- il y a 3 mois
Avec Alex Darmon (producteur) et Rébecca Fitoussi (journaliste)
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NewsTranscription
00:00Le 10h midi, Sud Radio Média, Valérie Expert, Gilles Ganzemann.
00:04Hey, bonjour Gilles.
00:06Bonjour Valérie.
00:08Nos invités aujourd'hui, Rebecca Fitoussi, bonjour.
00:11Vous êtes journaliste, réalisatrice et Alex Darmon, producteur, on vous connaît bien
00:16puisque vous êtes régulièrement dans nos débats sur Sud Radio.
00:20Et ce samedi à 21h sur Public Sénat, un documentaire à ne pas manquer,
00:26Sacré Sécu, c'est vous qui l'avez réalisé, Rebecca Fitoussi avec Adrien Beneliel.
00:33C'est un document qui retrace l'histoire de la sécurité sociale, c'est passionnant.
00:38C'est passionnant parce que vous avez retrouvé des images d'archives incroyables
00:41et puis ça met fin à un certain nombre de mythes, en particulier celui qui raconte
00:46que ce sont les communistes, c'est un communiste qui a créé la Sécu.
00:50Ce n'est pas tout à fait la vraie histoire, peut-être nous raconter la jeunesse de ce...
00:54Oui, en fait ça fait partie des surprises d'ailleurs au moment du tournage et de la réalisation de ce film.
00:58Moi j'avoue que je partais de nulle part, un peu comme tout le monde.
01:01C'est-à-dire que la sécurité sociale pour moi c'était ce qui nous remboursait les médicaments et les consultations.
01:05Et j'avais assez peu de connaissances sur le sujet.
01:07Il se trouve qu'à l'occasion des 80 ans de la sécurité sociale qu'on fêtait là en octobre 2025,
01:12la chaîne Public Sénat a souhaité avoir un film un peu patrimonial
01:15pour revenir sur l'histoire de cette institution et de ce que beaucoup de mes protagonistes appellent un joyau national.
01:23Mais aussi sur la peur que cette institution disparaisse, ou en tout cas s'étiole, ou en tout cas rembourse-moi.
01:29Enfin, il y a quand même pas mal d'enjeux pour le coup pour l'avenir de la sécurité sociale.
01:33Et ça a été vraiment un grand bonheur de faire ce film parce que j'ai tout découvert de la sécurité sociale.
01:39Oui, on voit au tout début que bien avant l'après-guerre, parce que ça arrive au moment de l'après-guerre,
01:45il y avait déjà des mutuelles.
01:47Ça veut dire qu'il y avait des gens qui avaient déjà pensé à faire des remboursements.
01:52C'était dans les années...
01:55En fait, c'est autre surprise de ce film et que moi aussi je découvre en tournant et en écoutant les historiens
02:00qui sont des spécialistes de la protection sociale, qui m'expliquent que même dès le Moyen-Âge, en fait,
02:04au fond, c'est assez sensé.
02:06L'être humain est assez intelligent quand, face au risque de la vie, il n'a rien pour se protéger,
02:10il s'organise.
02:11Donc c'était des corporations, des caisses de secours mutuelles.
02:14Et en fait, on comprend que les mutuelles ont précédé et même inspiré la sécurité sociale.
02:19On va en parler parce qu'en plus, cette sécurité sociale, elle est dans l'actualité.
02:24Parce qu'elle est très en danger.
02:27Eh bien, on passe tout de suite au zapping.
02:32Mais avant tout, qu'est-ce qui va se passer demain, Valérie ?
02:36Le Starac ?
02:37Je vois la grande journaliste.
02:42Non, mais on devait avoir quelqu'un de la Starac, donc je cherchais.
02:45Oui, on aura la seconde prochaine.
02:47Demain, on connaîtra Cédric, on connaîtra les jugements.
02:49Ah oui, le verdict dans le cas.
02:51Oui, je m'y attendais.
02:52Oui, bien sûr.
02:53On dit que c'en est pas.
02:54Non, je m'y attendais pas.
02:55Non, mais vous aimez bien me tendre des petits pièges comme ça de temps en temps.
02:58Rendu par le tribunal, la sentence pour Cédric Jubilard.
03:02Hier, l'avocat général, Pierre Aurignac, a requis 30 ans de réclusion et le retrait aussi de son autorité parentale,
03:10puisqu'il y a eu aussi l'importance dans les débats, les témoignages des enfants de Cédric Jubilard.
03:16Reportage sur France 2.
03:18Comme pendant les 4 semaines de son procès, Cédric Jubilard reste impassible,
03:23ne montre aucune émotion au moment où le parquet général réclame 30 ans de réclusion criminelle contre lui.
03:30Pendant 4 heures de réquisitoire, les deux magistrats tentent de balayer toutes les incertitudes pour affirmer leur conviction.
03:36Au bout du chemin, je n'ai aucun doute sur le fait que Delphine est morte ce soir-là.
03:41Il est coupable.
03:42L'avocat général en est persuadé.
03:44C'est quand Delphine a annoncé son intention de quitter le foyer que Cédric Jubilard aurait décidé de la tuer.
03:50La disparition symbolique du corps, le fait qu'on s'organise pour qu'on ne puisse jamais le retrouver,
03:56c'est un prix au-delà du dernier souffle.
03:58C'est-à-dire que tu n'es même pas digne d'être enterré et personne ne pourra venir se recueillir sur ta dépouille.
04:03Alors Rebecca Fidoucy, vous êtes aussi sur Public Sénat, la présentatrice d'un monde en doc et d'un monde à un regard.
04:11Est-ce que vous allez traiter un jour l'affaire Jubilard et quel regard journalistique vous avez sur cette affaire et sur ce procès hors normes ?
04:19Alors, en fait, nous, dans l'émission Un monde en doc, on organise des débats ou des échanges en plateau après un documentaire.
04:27Donc si un jour j'ai un documentaire sur l'affaire Jubilard, évidemment que je traiterai l'affaire.
04:31Pour ce qui est de mon regard de journaliste, moi je me suis éloignée du news assez volontairement pour m'épargner ma santé mentale,
04:40justement pour être moins confrontée quotidiennement à ces sujets assez lourds.
04:45Donc j'avoue que j'ai suivi parce que je suis journaliste et que je suis probablement indique à l'info comme beaucoup de journalistes.
04:50Donc j'ai les urgences, j'ai les pushes sur mon téléphone.
04:53Je suis ça, mais je n'ai pas d'avis.
04:55Honnêtement, je ne suis pas journaliste justice.
04:56Dernière journée donc avant le verdict.
04:59Aujourd'hui, la parole en ce moment est à la Défense.
05:02Christine Bouillaud pour Sud Radio est sur place et ça sera sur nos réseaux sociaux.
05:07Si le gouvernement ne tombe pas aujourd'hui, on attend, c'est imminent.
05:11Depuis une demi-heure, c'est imminent.
05:16Le résultat du premier vote de LFI, c'est ça.
05:19Si le gouvernement ne tombe pas aujourd'hui, eh bien, on va en parler évidemment après la pub,
05:24mais le remboursement de nos médicaments et les consultations seront moins prises en charge.
05:30Et c'est un recul pour la sécurité sociale.
05:32Vous voyez pourquoi j'ai choisi ce son dont on va parler dans un instant.
05:37Et écoutez ce reportage, c'était dans le 20h de France 2.
05:41Il va falloir payer davantage pour vos dépenses de santé.
05:45S'il est adopté, le projet du gouvernement prévoit qu'après remboursement par la Sécu,
05:50il vous restera à payer non plus un, mais deux euros pour chaque boîte de médicaments.
05:55Ça ne changera rien à mon quotidien.
05:57Et si ça peut alléger les finances, tant mieux.
05:59Sur cinq médicaments, il y a quand même dix euros qui partent.
06:03Cinq boîtes, il y a dix euros et pour moi, ça fait beaucoup.
06:08Chez le médecin aussi, il faudrait payer plus.
06:12Aujourd'hui, le reste à charge est de deux euros, il passerait à quatre euros.
06:17Sachant que ce montant avait déjà doublé l'année dernière.
06:20On commence à en avoir marre.
06:22C'est que ça coûte de plus en plus cher.
06:24Est-ce que finalement, tout ça ne va pas aller à la perte de la Sécurité sociale ?
06:31Je ne l'espère pas et je ne le pense pas, très honnêtement.
06:33Et d'ailleurs, c'est aussi le message du film et de tous les responsables politiques que j'interviews dans ce film.
06:38Ils sont quand même assez unanimes pour dire que personne ne supprimera la Sécurité sociale.
06:42La question, évidemment, c'est sur ces taux de remboursement et jusqu'à quel point elle va continuer de nous accompagner dans notre quotidien.
06:47Et surtout, ne pas aller vers un système à deux vitesses, comme on peut le connaître aux Etats-Unis.
06:51Donc, c'est effectivement tout l'enjeu de l'avenir de la Sécurité sociale.
06:53Mais c'est rigolant en entendant ces sonores qui ont été diffusés hier.
06:57J'ai l'impression d'entendre les mêmes que ceux que je diffuse dans le film.
07:00Où on commence à dérembourser des médicaments, notamment à la réforme de 2004 de Xavier Bertrand qui en parle très bien.
07:06Où les gens se plaignent et je les comprends et ils ont raison.
07:08On a l'habitude d'avoir une Sécurité sociale très efficace, opérationnelle et qui nous rembourse beaucoup.
07:13Donc, c'est dur pour les Français d'entendre qu'ils seront peut-être un peu moins remboursés.
07:16Éric Revelle nous rappelle régulièrement que la Sécu, un jour, peut annoncer qu'elle ne peut plus,
07:21qu'elle n'est plus en mesure de vous rembourser vos médicaments.
07:24La Cour des Comptes a parlé d'une crise de liquidité.
07:26La Sécurité sociale, c'est la branche maladie, mais c'est aussi la branche vieillesse.
07:30Donc, c'est aussi nos retraites.
07:31Donc, à un moment donné, le déficit, on l'estime de 15 à 20 milliards d'euros.
07:35Donc, c'est énorme, bien sûr.
07:37Alors, à chacun son son, dans mon appui, que ce son est pour vous, Alex Darmont, spécialiste de la politique.
07:42Évidemment, alors, si le budget est voté, hier sur T18, l'émission Pour tout dire recevait Benjamin Griveaux.
07:52Et il est revenu sur l'exclusion des ministres par le Parti républicain.
07:56Pour lui, c'est une faute politique.
07:57Vous me direz si vous êtes d'accord avec lui.
07:59Le chef, c'est fait pour cheffer.
08:01Et là, manifestement, ça ne chef pas beaucoup chez les républicains.
08:05Ça exclut, ça expulse.
08:07Alors, Bruno Rotaillot, ministre de l'Intérieur, n'a pas réussi toujours les OQTF,
08:12mais il a inventé des OQPR, c'est les obligations de quitter le Parti des Républicains.
08:16Et donc, il a expulsé les impétrants qui ont accepté de participer à ce gouvernement.
08:21Moi, je pense que c'est une faute politique majeure,
08:26notamment à l'égard du peuple de droite, de gouvernement raisonnable,
08:32parce que quand on est dans la situation dans laquelle le pays se trouve,
08:36dans la situation financière dans laquelle le pays se trouve,
08:39la culture, c'est quand même de participer à ce redressement.
08:41Vous en pensez quoi ? Il y a eu des débats de Valérie.
08:46Moi, je pense que Bruno Rotaillot, s'il a fait une erreur, c'était il y a dix jours, une semaine.
08:50Oui, absolument.
08:51C'était le fait de quitter le gouvernement.
08:53On ne comprend pas bien pourquoi on ne censure pas un gouvernement aujourd'hui
08:56auquel on ne voulait pas participer.
08:59Il faut être cohérent.
09:00S'il a quitté le gouvernement il y a dix jours,
09:02s'il y a des ministres qui sont de son parti...
09:04Vous savez, moi, je trouve que Bruno Rotaillot, il a été élu avec 70% dans son parti.
09:09Quand vous êtes élu avec 70%, c'est vous qui décidez normalement.
09:11Et vous prenez une décision, vous vous y tenez.
09:13Et là, il ne l'a pas fait.
09:14Donc aujourd'hui, il essaie d'être cohérent en renvoyant les membres de son parti
09:17qui ne font pas comme lui.
09:19Alors, elle était la star de nos traités.
09:21La star de nos réseaux sociaux.
09:24On voulait, on s'arrachait à tout prix.
09:26Vous ne vous souvenez pas ?
09:28Les laboubous, Valérie.
09:29Ah oui, c'est terrible.
09:30Vous n'avez pas voulu.
09:31Si, si, mais j'ai vu, c'est terrible.
09:33Les laboubous, alors...
09:34Ils finissent très mal.
09:35Mais oui, tous les laboubous, ils sont mis à la poubelle.
09:37Il faut rappeler, pour nos auditeurs qui ignoreraient ce que sont les laboubous, ce
09:41sont des petites peluches immondes que les fashion victims s'arrachaient à des prix
09:48faramineux pour accrocher à leur sac.
09:52Et maintenant, ils sont tous à la poubelle.
09:54Il y a une pollution.
09:57Ils finissent en éponge.
09:58Vous avez vu ce sujet-là, je vous l'ai mis dans le zapping.
10:01Les laboubous finissent comme éponge ou à la poubelle.
10:04Souvenez-vous des laboubous, ces petites peluches qui se vendaient à des centaines de dollars
10:07en ligne et pour lesquelles les gens faisaient la queue toute la nuit.
10:10Eh bien aujourd'hui, elles sont toujours partout, mais plus personne n'en veut.
10:13Certains employés de magasins de seconde main sont submergés.
10:16De nombreuses personnes donnent leur laboubou aux bonnes œuvres, par exemple, qui ne savent plus
10:21quoi en faire, au point que certains laboubous finissent à la poubelle ou comme éponge
10:25pour le ménage, parce qu'elles absorbent bien l'eau.
10:28Eh oui.
10:28Le laboubou, il finit pour nettoyer le sol et les éponges.
10:32Ah là là.
10:33Là, pour le coup, on est dans la société de consommation.
10:36Et c'est vraiment, on achète un truc et on pollue juste derrière.
10:40Bye bye les laboubous.
10:42Hier, on a appris la mort du journaliste sportif et commentateur sportif.
10:46Jean-René Godard, on se rappelle de son timbre, de sa voix qui nous faisait vibrer
10:51lors des épreuves cyclistes, avec une mélodie dont seul lui avait le secret.
10:57Et Félicia vient de prendre la tête ! Félicia Ballanger qui a fait un démarrage énorme !
11:03Une formula ! Une formula ! Même Schumacher, même Akinem serait admiratif !
11:09Félicia qui est partie ! La cloche ! 250 mètres ! Dans 250 mètres, 200 mètres sur la ligne blanche !
11:15Félicia Ballanger qui a environ 10 longueurs d'avance ! Félicia Ballanger qui entre de la lutte !
11:20La motion de censure, elle est fié rejetée par les députés. Il n'y avait pas beaucoup de...
11:26Mais il y avait un petit suspense...
11:28Ils sont en train de faire monter la sauce pour la deuxième, notamment les socialistes.
11:34C'est du Rassemblement National ?
11:36Ils sont en train de dire que ça se joue à 6 ou 7 voix, et qu'il y en a qui ne voulaient pas voter chez les Républicains
11:42la motion de censure de LFI, qui auront voté celle du RN.
11:45Mais sauf que LFI ne voudra pas voter celle du RN ?
11:48Ah si, ils la voteront !
11:49Je pense pas !
11:50Moi je pense qu'ils peuvent la voter au dernier moment, si ça arrive à faire tout tomber, si si, je pense.
11:55Comme l'information vient de tomber, Valérie, vous savez à combien de voix elle a été rejetée ou pas encore ?
11:59Pas encore, pas encore. J'ai l'image, mais j'ai pas le son.
12:04Alors, 271, je me dis, dans l'oreillette, contre 286.
12:09C'est pas énorme, hein ?
12:10Donc je vous donne l'information, merci au réalisateur.
12:12Ça fait quoi ?
12:13Ça fait 8 voix de différence, en fait. Si vous avez 8 voix de l'autre côté, ça tombe.
12:17Donc c'est pas énorme.
12:18Mais il faut que LFI vote celle du RN, ce qui, pour moi, ça n'a jamais été fait.
12:23Mais depuis 3 semaines, rien n'a jamais été fait.
12:26C'est vrai.
12:27Enfin, tout n'avait jamais été fait et a été fait depuis 3 semaines.
12:29Alors, je vais vous répéter les scores.
12:33On peut me le dire dans l'oreillette.
12:35271 pour.
12:38Et 289.
12:39Et 289 voix pour la majorité russe.
12:42Et il y en a eu...
12:43D'accord.
12:443 pour, d'accord.
12:45Allez, on continue et on conclut.
12:48Ça s'est pas joué à grand-chose.
12:49Après, c'était normalement la mention de censure la plus menaçante pour le gouvernement.
12:52Oui, c'est ça. A priori, c'était celle-ci la plus menaçante.
12:55Sauf si, comme vous le dites, on verra.
12:57Si vous avez de l'intuition politique, les filles votent avec le RN.
13:03Moi, ça m'étonnerait parce qu'ils sont tellement...
13:06Je ne sais pas le mot, mais...
13:09Surprenant.
13:10Oui.
13:10Étonnant.
13:11Oui.
13:12Pour finir, il est mort...
13:14Pour finir, voilà, je retrouve.
13:16Après avoir bataillé contre...
13:18Excusez-moi.
13:20Après avoir bataillé contre un cancer du pancréas,
13:22le pionnier de la Néo-Soul est mort à 51 ans.
13:25Il s'appelait Angelo.
13:27On écoute un de ses plus grands succès.
13:29On lui rend hommage sur Sud Radio.
13:30C'est un peu de douceur dans ce monde de brut.
13:47Exactement.
13:48C'est d'Angelo, j'ai dit Angelo.
13:50D'Angelo, comme il y avait l'actualité.
13:52On se retrouve dans un instant pour parler de la sécurité sociale
13:56qu'on nous envie, qui est en danger malgré tout.
14:01Et on va parler de ce doc à ne pas manquer,
14:04qui va être diffusé samedi sur Public Sénat.
14:08A tout de suite.
14:08Et puis on répète.
14:09Sud Radio Média, Valérie Expert, Gilles Ganzmann.
14:14Sud Radio, parlons vrai.
14:17Cette semaine, réveillez-vous avec Patrick Roger
14:20dans le Grand Matin Sud Radio.
14:22Gagnez votre séjour pour 4 personnes en famille au Futuroscope
14:25avec une nuit d'hôtel et les petits déjeuners.
14:29Un lieu extraordinaire où le réel est l'imaginaire.
14:32Le 10h midi, Sud Radio Média, les invités du jour.
14:36Deux invités aujourd'hui.
14:37Alex Darmont, producteur que vous connaissez bien sur Sud Radio.
14:41Et Rebecca Fitoussi, journaliste, réalisatrice.
14:43On vous retrouve sur Public Sénat.
14:46Vous animez un monde en doc et un monde un regard.
14:49Vous réalisez des documentaires en immersion également.
14:52Et là, c'est ce documentaire, pub sacré sécu.
14:55que vous avez réalisé avec Adrien Bénoliel
14:58qui sera diffusé samedi soir sur Public Sénat
15:02et qui sera évidemment accessible en replay.
15:05Parce que c'est vrai que le samedi soir...
15:06C'est rediffusé dimanche matin à 9h et effectivement en replay.
15:09Mais c'est passionnant parce qu'on peut se dire que la sécu, c'est un peu ardu,
15:13c'est le mot sécurité sociale, c'est poussiéreux.
15:17Et en fait, c'est un doc qui vous emmène par les images, par la narration,
15:21par les gens qui interviennent et qui vous raconte cette formidable histoire.
15:25Et vous commencez d'ailleurs par un sketch qui est assez drôle.
15:27Et c'est vrai que les Américains nous l'envient.
15:32Enfin, le monde entier nous l'envient.
15:34Cette sécu, on est les seuls au monde à avoir ça.
15:36Alors, on a deux autres pays qui sont très bien protégés aussi socialement.
15:41C'est le Royaume-Uni et la Suède.
15:42Sauf que, en fait, quand on regarde dans le détail
15:44et qu'on voit le délai de remboursement,
15:46on s'aperçoit qu'ils sont quand même moins avantages que le nôtre.
15:48Donc, quoi qu'il arrive, on a l'un des meilleurs systèmes de protection sociale au monde.
15:54Et alors, vous, qu'est-ce qui vous a étonné ?
15:57C'est cette histoire d'on pensait que ça vienne des communistes
16:02et finalement, en fait...
16:04Ça, c'est ce que vous avez découvert, effectivement.
16:06Oui, énorme surprise en interviewant deux historiens.
16:09J'ai voulu deux historiens pour avoir deux versions,
16:11pour essayer toujours de recouper un peu les informations
16:13et de ne pas avoir qu'un seul point de vue.
16:15Et il se trouve qu'il y a, je suis désolée de le dire,
16:18une vraie imposture des communistes sur l'histoire de la sécurité sociale.
16:22Ambroise Croisa qui était censée être...
16:24Oui, qui se sont accaparées, la paternité...
16:25Et alors, l'histoire de sa tombe est incroyable.
16:27Oui, c'est assez incroyable.
16:28En fait, ils ont poussé le mensonge jusqu'à mettre sur sa pierre tombale
16:33qu'il avait été ministre du Travail à partir d'octobre 1945,
16:36alors qu'il l'est à partir du 21 novembre 1945,
16:39c'est-à-dire après l'écriture et l'adoption des ordonnances qui créent la sécu.
16:44Et Ambroise Croisa, roi du marketing avant l'heure,
16:48parce que c'est lui qui a été défendre cette loi.
16:52Écoutez, c'était en avril 1946.
16:55On a l'impression que c'est sa loi, mais c'est étonnant comme document.
16:58Le grand édifice social qui prévoit dans son cadre toutes les améliorations possibles.
17:05Il est permis d'envisager que demain, la sécurité sociale assurera à tous les hommes et à toutes les femmes
17:13une certitude quant à leur possibilité de vie, la prévention des accidents et leur réparation,
17:21l'indemnisation de toutes les pertes de travail,
17:25telles que le chômage et l'assurance contre tous les risques sociaux.
17:29C'était un tribun, c'était à l'Assemblée,
17:33et c'était juste avant que tout ça soit officialisé.
17:37Précision quand même apportée par les historiens,
17:39c'est qu'il s'est chargé de la mise en place de la sécurité sociale.
17:42Et la tâche était aussi très importante, et il l'a très bien fait.
17:45C'est-à-dire que quand même, les communistes n'ont pas rien fait dans cette histoire, loin de là.
17:48En revanche, voilà, c'est pas juste...
17:49Ça a été déjà créé assez en amont, vous êtes le producteur, Alex Armand.
17:54Comment on travaille sur un doc comme celui-là, quand on est producteur ?
17:57Un petit peu raconter le making-of, entre guillemets.
18:01On essaie de trouver les bonnes personnes associées à Rebecca, à l'écriture,
18:05et à l'image à Adrien Benoliel,
18:07et après on essaie de donner les bons éléments,
18:09comme c'est un doc historique qu'il fallait qu'on ait de l'histoire,
18:11qu'on ait des images d'histoire, qu'on ait des images d'archives.
18:15Et c'est ça qui a été le plus dur aussi,
18:17à pouvoir rassembler ces images,
18:18à trouver, je vais vous dire, les ayants-droits, tout simplement.
18:21Et là, je salue David Dorot, avec qui je travaille au quotidien,
18:24pour aller chercher les bonnes personnes
18:25qui ont encore ces images,
18:27notamment la pub que tu voulais absolument, Rebecca, sur...
18:31La sécu, c'est bien, on a abusé, ça craint.
18:33Moi, j'avais oublié, mais c'est vrai qu'on avait eu des spots,
18:35plein de campagnes pour la sécu.
18:37Et ça, il faut trouver les ayants-droit,
18:39c'était il y a 20, 25 ans, il faut aller les chercher,
18:40donc c'est ça qui demande beaucoup de temps.
18:42Et après, c'est trouver aussi les bons intervenants,
18:44les bons historiens, les bonnes personnalités politiques,
18:46qui vont avoir quelque chose à apporter et à raconter
18:48autour de la sécurité sociale.
18:50Donc voilà, c'est travailler vite, bien,
18:53mais en essayant d'être le plus factuel possible
18:55et le plus honnête et authentique possible.
18:57Est-ce qu'à travers ces 80 ans,
19:00est-ce qu'on n'a pas un peu oublié
19:02le bénéfice de cette sécurité sociale ?
19:04C'est vrai qu'on va à sa pharmacie,
19:06on prend le médoc, on ne paye pas,
19:07et on ne se rend peut-être pas compte que...
19:10C'est ce qui est dit à un moment.
19:11Ça, c'est un des vrais angles aussi du film.
19:13Parce qu'on ne connaît pas le prix du médicament,
19:15c'est-à-dire que je suis incapable de vous dire
19:17quel médicament j'ai pris,
19:18s'il coûte 15, 20 ou 25 euros.
19:20Le médicament ou le moindre examen qu'on va faire,
19:22une radio, une IRM,
19:24on ne sait absolument pas combien ça coûte.
19:25Et d'ailleurs, ça fait partie des idées
19:27qui peuvent être débattues aujourd'hui,
19:28mais est-ce qu'on ne pourrait pas présenter la facture
19:30réelle, du coût réel,
19:33du soin qu'on vient de faire
19:34dans un centre de radiologie
19:35ou un centre d'analyse médicale,
19:36juste pour comprendre.
19:37Il ne s'agit pas de le payer,
19:38mais juste de comprendre que ça a un coût, la santé.
19:40Mais il y a ça aussi, l'image d'une vieille dame
19:43un peu poussiéreuse,
19:44la sécurité sociale,
19:45avec des lourdeurs terribles,
19:47avec peu d'innovation.
19:49Finalement, on pense aux Etats-Unis, par exemple,
19:51où les médicaments,
19:51alors c'est des questions de culture,
19:53mais sont donnés à l'unité.
19:54Vous avez besoin de 4 jours,
19:56on vous donne les comprimés qu'il vous faut
19:58plutôt que d'avoir des boîtes qui s'emplinent.
20:00Donc on voit qu'il y a quand même
20:03une sorte de lourdeur administrative
20:06qui est associée aussi à la sécurité sociale.
20:08Oui, puis peut-être même un petit luxe.
20:10C'est-à-dire qu'en fait, on s'est habitués,
20:12c'est rentrés dans notre quotidien,
20:13on ne se rend plus vraiment compte.
20:15Alors, c'est marrant parce que
20:16quand je suis allée à la rencontre des Français
20:17pour essayer de savoir s'ils savaient
20:18comment fonctionnait la Sécu
20:19et comment elle a été financée,
20:20il y avait quand même une partie des Français
20:21qui sont d'une génération, je ne sais pas,
20:24à plus de 40, plus de 50 ans,
20:25qui savaient comment ça fonctionnait
20:27et qui avaient conscience du luxe que c'était.
20:29Et notamment des personnes étrangères
20:31qui avaient été naturalisées françaises
20:32et qui se rendaient compte de la chance
20:35qu'on avait en France d'avoir ce système
20:36et les jeunes étaient beaucoup moins au courant.
20:38Et il y a une séquence, d'ailleurs,
20:38dans le film qui est assez marrante
20:39où on voit deux jeunes
20:40qui ne savent absolument pas
20:41comment se financent la Sécu.
20:42Ils sont interdivés et ils demandent
20:43qui paye la Sécu et les deux.
20:46Je ne voulais pas les humilier,
20:47mais c'est un moment qui est révélateur,
20:49je pense, de la nouvelle génération
20:50qui ne sait absolument pas
20:50comment se financent la Sécu.
20:51Mais ce n'est pas gratuit, la Sécu.
20:52Et ça ne l'est pas, du tout.
20:53C'est nous qui payons.
20:55C'est toujours quelqu'un qui paye.
20:55C'est ça.
20:56C'est le message du film.
20:57C'est le message.
20:58Il faut qu'on en ait conscience
20:59pour être nous-mêmes responsables
21:00dans notre consommation de soins.
21:02Parce que je crois qu'on est peut-être
21:03un peu devenus consommateurs de soins
21:04sans réaliser à quel point tout a un coût.
21:07Et puis, il y a aussi une autre révélation
21:08qui a été une vraie surprise pour moi
21:09pendant le tournage.
21:10C'était que les professionnels de santé
21:12fraudaient aussi la Sécu.
21:13Il y a un problème de fraude
21:14à la Sécu.
21:1513 milliards d'euros.
21:17De certains usagers aussi.
21:19De certains usagers.
21:20Et alors moi, je l'ai découvert
21:21de certains professionnels de santé.
21:23C'est raconté par des pharmaciens, justement.
21:27Il y a tout un tas de professionnels
21:29qui considèrent que peut-être
21:30ils ne sont pas assez rémunérés.
21:31Donc, ils surfacturent des soins
21:32qu'ils ne produisent pas, en réalité.
21:34En tout cas, c'est un vrai travail d'enquête
21:36et d'investigation qu'on peut saluer
21:38et voir sur la Sécu.
21:40C'est quand même un sujet compliqué
21:42à traiter un doc sur la Sécu.
21:44C'est une forme de grande saga, en fait.
21:47C'est la façon dont c'est pris,
21:49justement, avec les images d'archives,
21:51avec des intervenants.
21:55Franchement, on est pris par l'histoire
21:56de cette Sécu.
21:57C'est un vrai défi.
21:58Moi, quand j'ai accepté le projet,
22:00j'avais très peur parce que jusqu'ici,
22:02vous l'avez dit,
22:03j'avais fait plutôt des docs d'immersion.
22:04J'étais dans la confidence,
22:05dans l'intime.
22:07Donc, voilà, j'allais filmer des émotions.
22:08Là, c'était vraiment un sujet
22:10très technique, historique, pédagogique.
22:12Donc, c'était compliqué.
22:13On a voulu le rendre un peu fun,
22:14un peu sympa, un peu humoristique.
22:16Et dans la forme,
22:16on a essayé d'être un peu inventif.
22:18Peut-être pas assez,
22:18mais en tout cas,
22:19on a essayé d'être créatif.
22:19Oui, oui, moi, j'ai trouvé
22:20que c'était très réussi.
22:21Et alors, à signaler, Valérie,
22:23que ça sera suivi d'un débat
22:24présenté par Tam Tranui.
22:26Non, par Tam Tranui,
22:28exceptionnellement,
22:28parce que comme Rebecca a fait le sujet,
22:30on lui a dit,
22:31tu ne vas pas tout faire quand même.
22:32Et donc, il y aura un débat
22:34avec des sénatrices,
22:35le directeur de la Sécurité sociale,
22:38qui sera présent en plateau.
22:39Pierre Prébile.
22:40Exactement, Pierre Prébile,
22:42pour un grand débat
22:43suite à ce documentaire.
22:45Et on voit les enjeux aussi,
22:46vous les évoquez,
22:48les enjeux,
22:48les défis à relever
22:49pour la Sécurité sociale.
22:51Merci d'avoir été là,
22:52Rémi Capitoucci.
22:52Merci, merci à vous.
22:53Et merci Alex Armand.
22:54Merci à vous.
22:55A très vite.
22:56A très vite.
22:57Et tout de suite,
22:57c'est Perico Légas
22:58qui sera avec vous.
22:59Ne zappez pas,
23:01restez avec nous
23:02sur Sud Radio.
23:03Très bonne journée.
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