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  • il y a 5 semaines
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Aujourd'hui, dans « Les 4V », Gilles Bornstein revient sur les questions qui font l’actualité avec Laurent Nuñez, ministre de l'Intérieur.

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Transcription
00:02Bonjour Laurent Nouniez, le préfet des Pyrénées-Orientales annonce ce matin que le feu n'est pas fixé.
00:09Quelles sont les dernières nouvelles sur le front des incendies ?
00:12Écoutez, comme on s'y attendait, on a une saison des feux qui est compliquée, elle a démarré avec un
00:16mois d'avance.
00:17On a déjà un peu plus de 11 000 hectares brûlés, à la même période l'an passé c'était
00:215 700.
00:22Donc voilà, une saison qui est plus importante compte tenu de la canicule, qui a rendu assez sec les végétaux.
00:29Puis il y a un contexte parfois défavorable, c'est le cas là, il y a beaucoup de vent.
00:34Donc voilà, un contexte compliqué. Hier il y avait une vingtaine de feux qui étaient traités en même temps.
00:38Pour ce qui est, répondre très clairement à votre question, pour ce qui est des Pyrénées-Orientales, le feu n
00:42'est pas fixé.
00:43C'est-à-dire qu'il n'a pas encore été arrêté. Il a détruit 4 600 hectares, c'est
00:48ce qu'a dit le préfet ce matin.
00:50C'est-à-dire 4 600 hectares qui ont été parcourus. Il a fallu évacuer 10 000 personnes, notamment des
00:55habitants de communes du massif des Aspes.
00:58Il pourrait y en avoir plus ?
00:58Oui, il pourrait peut-être y en avoir plus. En tout cas, voilà, les sapeurs-pompiers, les personnels de la
01:03sécurité civile, les bénévoles, les associations agrées de sécurité civile,
01:08les élus locaux, tout le monde se mobilise. Et je veux vraiment les remercier, leur apporter tout mon soutien ce
01:13matin,
01:13puisque aujourd'hui, le combat reprend. Dans la nuit, le vent est un peu tombé, donc le feu n'a
01:18pas significativement progressé, heureusement.
01:21Mais ce matin, les conditions se dégradent à nouveau et donc ils vont repartir au combat contre le feu.
01:26Je veux vraiment les remercier et les saluer.
01:28Et vous allez sur place aujourd'hui ?
01:29J'y vais cet après-midi, oui.
01:31L'étape du tour prévue entre Granolers en Espagne et les Angles, dans les Pyrénées-Orientales, justement, est adaptée et
01:37sans public.
01:38Ça veut dire qu'il y aura des barrages, des forces de l'ordre pour empêcher le public de venir
01:42éventuellement ?
01:43Non, ça veut surtout dire qu'on veut libérer les sapeurs-pompiers, les secouristes qui travaillent sur cette étape
01:51pour qu'ils puissent se consacrer à la gestion du feu en cours et notamment du feu dont on vient
01:56de parler dans les Pyrénées-Orientales,
01:57qu'on appelle le feu de Tréviac. Voilà, c'est ça surtout le but. Et il n'y aura pas
02:02de caravane du tour.
02:03Évidemment, le public est fortement invité à ne pas se rendre aux abords du tour de France.
02:07Mais il n'y aura pas de barrage, il n'y aura pas de verbalisation ?
02:09Non, on fait appel aussi au civisme des gens. Au même titre, d'ailleurs, que je le dis pour les
02:14populations qui ont été évacuées,
02:15il y a eu 10 000 évacuations à partir d'hier soir et dans la nuit. Le préfet l'a
02:20rappelé, je le redis,
02:21on demande évidemment à ces personnes de ne pas chercher à regagner leur habitation,
02:24de bien respecter les consignes des autorités, dont celles, évidemment, pour d'autres catégories de personnes,
02:30de ne pas aller sur les tables de France.
02:31Je pense que c'est une incitation à ne pas venir, pas véritablement une interdiction.
02:34Il y a quand même une interdiction. Le tour n'est pas ouvert au public.
02:37Le tour n'est pas ouvert au public. France-Maroc, jeudi soir, ce n'est plus du cyclisme et du
02:42football, vous l'avez compris,
02:43déjeunent déjà en vacances à l'approche d'un week-end avec une canicule intense prévue.
02:49Est-ce que c'est un match à haut risque ?
02:52Les matchs de Coupe du Monde, surtout dans les phases qualificatives, puis on s'approche de la finale,
02:56oui, il y a toujours des célébrations festives à l'issue, qui dans la majorité des cas se passent bien,
03:00mais il peut y avoir des débordements, il peut y avoir des incidents,
03:02d'un certain nombre d'individus mal intentionnés qui s'entraînent aux forces de l'ordre.
03:05Est-ce que ce match est-il particulièrement à haut risque ?
03:07Comme tous les matchs, vous savez ça.
03:08Comme tous les matchs, pas plus ?
03:10Samedi soir, on a eu aussi un certain nombre de rassemblements festifs.
03:13Certains ont pu donner lieu à des débordements, et les forces de sécurité intérieure,
03:16conformément aux instructions que je donne, interviennent systématiquement.
03:17Pardonnez-moi, mais il y a plus de Marocains en France que de Paraguayens.
03:20Oui, mais c'est un match qui donnera lieu forcément.
03:23D'abord, pendant la rencontre, il y aura beaucoup de personnes qui vont se rassembler dans les bars,
03:27dans de nombreux endroits pour regarder ce match.
03:29Il y a un certain nombre de fanzones, et à l'issue, on sera extrêmement vigilants
03:32au moment des célébrations, à ce qu'il n'y ait pas de débordement.
03:35Vous avez prévu un dispositif particulier ?
03:36Bien sûr, il y aura un dispositif renforcé partout, dans tout le pays.
03:41Mais les célébrations seront encadrées, mais autorisées ?
03:44Oui, bien sûr. Ce sont des rassemblements spontanés, sur la voie publique,
03:48qui ne sont pas, par nature, dispersés.
03:50Quand il y a des entraves à la circulation automobile, évidemment,
03:52et des interventions de police.
03:53Mais surtout, s'il devait y avoir des dégradations,
03:56des prises à partie des forces de sécurité intérieure,
03:58il y aura des interventions systématiques des forces de l'ordre,
04:01conformément aux instructions que je passe.
04:02Vous avez un lourd calendrier parlementaire, si je puis dire.
04:06Dès aujourd'hui, la loi Riposte que vous portez revient à l'Assemblée nationale.
04:10Il y a beaucoup d'aspects. J'en ai choisi un.
04:12L'interdiction des free parties.
04:14Un jeune qui s'y rendrait, pas un organisateur,
04:16juste un jeune qui s'y rendrait,
04:18et risquerait six mois avec sursis,
04:21juste pour avoir voulu faire la fête.
04:24Le texte, il y a plusieurs choses.
04:25Il y a la lutte contre les rodéos, les marchés.
04:28Il y a plein de dispositions.
04:29Le protoxyde d'azote, où on n'a aucune disposition juridique
04:32qui permet d'interdire sa consommation, son port, son transport.
04:35Et puis, effectivement, il y a les violences dans les stades aussi.
04:37Donc, il y a beaucoup de dispositions qui sont assez consensuelles,
04:40en réalité, dans le pays, qui visent à renforcer
04:42les sanctions pénales et administratives contre les actifs de délinquants.
04:44Les rêves parties, ce qu'on crée, c'est un délit pour l'organisateur.
04:52Ça n'existe pas.
04:53C'est-à-dire que vous pouvez organiser une rêve partie sur un terrain agricole
04:57sans avoir l'assentiment, voire l'autorisation du propriétaire,
05:01causer des dégradations, et ça n'est pas délictuel.
05:03Et on crée un délit aussi pour les participants.
05:05Oui, on crée un délit aussi pour les participants,
05:08parce que quand vous restez deux, trois jours sur un terrain
05:11qui, par nature, par structurellement, commet des dégradations,
05:14c'est plus acceptable pour nos conseillers.
05:15Donc, faire la fête, faire la fête, même une fête interdite, c'est un délit.
05:17Non, il y a un cadre juridique pour les rêves parties, il y a un cadre légal.
05:19Vous faites une déclaration en préfecture, vous bénéficiez ensuite d'une déclaration,
05:23le préfet vérifie que les conditions de sécurité sont réunies,
05:26sécurité sanitaire, sécurité publique.
05:28Là, ce sont des gens qui s'installent, parfois à plusieurs dizaines de milliers de personnes,
05:33sur un champ, sans aucune autorisation, sans prévenir personne,
05:36et sans aucun dispositif de sécurité.
05:38Et il faut que ce soit les forces de sécurité intérieure,
05:40les forces de sécurité civile, qui, au dernier moment, montent un dispositif,
05:43et ça n'est plus acceptable.
05:45Ça n'est plus acceptable, et il y a énormément de dégradations,
05:48quoi qu'en disent les organisateurs de ce qu'on appelle, nous,
05:51des rassemblements musicaux illégaux, quand ils ne sont pas déclarés.
05:54La loi devrait être adoptée, avec l'opposition unanime de la gauche,
05:58et avec le soutien du Rassemblement national, qui devrait voter pour, vous assumez ?
06:02Ce que j'assume, c'est de porter un texte consensuel,
06:05qui vise à apporter des réponses précises à des faits de délinquance
06:12qui se développent et qui embêtent nos concitoyens,
06:15qui embêtent nos élus locaux, nos maires notamment.
06:18Et puis, c'est un texte consensuel.
06:20Il est attendu, je pense, par nos concitoyens.
06:22Enfin, le consensus ne se déclare pas, il se voit dans les jambes.
06:27Au Sénat, quand le texte est passé, il a été adopté au Sénat.
06:31Les socialistes se sont abstenus, et même certains d'entre eux ont même voté pour le texte.
06:35Je ne désespère pas de convaincre les socialistes de voter pour un texte
06:39qui vise à renforcer la sécurité de nos concitoyens.
06:40Mais le soutien du Rennes, en l'occurrence, ne vous dérange pas ?
06:42C'est un texte consensuel.
06:44Moi, je porte des mesures qui sont consensuelles,
06:47et donc, tous les groupes qui veulent soutenir ce texte peuvent le faire.
06:52Et je ne comprendrai pas que le Parti socialiste soit en opposition totale
06:58sur l'ensemble des mesures, alors même qu'elle vienne renforcer la sécurité de nos concitoyens.
07:02Mardi, l'Assemblée nationale discutera d'une proposition de loi
07:06qui accorderait aux policiers une sorte de présomption de légitime défense.
07:10Ce serait aux familles des victimes de prouver que le tir n'était pas justifié.
07:16Vous souhaitez, M. le ministre, que les forces de l'ordre bénéficient d'une immunité de principe ?
07:20Non, d'abord, il y a deux choses qui sont inexactes, pardon, de ce qu'on venait de dire.
07:24D'abord, ce n'est pas une présomption de légitime défense.
07:26Il faut savoir que la loi, c'est l'article 4351 du Code de sécurité intérieure,
07:29autorise déjà les forces de sécurité intérieure, dans certaines conditions,
07:32à faire usage de leurs armes.
07:34Il va y avoir une présomption qui va considérer, quand il y a usage d'armes,
07:37on est dans un de ces cas.
07:39Deuxièmement, ce n'est pas une présomption de légitime défense,
07:42c'est une présomption d'usage légitime des armes.
07:44Ce n'est pas la même chose.
07:44Le texte initial était une présomption de légitime défense,
07:47et nous l'avons fait, le gouvernement a demandé sa modification.
07:50Et ce qui a été accepté par le porteur du texte, M. Éric Pogé,
07:53le député, que je remercie évidemment, des Républicains.
07:56Donc voilà, on a trouvé cet accord consensuel, et c'est un bon texte.
07:59Ensuite, ce n'est pas de rapprouver.
08:02C'est une présomption, c'est une présomption simple,
08:05qui peut être démontée à tout moment.
08:09Il suffit qu'une vidéo sorte, il n'est pas nécessaire qu'on prouve
08:13qu'il y ait eu de non-respect par le policier.
08:15Ça peut être établi par d'autres constats,
08:18et c'est le procureur qui décidera.
08:20Ce que ça change, par contre, fondamentalement,
08:22c'est qu'on revient sur cette idée,
08:24et on supposera que l'usage fait par un policier d'une arme est légitime.
08:30On le supposera, ça peut se démonter très facilement,
08:32mais c'est dans l'ordre des choses.
08:34Les policiers et les gendarmes n'ont pas à être suspectés par principe,
08:38exsantés, de faire un usage qui soit illégitime de l'arme.
08:41Voilà, dans notre pays, la force revient à nos policiers et à nos gendarmes,
08:45et c'est normal qu'ils ne soient pas suspectés, exsantés,
08:49quand ils ont à faire usage de leurs armes.
08:50C'est ça l'ordre républicain.
08:52Dernière question rapidement.
08:53Cédric Jubilard a reconnu sa culpabilité dans le meurtre
08:56de sa compagne Delphine, de sa femme Delphine, en 2020.
08:59Qu'est-ce que ça... Je sais que vous n'êtes pas garde des Sceaux,
09:00mais qu'est-ce que ça vous inspire ?
09:02Bon, rien, c'est une procédure judiciaire, voilà.
09:04Donc, j'ai entendu ce matin, comme vous, dans la presse,
09:09cette déclaration qui a été faite.
09:11Voilà, on verra les suites qui seront données.
09:12Voilà, c'est une procédure judiciaire.
09:14Moi, je n'ai pas l'habitude de commenter les procédures judiciaires.
09:17Voilà.
09:17Laurent Nunez, ministre de l'Intérieur,
09:20invité des 4V, qui se rendra dans les Pyrénées-Orientales
09:23pour soutenir les pompiers cet après-midi.
09:25Merci, monsieur le ministre.
09:26Peace.
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