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NewsTranscription
00:00:00Vigilance, à tout de suite.
00:00:02Les Vraies Voix Sud Radio, 17h20, Frédéric Bradel.
00:00:07Bonsoir à tous, c'est parti pour les Vraies Voix de l'été.
00:00:11Très heureux de vous accompagner avec nos Vraies Voix en alerte sur cette actualité grave aujourd'hui.
00:00:16L'affaire Jubilard et son immense rebondissement et le cocktail destructeur, canicule, feu de forêt.
00:00:23Mais aussi dans l'actualité des moments souriants, notamment Tour de France et Coupe du monde de football.
00:00:29Tout au long de ce mois de juillet, nous serons évidemment à l'écoute de ces beaux événements internationaux sportifs
00:00:36qui nous accompagneront et qui tiennent en haleine nos invités.
00:00:40La présentation des Vraies Voix, c'est parti.
00:00:46Bonsoir Philippe Bilger.
00:00:47Bonsoir Frédéric, ravi d'être là.
00:00:51Vous êtes président de l'Institut de la Parole, ancien magistrat.
00:00:54Je souris parce que le micro est parti juste avec vous.
00:00:57Vous nous avez bien dit bonjour, je confirme.
00:01:00Ah bon, très bien.
00:01:02Il m'a fait ce résidu de politesse.
00:01:04Alors, vous l'avez toujours eu.
00:01:06Ça, personne ne pourra vous le reprocher, c'est évident.
00:01:09Avec vous et parmi les Vraies Voix ce soir, Déborah Schumann,
00:01:13thérapeute en périnatalité et sexothérapeute.
00:01:16Bonsoir.
00:01:17Bonsoir Frédéric.
00:01:18Alors, Déborah nous revient chaque été en général.
00:01:22Voilà.
00:01:23Et vous verrez, évidemment, son expertise aujourd'hui va trancher dans cette actualité
00:01:29marquée par ce fait divers terrible, ce couple qui s'est déchiré.
00:01:34Et à la clé, donc, les aveux dans l'affaire Jubilard.
00:01:38Et puis, Éric Revelle, journaliste et écrivain, auteur de ces Mozart qu'on assassine aux éditions Ellipse.
00:01:44Bonsoir Éric.
00:01:45Bonsoir Frédéric.
00:01:46Il me reste un résidu de cheveux.
00:01:48Ouais.
00:01:49Plus.
00:01:50La politesse, j'ai toujours eu.
00:01:53Mais les cheveux, j'en perds.
00:01:54Mais pas au point de ne plus en avoir comme Philippe Bilger.
00:01:59Alors, pour les auditeurs de Sud Radio qui nous regardent sur la chaîne YouTube,
00:02:03vous pouvez aller voir qu'effectivement, d'un point de vue capillaire, Éric Revelle est toujours le même.
00:02:08Parce qu'il n'y a pas de caméra derrière.
00:02:10Ah oui, oui, oui.
00:02:11Moi, j'ai le même problème.
00:02:12J'ai demandé expressément à ne pas avoir.
00:02:14Deux caméras de derrière.
00:02:16Bien.
00:02:17Allez, demandez le sommaire.
00:02:18C'est parti.
00:02:19Au sommaire de ces vraies voies de l'été, dans un instant, la question du soir au cœur des feux
00:02:24de forêt,
00:02:25couplée au retour de la canicule.
00:02:27La question du soir donc.
00:02:29Hashtag canicule.
00:02:31Faut-il interdire l'accès aux forêts en période de forte chaleur ?
00:02:35Donnez-nous votre point de vue.
00:02:37Dites-nous ce que vous en pensez.
00:02:38Parce que, encore une fois, l'actualité sur laquelle nous allons revenir, en édition spéciale, nous raconte quoi ?
00:02:45Elle nous raconte, bien sûr, que nous sommes victimes du réchauffement climatique, mais aussi, de temps en temps, à des
00:02:50gestes déporables de certains.
00:02:53Et puis, à 18h10, le grand débat consacré aux aveux de Cédric Jubilard.
00:02:59Il reconnaît sa responsabilité dans la disparition de sa femme Delphine.
00:03:04Ses avocats tenaient une conférence de presse à la mi-journée.
00:03:07Nous la débrieferons et analyserons leurs propos, notamment celle de notre grand débat, je cite,
00:03:14« Affaires Jubilard, est-ce un nouveau fiasco judiciaire ? »
00:03:18Oui, la question est posée.
00:03:20Elle est posée par les avocats, qui ont fait un beau petit coup de com', vous confirmez, hein, Philippe Bigel
00:03:25?
00:03:25Ah ben, plus que ça !
00:03:28Oui, vous vendez la mèche, mais je vous attendais dessus.
00:03:31Mais on essaiera d'être un peu plus nuancés tout à l'heure.
00:03:34Un peu plus nuancés.
00:03:36Et puis, donc, je vous le disais tout de suite, le fil rouge de notre mois de juillet,
00:03:42le Tour de France avec l'arrivée de l'étape du jour.
00:03:46Les vraies voix Sud Radio.
00:03:49Alors, le Tour de France, est-ce qu'on est prêt ?
00:03:53On avait un petit jingle, Tour de France, c'est la première de l'été, évidemment.
00:03:57Donc, il faut se caler.
00:03:59Jingle Tour de France.
00:04:00Allez, faisons-nous plaisir.
00:04:01Sud Radio, le Mac du Tour.
00:04:03Avec Matoc, l'affineur des Pyrénées depuis 1950, en tête de peloton du savoir-faire fromager.
00:04:10Bah oui, évidemment, on ne peut pas s'en passer.
00:04:12Pascal Chanteur est avec nous.
00:04:13Bonsoir, Pascal.
00:04:17Pascal Chanteur va arriver dans un instant.
00:04:19Bon, vous voyez, des fois, c'est l'allumage.
00:04:22Ah oui, c'est ce que je vois.
00:04:23Alors, il y a deux choses.
00:04:25C'est-à-dire, il y a la chaleur qui rend effectivement les gestes un petit peu plus lents les
00:04:29uns que les autres.
00:04:29Vous vous croyez ?
00:04:30Oui, oui, c'est possible.
00:04:31Ah bon ?
00:04:31Oui, oui, c'est possible.
00:04:32Et puis, il y a aussi le petit délai, parce que regardez, là, c'est magique.
00:04:36Bonsoir, Pascal Chanteur.
00:04:38Bonsoir.
00:04:39Bien, on est dans le final de cette étape.
00:04:42Une étape arrivée au sommet d'un col de troisième catégorie, dans les Pyrénées-Orientales, non loin de Font-Romeu.
00:04:49Troisième étape, 195, 900, granolaire, les angles, avec déjà Pascal, alors que les coureurs sont à 4,5 km de
00:04:58l'arrivée.
00:04:58Votre sentiment sur place ?
00:05:01Le préfet avait décidé d'interdire la présence des spectateurs sur les bords des routes.
00:05:06Est-ce que ça a été respecté ?
00:05:09Oui, oui, bien sûr.
00:05:10Il y a toujours un petit peu de spectateurs, ceux qui habitent non loin du passage du Tour de France,
00:05:17mais beaucoup moins qu'il peut y en avoir d'habitude.
00:05:21Bon, le risque, la chaleur, comment les coureurs la vivent-elles ?
00:05:27Parce qu'il a fait très très chaud aujourd'hui, vous nous le confirmez, des températures largement au-dessus des
00:05:3130 degrés.
00:05:33Oui, on est parti, il faisait 34 degrés, on oscillait systématiquement entre 35 et 37 à l'heure actuelle.
00:05:41Donc il y a un petit peu de vent, mais ça reste quand même un vent chaud, un vent favorable.
00:05:47Et là, à l'heure actuelle, un vent défavorable, mais quand même beaucoup de chaleur.
00:05:52Même s'ils sont habitués, l'important, c'est de pouvoir s'hydrater convenablement.
00:05:57Les choses sont faites correctement.
00:05:59Ce qu'il ne faudrait pas, c'est qu'on passe la barrière des 40 et qu'on se retrouve
00:06:04dans une situation qu'on a vécue il y a quelques jours déjà.
00:06:07Alors sur ce final, à 3 kilomètres de l'arrivée maintenant, Pascal Chanteur, nous avons eu tout au long de
00:06:12l'étape beaucoup beaucoup d'attaques.
00:06:15Ça a roulé très très vite.
00:06:16Deux Français se sont retrouvés dans le final échappé, Bodin et Prodom.
00:06:21Ils ont été repris tout simplement parce que Pogacar et les siens ne lâchent rien, y compris une victoire d
00:06:28'étape.
00:06:29Ah oui, exactement. Alors pourquoi ils ont roulé tout au long de la journée ?
00:06:34Certainement que le patron Pogacar a demandé qu'aujourd'hui, c'était son festin.
00:06:41Mais on peut aussi penser qu'il y a aussi des histoires, de vieilles histoires du Giro, par exemple, l
00:06:49'année dernière,
00:06:50où Isaac Del Toro avait perdu lorsqu'il était avec Carapaz de la même équipe EF Dimension Data.
00:06:58Donc, Education First, excusez-moi.
00:07:00Et donc, à partir de là, aujourd'hui, il ne peut pas faire autrement Pogacar que de gagner en ayant
00:07:08fait rouler l'intégralité de son équipe.
00:07:10Alors, on va vivre dans un instant le final.
00:07:13Et puis, bien sûr, nous partirons puisque ce Tour de France, cette étape du Tour de France qui arrive dans
00:07:18les Pyrénées-Orientales aujourd'hui,
00:07:20est au cœur de cette chaleur, de cette canicule.
00:07:23Pascal Chanteur est bien sûr sur le terrain, sur place.
00:07:26Est-ce que vous avez vu des feux autour ?
00:07:30Est-ce que les coureurs sont passés assez proches de ces feux de forêt ou pas, Pascal ?
00:07:35Non, rien du tout.
00:07:36Rien du tout ?
00:07:37Rien du tout.
00:07:37Oui.
00:07:38Rien du tout.
00:07:39Je n'ai pas vu un brin de fumée.
00:07:40Mais ça n'empêche qu'on est tous très solidaires de la situation et des habitants qui sont soumis à
00:07:47ce danger.
00:07:49Et donc, on a une très grosse pensée pour eux et on espère que ça va bien se passer.
00:07:53Deux kilomètres de l'arrivée maintenant pour les coureurs du Tour de France, un peu moins avec un dernier virage
00:07:59et deux équipes qui sont en train de se battre.
00:08:03Les deux équipes des deux favoris, à savoir les Visma Lisebike avec Jonas Vingegaard et les UAE pour le champion
00:08:11du monde, un certain Tadej Pogacar.
00:08:14C'est le mano-a-mano.
00:08:16Personne n'arrive à s'immiscer entre les deux coups, finalement, Pascal Chanteur.
00:08:21Non, mais comme je vous l'ai dit, là, je pense que Pogacar n'a pas d'autre choix que
00:08:26de gagner.
00:08:27Vous vous rendez compte, ça fait pratiquement plus de 150 kilomètres que son équipe roule sans relâche.
00:08:34Et donc, il va mettre un point d'honneur à mettre la balle au fond, comme on dit.
00:08:39Et c'est la suivité avec la Coupe du Monde.
00:08:41Et oui, en plus, allez, nous rentrons dans le dernier kilomètre.
00:08:43C'est parti, ambiance, on y va avec vous, Pascal Chanteur.
00:08:47Rappelez-nous le principe du final, ça monte, hein ?
00:08:50Ça monte sec sur la fin.
00:08:52Oui, ça monte, mais la route est assez large.
00:08:55Donc, on voit bien que le peloton est bien groupé.
00:08:59Oui, ça va être...
00:09:00L'homme fort va pouvoir l'emporter.
00:09:03Et tactiquement, je ne vois pas trop ce qui est possible, à part de beaucoup de force.
00:09:08On aperçoit Paul Sexas, le jeune Français, parmi les hommes de tête.
00:09:12Il y a bien sûr Tadej Pogacar, juste derrière Isaac Del Toro, son coéquipier mexicain qui, hier, s'est imposé
00:09:18au sommet de Montjuic, en Espagne.
00:09:21Nous avons également le champion du monde du contre-la-montre, Renko Evenpool, le belge, qui, hier, a fait une
00:09:27excellente performance.
00:09:29Le sprint, maintenant, au sommet, avec Sepp Keuss, qui emmène pour son coéquipier Jonas Vingegaard, qui est en maillot jaune.
00:09:37C'est le match du maillot jaune contre le champion du monde.
00:09:40Très, très belle arrivée.
00:09:41Je vous le rappelle, nous sommes au sommet, dans les Pyrénées-Orientales, aux angles.
00:09:46Col de troisième catégorie.
00:09:47Il y avait quatre cols aujourd'hui.
00:09:49Paul Sexas va remonter.
00:09:50Est-ce que le Français va pouvoir tenir ?
00:09:53Il reste 800 mètres encore à parcourir.
00:09:56Comment vous le trouvez, Paul Sexas, Pascal ?
00:09:59Très bien, mais Isaac Del Toro va rendre l'appareil à Pogacar.
00:10:04C'est lui qui va faire l'effort pour lancer la fuite de Pogacar.
00:10:09Et après, je ne vois pas qui pourrait le battre sur la ligne d'arrivée.
00:10:13Qui peut battre ?
00:10:14Alors, peut-être notre Français Tadej Pogacar.
00:10:16En tout cas, les gros sont là.
00:10:18Tadej Pogacar qui est en deuxième position derrière Isaac Del Toro, son coéquipier.
00:10:22Vous en avez parlé, Pascal Chanteur.
00:10:24Nous avons en troisième position Jonas Vingegaard.
00:10:27Remco Evenpoul tout de suite après.
00:10:30Le Vénézuélien, l'Équatorien, pardon, Carapaz.
00:10:33Et puis, Paul Sexas qui est juste derrière.
00:10:36Mais Paul Sexas semble un petit peu en difficulté, effectivement, pour aller chercher la victoire.
00:10:41Même s'il reste dans ce groupe de tête.
00:10:43Cette fois-ci, les coureurs sont à 400 mètres.
00:10:45Del Toro emmène pour Pogacar.
00:10:47Il ne peut pas échapper à Pogacar.
00:10:51Cette ligne d'arrivée, elle ne peut pas, vous l'avez dit, Pascal Chanteur.
00:10:55Ils sont impressionnants, ils sont intouchables.
00:10:57Del Toro, toujours.
00:10:59Le Mexicain, avec attention quand même.
00:11:02Paul Sexas qui est remonté en quatrième position.
00:11:04C'est parti.
00:11:05Pogacar en tête, le champion du monde.
00:11:07Devant Jonas Vingegaard qui se relève.
00:11:09Avec Paul Sexas en troisième position.
00:11:11Il est intouchable.
00:11:12Tadej Pogacar, il est vraiment intouchable.
00:11:15Juste sur une accélération à 100 mètres de l'arrivée.
00:11:18Il a lâché le maillot jaune.
00:11:20Va-t-il reprendre le maillot de leader ?
00:11:22Une, deux, deux secondes.
00:11:23Non, c'est trop juste.
00:11:24Pogacar devant Vingegaard.
00:11:26Et puis, Carapaz et Sexas.
00:11:28Johan Essen.
00:11:29Voilà pour le top d'arrivée.
00:11:32Pascal Chanteur, il est intouchable Pogacar.
00:11:35Oui, et ça démontre quand même quelques faiblesses de la part de Vingegaard.
00:11:41Déjà hier, on avait pu remarquer qu'il s'était rassis à une centaine de mètres de la ligne d
00:11:48'arrivée.
00:11:49Aujourd'hui, Pogacar, en grand patron, a démontré que c'était lui le maître du jeu et le maître du
00:11:57tour.
00:11:58Merci Pascal de nous avoir fait vivre ce final et aussi l'atmosphère là-bas dans les Pyrénées-Orientales.
00:12:05Nous vous retrouvons, Pascal Chanteur, tout à l'heure à 18h50.
00:12:09Et puis, émission spéciale chaque soir sur le Tour de France avec nos consultants Samuel Dumoulin
00:12:14et Cyril Guimard également qui sera avec nous tout à l'heure de 19h à 19h30.
00:12:19Allez, on se retrouve dans un instant.
00:12:20Nous revenons sur l'actualité avec les feux de forêt dans le sud-ouest.
00:12:24A tout de suite.
00:12:25Sur carglas.fr
00:12:32Les vraies voix de l'été avec son lot d'imprévus, l'arrivée du Tour de France qui vient de
00:12:37se dérouler
00:12:38et nos trois vraies voix qui sont avec nous, Éric Revelle, Déborah Schumann et l'incontournable Philippe Bilger.
00:12:45C'est dangereux comme adjectif ça parce que pour peu qu'on dise une ineptie, on est cuillère.
00:12:51Mais on ne l'a pas fait l'ineptie, on ne l'a pas faite.
00:12:53Nous allons revenir évidemment sur ces feux de forêt et cette actualité qui touche le sud de la France.
00:13:01Mais attention, c'est l'ensemble de la France qui est en alerte avec notamment 57 départements en risque élevé
00:13:08d'incendie pour mardi.
00:13:09Ça peut même monter jusqu'à 61, nous disait Rémi André tout à l'heure.
00:13:13Laurent Nunez, le ministre de l'Intérieur qui a déclaré une saison de feu compliquée à propos de ces feux
00:13:22de forêt est en visite dans les Pyrénées-Orientales.
00:13:2511 000 hectares ont brûlé au dernier point mais malheureusement la situation devrait s'empirer.
00:13:31L'Union Européenne annonce déployer 4 bombardiers d'eau.
00:13:35Réaction avec tout de suite au 0826 300 300 un auditeur depuis Blagnac.
00:13:43C'est Frédéric qui est avec nous.
00:13:45Bonsoir Frédéric.
00:13:46Oui, bonsoir, bonsoir à tous.
00:13:48Situation, comment vivez-vous cette période ?
00:13:52Un point sur vous, votre vécu.
00:13:56Alors écoutez, nous pour l'instant sur la région toulousaine, on est un petit peu, je dirais, à l'abri.
00:14:02Si on a quelques feux éparses, mais c'est plus l'aude qui est touchée.
00:14:06Maintenant c'est une situation qui est très alarmante et catastrophique.
00:14:09Et je m'intéresse sur les moyens malheureusement mis en œuvre dessus qui manquent cruellement.
00:14:16L'année dernière, la superficie qui a brûlé en aude est l'équivalence de une fois et demie Paris-Intramuros
00:14:22et quelques banlieues.
00:14:23Vous imaginez cette superficie, c'est énorme.
00:14:26Et aux dernières nouvelles, à moins que je me trompe, mais nous n'avons que 16 canadaires dont a priori
00:14:3312 en circulation.
00:14:34Et il nous en manque énormément.
00:14:36Alors on peut se poser la question sur est-ce que les incendies, ne serait-ce que l'année dernière,
00:14:42des années 2003,
00:14:43on en a eu plein des incendies très importants en France.
00:14:46Et malheureusement, on est toujours, à mon sens, sur un manque de moyens opérationnels.
00:14:52Mais on peut se poser la question aussi, pourquoi ne pas déployer l'IA comme l'ont fait certains pays
00:14:56et certaines régions ?
00:14:57Ce qui permet d'être en prévention.
00:14:59Oui, ça, effectivement, ça commence.
00:15:01Et le ministère de l'Intérieur a rappelé que l'IA allait devenir un nouvel outil.
00:15:08Le ministère de l'Intérieur aussi qui note qu'un homme a été mis en garde à vue pour neuf
00:15:15départs de feu dans les rôles.
00:15:19Philippe Bilger, il y a ces incendies, il y a cette chaleur, il y a ce réchauffement climatique, soit.
00:15:25Mais il y a chaque année des actes d'incivilité.
00:15:28Mais c'est plus que ça.
00:15:30Je veux dire, je suis fasciné par les pathologies.
00:15:39C'est-à-dire que, comme vous l'avez très bien dit, chaque année, il y a des gens qui
00:15:44sont fascinés par ce qu'ils sont censés détruire.
00:15:49Et donc, il y a un rapport qui pourrait être très intéressant à étudier, si nous avions le temps,
00:15:57entre l'homme qui crée, avec une forme de sadisme, parfois mortifère, des incendies,
00:16:05parce que, tout simplement, là, sous le contrôle de Déborah,
00:16:11à la fois, il y a une forme de, je l'ai dit, de sadisme,
00:16:15et en même temps, de fascination pour une destruction qu'on opère.
00:16:20Mais c'est une horreur, tout en même.
00:16:22Déborah Schumann, que dit la thérapeute ?
00:16:25Je suis parfaitement d'accord.
00:16:27C'est vrai qu'au-delà de, j'allais dire, l'impréparation dans laquelle on est aujourd'hui,
00:16:31sur les incendies, parce qu'il y a quand même une vraie impréparation,
00:16:33alors que ça arrive quand même tous les étés, a fortiori cet été,
00:16:36il y a aussi toute cette frange de gens qui ont un vrai plaisir,
00:16:40ces pompiers pyromanes qui ont le plaisir aussi de le déclencher,
00:16:43et qui est un véritable problème.
00:16:44Mais, j'allais dire, on ne l'a pas qu'ici, je vais juste élargir trois secondes,
00:16:48mais il y a quinze jours, quand la canicule a été au plus fort,
00:16:52on avait à peu près la même, excusez-moi du terme, dinguerie,
00:16:55avec des gens qui allaient courir en pleine journée,
00:16:58alors qu'ils faisaient 45 degrés, et qui allaient remplir les urgences,
00:17:02urgences qui sont déjà débordantes en France.
00:17:04Donc, on voit qu'il y a aussi un irrespect, j'allais dire,
00:17:06en cas de problématique, les gens ne sont même plus capables de se responsabiliser.
00:17:10Et là, en effet, il y a quand même des gens qui, aujourd'hui, mettent le feu sciemment,
00:17:13il n'y a pas que des feux accidentels.
00:17:15Alors, nous vous posons la question,
00:17:17et nous sommes toujours, bien sûr, au 0826 300 300,
00:17:20avec Frédéric, qui nous appelle de Blagnac,
00:17:23nous vous posons la question sur les réseaux sociaux,
00:17:28sur...
00:17:29Alors, c'est vrai que ça peut paraître bizarre comme question,
00:17:32mais faut-il interdire l'accès aux forêts en période de forte chaleur ?
00:17:36Vous réagissez sur le hashtag Les Vrais Voix sur X et sur Facebook,
00:17:40ou par mail avec jeparticipe.fr.
00:17:44Éric Revelle, faut aller loin, là, dans les interdits ?
00:17:47D'abord, moi, je manie avec beaucoup de précaution la formule pompier-pyromane,
00:17:52parce que c'est une formule,
00:17:53mais évidemment, la grande majorité des pompiers ne sont pas des pyromanes.
00:17:57Non, c'est une expression, on est bien d'accord.
00:17:59Mais il faut le rappeler, il faut le rappeler.
00:18:00Mais il y a quelques pompiers qui sont des pyromanes.
00:18:02Il y a des incendiaires et des pyromanes
00:18:03qui jouissent de ce qu'ils ont déclenché pour tout détruire,
00:18:06comme disait Philippe.
00:18:07Mais il y a aussi, alors, il y a aussi les gens qui balancent leur mégot.
00:18:12Ça aussi, c'est une forme d'incivilité criminelle,
00:18:16mais qui devrait être, à mon avis, beaucoup plus sévèrement réprimée.
00:18:21Et puis, autre chose, c'est que vous avez l'Office National des Forêts
00:18:25qui gère les massifs forestiers doméniaux en France
00:18:28et qui a comme stratégie, pardon, mais c'est vrai,
00:18:32de laisser tout ce qui tombe des arbres au sol.
00:18:35Les branches, les rémanents, les pommes de pin, les brindilles, etc.
00:18:38Et ça, c'est un brasier.
00:18:39Parce que ça fait du terreau, ça fait de la biosphère ou je ne sais pas quoi,
00:18:44mais c'est abrasif.
00:18:45Donc, en fait, moi, j'aimerais bien aussi que l'ONF revoie peut-être cette stratégie.
00:18:49Si vous laissez beaucoup de choses par terre et que personne ne ramasse,
00:18:52vous êtes peut-être même condamné à une amende.
00:18:54Si vous ramassez ce qui tombe par terre dans les forêts,
00:18:56vous permettez au feu de progresser.
00:18:58Nous ferons le point là-dessus, sur cette question,
00:19:01avec l'Office National des Forêts, vers 18h10.
00:19:05On vous donne rendez-vous, bien sûr, dans les vraies voies de l'été,
00:19:08parce que nous allons, évidemment, couvrir toutes les questions.
00:19:10Je reviens à vous, Frédéric, qui est avec nous au 0826 300 300,
00:19:15depuis Blagnac.
00:19:16Ces gestes d'incivilité, vous les percevez, vous les voyez ?
00:19:20On fustige souvent les fumeurs, notamment.
00:19:22Oui, les fumeurs, mais il n'y a pas que les fumeurs.
00:19:24Il y a parfois des gestes d'incivilité,
00:19:26des personnes qui vont faire un barbecue
00:19:29parce qu'ils ont un moment de détente, de plaisir,
00:19:31et ne se rendent pas compte de la dangerosité des défaits.
00:19:34Mais je crois que tout ceci, c'est prévention,
00:19:37et je dirais répression.
00:19:39Il faut, à un moment donné, une grande prévention en la matière.
00:19:41Il faut, effectivement, que l'ONF revoie peut-être son cycle
00:19:46de sauvegarde des forêts.
00:19:48Il faut peut-être renforcer également ce qu'on avait avant,
00:19:50les gardes champettes, etc.,
00:19:52qu'ils puissent contrôler un petit peu plus
00:19:54les essais aux forêts.
00:19:56Peut-être interdire temporairement,
00:19:58comme ça se fait dans certains cas-langues à Marseille,
00:20:00où il y a une limitation de nombre de personnes
00:20:04pour préserver la nature,
00:20:05on pourrait très bien aussi préserver dans ce cas-là,
00:20:08en cas de forte chaleur ou de risque d'incendie,
00:20:11dire pour un temps, c'est interdit d'y accéder.
00:20:14Et puis, prendre conscience.
00:20:16Je pense que la prévention est très importante,
00:20:18mais la répression également,
00:20:20et qu'il faut redonner des moyens,
00:20:23aussi bien à la justice d'intervenir,
00:20:25mais également des moyens de terrain
00:20:26et des moyens surtout à nos pompiers.
00:20:28Et je pense à eux en ce moment,
00:20:29parce qu'avec la chaleur, leur équipement
00:20:31et le combat qui mène 24 heures sur 24,
00:20:33c'est véritablement un métier héroïque.
00:20:35Bon, il y a ce clin d'œil,
00:20:37cette question qu'on vous pose,
00:20:39faut-il finalement interdire l'accès aux forêts
00:20:41en période de forte chaleur ?
00:20:43Vous répondez, on fera le point avec nos équipes,
00:20:45on vous donnera tout.
00:20:46plutôt pour, plutôt contre Philippe Ligérin ?
00:20:48Moi, c'est une réponse dans l'urgence,
00:20:53mais je ne voudrais pas,
00:20:55et c'est une habitude qu'on a en France,
00:20:58quand on est dépassé par un problème,
00:21:01on décide en quelque sorte de l'administrer vers le moins.
00:21:05Et donc, je préférerais,
00:21:07qu'on tente notamment pour les incivilités
00:21:10dont on parlait très bien,
00:21:12il faudrait imaginer plutôt une mise en danger
00:21:15de la vie d'autrui.
00:21:16C'est beaucoup plus grave que le terme incivilité,
00:21:20et il ne faut pas que le réel nous empêche
00:21:23de nous abandonner à des plaisirs tout à fait normaux,
00:21:27parce que l'État ou les collectivités
00:21:30sont incapables d'éviter le pire.
00:21:33Déborah Schumann ?
00:21:35Le truc, c'est que la forêt,
00:21:36c'est quand même l'endroit où il fait le plus frais
00:21:38quand il y a la canicule,
00:21:39donc c'est vrai que c'est un peu dommage,
00:21:40je trouve, de le priver.
00:21:41Il va y avoir problème, effectivement.
00:21:42C'est quand même des endroits
00:21:43où il fait à peu près 4 à 5 degrés
00:21:45de moins qu'ailleurs,
00:21:47donc je trouve ça un peu dommage de le priver.
00:21:48Après, qu'on renforce des mesures,
00:21:50et effectivement, la question,
00:21:52ce n'est pas d'un coup de se dire
00:21:52alors on interdit tout,
00:21:54parce qu'en effet, en cas d'urgence,
00:21:55c'est toujours le problème,
00:21:56c'est qu'on part dans un excès ou dans un autre,
00:21:57et en effet, il y a tout un travail de fond,
00:22:00à mon sens,
00:22:00et surtout, de responsabiliser les gens
00:22:03et de les punir s'il y a besoin de les punir.
00:22:04Il faut que les gens soient responsables,
00:22:06ce qui est un problème aujourd'hui.
00:22:07M. Revelle, spécialiste S-économie,
00:22:09ça coûte cher en plus tout ça.
00:22:11Là encore, 2000 sapeurs-pompiers mobilisés,
00:22:14les Canadaires,
00:22:15on ne va plus s'en sortir.
00:22:16Ce que je notais aussi,
00:22:17c'est que vous vous souvenez
00:22:18des incroyables incendies en Gironde
00:22:21où le Président de la République s'était déplacé
00:22:23et avait promis des Canadaires supplémentaires,
00:22:27des DASH aussi,
00:22:28qui sont ces petits avions qui larguent d'eau.
00:22:30Alors, en fait,
00:22:30je crois que la production de Canadaires
00:22:32n'arrive pas à suivre.
00:22:33Je crois que les forces de sécurité
00:22:35en ont touché deux,
00:22:36je crois,
00:22:36Canadaires nouveaux,
00:22:38mais c'est loin du compte.
00:22:40Si on part du principe
00:22:41que le réchauffement va entraîner
00:22:43de plus en plus d'incendies,
00:22:44de forêts importants,
00:22:47si on n'arrive pas à augmenter
00:22:48le nombre de moyens aériens,
00:22:51Canadaires, DASH,
00:22:52et puis aussi les hélicoptères,
00:22:53vous savez,
00:22:53avec les énormes sauts
00:22:56qui sont...
00:22:57Vous avez un vrai problème,
00:22:58je pense.
00:22:59Maintenant,
00:23:00je vais vous dire,
00:23:00interdire les forêts,
00:23:01bon,
00:23:01là,
00:23:01tout ce qui a été dit
00:23:02et qui est juste,
00:23:03je ne vois pas comment
00:23:04très concrètement on fait.
00:23:05Très concrètement on fait
00:23:06pour interdire une forêt.
00:23:07Bon courage à tous.
00:23:08Bon courage à tous.
00:23:09En plus,
00:23:1017h30,
00:23:10vous écoutez Sud Radio,
00:23:12les vrais voix de l'été.
00:23:12Merci Frédéric de Blagnac.
00:23:14Merci à tous.
00:23:15Pour ce partage d'expérience,
00:23:16on se retrouve bien sûr
00:23:17tout au long de l'été.
00:23:19L'autre grande actualité,
00:23:21nous reviendrons bien sûr
00:23:22sur cette édition spéciale,
00:23:23on fera le point
00:23:23avec les pompiers,
00:23:24avec la sécurité civile
00:23:25sur l'évolution des feux.
00:23:27Là pour l'instant,
00:23:27tout le monde est sur le terrain,
00:23:29on va se laisser un petit peu de temps
00:23:30avant de faire le point précisément.
00:23:32Nous passons dans un instant
00:23:33à la deuxième grosse actualité.
00:23:35Franck Payanaf pour Sud Radio
00:23:37était présent à la conférence de presse
00:23:39des deux avocats de Cédric Jubilard
00:23:42qui est passé aux aveux.
00:23:43Il nous dit tout dans un instant
00:23:45et nous profitons de l'expertise
00:23:47de nos vrais voix autour de la table.
00:23:49A tout de suite.
00:23:5117h20,
00:23:52les vrais voix Sud Radio.
00:23:53Sud Radio.
00:23:56Sud Radio,
00:23:5717h20,
00:23:58Frédéric Bradel.
00:24:00Les vrais voix de l'été,
00:24:01la première.
00:24:02Nous sommes partis pour deux mois.
00:24:05complets avec de nouvelles habitudes.
00:24:07Vous avez vu l'arrivée du Tour de France en direct.
00:24:10Les tontons du foot tout à l'heure.
00:24:12Évidemment, bien sûr,
00:24:13votre émission à 20h
00:24:14parce qu'il y a la Coupe du Monde.
00:24:16Les tontons du soir,
00:24:17ce soir,
00:24:18Éric Blanc,
00:24:18François Manardot,
00:24:19Nabil Gélit
00:24:20seront là
00:24:22autour de Joseph Ruiz.
00:24:24Et puis,
00:24:24les vrais voix,
00:24:25bien sûr,
00:24:26poursuivent l'actualité
00:24:27avec ce soir
00:24:28deux grands thèmes.
00:24:30Dans un instant,
00:24:31nous allons parler
00:24:31avec nos vrais voix
00:24:32de l'affaire Jubilard.
00:24:34Mais juste pour conclure
00:24:35notre premier chapitre
00:24:37sur les feux de forêt,
00:24:39Quentin Saunier est avec nous.
00:24:40Quentin,
00:24:41bonsoir.
00:24:42Bonsoir, Frédéric.
00:24:43Alors,
00:24:43on vous branche le micro.
00:24:44Bonsoir, Frédéric.
00:24:45Voilà,
00:24:45ce soir,
00:24:46c'est la fête du micro.
00:24:47Pas de souci.
00:24:48Nous posions la question
00:24:50« Faut-il interdire l'accès aux forêts
00:24:51en période de forte chaleur ? »
00:24:53C'est la question,
00:24:55on va dire,
00:24:56polémique de ce soir.
00:24:57Que disent les auditeurs
00:24:58de Sud Radio ?
00:24:59Eh bien,
00:24:59écoutez,
00:25:00elle est très polémique
00:25:00puisque le sondage
00:25:01est assez serré.
00:25:0258% seulement répondent
00:25:04oui,
00:25:05il faut interdire l'accès
00:25:06aux forêts.
00:25:08Et oui,
00:25:08quand même.
00:25:09En tout cas,
00:25:10ça fait beaucoup parler.
00:25:11Beaucoup de personnes
00:25:12parlent d'une atteinte
00:25:13à la liberté.
00:25:14C'est Prali,
00:25:15par exemple,
00:25:16qui nous dit
00:25:16que c'est toujours les mêmes
00:25:17qui sont punis
00:25:18à la place des autres.
00:25:19Et on a,
00:25:20par exemple,
00:25:20Maëlys qui nous dit
00:25:21« Hélas,
00:25:22pas besoin d'y rentrer
00:25:23pour y mettre le feu. »
00:25:25Effectivement.
00:25:26Merci Quentin,
00:25:27vous revenez.
00:25:27On se reparle,
00:25:28évidemment,
00:25:29pour le grand débat
00:25:30tout à l'heure
00:25:31à 18h05.
00:25:33Allez,
00:25:33on retrouve
00:25:34nos trois vraies voix.
00:25:36Les vraies voix Sud Radio.
00:25:38Nos trois vraies voix
00:25:39ce soir
00:25:40avec Philippe Bilger,
00:25:42président de l'Institut
00:25:43de la Parole
00:25:43et ancien magistrat.
00:25:46Éric Revelle
00:25:46est également là.
00:25:48Éric Revelle,
00:25:49journaliste,
00:25:50écrivain.
00:25:50On redonne
00:25:51le titre
00:25:52de votre dernier livre
00:25:53« C'est Mozart
00:25:54qu'on assassine,
00:25:54on sait qui ? »
00:25:55Non ?
00:25:56Oui.
00:25:56Personne n'est passé aux aveux.
00:25:57Ben non,
00:25:58mais c'est un livre
00:25:59sur les fiascos
00:26:00d'Emmanuel Macron,
00:26:01je vous rappelle.
00:26:02En musique,
00:26:02puisque chaque chapitre...
00:26:03Il faut attendre
00:26:04qu'il parle à fond,
00:26:05l'avocard.
00:26:06Chaque chapitre
00:26:07commence par une oeuvre originale
00:26:08de Wolfgang Amadeus Mozart.
00:26:10Et puis,
00:26:11Déborah Schumann,
00:26:12thérapeute en périnatalité,
00:26:14sexothérapeute,
00:26:15qui est avec nous.
00:26:16Déborah,
00:26:16vous avez observé,
00:26:17il y a des comportements,
00:26:19c'est une émission pour vous,
00:26:21je le dis.
00:26:22Très clairement.
00:26:23Voilà.
00:26:23Il n'appréhendait pas
00:26:24les chroniqueurs.
00:26:26Ah, Déborah.
00:26:27Oui, ça, en revanche,
00:26:28pas le droit.
00:26:28Parce qu'ils savent déjà
00:26:30qu'ils sont caractériels.
00:26:32Oui, mais moi,
00:26:33vous savez,
00:26:33je ne peux pas me départir,
00:26:35c'est mon métier.
00:26:35Donc, j'analyse, j'analyse.
00:26:37Allez, chaque jour,
00:26:39on aura un rendez-vous
00:26:40avec nos vrais voix.
00:26:42On l'appelle
00:26:42le tour des vrais voix.
00:26:44Évidemment, ce soir,
00:26:45émission spéciale
00:26:47sur l'affaire Jubilard
00:26:49avec Franck Payanaf
00:26:51qui était pour Sud Radio
00:26:53aujourd'hui
00:26:53à la conférence de presse
00:26:55des deux avocats,
00:26:57des deux nouveaux avocats
00:26:59de Cédric Jubilard.
00:27:02Bonsoir, Franck Payanaf.
00:27:04Bonsoir, Frédéric.
00:27:05Bonsoir à tous.
00:27:06Bon, le père et le fils,
00:27:08les avocats de Buisson,
00:27:10c'est ça,
00:27:11qui ont tenu
00:27:11une longue conférence de presse,
00:27:14une conférence de presse,
00:27:15on va dire,
00:27:16forte en émotion.
00:27:19C'est comme s'ils avaient
00:27:20un petit peu scénarisé
00:27:22cette conférence de presse.
00:27:24Exactement.
00:27:25Les informations
00:27:26qui sont sorties
00:27:27en tout début de journée
00:27:28ce matin
00:27:28dans les colonnes
00:27:30de la presse quotidienne
00:27:30régionale
00:27:31aux alentours
00:27:32de 6h ce matin.
00:27:34Et cette conférence de presse,
00:27:35quasiment 7h plus tard
00:27:36à 13h
00:27:37pour dérouler
00:27:39pendant 25 minutes
00:27:40des premiers éléments.
00:27:41Alors, tout n'a pas été dit,
00:27:43mais on est notamment revenu
00:27:44autour de ce qu'il s'est passé
00:27:45le 15 décembre 2020.
00:27:47C'est le soir
00:27:48de la disparition
00:27:49de Delphine Jubilard.
00:27:50Les avocats ont expliqué
00:27:51qu'une énième dispute
00:27:53conjugale avait eu lieu.
00:27:55Je vous rappelle
00:27:55que le couple
00:27:56était sur le point
00:27:57de se séparer
00:27:58au moment de la disparition
00:27:59de Delphine Jubilard.
00:28:01Et donc,
00:28:02sans entrer
00:28:02dans les faits
00:28:04plus précisément,
00:28:05on explique
00:28:05que c'est à ce moment-là
00:28:06que donc
00:28:08Cédric Jubilard
00:28:09avoue avoir donné
00:28:10la mort
00:28:11à son épouse
00:28:12tétanisée
00:28:13après avoir retrouvé
00:28:14ses esprits
00:28:14quelques minutes plus tard
00:28:15et après avoir réalisé
00:28:16ce qu'il s'est passé.
00:28:17Il a expliqué
00:28:19à ses avocats
00:28:20avoir pensé
00:28:20à ses enfants
00:28:21et c'est pour ça
00:28:22qu'il décide
00:28:23de déplacer le corps
00:28:24dans sa voiture
00:28:24dans un lieu
00:28:25qu'il décrira
00:28:26à la justice
00:28:27dans les prochains jours
00:28:29car en effet,
00:28:29il se dit prêt
00:28:30à collaborer entièrement.
00:28:33Alors, bien entendu,
00:28:34on n'a pas
00:28:35le détail
00:28:36plus précis
00:28:37des faits
00:28:38et un petit peu
00:28:39de tout ce qui l'entoure
00:28:40mais les avocats,
00:28:42je pense notamment
00:28:43à Pierre de Buisson,
00:28:44le fils,
00:28:45a parlé
00:28:46d'une enquête
00:28:47bâclée
00:28:48que le travail
00:28:48n'a pas été fait
00:28:50mais qu'avec ses aveux,
00:28:51on va repartir à zéro.
00:28:52Justement, Franck Payanave,
00:28:54merci pour ce compte-rendu.
00:28:57Évidemment,
00:28:57vous suivez
00:28:58pour Sud Radio.
00:28:59Tous ces rendez-vous
00:29:02qui vont s'enchaîner
00:29:03évidemment
00:29:03parce que le feuilleton
00:29:04est rouvert,
00:29:05vous l'avez bien compris.
00:29:06Nous allons aborder
00:29:07cette notion
00:29:08soulevée
00:29:09par Maître Pierre
00:29:10et Guy
00:29:10de Buisson
00:29:11de fiasco judiciaire.
00:29:13Écoutez ce son.
00:29:15Tout a été mal fait.
00:29:16Pas tout,
00:29:16mais ça a été vraiment bâclé.
00:29:18Si le travail
00:29:18avait été fait sérieusement,
00:29:20au bout de 48 heures,
00:29:21toutes les informations
00:29:22auraient été recueillies
00:29:23et le corps de Delphine
00:29:24aurait été retrouvé.
00:29:24Donc six ans
00:29:25d'instruction pour rien ?
00:29:26On repart à zéro.
00:29:27La question essentielle,
00:29:29c'est le constat d'aujourd'hui.
00:29:30Comment deux avocats
00:29:32réussissent en quelques semaines
00:29:34à le faire avouer
00:29:35puisqu'il avoue,
00:29:36il n'a pas un meurtre.
00:29:37J'ai entendu tout à l'heure
00:29:38le meurtre.
00:29:39Il n'avoue pas un meurtre.
00:29:39Attention aux qualifications juridiques.
00:29:41Il avoue, bien entendu,
00:29:43avoir donné la mort
00:29:44à son épouse.
00:29:46Mais à partir de cet instant,
00:29:48on doit s'en tenir
00:29:50uniquement à ses aveux.
00:29:51Voilà, donc pour ces propos
00:29:53recueillis par Franck Payana.
00:29:55Je voulais vous donner la parole,
00:29:56Philippe Bilger,
00:29:57parce qu'en préparant
00:29:58cette émission,
00:29:59Philippe,
00:30:00vous avez été surpris
00:30:01par finalement cette affaire
00:30:03qui est pour vous
00:30:04du jamais vu.
00:30:06Enfin, du moins,
00:30:08je n'ai pas connu
00:30:09une telle configuration
00:30:10dans mon expérience
00:30:11d'avocat général à Paris
00:30:13durant plus de 20 ans.
00:30:15En revanche,
00:30:16quand j'ai écouté
00:30:17les avocats,
00:30:18comment dire,
00:30:19pour moi,
00:30:20ça n'est pas
00:30:20d'un fiasco judiciaire
00:30:22et ça n'est pas
00:30:23par corporatisme,
00:30:25ça n'est pas vraiment
00:30:27mon envie générale
00:30:29de défendre
00:30:30les pratiques judiciaires
00:30:31qui sont mauvaises.
00:30:33Mais j'ai eu
00:30:35des sentiments
00:30:35très partagés
00:30:36en les écoutant.
00:30:37à la fois,
00:30:39je ne conteste pas
00:30:40qu'ils ont sans doute
00:30:41eu un travail
00:30:43qui n'était pas médiocre
00:30:45dans le dialogue
00:30:46qu'ils ont entretenu
00:30:47avec leurs clients
00:30:48et qu'ils ont
00:30:50probablement
00:30:51facilité
00:30:52le surgissement
00:30:53de la vérité
00:30:55à un certain moment.
00:30:56Ça,
00:30:56c'est exact.
00:30:57Mais à côté de cela,
00:30:59il y a toute une stratégie.
00:31:01Il ne faut pas oublier
00:31:03que toutes ces déclarations
00:31:05des deux avocats
00:31:06doivent être examinées
00:31:11à partir de l'audience
00:31:12d'appel
00:31:13qui ne se déroulera pas
00:31:15évidemment à la date prévue.
00:31:17Ça,
00:31:17c'est tout à fait normal.
00:31:19Mais qui,
00:31:20probablement,
00:31:22intégrera
00:31:23un certain nombre
00:31:24d'éléments
00:31:25qu'ils ont cherché
00:31:26d'une manière
00:31:27un petit peu,
00:31:28de mon point de vue,
00:31:30démagogique,
00:31:30à faire passer
00:31:32dès aujourd'hui.
00:31:33Je ne crois pas
00:31:34que ce soit
00:31:34la faute des enquêteurs.
00:31:36Je ne crois pas
00:31:37que ce soit
00:31:38la faute des magistrats.
00:31:40Évidemment,
00:31:40c'est de bonne guerre.
00:31:42Ils mettent en cause
00:31:43l'ensemble
00:31:44des forces judiciaires
00:31:46et j'y inclue
00:31:47les enquêteurs
00:31:48parce qu'ils veulent
00:31:50démontrer
00:31:51qu'il était très facile
00:31:52et ils l'ont fait
00:31:54de faire avouer
00:31:55Jubilard.
00:31:56Mais s'ils tenaient
00:31:58tellement à avouer,
00:31:59ils pouvaient le faire.
00:32:00En réalité,
00:32:02très rapidement,
00:32:03et j'ajoute
00:32:04et je finis là-dessus,
00:32:05Frédéric,
00:32:06je trouve
00:32:07de très mauvais goût
00:32:08l'idée
00:32:09qu'en réalité,
00:32:11il aurait déplacé
00:32:12le corps,
00:32:13c'est par souci,
00:32:16par une sorte
00:32:16de bienveillance
00:32:17paternelle
00:32:18et pour éviter
00:32:20que son épouse,
00:32:21que les enfants
00:32:22tombent sur le cadavre
00:32:24de l'épouse.
00:32:25Tout cela
00:32:26est coujus
00:32:27de fil tragique
00:32:28et en même temps,
00:32:29pardon,
00:32:30se termine,
00:32:31les avocats
00:32:32ont eu un rôle
00:32:33d'une certaine manière
00:32:35positif.
00:32:36Question à Franck Payanave
00:32:37avant de vous libérer.
00:32:38Je le rappelle,
00:32:39vous étiez notre envoyé spécial
00:32:40au cours de cette conférence
00:32:41de presse.
00:32:42On rappelle où est-ce
00:32:43qu'elle avait lieu,
00:32:44Franck Payanave,
00:32:44la conférence ?
00:32:46Elle avait lieu
00:32:47tout simplement
00:32:47dans le bureau
00:32:48du cabinet
00:32:49de Pierre de Buisson
00:32:51en plein cœur
00:32:51du centre-ville
00:32:52de Toulouse.
00:32:53Voilà,
00:32:54c'est ça.
00:32:54Et là aussi,
00:32:55c'était une manière
00:32:56de mettre en scène
00:32:57finalement ce cabinet
00:32:58d'avocats,
00:32:59etc.
00:32:59En termes de calendrier,
00:33:00Philippe Bilger l'a dit,
00:33:02il y avait un appel,
00:33:03un procès en appel
00:33:04qui était prévu
00:33:04le 21 septembre.
00:33:05Vous nous confirmez,
00:33:06tout cela va être décalé ?
00:33:09Alors,
00:33:09pas de confirmation
00:33:10pour l'instant
00:33:11du côté du tribunal,
00:33:12mais en tout cas,
00:33:13les avocats,
00:33:13ce qu'ils nous disaient,
00:33:14c'est que pour que ce procès
00:33:15se tienne à partir
00:33:16du 21 septembre,
00:33:17il faut tout reprendre.
00:33:19Il faut qu'il soit
00:33:19à nouveau entendu,
00:33:20Cédric Jubilar,
00:33:21il faut qu'il y ait
00:33:23des fouilles,
00:33:23des analyses,
00:33:24une nouvelle expertise
00:33:25psychologique et psychiatrique,
00:33:27donc ça va prendre du temps
00:33:28et malheureusement,
00:33:30en plein cœur de l'été,
00:33:31en deux mois,
00:33:31deux mois et demi,
00:33:32ça va être extrêmement difficile
00:33:34de pouvoir tenir
00:33:36cette date du 21 septembre
00:33:38qui était prévue initialement.
00:33:39Bon,
00:33:39merci beaucoup,
00:33:40Franck Payana.
00:33:40Je me retourne
00:33:41vers Déborah Schumann.
00:33:43Je le rappelle,
00:33:43vous êtes thérapeute,
00:33:45notamment spécialiste du couple.
00:33:46Vous avez ressorti
00:33:47le profil psychologique
00:33:49de Cédric Jubilar
00:33:51avec des rapports
00:33:53psychologiques
00:33:53et psychiatriques
00:33:54qui vous font réagir
00:33:55ce soir ?
00:33:57Pendant le premier procès,
00:33:59il y a donc eu
00:33:59des experts psychiatres
00:34:01qui sont venus,
00:34:02qui ont quand même
00:34:02déterminé qu'il n'avait
00:34:03aucune maladie psychiatrique,
00:34:06aucune maladie psychique d'ailleurs,
00:34:08donc il est entièrement
00:34:09responsable de ses actes,
00:34:10on le sait.
00:34:10En revanche,
00:34:11ce qui est intéressant
00:34:12dans l'histoire de Jubilar,
00:34:14c'est plutôt son enfance.
00:34:16Je sais,
00:34:16c'est mon métier de dire
00:34:17qu'on revient à l'enfance,
00:34:18mais il y a une vraie construction
00:34:19quand on lit,
00:34:20c'est un homme
00:34:21qui a été la plupart du temps
00:34:22élevé dans des foyers
00:34:24avec une mère
00:34:24qu'il a très peu vue,
00:34:26une mère qui était
00:34:27très envahissante,
00:34:28visiblement,
00:34:29dans la relation qu'ils avaient
00:34:30et donc très aimante,
00:34:31mais très aimante
00:34:31sans lui donner aucune règle.
00:34:33Ce qui sans doute
00:34:33a créé une histoire
00:34:34d'amour un peu
00:34:37passionnelle entre eux
00:34:38et qui sans doute
00:34:38fait qu'ils n'avaient
00:34:39donc pas beaucoup de règles.
00:34:40Donc on voit bien
00:34:41que dans cette histoire
00:34:42d'amour où finalement
00:34:43Cédric Jubilar
00:34:44au long de sa vie
00:34:44a quand même raté
00:34:45un certain nombre de choses,
00:34:46c'est un jugement que je porte,
00:34:48c'est un fait
00:34:48qui a été déterminé
00:34:50pendant le procès.
00:34:51Il est passé à côté
00:34:51de beaucoup de choses.
00:34:53Il a d'ailleurs très mal vécu
00:34:54le fait que tout le monde
00:34:55soit prodigieusement moqué
00:34:56de cette maison
00:34:57parce que pour lui
00:34:58c'était un peu
00:34:58la réussite suprême
00:35:00de sa vie
00:35:00de créer cette maison
00:35:01pour créer sa famille,
00:35:02famille qu'il n'a pas connue,
00:35:03enfant.
00:35:04En effet,
00:35:04le fait que sa femme
00:35:05à un moment
00:35:06puisse s'en aller,
00:35:07puisse décider de partir,
00:35:09il y a sans doute là
00:35:10eu un déclencheur
00:35:11un peu comme l'histoire
00:35:12de Jonathan Daval.
00:35:13On est un peu
00:35:14sur des profils similaires
00:35:15de, à un moment donné,
00:35:16ces femmes ont incarné
00:35:18pour eux la réussite,
00:35:20la famille,
00:35:20ce qu'ils n'avaient pas connu
00:35:21et en partant,
00:35:22il y a un moment donné,
00:35:24ça peut déclencher
00:35:24psychiquement quelque chose.
00:35:26Donc on le voit bien.
00:35:27Là où,
00:35:28juste pour rebondir,
00:35:29c'est qu'en effet,
00:35:30je ne crois pas une seconde
00:35:31quand j'entends les avocats
00:35:32tout à l'heure,
00:35:33il a quand même été mis
00:35:34à l'isolement
00:35:34un certain nombre de mois
00:35:35pour ne pas dire d'années.
00:35:36Je pense que c'est plutôt ça
00:35:37qui l'a aidé
00:35:38à faire le point
00:35:39et à parler
00:35:39plutôt que la surmédiatisation.
00:35:41Justement,
00:35:42nous en reparlerons
00:35:43parce que ce sera
00:35:43l'objet de notre grand débat
00:35:45tout à l'heure
00:35:46à 18h10.
00:35:47J'aimerais pour conclure
00:35:48avant de retrouver
00:35:50un autre invité
00:35:51parce qu'il y a
00:35:52plein d'actualités
00:35:53aujourd'hui.
00:35:54Éric Revelle
00:35:54avec votre auteur
00:35:55et votre talent
00:35:56qui vous caractéristique.
00:35:57Non, non,
00:35:58j'ai compris.
00:35:59Je suis à 1m89.
00:36:01Oui, oui,
00:36:01voilà, c'est ça.
00:36:02Il y a quoi ?
00:36:03Il y a instrumentalisation
00:36:04des avocats ?
00:36:05Il y a l'événement ?
00:36:06Moi, je n'ai ni l'expertise
00:36:08de madame,
00:36:09la thérapeute,
00:36:10ni de l'ancienne avocat
00:36:11mais moi,
00:36:12j'avais le même sentiment.
00:36:13Je ne vois pas
00:36:13où il y a une erreur
00:36:15judiciaire de grande ampleur.
00:36:16Ce que je comprends
00:36:17quand même
00:36:17en écoutant
00:36:18le père et le fils
00:36:20avocats,
00:36:20c'est qu'ils se donnent
00:36:21le beau rôle.
00:36:22C'est les super-héros
00:36:25qui ont réussi
00:36:26là où tous les autres
00:36:27ont échoué.
00:36:28Qu'est-ce qu'ils sont forts ?
00:36:28Frank Payana
00:36:29nous disait
00:36:29que c'était chez eux
00:36:30dans le cabinet.
00:36:31On l'a bien compris.
00:36:32Moi, je ne les connaissais pas.
00:36:33Là, ils viennent de se faire un nom
00:36:34et c'est sans doute bon
00:36:35pour le business
00:36:36après de leur cabinet.
00:36:38Maintenant,
00:36:38chère madame,
00:36:38moi, j'aimerais quand même
00:36:39dire une chose.
00:36:40Vous avez raison.
00:36:41Chère Déborah, donc.
00:36:41Chère Déborah.
00:36:42On est le fruit de son enfance.
00:36:43Il n'y a pas de doute.
00:36:44Mais moi, je pense,
00:36:46si vous voulez, aussi
00:36:46et je le dis tout le temps
00:36:47lorsqu'on est devant
00:36:48ce type de faits
00:36:49parce que je me mets
00:36:49à la place des enfants
00:36:51de madame Gébillard.
00:36:52Je pense d'abord
00:36:53à la victime.
00:36:54À la victime.
00:36:55Là, vous nous décrivez
00:36:57un profil
00:37:00de difficulté
00:37:01du criminel.
00:37:02Il n'a pas de chance
00:37:03dans sa vie.
00:37:03Mais bien sûr.
00:37:05Ce ne sont pas
00:37:06des excuses.
00:37:07Je suis tout à fait d'accord.
00:37:07Je pense qu'elle est plutôt
00:37:08du genre à le fustiger.
00:37:09Voilà.
00:37:09Mais moi, si vous voulez,
00:37:10je voulais penser aussi
00:37:11à la victime
00:37:12et aux enfants de la victime.
00:37:13Parce que cette dame,
00:37:15si j'ai bien compris,
00:37:16Jubillard lui-même
00:37:17a dit qu'il souhaitait donner
00:37:19ou la famille de madame Jubillard
00:37:21a dit qu'elle souhaitait donner
00:37:21une sépulture digne.
00:37:23Lui, il l'a dit.
00:37:25Ou lui, il l'a dit.
00:37:26Bon, si vous voulez,
00:37:27tant mieux,
00:37:28mais pensez aussi
00:37:29à cette femme
00:37:29qui a été assassinée.
00:37:31C'est un félicide.
00:37:31Tout le monde lui pense évidemment.
00:37:33Et à ses enfants.
00:37:34Et à ses enfants.
00:37:35Gardez vos arguments.
00:37:36Dont leur père
00:37:36est le propre tueur.
00:37:37Gardez vos arguments.
00:37:39Là aussi,
00:37:39ça va laisser les traces
00:37:40dans leur jeunesse.
00:37:40Et Déborah Schumann
00:37:42et Éric Crenel.
00:37:42Mais je n'excusais rien
00:37:43en disant ça.
00:37:43Non, non, bien sûr.
00:37:45Ni Philippe Bilger.
00:37:46Donc vous trois,
00:37:47on va évidemment
00:37:47vous retrouver
00:37:48sur ce grand débat
00:37:50à 18h15,
00:37:52précisément,
00:37:53sur Sud Radio.
00:37:54Tout de suite,
00:37:55on va retrouver
00:37:56notre auditrice
00:37:57ou auditeur.
00:37:58Ça sera un auditeur
00:38:00qu'on suggère
00:38:02de prendre
00:38:02un ministère.
00:38:04On revient
00:38:04dans un instant.
00:38:0717h20,
00:38:08les vraies voix
00:38:09Sud Radio.
00:38:10Sud Radio.
00:38:11Parlons vrai.
00:38:13Frédéric Brunel.
00:38:16Et voilà
00:38:17le fameux micro.
00:38:19Il est 17h50.
00:38:22Nous accueillons,
00:38:23mesdames et messieurs,
00:38:24pour la première
00:38:25des vraies voix
00:38:26de l'été,
00:38:28Johan,
00:38:28notre invité
00:38:29de Malmort
00:38:30dans les Bouches-du-Rhône.
00:38:31Bonsoir, Johan.
00:38:33Bonsoir.
00:38:34Bonsoir,
00:38:34les vraies voix.
00:38:35Bon, je dis bonsoir,
00:38:36bonjour,
00:38:37on ne sait jamais
00:38:37à cette heure-là.
00:38:38Bon, vous êtes le premier.
00:38:40Alors, à jamais,
00:38:40vous resterez donc
00:38:41dans mon cœur,
00:38:42on est bien d'accord.
00:38:44On voulait vous solliciter
00:38:46parce que dans la foulée,
00:38:47vous allez être ministre,
00:38:48puis vous allez défier
00:38:49nos trois vraies voix
00:38:50dans un jeu,
00:38:50puis vous allez débattre
00:38:52avec nous
00:38:52sur l'affaire Jubilard.
00:38:53Donc, c'est un beau programme
00:38:54avec vous.
00:38:56Revenons sur le No Kids.
00:38:58Vous savez,
00:38:58c'est la Commission Nationale
00:39:00des Droits de l'Homme
00:39:01qui devait se prononcer
00:39:02sur ces zones No Kids,
00:39:05donc interdition
00:39:06des espaces sans enfants
00:39:07dans l'espace public
00:39:09et donc concernant
00:39:11les trains,
00:39:11les parcs,
00:39:12etc., etc.
00:39:13Et la Commission Nationale
00:39:15des Droits de l'Homme
00:39:15invalide tout cela.
00:39:17On se disait
00:39:18qu'avec cette actualité,
00:39:20vous pourriez,
00:39:21et évidemment,
00:39:22l'actualité nous ramène
00:39:23à des thèmes
00:39:25encore plus graves,
00:39:26vous projetez
00:39:27dans le rôle
00:39:28de ministre chargé
00:39:29de l'enfance.
00:39:30Donnez-nous vos trois points
00:39:32d'attaque
00:39:33en tant que ministre.
00:39:34C'est à vous, Johan.
00:39:36Écoutez,
00:39:37en tant que ministre
00:39:38de l'enfance,
00:39:40mon rôle,
00:39:41pour moi,
00:39:41est de projeter,
00:39:43en fait,
00:39:44la France
00:39:44pour que...
00:39:45Je vais faire un peu
00:39:47du Macron, pardon,
00:39:48un peu pour faire
00:39:49du réarmement démographique.
00:39:53pour redonner
00:39:54l'envie
00:39:56à la population
00:39:57de devenir juste parent,
00:39:58de faire des enfants.
00:40:00Et donc,
00:40:00pour cela,
00:40:01ma première mesure
00:40:02consisterait,
00:40:03dans un premier temps,
00:40:04à allonger la durée
00:40:05de congé maternité
00:40:08pour la passer
00:40:09à 12 mois
00:40:09que pourraient se répartir
00:40:11les deux parents
00:40:12selon leur convenance.
00:40:13Très important.
00:40:14Et le papa
00:40:15et la maman.
00:40:16Et la maman.
00:40:17Oui, tout à fait.
00:40:19avec également
00:40:20une prise en compte
00:40:21des trimestres
00:40:22non travaillés
00:40:22pour la retraite.
00:40:23Oui, très bien,
00:40:24monsieur le ministre.
00:40:25Deuxième point,
00:40:26suivi psycho.
00:40:27Lequel ?
00:40:29Effectivement,
00:40:30c'est pour les
00:40:30mille premiers jours
00:40:31de l'enfance,
00:40:33en fait,
00:40:33avoir assuré
00:40:35ce que j'appelle
00:40:36le zéro euro
00:40:38reste à charge,
00:40:39notamment pour
00:40:40effectivement
00:40:40la suivie psychologique,
00:40:42notamment
00:40:42de la maman,
00:40:45qu'on connaît
00:40:46ou pas,
00:40:46en tout cas
00:40:47dans notre entourage
00:40:48ou à titre personnel
00:40:50des mamans
00:40:51qui ont eu
00:40:52la dépression
00:40:52passe-partum.
00:40:53Effectivement.
00:40:55Ou tout simplement
00:40:56aussi,
00:40:56c'est le cas aussi
00:40:57des papas,
00:40:58d'être un peu perdu
00:40:59dans le rôle
00:41:00qu'ils doivent jouer.
00:41:00Donc d'avoir
00:41:01un suivi un petit peu
00:41:04aussi pour les parents
00:41:05pour savoir
00:41:05comment faire,
00:41:06que faire.
00:41:07Certains se retrouvent
00:41:08perdus
00:41:08et ça peut être intéressant
00:41:09qu'ils aient pour un suivi.
00:41:10Très bien,
00:41:11nous avons un ministre
00:41:12très empathique,
00:41:13ça fait du bien.
00:41:14Vous lui avez imposé
00:41:17la fonction
00:41:18ministre.
00:41:18En général,
00:41:19il peut choisir
00:41:20de quoi
00:41:21il veut être ministre.
00:41:22Mais en général,
00:41:23vous êtes totalitaire.
00:41:24Je suis un premier ministre
00:41:26totalitaire,
00:41:27Philippe,
00:41:27mais en tout cas,
00:41:28voyez la qualité
00:41:28de mon ministre.
00:41:30Il est très bon.
00:41:31Et le troisième point,
00:41:33et Johan,
00:41:33le troisième point,
00:41:34alors favoriser
00:41:35le deuxième enfant.
00:41:36Allez-y.
00:41:37Exactement.
00:41:38On a un taux
00:41:39de démographie
00:41:40qui est bas
00:41:42en France
00:41:43puisqu'on est en dessous
00:41:44les deux.
00:41:44Et donc,
00:41:45on le sait,
00:41:45pour pouvoir renouveler
00:41:46la population,
00:41:46il faut au moins
00:41:48avoir deux enfants
00:41:49par couple minimum.
00:41:51Et donc,
00:41:51pour cela,
00:41:53ce sont des mesures
00:41:53plutôt économiques,
00:41:55mais pas que.
00:41:57Dans un premier temps,
00:41:58c'est pour le deuxième enfant
00:42:00d'avoir un accès prioritaire
00:42:01à des logements familiaux
00:42:02ou avoir,
00:42:03pourquoi pas,
00:42:04même pour l'accession
00:42:05à la propriété
00:42:06avec des taux
00:42:09de prix immobilier
00:42:10à taux préférentiels.
00:42:12c'est important
00:42:12parce que ça veut dire
00:42:13que c'est souvent
00:42:14une pièce en plus,
00:42:16etc.
00:42:18Et pour conclure,
00:42:19Johan,
00:42:20alors ?
00:42:20Et pour conclure,
00:42:22après,
00:42:22ce qu'on a déjà,
00:42:23on le rehausse un petit peu,
00:42:25notamment la partie
00:42:26des allocations familiales
00:42:27que je mets
00:42:28à dossier
00:42:31aux revenus
00:42:32et également
00:42:33l'allongement
00:42:34également
00:42:34de la durée
00:42:35du congé parental
00:42:36qui passe
00:42:37de 12 pour le premier
00:42:39et 18 mois
00:42:39pour le deuxième.
00:42:40Voilà,
00:42:41c'était le premier challenge
00:42:42relevé
00:42:43par notre premier auditeur
00:42:45des Vraies Voix
00:42:46de l'été.
00:42:47Éric,
00:42:48vous allez nous dire
00:42:49que ça coûte cher encore,
00:42:50Non, non,
00:42:52tout ce qui peut favoriser
00:42:53la natalité
00:42:54n'a pas de prix.
00:42:55Bon,
00:42:55on pourrait même dire
00:42:56tiens,
00:42:56c'est un slogan.
00:42:57Bon,
00:42:57c'est un slogan.
00:42:58Ça a un coût
00:43:00mais ça n'a pas de prix.
00:43:01Voilà,
00:43:02très bon.
00:43:02Et Déborah Schumann
00:43:04qui se bat
00:43:05tout au long de l'année
00:43:06notamment avec un très bon podcast,
00:43:08c'est ça ?
00:43:08Tout à fait.
00:43:09Sur la natalité ?
00:43:10Sur le désir d'enfant.
00:43:11Sur le désir d'enfant,
00:43:12voilà.
00:43:12Vous cautionnez le ministre
00:43:14ou vous devenez son conseiller ?
00:43:17Je serai ministre moi-même.
00:43:19Oh madame !
00:43:19Oh madame !
00:43:21Ça fait plus de 15 ans
00:43:21que je travaille sur le sujet
00:43:22quand même.
00:43:24Je cautionne
00:43:25mais il est quand même prouvé
00:43:26dans les pays étrangers
00:43:27et que tout ce qu'on peut faire
00:43:28et tout ce qui a été proposé
00:43:29qui est tout à fait juste
00:43:31ne suffit pas
00:43:32parce qu'on a un autre problème
00:43:33et ce problème est bien plus profond
00:43:35et il est sociétal.
00:43:36C'est le changement d'état d'esprit
00:43:38en France et d'ailleurs à l'étranger
00:43:39où on constate très régulièrement
00:43:41qu'il n'y a plus ce désir d'enfant
00:43:43et chez les femmes par exemple
00:43:45plus ce besoin indispensable
00:43:46de faire des enfants
00:43:47pour être une femme.
00:43:48Ce qu'il faut quand même
00:43:49et là,
00:43:49c'est aucune mesure financière
00:43:51ne viendra changer cet état d'esprit.
00:43:52Et là,
00:43:53je le constate moi
00:43:53depuis quelques mois
00:43:54dans mon cabinet
00:43:55puisque j'ai beaucoup de gens
00:43:55qui sont dans un désir d'enfant
00:43:57qui m'expliquent
00:43:58qu'ils n'ont même plus envie
00:43:59de faire des enfants
00:44:00compte tenu du contexte,
00:44:01de la politique,
00:44:01de l'écologie,
00:44:03etc.
00:44:04Toutes ces mesures,
00:44:05elles sont formidables
00:44:05et je ne peux qu'abonder
00:44:07dans ce sens-là
00:44:07mais je crois que le problème
00:44:08est plus profond
00:44:09et plus sociétal à mon sens.
00:44:11Alors Johan,
00:44:11vous avez travaillé
00:44:13et bien vous allez jouer maintenant.
00:44:15C'est parti !
00:44:16Les vraies voix sud radio,
00:44:17le quiz de l'actu.
00:44:19Johan,
00:44:19vous allez choisir
00:44:21alors soit Déborah,
00:44:22soit Éric,
00:44:23soit Philippe.
00:44:24Vous faites donc un duo
00:44:26avec l'un des trois.
00:44:27Vous jouez contre les deux autres.
00:44:29Je vais vous faire...
00:44:30Prenez-moi,
00:44:31ce que je suis le meilleur.
00:44:33Prenez-moi.
00:44:34N'imitez pas Philippe Bilger,
00:44:36Éric Revelle.
00:44:37Alors, écoutez bien...
00:44:38Déjà, je vais tout faire
00:44:40pour le fabré, les gars.
00:44:41L'équipe vainqueur...
00:44:42Écoutez bien,
00:44:43écoutez bien,
00:44:44écoutez bien,
00:44:45l'équipe vainqueur
00:44:46est celle qui marque
00:44:474 points.
00:44:48Je vous fais écouter
00:44:49des extraits
00:44:50des hymnes nationaux
00:44:52des pays
00:44:55qui participent
00:44:56aux huitièmes de finale
00:44:57de la Coupe du Monde.
00:44:58Les huitièmes de finale
00:44:59de la Coupe du Monde,
00:45:00les pays,
00:45:00les participants.
00:45:01Si vous trouvez
00:45:024 hymnes nationaux,
00:45:04vous gagnez.
00:45:05Avec qui vous jouez,
00:45:06Johan ?
00:45:07Vous choisissez qui ?
00:45:08Éric,
00:45:09Philippe
00:45:10ou Déborah ?
00:45:12Allez,
00:45:12je vais m'associer
00:45:14avec Déborah.
00:45:16Déborah !
00:45:16Je ne sais pas
00:45:17si je suis la meilleure
00:45:17de la Coupe du Monde.
00:45:17Il fait un bon choix.
00:45:19Pour la première fois,
00:45:20nous avons le père
00:45:21Éric Philippe
00:45:22et là,
00:45:23ça détonne.
00:45:24Alors attention,
00:45:25pouvez-vous me dire,
00:45:26chers amis,
00:45:27le pays,
00:45:28premier extrait.
00:45:37Jean-Maroc.
00:45:38Non.
00:45:40Un peu.
00:45:41Vous avez dit l'Argentine ?
00:45:43Argentine.
00:45:44En plus,
00:45:45vous n'entendez pas
00:45:46ce qu'ils se disent ?
00:45:47Ben non.
00:45:47Non.
00:45:50Ils gagnent ?
00:45:51Non.
00:45:51Ils ont dit Espagne.
00:45:53Espagne.
00:45:54Ben pourquoi
00:45:54vous ne l'avez pas dit ?
00:45:55Ben on s'en foutait.
00:45:57Zéro point.
00:45:58Zéro point.
00:45:59Deuxième,
00:45:59c'est parti.
00:46:05Brésil.
00:46:06Oui !
00:46:06Éric.
00:46:07Éric et Philippe.
00:46:08Je l'ai entendu hier soir.
00:46:09un point.
00:46:10Ben oui,
00:46:10c'est ça.
00:46:11Avant la défaite.
00:46:12Johan,
00:46:13je ne vous ai pas compris
00:46:14sur l'Espagne.
00:46:15C'est dommage quand même.
00:46:16Allez,
00:46:16troisième extrait.
00:46:22Canada.
00:46:23Oui,
00:46:24Canada.
00:46:24Bravo.
00:46:26Johan.
00:46:27Alors,
00:46:27il n'était pas sur l'Espagne
00:46:28mais sur le Canada.
00:46:29Bravo.
00:46:29Philippe,
00:46:30allez-y,
00:46:30n'hésitez pas.
00:46:31attention,
00:46:33quatrième extrait.
00:46:36Yvan Oé ?
00:46:39Non,
00:46:39vous n'avez pas
00:46:39où faire des amis
00:46:40dans ce pays.
00:46:41Surtout qu'il y a
00:46:41beaucoup d'habitants
00:46:42de ce pays
00:46:43qui sont en France.
00:46:44Qui sont en France.
00:46:45Non.
00:46:46Maroc.
00:46:46Oui,
00:46:47Maroc,
00:46:47Éric Revelle.
00:46:48Il est incroyable.
00:46:51Beaucoup de ses habitants
00:46:52qui sont en France.
00:46:53Oui,
00:46:53vous répondez
00:46:54sur trois tours.
00:46:55Alors,
00:46:56attention,
00:46:56nouvel extrait.
00:46:57On gagne.
00:47:02On vous emmène au nord.
00:47:03Non,
00:47:04vous ne pouvez pas
00:47:04dire.
00:47:05J'allais venir.
00:47:06C'est Éric.
00:47:07Éric est allé
00:47:07un petit peu plus vite.
00:47:09Et je sais que je vous en...
00:47:11Enfin,
00:47:11je vous ai entendu,
00:47:12Johan,
00:47:12mais ça fait trois ans.
00:47:13Attention,
00:47:14balle de match.
00:47:15Soyez concentrés.
00:47:16Bon,
00:47:16je laisse là.
00:47:17Écoutez.
00:47:21Angleterre.
00:47:22On avait déjà fait le trop.
00:47:24Et voilà,
00:47:25c'est gagné.
00:47:25Bah oui,
00:47:26Éric a été le plus rapide.
00:47:27Bravo,
00:47:27Philippe.
00:47:28Merci.
00:47:29On applaudit
00:47:29Johan qui a quand même
00:47:31donné le Canada.
00:47:32Il a été très bon.
00:47:33En revanche,
00:47:33Philippe et Déborah
00:47:34étaient fait le roux.
00:47:35Et donc,
00:47:36le voyage à Tahiti,
00:47:38c'est pour moi.
00:47:39Le voyage à Tahiti,
00:47:40c'est pour moi.
00:47:40C'est pour vous.
00:47:41C'est pour vous.
00:47:42Bon,
00:47:43Johan,
00:47:43vous restez avec nous
00:47:44dans un instant,
00:47:45le grand débat.
00:47:45Nous reviendrons.
00:47:46L'affaire Jubilard,
00:47:47etc.,
00:47:47etc.
00:47:48Les feux de forêt,
00:47:49l'actualité,
00:47:50c'est sur Sud Radio.
00:47:52Dans un instant,
00:47:52les infos,
00:47:53à tout de suite.
00:48:06C'est reparti pour les vraies voix de l'été,
00:48:09consacré très largement ce soir aux aveux du mari dans l'affaire Jubilard et au drame des feux de forêt
00:48:15qui touchent le sud de la France.
00:48:16Rémi André vient de vous en parler.
00:48:18Rémi André vient de vous en parler.
00:48:18On y revient dans un instant pour évoquer cette lourde actualité ce soir.
00:48:23Nos vraies voix.
00:48:24Éric Revelle, journaliste et écrivain.
00:48:26Philippe Bilger, président de l'Institut de la parole et ancien magistrat.
00:48:30Déborah Schumann, thérapeute.
00:48:32Écrivain.
00:48:32Mais dont le livre ne peut pas être cité.
00:48:37Ça ira, Philippe Bilger.
00:48:39Et vous me coupez la parole.
00:48:40Pardon.
00:48:41Mais non, mais c'est une question.
00:48:42Au moment où on me présente.
00:48:44Pardon.
00:48:45Je suis gros.
00:48:46C'est l'avocat général.
00:48:47Pourquoi il ne peut pas être cité ?
00:48:49Alors, vu que nous sommes en direct, s'il vous plaît, messieurs, on va faire de la radio et nous
00:48:53sommes en direct.
00:48:54Ce que vous venez de dire, on ne peut pas l'enlever dans un montage.
00:48:57Tant mieux.
00:48:58En fait, ça sape un peu le truc.
00:48:59On l'élève.
00:49:02Ça l'élève.
00:49:03Parce que ça rend, effectivement, le direct a toujours passionné.
00:49:07Le direct a toujours passionné.
00:49:09Tout peut se passer.
00:49:11Voilà.
00:49:11Donc, et notre troisième vraie voix ce soir, Déborah Schumann, thérapeute en périnatalité et sexothérapeute.
00:49:19Alors, petit message pour Éric Revelle et Philippe Bilger.
00:49:23Messieurs, quand vous mangez un bonbon à l'antenne en radio, ça s'entend en plus.
00:49:27Voilà.
00:49:27Donc, vous me faites la totale.
00:49:30C'était quoi ? C'était le baptême ?
00:49:31Coupez le micro d'Éric Revelle, s'il vous plaît, chère Marie, notre réalisatrice.
00:49:35Merci.
00:49:36Voilà.
00:49:36Nous allons entrer dans le vif du sujet.
00:49:38Je vous disais, édition spéciale.
00:49:41Ce soir, à la fois pour l'affaire Jubilard.
00:49:44Nous y reviendrons dans un instant avec le grand débat.
00:49:47Mais tout de suite, revenons.
00:49:48Faisons le point sur les incendies.
00:49:53Avec nous, Rémi Savazzi, chef du Pôle national de la défense des forêts contre les incendies.
00:49:58Bonsoir, Rémi Savazzi.
00:50:01Bonsoir.
00:50:02Merci d'être avec nous.
00:50:03On vient de faire le point météo avec Rémi André, qui nous a dit qu'en Bretagne, qu'en Ile
00:50:09-de-France, il nous avait dit précédemment que dans les Vosges également, les forêts n'étaient pas à l'abri
00:50:16des feux.
00:50:16Est-ce qu'on est dans une situation qui est totalement rocambolesque et toutes nos forêts sur l'ensemble du
00:50:23territoire français sont en danger ?
00:50:27Alors, on est dans une situation à laquelle on peut s'attendre dans le cadre du changement climatique.
00:50:32C'est ce que nous montrent toutes les études qui disent que les saisons vont s'intensifier dans le sud,
00:50:39là où il y avait déjà du risque, mais vont aussi s'étendre un peu partout en France.
00:50:44Est-ce que vous, alors avec vos équipes qui parcourez évidemment ces forêts, vous percevez des signes clairs, précis ?
00:50:53C'est quoi ? Par exemple, la végétation a changé, elle s'assèche plus facilement ? C'est quoi concrètement
00:51:00?
00:51:01Alors, la végétation elle-même n'a pas changé, c'est toujours la même végétation qui est en place.
00:51:06Par contre, effectivement, elle s'assèche de plus en plus.
00:51:09Et cette année, la succession des canicules qu'on a eues n'a pas du tout amélioré la situation et
00:51:15ça a accéléré le dessèchement.
00:51:18Ce qui fait qu'on a une végétation qui est réceptive maintenant, en début juillet, comme elle le serait normalement
00:51:24en cœur de l'été.
00:51:25Tout à l'heure, le ministre Laurent Nunez, ministre de l'Intérieur, nous parlait d'une saison de feu compliquée.
00:51:32Il était en visite dans les Pyrénées-Orientales. Quelle projection, Rémi Savadzi, vous êtes dans la possibilité de nous faire
00:51:40ce soir en tant que chef du pôle national de la défense des forêts contre les incendies ?
00:51:44Qu'est-ce qui nous attend concrètement cet été ?
00:51:49Alors, tant qu'on n'aura pas de pluie suffisamment importante, suffisamment longue pour réimprégner la végétation,
00:51:58la situation ne va faire que s'empirer et ça va continuer de sécher au fur et à mesure qu
00:52:03'on aura des canicules, du vent.
00:52:06Là, actuellement, on a une grande partie de la France qui est sensible, notamment à l'éclosion et tout ce
00:52:15qui va se passer dans les milieux herbacés et notamment les cultures.
00:52:21On a beaucoup de moissons en ce moment et on a beaucoup de feux de culture sur l'ensemble de
00:52:25la France.
00:52:25Et puis, on a une végétation forestière qui commence de plus en plus à devenir sensible, qui a entamé sa
00:52:33sensibilité sur la moitié nord de la France
00:52:35et qui l'est devenue fortement sur le littoral méditerranéen et sur le littoral aquitain, et très sensible sur certains
00:52:48points de la Méditerranée.
00:52:49Et malheureusement, l'actualité ne nous fait pas mentir, les poches de sensibilité les plus fortes, c'est l'héros,
00:52:59l'eau de l'épyrénée orientale.
00:53:01Et malheureusement, c'est là qu'on a les plus grands feux.
00:53:03Tout à l'heure, nos trois vrais voix, Éric Revelle, Philippe Bilger et Déborah Schumann, regrettaient évidemment,
00:53:09et c'était au cœur de notre débat, l'incivilité des uns et des autres.
00:53:15Pour conclure, écoutons votre message, cher Rémi Savadzi.
00:53:20Que faut-il faire quand on va en forêt, même si ça paraît tellement évident, mais redisons-le, c'est
00:53:26à vous.
00:53:28Il faut se rappeler que 90% des feux sont d'origine humaine.
00:53:32Le reste, c'est la foudre.
00:53:34On a malheureusement quelques feux de foudre qui ont fait des leurres ces derniers temps.
00:53:40Mais 90% c'est d'origine humaine et c'est beaucoup des imprudences.
00:53:43Donc il faut faire attention à tout ce qui peut générer des étincelles.
00:53:47On parle beaucoup des mégots et c'est une réalité, un simple mégot peut mettre le feu.
00:53:51Mais de façon générale, tout ce qui est objet incandescent, tout ce qui peut générer des étincelles,
00:53:56bien sûr le barbecue qu'on va pouvoir laisser échapper,
00:54:01c'est ces messages-là de prévention et de prudence qu'il faut porter.
00:54:06Parce que n'importe qui peut éviter des feux en ayant les bons gestes.
00:54:10Merci beaucoup de nous avoir éclairés.
00:54:13Et nous vous solliciterons, Rémi Savadzi, tout au long de cet été.
00:54:16Vous êtes chef du pôle national de la défense des forêts contre les incendies.
00:54:21Vous nous avez éclairés sur la situation.
00:54:23Nous ferons évidemment le point.
00:54:25Nous restons à votre écoute sur Sud Radio.
00:54:28Les trois vraies voix, vous les entendez ?
00:54:30Qui mâchez ? Qui toussez ?
00:54:31Qui sont là ? Elles sont là ?
00:54:33Les trois vraies voix, dans un instant, elles débattent sur l'affaire Jubilard.
00:54:37Est-ce un nouveau fiasco judiciaire ?
00:54:39Philippe Bilger, Éric Revelle et Déborah Schumann sont prêts.
00:54:42Vous aussi, vous nous appelez au 0800 26 300 300.
00:54:46Notre auditeur fil rouge, Johan, dans les Bouches-du-Rhône, débattra aussi.
00:54:500800 26 300 300.
00:54:52Fiasco judiciaire sur l'affaire Jubilard.
00:54:55Nous en parlons.
00:54:56A tout de suite.
00:54:5717h20, les vraies voix Sud Radio.
00:55:00Sud Radio.
00:55:0417h20, Frédéric Bradel.
00:55:0618h15, le grand débat sur Sud Radio dans ses vraies voix de l'été.
00:55:11Cédric Jubilard a reconnu sa responsabilité dans la disparition de sa femme Delphine,
00:55:16survenue dans le Tarn, dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020.
00:55:20Dans un courrier adressé à son avocat, Cédric Jubilard est passé aux aveux.
00:55:24Ses avocats, justement, Maître Pierre et Guy Debuisson, tenaient une conférence de presse aujourd'hui.
00:55:30Nous en parlons avec vous, 0800 26 300 300 les auditeurs.
00:55:34Et avec nos vraies voix, Éric Revelle, Philippe Bilger et Déborah Schumann.
00:55:39Question du fiasco judiciaire.
00:55:41Donc, puisque c'est un terme, écoutez-le.
00:55:44Repris par les avocats, Pierre et Guy Debuisson, écoutez.
00:55:49Tout a été mal fait.
00:55:50Plus que bâcle, pas tout, mais ça a été vraiment bâclé.
00:55:52Si le travail avait été fait sérieusement, au bout de 48 heures, toutes les informations auraient été recueillies et le
00:55:57corps de Delphine aurait été retrouvé.
00:55:58Donc, 6 ans d'instruction pour rien ?
00:56:00On repart à zéro.
00:56:01La question essentielle, c'est le constat d'aujourd'hui.
00:56:05Comment deux avocats réussissent en quelques semaines à le faire avouer, puisqu'il avoue, il n'a pas un meurtre.
00:56:11J'ai entendu tout à l'heure le meurtre.
00:56:13Il n'avoue pas un meurtre.
00:56:13Attention aux qualifications juridiques.
00:56:15Il avoue, bien entendu, avoir donné la mort à son épouse.
00:56:20Mais à partir de cet instant, on doit s'en tenir uniquement à ses aveux.
00:56:25Alors, l'expertise de nos vraies voix, bien sûr, à votre disposition.
00:56:30Et aussi vos réactions, 0800 26 300 300.
00:56:33Et notre auditeur fil rouge, Johan de Malmort, dans les Bouches-du-Rhône.
00:56:37Johan, fiasco judiciaire ou pas pour vous ?
00:56:41Oui, oui, puis malheureusement, beaucoup de temps perdu aussi pour la famille qui se sont certainement rongés les sangs en
00:56:49attendant d'avoir une réponse quant à savoir où était leur fille.
00:56:53Parce qu'à ma connaissance, le corps n'avait pas été retrouvé encore.
00:56:58Et quant à savoir ce qui s'était vraiment passé, je pense que pour la famille, c'est ça le
00:57:02pire.
00:57:03C'est d'être dans le doute, de savoir vraiment ce qui se passe.
00:57:05Voilà, c'est ça qui est très intéressant.
00:57:07Merci, Johan, de préciser.
00:57:09Parce que quand les avocats parlent de fiasco judiciaire, ça veut tout et rien dire.
00:57:15Johan le perçoit comme ça.
00:57:16Philippe Bilger, ancien magistrat, vous le percevez comme ça ?
00:57:19Alors, je continue à dire que ça n'est pas un fiasco judiciaire et je voudrais attirer l'attention des
00:57:27auditeurs sur deux points.
00:57:29D'abord, on a l'impression que Cédric Jubilard aurait pu avouer si, d'une certaine manière, on avait été
00:57:40compréhensif avec lui.
00:57:43La démonstration que ce que disent les avocats est inexacte a été, me semble-t-il, pendant longtemps, l'attitude
00:57:52de Cédric Jubilard,
00:57:53qui jouait véritablement au chat et à la souris en se moquant, en réalité, des gens qui étaient chargés de
00:58:02découvrir où le corps avait été placé.
00:58:05Et donc, s'il avait été aussi de bonne foi qu'il le prétende, il n'aurait pas joué à
00:58:12ce jeu pervers.
00:58:13Et le deuxième élément, il faut bien avoir dans la tête que ce qui compte, c'est demain la qualification
00:58:20pénale qui lui sera infligée après la nouvelle instruction à laquelle on procédera.
00:58:28Et c'est pour cela qu'il se contente de dire, je suis à l'origine de la mort, de
00:58:35la victime.
00:58:37Tout ça, c'est de la subtilité de défense.
00:58:39Mais en revanche, c'est pour ouvrir la porte à d'autres hypothèses, meurtre, assassinat, évidemment, il les écarte, ou
00:58:48coup mortel,
00:58:49ce qui est peut-être, probablement, la stratégie de la défense.
00:58:53On l'a sans poindre. On retourne au 0826 300 300. Liliana, depuis Clamart. Bonsoir, Liliana.
00:59:00Bonsoir.
00:59:01Comment percevez-vous, alors, cette notion de fiasco judiciaire ?
00:59:05C'est-à-dire que, Johanne l'a très bien expliqué, Philippe l'a conceptualisé, Philippe Bilger est un ancien
00:59:10magistrat.
00:59:10Vous, vous percevez cela comment ?
00:59:12Je ne pourrais pas m'avancer pour qualifier d'un fiasco.
00:59:20Mais ce qu'on perçoit aujourd'hui dans les médias, c'est qu'on essaye de faire passer, tout de
00:59:28moins, les avocats de ce monsieur Juddard.
00:59:35que ce monsieur, il a subi plein, plein, plein de malheurs en prison, que, par exemple, quand il devait passer
00:59:45en audition devant le juge,
00:59:46il devait se réveiller trois heures, avoir trois heures de route, et tout ça.
00:59:51Soyons un peu réalistes.
00:59:54La victime, c'est sa femme.
00:59:57La victime, ce sont ses enfants.
01:00:00Je ne sais pas si on peut qualifier ça, à ce moment-là, de fiasco judiciaire,
01:00:05mais j'ai l'impression qu'on se concentre un peu trop sur lui, sur ses petits malheurs.
01:00:12Alors, Liliana, merci aussi de votre réaction, mais, clairement, on fait le fruit, c'est le fruit, pardon,
01:00:20de cette conférence de presse organisée par ces conseils, ces deux avocats,
01:00:24qui ont, finalement, mis en place une stratégie de défense, ce que nous rappelait Philippe Bilger,
01:00:30pour mettre ces termes comme celui-là.
01:00:32Alors, vous évoquiez la situation.
01:00:34Je vous propose d'écouter ce deuxième extrait de la conférence de presse,
01:00:40qui dit, quasiment, que Cédric Jubilard a été victime de torture.
01:00:44Écoutez.
01:00:45On vit, dans cette affaire, un véritable scandale.
01:00:47Ça n'a échappé à personne.
01:00:49Ça fait cinq ans, en juin, qu'il était l'isolement.
01:00:53Quand on sait que la Cour européenne considère que l'isolement, c'est un moyen de torture,
01:00:57on peut considérer, effectivement, qu'il y avait un abus.
01:01:00Le deuxième abus, il m'a expliqué, moi, j'avais suivi le procès d'une manière assez particulière,
01:01:05que tous les soirs, pendant ce procès, pendant trois semaines,
01:01:08il était extrait de la maison d'arrêt de Seyss, à 4 ou 5 heures du matin.
01:01:13On l'amenait à Albi, une heure et demie de trajet,
01:01:15et le soir, à 17h, à la fin de l'audience, on l'a ramené à Toulouse.
01:01:18C'est-à-dire que c'était encore un moyen très particulier
01:01:21d'anéantir le peu de force qui lui restait au plan psychologique.
01:01:25Voilà, clairement, là, c'est une victimisation, Éric Revelle.
01:01:28C'est un bon coup, pardon, entre guillemets, mais un bon coup médiatique de la part des avocats.
01:01:34Oui, les avocats défendent leurs clients.
01:01:37Bon, donc là, les avocats cherchent toutes les possibilités de le défendre.
01:01:41Donc, effectivement, ils le présentent comme une victime.
01:01:43Mais moi, je vais même un peu plus loin.
01:01:46Je me demande, cher Philippe Bilger, si, en fait, pour extorquer les aveux de culpabilité,
01:01:52ils n'ont pas dit à leurs clients, l'appel va arriver.
01:01:55Vous êtes déjà condamné à 30 ans.
01:01:57Ce qu'on peut essayer de faire, c'est qu'en appel, vous ayez moins.
01:02:01Donc, pour avoir moins, il faut qu'on trouve un bon motif.
01:02:05Circonstance atténuante, quoi.
01:02:07Un bon motif pour dire, bon, en fait, vous reconnaissez votre culpabilité
01:02:10et on va dire, par exemple, que pour les enfants et pour la famille,
01:02:14ça serait mieux que dans un geste magnanime,
01:02:17vous disiez où est le corps de la femme que vous avez roué de coups et que vous avez tué.
01:02:22Et si vous faites ça, peut-être qu'on arrivera.
01:02:24C'est tout à fait.
01:02:25Voilà, moi, c'est à ça que je pense.
01:02:27Philippe Bilger, à qui est ce ?
01:02:29Johan, comment vous avez perçu cette conférence de presse ?
01:02:32Alors, vous ne l'avez peut-être pas vue, mais en tout cas, il y a ses extraits.
01:02:36Vous êtes à l'aise avec la prestation des deux avocats ?
01:02:41Je veux dire, moi, je suis attaché, très attaché à l'état de droit
01:02:44et au fait que chacun a le droit d'être défendu,
01:02:48quels que soient les crimes qu'il ait fait.
01:02:51À titre plus personnel, maintenant, présenter effectivement une personne
01:02:58qu'on donne en première instance en la présentant comme une victime,
01:03:02OK, c'est leur métier et Éric Aurel a raison de le rappeler.
01:03:05C'est leur job de défendre leurs clients.
01:03:12Maintenant, si je mets ça de côté, clairement, si peut-être qu'aussi,
01:03:17ce qu'ils ne précisent pas, c'est que si peut-être il était à l'isolement,
01:03:19c'est peut-être parce que s'ils le mettaient avec les autres détenus,
01:03:22peut-être qu'ils se prenaient des coups aussi.
01:03:25Donc, l'isolement, en général, c'est plus pour protéger le prisonnier qu'autre chose des autres,
01:03:34d'une part, et de le présenter comme une victime du système carcéral français,
01:03:41moi, je trouve ça un peu... c'est une tactique.
01:03:45Ils ont le droit d'utiliser, moi, je la trouve quand même assez fort de casser.
01:03:49Oui, vous, vous n'adhérez pas.
01:03:51Liliana, de votre côté, à Clamart, Liliana, même chose ?
01:03:54Bon, parce que cet homme, quand même, qui a été donc incarcéré,
01:03:59effectivement, a eu un régime, on va dire, plutôt intense, quoi.
01:04:04Je suis tout à fait d'accord avec notre interlocuteur.
01:04:10Je suis tout à fait pour l'état de droit et le respect des règles,
01:04:15mais nous ne pouvons pas ériger ce monsieur en une victime.
01:04:20C'est honteux, c'est révoltant.
01:04:22Bon, alors, il y a eu plusieurs thèmes, et là, Déborah Schumann,
01:04:26je le rappelle à tous nos auditeurs, vous êtes thérapeute en périnatalité, sexothérapeute,
01:04:31et vous vous êtes insurgé sur cette intervention,
01:04:36donc, au cours de la conférence de presse de l'avocat.
01:04:40Écoutez.
01:04:40Il a été pris dans un engrenage, et il n'a pas réussi à s'en extirper,
01:04:44parce qu'il était soumis à plusieurs pressions, que je le répète.
01:04:46Pression médiatique, c'est l'un des plus gros procès,
01:04:48une des plus grosses affaires criminelles françaises.
01:04:50Quand il était libre, pendant plusieurs mois, il était surveillé, à paix,
01:04:56il était harcelé en permanence.
01:04:58Pression des enquêteurs et des magistrats,
01:05:01isolement, médicaments, ça fait quand même beaucoup,
01:05:03pour, finalement, ce qui s'apparente plus ou moins à un crime passionnel.
01:05:06Alors, la voici.
01:05:08Et là, une nouvelle fois, Déborah Schumann a réagi.
01:05:13Bon, cette notion de crime passionnel. Allez-y.
01:05:16Moi, je pensais qu'on n'utilisait plus jamais le mot crime passionnel.
01:05:18Enfin, pour moi, crime passionnel, c'est encore une fois,
01:05:21et je rejoins mes deux camarades,
01:05:23sur l'idée qu'on est encore dans une manipulation.
01:05:26Ce n'est pas un crime passionnel.
01:05:27Crime passionnel, ça veut dire que j'ai tué ma femme,
01:05:29parce que je l'aimais fondamentalement,
01:05:30et donc j'ai commis un acte irréparable.
01:05:32C'est un féminicide.
01:05:33Il a purement et simplement tué sa femme.
01:05:35Ce mot ne doit plus exister, crime passionnel.
01:05:38Pour moi, le crime passionnel, c'est quelque chose
01:05:39qui excuse l'acte qui est commis.
01:05:41Même s'il est fondamentalement malheureux,
01:05:43parce que sa femme le quitte,
01:05:44ce n'est absolument pas un crime passionnel.
01:05:46On ne dit peut-être pas de bêtises,
01:05:48mais qui a été qualifiable il y a quelques décennies,
01:05:51qui n'existe plus aujourd'hui.
01:05:53Je trouve que tout est dans la manipulation.
01:05:55Quand on l'entend, quand on entend là,
01:05:56même les avocats dire,
01:05:58oui, il a été soumis, etc., médiatiquement,
01:06:00j'aimerais quand même juste rappeler qu'au début,
01:06:02il avait un malin plaisir à aller parler lui-même à la presse.
01:06:05Donc ça l'a beaucoup amusé d'aller pouvoir se montrer,
01:06:07parce que dans son profil psychologique,
01:06:08il a ce besoin de se montrer,
01:06:10et ce besoin de prouver, en effet,
01:06:12presque malsain qu'il était maître du jeu.
01:06:15Donc à un moment donné, oui, il s'est peut-être retiré,
01:06:16mais au début, ce n'était pas du tout le cas.
01:06:18Et il me semble quand même qu'il a aussi eu
01:06:20une nouvelle compagne en prison,
01:06:22ce qui veut dire qu'il était peut-être à l'isolement,
01:06:23mais enfin visiblement,
01:06:24il avait quand même des contacts avec des gens,
01:06:25puisqu'il a rencontré une nouvelle compagne.
01:06:28Tout ça me paraît quand même d'une grande incohérence.
01:06:30Philippe Bilger,
01:06:32Juste, Eric, je vous donne la parole,
01:06:34mais sur la notion de crime passionnel...
01:06:36Je trouve que Déborah a totalement raison.
01:06:39C'est une notion dont on a abusé.
01:06:42Derrière le crime passionnel,
01:06:44c'est d'abord la passion de soi.
01:06:46En réalité, on voit très bien,
01:06:48dans une multitude de crimes
01:06:51qui ont été qualifiés abusivement
01:06:53de crimes passionnels,
01:06:55tout ce que vous avez dit est très pertinent.
01:06:57Voilà pour la précision.
01:06:58Eric, vous vouliez intervenir ?
01:06:59Mon tour, c'est mon tour.
01:06:59Mais bien sûr, Eric.
01:07:01Vous avez des chefs de chaîne,
01:07:04vous savez comment ça fonctionne.
01:07:05Le débat, c'est libre et plus rien.
01:07:07Le débat, c'est libre et plus rien.
01:07:08Non, moi ce que je note,
01:07:09c'est qu'en fait, par points assez précis,
01:07:11de manière assez astucieuse,
01:07:14les avocats de la défense de Gébillard
01:07:16mettent en place leur stratégie, en fait.
01:07:19Mettent en place leur stratégie
01:07:20pour essayer de le sortir de cette peine,
01:07:23puisqu'encore une fois,
01:07:25il était censé le 21 septembre
01:07:26être jugé en appel,
01:07:27ce qui ne sera pas le cas.
01:07:28Donc, en fait, la stratégie,
01:07:29elle est très claire.
01:07:31Il est bien gentil
01:07:32parce que finalement,
01:07:33pour ne pas faire plus de chagrin
01:07:35que ça à ses enfants
01:07:36et à la famille de Mme Gébillard,
01:07:38il va dire où est le corps.
01:07:39Merci M. Gébillard.
01:07:41Et puis, en fait,
01:07:42il l'aimait tellement qu'il l'a tué.
01:07:43Il l'aimait tellement qu'il l'a tué.
01:07:45Donc, vous voyez,
01:07:45la stratégie, là,
01:07:46elle est très claire.
01:07:47Donc, de là,
01:07:47imaginez qu'il lui ait mis le marché en main,
01:07:49c'est-à-dire,
01:07:50là, vous êtes parti pour 30 ans.
01:07:52On peut peut-être en appel,
01:07:53mais voilà la stratégie qu'on met en place.
01:07:55Maintenant, dites-moi
01:07:56que vous êtes coupable, n'est-ce pas ?
01:07:58Oui.
01:07:58Alors, on va révéler ça
01:08:00et on va mettre notre stratégie en place.
01:08:02Moi, c'est comme ça que je vois...
01:08:03C'est vrai.
01:08:03Éric a raison
01:08:04parce qu'en général,
01:08:06on appelle dans l'appel criminel,
01:08:08si l'accusé n'apporte pas
01:08:10des éléments nouveaux,
01:08:12en général,
01:08:13on se retrouve avec la même peine.
01:08:15Et là,
01:08:16il apporte des éléments nouveaux.
01:08:18En fait, c'est horrible ce que je dis,
01:08:19mais il tente un souci.
01:08:20Il ne faut pas oublier, Frédéric,
01:08:23qu'on parle beaucoup des deux avocats,
01:08:25mais j'ai également entendu
01:08:28le remarquable avocat des partis civils,
01:08:31qui a...
01:08:32Maître Batik, je crois.
01:08:34Voilà.
01:08:34Qui a démonté de manière assez lumineuse
01:08:38toute la stratégie des confrères.
01:08:41J'ai bien entendu tout à l'heure,
01:08:43Déborah Schumann,
01:08:44quand on a fait un premier point
01:08:46avec Éric et Philippe tout à l'heure,
01:08:48vous avez comparé Jonathan Daval
01:08:50et Cédric Jubilard.
01:08:53Juste, alors,
01:08:54sur cette notion de crime passionnel,
01:08:55je le rappelle,
01:08:56vous êtes une spécialiste,
01:08:57thérapeute de couple, etc.
01:09:00Nos couples, aujourd'hui,
01:09:02ont tendance à craquer,
01:09:05à s'effilocher,
01:09:07à brûler,
01:09:08plus qu'avant ou pas ?
01:09:10Oui, oui, je pense qu'il y a une...
01:09:12Enfin, moi, je le constate dans mon cabinet,
01:09:14il y a un vrai problème de communication
01:09:16fondamentale dans les couples.
01:09:18Alors, déjà,
01:09:18j'allais dire chacun dans le couple,
01:09:20il faut quand même reposer les choses trois secondes,
01:09:21c'est qu'on arrive tous les deux
01:09:22avec des individualités.
01:09:24Donc, ça veut dire des individualités
01:09:25avec nos propres problèmes,
01:09:26nos propres angoisses, etc.,
01:09:27notre propre histoire,
01:09:28ce qu'on disait tout à l'heure.
01:09:29Et quand on arrive en couple,
01:09:30il faut composer avec tout ça.
01:09:32Donc, il est vrai qu'aussi,
01:09:33il y a une vraie forme de violence
01:09:35dans les couples.
01:09:35Je ne parle pas de violence forcément physique,
01:09:37je parle de violence verbale
01:09:38et un vrai manque de communication.
01:09:41On le constate,
01:09:41enfin, moi, je pense que c'est le mal du siècle.
01:09:43Je le vois tous les jours dans mon cabinet
01:09:44et les gens sont dans l'incapacité de se parler.
01:09:47Donc, le problème,
01:09:48c'est que ça amène,
01:09:48alors évidemment,
01:09:49non pas toujours à des situations comme ça,
01:09:50heureusement.
01:09:51Je parlais de Jonathan Daval
01:09:52et effectivement, je le comparais
01:09:54pour la bonne et simple raison
01:09:55que là, j'allais dire,
01:09:56on est dans des gens qui, au départ,
01:09:58ont des problèmes psychologiques importants.
01:10:00Je ne parle pas de psychiatrie,
01:10:01je parle bien de psychologie,
01:10:03des choses qui ne sont pas réparées,
01:10:04des blessures et qui vont ressurgir
01:10:06et qui vont se cristalliser sur la campagne.
01:10:08Alors, vous savez ce qu'on fait ?
01:10:09On fait une petite respiration
01:10:10et puis on donnera la parole
01:10:11à Johan et à Liliana,
01:10:13nos deux auditeurs.
01:10:14Restez bien avec nous,
01:10:15Johan et Liliana.
01:10:17Je vous ferai réagir
01:10:18sur tout ce qui vient de se dire
01:10:20et puis on clorera donc ce débat
01:10:24sur l'affaire Jubilard.
01:10:27Est-ce un fiasco judiciaire ?
01:10:29Mais aussi, y a-t-il un symbole ?
01:10:32Y a-t-il une symbolique dans cette affaire
01:10:35qui marque l'ensemble de la société française ?
01:10:38A tout de suite.
01:10:49Les vraies voix de l'été à 18h34.
01:10:51Merci d'être avec nous sur Sud Radio.
01:10:53Édition spéciale ce soir
01:10:55avec les deux gros événements du jour.
01:10:57L'affaire Jubilard,
01:10:59ses rebondissements
01:10:59et puis bien sûr
01:11:01les feux de forêt
01:11:01qui touchent une bonne partie
01:11:03du sud de la France.
01:11:04Nous y reviendrons dans un instant.
01:11:05Mais concluons sur cette affaire Jubilard.
01:11:09Nous vous posions la question
01:11:10dans ce grand débat.
01:11:11Est-ce un nouveau fiasco judiciaire ?
01:11:14François-Louis Bourneau est avec nous.
01:11:15Que disent les auditeurs de Sud Radio
01:11:18sur les différents comptes ?
01:11:19X, etc.
01:11:20Et bien principalement
01:11:21sur le YouTube Sud Radio,
01:11:22ils nous disent oui à 80%.
01:11:24Il s'agirait d'un nouveau fiasco judiciaire,
01:11:27mon chat Frédéric.
01:11:28Bien.
01:11:28Alors ça veut dire que
01:11:29malgré vos arguments,
01:11:31Philippe Bilger,
01:11:32bon, il y a ce sentiment.
01:11:34Non mais il faut bien s'entendre
01:11:36sur le terme fiasco
01:11:39de l'extérieur
01:11:40avec cette mise en scène
01:11:43par les avocats.
01:11:45On peut dire que globalement
01:11:47ça apparaît comme un fiasco
01:11:49au sens banal.
01:11:50Mais je ne crois pas
01:11:51que ça révèle une défaillance
01:11:53de la justice.
01:11:55Déborah Schumann,
01:11:56vous nous rappeliez
01:11:57qu'il y a à travers
01:11:58ce terrible fait divers
01:12:00quelque chose qui ressemble
01:12:01à une évolution de notre société.
01:12:03dans ces couples
01:12:04que vous suivez,
01:12:05que vous accompagnez.
01:12:06Je voulais avoir l'avis
01:12:07de nos deux auditeurs
01:12:08fil rouge
01:12:09sur cette question.
01:12:11Liliana de Clamart,
01:12:14Liliana,
01:12:14cette affaire jubilard,
01:12:16est-ce que vous l'avez suivi ?
01:12:18Est-ce qu'elle vous a interpellé ?
01:12:19Qu'est-ce qu'elle réveille en vous ?
01:12:21Qu'est-ce qui finalement
01:12:23vous fait réagir ?
01:12:25Notamment ce qu'a dit
01:12:26Déborah Schumann
01:12:27sur ces couples
01:12:29qui n'arrivent plus
01:12:30à communiquer.
01:12:31Oui,
01:12:32moi c'est surtout
01:12:33la révolte
01:12:34parce qu'on assiste
01:12:35depuis quelques années
01:12:36à des féminicides
01:12:39sans arrêt,
01:12:41sans nom.
01:12:42Et effectivement,
01:12:44on peut relier ça
01:12:47au manque de communication
01:12:49de nos sociétés.
01:12:50Et puis,
01:12:50il faut se rendre compte
01:12:51que ce sont les jeunes,
01:12:54moi j'ai 50 ans,
01:12:55donc je peux considérer
01:12:56que la famille vulgaire
01:12:58était des jeunes.
01:13:02Ce qu'on constate
01:13:03chez nos jeunes,
01:13:04le manque de communication,
01:13:06la réactivité,
01:13:08tout ça se retrouve maintenant
01:13:10de la période de l'adolescence
01:13:12dans les problèmes de couple.
01:13:15Oui,
01:13:16c'est très vrai.
01:13:17En tout cas,
01:13:18ça évoque beaucoup de choses en nous.
01:13:19Johan,
01:13:20de votre côté,
01:13:21vous avez la conclusion
01:13:22sur,
01:13:23alors on a dit
01:13:24pas de crime passionnel
01:13:25dans ce cas-là,
01:13:26mais on peut imaginer
01:13:27qu'il n'y a
01:13:28jamais de crime passionnel,
01:13:30on le rappelle,
01:13:31c'est ce que
01:13:31Déborah Schumann
01:13:32nous a dit,
01:13:33et contrôlé par
01:13:34Philippe Bilger
01:13:34et Éric Revelle.
01:13:35Vous,
01:13:36ça vous dit quoi
01:13:37de cette vie
01:13:38des couples
01:13:39des années 2020 ?
01:13:41Johan ?
01:13:42C'est un état global
01:13:43de la société.
01:13:45Je pense qu'on a tellement
01:13:46insisté sur le développement
01:13:49personnel de l'individu
01:13:51qu'on a oublié aussi
01:13:52de mettre en avant
01:13:53le développement
01:13:54dans le couple,
01:13:55dans la famille
01:13:56et plus généralement
01:13:57dans la société.
01:13:58Et on se retrouve aujourd'hui,
01:14:00vous voyez,
01:14:00au niveau du couple
01:14:01avec,
01:14:01comme a dit Déborah Schumann,
01:14:03des gens qui ne savent pas
01:14:04communiquer.
01:14:05Dans la société,
01:14:07vous voyez les débats
01:14:08de société qu'il y a
01:14:09actuellement
01:14:09où les gens ne s'écoutent plus,
01:14:10ne s'entendent plus parler.
01:14:13Pour moi,
01:14:14c'est vraiment
01:14:14quelque chose
01:14:15qui est profond,
01:14:16qui est ancré
01:14:16dans les mœurs
01:14:19en tout cas
01:14:20ou dans la génération
01:14:22récente
01:14:23où en fait
01:14:24on insiste
01:14:24beaucoup
01:14:25sur le moi,
01:14:28sur le jeu,
01:14:28sur il faut que je sois heureux,
01:14:30que je m'épanouisse
01:14:31dans ma vie,
01:14:31etc.
01:14:32Et c'est vrai,
01:14:32c'est important.
01:14:34Mais on a oublié
01:14:34de dire,
01:14:35il faut aussi s'épanouir
01:14:36dans la société,
01:14:37dans le couple,
01:14:38dans le cadre de la famille,
01:14:40quand on n'est pas
01:14:41que tout seul.
01:14:42Et ça,
01:14:42je pense que c'est aussi
01:14:43quelque chose,
01:14:44alors il y a un peu
01:14:44des parents aussi
01:14:45qu'il faut qu'ils
01:14:47inculquent cela
01:14:48à leurs enfants.
01:14:49Mais je pense aussi
01:14:50que c'est globalement
01:14:51au niveau de la société
01:14:52où il faut qu'on
01:14:52apprenne peut-être aussi
01:14:53à savoir vivre ensemble
01:14:55à tous les niveaux.
01:14:56Merci beaucoup Johan.
01:14:58Juste un mot pour conclure,
01:14:59Éric et Déborah,
01:15:01parce que Philippe,
01:15:02lui,
01:15:03voilà,
01:15:04Éric Revelle,
01:15:05vous,
01:15:06ça évoque quoi
01:15:07pour vous finalement,
01:15:08cette affaire jubilard,
01:15:10ces bagarres à répétition
01:15:12d'un homme et d'une femme
01:15:13et cette fin tragique ?
01:15:15L'horreur absolue.
01:15:18Mais au-delà,
01:15:19si on veut aussi
01:15:20écreuser un peu,
01:15:21s'il n'avoue pas,
01:15:23s'il n'avoue pas,
01:15:24bon,
01:15:25on appelle,
01:15:25il est sans doute
01:15:25condamné à 30 ans
01:15:26le 21 septembre,
01:15:28bon,
01:15:28et ça devient
01:15:30une sorte de crime parfait.
01:15:33Ça m'évoque ça aussi,
01:15:34quand même.
01:15:34S'il n'avoue pas
01:15:35où est le corps,
01:15:36puisqu'ils l'ont cherché
01:15:36pendant des semaines,
01:15:37des mois,
01:15:38il est condamné
01:15:39à 30 ans en appel,
01:15:40admettons,
01:15:40bon,
01:15:42l'enquête s'arrête là,
01:15:43peut-être,
01:15:43Philippe ?
01:15:44Ah oui ?
01:15:44Voilà,
01:15:45elle s'arrête là,
01:15:45et donc,
01:15:47ça fait partie
01:15:49des meurtres non-inucidés
01:15:51et donc des crimes parfaits.
01:15:53Déborah Schumann,
01:15:54un mot pour conclure
01:15:55sur le profil
01:15:56de cet homme ?
01:15:57Juste,
01:15:58moi je suis absolument effaré
01:15:59de ce qui s'est passé là
01:16:01avec les avocats,
01:16:01parce qu'en effet,
01:16:02en utilisant certains mots
01:16:03comme crime passionnel,
01:16:04etc.,
01:16:04et en essayant
01:16:06de le dédouaner,
01:16:07on oublie complètement
01:16:08que ça n'en reste pas
01:16:09moins un homme
01:16:10qui vient d'assassiner
01:16:10sa femme,
01:16:12quoi qu'il se passe,
01:16:13quoi qu'il ait fait,
01:16:13donc après on peut,
01:16:14je l'expliquais tout à l'heure,
01:16:15je disais,
01:16:15il n'y a pas d'excuses,
01:16:17parler d'un profil psy
01:16:18n'est pas une excuse,
01:16:19c'est un fait,
01:16:19c'est comme ça,
01:16:20mais il ne faut quand même
01:16:21pas oublier qu'on a
01:16:22de plus en plus de féminicides
01:16:23aujourd'hui en France
01:16:24et que ça reste un vrai problème
01:16:25aujourd'hui,
01:16:26donc malgré tous les efforts
01:16:27qu'on peut produire,
01:16:28la solution aujourd'hui
01:16:29n'est visiblement pas le divorce,
01:16:30c'est de tuer sa compagne,
01:16:32là pour moi ça suscite
01:16:33quand même beaucoup de questions.
01:16:34Bon, voilà ce qu'on pouvait dire
01:16:35sur cette terrible affaire jubilard,
01:16:38l'autre élément important
01:16:40de l'actualité de ce soir
01:16:42et nous en parlons
01:16:43sur Sud Radio,
01:16:43les feux de forêt.
01:16:47Avec le rendez-vous
01:16:48de François-Louis Bourneau
01:16:49qui nous apporte son info en plus,
01:16:50François-Louis,
01:16:51vous revenez évidemment
01:16:52sur l'impact des feux de forêt.
01:16:53Et oui,
01:16:54cher Frédéric,
01:16:55sept départements du sud de la France
01:16:56sont toujours placés
01:16:57en vigilance orange
01:16:58avec un risque très élevé,
01:17:00je le souligne,
01:17:00de feux de forêt.
01:17:0241 hauts territoires
01:17:03sont quant à eux
01:17:04en vigilance orange
01:17:05et on va accueillir
01:17:06Jérôme Boulanger
01:17:06qui est avec nous.
01:17:07Bonsoir Jérôme.
01:17:08Bonsoir.
01:17:09Vous êtes porte-parole
01:17:10de la sécurité civile,
01:17:11vous êtes bien au courant
01:17:12de ce qui se passe
01:17:13notamment dans le sud de la France
01:17:14où malheureusement
01:17:15ça brûle beaucoup.
01:17:17Concrètement,
01:17:18pourquoi déjà
01:17:18on a une violence
01:17:19des feux de forêt
01:17:21qui sont aussi importants
01:17:22cette année
01:17:22et est-ce que le risque incendie
01:17:24va-t-il devenir
01:17:24une norme chaque été ?
01:17:27Je ne vous apprends rien
01:17:29en vous disant
01:17:29que nous sortons
01:17:30de deux périodes
01:17:31de canicule intense.
01:17:33Nous sortons,
01:17:34nous sommes toujours
01:17:35dans des épisodes
01:17:36de canicule.
01:17:37Nous avons eu
01:17:39un hiver
01:17:40et un début de printemps
01:17:40plutôt pluvieux
01:17:41avec 40 jours
01:17:43de précipitation,
01:17:45un record
01:17:46depuis 1959
01:17:47et puis finalement
01:17:48les périodes
01:17:50de canicule
01:17:51ont accéléré
01:17:53l'assèchement
01:17:55de la végétation.
01:17:55Nous sommes aujourd'hui
01:17:56dans une situation
01:17:57où le taux d'humidité
01:17:58dans les végétaux
01:18:00est très faible.
01:18:01Vous rajoutez à cela
01:18:03des températures importantes
01:18:04et du vent
01:18:05qui se lève
01:18:06et vous avez
01:18:07tous les ingrédients
01:18:08qui favorisent
01:18:09le développement
01:18:10des feux de forêt.
01:18:11Je dis qui favorisent
01:18:12parce qu'il faut rappeler
01:18:14que l'origine
01:18:15des feux de forêt
01:18:16est une origine humaine
01:18:17dans 9 cas sur 10.
01:18:19c'est l'homme
01:18:20qui est l'auteur
01:18:22des feux
01:18:23notamment par
01:18:24des imprudents
01:18:26des gestes
01:18:27qui sont inappropriés
01:18:29inadaptés
01:18:30c'est le jet de mégot
01:18:31c'est les travaux
01:18:32qui sont faits
01:18:34avec des engins
01:18:36qui produisent
01:18:37des étincèdes
01:18:38et qui vont
01:18:38produire du feu
01:18:40c'est le barbecue
01:18:41qui est fait
01:18:42en milieu naturel
01:18:44dans de la végétation sèche
01:18:45tout cela
01:18:46ce sont des conduites
01:18:48à risque
01:18:48et donc
01:18:49les conditions météo
01:18:50sont telles
01:18:51qu'elles favorisent
01:18:52le développement
01:18:53du feu.
01:18:53Et donc
01:18:54pas de fatalité
01:18:55rappelons-le.
01:18:56Des questions pour vous
01:18:58Jérôme Boulanger
01:18:59Philippe Bilger
01:19:00Pardon pour cette question
01:19:02qui vient
01:19:03d'un amateur
01:19:05franchement
01:19:06est-ce que
01:19:07ces canicules
01:19:09révèlent forcément
01:19:10du dérèglement
01:19:12climatique
01:19:13ou est-ce qu'on
01:19:14pourrait les considérer
01:19:16dans cette saison
01:19:17comme
01:19:18je dirais
01:19:19normale
01:19:20sur le plan
01:19:21du paroxysme ?
01:19:23Alors je ne suis pas
01:19:25climatologue
01:19:25désolé
01:19:26je suis
01:19:27sapeur-pompier
01:19:27et porte-parole
01:19:29de la sécurité civile
01:19:30ce que je peux
01:19:31vous dire
01:19:32c'est que
01:19:33des épisodes
01:19:34de canicule
01:19:35nous en connaissons
01:19:37les plus anciens
01:19:38d'entre nous
01:19:39d'entre vous
01:19:40se rappellent
01:19:41de 1976
01:19:42bien sûr
01:19:43plus récemment
01:19:452003
01:19:472020
01:19:47également
01:19:48donc
01:19:49ce sont des épisodes
01:19:50qui se produisent
01:19:52toujours
01:19:52à la même
01:19:53période
01:19:54ce que nous constatons
01:19:55par contre
01:19:56c'est qu'il y a
01:19:57une répétition
01:19:58plus accrue
01:20:00des phénomènes
01:20:00c'est vrai aujourd'hui
01:20:02pour la canicule
01:20:03mais rappelez-vous
01:20:03il y a quelques mois
01:20:04les périodes
01:20:05d'inondation
01:20:06donc nous avons
01:20:07des phénomènes
01:20:07qui se répètent
01:20:09à une fréquence
01:20:10plus régulière
01:20:12qui s'intensifient
01:20:14et qui durent
01:20:15plus longtemps
01:20:16dans le temps
01:20:17et donc
01:20:18cela
01:20:18il faut
01:20:19s'y préparer
01:20:21et préparer
01:20:22surtout
01:20:22les moyens
01:20:23de faire face
01:20:24du mieux possible
01:20:25ça c'est du factuel
01:20:26question d'Eric Revelle
01:20:28oui monsieur Boulanger
01:20:29pardonnez-moi
01:20:30elle est un peu obsessionnelle
01:20:31je vous ai déjà posé
01:20:32la question ailleurs
01:20:33vous m'avez répondu
01:20:33mais je ne me souviens plus
01:20:34de la réponse
01:20:35moi j'ai mis en avant
01:20:36ce que je considère
01:20:37comme une mauvaise stratégie
01:20:39de l'ONF
01:20:39l'Office National
01:20:40des Forêts
01:20:41qui considère
01:20:41que pour favoriser
01:20:42le terreau
01:20:43des forêts
01:20:44il faut tout laisser traîner
01:20:45les branches
01:20:45les rémanents
01:20:46qui tombent
01:20:47les pommes de pin
01:20:47monsieur Chablis
01:20:49monsieur Chablis
01:20:50voilà
01:20:51voilà
01:20:51rappelez-moi monsieur Chablis
01:20:54et qu'est-ce que
01:20:55voilà
01:20:55mais prononcez-vous
01:20:56quand même
01:20:56sur cette stratégie
01:20:57de l'ONF
01:20:58qui à mon avis
01:20:59ne fait rien
01:21:00pour arrêter les feux
01:21:01mais voilà
01:21:01c'est comme dans une cheminée
01:21:02si vous rajoutez les bûches
01:21:03ça flambe mieux quoi
01:21:05alors
01:21:05sur la question
01:21:06des Chablis
01:21:08des restes de végétaux
01:21:09je ne vais pas
01:21:10rentrer dans ce débat
01:21:12puisque ce sont
01:21:13des choses
01:21:14qui alimentent
01:21:15les forêts
01:21:16ce que je peux
01:21:16simplement vous dire
01:21:17c'est que
01:21:18en termes de stratégie
01:21:19de lutte contre
01:21:20les feux de forêt
01:21:21tous les massifs
01:21:23à risque
01:21:24alors c'est vrai
01:21:24pour le sud-est
01:21:25mais c'est de plus en plus
01:21:26vrai
01:21:27ailleurs en France
01:21:28il y a des pistes
01:21:30qui sont aménagées
01:21:31c'est ce qu'on appelle
01:21:32des pistes
01:21:33d'effet
01:21:33comme dans les Landes
01:21:34voilà
01:21:35comme dans les Landes
01:21:35et ça vient d'ailleurs
01:21:36du sud-ouest
01:21:37après les gros feux
01:21:39de 1949
01:21:40des feux meurtriers
01:21:42donc aujourd'hui
01:21:43si vous voulez
01:21:43les massifs forestiers
01:21:45sont équipés
01:21:46de ces pistes
01:21:47et d'autres ouvrages
01:21:49lorsque ce n'est pas le cas
01:21:50et on l'a vu
01:21:51on a vu des bulldozers
01:21:52de la sécurité civile
01:21:53créer des pistes
01:21:55pour faciliter
01:21:57dans les feux des Pyrénées
01:21:58dans le feu des Pyrénées
01:21:59orientales
01:22:00pour faciliter
01:22:01l'accès
01:22:02des secours
01:22:03donc si vous voulez
01:22:05les chablis
01:22:07les restes végétaux
01:22:08ça n'est pas vraiment
01:22:09un problème pour nous
01:22:10d'une part
01:22:11on a des pistes
01:22:13qui sont créées
01:22:14spécialement
01:22:14pour nous faire accéder
01:22:16facilement aux massifs
01:22:17dans des massifs
01:22:19du sud-est
01:22:20et je le répète
01:22:21dans d'autres départements
01:22:23de France
01:22:24et même dans le nord
01:22:25de la France
01:22:26et puis d'autre part
01:22:27quand vraiment c'est nécessaire
01:22:28nous avons à la sécurité civile
01:22:30des moyens
01:22:31qui permettent
01:22:32de créer en quelques heures
01:22:33des pistes
01:22:33qui vont favoriser
01:22:35l'accès des secours
01:22:36et merci en tout cas
01:22:37pour tout le travail
01:22:38de vos équipes
01:22:39Jérôme Boulanger
01:22:40on n'a pas encore
01:22:41le bilan de la journée
01:22:42ça a été une journée
01:22:43très très dure
01:22:44ou pas ?
01:22:45alors c'est une journée
01:22:47dure dans la mesure
01:22:48où le feu des Pyrénées
01:22:50orientales
01:22:50n'est toujours pas
01:22:52maîtrisé
01:22:52n'est toujours pas
01:22:53circonscrit
01:22:54il y a une évolution
01:22:55toujours libre
01:22:57du feu
01:22:57sur le flanc
01:22:59et sur la tête
01:23:00du feu
01:23:02les hommes
01:23:03sont mis
01:23:04à rude épreuve
01:23:04vous saluez
01:23:05le courage
01:23:06les hommes et les femmes
01:23:07le courage
01:23:08des sapeurs-pompiers
01:23:09professionnels
01:23:10et volontaires
01:23:10qui sont engagés
01:23:11je veux aussi
01:23:12souligner
01:23:13le travail exceptionnel
01:23:14que font
01:23:15les pilotes
01:23:16de Canadair
01:23:18les pilotes
01:23:18de Dash
01:23:19les pilotes
01:23:19d'hélicoptère
01:23:20de la sécurité civile
01:23:21je veux aussi saluer
01:23:23le travail fait
01:23:24par les élus locaux
01:23:25les maires
01:23:26on l'a vu
01:23:26accueillent
01:23:27les populations
01:23:28évacuées
01:23:29les bénévoles
01:23:30de la sécurité civile
01:23:31on voit que la solidarité
01:23:32en France
01:23:33ça n'est pas un vain mot
01:23:34c'est vrai
01:23:35au niveau local
01:23:37national
01:23:37et au niveau européen
01:23:38puisque nous accueillons
01:23:39aussi
01:23:40des moyens
01:23:40de secours européens
01:23:42merci mille fois
01:23:43Jérôme Boulanger
01:23:44et à travers vous
01:23:45bien sûr
01:23:45toutes vos équipes
01:23:46de la sécurité civile
01:23:47dans un instant
01:23:47nous retournons
01:23:48sur le tour de France
01:23:49il est 18h47
01:23:52Sud Radio
01:23:54Parlons Vrai
01:23:56Les Vraies Voix
01:23:57Sud Radio
01:23:5817h20
01:23:59Frédéric Bradel
01:24:00Les Vraies Voix
01:24:02ce soir
01:24:02avec Eric Revelle
01:24:03Déborah Schumann
01:24:04et l'incontournable
01:24:06Philippe Bichet
01:24:07je sais qu'il adore
01:24:08on était parti
01:24:09super
01:24:09oui oui bien sûr
01:24:10alors vous savez
01:24:11on vous emmène
01:24:12sur le tour de France
01:24:13ah d'accord
01:24:13c'est bien
01:24:14troisième étape
01:24:15aujourd'hui
01:24:15195 km 900
01:24:17entre Granolers
01:24:18Espagne
01:24:18et Les Angles
01:24:19donc arrivés
01:24:20dans les Pyrénées
01:24:20Orientales
01:24:21le préfet
01:24:22avait incité
01:24:24les spectateurs
01:24:25à rester chez eux
01:24:26et ils n'ont donc
01:24:28pas pu voir
01:24:29sauf s'ils regardaient
01:24:30la télévision
01:24:31la victoire
01:24:31de Tadej Pogacar
01:24:32notre consultant
01:24:33Pascal Chanteur
01:24:34est avec nous
01:24:35bonsoir Pascal
01:24:36bonsoir
01:24:37alors déjà
01:24:39sur l'aspect sportif
01:24:40Pogacar
01:24:41qui remporte l'étape
01:24:42vous nous aviez dit
01:24:43tout à l'heure
01:24:43dans le direct
01:24:44c'est incontournable
01:24:45c'est sûr
01:24:46et notamment
01:24:47avec la deuxième place
01:24:49mais à deux secondes
01:24:50de Jonas Vingegaard
01:24:51il prend le maillot jaune
01:24:53de leader
01:24:53à Jonas Vingegaard
01:24:54dès la troisième étape
01:24:55et les deux sont
01:24:56dans le même temps
01:24:58oui ils sont
01:24:58dans le même temps
01:24:59et c'est la différence
01:25:01des places
01:25:01qui fait que
01:25:03Tadej Pogacar
01:25:04se retrouve en jaune
01:25:05ce soir
01:25:05dans la même seconde
01:25:07alors avant
01:25:08sur les premières étapes
01:25:09en général
01:25:10les grands leaders
01:25:11lâchés du lest
01:25:12là c'est
01:25:13pas question
01:25:14du premier jour
01:25:15jusqu'à la fin
01:25:16ils sont
01:25:16à se grappiller
01:25:18des secondes
01:25:18dès maintenant
01:25:20écoutez à partir
01:25:21du moment où
01:25:21Vingegaard
01:25:22avec son équipe
01:25:23Visma
01:25:23a pris les choses
01:25:24en main
01:25:25dès le début
01:25:25de l'étape
01:25:26et qu'ils ont
01:25:27gardé
01:25:28les échappés
01:25:29en ligne de mire
01:25:30disons qu'à
01:25:31moins de deux minutes
01:25:32et à un moment donné
01:25:35Tadej Pogacar
01:25:36s'est dit
01:25:36pourquoi pas
01:25:37jouer la victoire
01:25:38pour lui
01:25:39et il a demandé
01:25:40à ses équipes
01:25:40comment ils se sentaient
01:25:41et ils ont certainement
01:25:43dû lui répondre
01:25:44vu la physionomie
01:25:45de la course
01:25:45après
01:25:46et bien écoute
01:25:47nous tout va bien
01:25:48si tu souhaites
01:25:49on peut y aller
01:25:50et c'est ce qu'ils ont fait
01:25:51ils ont réduit l'écart
01:25:52ils sont revenus
01:25:53sur l'ensemble
01:25:54de l'échappée
01:25:55et ensuite
01:25:56Isaac Del Toro
01:25:57a fait le boulot
01:25:58pour son leader
01:26:01alors que la veille
01:26:02ça avait été le contraire
01:26:03lui avait fait un cadeau
01:26:04et bien
01:26:05aujourd'hui
01:26:06c'est Isaac Del Toro
01:26:08rendu
01:26:09alors
01:26:12essayez Pascal
01:26:13de ne pas trop bouger
01:26:13parce que vous êtes
01:26:14dans les Pyrénées
01:26:15vous revenez
01:26:16sur l'hôtel
01:26:17et évidemment
01:26:18entre l'arrivée
01:26:19et l'hôtel
01:26:20il y a des petites coupures
01:26:21réaction d'Eric Revelle
01:26:23Eric
01:26:24vous avez observé
01:26:25ce tour de France
01:26:28il va falloir
01:26:29se poser la question
01:26:30aussi
01:26:30des spectateurs
01:26:31ou pas
01:26:31du danger
01:26:32de la canicule
01:26:33vous vous intéressez
01:26:34à ça
01:26:35ou vous dites
01:26:35non non
01:26:35la canicule
01:26:36elle va être présente
01:26:37pour les coureurs
01:26:38je crois que
01:26:39Pascal Chanteur
01:26:40tout à l'heure
01:26:40disait que
01:26:40si ça dépassait
01:26:4140 degrés
01:26:42ça allait vraiment
01:26:43poser un problème
01:26:43aux coureurs
01:26:44à la caravane
01:26:45mais aussi aux spectateurs
01:26:46qui sont massés
01:26:47le long des routes
01:26:48mais moi
01:26:49la question que je voulais
01:26:49poser à Pascal
01:26:50c'est
01:26:52est-ce que
01:26:52les tours
01:26:53ont toujours
01:26:54le même intérêt
01:26:55parce que
01:26:55si le gagnant
01:26:56s'appelle
01:26:57Pocajar
01:26:57pour la cinquième fois
01:27:26ou Vigegarde
01:27:28vous ne trouvez pas
01:27:29qu'il y a quelque chose
01:27:31de surprenant
01:27:32même par rapport
01:27:34aux grands champions
01:27:35d'avant
01:27:35c'est dans l'absolue
01:27:38prévisibilité
01:27:38des victoires
01:27:39de Pocajar
01:27:40est-ce que ça n'est pas
01:27:41surprenant
01:27:42tout de même
01:27:43allez-y Pascal
01:27:44c'est à vous
01:27:44non non
01:27:45pas du tout
01:27:47Philippe
01:27:48l'équipe UAE
01:27:50est composée
01:27:51de 8 coureurs
01:27:52et pratiquement
01:27:53l'ensemble
01:27:54de ces coureurs
01:27:55pourraient être
01:27:56des leaders
01:27:57dans chacune
01:27:58des équipes
01:27:59qu'on pose
01:28:00qui est partante
01:28:01autour de France
01:28:02à partir de là
01:28:03chacun des équipiers
01:28:05de Pocajar
01:28:06ont un rôle
01:28:07à jouer
01:28:08on l'a vu
01:28:09tout au long
01:28:09de cette journée
01:28:09que ça soit
01:28:10Paulit
01:28:11que ce soit
01:28:15Vermerch
01:28:17VLM
01:28:18c'est tout ça
01:28:18ils ont chacun
01:28:19le rôle
01:28:21d'essayer
01:28:21à pouvoir apporter
01:28:23le meilleur
01:28:24à leur leader
01:28:25que ça soit
01:28:26Isaac Del Toro
01:28:27parce qu'il fait partie
01:28:29des deux leaders
01:28:30de l'équipe
01:28:30c'est le lieutenant
01:28:31de Pocajar
01:28:32et à partir de là
01:28:35ils font en sorte
01:28:36de pouvoir amener
01:28:37leurs leaders
01:28:37dans les meilleures dispositions
01:28:38à la ligne d'arrivée
01:28:40et par rapport
01:28:41à Pocajar
01:28:44La physionomie
01:28:45de la course
01:28:46fait que
01:28:46dès les premiers jours
01:28:48c'est des arrivées
01:28:49au sommet
01:28:49c'est des arrivées
01:28:51spectaculaires
01:28:52avec des difficultés
01:28:53qui sont propices
01:28:55à la physiologie
01:29:00de Pocajar
01:29:01et tout ça
01:29:01fait que
01:29:02aujourd'hui
01:29:03Pocajar
01:29:04règne en maître
01:29:05sur ces deux premières étapes
01:29:06Bien, merci Pascal Chanteur
01:29:08c'est passé la connexion
01:29:10depuis les Pyrénées
01:29:11nous nous retrouvons
01:29:12à 19h
01:29:14pour un spécial
01:29:15Tour de France
01:29:15avec notre autre consultant
01:29:17Samuel Dumoulin
01:29:18la légende
01:29:18Cyril Guimard
01:29:19sera là
01:29:20l'adjoint
01:29:21de Christian Prudhomme
01:29:22nous dira
01:29:22comment l'organisateur
01:29:24du Tour de France
01:29:24a vécu aujourd'hui
01:29:25la canicule
01:29:26et les décisions préfectorales
01:29:28sans public
01:29:29et puis
01:29:30nous aurons également
01:29:31directeur sportif
01:29:32voilà
01:29:32ça continue
01:29:33sur Sud Radio
01:29:33vous pouvez poser des questions
01:29:35sur le Tour de France
01:29:36et sur le reste de l'actualité
01:29:37au 0800 26 300 300
01:29:39un grand merci
01:29:40à Déborah Schumann
01:29:41merci d'avoir été là
01:29:43merci beaucoup Frédéric
01:29:44Philippe Bilger
01:29:45Eric Reveil
01:29:46merci Frédéric
01:29:47c'était un plaisir
01:29:48de vous avoir
01:29:49dans un instant
01:29:50les infos
01:29:50mais avant
01:29:51Thomas Binet
01:29:52les incontournés
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