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  • il y a 13 heures
Le face à face avec Périco Légasse et Serge Papin, Ministre des Petites et moyennes entreprises, du Commerce, de l'Artisanat, du Tourisme et du Pouvoir d'achat
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##LE_FACE_A_FACE_ETE-2026-07-06##

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News
Transcription
00:00Les débats de l'été Sud Radio
00:02Serge Papin, ministre des petites et moyennes entreprises, du commerce, de l'artisanat, du tourisme et du pouvoir d'achat,
00:08bonjour.
00:09Bonjour Maxime Liedot.
00:10Merci beaucoup d'être sur l'antenne de Sud Radio et bonjour Perico Légas.
00:13Bonjour Maxime.
00:14Vous avez retardé vos vacances justement pour mener cet entretien exceptionnel, énormément de sujets.
00:19Perico a prévu aussi de nombreuses attaques ou de nombreux dossiers sur lesquels on a besoin d'avoir énormément de
00:24réponses.
00:25Donc simplement pour commencer notre conversation Serge Papin, l'actualité, l'actualité où le tourisme est quand même pris d
00:31'assaut par les flammes, par la canicule.
00:33On voit dans les Pyrénées-Orientales avec des incendies qui ravagent des territoires en entier.
00:38Est-ce qu'on a déjà une idée de ce que va coûter, de ce que vont coûter ces incendies
00:43sur le tourisme en France qui on le sait est plus qu'important pour les recettes de l'État ?
00:47Alors d'abord il faut saluer tout le travail que font les pompiers sur le terrain, les élus aussi.
00:55Tous ceux qui sont les bénévoles, qui sont mobilisés.
00:57Je vais vous dire, cet incendie, a priori, les informations que j'ai ce matin, il commence à être sous
01:02contrôle.
01:03Et pourquoi il l'est aussi rapidement ?
01:05C'est aussi parce qu'on est en alerte.
01:08Tous les endroits sensibles sont en alerte depuis le départ de cette calicule.
01:13Il l'était avant, bien sûr, ça fait partie des procédures.
01:17Mais avec la canicule, bien sûr, ça a été renforcé.
01:20Donc après, les conséquences sur le tourisme.
01:23Je veux dire, on est le pays d'accueil au monde.
01:26On a un leadership avec le tourisme.
01:27D'où ma question.
01:29Voilà, non mais il faut saluer ça.
01:31Surtout le sud de la France.
01:32On est leader au monde sur les touristes qui viennent dans notre pays.
01:38Et évidemment, en nombre de touristes, dont les Français, qui restent aussi en France.
01:42Et tous les indicateurs que j'ai, moi, pour la saison qui est l'entame de cette saison touristique, sont
01:48bons.
01:48Que ça soit...
01:49Donc pour l'instant, pas de conséquences.
01:50Quand on voit la canicule, les incendies, ça a encore de conséquences.
01:53Pour la canicule en général, pas de conséquences sur le tourisme.
01:58Spécifiquement, les zones où il y a des incendies, c'est sûr, le temps que c'est sous contrôle.
02:03Mais moi, je vais rassurer, évidemment, les gens qui avaient fait des réservations.
02:08Les choses, là, maintenant, sont sous contrôle.
02:10Et les réservations pourront être, comment dirais-je...
02:15Totalement validées, il n'y aura pas de grandes annulations ou tout ce genre de choses.
02:19Non, non, voilà.
02:19Alors, malheureusement, ça fait partie, souvent, des événements de l'été.
02:25On a...
02:26Le ministre de l'Intérieur, mon collègue Laurent Nunez, il est sur place.
02:31Il a annoncé qu'en effet, il y avait plus d'hectares qui avaient brûlé, là, à date, que l
02:40'année dernière.
02:40Donc on voit quand même que la canicule a un effet.
02:43Mais bon, les dispositifs en France, notamment, vous savez, on...
02:48Permettent une certaine sérénité sur le tourisme.
02:50Voilà, et donc, de ce point de vue-là, les choses commencent à être sous contrôle pour les Pyrénées-Orientales.
02:54Et avant de laisser la parole à Péricolégas, vous parliez des événements de l'été.
02:57Alors, il y a un événement, l'été en France, qu'il ne faut pas louper.
03:00Ça s'appelle le Tour de France.
03:01On a vu certains arrêtés, notamment, dire qu'avec, notamment, les incendies,
03:05les spectateurs seront interdits sur certaines branches du Tour.
03:07Tout à l'heure, on était avec un maire qui nous disait,
03:09mais moi, pardon, je ne peux pas empêcher, en réalité, les gens de stationner,
03:13d'assister à cette étape qui est très importante.
03:15Pour eux, justement, parce qu'ils ont réservé.
03:17Parce que derrière, il y a des commerces qui en dépendent.
03:18Comment vous répondez à ceux qui vont braver, de toute façon, cette interdiction ?
03:21Non, mais, moi, je suis, évidemment, je comprends, c'est un message d'empathie avec eux,
03:28puisqu'ils attendaient le Tour, et le Tour, les routes vont être barrées pour des raisons de sécurité
03:34dans les endroits où il y a eu l'incendie.
03:36C'est exceptionnel.
03:37Et je pense que les maires et les villes qui sont concernées, évidemment,
03:44ce n'est pas ce qui était prévu.
03:45Bon, je pense qu'ils en discuteront avec le groupe Amaury,
03:47qui peut-être, l'année prochaine, pourra faire des choses.
03:50Mais bon, voilà, c'est vrai que ça ne peut être que de la déception,
03:55mais elle est localisée et elle est momentanée.
03:58Donc, un appel à la prudence, peut-être ?
04:00Voilà, il ne faut pas...
04:01Les endroits qui sont interdits, il ne faut surtout pas s'y rendre,
04:04pour des raisons de sécurité, bien sûr.
04:06Et je rappelle, si vous permettez, Maxime Liedot,
04:129 incendies sur 10 sont d'origine humaine,
04:15notamment avec les mégots de cigarette.
04:17Donc, il faut être très attentif à ça.
04:18La discussion peut s'engager avec Péricault Légas,
04:21mon acolyte durant cette interview et les éléments d'actualité.
04:23On aura l'occasion d'y revenir tout au long de cette discussion.
04:26Mon cher Péricault, je vous passe le bâton de la parole.
04:28Merci, Maxime.
04:30Bonjour, Serge Papin.
04:31Bonjour.
04:31Bonjour, M. le ministre.
04:33J'avoue que vous appelez M. le ministre, on se connaît depuis longtemps.
04:36Oui, ça vous fait drôle.
04:38On a été adversaires.
04:39Je disais que vous étiez mon ennemi intime,
04:40parce que vous représentiez une aile de la grande distribution.
04:43Moi, je défendais, au contraire, ce que je considérais être les victimes de la grande distribution,
04:46les agriculteurs, les producteurs, et puis, vous êtes dans cet univers de la grande distribution
04:50qui me semble brutale et sauvage, celui qui m'a ouvert les yeux sur les faits.
04:53Il n'y a pas que des méchants dans la grande distribution, et vous l'avez prouvé.
04:56J'essaie d'être toujours dans la nuance et dans l'équilibre.
04:59C'est la raison pour laquelle, c'est la raison pour laquelle vous êtes membre du gouvernement.
05:02Le paradoxe, c'est qu'il y a un autre grand distributeur
05:05auquel on pourrait bâter des vocations politiques encore ce matin,
05:08c'est Michel-Édouard Leclerc.
05:09Eh bien, manque de vol, c'est vous qui vous retrouvez au gouvernement.
05:11Donc, il attendra son tour, si tant est qu'il aille jusqu'au bout.
05:14Il ne vise plus haut.
05:15Il ne vise plus haut, voilà.
05:17Alors, est-ce que pour autant, il serait aussi efficace que vous pourriez l'être ?
05:20Ça va être tout l'enjeu de notre échange.
05:23Serge Papin, vous déclariez le 2 décembre 2025,
05:26vous comparessiez à l'Assemblée nationale très solennellement
05:28devant la Commission des Affaires économiques,
05:30présidée par le député de la Manche, Stéphane Trabert,
05:32et vous déclariez être un ministre de la Société Civile
05:35entré au gouvernement pour conjuguer une expérience personnelle
05:37de chef d'entreprise, donc patron de système U.
05:40Je rappelle que c'est les supérues et que c'est une coopérative.
05:42De commerçants indépendants.
05:43Et dans les grandes centrales, je le confirme,
05:46moi je vous ai connus à Chantonnet,
05:48aux supérues de Chantonnet,
05:49vous étiez ceux qui non seulement défendait
05:52le pouvoir d'achat des consommateurs,
05:54le Robin Desbois, comme c'est le premier,
05:55mais vous défendez aussi le fait que les producteurs
05:58et les fournisseurs doivent aussi.
05:59Voilà, les deux aspects.
06:01Vous disiez que, voilà, votre expérience de chef d'entreprise,
06:04en particulier dans l'univers de la grande distribution
06:07qui a été celui du commerce, du pouvoir d'achat,
06:08tout en portant des convictions personnelles.
06:11Alors, qu'en est-il ?
06:12Après dix mois d'exercice, il en reste encore un petit peu,
06:15je rappelle les titres qui sont les vôtres,
06:17Maxime les a rappelés tout à l'heure,
06:18petit et moyen d'entreprise, c'est énorme,
06:20commerce, artisanat, tourisme, ils ont souvent été ensemble,
06:23et puis alors le pouvoir d'achat,
06:25vaste programme, dirait le général De Gaulle.
06:27Est-ce qu'on a aujourd'hui vraiment,
06:28quand on est ministre du commerce de l'artisanat,
06:31des petites et moyennes entreprises,
06:33est-ce qu'on a sérieusement,
06:34en dehors de l'incantation politique,
06:36le pouvoir d'influer sur le pouvoir d'achat des vôtres ?
06:39Le pouvoir d'agir, comme dirait l'autre.
06:40Oui, bien sûr, heureusement.
06:43Bon, c'est vrai que ce gouvernement
06:45qui n'a pas de majorité,
06:46qui n'a pas beaucoup de temps,
06:48qui n'a pas d'argent,
06:49il faut qu'il trouve...
06:51Beau programme.
06:52Comme dit le Premier ministre,
06:54mais en même temps,
06:54on n'est pas là pour être dans l'attentisme.
06:59Alors, évidemment, on est confronté
07:00à des crises qui se succèdent,
07:02mais en même temps, on essaie
07:03de pousser nos sujets.
07:05Moi, j'ai quatre sujets principaux.
07:09Alors, je vais rajouter le pouvoir d'achat,
07:11qui est un gros sujet,
07:12mais il est transverse,
07:13je vais en parler.
07:15Le premier sujet,
07:16c'est le commerce de centre-ville.
07:18Pour y revenir, comment on peut donner
07:20des outils aux maires
07:22pour faire en sorte que les centres-villes
07:24aillent mieux ?
07:25C'est-à-dire qu'on diminue
07:27ce qu'on appelle le taux de vacances,
07:28qu'il y ait de moins en moins
07:29de rideaux tirés.
07:31Donc ça, c'est un premier point.
07:32Le deuxième point,
07:33c'est se battre contre les plateformes
07:36asiatiques,
07:37notamment Chine, Temu, etc.
07:39Et là, on y reviendra
07:40et on commence à avoir
07:41des belles victoires.
07:43Troisième point,
07:44c'est le made in France accessible.
07:47Comment l'économie de proximité
07:49peut être un projet
07:50de réindustrialisation pour ce pays ?
07:52Pas que dans la tech,
07:54pas que dans les grosses entreprises,
07:55mais aussi les entreprises du quotidien.
07:57Et enfin, quatrième point,
07:59la transmission,
08:02les reprises d'entreprises
08:03et sur ces sujets-là,
08:04moi qui sont,
08:05c'est quand même
08:07mon couloir de nage,
08:08comme on dit,
08:08je pousse ces sujets-là
08:10et j'espère,
08:11avec un certain succès,
08:12et j'espère,
08:13mon cher Perico,
08:14léguer à mon successeur
08:16un plan d'action
08:17et une feuille de route
08:19et des dossiers en ordre
08:20sur ces sujets-là.
08:20Vous avez développé
08:22les quatre points essentiels,
08:23on aura l'occasion
08:24d'y revenir dans une poignée de secondes
08:25avec Perico Légas,
08:26parce que, comme on dit,
08:27on parle, on parle,
08:28mais le temps file.
08:29Et donc là,
08:29on doit marquer déjà
08:30une première page de publicité,
08:31on se retrouve dans une poignée de secondes
08:32et beaucoup de questions
08:33et donc de réponses de votre part
08:35sont attendues.
08:35Serge Papin,
08:36ministre des petites et moyennes entreprises,
08:37commerce, artisanat,
08:39tourisme et pouvoir d'achat
08:39aussi dans vos portefeuilles,
08:41on y vient dans une poignée de secondes.
08:42Restez bien à l'écoute
08:43sur Sud Radio
08:43et bien sûr,
08:44vos questions,
08:450826 300 300.
08:46Passons à tout de suite.
08:47Les débats de l'été Sud Radio.
08:51Sud Radio.
08:52Les débats de l'été,
08:5410h-13h,
08:55Maxime Liedot.
08:56Midi 20 sur l'antenne de Sud Radio
08:58en compagnie de Perico Légas,
08:59nous entamons une longue discussion
09:00avec le ministre des petites
09:02et moyennes entreprises,
09:03commerce, artisanat,
09:04tourisme et pouvoir d'achat.
09:05C'est Serge Papin
09:06qui est avec nous jusqu'à midi.
09:07Il est avec nous,
09:08il est avec vous aussi,
09:09amis auditeurs,
09:10au 0826 300 300.
09:11Vous avez des questions,
09:12des interpellations,
09:13une volonté peut-être
09:14d'éclaircir certains points.
09:15Vous travaillez dans ces professions,
09:16et bien ça tombe bien.
09:17Le ministre est là,
09:18il déjeune un peu plus tard
09:19et il répond à vos questions
09:20suite de la conversation
09:21avec vous, Perico.
09:22Alors Serge Papin,
09:24à peine nommé ministre,
09:25le destin vous fait
09:26un cadeau extraordinaire,
09:27vous êtes amené à gérer
09:28et vous l'avez fait
09:29dans des termes sans ambiguïté,
09:31l'affaire Chéine,
09:32donc les plateformes,
09:34et boum,
09:35et là je me dis,
09:36tiens, on va voir
09:36ce que vaut Serge.
09:38Vous avez été assez ferme,
09:39alors ensuite,
09:40est-ce que dans la réalité
09:40des faits,
09:41ça s'est suivi,
09:42vous avez des termes
09:43sans ménagement,
09:44vous parlez d'une attaque,
09:45d'une agression,
09:46vous parlez de dumping,
09:47en expliquant bien,
09:48le dumping c'est prendre
09:49la place de l'autre.
09:50Et vous dites,
09:50il n'est pas question
09:51que cette agression
09:52des gens qui ne respectent
09:53pas les codes,
09:53qui ne respectent pas les normes,
09:54ils n'ont rien à faire en Europe,
09:55ils n'ont rien à faire en France.
09:56Où est-ce qu'on en est
09:57de cette affaire ?
09:58Le travail d'un ministre,
10:01mon cher Perico,
10:01c'est de protéger.
10:02Moi je cherche dans cette affaire
10:03à protéger le consommateur,
10:05parce que ce que vend Chine,
10:06ce sont des produits
10:07qui ne respectent pas nos normes.
10:08À titre d'exemple,
10:09il y a 700 prélèvements
10:11qui viennent d'être faits
10:11par la DGCCRF.
10:13Et c'est confirmé
10:14par Que Choisir Ensemble.
10:16Simplement pour préciser,
10:17la DGCCRF,
10:18c'est tout ce qui est
10:18la répression des foules.
10:19La répression des foules,
10:20exactement.
10:21Sur 700 produits,
10:22il y en a 70%
10:23qui ne respectent pas nos normes
10:25et 45% qui sont dangereux.
10:28Ça veut dire que
10:28le modèle de ces plateformes,
10:31c'est le bad produit,
10:35le produit irrespectueux,
10:37le produit dangereux.
10:38Donc, on doit protéger,
10:40on doit protéger nos commerçants
10:41et on doit protéger nos PME.
10:44Donc, qu'est-ce qu'on a fait là ?
10:47Vous êtes allé à Roissy
10:48avec Amélie de Manchènes ?
10:49Oui, pour constater ça,
10:50pour constater ça,
10:51j'ai vu d'ailleurs
10:52en ouvrant les colis
10:53que beaucoup de ces colis
10:54étaient destinés,
10:55beaucoup de produits
10:56étaient destinés à la revente.
10:58Donc, ça prouve
10:59parce que ça bypass,
11:00c'est évidemment revendu
11:02dans des conditions
11:03où tout notre modèle social,
11:06fiscal, etc.,
11:08n'est pas respecté.
11:09Donc, là,
11:10on a d'abord des sanctions
11:11qui sont tombées.
11:12200 millions au niveau de l'Europe,
11:13c'est pas rien.
11:14200 millions depuis le mois de juillet
11:16aussi au niveau de la France
11:18qui ont été portées
11:20sur ces plateformes.
11:21On a mis en place
11:23la taxe douanière de 3 euros,
11:25là, à partir du 1er juillet.
11:27C'est en route.
11:27À partir du mois de novembre,
11:29ça grègera une taxe
11:31dite de gestion
11:31de 2 euros supplémentaires.
11:33Ça va faire 5 euros
11:34qui va peser en taxe
11:37sur ces colis.
11:40L'ultra fast fashion
11:41qui a été voté
11:42à l'unanimité
11:44par l'Assemblée,
11:46qui va donc être mis en place
11:48et qui vise, là aussi,
11:50à taxer des produits
11:52venant de Chine
11:53qui protégera, d'ailleurs,
11:55les entreprises françaises.
11:56Et donc, on est les seuls
11:57en Europe
11:58à avoir mis ce dispositif
12:00et on est regardé.
12:01Est-ce que ce n'était pas
12:02une erreur, Serge Papin ?
12:03Quand on a vu, certes,
12:04que maintenant,
12:04elle va être installée
12:05d'un point de vue européen,
12:06quand on l'a mise seulement
12:08en France,
12:08en fait, on a vu
12:09qu'est-ce qu'on a fait ?
12:10On a fait en sorte
12:10que tous les autres aéroports
12:13européens en bénéficient
12:14et on a fait absolument
12:15sur la taxe sur les petits colis
12:16et il y a beaucoup
12:16d'aéroports français
12:18qui en ont souffert
12:18de cette taxe.
12:19Oui, mais attendez,
12:20nous, on doit montrer l'exemple.
12:22C'était le prix à payer ?
12:23D'ailleurs, on l'a suspendue
12:25tactiquement jusqu'au mois de novembre
12:27puisque maintenant,
12:28elle est adoubée
12:29grâce à la France
12:31par toute l'Europe
12:31et elle sera en place
12:32à partir du mois de novembre.
12:33Mais on se doit...
12:34Pardonnez-moi, Serge Papin,
12:35ce que beaucoup ont qualifié
12:36de fiasco
12:38avec cette taxe
12:38seulement française
12:39de 2 euros
12:40sur les petits colis,
12:41beaucoup d'aéroports
12:42s'en sont pleins,
12:42vous avez dit
12:42c'était le prix à payer
12:43parce qu'on a gagné à la fin.
12:45Justement, c'est parce qu'on a été
12:46exemplaires sur ce sujet
12:48parce qu'on a tenu bon
12:49qu'elle devient européenne.
12:50C'est-à-dire, l'Europe,
12:51on peut influencer quand même
12:52là-dessus.
12:53Et puis, donc,
12:55dernier point,
12:56on est en train justement
12:57au niveau de l'Europe
12:59de proposer, nous,
13:00un dispositif
13:01pour reconnaître
13:02un dispositif législatif
13:04qui va être porté,
13:05j'espère,
13:05par le Parlement,
13:07par deux députés,
13:10pour reconnaître
13:11le côté systémique,
13:12c'est-à-dire
13:12que c'est un système
13:13que ces plateformes
13:15ne respectent pas
13:16ni nos codes de la consommation
13:17ni nos normes.
13:18Et donc, on voudrait
13:19que la loi soit encore plus dure
13:21dans notre pays
13:22pour qu'on débranche
13:23la prise.
13:24Vous admettez
13:24qu'on n'était donc pas protégés,
13:25la mondialisation heureuse
13:26s'était un leurre
13:27et vous ouvrez votre gueule
13:28et passez-moi l'expression.
13:30Jusqu'à présent,
13:30personne n'avait rien dit.
13:31C'était formidable,
13:32c'était la commission,
13:33c'était le marché ouvert,
13:34l'actualique.
13:34Mais comment, bien sûr,
13:35mais comment on va faire
13:36si on ne met pas un peu
13:37de protectionnisme ?
13:39Comment font nos entreprises ?
13:40Mais vous préférez les convaincus.
13:41Vous savez,
13:42les Chinois,
13:43ils sont bien organisés,
13:44ils planifient
13:45sur tous les secteurs,
13:46ils font du dumping,
13:47c'est-à-dire c'est subventionné.
13:48Avec l'aide de l'État ?
13:48Bien sûr,
13:49ce que je dis,
13:50je vais vous dire,
13:51nous, il faut qu'on se protège de ça.
13:52Ça ne veut pas dire
13:52qu'on est ennemi de tout,
13:54bien sûr,
13:55puisqu'il y a aussi du commerce
13:57qui se fait en aller-retour,
13:58mais sur ce sujet-là,
14:00particulièrement,
14:01il faut être...
14:01Voilà,
14:02il faut se battre.
14:03Et sur cette loi
14:03qui pourrait installer
14:04un caractère systémique
14:06de la part de cette plateforme,
14:07vous espérez qu'elle puisse voir le jour
14:09quand,
14:09à qui créneur ?
14:10Parce que,
14:10et ce n'est pas Perico
14:11qui va me contredire,
14:12tant que ça,
14:13c'est systémique,
14:14derrière,
14:14c'est le petit commerce,
14:15c'est la petite entreprise
14:15qui en souffre.
14:16Bien sûr.
14:17Déjà,
14:18tout ce que j'ai dit,
14:18ça commence à porter ses fruits,
14:20parce qu'ils reconnaissent
14:23que la France
14:23n'est pas un pays facile,
14:24nos amis chinois.
14:27Et par contre,
14:28là,
14:28on travaille avec le cabinet,
14:29j'espère,
14:30compte tenu de l'agenda parlementaire
14:32qui n'est pas facile,
14:34puis avec un temps contraint.
14:36En tous les cas,
14:37on est en train de travailler,
14:38mon cabinet travaille
14:39avec les députés
14:41Vermorel Marques
14:43et Esquenazine.
14:43En septembre,
14:44avant la fin de l'année ?
14:45J'espère que ça sera déposé
14:46avant la fin de l'année, oui.
14:47Déposé avant la fin de l'année.
14:48Autre sujet,
14:49et puis,
14:49cher Serge Papin,
14:50vous avez été leader de Systemu,
14:52vous avez donc représenté
14:53la grande distribution.
14:54Le commerce indépendant.
14:55Le commerce indépendant.
14:56Voilà,
14:57face des instances de gouvernement.
14:58Vous s'appelez les nouveaux commerçants,
14:58mon cher Perico,
14:59à l'époque.
15:00Je ne sais pas.
15:02Aujourd'hui,
15:03au poste où vous êtes,
15:04je fais une comparaison,
15:05vous êtes dans la peau
15:05d'Éric Dupond-Moretti,
15:07qui était avocat,
15:08qui devient gardé
15:09le sommet de la justice.
15:11Maintenant,
15:11c'est vous qui êtes au gouvernement
15:12et vous avez,
15:13à un moment donné,
15:13être obligé d'arbitrer
15:15les fameuses négociations
15:17de fin février
15:18entre la grande distribution
15:18et les fournisseurs.
15:20Là,
15:20vous avez abandonné
15:21votre casquette
15:22de grand distributeur.
15:23Mais vous connaissez
15:24les réalités du marché quand même.
15:25Il y a eu trois lois,
15:26Galim,
15:27Serge Papin,
15:27trois,
15:28qui ont visiblement servi
15:29à peu grand chose
15:30ou pas du tout.
15:31Est-ce que vous allez pouvoir,
15:32vous,
15:33aujourd'hui,
15:34établir un code déontologique
15:36d'équité
15:36dans la négociation
15:37entre les grandes distributions
15:39qui écrasent,
15:40qui essaient d'écraser les prix
15:41au nom de la défense
15:42du consommateur
15:43et les producteurs,
15:44que ce soit les artisans,
15:45que ce soit les industriels
15:46et les agriculteurs
15:47qui essaient de vivre
15:47de leur travail ?
15:48Vous allez arriver
15:49à porter une solution
15:50au bout de 15 ans
15:50de polémiques
15:51et de débats fins ?
15:52Écoutez,
15:53moi j'essaie d'être
15:54un médiateur dans cette affaire.
15:56Et donc,
15:57d'être dans la nuance
15:58et dans l'équilibre.
15:59C'est ce qui m'anime.
16:01Alors,
16:01il y a des lois
16:02qui existent dans ce pays.
16:03Rappelez,
16:04Péricault,
16:04vous devez vous en souvenir,
16:05la loi Galland.
16:06Très bien.
16:07C'était,
16:08on donnait la main,
16:08au fond,
16:10aux industriels
16:11pour gérer les marges
16:12de la grande distribution.
16:14Et il y avait
16:14ce qu'on appelle
16:15les fameuses marges arrières.
16:16Donc,
16:17le gouvernement Fillon
16:18s'est emparé de ça
16:19à l'époque
16:20et il a dit,
16:21maintenant,
16:21on va mettre en place
16:22la loi de modernisation
16:23de l'économie.
16:24La LME,
16:25c'est quoi ?
16:26Ça met la balle
16:28dans le camp,
16:29justement,
16:29plus du pouvoir d'achat
16:30et des distributeurs.
16:31Donc,
16:32ce qu'on appelle
16:32la négociabilité.
16:34Donc,
16:34maintenant,
16:34c'est la souveraineté
16:35qui est en cause.
16:36D'accord ?
16:37Donc,
16:37il faudrait aménager les choses.
16:39Alors moi,
16:39quelle est ma vision
16:40par rapport à ça ?
16:41Je souhaiterais
16:42qu'on ait du temps long.
16:44C'est pas d'aujourd'hui,
16:45je le dis.
16:45Du temps long,
16:46pourquoi ?
16:47Parce qu'il faut moderniser
16:48les outils.
16:49Ça fait 30 ans
16:49que ça dure,
16:50ça je ne sais pas.
16:50Mais attendez,
16:50il faut moderniser les outils.
16:52Il faut décarboner,
16:54ne pas utiliser
16:56de conservateurs
16:57et substances controversées,
16:59etc.
16:59Ça veut dire souvent
17:00qu'il faut changer les chaînes.
17:02Pour changer les chaînes,
17:03c'est assez simple à comprendre.
17:04La durée d'amortissement,
17:05quand vous voulez,
17:06par exemple,
17:07vous avez des pots
17:07de yaourt en plastique
17:08et vous voulez passer
17:09des pots de yaourt en carton
17:10pour prendre un exemple simple,
17:11il faut changer les chaînes
17:13si on veut moins utiliser
17:14de plastique à 2040
17:15et un amortissement des chaînes,
17:17c'est 7 ans.
17:18Comment voulez-vous
17:19s'il s'est remis en cause
17:19tous les ans,
17:20les accords ?
17:21Alors,
17:22il faut avoir
17:22un autre type de dialogue.
17:24Moi,
17:24je discute là
17:25un peu avec tout le monde
17:26pour essayer d'avoir
17:28la pluriannualité
17:30dans les accords commerciaux
17:32et pas simplement
17:33les accords annuels
17:35pour qu'il y ait du dialogue
17:36et qu'on soit
17:38sur du temps long
17:39et que chacun
17:40ait de la sérénité.
17:41Vous savez,
17:42bizarrement,
17:43plus vous avez de temps long,
17:44plus vous serez compétitif
17:46et plus vous êtes
17:47dans le rapport de force annuel
17:48avec la menace
17:49d'être déréférencé,
17:50vous voulez faire
17:51des résultats à court terme.
17:52Serge Papin,
17:53pourquoi ça n'a pas abouti ?
17:54Parce que,
17:54mais Egalim,
17:55heureusement,
17:56quand vous dites,
17:56parce qu'attention,
17:57au côté un peu
17:58pérentatoire et négatif,
17:59moi,
17:59je vais vous dire,
18:00Egalim,
18:00heureusement qu'il est là.
18:01Pour les laitiers,
18:02heureusement qu'il est là.
18:03Mais il y a encore,
18:04c'est vrai,
18:04ce que dit Erico,
18:05parfois,
18:05quelques trous dans la raquette
18:06et sur cette question
18:07de la loi Egalim,
18:08de la question aussi
18:08du rôle,
18:09parfois,
18:09de la grande distribution
18:10auprès de nos producteurs,
18:11on aura l'occasion
18:12d'y revenir,
18:13mais une fois n'est pas coutume,
18:13dans cette grande discussion,
18:14on va marquer
18:15quelques pages de publicité,
18:16elle arrive dans quelques minutes.
18:18Serge Papin,
18:18vous restez avec nous
18:19jusqu'à 13h,
18:19amis auditeurs,
18:20vos questions,
18:210826 300 300,
18:23Péricolegas aussi,
18:23reste avec nous
18:24et on poursuit cette discussion
18:25dans un instant.
18:26Grande distribution,
18:27producteurs,
18:28loi Egalim,
18:28les questions à Serge Papin,
18:30ministre des petites
18:30et moyennes entreprises,
18:31du commerce,
18:32de l'artisanat,
18:32du tourisme
18:33et du pouvoir d'achat.
18:34A tout de suite sur Sud Radio.
18:36Les débats de l'été,
18:37Sud Radio.
18:39Sud Radio,
18:40les débats de l'été,
18:4110h-13h,
18:42Maxime Liedot.
18:44Midi 32 sur Sud Radio,
18:46rendez-vous exceptionnel
18:47avec Péricolegas
18:48qui a repoussé ses vacances
18:49de quelques heures.
18:50Interrompu !
18:51Interrompu !
18:51Excusez-nous !
18:52Je suis venu de ma province !
18:54Eh bien, regardez ça !
18:55Qu'est-ce que je fais pas
18:55pour Serge Papin ?
18:56L'empreinte carbone
18:56de Péricolegas,
18:57c'est pas du jojo,
18:57c'est moi qui vous le dis.
18:59Avec entretien,
19:00donc avec Serge Papin,
19:01ministre des petites
19:01et moyennes entreprises,
19:02du commerce,
19:03de l'artisanat,
19:04du tourisme
19:05et du pouvoir d'achat.
19:06Péricole venait de lancer
19:07une discussion importante
19:08sur les fameuses centrales d'achat,
19:09sur le rapport
19:13toujours à la fin
19:14les producteurs.
19:15Péricole parlait aussi
19:16des trous dans la raquette
19:17de la loi Egalim.
19:18Il y a toujours un élément
19:19qui m'a frappé,
19:20peut-être un élément
19:21sur lequel vous travaillez
19:22quand on sait que
19:22sans les nommer,
19:24on va dire,
19:24certains qui ont
19:25des grandes marques
19:26de grandes distributions
19:28délocalisent en réalité
19:29leur centrale d'achat
19:29pour pas les nommer,
19:30par exemple,
19:31en Belgique,
19:32pour échapper notamment
19:33à toutes les bonnes règles
19:35de la loi Egalim.
19:36Et s'il n'y a pas là,
19:37Serge Papin,
19:38quand même quelque chose
19:38à corriger
19:39de manière assez urgente.
19:40Merci pour cette bonne question.
19:41Oui, alors...
19:44Egalim s'applique aussi
19:46en Europe,
19:46c'est-à-dire,
19:47s'il y a des négociations
19:48qui concernent
19:50ou qui sont
19:51dans le périmètre d'Egalim,
19:53elles doivent être appliquées.
19:54Si ce n'était pas le cas,
19:56ça sera sanctionné.
19:58Serge Papin,
19:59vous savez que ce n'est pas le cas.
20:00Pour ne pas le nommer,
20:01Michel-Édouard Leclerc,
20:02quand il délocalise
20:03exprès ses centrales d'achat
20:04en Belgique
20:05pour justement échapper
20:06à une certaine pression française,
20:08il ne les respecte pas.
20:10Écoutez,
20:10s'il ne le respecte pas,
20:11vous savez que
20:13la DGCCRF
20:14dont on a parlé tout à l'heure,
20:15elle n'a pas des contrôles à faire.
20:42Certains le font.
20:43Et moi,
20:43je pense que s'il y a des choses
20:45à bouger au niveau de l'Europe,
20:46il faut aussi faire bouger
20:48la loi européenne.
20:49Et donc,
20:49de ce point de vue-là,
20:50c'est qu'il y a des débats
20:53qui ont lieu
20:54au niveau de la Commission européenne
20:56sur cette question-là.
20:56Et on parlait
20:57de Michel-Édouard Leclerc,
20:58Perico,
20:59les gars se rappelaient
21:00à l'instant
21:00qu'il est toujours
21:01un peu en campagne médiatique,
21:02voire même peut-être
21:03en campagne politique.
21:04Deux questions rapidement
21:04avant de reprendre
21:05le fil de notre conversation.
21:06Il a annoncé ce matin
21:07que Leclerc allait investir
21:092,3 milliards d'euros
21:11d'ici 2030.
21:12Quand je vous avais reçu
21:13au micro de l'interview politique
21:14il y a quelques mois,
21:15Serge Papin,
21:15vous félicitiez notamment
21:16Patrick Pouyanné
21:17de ce qu'il faisait
21:18avec son entreprise.
21:19Est-ce que là,
21:20vous dites aussi,
21:20Michel-Édouard Leclerc,
21:21quand on investit
21:22autant d'argent
21:23pour la transition écologique,
21:24je dis bravo.
21:24Il joue son rôle de leader.
21:26Il n'est pas tout seul.
21:27Il l'a annoncé.
21:29Mais je sais que d'autres enseignes
21:30le font aussi.
21:31C'est-à-dire,
21:31c'est un endroit
21:32où on vient
21:33avec sa voiture
21:33et dans le plan
21:35d'électrification
21:35qui est celui de la France
21:37qui est le seul pays
21:38en Europe
21:38à pouvoir avoir
21:39un plan d'électrification
21:40en quantité,
21:41en qualité
21:42et donc peut aller très vite
21:44sur cette question-là
21:44et électrifier les usages.
21:46Donc,
21:47beaucoup de voitures
21:47vont devenir électriques
21:49dans les 2 ou 3 ans
21:50qui viennent
21:50et c'est normal
21:51que la grande distribution
21:52accompagne ça
21:53puisque de stations
21:54ou de distribution
21:56de carburant,
21:57ils vont passer
21:58avec des stations
21:59de distribution
22:00d'électricité.
22:01Donc,
22:01elles sont toutes
22:02je peux vous dire
22:03toutes les enseignes
22:04sont sur ce sujet.
22:05D'ailleurs,
22:06pas que les enseignes
22:06de grande distribution
22:07parce qu'on installe
22:09des bornes électriques
22:12plus facilement
22:12que des cuves
22:14d'énergie fossile.
22:15Donc,
22:15il y aura d'autres enseignes
22:17y compris non alimentaires
22:18qui vont sur ce terrain
22:19de jeu-là.
22:20Et comment le ministre
22:20que vous êtes
22:21regarde,
22:22on va dire,
22:22la démultiplication
22:24médiatique
22:24de Michel-Édouard Leclerc
22:25avec,
22:26comme il le disait ce matin,
22:27peut-être une tentation
22:28d'aller vers 2027.
22:29Vous qui avez fait le transfert,
22:31on va dire,
22:31du privé au public,
22:33est-ce que lui aussi
22:34doit le faire
22:34ou vous lui dites,
22:35après tout,
22:35ce sera pourquoi pas
22:36un bon candidat
22:37pour la France aussi ?
22:38Oui,
22:38moi je ne vise pas
22:40la magistrateur.
22:41Vous pensez
22:42que lui le vise ?
22:43C'est en tous les cas,
22:44c'est sur l'expression
22:46qu'il a eue,
22:46c'est pour être président,
22:48pas pour être ministre.
22:50Moi,
22:50je suis un ministre
22:51du quotidien.
22:54Voilà,
22:56Michel-Édouard
22:56est une personnalité populaire,
22:59après il sera sans doute
23:01confronté à d'autres sujets
23:02s'il voulait maintenir
23:03sa candidature,
23:05mais en tous les cas,
23:06il le laisse entendre,
23:08il a une certaine ambiguïté.
23:09Et ça pourrait marcher ?
23:10Après,
23:10il est populaire.
23:12Michel-Édouard Leclerc
23:13est populaire,
23:14il faut,
23:15dans les personnalités
23:17préférées des Français,
23:18il apparaît toujours,
23:20alors voilà,
23:20après...
23:21Il a sa chance.
23:23Écoutez,
23:25je pense qu'en tous les cas,
23:27Michel-Édouard,
23:28l'intérêt général,
23:29c'est quelque chose
23:30qui ne lui déplait pas.
23:31Après,
23:32est-ce qu'il pourra aller au bout ?
23:33C'est un autre sujet.
23:34Théry Collegas.
23:35Alors,
23:35Serge Papin,
23:35nous apprenons aujourd'hui,
23:36mais vous l'aviez déjà dit,
23:37c'est très important pour nous,
23:38vous êtes le ministre
23:39de la Protection,
23:41vous êtes le ministre,
23:42bien sûr,
23:42du pouvoir d'achat
23:43et le ministre de la Souveraineté.
23:45Alors,
23:45rentrons dans le,
23:46je vais dire,
23:47la réalité de ce terrain.
23:49Deux sujets qui vous tiennent à corps
23:50et vous êtes bien placés
23:51pour le savoir,
23:52le commerce de proximité,
23:53le commerce de centre-ville,
23:54l'artisanat,
23:56la continuité,
23:56donc la transmission,
23:57vous faites allusion
23:58au pacte du travail
23:59qui est très important,
23:59qui n'est pas là pour enrichir,
24:01mais pour protéger.
24:02Et ensuite,
24:02en un deuxième temps,
24:03vous avez dit,
24:04souvent,
24:04vous l'avez cité,
24:05le mot made in France.
24:06Bien sûr,
24:07vous considérez que c'est un triomphe
24:08qu'il y a le salon du made in France,
24:09il s'est passé à l'Élysée,
24:10la mise en valeur.
24:11Attention,
24:12vous dites,
24:12le made in France est formidable,
24:13c'est la preuve qu'on peut renaître,
24:15qu'il peut y avoir
24:16une renaissance économique française
24:17à condition que ce soit accessible
24:18à tous.
24:19Et on avait Gilles Attaf
24:20qui était là il y a quelques jours,
24:22que je recevais,
24:23patron de Certificat Origins France
24:25et des Forces Françaises en Industrie,
24:26qui disait,
24:27notre priorité,
24:27bien sûr,
24:28c'est que tous les Français
24:29puissent accéder à le made in France.
24:30Donc,
24:31en un premier temps,
24:31comment préserver ce commerce
24:32de proximité de centre-ville
24:34avec l'Ala Dutreuil
24:35face à l'agression du marché en ligne,
24:36bien entendu,
24:37d'une grande distribution encore brutale,
24:39et comment,
24:39en un deuxième temps,
24:40arriver à faire en sorte
24:41que le made in France
24:42puisse devenir démocratique
24:43et populaire ?
24:44Alors,
24:44sur la première question,
24:46le commerce de centre-ville,
24:47d'abord,
24:47le commerce de centre-ville,
24:48c'est un endroit préféré des Français.
24:51C'est quand même un paradoxe,
24:52ça.
24:53Les gens aiment faire du shopping,
24:55se promener en ville.
24:56Avec des territoires sinistrés,
24:57Pierre-Claude.
24:58mais on a mis en place...
25:00Soudain,
25:00la rue de la République
25:01est entièrement sinistrée.
25:03Bien sûr.
25:03Bon, écoutez,
25:04on a mis en place
25:05ce qu'on appelle
25:06des foncières
25:08qui sont dotées
25:10par la Banque des Territoires.
25:11100 millions d'euros.
25:13Donc ça,
25:13quand on met en place
25:15des foncières
25:16et que ça permet
25:17de préempter,
25:18donc d'acheter
25:19des endroits
25:20où, par exemple,
25:21il y a des rideaux tirés,
25:22de les agrandir,
25:23de les moderniser
25:24et de les donner
25:26à des primos,
25:27enfin,
25:27de les mettre à disposition
25:28de primos accédants
25:29ou d'autres
25:29qui veulent s'agrandir.
25:31Et,
25:32on a aussi un poste
25:33qui est intéressant,
25:34je vais vite,
25:35mais c'est le manager
25:36de Centreville
25:37qui est un...
25:37de Commerce Centreville
25:38qui est un animateur
25:39de commerce.
25:40Je vais vous prendre
25:41un exemple
25:42parce que je suis beaucoup...
25:43Avec la grande distribution
25:44qui installe des puces
25:45aussi intérieures,
25:46vous le savez aussi.
25:48Attendez,
25:48j'ai...
25:50Montélimar.
25:50Oui.
25:51J'ai cet exemple en tête
25:52parce que j'étais
25:52avec le maire
25:53de Montélimar
25:53il n'y a pas longtemps.
25:54Il avait un taux de vacances
25:56de 12%
25:56de commerce fermé
25:58dans la ville
25:59de Montélimar.
26:00Il a mis en place
26:01sa foncière
26:02donc quand il y a
26:03un commerce qui ferme
26:04ou qui se vend
26:04il préemble
26:05et après ça lui permet
26:06aussi de réguler
26:07les loyers.
26:08Et deuxièmement
26:08il a l'animateur
26:09aussi de Commerce Centreville.
26:12De 12%
26:12il est passé à 6%.
26:14Donc quand on a
26:15un maire
26:15qui s'implique
26:16qui fait attention
26:17aussi aux mobilités douces
26:18qu'il faut
26:19qu'il y ait des accès
26:20et qui permet
26:22de redonner de la vie
26:24à son centre-ville
26:26et bien ça marche.
26:28Donc ces outils-là
26:28ils sont à disposition.
26:30On a même des chartes
26:31qui existent
26:32comme ville commerçante.
26:33Je suis allé
26:34l'inaugurer
26:35à Lonce-le-Saunier
26:36par exemple.
26:37Voilà ça
26:38c'est un dispositif
26:39qui recrée
26:40une dynamique.
26:41Puis il faut aussi
26:41entre nous
26:42que les maires
26:42ils se disent
26:43le commerce
26:44de centre-ville
26:45c'est important.
26:46On a privilégié
26:47les infrastructures
26:48et c'est très bien
26:48dans les dernières années
26:50c'était la salle
26:51des congrès
26:52c'était le terrain
26:54de foot
26:54c'était très bien.
26:56Maintenant
26:56c'est peut-être aussi
26:57autour
26:58d'on change d'échelle
26:59pour le centre-ville
27:00et quand les maires
27:02sont mobilisés
27:03je vais vous dire
27:03ça marche bien.
27:05Donc je n'ai pas
27:05d'inquiétude
27:06de ce côté-là.
27:07Sur
27:08Made in France
27:09là aussi
27:10tiens
27:10j'étais la semaine dernière
27:12comme ça
27:12c'est très chaud
27:14dans le Vaucluse
27:15je suis allé visiter
27:16une entreprise
27:17qui vous parlera
27:18Charles et Alice
27:19je sais
27:19voilà
27:20et Charles et Alice
27:21ils viennent d'investir
27:23avec le Crédit Mutuel Equity
27:2430 millions d'euros
27:26à Monteux
27:29avec des
27:30ils sont entreprises à mission
27:32ils ont mis un cluster
27:35en place
27:36parce qu'il y a une production locale
27:38de pommes
27:38ils font des petites gourdes
27:40et des pots
27:43de compote
27:4563% de parts de marché
27:47en France
27:48voilà
27:48parce qu'ils ont un produit
27:49qui est accessible
27:51et comment ils sont compétitifs
27:53parce qu'ils ont modernisé
27:54ils ont des outils de production
27:56c'est ça
27:57la solution
27:58il faut des outils de production
28:01qui soient modernes
28:01ils ont des robots
28:03c'est mécanisé
28:04donc c'est très compétitif
28:06et je suis allé voir aussitôt après
28:08je vais vite
28:10une entreprise
28:11qui s'appelle Blasher
28:11Blasher
28:12ils font des guirlandes
28:14des guirlandes
28:15c'est eux par exemple
28:15qui illuminent Paris
28:17voilà
28:17et ils se sont dit
28:19il n'y a pas de raison
28:2095% de ce marché
28:21il est entre les mains
28:22des Chinois
28:24ils se sont dit
28:25nous on va faire
28:26donc ils ont un robot
28:27est-ce que vous les protégez ?
28:29bien sûr
28:30en légiférant
28:31non mais je vais vous dire
28:32il n'y a pas besoin de légiférer
28:33ils sont aussi productifs
28:35que les Chinois
28:36parce qu'ils le font
28:37de la même manière
28:38avec des robots
28:39et ils ont des guirlandes
28:40made in France
28:41c'est quand même
28:42Serge Papin
28:42vous parliez de production
28:43de produits
28:44qui doivent être
28:45généralement de qualité
28:46je vous repose
28:47parce que c'est un peu
28:48dans le filet de la discussion
28:49les centres-villes
28:50il y a aussi les restaurants
28:51dans les centres-villes
28:52je vous propose
28:52d'accueillir Jean
28:53qui est avec nous
28:53bonjour Jean
28:55Jean est-ce que vous êtes avec nous ?
28:57oui bonjour
28:57ah formidable Jean
28:59merveilleux
29:00merci d'être avec nous
29:00sur Sud Radio
29:020826 300 300
29:02vous nous avez passé
29:03un petit coup de fil
29:04il y a quelque chose
29:05qui vous a interpellé
29:06dans la discussion
29:06avec le ministre
29:07et vous aviez une question
29:08à lui poser
29:08on vous écoute Jean
29:10ah monsieur le ministre
29:11bonjour
29:12bonjour Jean
29:13je me suis occupé
29:14de la restauration
29:16au sein de l'UMI
29:16dans la présidence
29:18de l'UMI
29:19et j'ai obtenu
29:20pendant ma présidence
29:22pendant 10 ans
29:22qu'on s'est occupé
29:23de tout ça
29:24d'abord je suis chef de cuisine
29:25restaurateur
29:26maintenant retraité
29:26et toujours actif
29:28et déterminé
29:29à défendre
29:29la profession
29:30qui est dans
29:31très mauvaise posture
29:32actuellement
29:33nous avons obtenu
29:34avec
29:35on a obtenu
29:36le fait maison
29:37qui était un gadget
29:38et enfin c'est nous
29:39qui avons rempli
29:40le texte
29:41parce que la ministre
29:42de Delga
29:42pas Delga
29:43Pinel à l'époque
29:44avait juste fait
29:45du fait maison
29:46avec un dossier
29:47qui était vide
29:48donc il a fallu le remplir
29:49à l'UMI
29:49on a rempli
29:50ce qu'était fait maison
29:50et pas fait maison
29:52et puis ensuite
29:52Carole Delga
29:53elle a compris
29:53ce qu'on voulait réellement
29:55c'est-à-dire déjà
29:55inscrire le métier de cuisinier
29:57au répertoire des métiers
29:58ce qui n'était pas le cas
29:59en France
29:59c'est assez extraordinaire
30:02et à partir de là
30:03ce qu'on aurait voulu
30:03et qu'on n'a pas réussi
30:05mais qu'on a
30:05et ce qu'on voulait
30:07depuis le départ
30:08c'est la reconnaissance
30:09de l'artisanat
30:10dans la restauration
30:11parce que le fait maison
30:12les labels
30:13les trucs et les machins
30:14tout ça
30:14ça ne marche pas
30:16il faut absolument
30:17aujourd'hui
30:18sauver
30:18la restauration
30:19artisanale
30:20indépendante
30:21Donc Jean
30:22quelle est votre question
30:23au ministre Serge Papin ?
30:25Eh bien je voudrais savoir
30:26il en est du fait maison
30:27parce que j'ai entendu parler
30:28qu'il voulait faire
30:29quelques
30:30quelques
30:30avis
30:31à des ouvertures
30:32sur certains produits
30:33sur lesquels
30:34à mon époque
30:35nous nous sommes battus
30:36pour absolument pas
30:36qu'ils rentrent
30:37pile les légumes surgelés
30:39Eh bien Jean
30:40c'est très simple
30:40Serge Papin vous répond
30:41Alors on a deux labels
30:43qui sont très complémentaires
30:45d'abord on a
30:46cher Jean
30:47il y a
30:47Maître Restaurateur
30:48qui est quand même
30:49aussi un label
30:50qui marche bien
30:52on a une grosse ambition
30:54pour Maître Restaurateur
30:55et le fait maison
30:56alors le fait maison
30:57on a voulu
30:58un tout petit peu
30:59le simplifier
31:00donc pas question
31:01forcément de mettre
31:02du surgelé
31:03mais par exemple
31:05j'ai ça en tête
31:06les oeufs
31:06qui sont préparés
31:08d'avance
31:09et qui sont séparés
31:10parce que quand on fait
31:11une sauce
31:13ou quand on fait
31:14des oeufs
31:15battus en neige
31:16voilà c'est plus simple
31:17Avec une île flottante
31:18voilà par exemple
31:19et donc
31:20on a voulu simplifier
31:21à la demande
31:22moi alors
31:23je vais vous dire
31:24Jean
31:24pour le fait maison
31:25je suis à l'écoute
31:27de l'UMI
31:28ou des autres
31:30puisque vous faisiez partie
31:31de l'UMI
31:31et moi
31:32à partir du moment
31:33où tout le monde
31:33est d'accord
31:34je suis votre ministre
31:35pour le porter
31:36et donc le fait maison
31:38on l'a simplifié
31:39plutôt à la demande
31:40Jean
31:40vous avez eu la réponse
31:41du ministre
31:41Serge Papin
31:42vous avez eu raison
31:42de nous passer
31:43un petit cul de fil
31:44au 0826
31:45300 300
31:46midi 45
31:46sur Sud Radio
31:47je me permets
31:48de faire une petite insiste
31:49pour rappeler
31:50que dans une vingtaine
31:51de minutes maintenant
31:52le nouvel avocat
31:53Pierre Dubuisson
31:54de Cédric Jubilard
31:55prendra la parole
31:56dans une conférence de presse
31:57ce sera évidemment
31:58à suivre sur Sud Radio
31:58en attendant
31:59Serge Papin
32:00qui est le ministre
32:01des petites et moyennes entreprises
32:02du commerce
32:02de l'artisanat
32:03et du tourisme
32:03reste avec nous
32:04parce que figurez-vous
32:05qu'il a aussi dans son portefeuille
32:06le pouvoir d'achat
32:07et dans le dernier quart d'heure
32:08c'est un sujet
32:09sur lequel nous allons aller
32:10avec lui
32:11toujours bien sûr
32:11en compagnie de Péricolegas
32:13discussion que vous suivez
32:14évidemment en direct
32:16sur Sud Radio
32:16à tout de suite
32:18Les débats de l'été
32:19Sud Radio
32:21Sud Radio
32:22Les débats de l'été
32:2310h-13h
32:24Maxime Liedot
32:26Midi 48 sur Sud Radio
32:27d'ici une quinzaine de minutes
32:29maintenant
32:29on sera en direct
32:30de la conférence de presse
32:31de Pierre Dubuisson
32:32c'est le nouvel avocat
32:34de Cédric Jubilard
32:36dossier judiciaire important
32:37dans lequel il y a eu
32:38un retournement
32:38tôt ce matin
32:39on l'a appris
32:39puisqu'il a décidé
32:40de faire ses aveux
32:41à son avocat
32:41via une lettre
32:42on y reviendra
32:42donc après 13h
32:44mais pour le moment
32:44on a encore
32:4510 petites minutes
32:46avec le ministre
32:47Serge Papin
32:48ministre des petites
32:49et moyennes entreprises
32:50du commerce
32:50de l'artisanat
32:51du tourisme
32:52et du pouvoir d'achat
32:52discussion que nous menons
32:54avec Perico
32:54et le dernier intitulé
32:55de votre portefeuille
32:56est très important
32:57c'est le pouvoir d'achat
32:58et sur ça
32:58on a besoin d'avoir
32:59des réponses Perico
33:00oui vous êtes donc
33:01le ministre le plus important
33:02du gouvernement
33:02puisque vous êtes le ministre
33:03du pouvoir d'achat
33:04qui est la préoccupation
33:05première des français
33:06alors monsieur le ministre
33:07je vais vous donner
33:07deux solutions
33:08vous arrêtez de saigner
33:09la classe moyenne
33:11fiscalement
33:11et ensuite vous savez
33:12le brut et le net
33:13vous essayez de le rapprocher
33:14le maximum
33:15vous allez voir
33:15votre pouvoir d'achat
33:16il va démarrer
33:17comme une flèche
33:18sérieusement
33:19Serge Papin
33:19il y a ceux qui partent
33:20en vacances aujourd'hui
33:21il y a beaucoup de français
33:22qui ne partent pas en vacances
33:23et pas forcément
33:25dans des catégories sociales
33:26auxquelles on peut penser
33:27est-ce que ceux qui ne partent pas
33:28alors ceux qui partent en vacances
33:29évidemment
33:30vous les incitez à rester en France
33:32on a un tourisme
33:33et un artisanat merveilleux
33:34pour les accueillir
33:34une hôtellerie, restauration
33:35ceux qui ne partent pas en vacances
33:37qui sont vraiment
33:38les classes défavorisées
33:39est-ce que malgré tout
33:40aujourd'hui en 2026
33:41on peut sans partir en vacances
33:43accéder à quelques loisirs
33:45pas trop chers
33:46qui soient à hauteur du portefeuille
33:48oui
33:48alors d'abord
33:49on a un dispositif d'aide
33:51cette année
33:52on va faire partir
33:54je crois que c'est
33:56300 000 personnes
33:57qui s'inscrivent
33:58sur un site
34:01qui pourront être aidées
34:04pour partir en vacances
34:06ensuite
34:07au niveau du tourisme
34:10accessible
34:11la France est sans doute
34:13le premier pays d'Europe
34:14avec les campings
34:15notamment
34:16et qui sont généralement
34:17bien placés
34:18sauf s'il y a du feu
34:19sauf s'il y a du feu
34:20mais bon c'est exceptionnel
34:21non mais c'est vrai
34:22on a un réseau camping
34:23exceptionnel
34:24on a un réseau camping
34:25exceptionnel
34:25et on peut
34:26avoir des vacances
34:28alors ça peut être
34:29à des prix tout à fait raisonnables
34:31dans des endroits merveilleux
34:32dans des endroits merveilleux
34:33ils sont généralement
34:34près des plages
34:35donc bien sûr
34:36il faut profiter
34:38mais il faut rester
34:39il faut aussi
34:40rester en France
34:41c'est là qu'on peut avoir
34:42les vacances
34:42les moins chères
34:44Serge Papin
34:44vous parlez du camping
34:45il y a eu un rapport
34:46qui est tombé
34:47là il y a quelques heures
34:48maintenant
34:48de la commission nationale
34:50des droits
34:50l'homme qui revient
34:51sur ce qui avait provoqué
34:52une polémique
34:52qu'on appelait les no kids
34:54vous savez les espaces no kids
34:55dans les transports
34:56dans les campings
34:57dans les hôtels
34:58où en réalité
34:58on prive les enfants
34:59d'accéder à la piscine
35:00ce genre de choses
35:01où tout simplement
35:02on paye un peu plus cher
35:02bon et on apprend
35:03on se renseignait un peu
35:04sur le sujet
35:04que les dix dernières années
35:05il y a quand même eu
35:06une multiplication par deux
35:07de ces endroits là
35:08les campings
35:08les hôtels
35:09bon des responsables
35:11comme Sarah El Haïry
35:13par exemple
35:13suggèrent d'interdire
35:14ces endroits
35:15ce rapport dit
35:16il faut interdire
35:17ce fonctionnement
35:17de nos kids
35:18comment le ministre du tourisme
35:20regarde ça
35:20je suis assez favorable
35:24à ce que fait Sarah
35:26la commissaire
35:27des droits à l'enfance
35:29à la haute autorité à l'enfance
35:30vous avez raison
35:30je me permets de dire
35:31que si les enfants
35:32étaient bien élevés
35:32aujourd'hui
35:33on n'aurait peut-être pas
35:34ce genre de problème
35:34je pose le problème
35:35tel qu'il est brutalement
35:36je le reconnais
35:37mais il y a des endroits
35:38où c'est infernal
35:38parce que les enfants
35:39ne sont pas tenus
35:39cet ostracisme
35:41vis-à-vis de l'enfance
35:42c'est pas normal
35:43voilà
35:44même quand c'est une minorité
35:45ou des gens
35:46qui payent simplement
35:46quelques euros de plus
35:47pour avoir une certaine
35:48tranquillité
35:49pour vous c'est de l'ostracisme
35:50c'est pas logique
35:52qu'on soit
35:53comme ça
35:54à préciser
35:55no kill
35:56en tous les cas
35:59j'y suis pas
35:59en tant que ministre du tourisme
36:01je n'y suis pas favorable
36:02c'était important
36:03parce que c'est un espace
36:04qui existe notamment
36:05dans les campings
36:05Perico parlait avec vous
36:06à l'instant du pouvoir d'achat
36:08il y a le premier ministre
36:09Sébastien Lecornu
36:10qui était du côté d'Aix-en-Provence
36:11là où se tient chaque année
36:13la grande messe
36:14des rencontres économiques
36:15comme on les appelle
36:15vous y étiez aussi
36:16et c'est vrai qu'il a évoqué
36:18l'importance du budget
36:19l'importance aussi
36:20de pâtir des compromis
36:21et il est allé
36:22à un moment quand même
36:23à nouveau
36:24sur cette idée
36:24qu'il fallait mettre
36:26à contribution
36:26les plus fortunés
36:28pour les faire participer
36:29avec je cite
36:30toujours cette idée
36:31d'avoir derrière cet effort
36:33un élan patriotique
36:34ça veut dire quoi ?
36:35qu'on n'échappera pas
36:36à à nouveau
36:38des impôts supplémentaires
36:39sur les plus riches
36:39à la rentrée ?
36:40il faut
36:41moi j'avais évoqué
36:44avec vous
36:45quand on s'était vu
36:47Maxime Liedot
36:49le fait qu'on puisse avoir
36:51une solidarité
36:54intergénérationnelle
36:54plus qu'à nouveau
36:55sur les grandes fortunes
36:57c'est peut-être lié
36:59moi je pense que
37:00si on devait
37:01j'avais parlé de la CSG
37:02parce que ça me paraît simple
37:04on diminue la CSG
37:05sur les actifs
37:07et on la laisse
37:09sur les retraités
37:10j'avais dit à l'époque
37:11les plus aisés
37:12au-dessus de 3000 euros
37:13c'était votre proposition
37:14donc je le maintiens
37:15et je pense qu'il faudrait
37:16y rajouter
37:18aussi des hauts revenus
37:20alors après
37:20voir
37:21si c'est
37:22revenu ou patrimoine
37:23pour qu'il y ait
37:24cette solidarité aussi
37:26bien sûr
37:27donc
37:28vous dites qu'on ne peut pas faire
37:29que l'un ou que l'autre
37:30c'est-à-dire l'importance
37:31au bout d'un moment
37:31de faire participer
37:32tout le monde
37:33pour ne pas que l'effort
37:34donne l'impression
37:35seulement de reposer
37:36sur les mêmes épaules
37:37oui bien sûr
37:38et là
37:41le fait aussi
37:43d'avoir
37:43comment dirais-je
37:45une classe
37:45qui est celle
37:46aujourd'hui
37:47des retraités
37:49qui est quand même
37:49j'en fais partie
37:50donc voilà
37:51et j'en discute aussi
37:52avec des gens
37:53de ma génération
37:54bon on voit bien
37:56et là je parle
37:56des retraites
37:57encore une fois
37:58je mets de côté
37:59les minimums vieillesses
38:00ou les petites retraites
38:01mais on voit
38:02qu'il y a de plus en plus
38:04de retraités
38:04de moins en moins
38:06d'actifs
38:06donc il faudra bien
38:08à un moment
38:08qu'on tienne compte
38:10de ça
38:11et donc
38:12voilà
38:13qu'il y ait une
38:15participation générationnelle
38:17des retraités
38:18vers les actifs
38:19il faut réfléchir
38:20au comment
38:21on n'a pas la méthode
38:22mais en tous les cas
38:23qu'il y ait une ouverture
38:24à ça
38:25dans le cadre notamment
38:26du prochain budget
38:27ça me paraît logique
38:28Serge Papin
38:28autre mesure
38:30qui en tout cas
38:31enfin autre mesure
38:32qui ne serait pas
38:33forcément annoncée
38:33mais demain
38:34mardi
38:35le gouvernement
38:35souhaite fixer
38:36un cap
38:36une réunion
38:37avec plusieurs ministres
38:38Sébastien Lecornu
38:39sera à l'origine
38:40de tout ça
38:40à quoi peut-on
38:41s'attendre
38:42les français
38:42pour ceux qui ont
38:43la chance
38:43s'apprêtent
38:44à partir en vacances
38:45on a vu
38:46dans quel état
38:47ça avait mis la France
38:48de discuter budget
38:49des plombes
38:50et des plombes
38:50quel est le cap
38:51que souhaite dessiner
38:52le gouvernement
38:53il faut
38:54qu'on ait un budget
38:56ça c'est important
38:57parce que
38:58si le prochain
38:59président de la république
39:00avec une nouvelle assemblée
39:01veut avoir
39:02un budget révisable
39:04ou révisé
39:06il faut qu'il y ait
39:07un budget
39:07ce qui serait dramatique
39:09pour notre pays
39:09c'est que nous en ayons pas
39:10et le premier ministre
39:13aujourd'hui discute
39:14de ce sujet là
39:15je pense que c'est entendu
39:17même si au passage
39:18cet après-midi
39:19on a une motion de censure
39:20on va être dans le
39:23dans le guinès
39:24des records
39:24du gouvernement
39:26vous avez vu qu'Olivier Fort
39:27a annoncé la votée
39:28mais que le PS
39:29ne suivra pas
39:30voilà
39:31donc ce qui veut dire
39:31qu'elle a peu de chance
39:33d'aboutir
39:34mais il faut aussitôt
39:36après derrière
39:37c'est l'intérêt général
39:38de ce pays
39:39qu'il y ait un budget
39:40pour que ce budget
39:41soit révisé
39:42et c'est le job
39:43du premier ministre
39:44et donc c'est le cap
39:44qui sera annoncé
39:45en tout cas demain
39:46d'un mot pericot
39:47un mot
39:47si demain Marine Le Pen
39:49est invalidée
39:49vous estimez que c'est légitime
39:51ou que ça pose un problème
39:52à la démocratie française
39:53écoutez
39:53d'abord
39:54c'est l'affaire des juges
39:56nous avons
39:56l'indépendance de la justice
39:58et tant mieux
39:59dans ce pays
39:59donc on va les laisser
40:01prendre leur décision
40:02et on verra
40:04quand vous dites
40:06l'affaire des juges
40:07est-ce normal
40:08que ce soit justement
40:09l'affaire des juges
40:09de désigner ou non
40:11un candidat
40:11à l'élection
40:12il y a une affaire
40:13qui est au pénal
40:14donc c'est au juge
40:16de dire la loi
40:18bien sûr
40:18elle n'est pas
40:19la seule personne
40:21concernée
40:22Serge Papin
40:23merci beaucoup
40:23d'avoir été l'invité
40:24de ce grand entretien
40:25donc entre midi et 13h
40:26avec Perico Lega
40:27sur Sud Radio
40:28en rappelant
40:28la dimension
40:29de vos portefeuilles
40:30Serge Papin
40:31petites et moyennes entreprises
40:32commerce
40:32artisanat
40:33tourisme
40:34et pouvoir d'achat
40:35merci d'avoir répondu
40:35à toutes nos questions
40:36à la réponse
40:37et à la question aussi
40:38de Jean
40:38qui était restaurateur
40:39qui s'inquiétait
40:40du fait maison
40:41très belle journée
40:41et bon courage
40:42dans cette petite course
40:43au budget notamment
40:45on l'a bien compris
40:45dans un instant
40:46sur Sud Radio
40:47vous suivrez en exclusivité
40:48la conférence de presse
40:49dans le cadre
40:50de l'affaire Jubilard
40:51à tout de suite
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