- il y a 9 heures
Mettez vous d'accord avec Magali Vicente, Mehdy Raïche, Alexandra Szpiner, Philippe Coy, Gilles Ganzmann
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NewsTranscription
00:00:01Sud Radio, le 10h midi, mettez-vous d'accord, Valérie Expert.
00:00:06Bonjour à toutes et à tous, bonjour Gilles Gansman, bonjour Valérie, bonjour Félix Mathieu, bonjour Valérie,
00:00:11et exceptionnellement Gérard Collard en personne, et là ce matin, avec nous en 3D, voilà, bonjour Gérard Collard.
00:00:19Vous êtes libraire à Saint-Maur, votre librairie c'est la Griffe Noire, vous êtes l'une des librairies les
00:00:25plus importantes,
00:00:27librairies indépendantes d'Île-de-France, et ce matin, dans C'est quoi le problème avec vous Félix Mathieu,
00:00:32on va s'interroger effectivement sur ces signaux d'alarme qui sont lancés depuis quelques temps,
00:00:41on lit moins et les Français désertent les librairies.
00:00:46Oui, il y a de la casse en ce moment, derniers exemples en date, des restructurations drastiques chez des poids
00:00:51lourds du secteur,
00:00:52les réseaux de libraires Gibert, le Furet du Nord et des Citres, placés en redressement judiciaire.
00:00:58Il faut faire face évidemment au déclin de la lecture, mais aussi à la concurrence des écrans,
00:01:02les livres qu'on va commander sur Internet, quand on ne lit pas carrément directement sur une tablette ou sur
00:01:07une liseuse.
00:01:08Et là encore, on parle de ceux qui lisent encore, prenez les 16-19 ans,
00:01:13ils lisent de moins en moins, en moyenne 14 minutes consacrées à la lecture par jour,
00:01:17mais plus de 5 heures par exemple aux écrans, selon un sondage Ipsos pour le Centre National du Livre.
00:01:23Alors, scroller de plus en plus, mais lire de moins en moins, passer d'une vidéo à une autre,
00:01:27ouvrir en permanence des pouces, des messages, se concentrer toujours moins.
00:01:31Plus d'un quart des Français interrogés disent qu'ils font autre chose en lisant.
00:01:36En même temps, figurez-vous, le portable n'est jamais très loin.
00:01:39À cette question, tout simplement, est-ce que vous avez lu au moins 5 livres depuis un an ?
00:01:43Eh bien, seuls 63% des sondés répondaient oui l'année dernière,
00:01:47mais ça ne cesse de baisser à ce sondage, à cette simple question,
00:01:51sur le nombre de livres que vous avez lu depuis cette dernière année.
00:01:54Résultat, pour la première fois en 2025, l'année dernière,
00:01:57la France a compté plus de fermetures que d'ouvertures de librairies.
00:02:00Alors, certains libraires en viennent à se demander s'ils ne vont pas devoir changer un peu leur activité,
00:02:06servir des cafés, vendre des vidéos.
00:02:10Ça, ce n'est pas nouveau. Ça ne dure pas longtemps.
00:02:15La librairie, le restaurant, elle devient restaurant, elle abandonne la librairie.
00:02:20Le salon de thé, ce n'est pas ça qui rentabilise une librairie.
00:02:23Oui, parce que c'était au menu, en tout cas, des dernières rencontres nationales de la librairie à Rennes le
00:02:28mois dernier.
00:02:29Certains élargissent leur offre à tout ce qui est aussi papeterie, cartes de vœux, arts créatifs, etc.
00:02:35Forcément, de quoi inquiéter les éditeurs qui ne vivent que des livres.
00:02:39À Marseille, on a l'exemple de la librairie Maupetit, qui a même ajouté un café et une galerie.
00:02:44Café et livres, une formule qui se développe aussi en milieu rural de temps en temps,
00:02:49comme en témoigne la patronne de la librairie Café Livre in Room.
00:02:52C'est à Saint-Paul-de-Léon, une petite ville du Finistère.
00:02:56La carte de la convivialité, quelque part, pour faire la différence.
00:02:59Avec les achats sur Internet, en tout cas, c'est l'argument qui est mis en avant par ceux qui
00:03:03tentent cette diversification.
00:03:05Oui, c'est vrai que moi, j'ai interrogé un libraire parisien qui me disait qu'il ne survivait que
00:03:10grâce à la vente des cartes postales,
00:03:13ce qui était situé dans un quartier...
00:03:15Oui, mais c'était une démarche...
00:03:17Gérard Collard.
00:03:17Il y a beaucoup de librairies qui ont une démarche...
00:03:19Nous, quand on s'est établi, on s'est dit qu'on allait chercher les gens, c'est-à-dire
00:03:23qu'on a fait de la papeterie,
00:03:25on a fait du livre scolaire pour amener des gens qui n'allaient pas forcément lire,
00:03:29pour aller chercher...
00:03:30Pour rentrer, pour pousser la porte.
00:03:31Exactement, pour rentrer, parce que le fait, c'est de les faire rentrer, de les attirer.
00:03:35Après, c'est votre boulot de leur montrer les livres, de leur...
00:03:37Mais je pense que fondamentalement, tout ça, c'est des prétextes...
00:03:40Enfin, ce n'est pas des prétextes, mais c'est presque anecdotique que ce qui se passe aussi,
00:03:43c'est que la situation économique est absolument dramatique.
00:03:47Donc là, vous avez toutes les classes...
00:03:49Qu'est-ce que c'est que...
00:03:50Qui sont les clients des libraires ?
00:03:52C'est les classes moyennes, moyennes et supérieures.
00:03:55Et là, depuis 4, 5, 6 ans, on le sent d'après le Covid,
00:03:59elles sont prises en plein par la situation économique.
00:04:02C'est-à-dire qu'ils ont moins de pouvoir d'achat, il y a l'inflation, il y a
00:04:04eu tout ça.
00:04:05Mais comme ils veulent continuer à vivre comme avant,
00:04:08c'est-à-dire qu'ils partent en voyage et tout ça,
00:04:10on commence à raboter sur la culture, le théâtre, le cinéma et tout ça.
00:04:15Donc on peut faire tout ce qu'on veut tant que la situation économique...
00:04:18Parce que c'est...
00:04:19On le voit quand on parle aux gens...
00:04:22Parce que les tablettes, en fin de compte, c'est un échec relativement important.
00:04:26C'est pas ça qui fait le...
00:04:27Les liseuses.
00:04:28Les liseuses, oui.
00:04:30Quand on parle aux gens, moi je vois dans ma librairie,
00:04:32des gens que je connais bien, on me disait
00:04:34avant j'achetais 3 grands formats et 2 livres de poche,
00:04:37maintenant j'attends un grand format et un livre de poche.
00:04:40Parce que les gens, ils épargnent, ils ont peur, à vue de la situation.
00:04:43Il y a ça aussi, il y a une ambiance générale.
00:04:45C'est-à-dire que vous pouvez...
00:04:46Je veux dire, je peux me mettre une plume où vous voulez,
00:04:48c'est pas ça qui fera rentrer les gens.
00:04:50Je veux dire, quand les gens n'ont plus de fric ou quand ils ont peur,
00:04:54ils font des choix.
00:04:56Mais c'est valable pour tout le monde.
00:04:57C'est valable pour les restos, pour la culture.
00:04:59Mais ils font des choix.
00:05:00Alors, à rappeler que samedi prochain, tout le week-end, à Créteil,
00:05:05Sud Radio est partenaire du Salon international du livre en format de poche.
00:05:10brillante idée que vous avez eue avec votre associé Jean Cassel il y a quelques années.
00:05:15Parce que, bah oui, le livre de poche, aujourd'hui, ça reste...
00:05:19Et quand on a monté ça, c'est bien aussi une mentalité.
00:05:21Quand on a monté ça, on nous a dit, mais pourquoi les livres de poche ?
00:05:23Il y a plein de libraires et d'éditeurs qui nous ont dit, mais c'est pas beau, quoi.
00:05:27Enfin, c'est pas gratifiant et tout.
00:05:30Alors que, bon, il s'est avéré que le livre de poche, si on tient encore un peu maintenant...
00:05:34Alors, c'est aussi un double tranchant.
00:05:36Parce qu'il y a ça aussi, le problème.
00:05:37C'est-à-dire que les gens, maintenant, se disent, je vais pas acheter des grands formats tout de suite.
00:05:41Je vais attendre que ça soit en livre de poche.
00:05:44Et comme ça revient relativement vite...
00:05:45Oui, c'est dans les six mois.
00:05:48C'est un gros problème.
00:05:49C'est tout un ensemble de choses.
00:05:51Donc, je trouve que souvent, on donne des excuses qui sont pas des vraies excuses, quoi.
00:05:54Si vous deviez, aujourd'hui, revenir...
00:05:57Enfin, si vous aviez 20 ans, aujourd'hui, est-ce que vous choisiriez ce métier ?
00:06:01Ah oui, sans problème.
00:06:02Ah oui, non, sans problème.
00:06:03Même si, là, on voit le salon, on va peut-être même rien gagner sur ce salon.
00:06:08On n'a jamais beaucoup gagné.
00:06:09On fait venir des milliers de personnes.
00:06:11Mais c'est pour le plaisir que les gens soient...
00:06:13Plus de 200 auteurs.
00:06:14Ils ont le sourire, on les voit, ils achètent des livres, ils rencontrent les écrivains.
00:06:18Et puis, je crois que c'est ce qu'il faut voir.
00:06:19Mais il y a plein de libraires qui font ça.
00:06:21Il y a plein de libraires qui font des salons dans des petits livres.
00:06:23Des rencontres.
00:06:23Oui, oui, absolument.
00:06:24Mais il y a aussi un autre truc, c'est le problème des livres d'occasion.
00:06:28Ça, ça pose un énorme problème.
00:06:30Parce que les gens, ils ne se rendent pas compte qu'ils sont en train de casser la branche, enfin,
00:06:34briser la branche.
00:06:35C'est-à-dire que c'est bien, il y a un moment, on achète les livres d'occasion, on
00:06:38achète comme Winter.
00:06:39Enfin, c'est ce genre de truc.
00:06:41Il y a de plus en plus de sites, eBay, des trucs comme ça.
00:06:43Mais le problème, c'est que ça se remet sur les éditeurs.
00:06:45Parce que qui dit acheter moins de livres au prix fort ?
00:06:49Les auteurs, il y a moins de débouchés, il y a moins d'argent.
00:06:52C'est tout un système.
00:06:54C'est une société en ce moment qui est en train de se chercher, qui ne sait plus où elle
00:06:57va.
00:06:57Et je trouve que le livre est assez symptomatique.
00:06:59Mais il y a une vraie transformation, effectivement, il faut le dire, avec l'achat de...
00:07:01Comme pour les vêtements, aujourd'hui, les gens revendent leurs livres.
00:07:04Et ce marché de la seconde main, enfin, du livre d'occasion, fait qu'on achète forcément moins de livres.
00:07:12Et il y a un truc aussi, c'est que les gens, quand on leur explique la situation, ne se
00:07:15rendent pas compte.
00:07:15C'est-à-dire que les clients se disent, bon non, ce n'est pas possible, vous ne pouvez pas...
00:07:19Je leur dis, mais maintenant, plus personne n'est sûr d'être là encore dans un an.
00:07:23Mais pourquoi vous ne vous faites pas une seconde main dans votre librairie ?
00:07:26Parce que maintenant, il y a des grands magasins, comme Tiavi ou autres, qui font aussi...
00:07:30Attendez, là, il y a aussi le prix des salaires et des charges.
00:07:33C'est-à-dire que c'est colossal.
00:07:34Moi, je ne peux pas employer des gens comme ça.
00:07:35Et c'est une charge de travail absolument phénoménale pour une petite rentabilité.
00:07:40Parce qu'en plus, si je fais ça, je ne vends plus de livres, comme je dis, en vrai.
00:07:44C'est-à-dire que votre rentabilité, elle baisse en plus.
00:07:47Donc, c'est reculer pour mieux sauter.
00:07:49C'est reculer pour mieux disparaître.
00:07:50Et avant, ça n'existait pas, la revente de livres ?
00:07:54Non, il y avait Jiber, il y avait des trucs comme ça.
00:07:56Mais c'était très...
00:07:58C'est marginal, c'est avec le développement des plateformes.
00:08:02Mais est-ce qu'Amazon est un vrai concurrent pour les libraires ?
00:08:07Alors, je ne peux parler que de mon expérience.
00:08:09Pas tellement.
00:08:10Je veux dire, nous, on a établi un site de vente par Internet.
00:08:15Oui, sur le site.
00:08:16Donc, ça fonctionne très bien.
00:08:18Mais c'est pareil, ça demande un boulot.
00:08:20Et puis, des petits libraires, ils n'ont pas les moyens de faire ça.
00:08:22C'est-à-dire qu'il faut bien que les gens se rendent compte,
00:08:24ils ont un des maillages de libraires les plus extraordinaires d'Europe.
00:08:27C'est-à-dire que c'est des gens, ils ne gagnent rien.
00:08:30Enfin, ils gagnent leur vie.
00:08:32Et donc, ils ont des tas de gens qui sont en bas de chez eux.
00:08:35Mais ça, ça va disparaître.
00:08:37Parce qu'économiquement, ça va bien quand l'argent est là.
00:08:40Mais quand la situation sort, tout se rétrécit.
00:08:43Les gens, ils ne peuvent pas...
00:08:43Et puis, il y a une nouvelle génération aussi, qu'il faut le dire.
00:08:45C'est ce que disait Félix.
00:08:47Non, non.
00:08:48Puis, il y a une génération qui n'ont pas envie.
00:08:49Ils veulent de libraires.
00:08:51Ça demande de ne pas gagner forcément beaucoup d'argent.
00:08:53Ça va être toujours là, sacrifier sa vie de famille.
00:08:55C'est tout un...
00:08:57Vous dites que c'est un métier qui n'est pas...
00:08:58Il y a le fantasme du libraire.
00:09:01Dans sa boutique, il lit des bouquins.
00:09:03Sauf que votre vie, c'est d'ouvrir des cartons.
00:09:05On passe notre vie là-dedans.
00:09:06C'est de classer les livres.
00:09:08C'est de les renvoyer.
00:09:09Parce que vous recevez énormément de livres.
00:09:11Absolument.
00:09:12Il y a un romantisme autour du métier.
00:09:13Mais qui est loin de l'image.
00:09:15Mais c'est un métier formidable.
00:09:17Moi, si vous voulez être jeune, vous voulez faire quelque chose de fantastique,
00:09:20vous êtes libraire.
00:09:21Après, c'est une aventure.
00:09:23C'est comme Les secrets de la mer Rouge avec Montfred.
00:09:25Vous savez, quand vous partez, vous n'avez pas quand vous revenez.
00:09:28Mais c'est un choix.
00:09:29Enfin, où on vit, où alors on...
00:09:31Mais vous, vous avez remarqué vraiment une désaffection dans votre librairie depuis quelques temps.
00:09:37Oui, bien sûr.
00:09:38Mais ce n'est pas nouveau.
00:09:39On sent que ça, depuis quelques années, c'est...
00:09:41Alors, il y a aussi le problème.
00:09:43C'est ce qu'on dit.
00:09:44Il y a le problème.
00:09:45Mais les tablettes n'ont jamais été un problème.
00:09:48Amazon, c'est un problème.
00:09:49Mais je crois que c'est...
00:09:51Moi, je pense que c'est une question financière, quoi.
00:09:54Mais est-ce que les gens lisent moins ou est-ce que les livres sont moins intéressants ?
00:09:58Non.
00:09:59Il y a...
00:09:59Alors, il y a...
00:10:00Pour les gamins, il n'y a jamais autant de livres absolument extraordinaires.
00:10:03Un choix, pas possible.
00:10:04Pour les clients, c'est pareil.
00:10:05Au niveau livre de poche, moi, j'aurais adoré à ma génération avoir tout ce qu'il y a comme
00:10:09livre de poche.
00:10:10Enfin, c'est faramineux.
00:10:12On peut là...
00:10:13Mais non, non.
00:10:13Il y a énormément de choses.
00:10:15Le choix, il est incroyable, quoi.
00:10:17Le gars qui est un peu curieux, il peut trouver...
00:10:20Alors, il y a aussi un truc.
00:10:21Ça, je suis un peu en colère.
00:10:23Certains libraires qui commencent au niveau de l'image, à nous.
00:10:26Parce que je vois les commentaires.
00:10:27Là, j'avais mis sur ma page comme quoi la librairie était en danger et tout.
00:10:32Et là, j'ai eu une tonne de commentaires de gens qui me disent
00:10:36« Mais moi, je ne vais pas chez ce libraire parce que je vais commander un livre. »
00:10:39On me regarde avec mépris en disant « Ah, vous lisez ça ? »
00:10:43Enfin, genre...
00:10:45Parce qu'il y a beaucoup de libraires maintenant.
00:10:47Ce que je peux comprendre, mais moi, ce n'est pas mon rôle.
00:10:48Moi, je ne suis pas censeur.
00:10:49Je n'ai pas les gens pour savoir ce que je vote politiquement.
00:10:52Mais ils deviennent des militants ou des idéologues.
00:10:54Ah, parce qu'on a honte d'acheter Musso.
00:10:56Non, Musso, c'est rien.
00:10:57C'est, par exemple, le dernier...
00:10:59Boilem Samsal.
00:11:00Il y a des gens qui ne le trouvent pas en librairie.
00:11:03Ou alors, on va le chercher par là en disant
00:11:05« Ah, moi, ce n'est pas mon rôle. »
00:11:07Je veux dire Boilem Samsal, je l'ai lu.
00:11:09J'ai mis une étiquette dessus en disant
00:11:11« J'avais adoré ce livre au niveau du courage d'un homme de 80 ans
00:11:14qui raconte sa truc et dans un style absolument extraordinaire. »
00:11:17Mais après, les gens, ils pensent ce qu'ils veulent
00:11:18de ces attitudes politiques.
00:11:21Mais ce n'est pas à moi de dire aux gens ce qu'ils doivent lire.
00:11:24C'est effrayant.
00:11:27Toute ma vie, j'ai lutté contre ça.
00:11:29Mais après, c'est un choix.
00:11:32Mais ça fait énormément de mal au niveau de l'image de la librairie, je trouve.
00:11:35Allez, on se retrouve dans un instant avec vous,
00:11:37Gérard Collard, libraire à Saint-Mort,
00:11:40La Griffe Noire.
00:11:41Et on parle de la situation de la librairie en France.
00:11:45On lit de moins en moins.
00:11:46Et c'est vrai que le secteur du livre souffre énormément.
00:11:50Maintenant, on peut aussi s'interroger.
00:11:51On pourra s'interroger sur les éditeurs et sur la production.
00:11:54On nous annonce une petite rentrée littéraire avec 500 livres cette année.
00:11:58Donc, il y a encore de quoi faire.
00:12:00A tout de suite.
00:12:02Sud Radio, le 10h midi, mettez-vous d'accord, Valérie Expert.
00:12:07On lit de moins en moins.
00:12:09On achète de moins en moins de livres.
00:12:12Et le marché du livre d'occasion se développe.
00:12:14Les libraires sont à la peine.
00:12:16On le rappelait, librairie Jiber, institution s'il en est,
00:12:20qui ferme le furet du Nord, décide de citre placé en redressement judiciaire.
00:12:28Alors, la question, elle se pose aussi sur la production de livres.
00:12:31Gilles posait la question, est-ce que les livres sont moins bons qu'avant ?
00:12:33Pas forcément.
00:12:34Mais il y a peut-être trop de livres qui paraissent aussi.
00:12:38Oui, mais alors moi, je suis d'accord avec vous.
00:12:40Mais le problème, c'est qui juge de la qualité d'un livre,
00:12:44de l'intérêt d'un livre ?
00:12:45Je veux dire, dans l'absolu, l'éditeur...
00:12:48Puis il y a la notion aussi maintenant de ce que j'appelle la cavalerie.
00:12:51C'est-à-dire que les éditeurs font paraître un nombre important de livres
00:12:55en forcément un petit tirage et en se disant là-dedans,
00:12:58je vais peut-être en trouver un, ça va me rentabiliser tout le reste.
00:13:01Et puis, il y a aussi, au niveau des médias, des choses comme ça,
00:13:07il y a de moins en moins d'émissions pour parler des livres.
00:13:10Et surtout, parler à des livres, à des gens qui ne sont pas forcément
00:13:13happés par ce moyen de se cultiver.
00:13:17C'est-à-dire qu'il y a des excellentes émissions faites pour les gens qui lisent.
00:13:20Mais si on se connaît, c'est parce que j'ai été chercher
00:13:25dans une émission de consommation qui était la vôtre.
00:13:27Oui, sur France 3.
00:13:28Et voilà, on a attiré des gens.
00:13:30Et on a attiré des gens qui disaient, je ne disais pas de livres,
00:13:32il faut donner envie aux gens de lire.
00:13:34Il faut aller chercher.
00:13:35Maintenant, il y a aussi la question de l'attention,
00:13:37qui n'existait pas quand on s'est connus,
00:13:39parce qu'il y a fort longtemps.
00:13:41Mais des tablettes, des téléphones,
00:13:43qui nous prennent beaucoup, beaucoup de temps aussi.
00:13:45Les séries Netflix, c'est terrifiant.
00:13:46Moi, je le vois pour moi.
00:13:47C'est-à-dire qu'une fois que vous commencez à regarder une série,
00:13:50vous dites encore, encore, encore.
00:13:52Et puis, c'est beaucoup plus facile.
00:13:54Une série, vous n'allez pas faire d'effort de concentration.
00:13:56Non.
00:13:56Mais les profs le voient aussi.
00:13:59Ça se répercute partout.
00:14:00Le niveau de concentration dans les cours et tout ça,
00:14:03c'est en perte de vitesse incroyable.
00:14:04Alors, pas pour vous,
00:14:07mais est-ce que le salut de la lecture
00:14:09ne viendra pas par l'audiolivre ?
00:14:11Par l'audiolivre.
00:14:13Non.
00:14:15Est-ce qu'il y a des gens qui écoutent ça dans leur voiture ?
00:14:17Je veux dire, aux Etats-Unis,
00:14:18il y a des gens qui croient qu'ils sont grands lecteurs
00:14:19parce qu'ils mettent Marcel Proust en DVD,
00:14:21enfin, dans le truc,
00:14:21et ils font leur trajet.
00:14:23Mais c'est pareil, c'est le côté passif,
00:14:25c'est-à-dire que vous recevez,
00:14:27mais vous n'avez pas l'attention que vous avez
00:14:29quand vous lisez quelque chose.
00:14:31Oui, mais au moins, vous vous cultivez.
00:14:32Oui, mais alors là, je ne suis plus libraire.
00:14:34Enfin, ce n'est plus mon beau...
00:14:34Oui, c'est pour ça que je disais,
00:14:35ça ne vous concerne pas,
00:14:36mais est-ce que l'avenir ne va pas passer par là
00:14:40pour diffuser, en tout cas, des oeuvres ?
00:14:42Je ne sais rien, mais je ne le sens pas
00:14:45parce qu'en plus, le marché de l'audio,
00:14:46ce n'est pas non plus...
00:14:47Oui, ce n'est pas final.
00:14:48Les podcasts fonctionnent,
00:14:50il y a beaucoup de choses qui fonctionnent de plus en plus.
00:14:51Oui, mais c'est anecdotique.
00:14:52Moi, je connais plein de gens
00:14:53qui écoutent les livres en faisant du sport,
00:14:57en courant, en faisant du vélo.
00:14:59J'ai quelqu'un qui fait du vélo.
00:15:00C'est terrifiant, quoi.
00:15:01Je veux dire, si vous lisez,
00:15:02si vous écoutez quelque chose en faisant du...
00:15:05en pédalant, c'est...
00:15:06Oui, mais il y a un moment où il faut évoluer,
00:15:07et c'est-à-dire que les gens cherchent de voir...
00:15:11Ce n'est plus un livre,
00:15:12c'est quelque chose d'autre.
00:15:13Un livre, c'est quelque chose
00:15:14qui vous demande un effort d'attention.
00:15:16C'est-à-dire que quand vous lisez,
00:15:17vous posez votre livre,
00:15:18vous ne faites rien d'autre,
00:15:19vous lisez et vous faites votre imaginaire.
00:15:21Ce n'est pas la voix de quelqu'un d'autre non plus,
00:15:23c'est la vôtre.
00:15:23Donc, c'est le principe des livres que vous regardez,
00:15:26que vous avez adoré,
00:15:27que vous regardez à la télévision,
00:15:28dans une adaptation.
00:15:29Vous dites, mais ça n'a rien à voir.
00:15:32C'est autre chose.
00:15:34Oui, mais c'est plus simple le soir
00:15:35d'écouter une heure d'un livre
00:15:37que de lire une heure un livre.
00:15:39Oui, mais après, c'est un choix de société.
00:15:40Non, parce que vous faites autre chose en même temps.
00:15:42Non, pour s'endormir.
00:15:43Pourquoi vous ne prenez pas votre livre ?
00:15:45Mais c'est un choix de société.
00:15:46Moi, les gens,
00:15:47ils auront la société qui vole.
00:15:48Ce n'est pas...
00:15:49S'ils considèrent que le livre ne doit plus exister,
00:15:52c'est leur choix.
00:15:53Est-ce qu'on est à un tournant ?
00:15:55Est-ce qu'on est à...
00:15:55Je n'en sais rien.
00:15:56Ça fait des années qu'on nous dit
00:15:57qu'on est à un tournant.
00:15:59On n'arrive pas...
00:15:59Là, c'est une catastrophe.
00:16:01Là, on est catastrophique.
00:16:02Il y a eu plusieurs articles.
00:16:04Là, c'est un ravard.
00:16:04Les libraires, quand même,
00:16:06disent qu'ils sont dans une situation
00:16:08qu'ils n'ont jamais vécue jusqu'à aujourd'hui.
00:16:11Et c'est surtout sur une situation
00:16:12dont on n'est pas maître.
00:16:13Vous voyez, il y a des choses
00:16:14où on est maître.
00:16:15C'est-à-dire qu'on se dit
00:16:17ça ne marche pas là
00:16:18parce que mon vendeur, il n'est pas aimable.
00:16:19Parce que mon choix, il n'est pas bien.
00:16:21Ou parce que...
00:16:22Voilà.
00:16:22Mais là, on n'est plus maître de la situation
00:16:24parce qu'on peut faire ce qu'il veut.
00:16:25Ce qu'on veut, c'est...
00:16:26Voilà.
00:16:27On n'est plus maître du truc.
00:16:28Puis alors, il y a un autre truc
00:16:29qui se rajoute là-dessus
00:16:30qui est aussi terrifiant
00:16:32et qui nous fait perdre
00:16:32beaucoup, beaucoup d'argent.
00:16:34C'est le stationnement
00:16:35et comment on va dans les villes.
00:16:37C'est pour tous les commerces.
00:16:37Parce que c'est bien beau d'être écolo.
00:16:39Moi, je suis tout à fait d'accord
00:16:40qu'on pédale et tout
00:16:40quand il n'y a plus de pollution et tout.
00:16:43Mais les gens, moi, je vois dans ma ville,
00:16:44c'est impossible.
00:16:46C'est-à-dire qu'il y a des trucs
00:16:48de stationnement avec une machine.
00:16:49Il y a les gars,
00:16:49ils sont derrière les arbres
00:16:50pour vérifier.
00:16:51Et les gens, ils viennent plus.
00:16:52Et quand il y a des places.
00:16:53Et quand il y a des places.
00:16:54Et les gens, alors là,
00:16:55vous envoient des mails en disant
00:16:56je suis désolé, je ne viens plus chez vous.
00:16:57Je vais chez Amazon.
00:16:58Parce qu'Amazon, je clique.
00:17:00Mes livres, je les ai.
00:17:01Là, j'ai un monsieur
00:17:02il n'y a pas longtemps.
00:17:02Ça lui a coûté 38 euros
00:17:04pour deux minutes chez nous.
00:17:06Les gens, les centres-villes,
00:17:08les petits commerces,
00:17:08c'est un énorme problème
00:17:11de logistique.
00:17:12Énorme.
00:17:12Alors, qu'est-ce qui se vend
00:17:13le plus chez vous ?
00:17:14Qu'est-ce qui pourrait vous dire
00:17:16ça, ça se vend beaucoup
00:17:18et je vais un peu mettre le...
00:17:21En fait, le problème,
00:17:22il n'est pas là.
00:17:23C'est-à-dire que le problème,
00:17:24les libraires, ils lisent beaucoup.
00:17:25Il n'y a pas un style qui se vend le plus.
00:17:26Il y a les polars,
00:17:27les choses comme ça.
00:17:28Mais en fait, les gens,
00:17:29une fois qu'ils sont chez vous,
00:17:31ils achètent.
00:17:32Il faut les faire venir.
00:17:32C'est ça le truc.
00:17:33C'est qu'ils ne sont pas là.
00:17:34C'est qu'ils poussent la porte.
00:17:35Voilà, ils ne sont plus là.
00:17:36Oui, mais par exemple,
00:17:38vous avez un de nos confrères,
00:17:39Jean-Philippe Douc,
00:17:40qui a lancé des magasins
00:17:43de livres-chats
00:17:44où il y a des chats
00:17:45dans la librairie.
00:17:47On peut se poser,
00:17:48on peut acheter un livre,
00:17:49on peut caresser les chats.
00:17:50Moi, je suis d'accord pour ça.
00:17:51Il en a ouvert trois, là.
00:17:53Mais c'est anecdotique, quoi.
00:17:54Je veux dire,
00:17:55je ne vais pas me commander un chat
00:17:56pour lancer des trucs de tricot
00:17:58pour faire venir les gens de tricot.
00:18:00Mais vous cherchez des solutions
00:18:01pour faire venir les gens.
00:18:02Oui, je sais bien,
00:18:03mais je pense que le gros problème,
00:18:05il est financier.
00:18:06Il est financier.
00:18:07Si on peut faire ce qu'on veut,
00:18:08les gens n'ont plus de tricot.
00:18:10Que les gens pesaient les livres,
00:18:12enfin, évaluaient le nombre de pages
00:18:14par rapport au prix.
00:18:15Ah, mais ça, c'est terrifiant.
00:18:16Ah oui, c'est terrifiant.
00:18:17C'est-à-dire que vous ne vendez plus
00:18:18les petits livres.
00:18:20Moi, j'ai des éditeurs
00:18:21qui se disent,
00:18:21ah bah oui, on vend plus.
00:18:22Bah non, parce que les gens,
00:18:23ils voient le prix d'un livre,
00:18:25il y a quoi ?
00:18:25Il y a 200 pages ou 100 pages
00:18:27et ils se disent...
00:18:28Ça va me faire plus de temps.
00:18:29Ils font le prix au kilo.
00:18:29Oui, c'est le prix au kilo.
00:18:31Mais il y a des gens
00:18:31qui réagissent comme ça.
00:18:32C'est vraiment...
00:18:34Et ils se disent,
00:18:35pour le prix d'un truc comme ça,
00:18:36d'un livre qui est comme ça
00:18:38pour 18 euros,
00:18:39je vais avoir deux livres de poche
00:18:40ou donc ils vont vers le livre de poche.
00:18:42Un livre qui fait 400 pages
00:18:43pour le même prix.
00:18:45Absolument.
00:18:46Est-ce que les livres sont trop chers ?
00:18:48Non, parce que c'est...
00:18:49Moi, je veux bien
00:18:50que ça soit trop cher,
00:18:50mais quand ils vont acheter des Nike
00:18:52ou qu'ils vont acheter
00:18:53des téléphones à je ne sais pas combien
00:18:55et le nombre d'applications...
00:18:56Il y a ça aussi.
00:18:57Oui, c'est tout ce qu'on paye.
00:18:59Tous les abonnements qu'il y a,
00:19:00là, rien n'est cher.
00:19:03Et les jeux sur portable.
00:19:04La concurrence, quelque part aussi,
00:19:06effectivement, du téléphone portable,
00:19:08le fait qu'on se concentre globalement
00:19:09peut-être de moins en moins
00:19:11qu'on n'arrive plus à rester
00:19:13sur la même activité pendant des heures,
00:19:14qui plus est la lecture
00:19:15qui nécessite effectivement
00:19:16une concentration qu'on n'a peut-être plus.
00:19:18Est-ce que ce n'est pas ça
00:19:19le cœur, quand même, du problème ?
00:19:21Et est-ce que vous êtes optimiste
00:19:23sur le fait qu'on en revienne un jour
00:19:24de ces distractions permanentes,
00:19:26de cette incapacité à se concentrer ?
00:19:28Alors, soit on en reviendra,
00:19:30soit on croulera, quoi.
00:19:31Parce que, je veux dire,
00:19:33d'un point de vue sociétal,
00:19:35culturel,
00:19:36c'est soit on continue à scroller,
00:19:37là, les trucs,
00:19:38à la Murmois-le-Nœud,
00:19:39au Joff-Bézot,
00:19:39on voit voilà le nœud qui va sortir
00:19:42et qui, avec qui ?
00:19:43Et puis, en fait,
00:19:44on reçoit,
00:19:44puis on oublie tout.
00:19:45Et cette société,
00:19:47il n'y aura plus de réflexion,
00:19:48plus rien du tout,
00:19:48où on se remettra à lire,
00:19:50à réfléchir.
00:19:51Et voilà,
00:19:52après, moi,
00:19:53ça ne me regarde pas.
00:19:54C'est le problème
00:19:55des jeunes générations.
00:19:56La question, vous me dites,
00:19:56c'est une crise,
00:19:57parce qu'il y a une crise
00:19:58du pouvoir d'achat,
00:19:59mais c'est aussi une crise
00:20:00de la lecture
00:20:01et du livre.
00:20:02Oui, bien sûr.
00:20:03C'est ça,
00:20:04c'est qu'on lit moins
00:20:05et il y a moins
00:20:07de transmission aussi
00:20:08de la part des parents.
00:20:09Moi, dans...
00:20:10Et puis,
00:20:10il y avait le côté sacré
00:20:11de le livre
00:20:12de Moi,
00:20:12je vois mes parents,
00:20:13quand on lisait un livre,
00:20:14c'était...
00:20:14On avait l'impression
00:20:15de monter hiérarchiquement,
00:20:16de pénétrer dans un monde.
00:20:18Maintenant,
00:20:18vous avez arrivé
00:20:19aux générations
00:20:20où il n'y a plus de livres
00:20:21dans les maisons.
00:20:22Donc,
00:20:22quand un enfant,
00:20:23il n'a plus de livres
00:20:23dans sa maison,
00:20:25ça n'existe pas.
00:20:26C'est un objet anecdotique.
00:20:27La seule chose
00:20:27où il voit le livre,
00:20:29c'est à l'école.
00:20:29Et à l'école,
00:20:30alors,
00:20:30il y a des profs
00:20:31qui sont géniaux,
00:20:32puis il y a des profs...
00:20:33Enfin,
00:20:33c'est une...
00:20:34Voilà,
00:20:34et puis je peux les comprendre aussi.
00:20:36Donc,
00:20:36le livre,
00:20:36il disparaît du paysage.
00:20:38Avant,
00:20:38c'était quelque chose de...
00:20:40Je ne sais pas,
00:20:41moi,
00:20:41quand j'ai lu le premier Stendhal,
00:20:42j'avais l'impression
00:20:43d'être à l'Académie française.
00:20:45Oui,
00:20:45mais parce que ça vous donnait
00:20:46une façon de vous évader.
00:20:48Un livre,
00:20:48c'est pour vous évader,
00:20:49pas forcément pour vous cultiver.
00:20:51Et l'évasion,
00:20:51on l'a maintenant
00:20:53avec un jeu sur un portable,
00:20:56avec un film
00:20:57qu'on regarde sur un portable,
00:20:59avec le voyage...
00:21:00Ça, c'est vos définitions du livre.
00:21:01Un livre,
00:21:02pour moi,
00:21:02ce n'est pas forcément...
00:21:03Ce n'est pas l'évasion.
00:21:03Pas forcément.
00:21:04Un bon écrivain,
00:21:05c'est quelqu'un
00:21:06qui vous fait réfléchir
00:21:07en vous évadant.
00:21:08Ça,
00:21:09c'est le sommet du talent.
00:21:11C'est-à-dire qu'il vous crée
00:21:11une aventure,
00:21:12un monde et tout,
00:21:13avec quelque chose,
00:21:14il y a quelque chose dedans
00:21:14qui vous incite à penser,
00:21:16à réfléchir sur votre...
00:21:17Et un livre,
00:21:18ce n'est pas fait pour s'évader.
00:21:19Alors,
00:21:19dans ce cas-là,
00:21:19je vais voir un film
00:21:20ou je vais voir une série.
00:21:21C'est...
00:21:22Voilà.
00:21:23Et puis,
00:21:23il faut vous rappeler
00:21:25ce que vous disiez,
00:21:25c'est-à-dire qu'on a en France
00:21:26la chance d'avoir un maillage
00:21:29de libraires assez incroyable.
00:21:30Je vois aux Etats-Unis.
00:21:31Après,
00:21:31toutes les librairies ont disparu.
00:21:33c'est des grandes firmes.
00:21:34c'est des grands trucs.
00:21:35au Canada.
00:21:36Voilà,
00:21:36exactement.
00:21:37En Allemagne,
00:21:37c'est à peu près la même chose.
00:21:38C'est des filières.
00:21:39Il faut que les gens se rendent compte,
00:21:39ils ont des libraires.
00:21:40Je ne parle pas de moi,
00:21:41mais...
00:21:42Qui sont très investis.
00:21:43Incroyablement,
00:21:44ils vivent pour...
00:21:45La majorité des gens
00:21:46ne feraient pas le boulot
00:21:47qu'ils font certains libraires
00:21:48pour le salaire qu'ils ont, quoi.
00:21:49C'est-à-dire qu'ils sont en risque
00:21:51tout le temps.
00:21:52Ils ont une chance.
00:21:53Mais il faut vraiment
00:21:53que vous vous rendiez compte,
00:21:54les gens,
00:21:55ils ont la chance.
00:21:55Moi,
00:21:56je suis absolument fasciné
00:21:57quand je vais dans des petites villes
00:21:58et voir des gens
00:21:59qui se battent,
00:22:00mais qui se battent
00:22:01et qui font tout
00:22:02pour les bouquins.
00:22:03Oui, les vitrines
00:22:03et puis le conseil,
00:22:04c'est le plus aussi du libraire.
00:22:05C'est des gens fantastiques,
00:22:07les gens dans des petites villes.
00:22:09Et puis,
00:22:09alors,
00:22:09si vous ne trouvez pas de village
00:22:12de libraires dans votre livre,
00:22:16site internet,
00:22:17vous regardez autour de chez vous,
00:22:18il y a des libraires
00:22:18qui ont des sites internet.
00:22:19Allez sur le site internet
00:22:21du libraire.
00:22:21On rappelle Créteil en poche
00:22:23ce week-end,
00:22:24donc à Créteil,
00:22:24dans un endroit sublime
00:22:26si vous êtes en région parisienne
00:22:28ou même,
00:22:28il y a des gens
00:22:28qui font le déplacement,
00:22:30qui viennent de Belgique,
00:22:31de Suisse.
00:22:33Et alors,
00:22:33surtout,
00:22:33c'est un endroit,
00:22:34si vous pouvez toucher les auteurs,
00:22:36ce n'est pas le salon de Paris.
00:22:37C'est-à-dire que vous pouvez leur parler,
00:22:38prendre un café avec eux,
00:22:40parler longuement,
00:22:41prendre une pizza avec eux
00:22:42sur la botte de paille
00:22:43qu'on a disposée dans le parc.
00:22:44C'est un truc convivial.
00:22:46Il y a des food trucks,
00:22:46il y a une tente pour les enfants,
00:22:48il y a la tente Polar,
00:22:51la tente littérature générale,
00:22:53New Romance qui cartonne.
00:22:55Oui, mais ça fait partie
00:22:57de la manière d'amener les gens.
00:22:59Et puis,
00:22:59il y a un truc extraordinaire,
00:23:00c'est que les gens,
00:23:01ils sourient.
00:23:01C'est-à-dire qu'à notre époque,
00:23:02vous êtes dans un endroit,
00:23:04les gens,
00:23:04ils sourient,
00:23:05ils ne s'insultent pas,
00:23:06ils se parlent,
00:23:07ils se disent,
00:23:08voilà,
00:23:08ils se racontent de leur vie.
00:23:09C'est absolument génial.
00:23:11C'est une parenthèse enchantée.
00:23:12Le livre a emporté cet été.
00:23:14Alors,
00:23:15on emporte quoi cet été
00:23:16dans sa valise ?
00:23:16Les frères Holt ?
00:23:19Oui,
00:23:19c'est la contournable roman
00:23:23qu'on aime tous les deux
00:23:24depuis 30 ans
00:23:24et dont on rêvait
00:23:25qu'il soit en poche
00:23:26et qu'il vient enfin de paraître
00:23:27et qui est un livre absolument fabuleux.
00:23:30Une fois que les gens l'ont lu,
00:23:31ils s'en souviennent
00:23:32toute leur vie.
00:23:32Absolument.
00:23:33Merci Gérard et nous,
00:23:34on se retrouve dimanche
00:23:36pour l'écouteur des libraires.
00:23:37Merci à vous,
00:23:38à tout de suite
00:23:38pour d'autres débats.
00:23:41Sud Radio,
00:23:43le 10h midi,
00:23:44mettez-vous d'accord,
00:23:45Valérie Expert.
00:23:46On est ensemble avec vous
00:23:48dans ce 10h midi
00:23:49avec Magali Vissante.
00:23:52Bonjour.
00:23:52Bonjour Valérie.
00:23:53Explicante politique,
00:23:54Mehdi Raich,
00:23:55analyste politique,
00:23:56Alexandra Spiner,
00:23:57vous êtes enseignante,
00:23:58bonjour.
00:23:59Bonjour.
00:23:59Déléguée spéciale en charge
00:24:00du décrochage scolaire
00:24:01à la région Île-de-France
00:24:02et Philippe Coy,
00:24:04bonjour.
00:24:04Bonjour.
00:24:04Buraliste et vice-président
00:24:05de la CPME.
00:24:07Et Gilles Gansman est avec nous
00:24:08pour le zapping.
00:24:09On va revenir sur l'hommage
00:24:12plutôt à Marc Bloch hier,
00:24:15entrée au Panthéon
00:24:16avec cette polémique
00:24:18autour de la famille
00:24:18de Marc Bloch
00:24:19qui ne veut pas
00:24:19du Rassemblement National
00:24:21au Panthéon.
00:24:21Faut-il que tous les collégiens
00:24:23et lycéens de France
00:24:24voient le film L'Abandon ?
00:24:26Oui, dit Alexandra Spiner
00:24:28sur les derniers jours
00:24:29de Samuel Paty
00:24:30et puis beaucoup d'autres sujets
00:24:32avec vous.
00:24:33Alors Gilles,
00:24:33on commence avec quoi ce zapping ?
00:24:34On commence avec la canicule.
00:24:36Depuis le début de la canicule,
00:24:37un chiffre préoccupant,
00:24:39au moins 40 morts par noyade.
00:24:41Il y a encore,
00:24:41il y a eu deux nouvelles victimes
00:24:43de jeunes de 23 ans
00:24:44qui ont mobilisé
00:24:45plus de 50 pompiers.
00:24:47Alors pourquoi un tel bilan ?
00:24:48Pourquoi autant de victimes
00:24:49en quelques jours ?
00:24:50France 2 a tenté
00:24:52de répondre à ces questions.
00:24:53Pas assez pour décourager
00:24:55les nageurs cet après-midi.
00:24:56Même si la baignade
00:24:57y est interdite,
00:24:58tout comme ici
00:24:59dans les Yvelines.
00:25:00Mais avec près de 37 degrés,
00:25:03pour beaucoup
00:25:03la tentation est trop grande.
00:25:05Ils sont venus tout à l'heure,
00:25:06ils nous ont dit de partir,
00:25:07mais on n'a pas d'autre endroit
00:25:09où se baigner.
00:25:10Ici, on est bien,
00:25:10on n'embête personne.
00:25:12Pourtant,
00:25:13c'est dans ces cours d'eau
00:25:14où la baignade est interdite
00:25:15que les victimes
00:25:16sont les plus nombreuses.
00:25:17Des risques
00:25:18accentués par le faible niveau
00:25:20en natation des Français,
00:25:21dont certains professionnels
00:25:23s'inquiètent.
00:25:23Comme il y a de moins en moins
00:25:24de maîtres nageurs,
00:25:25il y a de moins en moins
00:25:26de plages d'ouverture au public,
00:25:27il y a de moins en moins
00:25:28d'enseignements de la natation,
00:25:30il y a de moins en moins
00:25:30de prévention de la noyade
00:25:32par des maîtres nageurs
00:25:33sauveurs,
00:25:33à partir de là,
00:25:34les risques augmentent.
00:25:35Alors, faut-il comme Mathilde Panot
00:25:37qui, face à ce phénomène,
00:25:40a déposé avec la France Insoumise
00:25:42une loi
00:25:42pour garantir
00:25:43l'apprentissage
00:25:45de la nage à l'école ?
00:25:46Projet de loi, oui,
00:25:48qu'elle souhaite déposer.
00:25:50C'est vrai que ce chiffre
00:25:51est absolument faramineux.
00:25:52Et on n'est qu'au début.
00:25:53Oui, et on n'est effectivement
00:25:55qu'au début.
00:25:56Donc, imprudence,
00:25:58manque de savoir,
00:26:01effectivement, je ne sais pas.
00:26:02Juste si je peux réagir, Valérie,
00:26:04c'est que d'abord,
00:26:05il faut penser à ces jeunes.
00:26:07Je vois deux jeunes
00:26:08à Besançon encore ce week-end.
00:26:10Bien évidemment,
00:26:11la tentation d'aller se rafraîchir,
00:26:12je le vois chez moi,
00:26:13au gaffe de peau,
00:26:15c'est bucolique,
00:26:17c'est autour du gaffe.
00:26:18Mais il faut faire attention,
00:26:19la nature, bien évidemment,
00:26:21reprend ses droits.
00:26:22Il y a des tourbillons.
00:26:23Alors, ce n'est pas savoir nager
00:26:24qui pourrait éventuellement sauver,
00:26:26c'est être très prudent,
00:26:28garder un regard sur ces cours d'eau
00:26:30parce qu'il y a des phénomènes
00:26:32d'aspiration
00:26:33et on voit que malheureusement,
00:26:34ces noyades ont souvent été
00:26:35liées à ces aspirations de tourbillons.
00:26:37Donc, apprendre à nager,
00:26:38oui, c'est une évidence,
00:26:40je peux le dire,
00:26:41mais en tout cas,
00:26:42est-ce que ça serait la solution là ?
00:26:43Non.
00:26:43Et j'appelle chacun
00:26:45à être très prudent,
00:26:45évidemment.
00:26:46Oui, c'est plus de la prudence,
00:26:48peut-être que...
00:26:48Oui, moi, ce qui m'énerve à la rigueur,
00:26:51c'est que dès qu'il y a un problème
00:26:52dans ce pays,
00:26:52il faut légiférer.
00:26:54Je crois que tous les jours,
00:26:55on a des milliers,
00:26:56des dizaines de lois qui arrivent,
00:26:57on n'en enlève jamais
00:26:58et on règle tous les problèmes
00:27:01de société par la loi.
00:27:02Enfin, je pense que ce n'est pas ça,
00:27:04la concorde et vivre ensemble.
00:27:05Non.
00:27:05Alexandre Aspiner ?
00:27:07Oui, enfin, moi,
00:27:07je ne suis pas certaine
00:27:08qu'une loi change quoi que ce soit.
00:27:10Néanmoins, il faudrait
00:27:11des politiques publiques
00:27:13beaucoup plus offensives
00:27:15pour qu'effectivement,
00:27:17savoir nager,
00:27:18c'est comme savoir compter,
00:27:20savoir lire,
00:27:21ça doit être un apprentissage fondamental.
00:27:24Oui.
00:27:25Parce qu'on voit bien aussi
00:27:26qu'il y a aussi un sujet
00:27:31de fragilité sociale.
00:27:32On voit bien que
00:27:33ceux qui ne savent pas nager,
00:27:34mais c'est ceux qui ne partent pas
00:27:36en vacances
00:27:37et c'est ceux qui sont
00:27:38plus fragiles socialement.
00:27:40Donc, évidemment,
00:27:41ça doit nous interroger
00:27:42collectivement
00:27:43et ça devrait appeler
00:27:44à un sursaut.
00:27:46Enfin, je veux dire,
00:27:46on ne peut pas,
00:27:47c'est insupportable
00:27:49dégrainer ces noms d'enfants
00:27:51qui chaque été,
00:27:53ce n'est pas possible, en fait.
00:27:54Et on a l'impression
00:27:55que finalement,
00:27:56chaque été,
00:27:57on a le même débat
00:27:58et rien ne se passe.
00:28:00C'est insupportable.
00:28:01Mais de la responsabilité
00:28:02de qui ?
00:28:02Des parents ?
00:28:04Encore les enseignants
00:28:04d'abord, je crois
00:28:06que les enfants vont
00:28:06beaucoup à la piscine,
00:28:08aux primaires.
00:28:09Donc, il y a des cours
00:28:10qui sont...
00:28:10Il y a beaucoup de piscine.
00:28:11Non, mais il y a un sujet
00:28:13aussi avec la piscine,
00:28:15c'est que vous avez
00:28:15beaucoup de parents
00:28:17qui considèrent
00:28:18que finalement,
00:28:19ce n'est pas tellement important
00:28:20et qui acceptent
00:28:21que leurs enfants
00:28:22n'y aillent pas
00:28:24avec d'ailleurs
00:28:24leur complicité
00:28:25et des mots d'excuse
00:28:28très complaisants.
00:28:30Oui, moi, je suis parfaitement
00:28:32d'accord.
00:28:32La loi n'y changerait pas
00:28:33grand-chose.
00:28:34Mais en fait,
00:28:35je trouve que chaque événement
00:28:36qui se passe aujourd'hui,
00:28:37elle nous apprend beaucoup
00:28:38de ce que l'on vit
00:28:40dans notre société
00:28:41et des prises de conscience
00:28:42qu'il y a finalement
00:28:43dans les décalages
00:28:44aujourd'hui qu'on a
00:28:44par rapport à il y a 20 ans.
00:28:45Enfin, je veux dire,
00:28:46c'est un sujet
00:28:47qu'on n'aurait même pas évoqué
00:28:49à l'époque, en fait,
00:28:50ce sujet de...
00:28:51Un, la prudence.
00:28:52Donc, dans le réseau familial,
00:28:53c'est aussi un sujet
00:28:54d'éducation,
00:28:55c'est un sujet de bon sens,
00:28:55c'est un sujet
00:28:57de prudence
00:28:58intra-familiale,
00:28:59ça c'est clair.
00:29:00Mais effectivement,
00:29:01c'est aussi un sujet
00:29:02d'apprentissage.
00:29:02On le voit bien tous les jours,
00:29:04l'apprentissage de la natation,
00:29:06alors que c'était chez nous,
00:29:07enfin, quand on était gosses,
00:29:08c'était la base.
00:29:09Nos parents voulaient absolument
00:29:11qu'on sache nager
00:29:11parce que ça répond
00:29:13de notre responsabilité
00:29:14aussi par rapport aux autres.
00:29:17Aujourd'hui, en fait,
00:29:18on fait tout
00:29:18pour s'en dédouaner
00:29:19et le fuir.
00:29:19Donc, il y a aussi
00:29:20peut-être un sujet
00:29:21à se poser sur
00:29:22de ce que devenu
00:29:23notre société
00:29:24dans sa prise de conscience,
00:29:25de ce que c'était
00:29:27la vie,
00:29:28les enjeux,
00:29:28parce que savoir nager,
00:29:29c'est savoir aussi
00:29:31sauver et protéger sa vie,
00:29:32c'est savoir aussi
00:29:33sauver et protéger
00:29:34la vie des autres
00:29:35et c'est aussi
00:29:36comment on vit en société
00:29:37et comment on grandit.
00:29:38Donc, moi,
00:29:38ça m'interroge vraiment
00:29:39sur ce que ça dit
00:29:40de notre société aujourd'hui.
00:29:41Il y a deux phénomènes.
00:29:42Il y a,
00:29:43dans les différents reportages
00:29:45que j'ai vus,
00:29:45il y a un premier phénomène
00:29:46où il y a des piscines
00:29:48qui ont beaucoup fermé,
00:29:50il y a beaucoup de piscines
00:29:51qui ont fermé,
00:29:51parfois pour des raisons écologiques
00:29:54et puis parce que,
00:29:55rappelez-vous,
00:29:56quand il y a eu l'Ukraine,
00:29:57ça consommait beaucoup
00:29:58d'électricité
00:29:59et qu'on a fermé des piscines
00:30:00à cause de ça,
00:30:01elles n'ont pas réouvertes.
00:30:03Et l'autre problème
00:30:04qu'on a,
00:30:05c'est que dans certaines familles,
00:30:06on interdit aux filles
00:30:07de se...
00:30:09Ah, c'était votre sujet.
00:30:10De se baigner avec des hommes
00:30:14et donc,
00:30:15ils interdisent aux filles
00:30:17d'aller se baigner
00:30:17avec des hommes
00:30:18et ça,
00:30:19c'est un vrai phénomène.
00:30:20Vous aviez allé là-dessus ?
00:30:22Oui, justement,
00:30:23je partage ce qui a été dit
00:30:24à la fois par Alexandra,
00:30:25Philippe et Magali.
00:30:27Et moi,
00:30:27les souvenirs que j'avais,
00:30:28c'est moi le plus jeune,
00:30:29donc les souvenirs que j'ai...
00:30:30On se calme.
00:30:31Merci.
00:30:32On l'a dit pour moi.
00:30:34De rien.
00:30:35Il est bien audacieux,
00:30:36ce jeune homme.
00:30:37Formidable.
00:30:38Je commence bien,
00:30:39Adelmanin.
00:30:39Oui, je commence bien.
00:30:40Mais les souvenirs que j'ai...
00:30:41Qui vous dit
00:30:42que vous êtes plus jeune ?
00:30:44Je m'identifie
00:30:45comme une jeune femme,
00:30:48très jeune.
00:30:49Non,
00:30:50mais d'être...
00:30:50Mais les souvenirs
00:30:52que j'ai de la piscine,
00:30:52c'est vrai qu'une partie
00:30:53des filles
00:30:54ne voulaient pas y aller
00:30:55parce qu'on pouvait avoir
00:30:56des hommes,
00:30:57mais aussi,
00:30:58il y avait la question
00:30:58du rapport au corps.
00:31:00Des jeunes ne voulaient pas
00:31:01assumer leur corps
00:31:01à cette époque-là,
00:31:02donc on voyait la piscine
00:31:03comme quelque chose
00:31:04de secondaire.
00:31:05Alors que moi,
00:31:06pour mes parents,
00:31:06c'était
00:31:06mais il faut absolument
00:31:07que tu ailles à la piscine
00:31:08parce que c'est là
00:31:09que tu vas apprendre à nager
00:31:10quand on va t'emmener en mer.
00:31:11Il faut absolument
00:31:12que tu saches nager,
00:31:13sinon tu risques ta vie
00:31:14et nous,
00:31:14on n'a pas envie de...
00:31:15Donc il y avait ce sujet-là
00:31:17de rapport au corps
00:31:18et des jeunes
00:31:19par rapport à leur propre corps
00:31:20et aujourd'hui,
00:31:20il y a une dimension,
00:31:21je pense,
00:31:22la fracture sociale
00:31:23et tout ce qu'a dit Magali,
00:31:24mais il y a aussi
00:31:24la perception
00:31:25que les jeunes ont
00:31:26de leur propre corps
00:31:26et là,
00:31:26c'est très compliqué.
00:31:27Mais je pense que Philippe,
00:31:29vous avez évoqué le sujet...
00:31:30Pour le côté jeune ?
00:31:31Non,
00:31:32De rien.
00:31:34Non,
00:31:34la question,
00:31:35c'est l'imprudence,
00:31:36l'inconscience.
00:31:38Et d'ailleurs,
00:31:38je dirais,
00:31:39Madame Panot,
00:31:39c'est peut-être pas
00:31:40une loi pour apprendre
00:31:41à nager
00:31:41parce que je suis assez d'accord
00:31:43avec Mehdi,
00:31:44je me rappelais
00:31:45dans ma jeunesse
00:31:45qui n'est pas très lointaine,
00:31:47c'est vrai que
00:31:47cette relation au corps,
00:31:50tu me renvoies
00:31:51des souvenirs
00:31:51que j'ai pu avoir.
00:31:53On est un peu complexé
00:31:54si on est...
00:31:55Enfin voilà,
00:31:55comment on est...
00:31:57Mais vous ne pensez pas
00:31:58que j'avais la question ?
00:31:59Mais en tous les cas,
00:32:00j'ai été à l'école
00:32:00mais c'est l'éducation civique
00:32:02parce que s'il y a
00:32:03un panneau interdit...
00:32:04Là, aujourd'hui,
00:32:05on déplore ces 40 décès
00:32:06et comme le disait Gilles,
00:32:07peut-être ce n'est pas fini
00:32:08malheureusement,
00:32:09mais si aujourd'hui
00:32:10les collectivités
00:32:11ou les responsables
00:32:12d'espaces publics
00:32:13mettent des signalétiques
00:32:16pour marquer l'interdiction,
00:32:18il faut juste
00:32:19ne pas l'abraver
00:32:20cette interdiction.
00:32:21Ce n'est pas
00:32:22à prendre à nager
00:32:22et là,
00:32:23c'est un débat de société,
00:32:25il y a un interdit,
00:32:26c'est quand on ne respecte pas
00:32:27les forces de l'ordre,
00:32:28on va aller chercher
00:32:29la responsabilité
00:32:30de qui demain ?
00:32:31Est-ce qu'on va dire
00:32:31qu'il faut mettre
00:32:32du grillage
00:32:33au bord de toutes les rivières ?
00:32:35Enfin, c'est ça
00:32:36qui m'interroge également.
00:32:37Pour moi,
00:32:38le débat de société,
00:32:39il est vraiment
00:32:40sur la notion
00:32:40de responsabilité individuelle
00:32:42parce qu'on voit bien
00:32:42sur tous les sujets.
00:32:44Et là,
00:32:44c'est de se dire
00:32:45qu'en fait,
00:32:45finalement,
00:32:46parce qu'il y a
00:32:47un phénomène climatique,
00:32:48mais ça peut être
00:32:48pour toute autre chose,
00:32:49là, c'est un phénomène climatique,
00:32:51donc, en fait,
00:32:51on n'a pas d'autre choix
00:32:52que de faire ça
00:32:53et de braver l'interdit.
00:32:54Et donc,
00:32:55ça pose vraiment la question
00:32:56de la responsabilité individuelle
00:32:58et de cette prise de conscience
00:32:59de cette responsabilité individuelle.
00:33:01C'est-à-dire que,
00:33:01finalement,
00:33:03si on attend tout de l'État,
00:33:05c'est-à-dire,
00:33:05c'est ça,
00:33:05si on ne nous donne pas
00:33:06les solutions
00:33:07pour répondre à notre problème,
00:33:08du coup,
00:33:09je me déresponsabilise
00:33:11et je vais quand même,
00:33:12en fait,
00:33:12aller risquer ma vie
00:33:14puis risquer celle des autres
00:33:14qui vont peut-être
00:33:15essayer de la sauver,
00:33:16etc.
00:33:16Et ça,
00:33:17c'est le vrai sujet,
00:33:18quelles que soient
00:33:18les thématiques qu'on voit
00:33:19aujourd'hui,
00:33:19la notion de responsabilité individuelle,
00:33:21mais elle est au cœur
00:33:22de la vie de notre société
00:33:23aujourd'hui,
00:33:23des problèmes.
00:33:24Oui,
00:33:25un dernier mot.
00:33:26Je voyais les images
00:33:28d'une rivière
00:33:28au bord de laquelle
00:33:29il était totalement interdit
00:33:31de se baigner
00:33:31et vous aviez une foule
00:33:33qui était là.
00:33:34Bien sûr.
00:33:34Mais c'est aussi
00:33:35la question de la force publique.
00:33:37Pourquoi les gendarmes
00:33:38ne sont pas venus
00:33:39pour les dégager ?
00:33:39Vous prenez le canal Saint-Martin,
00:33:41logiquement,
00:33:41c'est jusqu'à 22h30,
00:33:43ils n'ont pas réussi
00:33:44à les faire sortir.
00:33:45Et la police
00:33:46les a laissés
00:33:47et ils n'arrivaient pas
00:33:48à agir.
00:33:49Il y a un effet
00:33:49l'exceptionnalité
00:33:50de la canicule.
00:33:53Chaque année,
00:33:53il y a le caractère exceptionnel.
00:33:56Quand on a vu des jeux
00:33:58avec des vélibes
00:33:59plonger dans le canal Saint-Martin.
00:34:00C'est totalement débile.
00:34:01Oui, c'est débile,
00:34:02mais ça pose la question.
00:34:04C'est la question
00:34:05de la responsabilité.
00:34:06Allez,
00:34:06on se retrouve dans un instant
00:34:07avec vous sur Sud Radio.
00:34:09A tout de suite.
00:34:11Sud Radio,
00:34:12le 10h midi,
00:34:13mettez-vous d'accord.
00:34:15Valérie Expert.
00:34:16Allez,
00:34:16on est de retour.
00:34:16On continue avec vous
00:34:17dans les dingueries.
00:34:19Ah oui,
00:34:19un autre phénomène.
00:34:20Alors cette fois-ci,
00:34:20ce n'est pas lié à la canicule,
00:34:22mais c'est votre voiture
00:34:23qui va prendre un coup de chaud.
00:34:25Alors,
00:34:25on ne vende plus
00:34:26les radiocassettes.
00:34:27C'est une autre époque.
00:34:29je les ai connus.
00:34:30C'est pour les jeunes jeunes.
00:34:31On s'est rabattu
00:34:33sur la banquette.
00:34:35Quand on arrivait,
00:34:36je n'avais plus la banquette arrière
00:34:39et ils m'avaient volé
00:34:40la plage arrière
00:34:41et tout mon fond de coffre derrière.
00:34:44Donc, je n'avais plus rien.
00:34:46Tout était arraché.
00:34:47C'était des sièges.
00:34:48Donc, on se dit
00:34:48on ne peut mettre personne derrière.
00:34:50On ne peut plus rouler.
00:34:52On ne peut plus servir du véhicule.
00:34:53Le vol dont Aloise a été victime
00:34:56est loin d'être un cas isolé.
00:34:57Depuis janvier 2025,
00:34:59les vols de banquettes arrière
00:35:00de voitures se multiplient en France.
00:35:02Un phénomène grandissant
00:35:04qui est loin de se limiter
00:35:06au simple vol de pièces détachées.
00:35:07C'est un détournement de vol
00:35:10pour pouvoir ensuite
00:35:11habiller d'autres véhicules.
00:35:12C'est en fait le principe
00:35:13de vendre un véhicule travesti.
00:35:15Les véhicules en type utilitaire
00:35:17peuvent accueillir les banquettes
00:35:18puisqu'initialement,
00:35:19à la construction,
00:35:20elles peuvent passer
00:35:20de deux places en cinq places.
00:35:21Mais elles sont achetées
00:35:23et vendues
00:35:24en format camionnette
00:35:25et à la vente à l'occasion.
00:35:26En fait,
00:35:27ils font traverser le véhicule
00:35:28donc monter une banquette supplémentaire
00:35:29pour avoir trois places supplémentaires
00:35:31et faire une plus-value à la vente
00:35:32puisqu'en moyenne,
00:35:33on estime entre 2 000 et 4 000 euros
00:35:34la plus-value à la vente
00:35:36d'un véhicule d'occasion
00:35:37transformé de camionnette
00:35:38en véhicule au parcours.
00:35:39Ça a surpris tout le monde ici
00:35:42en écoutant le son.
00:35:43Oui, ça sert à ça le zapping
00:35:44de faire des pas de côté
00:35:45sur ce qui se passe
00:35:46dans la actualité
00:35:47qu'on commande peut-être
00:35:48un peu moins.
00:35:48Philippe Coil voit
00:35:49un grand marché.
00:35:50J'ai découvert le sujet
00:35:52par le son.
00:35:54J'en reviens pas.
00:35:55Je connaissais
00:35:55le vol des autoradios
00:35:57pour ceux qui sont
00:35:58les plus jeunes
00:35:59autour de la table
00:35:59bien évidemment.
00:36:01J'ai connu les autoradios.
00:36:02Il y a eu
00:36:02un gros phénomène
00:36:04autour des jantes de voitures.
00:36:05Je me rappelle,
00:36:06moi j'avais mis
00:36:06des écrous sécurité.
00:36:07Il y a eu plus récemment
00:36:09le vol
00:36:09des pots catalytiques
00:36:11pour justement
00:36:12le métal précieux
00:36:14dedans
00:36:14avec la revente
00:36:15des métaux.
00:36:16Mais là,
00:36:16la banquette arrière,
00:36:17j'avoue,
00:36:17bravo Gilles
00:36:18pour avoir trouvé
00:36:20ce sujet.
00:36:21On n'était pas prêt
00:36:23pour une telle information.
00:36:24Non, non.
00:36:25Sitôt là.
00:36:26Non mais c'est dément quoi.
00:36:28Mais qu'est-ce qu'on va faire
00:36:29avec nos voitures à force
00:36:30si on nous les déceppe
00:36:32petit à petit ?
00:36:33Ça devient compliqué quand même.
00:36:35Je n'imaginais pas
00:36:35qu'il y avait un marché
00:36:36de la seconde main
00:36:37de la banquette arrière.
00:36:39Alors,
00:36:39j'ai rigolé
00:36:40parce que j'imagine
00:36:41la personne
00:36:43s'en aller
00:36:43avec la banquette arrière.
00:36:44mais je ne sais même pas
00:36:46quoi répondre.
00:36:48On est un peu sans voix
00:36:49sur cette information.
00:36:50C'était un petit...
00:36:51Par contre,
00:36:52c'est intéressant.
00:36:52Le sujet est intéressant.
00:36:53Il est midi.
00:36:55Alors,
00:36:55un autre sujet
00:36:56beaucoup plus sérieux,
00:36:57aussi étonnant
00:36:57que cela puisse être,
00:36:58le vin de Bordeaux
00:36:59a disparu
00:37:00de nos tables
00:37:00et de nos magasins.
00:37:02Et vous savez pourquoi ?
00:37:03C'est parce que
00:37:03les Chinois l'ont copié.
00:37:05Il y a 15 ans,
00:37:06les vins de Bordeaux
00:37:07occupaient 60%
00:37:09des rayons.
00:37:09Aujourd'hui...
00:37:10On a deux références.
00:37:11Notre seule clientèle
00:37:12qui aime ce style de vin,
00:37:13ce sont les clientèles étrangères,
00:37:15notamment américaines.
00:37:16Pour mieux comprendre
00:37:17ce désamour,
00:37:18il faut,
00:37:18selon ce caviste,
00:37:20remonter aux années 2000.
00:37:21Vers 2008, 2009,
00:37:22on a privilégié
00:37:24l'export,
00:37:24notamment l'Asie,
00:37:26là où la Chine
00:37:27vraiment se développait.
00:37:28On envoyait
00:37:29des containers
00:37:30entiers de Bordeaux.
00:37:31Donc,
00:37:32les prix ont flambé.
00:37:33Alors,
00:37:34la qualité était là,
00:37:35mais les prix
00:37:36n'étaient pas justifiés.
00:37:37Les Français
00:37:38ont peu à peu
00:37:39délaissé ce terroir
00:37:40et la Chine
00:37:40est devenue
00:37:41fin des années 2010
00:37:42à son tour
00:37:42pays producteur.
00:37:44C'est l'une des raisons
00:37:44de la crise
00:37:45que traverse
00:37:45le vignoble bordelais.
00:37:47Le Covid,
00:37:48les aléas climatiques
00:37:49et la baisse
00:37:49de la consommation
00:37:50de vin dans l'Hexagone
00:37:51ont aussi contribué
00:37:53au déclin commercial
00:37:54de la région,
00:37:55qui voit disparaître
00:37:56peu à peu
00:37:56son paysage viticole.
00:37:58C'est incroyable
00:37:59qu'on fasse du vin
00:38:00de Bordeaux
00:38:01en Chine
00:38:01et non plus
00:38:03à Bordeaux
00:38:04parce que le vin
00:38:05de Bordeaux
00:38:05a été copié
00:38:05par les Chinois
00:38:06qui ont des pieds
00:38:07de vignes
00:38:08et du coup,
00:38:09ça bouscule le marché.
00:38:10Mais ils mettent
00:38:11étiquettes chinoises
00:38:12sur leur...
00:38:13Sur le...
00:38:15C'est des contrefaçons.
00:38:15C'est des contrefaçons,
00:38:16c'est quoi ?
00:38:17Ah non,
00:38:17puisqu'ils ont des pieds
00:38:18de vignes
00:38:19de Bordelais.
00:38:20Mais du coup,
00:38:21ça a changé
00:38:21les marchés
00:38:22et comme ils inondent
00:38:23les autres pays...
00:38:24Ce n'est pas vraiment
00:38:24de la copie,
00:38:25c'est...
00:38:25Non, mais c'est
00:38:27de la reproduction.
00:38:28Je ne suis pas sûr
00:38:29que ce soit
00:38:29que la problématique
00:38:31des vins de Bordeaux.
00:38:33C'est un magnifique terroir,
00:38:35je le dis
00:38:35en étant du sud-ouest,
00:38:36mais il y a une mutation
00:38:38aujourd'hui
00:38:38sur la consommation.
00:38:40Bien sûr,
00:38:41la consommation
00:38:41d'alcool baisse
00:38:42et de vin en l'occurrence.
00:38:43Il y a un changement aussi
00:38:44dans la consommation.
00:38:46On était très vin rouge,
00:38:47aujourd'hui,
00:38:47on est très vin blanc,
00:38:48très rosé,
00:38:49ce qui fait que le vignoble
00:38:50bordelais n'est pas
00:38:51tout à fait prêt
00:38:52et il y a surtout
00:38:52une montée en qualité
00:38:54des autres vignobles français.
00:38:55La référence,
00:38:56c'était le vin de Bordeaux,
00:38:58c'était l'étalon maître
00:38:59avec le classement
00:39:00de 1855
00:39:01et vous avez
00:39:02un peu de vin en Bourgogne.
00:39:04Sauf qu'aujourd'hui,
00:39:04vous avez des Minervois,
00:39:05des vins partout
00:39:06sur le territoire
00:39:07qui sont montés en qualité,
00:39:08ce qui est devenu
00:39:09très préjudiciable
00:39:10pour le marché
00:39:11du vin de Bordeaux.
00:39:12Ils arrachent d'ailleurs
00:39:13aujourd'hui
00:39:14des hectares
00:39:15et des hectares de vignes.
00:39:16Je pense que c'est plus
00:39:17cela le phénomène
00:39:18de la difficulté
00:39:19que traverse
00:39:20le vignoble bordelais,
00:39:21s'adapter à la consommation,
00:39:22c'est des vins aussi
00:39:23assez lourds.
00:39:24Le vin de Bordeaux,
00:39:26que ce soit des Pissers-Lacré-Lonéans,
00:39:27des Médocs,
00:39:27enfin tous les grands châteaux
00:39:28que l'on peut connaître
00:39:29par rapport à d'autres terroirs.
00:39:30Donc je pense que
00:39:31la Chine,
00:39:32bien évidemment,
00:39:33vous savez qu'ils sont venus
00:39:34acheter des châteaux
00:39:35dans le Bordelais
00:39:36qui démontent
00:39:37et qui reconstruisent
00:39:38pierre à pierre
00:39:39en Chine,
00:39:40tout à fait,
00:39:41pour garder l'image
00:39:42du vignoble bordelais
00:39:43qui était le...
00:39:44Vous remarquez
00:39:44qu'on consomme moins de vin
00:39:45dans les...
00:39:46Avec modération,
00:39:47avec modération,
00:39:48surtout avec cette chaleur,
00:39:52qui s'adresse drastiquement
00:39:53dans la consommation
00:39:54au bénéfice du vin blanc
00:39:56qui est devenu un vin d'apéritif,
00:39:58le blanc sec,
00:39:59pas que le Jurançon
00:40:00pour Henri IV
00:40:01pour le Sud-Ouest,
00:40:02mais en tous les cas,
00:40:03il y a une mutation
00:40:04dans les goûts
00:40:04des consommateurs
00:40:05et dans les volumes
00:40:06et surtout la montée...
00:40:09Il y a toujours
00:40:10le petit verre au bar,
00:40:11mais il y a surtout
00:40:12la montée
00:40:13en qualité
00:40:14des autres terroirs.
00:40:16Et je pense que
00:40:16c'est ce qui a le plus surpris
00:40:18le vignoble bordelais
00:40:19qui n'a pas vu.
00:40:20Il y a des vins étrangers,
00:40:21des vins du monde aussi,
00:40:22vous allez faire vos courses
00:40:24chez un caviste
00:40:24et vous allez voir
00:40:26la gamme de vins du monde
00:40:27qui est de très grande qualité
00:40:29et de nos terroirs français.
00:40:31Oui, c'est ce que j'allais dire.
00:40:32Face aussi au coût du vin
00:40:35et à une baisse aussi sensible
00:40:37du pouvoir d'achat
00:40:38dans la consommation,
00:40:39il y a l'effet baisse d'alcool
00:40:40mais il y a aussi
00:40:40l'effet tarif.
00:40:42Beaucoup se sont tournés
00:40:43sur les vins du monde
00:40:44et notamment en Amérique du Sud,
00:40:47les vins rouges,
00:40:48en Argentine,
00:40:49il y a de très bons vins rouges
00:40:51et ça pose aussi la question,
00:40:53j'ai vu cette semaine
00:40:53le reportage justement
00:40:55d'un vignoble
00:40:56et d'un viticulteur
00:40:57qui disait
00:40:58mais je vais être obligé
00:40:59d'arracher
00:40:59parce qu'aujourd'hui
00:41:00avec les subventions finalement
00:41:01et bien ils arrachent
00:41:02parce qu'ils sont obligés
00:41:04de s'en sortir financièrement.
00:41:05Ça arrache,
00:41:06c'est un crève-cœur
00:41:06parce que c'est des années
00:41:07et des années en fait
00:41:08de culture familiale
00:41:11et puis c'est notre patrimoine
00:41:13et de savoir qu'aujourd'hui
00:41:14à cause de tous les enjeux
00:41:16des normes
00:41:16et de tout ce que ça implique
00:41:18parce que les normes
00:41:19et les taxes
00:41:19à l'étranger
00:41:21ils n'ont pas la même chose
00:41:23notamment pour faire
00:41:24enfin ils utilisent nos cépages
00:41:25mais derrière en fait
00:41:26ils n'ont pas les mêmes obligations
00:41:27en termes d'eau
00:41:28en termes de pesticides
00:41:29etc.
00:41:29Donc forcément ça produit
00:41:30un décalage de tarifs
00:41:31et forcément indéniablement
00:41:33avec la baisse du pouvoir d'achat
00:41:34on va aller chercher
00:41:35quelque part un produit équivalent
00:41:37sur les vins du monde
00:41:38et malheureusement
00:41:39on est en train
00:41:40d'avoir une déperdition
00:41:41de notre propre patrimoine
00:41:43mais ça vaut pour le vin
00:41:44comme ça vaut aussi
00:41:44pour la viande
00:41:45pour nos légumes
00:41:46pour toute l'agriculture
00:41:47pour tout le secteur
00:41:48Je vous achèterai
00:41:49un petit Bordeaux de Shanghai
00:41:50Mais écoutez
00:41:51je suis pressé de goûter quand même
00:41:53mais je reste sur l'original
00:41:55du sud-ouest quand même
00:41:56Mais vous savez
00:41:57Autant je veux bien être
00:42:00plus incline
00:42:01à aller sur le terrain
00:42:03des vignobles
00:42:03d'Amérique du Sud
00:42:04mais alors j'avoue
00:42:05que le vin rouge chinois
00:42:06rien que dans l'image
00:42:08il y a un petit décalage
00:42:09Je faisais ça pour la voiture
00:42:11et maintenant
00:42:11tout le monde
00:42:12veut acheter
00:42:13des BYD
00:42:14et autres marques
00:42:15Je pense que c'est un vignoble
00:42:16qui est vendu
00:42:17pour la Chine
00:42:18parce que je n'ai pas encore
00:42:19vu de bouteilles
00:42:20venant de Chine
00:42:21chez mon caviste
00:42:22vu le marché chinois
00:42:23ils ont de quoi
00:42:25vendre quelques bouteilles
00:42:26ils ont appris
00:42:27à le savoir-faire
00:42:28mais ils le font
00:42:28dans tous les domaines
00:42:29que ce soit le domaine militaire
00:42:30dans l'aviation
00:42:31ils vont sortir
00:42:32leur premier avion
00:42:33ils viennent chercher
00:42:34le savoir
00:42:35ils prennent les connaissances
00:42:37et les gens
00:42:38qui les ont
00:42:39pour faire eux-mêmes
00:42:40leur propre production
00:42:41ils vont alimenter
00:42:41c'est ça
00:42:42leur marché déjà
00:42:43et puis
00:42:44je pense que déjà
00:42:44ils ont de quoi faire
00:42:45il doit y avoir
00:42:46une forte demande
00:42:47en Chine
00:42:47ou en Asie
00:42:48du moins
00:42:48sur ce type de produit
00:42:49avec modération
00:42:51mais pour le français
00:42:52oui
00:42:52je crois que
00:42:54le client chinois
00:42:55ou asiatique
00:42:56aime la culture française
00:42:58l'art de vivre
00:42:59à la française
00:42:59on le voit bien
00:43:00dans les touristes
00:43:02que l'on accueille
00:43:03aujourd'hui
00:43:04sur Paris
00:43:06je ne pense pas
00:43:06que le chinois
00:43:08va vouloir boire
00:43:09un vin
00:43:09produit en Chine
00:43:10parce qu'il aime
00:43:11l'authenticité
00:43:12de notre terroir
00:43:12ils ont quand même
00:43:14aujourd'hui
00:43:14une certaine faiblesse
00:43:16à apprécier
00:43:17ces qualités
00:43:18des produits français
00:43:19nos auditeurs
00:43:20se demandent ça
00:43:21et je vérifierai
00:43:22l'information
00:43:23je vous dirai
00:43:24la réponse lundi
00:43:25Valérie
00:43:26non demain
00:43:26je me crois en routaine
00:43:29le mercredi
00:43:30pour savoir
00:43:32s'ils ont le droit
00:43:33de s'appeler Bordeaux
00:43:34ah non
00:43:35certainement
00:43:35c'est une appellation
00:43:37protégée
00:43:37non mais le pied
00:43:38s'ils utilisent
00:43:39ah non
00:43:39c'est du Merlot
00:43:40ils portent le nom
00:43:42du cépage
00:43:42mais ils ne peuvent pas
00:43:43s'appeler Bordeaux
00:43:43on se retrouve
00:43:44dans un instant
00:43:45pour commenter
00:43:46l'actualité
00:43:48avec une loi intégrale
00:43:50pour protéger
00:43:51nos enfants
00:43:53la famille
00:43:54de Marc Bloch
00:43:55qui ne veut pas
00:43:55du RN au Panthéon
00:43:56bref
00:43:56on revient
00:43:58sur tous ces sujets
00:43:59avec vous
00:43:59dans un instant
00:44:01Sud Radio
00:44:02le 10h midi
00:44:04mettez-vous d'accord
00:44:05Valérie Expert
00:44:06allez on continue
00:44:07de commenter
00:44:08l'actualité
00:44:09avec Magali Vicente
00:44:10communicante politique
00:44:11Mehdi Raich
00:44:12jeune analyste politique
00:44:14Alexandra Spiner
00:44:16enseignante
00:44:16et déléguée spéciale
00:44:18en charge du décrochage
00:44:19scolaire à la région
00:44:20Ile-de-France
00:44:20jeune déléguée
00:44:23très jeune déléguée
00:44:24et Philippe Coy
00:44:25jeune muraliste
00:44:27vice-président
00:44:28de la CPME
00:44:29pour ceux qui nous rejoindraient
00:44:30c'est parce que
00:44:31Mehdi Raich
00:44:32nous faisait remarquer
00:44:32qu'il était le plus jeune
00:44:33de ce plateau
00:44:34et on lui demandait
00:44:35qu'on ne voyait
00:44:35on lui disait
00:44:36qu'on ne voyait pas
00:44:36pourquoi
00:44:38il s'identifiait
00:44:39il a quand même connu
00:44:40le radiocassette
00:44:41oui absolument
00:44:41donc ça donne une indication
00:44:42sur son âge
00:44:43et Gilles Gansman
00:44:44qui est avec nous
00:44:46également
00:44:47vous avez un petit
00:44:48dernier son
00:44:48ou pas rigolo
00:44:49oui mais vous n'en voulez pas
00:44:50donc on peut passer
00:44:51à la suite
00:44:52d'accord
00:44:52bon on passe à la suite
00:44:53vous guilliez Gilles
00:44:54non non
00:44:54parce qu'on a des débats
00:44:56il a fait un flop
00:44:57avec les banquettes
00:44:58tout à l'heure
00:44:58on a des débats
00:45:01parfois
00:45:01en lui disant
00:45:01ça n'a pas marché
00:45:02voilà
00:45:02c'est mon histoire
00:45:03de dette
00:45:04de rendez-vous
00:45:05non non
00:45:08ça c'est clair
00:45:09la famille
00:45:11de Marc Bloch
00:45:12hier
00:45:12c'est sa petite fille
00:45:14qui s'exprimait
00:45:15sur France Inter
00:45:16et qui disait
00:45:18qu'elle ne voulait pas
00:45:19de la présence
00:45:21du RN
00:45:21au Panthéon
00:45:23hier
00:45:23le président de la république
00:45:24a rendu hommage
00:45:25à Marc Bloch
00:45:26elle estime
00:45:27que le RN
00:45:29et le
00:45:29le RN
00:45:31oui ce sont
00:45:31les descendants directs
00:45:32des nazis
00:45:33qui ont torturé
00:45:34et assassiné
00:45:36son grand-père
00:45:38il lui a été rappelé
00:45:39que c'était
00:45:39des communistes
00:45:40qui à l'époque
00:45:42étaient alliés
00:45:43de ceux
00:45:45qui ont tué
00:45:45son grand-père
00:45:46Alexandre Aspiner
00:45:47peut-être un mot
00:45:47je dirais
00:45:48qu'on n'a pas toujours
00:45:49les héritiers
00:45:50qu'on mérite
00:45:51carrément
00:45:52écoutez
00:45:52oui
00:45:53je veux dire
00:45:53on a quand même
00:45:54vu cette photo
00:45:55obscène
00:45:55de la famille
00:45:57de Marc Bloch
00:45:58qui posait fièrement
00:45:59avec
00:46:01les filles
00:46:02ce parti
00:46:02passionnément
00:46:03antisémite
00:46:04moi je trouve
00:46:05que cette
00:46:06polémique
00:46:06était indigne
00:46:08je crois
00:46:09que
00:46:10voilà
00:46:11ce type
00:46:13de cérémonie
00:46:14doit rassembler
00:46:15les français
00:46:16c'est
00:46:17des occasions
00:46:19d'exception
00:46:20où nous pouvons
00:46:21faire nation
00:46:21et
00:46:24vraiment
00:46:25j'ai trouvé ça
00:46:26déplorable
00:46:27je suis désolée
00:46:29de dire
00:46:29que
00:46:30le parti
00:46:32de Mme Le Pen
00:46:33avait sa place
00:46:34comme tous les autres
00:46:34partis
00:46:35pour assister
00:46:36à cette
00:46:39panthéonisation
00:46:41et donc
00:46:42j'ai trouvé ça
00:46:43déplorable
00:46:44on va peut-être
00:46:45réécouter
00:46:45ce que disait
00:46:46Suzette Bloch
00:46:46hier
00:46:47sur France Inter
00:46:48c'est naturel
00:46:50j'allais dire
00:46:51c'est naturel
00:46:51ça tombe de sourd
00:46:53l'ERN
00:46:54sont les héritiers
00:46:55des Waffen-SSS
00:46:56qui ont assassiné
00:46:57mon grand-père
00:46:58vous faites référence
00:46:59à ceux qui ont fondé
00:47:00le Front National
00:47:01avec Jean-Marie Le Pen
00:47:02voilà
00:47:02mais jusqu'à présent
00:47:04il n'y a pas eu
00:47:05reniement
00:47:05de ce qu'a dit
00:47:07Jean-Marie Le Pen
00:47:08donc
00:47:08il faut être clair
00:47:10il y a
00:47:11Marc Bloch
00:47:12qui était antifasciste
00:47:13alors que maintenant
00:47:16le
00:47:16l'ERN
00:47:17l'extrême droite
00:47:18a toujours
00:47:18utilisé
00:47:20en se revêtant
00:47:21de ses habits
00:47:22de n'importe qui
00:47:23pour pouvoir justifier
00:47:24une idéologie
00:47:25raciste
00:47:27et antidémocratie
00:47:28alors
00:47:29Marine Le Pen
00:47:29a répondu
00:47:30a dénoncé
00:47:31et lui a répondu
00:47:33que Marc Bloch
00:47:33a été dénoncé
00:47:34par Francis André
00:47:35qui a milité
00:47:36pour le parti communiste
00:47:37français dans les années 30
00:47:38avant de suivre
00:47:39l'un de ses dirigeants
00:47:40Jacques Doriot
00:47:40au sein du parti
00:47:42populaire français
00:47:42comment vous
00:47:43vous comprenez
00:47:44cette
00:47:45cette polémique
00:47:46et en tout cas
00:47:47au moins
00:47:47cette décision
00:47:48de la famille
00:47:49de Marc Bloch
00:47:50moi je partage
00:47:51totalement
00:47:52la vie d'Alexandra
00:47:53c'est à dire
00:47:54qu'une panthéonisation
00:47:55c'est quand même
00:47:55un symbole fort
00:47:56d'unité
00:47:56d'une nation
00:47:58donc
00:47:59normalement
00:47:59voilà
00:47:59on n'a pas
00:48:00à polémiquer
00:48:01quand il y a
00:48:02une panthéonisation
00:48:03mais du coup
00:48:04la polémique
00:48:05pour moi
00:48:05elle vient dire
00:48:06une chose
00:48:07elle vient parler
00:48:08finalement
00:48:08de la légitimité
00:48:09mémorielle
00:48:10et on voit bien
00:48:11que c'est le débat
00:48:12qui est posé
00:48:13aujourd'hui
00:48:13et notamment
00:48:14face au Rassemblement
00:48:15National
00:48:15et cette légitimité
00:48:17en fait
00:48:17on vient les chercher
00:48:18sur cette légitimité
00:48:19mémorielle
00:48:20parce que finalement
00:48:20il n'y a quasiment
00:48:21plus de débat
00:48:22sur la légitimité
00:48:23électorale
00:48:24et démocratique
00:48:24au regard du nombre
00:48:25de voix aujourd'hui
00:48:26que représente le parti
00:48:27et donc plus le RN
00:48:28monte
00:48:29plus le RN est fort
00:48:30et bien forcément
00:48:31plus on va aller
00:48:32essayer de le décrédibiliser
00:48:34sur cette légitimité
00:48:35mémorielle
00:48:35et finalement
00:48:37en fait
00:48:37essayer de les sortir
00:48:39de cette mémoire
00:48:39et ça pose la question
00:48:40de qui a le droit
00:48:42ou pas
00:48:43finalement
00:48:44de porter
00:48:45un héritage
00:48:46et ça en fait
00:48:48ça désunit
00:48:49totalement une nation
00:48:49en fait
00:48:50il y avait déjà eu
00:48:51la polémique
00:48:51avec Manou Chéant
00:48:53qui là aussi
00:48:55on avait demandé
00:48:55est-ce que le RN
00:48:56n'y soit pas
00:48:57mais en réalité
00:48:57tout ça
00:48:58c'est de la captation
00:48:59indu d'héritage
00:49:01voilà on voit bien
00:49:02quand même
00:49:02que madame Bloch
00:49:06est militante
00:49:06elle est fiste
00:49:07enfin je veux dire
00:49:08pour poser
00:49:09avec
00:49:10avec
00:49:11avec Jean-Luc Mélenchon
00:49:12aussi hier apparemment
00:49:13c'est ce qu'a dit
00:49:14Julien Audoul ce matin
00:49:15qui était l'invité
00:49:16de Jean-François Aquili
00:49:18il dit
00:49:19je trouve désolant
00:49:20que le RN
00:49:20n'ait pas été le bienvenu
00:49:21je réponds à un sujet de bloc
00:49:22qu'elle a posé fièrement
00:49:24avec Jean-Luc Mélenchon
00:49:25qui est l'héritier
00:49:26du salopard
00:49:26qui a balancé son aïeul
00:49:28et que LFI
00:49:28est passionnément antisémite
00:49:30ben voilà
00:49:30passionnément antisémite
00:49:32et
00:49:33il y a eu aussi
00:49:34tout un débat
00:49:35avec
00:49:35le fait qu'il ne fallait pas dire
00:49:37que Marc Bloch
00:49:38était juif
00:49:39soudain
00:49:41ses héritiers
00:49:41avaient des
00:49:42des élans laïcs
00:49:44que j'ai trouvé
00:49:45moi qui suis une laïque
00:49:46forcenée
00:49:47quand même très suspect
00:49:48je dois dire
00:49:49il a ajouté
00:49:50Julien Audoul
00:49:51que Jean-Luc Mélenchon
00:49:52était le ministre
00:49:52de François Mitterrand
00:49:53qui a dîné avec René Bousquet
00:49:55l'organisateur de l'Arave du Veldiv
00:49:57si on veut faire de la spéléologie
00:49:58il faut la faire pour tout le monde
00:50:00et là ça devient
00:50:01c'est dommage qu'on finisse sur cette
00:50:03c'est totalement ridicule
00:50:05parce qu'il a apporté
00:50:05qu'on finisse là-dessus
00:50:06alors que
00:50:07moi j'ai découvert
00:50:09et on le disait hier
00:50:09moi j'ai découvert Marc Bloch
00:50:11je sais pas
00:50:11pardon
00:50:12pardonnez mon ignorance
00:50:14et j'avoue que j'ai envie
00:50:15de lire son livre
00:50:17enfin pas j'avoue
00:50:18j'ai écouté
00:50:19certains extraits
00:50:21et j'ai trouvé
00:50:22Marc Bloch
00:50:22moi j'ai fait des études d'histoire
00:50:24Marc Bloch
00:50:24c'est surtout un grand historien
00:50:26je suis jeune
00:50:27j'ai fait des études d'histoire
00:50:28non non
00:50:30mais c'est bien
00:50:30on m'a dit d'être là
00:50:31quand on fait des études
00:50:32oui bien sûr
00:50:33ça fait partie des gens
00:50:34Marc Bloch c'est une référence
00:50:35c'est vraiment
00:50:36c'est un pan
00:50:36c'est un pan de l'historiographie française
00:50:38et donc résistant
00:50:39juif et puis athée
00:50:41si je me trompe pas
00:50:41mais ce qui est intéressant
00:50:43c'est que
00:50:43il y a ce que dit
00:50:44la famille de Marc Bloch
00:50:46donc je ne pense pas
00:50:47que la mémoire
00:50:47ou ce qu'est Marc Bloch
00:50:49appartient à sa famille
00:50:50là pourquoi on tombe
00:50:51sur le sujet du Panthéon
00:50:52et que ça appartient
00:50:53à tous les français
00:50:54donc il y a déjà
00:50:54un premier sujet ici
00:50:55qui est pour moi intéressant
00:50:56et ensuite il y a ce que dit
00:50:57le RN et la communication
00:50:58qui est fait du RN
00:50:59qui est à mon sens
00:51:00qui n'est pas bonne du tout
00:51:00et là on retombe
00:51:01sur le sujet
00:51:02je veux dire
00:51:03même d'appropriation
00:51:03mémorielle
00:51:04c'est-à-dire que
00:51:05la défense de dire
00:51:07du RN
00:51:07oui mais regardez
00:51:08là il a été balancé
00:51:09par des communistes
00:51:10mais en fait
00:51:11tu ne peux pas non plus
00:51:12dire ça
00:51:12non je suis d'accord
00:51:13c'est le sujet
00:51:15Marc Bloch
00:51:15ce qu'il représente
00:51:16dans le contexte actuel
00:51:18est trop important
00:51:18il dépasse
00:51:19les clivages politiques
00:51:20et la manière
00:51:21dont Elifi
00:51:22peut récupérer les choses
00:51:23je trouve que c'est
00:51:24une autre problématique
00:51:25donc je pense que
00:51:25dans cette histoire
00:51:26quelque part
00:51:26tout le monde a un peu tort
00:51:27on devrait finalement
00:51:28faire raison
00:51:31c'est un énorme sujet
00:51:32Marc Bloch
00:51:33est représentatif
00:51:34de quelque chose
00:51:35son histoire
00:51:35n'est peut-être pas
00:51:36assez connue d'ailleurs
00:51:36parce que tout le monde
00:51:37ne connait pas Marc Bloch
00:51:38c'est peut-être un symbole
00:51:39justement
00:51:40qui devrait être
00:51:41plus connu
00:51:42plus connu
00:51:44de la population française
00:51:45et le débat
00:51:46devrait se limiter
00:51:46je pense
00:51:47autour de ça
00:51:48là on est en train
00:51:48de faire de la communication
00:51:49politique
00:51:50et aussi bien du côté
00:51:51du RN
00:51:52mais aussi dans les propos
00:51:53de la petite fille
00:51:55et je ne suis pas du tout RN
00:51:56mais lorsqu'elle précise
00:51:58que finalement
00:51:58le RN c'est des fascistes
00:51:59désolé mais le RN
00:52:00ce n'est pas des fascistes
00:52:01aujourd'hui
00:52:01ce n'est pas du fasciste
00:52:03et je trouve ça problématique
00:52:04ça c'est un vrai sujet
00:52:06en fait
00:52:06parce que
00:52:07ce qu'elle voudrait
00:52:08au fond
00:52:09faire
00:52:09c'est comparer
00:52:11ce qui n'est pas comparable
00:52:12et ça je trouve
00:52:13que pour la petite fille
00:52:14d'un historien
00:52:16c'est insupportable
00:52:17en réalité
00:52:18et puis pour le fond
00:52:18je veux dire
00:52:18pour ce qu'il a apporté
00:52:19dans ce qu'il a défendu
00:52:20et tout est obscène
00:52:22parce que quand on
00:52:22voilà
00:52:23on sait que Marc Bloch
00:52:24avait l'amour
00:52:25de la vérité
00:52:27chevillé au corps
00:52:28c'était son testament
00:52:30le testament spirituel
00:52:31qu'il a rédigé
00:52:32à Clermont-Ferrand
00:52:33donc je trouve
00:52:34que tout ça
00:52:34est indigne
00:52:35et c'est triste
00:52:37finalement
00:52:37de ne pas avoir
00:52:38d'héritiers
00:52:39mais bon
00:52:40le petit-fils de De Gaulle
00:52:41s'est présenté aussi
00:52:42sous la bannière
00:52:43du Front National
00:52:44donc bon
00:52:45enfin je veux dire
00:52:45voilà
00:52:46on n'a pas toujours
00:52:46les héritiers qu'on mérite
00:52:47il y a une autre dimension
00:52:48qui est intéressante
00:52:49et après je laisse la parole
00:52:50à Philippe
00:52:51c'est Magali
00:52:52parler de
00:52:52on veut faire sortir
00:52:53le RN de l'histoire
00:52:55mais on voit bien
00:52:55que le RN
00:52:56est rentré
00:52:57dans une normalisation
00:52:57et aujourd'hui
00:52:58le seul élément
00:53:00pour les faire sortir
00:53:00de l'histoire
00:53:01c'est les ramener
00:53:01à l'histoire
00:53:02de tous des Baffen-SS
00:53:03donc il y a une normalisation
00:53:05qui s'est faite
00:53:05qui est une légitimité
00:53:06ils incarnent combien ?
00:53:0711-12 millions de personnes
00:53:08vous ne pouvez pas faire 100
00:53:09mais qui est ridicule
00:53:11et c'est dommage
00:53:13qu'on parle de Marc Bloch
00:53:15on a gâché cet événement
00:53:17c'est exactement ce que je voulais dire
00:53:20je vais être honnête comme vous
00:53:22Valérie
00:53:22j'ai découvert le personnage
00:53:24et je vais m'y intéresser
00:53:26mais ce que je retiens
00:53:27du débat de ces 24 heures
00:53:29c'est que en définitive
00:53:30sa mémoire, son parcours
00:53:31son oeuvre
00:53:32elle est gâchée
00:53:33par un débat puéril politique
00:53:36qui ne laisse rien présager
00:53:38de bon pour les prochaines semaines
00:53:39parce que
00:53:40et moi
00:53:40tout cela c'est l'antichambre de 2027
00:53:43on prend des positions
00:53:45on gâche
00:53:46un rendez-vous
00:53:47de la République
00:53:48et Alexandra
00:53:49vous le disiez
00:53:50c'est un rendez-vous
00:53:51de la République
00:53:52rentrer au Panthéon
00:53:53c'est un moment d'histoire
00:53:54qui doit faire nation
00:53:55qui doit faire union
00:53:57le Rassemblement National
00:53:59fait partie
00:53:59des élus de la République
00:54:01et Mehdi
00:54:02tu viens de le dire
00:54:03c'est 11, 12, 13 millions
00:54:04de Français
00:54:05c'est une réception
00:54:07ou une cérémonie
00:54:08de la République française
00:54:10dans un lieu
00:54:11haut
00:54:12en histoire
00:54:13et on n'a pas
00:54:14à politiser
00:54:15et j'aime bien
00:54:17votre expression Alexandra
00:54:18on n'est pas les héritiers
00:54:19du passé
00:54:21on ne choisit pas
00:54:22ses héritiers
00:54:23en tous les cas
00:54:23je trouve
00:54:24dommageable
00:54:25de gâcher
00:54:26cet événement
00:54:27de gâcher l'oeuvre
00:54:28de ce monsieur
00:54:29que je ne connais pas
00:54:30son parcours
00:54:31son engagement
00:54:31pour la République
00:54:33et pour la France
00:54:34à travers un débat
00:54:35politisé
00:54:36qui va forcément
00:54:38dégénérer
00:54:39parce qu'on est
00:54:40dans une pré-campagne
00:54:41présidentielle
00:54:42mais ce qui est bien
00:54:43au fond
00:54:43c'est que beaucoup
00:54:44vont découvrir
00:54:45Marc Bloch
00:54:46et ça je trouve
00:54:47que c'est quand même
00:54:48extraordinaire
00:54:49et d'ailleurs
00:54:49il y a une très très belle
00:54:51biographie de Marc Bloch
00:54:53pour ceux qui ont envie
00:54:53de découvrir
00:54:54cet homme
00:54:55d'exception
00:54:57qui est rédigé
00:54:58par Peter Schuttler
00:55:00et j'invite
00:55:01vos éditeurs
00:55:03à le lire
00:55:04parce que
00:55:05c'est un parcours
00:55:07unique
00:55:07unique
00:55:08et exceptionnel
00:55:09et ses mots
00:55:10résonnent aujourd'hui
00:55:11dans ce qu'il a pu dire
00:55:12sur l'impuissance
00:55:13des politiques
00:55:14et sur
00:55:15le renoncement
00:55:17c'est très très
00:55:18fort
00:55:18c'est très contemporain
00:55:21c'est ça
00:55:21il n'a pas perdu
00:55:22de sa véracité
00:55:23allez
00:55:24on va se retrouver
00:55:24dans un tout petit instant
00:55:27continuons
00:55:28continuons
00:55:28et parlons
00:55:29de cette pétition
00:55:30qui demande
00:55:31à ce que le film
00:55:33sur Samuel Paty
00:55:34l'abandon
00:55:35soit montré
00:55:36dans toutes les écoles
00:55:38dites-nous ce que vous en pensez
00:55:39à tout de suite
00:55:41Sud Radio
00:55:42le 10h midi
00:55:44mettez-vous d'accord
00:55:45Valérie Exper
00:55:46allez
00:55:47on continue
00:55:48de débattre
00:55:48oui cette pétition
00:55:49j'avais envie
00:55:50que nous en débattions
00:55:52même si je pense
00:55:53qu'il n'y a pas franchement
00:55:54de débat
00:55:56mais des personnalités
00:55:58l'appel de personnalités
00:55:59aux parents d'élèves
00:56:00pour inciter
00:56:00à montrer le film
00:56:01sur Samuel Paty
00:56:03l'abandon
00:56:04film vraiment formidable
00:56:06je pense qu'effectivement
00:56:07il mériterait
00:56:08d'être montré
00:56:08dans les écoles
00:56:09absolument
00:56:10alors moi je suis évidemment
00:56:11très fière
00:56:12en tant qu'élue régionale
00:56:13parce que c'est un film
00:56:14qui a été accompagné
00:56:16par la région
00:56:17Île-de-France
00:56:19Valérie Pécresse
00:56:20a initié
00:56:21des séances
00:56:23avec des collégiens
00:56:25et des lycéens
00:56:27ce film
00:56:28a naturellement
00:56:29vocation
00:56:30à être diffusé
00:56:31dans les lycées
00:56:32puisqu'il y a
00:56:34un matériel
00:56:35pédagogique
00:56:36qui a été conçu
00:56:38et qui peut
00:56:39accompagner
00:56:40les enseignants
00:56:40dans la présentation
00:56:41du film
00:56:41parce que
00:56:42ce n'est pas
00:56:43rien d'expliquer
00:56:45à des jeunes
00:56:46qu'enseigner
00:56:47peut vous coûter
00:56:48la vie
00:56:49et donc
00:56:50oui
00:56:51je trouve formidable
00:56:52que cette pestition
00:56:54relaie ce que nous avons
00:56:55porté à la région
00:56:56moi je souhaite
00:56:57que ce film
00:56:58soit diffusé
00:56:58dans les lycées
00:57:00c'est un film
00:57:00tout à fait
00:57:02exceptionnel
00:57:03et
00:57:04j'espère
00:57:06que ce sera suivi
00:57:07des faits
00:57:08j'espère que
00:57:08l'éducation nationale
00:57:10soutiendra
00:57:11les proviseurs
00:57:13qui en prendront
00:57:14l'initiative
00:57:15puisque c'est évidemment
00:57:16sur la base
00:57:17de
00:57:18volontariat
00:57:19mais
00:57:20oui
00:57:21ce film
00:57:22doit être diffusé
00:57:23alors il y a un site
00:57:24internet
00:57:24zérodeconduite.net
00:57:26où chaque enseignant
00:57:27peut inscrire sa classe
00:57:28c'est obtenir
00:57:28que le cinéma
00:57:29le plus proche
00:57:30de son établissement
00:57:31projette donc ce film
00:57:32l'abandon
00:57:32à destination
00:57:33des élèves
00:57:34et on leur
00:57:36transmet
00:57:36un kit pédagogique
00:57:39qui est d'ailleurs
00:57:41remarquable
00:57:41qui est vraiment
00:57:42très bien fait
00:57:43j'étais un petit peu inquiète
00:57:44je l'avoue
00:57:45parce que c'est vrai
00:57:45que c'est pas évident
00:57:47d'accompagner
00:57:48un film pareil
00:57:50le sujet
00:57:50et j'avais peur
00:57:51en fait
00:57:52qu'il soit fait
00:57:52de non-dits
00:57:53qu'il soit
00:57:54on tourne autour du pot
00:57:56mais non
00:57:57il est très bien fait
00:57:58et puis même
00:57:59les familles
00:58:01peuvent aller
00:58:02avec leurs enfants
00:58:03voir ce film
00:58:04il faut absolument
00:58:05voir ce film
00:58:06formidable
00:58:07tout à fait
00:58:08exceptionnel
00:58:09les gens qui l'ont vu
00:58:10trouvaient qu'il était
00:58:11très juste
00:58:12et très
00:58:13et comme à chaque fois
00:58:14d'ailleurs
00:58:14on en revient au même
00:58:16LFI gâche toujours la fête
00:58:17puisque
00:58:17il y a eu aussi
00:58:19une polémique
00:58:20disant que c'était
00:58:21stigmatisant
00:58:22etc
00:58:22pour eux tout est polémique
00:58:24à partir de maintenant
00:58:26jusqu'à mai 2027
00:58:27tout sera
00:58:28sous le polémique
00:58:29j'aime beaucoup
00:58:30le parcours pédagogique
00:58:31et je vais m'empresser
00:58:33d'aller voir aussi
00:58:33le film
00:58:34parce que
00:58:34derrière
00:58:35certainement le film
00:58:36que je ne connais pas
00:58:38il y a quand même
00:58:39des messages forts
00:58:40à avoir
00:58:40et je suis heureux
00:58:42en vous entendant
00:58:42qu'il y ait
00:58:43tout cet accompagnement
00:58:44parce qu'on ne peut pas
00:58:45certainement diffuser
00:58:46un film
00:58:47sans en avoir
00:58:49l'amont
00:58:50pour contextualiser
00:58:51sensibiliser
00:58:52et je vous ai écouté
00:58:53vous disiez
00:58:54il est disponible
00:58:55ou il peut être disponible
00:58:56dans les salles de cinéma
00:58:57proches des lycées
00:58:58mais pourquoi il n'est pas
00:58:58directement diffusé
00:59:00dans les salles
00:59:02ou dans tous les lycées
00:59:03parce que toutes les classes
00:59:05toutes les lycées
00:59:06ne sont pas équipées
00:59:07peut-être
00:59:07mais en tout cas
00:59:08c'est une demande
00:59:09que Valérie Pécresse
00:59:11est président de la région
00:59:12il le pense
00:59:13mais tous les éditeurs
00:59:13de Sud Radio
00:59:14ne vont pas venir
00:59:15il y a des lycées
00:59:16il y a des lycées
00:59:16Valérie Pécresse a fait
00:59:17auprès du ministre
00:59:18de l'éducation nationale
00:59:20la demande
00:59:20que ce film
00:59:21soit diffusé
00:59:22dans les lycées
00:59:23il y a cette pétition
00:59:25qui relaie cette demande
00:59:27vous savez
00:59:28les classes
00:59:28font souvent
00:59:30des sorties scolaires
00:59:32et vont au cinéma
00:59:33ça peut être l'occasion
00:59:34je crois qu'UGC
00:59:36met des salles
00:59:38à disposition
00:59:38dans tous les lycées
00:59:39aujourd'hui
00:59:40vous avez des écrans
00:59:41la symbolique
00:59:42pour moi
00:59:43elle est totalement différente
00:59:44et c'est vrai
00:59:45qu'il faut vraiment
00:59:46porter le message
00:59:47pour que ce soit
00:59:48dans l'institution
00:59:50de l'éducation nationale
00:59:51absolument
00:59:51c'est tout le sens
00:59:52il y a
00:59:52son message politique
00:59:53c'est tout le sens
00:59:54de la demande
00:59:55de Valérie Pécresse
00:59:56auprès du ministre
00:59:57très fort en fait
00:59:58si c'est ancré
00:59:58à l'intérieur
00:59:59de l'éducation nationale
01:00:00à l'intérieur
01:00:00de notre système
01:00:01il y a vraiment
01:00:02un symbole républicain
01:00:03très fort
01:00:03très ancré
01:00:04qui est totalement différent
01:00:05en termes d'impact
01:00:06que si effectivement
01:00:07on incite les élèves
01:00:08à aller à l'extérieur
01:00:09à partir du moment
01:00:10où on décide
01:00:10il y a le symbole républicain
01:00:12au sein de l'éducation nationale
01:00:13mais le message politique
01:00:15aussi qu'on envoie
01:00:15dont on a besoin
01:00:16aujourd'hui
01:00:16en termes de symbole
01:00:17il est attendu
01:00:19il est évident
01:00:20et je trouve que moi
01:00:21c'est vraiment un combat
01:00:22qu'il faut mener
01:00:22pour que vraiment
01:00:23la symbolique
01:00:24elle soit
01:00:24à l'intérieur
01:00:26du système scolaire
01:00:27je suis complètement d'accord
01:00:27mais je me contenterai
01:00:29très modestement
01:00:30que tous les lycéens
01:00:31de France
01:00:32puissent voir ce film
01:00:33mais je suis d'accord
01:00:34sur le symbole
01:00:35vous l'avez vu le film ?
01:00:37oui je l'ai vu
01:00:38vraiment c'est un très bon film
01:00:40après je suis plutôt sensible
01:00:41à ce type de sujet
01:00:41donc moi ce sont des sujets
01:00:42qui m'intéressent
01:00:43à titre personnel
01:00:43donc oui il y a le symbole
01:00:45il y a le symbole
01:00:45effectivement le faire à l'école
01:00:47ça serait une meilleure option
01:00:50après les souvenirs
01:00:51que j'ai du lycée
01:00:52parce que je suis plus jeune
01:00:53font que je pense
01:00:55que c'est peu probable
01:00:56dans certaines classes
01:00:57ça serait difficile à diffuser
01:00:59parce qu'il n'y a pas
01:01:00les moyens techniques
01:01:00tout simplement
01:01:01ah oui d'accord
01:01:02mais pas d'un point de vue
01:01:04idéologique
01:01:04non non pas d'un point de vue
01:01:05non non
01:01:06après il y a eu pas mal d'écoles
01:01:07qui n'ont pas pu s'appeler
01:01:08Samuel Paty
01:01:09donc on se demande
01:01:10c'est le deuxième point
01:01:11c'est que
01:01:12il y avait le souci
01:01:13peut-être du matériel pédagogique
01:01:14qui accompagne
01:01:15et comment est constitué
01:01:17le matériel pédagogique
01:01:18donc évidemment c'est bien fait
01:01:19ah oui vraiment
01:01:19mais c'est le retour
01:01:20qui va être intéressant
01:01:22sur la sensation des élèves
01:01:24oui bien sûr
01:01:25ou s'il y a eu des difficultés
01:01:26lors des diffusions
01:01:28parce que peut-être
01:01:28que certains élèves
01:01:29ne voudront pas y aller
01:01:30et donc pour moi
01:01:31le point c'est l'après
01:01:32c'est-à-dire que
01:01:33là l'initiative
01:01:35de la répécresse
01:01:36c'est une très bonne initiative
01:01:37il faut le faire
01:01:38mais il faut absolument
01:01:39qu'il y ait un suivi
01:01:40parce que c'est tellement
01:01:41un film important
01:01:42qui retrace un élément
01:01:43saisissant
01:01:44où tout le monde connaît
01:01:45Samuel Paty en France
01:01:45il faut absolument avoir ce suivi
01:01:47parce que si c'est juste
01:01:48une initiative politique
01:01:49et après la fin
01:01:50on peut comprendre ça
01:01:50comme une communication politique
01:01:51il ne faut pas que ce soit le ça
01:01:52mais c'est pas du tout
01:01:53le sens de l'initiative
01:01:54de Valérie Pécresse
01:01:55est-ce que ce soit très clair
01:01:56mais il faut que les enseignants
01:01:58enfin nous à la région
01:01:59on est quand même très engagés
01:02:00sur la laïcité
01:02:01oui oui mais il faut
01:02:02que les enseignants soient
01:02:03bien sûr
01:02:03c'est pour ça qu'à partir du moment
01:02:05c'est des idées
01:02:05que ce soit entré dedans
01:02:06faites confiance aux enseignants
01:02:08et moi dans le cadre
01:02:09de ma délégation
01:02:09je vois quand même
01:02:10beaucoup de proviseurs
01:02:12beaucoup de profs
01:02:13enfin je vois
01:02:13je suis au contact
01:02:14de la communauté éducative
01:02:16toute la journée
01:02:16et est-ce qu'il y a eu
01:02:16des retours négatifs
01:02:17oui aussi
01:02:18enfin des retours négatifs
01:02:19oui des jeunes
01:02:20qui n'ont pas la bonne perception
01:02:23de ce qu'est ce film
01:02:25et de ce qu'est
01:02:26la tragédie de Samuel Paty
01:02:28mais enfin je vous rappelle
01:02:29quand même
01:02:29qu'on a qualifié
01:02:31François Simon
01:02:32un des producteurs du film
01:02:33Stéphane Simon
01:02:34Stéphane pardon
01:02:35excusez-moi
01:02:36François Simon
01:02:36il va au restaurant
01:02:37oui pardon
01:02:39Stéphane Simon
01:02:39Stéphane pardon
01:02:40Stéphane
01:02:41je veux dire
01:02:43on a quand même
01:02:44mis une cible sur son dos
01:02:45on a qualifié de sioniste
01:02:47enfin je veux dire
01:02:48il est très courageux
01:02:48il faut dire aussi
01:02:49le courage des producteurs
01:02:50de ce film
01:02:53et moi je fais confiance
01:02:54aux enseignants
01:02:55parce que je crois
01:02:56que chaque enseignant
01:02:57de France comprend
01:02:59que l'histoire de Samuel Paty
01:03:01ce que dit la pétition
01:03:05c'est qu'ils ne sont plus seuls
01:03:07en fait avec ce film
01:03:08et que c'est un outil
01:03:10on peut construire sur ce film
01:03:11et d'où la demande
01:03:13de Valérie Pécresse
01:03:14et comment se positionne
01:03:15parce que évidemment
01:03:16chaque enseignant
01:03:17doit pouvoir s'y retrouver
01:03:18j'imagine
01:03:19peut avoir une vraie sensibilité
01:03:21et l'éducation nationale
01:03:23le ministère
01:03:24se positionne comment ?
01:03:25mais c'est pour ça
01:03:25que la demande
01:03:26de Valérie Pécresse
01:03:27a été faite
01:03:28au ministre
01:03:29de l'éducation nationale
01:03:30et la réponse
01:03:31à suivre
01:03:32à suivre
01:03:33à suivre
01:03:35la canicule
01:03:36encore et toujours
01:03:37on nous annonce
01:03:38une autre canicule
01:03:40qui arriverait
01:03:40d'ici le 14 juillet
01:03:42forte chaleur
01:03:44le ministre
01:03:45alors vous savez
01:03:46qu'il y a eu plusieurs idées
01:03:47qui ont été lancées
01:03:48de faire un congé canicule
01:03:49le ministre du travail
01:03:51Jean-Pierre Farandou
01:03:53ce matin était
01:03:53chez nos confrères d'RTL
01:03:54et pour lui
01:03:55il n'y a pas lieu
01:03:56il dit
01:03:57on ne va pas mettre
01:03:57le pays à l'arrêt
01:03:58face aux fortes chaleurs
01:04:00il défend une réponse
01:04:02adaptée à chaque situation
01:04:03vous en pensez quoi ?
01:04:04un congé climatique
01:04:05de 5 jours par an
01:04:07enfin c'est un peu curieux
01:04:09on ne peut pas répondre
01:04:10à chaque problème
01:04:11pourquoi 5 jours ?
01:04:12ça fait déjà 10 jours
01:04:14qu'on est sous la canicule
01:04:15donc ça va être
01:04:17le mercato
01:04:18de 5 jours
01:04:1810 jours
01:04:19c'est parce qu'il se base
01:04:23sur la loi espagnole
01:04:24qui existe en Espagne
01:04:25qui est un congé
01:04:26de 5 jours
01:04:27oui mais en Espagne
01:04:28je vous rappelle
01:04:29qui travaille
01:04:30ils s'adaptent surtout
01:04:31et vous croyez
01:04:32qu'aujourd'hui
01:04:32dans la situation
01:04:34il fallait qu'on change
01:04:35nos habitudes
01:04:36qu'on change nos habitudes
01:04:37qu'on s'adapte
01:04:38est-ce qu'on a encore
01:04:38tout à l'heure
01:04:39pour les noyades
01:04:40il faut une loi
01:04:41pour apprendre à nager
01:04:41maintenant il va falloir
01:04:42créer un nouveau congé
01:04:43vous croyez que notre économie
01:04:44nos entreprises
01:04:45peuvent se permettre cela
01:04:46qu'il y ait de la souplesse
01:04:48qu'il y ait de la concertation
01:04:50quand je vois
01:04:51dans les travaux publics
01:04:52vous savez qui c'est
01:04:54qui se plaint le plus
01:04:54ce sont les riverains
01:04:55quand le chef de chantier
01:04:57demande que les travaux
01:04:59démarrent plus tôt
01:05:00pour justement
01:05:00préserver les ouvriers
01:05:02des travaux publics
01:05:04et il y a aussi là
01:05:05un désaccord
01:05:07entre ceux qui voudraient
01:05:08et ce qui est possible de faire
01:05:09nous avons je pense
01:05:10aujourd'hui un vrai besoin
01:05:12de concertation
01:05:13d'adaptation
01:05:14il est certain
01:05:15que ça durera
01:05:16ces périodes de canicule
01:05:18elles se répéteront
01:05:19mais en tous les cas
01:05:20c'est pas la loi non plus
01:05:21qui doit régler
01:05:22nos entreprises
01:05:23dans nos entreprises
01:05:25on s'adapte
01:05:25on a de la concertation
01:05:27et c'est plutôt cela
01:05:29qui est la bonne règle
01:05:30du bien vivre ensemble
01:05:32d'un autre côté
01:05:33on en parlait hors micro
01:05:34vos établissements
01:05:35ne remplissent pas
01:05:37comme ils devraient
01:05:38à cause de la canicule
01:05:40oui ma brasserie
01:05:42la vôtre elle est climatisée
01:05:44elle est climatisée
01:05:45mais il faut venir
01:05:45puisque je suis en périphérie
01:05:46ça change le comportement
01:05:48des consommateurs
01:05:49bien évidemment
01:05:50mais je pense
01:05:52à tous les métiers
01:05:53à tous les commerces
01:05:54il n'y a pas besoin
01:05:55de loi
01:05:55il y a besoin
01:05:56de s'adapter
01:05:56regardez en Espagne
01:05:57on ouvre un peu plus tôt
01:05:58et il y a la pause méridienne
01:06:00qui est plus longue
01:06:01enfin voilà
01:06:02je crois que c'est plutôt
01:06:03par là qu'il faut aller
01:06:05moi je suis parfaitement
01:06:06d'accord avec vous
01:06:06on a un vrai problème
01:06:07d'agilité
01:06:08dans l'adaptation
01:06:09des règlements
01:06:10et je voudrais juste
01:06:11faire un point
01:06:11parce qu'on parle
01:06:12effectivement des ouvriers
01:06:13on parle des gens
01:06:14des humains
01:06:15mais il faut penser
01:06:16à tous les animaux
01:06:17qui sont dehors
01:06:18et moi je vois
01:06:19je suis
01:06:19parce que je suis maîtresse
01:06:21d'un chien
01:06:21et je vois bien
01:06:22la problématique
01:06:22sur la ville de Paris
01:06:23je veux dire
01:06:24l'ouverture là
01:06:25des parcs
01:06:26pour que les chiens
01:06:27puissent aller
01:06:28dans un coin de fraîcheur
01:06:29tenu en laisse
01:06:31elle n'est pas possible
01:06:32c'est à dire
01:06:32parce qu'ils ne sont pas
01:06:33en capacité
01:06:34de l'introduire
01:06:36et de prendre une délibération
01:06:37là tout de suite
01:06:37pour l'autoriser
01:06:38parce que les parcs
01:06:39parce que les parcs
01:06:39sont interdits
01:06:39aux chiens
01:06:40même tenus en laisse
01:06:42donc des espaces
01:06:43de fraîcheur
01:06:44dont on aurait besoin
01:06:44là
01:06:45en fait on n'est pas capable
01:06:46en 24-48 heures
01:06:47d'adapter
01:06:48notre façon de vivre
01:06:48dans toutes les grandes villes
01:06:50absolument
01:06:51mais vous avez raison
01:06:52et moi j'avoue
01:06:53j'ai vu une image
01:06:54hier
01:06:56parce qu'hier
01:06:56on a évoqué
01:06:57les EHPAD
01:06:58avec leurs pièces
01:06:59climatisées
01:07:00quelqu'un a posté
01:07:00la photo
01:07:01de l'état
01:07:02d'une climatisation
01:07:04avec un gros tuyau
01:07:05percé
01:07:06raccordé par un scotch
01:07:07enfin c'est lamentable
01:07:09c'est honteux
01:07:09que notre pays
01:07:10que notre pays
01:07:12en soit là
01:07:12on se retrouve
01:07:13dans un instant
01:07:14avec vous
01:07:15pour continuer
01:07:16nos débats
01:07:16commenter l'actualité
01:07:17et vos coups de coeur
01:07:20et vos coups de gueule
01:07:21à tout de suite
01:07:23Sud Radio
01:07:24le 10h midi
01:07:25mettez-vous d'accord
01:07:26Valérie Expert
01:07:27on est de retour
01:07:28avec vous
01:07:30et on va continuer
01:07:31de commenter
01:07:32l'actualité
01:07:34l'actualité
01:07:35ben écoutez
01:07:36on va commencer
01:07:36peut-être avec
01:07:37vos coups de coeur
01:07:38et vos coups de gueule
01:07:39parce qu'ils nous concernent
01:07:41tous
01:07:41Alexandra
01:07:42vous vouliez
01:07:43revenir sur
01:07:44une déclaration
01:07:46oui je voulais revenir
01:07:47sur le
01:07:48le sort
01:07:49des jeunes étudiants
01:07:51qui militent
01:07:52à l'Uni
01:07:52je suis tombée
01:07:53sur le témoignage
01:07:54d'un jeune homme
01:07:55qui est à l'université
01:07:57de Grenoble
01:07:57et qui
01:07:58parce qu'il est à l'Uni
01:08:00a dû suivre
01:08:02ses cours
01:08:02en distanciel
01:08:03et j'étais
01:08:04alors l'Uni
01:08:05rappelait
01:08:06oui c'est un syndicat
01:08:07d'étudiants
01:08:08de droite
01:08:09le plus grand syndicat
01:08:11d'étudiants
01:08:11oui
01:08:11mais ce qui devient
01:08:13évidemment
01:08:14quand on vit
01:08:15sous le joug
01:08:16de l'extrême gauche
01:08:18dans nos universités
01:08:19est évidemment
01:08:22presque un délit
01:08:22si je puis dire
01:08:23et donc
01:08:23on apprend
01:08:25que ce jeune homme
01:08:25a dû suivre
01:08:26ses cours
01:08:27en distanciel
01:08:27ce qui est quand même
01:08:28une rupture
01:08:28d'égalité
01:08:30criante
01:08:31et je trouve
01:08:32que c'est terrible
01:08:33qu'aujourd'hui encore
01:08:34l'extrême gauche
01:08:36fasse la loi
01:08:36dans nos universités
01:08:38et un jour ou l'autre
01:08:39il va bien falloir
01:08:40affronter ce problème
01:08:42parce qu'il n'est pas
01:08:42acceptable
01:08:43qu'il n'y ait pas
01:08:44cette liberté
01:08:47l'université
01:08:48doit être
01:08:49le lieu
01:08:51du débat
01:08:52et de la liberté
01:08:54de la liberté
01:08:55de débat
01:08:55de la liberté
01:08:56de penser
01:08:57et on apprend
01:08:58que ce jeune homme
01:08:59a dû suivre
01:09:00ses cours en distanciel
01:09:01qui ne pouvaient pas
01:09:02travailler en groupe
01:09:03parce qu'il était menacé
01:09:04parce qu'il avait appelé
01:09:07à la cessation
01:09:09des blocages
01:09:11que tout simplement
01:09:13il est de droite
01:09:14et que donc
01:09:14il était totalement
01:09:16ostracisé
01:09:17mis à l'écart
01:09:18qu'il ne pouvait plus
01:09:19travailler en groupe
01:09:20le travail en groupe
01:09:21on sait très bien
01:09:22qu'à l'université
01:09:23sont des temps
01:09:24importants
01:09:25et il était
01:09:26totalement mis à l'écart
01:09:27et il a donc
01:09:28eu un parcours
01:09:30universitaire
01:09:32totalement à part
01:09:33et abîmé
01:09:34parce qu'il a été
01:09:36mis à l'écart
01:09:37à raison
01:09:38de ses convictions
01:09:40politiques
01:09:40et de son militantisme
01:09:43et je trouve
01:09:43que c'est juste
01:09:45inacceptable
01:09:46et ça devrait
01:09:47collectivement
01:09:48nous indigner
01:09:49tous partis confondus
01:09:50c'est quelle fac ?
01:09:52une fac de Grenoble
01:09:53enfin tu peux
01:09:54transposer ça
01:09:54dans toutes les facs
01:09:55c'est ça
01:09:57alors
01:09:58Sciences Po
01:09:59grâce à son nouveau
01:10:00directeur
01:10:00est en train
01:10:01de s'émanciper
01:10:03de ce jou
01:10:05mais
01:10:06c'est le cas
01:10:07dans beaucoup de fac
01:10:09enfin je veux dire
01:10:09et je dois dire
01:10:10que les étudiants
01:10:11de l'Uni
01:10:12sont vraiment
01:10:13très courageux
01:10:14ils sont très courageux
01:10:16je veux dire
01:10:16c'est pas rien
01:10:18quand même
01:10:18de prendre ce risque là
01:10:20vis-à-vis
01:10:20de ses camarades
01:10:21vis-à-vis aussi
01:10:22de ses professeurs
01:10:22malheureusement
01:10:23et ce sont les mêmes
01:10:24qui matin, midi et soir
01:10:26nous rappellent
01:10:26la démocratie
01:10:27le partage des idées
01:10:28l'intolérance
01:10:29c'est eux qui l'appliquent
01:10:30l'intolérance
01:10:32vient toujours
01:10:33de l'extrême gauche
01:10:33toujours
01:10:34c'est-à-dire que
01:10:37ils surfent
01:10:37sur l'idée
01:10:38de liberté
01:10:39de tolérance
01:10:41de partage
01:10:42mais dans les faits
01:10:43ce sont eux
01:10:44qui excluent
01:10:45toujours
01:10:47ça témoigne
01:10:48on le voit bien
01:10:48parce que ce que vous rappelez
01:10:49Alexandra
01:10:49finalement il y a des témoignages
01:10:51quasiment chaque semaine
01:10:51sur tous les campus
01:10:52c'est l'extrême polarisation
01:10:54politique de la jeunesse
01:10:56et là en fait
01:10:57on est quasiment
01:10:58peut-être même qu'au début
01:10:59c'est-à-dire que
01:11:00avec ce qu'on va vivre
01:11:01comme épisode
01:11:01et la montée en fait
01:11:02de la campagne présidentielle
01:11:04on va avoir encore plus
01:11:06de tensions
01:11:06dans cette polarisation extrême
01:11:08et effectivement
01:11:09le contenu
01:11:10et la base politique
01:11:11et la stratégie politique
01:11:12à l'extrême gauche
01:11:13c'est effectivement
01:11:14d'attiser
01:11:15la haine
01:11:15la violence
01:11:16la révolution
01:11:17et donc d'exclure
01:11:19en fait
01:11:19le plus de personnes
01:11:20possibles
01:11:21qui ne comprend pas
01:11:23et qui n'interagissent pas
01:11:24de la même façon
01:11:24donc en fait
01:11:25on va avoir cette montée-là
01:11:26très extrême
01:11:27très polarisante
01:11:28et d'autant plus
01:11:28chez les jeunes
01:11:29parce que
01:11:30émotionnellement
01:11:30on vient les chercher
01:11:31sur leur champ
01:11:31et on vient les monter
01:11:32les uns contre les autres
01:11:34évidemment
01:11:35ils se prétendent
01:11:36défenseurs de l'inclusion
01:11:37c'est une posture
01:11:39c'est la position du roi
01:11:41sur la colline
01:11:41on se présente comme
01:11:43démocrate
01:11:44liberté d'expression
01:11:45et puis ça permet tout de suite
01:11:46d'ostraciser
01:11:47quand une position est contraire
01:11:48ce qui est
01:11:50d'autant plus intéressant
01:11:51c'est
01:11:52on va rentrer dans
01:11:53l'élection présidentielle
01:11:54enfin techniquement
01:11:55officieusement
01:11:56on y est déjà encore
01:11:56et toute la stratégie
01:11:58d'une partie de la gauche
01:11:59et surtout de Jean-Luc Mélenchon
01:12:00a toujours été disée
01:12:00la jeunesse
01:12:01la jeunesse se trouve
01:12:02dans les universités
01:12:03donc les universités
01:12:05vont être les chambres
01:12:05d'écho de ce qui va se passer
01:12:06et le combat violent
01:12:08parce que là
01:12:08on peut parler de combat
01:12:09qu'il y aura
01:12:10au moment de la présidentielle
01:12:11donc c'est à la fois inquiétant
01:12:13ce n'est absolument pas surprenant
01:12:14malheureusement
01:12:15et ce qu'il faut aussi signaler
01:12:18c'est que
01:12:20je suis sûr
01:12:20que la manière
01:12:21dont parlent ces élèves-là
01:12:22dans les universités
01:12:23le champ lexical utilisé
01:12:25c'est quasiment celui de la guerre
01:12:26c'est une guerre idéologique
01:12:28il faut mener la guerre idéologique
01:12:30dans les universités
01:12:31alors qu'on est à rebours
01:12:32de ce que devrait être
01:12:33une université
01:12:34qui peut être des fois
01:12:35un lieu de conflit
01:12:35intellectuel
01:12:36je précise
01:12:37absolument
01:12:37de débat
01:12:38parfois violent
01:12:39mais pas du tout
01:12:40un lieu de guerre
01:12:41ils sont venus intimider
01:12:42ce jeune homme
01:12:43dans les salles d'examen
01:12:44il a dû passer ses examens
01:12:46en distanciel
01:12:47est-ce que vous imaginez
01:12:48la rupture d'égalité ?
01:12:50invraisemblable
01:12:50en fait
01:12:51moi je suis allée assister
01:12:53au meeting de Jean-Luc Mélenchon
01:12:54pour comprendre un petit peu
01:12:55et donc j'ai interviewé
01:12:57les jeunes
01:12:57qui étaient autour de moi
01:12:59en fait
01:13:00ils sont tous là
01:13:01pour le sentiment
01:13:01d'appartenance
01:13:03c'est vraiment ça
01:13:03c'est le sentiment
01:13:04d'appartenance
01:13:04à un combat
01:13:05à une communauté
01:13:07mais cette communauté
01:13:09elle est quasi fermée
01:13:09elle est secteur
01:13:11c'est ça qui est assez impressionnant
01:13:12c'est-à-dire qu'eux-mêmes
01:13:13vont vous parler
01:13:14de ce sentiment d'appartenance
01:13:15à une communauté
01:13:16mais par contre
01:13:17à une communauté
01:13:17bien particulière
01:13:18qui n'inclut pas les autres
01:13:20et c'est très particulier
01:13:21idéologiquement parlant
01:13:22alors Mehdi
01:13:23vous vouliez vous
01:13:25revenir sur le
01:13:28Donald Trump
01:13:29donc quelques jours
01:13:30après la signature
01:13:31du traité de Versailles
01:13:33voilà
01:13:34et donc
01:13:36on a un peu de mal
01:13:37à y voir clair
01:13:37quand même
01:13:38non mais c'est intéressant
01:13:39puisque donc
01:13:40le Parlement
01:13:41enfin le Sénat américain
01:13:42a un petit peu
01:13:43retoqué la chose
01:13:43en posant la question
01:13:45très clairement à Donald Trump
01:13:46donc ça se pose
01:13:46une semaine après
01:13:47la signature du traité de Versailles
01:13:48qui a été présenté
01:13:49comme un élément extraordinaire
01:13:50sauf que
01:13:51aux Etats-Unis
01:13:52maintenant se pose la question
01:13:53du ok tu as
01:13:55vraisemblablement
01:13:56arrêté ta guerre
01:13:57mais pourquoi l'as-tu menée ?
01:13:59et la question
01:13:59que pose le Sénat américain
01:14:00c'est celle-ci
01:14:01pourquoi t'es-tu octroyé
01:14:02le droit
01:14:02de mener cette guerre ?
01:14:03donc nous
01:14:04on parle beaucoup
01:14:05de ce qui se passe
01:14:05avec le traité de Versailles
01:14:07enfin le traité de Versailles
01:14:08ce qui s'est passé
01:14:09la signature à Versailles
01:14:10la semaine dernière
01:14:11on parle beaucoup
01:14:12de la situation en Iran
01:14:13et la situation
01:14:14elle est catastrophique
01:14:15pour la population
01:14:15surtout pour les femmes
01:14:16mais du point de vue américain
01:14:18on voit bien
01:14:18que c'est encore
01:14:19un peu différent
01:14:19se pose à la fois
01:14:21la question de la légitimité
01:14:22de Donald Trump
01:14:22sur ce conflit
01:14:23pourquoi elle a-t-il mené
01:14:24de cette manière
01:14:25et le coup que ça aura
01:14:26et ça pose aussi
01:14:27la question des midterms
01:14:28et de la situation
01:14:29qui va être très compliquée
01:14:30en interne
01:14:30pour Donald Trump
01:14:31donc il y a à la fois
01:14:32le prisme franco-français
01:14:34que l'on voit
01:14:34et il y a la situation
01:14:35aux Etats-Unis
01:14:35qui est des questionnements
01:14:37en train d'arriver
01:14:37donc je trouvais ça intéressant
01:14:38de le mettre en parallèle
01:14:40puisqu'il y a eu
01:14:40effectivement
01:14:41la signature des accords
01:14:43la semaine dernière
01:14:43signature de la honte
01:14:45moi j'ai une pensée
01:14:46pour le peuple iranien
01:14:49mais dis-tu le disais
01:14:50pour les femmes iraniennes
01:14:52qui sont tellement courageuses
01:14:55et qui ont été abandonnées
01:14:58maintenant que se passe-t-il pour elles
01:15:00le régime est là
01:15:01moi malheureusement
01:15:03je crains que le régime
01:15:05ne soit renforcé
01:15:06quoi qu'on en dise
01:15:07alors on a la satisfaction
01:15:09de se dire
01:15:10que le programme nucléaire
01:15:11a été arrêté
01:15:12ça quand même
01:15:12c'est assez rassurant
01:15:14mais il n'a été qu'arrêté
01:15:16il n'a pas été éradiqué
01:15:19tout ça pour ça
01:15:21j'aime bien la conclusion
01:15:22tout ça pour ça
01:15:23oui c'est vraiment ça
01:15:24pour ouvrir un détroit
01:15:25qui était ouvert
01:15:27déjà ouvert
01:15:27avant la guerre
01:15:29ça a servi
01:15:30quel intérêt
01:15:31je vais être peut-être cynique
01:15:32ça a servi quel intérêt
01:15:33le déclenchement
01:15:35de ce conflit
01:15:37par les Etats-Unis
01:15:39un jour peut-être
01:15:40l'histoire dira pourquoi
01:15:41ce n'est pas
01:15:42à mon avis
01:15:43que le sujet
01:15:44de l'arme nucléaire
01:15:47et de l'uranium
01:15:48enrichi
01:15:49il y a certainement
01:15:50des choses derrière
01:15:51et peut-être
01:15:52qu'on le saura
01:15:53mais en tous les cas
01:15:53c'est affligeant
01:15:55de voir
01:15:56excusez-moi de le dire
01:15:57ce cinéma
01:15:58que Trump a fait
01:15:59pendant des semaines
01:16:00un peuple oublié
01:16:02il devait renverser
01:16:04tout ce régime
01:16:06qui est tortionnaire
01:16:07pour les 90 millions
01:16:09d'Iraniens
01:16:09et en définitive
01:16:10on s'assoit gentiment
01:16:12on signe
01:16:13comme si rien n'était
01:16:14on présente ça
01:16:15comme une victoire
01:16:15on abandonne un peuple
01:16:16c'est une défaite
01:16:17et toute la symbolique
01:16:18du lieu
01:16:19et de la façon
01:16:19dont s'est présentée
01:16:20la signature aussi
01:16:21la mise en sens
01:16:22qu'elle est d'indécence
01:16:24c'est chaque
01:16:25on a affaire à ça
01:16:27et je trouve que
01:16:27c'est super intéressant
01:16:28que du coup
01:16:29Mehdi parle de ce qui se passe
01:16:30aux Etats-Unis
01:16:31et de la question
01:16:31qui est posée aux Etats-Unis
01:16:32parce que finalement
01:16:33on est totalement
01:16:34en décalage
01:16:35avec ce qu'on nous a présenté
01:16:36la semaine dernière
01:16:37et ce dîner en grande pompe
01:16:38qui a coûté
01:16:39des milliers d'euros
01:16:40et avec une symbolique
01:16:42à Versailles
01:16:42et alors que
01:16:44voilà tout ça pour ça
01:16:45mais alors moi
01:16:45j'ai fait des coups de gueule
01:16:46sur le sujet
01:16:47hier j'ai vu
01:16:48une vidéo
01:16:49enfin une interview
01:16:50de Donald Trump
01:16:50qui disait
01:16:51quand même
01:16:52j'ai été bien reçu
01:16:52puis Versailles
01:16:53c'est quand même
01:16:53ce qu'on fait de mieux
01:16:54puis il n'y a jamais de dîner
01:16:55moi j'ai été reçu à dîner
01:16:57donc la psychologie
01:16:58de Donald Trump
01:17:00quelque part
01:17:01la psychologie
01:17:02de Donald Trump
01:17:02est impénétrable
01:17:03c'est impénétrable
01:17:04mais est-ce que
01:17:06le président de la république
01:17:07Emmanuel Macron
01:17:08a réussi à lui faire
01:17:10abandonner l'idée
01:17:10des taxes à 100%
01:17:12sur les produits français
01:17:13est-ce qu'il a réussi
01:17:14en le flattant
01:17:17et cette vidéo
01:17:18hallucinante aussi
01:17:19qu'a diffusé
01:17:20Donald Trump
01:17:20je ne sais pas si vous l'avez vu
01:17:21où il se promène
01:17:22dans Versailles
01:17:23alors certes
01:17:24avec le couple Macron
01:17:24il n'a pas pu les effacer
01:17:26et où ça se termine
01:17:27avec sa voiture
01:17:28le drapeau américain
01:17:29devant Versailles
01:17:29enfin c'est
01:17:30une mégalomanie
01:17:31le même qui veut reconstruire
01:17:33un arc de triomphe
01:17:33plus grand
01:17:34plus beau
01:17:34pour lui
01:17:35aux Etats-Unis
01:17:36quand même
01:17:36allez on se retrouve
01:17:37dans un tout petit instant
01:17:38on dira quand même
01:17:39quelques mots
01:17:40parce qu'on est passé
01:17:41assez vite
01:17:41sur la canicule
01:17:42sur le fait
01:17:44que 6000 écoles
01:17:45ferment
01:17:45ou s'adaptent
01:17:46le ministre de l'éducation
01:17:48s'exprimait
01:17:48ce matin
01:17:49juste avant l'émission
01:17:51il a annoncé
01:17:51que les euros des bacs
01:17:53étaient reportés
01:17:53pour 10 000 élèves
01:17:55et que
01:17:56et bien le brevet
01:17:57n'était pas reporté
01:17:59mais qu'il
01:17:59on s'adapterait
01:18:01voilà
01:18:01à tout de suite
01:18:04Sud Radio
01:18:04le 10h midi
01:18:06mettez-vous d'accord
01:18:07Valérie Expert
01:18:08allez on continue
01:18:09peut-être un mot
01:18:10donc sur ces annonces
01:18:11qui ont été faites
01:18:12par le ministre de l'éducation
01:18:14les euros reportés
01:18:16franchement
01:18:16on a l'impression
01:18:18qu'on découvre
01:18:19qu'on découvre la lune
01:18:21il fait chaud
01:18:22il y a des canicules
01:18:23on n'a pas anticipé
01:18:25on n'a pas suffisamment
01:18:26anticipé quoi
01:18:27non mais enfin
01:18:28il y a une réalité
01:18:29effectivement
01:18:30c'est qu'on n'a pas
01:18:30suffisamment anticipé
01:18:31mais une fois qu'on a posé
01:18:32la réalité
01:18:33c'est qu'est-ce qu'on fait
01:18:34est-ce qu'effectivement
01:18:35on se met tous en congé
01:18:35on ne travaille pas
01:18:36non
01:18:37qu'est-ce qui justifie
01:18:38qu'on va reporter des euros
01:18:39par rapport à des écrits
01:18:40pas reportés
01:18:41enfin
01:18:41c'est totalement incompréhensible
01:18:43je veux dire
01:18:43pourquoi on n'est pas en capacité
01:18:44de continuer à mener
01:18:45la vie qu'on mène
01:18:46et bien parce que
01:18:47effectivement
01:18:47ça pose le débat
01:18:48de la responsabilité
01:18:49on va se dédouaner
01:18:50et on va reporter
01:18:51finalement la responsabilité
01:18:52allez
01:18:52chacun chez soi
01:18:54débrouillez-vous
01:18:55sauf qu'en fait
01:18:55finalement on le voit bien
01:18:56même sur les consignes
01:18:57de télétravail
01:18:58finalement il y a
01:18:59il y a des consignes
01:18:59qui ont été données
01:19:00de rester en télétravail
01:19:01enfin il fait souvent plus chaud
01:19:02chez soi
01:19:04que dans les entreprises
01:19:05mais exactement
01:19:05je veux dire
01:19:05à un moment donné
01:19:06je ne sais pas
01:19:06si on a une lucidité
01:19:07enfin moi je n'arrive pas
01:19:09à comprendre
01:19:09on sait en plus
01:19:10qu'on va aller sur des années
01:19:11où de toute façon
01:19:12la chaleur va faire partie
01:19:13de nos vies
01:19:13donc qu'on soit organisé
01:19:14qu'on soit agile
01:19:15mais enfin c'est bon
01:19:16on est tous bien sûr
01:19:17qu'on n'est pas à 100%
01:19:18de notre énergie
01:19:19mais enfin quand même
01:19:20est-ce qu'on est en capacité
01:19:21de rester chez soi
01:19:22à rien faire
01:19:22non on peut quand même travailler
01:19:24il suffit de s'adapter
01:19:25il suffit de trouver
01:19:26les bonnes modalités
01:19:26en toute intelligence
01:19:27entre nous
01:19:28voilà je pense que
01:19:29ce serait de bon sens
01:19:31alors il a dit
01:19:32nous sommes en capacité
01:19:33ministre de l'éducation
01:19:34d'organiser le brevet le matin
01:19:36vous vous rendez compte
01:19:36on parlait d'adaptabilité
01:19:38hop
01:19:39on va faire le brevet le matin
01:19:41la France c'est de puissance mondiale
01:19:42ça c'est
01:19:42ouais on est quand même
01:19:44on est toujours dans la politique
01:19:45du lendemain
01:19:47on réagit en cours
01:19:49après l'événement
01:19:50je crois que ça fait quand même
01:19:51des années
01:19:52que tous les gens
01:19:53autour de l'environnement
01:19:56du climat
01:19:58signalent
01:19:58c'est monté en puissance
01:20:00de la chaleur
01:20:01leur présence de plus en plus longue
01:20:02et on découvre aujourd'hui
01:20:04que le soleil est chaud
01:20:05et qu'on va avoir chaud
01:20:07et qu'il faut faire quelque chose
01:20:08c'est vraiment agaçant
01:20:10et je le dis
01:20:11en tant que chef d'entreprise
01:20:12c'est que c'est pareil
01:20:13pour tous les sujets
01:20:14dans ce pays
01:20:15il y a un événement
01:20:16on crée une émotion
01:20:17on crée une réaction
01:20:18mais on ne sait pas anticiper
01:20:20on n'a pas de visibilité
01:20:21on est dans le flou artistique
01:20:23un coup de barre à droite
01:20:24un coup de barre à gauche
01:20:25hop
01:20:26un soubresaut
01:20:27et voilà
01:20:27on fait des déclarations médiatiques
01:20:29je crois qu'on ne peut pas piloter un pays
01:20:31on ne peut pas piloter une économie
01:20:33avec ses réactions
01:20:35du jour au lendemain
01:20:36sans vision
01:20:37sans anticipation
01:20:38en tous les cas
01:20:39moi chef d'entreprise
01:20:40j'ai beaucoup de mal
01:20:42Magali
01:20:43vous vouliez vous faire un coup de coeur
01:20:44à vous-même
01:20:45mais je trouve que votre initiative
01:20:47est intéressante
01:20:48donc allez-y
01:20:49en fait j'ai un coup de coeur
01:20:51qui vient d'un coup de gueule
01:20:53que j'ai souvent évoqué
01:20:55j'ai un podcast
01:20:56qui s'appelle
01:20:57Votre Voix
01:20:57parce que je fais
01:20:58de la communication politique
01:21:00et ce podcast
01:21:01il avait vocation
01:21:02de parler de
01:21:03la nécessité
01:21:04de mieux se connaître
01:21:04pour mieux communiquer
01:21:05puisque la base des relations
01:21:07aujourd'hui
01:21:07la vraie problématique
01:21:08de nos relations
01:21:09c'est que les gens
01:21:09ne se connaissent pas
01:21:10et du coup
01:21:10ils ont encore
01:21:11de trop grosses difficultés
01:21:12à communiquer entre eux
01:21:13et puis à force
01:21:14d'accompagner les politiques
01:21:16de faire de la communication politique
01:21:18là
01:21:18j'ai fait les différents meetings
01:21:19des candidats à la présidentielle
01:21:21et je me suis dit
01:21:22je ne peux pas laisser passer
01:21:24cette occasion
01:21:24parce que j'en ai marre
01:21:25de toujours avoir
01:21:26cette déconnexion
01:21:27entre ce qui se passe
01:21:27et ce que les français ressentent
01:21:29et ce que disent les candidats
01:21:30et donc aujourd'hui
01:21:31mon coup de coeur
01:21:31c'est que je transforme
01:21:32mon podcast
01:21:34en média
01:21:35et un média
01:21:36qui va prendre le pouls
01:21:37de la France
01:21:38donc je vais inviter
01:21:39tous les français
01:21:40à me faire des audios
01:21:42et des vidéos
01:21:42pour exprimer
01:21:43ce qu'ils ressentent
01:21:44parce que je veux
01:21:45en fait chaque semaine
01:21:46placer
01:21:47ce que les français ressentent
01:21:49face à ce que les candidats racontent
01:21:51voilà
01:21:51et donc dans mon décryptage
01:21:52je vais faire un appel
01:21:54à tous les français
01:21:54voilà
01:21:55sur les DM Insta
01:21:56sur mon compte TikTok
01:21:58sur tous les réseaux
01:21:59et sur Youtube aussi
01:22:00de venir en fait
01:22:01faire des vocaux
01:22:01pour m'exprimer vraiment
01:22:02ce qu'ils ressentent
01:22:03et moi chaque semaine
01:22:04je vais décrypter
01:22:05l'actualité politique
01:22:06les prises de parole
01:22:07des candidats
01:22:07et montrer en fait
01:22:08les phases de connexion
01:22:10ou déconnexion
01:22:10tout au long en fait
01:22:12de cette phase de présidentielle
01:22:13mais vous partez
01:22:14d'une annonce
01:22:14faite par un candidat
01:22:16et vous faites réagir
01:22:17ou vous partez
01:22:19oui tout
01:22:19parce que là
01:22:20j'ai vraiment fait
01:22:20les meetings
01:22:21et j'ai constaté
01:22:21sur la dimension
01:22:22de non-verbal et para-verbal
01:22:24ces volontés
01:22:25Gabriel Attal
01:22:26il y a une volonté
01:22:26de connexion
01:22:27est-ce que ce sera juste
01:22:28est-ce que ce sera vrai
01:22:28on ne sait pas
01:22:29mais
01:22:30moi je n'analyse pas le fond
01:22:32je vous parle
01:22:32de ce que j'ai ressenti
01:22:33cette dimension de ressenti
01:22:34elle est extrêmement prégnante
01:22:36dans les meetings
01:22:36j'ai fait Jean-Luc Mélenchon
01:22:38il y a un sentiment
01:22:39d'appartenance
01:22:40donc vous voyez
01:22:40on a connexion
01:22:41appartenance
01:22:41j'ai fait Bruno Retailleau
01:22:43on a l'espoir
01:22:45mais sans émotion
01:22:46et voilà
01:22:47je vais faire Edouard Philippe
01:22:48il y a des choses
01:22:48très intéressantes
01:22:49qui se passent
01:22:49parce qu'elles disent
01:22:50du candidat
01:22:51certes
01:22:52mais elles disent
01:22:52beaucoup de notre société
01:22:53et le problème
01:22:54c'est que les candidats
01:22:55eux ne comprennent pas
01:22:56émotionnellement
01:22:57ce que vit notre société
01:22:58et on le voit bien
01:22:59tous les jours
01:22:59et on l'a vu dernièrement
01:23:00avec l'affaire Liana
01:23:01bon bah écoutez
01:23:02merci en tout cas
01:23:04c'est la déconnexion
01:23:06du monde politique
01:23:06ce que vous dites
01:23:07avec le monde du quotidien
01:23:09du réel
01:23:09il est tellement criant
01:23:12ce décalage du quotidien
01:23:14enfin c'est
01:23:15je pense que vous allez avoir
01:23:16beaucoup de témoignages
01:23:17comme sur une radio
01:23:20et c'est sur toutes les plateformes
01:23:21à mon nom
01:23:22votre voix
01:23:23Magali Vicente
01:23:24sur Youtube
01:23:25Insta
01:23:25TikTok
01:23:26et c'est comme ça
01:23:27que vous allez recueillir
01:23:28les témoignages
01:23:29et vous avez des relais
01:23:30dans la France
01:23:31ou bien c'est
01:23:31exclusivement
01:23:32dans mes réseaux sociaux
01:23:33en fait
01:23:33d'accord
01:23:34voilà
01:23:35c'est une forme d'abîm
01:23:36c'est très intéressante
01:23:37c'est pour ça
01:23:38votre voix
01:23:38je suis contente
01:23:39parce que finalement
01:23:40votre voix
01:23:41que j'ai lancée
01:23:41il y a deux ans
01:23:42va avoir sa propre incarnation
01:23:44et voilà
01:23:44par le souffle des français
01:23:46je trouve ça
01:23:46je vais être
01:23:46très bonne idée
01:23:49quand même
01:23:50les audiences télévision
01:23:52sont tombées hier
01:23:53sont tombées ce moment-là
01:23:54Marc Bloch au Panthéon
01:23:55près de 2 millions de personnes
01:23:57ont regardé
01:23:5710% du public
01:23:59moi je dis que
01:24:00il y a de l'espoir
01:24:01tout n'est pas perdu
01:24:02tout n'est pas perdu
01:24:03le foot 3 millions 3
01:24:0525%
01:24:06bon c'est normal
01:24:07téléfilm
01:24:08Koh Lanta
01:24:09mais 2 millions de personnes
01:24:10qui ont regardé
01:24:11l'hommage à Marc Bloch
01:24:12au Panthéon
01:24:13moi je dis que
01:24:15c'est magnifique
01:24:16et ça confirme
01:24:17qu'il ne faut pas gâcher
01:24:18cet événement
01:24:19ce qu'on disait
01:24:20en début d'émission
01:24:21parce qu'il y a une mémoire
01:24:22il y a un homme
01:24:23il y a un parcours
01:24:24et il y a une envie
01:24:25de comprendre
01:24:26et d'écouter
01:24:27la preuve
01:24:272 millions et demi
01:24:28de téléspectateurs
01:24:29derrière ça va faire
01:24:30des lecteurs
01:24:31de ses ouvrages
01:24:32de son parcours
01:24:33donc il ne faut pas
01:24:34politiser
01:24:34je le redis
01:24:35ce moment de l'histoire
01:24:37il faut le laisser
01:24:38à la République
01:24:39et à ses valeurs
01:24:40en revivant sur ce que
01:24:40disait Magali
01:24:41sur le ressenti
01:24:42et l'émotion
01:24:42je pense que des gens
01:24:43hier ont été touchés
01:24:44par Marc Bloch
01:24:45évidemment
01:24:46ça peut faire bouger
01:24:47les lignes aussi
01:24:48oui peut-être
01:24:49sur l'histoire
01:24:51ou créer des vocations
01:24:52et inciter des gens
01:24:53Philippe vous aviez
01:24:53un coup de coeur
01:24:54un coup de gueule ?
01:24:56non rien
01:24:56tout va bien
01:24:57vous êtes heureux
01:24:58je suis très heureux
01:25:00j'ai chaud
01:25:00comme tous les français
01:25:01aujourd'hui
01:25:01qui nous écoutent
01:25:02voilà
01:25:03mais quand même
01:25:04vous dites j'ai chaud
01:25:05parlons quand même
01:25:06de ces clim
01:25:07qui manquent
01:25:08pénurie de climatisation
01:25:09partout
01:25:10dans les magasins
01:25:12de ventilateurs
01:25:13en 8 jours
01:25:14700 000 ventilateurs
01:25:15vendus en France
01:25:16on est victime
01:25:17en France aussi
01:25:18d'une idéologie
01:25:20ça fait des années
01:25:22que les écolos
01:25:23nous expliquent
01:25:25qu'il ne faut pas
01:25:27de clim
01:25:27ils ont expliqué
01:25:28qu'il ne fallait pas
01:25:29de nucléaire
01:25:29le rétro-pédalage
01:25:30de Marine Tondelier
01:25:31est magnifique
01:25:32elle habite sous les combles
01:25:35c'est le comble
01:25:36c'est le comble
01:25:37absolument
01:25:38je ne suis pas sûre
01:25:39qu'elle soit très à plaindre
01:25:40mais bon
01:25:40mais c'est vrai
01:25:42qu'on se dit
01:25:43que vous disiez
01:25:44combien cinquième
01:25:45sixième puissance
01:25:46je ne sais même plus
01:25:46où on en est
01:25:47ça fait longtemps
01:25:47que nous ne sommes plus
01:25:48la cinquième
01:25:49on est six ou sept
01:25:51c'est de se dire
01:25:51qu'aujourd'hui
01:25:52on ne peut pas acheter
01:25:53de climatiseur
01:25:54enfin de ventilateur
01:25:55tout simplement
01:25:56c'est un peu désespérant
01:25:58il faut déjà
01:25:58que tous les hôpitaux
01:25:59soient munis
01:26:00de climatiseurs
01:26:01absolument
01:26:01et puis là
01:26:02ce qui est un peu dégueulasse
01:26:03on regardait avant
01:26:04l'émission
01:26:06sur les réseaux
01:26:07où on pouvait trouver
01:26:08des climatiseurs
01:26:08c'est la spéculation
01:26:09aussi des fournisseurs
01:26:10absolument
01:26:10c'est un peu comme
01:26:11avec le carburant
01:26:12car il y a eu le conflit
01:26:14on a le carburant
01:26:16qui a pris
01:26:1650 centimes
01:26:17dans la foulée
01:26:17et là on voit
01:26:18les offres
01:26:18qui étaient à 700
01:26:19800 euros
01:26:20sur des climatisations
01:26:21qui sont aujourd'hui
01:26:22à 1200 euros
01:26:23c'est ce que disait
01:26:24Julie hier
01:26:24il a trouvé
01:26:25une petite clim
01:26:25qui est pas mal
01:26:26qui vaut aujourd'hui
01:26:271000 euros
01:26:28le double
01:26:29avant la montée
01:26:30de température
01:26:32vous vous rendez compte
01:26:33que quand même
01:26:33l'idéologie
01:26:34est tellement folle
01:26:35que la gauche
01:26:36ne voulait pas
01:26:36climatiser les trains
01:26:38c'est nous
01:26:38à la région
01:26:39avec Valérie Pécresse
01:26:40qui avons fait prendre
01:26:41le tournant
01:26:42de la climatisation
01:26:45aux transports en commun
01:26:45c'est quand même
01:26:46une folie
01:26:47j'ai envie que Mélenchon
01:26:48persiste
01:26:48en disant
01:26:49quand les étrangers
01:26:50c'est pas climatisé
01:26:50je serais curieuse
01:26:51pourtant il faut faire
01:26:52attention aux personnages
01:26:53allez ce sera le mot
01:26:55de la fin
01:26:55merci dans un instant
01:26:56vous retrouvez
01:26:57Péricole et gaz
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