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Bruno Retailleau, président des Républicains et candidat à l’élection présidentielle, était l’invité du Face-à-Face de ce mardi 7 juillet sur BFMTV et RMC.
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00:00Il est 8h29 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV. Bonjour Bruno Retailleau.
00:03Bonjour Apolline de Malherbe.
00:04Merci de répondre à mes questions. Vous êtes candidat à l'élection présidentielle, candidat LR.
00:09Vous êtes par ailleurs le président du parti Les Républicains.
00:12De très nombreuses questions à vous poser ce matin.
00:14Mais évidemment la première, c'est ce qui concernera Marine Le Pen aujourd'hui.
00:18La Cour d'appel de Paris va rendre sa décision dans l'affaire des assistants parlementaires européens du RN.
00:24Marine Le Pen ou Jordan Bardella, pour vous ça change quoi ?
00:28Ça ne change rien. C'est la justice qui va se prononcer.
00:31Elle a raison d'ailleurs de se prononcer tôt, plutôt que d'attendre quelques semaines, quelques mois,
00:36juste avant cette élection fatale, ultime, l'élection présidentielle.
00:40Pour moi ça ne change rien.
00:41Ça ne change rien parce que le RN ne sera pas en mesure de redresser la France.
00:45Je n'y crois pas du tout parce qu'ils sont les supporters de l'assistanat.
00:50Je pense que la France est en train de mourir d'un système social qui a dérivé.
00:54Je suis pour un système social qui protège notamment les plus ragiles.
00:58mais pas ceux qui vivent au crochet de la société.
01:01Et regardez, ils n'ont pas voté la réforme de l'assurance chômage, l'assurance de la retraite.
01:05Et c'est un parti girouette.
01:07Un parti girouette, on va revenir sur le fond.
01:09Ils ont changé d'avis surtout.
01:11On va revenir sur le fond, mais sur le calendrier, vous le disiez,
01:14en effet la justice a accéléré son calendrier de manière à pouvoir rendre sa décision à temps.
01:20Ce qui est positif.
01:21Pour que Marine Le Pen ou Jordan Bardella puissent faire campagne.
01:25Le fait que ce soit une décision judiciaire qui aura des conséquences politiques.
01:30Les mots de Jordan Bardella qui disait hier soir, la cour d'appel doit avoir en tête
01:34qu'elle va dans sa décision avoir le poids des conséquences politiques dans ce qui sera prononcé.
01:40Et Marine Le Pen qui dit, cette décision peut contrecarrer le fonctionnement démocratique de notre pays.
01:45Est-ce que vous considérez que la justice est politique en rendant cette décision aujourd'hui ?
01:50Non, la justice ne doit avoir qu'une chose en tête.
01:54Marine Le Pen est-elle oui ou non coupable ?
01:57C'est ce qu'on demande à la justice.
01:59Souvent je suis monté au créneau pour dénoncer des syndicats, notamment de magistrats, qui étaient très politisés.
02:06Et je le cite, le syndicat de la magistrature.
02:09Vous vous souvenez, le mur des cons.
02:10La justice doit certes être indépendante, mais elle doit d'abord être impartiale.
02:15Et c'est ce qui explique sans doute cette partialité parfois que perçoivent les Français,
02:20ce lien distendu, ce lien de conscience qui a été brisé entre les citoyens et la justice.
02:25La décision qui sera rendue aujourd'hui, pour vous, peut-elle être non politique ?
02:30Elle aura des conséquences politiques, mais elle peut ne pas être dans ses fondements,
02:34dans ses intentions politiques.
02:36C'est ce que je souhaite et c'est ce que j'espère.
02:39Vous faites confiance, quoi qu'il arrive, quelle que soit la décision ?
02:41Vous estimez qu'il faut la respecter et ne pas se poser de questions ?
02:44Ah bah écoutez, non.
02:45Moi je suis de ceux qui considèrent que, je l'avais fait d'ailleurs en première instance,
02:49que lorsque Marine Le Pen avait été condamnée à une exécution provisoire,
02:54qui contredisait d'ailleurs la présomption d'innocence.
02:58Je trouvais ridicule que cette décision de première instance...
03:01Donc je ne me suis pas privée de dire ce que je pense, mais simplement, là, la Cour d'appel
03:06va devoir dire si, oui ou non,
03:08elle estime que Marine Le Pen est coupable de détournement de fonds publics.
03:11Est-ce que vous entendez aussi ce que disent, j'avais ce matin, une auditrice, hôtesse de caisse à Cannes,
03:17qui disait, moi j'ai l'impression que c'est de l'acharnement,
03:20parce que je considère que quand Marine Le Pen représente, disait-elle, plus de 30% dans les sondages,
03:25et qu'une partie des Français veulent qu'elle soit candidate, c'est pas au juge de prendre cette décision.
03:30Non mais le juge prend une décision sur la culpabilité, sur des faits.
03:33Si jamais on sentait dans la décision qu'il y avait autre chose que des faits qui devraient rentrer en
03:38ligne de compte,
03:38alors il faudrait la dénoncer.
03:40Mais je veux dire que la justice, enfin les hommes et les femmes politiques, pardon,
03:44ils ne sont ni en dessous des lois, ni au-dessus des lois.
03:47Bruno Retailleau, on reparlera de la justice, parce que je voudrais vous interroger aussi,
03:51après les drames de Liana, après les drames de Louis,
03:54mais du point de vue de la politique, vous avez reçu récemment des marques au moins d'inimitié,
04:01en tout cas de détournement, de celui qui pourtant était vraiment censé être votre bras droit pendant longtemps,
04:07Laurent Wauquiez.
04:08Par son histoire, par les responsabilités qui ont été les siennes,
04:11Edouard Philippe peut incarner l'ordre et le sérieux permettant de redresser la France,
04:16et à vous, semble-t-il, même s'il ne vous nomme pas, il dit il faut savoir se retirer.
04:21Vous ne vous faites rien ?
04:22Non, ça ne me fait pas rire, mais ça ne m'a pas étonné, plus que ça, voilà,
04:25Laurent Wauquiez n'a jamais été mon bras droit.
04:28Vous savez, moi je me suis engagé sur un chemin difficile, l'élection présidentielle.
04:31L'élection présidentielle, ce n'est pas une promenade de santé,
04:34ce n'est pas guinguette et flonflon, pas du tout.
04:36Vous avez droit chaque matin à votre bol d'huile de foie de morue,
04:39et vous avez droit aux petites trahisons.
04:41Le problème de ce genre de déclaration, où il se contredit, il y a quelques mois près d'ailleurs,
04:47puisque un an, il n'y avait pas de mots assez durs sur Edouard Philippe,
04:51et d'ailleurs il le trouvait que j'avais été trop macronisé quand j'étais ministre de l'Intérieur.
04:55Ce qui fait mal à la politique, c'est ces retournements de veste.
04:59C'est finalement dire une chose le matin et dire l'inverse le soir,
05:03parce que ça accrédite dans l'esprit des gens cette idée que dans la politique, tout est faux, tout est
05:09pourri.
05:09Vous avez dit, Bruno Retailleau, je ne souhaite pas assez de mal à Edouard Philippe
05:13pour lui souhaiter le soutien de Laurent Wauquiez.
05:16Ça veut dire que c'est un boulet en fait, Laurent Wauquiez.
05:18En tout cas, ça n'a jamais été un bras droit, ça n'a jamais été une aide pour moi,
05:23ni un soutien d'ailleurs.
05:24Il est toujours membre des LR ?
05:25Oui, il est toujours membre des LR, mais...
05:27Vous n'allez pas l'exclure pour autant ?
05:28Écoutez, je ne remettrai pas un jeton dans la machine.
05:32Moi, je suis engagé pour mon pays.
05:34Je pense que la France est en train de... est au bord du gouffre en tout cas.
05:37Et je veux garder toute mon énergie pour redresser la France, redresser mon pays.
05:41Le reste, pour moi, c'est anecdotique.
05:44Cette question quand même de la multiplicité des candidatures,
05:47c'est-à-dire de dire au fond, aujourd'hui, sur à peu près le même électorat,
05:50il y a Edouard Philippe et il y a vous.
05:52Si on élargit un peu, il y a aussi Gabriel Attal.
05:55Cette question-là, à la fin, si vous êtes tous les trois sur la ligne de départ,
05:59en effet, il y a peu de chances que vous n'ayez pas Marine Le Pen
06:02et Jean-Luc Mélenchon sur l'affiche du deuxième tour ?
06:06Mais je vais vous dire, j'étais à Brest, j'étais à Aix,
06:09j'ai fait un meeting tout près de Marseille, vendredi soir.
06:12Je suis sans doute un des candidats qui voit le plus de monde
06:15parce que je laboure le terrain.
06:17Croyez-moi, il n'y a aucune envie des Français
06:19d'avoir un match de second tour
06:21entre M. Mélenchon et M. Bardella ou Mme Le Pen.
06:25Il n'y a aucune envie.
06:26Parce qu'il sent très bien que ce serait le chaos.
06:32Et par ailleurs, il n'y a aucune envie
06:34de reconduire celles et ceux qui ont gouverné pendant longtemps
06:37et qui ont appuyé la politique d'Emmanuel Macron pendant dix ans.
06:40Aucune envie.
06:41Pour vous, Edouard Philippe, c'est le macronisme.
06:43Mais en tout cas, il aura de la peine à se décontaminer, évidemment.
06:47Et il sera sans cesse, à mon avis, rattaché à ce bilan-là.
06:51Il y a cette phrase prononcée ce matin par Laurent Wauquiez.
06:54A l'automne, ceux qui ne sont pas les mieux placés
06:56doivent se retirer.
06:57Est-ce que ça, pour le coup, sur les règles du jeu,
07:00j'allais dire, vous êtes à peu près d'accord ?
07:02Ah non, mais moi, je suis parti pour gagner.
07:05Et j'en suis de plus en plus persuadé.
07:08D'accord.
07:08Parce que j'offre la solution, j'offre le choix aux Français.
07:11Donc il n'y a pas de revoyure, en quelque sorte,
07:14on se dit en automne...
07:15Je mets sur la table des propositions qui sont radicales.
07:18Pourquoi ? Parce que je pense que les vieilles idées,
07:20les vieilles solutions, les vieilles recettes,
07:22ça ne peut plus marcher.
07:23Donc il faut des solutions radicales.
07:25Je suis en même temps raisonnable.
07:27Je fais partie d'un gouvernement.
07:29Bien, donc j'offre le choix, justement,
07:32entre le chaos que serait le second tour
07:34entre M. Mélenchon et le RN,
07:36et puis la continuation par d'autres moyens,
07:38par d'autres figures, par procuration du macronisme.
07:42Édouard Philippe devra clarifier ses positions,
07:44notamment sur la laïcité ou sur le régalien.
07:46Petit bémol, donc, que Laurent Wauquiez apporte ce matin
07:49à un éventuel soutien à Édouard Philippe,
07:51dont il disait la semaine dernière qu'il pouvait incarner l'ordre et le sérieux.
07:55Mais c'est ce que je vous disais.
07:57Avec lui, vous ne pouvez même pas le croire,
07:59le contraire de ce qu'il dit.
08:00La semaine dernière, tout était beau et superbe.
08:04Et là, maintenant, il dit pratiquement l'inverse.
08:07Non, tout ça, c'est anecdotique.
08:08Moi, je pense que...
08:10J'ai écouté, d'ailleurs, Édouard Philippe.
08:12Ce qu'on attend, on est tous d'accord.
08:13Que vous en avez pensé de ton discours de dimanche ?
08:16Écoutez, formellement, c'était très professionnel.
08:18On est tous d'accord sur un certain nombre de généralités.
08:23Refonder l'école, bien évidemment.
08:26La transition climatique, évidemment.
08:28S'adapter au réchauffement climatique, évidemment.
08:32Le fait aussi qu'il faille faire un certain nombre d'efforts
08:35et que ces efforts soient justes.
08:37Mais où sont les propositions ?
08:38Je vais vous dire, Apolline de Balaire,
08:40je ne laisserai pas cette campagne présidentielle.
08:43Parce que pour moi, 2027, c'est la campagne
08:45et c'est l'élection de la dernière chance.
08:47Ce sera ou le sursaut ou le chaos.
08:50Et je ne la laisserai pas se faire escamoter vis-à-vis des Français.
08:53Pourquoi ? Et je m'explique.
08:55Il faut des propositions.
08:56On peut, comment dirais-je, dire un certain nombre de généralités,
09:01des abstractions sur lesquelles...
09:02C'était des généralités un peu de la part de...
09:04Mais où sont les propositions ?
09:05Où sont les solutions ?
09:06Je pense que, pour éclairer les Français,
09:09c'est le respect.
09:10Dans des moments qui sont des moments difficiles,
09:12encore une fois, la France est au bord du gouffre.
09:14Je pense qu'on leur doit la vérité.
09:16Et on leur doit des solutions, des propositions.
09:19Précises, chiffrées,
09:20c'est ce que je m'emploie à faire chaque jour.
09:23Et c'est projet, contre-projet, solution contre solution,
09:27qu'ils devront trancher cette élection présidentielle.
09:29On va rentrer dans le détail de vos propositions,
09:30et notamment sur ce que vous dites,
09:33l'alerte sur les finances publiques.
09:34C'est aussi d'ailleurs l'expression utilisée désormais
09:37pour parler du comité qui va se tenir aujourd'hui.
09:40Mais j'entends bien donc que vous ne vous retirerez pas.
09:42Non, mais je pars, je suis parti,
09:45et je porte un projet qu'aucun autre candidat ne porte.
09:48Vous êtes parti dans la campagne.
09:49Sur la prospérité, sur le régalien,
09:52il faudra changer de constitution.
09:53Voilà un point qui me distingue d'Edouard Philippe.
09:56Je pars quand je vous demande si vous vous retirerez,
09:57ça peut prêter à confusion.
09:58Non, vous êtes parti pour gagner.
10:01Je suis parti et je vais gagner.
10:02C'est dans ce sens-là qu'il faut l'entendre.
10:04Et j'en suis absolument certain,
10:06je serai au second tour.
10:08Bruno Retailleau, aujourd'hui,
10:09comité d'alerte sur les finances publiques,
10:11et vous ne cessez de dire que c'est en effet
10:14la dernière chance, la dernière étape,
10:16l'ultime pour la France.
10:18François Bayrou, hier, disait
10:19l'année prochaine, la totalité de l'impôt sur le revenu
10:23ne suffira pas pour payer les intérêts de la dette.
10:26Lui aussi, alerte.
10:28Le dernier comité d'alerte des finances publiques
10:31qui s'était tenu il y a quelques mois,
10:33avant celui de cet après-midi,
10:35avait accouché de 6 milliards supplémentaires d'économies.
10:38Combien de milliards d'économies faudra-t-il faire
10:41pour rentrer à nouveau dans les clous ?
10:42Mais François Bayrou a parfaitement raison.
10:46La totalité, effectivement, de l'impôt sur le revenu
10:48est dévorée par le seul paiement des intérêts de la dette.
10:51Ça représente par jour,
10:53pour que les Français le comprennent bien,
10:55210 millions d'euros par jour.
10:57C'est l'équivalent qu'on jette par la fenêtre
10:59du coup d'un hôpital local.
11:01Vous imaginez, cette bombe-là,
11:02elle va exploser.
11:03On ne sait pas s'il sera dans quelques mois
11:05ou dans quelques années.
11:07Mais elle va exploser.
11:08Sur quoi faut-il faire des économies, alors ?
11:10Mais sur tout.
11:11Mais d'abord en étant juste, vous voyez.
11:13J'entendais dans le discours cette idée
11:15qu'il faut exiger un effort des retraités.
11:19Moi, ce que je veux d'abord,
11:20en termes de justice,
11:21parce que dans notre modèle social
11:22qu'il va falloir refonder,
11:24c'est cette idée de justice.
11:25Aujourd'hui, ça n'est pas juste
11:27parce que ce sont toujours ceux qui payent de l'impôt,
11:29qui cotisent,
11:30qui payent toujours plus.
11:31Ce que moi je veux...
11:31Vous ne ferez pas appel davantage aux retraités ?
11:33Ce que je veux, moi,
11:35et avant de faire appel aux uns, aux autres,
11:37à ceux qui ont travaillé toute une vie,
11:39c'est faire appel et c'est exiger
11:41de ceux qui ne travaillent pas,
11:42qui pourraient le faire,
11:44des efforts.
11:44Je plafonnerai à 70% du SMIC
11:46la totalité des prestations sociales
11:48pour qu'à chaque moment,
11:50il y ait un écart significatif
11:51entre le revenu de l'assistanat,
11:54de la solidarité
11:55et le revenu du travail.
11:56Quand vous dites la totalité,
11:57est-ce que ça veut dire que
11:58si on touche à la fois le RSA
12:00et des allocations familiales,
12:03par exemple ?
12:03Je laisse les allocations familiales
12:04D'accord, c'est hors allocation familiale.
12:06C'est hors allocation familiale.
12:07Mais pour la première fois,
12:08j'instaurerai ce plafond.
12:10Deuxième chose,
12:11par rapport à ceux qui cotisent,
12:12est-ce que vous trouvez normal
12:13que des Français qui cotisent
12:14puissent être moins bien remboursés
12:16qu'un étranger en situation clandestine
12:19qui, lui, bénéficiera de 100% ?
12:21Qui, lui, va donc...
12:22Qui n'aura pas de reste à charge.
12:23Et qui n'aura pas de reste à charge.
12:24Eh bien, ce que je veux,
12:25c'est que les étrangers
12:26qui viendront en France
12:28devront attendre 5 ans,
12:30travailler,
12:31et être là légalement
12:33pour commencer à toucher
12:34des aides sociales, etc.
12:36C'est un modèle social qu'ils font.
12:37Mais ils ne peuvent pas avoir travaillé 5 ans
12:37sans avoir la Sécu.
12:39Ils auront quand même la Sécu tout de suite.
12:40Bien sûr, parce que...
12:41Bien sûr, évidemment.
12:42Mais sur les aides sociales,
12:44ce qu'on appelle non-contributives.
12:46Voilà.
12:46Donc, c'est un changement de modèle
12:48que je veux.
12:49Moi, je veux que le travail paye.
12:50Le problème français, aujourd'hui,
12:52c'est que le travail
12:53ne paye pas suffisamment
12:55parce que les gens qui travaillent
12:56portent toute la dépense publique
12:58et les pharaoniques.
12:59Donc, je veux donner
13:01la possibilité aux Français
13:02d'avoir un 13e,
13:03voire un 14e mois
13:04en travaillant un peu moins
13:06d'une demi-heure par jour.
13:07Voilà.
13:08Et en tapant, en plus,
13:10pas en moins, évidemment,
13:11tous ceux qui diront
13:11qu'il faut travailler moins
13:12nous enfonceront
13:13comme on a déjà enfoncé la France.
13:15Les socialistes nous ont fait
13:16cette belle promesse.
13:17Travaillez moins,
13:18vous vivrez mieux.
13:19Total, aujourd'hui,
13:20il n'y a jamais eu
13:20autant de pauvres en France
13:22et on est un pays
13:23en voie de tiers-mandisation.
13:24Et donc, il faudra
13:25faire des efforts,
13:26mais d'abord...
13:26Vous considérez qu'on est
13:27un pays en voie de tiers-mandisation ?
13:28Mais bien sûr.
13:29Regardez nos services publics.
13:31Ce qui est...
13:32Et c'est la raison
13:32pour laquelle je parlais
13:33de justice.
13:34Ce qui rend fous
13:35les Français,
13:36c'est de voir qu'on est
13:37les champions du monde
13:38de l'impôt,
13:38de la dépense publique.
13:40Jamais la dépense publique
13:41n'a été aussi forte.
13:42Jamais on a autant
13:42cotisé, payé,
13:44et jamais les services publics
13:45ont été aussi fragilisés.
13:47Regardez les urgences,
13:48l'hôpital,
13:49regardez la justice,
13:50on en a parlé déjà
13:51dans l'affaire Liana
13:52et dans bien d'autres affaires.
13:54Regardez beaucoup d'autres...
13:55L'école aussi.
13:56L'école qui est devenue
13:57une machine
13:58à fabriquer
13:59des inégalités sociales.
14:00C'est en France
14:01où finalement,
14:03le lien entre l'élève,
14:04la réussite de l'élève
14:05et la position sociale
14:07des parents
14:07est le plus étroit,
14:09resserré.
14:10Vous dites,
14:11Bruno Retailleau,
14:11quand j'arriverai au pouvoir,
14:13je décréterai
14:13l'état d'urgence numérique.
14:15Ça veut dire quoi ça ?
14:16Parce que je pense
14:17qu'aujourd'hui,
14:19il y a un basculement
14:20du monde.
14:20Alors,
14:21il y a des guerres
14:22dans le monde,
14:22mais par ailleurs,
14:23il y a l'intelligence artificielle.
14:25Cette intelligence artificielle,
14:26c'est sans doute
14:27la plus grande bataille
14:29technologique
14:29que l'histoire ait connue
14:31et on est mal préparé.
14:32Et on est en train
14:33de devenir
14:34une colonie numérique américaine.
14:36Et moi,
14:36je ne veux
14:37ni d'un protectorat américain
14:39sur la France
14:40et l'Europe,
14:40ni non plus
14:41d'un protectorat
14:42d'ailleurs industriel
14:43de la Chine
14:43sur l'Europe
14:44et sur la France.
14:45Donc,
14:45il faut réagir.
14:46Deux questions encore.
14:47Bruno Retailleau,
14:48il y a eu cette marche blanche
14:50après la mort de Louis.
14:52Ce jeune homme
14:53qui a été tabassé
14:54à mort
14:55et laissé pour mort
14:56alors qu'il était
14:58normalement protégé
14:59par l'aide sociale
15:00à l'enfance.
15:00Dans cette marche blanche,
15:01il y a un certain nombre
15:02de jeunes
15:02qui ont décidé
15:03de faire leur
15:04ce slogan
15:05pour la peine de mort.
15:07Comment vous réagissez
15:08quand vous entendez ça ?
15:09Et après la mort de Liana,
15:11on avait fait un forum
15:11sur BFM TV
15:13et on avait eu
15:14quelques parents
15:14qui disaient
15:15pratiquement
15:16qu'ils étaient tentés
15:17de se faire justice
15:18eux-mêmes
15:19et d'aller jusqu'à
15:20tuer un éventuel assassin
15:21ou violeur de leurs enfants.
15:22C'est exactement
15:23ce que j'allais vous répondre.
15:24Ce que vous me dites là.
15:25C'est-à-dire
15:26qu'on a
15:27l'excuse
15:29aujourd'hui
15:29de minorité,
15:30on a cultivé
15:31en France
15:31l'excuse sociale,
15:33l'impunité,
15:34une justice
15:35trop laxiste.
15:36Pas nécessairement
15:37à cause des magistrats,
15:38mais à cause
15:38de nos lois.
15:39Et forcément,
15:41cette impunité,
15:41cette justice laxiste,
15:42elle appelle deux réactions.
15:44Soit on crée des milices
15:45pour s'autodéfendre,
15:46ça n'est pas possible,
15:47soit on veut à nouveau
15:48la peine de mort.
15:49Ce que moi je propose,
15:50c'est une autre politique pénale.
15:52Une politique pénale
15:53où on assumera
15:54la sanction.
15:54Mais la peine de mort ?
15:55Non.
15:56Non.
15:57Ça ne change rien
15:58et j'y suis opposé
15:59depuis longtemps.
16:00En revanche,
16:01je veux qu'on ait
16:02des peines minimales.
16:03Dès qu'on touche
16:03un policier,
16:04un gendarme,
16:05un sapeur-pompier,
16:06c'est la casse-prison.
16:07Dès qu'un jeune
16:07commet un délit grave,
16:08ce sera des courtes peines
16:09de prison.
16:10On arrête cet écart énorme
16:12entre les peines encourues,
16:13les peines prononcées
16:14au tribunal
16:15et les peines
16:16qui sont réellement exécutées.
16:17Je supprimerai
16:18le juge d'application
16:19des peines.
16:20Les Français ne savent pas
16:22mais en France,
16:23vous avez un drôle de système.
16:24Vous avez d'abord
16:24un juge au tribunal
16:25qui va donner
16:26une condamnation,
16:27il va prononcer
16:27une condamnation
16:28et puis derrière,
16:29il y a un autre juge
16:30qui s'appelle
16:30le juge d'application
16:31des peines
16:32qui va défaire
16:33ce que le premier juge
16:34a fait.
16:35Ça ne peut pas durer.
16:36Il faudra aussi construire
16:37bien entendu des prisons.
16:39Il faudra,
16:40et c'est un point
16:41très important,
16:42je soumettrai
16:43au peuple français
16:44par la voie du référendum
16:46justement cette grande question
16:47de la politique pénale
16:49qu'ils veulent.
16:49On rend en France
16:50la justice
16:51au nom du peuple français
16:52et c'est parfaitement
16:53naturel, démocratique
16:55que ce soit
16:55le peuple français
16:56qui vote
16:57la politique pénale
16:58de son choix.
16:58Avec ce référendum.
16:59Donc un mot encore
17:00Bruno Retailleau,
17:01vous avez peut-être vu
17:03ces propos
17:04d'une sénatrice
17:06paraguayenne
17:07qui a eu des propos
17:09sur Kylian Mbappé
17:10absolument inouï.
17:12Elle parle d'un Camerounais
17:13issu de la colonisation
17:15qui ne sait même pas
17:17écrire.
17:18Elle est...
17:19Je n'ai même pas de mots.
17:21Une femme méprisable
17:23et indigne de sa fonction.
17:24Kylian Mbappé est sorti
17:25de son silence
17:25et il a décidé
17:26de condamner
17:27ses propos.
17:28Comment vous réagissez ?
17:29Il a eu raison
17:30et Mbappé
17:31a rendu fier
17:33beaucoup beaucoup
17:33de Français
17:34du drapeau
17:35des bleus
17:36bien entendu
17:36et de leur maillot.
17:38Ce que je voudrais dire
17:39à cette dame
17:39c'est que
17:39la France est un modèle
17:41le modèle républicain
17:42et dans ce modèle républicain
17:43on n'est pas français
17:44par le sol
17:45on n'est pas français
17:46par le sang
17:46on est français
17:47par le cœur
17:47on n'est français
17:48pas par la couleur
17:49de la peau
17:50pas par la croyance
17:51pas par ses origines
17:52c'est parce qu'on aime
17:53la France
17:53c'est ça le modèle républicain
17:55c'est ce modèle-là
17:56que moi
17:56je veux absolument
17:58comment dirais-je
17:59porter
17:59très haut
18:00comme un étendard
18:01et je pense
18:02que l'assimilation
18:03à nos valeurs
18:03il faut la remettre
18:04au cœur
18:05du débat public
18:05Merci Bruno Retailleau
18:07d'avoir répondu
18:07à mes questions
18:08ce matin
18:09vous êtes candidat
18:10à l'élection présidentielle
18:11et président des Républicains
18:13il est 8h47
18:14sur RMC BFM TV
18:15Merci Bruno Retailleau
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