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Les invités de Julien Pasquet débattent de l'actualité dans #120MinutesInfo du lundi au vendredi.

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00:00:01120 minutes info, bonjour à tous, très heureux de vous retrouver en ce mercredi.
00:00:04On vous accompagne jusqu'à 17h avec une actualité bien sûr marquée par cette terrible affaire de Liana
00:00:09et cette pression qui ne retombe pas, l'immense émotion suscitée par la mort de la jeune fille
00:00:14continue d'alimenter une crise politique majeure.
00:00:16On sera d'ailleurs au Sénat dans quelques instants avec des questions au gouvernement
00:00:19qui viseront directement l'exécutif sur cette dramatique affaire.
00:00:22Je vous présente les invités dans une poignée de secondes, mais d'abord l'essentiel de l'actualité.
00:00:25Bonjour, Sandra Chionbeau, le journal de la rédaction dans l'actualité également.
00:00:29Après 48 heures de garde à vue, Patrick Bruel est présenté cet après-midi à trois juges d'instruction en
00:00:35vue d'une mise en examen.
00:00:36Le parquet de Nanterre a requis son placement en détention provisoire pour des faits de viol,
00:00:41tentatives de viol, agressions sexuelles et harcèlement sexuel concernant neuf victimes.
00:00:47Des actes supposés commis entre 2010 et 2019.
00:00:51Le chanteur et acteur contestent l'ensemble des accusations.
00:00:54A l'international, le suspect de l'attaque de Belfast doit comparaître aujourd'hui face à un juge au lendemain
00:01:00d'émeutes anti-immigrés.
00:01:02Malgré les appels au calme des autorités, les manifestations ont rapidement dégénéré dans plusieurs quartiers de cette ville nord-irlandaise.
00:01:10Elles ont été déclenchées par une agression au couteau ce lundi pour laquelle un réfugié soudanais a été inculpé.
00:01:15Mais rien ne peut justifier la violence et le désordre, selon Keir Stermer, le premier ministre britannique.
00:01:22Le pape Léon XIV, lui, est attendu à la Sagrada Familia de Barcelone pour baigner sa plus haute tour.
00:01:28172 mètres et demi qui fait de la basilique construite par Gaudi, la plus haute église du monde et un
00:01:34lieu emblématique de Barcelone.
00:01:36Après avoir visité une prison puis l'abbaye de Montserrat ce mercredi, le souverain pontife y tiendra une messe dans
00:01:42la soirée.
00:01:43Il enchaînera ensuite avec un déplacement aux Canaries pour rendre hommage aux milliers de migrants décédés pendant la traversée.
00:01:49Cette image en direct du Sénat où le président Larcher prend la parole.
00:01:53Une minute de silence va être observée dans quelques instants.
00:01:56On ira sur place et on entendra les questions au gouvernement.
00:01:59Mais avant cela, l'actualité sportive.
00:02:07Retrouvez votre programme avec Lacoste, L12-12 bleu, le nouveau parfum pour hommes.
00:02:12Votre programme avec BDR.fr
00:02:14L'agence BDR vous propose l'achat de pièces d'or et lingots d'or.
00:02:17L'agence BDR, partenaire de votre nouvelle épargne.
00:02:21L'équipe de France de foot féminin a décroché son biais pour le Mondial 2027 au Brésil.
00:02:25Et oui, c'est leur cinquième qualification d'affilée.
00:02:28Les joueuses de Laurent Bonadé se sont imposées un zéro hier soir contre l'Irlande.
00:02:34Grâce à un retourné acrobatique au 6 mètres de Melvin Mallard, juste avant la mi-temps.
00:02:40Voici ce retourné, magnifique but.
00:02:42Même si les Françaises ont terminé le match à 10 après l'exclusion de Tiniba Samoura,
00:02:47elles ont réussi à maintenir le score.
00:02:55C'était votre programme avec Lacoste, L1212 Bleu, le nouveau parfum pour hommes.
00:03:01C'était votre programme avec BDR.fr
00:03:03L'agence BDR vous propose l'achat de pièces d'or et lingots d'or.
00:03:06L'agence BDR, partenaire de votre nouvelle épargne.
00:03:10Et autour de la table cet après-midi, merci beaucoup chère Sandra.
00:03:12Et on se retrouve à 15h30 pour un nouveau point actuel autour de la table.
00:03:15Je le disais bien sûr, comme chaque jour, Johan Usaï du service politique.
00:03:18Bonjour à vous, bonjour à Célia Barraud du service police justice.
00:03:20Bonjour à Julien.
00:03:21Merci à Mathieu Le Tourneur, docteur en droit juriste pour l'association Juriste pour l'enfance,
00:03:26d'être avec nous également pendant ces deux heures.
00:03:28Jean-Claude Dacier est avec nous cet après-midi.
00:03:30Bonjour cher Jean-Claude.
00:03:31Bonjour à Rudimana, délégué national UNSA Police.
00:03:35Bonjour à Julien.
00:03:35Cette image à l'Assemblée nationale, où le président Gérard Larcher prend la parole.
00:03:44On ira en direct entendre cette minute de silence dans une poignée de secondes.
00:03:48Et de nombreuses questions, donc, les sénateurs qui vont interpeller le gouvernement sur cette dramatique affaire.
00:03:53Je le disais, la pression ne retombe pas.
00:03:54La crise politique est majeure.
00:03:56L'exécutif cherche ces derniers jours, hier notamment, à proposer des solutions
00:04:01pour apaiser la colère des familles, des familles et des Français.
00:04:05Également toujours effarés par les dysfonctionnements qui ont conduit à ce drame.
00:04:09A l'issue du Conseil des ministres, ce matin, avant qu'on aille entendre cette minute de silence,
00:04:13la porte-parole du gouvernement, Maude Bréjon, a rapporté les propos tenus par Emmanuel Macron,
00:04:19le chef de l'État, qui a choisi une formule totalement déconnectée
00:04:24pour répondre à la colère des Français.
00:04:28Écoutez-le.
00:04:29Il est évident qu'il y a eu des dysfonctionnements manifestes.
00:04:34Il faut comprendre désormais ce qui relève des responsabilités individuelles
00:04:39et des dysfonctionnements systémiques dans l'ensemble des services publics impliqués.
00:04:45Ce sont les mots du président de la République.
00:04:47On ne répond pas à un drame par des cris.
00:04:51La précipitation et la démagogie sont des réponses qui ne sont pas à la hauteur
00:04:58et qui ne sont pas respectueuses.
00:05:01Johan Usa, il y a un angle très politique, évidemment, à analyser ensemble,
00:05:05avant également d'évoquer principalement cette affaire.
00:05:09On ne répond pas, dit Emmanuel Macron, à un drame par des cris.
00:05:15La précipitation et la démagogie sont des réponses qui ne sont pas à la hauteur.
00:05:21Et alors, remettez-moi, je n'ai pas mes lunettes, je ne vois rien, en fait.
00:05:26C'est parce que mon écran n'est pas sur le retour antenne.
00:05:29Mais les propos du chef de l'État apparaissent...
00:05:32Alors, la minute de silence, pardonnez-moi, c'est le direct, la minute de silence au Sénat.
00:06:01Merci.
00:06:14Et on écoute la première question de la sénatrice Kukierman
00:06:18qui s'adresse au gouvernement autour de cette terrible affaire Liana.
00:06:26Notre ordre du jour appelle les questions d'actualité au gouvernement.
00:06:31La séance est retransmise en direct sur Public Sénat, sur notre site Internet.
00:06:37Chacun d'entre vous sera attentif au cours de nos échanges
00:06:41à respecter à la fois les uns et les autres, surtout dans ce moment,
00:06:48et aussi celui du temps de parole.
00:06:51Je vais donner la parole à Madame la Présidente Cécile Kukierman
00:06:55pour le groupe communiste républicain citoyen écologiste Kanaki.
00:07:00Vous avez la parole, Madame la Présidente.
00:07:01Monsieur le Président, Monsieur le Premier Ministre,
00:07:04je veux d'abord apporter notre soutien à la famille de Liana face à ce meurtre abject.
00:07:10Je veux saluer la hauteur des propos tenus par les élus locaux du Gers,
00:07:14dont beaucoup devraient s'inspirer.
00:07:17L'horreur, la compassion ne peuvent nous faire taire la réalité.
00:07:23Votre garde des Sceaux a annoncé pouvoir traiter en un mois 70 000 dossiers restés en attente.
00:07:29Est-ce bien raisonnable ?
00:07:31Au-delà de ces dossiers, ce sont des milliers d'enfants,
00:07:34victimes de violences qui ne sont pas entendus.
00:07:37Notre devoir est de faire en sorte qu'ils le soient,
00:07:39que les violences qu'ils subissent soient stoppées par les adultes que nous sommes.
00:07:44L'inspection générale devra faire toute la lumière sur les dysfonctionnements s'il y en a eu.
00:07:50Mais elles ne sauraient suffire.
00:07:52N'en déplaise au Président de la République qui a déclaré qu'on ne me parle pas de moyens.
00:07:58Rendre justice est aussi une question de moyens.
00:08:02Il y a urgence à débloquer les moyens pour les enquêteurs, les magistrats,
00:08:08mais aussi pour l'éducation nationale, la psychiatrie.
00:08:10Il y a urgence à mettre en œuvre les recommandations de la CIVIS.
00:08:15Face aux besoins de justice qui s'expriment partout dans notre pays,
00:08:20l'heure n'est pas à fragiliser davantage l'institution judiciaire.
00:08:23Mais la défendre, c'est lui donner les moyens d'agir.
00:08:28Des milliers de personnes se sont rassemblées depuis lundi devant les tribunaux
00:08:33pour dire une chose simple.
00:08:36Nous voulons briser la loi du silence et construire une société qui protège réellement les enfants.
00:08:44Ces rassemblements ont eu lieu partout en France, y compris Place Vendôme,
00:08:49là où, dans l'incompréhension générale, le rassemblement de lundi soir fut interdit.
00:08:55Monsieur le Premier ministre, quand les moyens attendus seront-ils débloqués ?
00:09:00Et quand les enfants de notre pays seront-ils réellement protégés ?
00:09:06Pour vous répondre, la parole est à Monsieur le Premier ministre.
00:09:10Merci beaucoup, Monsieur le Président du Sénat.
00:09:13Mesdames et Messieurs les sénatrices et sénateurs,
00:09:16Madame la Présidente Kuckerman,
00:09:18A mon tour, avec la même pudeur, je veux redire l'émotion du gouvernement à titre personnel,
00:09:24et évidemment au nom de l'institution, de l'exécutif que je représente ici devant vous,
00:09:29et qu'il me soit permis de saluer la gravité de votre ton,
00:09:32qui permet à chacun de mesurer l'implication ici même,
00:09:36comme le Président du Sénat l'a fait en introduction,
00:09:38de ce qu'il convient de faire et l'approche collective qui doit être la nôtre,
00:09:42là où nous nous trouvons.
00:09:44Première chose, je pense qu'il faut aller vite sur la transparence.
00:09:47Vous avez fait référence à l'enquête, le Président du Sénat l'a fait aussi.
00:09:52Les inspecteurs généraux, éducation nationale, justice et intérieure,
00:09:55vont nous rendre les conclusions en fin de semaine prochaine.
00:09:58Je veux quand même qu'on respecte ce temps de l'enquête.
00:10:01Et vous l'avez dit d'ailleurs, Monsieur le Président du Sénat,
00:10:03en disant ne pas se précipiter,
00:10:05je crois que dans une démocratie qui fonctionne bien,
00:10:07c'est l'analyse des faits qui permettent ensuite,
00:10:11quelle que soit l'émotion, et Dieu sait qu'elle est importante,
00:10:13d'agir en droit.
00:10:15Il n'en demeure pas moins,
00:10:16et nous sommes dans une séance de questions gouvernement,
00:10:19donc de contrôle du Parlement sur l'exécutif,
00:10:22que les premières remontées,
00:10:23non pas de la mission d'enquête,
00:10:26mais de la hiérarchie,
00:10:28gendarmerie, la chaîne évidemment des parquets,
00:10:31laissent à démontrer des dysfonctionnements
00:10:34qui n'ont rien à voir avec un problème de moyens,
00:10:36ça sera à confirmer.
00:10:37Ce qui ne veut pas dire, Madame la Présidente,
00:10:39qu'il n'y a pas un sujet de moyens pour l'institution judiciaire.
00:10:42Et merci de la manière dont vous avez posé la question,
00:10:44parce qu'il y a le drame que nous connaissons,
00:10:47et il y a la question structurelle,
00:10:50j'ai qualifié ça de fait de société,
00:10:52de la violence faite aux enfants.
00:10:54Et je pense qu'il va nous falloir être précis.
00:10:56Deuxième chose,
00:10:58oui, les moyens doivent augmenter.
00:10:59J'appartiens au gouvernement depuis 2017,
00:11:024 milliards d'euros,
00:11:03quelque chose comme 12 milliards d'euros aujourd'hui.
00:11:05Je pense que collectivement,
00:11:06on a tous accompagné cela.
00:11:08Est-ce qu'il faut continuer à le faire ?
00:11:09J'en suis persuadé.
00:11:10C'est aussi une leçon pour l'ensemble de la classe politique
00:11:13que nous représentons ici,
00:11:15puisque c'est du rattrapage,
00:11:16et que malheureusement,
00:11:18les ministères régaliens,
00:11:19vous le savez,
00:11:19pendant 20 ou 30 ans,
00:11:21ont largement été mis à contribution,
00:11:23armés,
00:11:24intérieurs,
00:11:25justice,
00:11:26affaires étrangères,
00:11:27et que les efforts budgétaires importants
00:11:29que nous accomplissons,
00:11:30ne sont qu'un rattrapage.
00:11:31Et en plus,
00:11:31le ministre y reviendra,
00:11:33pour la justice,
00:11:34je pense qu'il y a une révolution numérique
00:11:35qui est attendue,
00:11:36il prendra le temps nécessaire aussi
00:11:39pour faire en sorte
00:11:41que cet argent public
00:11:41que nous injectons
00:11:42soit le mieux,
00:11:44comment dire,
00:11:44utilisé.
00:11:45Ensuite,
00:11:45peut-être revenir sur
00:11:46un point important
00:11:47de votre question
00:11:48sur les 70 000 plaintes
00:11:51et leur examen.
00:11:52Vous avez dit
00:11:53que ces 70 000 plaintes
00:11:54soient traitées.
00:11:55Est-ce possible ?
00:11:56Est-ce raisonnable ?
00:11:57L'engagement des procureurs généraux
00:11:59et du garde des Sceaux,
00:12:00ce n'est pas traité,
00:12:01c'est criblé.
00:12:02Et c'est bien là
00:12:02où on le fait en urgence
00:12:04parce que c'est précisément
00:12:05ce que ce criblage
00:12:06aurait peut-être pu permettre
00:12:08d'éviter
00:12:08dans le drame de Liana.
00:12:10Criblage entre les enquêteurs,
00:12:12soit des policiers,
00:12:13officiers de police judiciaire,
00:12:15soit des gendarmes,
00:12:16officiers de police judiciaire,
00:12:17les directeurs d'enquête
00:12:18et évidemment les parquets.
00:12:20Les procureurs généraux
00:12:21se sont engagés
00:12:22et je crois pouvoir dire
00:12:23devant le garde des Sceaux
00:12:23que c'est aussi une proposition
00:12:24d'ailleurs qu'ils ont faite
00:12:25lors de la réunion
00:12:26le lundi matin en disant
00:12:26nous savons le faire.
00:12:28Si je suis honnête,
00:12:29des consultations formelles
00:12:31ou informelles
00:12:31que je peux avoir
00:12:32avec les ministres,
00:12:33la réalité c'est que
00:12:33vous n'avez pas
00:12:34un commandant de brigade
00:12:34de gendarmerie
00:12:35ou un commandant de compagnie
00:12:36ou un commissaire de police,
00:12:37un commissaire,
00:12:38un chef de circonscription
00:12:39de sécurité publique
00:12:40qui de lui-même
00:12:41depuis vendredi dernier
00:12:43n'a pas fait ce travail-là.
00:12:45Rendons aussi hommage
00:12:46à celles et ceux
00:12:46qui évidemment accomplissent
00:12:49parfois dans des conditions
00:12:50difficiles ces missions.
00:12:51Ensuite,
00:12:52fait de société,
00:12:53c'est là où évidemment
00:12:54nous devons continuer
00:12:55d'avancer et de travailler.
00:12:56J'ai déjà annoncé
00:12:57des premières mesures.
00:12:58Vous le savez,
00:12:58un projet de loi
00:12:59de protection des mineurs
00:13:00était déjà en route,
00:13:01déjà adopté par le Conseil des ministres.
00:13:03Il fait malheureusement
00:13:05référence à d'autres problèmes
00:13:06sur l'aide sociale
00:13:06à l'enfant,
00:13:07sur l'honorabilité
00:13:08de celles et ceux
00:13:09à qui on confie
00:13:10les enfants.
00:13:11Donc,
00:13:11ce texte-là évidemment
00:13:12est déjà lancé
00:13:13et je crois déjà
00:13:14malheureusement comprendre
00:13:15de ce qui s'est passé
00:13:16que la lettre rectificative
00:13:17que nous allons faire
00:13:18au Conseil des ministres
00:13:18sous 15 jours
00:13:19permettra déjà
00:13:20d'injecter
00:13:21des premières réponses.
00:13:21Une première réunion
00:13:22interministérielle
00:13:23au niveau de nos cabinets
00:13:24auront lieu ce soir
00:13:26et vont permettre
00:13:26de balayer l'ensemble
00:13:28des mesures.
00:13:29J'essaierai de faire en sorte
00:13:30Madame la Présidente
00:13:31qu'on arrive à construire
00:13:32très en amont
00:13:33le compromis nécessaire
00:13:34parce que la République,
00:13:36la Nation
00:13:36a besoin
00:13:37que nous fassions cela
00:13:39avec émotion.
00:13:40Le cœur est chaud
00:13:41mais avec du sang-froid
00:13:43parce que nous statuons
00:13:44en droit.
00:13:46Merci.
00:13:47La parole est à notre collègue
00:13:50Alain Dufour
00:13:52pour le groupe
00:13:53de l'Union centriste.
00:13:57Merci Monsieur le Président.
00:13:58Monsieur le Premier ministre,
00:14:01Mesdames, Messieurs les ministres,
00:14:02Mesdames, Messieurs,
00:14:02mes chers collègues.
00:14:03Ma question s'adresse
00:14:05au ministre de la Justice.
00:14:06En tant que sénateur du GERS,
00:14:08le crime, mon Dieu,
00:14:09dont la petite Liana
00:14:09a été victime,
00:14:10m'a profondément touché.
00:14:12Je tiens à dire
00:14:13la vive émotion
00:14:13que ce drame a provoqué
00:14:15dans mon département.
00:14:16Mes pensées vont à ses parents
00:14:17et à ses proches.
00:14:19Plus jamais ça.
00:14:20Comment éviter
00:14:21que cela se reproduise ?
00:14:23Comment éviter
00:14:23que l'individu
00:14:25identifié et accusé de viol
00:14:26sur une fillette de 10 ans
00:14:28n'ait pas été placé
00:14:29en garde à vue ?
00:14:30Monsieur le ministre,
00:14:31pour qualifier les causes
00:14:32de ce drame,
00:14:33vous avez parlé
00:14:34de défaillance grave.
00:14:35Ce constat,
00:14:36chacun peut malheureusement
00:14:38le partager.
00:14:38mais de quelle défaillance
00:14:40parle-t-on ?
00:14:42Ça l'est-il
00:14:42d'une défaillance
00:14:43structurelle ou humaine ?
00:14:45Est-ce que le système
00:14:46policier et judiciaire
00:14:47doit être réformé ?
00:14:49Lors de votre audition
00:14:50devant la commission des lois,
00:14:52vous avez clairement répondu
00:14:53à cette question fondamentale.
00:14:56Vous avez dit,
00:14:57je vous cite,
00:14:58il ne manque pas
00:14:59dans une nouvelle loi.
00:15:01Il ne manque pas de moyens.
00:15:03Il ne manque pas de numérique.
00:15:04toujours en reprenant vos mots,
00:15:06ce qui a manqué,
00:15:07c'est la priorisation
00:15:08des plaintes pour viol.
00:15:10Traduction,
00:15:11pour vous,
00:15:12la défaillance
00:15:13est donc essentiellement humaine.
00:15:15Qu'allez-vous décider maintenant ?
00:15:18Pour vous répondre,
00:15:19la parole est
00:15:21au garde des sous-ministres de la Justice,
00:15:23M. Gérald Darmanin.
00:15:25Merci, M. le Président,
00:15:27M. le Sénateur,
00:15:28M. le Sénateur,
00:15:29pour vous-même,
00:15:30pour l'ensemble du département du Gers,
00:15:32évidemment,
00:15:33je peux,
00:15:33comme a fait le M. le Premier ministre,
00:15:35que partager l'émotion
00:15:37et au-delà de cette émotion,
00:15:39le grand sens de responsabilité
00:15:40qui doit être collectivement le nôtre.
00:15:42C'est pour cela
00:15:42qu'avec M. le ministre de l'Intérieur
00:15:43et M. le ministre de l'Union nationale,
00:15:45nous avons diligenté
00:15:46une enquête d'inspection
00:15:47qui, maintenant,
00:15:48sous dix jours,
00:15:49rendra pour le 19 juin
00:15:50son rapport
00:15:50et nous en tirerons
00:15:52des conclusions
00:15:53pour les responsabilités individuelles
00:15:54et s'il le faut,
00:15:55en ce qui me concerne,
00:15:56et j'en suis sûr,
00:15:57comme mes collègues,
00:15:57des sanctions,
00:15:58si de là,
00:15:59ce devait être le cas.
00:16:01Dans l'affaire très précise
00:16:03de l'IANA,
00:16:03selon les remontées
00:16:04des procureurs généraux
00:16:05qui sont, selon la Constitution
00:16:06et la loi organique,
00:16:08sous mon autorité
00:16:09et qui me remontent
00:16:09des fiches d'action publique,
00:16:10c'est-à-dire le compte-rendu
00:16:11de ces enquêtes,
00:16:13j'ai pu constater
00:16:15qu'en effet,
00:16:16notamment la plainte
00:16:17d'août 2025
00:16:18qui est celle
00:16:19qui touche
00:16:20déjà une autre petite fille,
00:16:22alors que les gendarmes
00:16:23de la brigade
00:16:24avaient pris cette plainte,
00:16:26alors que cette petite fille
00:16:27avait été auditionnée longuement
00:16:28dans un établissement spécialisé
00:16:30que nous avons mis en place
00:16:31au ministère de l'Intérieur
00:16:32voilà quelques années,
00:16:34alors que la médecine légale
00:16:35avait constaté
00:16:36les faits de viol,
00:16:38alors qu'un expert
00:16:40avait été dépêché
00:16:41par le tribunal de Toulouse
00:16:42pour constater
00:16:43que la parole
00:16:44de cette petite fille
00:16:44était crédible,
00:16:45alors que les antécédents judiciaires
00:16:47de deux plaintes
00:16:48classées pour viol
00:16:48étaient dans les fichiers
00:16:49tâches du ministère de l'Intérieur
00:16:51et cassiopées du ministère
00:16:53de la Justice,
00:16:54alors que les circulaires
00:16:56nombreuses du garde des Sceaux,
00:16:57d'Éric Dupond-Moretti
00:16:58ou de moi-même,
00:16:59encore une,
00:16:59voilà trois semaines,
00:17:00qui demandaient
00:17:01la priorisation absolue
00:17:02des plaintes
00:17:03sur les crimes
00:17:03qui touchent les enfants,
00:17:05il est en effet
00:17:07incompréhensible,
00:17:07monsieur le sénateur,
00:17:08que neuf mois après,
00:17:10la maman soit réentendue,
00:17:11que les actes d'enquête
00:17:12furent faits,
00:17:13sans jamais que le mis en cause
00:17:14n'ait été entendu,
00:17:16mis en garde à vue,
00:17:17ces outils numériques
00:17:19perquisitionnés
00:17:19et regardé surtout
00:17:21comment se comportait-il
00:17:23avec des enfants,
00:17:24ses propres enfants
00:17:24et son entourage familial,
00:17:26professionnel,
00:17:26puisqu'il travaillait
00:17:27dans un cadre
00:17:28d'éducation nationale.
00:17:29On en tira donc
00:17:30toutes les conclusions
00:17:30et je ne crois pas
00:17:31que ce soit le cas
00:17:32partout en France,
00:17:33mais comme l'a dit
00:17:33monsieur le Premier ministre,
00:17:34nous allons avec
00:17:35les procureurs généraux
00:17:35tous les jours de cet été
00:17:37regarder l'intégralité
00:17:38de ces plaintes
00:17:38pour qu'il n'y ait plus
00:17:39d'affaires lianas.
00:17:46Monsieur le ministre,
00:17:47j'entends votre réponse.
00:17:49Néanmoins,
00:17:50à votre arrivée
00:17:50au ministère,
00:17:51vous êtes engagé
00:17:52à réserver une priorité
00:17:54à la protection des mineurs.
00:17:55Aujourd'hui,
00:17:56il reste 70 000 plaintes
00:17:57en instance
00:17:59que vous souhaitez
00:18:00faire instruire
00:18:02définitivement
00:18:03par les procureurs
00:18:04pour le 14 juillet prochain.
00:18:05Comment un tel argument
00:18:07pourrait-il calmer
00:18:08la colère
00:18:08et l'incompréhension
00:18:09des Français ?
00:18:10Moi, je pense qu'en définitive,
00:18:11c'est tout notre système
00:18:13qui doit être repensé.
00:18:15Merci.
00:18:18La parole est
00:18:20à notre collègue.
00:18:21Voilà,
00:18:21donc pour les deux premières réponses
00:18:23de respectivement
00:18:24Sébastien Lecornu,
00:18:25le Premier ministre,
00:18:25le garde des Sceaux,
00:18:26Gérald Darmanin.
00:18:27Bon, le Premier ministre
00:18:28qui annonce
00:18:29plus de moyens
00:18:29pour la justice,
00:18:30en tout cas,
00:18:31qui en demande.
00:18:32Gérald Darmanin
00:18:33qui promet des sanctions,
00:18:34Johan Uzaï
00:18:35et on verra ce que donnera
00:18:36ce fameux rapport
00:18:36qui doit être remis
00:18:37et rendu public
00:18:38aux yeux de tous les Français
00:18:39le 19 juin prochain.
00:18:43Pas grand-chose à dire
00:18:44sur une réponse
00:18:44que l'on entend
00:18:45depuis 24, 48 heures
00:18:47et un gouvernement
00:18:47qui essaye
00:18:48de faire retomber
00:18:49la colère.
00:18:50En revanche,
00:18:51de l'autre côté,
00:18:51on a un président
00:18:52de la République
00:18:53qui, lui,
00:18:53l'alimente,
00:18:54cette colère
00:18:55parce qu'on n'a pas eu le temps,
00:18:56bien sûr,
00:18:56et on a été pris par le direct,
00:18:57cette minute de silence
00:18:58et ses questions,
00:18:59on n'a pas eu le temps
00:19:00de commenter les mots
00:19:01du chef de l'État
00:19:01ce matin en Conseil des ministres
00:19:04rapporté par Maude Bréjon
00:19:05et on va les réafficher
00:19:06s'il vous plaît,
00:19:06les amis,
00:19:07avec la régie.
00:19:09On ne répond pas
00:19:10à un drame
00:19:10par des cris.
00:19:12Il laisse ce sentiment
00:19:14et encore une fois,
00:19:15ça va arriver,
00:19:16il laisse ce sentiment
00:19:18d'une insulte,
00:19:20d'un crachat
00:19:21au visage
00:19:21de toutes les victimes
00:19:23qui ont manifesté
00:19:24devant les palais de justice
00:19:25ces derniers jours,
00:19:26qui ont peur
00:19:26pour leurs enfants.
00:19:27En fait, c'est juste un scandale
00:19:29cette réponse
00:19:30du chef de l'État.
00:19:32Commentaire d'abord
00:19:32pour vous,
00:19:33Yohann Usaï.
00:19:33On ne répond pas
00:19:34à un drame
00:19:34par des cris.
00:19:35La précipitation
00:19:36et la démagogie
00:19:36sont des réponses
00:19:37qui ne sont pas à la hauteur
00:19:38et qui ne sont pas respectueuses.
00:19:40A vous.
00:19:41Écoutez,
00:19:42les mots commencent à manquer
00:19:43pour qualifier Emmanuel Macron.
00:19:45Moi, j'ai évidemment
00:19:46le plus grand respect
00:19:47pour la fonction
00:19:47qui est la sienne,
00:19:48donc je ne veux pas
00:19:48aller trop loin.
00:19:49Mais ce qu'il dit
00:19:50est absolument lamentable.
00:19:51C'est en dessous de tout.
00:19:53C'est scandaleux
00:19:54ce que dit le président
00:19:55de la République.
00:19:55Celui qui n'est pas à la hauteur
00:19:57depuis neuf ans,
00:19:57c'est lui.
00:19:58Alors, à défaut
00:19:59de présenter sa démission,
00:20:00le président de la République
00:20:01devrait au moins
00:20:02présenter des excuses
00:20:03aux Français
00:20:03pour l'ensemble
00:20:04de son oeuvre.
00:20:05La réalité,
00:20:05me semble-t-il,
00:20:07est celle-ci.
00:20:07Qui cible le président
00:20:08de la République
00:20:09quand il dit
00:20:10ce n'est pas avec des cris
00:20:11qu'on va résoudre les problèmes ?
00:20:13Ce sont ces milliers,
00:20:14ces dizaines de milliers
00:20:15de Français
00:20:16qui étaient lundi soir
00:20:17devant l'ensemble
00:20:18des tribunaux de ce pays
00:20:19pour exprimer
00:20:20leur colère.
00:20:22Alors,
00:20:22si on n'exprime pas
00:20:23sa colère aujourd'hui
00:20:24avec des cris,
00:20:25mais si les Français
00:20:26n'expriment pas
00:20:27leur colère aujourd'hui,
00:20:28quand vont-ils l'exprimer ?
00:20:30Que faut-il
00:20:31pour que le président
00:20:32de la République
00:20:32accepte et reconnaisse
00:20:34la colère des Français ?
00:20:35Le meurtre sordide
00:20:36d'une petite fille
00:20:37de 11 ans
00:20:38qui n'aurait jamais dû
00:20:39avoir lieu,
00:20:39ça ne lui suffit pas
00:20:40pour exprimer sa colère ?
00:20:42Que faut-il
00:20:42au président de la République
00:20:43pour entendre les Français ?
00:20:45Franchement,
00:20:46ce qu'il dit
00:20:46est absolument insupportable
00:20:48et je comprendrai
00:20:49que les Français
00:20:49soient plus en colère
00:20:50aujourd'hui
00:20:51qu'ils ne l'étaient hier.
00:20:51On repasse par le Sénat
00:20:52avec une réponse
00:20:53du gouvernement
00:20:54et on continue
00:20:55de commenter les propos
00:20:55du chef de l'État.
00:20:57Mélanie Vaugelle,
00:20:58vos propos font réagir
00:21:00cet hémicycle.
00:21:02Je crois que c'est
00:21:02toute la société
00:21:03qui doit réussir
00:21:04à réagir
00:21:05face aux violences
00:21:06qui sont adressées
00:21:07à nos enfants,
00:21:08face aux violences
00:21:09qui sont adressées
00:21:10aux femmes.
00:21:10Et ce qui est en train
00:21:11de se passer aujourd'hui
00:21:12dans notre société
00:21:13le démontre.
00:21:14Les Françaises
00:21:15et les Français,
00:21:16les femmes
00:21:17et les hommes
00:21:17sont dans la rue
00:21:18pour réclamer justice
00:21:20pour ces enfants
00:21:21et pour se dresser
00:21:22face aux violences
00:21:23qui aujourd'hui
00:21:24continuent à les accabler.
00:21:25Et nous avons besoin
00:21:27que les femmes
00:21:28et les hommes
00:21:28s'y engagent
00:21:29parce que nous avons besoin
00:21:30de toute la société
00:21:32en capacité
00:21:33de se mobiliser
00:21:34et de se dresser
00:21:35face aux violences
00:21:36faites aux femmes,
00:21:37face aux violences
00:21:37faites aux enfants.
00:21:38Et là où vous avez raison
00:21:39et je connais votre engagement
00:21:40sincère dans ce combat
00:21:42et même dans ces combats,
00:21:43c'est que nous avons besoin
00:21:44d'une révolution culturelle.
00:21:46Souvent,
00:21:47vous et bien d'autres
00:21:49dans cet hémicycle
00:21:49et ailleurs
00:21:50se sont parfois sentis seuls
00:21:52à crier sur la question
00:21:54des violences faites
00:21:55aux enfants,
00:21:55sur la question
00:21:56des violences faites
00:21:56aux femmes.
00:21:57Aujourd'hui,
00:21:58c'est toute la société
00:21:59qui crie
00:21:59et tant mieux.
00:22:01J'espère qu'elle continuera
00:22:02à garder en elle
00:22:03cette colère
00:22:04qui est saine
00:22:05et qui est absolument nécessaire.
00:22:07Et notre responsabilité,
00:22:08nous,
00:22:08n'est pas au gouvernement
00:22:09de crier,
00:22:10notre responsabilité,
00:22:11c'est d'agir.
00:22:12D'agir évidemment
00:22:13en continuant sur les moyens
00:22:14comme nous l'avons fait
00:22:15et nous devons continuer,
00:22:17le Premier ministre lui-même
00:22:18l'a dit,
00:22:19d'agir dans la loi.
00:22:19Nous avons dès le projet
00:22:22de loi sur la protection
00:22:22de l'enfance
00:22:23la capacité à faire plus,
00:22:25à faire mieux
00:22:25et à faire vite
00:22:26et c'est exactement
00:22:27le chemin que nous allons
00:22:28emprunter
00:22:29et je pense et j'espère
00:22:30que nous pouvons le faire ensemble.
00:22:31Je vous remercie.
00:22:34La parole est au président
00:22:37Mathieu Darnot
00:22:38pour le groupe
00:22:38des régions.
00:22:38C'est extraordinaire
00:22:39ce qu'on vient d'entendre
00:22:40de la part d'un ministre
00:22:41des Égalités
00:22:41parce qu'on le met
00:22:42en bas de l'écran,
00:22:43c'est toute la société
00:22:44qui crie
00:22:45alors qu'on est en train
00:22:45de commenter
00:22:46les propos du chef de l'État
00:22:47qui dit qu'on ne répond pas
00:22:48à un drame par décrit.
00:22:49Comme dit-on dans l'oreille,
00:22:50il faut qu'on retourne au sème.
00:22:51La démocratie
00:22:52et la République.
00:22:54Par ces mots
00:22:54empruntés
00:22:55au général de Gaulle,
00:22:57je veux rappeler ici
00:22:58le fondement
00:22:59de notre pacte républicain.
00:23:01Un pacte républicain
00:23:02qui peut se résumer
00:23:03en une phrase.
00:23:04Les Français
00:23:06payent l'impôt
00:23:07à l'État
00:23:07qui en retour
00:23:08veillent
00:23:09sur leur protection
00:23:10et leur sécurité.
00:23:13Malheureusement,
00:23:14ce pacte républicain
00:23:17se fissure
00:23:18jour après jour
00:23:19au gré
00:23:20d'une actualité
00:23:22qui voit
00:23:23l'augmentation
00:23:24de toutes les formes
00:23:25de violence
00:23:26et l'affaiblissement
00:23:27de l'autorité
00:23:28de l'État.
00:23:32Le meurtre
00:23:33de la petite
00:23:35Liana
00:23:36qui nous a tous
00:23:37saisi des froids
00:23:38nous rappelle
00:23:39cette réalité
00:23:41avec brutalité
00:23:43et je veux
00:23:43à mon tour
00:23:43avoir une pensée
00:23:45pour sa famille
00:23:46et ses proches.
00:23:48Monsieur le Premier ministre,
00:23:50les Français sont en colère
00:23:51et cette colère
00:23:52nous oblige.
00:23:53Les Français
00:23:54ne peuvent pas
00:23:55concevoir
00:23:55que l'État
00:23:57vacille
00:23:58par rapport
00:23:59à l'ardente obligation
00:24:00qui est la sienne
00:24:01protéger nos enfants,
00:24:04protéger
00:24:05les plus faibles
00:24:06et garantir
00:24:07son autorité.
00:24:09Alors,
00:24:11lasse des mots,
00:24:13les Français
00:24:13veulent des actes.
00:24:15et nous nous devons,
00:24:17vous vous devez,
00:24:18à un sursaut
00:24:20puissant
00:24:20parce qu'il va falloir
00:24:23poser des actes.
00:24:24Ces actes
00:24:26législatifs,
00:24:27nous sommes prêts,
00:24:28Monsieur le Premier ministre,
00:24:29à les poser.
00:24:30Faut-il encore
00:24:31créer
00:24:32les conditions ?
00:24:33A mon tour,
00:24:34je vous pose
00:24:34une question.
00:24:35Êtes-vous prêts
00:24:36à les poser
00:24:37avec votre gouvernement ?
00:24:39Pour vous répondre,
00:24:41la parole est à
00:24:42Monsieur le Premier ministre.
00:24:44Merci beaucoup,
00:24:45Monsieur le Président du Sénat.
00:24:46Mesdames et Messieurs
00:24:47les sénatrices et sénateurs,
00:24:48Monsieur le Président d'Arnaud,
00:24:50vous avez raison
00:24:51de citer le général de Gaulle
00:24:52et dans sa conception
00:24:53de l'autorité de l'État,
00:24:54je pense qu'on peut rappeler
00:24:56que si l'État dispose
00:24:57de la force,
00:24:58c'est précisément
00:24:59pour protéger
00:25:00nos concitoyens
00:25:00et nos concitoyens.
00:25:01qu'il n'y a pas d'autorité
00:25:03de l'État
00:25:03sans transparence.
00:25:04C'est ce que je disais
00:25:05aussi il y a quelques instants
00:25:07sur les résultats
00:25:08de l'enquête,
00:25:09ça a été rappelé
00:25:09par le président du Sénat,
00:25:10ça a été dit
00:25:11par le garde des Sceaux
00:25:11devant la commission
00:25:12des lois de cette Assemblée,
00:25:14on fera la transparence complète.
00:25:16Je pense qu'il n'y a pas
00:25:17non plus de l'autorité
00:25:17de l'État
00:25:18sans responsabilité.
00:25:19Vous êtes nombreux
00:25:20à y être revenus
00:25:22récemment
00:25:22dans les médias
00:25:23ou dans vos travaux.
00:25:25Responsabilité
00:25:26individuelle déjà
00:25:27et vous me permettrez
00:25:29avec cette liberté
00:25:30de m'étonner
00:25:31que dans beaucoup
00:25:32de prises de parole
00:25:34sur les plateaux
00:25:34de télévision
00:25:35ces deux ou trois
00:25:35derniers jours,
00:25:37on finit par oublier
00:25:38et c'est votre question
00:25:38Madame la Sénatrice
00:25:39qui quand même
00:25:40y a fait penser
00:25:40que là où il y a
00:25:42la victime d'un meurtre,
00:25:44il y a un meurtrier
00:25:45et que les premiers
00:25:46responsables
00:25:47quand même
00:25:47de cette violence
00:25:48sont celles et ceux
00:25:49qui en sont à l'origine.
00:25:51Et je crois que
00:25:51dans notre philosophie politique,
00:25:53nous croyons
00:25:53à la responsabilité individuelle,
00:25:55nous croyons
00:25:55aux décorations,
00:25:57nous croyons
00:25:57aux sanctions,
00:25:59ces sanctions sont individuelles.
00:26:00Et on ne peut pas
00:26:00s'exonérer,
00:26:01certes dans une société
00:26:02qui perd beaucoup de valeur,
00:26:04qui jadis était régulée
00:26:06par d'autres systèmes
00:26:07de valeur,
00:26:07on ne peut pas quand même
00:26:08d'un revers de main
00:26:09faire comme s'il n'y avait pas
00:26:11une responsabilité individuelle.
00:26:12En tout cas,
00:26:12moi j'y crois,
00:26:13il faut le rappeler.
00:26:14La deuxième des choses,
00:26:15c'est la responsabilité individuelle
00:26:16de celles et ceux
00:26:17qui rendent le service
00:26:18de l'État.
00:26:19Et je reviendrai
00:26:20à l'État après
00:26:21dans sa globalité.
00:26:22vous avez des magistrats
00:26:23du siège
00:26:24ou du parquet,
00:26:25vous avez des avocats,
00:26:27vous avez des juges,
00:26:28vous avez du siège,
00:26:29vous avez des policiers,
00:26:31des gendarmes.
00:26:32Et je le dis,
00:26:32je pense que le débat
00:26:33sur la responsabilité individuelle,
00:26:35c'est bien pour ça
00:26:36qu'on a saisi
00:26:37ces missions d'inspection
00:26:38pour faire la lumière,
00:26:39doivent aussi permettre
00:26:40de redonner notre confiance
00:26:42à toutes celles et ceux
00:26:43qui dans ce pays
00:26:44se sont engagés
00:26:46pour porter l'uniforme
00:26:47comme policiers,
00:26:48comme gendarmes.
00:26:49Certains ont passé
00:26:50les concours d'OPJ
00:26:51par vocation,
00:26:52précisément pour protéger
00:26:54leurs prochains,
00:26:55les magistrats aussi.
00:26:56Et je sens la tentation
00:26:58potentielle
00:26:59et absolument pas
00:27:00dans votre question
00:27:00et dans ce que vous avez dit,
00:27:01justement,
00:27:02je me permets à travers vous
00:27:03de m'adresser aussi au pays.
00:27:05Il n'y aurait rien de pire
00:27:06que de jeter l'opprobre
00:27:07sur l'ensemble
00:27:08d'une chaîne de métiers.
00:27:10Personne ne pense
00:27:11que les gendarmes
00:27:12des communautés de brigades
00:27:13ou des brigades
00:27:14territoriales autonomes
00:27:15de l'Ardèche,
00:27:16votre beau département,
00:27:17ne sont pas pleinement engagés.
00:27:19Et je pense qu'il n'y a pas
00:27:20d'autorité de l'État
00:27:20sans que les élites politiques
00:27:21que nous représentons
00:27:23redisions aussi la confiance,
00:27:24ce qui n'exclut pas
00:27:25le contrôle,
00:27:26dans celles et ceux,
00:27:27évidemment,
00:27:29qui accomplissent ces missions.
00:27:30Ça veut donc dire aussi
00:27:30que là où il y a responsabilité,
00:27:32il peut y avoir sanction.
00:27:33Et là où il y a une responsabilité
00:27:35aussi politique du gouvernement,
00:27:37devant l'opinion publique,
00:27:38devant le Parlement.
00:27:39Et pardon de rappeler ces principes,
00:27:41mais dans un moment
00:27:41où les esprits me semblent
00:27:42parfois un peu brouillés,
00:27:43je pense qu'en repartant
00:27:44des grands principes républicains,
00:27:46de ce qu'ils font de l'État,
00:27:47nous arrivons à le faire.
00:27:49Et enfin, vous l'avez dit,
00:27:50oui, l'État doit réagir,
00:27:53soit par l'exécutif,
00:27:54soit par le Parlement,
00:27:55pour adapter son droit.
00:27:56La réalité, c'est qu'il y a
00:27:57une violence endémique
00:27:58qui pousse dans le pays.
00:28:00Elle revient aussi
00:28:01à un problème sociétal
00:28:02beaucoup plus profond,
00:28:04beaucoup plus transversal.
00:28:05Est-ce que d'ailleurs
00:28:05les seuls ministères de l'Intérieur
00:28:06et de la Justice
00:28:07peuvent tout ?
00:28:07La réponse est non.
00:28:08La question de la santé,
00:28:09la question de la psychiatrie,
00:28:11la question de l'éducation nationale.
00:28:13Il est évident
00:28:14qu'il faut continuer
00:28:15à accélérer
00:28:15sur l'ensemble de ces sujets.
00:28:17Alors ensuite,
00:28:18on doit réagir vite.
00:28:19La ministre Aurore Verger
00:28:20disait à l'instant,
00:28:22des textes sont à venir.
00:28:23Je prends un exemple,
00:28:24président Darnot,
00:28:25parce que je sais
00:28:25que c'est quelque chose
00:28:26qui tient à cœur
00:28:27à votre groupe politique,
00:28:28en tout cas, je le crois,
00:28:29la nécessité de motiver
00:28:31un classement sans suite
00:28:32par un procureur
00:28:34lorsqu'il y a
00:28:34un classement sans suite
00:28:35sur une affaire criminelle
00:28:36qui concerne un mineur,
00:28:39en tout cas,
00:28:39un crime sexuel.
00:28:40Typiquement,
00:28:41c'est du décret.
00:28:41La rédaction de ce décret
00:28:42est déjà en cours
00:28:43et je le prendrai
00:28:44avec le garde des Sceaux
00:28:45dans les tous prochains jours.
00:28:46Je souhaite vous associer
00:28:47très directement
00:28:48à l'ensemble de la réponse.
00:28:50Je pense qu'il faut
00:28:51qu'on le fasse avec
00:28:51beaucoup de dignité,
00:28:52beaucoup de sang-froid,
00:28:54beaucoup de fermeté,
00:28:54ne pas non plus donner
00:28:55l'impression que,
00:28:56à chaque,
00:28:56je mets des guillemets
00:28:57en étant respectueux,
00:28:58fait divers,
00:28:59nous déclenchons une loi,
00:29:00mais expliquons aussi
00:29:01à la nation que,
00:29:02dès lors que la violence
00:29:03évolue sur sa forme,
00:29:04les outils que nous devons
00:29:05développer,
00:29:05mettre en place,
00:29:06doivent aussi s'adapter
00:29:07et je pense qu'un chemin
00:29:09est possible
00:29:09à l'Assemblée
00:29:10et au Sénat
00:29:11dans les toutes prochaines semaines
00:29:12pour y parvenir.
00:29:15Monsieur le Président.
00:29:18Oui, Monsieur le Premier Ministre,
00:29:19Michel Debril.
00:29:20On va marquer une courte pause
00:29:20sur l'antenne de CNews.
00:29:23On continue, bien sûr,
00:29:24de faire des allers-retours
00:29:25avec le Sénat
00:29:25où le gouvernement
00:29:26est largement interpellé
00:29:27et on continue de réagir
00:29:28à ces propos
00:29:29qui vont faire réagir
00:29:31certainement de nombreux jours
00:29:33ceux du chef de l'État
00:29:34qui semblent totalement déconnectés
00:29:36de la colère des Français.
00:29:37A tout de suite.
00:29:41On est de retour
00:29:42à 15h35
00:29:43sur le plateau
00:29:44de 120 Minutes Info.
00:29:45Merci aux téléspectateurs
00:29:46qui nous rejoignent en direct.
00:29:47Yohann Usa
00:29:47est toujours présent.
00:29:48Mathieu Tourneur,
00:29:49docteur en droit,
00:29:50juriste pour l'association
00:29:51Juriste pour l'Enfance,
00:29:52Rudimana d'une sape police
00:29:53déléguée nationale
00:29:54et Jean-Claude Dacier,
00:29:55notre chroniqueur politique.
00:29:57On continue
00:29:57les allers-retours au Sénat.
00:29:58Le gouvernement
00:29:59toujours interpellé
00:30:00par la représentation nationale
00:30:02sur ce drap.
00:30:03Les Français,
00:30:04les oppositions
00:30:04qui attendent des réponses
00:30:06pendant ce temps-là.
00:30:07les propos rapportés
00:30:08du chef de l'État.
00:30:09Donc, on commence
00:30:09à commenter ensemble
00:30:10depuis une trentaine de minutes.
00:30:12Celui-ci qui,
00:30:13dans une formule
00:30:14totalement déconnectée
00:30:15dans le Conseil des ministres
00:30:17ce matin,
00:30:17en ouverture du Conseil des ministres,
00:30:19appelle donc
00:30:19à ne pas répondre
00:30:21à un drame
00:30:21par des cris.
00:30:22La précipitation
00:30:23et la démagogie
00:30:24sont des réponses
00:30:24qui ne sont pas à la hauteur
00:30:26et qui ne sont pas respectueuses.
00:30:27Les familles,
00:30:28les proches des victimes
00:30:30apprécieront.
00:30:30Yohann Uzaï,
00:30:31on va continuer de reparler.
00:30:32On va entendre vos commentaires
00:30:33autour de la table.
00:30:34Je voudrais juste
00:30:34qu'on aille dans le Gers.
00:30:35Parce que les cris,
00:30:37on en a entendu
00:30:37dans le Gers.
00:30:38Des familles en colère,
00:30:39des familles en émoi,
00:30:40des familles effarées,
00:30:41sidérées.
00:30:41On en a beaucoup vu
00:30:42dans le Gers.
00:30:43Et à juste titre,
00:30:43Pauline Trevzer,
00:30:44vous qui êtes dans la région
00:30:46avec Noémie Hardy,
00:30:47on vous salue
00:30:47et on vous remercie
00:30:48d'être en direct
00:30:49depuis un moment,
00:30:50depuis quelques jours maintenant.
00:30:51Est-ce que les Français
00:30:52que vous avez rencontrés,
00:30:53les Gersois précisément,
00:30:55ont réagi à cette déclaration
00:30:57du chef de l'État ?
00:31:00Bien sûr,
00:31:01ici,
00:31:01ces propos suscitent
00:31:03l'indignation,
00:31:04la colère.
00:31:04Et cette colère,
00:31:05c'est aussi celle de Damien,
00:31:07ce professeur de sport
00:31:09qui a enseigné
00:31:10dans un club
00:31:11où était licencié
00:31:12Jérôme Barrella,
00:31:13là où il a rencontré
00:31:14la petite Rosa,
00:31:16cette petite fille
00:31:17qui l'aurait violée
00:31:18en 2025
00:31:19avec la plainte
00:31:20de sa mère
00:31:21en août 2025
00:31:22et aucune réponse
00:31:23de la justice.
00:31:25Alors,
00:31:25on a appris hier
00:31:26que cette mère de famille
00:31:27allait porter plainte
00:31:28contre l'État
00:31:30et donc,
00:31:30Damien,
00:31:31ce professeur de sport,
00:31:32lui mit en place
00:31:33une cagnotte
00:31:34pour aider
00:31:35cette mère de famille
00:31:36et donc,
00:31:37bien sûr,
00:31:37lui est là
00:31:38en élan de solidarité
00:31:40pour cette famille
00:31:41et quand il entend
00:31:41ces propos
00:31:42qui sont déconnectés
00:31:44pour lui
00:31:44du président
00:31:45de la République,
00:31:46eh bien,
00:31:46il réagit,
00:31:47il a réagi
00:31:48à notre micro.
00:31:49Je vous propose
00:31:49de l'écouter.
00:31:51Je peux comprendre
00:31:52que le président
00:31:52défend les institutions
00:31:53encore une fois
00:31:54mais il faut essayer
00:31:55d'avoir un petit peu
00:31:56d'empathie
00:31:57et se mettre à la place
00:31:58des familles
00:31:58qui souffrent énormément.
00:32:00Je peux comprendre
00:32:01qu'on nous demande
00:32:02d'être patient,
00:32:02etc.
00:32:03mais on peut aussi
00:32:04écouter la colère
00:32:06de ces familles
00:32:06qui se disent
00:32:07que déjà,
00:32:09ce qui est arrivé
00:32:09à la petite Rosa
00:32:10n'aurait pas dû arriver.
00:32:11Déjà ça.
00:32:12Et encore moins
00:32:13à Liana.
00:32:14Voilà.
00:32:15Il avait déjà été signalé
00:32:16auparavant
00:32:17et donc voilà,
00:32:18on peut comprendre
00:32:18la colère des gens.
00:32:19C'est tout à fait normal.
00:32:20On peut déplorer
00:32:22peut-être
00:32:22certains comportements,
00:32:23je l'entends,
00:32:24mais de là
00:32:26à presque,
00:32:27comment dire,
00:32:28accabler les gens,
00:32:29ça,
00:32:29non,
00:32:30ça,
00:32:30c'est pas possible.
00:32:31Et merci beaucoup
00:32:32donc à Pauline Trevzer,
00:32:33Noémie Hardy,
00:32:34toutes les équipes CNews
00:32:35sur le terrain
00:32:36depuis le début
00:32:36de cette terrible affaire.
00:32:38Mathieu Le Tourneur,
00:32:39je voudrais vous entendre,
00:32:40vous qui représentez
00:32:41cette association juriste
00:32:42pour l'enfance,
00:32:44j'ai envie de dire,
00:32:45alors c'est un peu trivial
00:32:46et c'est pas forcément
00:32:48très respectueux
00:32:49de la fonction
00:32:49du président de la République,
00:32:50mais pour qui se prend-il
00:32:52pour juger les Français
00:32:54de cette façon,
00:32:55pour les humilier
00:32:56de cette façon ?
00:32:57Alors effectivement,
00:32:59je découvre ses propos
00:33:00avec vous,
00:33:02à la limite,
00:33:02je vais pas les commenter
00:33:04parce que c'est pas mon sujet,
00:33:06je pense que le sujet...
00:33:07C'est un peu notre sujet
00:33:07quand même,
00:33:08parce que c'est le garant
00:33:09de notre unité à tous
00:33:10et je trouve que
00:33:12c'est une drôle de réponse
00:33:14apportée aux gens
00:33:15qui s'émeuvent
00:33:16depuis plus d'une semaine
00:33:17maintenant.
00:33:17En fait,
00:33:18le sujet,
00:33:19c'est la protection des enfants,
00:33:20on est tous d'accord là-dessus.
00:33:21Bien sûr.
00:33:21Et de voir que
00:33:23le président de la République
00:33:24s'adresse comme ça
00:33:25à tous ceux
00:33:26qui s'émeuvent
00:33:26de ce drame absolu,
00:33:28je pense qu'effectivement,
00:33:29c'est pas la meilleure manière
00:33:30d'aborder la question
00:33:31de la protection des enfants.
00:33:33Cette question-là,
00:33:34il faut l'aborder
00:33:35par des contrôles
00:33:36d'antécédents judiciaires,
00:33:37il faut l'aborder
00:33:38par la vérification
00:33:40que les enquêtes
00:33:40soient bien menées
00:33:41jusqu'au bout
00:33:42et il faut la mener
00:33:43pour que chaque enfant
00:33:44confié à des professionnels
00:33:46puisse être en sécurité
00:33:47et puisse être protégé
00:33:48aussi bien par les institutions
00:33:49que par les boîtes privées.
00:33:51Je me permets
00:33:51de vous interrompre,
00:33:52monsieur,
00:33:53parce que je vais alimenter
00:33:54peut-être votre argumentaire.
00:33:56Ce matin,
00:33:56le président de la République
00:33:57est allé rendre une visite
00:33:58sur une toute autre thématique
00:33:59à l'hôpital Robert Debré
00:34:01de Paris.
00:34:02Petite séquence prise
00:34:03un petit peu en off,
00:34:04si j'ose dire,
00:34:05il est en train
00:34:05de s'adresser
00:34:06à des médecins
00:34:07et évoque cette affaire.
00:34:08Écoutez ce qu'il dit,
00:34:09j'ai la sensation
00:34:09qu'il s'enfonce encore
00:34:10un peu plus.
00:34:11Écoutez-le.
00:34:12On n'a pas été
00:34:14assez vite et fort
00:34:15à mes yeux encore
00:34:15sur l'éloignement
00:34:16des agresseurs
00:34:17aux agresseurs
00:34:18auprès de lui.
00:34:19Changement qui a eu
00:34:20davantage lieu
00:34:22dans les violences
00:34:25sexuelles.
00:34:27Mais on a beaucoup moins fait
00:34:28pour les enfants.
00:34:30Mais on a beaucoup moins fait
00:34:31pour les enfants.
00:34:33Il voudrait s'enfoncer
00:34:34qu'il ne ferait pas mieux.
00:34:35Oui, si seulement
00:34:36il avait été au pouvoir
00:34:37pendant neuf ans
00:34:39pour changer les choses.
00:34:40ce qui, aujourd'hui,
00:34:43nous, notre juriste
00:34:44pour l'enfance,
00:34:45SOS Éducation
00:34:46et les Maman Louvre
00:34:46avons fait une proposition
00:34:47de modification législative
00:34:48pour justement
00:34:50contrôler de manière
00:34:51systématique,
00:34:52obligatoire, annuelle,
00:34:53les antécédents judiciaires
00:34:54de toutes les personnes
00:34:55qui sont en contact
00:34:56habituel avec des mineurs.
00:34:58Cette proposition,
00:34:59il y a d'autres propositions
00:35:01de loi qui sont similaires,
00:35:03qui sont aujourd'hui
00:35:04à l'Assemblée et au Sénat.
00:35:05C'est inclus également
00:35:06dans le projet de loi
00:35:07de la protection des enfants.
00:35:10C'est des choses
00:35:11qui vont avancer.
00:35:12On espère qu'elles vont avancer
00:35:14de la bonne manière,
00:35:15c'est-à-dire de manière
00:35:16généralisée.
00:35:16Aujourd'hui,
00:35:17le projet de loi
00:35:17du gouvernement
00:35:18est sectoriel.
00:35:20Nous, on considère
00:35:21qu'il faut quelque chose
00:35:22de généralisé.
00:35:24Le critère,
00:35:24c'est le contact
00:35:25habituel avec des mineurs.
00:35:27Et toute adulte,
00:35:28toute personne
00:35:29qui est en contact
00:35:29habituel avec des mineurs
00:35:30doit être contrôlée
00:35:33dans ses antécédents judiciaires.
00:35:34Et ça, c'est faisable.
00:35:35Rudy Manat,
00:35:36il y a ce crachat,
00:35:38je le disais,
00:35:39en Conseil des ministres
00:35:40ce matin,
00:35:41aux victimes,
00:35:41aux proches,
00:35:42aux Français,
00:35:42j'ai envie de dire,
00:35:43parce que la quasi-totalité
00:35:44des Français
00:35:45est sidérée par cette affaire.
00:35:47Et puis,
00:35:47il y a cet aveu d'impuissance
00:35:49à l'hôpital Robert Debré.
00:35:50On a fait ce qu'on a pu,
00:35:51mais pour les enfants,
00:35:52on a moins fait.
00:35:52C'est sidérant, en fait.
00:35:54Et c'est scandaleux
00:35:54d'entendre le président
00:35:55s'exprimer de cette façon.
00:35:56On peut considérer
00:35:57que le président,
00:35:58il a le sens de la formule.
00:35:59Je me rappelle
00:36:00de l'affaire Naël
00:36:00où il avait accusé
00:36:01le policier une heure après
00:36:03de faute inexplicable
00:36:04et inexcusable
00:36:05alors qu'il ne connaissait
00:36:06absolument rien des faits.
00:36:07Il l'avait quasiment
00:36:08mis en prison.
00:36:09Et là,
00:36:10il dit
00:36:11qu'on ne réagit pas à ça
00:36:12par des crimes.
00:36:13Mais on réagit comment à ça ?
00:36:14Je suis flic.
00:36:15Je suis syndicaliste policier.
00:36:17Je suis policier.
00:36:18C'est un naufrage.
00:36:19Il faut se dire les choses.
00:36:21On se regarde
00:36:21dans la glace tous.
00:36:22On se le dit
00:36:23entre nous tous.
00:36:24C'est un naufrage.
00:36:25On a été mauvais
00:36:27tous
00:36:27du sommet de la pyramide
00:36:29au plus bas de la pyramide.
00:36:30Je me dois de vous interrompre.
00:36:31On retourne une dernière fois
00:36:32au Sénat.
00:36:33Le président du groupe socialiste
00:36:34une avant-dernière fois au Sénat.
00:36:36Le président du groupe socialiste
00:36:36au Sénat.
00:36:38Patrick Cannaire
00:36:38interpelle le gouvernement.
00:36:39Le gouvernement de l'IANA
00:36:40nous bouleverse.
00:36:41Il nous sidère.
00:36:42Il nous révolte.
00:36:44Après tant d'autres prénoms
00:36:45d'enfants
00:36:46que notre mémoire collective
00:36:47a tragiquement effacés,
00:36:48nos concitoyens
00:36:49sont en colère.
00:36:50Nos institutions
00:36:51sont remises en cause.
00:36:53Derrière ces drames,
00:36:54il y a de multiples
00:36:55dysfonctionnements
00:36:56qui se répètent
00:36:58inlassablement
00:36:59dans une indifférence coupable
00:37:00malgré les alertes
00:37:01notamment de l'ancien président
00:37:02de la civise.
00:37:03Quand un pilier
00:37:04de l'état de droit,
00:37:05la justice,
00:37:07vacille,
00:37:07c'est la République
00:37:08qui devient une cible.
00:37:10Le manque de psychiatres,
00:37:12l'effondrement
00:37:12de la médecine légale,
00:37:14la surcharge
00:37:14de nos OPJ,
00:37:15voilà la réalité du terrain.
00:37:17Ces enfants martyres
00:37:18sont devenus
00:37:18le symbole
00:37:19d'une impuissance institutionnelle
00:37:20qui est tout simplement
00:37:22insupportable.
00:37:22Alors,
00:37:23comment entendre
00:37:24le président de la République
00:37:25nous asséner vendredi dernier
00:37:26qu'il n'y avait pas
00:37:27de manque de moyens ?
00:37:28Comment accepter
00:37:29que le ministre de la Justice
00:37:30nous répondit hier
00:37:31au détour d'une audition
00:37:32qu'il n'y a aucune statistique
00:37:34sur le nombre effectif
00:37:35de mineurs
00:37:36dans les 70 000 plaintes
00:37:37enregistrées,
00:37:38alors qu'elles devront
00:37:39être priorisées
00:37:39d'ici le 14 juillet
00:37:422026 ?
00:37:43Nous faisons face
00:37:44à une chaîne systémique
00:37:45de défaillance
00:37:46dont l'État
00:37:47est le premier responsable.
00:37:49La tentation est grande
00:37:50de se défausser
00:37:51en pointant du doigt
00:37:52des boucs émissaires.
00:37:53Cette démarche
00:37:53ne contribuera en rien
00:37:55à résoudre la situation.
00:37:57D'ailleurs,
00:37:57il est tout aussi nécessaire
00:37:58de dénoncer
00:37:59les instrumentalisations
00:38:00dont nous sommes aujourd'hui
00:38:01les grands témoins.
00:38:02Il n'y a pas de solution miracle,
00:38:04Monsieur le Premier ministre,
00:38:05mais il faut des solutions.
00:38:06Le Parlement a travaillé
00:38:07une proposition de loi
00:38:08transpartisane
00:38:09à l'initiative
00:38:09de notre collègue députée socialiste
00:38:11Céline Thiebaud-Martinez.
00:38:13Des propositions fortes existent.
00:38:14Appuyons-nous
00:38:15sur ces travaux.
00:38:16Regardons ce qui marche.
00:38:18L'Espagne a voté
00:38:18une loi intégrale
00:38:19il y a déjà 20 ans
00:38:20avec des résultats
00:38:21qui sont incontestables.
00:38:22Alors qu'attendons-nous ?
00:38:24Alors je vous le demande,
00:38:25Monsieur le Premier ministre,
00:38:26combien faudra-t-il encore
00:38:27de marche blanche ?
00:38:28Combien encore
00:38:29de vie brisée,
00:38:30de famille déchirée ?
00:38:31Combien de larmes ?
00:38:32Combien de fois
00:38:33devrons-nous encore
00:38:34répéter ce slogan
00:38:35qui sonne dans le vide ?
00:38:37Plus jamais ça.
00:38:38Monsieur le Premier ministre,
00:38:39pour nos enfants,
00:38:40pour leur protection,
00:38:42il y aura-t-il
00:38:43un avant
00:38:44et surtout
00:38:45un après
00:38:45le meurtre
00:38:46de l'IANA ?
00:38:47Pour vous répondre,
00:38:49la parole est-ce
00:38:49à Monsieur le Premier ministre.
00:38:52Merci beaucoup
00:38:53Monsieur le Président du Sénat,
00:38:54Mesdames et Messieurs
00:38:55les Sénatrices et Sénateurs,
00:38:56Monsieur le Ministre,
00:38:57Monsieur le Président
00:38:58Patrick Caner.
00:39:00Merci là aussi pour la tonalité
00:39:01de votre question.
00:39:03Sur les moyens,
00:39:04je le redis
00:39:05et quelque part,
00:39:06c'est assez bouleversant.
00:39:08Tout ce que vous avez dit
00:39:09est vrai,
00:39:09mais malheureusement,
00:39:10et l'enquête
00:39:10le montrera,
00:39:11je le crains,
00:39:13qu'en cas d'espèce,
00:39:14la question des moyens
00:39:15n'est pas en cause.
00:39:17Et c'est douloureux
00:39:18parce que quelque part,
00:39:20c'est peut-être
00:39:20encore plus irrationnel
00:39:21ou trop rationnel.
00:39:23Je ne m'avance pas,
00:39:24mais les missions d'inspection
00:39:26le diront.
00:39:27Vous avez été
00:39:28Président de département
00:39:29comme moi.
00:39:30Vous savez très bien
00:39:31que dans la mise en oeuvre
00:39:32des services publics,
00:39:33parfois,
00:39:34il peut y avoir des manquements.
00:39:35Ce ne sont pas
00:39:36des boucs émissaires,
00:39:37au contraire,
00:39:37c'est une manière collective
00:39:39de comprendre
00:39:40comme tous ceux
00:39:41qui ont été maires,
00:39:42présents d'intercommunalité,
00:39:43présents de département,
00:39:44présents de région
00:39:44dans cet hémicycle,
00:39:45on peut le faire
00:39:46comme autorité territoriale
00:39:48et comme chef de service.
00:39:49Les ministres font la même chose
00:39:50que ce que vous faisiez
00:39:51comme Président du Conseil général
00:39:53du Nord
00:39:53lorsque vous aviez
00:39:54des difficultés.
00:39:55Il faut le dire
00:39:56parce que c'est une assemblée ici
00:39:57de gens qui ont exercé
00:39:58des responsabilités
00:39:59et donc nous pouvons nous parler
00:40:00en responsabilité.
00:40:01La deuxième des choses,
00:40:02je ne parlerai pas
00:40:03d'indifférence coupable.
00:40:05Je ne pense pas ça.
00:40:08Et je le disais,
00:40:09je ne connais aucun service
00:40:11d'enquête.
00:40:13Je connais mieux
00:40:14la gendarmerie
00:40:14que la police,
00:40:15encore que j'ai été élu
00:40:16en zone police,
00:40:17je suis élu en zone police
00:40:18mais j'ai porté l'uniforme
00:40:18de la gendarmerie
00:40:19comme réserviste.
00:40:20Personne ne peut considérer
00:40:21un seul instant
00:40:23que de manière systémique
00:40:25les institutions de la République,
00:40:27les institutions de l'État,
00:40:28pas le gouvernement,
00:40:30c'est autre chose,
00:40:31pas le Parlement,
00:40:32c'est autre chose,
00:40:33mais de considérer
00:40:34que de manière structurelle,
00:40:36je vois bien que certains
00:40:37veulent avancer sur ce sujet,
00:40:38mais au fond,
00:40:39la question ne serait pas prise en compte.
00:40:40Est-ce qu'elle est suffisamment
00:40:41prise en compte ?
00:40:42Non.
00:40:43J'ai parlé moi-même
00:40:44de faits de société.
00:40:45Est-ce qu'il faut réformer
00:40:46de fond en compte
00:40:46beaucoup d'éléments
00:40:47de politique publique ?
00:40:48Oui.
00:40:49Et puis surtout,
00:40:50ne faisons pas semblant
00:40:51de ne pas le voir.
00:40:52Il y a une montée
00:40:53de la violence
00:40:54dans notre pays
00:40:55pour un certain nombre
00:40:56de raisons que nous connaissons.
00:40:57Vous avez vous-même évoqué
00:40:58d'ailleurs la question
00:40:58de la psychiatrie.
00:40:59C'est un énorme enjeu
00:41:01sur lequel nous sommes
00:41:02parents pauvres.
00:41:02Trop de retard,
00:41:03vous l'avez dit,
00:41:03mais ce plusieurs décennies
00:41:05de retard
00:41:06qu'il nous faut rattraper.
00:41:07Et quand vous continuerez
00:41:08évidemment dans le cadre
00:41:09de vos travaux
00:41:09d'interroger le garde des Sceaux,
00:41:11vous verrez très vite
00:41:11que sur les enquêtes
00:41:13qui parfois prennent du temps,
00:41:15c'est tout simplement
00:41:15la disponibilité d'experts
00:41:17en tout genre.
00:41:19Pour parler de ma vie,
00:41:20je trouve que j'étais juré d'assise
00:41:21dans une autre vie.
00:41:22La question de la disponibilité
00:41:24des experts
00:41:24près des tribunaux
00:41:25est une question absolument clé.
00:41:27Donc, il faut le prendre
00:41:28de manière la plus globale.
00:41:30Le troisième aspect
00:41:32de votre question
00:41:33et juif sensible,
00:41:34c'est au fond
00:41:35l'efficacité
00:41:35et l'état de droit.
00:41:36Avez-vous dit ?
00:41:38Pas de solution miracle,
00:41:39avez-vous dit ?
00:41:39Je crois,
00:41:40mais des solutions quand même.
00:41:41Je souscris à cette approche.
00:41:43Il ne faut pas non plus
00:41:44mentir au peuple français.
00:41:46Il ne faut pas mentir
00:41:47au peuple français.
00:41:48Est-ce qu'on peut changer
00:41:49le droit pour mieux faire ?
00:41:50Oui, on va le faire.
00:41:52Est-ce qu'on peut avancer
00:41:53vite d'ici la fin
00:41:55de ce quinquennat ?
00:41:56Oui, nous pouvons le faire.
00:41:57Mais on le voit bien,
00:41:58il y a des questions
00:41:59qu'il faut ouvrir
00:42:01avec la sagesse sénatoriale
00:42:02bien connue.
00:42:03La question des prescriptions.
00:42:05Elles ne sont pas consensuelles
00:42:06sur ces bancs.
00:42:07Et c'est normal.
00:42:08C'est un vieux débat.
00:42:08Et donc,
00:42:09le gouvernement,
00:42:11j'essaie de mener
00:42:11dans les conditions politiques
00:42:12que vous connaissez
00:42:13depuis maintenant
00:42:14de nombreux mois,
00:42:15candidat à rien,
00:42:16ça donne aussi
00:42:17cette facilité.
00:42:18Je souhaite qu'on trouve
00:42:19aussi des chemins de compromis
00:42:20et de sérieux
00:42:20pour y arriver.
00:42:22C'est vrai des questions
00:42:23aussi de liberté.
00:42:25C'est vrai des questions
00:42:26liées à l'établissement
00:42:27des preuves.
00:42:29Et puis, vous voyez,
00:42:29cette proposition
00:42:30de loi d'intégrale,
00:42:31je recevrai la députée
00:42:32socialiste
00:42:33avec un certain nombre
00:42:33de ses collègues
00:42:34en début de semaine.
00:42:35On va se laisser
00:42:35tout le week-end d'ailleurs
00:42:36pour travailler.
00:42:37Mais j'ai commencé
00:42:38à missionner les ministres.
00:42:39Cette proposition de loi intégrale,
00:42:40est-ce qu'elle est utile ?
00:42:42Déjà oui, ça se voit.
00:42:44Est-ce que donc
00:42:44on va utiliser les travaux ?
00:42:45Déjà oui, je dis oui.
00:42:48Enfin, vous avez des éléments
00:42:49qu'il faudra trancher.
00:42:50Vous avez un article
00:42:51de cette loi qui dit
00:42:52qu'il faut supprimer
00:42:53les cours criminelles
00:42:53départementales
00:42:54que le Parlement a votées
00:42:56pour rétablir la cour d'assises
00:42:57avec un jury populaire.
00:42:58Et vous avez un article ensuite
00:42:59qui dit qu'il faut plutôt aller
00:43:00vers une cour
00:43:02de magistrat professionnel
00:43:03mieux formée.
00:43:04Je ne m'avance pas
00:43:04sur le débat.
00:43:05Mais on revient exactement
00:43:06à l'état d'esprit
00:43:07du président Larcher
00:43:07au début de cette séance.
00:43:09Je pense qu'on peut travailler vite
00:43:11mais qu'on doit travailler bien.
00:43:13En tout cas,
00:43:13c'est l'engagement que je prends.
00:43:14C'est ce que j'ai demandé
00:43:15au ministre
00:43:15de se tenir à la disponibilité
00:43:17de l'ensemble des groupes
00:43:18de cette assemblée
00:43:19pour trouver avec
00:43:20beaucoup d'auteurs de vue,
00:43:21je l'espère en tout cas,
00:43:21beaucoup d'humanité,
00:43:23beaucoup de sagesse
00:43:23mais aussi beaucoup d'efficacité,
00:43:24de fermeté,
00:43:25des solutions
00:43:25pour aussi projeter le pays
00:43:27face à cette violence
00:43:28qui est un fait de société.
00:43:29Merci monsieur le ministre.
00:43:31Merci.
00:43:32La parole est à notre collègue.
00:43:34Jean-Claude Dacier.
00:43:35Il est à la hauteur,
00:43:36l'exécutif,
00:43:36depuis une semaine.
00:43:37Écoutez,
00:43:37le Premier ministre
00:43:38au moins ne crie pas.
00:43:41Il essaie
00:43:43de désamorcer
00:43:44comme il peut.
00:43:45il est confronté
00:43:46à une crise compliquée
00:43:48parce qu'il n'a pas
00:43:48de majorité
00:43:49à l'Assemblée nationale.
00:43:50Donc,
00:43:51il sait qu'il a devant lui
00:43:53un jour peut-être
00:43:54une grande réforme
00:43:55de l'institution judiciaire
00:43:57qui ne peut pas
00:43:58continuer de fonctionner
00:43:59comme elle a fonctionné
00:44:00notamment dans l'affaire Liana.
00:44:02Mais on sait bien,
00:44:02nous qui en parlons
00:44:03presque tous les jours,
00:44:05on sait bien
00:44:05que ce n'est pas le seul cas.
00:44:06Il nous a tragiquement occupés
00:44:08depuis des années
00:44:09et des années.
00:44:10Alors maintenant,
00:44:11le président de la République
00:44:13qui n'a pas d'enfant,
00:44:15c'est peut-être pour ça
00:44:15qu'il n'a pas
00:44:18la sensibilité
00:44:20que l'on peut exiger
00:44:21pour le moins
00:44:22des responsables.
00:44:24Jean-Claude,
00:44:24attention,
00:44:24attention,
00:44:25il n'y a pas besoin.
00:44:27Et alors ?
00:44:27Quand on a des enfants,
00:44:28on est touché,
00:44:28mais je pense qu'il y a
00:44:29plein de Français
00:44:29qui n'ont pas d'enfants
00:44:30qui sont touchés.
00:44:31Mais évidemment,
00:44:31néanmoins,
00:44:32ce n'est pas la condition
00:44:33sine qua non
00:44:33pour ces pouvoirs.
00:44:34Oui,
00:44:34ça semble-t-il
00:44:35pas le cas néanmoins
00:44:36du président de la République
00:44:37qui encore une fois
00:44:38fait une déclaration
00:44:39à laquelle au fond
00:44:40on ne comprend pas beaucoup,
00:44:41on ne sait pas très bien
00:44:42ce qu'il a voulu dire,
00:44:44pas de cris,
00:44:44pas de gestion.
00:44:45On sait ce qu'il a voulu dire.
00:44:46Enfin,
00:44:47oui,
00:44:47alors,
00:44:47c'est très clair.
00:44:48Si véritablement,
00:44:49il reproche aux Français
00:44:50d'avoir fait des marches blanches
00:44:52ou au mécanisme...
00:44:53On n'a pas tout dit
00:44:54sur les propos d'Emmanuel Macron
00:44:56et on va continuer de l'évoquer
00:44:57même si on a encore
00:44:57beaucoup de thématiques
00:44:58et beaucoup de choses
00:44:59à vous faire entendre.
00:44:59D'ailleurs,
00:44:59Rudy qui était avec nous hier,
00:45:01son témoignage
00:45:02qui a ému beaucoup
00:45:02de nos téléspectateurs
00:45:03dont la fille a été violée,
00:45:04dont le violeur présumé
00:45:06est en liberté,
00:45:07habite face au collège
00:45:08de sa fille,
00:45:09va réagir aux propos
00:45:11d'Emmanuel Macron
00:45:11sur notre antenne
00:45:12en direct dans quelques instants.
00:45:13Donc,
00:45:13restez bien avec nous,
00:45:14on continue les discussions,
00:45:15on se retrouve dans quelques minutes.
00:45:20Il est quasiment 16h
00:45:21à la suite de 120 minutes infos.
00:45:23On est en direct,
00:45:24bien sûr,
00:45:24sur CNews.
00:45:25D'abord,
00:45:26Sandra Chiambo
00:45:26pour le rappel
00:45:27des grands titres
00:45:28en une minute.
00:45:28Emmanuel Macron
00:45:29était à l'hôpital
00:45:30Robert Debré
00:45:32ce mercredi
00:45:33à Paris
00:45:33pour soutenir
00:45:34la protection
00:45:35de l'enfance.
00:45:36Une visite marquée
00:45:37par la pose
00:45:37de la première pierre
00:45:38de l'Institut du cerveau
00:45:40de l'enfant.
00:45:40Le couple présidentiel
00:45:42s'est également rendu
00:45:43dans l'unité d'accueil
00:45:44des victimes de violences
00:45:45pour échanger
00:45:46avec les familles
00:45:46et professionnels
00:45:47dans un contexte
00:45:48de vive émotion
00:45:49après la mort
00:45:50de la petite Eliana.
00:45:51Le procès
00:45:52d'un jeune homme
00:45:52accusé d'avoir tué
00:45:53Maxime Vacan
00:45:54de 43 coups de couteau
00:45:55s'est ouvert à Metz.
00:45:57Le suspect,
00:45:58âgé de 17 ans
00:45:59au moment du meurtre
00:46:00en octobre 2022,
00:46:01avait été interpellé
00:46:02dès le lendemain
00:46:02des faits
00:46:03puis libéré
00:46:04sous contrôle judiciaire
00:46:05après 14 mois
00:46:06de détention provisoire.
00:46:07Les faits étant établis,
00:46:08la famille de la victime
00:46:09attend désormais
00:46:10des explications
00:46:11sur les circonstances
00:46:12de cette mort.
00:46:13Et puis ces images
00:46:14de la patrouille de France
00:46:15qui a survolé hier
00:46:16la statue de la liberté
00:46:17à New York.
00:46:18Huit Alpha Jets
00:46:19sont passés au-dessus
00:46:20de ce cadeau
00:46:21offert par la France
00:46:22en 1886
00:46:23déployant leur phimigène
00:46:25aux couleurs
00:46:25du drapeau tricolore.
00:46:27Une opération organisée
00:46:29dans le cadre
00:46:29des célébrations
00:46:30du 250e anniversaire
00:46:32de la déclaration
00:46:33d'indépendance
00:46:34des Etats-Unis.
00:46:35D'autres survols
00:46:36sont prévus
00:46:36jusqu'au 5 juillet prochain.
00:46:38Merci beaucoup Sandra
00:46:40de Chiombo.
00:46:40Avant de revenir
00:46:41sur la terrible affaire
00:46:42Liana,
00:46:43les propos scandaleux
00:46:44du chef de l'Etat,
00:46:46un mot de l'affaire
00:46:47Patrick Bruel.
00:46:48On va aller au tribunal
00:46:49de Nanterre
00:46:50juste quelques instants
00:46:51à retrouver Mathieu Deves
00:46:52pour CNews.
00:46:53Mathieu,
00:46:53parce qu'après 48 heures
00:46:54de garde à vue,
00:46:55le chanteur et comédien
00:46:56de 67 ans
00:46:57qui est entendu
00:46:57depuis lundi
00:46:58dans le cadre
00:46:59d'une enquête
00:46:59pour violences sexuelles
00:47:00qui concerne à ce stade
00:47:0113 victimes présumées
00:47:03va être présenté
00:47:04ses prochaines minutes
00:47:05à 4 juges.
00:47:06sa mise en détention
00:47:07provisoire
00:47:08a été requise Mathieu.
00:47:14Exactement Julien,
00:47:15Patrick Bruel
00:47:15dormira-t-il
00:47:16en prison ce soir ?
00:47:17C'est ce qui va être
00:47:18décidé ici
00:47:19au tribunal judiciaire
00:47:21de Nanterre.
00:47:21Vous l'avez dit,
00:47:22Patrick Bruel
00:47:22qui a passé 48 heures
00:47:23en garde à vue,
00:47:24on sait que le procureur
00:47:25de la République
00:47:26a requis sa mise en examen
00:47:28et son placement
00:47:28en détention provisoire
00:47:30pour des faits commis
00:47:31entre 2010 et 2019
00:47:33en France
00:47:34mais aussi en Suisse
00:47:36et en Belgique.
00:47:36Il y a 9 plaignantes
00:47:38et on parle bien
00:47:38de viol,
00:47:39tentative de viol,
00:47:40harcèlement sexuel
00:47:41et agression sexuelle.
00:47:43Alors qu'est-il en train
00:47:43de se passer ?
00:47:44Patrick Bruel
00:47:44qui ne devrait pas tarder
00:47:45à être entendu,
00:47:46vous l'avez dit,
00:47:46par 4 juges d'instruction.
00:47:48C'est eux qui vont décider
00:47:49si oui ou non
00:47:50l'artiste de 67 ans
00:47:51est mis en examen
00:47:52et s'ils estiment
00:47:53qu'il y a des charges suffisantes,
00:47:55ils peuvent saisir
00:47:55un juge des détentions
00:47:57et de la liberté
00:47:57qui devrait statuer
00:47:58oui ou non
00:47:59sur son placement
00:48:00en détention provisoire.
00:48:02Il y a une autre option
00:48:03qui est possible,
00:48:04c'est le contrôle judiciaire.
00:48:06Vous savez,
00:48:06avec potentiellement
00:48:07un placement
00:48:08sous bracelet électronique.
00:48:10Je vous rappelle
00:48:10que Patrick Bruel
00:48:11continue de clamer
00:48:13son innocence.
00:48:14Mathieu De Vez
00:48:14avec Audrey Legray
00:48:16en duplex
00:48:16du tribunal de Nanterre
00:48:18et évidemment
00:48:19que si une décision
00:48:20intervenait
00:48:21dans ce 120 minutes,
00:48:22on vous la donnera
00:48:23en direct
00:48:24et on retournera
00:48:25à Nanterre.
00:48:25Mais je voudrais
00:48:26qu'on revienne
00:48:27sur la terrible affaire
00:48:28Liana,
00:48:28Johan Uysaï,
00:48:29Mathieu Le Tourneur,
00:48:30Rudi Mana
00:48:30et Jean-Claude Dacier
00:48:31toujours autour de la table.
00:48:33Je vous rappelle
00:48:34les propos du chef de l'État
00:48:35ce matin
00:48:35en Conseil des ministres.
00:48:37Alors que la France
00:48:37est sidérée par cette affaire
00:48:39et les différents dysfonctionnements
00:48:40systémiques ou individuels
00:48:42qui ont conduit
00:48:43au meurtre de Liana,
00:48:44on ne répond pas
00:48:44à un drame
00:48:45par des cris.
00:48:46La précipitation
00:48:46et la démagogie
00:48:47sont des réponses
00:48:48qui ne sont pas à la hauteur
00:48:49et qui ne sont pas respectueuses.
00:48:50Les Français sont en colère,
00:48:52ne supportent pas
00:48:53pour beaucoup d'entre eux
00:48:54un tel mépris
00:48:55de la part du chef de l'État.
00:48:57Je voulais absolument
00:48:57que Rudi soit avec nous
00:48:58cet après-midi.
00:48:59Rudi que je remercie
00:49:00qui était déjà avec nous hier
00:49:02si vous étiez
00:49:02sur l'antenne de CNews.
00:49:04Rudi qui vient un calvaire,
00:49:06papa d'une fille de 13 ans.
00:49:07Bonjour à vous Rudi.
00:49:08Vous habitez Gab.
00:49:09Votre fille,
00:49:10on le rappelle,
00:49:11a été victime
00:49:11de la deux reprises
00:49:12de pédophiles.
00:49:13La première fois
00:49:14d'un homme
00:49:15qui lui envoyait
00:49:16des photos
00:49:17de son intimité
00:49:18pour coucher avec elle.
00:49:20Il a été condamné
00:49:21à du sursis
00:49:22et donc ressorti libre.
00:49:23Le deuxième en janvier 2026
00:49:25qui a poussé votre fille
00:49:26à la sortie du collège
00:49:27dans sa voiture
00:49:28qui l'a violée.
00:49:30Viole avec pénétration.
00:49:32Le juge des libertés
00:49:33et de détention
00:49:34a jugé que cet homme
00:49:34n'était pas dangereux.
00:49:35Il est seulement
00:49:36sous contrôle judiciaire,
00:49:38habite à seulement
00:49:393 km de chez vous.
00:49:41Aucune mesure d'éloignement
00:49:42et vous êtes un homme
00:49:43détruit, en colère
00:49:44et on pense bien sûr
00:49:45à votre fille
00:49:46et à votre famille.
00:49:48La précipitation,
00:49:49les cris,
00:49:50la démagogie
00:49:50ne sont pas à la hauteur.
00:49:52Comment recevez-vous ?
00:49:54Rudy,
00:49:54et merci encore
00:49:55de témoigner en direct
00:49:56sur CNews,
00:49:57comment recevez-vous
00:49:58les propos du chef
00:49:58de l'État aujourd'hui ?
00:50:00Je suis révolté.
00:50:03Franchement,
00:50:04ce n'est pas possible.
00:50:07Tout d'abord,
00:50:08j'aimerais avoir une pensée
00:50:09pour la petite Liana,
00:50:11à Rosa
00:50:12et aussi à toutes les victimes
00:50:14de violences sexuelles.
00:50:15mais par rapport
00:50:17à ce qu'il a dit
00:50:18le président,
00:50:19qui est quand même
00:50:20le père de la nation,
00:50:23ce n'est pas possible.
00:50:24Il ne veut pas des cris,
00:50:26ok,
00:50:26mais il veut des crimes.
00:50:28Il veut quoi ?
00:50:30Ça fait des années
00:50:31qu'il ne faut rien.
00:50:33Il dit
00:50:33de ne pas se précipiter,
00:50:35mais vous n'avez jamais
00:50:37rien fait.
00:50:38Donc,
00:50:39on ne se précipite pas,
00:50:41mais selon la...
00:50:43si je prends les chiffres
00:50:44de la civise,
00:50:45toutes les trois minutes,
00:50:46il y a un enfant
00:50:47qui se fait violer.
00:50:48Là,
00:50:49durant mon intervention,
00:50:51il y aura un enfant
00:50:51qui va se faire violer
00:50:52par un pédot.
00:50:53Il y a trois enfants
00:50:54par classe,
00:50:55toujours sur la civise,
00:50:56qui ont subi
00:50:58des violences sexuelles.
00:50:59Et des enfants,
00:51:00il y en a plein
00:51:01qui ne parlent pas aussi.
00:51:03Donc,
00:51:04si on ne fait rien,
00:51:06honnêtement,
00:51:07je ne sais pas
00:51:07qui est-ce qu'il veut.
00:51:08Il veut
00:51:10qu'on se fasse
00:51:11justice nous-mêmes.
00:51:12Il veut quoi ?
00:51:14Vous savez,
00:51:14depuis mon histoire,
00:51:16je l'ai médiatisé.
00:51:17J'espère qu'il y en a
00:51:18pas mal qui vont
00:51:18la médiatiser
00:51:21pour faire peur
00:51:22aux criminels,
00:51:23à ces monstres,
00:51:23à ces sociopathes.
00:51:25Et il y a pas mal
00:51:25de personnes
00:51:26qui m'ont contacté,
00:51:27des amis,
00:51:28des connaissances,
00:51:29et pas mal de monde.
00:51:30Ils m'ont dit
00:51:31si tu veux,
00:51:31on peut y aller,
00:51:32on fait justice nous-mêmes.
00:51:34Mais non,
00:51:35il ne faut pas.
00:51:35Il ne faut pas.
00:51:36Il faut avoir confiance.
00:51:37Essayer d'avoir confiance
00:51:37encore à la justice,
00:51:38mais comment avoir confiance
00:51:40à la justice ?
00:51:41Vous savez,
00:51:41je n'en veux pas
00:51:41à la police.
00:51:43La police,
00:51:43ils ont arrêté
00:51:44immédiatement
00:51:45les deux personnes,
00:51:46le premier voleur
00:51:47ainsi que le deuxième.
00:51:51Et c'est qui
00:51:52qui l'a relâché ?
00:51:53C'est la justice,
00:51:54en fait.
00:51:56Ils habitent,
00:51:57comme je l'ai dit hier,
00:51:58ils habitent
00:51:59devant des collèges.
00:52:01c'est un truc de fou.
00:52:03Le deuxième violeur,
00:52:07il avait déjà
00:52:08des plaintes contre lui.
00:52:10Mais je ne sais pas,
00:52:10on attend quoi,
00:52:11en fait ?
00:52:12On attend que quelqu'un
00:52:13le tue
00:52:13ou qu'il tue
00:52:14d'autres petites.
00:52:16Donc voilà,
00:52:17mais il faut faire bloc,
00:52:19en fait.
00:52:19Il faut mettre la pression
00:52:20à ce gouvernement.
00:52:21On sait que dans un an,
00:52:22il y a les élections,
00:52:23ils font énormément
00:52:23de communications,
00:52:25ils agissent très peu.
00:52:27agissaient maintenant,
00:52:28envoyez des lois
00:52:28à certaines personnes.
00:52:29Ce que vous nous dites,
00:52:30c'est très important
00:52:30et c'est terrible à la fois
00:52:32et personne n'encourage
00:52:33qui que ce soit
00:52:34à régler soi-même
00:52:35ces problèmes.
00:52:37Mais ce que vous nous dites,
00:52:37c'est qu'on a des dirigeants,
00:52:39on a un exécutif,
00:52:40on a un président
00:52:41qui ne veut pas entendre
00:52:42les cris que nous poussons,
00:52:44qu'il le dit
00:52:45et cette inaction,
00:52:46ce mépris,
00:52:47c'est une incitation
00:52:49à nous faire justice
00:52:50nous-mêmes.
00:52:51Ah mais complètement.
00:52:53Ah mais complètement.
00:52:54Je ne sais pas.
00:52:56Je ne sais pas.
00:52:57Est-ce que dans le gouvernement,
00:52:59est-ce qu'il y a des pères de famille ?
00:53:00À la fin,
00:53:00je me demande
00:53:01mais mes gars,
00:53:03tu es président,
00:53:04tu es le père de la nation,
00:53:05tu es le père de nos enfants.
00:53:07Nos enfants vont devenir adultes plus tard.
00:53:10C'est qu'ils vont être enfants,
00:53:11c'est des Français.
00:53:13Ce n'est pas possible.
00:53:13Je me demande en fait,
00:53:15ils protègent qui ?
00:53:15Ils protègent des puissants ?
00:53:16Ils protègent qui ce monsieur ?
00:53:18Donc à la fin,
00:53:19je ne me reconnais plus en lui.
00:53:20Même si,
00:53:21quoi qu'il en soit,
00:53:21je ne vais peut-être pas voter pour lui,
00:53:23en soi,
00:53:23ça reste le président.
00:53:26Quoi qu'il en soit,
00:53:27ce politicien-là,
00:53:28ils ne font que la communication.
00:53:30Il n'y a aucune loi.
00:53:32Bientôt,
00:53:32il y aura la Coupe du Monde.
00:53:33Ils vont essayer d'étouffer l'affaire
00:53:34avec la Coupe du Monde
00:53:35et puis ça va passer,
00:53:36une info en chance,
00:53:37une autre
00:53:37et puis basta,
00:53:38on n'en parlera plus.
00:53:39Non,
00:53:40il faut faire bloc.
00:53:41Franchement,
00:53:41il faut faire bloc.
00:53:42C'est nos enfants
00:53:43qui traquent.
00:53:44Juste ma fille,
00:53:44tout à l'heure,
00:53:45il y a ma femme
00:53:45qui l'a ramenée au médecin
00:53:47pendant une heure et demie
00:53:48pour faire un check-up
00:53:49parce qu'elle n'en peut plus.
00:53:50Elle n'en peut plus.
00:53:51Elle pleure tout le temps.
00:53:51De ce que je veux dire
00:53:52depuis l'affaire Liana,
00:53:56elle n'arrête pas.
00:53:57Mon fils,
00:53:57tout à l'heure,
00:53:58il me dit
00:53:58« Papa,
00:54:01c'est quand même… »
00:54:01à chaque fois,
00:54:01il veut éteindre la télé
00:54:02parce qu'il entend tout ça
00:54:03et tant mieux que ça passe à la télé,
00:54:05médiatiser au maximum,
00:54:06c'est bien ce que vous faites
00:54:07mais on a peur,
00:54:08on a peur de tout,
00:54:09tous les soirs,
00:54:10on a même appelé…
00:54:12Et pourtant,
00:54:13je me trouve
00:54:14à l'image de beaucoup de Français
00:54:15et je vais vous laisser tranquille
00:54:17après,
00:54:18on va vous libérer
00:54:19mais je me trouve très patient,
00:54:21très résilient
00:54:22et je me demande
00:54:23combien d'entre nous
00:54:25auraient votre force
00:54:27parce qu'il faut de la force
00:54:28pour être patient
00:54:30et conserver le recul
00:54:32que vous avez
00:54:33malgré ces événements
00:54:34dramatiques qui vous touchent.
00:54:36Il y a une grande patience
00:54:37chez vous
00:54:37et tout cela
00:54:38mis bien sûr
00:54:40dans le contexte
00:54:41de l'ensemble des Français,
00:54:43on se dit que
00:54:44il y a une forme de dissidence
00:54:45qui guette
00:54:46et c'est très inquiétant
00:54:47quand on vous entend également.
00:54:50Ah oui,
00:54:51complètement
00:54:51mais à la fin,
00:54:52ça va finir,
00:54:53je vous dis la vérité,
00:54:54ça va finir en guerre civile.
00:54:55Donc,
00:54:56je ne sais pas
00:54:56c'est ce qu'il veut
00:54:57le président
00:54:58mais
00:55:01ça ne sent pas bon.
00:55:02Franchement,
00:55:03ça ne sent pas bon
00:55:03et sur l'attention,
00:55:05il rajoute de l'attention
00:55:06donc ça ne sent pas bon.
00:55:08Merci beaucoup,
00:55:09Rudy.
00:55:10Je vous libère.
00:55:10Vous savez que
00:55:11vous êtes ici
00:55:13chez vous
00:55:14en tout cas
00:55:14en termes de paroles médiatiques
00:55:16et vous vous exprimerez
00:55:17quand vous le voudrez
00:55:18sur cette antenne.
00:55:20Merci beaucoup.
00:55:20Encore,
00:55:21merci pour votre courage
00:55:22et une grande pensée
00:55:24à votre fille
00:55:25et à toute votre famille.
00:55:26Yohan Uzay
00:55:27voulait réagir
00:55:27parce que c'est vrai
00:55:28qu'à chaque fois
00:55:28qu'on entend Rudy
00:55:30on a les poils
00:55:30qui se hérissent
00:55:31et on se dit
00:55:32qu'il y a quelque chose
00:55:32qui ne tourne pas rond
00:55:33dans ce pays
00:55:33mais ça malheureusement
00:55:34on le savait
00:55:34depuis un moment.
00:55:35A mon sens,
00:55:36le président de la République
00:55:37d'abord
00:55:38qui ne s'est pas intéressé
00:55:39à ces questions-là,
00:55:39je parle des questions
00:55:40de sécurité
00:55:41de manière générale,
00:55:42c'est quelque chose
00:55:42qui ne l'a pas préoccupé
00:55:43durant les neuf années
00:55:44de mandat
00:55:45qu'il vient d'exercer
00:55:46de manière générale.
00:55:48Ensuite,
00:55:48pourquoi est-ce qu'il prononce
00:55:49ces mots aujourd'hui ?
00:55:50A mon sens,
00:55:51il y a deux raisons.
00:55:52La première,
00:55:53c'est que constater
00:55:54la réalité
00:55:55de l'État,
00:55:56de la justice,
00:55:57le ramène
00:55:57à son propre bilan
00:55:58qui est un bilan piteux,
00:55:59qui est un bilan lamentable
00:56:01tout comme le sont
00:56:01les paroles
00:56:02qu'il a prononcées
00:56:03aujourd'hui
00:56:03en Conseil des ministres.
00:56:04Donc évidemment,
00:56:05il n'a pas intérêt
00:56:06à ce que l'on parle
00:56:07trop longtemps
00:56:07de cette affaire
00:56:08qui pointe du doigt
00:56:09et qui met en lumière
00:56:11son bilan.
00:56:12La deuxième chose,
00:56:13c'est qu'il aimerait bien
00:56:13le président de la République
00:56:14une nouvelle fois
00:56:15comme il l'a fait souvent
00:56:16depuis 2017
00:56:17sur les questions de sécurité,
00:56:19il aimerait bien
00:56:20mettre la poussière
00:56:21sous le tapis
00:56:21parce qu'Emmanuel Macron,
00:56:22il a commencé
00:56:23sa tournée d'adieu.
00:56:24Dans dix mois,
00:56:25il ne sera plus à l'Elysée.
00:56:26Donc il aimerait,
00:56:27me semble-t-il,
00:56:27avoir une dernière année
00:56:28tranquille
00:56:29à parler le plus possible
00:56:31d'international.
00:56:32Il va accueillir le G7
00:56:34dans peu de temps
00:56:34à Evian.
00:56:36Donc je crois
00:56:36qu'il aimerait bien
00:56:37le président de la République
00:56:38qu'on ne l'embête pas
00:56:39entre guillemets
00:56:40parce qu'il considère
00:56:40que ça le dérange
00:56:41probablement d'évoquer
00:56:42ces sujets-là.
00:56:43Il aimerait bien
00:56:43ne pas être dérangé
00:56:44par ces affaires-là
00:56:45pour pouvoir finir
00:56:46sa dernière année
00:56:48présidentielle
00:56:49tranquillement.
00:56:49Il n'est pas concerné.
00:56:50Il est hors circuit.
00:56:51Non mais non seulement
00:56:51il n'a pas été concerné
00:56:53depuis neuf ans
00:56:54par les principales
00:56:54préoccupations des Français
00:56:55mais au-delà de ça,
00:56:57entendez bien ce que je vous dis,
00:56:58il ne lui reste que dix mois
00:56:59à l'Elysée.
00:57:00Il aimerait passer
00:57:01ces dix mois-là
00:57:02tranquille,
00:57:02à voyager,
00:57:03à faire sa tournée d'adieu
00:57:05mais qu'on ne vienne
00:57:05pas trop l'embêter
00:57:06avec les préoccupations
00:57:08des Français.
00:57:08Et vous savez,
00:57:09je vais inviter
00:57:10Francis Najbar
00:57:11à cette discussion
00:57:12que je remercie
00:57:13d'être avec nous également
00:57:14en visio,
00:57:14ancien magistrat,
00:57:15procureur général honoraire.
00:57:16D'ailleurs,
00:57:16je me permets une petite parenthèse,
00:57:18c'est vrai qu'avec Rudy,
00:57:18il y avait beaucoup d'émotions
00:57:19à l'instant.
00:57:20Il y a eu ces propos
00:57:22où Rudy
00:57:24et je l'ai posé la question.
00:57:25Donc,
00:57:26il est allé dans ce sens.
00:57:27Il dit,
00:57:27mais il y a un moment
00:57:27où les Français
00:57:28vont se révolter,
00:57:29vont partir en guerre civile
00:57:30et bien sûr
00:57:31que personne n'appelle
00:57:32à un quelconque soulèvement.
00:57:33La révolte,
00:57:35elle passera peut-être
00:57:36par le bulletin,
00:57:36par l'urne.
00:57:37Voilà,
00:57:37c'est ça.
00:57:38C'est par les urnes
00:57:43disait Johan.
00:57:44Francis Nash-Barjoudi,
00:57:45merci beaucoup d'être avec nous.
00:57:47C'est terrifiant
00:57:47ce que dit le chef de l'État
00:57:48parce que ça me ramène
00:57:49à ce qu'a dit
00:57:51la mère de Rosa
00:57:51sur ses plaintes
00:57:54et sa façon d'appeler
00:57:55tous les lundis
00:57:56la gendarmerie
00:57:56parce qu'elle voyait
00:57:58qu'il n'y avait aucun suivi
00:57:59de son affaire
00:58:00malgré,
00:58:01on le rappelle,
00:58:02des examens médicaux
00:58:03et un ensemble
00:58:04de preuves
00:58:05tout à fait formelles
00:58:07qui montraient
00:58:07que sa fille
00:58:08avait subi des viols
00:58:10et les gendarmes
00:58:10qui lui disaient
00:58:11arrêtez de nous harceler
00:58:12avec vos plaintes.
00:58:12Eh bien moi Emmanuel Macron
00:58:14j'ai l'impression
00:58:14qu'il nous a dit
00:58:14la même chose aujourd'hui.
00:58:15Arrêtez de nous harceler
00:58:16avec vos cris
00:58:17et votre démagogie.
00:58:18C'est exactement
00:58:19la même chose
00:58:20et c'est terrifiant.
00:58:21Francis Nash-Barjoudi.
00:58:23Oui, bonjour.
00:58:25Alors il a dit deux choses
00:58:26qui m'ont profondément heurté.
00:58:27Je suis loin d'être le seul
00:58:28naturellement à être heurté
00:58:29par ces mots
00:58:30très maladroits
00:58:31j'allais presque dire
00:58:32comme d'habitude.
00:58:33Il a dit
00:58:33on vit tous
00:58:34un moment très dur.
00:58:35Lui ça va quoi.
00:58:36Je veux dire
00:58:36le moment très très dur
00:58:38le moment de détresse
00:58:39terrible définitive
00:58:40perpétuelle
00:58:40c'est pas lui qui le vit.
00:58:42C'est la famille
00:58:44les parents
00:58:45les grands-parents
00:58:46le frère
00:58:47de la petite Liana.
00:58:48Première chose.
00:58:49Deuxièmement
00:58:49on ne répond pas
00:58:50à un drame
00:58:51par des cris.
00:58:52Je l'ai entendu.
00:58:53On répond
00:58:54à un tel drame
00:58:55par quoi ?
00:58:56Par son absence
00:58:57totale de volonté politique
00:58:59en ce qui concerne
00:58:59la sécurité
00:59:00de nos concitoyens
00:59:01par ses dizaines
00:59:02de promesses
00:59:02non tenues
00:59:03par ses mots
00:59:05parfois brutaux
00:59:06par ses contre-vérités
00:59:08parce qu'il en a proféré
00:59:09tout de même
00:59:09dans ce domaine
00:59:10un certain nombre
00:59:10c'est peut-être pas
00:59:11d'ailleurs le seul domaine
00:59:12mais c'est un autre sujet
00:59:13par son absence
00:59:15totale d'empathie
00:59:16on répond par quoi
00:59:17à un tel drame ?
00:59:19Bien évidemment
00:59:20que l'on est en colère
00:59:21parce que
00:59:22ce drame
00:59:23s'il repose
00:59:24comme c'est très vraisemblable
00:59:26sur des insuffisances
00:59:28professionnelles graves
00:59:29et les inspections
00:59:30le diront
00:59:30et rapidement
00:59:32ça paraît incontestable
00:59:33mais il repose
00:59:34tout de même
00:59:35et votre confrère
00:59:37l'a dit
00:59:37sur 9 années
00:59:38d'incurie
00:59:39totale
00:59:41on a augmenté
00:59:42le budget
00:59:42c'est pas pour autant
00:59:43qu'on n'est pas
00:59:44à l'avant-dernier rang
00:59:45on a fait
00:59:46les états généraux
00:59:47de la justice
00:59:47on a fait
00:59:48les chantiers
00:59:48de la justice
00:59:49on a fait
00:59:50des promesses
00:59:51en long
00:59:51en large
00:59:52et en travers
00:59:52qu'on n'a jamais tenues
00:59:53on a promis
00:59:5415 ou 20 000 places
00:59:56de prison
00:59:56je ne sais plus
00:59:56mais peu importe
00:59:57le nom
00:59:57puisque de toute façon
00:59:58on n'est même pas
01:00:00à 10%
01:00:00de cette promesse
01:00:02tenue
01:00:03on est à 5 000
01:00:03pour être très juste
01:00:045 411 exactement
01:00:055 411
01:00:06Johan nous dit
01:00:075 411
01:00:08il en faudrait
01:00:09on a fait 33%
01:00:1210 fois plus
01:00:13il en faudrait
01:00:1450 60 000
01:00:15je crois
01:00:15j'ai même entendu
01:00:16le chiffre de 100 000
01:00:17si on voulait vraiment
01:00:18avoir une politique
01:00:19qui tienne compte
01:00:20de la sécurité
01:00:21de nos concitoyens
01:00:22quand la sécurité
01:00:23de nos concitoyens
01:00:24n'est plus assurée
01:00:25quand les gens ont peur
01:00:26et c'est pas de la démagogie
01:00:27de dire ça
01:00:28c'est pas du populisme
01:00:29et bien c'est un pont
01:00:30c'est toute la justice
01:00:32qui n'est plus crédible
01:00:33qui n'est plus légitime
01:00:34c'est toute la police
01:00:35la gendarmerie
01:00:36qui fait ce qu'elle peut
01:00:37mais elle ne peut pas
01:00:37grand chose
01:00:38malheureusement
01:00:38quand il n'y a pas
01:00:39de volonté politique
01:00:40et c'est un pont
01:00:41de nos institutions
01:00:42qui est ébranlé
01:00:44et c'est très grave
01:00:45c'est notre pacte social
01:00:47qui le déchire
01:00:48comme ça
01:00:49à force de mots
01:00:50extrêmement maladroits
01:00:52il souffle sur les braises
01:00:53moi j'ai un conseil
01:00:55je sais qu'il écoute
01:00:56le conseil
01:00:57mais j'aurais quand même
01:00:57un petit conseil
01:00:58contre les citoyens
01:00:59pas en tant qu'ancien
01:01:01procureur général
01:01:01ou je ne sais trop quoi
01:01:02en tant que citoyen
01:01:03s'il vous plaît
01:01:04monsieur le président
01:01:05taisez-vous
01:01:07taisez-vous
01:01:07parce que vous êtes
01:01:09en train de souffler
01:01:10terriblement sur les braises
01:01:11et on ne sait pas
01:01:12jusqu'où cela va conduire
01:01:14taisez-vous
01:01:15arrêtez de parler
01:01:16de bourrage de crâne
01:01:17de bourrage de crâne
01:01:18en parlant par exemple
01:01:19de votre chaîne
01:01:20et puis des naïfs
01:01:21et des goûts
01:01:22je crois
01:01:24faites taire
01:01:24votre ancien ministre
01:01:25de la justice
01:01:26qui parlait
01:01:26de sentiments d'insécurité
01:01:28qui permettait
01:01:29de convoquer
01:01:29le procureur de Marseille
01:01:30et le président
01:01:31pour les engueuler
01:01:32pardon du terme
01:01:33mais c'est tout à fait ça
01:01:34sans d'ailleurs
01:01:34je crois qu'il n'y a pas
01:01:35eu une grosse réaction
01:01:36de la conférence
01:01:38des premiers présidents
01:01:38ou du CSM
01:01:40bon
01:01:40c'est quand même
01:01:43intolérable
01:01:43d'entendre ça
01:01:44alors c'est franchement
01:01:45je me permets de vous
01:01:46interrompre
01:01:46parce que je voudrais
01:01:46vous faire juste
01:01:47entendre un extrait
01:01:49d'une maman de victime
01:01:50et je voudrais avoir
01:01:51un dernier témoignage
01:01:52de votre part
01:01:53vous vous souvenez
01:01:54probablement
01:01:54et nos téléspectateurs
01:01:55aussi de ce jeune
01:01:56Théo qui a été agressé
01:01:58en janvier 2026
01:01:59alors on n'est pas
01:01:59dans des agressions
01:02:00sexuelles
01:02:01mais dans une victime
01:02:02qui est agressée
01:02:03par un groupe de mineurs
01:02:04qui était âgé
01:02:05de 14 à 17 ans
01:02:06pourquoi est-ce qu'on veut
01:02:07entendre la maman de Théo
01:02:08parce que ces mineurs
01:02:09de 14 à 17 ans
01:02:11ils avaient à deux reprises
01:02:12déjà les mois précédents
01:02:14agressé Théo
01:02:15et en toute impunité
01:02:16parce que la réponse
01:02:17de la justice
01:02:17n'avait pas été à l'auteur
01:02:19ils avaient recommencé
01:02:20et son fils
01:02:21s'est passé à deux doigts
01:02:22du pire
01:02:23les cris
01:02:24la démagogie
01:02:26ben oui
01:02:26la mère de Théo
01:02:27oui j'ai envie de crier
01:02:28évidemment
01:02:29voilà ce qu'elle nous disait
01:02:30il y a quelques minutes
01:02:30écoutez-la
01:02:31que ça montre sa politique
01:02:33et ce qui se passe
01:02:34actuellement dans la justice
01:02:35on ne réagit pas
01:02:36dans la précipitation
01:02:37on ne réagit pas
01:02:38on laisse se
01:02:40congréner
01:02:41notre justice
01:02:41et puis
01:02:42quand il y a des morts
01:02:43on commence à se poser des questions
01:02:44et encore
01:02:45on se dit qu'il faut attendre
01:02:46et ben si
01:02:47en fait en tant que maman
01:02:48en tant que parent
01:02:48on est obligé de crier
01:02:49pour être entendu
01:02:50aujourd'hui
01:02:50si j'avais pas crié
01:02:51on n'aurait pas arrêté ces jeunes
01:02:52si j'avais pas montré
01:02:54ces images
01:02:54et ben on nous aurait pas écouté
01:02:56et puis d'autres victimes
01:02:57n'auraient pas été reconnues
01:02:58donc si on est obligé
01:02:59de crier monsieur Macron
01:03:00parce que vous nous ignorez
01:03:01vous nous parlez de faits divers
01:03:03mais monsieur Lecornu hier
01:03:04à l'Assemblée générale
01:03:05a bien dit
01:03:05ce n'est pas un fait divers
01:03:06mais en fait
01:03:06il n'y a plus de faits divers
01:03:07c'est des faits de société
01:03:08et c'est vous qui l'avez créé
01:03:10justement
01:03:10en ne répondant pas
01:03:11en étant silencieux
01:03:12depuis des mois et des mois
01:03:14Francis Najbar
01:03:15une réaction
01:03:15c'est vrai que
01:03:16ce qu'on aurait aimé entendre
01:03:17de la part du chef de l'Etat
01:03:18c'est dire
01:03:19oui mon bilan
01:03:20il est pas bon
01:03:21on va réformer la justice
01:03:22on va réformer l'Etat
01:03:24on va parler de perpétuité réelle
01:03:25on va parler de castration chimique
01:03:27tout ça
01:03:27il ne le dira jamais
01:03:28il préfère cracher au visage des victimes
01:03:30un commentaire
01:03:32alors
01:03:32cracher au visage des victimes
01:03:34je pense pas
01:03:35qu'il aille jusque là
01:03:36je pense qu'il est déconnecté
01:03:38des réalités
01:03:38manifestement
01:03:39enfin c'est mon sentiment
01:03:40il vaut ce qu'il vaut
01:03:41il ne veut pas
01:03:42faire de mal aux victimes
01:03:44bien évidemment
01:03:45bien évidemment
01:03:46c'est un être humain
01:03:47comme nous
01:03:48il a des qualités humaines
01:03:50qui sont incontestables
01:03:51mais il est complètement
01:03:52déconnecté des réalités
01:03:53c'est un président hors sol
01:03:56moi c'est le sentiment que j'ai
01:03:58sur ces grands problèmes là
01:04:00c'est un président hors sol
01:04:02voilà
01:04:02et effectivement
01:04:04tout le monde est en colère
01:04:06parce qu'un homme d'état
01:04:08c'est un homme qui est responsable
01:04:10c'est un homme qui prend ses responsabilités
01:04:12c'est un homme qui effectivement fait part de ses succès
01:04:15mais qui reconnaît avec lucidité aussi ses échecs
01:04:18et ses échecs
01:04:19on parle de justice aujourd'hui
01:04:20c'est pas mon domaine le reste
01:04:22mais enfin
01:04:23on n'est pas à l'abri d'une grosse vavure à l'hôpital
01:04:25on n'est pas à l'abri de gros problèmes à l'éducation nationale
01:04:28et on n'est pas à l'abri non plus par exemple
01:04:30d'un frémissement
01:04:31ne serait-ce qu'un frémissement des marchés financiers
01:04:33on va dire que je me mêle
01:04:34je ne me regarde pas
01:04:35mais je parle en tant que citoyen
01:04:36et c'est mon droit
01:04:38Francis Nashbar
01:04:39merci beaucoup
01:04:39de nous parler avec une telle franchise
01:04:43sur CNews en direct
01:04:44toute cette séquence
01:04:45Yohann Uzaï
01:04:46elle nous montre la faiblesse du pouvoir politique
01:04:48chacun comprend aujourd'hui
01:04:50oui c'est un peu démagogique de le dire comme ça
01:04:52mais qu'ils ne servent à rien
01:04:53qu'ils ne peuvent rien
01:04:54oui c'est un peu démagogique
01:04:56effectivement
01:04:56parce que ça n'est pas complètement le cas
01:04:57oui mais je pense que
01:04:58la majorité des gens qui nous entendent
01:05:00se font la même réflexion
01:05:01oui mais non
01:05:02un pouvoir politique fort
01:05:03qui a une volonté politique acharnée
01:05:06peut évidemment bousculer les choses
01:05:08et il faudra d'ailleurs que ce soit le cas
01:05:09de la part de celui ou de celle
01:05:11qui sortira des urnes
01:05:12dans un peu moins d'un an
01:05:12en 2027
01:05:13parce que ce pays
01:05:14en a évidemment grandement besoin
01:05:16mais Emmanuel Macron
01:05:17d'abord n'avait ni la volonté
01:05:19sur ces sujets-là
01:05:20sur les sujets régaliens
01:05:21j'entends
01:05:22de faire évoluer les choses
01:05:23parce qu'il s'est accommodé
01:05:24de la situation
01:05:25une situation qu'il n'a d'ailleurs
01:05:26en partie pas vue
01:05:27et il en fait à nouveau
01:05:28la démonstration aujourd'hui
01:05:29donc il n'avait de toute façon
01:05:30pas la volonté
01:05:31de faire changer les choses
01:05:32et il n'en a aujourd'hui
01:05:33plus le pouvoir
01:05:34il n'a plus de majorité
01:05:35à l'Assemblée nationale
01:05:36depuis longtemps
01:05:36le pouvoir a quitté l'Elysée
01:05:38il a en grande partie
01:05:39quitté Matignon
01:05:40il est un peu du côté
01:05:41de l'Assemblée nationale
01:05:42mais le pouvoir est effectivement
01:05:43très restreint
01:05:44pour ceux qui sont censés
01:05:45nous diriger aujourd'hui
01:05:46il faudra attendre pour cela
01:05:4710 mois
01:05:4812 mois même
01:05:49pour les prochaines élections législatives
01:05:51et d'ici un an
01:05:52nous allons assister
01:05:53à ce genre de spectacle
01:05:54plus que navrant
01:05:55avec un président de la République
01:05:56qui disons-le
01:05:57a prononcé des mots aujourd'hui
01:05:59et ça n'est pas la première fois
01:06:00mais qui sont lamentables
01:06:02courte pause
01:06:03Mathieu le tourneur
01:06:04je vous fais réagir
01:06:04juste après la pause
01:06:05on doit marquer
01:06:06cet instant de réclame
01:06:08et on se retrouve juste après
01:06:09encore beaucoup de choses
01:06:09à vous faire entendre
01:06:10restez avec nous
01:06:16120 minutes infos
01:06:17la suite
01:06:18à presque 16h30
01:06:19le rappel des grands titres
01:06:21de l'actualité
01:06:21en une minute
01:06:22Sandra Chiombo
01:06:22près d'un cheminot sur deux
01:06:24est en grève aujourd'hui
01:06:25il réclame un moratoire
01:06:27contre la filialisation
01:06:28de la SNCF
01:06:29et une revalorisation
01:06:31des salaires
01:06:32conséquence
01:06:33les quais de gares
01:06:33sont désertés
01:06:34le réseau régional
01:06:35est fortement perturbé
01:06:36sur les grandes lignes
01:06:37en moyenne
01:06:38un TGV sur trois
01:06:39est annulé
01:06:39et un train
01:06:40intercité
01:06:41sur deux
01:06:41un ostéopathe jugé
01:06:43à Strasbourg
01:06:43a été condamné
01:06:44à 17 ans de réclusion
01:06:45pour des viols
01:06:46et agressions sexuelles
01:06:47en série
01:06:47les juges ont notamment
01:06:48retenu le caractère
01:06:49sériel des faits
01:06:50reprochés à Pierre Garit
01:06:51qui avait affirmé
01:06:52sans convaincre
01:06:53avoir toujours agi
01:06:54dans un but thérapeutique
01:06:56il passera donc
01:06:56sa première nuit
01:06:57en prison
01:06:57ce mercredi
01:06:58et puis ces images
01:06:59exceptionnelles
01:07:00d'aurores australes
01:07:01depuis la station
01:07:02spatiale internationale
01:07:03on y voit
01:07:04les rideaux lumineux
01:07:05verts et violets
01:07:05ondulants
01:07:06au-dessus de la Terre
01:07:07une vue aérienne
01:07:08filmée dimanche dernier
01:07:09par l'astronaute de la NASA
01:07:10Jessica Amir
01:07:11depuis le vaisseau
01:07:12SpaceX Dragon
01:07:13ça fait du bien
01:07:15de voir de belles images
01:07:16on aimerait y être
01:07:17ça parlait presque irréel
01:07:19merci beaucoup
01:07:19chère Sandra
01:07:20ce qui est tristement réel
01:07:21c'est évidemment
01:07:23le sentiment
01:07:24d'une justice
01:07:25qui n'est plus au niveau
01:07:26et la colère des français
01:07:28on continue d'en parler
01:07:28avec Yohann Uzaï
01:07:29Jean-Claude Dacier
01:07:30Rudy Mana
01:07:31Mathieu Le Tourneur
01:07:32des français
01:07:33qui crient leur émoi
01:07:35dans des plaises
01:07:36au président de la république
01:07:37qui reprochent
01:07:38les cris et la démagogie
01:07:40donc ces dernières heures
01:07:41en conseil des ministres
01:07:42Sébastien Lecornu
01:07:43hier
01:07:43comme l'ensemble de l'exécutif
01:07:45qui tente d'apaiser
01:07:46une colère
01:07:46avec des paroles
01:07:48des annonces
01:07:49on annonce d'ailleurs
01:07:50pourquoi pas
01:07:50vouloir remettre
01:07:51la perpétuité réelle
01:07:53dans le débat
01:07:54c'est un petit peu
01:07:55la course à l'échalote
01:07:56des propositions
01:07:57ces dernières heures
01:07:58pour sauver la face
01:07:59je voudrais qu'on voit
01:08:00par ailleurs
01:08:01ce que disait
01:08:01Nicolas Dupont-Aignan
01:08:02pour Debout la France
01:08:04ce matin
01:08:04dans la matinale
01:08:05face à Laurence Ferrari
01:08:07qui va encore plus loin
01:08:08on en est là
01:08:09j'ai envie de dire
01:08:09mais il soulève
01:08:10une question
01:08:11que beaucoup de français
01:08:12se posent
01:08:12il faudra rouvrir
01:08:13le débat
01:08:14par référendum
01:08:14sur la peine de mort
01:08:15dans notre pays
01:08:16dit Nicolas Dupont-Aignan
01:08:17pour les crimes
01:08:18qui touchent les enfants
01:08:19la perpétuité réelle
01:08:20que nous propose
01:08:21le premier ministre
01:08:21est un leurre
01:08:22elle n'arrivera jamais
01:08:24est-ce qu'on doit en arriver là
01:08:25poser la question
01:08:26cette question
01:08:27aux français
01:08:28d'une peine de mort
01:08:28abolie
01:08:29rappelons-le bien sûr
01:08:30depuis 1981
01:08:31Jean-Claude Dacier
01:08:32poser la question
01:08:34je crains
01:08:35d'avoir déjà la réponse
01:08:36c'est-à-dire que
01:08:37dans un référendum
01:08:38on interrogerait
01:08:39les français sur
01:08:40êtes-vous pour le retour
01:08:42de la peine de mort
01:08:42pour des crimes
01:08:43concernant par exemple
01:08:44les enfants
01:08:46je crains que la réponse
01:08:47soit favorable
01:08:49je n'en suis pas sûr
01:08:50évidemment
01:08:50et heureusement
01:08:51de toute façon
01:08:52ça n'arrivera pas
01:08:53rassurons-nous
01:08:54il n'y aura pas
01:08:55de référendum
01:08:56sur le retour
01:08:57éventuel
01:08:58très éventuel
01:08:59de la peine de mort
01:08:59dans ce pays
01:09:00il y aura d'autres
01:09:01pour un référendum
01:09:01peut-être
01:09:01est-ce que c'est la réponse
01:09:02à apporter à la problématique
01:09:04que nous connaissons
01:09:05ces derniers jours
01:09:06parce que
01:09:06peine de mort
01:09:08ou pas
01:09:08en l'espèce
01:09:10le cas de Liana
01:09:11n'a rien à voir avec ça
01:09:12c'est un défaut
01:09:13d'enquête
01:09:14d'écoute
01:09:14de suivi
01:09:15et pas du tout
01:09:16de décision pénale
01:09:17après une mise en examen
01:09:19Mathieu Le Tourneur
01:09:20je rappelle que vous êtes juriste
01:09:21pour l'association
01:09:22Juriste pour l'enfance
01:09:23oui sur la question
01:09:24du référendum
01:09:25sur la peine de mort
01:09:26en fait
01:09:27on retombe
01:09:27dans une tradition
01:09:29bien française
01:09:30hélas
01:09:30qui est de faire une loi
01:09:32à chaque
01:09:32ou d'une proposition
01:09:33de référendum
01:09:34à chaque fois
01:09:34qu'il y a un fait
01:09:36divers
01:09:37ou un drame
01:09:38comme c'est le cas
01:09:38je me permets de rappeler
01:09:39que l'exécutif lui-même
01:09:40et je crois que c'est Sébastien Lecornu hier
01:09:42qui a dit
01:09:42ce n'est pas un fait divers
01:09:43c'est un fait de société
01:09:44auquel nous insistons
01:09:45un fait de société
01:09:45en tout cas c'est un cas
01:09:46le cas de Liana
01:09:47qui interpelle tout le monde
01:09:50et sur lequel tout le monde
01:09:53souhaite apporter sa contribution
01:09:54certainement
01:09:55mais en l'occurrence
01:09:56dans le cas de Liana
01:09:57en l'espèce
01:09:58la loi n'est pas en cause
01:09:59en réalité
01:10:00c'est l'application de la loi
01:10:02et donc il faut
01:10:03et l'implication de ceux
01:10:04qui font appliquer la loi
01:10:05également
01:10:06et l'enquête nous dira
01:10:08déterminera les responsabilités
01:10:10mais en réalité
01:10:13la loi
01:10:14dans ce cas-là
01:10:15n'est pas en cause
01:10:16et donc
01:10:16il y a certainement
01:10:17des choses à faire
01:10:18nous on l'a fait
01:10:18sur l'attestation d'honorabilité
01:10:20il faut poursuivre
01:10:21ce sujet-là
01:10:23mais en l'occurrence
01:10:25ouvrir une question
01:10:26de référendum là-dessus
01:10:27ça me semble prématuré
01:10:28Rudy Mana
01:10:29on va avancer
01:10:30parce qu'on ne va pas
01:10:31refaire le débat
01:10:31sur la peine de mort
01:10:32qui en effet
01:10:33n'est pas forcément à propos
01:10:35mais le simple fait
01:10:37d'entendre un responsable politique
01:10:38remettre ça sur le tapis
01:10:39et a priori
01:10:40oui si vous posez
01:10:41la question aux français
01:10:42il y a de bonnes chances
01:10:43pour que vous obteniez
01:10:44un oui
01:10:45ça dit beaucoup
01:10:46de la rupture
01:10:47entre nos institutions
01:10:48et la population
01:10:49au-delà de cette proposition précise
01:10:51vous savez ce qui nous gonfle
01:10:53nous les acteurs de terrain
01:10:54c'est la récupération politique
01:10:56en fait on veut juste
01:10:57du pragmatisme politique
01:10:59on veut que les politiques
01:11:01ils proposent
01:11:01des solutions
01:11:02pour aider les policiers
01:11:03de terrain
01:11:04les policiers d'enquête
01:11:05les magistrats
01:11:06les gendarmes
01:11:07en fait on s'en fout
01:11:08de cette récupération politique
01:11:09ça fait 30 ans
01:11:10qu'ils nous font
01:11:11de la récupération politique
01:11:12et ça fait 30 ans
01:11:13que tous les jours
01:11:14on recule sur le terrain
01:11:14donc soyons pragmatiques
01:11:17soyons intelligents
01:11:18et aidons les acteurs
01:11:20de terrain
01:11:20à essayer d'évoluer
01:11:21dans le sens de la sécurité
01:11:23Yohan pour conclure
01:11:24pour conclure sur cette question
01:11:24il faut vraiment
01:11:25dans les circonstances actuelles
01:11:27on ait une classe politique
01:11:28à la hauteur
01:11:29et c'est pas avec ce genre
01:11:30de proposition
01:11:30qu'on va régler le problème
01:11:31de la justice
01:11:32qu'on évitera un nouveau
01:11:33cas liana
01:11:34donc disons les choses clairement
01:11:36cette proposition
01:11:36elle est un peu démago
01:11:37et je crois qu'on attend
01:11:39autre chose
01:11:39de la classe politique
01:11:40actuelle
01:11:41pour régler un problème
01:11:42immense
01:11:43et pour apaiser
01:11:45la colère immense
01:11:46des français
01:11:46vous avez raison
01:11:47parce que ces français
01:11:48se demandent ce qu'on fait
01:11:49de leur argent
01:11:49ce qu'on fait
01:11:50de leurs impôts
01:11:51la question du consentement
01:11:52à l'impôt va se poser
01:11:54d'ailleurs Éric de Ritmatan
01:11:55est avec nous
01:11:56et on va parler
01:11:57des moyens de la justice
01:11:57dans un instant
01:11:58mais il y a un cas
01:11:59encore une fois
01:12:00un cas d'école
01:12:01rappelons que Jérôme Barrella
01:12:03a travaillé
01:12:03dans un établissement scolaire
01:12:04il y a 5 ans
01:12:05il a été limogé
01:12:06parce qu'il avait
01:12:07des comportements inadaptés
01:12:09je crois qu'il a eu
01:12:10une relation
01:12:11avec une mineure
01:12:12ça s'est su
01:12:13dans l'établissement
01:12:13et donc
01:12:14il a été renvoyé
01:12:15mais y a-t-il eu
01:12:16une suite
01:12:17y a-t-il eu
01:12:17des signalements
01:12:18a-t-il été
01:12:20porté à la connaissance
01:12:21des autres établissements
01:12:22scolaires
01:12:22et de l'institution
01:12:23écoutez la réponse
01:12:24du ministre
01:12:24de l'éducation nationale
01:12:25ce matin
01:12:27ce qu'on sait dire
01:12:28c'est qu'il y a 5 ans
01:12:31M. Barrella
01:12:33a été
01:12:34enfin il y a eu
01:12:34un signalement
01:12:35qui a été émis
01:12:35par une proviseure
01:12:36alors qu'il était
01:12:36agent de la région
01:12:39parce qu'il avait
01:12:40une relation
01:12:41par SMS
01:12:41avec une élève
01:12:42et que la proviseure
01:12:44voilà
01:12:44donc la proviseure
01:12:45l'a immédiatement signalé
01:12:46il a été immédiatement
01:12:47suspendu
01:12:48et licencié
01:12:50donc si je puis dire
01:12:51de ce point de vue là
01:12:51du point de vue
01:12:52éducation nationale
01:12:53interne à l'école
01:12:54les choses à l'époque
01:12:55se sont passées
01:12:56vue de ma fenêtre
01:12:57et pour l'instant
01:12:58comme elle devait
01:12:59et ça s'est arrêté là
01:12:59parce qu'il a été écarté
01:13:00est-ce que les services
01:13:00de l'éducation nationale
01:13:01avaient prévenu
01:13:02la gendarmerie ?
01:13:04alors à ma connaissance
01:13:05non
01:13:05mais c'est partie des choses
01:13:06qu'il faut vérifier
01:13:07et y compris
01:13:07parce qu'à l'époque
01:13:08ils n'ont probablement
01:13:09pas considéré
01:13:10qu'une relation
01:13:11par SMS
01:13:11qui était certes
01:13:12inappropriée
01:13:13est relevée du champ pénal
01:13:14mais ils auraient
01:13:15suspendu
01:13:16mais aucun signalement
01:13:17à un moment
01:13:17qu'est-ce qu'on fait
01:13:17Mathieu Le Tourneur ?
01:13:19c'est justement
01:13:19tout l'objet de cela
01:13:21de l'attestation
01:13:22d'honorabilité
01:13:23que l'on propose
01:13:24c'est aussi
01:13:25je pense
01:13:25il y a une dimension sociétale
01:13:27à prendre en compte
01:13:28il faut que
01:13:29et le drame de Liana
01:13:31peut nous y inviter
01:13:31à faire attention
01:13:33en fait
01:13:34au traitement
01:13:35que l'on fait
01:13:36des mineurs
01:13:36et des mineurs
01:13:37qui subissent
01:13:38des violences sexuelles
01:13:39il faut que chacun
01:13:40en fait
01:13:41prenne face attention
01:13:42au comportement des mineurs
01:13:44au comportement
01:13:44éventuellement
01:13:45évidemment des majeurs
01:13:46mais au changement
01:13:47de comportement
01:13:48des mineurs
01:13:48qui peuvent révéler
01:13:49en fait
01:13:49la commission
01:13:50d'abus sexuels
01:13:51sur leurs personnes
01:13:52et en fait
01:13:53tout cela
01:13:54il y a une dimension
01:13:56sociétale
01:13:56à favoriser
01:13:58il faut en parler
01:13:58il faut former
01:13:59nous
01:14:01chez Juriste pour l'enfance
01:14:02on a
01:14:03créé une formation
01:14:04sur les violences sexuelles
01:14:05entre mineurs
01:14:07pour
01:14:07aider
01:14:09à ce que
01:14:09les formateurs
01:14:10les éducateurs
01:14:12détectent
01:14:12les violences sexuelles
01:14:13entre mineurs
01:14:13qui est vraiment
01:14:14le parent pauvre
01:14:15des violences sexuelles
01:14:15sur mineurs
01:14:16dont on aura peut-être
01:14:16l'occasion de parler
01:14:18et
01:14:18voilà
01:14:19il faut prendre en compte
01:14:21tout type
01:14:21de violences sexuelles
01:14:22sur mineurs
01:14:23il faut les détecter
01:14:24il faut former
01:14:24les personnels
01:14:25et il faut évidemment
01:14:26que tous les personnels
01:14:27en contact habituel
01:14:28avec des mineurs
01:14:28on en est loin
01:14:29n'aient pas de mention
01:14:31dans les fichiers judiciaires
01:14:32et c'est le point
01:14:33sur lequel
01:14:34on se bat
01:14:34avec SOS Éducation
01:14:35et les Maman Lou
01:14:36autre angle
01:14:38j'ai envie de dire
01:14:38de compréhension
01:14:39de cette affaire
01:14:41c'est cette magistrature
01:14:42qui est pointée du doigt
01:14:43évidemment
01:14:44alors qu'il se défend
01:14:45et qu'il contrainte
01:14:46ça ils font bloc
01:14:47j'ai envie de dire
01:14:47ils font bloc
01:14:49avec notamment
01:14:49le conseil supérieur
01:14:50de la magistrature
01:14:51qui a déclenché
01:14:53un communiqué
01:14:54ces dernières heures
01:14:54le drame épouvantable
01:14:55la disparition
01:14:56de la jeune Liana
01:14:56la découverte de son corps
01:14:57dans le Gers
01:14:57suscite une légitime
01:14:59et profonde émotion
01:15:00à laquelle l'USM
01:15:01s'associe pleinement
01:15:03cependant
01:15:03nous assistons
01:15:04depuis plusieurs jours
01:15:05à une instrumentalisation
01:15:06politique inacceptable
01:15:08de ce drame
01:15:09par l'exécutif
01:15:10en fait
01:15:11dès qu'on fait
01:15:11un commentaire
01:15:13Rudy
01:15:16on instrumentalise
01:15:17on récupère
01:15:18en fait
01:15:18on ne peut s'émouvoir
01:15:19de rien
01:15:19vous savez ce qui est fou
01:15:20dans cette histoire
01:15:20en fait
01:15:21ils ne veulent pas
01:15:21rendre compte
01:15:22nous les flics
01:15:23dès qu'on fait
01:15:24une toute petite bêtise
01:15:26on rend immédiatement
01:15:28des comptes
01:15:28et franchement
01:15:30je trouve ça
01:15:30presque normal
01:15:31c'est tout à fait légitime
01:15:33qu'on rende des comptes
01:15:33si on a fait une bêtise
01:15:35et bien eux
01:15:35ils ne veulent pas
01:15:36rendre compte
01:15:36parce qu'ils considèrent
01:15:38qu'en fait
01:15:38même s'ils font une bêtise
01:15:39ce n'est pas tout à fait
01:15:40une bêtise
01:15:40parce qu'ils ont
01:15:41ils ont droit de tout
01:15:42et ça
01:15:43ça c'est pas possible
01:15:45les gens qu'on voit
01:15:46dans la rue
01:15:46quand on fait
01:15:47des patrouilles de police
01:15:48les gens qu'on voit
01:15:48dans la rue
01:15:49ils nous le disent
01:15:49tous systématiquement
01:15:51mais vous êtes tout le temps
01:15:52cloués au pilori
01:15:53pour la moindre affaire
01:15:54et eux par contre
01:15:55qui libèrent des mecs
01:15:56on ne sait pas pourquoi
01:15:57ils les libèrent
01:15:57parce que des gens
01:16:00comme ça
01:16:00qui sont complètement
01:16:01détraqués sexuellement
01:16:02dans les rues
01:16:03je vous assure Julien
01:16:04il y en a énormément
01:16:06il faut se le dire
01:16:07nous les flics
01:16:08on le voit
01:16:09ce genre de choses
01:16:09donc ça
01:16:11je ne comprends pas
01:16:12ils rendent des comptes
01:16:13il y a une procureure
01:16:14qui a sûrement fait une bêtise
01:16:15elle doit rendre des comptes
01:16:16pas à la ligne
01:16:16en fait il y a plusieurs manières
01:16:17d'échapper à sa responsabilité
01:16:19un
01:16:20de se poser en victime
01:16:23deux
01:16:23de réclamer une loi
01:16:24parce que soi-disant
01:16:25la loi actuelle
01:16:26ne protégerait pas assez
01:16:27et puis trois
01:16:28il y a un manque de moyens
01:16:29et le manque de moyens
01:16:30ne nous permet pas
01:16:30de prendre en charge
01:16:31en fait vous avez plusieurs
01:16:32ici on a l'exemple
01:16:33de différentes manières
01:16:35de se défausser
01:16:36de sa responsabilité
01:16:37et puis il y a une forme
01:16:37d'indécence
01:16:38je me souviens des mots
01:16:39de monsieur Chevalier
01:16:40il y a deux jours
01:16:41qui de mémoire
01:16:41à le président
01:16:42de la conférence des procureurs
01:16:44je ne dis pas de bêtises
01:16:47on va vérifier juste si c'est
01:16:48la conférence des procureurs
01:16:49ou un autre intitulé
01:16:50mais il dit
01:16:50on est en train de jeter
01:16:52les procureurs en pâture
01:16:54est-ce que vous vous rendez compte
01:16:55de la formulation
01:16:56et de ce qu'on a envie
01:16:57de lui répondre
01:16:58évidemment ce ne sont pas
01:16:59les procureurs
01:17:00qui ont été jetés en pâture
01:17:00c'est Liana
01:17:01qui a été jetée en pâture
01:17:03à un pédocriminel
01:17:03il y a une forme
01:17:04d'indécence
01:17:05et c'est vrai
01:17:06de réflexe pavlovien
01:17:08d'une défense
01:17:09qui est indéfendable
01:17:11en l'espèce
01:17:12Eric de Rittmatten
01:17:13parce que
01:17:13on voulait vous avoir
01:17:14avec nous
01:17:15parce que
01:17:16chacun
01:17:18évoque
01:17:18des responsabilités
01:17:19individuelles
01:17:20mais qui sont
01:17:21indissociables
01:17:22d'une responsabilité
01:17:23systémique
01:17:23et notamment
01:17:24des manques de moyens
01:17:25de la justice
01:17:26quels sont-ils précisément
01:17:27notamment par rapport
01:17:28à nos voisins
01:17:29bien sûr
01:17:29d'abord je vais le budget
01:17:30de la budget
01:17:31en France de la justice
01:17:32il est très important
01:17:33c'est l'un des plus importants
01:17:35quatrième
01:17:36dans les quatre budgets principaux
01:17:38c'est numéro 4
01:17:39après la défense
01:17:40après l'intérieur
01:17:41après l'outre-mer
01:17:41donc c'est pas rien
01:17:42et il a augmenté
01:17:43il était à 8 milliards
01:17:45800 millions
01:17:45vous allez voir le chiffre
01:17:46en 2022
01:17:47il est passé à 12 milliards
01:17:48donc une forte progression
01:17:50mais vous avez entendu
01:17:51son doute Gérald Darmanin
01:17:52qui disait tout à l'heure
01:17:53ah ben oui
01:17:54mais on ne nous a pas donné
01:17:55les moyens
01:17:55d'augmenter les budgets
01:17:56les présidents de gouvernement
01:17:57ne nous ont pas permis
01:17:58d'avoir les bons moyens
01:18:00voilà donc il fait reporter
01:18:01faire moi la responsabilité
01:18:02sur ses prédécesseurs
01:18:03il faut voir aussi
01:18:05que regardez
01:18:06donc on passe à 12 milliards
01:18:07en 2025
01:18:07ce qu'il faut voir
01:18:09c'est le nombre de magistrats
01:18:10en fonction du nombre
01:18:11d'habitants
01:18:11pour 100 000 habitants
01:18:12le nombre de magistrats
01:18:13en France
01:18:13c'est 11
01:18:1411 donc
01:18:15vous voyez
01:18:16si vous comparez
01:18:17à la moyenne européenne
01:18:18c'est 19
01:18:19donc on est très loin
01:18:20de nos alliés
01:18:20et l'Allemagne 26
01:18:21et là où le bas blesse
01:18:23je pense
01:18:24c'est le plus important
01:18:24à dire
01:18:25c'est qu'on a un retard
01:18:26considérable
01:18:27dans le domaine
01:18:27du numérique
01:18:28de l'internet
01:18:30de la transmission
01:18:31des plaintes
01:18:32c'est vrai que quand on veut
01:18:33transmettre une plainte
01:18:33par internet
01:18:34même pour des petites choses
01:18:35on n'ose même plus faire
01:18:36tellement c'est compliqué
01:18:37vous vous rendez compte
01:18:38que Sébastien Lecornu
01:18:39au Sénat tout à l'heure
01:18:40et Yohann se faisait la réflexion
01:18:42pendant qu'on l'entendait
01:18:42à parler de la révolution numérique
01:18:44qu'il faut faire
01:18:45on est en 2026
01:18:46c'est des propos
01:18:47qui ont 30 ans en fait
01:18:48voilà exactement
01:18:49c'est exactement ça
01:18:50c'est sidérant
01:18:50qu'en plus on sait très bien
01:18:51que tous les ministères
01:18:52sont attaqués
01:18:53il y a des cyberattaques
01:18:54en permanence
01:18:55même la sécurité sociale
01:18:56même le ministère de l'Intérieur
01:18:57a été attaqué
01:18:58je ne me trompe pas
01:18:59donc il y a un problème
01:19:00d'investissement
01:19:01sur la sécurité
01:19:02la transmission des plaintes
01:19:03c'est pas fait
01:19:03et là il faudrait investir
01:19:05massivement
01:19:06donc les moyens
01:19:06on n'en manque pas
01:19:07simplement après
01:19:08c'est l'efficacité
01:19:09qui manque
01:19:09qu'il croule sous les dossiers
01:19:10et manque de moyens
01:19:11c'est une réalité
01:19:12que personne ne niera
01:19:13sur ce plateau
01:19:15mais les magistrats
01:19:16sont en autonomie complète
01:19:18ils veulent faire
01:19:18ce qu'ils veulent
01:19:19quand ils veulent
01:19:19sans aucune responsabilité
01:19:21c'est ce qu'on comprend
01:19:22également
01:19:23Johan
01:19:23je vous donne la parole
01:19:24je sais que vous voulez intervenir
01:19:25je voudrais juste qu'on entendre
01:19:26Gérald Darmanin
01:19:27qui était hier soir
01:19:27face à Pascal Praud
01:19:28et qui parlait justement
01:19:29de la problématique
01:19:30de l'indépendance
01:19:31des magistrats
01:19:32moi j'ai dit
01:19:33en un
01:19:33le narcotrafic
01:19:34en deux
01:19:35les violences
01:19:36les viols
01:19:37sur les femmes
01:19:37et les enfants
01:19:38mes deux priorités sont celles-là
01:19:39il n'y en a pas 558
01:19:41il y a des milliers de délits
01:19:42dans le code pénal
01:19:44moi j'ai dit
01:19:44il n'y a que deux
01:19:46deux endroits
01:19:47où vous devez particulièrement
01:19:48appuyer les choses
01:19:49si vous n'êtes pas suivi
01:19:50et manifestement
01:19:51là je n'ai pas été suivi
01:19:52et qu'en plus
01:19:53je n'ai pas le droit
01:19:53de sanctionner
01:19:54les magistrats
01:19:55qui ne suivent pas
01:19:56mes directions
01:19:56en effet
01:19:57se pose la question
01:19:58du pouvoir de la justice
01:19:59ce qui se passe
01:19:59c'est très important
01:20:01après on peut tous se dire aussi
01:20:02il y a des milliers
01:20:04de magistrats
01:20:04comme il y a des milliers
01:20:06d'enquêteurs
01:20:06de la police
01:20:07qui font très bien
01:20:08leur travail
01:20:09dans des conditions
01:20:09très difficiles
01:20:10qui sauvent la vie
01:20:11de plein d'enfants
01:20:12mais il faut savoir
01:20:13connaître aussi
01:20:14la défaillance
01:20:14de la séduction judiciaire
01:20:16même s'ils ne sont
01:20:16sans doute pas les seuls
01:20:17qui ont fait des erreurs
01:20:18ils en ont fait
01:20:19on verra l'inspection
01:20:20s'il y en a caractérisé
01:20:22sur un rendu public
01:20:23je prendrai des sanctions
01:20:24en fait il y a trois
01:20:25sujets principaux
01:20:26Yohan
01:20:26qu'on identifie
01:20:27dans la problématique
01:20:28de la magistrature
01:20:29c'est l'absence
01:20:29de responsabilité
01:20:31l'idéologie
01:20:32et en effet
01:20:33pourquoi pas
01:20:33le manque de moyens
01:20:34bien sûr
01:20:34sur l'absence
01:20:37de moyens
01:20:38la première chose
01:20:39et pour compléter
01:20:40éventuellement
01:20:41ce que dit Eric
01:20:42sur 1000 euros
01:20:43d'impôt en France
01:20:44quand vous payez 1000 euros
01:20:45vous avez 4 euros
01:20:46qui va à la justice
01:20:465 ?
01:20:47c'est même moins
01:20:48c'est 3 euros
01:20:49vous voyez 6
01:20:50on ne va pas se faire
01:20:51de toute façon
01:20:52je ne sais pas
01:20:52l'Europe 1
01:20:53mais moi j'ai entendu 5
01:20:54vous avez mal entendu
01:20:554 en 2022
01:20:565 en 2024
01:20:57vous avez mal entendu
01:20:57parce que le chiffre précis
01:20:58est 3 euros 80
01:20:59c'est 3 euros 80
01:21:00sur 1000 euros d'impôt
01:21:01donc c'est même
01:21:02un peu moins de 4 euros
01:21:04moins de 4 euros
01:21:05donnés à la justice
01:21:06sur 1000 euros d'impôt
01:21:07vous savez combien vont
01:21:08à la retraite
01:21:10et à la santé
01:21:11650
01:21:13sur 1000 euros d'impôt
01:21:14650 euros
01:21:15vont aux retraites
01:21:16et à la santé
01:21:17tant qu'on ne parlera pas
01:21:18de ça
01:21:18de cet éléphant
01:21:19au milieu du salon
01:21:20on ne pourra pas régler
01:21:21l'ensemble des autres problèmes
01:21:224 euros
01:21:23650 euros
01:21:25donc il est évident
01:21:25qu'il faut rééquilibrer
01:21:27tout cela
01:21:28Gérald Darmanin parle ensuite
01:21:29de l'idéologie
01:21:30il a dit hier
01:21:31sur le plateau de Pascal Praud
01:21:32que selon lui
01:21:33il n'y avait pas de problème
01:21:34idéologique
01:21:35chez les magistrats
01:21:37il a répondu à cette question
01:21:38et quelle est la troisième chose
01:21:39que vous évoquiez
01:21:40l'absence de responsabilité
01:21:42et l'absence de responsabilité
01:21:43pardon
01:21:43il y a également répondu
01:21:45en disant hier soir
01:21:46sur ces news
01:21:47qu'il souhaitait
01:21:48que les magistrats
01:21:48soient davantage responsables
01:21:50qu'ils puissent davantage
01:21:51être sanctionnés
01:21:52donc on a bien le sentiment
01:21:53que le garde des Sceaux
01:21:54là veut profiter
01:21:56entre guillemets
01:21:57de cette occasion
01:21:57même si l'expression
01:21:58est sans doute mal choisie
01:21:59pour effectivement faire bouger les choses
01:22:01et pouvoir tenir les magistrats
01:22:03pour responsables
01:22:04dès lors qu'il y a raison
01:22:05de le faire
01:22:06et pouvoir les sanctionner
01:22:07plus facilement
01:22:07bon et il nous reste
01:22:083-4 minutes ensemble
01:22:10je voudrais juste
01:22:11qu'on évoque ces dépêches
01:22:12qui tombent
01:22:12parce qu'elles nous alimentent
01:22:15en termes de compréhension
01:22:16sur cette terrible affaire
01:22:17Liana
01:22:18à l'instant
01:22:1916h38
01:22:20à l'agence France Presse
01:22:21le frère de Jérôme Barrella
01:22:22est mis en examen
01:22:24aujourd'hui
01:22:24pour viol
01:22:25sur deux ex-compagnes
01:22:27le père
01:22:28de Jérôme Barrella
01:22:30par ailleurs
01:22:31a été accusé de viol
01:22:33avant d'obtenir
01:22:34un non-lieu
01:22:34je crois que c'est en 2013
01:22:36on va me le confirmer
01:22:38il y a un tableau
01:22:39Mathieu Le Tourneur
01:22:41qui est en train
01:22:41de se dessiner
01:22:42autour d'un individu
01:22:43et d'un schéma
01:22:44que l'on connait
01:22:46et qui se répète
01:22:47c'est tragique
01:22:49mais effectivement
01:22:51il y a un certain nombre
01:22:52il y a un tiers
01:22:53des enfants
01:22:54qui ont été victimes
01:22:54de violences sexuelles
01:22:55durant l'enfance
01:22:56qui deviennent
01:22:58des agresseurs
01:22:59et donc ça
01:23:00c'est un sujet
01:23:01central
01:23:01c'est encore une fois
01:23:02peut-être
01:23:03un éléphant de plus
01:23:04dans la pièce
01:23:04qui commence à être petite
01:23:05et je me permets
01:23:05d'ajouter
01:23:06que le père
01:23:07de Jérôme Barrella
01:23:08a bénéficié
01:23:10d'un non-lieu
01:23:11en 2021
01:23:12donc non seulement
01:23:13on a un élément
01:23:14de compréhension
01:23:15du schéma familial
01:23:16et des explications
01:23:17qui ont pu mener
01:23:17à ces crimes odieux
01:23:19et par-dessus le marché
01:23:21on a des éléments
01:23:22de compréhension
01:23:22de justice
01:23:23qui nous rappellent
01:23:24à quel point
01:23:25elle peut être défaillante
01:23:26également
01:23:26puisque cet homme
01:23:27a bénéficié
01:23:28d'un non-lieu
01:23:28Oui mais alors
01:23:29encore une fois
01:23:29là pour le coup
01:23:30on ne connait pas le dossier
01:23:31donc peut-être
01:23:32que ce non-lieu
01:23:33a été justifié
01:23:35mais ce qui est
01:23:36un peu plus certain
01:23:37c'est que
01:23:37l'absence de procédure
01:23:39l'absence de poursuite
01:23:39de Jérôme Barrella
01:23:42sur cette affaire
01:23:43Liana
01:23:43est là
01:23:45particulièrement
01:23:46incompréhensible
01:23:46en tout cas
01:23:47sur cette affaire-là
01:23:48et nous
01:23:49c'est la raison
01:23:50pour laquelle
01:23:50c'est juriste
01:23:51pour l'enfance
01:23:52on a pris
01:23:53le taureau
01:23:54par les cornes
01:23:55en disant
01:23:55en fait
01:23:5644%
01:23:57des mises en cause
01:23:59dans des affaires
01:23:59de violences sexuelles
01:24:00sur mineurs
01:24:00sont eux-mêmes mineurs
01:24:02et c'est le parent pauvre
01:24:04des violences sexuelles
01:24:06sur mineurs
01:24:06c'est quelque chose
01:24:07qui est très peu
01:24:08pris en compte
01:24:08donc voilà
01:24:09il y a d'autres associations
01:24:10qui peuvent agir aussi
01:24:11sur le terrain
01:24:11des violences sexuelles
01:24:12d'adultes
01:24:13sur mineurs
01:24:13et nous
01:24:14on a pris le parti
01:24:15de s'intéresser
01:24:16aux violences sexuelles
01:24:17entre mineurs
01:24:17qui sont absolument
01:24:19massives
01:24:20il y a plusieurs raisons
01:24:21à ça
01:24:22la pornographie
01:24:22il faut lutter
01:24:24contre l'exposition
01:24:25des mineurs
01:24:25à la pornographie
01:24:26internet
01:24:27il faut réguler
01:24:28les plateformes
01:24:29il y a quelques semaines
01:24:30il y a eu une explosion
01:24:31une explosion
01:24:32de consultation
01:24:33des sites pédopornographiques
01:24:36explosion en France
01:24:37des consultations
01:24:38la France est le quatrième pays
01:24:41consommateur d'images
01:24:42pédopornographiques
01:24:43dans le monde
01:24:44c'est très inquiétant
01:24:46et peut-être encore
01:24:47un élément de compréhension
01:24:48c'est cette notion
01:24:50de consentement
01:24:51dont on parle
01:24:53énormément
01:24:53pour les adultes
01:24:54mais on en parle aussi
01:24:55pour les mineurs
01:24:55et je pense qu'il y a un intérêt
01:24:57on a tous un intérêt
01:24:58collectivement
01:24:58à se poser la question
01:25:00de l'efficacité
01:25:02de parler de consentement
01:25:03pour un mineur
01:25:04parce que le consentement
01:25:05c'est la capacité
01:25:06à dire non
01:25:07évidemment
01:25:07tu ne touches pas mon corps
01:25:08mais le consentement
01:25:10c'est aussi la capacité
01:25:11à dire oui
01:25:11à quoi est-ce qu'on veut
01:25:13qu'un enfant dise oui
01:25:14quand il s'agit de son corps
01:25:16comment est-ce qu'on peut
01:25:17protéger un enfant
01:25:18en lui disant
01:25:18tu as un consentement
01:25:20et tu peux en faire
01:25:21ce que tu veux
01:25:22il faut à mon avis
01:25:23à notre avis
01:25:24chez juriste pour l'enfant
01:25:25c'est ce que l'on
01:25:26s'applique à plaider
01:25:28il faut revoir
01:25:29cette notion de consentement
01:25:30lorsqu'il s'agit d'enfant
01:25:31ça n'est pas la bonne
01:25:34je voulais juste
01:25:35parce que
01:25:35je n'ai pas encore
01:25:37eu l'occasion
01:25:37de vous le montrer
01:25:38ce sera discuté
01:25:39avec Laurence Ferrari
01:25:40dans Punchline
01:25:40ce sondage intéressant
01:25:42également pour conclure
01:25:43sur la magistrature
01:25:44faut-il créer
01:25:45une cour disciplinaire
01:25:46de la magistrature
01:25:47afin de prononcer
01:25:48d'éventuelles sanctions
01:25:48contre les magistrats
01:25:49qui ont failli
01:25:50dans leur fonction
01:25:50les français
01:25:52ont une idée
01:25:53bien arrêtée
01:25:53et elle est pleine
01:25:55de bon sens
01:25:55à 75%
01:25:56ils répondent oui
01:25:57et on en parlera
01:25:59bien sûr
01:25:59dans Punchline
01:26:00avec Laurence Ferrari
01:26:00dans un instant
01:26:01merci beaucoup
01:26:02à tous les cinq
01:26:03d'être intervenus
01:26:03dans cette émission
01:26:04Thomas Goussard
01:26:05Martin Mazurlon
01:26:06ont préparé
01:26:06j'aurais plaisir
01:26:07de vous retrouver
01:26:08demain à 15h
01:26:09pour d'autres analyses
01:26:12de l'actualité
01:26:13les infos
01:26:13se poursuivent
01:26:14sur CNews
01:26:14merci beaucoup
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