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Les invités de Julien Pasquet débattent de l'actualité dans #120MinutesInfo du lundi au vendredi.
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00:00:00120 minutes d'info, bonjour à tous, très heureux de vous retrouver en ce jeudi pour décrypter et analyser l
00:00:05'actualité.
00:00:06Vous connaissez bien sûr le principe jusqu'à 17h. Je vous présente nos grandes thématiques et nous invitez dans une
00:00:11poignée de secondes.
00:00:12Mais d'abord, bonjour à Valérie Acknin, le journal de la rédaction et à la une Valérie.
00:00:17Nous y reviendrons bien sûr longuement dans nos débats, l'affaire Liliana qui a bouleversé, qui continue de bouleverser la
00:00:21France.
00:00:22Et les enquêtes se multiplient dans l'entourage et la famille de Jérôme Barrella.
00:00:26Après la mise en examen de son frère Yannick pour les viols sur deux ex-compagnes, dont une alors qu
00:00:32'elle était mineure,
00:00:33leur père fait l'objet d'une réouverture d'enquête. Il est accusé par deux plaignantes d'agression sexuelle quand
00:00:38elles étaient mineures.
00:00:39Le septuagénaire avait bénéficié d'un non-lieu dans une des procédures, mais dans l'autre, le parquet de Béziers
00:00:45annonce la réouverture de l'enquête.
00:00:47Sachez aussi que les obsèques de Liliana se tiendront demain dans la plus stricte intimité à 14h30 au cimetière de
00:00:54Florence.
00:00:54Dans l'actualité par ailleurs, plus de 500 000 élèves de première des filières générales et technologiques ont passé ce
00:01:00matin l'épreuve anticipée du bac français.
00:01:03Et la filière générale a dû choisir entre un commentaire de texte ou la rédaction d'une dissertation.
00:01:09Pour la filière technologique, c'est commentaire ou contraction de texte associé à un essai.
00:01:14Cette épreuve de coefficient 5 était très redoutée par les élèves.
00:01:17Dans ce contexte, Edouard Geffrey, ministre de l'éducation nationale, s'est rendu dans un lycée à Clichy.
00:01:22Écoutez.
00:01:23J'ai souhaité rappeler à tous les élèves que lorsqu'on passe le baccalauréat et singulièrement le baccalauréat de français,
00:01:31il y a une exigence de qualité globale de la langue.
00:01:33C'est la qualité globale de la langue.
00:01:35Il n'y a pas que l'orthographe.
00:01:36Il y a la syntaxe, la grammaire, la richesse du vocabulaire, la clarté de la pensée.
00:01:39Parce que c'est le premier diplôme universitaire.
00:01:41Je le rappelle, tout le monde l'oublie, mais c'est le premier diplôme universitaire.
00:01:44Et aujourd'hui, effectivement, vous avez 550 000 élèves, à peu près, qui passent les épreuves anticipées de français.
00:01:49C'est donc plus d'un million de copies qui vont être corrigées entre celles-ci et les mathématiques.
00:01:52Et donc, c'est un enjeu important.
00:01:54Direction Belfast et l'Irlande du Nord.
00:01:56Maintenant, deuxième lien consécutif de violences dans la capitale.
00:01:5812 policiers blessés, 16 personnes interpellées.
00:02:01Des dizaines de manifestants se sont affrontés avec la police anti-émeute.
00:02:06Une voiture et un bâtiment ont été incendiés.
00:02:09Des heures de moindre ampleur comparées à mardi.
00:02:11Pour rappel, ces violences ont éclaté suite à une tentative de meurtre.
00:02:16Une violente attaque au couteau d'un réfugié soudanais qui a été inculpé.
00:02:21Et on va conclure avec une image de sport, juste après ça.
00:02:42Les pieds aux Etats-Unis et des rêves plein la tête avec cette fameuse troisième étoile en guise d'objectif
00:02:48ultime.
00:02:49L'équipe de France est arrivée aux Etats-Unis, à Boston, hier.
00:02:53Près de 300 personnes étaient présentes pour les accueillir chaleureusement.
00:02:57Ils débutent aujourd'hui leur entraînement sur la pelouse de l'université de Bentley, située à 30 minutes de leur
00:03:02hôtel.
00:03:02Avec une seule idée en tête, être prêts pour leur entrée en lice du 16 juin au MetLife Stadium d
00:03:09'East-Rutherford dans le New Jersey contre le Sénégal.
00:03:12Et hier soir, à Mexico, lors de la conférence de presse à la veille du match d'ouverture de la
00:03:17Coupe du Monde entre le Mexique et l'Afrique du Sud,
00:03:21Gianni Infantino a eu un mot pour le journaliste Christophe Glez, détenu en Algérie.
00:03:25Écoutez.
00:03:28Il y a un siège vide ici, dans cette salle, aujourd'hui.
00:03:33Il y a une chaise vide dans cette salle.
00:03:38Et ce siège vide est pour un journaliste français, Christophe Glez,
00:03:44qui est le seul journaliste sportif emprisonné dans le monde.
00:03:52Et bien sûr, il a une accréditation.
00:03:54Et bien sûr, il a sa place ici pour lui.
00:03:59Et j'ai invité ses parents à un match, France-Sénégal.
00:04:08Mais j'espère, j'espère vraiment que dans un grand acte d'humanité,
00:04:18on lui accordera une grâce, une grâce présidentielle,
00:04:23et qu'il pourra même nous rejoindre ici pendant la Coupe du Monde.
00:04:27Mais tant qu'il n'est pas là, sa place est là, pour lui, pour Christophe.
00:04:41C'était votre programme avec Lacoste.
00:04:43L1212 Bleu, le nouveau parfum pour hommes.
00:04:47C'était votre programme avec Bdeor.fr.
00:04:49L'agence Bdeor vous propose l'achat de pièces d'or et lingots d'or.
00:04:52L'agence Bdeor, partenaire de votre nouvelle épargne.
00:04:56Voilà pour l'essentiel de l'actualité.
00:04:58Merci beaucoup Valérie.
00:04:59On vous retrouve dans une trentaine de minutes, 15h30 précisément,
00:05:01pour un nouveau journal.
00:05:02Yohann Uzaï, bien sûr, autour de la table du service politique.
00:05:05Bonjour Yohann.
00:05:05Bonjour à Célia Barra du service police-justice de la rédaction.
00:05:08Raphaël Steinville du JDD.
00:05:10Merci d'être là.
00:05:11J'en profite pour saluer Florence Rau,
00:05:13qui est avec nous également par Visio,
00:05:15avocate pénaliste, spécialiste du droit des femmes et des enfants,
00:05:18victimes de violences physiques, pardonnez-moi madame.
00:05:21Merci d'être avec nous.
00:05:22On va bien sûr évoquer l'affaire Liana,
00:05:25ses obsèques qui auront lieu demain à 14h30 dans la plus stricte intimité.
00:05:28Et puis cette affaire qui s'accélère,
00:05:30notamment dans l'entourage familial de Jérôme Barrella.
00:05:33Mais l'actualité, c'est également Patrick Bruel,
00:05:36la chute d'une idole qui se confirme,
00:05:38mise en examen dans quatre dossiers,
00:05:39sous statut de témoin assisté, dans quatre autres.
00:05:42Il est ressorti, vous le savez, hier soir,
00:05:44sous contrôle judiciaire du tribunal de Nanterre.
00:05:46Il échappe à la détention provisoire que le parquet de Nanterre
00:05:49avait pourtant requis.
00:05:50Les derniers éléments à comprendre autour de cette affaire,
00:05:53d'abord dans ce sujet de la rédaction.
00:05:56Patrick Bruel a échappé à la détention provisoire,
00:05:59malgré de nombreuses plaintes déposées à son encontre.
00:06:01Mais quelles sont celles qui ont été retenues ?
00:06:03Si l'information judiciaire portait sur une vingtaine d'entre elles,
00:06:07quatre ont finalement été retenues pour une mise en examen.
00:06:09Ces affaires concernent un viol à Neuilly-sur-Seine en 2008,
00:06:12une tentative de viol à Bruxelles en 2010,
00:06:15un cas de harcèlement sexuel à Ajaccio en 2019,
00:06:17et une affaire d'agression sexuelle et de harcèlement sexuel à Perpignan en 2019.
00:06:21Dans quatre autres dossiers,
00:06:23le chanteur de 67 ans a été placé sous le statut de témoin assisté,
00:06:26un statut intermédiaire entre celui de mise en examen et simple témoin.
00:06:30Les faits présumés concernent une tentative de viol à Neuilly-sur-Seine en 2010 et 2011,
00:06:34un viol à Dinard en 2012,
00:06:36un viol à Lille-sur-la-Sorgue dans le Vaucluse en 2015
00:06:38et du harcèlement sexuel à Nyon en Suisse en 2019.
00:06:41Le dernier dossier concerne un viol à Grenoble en 2000
00:06:44qui a été considéré comme prescrit.
00:06:46Pour 13 autres affaires dénonçant des violences sexuelles commises entre 1992 et 2008,
00:06:51les faits sont a priori prescrits,
00:06:53mais l'enquête devra déterminer si cette prescription est avérée.
00:06:56Pendant la garde à vue du chanteur au début de la semaine,
00:06:59trois nouvelles plaintes ont été déposées pour viol et tentatives de viol.
00:07:02Selon les avocates de plusieurs plaignantes,
00:07:05de nouvelles plaintes devraient être bientôt déposées.
00:07:08Célia, je me tourne vers vous d'abord pour vraiment des éléments de compréhension,
00:07:11de pédagogie si j'ose dire dans cette affaire.
00:07:13Le chanteur de 67 ans, et je le rappelle,
00:07:15mis en examen dans quatre affaires,
00:07:17un viol à Neuilly-sur-Seine en 2008,
00:07:19une tentative de viol en 2010 à Bruxelles,
00:07:22une affaire d'agression sexuelle à Perpignan en 2019
00:07:24et un dossier de harcèlement sexuel à Ajaccio en 2019.
00:07:27Les juges, pour que l'on comprenne bien,
00:07:30ont considéré qu'il y avait donc assez d'éléments concordants dans cette affaire
00:07:34pour cette fameuse mise en examen.
00:07:36Oui, à l'origine, il y avait l'ouverture d'une information judiciaire
00:07:39et la volonté de mettre Patrick Bruel sous le statut de mise en examen
00:07:44pour neuf cas.
00:07:45Et donc, seulement pour quatre cas que vous avez cités, Julien,
00:07:49les juges ont décidé de le mettre en examen.
00:07:53Ils estiment qu'il y a assez d'indices graves concordants
00:07:56pour le poursuivre, pour le mettre en examen concernant ces faits.
00:08:00Pour quatre autres, il est placé sous le statut de témoin assisté
00:08:04et donc, le dernier cas, il s'agit d'un fait qui a été prescrit,
00:08:09un fait de viol en 2000 à Grenoble.
00:08:12Les juges d'instruction, ils étaient quatre au regard de l'ampleur de l'affaire,
00:08:16au regard du nombre important de dossiers.
00:08:19Les juges d'instruction, contrairement au parquet de Nanterre,
00:08:23n'ont pas souhaité saisir le juge des libertés et de la détention
00:08:26en vue d'un placement en détention provisoire.
00:08:29Dès le début, les juges d'instruction partaient sur la piste d'un placement
00:08:33sous contrôle judiciaire.
00:08:34Et donc, le JLD, le juge des libertés et de la détention,
00:08:36a suivi cette motivation donnée par les juges d'instruction.
00:08:40Il aurait pu la contredire ?
00:08:41Le JLD ?
00:08:43Non, oui, le JLD aurait pu contredire la demande des quatre juges d'instruction
00:08:47qui ne requieraient pas la mise en détention.
00:08:49C'est assez rare, puisqu'il doit être saisi pour le placement en détention.
00:08:52Donc là, sans être saisi pour le placement en détention provisoire,
00:08:56il y a très peu de chances que le JLD aille dans un sens contraire,
00:09:00notamment en un sens comme celui-ci.
00:09:02Patrick Bruel n'est donc pas libre totalement,
00:09:04puisqu'il a quand même quelques obligations à respecter,
00:09:08comme notamment ne pas quitter le territoire français,
00:09:11ne remettre son passeport.
00:09:12Il doit aussi ne pas rentrer en contact avec les victimes
00:09:15ou les membres de leur famille,
00:09:16ou encore fournir un cautionnement de 500 000 euros.
00:09:18Vous le voyez à l'écran, plusieurs obligations.
00:09:20Donc, Patrick Bruel qui a dormi chez lui,
00:09:23mais qui ne reste pas totalement libre.
00:09:25A noter qu'il n'a pas reçu l'interdiction de se produire sur scène
00:09:28ou de se produire au théâtre.
00:09:29Ça, on va y revenir également.
00:09:30C'est lui qui avait pris ce choix.
00:09:32Maître Rau, d'abord peut-être un commentaire sur ce qui vient d'être rénoncé.
00:09:36Moi, je me pose cette question, bien sûr,
00:09:37comme beaucoup de Français ou de gens
00:09:40qui ne sont pas des professionnels de la justice.
00:09:42Comment on explique cette différence entre la demande du parquet
00:09:45qui souhaitait cette mise en détention provisoire
00:09:49et la décision des juges ?
00:09:51Alors, les juges d'instruction ont proposé,
00:09:54de leur point de vue,
00:09:57un placement sous contrôle judiciaire.
00:09:59Le JLD, lui, prend la décision qu'il veut,
00:10:03indépendamment de ce que le parquet va demander.
00:10:06Le parquet est, comme les avocats,
00:10:09une partie au procès ou à l'instruction.
00:10:11Là, nous en sommes, nous sommes au niveau de l'instruction maintenant.
00:10:17Et le JLD pouvait parfaitement suivre les réquisitions du parquet.
00:10:22Il a choisi de ne pas le faire et il a choisi d'aller dans le sens des juges d
00:10:26'instruction
00:10:26et d'avoir une décision conforme à ce que disait le juge d'instruction.
00:10:28Est-ce que vous avez été surprise, Maître Rau, de ne pas apprendre la mise en détention provisoire
00:10:34de Patrick Bruel, pour le dire plus simplement ?
00:10:36Alors, écoutez, surprise, pas surprise, c'est difficile de savoir si on va être surpris ou pas.
00:10:41Je pensais que ça devait être très tendu parce que, d'abord, c'est très rare que le parquet
00:10:47court-circuit le juge d'instruction.
00:10:49En l'occurrence, là, il y en a quatre, mais ça revient au même.
00:10:52Le parquet a fait état et a usé de disposition du code de procédure pénale
00:10:59qu'il n'eusse pas d'habitude.
00:11:00Donc, c'était quand même assez inédit.
00:11:02Et de toutes les façons, à partir du moment où le parquet demande quelque chose,
00:11:07effectivement, on pouvait en tout cas s'attendre à ce que le débat soit très compliqué
00:11:13et que ça soit long et probablement serré.
00:11:20Maintenant, le parquet demandait quelque chose.
00:11:22Le JLD a le dernier mot.
00:11:23C'est lui qui décide.
00:11:24Il pouvait très bien prendre une décision contraire aux réquisitions du parquet.
00:11:28Il a choisi de ne pas le faire.
00:11:30Et donc, on a pu craindre.
00:11:31Ce n'est pas une surprise pour moi.
00:11:33Je ne te raisonne pas en termes de surprise, mais plutôt de logique de procédure.
00:11:38Et je me dis qu'on a pu craindre, en effet, que cette détention soit prononcée.
00:11:43En même temps, on s'aperçoit que le juge du JLD a gardé son autonomie totale
00:11:53et a considéré qu'il n'y avait pas lieu à détention.
00:11:58Moi, je pense que, et je pense comme le code de procédure du reste,
00:12:02que la détention, c'est l'exception, la règle, c'est la liberté.
00:12:07C'est ce que dit le texte.
00:12:09Donc, si la loi dit que la liberté, c'est la règle
00:12:12et que la détention, c'est l'exception,
00:12:15ça veut dire aussi qu'il va falloir démontrer
00:12:17que les conditions de l'article 144 du code de procédure pénale
00:12:22ne sont pas respectées.
00:12:23Et ces dispositions, c'est ce qu'on appelle les garanties de représentation.
00:12:28Patrick Bruel a évidemment un domicile.
00:12:30Patrick Bruel a évidemment des revenus, une situation, une position sociale, etc.
00:12:34Que ce soit Patrick Bruel, j'ai envie de dire, ou Monsieur Tout-le-Monde,
00:12:38c'est la même chose.
00:12:39Et on résonne sur les mêmes textes et sur les mêmes références.
00:12:44Donc, il avait toutes les garanties de représentation.
00:12:47Et comme on en a voulu un petit peu plus,
00:12:50mais ça arrive aussi très fréquemment et c'est très banal,
00:12:52on lui a demandé de remettre son passeport pour pas qu'il parte à l'étranger.
00:12:55On lui a demandé aussi une caution.
00:12:57Alors, 500 000 euros, c'est une somme, c'est sûr.
00:12:59Mais en même temps, moi, j'ai vu des cautions à 5 millions d'euros.
00:13:03Vous voyez, dans d'autres cas, ça ne va pas non plus.
00:13:06Enfin, je ne trouve pas ça si significatif.
00:13:08De toute façon, c'est pris aussi en fonction des revenus de chacun.
00:13:12Bien sûr.
00:13:13Mètre euro, cette mise en examen, elle est très grave.
00:13:16Et notamment, bien sûr, de la mise en examen pour viol en 2008.
00:13:22Ça veut dire que les accusations sont très sérieuses.
00:13:26On se base, dans ce type de mise en examen, sur les seules accusations.
00:13:30On peut imaginer que la justice dispose d'autres éléments pour mettre en cause Patrick Bruel.
00:13:38Alors, il faut savoir qu'au niveau de l'instruction, on se contente, si je puis dire, des indices graves
00:13:43et concordants.
00:13:44Ça ne veut pas du tout dire que l'infraction est constituée à 100%.
00:13:49Ça ne veut pas dire non plus que la personne qui est visée par la mise en examen va être
00:13:54condamnée.
00:13:55Parce qu'à l'issue d'un procès, il peut aussi être relaxé.
00:13:58Ça veut dire simplement qu'il y a suffisamment d'éléments qui laissent à penser que les accusations portées peuvent
00:14:06être fondées.
00:14:08Et peut-être, mais je ne suis pas dans le dossier, et vous non plus, ni personne sur ce plateau,
00:14:12ni sur les autres plateaux.
00:14:14Personne n'est dans les dossiers et personne ne sait ce dont disposent exactement les juges d'instruction dans chacun
00:14:20des dossiers.
00:14:21Parce qu'il faut quand même distinguer les dossiers les uns des autres.
00:14:24La preuve, ça a été fait au niveau des juges, puisqu'il y a quatre dossiers dans lesquels il a
00:14:29été estimé que pour l'instant,
00:14:31il y avait des éléments suffisants pour prononcer cette mise en examen dans quatre affaires.
00:14:36Il y en a quatre autres dans lesquels il est placé sous le statut de témoin assisté.
00:14:41Ça, c'est une forme de victoire pour la défense de Patrick Bruel.
00:14:43Oui, on ne lui reproche rien. Et puis, il y en a un qui est prescrit. Pardon, je n'ai
00:14:48pas...
00:14:49Ce placement dans les quatre autres affaires que vous évoquez en qualité de témoin assisté,
00:14:56c'est une forme de victoire, je le mets entre guillemets, pour la défense de Patrick Bruel.
00:15:01Alors, c'est une victoire ou pas, je ne sais pas, parce que vous savez, il faut aussi savoir de
00:15:06quoi on parle.
00:15:06Être témoin assisté, ça veut dire qu'on n'est pas mis en examen.
00:15:09Donc, c'est peut-être le stade en deçà.
00:15:13Cela étant, un statut peut évoluer.
00:15:16C'est-à-dire que vous pouvez aujourd'hui être témoin assisté.
00:15:19Et puis, si des éléments émergent et permettent de changer de statut et d'être mis en examen,
00:15:28ça peut varier.
00:15:29Vous voyez, de la même manière qu'on peut être mis en examen et démis en examen.
00:15:33Vous restez avec nous, si vous le voulez bien, Maître Rau, je voudrais qu'on entend de l'avocate de
00:15:37Flavie Flamand,
00:15:37qui a fait émerger médiatiquement l'affaire Patrick Bruel, qui commentait cette mise en examen hier.
00:15:44Les victimes se sont réveillées, les victimes se sont rassemblées.
00:15:48On n'est qu'au commencement de cette affaire.
00:15:50Je vous le dis, on reçoit des témoignages, mais on reçoit aussi des femmes qui nous indiquent avoir été violées
00:15:57et pour lesquelles on va déposer des plaintes.
00:15:59Donc, on n'est qu'au début.
00:16:00Et je pense que ces femmes, elles viennent aussi parce que Flavie s'est dévoilée.
00:16:05Ça s'accélère.
00:16:06On a beaucoup de témoignages qu'on va transmettre évidemment à la justice.
00:16:08Et puis, on a des femmes qui souhaitent porter plainte.
00:16:10Donc, comme je l'ai annoncé déjà toute cette semaine, nous allons déposer deux plaintes la semaine prochaine.
00:16:15Nous en déposerons d'autres.
00:16:17Et puis, ce sera à la justice de faire la part des choses.
00:16:19Mais je vous le dis, il y aura d'autres plaintes.
00:16:21Alors, elle nous dit, cette dame, l'avocate de Flavie Flamand,
00:16:25qu'il y aura d'autres plaintes qui risquent de nouveau de mettre Patrick Bruel face à des responsabilités,
00:16:31face à la justice surtout.
00:16:33Ma question, c'est, avant un éventuel procès,
00:16:36est-ce que Patrick Bruel peut être de nouveau mis en examen dans d'autres affaires,
00:16:39donc de nouveau risquer une détention provisoire ?
00:16:43Il peut à nouveau être entendu, placé en garde à vue, à nouveau être mis en examen.
00:16:48Alors, parfois, on peut aussi regrouper les affaires pour que ça soit dans une même saisie,
00:16:53notamment pour le procès.
00:16:54Ce qui semble plus logique, d'ailleurs.
00:16:56Voilà.
00:16:56Mais on a déjà vu, dans d'autres affaires précédentes, même médiatiques,
00:17:01qu'il peut y avoir plusieurs mises en examen,
00:17:03parce que plusieurs victimes, des cas différents aussi,
00:17:05la période des faits reprochés.
00:17:08Dans le cas de la plainte de Flavie Flamand,
00:17:11Flavie Flamand n'a pas encore été entendue ou encore étudiée.
00:17:14Donc, voilà, vous le voyez, il y aura plusieurs plaintes qui vont être déposées, examinées.
00:17:18Patrick Bruel peut être encore entendu, en tout cas de son côté.
00:17:21Il a dit qu'il se tenait à la disposition de la justice, qu'il était prêt aussi à répondre
00:17:25à toutes les questions,
00:17:26notamment des enquêteurs.
00:17:27En gros, à quel quotidien peut-il prétendre désormais rester chez lui ?
00:17:32Il peut aller et venir en France.
00:17:35Il peut aller venir en France où il veut.
00:17:36Il reste en France.
00:17:36Et il a le loisir de se produire sur scène s'il le désire.
00:17:40Encore faut-il qu'il ait envie d'aller à la rencontre du public dans le cas actuel.
00:17:43Exactement.
00:17:44Il n'a pas eu l'interdiction d'exercer sa profession,
00:17:46ni de paraître en public, de se produire sur scène.
00:17:49Il peut exercer son métier.
00:17:51Avant, ça, garde à vue, il s'était déjà prononcé contre...
00:17:54Voilà, il avait dit qu'il allait arrêter de se produire,
00:17:57notamment pour les festivals d'été ou encore au théâtre,
00:17:59parce qu'il avait vu quand même déjà des premières manifestations.
00:18:02Et puis, je pense que même moralement, pour lui, c'est compliqué d'affronter tout cela.
00:18:07Mais il n'a pas l'interdiction d'aller venir.
00:18:11Il peut aller même en vacances s'il le souhaite,
00:18:13prendre des jours de repos.
00:18:14Le tout, c'est qu'il reste en France.
00:18:16Il n'a pas le droit de se rendre à l'étranger.
00:18:17Et il est libre de ses faits et gestes.
00:18:19Et comment fréquenter les salons de massage ?
00:18:21Vous dites, pardon ?
00:18:22Ni de fréquenter les salons de massage.
00:18:23Mais il n'a pas le droit de fréquenter des salons de massage,
00:18:25parce que c'est un détail d'une affaire.
00:18:27En effet.
00:18:28L'avis des Français, interrogé par CNews.
00:18:32Je pense qu'il y a un principe en France qui s'appelle la présomption d'innocence.
00:18:35Tant que quelqu'un n'est pas accusé,
00:18:38il ne doit pas être ni jugé médiatiquement,
00:18:42ni jugé par le tribunal public.
00:18:44Et ça me choque aussi que ça met autant de temps
00:18:47pour juger quelqu'un,
00:18:48alors qu'il y a des éléments de preuve.
00:18:50Ça me choque aussi qu'il y ait des personnes
00:18:51qui soient violées, qui soient agressées.
00:18:54Et je sais aussi que pour les questions de viol et d'agression sexuelle,
00:18:57la preuve est très difficile à établir
00:18:59et que la parole est très difficile à libérer.
00:19:01Pour les femmes qui sont victimes de violences,
00:19:04qui sont victimes de viol, qui sont victimes d'inceste,
00:19:06c'est un parcours, c'est un chemin extrêmement délicat,
00:19:10extrêmement douloureux.
00:19:11En tant qu'homme, je pense que la présomption d'innocence,
00:19:14peut-être, cet individu, comme d'autres,
00:19:16ayant un focus important sur lui en étant une personnalité morale,
00:19:21s'il a commis des erreurs qu'il les paye,
00:19:22on n'a pas besoin de violence pour séduire une femme.
00:19:25C'est ce que le commun des mortels devrait pratiquer.
00:19:29Peut-être que, parce qu'il est connu,
00:19:31il a un traitement de faveur particulier.
00:19:33Je trouve que, quand même, il a été libéré assez tôt,
00:19:35compte tenu de toutes les accusations
00:19:37et de toutes les femmes qui lui ont porté plainte.
00:19:40Je pense que ça mérite une attention particulière
00:19:42et je pense vraiment que la justice devrait faire son travail.
00:19:46Il y a beaucoup de gens qui s'interrogent,
00:19:47M. Rowe, sur le non-placement en détention.
00:19:49On a compris que la règle juridique et les professionnels du droit
00:19:52s'accordent, c'est l'exception, la détention.
00:19:55Et si vous avez des garanties de représentation,
00:19:57notamment, la détention n'est pas demandée.
00:20:00Ce qu'on peut constater, en revanche,
00:20:02M. Rowe, un petit mot avant de marquer une pause,
00:20:05c'est qu'il y a quand même du changement,
00:20:08il y a quand même du chemin qui a été fait ces dernières années.
00:20:10Je ne sais pas si vous le constatez également.
00:20:12On a quand même un bon nombre de célébrités
00:20:14qui répondent désormais de leurs actes.
00:20:17Et c'est très bien.
00:20:18Il y a quand même un tournant majeur qui s'est opéré.
00:20:20Vous l'observez tout de même ?
00:20:23Oui, je pense qu'on prend quand même
00:20:25peut-être plus au sérieux ce genre d'affaires.
00:20:28Ce qu'il faudrait aussi,
00:20:29c'est que le traitement des instructions soit plus rapide
00:20:33et que si jugement doit-il y avoir,
00:20:36ce soit aussi plus rapide.
00:20:38Cela étant, je pense que c'est Patrick Bruel aujourd'hui.
00:20:43Ça aurait été n'importe qui d'autre.
00:20:44La procédure aurait été la même.
00:20:46Le déroulement aurait été le même.
00:20:47On n'en aurait pas autant parlé sur les plateaux télé,
00:20:49et ça, c'est sûr, depuis une semaine, on ne parle que de ça.
00:20:53Mais dans toutes les autres affaires et celles que je vis au quotidien,
00:20:58effectivement, les gens ne vont pas forcément en détention,
00:21:00même s'il y a des indices graves et concordants.
00:21:02On leur laisse la possibilité de rentrer chez eux,
00:21:06de préparer leur défense et puis de se présenter aux instructions,
00:21:09de s'expliquer, de se présenter éventuellement à un procès,
00:21:12de s'expliquer.
00:21:13Cela dit, une fois qu'une condamnation intervient,
00:21:16là, il n'y a plus de discussion.
00:21:18La condamnation, si elle intervient,
00:21:20elle est exécutée.
00:21:21Et à ce moment-là,
00:21:23ce n'est plus du tout la même chose.
00:21:25Et en même temps,
00:21:26s'il y a un relax, ça se termine.
00:21:28Et je crois qu'il faudrait que...
00:21:29Effectivement, s'il doit y avoir d'autres plaintes,
00:21:31tant mieux qu'elles arrivent.
00:21:32Comme ça, au moins, tout sera examiné en même temps
00:21:34et ça évitera d'y revenir par couches successives.
00:21:37Je sors un peu de la question purement judiciaire
00:21:39et de votre rôle d'avocate,
00:21:40mais je voulais vous la poser, cette question,
00:21:41parce que du haut de votre expertise,
00:21:43et vous connaissez ce type d'affaires,
00:21:45vous connaissez les mécanismes,
00:21:46notamment des prédateurs sexuels.
00:21:48Ce qui est intéressant de voir,
00:21:49c'est qu'il y a beaucoup de fans de Patrick Bruel
00:21:53et notamment des femmes
00:21:54qui ne se détournent pas de lui
00:21:56et qui continuent de le soutenir, de le défendre.
00:21:58Est-ce que ça, ça vous surprend ?
00:22:01Non, ça ne me surprend pas plus que ça,
00:22:03mais en même temps, vous savez,
00:22:05il y a aussi un grand décalage, je pense,
00:22:07entre la personnalité publique
00:22:10et la personnalité privée.
00:22:12On s'imagine un chanteur, un acteur,
00:22:15d'une certaine manière,
00:22:16et puis si on le connaissait dans la vraie vie,
00:22:19on serait peut-être très déçus,
00:22:20mais en tout cas, ce que les fans retiennent,
00:22:22c'est que c'est quelqu'un qui est sur une scène,
00:22:25c'est quelqu'un qui donne tout ce qu'il a à donner
00:22:29et qui est suivi quand même par tous ces fans.
00:22:33Ce phénomène, moi, est un peu étranger,
00:22:35je ne suis pas du tout fan club de personne
00:22:38et ça ne m'épate pas à ce point,
00:22:40mais voilà, je peux comprendre que certaines personnes
00:22:43soient fans de Patrick Bruel
00:22:45et n'imaginent pas qu'ils soient comme ça
00:22:48parce qu'en même temps, dans le cadre de son travail strict,
00:22:51c'est-à-dire de son activité artistique,
00:22:53dans le cadre de son activité artistique,
00:22:56on ne lui reproche rien,
00:22:57c'est dans la sphère privée
00:22:58plutôt que les faits lui sont reprochés.
00:23:02Donc, on peut comprendre tout le monde en réalité.
00:23:04Maître Horov, vous restez avec nous,
00:23:06si vous le voulez bien, on marque une pause,
00:23:07j'ai encore un ou deux mots à évoquer avec vous
00:23:09sur l'affaire Bruel
00:23:10et puis on va bien sûr évoquer les derniers développements
00:23:11dans ce drame,
00:23:13l'affaire Liana, par ailleurs,
00:23:15avec des obsèques très émouvantes
00:23:18qui seront prévues demain, en effet, à 14h30
00:23:20dans la plus stricte intimité.
00:23:21On marque la première pause,
00:23:22on se retrouve tout de suite.
00:23:26Il est presque 15h30,
00:23:28merci de nous rejoindre au cœur de l'après-midi
00:23:29dans 120 minutes infos,
00:23:31tout de suite avant de poursuivre nos débats
00:23:33et nos témoignages.
00:23:34Valérie Acnain, le journal de la rédaction.
00:23:37Rebonjour Valérie,
00:23:37on ouvre avec les obsèques de Liana
00:23:39qui se tiendront demain
00:23:40dans la plus stricte intimité
00:23:41à la demande de sa famille.
00:23:43L'enterrement aura lieu à 14h30
00:23:45au cimetière de Florence,
00:23:46ville où la jeune collégienne était scolarisée
00:23:48et où un hommage dimanche
00:23:50avait rassemblé 6 000 personnes.
00:23:52Un drame qui bouleverse la France
00:23:54et cette question que tout le monde se pose,
00:23:56comment protéger les enfants
00:23:58face à ces violences ?
00:23:59Notre équipe a pu suivre
00:24:00l'association Enfance et Partage,
00:24:02reportage à La Rochelle
00:24:04avec Anaïs Bauchet,
00:24:05Olivier Campan et Mathilde Ibanaise.
00:24:08Depuis 40 ans,
00:24:09l'association Enfance et Partage
00:24:11s'est pour que chaque enfant soit protégé.
00:24:14Agré par l'éducation nationale,
00:24:16l'association intervient auprès des plus jeunes
00:24:18pour les sensibiliser aux violences
00:24:20et à leurs droits.
00:24:21La grande majorité de notre activité,
00:24:23c'est de la prévention auprès des enfants
00:24:24contre toutes les formes de violences,
00:24:27de la grande section maternelle
00:24:28jusqu'au lycée
00:24:29avec des outils adaptés.
00:24:31C'est-à-dire qu'on donne des outils
00:24:32aux enfants selon leur âge
00:24:34pour se protéger
00:24:35des différentes violences
00:24:36qu'ils peuvent rencontrer
00:24:37dans leur quotidien
00:24:38ou dans leur vie de tous les jours.
00:24:40L'association accompagne également
00:24:41des familles
00:24:42dans leurs démarches administratives,
00:24:44juridiques et sociales,
00:24:45afin de les aider
00:24:46à faire face à des situations
00:24:48souvent complexes.
00:24:49Mais pour Enfance et Partage,
00:24:51le combat est loin d'être terminé.
00:24:53Quand les gens,
00:24:54quand déjà ils découvrent
00:24:55que leur enfant
00:24:56ou qu'un de leurs proches mineurs
00:24:58est victime de violences,
00:25:00déjà c'est un coup de massue.
00:25:01Nous on est là justement,
00:25:02ils se retournent vers nous
00:25:04justement pour trouver de l'aide,
00:25:06savoir comment ils doivent faire,
00:25:07comment ils doivent réagir
00:25:08pour préserver l'enfant.
00:25:09Chaque année en France,
00:25:11près de 160 000 enfants
00:25:12sont victimes de violences sexuelles.
00:25:14Un enfant meurt tous les 5 jours
00:25:16après avoir subi
00:25:17des violences intrafamiliales.
00:25:19Et un Français sur 10
00:25:20déclare avoir été victime
00:25:22d'un cesse
00:25:22durant son enfance.
00:25:24Dans l'actualité également,
00:25:26Christophe Ellul,
00:25:26condamné à 4 ans de prison
00:25:28avec sursis
00:25:28pour homicide involontaire
00:25:29concernant sa compagne,
00:25:31Elisa Pilarski,
00:25:32tuée par des morsures
00:25:33attribuées à Curtis,
00:25:35le chien,
00:25:35le pitbull de son conjoint.
00:25:36Ah, on interrompt le journal
00:25:38car Jordan Bardella
00:25:39s'exprime
00:25:41notamment sur l'affaire
00:25:42Liana.
00:25:43Écoutez le président
00:25:44du Rassemblement national.
00:25:45Et les responsables
00:25:47devront être sanctionnés.
00:25:50Maintenant, je pense que
00:25:52compte tenu
00:25:52de la gravité de l'affaire,
00:25:54compte tenu de la multiplication
00:25:56des drames et des affaires
00:25:57qui se succèdent
00:25:58dans notre pays
00:25:59et de l'émoi
00:26:00que suscite cette affaire
00:26:01en France,
00:26:02je pense qu'un responsable politique
00:26:04est responsable
00:26:05avant d'être politique.
00:26:06Et donc, je crois précisément
00:26:08que parce qu'il a été
00:26:10ministre de l'Intérieur
00:26:11en charge de la sécurité
00:26:12des Français,
00:26:13parce qu'il est en charge
00:26:14de l'institution judiciaire
00:26:15et que cette institution
00:26:17a manifestement failli,
00:26:20peut-être que l'honneur
00:26:20aurait appelé
00:26:21Gérald Darmanin
00:26:23à présenter
00:26:24au président de la République
00:26:25sa démission
00:26:26pour reconnaître
00:26:26la faute
00:26:27de l'administration.
00:26:28Ce qui ne veut pas dire
00:26:29de reconnaître sa faute,
00:26:30sa responsabilité personnelle,
00:26:32mais en tout cas
00:26:32celle de l'administration
00:26:33dans cette affaire.
00:26:34Libre au président de la République,
00:26:36de l'accepter,
00:26:38libre au président de la République,
00:26:39de la refuser.
00:26:40Mais voyez bien
00:26:42que nous avançons
00:26:43dans une démocratie
00:26:44où plus personne
00:26:45n'est responsable de rien,
00:26:46où le ministre de l'Intérieur
00:26:48n'est plus responsable
00:26:50des scènes de guerre civile
00:26:51qui se déroulent dans Paris,
00:26:52où le ministre de la Justice
00:26:54n'est plus responsable
00:26:55des fautes de son administration,
00:26:57et où le gouvernement
00:26:58et le président de la République
00:26:59ne sont plus responsables
00:27:00de rien.
00:27:01Le président de la République,
00:27:03il est au pouvoir
00:27:03depuis dix ans.
00:27:04Il y a dix ans,
00:27:05Emmanuel Macron avait promis
00:27:08dix mille places
00:27:09de prison supplémentaires.
00:27:10Il y en a eu
00:27:11quatre mille
00:27:11qui ont été construites.
00:27:13Enfin, qui ont été,
00:27:13en tout cas,
00:27:14dont la construction
00:27:14a été engagée.
00:27:16Donc,
00:27:18je pense que les Français
00:27:19ne supportent plus
00:27:20cette époque
00:27:20et cette société
00:27:22où plus personne
00:27:22n'est responsable de rien.
00:27:23Et donc,
00:27:24très certainement,
00:27:27cette enquête
00:27:28dira
00:27:29quelles ont été
00:27:30les responsabilités
00:27:31individuelles.
00:27:32Mais cette affaire
00:27:33très grave
00:27:33appelle à un changement
00:27:35de doctrine
00:27:36en matière pénale
00:27:37et en matière judiciaire.
00:27:38Mais elle appelle aussi
00:27:39les responsables politiques
00:27:41et les responsables
00:27:42de la chaîne pénale
00:27:43à prendre leurs responsabilités
00:27:45et à assumer
00:27:46les conséquences
00:27:46d'actes
00:27:47ou de décisions
00:27:48qui ont été prises
00:27:49ou qui n'ont pas été prises.
00:27:54Vous m'avez posé
00:27:55une deuxième question.
00:27:55Non, c'était sur le président.
00:27:57J'ai répondu.
00:28:01Une question
00:28:02pour M.
00:28:03Bain,
00:28:03de la télévision.
00:28:06Pardon.
00:28:07Bonjour.
00:28:07Une question,
00:28:11mais en trois parties,
00:28:12si je peux.
00:28:14Trois chapitres.
00:28:15Vous avez,
00:28:15sur l'immigration,
00:28:16vous avez dit
00:28:17que vous souhaitez
00:28:19supprimer
00:28:20le droit du sol.
00:28:21Qu'est-ce que c'est
00:28:22là ?
00:28:23Et si vous voulez
00:28:25changer quelque chose
00:28:26sur l'immigration,
00:28:27est-ce que vous pensez
00:28:27que c'est un problème européen
00:28:29qu'on doit changer
00:28:30des policiers
00:28:34sur cette scène ?
00:28:37Et si vous étiez au pouvoir,
00:28:39est-ce que la partie
00:28:41de notre Premier ministre
00:28:42aujourd'hui,
00:28:43de la NDA,
00:28:43peut être un partenaire
00:28:44pour vous
00:28:45sur l'immigration,
00:28:47par exemple ?
00:28:52Bonjour et merci
00:28:53pour votre question.
00:28:55Sur le droit du sol.
00:28:57D'abord,
00:28:57le droit du sol...
00:28:58On retournera
00:28:59à Bruxelles,
00:29:00si nécessaire,
00:29:01pour entendre
00:29:01d'autres réponses
00:29:02de Jordan Bardella
00:29:03sur cette affaire
00:29:04Liana.
00:29:05Mais on comprend bien,
00:29:07Raphaël Stainville,
00:29:08que la tournure politique
00:29:09est énorme,
00:29:10également,
00:29:11la tempête politique
00:29:12est énorme plutôt
00:29:13autour de cette affaire.
00:29:14la réclamation,
00:29:16une nouvelle fois,
00:29:16par le Rassemblement National
00:29:17d'une démission
00:29:18de Gérald Darmanin.
00:29:20Ce n'est pas exactement
00:29:21une nouvelle fois
00:29:21puisque Marine Le Pen,
00:29:22lorsqu'elle s'est exprimée
00:29:24au sein de l'hémicycle,
00:29:26n'a pas demandé explicitement
00:29:27la démission
00:29:28de Gérald Darmanin.
00:29:29Au bien au contraire,
00:29:29elle a expliqué
00:29:30que c'était une politique
00:29:32et des conséquences
00:29:34de politique
00:29:35qui sont bien lointaines
00:29:36qui expliquaient
00:29:37non seulement
00:29:38les dysfonctionnements
00:29:39mais surtout
00:29:39que la justice,
00:29:40aujourd'hui,
00:29:40ne fonctionne plus.
00:29:41Elle est même allée
00:29:42encore plus loin
00:29:42puisqu'elle a expliqué
00:29:43qu'il y a une sorte
00:29:44de culture
00:29:44qui explique
00:29:46qu'aujourd'hui,
00:29:47on en arrive
00:29:48à cette multiplication
00:29:52d'agressions sexuelles,
00:29:53de violeurs en série
00:29:56et qui, finalement,
00:29:58est la conséquence
00:29:59du jouir sans entrave
00:30:01hérité de mai 68.
00:30:03Jordan Bardella
00:30:04se fait beaucoup plus précis
00:30:05et remet une pièce
00:30:07dans la machine
00:30:07auprès de ceux
00:30:09qui,
00:30:10comme à gauche,
00:30:11notamment,
00:30:11demandent la démission
00:30:12de Gérald Darmanin.
00:30:14Effectivement,
00:30:15on voit bien
00:30:16que le garde des Sceaux
00:30:18est extrêmement fragilisé
00:30:19et qu'en dépit
00:30:20de l'énergie
00:30:21qu'il met
00:30:21à essayer
00:30:22de se défendre
00:30:23et de montrer
00:30:24que l'institution
00:30:26n'a pas failli
00:30:27en tant que telle
00:30:28parce que les moyens
00:30:29lui ont été donnés
00:30:30d'agir
00:30:30depuis qu'Emmanuel Macron
00:30:34est président
00:30:35de la République,
00:30:36il est quand même
00:30:37très embarrassé
00:30:37par nombre
00:30:38de dysfonctionnements
00:30:39qui ont conduit
00:30:39à ce drame épouvantable.
00:30:41Et on voit bien,
00:30:42Johan,
00:30:42également,
00:30:43qu'en filigrane
00:30:44de ce drame,
00:30:45il y a ce duel
00:30:47installé,
00:30:48ce combat,
00:30:48j'ai envie de dire,
00:30:49presque installé
00:30:50entre l'exécutif
00:30:51et le Rassemblement
00:30:52national.
00:30:53D'aucun rappel
00:30:53que le président
00:30:54de la République
00:30:55a demandé à ses ministres
00:30:56de se démultiplier
00:30:57dans la presse
00:30:58non seulement
00:30:58pour éteindre
00:30:59l'incendie
00:30:59mais pour empêcher
00:31:00le RN
00:31:00de prendre le pouvoir
00:31:02médiatique
00:31:02sur cette affaire
00:31:03d'une certaine façon
00:31:04et d'un autre côté,
00:31:05donc le RN
00:31:05par l'intermédiaire
00:31:06de son président
00:31:08qui tape une nouvelle fois
00:31:09sur l'exécutif.
00:31:10Le filigrane
00:31:11de cette affaire,
00:31:12c'est le duel politique
00:31:12et le RN exécutif.
00:31:14Oui,
00:31:14naturellement,
00:31:15ce duel-là
00:31:16va se poursuivre
00:31:17parce qu'Emmanuel Macron
00:31:18va tout faire
00:31:19pour que le Rassemblement
00:31:19national n'arrive pas
00:31:20au pouvoir
00:31:20en 2027.
00:31:21Mais il est vrai
00:31:22que la différence
00:31:23de point de vue
00:31:23entre Jordan Bardella
00:31:24et Marine Le Pen
00:31:25est assez surprenante.
00:31:26C'est assez rare
00:31:27pour être souligné
00:31:28puisque Marine Le Pen,
00:31:29ça a été dit par Raphaël,
00:31:30c'était à l'Assemblée nationale
00:31:31il y a 48 heures,
00:31:33disait précisément
00:31:34que la démission
00:31:35de Gérald Darmanin
00:31:35ne servirait à rien
00:31:36parce qu'il serait remplacé
00:31:37par un profil
00:31:38du même type
00:31:38et que s'il y avait
00:31:39un responsable
00:31:40à aller chercher,
00:31:41c'était le président
00:31:42de la République
00:31:43et qu'il fallait
00:31:44impulser une politique
00:31:45tout à fait nouvelle,
00:31:46qu'il fallait renverser
00:31:47la table
00:31:47et que ça ne pouvait se faire
00:31:48que depuis l'Elysée.
00:31:49Donc Marine Le Pen
00:31:50ne réclamait pas
00:31:51la démission
00:31:51de Gérald Darmanin.
00:31:54Jordan Bardella
00:31:54dit là,
00:31:55il aurait dû démissionner.
00:31:56Il ne dit pas
00:31:56il devrait démissionner.
00:31:58Il aurait dû.
00:31:58Donc il considère
00:31:59que ça n'a pas été fait.
00:32:00Il dit très précisément
00:32:01d'ailleurs,
00:32:01il aurait dû présenter
00:32:02sa démission.
00:32:03Voilà.
00:32:03La petite nuance
00:32:04est importante.
00:32:05Absolument.
00:32:05Sous-entendu,
00:32:05elle aurait pu être refusée
00:32:06par le président
00:32:07de la République.
00:32:08Mais il dit,
00:32:08il aurait dû présenter
00:32:09sa démission.
00:32:10Sous-entendu,
00:32:11il ne l'a pas fait.
00:32:12Maintenant,
00:32:12c'est trop tard,
00:32:13dont acte.
00:32:14Attendons le rapport
00:32:16de l'enquête administrative.
00:32:17Il y a un petit moment
00:32:17de répit,
00:32:18là pour le garde des Sceaux,
00:32:19Gérald Darmanin
00:32:20jusqu'au 19 juin,
00:32:21au moment où nous connaîtrons
00:32:22précisément
00:32:22où il y a eu des failles.
00:32:24Et c'est à ce moment-là,
00:32:25en fonction de l'endroit précis
00:32:27où se trouveront ces failles.
00:32:28C'est à ce moment-là
00:32:28que la tourmente politique
00:32:30peut reprendre.
00:32:31Mais Gérald Darmanin
00:32:32a réussi à éviter
00:32:33cette crise politique
00:32:34qui pourtant l'attendait
00:32:36puisque l'extrême-gauche
00:32:37notamment a tout fait
00:32:38pour qu'elle ait lieu.
00:32:39On écoute justement
00:32:40les propos de Jordan Baradella
00:32:41qui rappelait
00:32:42qu'il aurait souhaité
00:32:43le garde des Sceaux
00:32:44remettre sa démission.
00:32:46Les enquêtes
00:32:47qui ont été diligentées
00:32:49devront établir
00:32:49des responsabilités
00:32:50et devront établir
00:32:52précisément
00:32:53les failles
00:32:53et les dysfonctionnements
00:32:54qui ont été celles
00:32:56de l'administration
00:32:57et qui ont été celles
00:32:58de l'institution.
00:33:00Maintenant,
00:33:00l'affaire est
00:33:01d'une particulière gravité.
00:33:03Et au regard
00:33:04de ce contexte,
00:33:06le chef de l'administration,
00:33:07c'est-à-dire
00:33:08le ministre de la Justice,
00:33:10aurait à mon sens
00:33:12dû
00:33:14par honneur
00:33:14présenter
00:33:16sa démission
00:33:17au président de la République.
00:33:18Voilà.
00:33:19Par honneur
00:33:20et par décence
00:33:21pour admettre
00:33:22et reconnaître
00:33:23que l'État
00:33:25qu'il représente
00:33:27et que l'administration
00:33:28qu'il dirige
00:33:29n'ont pas été
00:33:30à la hauteur.
00:33:31Les drames,
00:33:32nous en avons vécu.
00:33:34L'affaire
00:33:36Philippine,
00:33:37l'affaire Lola,
00:33:39plus récemment,
00:33:40l'affaire
00:33:40du périscolaire.
00:33:41À chaque fois,
00:33:42l'État
00:33:43est incapable
00:33:44et l'État
00:33:45a failli
00:33:45à protéger
00:33:46les Français
00:33:46et a failli
00:33:47à protéger
00:33:48les populations
00:33:49les plus vulnérables.
00:33:49Donc tout cela
00:33:50oblige tout le monde
00:33:51à un examen
00:33:52de conscience.
00:33:53Nous avons
00:33:55indiqué
00:33:56depuis de très
00:33:56nombreuses années
00:33:57qu'il fallait changer
00:33:57de philosophie
00:33:58en matière
00:33:59judiciaire
00:34:00et en matière
00:34:00pénale.
00:34:01Il n'est plus
00:34:02que nécessaire
00:34:02de renforcer
00:34:03de manière considérable
00:34:04les moyens
00:34:05qui sont donnés
00:34:05aux magistrats
00:34:06et les moyens
00:34:07qui sont donnés
00:34:07à la justice
00:34:09pour effectuer
00:34:10son travail
00:34:10convenablement.
00:34:11Alors c'est le jeu
00:34:12du leader du RN,
00:34:13Raphaël Stainville,
00:34:14bien sûr,
00:34:14de pointer l'exécutif.
00:34:16Encore une fois,
00:34:16je ne vais pas me répéter,
00:34:17de demander pour installer
00:34:19ce match
00:34:20entre guillemets
00:34:20à la démission
00:34:21de Gérald Darmanin.
00:34:23Mais ce qu'on comprend
00:34:24c'est que les Français
00:34:25d'une manière générale
00:34:26en effet
00:34:27attendent des réponses,
00:34:28attendent surtout
00:34:28des responsabilités
00:34:30systémiques
00:34:30ou individuelles.
00:34:31En l'occurrence,
00:34:32dans le cas de l'affaire Liana,
00:34:33elles sembleraient plutôt
00:34:34individuelles
00:34:35tant les manquements
00:34:36semblent graves
00:34:37et cette impression
00:34:38que le fossé
00:34:39se creuse
00:34:40entre ce qui représente
00:34:41la justice
00:34:42dans ce pays
00:34:43et les justiciables.
00:34:44En l'occurrence,
00:34:45j'en veux pour preuve
00:34:46ce sondage CNews
00:34:46et je vous laisserai répondre
00:34:47ce sondage CNews
00:34:48qui dit tout
00:34:49du sentiment
00:34:51des Français
00:34:52sur la question
00:34:53de la sanction
00:34:53des magistrats.
00:34:54Si on peut le réafficher,
00:34:56il va arriver.
00:34:5775% de mémoire
00:34:59avant qu'on l'affiche.
00:35:0075% des Français
00:35:01souhaiteraient
00:35:02qu'une institution
00:35:03soit créée,
00:35:04qu'un organe
00:35:06de sanction
00:35:06des magistrats
00:35:07soit créé.
00:35:08Faut-il créer
00:35:09une cour disciplinaire
00:35:10plutôt de la magistrature
00:35:11afin de prononcer
00:35:12d'éventuelles sanctions
00:35:13contre les magistrats
00:35:14qui ont failli
00:35:14dans leur fonction ?
00:35:1575% des Français
00:35:16répondent oui.
00:35:20Seulement 18 révocations
00:35:22en 10 ans.
00:35:23Il existe plusieurs
00:35:24paliers de sanctions
00:35:25pour les magistrats
00:35:26mais faut-il encore
00:35:26qu'elles soient appliquées
00:35:27et qu'elles soient prononcées ?
00:35:29Oui, parce que
00:35:29les juges ne sont pas
00:35:30irresponsables.
00:35:31Pour autant,
00:35:32il est vrai
00:35:33que ces dernières années
00:35:34et même
00:35:34ces dernières décennies,
00:35:37l'impression
00:35:37est immense
00:35:39que malgré
00:35:40un certain nombre
00:35:40de dysfonctionnements,
00:35:41malgré des erreurs,
00:35:42malgré des erreurs
00:35:43qui ont eu des effets
00:35:44absolument dévastateurs
00:35:46et ayant parfois
00:35:47conduit à la mort
00:35:49de certains individus,
00:35:50je pense notamment
00:35:50à Philippines
00:35:52ou d'autres cas,
00:35:55malheureux,
00:35:55ces magistrats
00:35:57qui se sont rendus
00:35:59coupables de décisions
00:36:00qui ont permis
00:36:01ces actes
00:36:03ne sont jamais sanctionnés.
00:36:05Donc oui,
00:36:06je comprends
00:36:07la colère
00:36:08et la demande
00:36:09des Français
00:36:10quand bien même
00:36:11la possibilité
00:36:12de pouvoir
00:36:13sanctionner
00:36:14les juges
00:36:15existe.
00:36:16Après,
00:36:16il y a quand même
00:36:16quelque chose
00:36:17qui est intéressant
00:36:17à dire,
00:36:17c'est que
00:36:18le Rassemblement National
00:36:19aujourd'hui
00:36:20n'a presque pas besoin
00:36:21de faire la leçon
00:36:23et de surenchère
00:36:24vis-à-vis
00:36:26de finalement
00:36:27la déliquescence
00:36:28du pouvoir
00:36:29qui se montre
00:36:30incapable
00:36:31ni de maintenir
00:36:32l'ordre
00:36:33ni d'assurer
00:36:34la justice.
00:36:35C'est pour ça que...
00:36:37Ni de faire respecter
00:36:38les consignes
00:36:38du garde des Sceaux
00:36:39par les magistrats
00:36:40du parquet.
00:36:41Ce qui est un droit
00:36:42constitutionnel
00:36:43du garde des Sceaux.
00:36:44On ne l'apprend plus
00:36:44aux téléspectateurs
00:36:45qui entendent ça
00:36:46depuis plus d'une semaine.
00:36:47Vous avez parfaitement raison
00:36:47mais c'est là
00:36:48où ça devient problématique.
00:36:49Lorsque vous avez
00:36:50un garde des Sceaux
00:36:51et un président
00:36:52de la République
00:36:53qui sans attendre
00:36:54les résultats
00:36:55et les conclusions
00:36:56de cette enquête
00:36:57administrative
00:36:57nous expliquent
00:36:58que dans l'affaire
00:36:59Liana,
00:36:59ce n'est pas
00:37:00une question de moyens.
00:37:01Alors certes,
00:37:02ils peuvent se réfugier
00:37:03derrière l'argument
00:37:04qui est par ailleurs
00:37:05exact
00:37:06que les moyens
00:37:06de la justice
00:37:07ont été augmentés
00:37:08multipliés par deux.
00:37:10Pour autant,
00:37:12aller jusqu'à dire
00:37:13que ce ne sont pas
00:37:14seulement des questions
00:37:15de moyens
00:37:15qui sont en cause
00:37:16mais des erreurs individuelles,
00:37:17je ne dis pas
00:37:17qu'elles n'existent pas
00:37:18et probablement
00:37:19qu'elles existent
00:37:20bien évidemment
00:37:20mais c'est bien
00:37:21la question aussi
00:37:22des moyens
00:37:23qui est en question
00:37:24parce que si les enquêteurs,
00:37:27en l'occurrence
00:37:28les gendarmes
00:37:29si les magistrats
00:37:31instructeurs
00:37:32ne peuvent pas
00:37:33aller jusqu'au bout
00:37:35de leur travail
00:37:36c'est probablement
00:37:37parce qu'ils sont
00:37:37aussi surchargés
00:37:38de dossiers
00:37:38et que les priorités
00:37:40telles que le ministère
00:37:41public les indique
00:37:43se multiplient
00:37:44sans qu'aucun
00:37:46ne prenne le pas
00:37:47sur l'autre.
00:37:48Oui, Célia.
00:37:48Peu de sanctions
00:37:49et aussi peu de compte-rendu
00:37:51aux victimes.
00:37:52Moi, je me pense
00:37:53à Stéphanie Bonhomme,
00:37:53la maire d'Elias
00:37:55qui souhaitait rencontrer
00:37:56les magistrats
00:37:57qui avaient failli
00:37:58dans la procédure.
00:37:59Elle a dit
00:37:59que c'était la chronique
00:38:00d'une mort attendue
00:38:02annoncée
00:38:02la mort de son fils
00:38:04et donc
00:38:05on a ces familles
00:38:06de victimes
00:38:06qui demandent
00:38:07à rencontrer
00:38:08les magistrats
00:38:09qui sont responsables
00:38:11de ces décisions
00:38:12et donc
00:38:13qui ne rencontrent pas
00:38:14les victimes
00:38:15dans cette affaire
00:38:16dans le cas d'Elias
00:38:16la famille de la victime
00:38:19en tout cas
00:38:19du jeune homme
00:38:20qui accompagnait Elias
00:38:21a rencontré
00:38:22les magistrats
00:38:23la maire d'Elias
00:38:23attend toujours
00:38:24qu'on lui rende des comptes
00:38:25qu'on lui donne aussi
00:38:25des réponses
00:38:26à la mort de son fils
00:38:27parce qu'il y a
00:38:28et Florence Rau
00:38:28est avec nous
00:38:29et je le remercie
00:38:29encore une fois
00:38:30avocate pénaliste
00:38:31spécialiste du droit
00:38:31des femmes
00:38:32et des enfants
00:38:32victimes de violences physiques
00:38:33il y a cette impression
00:38:34réelle ou non
00:38:35d'ailleurs
00:38:35j'en sais rien
00:38:36des français
00:38:37en tout cas
00:38:37des justiciables
00:38:38qui se disent
00:38:38mais selon les dossiers
00:38:39selon les affaires
00:38:40selon la matière
00:38:41traitée
00:38:41il y a un deux poids
00:38:42deux mesures
00:38:42on était ensemble
00:38:43maître Rau
00:38:44pour parler de Patrie Bruel
00:38:45la demi-heure précédente
00:38:47alors il n'y a évidemment
00:38:48aucun lien
00:38:49avec l'affaire Liana
00:38:50mais je peux dire
00:38:51simplement
00:38:51qu'on a
00:38:52deux affaires
00:38:53de justice
00:38:53l'une
00:38:54qui a avancé
00:38:56à pas de géant
00:38:57et l'autre
00:38:58qui n'a jamais avancé
00:38:59depuis plus de dix ans
00:39:01il y avait quatre juges
00:39:02d'instruction
00:39:03qui ont suivi
00:39:03l'affaire Patrick Bruel
00:39:04je note
00:39:05qu'il y en avait six
00:39:06pour instruire
00:39:07la totalité
00:39:07des attentats
00:39:08du 13 novembre
00:39:09est-ce que vous
00:39:11maître
00:39:11vous avez déjà vu
00:39:12quatre juges
00:39:13d'instruction
00:39:13dans une affaire
00:39:15alors j'ai déjà eu
00:39:16l'occasion de le dire
00:39:17mais effectivement
00:39:17non jamais
00:39:18en 40 ans d'exercice
00:39:20au Barreau de Paris
00:39:21je n'ai jamais vu
00:39:22quatre juges d'instruction
00:39:23qui soient nommés
00:39:24dans une affaire
00:39:25de cette nature
00:39:26donc les juges d'instruction
00:39:27choisissent leur dossier
00:39:28et priorisent en fonction
00:39:29de leur idéologie
00:39:30de leur volonté
00:39:32d'implication
00:39:32ou non
00:39:33on ne peut pas dire ça
00:39:34comme ça non plus
00:39:35pardonnez-moi
00:39:36mais il faut savoir
00:39:36comment ça fonctionne
00:39:37les juges d'instruction
00:39:38ne choisissent pas
00:39:39leur dossier
00:39:40les juges d'instruction
00:39:41sont nommés
00:39:42par le président
00:39:43du tribunal judiciaire
00:39:44ce n'est pas tout à fait
00:39:45la même chose
00:39:46donc ce n'est pas
00:39:47le procureur
00:39:47qui les nomme
00:39:48et ce n'est pas non plus
00:39:48eux qui s'autonoment
00:39:50mais ils sont
00:39:51sur une liste
00:39:53de permanence
00:39:54et on les désigne
00:39:56par une ordonnance
00:39:57et cette ordonnance
00:39:58est signée par le président
00:39:59du tribunal judiciaire
00:40:01ce qu'on appelait
00:40:02avant le TGI
00:40:02mais donc du coup
00:40:04ce n'est pas eux
00:40:04qui choisissent
00:40:05on ne peut pas dire ça
00:40:06comme ça
00:40:06et simplement
00:40:07je pense que
00:40:08c'est peut-être aussi
00:40:09en parallèle
00:40:10avec l'affaire Liana
00:40:11et cette catastrophe
00:40:12mais aussi
00:40:13ce constat
00:40:14que notre justice
00:40:15est totalement
00:40:16atomisée
00:40:17qu'elle ne fonctionne
00:40:19absolument plus
00:40:20et que tout le monde
00:40:21est évidemment
00:40:22démobilisé
00:40:22je pense que
00:40:23c'est peut-être
00:40:24un peu pour rétablir
00:40:25cet équilibre
00:40:26alors on cherche
00:40:27des fusibles
00:40:27on cherche
00:40:28des moyens
00:40:29de montrer
00:40:30que tout d'un coup
00:40:31on se met à être
00:40:32diligent
00:40:33très bien
00:40:34mais il faudrait être
00:40:34diligent sur
00:40:35tous les dossiers
00:40:36j'entendais tout à l'heure
00:40:37que les victimes
00:40:38n'étaient pas reçues
00:40:39par des juges d'instruction
00:40:40vous savez toujours
00:40:41dans ces mêmes 40 ans
00:40:43j'ai eu une occasion
00:40:45de constater
00:40:46qu'un juge d'instruction
00:40:47avait le courage
00:40:48d'affronter
00:40:49les victimes
00:40:50c'était dans l'affaire
00:40:51Guy Georges
00:40:52et ce juge d'instruction
00:40:53c'était Gilbert Hill
00:40:54c'est le seul
00:40:55que je connaisse
00:40:57qui ait un jour
00:40:57décidé de réunir
00:40:58toutes les victimes
00:40:59pour leur expliquer
00:41:00pourquoi le dossier
00:41:02avait dysfonctionné
00:41:03alors juste pour rectifier
00:41:04et être très précis
00:41:05Célia Barotte
00:41:06ici même en plateau
00:41:07parlait des magistrats
00:41:08d'une manière générale
00:41:09et pas forcément
00:41:10des juges d'instruction
00:41:11dans cette façon
00:41:12d'aller au contact
00:41:12des victimes
00:41:13de rendre des comptes
00:41:14d'expliquer des décisions
00:41:15parce que c'est juste
00:41:16être humain en fait
00:41:17on manque de cellules
00:41:18de communication
00:41:18pour faire de la pédagogie
00:41:19sur les décisions
00:41:20de justice
00:41:21et rendre aussi
00:41:22plus accessible
00:41:23la justice aux français
00:41:25qui est un service
00:41:26qu'ils payent
00:41:26est-ce qu'on se rend compte
00:41:28de ce qui est en train
00:41:29de se produire
00:41:29on a évoqué le fait
00:41:30que quatre juges d'instruction
00:41:32avaient été nommés
00:41:34choisis pour l'affaire Bruel
00:41:36et donc on salue
00:41:38la diligence
00:41:39de la justice
00:41:40mais c'est au prix
00:41:41d'autres affaires
00:41:42d'autres victimes
00:41:44qui attendent
00:41:44et qui verront
00:41:45probablement leur dossier
00:41:47remiser sous une pile
00:41:48d'autres dossiers
00:41:49c'est là en fait
00:41:50en essayant de réparer
00:41:52une injustice
00:41:53on en commet d'autres
00:41:54c'est ça qui est
00:41:55absolument terrible
00:41:55et qui nous dit
00:41:56en fait l'état
00:41:57de notre justice
00:41:58et comme là
00:41:58avec la révision
00:41:59des 70 000 dossiers
00:42:01ça va être à quel prix
00:42:02on rabini Paul
00:42:03pour déshabiller Jacques
00:42:04j'ai plus la formule exacte
00:42:06mais vous m'avez compris
00:42:07Florence Rau
00:42:08qu'est-ce que vous pensez
00:42:09vous de ce sondage
00:42:10je voudrais qu'on le réaffiche
00:42:11peut-être une dernière fois
00:42:12vous qui avez plus
00:42:13que nous tous en plateau
00:42:14bien sûr
00:42:15à faire à la magistrature
00:42:16dans le cadre
00:42:17de votre métier
00:42:18une cour disciplinaire
00:42:20de la magistrature
00:42:21afin de prononcer
00:42:22d'éventuelles sanctions
00:42:23de rendre compte
00:42:25d'une meilleure façon
00:42:26aux Français
00:42:27des actes de justice
00:42:29dans ce pays
00:42:30ce serait une bonne chose
00:42:31une avancée souhaitable
00:42:34je ne suis pas surprise
00:42:35de ces chiffres
00:42:37ce serait probablement
00:42:39oui une bonne chose
00:42:40parce qu'en fait
00:42:41tous les corps de métier
00:42:42sont soumis
00:42:44à ces problèmes
00:42:44de responsabilité
00:42:45et ont des instances
00:42:46pour statuer
00:42:48sur ces questions
00:42:49de responsabilité
00:42:50sauf les magistrats
00:42:51si on exclut
00:42:53le conseil supérieur
00:42:55de la magistrature
00:42:56mais il faut quand même
00:43:00se rendre compte
00:43:00que les Français
00:43:01en ont marre
00:43:02que la justice
00:43:03ne fonctionne pas
00:43:03on le voit
00:43:04au travers
00:43:05des affaires pénales
00:43:06mais elle ne marche pas
00:43:06mieux aux civils
00:43:07elle ne marche pas mieux
00:43:08devant les juridictions
00:43:09pour les familles
00:43:10ça ne marche nulle part
00:43:11ne prenez même pas
00:43:12les tutelles
00:43:12parce que alors là
00:43:13c'est une catastrophe
00:43:14mais si ça marche
00:43:14ça marche sur les affaires
00:43:16financières et politiques
00:43:17ça marche pour lutter
00:43:17contre le grand capital
00:43:19là il y a du monde
00:43:20il y a des moyens
00:43:21et ça rend fou les Français
00:43:22c'est ça qui rend fou les Français
00:43:25mais bien sûr
00:43:26que ça rend fou les Français
00:43:27quand il est question
00:43:28d'épingler Nicolas Sarkozy
00:43:31là je peux vous dire
00:43:32qu'il y a du monde
00:43:32il y a des moyens
00:43:33il y a tout ce qu'il faut
00:43:34alors c'est justifié
00:43:35pas justifié
00:43:36ça je m'en fiche
00:43:37mais en tout cas
00:43:38je me rends compte
00:43:38que là pour le coup
00:43:39on trouve tous les moyens
00:43:40d'enquêter
00:43:41et d'aller investiguer
00:43:42mais quand vous avez
00:43:44une escroquerie
00:43:44d'un pauvre gars
00:43:45qui n'est pas connu
00:43:46mais qui s'est fait dépouiller
00:43:47lui il peut attendre
00:43:48et il peut pleurer misère
00:43:49et il peut mettre
00:43:49surtout un mouchoir
00:43:51sur ses larmes
00:43:51parce qu'il n'aura rien d'autre
00:43:53donc effectivement
00:43:54la justice ne fonctionne pas
00:43:55mais pourquoi est-ce
00:43:56qu'elle ne fonctionne pas
00:43:57je pense qu'il faut
00:43:58se poser cette question
00:43:59c'est une entreprise
00:44:00de démolition
00:44:01qui a été initiée
00:44:03depuis longtemps
00:44:05le pauvre malheureux
00:44:06Darmanin
00:44:06dans l'histoire
00:44:07qui démissionne ou pas
00:44:08ça va changer quoi
00:44:09ça va nous donner quoi
00:44:10est-ce que c'est lui
00:44:11qui a initié tout ça
00:44:12sûrement pas
00:44:13il y a participé
00:44:14c'est sûr
00:44:14il est plutôt courageux
00:44:15depuis quelques jours
00:44:16enfin courageux
00:44:17il est dans son rôle
00:44:18il fait la mission
00:44:20qui est la sienne
00:44:20il remplit la mission
00:44:21qui est la sienne
00:44:22mais il a su
00:44:23il assume
00:44:24et ça fait longtemps
00:44:24que les politiques
00:44:25n'ont pas assumé
00:44:26mais les politiques
00:44:27de toute façon
00:44:28ça remonte à l'Elysée
00:44:29évidemment
00:44:29puisque c'est le chef de l'Etat
00:44:31qui prend ses décisions
00:44:32évidemment
00:44:32c'était
00:44:33alors il a
00:44:34enfin je veux dire
00:44:35depuis que monsieur Macron
00:44:36est au pouvoir
00:44:37on a quand même
00:44:38un certain nombre
00:44:38de directives
00:44:39qui ont été appliquées
00:44:40qui n'ont pas été
00:44:41dans le sens
00:44:41de restaurer la justice
00:44:42et ses services
00:44:43on a massacré
00:44:45ce service
00:44:46massacré
00:44:47merci beaucoup
00:44:48maître Rau
00:44:48avocate pénaliste
00:44:49spécialiste du droit
00:44:50des femmes et des enfants
00:44:51victimes de violences physiques
00:44:53on va marquer une page de pub
00:44:54se retrouver à 16h
00:44:55avec deux thématiques
00:44:57très importantes
00:44:58bien sûr
00:44:59les suites de l'affaire Liana
00:45:00son entourage familial
00:45:01ses obsèques
00:45:01qui auront lieu demain
00:45:02et l'émotion
00:45:03qui est toujours immense
00:45:05et puis restez avec nous
00:45:05parce que
00:45:06on va vous montrer une image
00:45:07absolument abjecte
00:45:09qui donne la nausée
00:45:10mais qui est une réalité française
00:45:12une dame
00:45:12d'environ 70 ans
00:45:14agressée sauvagement
00:45:16par un jeune homme
00:45:17dans une église
00:45:18on vous montre les images
00:45:19et on décrypte ça
00:45:20dans un instant
00:45:26un peu plus de 16h
00:45:27la suite de 120 minutes info
00:45:28d'abord les grands titres
00:45:29de l'actualité
00:45:29en une minute
00:45:30Valérie Eknin
00:45:30bonjour Julien
00:45:31et bonjour à tous
00:45:32dispositif de sécurité
00:45:34maximale
00:45:34en vue du G7
00:45:35déviant qui se tiendra
00:45:36du 15 au 17 juin
00:45:38près de 16 000 policiers
00:45:40gendarmes
00:45:41militaires
00:45:41pompiers et gardes frontières
00:45:43seront mobilisés
00:45:44avec des bateaux
00:45:45des motos
00:45:46des drones
00:45:46mais aussi des équipes
00:45:47équestres et synophiles
00:45:49détaille la préfecture
00:45:50de Haute-Savoie
00:45:51il y a aussi des inquiétudes
00:45:52sécuritaires en Suisse
00:45:53premier test
00:45:54une manifestation
00:45:55à Genève dimanche
00:45:56l'objectif
00:45:57éviter une répétition
00:45:58du fiasco de 2003
00:45:59de violentes émeutes
00:46:01avaient éclaté
00:46:01en marge des manifestations
00:46:03dans le reste de l'actualité
00:46:05l'association
00:46:06Antoine Alenot
00:46:06et la radio Skyrock
00:46:08présentent une opération
00:46:09inédite
00:46:10partout en France
00:46:11pour sensibiliser les jeunes
00:46:13aux risques routiers
00:46:14l'opération
00:46:15intitulée
00:46:15dérapa
00:46:16partira à la rencontre
00:46:17des jeunes dans
00:46:18six villes de France
00:46:19un studio embarqué
00:46:20à bord d'un camion
00:46:21leur offrira
00:46:22l'opportunité
00:46:23d'enregistrer
00:46:23des freestyles
00:46:24sur le thème
00:46:25de la sécurité routière
00:46:26cette opération
00:46:27cette opération
00:46:27cette opération se conclura
00:46:28le 17 septembre
00:46:29sur la scène
00:46:29du Grand Rex
00:46:30une soirée
00:46:31qui réunira
00:46:32de grands noms du rap
00:46:33ainsi que des jeunes
00:46:34freestylers révélés
00:46:35pendant la tournée
00:46:36pour terminer
00:46:38l'ARCOM annonce
00:46:39mettre en demeure
00:46:39Radio France
00:46:40pour sous-représentation
00:46:42du rassemblement national
00:46:43en journée
00:46:44du 1er janvier
00:46:45au 31 mars
00:46:46près de 60%
00:46:47du temps de parole
00:46:48accordé aux représentants
00:46:49du RN sur France Inter
00:46:51a été diffusé
00:46:52entre minuit
00:46:53et 5h59
00:46:54ainsi que plus de 70%
00:46:56sur France Info
00:46:57un manquement
00:46:58aux règles
00:46:58du pluralisme politique
00:46:59pour l'ARCOM
00:47:00le groupe public
00:47:02plaide pour sa part
00:47:03une erreur technique
00:47:04de logiciel
00:47:05qui ne distinguait pas
00:47:06le jour et la nuit
00:47:07il y a un peu de freestyle
00:47:09également
00:47:09à Radio France
00:47:11Johan Huysaï
00:47:12en commentaire
00:47:12du service politique
00:47:13toujours autour de la table
00:47:14Célia Barot
00:47:15du service police-justice
00:47:15Raphaël Steinville
00:47:16journaliste le JDD
00:47:17et bonjour à Benjamin
00:47:18Camboulivre
00:47:18merci de nous rejoindre
00:47:19porte-parole
00:47:19alternative police
00:47:20CFDT
00:47:21on voulait vous avoir
00:47:22Benjamin
00:47:22pour évoquer
00:47:23cette scène
00:47:24d'une violence
00:47:26insupportable
00:47:26lundi soir
00:47:27une femme âgée
00:47:28d'environ 70 ans
00:47:29victime d'un vol
00:47:30au sein de la cathédrale
00:47:31Saint-Charles de Saint-Étienne
00:47:34elle se déplaçait
00:47:35avec une béquille
00:47:36pour assister à l'office
00:47:37lorsqu'un individu
00:47:38l'a suivi discrètement
00:47:39à l'intérieur de l'édifice
00:47:40la suite est à peine
00:47:42regardable
00:47:43mais
00:47:44on regarde ça
00:47:45pour les démarche de la mort
00:47:48et la mort
00:47:51on sont de la mort
00:47:56à l'intérieur de l'évolution
00:48:09de la mort
00:48:10on va l'appel
00:48:11supportant
00:48:11à l'intérieur de l'évolution
00:48:27Ça glace le sang, c'est à vomir, il n'y a pas d'autre mot.
00:48:30La victime, choquée, présenta un hématome au cou.
00:48:33Elle s'est rendue jusqu'à la sacristie où l'abbé et le sacristaine ont immédiatement l'arté les forces
00:48:37de l'ordre.
00:48:38Elle a néanmoins assisté à la messe avant de déposer plainte.
00:48:40Le lendemain matin, il n'y a aucune barrière morale chez ces individus.
00:48:45Je le disais, c'est purement abject.
00:48:47Benjamin Cambry.
00:48:47Oui, c'est des images qui tordent le ventre, qui font mal à regarder.
00:48:52Tout ce temps qu'on est, on pense aux siens, à sa grand-mère, aux gens fragiles qu'on connaît.
00:48:59Mais la tristesse de l'histoire, c'est aussi que ça arrive tous les jours.
00:49:04Il n'y a absolument rien d'extraordinaire.
00:49:07Il sort de l'ordinaire. L'ordinaire, le quotidien, c'est ça.
00:49:11Et par définition, ce n'est pas une agression gratuite.
00:49:14Il y en a des agressions gratuites.
00:49:16Il y a même une violence gratuite qui augmente.
00:49:17Les gens qui se prennent des coups dans la rue parce que c'est rigolo.
00:49:19Là, il lui tire son collier.
00:49:21Tout ce qu'il veut, c'est cette appropriation, c'est aller chercher quelque chose.
00:49:24Donc il détruit la vie de cette vieille dame pour quelques euros ?
00:49:26Parce que j'imagine qu'il n'a même pas forcément identifié une très forte somme autour de ça.
00:49:31Ou enfin, il a juste vu une chaîne qui dépassait.
00:49:34Ce n'est pas un expert joaillé, on est d'accord.
00:49:37Mais simplement, là où n'importe quel être humain normal se dirait « j'y vais pas, j'ai quelque
00:49:41chose qui s'allume, qu'on appelle la moralité »,
00:49:43lui, il y a une occasion, tout simplement, parce que c'est plus facile, parce que c'est une manie.
00:49:48Après, le fait que ça se passe dans une église, ça choque d'autant plus.
00:49:53Mais de fait, il y a une vérité de fond qui est que les actes antichrétiens augmentent.
00:49:57Il y a une vérité de fond qui est qu'il y a de plus en plus de prêtres, de
00:50:00paroissiens qui sont insultés,
00:50:01qu'il y a des offices qui sont perturbés.
00:50:02Et on va en avoir la confirmation dans une seconde.
00:50:04Ça, c'est vrai.
00:50:04Il y a des gens qui rentrent et qui vont gueuler à la voix de bord dans l'église, ça,
00:50:07ça arrive.
00:50:07Maintenant, là, on n'est pas là-dessus.
00:50:09Là, c'est vénal à 100%.
00:50:11Ça se passe dans une église, ça se passe tous les jours dans des hauts de l'immeuble.
00:50:14Il l'a repéré, il l'a suivi, il l'a agressé, il l'a volé.
00:50:18Ça se limite à ça.
00:50:20Mais il y a aussi une éventualité que ces jeunes délinquants se postent devant les églises également
00:50:27pour repérer un petit peu les individus qui peuvent entrer et venir.
00:50:30Je dis ça parce que plusieurs paroissiens,
00:50:31et on va entendre ce micro-trottoir effectué devant l'église,
00:50:35plusieurs paroissiens qui témoignent, ainsi que le curé d'ailleurs,
00:50:37qui nous explique que les vols ou les agressions ou les profanations de l'église se multiplient.
00:50:43Écoutez-les.
00:50:45Des petits jeunes de 7 ans qui rentrent dans l'église pour dire
00:50:48« va te faire enculer Jésus », par exemple.
00:50:50C'est un exemple parmi tant d'autres.
00:50:52Pareil, tous les petits jeunes qui souvent, après l'école, sont tout seuls, sans les parents,
00:50:57permettent malheureusement de faire des remarques et manquer de respect
00:51:00à la célébration de la messe tous les soirs.
00:51:02C'est deux portes latérales.
00:51:04Si je ne me trompe pas, ça a été mis en place justement
00:51:06pour que la porte principale ne soit pas accessible,
00:51:09pour qu'il y ait une sécurité.
00:51:10Mais malgré ça, ils nous suivent.
00:51:12C'était vers le confortiel.
00:51:13J'ai croisé un jeune homme.
00:51:14Il a fait demi-tour.
00:51:15Il m'a accosté.
00:51:17Du coup, il vient.
00:51:17Il se met à ma droite.
00:51:18Avec son pied gauche, il me tape le mollet,
00:51:21tout en me tenant de la main gauche.
00:51:23Et à un moment donné, j'ai senti tirer ma chaîne.
00:51:26Il a fait « excuse-moi » et il est parti.
00:51:28Ce n'est pas la première fois, en effet, qu'il y a des agressions.
00:51:30Après, il y a ceux qui pissent sur l'église aussi.
00:51:32Il y a les gens qui rentrent, qui hurlent.
00:51:34Il y a des jeunes qui se font arracher leurs médailles de baptême
00:51:37ou leurs bijoux en sortie de messe.
00:51:39Là, comme ici, en entrée de messe.
00:51:41L'arraché, je cite, qui vise principalement des personnes âgées,
00:51:44notamment Raphaël, pour des chaînes ou des médailles de baptême,
00:51:47signalé à plusieurs reprises aux abords de cette église ces derniers mois.
00:51:51Des vies détruites, des personnes fragiles dont les vies sont détruites,
00:51:56où le traumatisme, en tout cas, est immense.
00:51:57Et puis, par ailleurs, les églises, leurs fidèles qui restent des cibles.
00:52:01En fait, c'est très compliqué de commenter ce genre d'image
00:52:06parce que c'était impensable il y a encore quelques années.
00:52:11Et aujourd'hui, on voit que ces faits, ces actes délitueux,
00:52:14ces agressions se multiplient sans que l'État ne parvienne à juguler,
00:52:21voire même, c'est à peine s'il a une volonté,
00:52:26si ce n'est pour protéger quelques cérémonies pendant l'année.
00:52:30On pense les soirs de Noël, la veillée pascale.
00:52:33Le reste du temps, ces édifices sont aujourd'hui laissés à tout vent.
00:52:38Et les paroissiens, les prêtres qui président à ces messes,
00:52:45aujourd'hui, sont exposés à la violence d'individus,
00:52:48quels que soient leurs âges.
00:52:48On le voit dans les commentaires qui étaient faits dans ce reportage.
00:52:53Dès le plus jeune âge, ce sont déjà des jeunes qui s'invitent lors de célébrations
00:52:57pour insulter les paroissiens.
00:53:01Donc, il y a un climat qui fait qu'aujourd'hui,
00:53:06la foi, le respect de la foi, le respect des édifices religieux,
00:53:11notamment catholiques, n'existe plus, voire même est devenu un objet
00:53:16qui attise une certaine haine, une certaine violence.
00:53:22C'est absolument sidérant de voir à quel point la France est en train de sombrer.
00:53:26Le face-à-face est à l'œuvre.
00:53:28Alors, évidemment, que je vais évoquer un sujet tabou,
00:53:31un débat qui est impossible d'avoir sereinement.
00:53:35Mais la plaignante décrit un individu de type nord-africain.
00:53:38L'enquête va suivre son cours et les conclusions arriveront.
00:53:43Mais on est dans le cœur d'une très grande colère
00:53:46et d'une très grande problématique qui est soulevée régulièrement,
00:53:49malgré lire de certains le lien entre immigration et délinquance
00:53:53qui est avérée et qui est même rappelée par l'exécutif régulièrement.
00:53:57On verra effectivement s'il s'agit d'un individu français ou d'un individu étranger.
00:54:02Mais en tout état de cause, cette dame qui est une dame âgée
00:54:05qui se déplace même assez difficilement.
00:54:07Elle a une canne, elle marche extrêmement lentement.
00:54:09Donc j'imagine qu'elle est traumatisée.
00:54:11Et sans doute va-t-elle mettre du temps avant de pouvoir ressortir de chez elle tranquillement.
00:54:16Donc ça va l'affecter sur le long terme, même si elle n'a pas été blessée.
00:54:20Mais elle sera durablement affectée.
00:54:21Et ça aura des conséquences sur sa vie.
00:54:23La question qui est posée, est-ce que pour les magistrats,
00:54:26cette agression-là, ça vaut d'aller en prison ?
00:54:29Est-ce que agresser une dame âgée de cette manière-là, la traumatiser,
00:54:34est-ce que ça vaut une peine de prison ?
00:54:36Une très grande majorité des Français vous répondrez oui.
00:54:39La réalité, c'est que sauf si cette personne a un casier judiciaire long comme le bras,
00:54:43et encore, elle n'ira probablement pas en prison.
00:54:47C'est ça le drame de la justice aujourd'hui.
00:54:49Dernier mot, Benjamin Camboulivre.
00:54:51On va parler de l'affaire Liana, évidemment.
00:54:53Sur ce que vous notiez sur le profil, parce qu'il y a un moment, il faut être honnête
00:54:57et dire les choses telles qu'elles sont.
00:54:59On va attendre, évidemment, qu'ils soient interpellés pour connaître le profil.
00:55:02Mais on peut au moins dire que c'est possible que ce soit un mineur isolé.
00:55:06Mineur isolé qui sont surreprésentés dans ce type de fait,
00:55:09parmi lesquels on perd complètement le contrôle,
00:55:12qui sont sans argent, désœuvrés, sans cadre.
00:55:14Il est quand même gaillard, le garçon, je ne sais pas si c'est vrai.
00:55:17Vous les verriez, les mineurs isolés, vous ne seriez pas surpris que ça.
00:55:20Oui, c'est vrai, c'est stupide et je retire ce que je viens de dire.
00:55:23En tout cas, on espère que l'enquête surtout sera suivie d'une interpellation.
00:55:26Pour l'instant, il n'y a pas d'interpellation.
00:55:28Pour l'instant, pas d'interpellation.
00:55:29Mais à noter quand même que c'est important de voir que maintenant,
00:55:31les édifices religieux s'équipent.
00:55:33Là, il y a une caméra de surveillance.
00:55:36Certains édifices aussi ont des agents de sécurité.
00:55:38C'est terrible d'en venir là.
00:55:40Liana sera inhumée demain à 14h30 dans la ville où elle était scolarisée à Florence.
00:55:45Chaque jour qui passe révèle une monstruosité supplémentaire
00:55:50qui s'étend désormais à plusieurs membres de la famille Barrella.
00:55:54Jérôme Barrella, évidemment, criminel, multirécidiviste,
00:55:57suspect principal dans la mort de Liana.
00:55:59On apprend ces derniers jours que le frère, Yannick, est mis en examen pour viol.
00:56:03Le père des deux hommes a fait l'objet d'enquêtes pour agressions sexuelles.
00:56:06Une enquête qui vient d'être rouverte.
00:56:08Valentin Rouillon est sur place dans le Gers pour CNews.
00:56:10Bonjour Valentin, merci d'être avec nous.
00:56:13Contexte particulièrement lugubre qui pèse sur cette sphère familiale.
00:56:22Exactement, Julien.
00:56:23En fait, ce nom de famille, Barrella, il gravite depuis plusieurs années dans les dossiers judiciaires.
00:56:29Dernière information qu'on peut vous communiquer,
00:56:31c'est la réouverture hier par le parquet de Béziers
00:56:34d'une enquête qui vise le père de Jérôme Barrella.
00:56:36L'information qui est relayée par nos confrères du Parisien,
00:56:40Joël Barrella.
00:56:40Ce grand-père serait donc une nouvelle fois mis en cause pour agressions sexuelles sur mineurs
00:56:45de 15 ans par une personne ayant autorité.
00:56:51Le Parisien parle d'une plainte qui avait été déposée en 2018
00:56:55par une jeune fille qui s'appelle Maéva,
00:56:56qui a 20 ans aujourd'hui.
00:56:58et cela avait entraîné l'ouverture d'une procédure un an plus tard
00:57:01qui avait été classée sans suite en 2020
00:57:04et donc rouverte ce mercredi par le parquet de Béziers selon nos confrères.
00:57:09Autre information qui est communiquée cette fois par le procureur de la République d'Agin.
00:57:13C'est cette enquête judiciaire ouverte pour les chefs de viol sur mineurs
00:57:17et de viol sur conjoints.
00:57:18Le mis en cause, cette fois, c'est Yannick Barrella,
00:57:20le frère de Jérôme Barrella,
00:57:22qui a été mis en examen pour des faits de viol dénoncés par deux de ses ex-compagnes.
00:57:27Cela fait suite à une procédure ouverte cette fois en mars 2024.
00:57:31Selon le procureur, la première plaignante évoque des faits
00:57:34qui se seraient déroulés à Auches à plusieurs reprises entre 2007 et 2011
00:57:38alors qu'elle était encore mineure.
00:57:41Elle avait seulement 17 ans.
00:57:42La seconde femme dénonce des faits qui auraient été commis en mars 2018.
00:57:46Cet homme, Yannick Barrella, il a été placé en garde à vue lundi dernier.
00:57:49Il a nié toute relation sexuelle non consentie.
00:57:53Le parquet a tout de même demandé un placement en détention provisoire.
00:57:56Il a finalement été remis en liberté.
00:57:59Et puis, autre élément qui ressurgit, c'est le parquet général de Montpellier,
00:58:03cette fois qui confirme que le père de Jérôme Barrella, Joël,
00:58:07avait fait l'objet d'une enquête après des accusations de viol
00:58:09portées par l'une de ses petites filles.
00:58:11Après plusieurs années d'investigation, la justice avait prononcé un non-lieu.
00:58:15Et là, on était en 2021.
00:58:16Donc, vous voyez que, en fait, dans la région, tous les jours, presque,
00:58:21là, on a le parquet de Montpellier, le parquet de Béziers, le parquet d'Auches,
00:58:24le parquet d'Agin, qui découvrent en réalité que des hommes de cette famille Barrella
00:58:29sont au cœur de plusieurs procédures judiciaires.
00:58:32Et depuis plusieurs années, Julien.
00:58:34Et l'accumulation de ces informations est absolument sidérante.
00:58:36Merci beaucoup pour les précisions.
00:58:38Valentin Rouillon sur place dans le Gers.
00:58:39Je voudrais accueillir avec nous en vidéo François-Raoul Pontieux.
00:58:42Vous êtes habitant de Jeuguin, dans le Gers.
00:58:45C'est une commune non loin de Florence, justement.
00:58:48Et vous êtes cofondateur du collectif Les Lundis de Liana.
00:58:52Je vais juste me permettre, monsieur, pour un point de vue purement pratique,
00:58:54de vous éloigner un tout petit peu de votre téléphone avant qu'on puisse bien vous voir.
00:58:59Vous avez créé cette association Les Lundis de Liana.
00:59:04Vous dénoncez, et vous m'arrêtez si je me trompe, le laxisme de la justice dans cette affaire.
00:59:08Vous proposez à ceux qui le souhaitent de vous retrouver le lundi soir à 19h,
00:59:13chaque lundi à 19h devant le tribunal d'Auge,
00:59:15pour obtenir le départ de la procureure,
00:59:18des réformes nécessaires afin que ce qui est devenu ne se reproduise plus.
00:59:22Peut-être une première réaction sur ces informations qui s'accumulent
00:59:25autour de cette affaire Barrella et de cette famille.
00:59:27C'est totalement hallucinant de comprendre le contexte autour de ces gens.
00:59:32Et ça met peut-être davantage encore la lumière sur les manquements de la justice française.
00:59:38Oui, et c'est d'autant plus lunaire et vertigineux
00:59:41que je vais vous révéler une autre information que vos collègues de la Dépêche ont révélée hier
00:59:45et qui fait un tollé.
00:59:47Madame le procureur Meyer de Hoche a été inscrite au tableau d'avancement
00:59:51pour accéder au troisième grade de la magistrature
00:59:54le jour de la découverte du corps de Liana.
00:59:58Voyez-vous ?
00:59:59Donc c'est quand même plus que lunaire et plus que vertigineux.
01:00:02Donc nous avons créé ce collectif les lundis de Liana
01:00:05et nous avons un certain nombre de revendications,
01:00:09enfin revendications ça fait un peu syndical,
01:00:11mais de demandes très précises.
01:00:13Donc bien sûr le départ du procureur
01:00:15et à minima le blocage de son avancement,
01:00:19mais aussi le jugement des magistrats par une cour,
01:00:23mais de citoyens tirés au sort
01:00:25et dans la fonction de leur procurer aucun revenu.
01:00:27Parce qu'on dit ici en Gascogne que les loups ne se mangent pas entre eux.
01:00:31On voudrait aussi que soit mis fin à la syndicalisation des magistrats.
01:00:36On voudrait aussi que le ministère de la Justice soit dissocié de l'administration pénitentiaire,
01:00:42qui est un véritable ministère de l'administration pénitentiaire,
01:00:45avec un budget propre,
01:00:46pour que les prisons ne mangent plus le budget de la justice.
01:00:51Et puis on voudrait associer les victimes à la procédure de A à Z,
01:00:58créer un vrai statut de la victime
01:01:00et surtout permettre aux victimes de faire appel.
01:01:03Et le portail judiciaire auquel M. Darmanin travaille depuis plus d'un an,
01:01:09ne nous intéresse pas.
01:01:10Parce que si c'est pour pianoter sur un ordinateur
01:01:12et voir votre plainte est en cours,
01:01:14ça ne nous intéresse absolument pas.
01:01:17Le président de la République hier,
01:01:19qui dit que l'on ne répond pas à un drame par des cris,
01:01:22qu'est-ce que ça a suscité chez vous ?
01:01:25Vous savez, moi j'ai pris la parole à la manifestation
01:01:27qui a eu lieu lundi soir devant le tribunal d'Oche.
01:01:30Et j'avais devant moi mille manifestants.
01:01:33Le frère de Jérôme Bardella était en garde à vue au commissariat en bas.
01:01:38Et on a réussi à éviter que la manifestation se déplace.
01:01:42D'ailleurs, j'en profite pour lancer un appel au calme,
01:01:44puisque les Gascogs, vous le savez, on le sent très chaud.
01:01:47Donc un appel au calme.
01:01:48Ce n'est pas en menaçant la procureure de mort qu'on y arrivera.
01:01:50Ce n'est pas en ce moment le désordre et le chaos qu'on y arrivera.
01:01:54Par contre, il faut se tenir à ce combat.
01:01:56J'appelle tous les Français, toutes les victimes surtout,
01:01:59à se réunir devant tous les tribunaux
01:02:02et devant le tribunal d'Oche chaque lundi soir.
01:02:05Nous y serons, nous y resterons.
01:02:08Vous savez, Julien, Liana, c'est l'enfant de tous les Français.
01:02:13Liana, c'est le crime de trop.
01:02:15Et Oche, Florence, est devenue le symbole du crime de trop.
01:02:19Et je voudrais dire un dernier petit mot très rapide.
01:02:20Je sais que M. le maire de Florence doit parler derrière.
01:02:23À nos politiques, nous n'irons pas, nous, regarder le foot alors que la France est foutue.
01:02:30Le message est passé et je vous remercie d'être intervenu et bravo pour votre combat.
01:02:35Vous êtes cofondateur du collectif Les Lundis de Liana, François-Raoul Pontieux.
01:02:40C'est intéressant et il nous reste deux minutes.
01:02:43Je n'ai pas le temps de vous montrer ce sujet,
01:02:45mais ça dit tout de la situation de notre pays.
01:02:47Benjamin Camboulivre est peut-être un autre commentaire.
01:02:50Par exemple, en ce moment, à Bonneuil sur Marne,
01:02:51il y a un individu qui est dans la nature,
01:02:55qui agresse dans cette ville de 18 000 habitants
01:02:57ou qui tente d'agresser des enfants qui ont entre 11 et 13 ans.
01:03:03L'agresseur est toujours recherché et les habitants ont peur.
01:03:06La mairie a pris des mesures de précaution.
01:03:08Mais vous avez, et c'est là que je viens à notre sujet,
01:03:10des habitants qui sont tentés d'agir l'eux-mêmes.
01:03:12Ce sont les conséquences de l'affaire Liana et de toutes les affaires Liana.
01:03:16Parce qu'il y en a d'autres des affaires Liana dans ce pays
01:03:18et des gens qui se retrouvent face à rien,
01:03:21face à aucune réponse, face à une justice
01:03:23qui ne donne aucune information et qui se dise
01:03:26« C'est à moi d'aller faire le travail désormais ».
01:03:29Personne ne fait la promotion de ce type d'actes
01:03:31parce que ça va à l'encontre de notre État de droit
01:03:33et ce n'est pas comme ça qu'on règle ces problèmes dans une démocratie.
01:03:36Mais c'est quelque chose qui est en train de monter très dangereusement.
01:03:39Oui, l'affaire Liana, c'est un électrochoc pour le politique,
01:03:44pour la population.
01:03:45Mais en toile de fond, on a cette menace-là du contrat social brisé.
01:03:49L'État protège et juge.
01:03:51Quand les gens constatent que ce n'est pas le cas,
01:03:53vous avez les risques qui sont ceux de la société,
01:03:55de l'autodéfense et de la justice par soi-même.
01:03:57Si on veut rompre ça, il faut être capable d'amener une réponse
01:04:00à ces violences-là.
01:04:01Là, ce qu'on notait juste avant dans l'affaire Liana,
01:04:04c'est le fait qu'on a tout l'entourage familial
01:04:06qui est impliqué dans ces violences-là.
01:04:08On ne découvre rien là non plus.
01:04:09Il n'y a rien d'effarant.
01:04:10On sait que ce sont des violences qui sont le plus souvent à répéter,
01:04:13que bien souvent elles sont subies avant d'être infligées.
01:04:15Mais tout ce qu'on a en face, c'est un système qui est incapable de répondre à ça
01:04:18avec aucun de ces acteurs.
01:04:19La police n'arrête pas tout le monde.
01:04:21Et ce n'est pas en étant en carence d'enquêteurs au point où on est
01:04:23qu'on pourra dire que des gens qui ont une centaine de dossiers,
01:04:26voire 150, 160, sont capables de tout prioriser, tout maîtriser.
01:04:29La justice est incapable de mettre en prison.
01:04:31La médecine est incapable de soigner.
01:04:33La réalité, c'est qu'on n'a aucun acteur qui fonctionne efficacement, infailliblement.
01:04:36Et très vite, Raphaël, parce qu'on va marquer la pause.
01:04:38Mais c'est terrible, parce qu'aujourd'hui, les discussions de la machine à café,
01:04:42comme on dit, ce sont peut-être les discussions qui prennent le mieux le pouls
01:04:46du sentiment d'une population.
01:04:48Quand vous parlez de l'affaire Liana, aujourd'hui, avec qui que ce soit
01:04:51qui n'est pas un professionnel de justice, vous dites, moi, ça ne se règle pas comme ça,
01:04:55je prends mon fusil et j'y vais.
01:04:57Et c'est un vrai sujet, l'auto-justice, aujourd'hui, et c'est un vrai risque.
01:05:02Il n'est pas jusqu'au ministre de la Justice...
01:05:04C'est pour ça qu'il faut des réponses rapidement et des actes forts.
01:05:06Il n'est pas jusqu'au ministre de la Justice qui, au sein de l'hémicycle,
01:05:09a évoqué cette possibilité si d'aventure, c'était des enfants qui avaient été concernés
01:05:15et qui avaient eu une sorte de silence absolu de la justice
01:05:18en dépit des plaintes qui avaient été déposées.
01:05:21Donc oui, le silence de la justice, les retards, les lenteurs de la justice,
01:05:26l'impunité d'un certain nombre de responsables conduisent à ce champ de rédaction
01:05:31et c'est pour ça qu'il est urgent qu'il y ait une réforme du sol au plafond de
01:05:36la justice.
01:05:36Et je rappelle que le maire de Florence, donc, on pourra l'entendre à 17h chez Laurence Ferrari.
01:05:41On pense à Liana, à sa famille, avec ses obsèques dans l'intimité, demain à 14h30.
01:05:47On marque une pause.
01:05:47Je vous remercie tous les quatre parce que c'est jeudi.
01:05:49Qui dit jeudi, dit face à Pierre Lelouch.
01:05:51On passe en vue l'actualité internationale avec Pierre Lelouch dans un instant.
01:05:54Merci.
01:05:55Merci.
01:05:55Merci.
01:05:55Merci.
01:05:56Merci.
01:05:56Merci.
01:05:56Merci.
01:05:56Merci.
01:05:56Merci.
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