C'est un pays avec un grand potentiel, un potentiel énorme.
00:12:08Et si on pouvait utiliser toute cette puissance pour reconstruire le pays plutôt que pour le détruire,
00:12:14le pays s'en porterait extrêmement bien.
00:12:19La Russie consacre beaucoup d'énergie pour faire ce qu'elle fait actuellement.
00:12:25Il y a une question pour le Président Zelensky ?
00:12:30Avez-vous une question pour le Président Zelensky ?
00:12:35Sinon c'est moi qui lui pose une question.
00:12:38Vous avez qualifié la Russie de tigre de papier.
00:12:44Formulez votre question, s'il vous plaît.
00:12:55Quand est-ce que la guerre va se terminer ?
00:13:00C'est une question pour le Président Poutine.
00:13:03Monsieur le Président, quel est le statut de la guerre entre l'Ukraine et l'Ukraine ?
00:13:11Ce que je vais vous dire, c'est que le Président Poutine veut que cette guerre se termine.
00:13:17Elle veut qu'elle se termine bientôt.
00:13:20Je lui ai demandé, nous en avons parlé, nous parlons souvent.
00:13:23Un petit peu moins souvent que je ne parle avec le Président Zelensky, mais notre relation est très bonne.
00:13:29Je parle souvent avec le Président Poutine et qu'il veut mettre un terme à cette guerre.
00:13:36Tout le monde ne le croit pas quand je dis ça.
00:13:40Quelles sont les conditions énoncées par le Président Poutine ?
00:13:43Il y avait des conditions énoncées, mais je pense qu'elles ont changé depuis.
00:13:47Oui, et je pense que la situation va s'améliorer en faveur des intérêts ukrainiens.
00:13:59Cette guerre n'aurait jamais dû avoir lieu.
00:14:01Et si j'avais été Président il y a longtemps, elle n'aurait jamais eu lieu.
00:14:04C'est vraiment dommage.
00:14:12Mais je pense qu'autant le Président Zelensky que le Président Poutine veulent que cette guerre s'arrête.
00:14:19Mais vous pouvez lui demander directement.
00:14:21Je ne sais pas.
00:14:32Je ne connais pas les conditions de Poutine.
00:14:35pour mettre un terme à la guerre.
00:14:38Je pense que ces conditions changent fréquemment.
00:14:43Puisqu'au début de sa guerre d'invasion, il était dans une position plus forte.
00:14:50Mais cette force est de moins en moins présente.
00:14:53Il perd l'avantage.
00:14:55Et donc nous ne sommes plus sur un pied d'égalité en termes de chiffres.
00:15:05Maintenant, l'issue de la guerre ne sera pas déterminée seulement par le nombre de personnes qui se battent.
00:15:09Ce n'est plus seulement une question de chiffres.
00:15:13Nous avons fait beaucoup de progrès sur le plan technologique.
00:15:19des progrès rapides sur de nombreux plans.
00:15:24Nous avons dû prendre des décisions difficiles, mais fortes.
00:15:27Et nous avançons rapidement.
00:15:29Et je pense que maintenant, nous avons l'avantage.
00:15:33Pas complètement, mais nous commençons à prendre l'avantage.
00:15:36C'est ce que nous essayons de faire sur le champ de bataille.
00:15:40Et c'est pour ça que nous avons commencé à reprendre le contrôle du champ de bataille.
00:15:44Et c'est très important.
00:15:46C'est difficile à faire quand on a moins de soldats, de repousser l'ennemi.
00:15:50Mais nous savons comment le faire.
00:15:53Nous avons la logistique militaire pour le faire.
00:15:56Nous avons plus de carburant et nous perdons moins de soldats.
00:16:01C'est là la différence principale.
00:16:04Et puis il a beaucoup de soutien.
00:16:06Je viens de quitter une salle avec beaucoup de dirigeants européens
00:16:14qui soutiennent l'Ukraine.
00:16:17Oui, ils soutiennent l'Ukraine.
00:16:20Un soutien très fort.
00:16:26Lorsque je parle avec le président Poutine, je lui demande
00:16:29« Où est-ce que vous voulez que nous nous rencontrions ? »
00:16:32Il me dit « Moscou, on ne peut pas se rencontrer à Moscou. »
00:16:36C'est tout ce qu'il peut proposer.
00:16:41Mais nous allons nous rencontrer avec Zelensky.
00:16:44Et nous allons trouver une solution.
00:16:46Et j'espère que nous allons trouver une solution rapidement
00:16:49pour sauver des vies et pour reconstruire le pays.
00:16:54Un pays avec un potentiel exceptionnel.
00:16:58Avez-vous une date ?
00:17:00Non, je n'ai pas de date.
00:17:03Le président Poutine veut que nous nous rencontrions à Moscou.
00:17:06Je lui ai dit « Je ne pense pas.
00:17:08Je me mets à la place de président Zelensky.
00:17:12Je ne pense pas que nous puissions nous rendre à Moscou.
00:17:14Pourriez-vous aller à Moscou ? »
00:17:16Ce serait un petit peu compliqué.
00:17:18Notamment à cause des drones.
00:17:24Vous y riez ?
00:17:28Je ne veux même pas vous poser cette question.
00:17:38Comment garantir la sécurité pour l'Ukraine ?
00:17:43Comment faire en sorte que la Russie n'attaque plus jamais l'Ukraine ?
00:17:47A l'avenir, il faut un accord.
00:17:49Il faut des garanties de sécurité.
00:17:53La Russie a beaucoup de respect pour les Etats-Unis.
00:17:56Et nous allons trouver des garanties de sécurité.
00:17:59Nous allons conclure un accord.
00:18:01Et l'Europe va suivre cela de très près.
00:18:04Nous allons les aider.
00:18:06Nous sommes en train de déterminer un lot de garanties de sécurité.
00:18:10Je n'ai pas encore de date.
00:18:12Mais nous allons conclure un accord.
00:18:13La Russie sera ravie et pourra passer à autre chose.
00:18:18C'est un pays avec beaucoup de potentiel également.
00:18:22Beaucoup de territoires très intéressants, très riches.
00:18:26Un potentiel énorme.
00:18:33Est-ce qu'ils vont réattaquer ? Je ne pense pas à l'avenir.
00:18:38Cela fait presque cinq ans maintenant.
00:18:40Qui aurait cru ?
00:18:43C'est un pays fort.
00:18:44La Russie est un pays très grand.
00:18:53Question sur les missiles patriotes.
00:18:56Le président Zelensky a dit qu'il en avait besoin.
00:19:00De nombreux Ukrainiens ont perdu la vie.
00:19:04Combien de temps cet accord va-t-il prendre ?
00:19:07Pouvez-vous les fournir à l'Ukraine immédiatement ?
00:19:09Nous avons des missiles patriotes, mais nous n'en avons pas assez.
00:19:13On en a besoin aussi, nous.
00:19:15Nous pourrons en fournir quelques-uns.
00:19:17Mais je pense que l'Ukraine peut les produire elle-même assez rapidement.
00:19:22En partenariat avec des entreprises.
00:19:25Ils ont les capacités technologiques de grande technologie.
00:19:42Je préfère attendre que la guerre soit finie.
00:19:46Je ne suis pas sûre que l'équipe des services secrets qui m'entend sur leur avis.
00:19:57Kiev, par exemple.
00:20:00J'aimerais pouvoir y aller avant qu'elle soit complètement détruite.
00:20:03C'est une ville magnifique.
00:20:05Mais oui, je pourrais.
00:20:12Avez-vous une date en tête pour l'accord ?
00:20:14Non, je n'ai pas de date butoir.
00:20:16Il se passe trop de choses.
00:20:18Mais je pense que nous allons conclure un accord.
00:20:21J'ai bon espoir.
00:20:23Nous avons conclu des accords avec l'Azerbaïdjan, par exemple.
00:20:27Des conflits qui duraient depuis 32 ans, par exemple.
00:20:32Huit guerres.
00:20:33Nous avons mis un terme à huit guerres.
00:20:37Vous vous rendez compte ?
00:20:39Le Congo et le Rwanda.
00:20:4014 millions de morts.
00:20:44Tu es à coups de machette.
00:20:46C'était une horreur.
00:20:48Nous avons trouvé une solution.
00:20:52Nous avons conclu des accords impossibles.
00:20:55L'Inde et le Pakistan, par exemple.
00:20:59Un conflit que nous avons réglé.
00:21:03Nous réglons des conflits.
00:21:05Et une fois que les conflits sont réglés, généralement, les anciens belligérants ne veulent pas recommencer.
00:21:12Et je pense qu'il y a besoin de garanties de sécurité pour l'Ukraine.
00:21:18C'est important.
00:21:20Oui, d'après le président Zelensky, c'est très important.
00:21:23Oui, les garanties de sécurité sont extrêmement importantes.
00:21:26Comme l'a dit le président Trump, le système des patriotes est un des plus efficaces au monde.
00:21:36À l'heure actuelle, le plus efficace.
00:21:45Et nous sommes très intéressés.
00:21:47Et nous avons beaucoup de respect pour tous nos autres partenaires, tous nos autres alliés.
00:21:51Vous l'avez bien vu, au Venezuela.
00:21:58Il nous a suffi d'un hélicoptère.
00:22:04Nous avons évité de grands dégâts.
00:22:09Peu de gens auraient réussi à faire ce que nous avons fait.
00:22:14L'atterrissage a été compliqué.
00:22:20Grâce à un de nos soldats.
00:22:23Et nous l'avons récompensé avec une médaille nationale.
00:22:28Le président Zelensky veut faire la même chose.
00:22:30Et nous allons faire la même chose.
00:22:32Voilà pour l'essentiel de cette conférence de presse commune entre Donald Trump et Volodymyr Zelensky.
00:22:37Depuis le sommet de l'OTAN à Ankara.
00:22:39Le sujet de l'Iran et les hostilités qui pourraient donc largement reprendre.
00:22:44On l'a bien compris.
00:22:45Et puis, Volodymyr Zelensky et Donald Trump qui ont pris le temps d'évoquer le sujet russo-ukrainien également.
00:22:50Voilà ce que l'on pouvait retenir.
00:22:51On va marquer une courte pause.
00:22:53La première de ce 120 minutes.
00:22:54Et on va revenir à des sujets franco-français.
00:22:56Et bien sûr, ce premier déplacement de la candidate pour la présidentielle 2027, Marine Le Pen.
00:23:02Avec Jordan Bardella.
00:23:03Aujourd'hui dans la Sarthe, on vous dit tout et on décrypte cela.
00:23:05A tout de suite.
00:23:10120 minutes infos sur CNews en direct.
00:23:12Presque 15h30.
00:23:13Merci de nous rejoindre avant d'évoquer nos grands thèmes d'actualité.
00:23:16Et bien sûr, cette entrée en campagne de Marine Le Pen.
00:23:18Le JT de la rédaction avec Margot Siffer.
00:23:20Bonjour chère Margot.
00:23:21Bonjour.
00:23:21A la une du journal de la rédaction, ce drame.
00:23:23Ce matin, en Savoie, un sapeur-pompier volontaire de 22 ans a perdu la vie alors qu'il luttait contre
00:23:28un feu de forêt.
00:23:29Il s'agit du caporal Baptiste Gerfaux-Valentin.
00:23:32Il a été percuté par des rochers qui ont chuté.
00:23:35Marie-Victoire Dieudonné, vous êtes sur place à Bozelle, en Savoie.
00:23:39Quelles sont les précisions dont vous disposez ?
00:23:43Eh bien écoutez, en effet, l'identité de ce carapal a donc été donnée.
00:23:50Ce jeune homme de 22 ans, originaire d'Alberville, était donc depuis quelques mois, quelques temps engagé dans cette unité.
00:24:01Concrètement, il a en effet chuté dans un ravin après que des pierres se soient déversées sur lui.
00:24:08Alors évidemment, ici à Bozelle et dans toute la Savoie, c'est énormément d'émotions, du deuil, du deuil pour
00:24:14sa famille,
00:24:15mais aussi pour les sapeurs-pompiers qui sont mobilisés, qui sont endeuillés, mais qui doivent toujours, toujours lutter.
00:24:21Car le feu que vous pouvez apercevoir est toujours ici, est toujours en train de gagner du terrain.
00:24:28Depuis tout à l'heure, un hélicoptère bombardé d'eau projette de l'eau du lac situé à quelques mètres
00:24:35d'ici,
00:24:36jusque sur les flancs de cette montagne.
00:24:38Une montagne particulièrement inaccessible.
00:24:42Évidemment, une montagne avec beaucoup de dénivelé.
00:24:44La préfète appelle évidemment à beaucoup de vigilance pendant que les sapeurs-pompiers continuent de mûter.
00:24:50Merci beaucoup Marie-Victoire Dieudonné en direct depuis la Savoie.
00:24:54Et ces incendies causés évidemment par les fortes chaleurs, l'hexagone touchée par une troisième vague caniculaire qui gagne du
00:25:00terrain, Margot.
00:25:01Avec les fortes chaleurs qui étouffent la quasi-totalité du pays,
00:25:04elles progressent désormais vers le nord et l'est de la France.
00:25:0767 départements placés en vigilance orange canicule.
00:25:10Et à noter, Cuberitz et Deliveroo suspenderont leur livraison en cas d'alerte rouge.
00:25:15C'est enregistré.
00:25:17À l'international, après la reprise des hostilités entre Washington et Téhéran,
00:25:21on l'a entendu il y a quelques instants, Donald Trump l'affirme, le cessez-le-feu avec l'Iran
00:25:25est terminé.
00:25:26Les Etats-Unis vont probablement frapper durement l'Iran ce soir.
00:25:30Le président américain s'est aussi entretenu avec Volodymyr Zelensky.
00:25:34Il estime que les frappes ukrainiennes en Russie pourraient aider à mettre un terme au conflit.
00:25:38Les Etats-Unis vont aussi autoriser l'Ukraine à fabriquer des missiles patriotes.
00:25:44On va montrer nos images de sport.
00:25:46Le match renversant entre l'Argentine et l'Egypte.
00:25:48A tout de suite.
00:25:52Retrouvez votre programme avec la coste L12-12 bleu, le nouveau parfum pour hommes.
00:25:58Vous regardez la chronique sport avec Transcash.
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00:26:07Et Argentine-Suisse, c'est l'affiche du quatrième quart de finale.
00:26:11Après avoir été menée 2-0 jusqu'à la 79e minute,
00:26:15l'Argentine, championne du monde en titre, a finalement renversé 3-2 l'Egypte.
00:26:19Les Suisses se sont quant à eux qualifiés de justesse en battant la Colombie au tir au but.
00:26:24Pas de match ce soir, mais les quart de finale commenceront demain avec le match France-Maroc.
00:26:30Et cette Argentine qui est revenue avec une passe décisive de Messi, l'Argentin qu'on a retrouvé sur ce
00:26:35but incroyable.
00:26:36Et puis en toute fin de rencontre, vous le voyez dans les arrêts de jeu, ce but de la délivrance
00:26:40pour les Argentins qui passent en quart.
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00:27:00Et merci beaucoup à Margot qu'on retrouve dans une trentaine de minutes pour un nouveau journal.
00:27:04Johan Uzaï est avec nous.
00:27:06Vous avez vibré sur ce match de l'Argentiné, je vous comprends.
00:27:09Merci Elodie Auchard du service politique également d'être avec nous pour 7h30.
00:27:13Jean-Christophe Galien, merci d'être là.
00:27:15Merci à Mathieu Devesse du service police-justice.
00:27:17Le président Jean-Claude Dacier est avec nous, notre chroniqueur politique.
00:27:20Et on va entrer bien sûr tout de suite sur cette thématique qui nous tient en haleine depuis 24h maintenant.
00:27:26Une première affiche, ça y est, un slogan tout trouvé, un premier déplacement dans la Sarthe, la machine RN est
00:27:31lancée.
00:27:32Marine Le Pen est donc candidate, elle a débuté sa campagne présidentielle ce matin.
00:27:36Campagne coûte que coûte, condamnée avec la menace d'un bracelet électronique.
00:27:39Mais la chef de file du RN fait le pari d'un pourvoi en cassation suspensif et d'un temps
00:27:43judiciaire
00:27:44qui la tiendra éloignée d'une décision définitive avant mai prochain.
00:27:47Quelle est vraiment la nature du risque-prix ? Qu'en pensent les électeurs ?
00:27:50On va parler, décrypter tous ensemble.
00:27:52D'abord un premier extrait.
00:27:53Marine Le Pen, donc aux côtés de Jordan Bardella dans la Sarthe ce matin.
00:27:56Écoutez-la.
00:27:58Je ne joue pas à la montre.
00:27:59Je suis une citoyenne qui use de ses droits, des droits que l'état de droit,
00:28:06que mes adversaires ont souvent à la bouche, offre à tout justiciable.
00:28:11Et par conséquent, j'effectue un pourvoi car je suis innocent des faits qui me sont reprochés.
00:28:17Et que je saisis l'accord de cassation pour lui soumettre un problème juridique
00:28:22qui est un problème juridique extrêmement sérieux.
00:28:25Mais je vous rappelle que la cour d'appel m'a rendu mon éligibilité.
00:28:29Elle m'a rendu mon éligibilité.
00:28:32Je suis donc aujourd'hui éligible.
00:28:34Et on va revenir sur cette décision, ce choix.
00:28:36Mais d'abord direction Paris, le 16e arrondissement.
00:28:38Puisque Marine Le Pen et Jordan Bardella ont fait le chemin retour vers la capitale
00:28:41et le siège du RN au cœur de Paris.
00:28:43Et donc Maxime Leguay pour une réunion.
00:28:47Après cette longue réunion qui a permis la décision hier,
00:28:51quel est l'objectif du jour dans le camp du RN ?
00:28:57Oui, bonjour Julien.
00:28:59Eh bien, se mettre au travail, au boulot,
00:29:01c'est le mot d'ordre que Marine Le Pen va répéter à ses troupes.
00:29:05Réunis pour une réunion format XXL.
00:29:07C'est le Conseil national élargi qui réunit les principaux cadres du parti.
00:29:12On a vu arriver successivement Jean-Philippe Tanguy, Laurent Jacobelli,
00:29:16Edwige Diaz ou encore Louis Alliot, le maire de Perpignan,
00:29:20pour cette réunion qui sera pilotée notamment par Julien Sanchez,
00:29:24le nouveau directeur de campagne du RN,
00:29:27qui nous a justement précisé que ce Conseil national élargi
00:29:31avait vocation à déterminer les grandes orientations
00:29:34de la stratégie électorale à mettre en oeuvre.
00:29:37On est prêt à aller au combat.
00:29:39Voilà donc pour les mots du cadre du RN.
00:29:42Le trésorier du parti qui nous disait même
00:29:44qu'ils avaient déclenché les procédures pour chercher les prêts,
00:29:48c'est dire qu'on est vraiment dans l'articulation de la campagne.
00:29:51Ça y est, elle est lancée.
00:29:53C'est ce que va répéter Marine Le Pen,
00:29:55qui sera accompagnée évidemment par Jordan Bardella,
00:29:58le président du parti qui est arrivé il y a quelques minutes.
00:30:00Ici, vous voyez que les journalistes ont une nouvelle fois pris d'assaut,
00:30:04ce qui est, vous aurez reconnu, l'ancien siège du RN ici, rue Michel-Ange,
00:30:08parce qu'en tout, ce sont plus de 100 personnes
00:30:11qui seront réunies dans les locaux cet après-midi.
00:30:13Et donc, c'est ce siège, cet ancien siège qui a été privilégié
00:30:16plutôt que le nouveau siège situé rue Cortembert.
00:30:19Voilà donc au boulot, le RN au travail
00:30:21pour cette première réunion de travail de cette campagne.
00:30:25Merci beaucoup pour toutes ces précisions.
00:30:27Maxime Leguet, les équipes CNews,
00:30:28devant le siège du RN, Johan Uzay.
00:30:31On en a beaucoup parlé hier,
00:30:32Marine Le Pen était quasiment enterrée,
00:30:34la voici en lice pour une quatrième campagne présidentielle,
00:30:39une campagne, j'ai l'air presque un combat,
00:30:40parce qu'on a déjà vu d'ailleurs dans cette ville de la Flèche,
00:30:43dans la Sarthe, des militants d'extrême-gauche
00:30:45venir perturber le déplacement qui a été un petit peu écourté.
00:30:47On rentre dans le dur
00:30:48et on a la tonalité de la campagne en même temps.
00:30:50Oui, il est vrai que l'extrême-gauche
00:30:53et la gauche extrême-isée,
00:30:54qui sont si promptes habituellement
00:30:56à demander le respect de l'état de droit,
00:30:59à demander qu'on ne commande surtout pas
00:31:00une décision de justice,
00:31:01là, la commandent précisément
00:31:03et souhaitent précisément
00:31:05que l'état de droit ne soit pas respecté.
00:31:07Parce que la réalité qui les dérange,
00:31:09naturellement, c'est que Marine Le Pen,
00:31:10elle est présumée innocente.
00:31:12Voilà, c'est ainsi.
00:31:13Et le respect de l'état de droit
00:31:15veut que Marine Le Pen
00:31:17soit considérée aujourd'hui comme innocente.
00:31:20En réalité, on voit bien
00:31:21que les extrêmes-gauchistes
00:31:22sont en réalité des tartuffes,
00:31:24puisque c'est faites ce que je dis
00:31:25et pas ce que je fais.
00:31:27Et il est fort à parier
00:31:28que cette campagne ressemble
00:31:33à ce qui s'est passé ce matin à la flèche.
00:31:35Parce que la stratégie de Jean-Luc Mélenchon,
00:31:37parce que ses militants sont allés là-bas
00:31:38à la demande de Jean-Luc Mélenchon.
00:31:40Il y a sur les réseaux sociaux
00:31:41des affiches qui circulent
00:31:42appelant les militants de la France insoumise
00:31:44à aller perturber le déplacement de Marine Le Pen.
00:31:47Donc tout cela a manifestement été orchestré
00:31:49par la France insoumise
00:31:50pour faire en sorte que la campagne
00:31:51de Marine Le Pen
00:31:52ressemble à celle de François Fillon
00:31:54en 2017.
00:31:55Ils ont en fait,
00:31:56l'extrême-gauche ont en fait l'intention
00:31:58de perturber chacun
00:32:00des déplacements de Marine Le Pen
00:32:02pour pourrir sa campagne.
00:32:03Voilà la vision
00:32:05qu'ils ont de la démocratie.
00:32:07Donc tout cela est très inquiétant,
00:32:08naturellement.
00:32:09Et il faudrait,
00:32:10il faudrait que le chef de l'État,
00:32:12par exemple,
00:32:13qui est le garant
00:32:13du bon fonctionnement des institutions,
00:32:15garant de l'indépendance
00:32:16de la justice,
00:32:17rappelle ce que doit être
00:32:19une campagne électorale,
00:32:20rappelle ce qu'est l'État de droit
00:32:22et rappelle,
00:32:23et rappelle, pardon,
00:32:24rappelle à tout le monde
00:32:25que Marine Le Pen
00:32:26est présumée innocente
00:32:27pour que la campagne
00:32:27se déroule
00:32:28du mieux possible.
00:32:29Quand on voit un petit peu
00:32:30la tournure
00:32:31et les éléments de langage
00:32:33des oppositions,
00:32:34on peut décemment croire
00:32:36le contraire
00:32:36sur l'année qui vient.
00:32:38Je fais tourner un petit peu la parole,
00:32:39je voudrais qu'on voit
00:32:39le premier visuel de campagne
00:32:40tout de même
00:32:41de Marine Le Pen
00:32:42qui ne laisse aucune place
00:32:44aux doutes, en effet.
00:32:44On est dans cette idée
00:32:46de renaissance,
00:32:47on n'aurait même pu dire
00:32:48avec cette image quasi christique
00:32:50de résurrection
00:32:51de la part de Marine Le Pen.
00:32:53Qu'est-ce qu'elle vous évoque,
00:32:53Jean-Christophe,
00:32:54cette affiche de campagne ?
00:32:55Alors, elle m'évoque
00:32:56une petite contradiction.
00:32:58Hier, j'ai entendu
00:32:59qu'on avait pour la première fois
00:33:01dans ce pays
00:33:01une campagne plutôt
00:33:02de type américain.
00:33:03On avait un président,
00:33:05une future présidente
00:33:06et un vice-président potentiel
00:33:07parce qu'on parle
00:33:08de Premier ministre
00:33:08mais on sent bien
00:33:09que c'est quelque chose
00:33:09de plus ténu.
00:33:10C'est un ticket, clairement.
00:33:11C'est assez inédit.
00:33:13Et c'est inédit,
00:33:14c'est assez innovant.
00:33:15Est-ce que c'est un ticket
00:33:16qui va tenir
00:33:17et qui tiendra jusqu'au bout ?
00:33:18On l'imagine.
00:33:19Est-ce qu'il a été un peu,
00:33:20on voit, j'ai trouvé
00:33:21que Jordan Bardella aujourd'hui
00:33:23était moins souriant
00:33:24qu'à l'habitude
00:33:25si je peux me permettre
00:33:26à cet instant
00:33:27et dans l'affiche
00:33:28on a un peu finalement
00:33:29ce pourquoi finalement
00:33:30il peut être ça.
00:33:31Parce que le vice-président
00:33:32même dans une campagne américaine
00:33:33même si c'est G. Davins
00:33:34en l'occurrence
00:33:35on avait M. Donald Trump
00:33:36longuement tout à l'heure
00:33:37à l'antenne
00:33:38et bien vous avez quand même
00:33:39quelqu'un qui est le leader
00:33:40et le leadership
00:33:41aujourd'hui il est incarné
00:33:42par cette image
00:33:44extrêmement, quasi religieuse.
00:33:46Oui, on a quelque chose
00:33:46qui nous amène
00:33:47à croire en cette renaissance
00:33:49à encore une fois
00:33:51s'engager dans cette renaissance
00:33:52avec Marine Le Pen
00:33:53on nous appelle à ça.
00:33:54On a la coulisse
00:33:55de cette affiche
00:33:55je ne veux pas vous prendre
00:33:56à défaut les uns les autres
00:33:57mais c'est vrai qu'elle arrive
00:33:58dans les heures qui suivent
00:33:59donc on peut imaginer
00:34:00que tout ça a été réfléchi
00:34:01bien sûr.
00:34:03Vous imaginez bien
00:34:04que c'est préparé
00:34:04depuis longtemps.
00:34:05Il y avait une affiche
00:34:06qui était prête
00:34:06pour Marine Le Pen
00:34:07il y avait une affiche
00:34:08qui était prête
00:34:08pour Jordan Bardella
00:34:09il travaille au lancement
00:34:10de cette campagne
00:34:11pour le 7 juillet au soir
00:34:13depuis des semaines
00:34:14et des mois
00:34:14il y a d'ailleurs
00:34:15un séminaire
00:34:15qui a été organisé
00:34:16en dehors de Paris
00:34:17il y a quelques semaines
00:34:18pour organiser
00:34:19ce qui allait se passer
00:34:21immédiatement
00:34:21après la lecture
00:34:23du jugement
00:34:23donc tout cela est préparé
00:34:24depuis très longtemps
00:34:25bien sûr.
00:34:25Quelques français
00:34:26à la flèche aujourd'hui
00:34:27sur ce déplacement
00:34:28de Marine Le Pen
00:34:28est-ce qu'ils en disent ?
00:34:30J'étais pour elle
00:34:31et j'estime que
00:34:33elle fait des choses
00:34:34bien
00:34:35et voilà.
00:34:36Elle a été condamnée
00:34:37hier
00:34:37pour des faits graves
00:34:39et elle va se présenter
00:34:40présidente de la République
00:34:42alors qu'
00:34:43ils font la morale
00:34:44aux autres partis politiques.
00:34:45Aujourd'hui
00:34:47on est quand même
00:34:47le lendemain du 7 juillet
00:34:49si vous voyez
00:34:49ce que je veux dire
00:34:50qui en tant que citoyen français
00:34:52et encore plus fléchois
00:34:54voudrait d'un président
00:34:55avec un bracelet électronique ?
00:34:57On sait très bien
00:34:58qu'elle n'est pas aimée
00:35:00qu'elle représente
00:35:01un ancien parti
00:35:04mais nous on a confiance.
00:35:06Les français vont pouvoir
00:35:07choisir leur candidat
00:35:09c'est finalement ça
00:35:10qu'il faut retenir
00:35:10avant de rentrer dans le détail
00:35:12de se pourvoir en cassation
00:35:13cher Jean-Claude.
00:35:14En fait pour raison
00:35:14si les juges avaient
00:35:15comme on l'a cru
00:35:16à un moment
00:35:17fait l'élection
00:35:18c'est à dire
00:35:19s'ils avaient empêché
00:35:19en réalité
00:35:20Marine Le Pen
00:35:21d'être candidate
00:35:22je pense que ça aurait été
00:35:24désastreux
00:35:24sur tous les plans.
00:35:25Et moi j'ai salué hier
00:35:26et je salue encore aujourd'hui
00:35:28et je le continuerai
00:35:29à le faire demain
00:35:29si c'est utile
00:35:30que le débat s'ouvre
00:35:32et que l'on débatte
00:35:34enfin
00:35:34qu'on discute enfin
00:35:35des propositions
00:35:36qui seront celles
00:35:37du Rassemblement national.
00:35:39Ça ne va pas être du gâteau
00:35:40parce que pour
00:35:41j'ai fini
00:35:42pour redresser ce pays
00:35:43pour redresser ce pays
00:35:46il va falloir
00:35:47prendre des mesures
00:35:48qui forcément
00:35:49risquent d'être
00:35:50très impopulaires.
00:35:51Ça sera le cas
00:35:52de tous les candidats.
00:35:53Le choix va être
00:35:54offert aux candidats
00:35:55nous verrons
00:35:56ce que chacun proposera
00:35:58encore une fois
00:35:59c'est excellent
00:35:59pour la démocratie française
00:36:01et on l'a échappé belle.
00:36:02Le problème
00:36:02c'est qu'il y a tellement
00:36:03de violence
00:36:03et il risque d'y avoir
00:36:05tellement de violence
00:36:07quelle que soit
00:36:07la nature de la violence
00:36:08d'ailleurs dans cette campagne
00:36:09que j'ai peur
00:36:10que le fond
00:36:11soit peu évoqué.
00:36:12sans doute
00:36:12on l'a dit
00:36:13hélas raison.
00:36:14Je voudrais qu'on avance
00:36:15un petit peu
00:36:15parce qu'on a peu de temps
00:36:16et d'ailleurs
00:36:17vous en avez parlé
00:36:17à raison
00:36:18elle est aujourd'hui
00:36:19donc du fait
00:36:20de ce pourvoi en cassation
00:36:22présumé innocente
00:36:23elle nous dit
00:36:24Marine Le Pen
00:36:24on l'a entendu
00:36:25il y a quelques instants
00:36:26elle ne joue pas la montre
00:36:27ce serait pas mal quand même
00:36:28si la cour de cassation
00:36:30prenait son temps
00:36:30pour rendre sa décision
00:36:32on peut quand même
00:36:33l'analyser de cette façon
00:36:34écoutez maître Bosslu
00:36:35qui était chez Gauthier Lebray
00:36:36tout à l'heure
00:36:36c'est l'avocat bien sûr
00:36:37de Marine Le Pen
00:36:38Le fait que nous fassions
00:36:40un pourvoi en cassation
00:36:41prouve à l'évidence
00:36:42que nous ne sommes pas
00:36:43totalement satisfaits
00:36:44de la décision
00:36:46la question pour nous
00:36:47c'est de soumettre
00:36:49à la cour de cassation
00:36:50des problèmes juridiques
00:36:52qui à mon avis
00:36:54affectent le jugement
00:36:55qui a été rendu
00:36:56et donc c'est ce que nous souhaitons
00:36:58soumettre à la cour de cassation
00:36:59sur des problèmes très techniques
00:37:01sur l'appliquabilité
00:37:03des textes
00:37:04d'infraction
00:37:06de détournement
00:37:07de fonds publics
00:37:08maintenant il y a
00:37:08une satisfaction évidente
00:37:09c'est la décision
00:37:11de considérer
00:37:12que Marine Le Pen
00:37:13est éligible
00:37:14et cette considération
00:37:16a été faite
00:37:17avec beaucoup
00:37:19beaucoup
00:37:19d'insistance
00:37:21je le dis
00:37:21au moment du délibéré
00:37:22par la présidente
00:37:24Élodie Huchard
00:37:25Marine Le Pen
00:37:26n'a-t-elle fait
00:37:27que gagner du temps
00:37:28hier avec ce pauvre
00:37:29en cassation ?
00:37:30Non comme elle le dit
00:37:30elle-même
00:37:31c'est plutôt qu'elle veut
00:37:31aussi utiliser
00:37:32les moyens
00:37:33qui sont à sa disposition
00:37:34pour justement
00:37:35que son innocence
00:37:40soit reconnue
00:37:40c'est aussi pour ça
00:37:41que Marine Le Pen
00:37:41le fait
00:37:42de toute façon
00:37:43le côté gagner du temps
00:37:44serait un calcul compliqué
00:37:46parce que pour le coup
00:37:46ce temps-là
00:37:47elle ne le maîtrise pas
00:37:48c'est-à-dire qu'on ne peut pas savoir
00:37:49la cour de cassation
00:37:50s'était engagée
00:37:51à essayer de traiter
00:37:52le dossier
00:37:53avant janvier
00:37:54pour simplifier les choses
00:37:55on ne sait pas
00:37:56si ça sera vraiment le cas
00:37:57donc faire un calcul
00:37:58en termes de calendrier
00:37:59là-dessus
00:38:00c'est assez complexe
00:38:01en réalité
00:38:01parce qu'elle ne le maîtrise pas
00:38:02ça veut quand même dire
00:38:03qu'il y a un risque
00:38:05oui
00:38:05je ne dis pas probable
00:38:06je dis possible
00:38:07pour que Marine Le Pen
00:38:08soit finisse la campagne
00:38:10soit éventuellement
00:38:11dans de la politique fiction
00:38:12soit élue présidente
00:38:13de la République
00:38:14avec un bracelet électronique
00:38:15c'est encore un cas possible
00:38:17je ne parle pas de probable
00:38:18non
00:38:19c'est possible
00:38:19si la cassation intervient
00:38:21au mois de janvier
00:38:22c'est que la cassation
00:38:23intervient au mois de janvier
00:38:24et que le jugement
00:38:25en appel est confirmé
00:38:26mais pourquoi vous dites non ?
00:38:27parce que c'est un scénario
00:38:28qui est quasiment inenvisageable
00:38:29j'entends
00:38:30je parle de possibilité
00:38:31pas de probabilité
00:38:32c'est possible
00:38:33légalement
00:38:34c'est possible
00:38:34c'est réaliste
00:38:35j'entends ce que disent
00:38:36tous les plus grands noms du barreau
00:38:38qui disent
00:38:39qu'un pourvoi en cassation
00:38:40l'examen d'un pourvoi en cassation
00:38:42intervient généralement
00:38:43entre 12 et 24 mois
00:38:45après la saisine
00:38:47de la cour de cassation
00:38:47vous avez un président
00:38:48de la cour de cassation
00:38:49qui dit qu'il pourra accélérer
00:38:50l'examen de ce dossier
00:38:51à l'époque il l'a dit
00:38:52alors je vais laisser
00:38:53parce que ça l'arrangeait
00:38:54le président de la cour de cassation
00:38:56a dit en son temps
00:38:57que la cour de cassation
00:38:59pourrait examiner
00:39:00le pourvoi de Marine Le Pen
00:39:02si l'inéligibilité
00:39:04était retenue
00:39:05par la cour d'appel
00:39:06ça n'est plus le cas
00:39:07il n'y a plus de problème
00:39:09d'inéligibilité
00:39:10donc la cour de cassation
00:39:11n'a aucune raison
00:39:12de précipiter les choses
00:39:13le cas de Marine Le Pen
00:39:15redevient un cas
00:39:16parmi les autres
00:39:17Marine Le Pen
00:39:18est une justiciable
00:39:19comme les autres
00:39:20donc la cour de cassation
00:39:21n'a aucune raison
00:39:22d'accélérer le timing
00:39:23et donc
00:39:24elle devrait normalement
00:39:25rendre un avis
00:39:26d'ici un à deux ans
00:39:28s'il y avait une accélération
00:39:29du timing
00:39:30ce serait évidemment
00:39:32perçu comme une accélération
00:39:33très politique
00:39:33visant à empêcher
00:39:34Marine Le Pen
00:39:35d'être candidate
00:39:36donc le risque
00:39:37a priori
00:39:38si la justice
00:39:39ne fait pas de politique
00:39:40le risque est absolument
00:39:41écarté
00:39:42pour Marine Le Pen
00:39:43personne n'imagine
00:39:44qu'elle puisse être relaxée
00:39:46en cassation
00:39:47relaxée
00:39:48c'est impossible
00:39:49bien sûr que si
00:39:50c'est possible
00:39:51évidemment puisque
00:39:52la cour de cassation
00:39:53je vais vous faire
00:39:54la même réponse
00:39:54que vous m'avez fait
00:39:55il y a un instant
00:39:55oui c'est possible
00:39:56c'est réaliste
00:39:57mais c'est très improbable
00:39:59pas du tout
00:39:59parce que la cour de cassation
00:40:00ne va pas rejuger sur le fond
00:40:02ça n'est pas un jugement
00:40:02sur le fond
00:40:03elle n'a pas contesté les faits
00:40:05elle regarde le droit
00:40:05elle n'a pas contesté les faits
00:40:07Marine Le Pen
00:40:07donc c'est pour ça
00:40:08que je me fais cette réflexion
00:40:10alors on vous entend pas
00:40:11parce que tout le monde
00:40:12parle en même temps
00:40:13Mathieu
00:40:13une précision
00:40:14la cour de cassation
00:40:15elle ne juge pas
00:40:16sur le fond
00:40:17mais sur la forme
00:40:17si effectivement
00:40:18elle infirme
00:40:19donc la décision
00:40:20de la cour d'arrêt
00:40:21ce qui va se passer
00:40:21c'est que vous allez avoir
00:40:22un nouveau procès
00:40:23on ne sait pas quand
00:40:24devant une nouvelle
00:40:25cour d'appel
00:40:25avec des nouveaux magistrats
00:40:27voilà ce qu'elle peut faire
00:40:28mais Marine Le Pen
00:40:29ce qui est sûr
00:40:30c'est qu'elle a été avocate
00:40:31c'est qu'elle connait bien
00:40:32la justice
00:40:32elle sait
00:40:33vous l'avez dit Johan
00:40:34qu'il faut 18 mois
00:40:35en moyenne
00:40:35pour que la cour de cassation
00:40:36examine un dossier
00:40:37elle sait aussi
00:40:38que le juge d'application
00:40:39des peines
00:40:39lui c'est 4 mois
00:40:40pour décider
00:40:41des conditions
00:40:42du port éventuel
00:40:43d'un mois
00:40:43elle a un boulevard
00:40:43et elle le prend
00:40:44à tout chausset
00:40:45elle mise en partie
00:40:46sur la lenteur judiciaire
00:40:47juste je vous redonne la parole
00:40:48je sais que vous voulez intervenir
00:40:49Johan je voudrais juste
00:40:50entendre Edouard Philippe
00:40:50depuis l'Est de la France
00:40:52pendant sa compagne
00:40:53qui a réagi
00:40:55et qui dit
00:40:55que Marine Le Pen
00:40:57a affaire avec sa conscience
00:40:59sur cette candidature
00:41:02je comprends parfaitement
00:41:03que beaucoup de gens
00:41:04soient surpris
00:41:06d'abord surpris
00:41:07par le décalage
00:41:08entre ce que Mme Le Pen
00:41:09a toujours dit
00:41:10avec beaucoup de véhémence
00:41:12et beaucoup d'invectives
00:41:14à l'égard d'autres candidats
00:41:15sur le thème
00:41:16voilà
00:41:17tous ces gens
00:41:18qui ont volé dans la caisse
00:41:19et qui veulent continuer
00:41:20à faire de la politique
00:41:21c'est inacceptable
00:41:21il faut les condamner
00:41:23à l'inéligibilité à vie
00:41:24c'est ce qu'elle disait
00:41:24bon bah
00:41:25manifestement
00:41:26autre temps
00:41:26autre mœurs
00:41:28et puis ensuite
00:41:29c'est une question
00:41:30qui l'a à place
00:41:31face à sa propre conscience
00:41:32et moi j'ai pas de sujet
00:41:33à me prononcer là-dessus
00:41:34elle a le droit
00:41:35de se présenter
00:41:36elle le fait
00:41:37ensuite elle s'expliquera
00:41:38auprès des français
00:41:39un mot là-dessus
00:41:40Johan
00:41:41honnêtement
00:41:41je suis assez surpris
00:41:42qu'un ancien premier ministre
00:41:45ne reconnaisse pas
00:41:46la présomption d'innocence
00:41:48c'est quand même
00:41:48quelque chose
00:41:49qui est fondamental
00:41:49dans un pays
00:41:50comme le nôtre
00:41:51et bien
00:41:51Edouard Philippe
00:41:52fait fi
00:41:52de la présomption d'innocence
00:41:53il a été 3 ans
00:41:55à Matignon
00:41:55je trouve ça
00:41:56assez irresponsable
00:41:57de sa part
00:41:57par ailleurs
00:41:58je suis surpris
00:41:59qu'un certain nombre
00:41:59de candidats
00:42:00aillent sur le terrain
00:42:01de la morale
00:42:02parce que si on va
00:42:03sur le terrain
00:42:03de la morale
00:42:04pardon mais on peut
00:42:05se poser beaucoup de questions
00:42:06est-il moralement acceptable
00:42:08que des responsables politiques
00:42:12Edouard Philippe
00:42:13Gabriel Attal
00:42:13qui ont largement contribué
00:42:15à mettre la France
00:42:15dans un état lamentable
00:42:16est-il moralement acceptable
00:42:18qu'il soit candidat
00:42:19est-il moralement acceptable
00:42:20que quelqu'un comme
00:42:21Jean-Luc Mélenchon
00:42:23leader de la France insoumise
00:42:25soit candidat
00:42:26alors que la milice
00:42:27de la France insoumise
00:42:28a tué un homme à Lyon
00:42:29on l'a un peu oublié
00:42:30la presse n'en parle plus
00:42:31vous parlez de la jeune garde
00:42:33qui n'est pas la milice
00:42:34de la France insoumise
00:42:34qui n'est pas qualifiée
00:42:36officiellement telle qu'eux
00:42:37donc c'est pour ça
00:42:37que je modère
00:42:38la jeune garde
00:42:39officieusement
00:42:40la milice
00:42:41de la France insoumise
00:42:42beaucoup d'organes de presse
00:42:44l'ont démontré
00:42:45il y a eu beaucoup
00:42:46effectivement d'enquêtes
00:42:47là-dessus
00:42:47est-il moralement acceptable
00:42:48que Jean-Luc Mélenchon
00:42:49soit candidat dans ces conditions
00:42:50donc si on va sur le terrain
00:42:51de la morale
00:42:52honnêtement je trouve
00:42:53que beaucoup de candidats
00:42:54devraient se remettre en question
00:42:55bonne ou mauvaise stratégie
00:42:57de la part des opposants
00:42:57de Marine Le Pen
00:42:58quoi qu'il en soit
00:42:59ça va la poursuivre
00:43:00pendant toute la campagne
00:43:01et on va remettre ça
00:43:01sur le tapis
00:43:02à longueur de débat
00:43:04de meeting
00:43:04ou de interview
00:43:05la question c'est
00:43:06est-ce que cette cible
00:43:07est une cible
00:43:08qui va affaiblir le ticket
00:43:09encore une fois
00:43:10il ne s'agit pas simplement
00:43:11d'une candidate
00:43:11même si l'affiche
00:43:13remet quand même l'église
00:43:14au milieu du village
00:43:14c'est-à-dire
00:43:15c'est moi la future présidente
00:43:16c'est moi la candidate
00:43:17c'est moi la marque Le Pen
00:43:18et Jordan Bardella
00:43:19voilà il est
00:43:20premier ministre au mieux
00:43:22voire vice-président
00:43:23et ça c'est très clair
00:43:24dans cette affiche
00:43:25et je pense qu'aujourd'hui
00:43:25on a le lancement
00:43:26d'une vraie campagne
00:43:26maintenant sur la cible
00:43:28qui est collée
00:43:29et qui sera collée
00:43:30et qui va rester collée
00:43:31sur le visage
00:43:32de Marine Le Pen
00:43:33est-ce qu'elle en fait
00:43:34un point de faiblesse
00:43:36ou est-ce qu'au contraire
00:43:36c'était le cas
00:43:37même si elle n'avait pas
00:43:38fait son recours
00:43:39assumer une condamnation
00:43:41assumer ce qui était
00:43:42possiblement aussi
00:43:43un moteur politique
00:43:43c'est-à-dire en gros
00:43:44moi je sais ce que j'ai fait
00:43:46on m'a condamné
00:43:47mais en réalité
00:43:48la question c'est
00:43:49l'éligibilité
00:43:49et maintenant le rendez-vous
00:43:50avec les français
00:43:51elle peut en faire
00:43:52un moteur politique
00:43:52je pense que les adversaires
00:43:54ne vont pas pouvoir le faire
00:43:55pendant 12 mois
00:43:56s'il vous plaît
00:43:56ils vont le faire maintenant
00:43:57c'est normal
00:43:58l'embarras est évident
00:43:59que ce soit chez
00:44:00monsieur Attal
00:44:01ou monsieur Philippe
00:44:01c'est un ticket
00:44:02vous l'avez dit
00:44:03gagnant
00:44:04on le verra
00:44:04dans 9 à 10 mois
00:44:06en tout cas
00:44:06on va entendre
00:44:07Jordan Bardella
00:44:07dans un instant
00:44:08restez avec nous
00:44:09on marque une courte pause
00:44:10Thomas Ménager
00:44:11député RN
00:44:12porte-parole du groupe
00:44:13RN à l'Assemblée nationale
00:44:14sera sur ce plateau
00:44:15également
00:44:16ce sera intéressant
00:44:17d'entendre ce qu'il nous dit
00:44:18également de tout ça
00:44:19et qu'il réponde à nos questions
00:44:20à tout de suite
00:44:24nous sommes de retour
00:44:25sur le plateau de 120 minutes
00:44:26sur CNews en direct
00:44:28jusqu'à 17h
00:44:29avant de poursuivre
00:44:30nos discussions
00:44:30autour de cette entrée
00:44:32en campagne officielle
00:44:33de Marine Le Pen
00:44:34aujourd'hui
00:44:34l'essentiel de l'actualité
00:44:36les titres en une minute
00:44:37Margot Siffer
00:44:38deuxième jour
00:44:39d'un sommet de l'OTAN
00:44:40à Ankara
00:44:41où Donald Trump
00:44:41a pris la parole
00:44:42Washington va probablement
00:44:44frapper durement
00:44:45l'Iran ce soir
00:44:46Emmanuel Macron a réagi
00:44:47les discussions
00:44:48entre Washington et Téhéran
00:44:49doivent se poursuivre
00:44:50avec beaucoup de calme
00:44:51de sang-froid
00:44:52et de patience
00:44:52il reconnaît que les Iraniens
00:44:54ont violé l'accord
00:44:55de cesser le feu
00:44:55entre les deux parties
00:44:56et conséquence
00:44:58de la fin du cesser le feu
00:44:59les cours du pétrole
00:45:00qui ont bondi
00:45:01de plus de 5%
00:45:02le baril de Brent
00:45:03progresse de 6,45%
00:45:05pour s'établir
00:45:06à 78,94 dollars
00:45:09cessant plus au niveau
00:45:10depuis deux semaines
00:45:11et puis ce chiffre
00:45:136 000 marins
00:45:14toujours bloqués
00:45:14dans le détroit d'Ormouz
00:45:15et incapables
00:45:16de quitter le golfe
00:45:17en toute sécurité
00:45:18l'organisation maritime internationale
00:45:20condamne la reprise
00:45:21des hostilités dans la région
00:45:23elle demande aux différents acteurs
00:45:24d'éviter de faire transiter
00:45:26leur navire
00:45:26par cet axe stratégique
00:45:28Merci beaucoup Margot
00:45:29et rendez-vous dans 30 minutes
00:45:30Yohann Huysa
00:45:31et Jean-Christophe Galien
00:45:32Jean-Claude Dacier
00:45:33Lodouichard
00:45:34toujours autour de la table
00:45:35bienvenue à Thomas Ménager
00:45:36merci d'être avec nous en direct
00:45:39député du Loiret
00:45:40porte-parole du groupe RN
00:45:41à l'Assemblée nationale
00:45:42Sabrina Birlin
00:45:43Bouillet du service police-justice
00:45:44va nous rejoindre également
00:45:45la campagne
00:45:46la machine RN
00:45:47est lancée
00:45:48j'ai envie de dire
00:45:48Thomas Ménager
00:45:49Marine Le Pen
00:45:50candidate
00:45:50on l'a bien compris
00:45:51a donc débuté
00:45:52sa campagne présidentielle
00:45:53ce matin
00:45:54une campagne coûte que coûte
00:45:56condamnée avec la menace
00:45:57d'un bracelet électronique
00:45:58mais la chef du RN
00:45:59fait le pari
00:46:00d'un pourvoi en cassation
00:46:01suspensif
00:46:01et d'un temps judiciaire
00:46:03qui la tiendra éloignée
00:46:04d'une décision définitive
00:46:05avant mai prochain
00:46:06quelle est vraiment
00:46:07la nature du risque-prix
00:46:09qu'en pensent les électeurs
00:46:10on va en parler avec vous
00:46:11mais d'abord
00:46:12un premier extrait
00:46:13de ce que disait
00:46:13la candidate du RN
00:46:15ce matin dans la Sarthe
00:46:17ça montre
00:46:18je suis une citoyenne
00:46:20qui use de ses droits
00:46:22des droits
00:46:23que l'état de droit
00:46:25que mes adversaires
00:46:26ont souvent à la bouche
00:46:27offre
00:46:28à tout justiciable
00:46:30et par conséquent
00:46:31j'effectue un pourvoi
00:46:32car je suis innocent
00:46:34des faits qui me sont reprochés
00:46:36et que
00:46:37je saisis l'accord de cassation
00:46:39pour lui soumettre
00:46:40un problème juridique
00:46:41qui est un problème juridique
00:46:42extrêmement sérieux
00:46:43mais je vous rappelle
00:46:45que la cour d'appel
00:46:46m'a rendu
00:46:47mon éligibilité
00:46:48elle m'a rendu
00:46:50mon éligibilité
00:46:51je suis donc aujourd'hui
00:46:52éligible
00:46:53Et avant de revenir
00:46:54sur cette décision
00:46:55direction Paris
00:46:56le 16ème arrondissement
00:46:57le siège du RN
00:46:58Maxime Leguet
00:46:58qui est sur place
00:46:59pour CNews
00:47:00Maxime, Marine Le Pen
00:47:01et Jordan Bardella
00:47:02qui ont fait le chemin
00:47:03retour vers Paris
00:47:04pour une nouvelle
00:47:05réunion de travail
00:47:07objectif bien sûr
00:47:08continuer de planifier
00:47:09cette campagne
00:47:14Oui effectivement
00:47:15Julien
00:47:15réunion de travail
00:47:16qui a débuté
00:47:17il y a une quinzaine
00:47:18de minutes maintenant
00:47:19au sein des locaux
00:47:20de l'ancien siège
00:47:21du Rassemblement National
00:47:22avec un mot d'ordre
00:47:24se mettre au travail
00:47:25se mettre au boulot
00:47:26c'est ce que Marine Le Pen
00:47:26est en train de transmettre
00:47:28comme message
00:47:29aux principaux cadres
00:47:30du parti
00:47:31qui sont réunis
00:47:32sous un format XXL
00:47:34un conseil national
00:47:35élargi
00:47:36qui réunit
00:47:37l'ensemble
00:47:38des têtes d'affiches
00:47:39des porte-paroles
00:47:40des cadres locaux
00:47:41et nationaux
00:47:42et de Julien Sanchez
00:47:43le nouveau directeur
00:47:44de campagne du RN
00:47:45qui est en train
00:47:46de piloter cette réunion
00:47:47parce qu'elle a vocation
00:47:48aussi à déterminer
00:47:49cette stratégie électorale
00:47:51à mettre en oeuvre
00:47:52on est prêt
00:47:52à aller au combat
00:47:53et tourner la page judiciaire
00:47:55voilà les mots
00:47:56des cadres du parti
00:47:57qui se mettent donc
00:47:58en ordre de bataille
00:47:59rangés désormais
00:48:00derrière Marine Le Pen
00:48:01réunion qui devrait durer
00:48:03encore près de 45 minutes
00:48:04ici à l'ancien siège
00:48:05du rassemblement national
00:48:06et on reviendra vous voir
00:48:07un petit peu plus tard
00:48:08donc dans l'ouest parisien
00:48:09Maxime Legay
00:48:10et les équipes de CNew
00:48:11sur place
00:48:11Thomas Ménager
00:48:12merci encore d'être avec nous
00:48:13député RN
00:48:13porte-parole du rassemblement national
00:48:16je dis la campagne
00:48:17mais j'ai envie de dire
00:48:17le combat est lancé
00:48:19pour Marine Le Pen
00:48:20on voit ces images
00:48:21à la flèche
00:48:22dans la Sarthe
00:48:22premier déplacement
00:48:24premier bain de foule
00:48:24j'ai envie de dire
00:48:25et premier affrontement
00:48:27indirect
00:48:28il n'y a eu aucune
00:48:29violence physique
00:48:30il faut le dire tout de même
00:48:31mais des militants
00:48:32d'extrême gauche
00:48:33qui sont venus
00:48:34perturber ce déplacement
00:48:36qui a d'ailleurs été écourté
00:48:37j'en parle dès le début
00:48:38de notre entretien ensemble
00:48:39parce que
00:48:39c'est quelque chose
00:48:41qui va forcément
00:48:43nécessairement
00:48:43et d'ailleurs
00:48:43Jean-Luc Mélenchon a appelé
00:48:44j'en parle sous le regard
00:48:46de Johan Uzaï
00:48:46qui nous le rappelait tout à l'heure
00:48:47qui a appelé les militants
00:48:48à venir perturber
00:48:49les meetings
00:48:50ou les déplacements
00:48:51de Marine Le Pen
00:48:51je précise
00:48:53il y a en tout cas
00:48:53des mots d'ordre
00:48:54qui circulent
00:48:55sur les réseaux sociaux
00:48:56appelant des militants
00:48:57de la France insoumise
00:48:57à venir perturber
00:48:59le déplacement
00:48:59de Marine Le Pen
00:49:00c'est précisé
00:49:00et ce que je voulais dire
00:49:03c'est que
00:49:03vous allez passer
00:49:04l'ERN
00:49:05Marine Le Pen
00:49:06va passer les 10 prochains mois
00:49:07à devoir gérer
00:49:08cela aussi
00:49:09des meetings
00:49:10et des déplacements perturbés
00:49:12est-ce que ça
00:49:12ça a été planifié
00:49:13et également anticipé ?
00:49:14nous le savions
00:49:15enfin on l'a dit
00:49:16depuis plusieurs mois
00:49:17qu'on était conscient
00:49:18que la campagne présidentielle
00:49:19elle est malheureusement
00:49:20une campagne violente
00:49:21parce que nous avons
00:49:22une évolution du monde politique
00:49:23avec la France insoumise
00:49:25en tête
00:49:25qui est dans une
00:49:28violence perpétuelle
00:49:29on l'a vu
00:49:29à l'Assemblée nationale
00:49:30hier soir
00:49:31où même des huissiers
00:49:31ont failli passer par-dessus
00:49:33les balustrades
00:49:34de l'Assemblée nationale
00:49:35avec des soutiens
00:49:36de la France insoumise
00:49:37les personnes qui sont rentrées
00:49:38grâce à la France insoumise
00:49:40lors d'un débat
00:49:40sur la présomption
00:49:41de légitime défense
00:49:42des forces de l'ordre
00:49:43avec toute la famille Traoré
00:49:45qui était présente
00:49:46on savait que ça serait
00:49:47conflictuel
00:49:48pas de notre côté
00:49:49on y est préparé
00:49:50et c'est inquiétant
00:49:51de voir aujourd'hui
00:49:52en France
00:49:53que certains ont une vision
00:49:54de la démocratie
00:49:55qui est qu'au lieu d'aller
00:49:56sur le débat d'idées
00:49:57au lieu d'aller sur une
00:49:58confrontation dans les urnes
00:50:00ils vont aller sur une
00:50:00confrontation violente
00:50:01et ça en fait
00:50:03envoie un message clair
00:50:04c'est que c'est maintenant
00:50:05on va être à un point de rupture
00:50:06et que l'élection présidentielle
00:50:08est encore plus
00:50:09à un moment important
00:50:10pour l'avenir de notre pays
00:50:11l'avenir de notre civilisation
00:50:12face à des gens
00:50:13qui sont de plus en plus factieux
00:50:14de plus en plus d'envoi
00:50:14mais il y a de quoi être inquiète
00:50:15dans cette campagne
00:50:16s'annonce violente
00:50:17et que les coups bas
00:50:20pourraient fuser
00:50:21pendant les mois qui viennent
00:50:23mais bon on verra
00:50:23ce que nous disent
00:50:24les prochaines semaines
00:50:25et le RN
00:50:26il semble préparé
00:50:27hier soir il y a eu cette annonce
00:50:29qui a surpris beaucoup de monde
00:50:30cette annonce de ce pourvoir
00:50:32en cassation
00:50:33qui est un pari risqué
00:50:35pour Marine Le Pen
00:50:36le commentaire des opposants
00:50:38aujourd'hui c'est que
00:50:38Marine Le Pen gagne du temps
00:50:40comment vous vous analysez
00:50:43cette décision de la chef du RN ?
00:50:44Marine Le Pen avait toujours été claire
00:50:45dès lors qu'elle serait éligible
00:50:47ce qui est le cas
00:50:48puisque la cour d'appel
00:50:49est venue réduire massivement
00:50:51majoritairement les peines
00:50:52à la fois pour Marine Le Pen
00:50:53mais pour le Rassemblement National
00:50:54et pour l'ensemble de nos camarades
00:50:57et qu'elle était en capacité
00:50:58de se présenter
00:50:59elle avait dit qu'elle se présenterait
00:51:00et elle se présenterait
00:51:01si elle n'avait pas
00:51:02ce qui était une possibilité
00:51:04un bracelet
00:51:05parce qu'elle veut aller
00:51:06comme elle le fait aujourd'hui
00:51:07avec Jordan Bardella à la flèche
00:51:08au contact des Français
00:51:09elle voulait être pleinement
00:51:10sur le terrain
00:51:11c'est ce qui fait l'essence
00:51:12de l'engagement de Marine Le Pen
00:51:14et du Rassemblement National
00:51:15dès lors qu'elle le peut
00:51:16dès lors que comme tout justiciable
00:51:17elle se donne la possibilité
00:51:19de se pourvoir en cassation
00:51:21et qu'elle en fait
00:51:23est désormais de nouveau
00:51:24présumée innocente
00:51:26et elle va maintenant
00:51:27entrer en campagne
00:51:28avec tout le parti
00:51:29et Jordan Bardella
00:51:30qui sera derrière elle
00:51:31jusqu'à quasiment 13h
00:51:33hier je ne sais plus exactement
00:51:35à quelle heure
00:51:35la décision de la cour d'appel
00:51:37est tombée
00:51:37aux alentours de 13h
00:51:3813h30
00:51:39Jordan Bardella était
00:51:40le candidat
00:51:41quasiment
00:51:42du Rassemblement National
00:51:43quasiment
00:51:43mais nous nous l'avions toujours dit
00:51:44notre candidat
00:51:45c'était Marine Le Pen
00:51:46le candidat du Rassemblement National
00:51:47évidemment que tout le monde
00:51:48avait les yeux sur
00:51:49la gestuelle
00:51:50le comportement
00:51:51ce que l'on pouvait lire
00:51:52sur le visage
00:51:54notamment de Jordan Bardella
00:51:55aujourd'hui je voudrais qu'on écoute
00:51:55d'abord sa prise de parole
00:51:57à la flèche
00:51:57aux côtés de Marine Le Pen
00:51:58tout à l'heure
00:52:01et nous affrontons
00:52:03maintenant une échéance
00:52:04qui est une échéance électorale
00:52:05et donc moi je me réjouis
00:52:07que Marine puisse porter
00:52:08nos couleurs
00:52:08et que d'abord
00:52:10l'innocence partielle
00:52:11quand même
00:52:12du Rassemblement National
00:52:13soit reconnue
00:52:14face à ce qui apparaissait
00:52:15en première instance
00:52:15comme une décision
00:52:16évidemment politique
00:52:17et donc nous nous réjouissons
00:52:18de cela
00:52:18et nous allons continuer
00:52:20de travailler naturellement
00:52:21main dans la main
00:52:21comme nous l'avons toujours fait
00:52:23je me suis fait la réflexion
00:52:24en le regardant en direct
00:52:25Jean-Christophe Gallien
00:52:26me le disait tout à l'heure
00:52:27sans qu'on se soit concerté
00:52:28alors peut-être
00:52:29qu'on est en train
00:52:29de faire de la psychologie
00:52:30trontoire
00:52:30il n'y a pas de soucis
00:52:31je l'ai trouvé quand même
00:52:33moins souriant que d'habitude
00:52:35Jordan Bardella
00:52:35ça va faire six mois
00:52:36qu'on analyse
00:52:37tout sourire
00:52:38toute crispation
00:52:39tout geste
00:52:41toute petite phrase
00:52:43de Jordan Bardella
00:52:43et Marine Le Pen
00:52:44en donnant le sentiment
00:52:45qu'il y a une dissension
00:52:46entre les deux
00:52:46hier soir
00:52:47je sais que vous n'étiez pas
00:52:49à cette réunion
00:52:49au siège du RN hier
00:52:50mais bon
00:52:51vous en connaissez
00:52:52j'en suis sûr mieux
00:52:53les coulisses
00:52:54que chacun d'entre nous
00:52:54sur ce plateau
00:52:55franchement
00:52:56est-ce que la candidature
00:52:57de Jordan Bardella
00:52:57elle a été mise sur la table
00:52:58pendant cette réunion hier ?
00:52:59Non mais Jordan Bardella
00:53:01a soutenu directement
00:53:02le fait que Marine Le Pen
00:53:03soit candidate
00:53:04à l'élection présidentielle
00:53:05il le dit depuis toujours
00:53:06il avait dit que si jamais
00:53:09malheureusement
00:53:09les juges étaient amenés
00:53:10à une autre décision
00:53:11il porterait cette responsabilité
00:53:13il y a ce qu'on dit
00:53:14et puis il y a ce qu'on pense
00:53:15dans son fort intérieur
00:53:16et puis ensuite
00:53:16il y a le langage du corps
00:53:18qui peut parler aussi
00:53:20vous la trouvez
00:53:21vous personnellement
00:53:22vous le trouvez
00:53:22comme d'habitude
00:53:23aujourd'hui
00:53:23je ne vois aucune différence
00:53:24par rapport au Jordan Bardella
00:53:26habituel
00:53:27il y a Jordan Bardella
00:53:28qui l'a même accompagné
00:53:29hier soir
00:53:30vous le savez
00:53:30quand Marine Le Pen
00:53:32s'est exprimé
00:53:32à un journal télévisé
00:53:34pour annoncer sa candidature
00:53:35ils sont main dans la main
00:53:36ils savent que derrière
00:53:38et on le voit
00:53:38le soutien qui est important
00:53:39du peuple
00:53:40il y a une forte attente
00:53:41il y a un binôme
00:53:43Jordan Bardella sera
00:53:44premier ministre
00:53:45de Marine Le Pen
00:53:45si les français
00:53:46nous font confiance
00:53:47et donc aujourd'hui
00:53:48ce ticket
00:53:48c'est un ticket complémentaire
00:53:50gagnant
00:53:50et Jordan Bardella
00:53:52n'a jamais changé de ligne
00:53:53voilà
00:53:53c'est vrai que ça peut paraître étonnant
00:53:55quand on voit ce qui se passe
00:53:56dans les autres mouvements politiques
00:53:57donc je peux comprendre
00:53:58que pour des observateurs
00:53:58et pour nos opposants
00:53:59tout le monde se dit
00:54:00Jordan Bardella
00:54:01serait comme tous les autres
00:54:02c'est-à-dire qu'il aurait
00:54:17de la 5ème république
00:54:18dans cette campagne
00:54:18écoutez-le
00:54:19écoutez-la
00:54:19nous offrons aux français
00:54:21un binôme
00:54:21un binôme
00:54:23président de la république
00:54:24et premier ministre
00:54:25s'ils nous font confiance
00:54:26et que ce binôme
00:54:28il a une véritable solidité
00:54:30il est très fort
00:54:31de ses convictions
00:54:32de l'habitude
00:54:33que nous avons
00:54:34de travailler ensemble
00:54:35depuis des années
00:54:36maintenant
00:54:37nous avons les solutions
00:54:38nous les exprimons
00:54:39d'ailleurs aux français
00:54:40tout au cours
00:54:41au cours
00:54:42pardon
00:54:43de la campagne
00:54:43et je pense que ce binôme
00:54:46est gagnant
00:54:47c'est un ticket gagnant
00:54:48en quelque sorte
00:54:48nous nous sommes préparés
00:54:50moi
00:54:51à ce rôle éminent
00:54:53de président de la république
00:54:55dont les français
00:54:57d'Etienne Laclay
00:54:57et Jordan
00:54:59au rôle non moins éminent
00:55:00de premier ministre
00:55:03Jean-Christophe Gallien
00:55:04on le sent quand même
00:55:05malgré tout
00:55:05c'est pour ça qu'on a
00:55:06cette recherche
00:55:07des visages
00:55:08des sourires
00:55:09des langages du corps
00:55:11parce qu'on est dans un moment
00:55:12qui forcément
00:55:13est porté par beaucoup d'émotions
00:55:14et dans l'émotion
00:55:16il y a aussi de la politique
00:55:17et il y a aussi
00:55:18des destins humains
00:55:18hier soir
00:55:19on a bien senti
00:55:20que Marine Le Pen
00:55:22elle n'était pas
00:55:22dans une zone de performance
00:55:24comme d'habitude
00:55:24comme ces dernières semaines
00:55:25en tout cas
00:55:26elle était très affranchie
00:55:27ces dernières semaines
00:55:27là on sentait quelqu'un
00:55:29qui était même en mode frein
00:55:30c'est à dire qu'elle était
00:55:31manquée deux ou trois
00:55:31petits sourires
00:55:32et puis aujourd'hui
00:55:33on n'a pas pu s'empêcher
00:55:34de regarder quand même
00:55:35le visage
00:55:36quand ils étaient tous les deux
00:55:38de Jordan Bardella
00:55:39qui était évidemment
00:55:40de fait derrière
00:55:40il a pris l'habitude
00:55:41sa fusée était lancée
00:55:42quand même
00:55:43il faut qu'il revienne
00:55:43on n'a pas de tir
00:55:44c'est compliqué
00:55:44on pense qu'humainement
00:55:46c'est difficile
00:55:46et donc on ne vous dit pas
00:55:47qu'ils sont forcément
00:55:48en opposition
00:55:48vous avez raison
00:55:49certainement de marquer
00:55:50le point du fait
00:55:51qu'il y a une alliance parfaite
00:55:53mais c'est humainement
00:55:54quand même quelque chose
00:55:55qui porte quand même
00:55:56à questionnement
00:55:57et parce que c'est nouveau
00:55:58parce qu'on n'a jamais vu ça
00:55:59dans ce pays
00:56:00parce que le ticket
00:56:01président, vice-président
00:56:02appelez-le comme vous voulez
00:56:03président, premier ministre
00:56:04et bien c'est très neuf
00:56:05c'est certainement un atout
00:56:06dans la durée
00:56:07face notamment aux attaques
00:56:08que vous allez subir
00:56:09mais je pense que malgré tout
00:56:10on peut s'interroger
00:56:11légitimement sur cette idée
00:56:13que c'est pas simple
00:56:14pour un garçon de 30 ans
00:56:15de rentrer quand même
00:56:16quelque part
00:56:17non pas à la maison
00:56:18parce qu'il va faire
00:56:19une grosse campagne
00:56:20mais quand même
00:56:20maintenant l'affiche
00:56:21est très claire
00:56:21votre affiche est très claire
00:56:22elle dit
00:56:23la candidate c'est elle
00:56:24la présidente c'est elle
00:56:25c'est un ticket gagnant
00:56:26mais je note que
00:56:27Marine Le Pen est seule
00:56:28sur la fiche de campagne
00:56:30qui a essayé de dévoiler
00:56:31aujourd'hui
00:56:31il n'y a qu'un candidat
00:56:33dans l'élection
00:56:33président
00:56:33c'est qu'il y a un moment
00:56:35on nous vend un ticket
00:56:36on nous vend un duo
00:56:37on nous vend un tandem
00:56:38et à la rigueur
00:56:40en termes de communication
00:56:41jusqu'au bout
00:56:42en les mettant
00:56:43tous les deux sur l'affiche
00:56:44j'entends bien
00:56:44que nous sommes en France
00:56:45et que nous élisons
00:56:46un homme ou une femme
00:56:47il n'y a pas de sujet
00:56:48là-dessus
00:56:49mais vous pouviez pousser
00:56:50la communication
00:56:51jusqu'au bout
00:56:51en mettant
00:56:52Jordan Bardella
00:56:53qui était Thomas Ménager
00:56:54je vais prolonger
00:56:55ce que dit à l'instant
00:56:56Jean-Christophe Gallien
00:56:57il était sur le devant
00:56:58de la scène
00:56:58depuis des semaines
00:56:59et des mois
00:56:59et depuis hier soir
00:57:00on le fait reculer d'un pas
00:57:02il sera toujours
00:57:03sur le devant de la scène
00:57:03vous savez
00:57:04être président du premier parti
00:57:07de France
00:57:08être demain
00:57:09peut-être
00:57:10le premier ministre
00:57:10de Marine Le Pen
00:57:11ce n'est pas anecdotique
00:57:13donc voilà
00:57:15Jordan Bardella
00:57:16a toujours été sans ambiguïté
00:57:17il n'avait pas
00:57:18une volonté personnelle
00:57:20de se présenter
00:57:20il aurait assumé
00:57:22cette responsabilité
00:57:22dans cette situation
00:57:24voilà
00:57:24donc après
00:57:25on peut analyser
00:57:26on peut débattre
00:57:26je pense que
00:57:27ce qui va intéresser
00:57:28les français
00:57:28c'est de voir
00:57:29comment la campagne
00:57:30va se passer
00:57:30sur quelle thématique
00:57:31les deux vont aller
00:57:32et quel chef de gouvernement
00:57:34elle sera
00:57:34quelle présidente de la république
00:57:35elle sera
00:57:36est-ce que vous considérez
00:57:36que Marine Le Pen
00:57:37est une meilleure candidate
00:57:38que Jordan Bardella
00:57:38mais c'était
00:57:39notre candidate naturelle
00:57:41c'était notre candidate naturelle
00:57:43donc c'est oui
00:57:44c'était celle qui était
00:57:46aujourd'hui préparée
00:57:48pour être présidente de la république
00:57:49elle le sera demain
00:57:50elle sera je l'espère
00:57:52à la tête de ce pays
00:57:53et Jordan Bardella
00:57:54lui il se prépare
00:57:55depuis maintenant
00:57:55une longue période
00:57:57conjointement avec Paris
00:57:58pour être premier ministre
00:57:59dans la cinquième république
00:58:01dans la cinquième république
00:58:02premier ministre
00:58:03c'est pas anecdotique
00:58:04c'est même pas vice-président
00:58:06vous parliez au désessant
00:58:08la constitution
00:58:09la constitution est claire
00:58:10c'est pas
00:58:11on est très loin
00:58:12du côté collaborateur
00:58:14la constitution est claire
00:58:15il dirigera le gouvernement
00:58:17il appliquera cette politique
00:58:19et donc
00:58:20ce n'est pas
00:58:20voilà
00:58:21ce n'est pas
00:58:21comme vous pourriez
00:58:22le sous-entendre
00:58:23un lot de consolation
00:58:24c'est un poste éminent
00:58:25aux côtés de Marine Le Pen
00:58:27en tant que présidente de la république
00:58:28Jean-Claude Dacier
00:58:29moi je le disais tout à l'heure
00:58:30je suis ravi que
00:58:31la campagne présidentielle
00:58:33comporte
00:58:33un véritable examen
00:58:35du programme
00:58:36du rassemblement national
00:58:39à cet égard
00:58:40ça ne sera pas
00:58:40une chose facile
00:58:41est-ce que vous en êtes conscient
00:58:43parce que le pays
00:58:43est couvert de dettes
00:58:44pour le redresser
00:58:46il va falloir faire
00:58:46des efforts considérables
00:58:48prendre un certain nombre
00:58:49de mesures
00:58:50qui seront évidemment
00:58:51très impopulaires
00:58:53être premier ministre
00:58:54je ne sais pas si ce sera
00:58:55monsieur Bardella
00:58:56mais ce ne sera pas du gâteau
00:58:57comment vous voyez les choses
00:58:59est-ce que
00:58:59est-ce que le moment est venu
00:59:02de dire la vérité aux français
00:59:04ou est-ce que vous allez raconter
00:59:06des cracks
00:59:07pour essayer de passer
00:59:08entre les gouttes
00:59:09comment vous allez faire ?
00:59:10je pense que le peuple français
00:59:12est un peuple très politique
00:59:13et que ceux qui raconteront
00:59:15des cracks aux français
00:59:16seront dans tous les cas
00:59:18pas soutenus
00:59:18balayés
00:59:19sur les retraites
00:59:20sur les retraites
00:59:21mais on pourra y revenir
00:59:22mais sur les retraites
00:59:23on a d'autres manières
00:59:24de le financer
00:59:25d'autres économies
00:59:26ce qui est certain
00:59:27c'est que nous
00:59:28Marine Le Pen
00:59:28a toujours été claire
00:59:29avec nous en interne
00:59:31c'est que le chemin
00:59:32ne sera pas un chemin
00:59:32de pétale de rose
00:59:33et elle nous le dit
00:59:34je peux le dire
00:59:35régulièrement
00:59:36en réunion de groupe
00:59:37si nous ne sommes pas capables
00:59:39chaque matin
00:59:39d'avoir le sentiment
00:59:40de marcher sur du verre pilé
00:59:42parce que ça sera ça
00:59:43le chemin du redressement
00:59:44du pays
00:59:44nous le savons
00:59:46le combat n'est pas pour nous
00:59:48donc le combat est pour nous
00:59:49et aujourd'hui
00:59:50on est à un moment
00:59:51important
00:59:52le sujet qui nous importe
00:59:54également
00:59:54c'est ce pourvoi
00:59:55en cassation
00:59:56avec une information
00:59:57qui nous parvient
00:59:58Johan Husser
00:59:59qu'on peut décrypter
01:00:00peut-être ensemble
01:00:00et que je me permets
01:00:01de lire
01:00:02donc il vient d'arriver
01:00:03la cour de cassation
01:00:04pourrait se prononcer
01:00:05au plus tard
01:00:06début avril 2027
01:00:08sur le cas de Marine Le Pen
01:00:10qu'est-ce que ça implique ?
01:00:11moi je n'ai pas des détails
01:00:13donc je vais attendre
01:00:14de lire précisément
01:00:15le communiqué
01:00:16de la cour de cassation
01:00:17je suis un peu surpris
01:00:19quand même
01:00:20puisque j'ai parlé
01:00:22à bon nombre
01:00:22d'avocats ailleurs
01:00:23de très grands noms
01:00:24du barreau
01:00:24qui m'ont tous affirmé
01:00:26que l'analyse
01:00:29l'examen
01:00:30d'un pourvoi
01:00:31en cassation
01:00:32avait lieu
01:00:33en général
01:00:3318 mois
01:00:34après le pourvoi
01:00:35ça c'est un maximum
01:00:36c'est un maximum
01:00:37on m'a dit
01:00:38minimum 12 mois
01:00:39maximum 24 mois
01:00:41ce sont des grands noms
01:00:41du barreau
01:00:42visiblement là
01:00:43ce sera 12 mois
01:00:44donc je
01:00:45un peu moins
01:00:46ça sera 8 mois
01:00:489 mois
01:00:49donc pour aller
01:00:50au bout
01:00:50pour aller juste avant
01:00:51la présidentielle
01:00:52il ne faut pas se raconter
01:00:53de craque
01:00:53pour aller simplement
01:00:54au bout
01:00:55pardon
01:00:55allez-y Yon
01:00:56évidemment
01:00:57on a de quoi être
01:00:58un peu surpris
01:00:58que la justice
01:01:00précipite les choses
01:01:01si tel devait être le cas
01:01:03ce serait évidemment lu
01:01:04comme une intervention
01:01:06politique
01:01:06de la part des magistrats
01:01:08pour à quelques jours
01:01:09du premier tour
01:01:10à quelques jours
01:01:11du premier tour
01:01:12début avril 2027
01:01:15éventuellement
01:01:15mettre des bâtons
01:01:16dans les roues
01:01:17de Marine Le Pen
01:01:17mais si tel devait être le cas
01:01:19je ne suis d'ailleurs pas certain
01:01:20que ça ne la serve pas
01:01:21parce que les français
01:01:22pardon
01:01:22les français ne seraient pas dupes
01:01:24d'une telle intervention
01:01:25de la justice
01:01:26à quelques jours
01:01:27d'une élection présidentielle
01:01:28qui est sans doute
01:01:29l'élection
01:01:29la plus importante
01:01:30de la 5ème république
01:01:31attendons d'avoir les détails
01:01:33mais tout cela
01:01:34est plus que surprenant
01:01:35détail ou pas détail
01:01:36on a une communication
01:01:37de la cour de cassation
01:01:38qui nous explique
01:01:39qu'au plus tard
01:01:40début avril 2027
01:01:41ce sera tranché
01:01:42donc ce que je comprends
01:01:43c'est sous votre contrôle
01:01:44et on sera avec
01:01:45Guylain Bénessa
01:01:46avocat et docteur
01:01:47en droit public
01:01:48dans quelques instants
01:01:49après la pause
01:01:49qui nous donnera
01:01:50peut-être plus de détails
01:01:51mais la vérité
01:01:51c'est que
01:01:52ce que nous comprenons
01:01:53Sabrina
01:01:53c'est que si cette annonce
01:01:55est respectée
01:01:56et que la cassation
01:01:58confirme pourquoi pas
01:01:59le jugement en appel
01:02:00on a possiblement
01:02:01une Marine Le Pen
01:02:03condamnée
01:02:04éventuellement
01:02:04sous bracelet électronique
01:02:06élue
01:02:06présidente de la république
01:02:07dans la politique fiction
01:02:09bien sûr
01:02:09que chacun comprenne
01:02:10ce que je dis
01:02:11mais c'est réaliste
01:02:12de le dire
01:02:13ça aura un impact
01:02:14c'est réaliste
01:02:14mais je vais vous expliquer
01:02:15déjà elle pourrait
01:02:16se prononcer
01:02:17au plus tard
01:02:18début avril 2027
01:02:20pourrait
01:02:21ça veut dire
01:02:21que c'est un nom fictif
01:02:23que se met
01:02:24la cour de cassation
01:02:25ça ne veut pas dire
01:02:25que ça sera forcément respecté
01:02:27parce qu'en effet
01:02:27dans les délais classiques
01:02:29c'est au moins 9 mois
01:02:30et au plus 18 mois
01:02:32en général c'est un an
01:02:33pour qu'il statue
01:02:34la cour de cassation
01:02:36ce qui va être important
01:02:37c'est qu'une fois
01:02:37que ce pourvoi est fait
01:02:38une fois que c'est étudié
01:02:39il va y avoir
01:02:40deux options
01:02:41soit la cassation
01:02:43la cour de cassation
01:02:45rejette
01:02:45le pourvoi
01:02:46à ce moment là
01:02:47la condamnation
01:02:48la dernière condamnation
01:02:49de Marine Le Pen
01:02:50devient définitive
01:02:51et ça voudrait dire
01:02:52en effet
01:02:53dans ce cas là
01:02:53que
01:02:55lorsque arrive
01:02:55le premier tour
01:02:56du scrutin
01:02:57elle serait à ce moment là
01:02:58condamnée
01:02:59ça ne veut pas dire
01:03:00non plus qu'elle serait
01:03:01selon la loi
01:03:02oui elle devrait porter
01:03:03le bras électronique
01:03:04mais il y a des arrangements
01:03:04possibles
01:03:05parce qu'on arrive à ce moment là
01:03:06de la campagne électorale
01:03:07et que effectivement
01:03:08le juge d'application des peines
01:03:09peut faire une sorte de compromis
01:03:11à ce moment là
01:03:12vu les circonstances
01:03:13ça c'est une certitude aussi
01:03:14de l'autre côté
01:03:15si la cour de cassation
01:03:17casse ce jugement
01:03:19cette dernière décision
01:03:20à ce moment là
01:03:21il va y avoir un renvoi
01:03:22donc un nouveau procès
01:03:24en appel à la cour d'appel
01:03:25de Paris
01:03:26avec de nouveaux magistrats
01:03:27et à ce moment là
01:03:28ça c'est pas avant 2032
01:03:29si elle est élue
01:03:30effectivement
01:03:30ça sera après
01:03:32la campagne
01:03:33après les deux tours
01:03:34et éventuellement
01:03:35si elle est élue présidente
01:03:36après son élection
01:03:37donc le délai sera bien plus long
01:03:38on saura en tout cas
01:03:40si elle est condamnée ou non
01:03:41ça c'est vrai
01:03:42s'il y a un rejet du pourvoi
01:03:43qui s'annonce
01:03:43avant le premier tour du scrutin
01:03:45la cassation
01:03:45et la cour de cassation
01:03:46qui se tatuera au plus tard
01:03:47avril 2027
01:03:48Thomas Ménager
01:03:49est-ce qu'on peut faire
01:03:50campagne
01:03:50avec ce doute qui plane
01:03:52je suis assez surpris
01:03:53c'est vrai que
01:03:54je découvre
01:03:55avec vous
01:03:55cette information
01:03:56moi je ne suis pas
01:03:57conseil de Marine Le Pen
01:03:58et avocat
01:03:58mes années de droit
01:03:59sont relativement loin
01:04:01ce qui est certain
01:04:02c'est que normalement
01:04:02il y avait une accélération
01:04:03dès lors qu'il y avait
01:04:04un trouble à l'ordre public
01:04:05un trouble à la démocratie
01:04:07et que la cour d'appel
01:04:08avait
01:04:08parce qu'elle était déclarée
01:04:10inéligible
01:04:10elle était déclarée inéligible
01:04:11et la cour de cassation
01:04:12s'était exprimée
01:04:13en disant
01:04:14on accélère à
01:04:14dès lors qu'elle est inéligible
01:04:16et dès lors que la question
01:04:17a un enjeu
01:04:18qui dépasse en fait
01:04:19la décision
01:04:20simplement judiciaire
01:04:21ce qui n'est plus clair
01:04:22habituellement
01:04:23qu'est-ce que vous vous dites
01:04:24que les magistrats
01:04:25de la cour de cassation
01:04:26font du zèle ?
01:04:27je suis assez surpris
01:04:28aussi parce que
01:04:30le pourvoi
01:04:31n'est pas encore déposé
01:04:31donc avant de pouvoir savoir
01:04:33dans combien de temps
01:04:33on va le juger
01:04:34il faut savoir la complexité
01:04:35le nombre de points de droit
01:04:36qui sont soulevés
01:04:36c'est des points de droit
01:04:37qui sont très complexes
01:04:38qui sont très complexes
01:04:40donc j'avoue
01:04:40que je suis assez étonné
01:04:41donc on verra
01:04:43ce qu'en disent
01:04:43les conseils
01:04:44moi je ne vais pas faire
01:04:45ce que beaucoup ont fait
01:04:46pendant plusieurs jours
01:04:48voire plusieurs heures
01:04:49hier après-midi
01:04:49c'est parler
01:04:51alors que ce sont des sujets
01:04:52très précis
01:04:53très juridiques
01:04:54à un niveau de technicité
01:04:55assez élevé
01:04:56vous donnez mon analyse
01:04:57on attendra
01:04:58de voir réellement
01:04:59ce qu'il en est
01:04:59on va marquer la dernière pause
01:05:00vous restez un petit peu
01:05:01avec nous
01:05:01si vous le voulez bien
01:05:02je vous en remercie
01:05:03Thomas Ménager
01:05:03on continue notamment
01:05:05d'analyser
01:05:05et de décrypter
01:05:06cette annonce
01:05:07de la cour de cassation
01:05:08qui semble accélérer
01:05:09le tempo
01:05:09dans le dossier
01:05:11de Marine Le Pen
01:05:12qui a elle de son côté
01:05:13entamé le combat
01:05:14et cette campagne 2027
01:05:15on en dit encore
01:05:16quelques mots
01:05:16et restez avec nous
01:05:17parce qu'on va parler
01:05:17du scandale périscolaire
01:05:18avec une relaxe
01:05:20qui a rendu fou
01:05:21de colère
01:05:22les parents
01:05:23et les proches
01:05:23on va tout vous expliquer
01:05:24dans un instant
01:05:25à tout de suite
01:05:29il est quasiment
01:05:30à 16h30
01:05:31on va tout de suite
01:05:31aller au siège du RN
01:05:33voir s'il y a
01:05:34des déclarations
01:05:35alors non
01:05:35on ne va pas aller
01:05:36au siège du RN
01:05:36parce que Laurent Jacovelli
01:05:37refuse de répondre
01:05:38aux questions
01:05:39l'information
01:05:40à 16h30
01:05:41c'est que la cour de cassation
01:05:42a fourni un communiqué
01:05:44disant
01:05:44qu'elle étudierait
01:05:45au plus tard
01:05:46début avril 1927
01:05:47donc à la veille
01:05:48quasiment
01:05:49du premier tour
01:05:50de la présidentielle
01:05:51le cas de Marine Le Pen
01:05:52on est devant
01:05:53le siège du RN
01:05:53je le répète
01:05:54et les éventuels cadres
01:05:55qui s'exprimeraient
01:05:56seront entendus
01:05:57en direct
01:05:57sur CNews
01:05:58le temps de saluer
01:05:59Margot Siffer
01:05:59l'essentiel des titres
01:06:00de l'actualité
01:06:01on garde un oeil
01:06:02au siège du RN
01:06:02Margot
01:06:04Deuxième jour d'un sommet
01:06:05de l'OTAN
01:06:05à Ankara
01:06:06où Donald Trump
01:06:06a pris la parole
01:06:07Washington va probablement
01:06:09frapper durement
01:06:10l'Iran ce soir
01:06:11le président américain
01:06:12s'est aussi entretenu
01:06:13avec Volodymyr Zelensky
01:06:14il estime que les frappes
01:06:15ukrainiennes en Russie
01:06:16pourraient aider
01:06:17à mettre un terme
01:06:18à la guerre
01:06:18les Etats-Unis
01:06:19vont aussi autoriser
01:06:20l'Ukraine à fabriquer
01:06:21des missiles patriotes
01:06:23ce drame ce matin
01:06:24en Savoie
01:06:25un sapeur-pompier
01:06:26volontaire de 22 ans
01:06:27a perdu la vie
01:06:28alors qu'il luttait
01:06:28contre un feu de forêt
01:06:29il s'agit du caporal
01:06:31Baptiste Gerfaut-Valentin
01:06:32il a été percuté
01:06:33par des rochers
01:06:34qui ont chuté
01:06:35la nation s'incline
01:06:36devant sa mémoire
01:06:37a réagi
01:06:38le ministre de l'Intérieur
01:06:39et ces incendies
01:06:40causés évidemment
01:06:41par cet épisode caniculaire
01:06:4372 départements
01:06:44placés demain
01:06:45en vigilance orange
01:06:45contre 67 aujourd'hui
01:06:47les fortes chaleurs
01:06:48progressent désormais
01:06:49vers le nord
01:06:50et l'est de la France
01:06:52Merci cher Margot
01:06:54Jean-Christophe Gallien
01:06:55Jean-Claude Assier
01:06:55Yohann Uzaï
01:06:56Elodie Huchard
01:06:57Thomas Ménager
01:06:58député du Loiret
01:06:59porte-parole du groupe RN
01:07:00à l'Assemblée nationale
01:07:01toujours présent
01:07:02autour de la table
01:07:03cette information
01:07:04qui nous parvient
01:07:05il y a quelques minutes
01:07:06à peine
01:07:07la cour de cassation
01:07:08qui dans un communiqué
01:07:09affirme être en mesure
01:07:10de rendre son arrêt
01:07:12au plus tard
01:07:12début avril 2027
01:07:14si le pourvoi
01:07:14est formulé
01:07:15dans l'affaire
01:07:16des assistants parlementaires
01:07:17du FN
01:07:19cet arrêt
01:07:19qui serait rendu
01:07:20avant le scrutin présidentiel
01:07:22et la cour de cassation
01:07:23qui poursuit
01:07:23ce calendrier
01:07:24est susceptible
01:07:25d'évoluer
01:07:26en fonction
01:07:28des facteurs procéduraux
01:07:30ce que l'on comprend
01:07:31Yohann
01:07:32c'est qu'on a une cour de cassation
01:07:33qui veut s'affirmer
01:07:34en disant
01:07:35nous sommes les maîtres
01:07:36des horloges
01:07:37mais tout cela
01:07:38n'est pas forcément
01:07:39inscrit dans le marbre
01:07:40oui c'est pour cela
01:07:40que la lecture du communiqué
01:07:41dans son intégralité
01:07:42était quand même
01:07:43assez importante
01:07:44comme je vous le disais
01:07:45il y a probablement
01:07:47la volonté
01:07:47des magistrats
01:07:48de rappeler
01:07:49qu'ils sont
01:07:49en quelque sorte
01:07:50les maîtres des horloges
01:07:51pour reprendre
01:07:52une expression désormais célèbre
01:07:53de montrer que
01:07:54voilà
01:07:54c'est à eux
01:07:55de définir le calendrier
01:07:56et pas à Marine Le Pen
01:07:58ou à ses conseils
01:07:59donc c'est une manière
01:08:00effectivement
01:08:00de rappeler
01:08:01comment les choses
01:08:02se déroulent habituellement
01:08:03mais ça n'est
01:08:05à priori
01:08:06pas quelque chose
01:08:07qui est inscrit
01:08:08dans le marbre
01:08:09comme on aurait pu le penser
01:08:10à la lecture
01:08:10de l'alerte
01:08:12de l'agence
01:08:12France Presse
01:08:13donc voilà
01:08:14il n'y a rien
01:08:14à priori
01:08:15qui soit
01:08:17très grave
01:08:18alors nous parlons
01:08:18pour Marine Le Pen
01:08:19Bon je voudrais qu'on voit
01:08:20peut-être l'image
01:08:22au siège du RN
01:08:23parce que j'ai un oeil
01:08:23pardon
01:08:24sur un écran
01:08:25où je vois le retour
01:08:25du siège du RN
01:08:26Franck Alizio
01:08:27qui est au micro CNews
01:08:27peut-être qu'on peut
01:08:28mettre un peu de son
01:08:29de tout problème
01:08:30pendant cette campagne
01:08:31Mais qu'est-ce que vous répondez
01:08:32au bloc central
01:08:33qui dit notamment
01:08:33que vous allez prendre en otage
01:08:34la campagne présidentielle ?
01:08:35Que le bloc central
01:08:36est très angoissé
01:08:37par le fait que Marine Le Pen
01:08:38puisse être candidate
01:08:40et que donc
01:08:40il essaie de se rassurer
01:08:41Ce communiqué
01:08:42il a été évoqué
01:08:43durant la réunion
01:08:44qu'est-ce qu'a dit
01:08:44Marine Le Pen à ce sujet
01:08:45Non
01:08:45enfin il n'a pas été évoqué
01:08:47ce communiqué
01:08:48est une bonne nouvelle
01:08:49ce communiqué
01:08:50ce communiqué
01:08:51est une bonne nouvelle
01:08:53tout va bien
01:08:54merci
01:08:56Je vais bien
01:08:57tout va bien
01:08:57ce communiqué
01:08:58est une bonne nouvelle
01:08:59c'est comme ça
01:09:00que le RN
01:09:01prend cette information
01:09:02de la cour de cassation
01:09:03Je comprends
01:09:04je vous dis
01:09:04on en a parlé
01:09:05je ne comprends pas
01:09:06forcément le calendrier
01:09:08mais on regarde
01:09:08que c'est comme
01:09:09les petites lignes
01:09:09sur les contrats d'assurance
01:09:10c'est-à-dire
01:09:10sous réserve
01:09:10de la complexité
01:09:13etc
01:09:15après nous
01:09:16les arguments
01:09:17sont solides
01:09:18Marine Le Pen l'a dit
01:09:19de ce pourvoi à cassation
01:09:20ses conseils
01:09:21ses avocats
01:09:21l'ont dit aussi
01:09:23donc nous
01:09:24à un moment aussi
01:09:24une décision
01:09:25dès lors qu'elle pourra
01:09:26aussi prouver
01:09:26l'innocence de Marine Le Pen
01:09:27peut être aussi
01:09:28une très bonne nouvelle
01:09:29comme l'a dit
01:09:29Franck Alizio
01:09:30on attendra de voir
01:09:31ce qu'il en est
01:09:31Un petit décryptage
01:09:32avec Guylain Benessa
01:09:33qui était avec nous
01:09:33par visio
01:09:34avocat
01:09:35docteur en droit public
01:09:35peut-être que votre
01:09:36lecture de ce communiqué
01:09:37sera un peu plus affinée
01:09:38que la nôtre
01:09:40ici même
01:09:40Guylain Benessa
01:09:41comment on interprète
01:09:42ce communiqué
01:09:43de la cour de cassation
01:09:44merci d'être avec nous
01:09:45est-ce qu'on peut résumer
01:09:46en disant
01:09:47que les magistrats
01:09:48bombent le tort
01:09:49et veulent montrer
01:09:49encore une fois
01:09:50qu'ils sont les maîtres du temps
01:09:52écoutez bonjour Julien
01:09:54écoutez c'est très simple
01:09:55et en même temps
01:09:55très compliqué
01:09:56c'est que Marine Le Pen
01:09:58Marine Le Pen
01:09:58a une stratégie très claire
01:10:00et une stratégie
01:10:01qui se décline en droit
01:10:02et le problème
01:10:03c'est qu'elle s'est remise
01:10:04alors elle s'est remise
01:10:05elle a choisi de le faire
01:10:06elle s'en remet
01:10:08nécessairement d'ailleurs
01:10:08à un calendrier
01:10:09qu'elle ne maîtrise pas
01:10:10ce qui veut dire
01:10:10qu'elle fait de la politique
01:10:11maintenant activement
01:10:12très activement
01:10:14vu ce qui se produit
01:10:14et vu les échéances
01:10:16elle fait la politique
01:10:16en fonction des attentes
01:10:18et de la procédure judiciaire
01:10:19en l'occurrence
01:10:20la cour de cassation
01:10:21alors
01:10:22ce communiqué
01:10:22on peut le voir
01:10:23de deux façons
01:10:24on peut faire un peu
01:10:25de langue de bois
01:10:25ou être positif
01:10:26ça dépend comment on le voit
01:10:27et estimer que vu
01:10:28qu'on avait un communiqué
01:10:29d'il y a un an
01:10:30ou un an et demi
01:10:30qui annonçait une décision
01:10:32s'il devait y avoir pourvoi
01:10:34en janvier 2027
01:10:35on peut estimer
01:10:36que trois mois plus tard
01:10:37c'est mieux
01:10:37en tout cas
01:10:38ça veut dire
01:10:38que ça prendra du temps
01:10:39ça arrange Marine Le Pen
01:10:41nécessairement
01:10:41l'objectif étant
01:10:42d'avoir la décision
01:10:42a priori
01:10:43le plus tard possible
01:10:45maintenant le problème
01:10:47j'émettrais quand même
01:10:47de grosses réserves là-dessus
01:10:49je vous écoutais tout à l'heure
01:10:50vous disiez
01:10:51ou je crois que c'était
01:10:51Johan Uzay
01:10:52qui disait
01:10:52qu'il a consulté
01:10:53d'éminents spécialistes
01:10:54qui ont dit
01:10:55ça prend au moins
01:10:55un an
01:10:56un an et demi
01:10:56deux ans
01:10:57etc
01:10:57je ne peux que souscrire
01:10:58à ça
01:10:59le problème
01:11:00c'est que l'arrêt d'appel
01:11:01déjà a été rendu
01:11:02dans un délai extrêmement court
01:11:04vu le nombre de prévenus
01:11:05c'était extrêmement rare
01:11:07qu'on ait un dossier
01:11:08comme ça
01:11:08où on a un arrêt d'appel
01:11:09un an grosso modo
01:11:10après le jugement
01:11:11première instance
01:11:12ce que j'observe
01:11:13c'est que ce calendrier là
01:11:15à mon avis
01:11:15il est inédit
01:11:17je pense qu'il faut
01:11:18s'attendre
01:11:18à des soubresauts
01:11:19il n'est absolument pas dit
01:11:21que la cour de cassation
01:11:22ne fasse pas de nécessaire
01:11:23pour rendre un arrêt
01:11:24au mois d'avril
01:11:25à mon avis
01:11:25on ne peut pas partir
01:11:26du principe que c'est mort
01:11:27même si ça le semble
01:11:28à première vue
01:11:29qu'on a l'habitude
01:11:30de la procédure
01:11:30moi je pense sincèrement
01:11:32qu'en réalité
01:11:33Marine Le Pen hier
01:11:34a dit à la cour
01:11:34moi finalement
01:11:35je fais pourvoi
01:11:36je suis éligible
01:11:37je fais sauter
01:11:38bracelet et j'y vais
01:11:39et en même temps
01:11:40il ne faut pas l'oublier
01:11:40on a une institution judiciaire
01:11:42qui joue clairement
01:11:43un duel
01:11:43face à un paysage politique
01:11:45qui n'arrête pas
01:11:46de remettre en cause
01:11:47pour certains en tout cas
01:11:48une certaine pratique
01:11:49de l'état de droit
01:11:50aujourd'hui
01:11:50le dialogue
01:11:51ou plutôt le conflit
01:11:52avec les juges
01:11:52ne fait que commencer
01:11:53il ne faut pas
01:11:54forcément s'attendre
01:11:55à ce que tout soit
01:11:56sous le tapis
01:11:57et tout s'arrange
01:11:58d'ici avril 2027
01:11:59on peut même imaginer
01:12:01que tout peut se produire
01:12:02au printemps
01:12:02il pourrait y avoir
01:12:03encore des rebondissements
01:12:04très bon éclairage
01:12:05merci beaucoup
01:12:06Guylain Bénessa
01:12:07une réaction Yohan
01:12:08non mais simplement
01:12:08dire que d'abord
01:12:10si jamais
01:12:12la cour de cassation
01:12:12devait rendre
01:12:13une décision
01:12:14ça ne serait pas forcément
01:12:16mauvaise nouvelle
01:12:16pour Marine Le Pen
01:12:17imaginons que la cour de cassation
01:12:18casse le jugement
01:12:19alors là Marine Le Pen
01:12:21a un boulevard
01:12:22devant elle
01:12:22parce que nouveau procès
01:12:23dans ce cas-là
01:12:24parce que nouveau procès
01:12:25et donc elle dira
01:12:26vous voyez
01:12:26j'ai obtenu gain de cause
01:12:27en cassation
01:12:28et ces détracteurs
01:12:29là seraient quand même
01:12:29bien embêtés
01:12:30donc je pense
01:12:31qu'elle en sortirait
01:12:32grandie
01:12:33et très largement grandie
01:12:34à quelques jours
01:12:34de l'élection présidentielle
01:12:36mais il y a l'autre scénario
01:12:36donc ce serait un avantage
01:12:37l'autre scénario
01:12:38effectivement la cour de cassation
01:12:39rejette le pourvoi
01:12:40elle impose à Marine Le Pen
01:12:42le port d'un bracelet électronique
01:12:43qu'elle porterait
01:12:44ou non d'ailleurs
01:12:45puisqu'on serait très proche
01:12:46de l'élection présidentielle
01:12:47et là ça lui permettrait
01:12:48de se poser en victime
01:12:49du système judiciaire
01:12:52les magistrats
01:12:52qui font de la politique
01:12:53qui veulent plomber
01:12:55la candidature de Marine Le Pen
01:12:56et je ne suis pas certain
01:12:57que ça ne la renforce pas
01:12:58non plus
01:12:59donc dans tous les cas
01:13:00à la place de Marine Le Pen
01:13:02je ne serais pas
01:13:02nécessairement très inquiet
01:13:04sans compter
01:13:05sans compter
01:13:05le fait qu'elle peut déposer
01:13:06une QPC
01:13:07une question prioritaire
01:13:08de constitutionnalité
01:13:09pour éventuellement
01:13:11retarder les choses
01:13:11enfin elle et ses conseils
01:13:13ont dans leur sac
01:13:14plus d'un tour
01:13:15me semble-t-il
01:13:16donc tout cela
01:13:16est très loin d'être certain
01:13:18Dernier mot là-dessus Elodie ?
01:13:19Pour réagir à ce que disait
01:13:20votre invité
01:13:21je pense qu'il a raison
01:13:22sur ces juges
01:13:22qui ont envie de faire
01:13:23la guerre
01:13:24un certain nombre de politiques
01:13:25mais à quel moment
01:13:26les juges aujourd'hui
01:13:27sont là pour faire la guerre
01:13:28à Marine Le Pen
01:13:29ou à quelconque autre politique
01:13:31j'ai l'impression
01:13:31que ces juges
01:13:32ces magistrats
01:13:32demandent toujours plus de moyens
01:13:34toujours plus de temps
01:13:35on n'a jamais le temps
01:13:35on explique que les enquêtes
01:13:36durent des années
01:13:37et là pour cette affaire
01:13:38et à même temps hier
01:13:38on s'est dit
01:13:39les juges ont eu un éclair de lucidité
01:13:41en laissant la parole
01:13:41au peuple
01:13:42Oui mais ce côté de guerre
01:13:43entre les juges
01:13:44et Marine Le Pen
01:13:45il n'y a pas à avoir de guerre
01:13:46entre les juges et Marine Le Pen
01:13:47On ne peut pas dire
01:13:48qu'il y a une guerre
01:13:49puisqu'il y a eu accélération
01:13:50qui était favorable
01:13:50l'accélération
01:13:51le jugement d'un cours d'appel
01:13:52est quand même favorable
01:13:53à l'idée justement
01:13:54et permet cette stratégie
01:13:55de Marine Le Pen
01:13:56il fallait crever l'abcès
01:13:57je dirais
01:13:58au mois de juillet
01:13:58avant le mois de juillet
01:13:59donc c'est formidable
01:14:00maintenant
01:14:01de toute manière
01:14:01la campagne
01:14:02telle qu'elle est partie
01:14:03elle est partie avec cet agenda
01:14:04la cible
01:14:05elle existe
01:14:05si vous êtes de l'opposition
01:14:06vous allez considérer
01:14:07que Marine Le Pen a triché
01:14:08si vous êtes son supporter
01:14:09et ce qu'elle veut conquérir
01:14:10il y a au milieu
01:14:11un espace
01:14:12on en parlait au re-antenne
01:14:13qu'il faut conquérir
01:14:14avec cet agenda judiciaire
01:14:16qu'il soit réglé ou pas
01:14:17au mois d'avril
01:14:17Un dernier angle
01:14:19que je voulais aborder
01:14:20avant de prendre le temps
01:14:22je voulais vraiment
01:14:22je vous le dis
01:14:22qu'on s'attarde
01:14:23sur ce scandale périscolaire
01:14:24et cet individu
01:14:25qui a été relaxé hier
01:14:26et on en parlera
01:14:27quelques minutes
01:14:28c'est promis
01:14:29mais il y a un angle
01:14:30qu'on n'a pas abordé
01:14:30c'est l'impact sur l'électorat
01:14:31Thomas Ménager
01:14:33alors on ne va pas dévoiler
01:14:34parce qu'il y a un sondage
01:14:36qui est sous embargo
01:14:37et on ne peut pas
01:14:39légalement en parler aujourd'hui
01:14:40mais c'est un sondage
01:14:41qui pourrait donner
01:14:41un grand sourire
01:14:42au Rassemblement National
01:14:44c'est tout ce que je peux dire
01:14:45sans rien dévoiler
01:14:46d'ici ce soir
01:14:47ce que l'on sait
01:14:48en l'occurrence
01:14:49c'est un sondage de popularité
01:14:50qui lui a été dévoilé
01:14:51ces dernières 24 heures
01:14:52et qui nous montre que
01:14:53les français s'en fichent
01:14:54en fait
01:14:55les français qui sont
01:14:56l'électorat du RN
01:14:58n'ont pas attendu
01:14:59évidemment
01:14:59cet acte judiciaire
01:15:01pour soutenir Marine Le Pen
01:15:03mais plus globalement
01:15:03on sent qu'il n'y a pas d'inflexion
01:15:05et que c'est même le contraire
01:15:06oui oui
01:15:06le sondage Odoxa
01:15:07qui a été publié il y a quelques heures
01:15:08et qui est après
01:15:09le journal télévisé
01:15:11de 20h et à soir
01:15:11réalisé, précisons-le
01:15:12auprès des sympathisants
01:15:13du RN
01:15:15et pas auprès de l'ensemble
01:15:16des français
01:15:16il y a les deux
01:15:17il y a un détail
01:15:18il y a les deux
01:15:18même auprès des sympathisants LR
01:15:20et c'est là où il y a même
01:15:20le plus
01:15:21la plus grosse hausse
01:15:22auprès des sympathisants
01:15:23de droite
01:15:24donc on se rend compte
01:15:25que les français
01:15:27ont compris
01:15:27et croient en l'innocence
01:15:29de Marine Le Pen
01:15:29et ont envie je pense
01:15:31maintenant
01:15:31et on le voit aussi
01:15:32pour tous ceux
01:15:33qui ont signé
01:15:33j'invite les téléspectateurs
01:15:34un petit moment de pub
01:15:35à aller signer
01:15:36le site de soutien
01:15:37à Marine Le Pen
01:15:38marinelepen.com
01:15:39qui veulent maintenant
01:15:40qu'on aille sur le terrain
01:15:41des idées
01:15:42qu'on aille sur le fond
01:15:42qu'on aille sur les solutions
01:15:44pour lutter contre l'immigration
01:15:46pour la sécurité
01:15:46pour le pouvoir d'achat
01:15:47pour la santé
01:15:48parce que bon
01:15:48on en discute
01:15:49et c'est normal
01:15:50c'est un moment majeur
01:15:51de l'histoire
01:15:52de la vie politique française
01:15:53qui s'est passé hier
01:15:53mais je pense que
01:15:55sur le terrain
01:15:55je le vois dans le Loiret
01:15:56dans mon département
01:15:57tout le monde s'en fiche
01:15:58les gens ils veulent savoir
01:15:59en 2027
01:16:00si on va tourner la page
01:16:01du macronisme
01:16:01si on va régler les problèmes
01:16:02si 15 jours après
01:16:04l'affaire Liana
01:16:04on va enfin avoir
01:16:05un changement majeur
01:16:07si au moment
01:16:08où il y a une crise géopolitique
01:16:09qui continue
01:16:10et peut-être
01:16:11un prix du pétrole
01:16:13qui reprend à la hausse
01:16:14et la capacité
01:16:15et l'incapacité
01:16:16sur les territoires ruraux
01:16:17à se déplacer
01:16:17avec des gens
01:16:18qui crèvent la dalle
01:16:20savoir ce qu'on va faire
01:16:21donc aujourd'hui
01:16:22les premiers éléments
01:16:24de sondage
01:16:24vous le dites
01:16:25mais ça reste des sondages
01:16:26prouvent quand même
01:16:27qu'il y a un soutien
01:16:27on l'a vu
01:16:28dans la signature
01:16:29sur ce site
01:16:30on le voit
01:16:30sur tous les messages
01:16:31de soutien qu'on reçoit
01:16:32mais maintenant
01:16:33il faut aller au combat
01:16:34sur le terrain
01:16:34et c'est ce que fait
01:16:35le Rassemblement National
01:16:35et c'est peut-être un message
01:16:36pour les opposants
01:16:37à Marine Le Pen
01:16:38qui vont peut-être
01:16:38devoir trouver
01:16:39une autre stratégie
01:16:39que de la qualifier
01:16:41de délinquante
01:16:42pendant toute la campagne
01:16:43parce qu'on se rend bien compte
01:16:44qu'en termes de sondage
01:16:45de popularité
01:16:46et autres
01:16:47ça n'a pas l'effet
01:16:47c'est ce que fait
01:16:48Gabriel Attal
01:16:48depuis hier soir
01:16:49il ne parle pas d'idées
01:16:50Gabriel Attal
01:16:51il ne parle pas d'idées
01:16:52il est juste dans
01:16:53des attaques personnelles
01:16:54en remettant en cause
01:16:55l'état de droit
01:16:55en remettant en cause
01:16:56le fait que Marine Le Pen
01:16:57puisse faire ce pourvoi
01:16:58en cassation
01:16:58je pense pour faire oublier
01:16:59son bilan
01:17:00son incapacité
01:17:01à apporter des solutions
01:17:02nous on sera
01:17:03dans tous les cas
01:17:03sur le terrain
01:17:03des idées
01:17:05Sabrina vous l'avez non ?
01:17:06parce que je voyais faire
01:17:07un petit geste
01:17:07mais c'est bon
01:17:09merci Thomas Ménager
01:17:10merci beaucoup
01:17:11d'être venu sur ce plateau
01:17:12et de nous avoir apporté
01:17:15vos lumières
01:17:16sur cette affaire
01:17:17et la façon dont le RN
01:17:18gère ce début de campagne
01:17:20il nous reste peu de temps
01:17:21s'il y a une prise de parole
01:17:22au siège du RN
01:17:22d'un cadre
01:17:23notamment sur cette décision
01:17:25sur cette communication
01:17:26de la cour de cassation
01:17:27on ira en direct
01:17:28mais je voulais qu'on évoque
01:17:29ce scandale du périscolaire
01:17:32également
01:17:32parce que Anne
01:17:33la cofondatrice
01:17:34du collectif SOS Périscolaire
01:17:35est avec nous
01:17:36et je l'en remercie
01:17:37un animateur a été relaxé
01:17:39hier encore
01:17:40des agressions
01:17:41il était jugé
01:17:42pour des agressions sexuelles
01:17:43sur 9 enfants
01:17:44d'une école maternelle
01:17:45du 11ème arrondissement
01:17:46de Paris
01:17:47la raison de cette relaxe
01:17:49un manque d'éléments matériels
01:17:50et le bénéfice du doute
01:17:52le jugement
01:17:52a scandalisé
01:17:53les parents de victimes
01:17:54regardez d'abord ce sujet
01:17:57le 26 mai dernier
01:17:58David G
01:17:59arrive au tribunal judiciaire
01:18:00de Paris
01:18:01et tente d'éviter
01:18:02les caméras
01:18:03des journalistes
01:18:04l'homme de 36 ans
01:18:05est alors poursuivi
01:18:06pour agression sexuelle
01:18:07sur 9 enfants
01:18:08âgés de 3 à 5 ans
01:18:09dans une école
01:18:10du 11ème arrondissement
01:18:11de la capitale
01:18:12lors du procès
01:18:13le premier ouvert au public
01:18:15depuis le début
01:18:16du scandale
01:18:16des violences sexuelles
01:18:17dans le périscolaire parisien
01:18:193 ans de prison
01:18:20sont requis
01:18:20dont un enferme
01:18:22les familles des victimes
01:18:23attendent alors
01:18:24une réponse pénale
01:18:25à la hauteur
01:18:25de la gravité
01:18:26des faits dénoncés
01:18:27et surtout
01:18:28ce qu'on attend
01:18:28nous c'est un véritable tournant
01:18:30au sein de la protection
01:18:31de l'enfance
01:18:31c'est à dire
01:18:32qu'on attend
01:18:32du gouvernement
01:18:33des mairies
01:18:34qui mettent en place
01:18:35de vraies mesures
01:18:36pour protéger les enfants
01:18:37mais pas seulement
01:18:38qui mettent en place
01:18:39également des vrais moyens
01:18:40finalement
01:18:41l'animateur est relaxé
01:18:43ce mardi
01:18:43au bénéfice du doute
01:18:44et faute d'éléments matériels
01:18:46suffisamment constitués
01:18:48David Jay
01:18:48reconnaît pourtant
01:18:49avoir eu un comportement
01:18:50déplacé envers certains enfants
01:18:52il n'avait pas été beaucoup plus proches
01:18:54des enfants
01:18:54il n'avait pas à les porter
01:18:55il n'avait pas à les accompagner
01:18:57pour certains besoins
01:18:58il devait s'arrêter
01:18:59là où la charte
01:19:00lui demandait de s'arrêter
01:19:01voilà ce qu'il reconnaît
01:19:03et ce qu'il déclare
01:19:03l'animateur est néanmoins
01:19:05condamné à 8 mois de prison
01:19:07avec sursis
01:19:07pour harcèlement sexuel
01:19:08envers deux collègues
01:19:09il est également inscrit
01:19:11au fichier
01:19:11des auteurs d'infractions sexuelles
01:19:13ce qui lui interdit
01:19:14désormais
01:19:15d'exercer une activité
01:19:17auprès d'enfants
01:19:19Bonjour Anne
01:19:19merci beaucoup
01:19:20d'être avec nous
01:19:20cofondatrice du collectif
01:19:22SOS Périscolaire
01:19:24alors qu'on voit
01:19:24cette image du siège
01:19:25du RN
01:19:26et Marine Le Pen
01:19:27qui pourraient sortir
01:19:28ces prochaines minutes
01:19:29je vais quand même rappeler
01:19:29une petite chose
01:19:31sur le contexte
01:19:31de cet individu
01:19:33qui était jugé hier
01:19:33en avril 2025
01:19:35et je lis
01:19:36les parents de deux fillettes
01:19:37sont préoccupés
01:19:38par le repli
01:19:39sur elles-mêmes
01:19:39de leurs enfants
01:19:40elles accusent un animateur
01:19:41qui y travaille
01:19:42depuis le mois de septembre 2024
01:19:43elles souffrent
01:19:44d'irritation à l'entrejambe
01:19:46elles refusent
01:19:46de prendre leur douche
01:19:47elles évoquent
01:19:48des pénétrations
01:19:49pardon pour les gens
01:19:50qui nous écoutent
01:19:50mais c'est la réalité
01:19:51des pénétrations
01:19:52avec une cuillère
01:19:53et des attouchements
01:19:54et à l'arrivée
01:19:55nous avons une relax
01:19:56comment est-ce possible
01:19:57Anne ?
01:19:59Alors c'est possible
01:20:00parce que la parole
01:20:01de l'enfant
01:20:02et d'ailleurs ici
01:20:03la parole de neuf enfants
01:20:04ne vaut toujours pas
01:20:06face à la parole
01:20:07d'un mis en cause
01:20:10apparemment
01:20:10il suffit de dire
01:20:11c'est pas moi
01:20:12je voulais pas
01:20:13j'ai pas fait exprès
01:20:14c'était juste inapproprié
01:20:15mais mon intention
01:20:16n'était pas
01:20:17de nature sexuelle
01:20:19pour que le doute
01:20:21soit suffisant
01:20:22c'est pénal
01:20:24enfin pénalement
01:20:25c'est légal
01:20:26je veux dire
01:20:26que le doute
01:20:27profite à l'accusé
01:20:28mais en fait
01:20:29le problème dans cette affaire
01:20:30c'est que le doute
01:20:32il ne devrait pas
01:20:32y en avoir
01:20:33dans la mesure
01:20:34où le faisceau
01:20:35d'indices nécessaires
01:20:36comme on dit
01:20:37à la vérité
01:20:39est large
01:20:40est largement suffisant
01:20:42c'est à dire
01:20:42qu'on a effectivement
01:20:43les symptômes physiques
01:20:44des enfants
01:20:44qui ont été
01:20:45qui ont été corroborés
01:20:47par des avis médicaux
01:20:49par des spécialistes
01:20:50on a toutes les observations
01:20:52on a par ailleurs
01:20:53son attitude
01:20:54avec ses collègues
01:20:55pour lesquels
01:20:56il est condamné
01:20:57donc on voit bien
01:20:57que la parole de l'adulte
01:20:59là vaut plus que celle
01:21:01de neuf enfants
01:21:02encore une fois
01:21:02puisque visiblement
01:21:03sur ses collègues
01:21:04on dit que les adultes
01:21:06n'ont pas assisté
01:21:07à ces faits d'agression
01:21:08présumés sur les enfants
01:21:09enfin j'imagine
01:21:09qu'il n'y avait pas
01:21:10non plus de témoins
01:21:12pour assister
01:21:13à son harcèlement
01:21:13sur ses collègues
01:21:14donc en fait
01:21:15tout est là
01:21:16le faisceau d'indices
01:21:17était suffisant
01:21:17les enfants
01:21:18qui sont de tout petits enfants
01:21:21ont des récits
01:21:22ils ont entre 3 et 5 ans
01:21:24on a des récits
01:21:26qui se corroborent
01:21:27les uns les autres
01:21:29et que dit le tribunal
01:21:32alors là
01:21:32c'est là où la colère
01:21:33on ne peut pas la contenir
01:21:35le tribunal dit
01:21:36qu'en gros
01:21:37il y avait des détails
01:21:38qui ne correspondaient pas
01:21:40comme si à 3 ans et demi
01:21:41quand on est abusé
01:21:42on se souvient
01:21:43si c'était un lundi
01:21:44un mardi
01:21:45les enfants auraient mentionné
01:21:47d'autres enfants
01:21:47mais qui n'étaient pas là
01:21:48ce jour-là
01:21:49mais enfin voyons
01:21:50la parole de l'enfant
01:21:51à quel moment
01:21:52les magistrats
01:21:53les juges
01:21:53tout le monde
01:21:55dans la chaîne judiciaire
01:21:56est formé à la parole
01:21:57de l'enfant
01:21:57moi-même
01:21:57je ne suis pas une spécialiste
01:21:59et je sais pertinemment
01:22:00qu'à 4 ans et demi
01:22:01on ne se souvient pas
01:22:03exactement
01:22:03de tous les détails
01:22:04à plus forte raison
01:22:06quand on est victime
01:22:07d'agression sexuelle
01:22:08où là il y a
01:22:09des mécanismes psychologiques
01:22:10qui font que
01:22:11certaines choses sont floues
01:22:12que parfois
01:22:13il y a une dissociation
01:22:14il y a
01:22:15la...
01:22:17Pardon Anne
01:22:17je vous coupe
01:22:18on va entendre
01:22:18Jordan Bardella
01:22:19je suis vraiment désolé
01:22:20Jordan Bardella
01:22:25une réaction
01:22:37je vous prie de m'excuser
01:22:39Anne
01:22:39vous savez que
01:22:40l'actualité
01:22:41se chevauche
01:22:42parfois
01:22:43et le président du RN
01:22:45qui pouvait prendre la parole
01:22:47je suis vraiment désolé
01:22:47ça n'enlève absolument rien
01:22:49à l'importance de ce sujet
01:22:51et je voudrais qu'on reste
01:22:52là-dessus ensemble
01:22:53il y a
01:22:54moi ce que je me dis
01:22:55également
01:22:55c'est que
01:22:56notamment avec cette affaire
01:22:57Liana
01:22:57il y a quelques semaines
01:22:59il y a une prise de conscience
01:23:01sociétale majeure
01:23:02dans ce pays
01:23:03à travers
01:23:04donc la parole
01:23:05des enfants
01:23:05on a tous en tête
01:23:06bien sûr
01:23:06la plainte de Rosa
01:23:08et de sa maman
01:23:08qui n'a pas été prise en compte
01:23:09et aujourd'hui
01:23:10on se dit que
01:23:11en fait la France entière
01:23:12a pris conscience
01:23:13d'un phénomène
01:23:14et la justice
01:23:15ne suit toujours pas
01:23:16c'est à désespérer
01:23:18totalement
01:23:19du système judiciaire français
01:23:21Tout à fait
01:23:22tout à fait
01:23:23l'incompréhension
01:23:24était déjà grande
01:23:25je crois qu'on en avait
01:23:25parlé ensemble
01:23:26à l'issue du procès
01:23:28pour l'affaire Titon
01:23:29où là également
01:23:29il y avait près d'une dizaine
01:23:31de fillettes
01:23:31qui elles étaient âgées
01:23:32et on en avait parlé
01:23:33en disant justement
01:23:34que ces fillettes
01:23:35leur discours
01:23:37ne pouvait pas être
01:23:39présumé
01:23:39flou
01:23:40ou imprécis
01:23:41puisqu'elles sont plus âgées
01:23:42elles avaient 11 ans
01:23:43et donc finalement
01:23:44on s'aperçoit
01:23:45que quelle que soit l'affaire
01:23:46la parole de l'enfant
01:23:48que ce soit un petit enfant
01:23:49une petite fille
01:23:50qu'il soit plusieurs
01:23:51qu'il y ait des détails
01:23:53qui concordent
01:23:54ou qui ne concordent pas
01:23:55finalement
01:23:56on a l'impression
01:23:57que la justice
01:23:58s'organise
01:23:59pour
01:23:59quelque part
01:24:01perpétuer
01:24:03une espèce
01:24:04de culture
01:24:05en fait
01:24:05de l'impunité
01:24:06et on voit bien
01:24:07que
01:24:07le sort des enfants
01:24:09en France
01:24:10et dans les tribunaux
01:24:11suscite beaucoup moins
01:24:12d'engagement
01:24:13que par exemple
01:24:14le narcotrafic
01:24:16on voit bien
01:24:17dans les affaires
01:24:17la manière
01:24:18dont sont traités
01:24:19des dealers
01:24:20qui eux vont tout de suite
01:24:22en garde à vue
01:24:23par exemple
01:24:23alors que pour des
01:24:24pédocriminels
01:24:26mis en cause
01:24:27et bien ça peut prendre
01:24:28très longtemps
01:24:29on l'a vu
01:24:30dans les affaires
01:24:30Saint-Dominique
01:24:31en particulier
01:24:31enfin voilà
01:24:32il y a vraiment
01:24:33là pour le coup
01:24:34c'est une expression
01:24:34que je n'en bois pas beaucoup
01:24:35parce qu'on l'entend beaucoup
01:24:37c'est deux poids deux mesures
01:24:38la pédocriminalité
01:24:40en France
01:24:40doit trouver
01:24:41ses lettres
01:24:42on va dire
01:24:42de noblesse
01:24:43ça ne peut pas
01:24:44continuer comme ça
01:24:45parce que jusqu'à présent
01:24:46ce scandale du périscolaire
01:24:47est en train de devenir
01:24:48durablement
01:24:49un scandale judiciaire
01:24:50tout court
01:24:51merci beaucoup
01:24:52Anne de nous répondre
01:24:53régulièrement
01:24:54et de nous sensibiliser
01:24:55sur ces questions
01:24:56hautement importantes
01:24:57et qui devront avoir
01:24:58une place majeure
01:24:59dans cette campagne
01:25:00que l'on a évoquée
01:25:01notamment à travers
01:25:02cette candidature officielle
01:25:03de Marine Le Pen
01:25:05c'est la fin de ce 120 minutes
01:25:06merci à tous les 5
01:25:07d'avoir participé
01:25:07à l'émission
01:25:08Laurence Ferrari
01:25:10arrive dans un instant
01:25:11bien sûr
01:25:11sur notre antenne
01:25:12on verra probablement
01:25:14en direct
01:25:14la sortie de Marine Le Pen
01:25:15du siège du RN
01:25:16pourquoi pas
01:25:16une déclaration
01:25:17de la candidate
01:25:18à la présidentielle
01:25:20merci de nous avoir suivis
01:25:20je vous dis rendez-vous
01:25:21demain
01:25:2115h pour 120 minutes info
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