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  • il y a 6 semaines
Tous les jours de la semaine, invités et chroniqueurs sont autour du micro de Pierre de Vilno pour débattre des actualités du jour.

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00:00Europe 1 Soir, 19h-21h, Pierre de Villeneuve.
00:04Toujours jusqu'à 20h avec Gilles-William-Goldenadel qui ensuite nous quittera.
00:10Jean-Michel Salvatore restera avec nous jusqu'à 20h30 puisque je vous le rappelle,
00:13en cette grille d'été, à partir de 20h30 vous aurez le meilleur des émissions d'Europe 1
00:19avec Laurent Tessier, avec Brigitte Millot, avec La France Bouge, les signatures d'Europe 1 également.
00:25Donc antenne jusqu'à 20h30 et tout à l'heure nous serons avec Arnaud Benedetti également
00:30pour analyser et suivre évidemment en direct, en temps réel.
00:34En tout cas en temps réel nous vous dirons ce qui se dit à TF1 lors de cette entrevue
00:41qui devrait selon nos informations intervenir en tout début de journal,
00:44donc même pendant le journal de 20h de l'ami Guillaume Lariche,
00:48et bien effectivement on devrait peut-être connaître une décision, peut-être,
00:52je mets beaucoup de bémol parce que si ça se trouve Marine Le Pen va arriver
00:57et puis elle dira qu'elle a besoin de temps pour prendre une décision.
01:01Donc pendant quelques temps, pendant quelques minutes,
01:03je vous propose de passer à autre chose entre guillemets,
01:07toujours dans la course à la présidentielle et vous parler des candidats de droite
01:10puisque évidemment, je le disais tout à l'heure, on l'évoquait avec Lorrain de Sainte-Afrique
01:15qui est sans doute un des meilleurs connaisseurs de la famille Le Pen,
01:18et bien ça va faire quand même quelques déçus du côté de la droite
01:22qui se disaient peut-être que sans Marine Le Pen on peut gagner des points ici et là,
01:28des électeurs ici et là.
01:29Laurent Wauquiez a été l'invité d'Europe 1 et de CNews ce matin avec Laurence Ferrari
01:34et pour le chef de file des députés LR, il faut un seul, un seul candidat de droite.
01:41Est-ce que s'il y a plusieurs candidatures de droite, ça peut marcher ? Non.
01:45Il n'y a aucun monde aujourd'hui dans lequel s'il n'y a plus d'un candidat à
01:48droite,
01:48il y a une chance que ça marche.
01:50S'il y a plusieurs candidats, on prend le risque non seulement d'avoir une droite qui ne se qualifie
01:54pas
01:54mais de permettre à Jean-Luc Mélenchon de se qualifier.
01:56Et donc, est-ce qu'il faut un candidat unique ?
01:58C'est là aussi pour moi une évidence.
02:00Il faut un candidat du rassemblement
02:01et ça impose que tous les autres candidats acceptent de soutenir celui qui est le mieux placé
02:06et donc qu'à l'automne, ceux qui ne sont pas les mieux placés acceptent de se retirer.
02:10Y compris Bruno Retailleau donc.
02:11Cette règle de devoir se retirer, cette exigence, elle vaut pour tout le monde.
02:14J'ai bien dit tout le monde.
02:15Elle vaudra pour Bruno Retailleau, elle vaudra potentiellement pour David Lysnard,
02:18elle vaudra pour Xavier Bertrand, elle vaudra pour Édouard Philippe.
02:21Pourquoi ?
02:22Mais parce que sinon c'est la machine à perdre.
02:24Alors moi je me souviens quand même de la déclaration d'Édouard Philippe
02:27après la fameuse interview au Figaro de Laurent Wauquiez
02:31où il disait, mutatis mutandis,
02:33que si un candidat de droite n'arrive pas au sommet,
02:38il faudra peut-être se retirer au profit de celui qui pourra faire les choses sérieusement
02:43et de manière concrète en pensant à Édouard Philippe.
02:45Édouard Philippe avait dit, dans un micro tendu,
02:47il avait dit, vous savez, voilà, je l'entends, mais ça n'est pas un soutien.
02:52Là, patatras, qu'est-ce qu'a dit Laurent Wauquiez ce matin ?
02:55Il dit, peut-être qu'Édouard Philippe aussi devra se désister,
02:59en tout cas je ne le soutiens pas, c'est ce qu'il a dit ce matin à Laurence Ferrer.
03:02Ouais, mais enfin, sur l'analyse, je pense qu'il a tout à fait raison.
03:04Qu'il n'en faut qu'un.
03:05Il n'en faut qu'un, il a tout à fait raison.
03:06La tendance est mal barrée.
03:07Le problème, c'est qu'il n'est pas le mieux placé pour le dire.
03:10Parce qu'on voit bien qu'il n'a jamais accepté sa défaite
03:15à la tête du parti dans un premier temps,
03:17par 25 contre 75 pour Retailleau,
03:21et qu'il n'a jamais non plus accepté sa défaite
03:23pour la désignation du candidat LR,
03:25toujours avec le même score,
03:27de 25% versus 75 pour Retailleau.
03:30Donc, si vous voulez,
03:32on a un peu l'impression qu'il fait tout
03:35pour que Retailleau se plante.
03:38C'est vrai que dans le Figaro,
03:40il a quand même dit beaucoup de bien
03:42d'Edouard Philippe.
03:43Et ce matin, chez Laurence Ferrari et sur Europe,
03:46j'ai bien quand même noté
03:48qu'il y avait une certaine inflexion
03:49dans sa position.
03:50Il était beaucoup moins contre
03:53contre Retailleau
03:54et dans la roue d'Edouard Philippe.
03:58Il avait l'air de dire,
03:59bon, il faudrait que le moins bien placé...
04:00C'est ça.
04:01Et d'ailleurs, il cite les quatre
04:02dans le sonore qu'on vient d'entendre.
04:03Donc là, je pense qu'il s'est bien rendu compte
04:06qu'il avait fait une boulette
04:07et que ses déclarations du Figaro
04:10ne passaient pas du tout dans l'opinion,
04:12et notamment dans le peuple de droite.
04:13Et que là, il était urgent
04:14de rectifier un petit peu les choses.
04:16Parce que là, il apparaissait vraiment
04:17comme très, très, très mauvais joueur.
04:20Ce qui est très dommage pour la droite
04:22parce que c'est l'un des plus grands talents de la droite.
04:23Il est très imaginatif.
04:24Il a beaucoup d'idées.
04:25Oui, mais il a beaucoup de rancœur.
04:27Mais il a beaucoup de rancœur.
04:28Et il n'accepte pas le suffrage universel.
04:30Lorsque les militants disent blanc,
04:32c'est-à-dire Retailleau,
04:33il ne peut pas venir derrière
04:34en disant qu'il ne faut pas que Retailleau gagne.
04:35Gilles William.
04:36Je n'ai pas grand-chose à rajouter
04:38à ce qu'a dit excellemment Jean-Michel.
04:42Il n'y a pas de doute
04:44que compte tenu de la bronca,
04:46il a reculé.
04:48Il ne dit pas les mêmes choses du tout.
04:52que dans le Figaro.
04:53Maintenant, il met tout le monde,
04:55si j'ai bien compris,
04:55sur la même ligne.
04:57Il y a autre chose qui me gêne.
05:00C'est qu'il fait partie d'un parti.
05:03Une famille politique.
05:04Une famille politique.
05:05Donc, dans un premier temps,
05:07quitte à ce qu'il finisse par dire
05:10bon, on finira par choisir
05:12le meilleur à droite,
05:14encore que je ne sois pas sûr
05:15que M. Philippe soit tout à fait à droite maintenant,
05:18mais je ne vois pas comment
05:20il ne peut pas
05:23désigner quelqu'un
05:24qui fait partie de son parti.
05:26Et de ce point de vue-là aussi,
05:28ça en dit long
05:29sur l'état du parti républicain
05:32qui n'a quand même pas
05:35je veux dire
05:37maudit, si j'ose dire,
05:38quand il a fait cette déclaration-là.
05:40Il y a quelque chose
05:41qui me dépasse un peu.
05:42Je ne suis pas un grand spécialiste
05:43de la politique politicienne,
05:45mais ça me dépasse un peu.
05:47En fait,
05:48il y a un précédent
05:49à ce qui est
05:49à l'attitude de Wauquiez.
05:52C'est Chirac
05:54en 1974.
05:55Je ne sais pas si vous vous souvenez
05:55quand Pompidou meurt.
05:57Vous avez deux candidats
05:59possibles.
05:59Vous avez Jacques Chaband-Elmas
06:00qui est gaulliste
06:02et puis vous avez Giscard d'Estaing
06:04qui est libéral.
06:05Et vous avez Jacques Chirac
06:07qui était gaulliste
06:08et qui a fait ce qu'on appelle
06:09l'appel des 43.
06:11C'est-à-dire qu'il a réuni
06:1242 personnes plus lui
06:14pour lancer un appel
06:15au désistement de Chaband
06:17et à la candidature
06:18de Giscard
06:19qui n'appartenait pas
06:20à leur parti.
06:21C'était déjà des frondeurs.
06:22Bon, c'était déjà des frondeurs.
06:23Sauf que Chirac,
06:24il ne l'a pas fait tout seul,
06:25mais ils étaient 43.
06:28Parmi les 43,
06:28il y avait évidemment
06:29des personnalités
06:30très éminentes
06:30et puis ils ont gagné
06:32parce que Chaband
06:32n'était pas un très bon candidat.
06:34Là, si vous voulez,
06:35ce qui est choquant,
06:35c'est que non seulement
06:36il n'est pas fidèle
06:37à son parti,
06:38mais qu'il n'est pas fidèle
06:39aux militants.
06:40Et ça, c'est quand même
06:41un péché mortal
06:42quand on fait de la politique.
06:43Et rappelons quand même
06:44que Jacques Chaband
06:45Delmas avait
06:46des mesures
06:47très contraires
06:48alors qu'il était
06:49premier ministre
06:50de Georges Pompidou.
06:51La nouvelle société.
06:52Et il avait la nouvelle société
06:53qui n'était pas du tout
06:54dans le libéralisme continu
06:56qui avait d'ailleurs
06:57contribué
06:57à une croissance
06:59exceptionnelle
06:59de la France.
07:00Vous savez que
07:00la France,
07:01à la fin du mandat
07:02de Pompidou,
07:03c'est 6% de croissance,
07:04c'est 25% de plus
07:07pour le pouvoir d'achat
07:08des Français.
07:09c'est quelque chose
07:10de j'avais vu.
07:10C'est une parité
07:13entre le marque
07:13et le franc
07:14et le dollar.
07:15On était quand même
07:16à une époque économique
07:17absolument dingue.
07:19Votre remarque
07:20est pertinente.
07:21C'est-à-dire qu'en plus,
07:22sur le fond,
07:24il me semble
07:25que M. Wauquiez
07:27est plus proche
07:28politiquement
07:29de M. Retailleau
07:31que de M. Philippe.
07:33Parce qu'en plus,
07:34Philippe,
07:34il fait une campagne
07:35au centre.
07:36Parce qu'il voit bien
07:37que le Rassemblement
07:38National
07:38prend trop de place,
07:39que c'est un bloc
07:40qu'il n'arrivera pas
07:41à attaquer,
07:42il ne pourra pas refaire
07:43le coup de Sarkozy
07:43en 2007
07:44qui avait siphonné
07:46les voix du Rassemblement
07:47National.
07:48Donc, il fait une campagne
07:49centriste.
07:50Et d'ailleurs,
07:51son meeting
07:52de dimanche
07:53était un meeting
07:54de centriste
07:55où on a beaucoup parlé
07:55d'éducation
07:56et très très peu
07:57de sujets régaliens,
07:58très peu d'immigration,
07:59très peu de sécurité.
08:02Et donc, voilà.
08:03Et donc, c'est ça
08:03qui est absolument incroyable.
08:05C'est que, finalement,
08:05Wauquiez est pris
08:06sur risque insensé
08:07de soutenir un centriste
08:09alors qu'il avait toujours
08:10eu des positions
08:11plutôt plus...
08:12Enfin, assez à droite
08:13et assez en ligne
08:14avec Retailleau.
08:15En tout cas,
08:15il est bon de rappeler
08:16l'histoire politique française
08:18avec Pompidou
08:19et Chaband-Elmas
08:20parce que cette ligne-là
08:22de la droite libérale
08:23ou sociale,
08:24par exemple,
08:25quelqu'un comme
08:26Gérald Darmanin
08:27vous dit
08:28« Moi, je soutiens
08:30la droite sociale. »
08:31Voilà.
08:31Et vous avez aussi
08:32d'autres candidats
08:33comme Retailleau
08:34qui dit
08:35« Moi, je soutiens
08:35la droite libérale. »
08:37Et ensuite,
08:37vous avez David Lysnard
08:38qui, lui,
08:38est le libéral de service.
08:40Et donc,
08:41il y a quand même
08:41plusieurs nuances
08:42de libéralisme.
08:43Au, comment dirais-je,
08:45au RN,
08:46de la même façon,
08:47vous avez un terreau social
08:49chez Marine Le Pen.
08:50Pourquoi ?
08:51Parce qu'elle a conquis
08:51des territoires
08:52qui, à l'époque,
08:52étaient des territoires communistes.
08:54Donc, c'est-à-dire
08:54qu'elle doit
08:56à ses électeurs
08:57aussi une réponse
08:58qui est une réponse sociale.
08:59Et Jordan Bardella
09:00qui a un aspect libéral.
09:01Là-dessus,
09:02Hubert Coudirier,
09:03directeur de l'information
09:04du journal
09:05Le Télégramme,
09:06qui a publié
09:07ce livre
09:08que je vous conseille
09:09qui s'appelle
09:09« Le mystère
09:11Marine Le Pen ».
09:12Eh bien,
09:12il était mon invité
09:13hier soir.
09:13Il parlait des différences
09:14entre les deux.
09:15C'est quelqu'un
09:16qui est assez clivé,
09:17en fait,
09:17Marine Le Pen.
09:18Elle ne ressemble
09:19pas du tout
09:19à Jordan Bardella
09:20qui est quelqu'un
09:21de plutôt froid,
09:23méthodique,
09:23sans beaucoup d'affect
09:25d'après ce qu'on me dit.
09:26Elle,
09:26elle est généreuse,
09:29empathique,
09:29mais elle est aussi colérique
09:30et elle tient son groupe
09:32à la trique.
09:33Ça veut dire qu'en réalité,
09:35il n'y a pas deux RN.
09:37Il n'y en a qu'un.
09:38C'est le sien.
09:39Il n'a pas grand monde,
09:39en fait,
09:40Bardella,
09:40autour de lui,
09:40à part Alexandre Loubet,
09:42Pierre Romain Thionnet,
09:45Paradole
09:45et quelques autres.
09:47Mais,
09:48ils sont légitimistes.
09:49Donc,
09:50une fois que la décision
09:51sera prise,
09:52soit la rivière
09:53revient dans son lit,
09:54derrière la patronne,
09:56soit c'est une nouvelle étape
09:58qui s'ouvre,
09:58c'est la fin d'une époque.
10:00Oui,
10:00la fin d'une époque
10:01ou carrément une mutinerie
10:03parce que ce qu'on disait,
10:05vous savez,
10:05c'était important pour moi,
10:06ce soir,
10:07dans Repinsoir,
10:08de prendre du recul
10:09et de prendre des personnes
10:10qui connaissent parfaitement
10:11le Front National
10:12devenu Rassemblement National.
10:14Avec Hubert Coudurier,
10:15qui a fait ce livre
10:17et qui connaît très très bien,
10:18effectivement,
10:19d'après aussi son ancrage breton,
10:21toute la famille Le Pen.
10:22Lorrain de Sainte-Afrique,
10:24vous savez,
10:24c'est quand même
10:25le vieux compagnon de route
10:26de Jean-Marie Le Pen.
10:28Et là,
10:28vous avez effectivement
10:30ces deux différents.
10:31Et tout à l'heure,
10:31un cadre du RN
10:33a laissé échapper
10:34ces marines qui décident
10:35et c'est le RN qui suit.
10:37C'est-à-dire que là,
10:37tout à l'heure,
10:38on a eu
10:38les caméras
10:39de toutes les télévisions
10:41et notamment de CNews
10:42ont filmé
10:42la devanture du 70
10:44rue Cortembert.
10:45Personne ne moufte,
10:46on écoute la patronne.
10:47Et c'est ça qui est incroyable,
10:48c'est qu'il n'y a
10:50aucune indiscrétion,
10:51il n'y a aucune fuite.
10:52Personne ne dit rien.
10:53Donc, on peut dire
10:54que là,
10:54le parti,
10:55il est tenu.
10:55Il est tenu...
10:56Alatric,
10:57comme dirait Hubert Caudurieux.
10:59Ce qui est aussi une qualité
11:00quand on dirige
11:01un parti politique.
11:02Voilà.
11:03Merci beaucoup,
11:04Jean-Michel Salvatore.
11:05Merci.
11:05Gilles-William-Golnadel,
11:06vous restez avec nous.
11:07Quelques minutes de pause.
11:09Le journal de 20 heures.
11:10Est-ce que pendant ce journal,
11:12on saura
11:12la décision
11:14de Marine Le Pen
11:15qui,
11:16encore une fois,
11:17est la seule
11:17à décider
11:18en son âme
11:19et conscience
11:20qu'elle veut faire
11:21pour cette course
11:22à l'est présidentiel ?
11:23Et nous serons
11:24avec Arnaud Benedetti
11:24juste après cette pause.
11:27Restez avec nous
11:27sur Europe 1.
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