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  • il y a 2 minutes
Les informés du matin du jeudi 2 juillet 2026

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News
Transcription
00:01Générique
00:03Bonjour et bienvenue, si vous nous rejoignez dans les informés, votre rendez-vous de décryptage de l'actualité jusqu'à
00:099h30.
00:09Bonjour Renaud Delis.
00:11Bonjour Agathe.
00:12Canicule, pourquoi est-ce si difficile de faire le bilan ?
00:15Que peut-on dire précisément quelques jours après la fin du pic de chaleur ?
00:21Et puis les grandes manœuvres à droite.
00:23Laurent Wauquiez lâche Bruno Retailleau et tend la main à Edouard Philippe.
00:26Pourtant il n'y a pas si longtemps, il disait qu'il ne rallierait jamais Edouard Philippe.
00:30Alors pourquoi a-t-il changé d'avis ?
00:32Pour nous éclairer ce matin, nos informés, Laurent Malval, grand reporter au service politique de Marianne.
00:38Bonjour Aurore.
00:38Bonjour Agathe.
00:39Et Paul Barcelone, journaliste au service politique de France Info.
00:42Bonjour Paul.
00:42Bonjour à tous.
00:43On commence donc Renaud avec le bilan incertain de la dernière canicule et un gouvernement toujours sous pression.
00:49En effet, un bilan toujours incertain. On se souvient que les écologistes ont évoqué le chiffre de 10 000 morts,
00:5610 000 décès.
00:57Une estimation qui a indigné notamment le Premier ministre Sébastien Lecornu, car elle ne repose à ce stade.
01:03À l'heure où on parle sur absolument rien de confirmé.
01:07Le bilan actuel pour les deux épisodes caniculaires de mai et juin s'élève à environ 1 300 morts.
01:14Mais pour autant, encore une fois, ces chiffres sont extrêmement incomplets.
01:18On attend encore justement de savoir exactement quel sera le bilan de cet épisode caniculaire.
01:24Alors pourquoi ? Pourquoi est-ce que c'est compliqué justement de savoir exactement quelle est l'ampleur de la
01:29surmortalité ?
01:30Voici les explications de celle qui était votre invitée il y a quelques minutes sur ce plateau.
01:34Thoane Sénéquier, co-directrice de l'Observatoire de la Santé mondiale de l'IRIS, spécialiste des questions de santé et
01:39d'environnement.
01:40On voit effectivement qu'il y a un excédent de mortalité.
01:43Donc provisoire, bien sûr que c'est provisoire pour deux raisons.
01:45Un, parce qu'il va falloir combiner les données.
01:48Et deuxièmement, ça ne fait pas si longtemps que la canicule s'est arrêtée.
01:51Et on sait que les décompensations, ce n'est pas forcément pendant le temps aigu,
01:55où justement le corps a cette capacité de tenir le coup jusqu'à une semaine.
01:59Et après, épuisé finalement, c'est là où potentiellement les choses se compliquent.
02:04Il va donc falloir encore du temps pour pouvoir établir ce bilan.
02:08Et puis du temps, l'exécutif en a peu, puisqu'il y a aussi un risque de voir remonter un
02:13certain nombre de températures caniculaires
02:15sur une partie du pays d'ici quelques jours.
02:17Et d'ailleurs, le Premier ministre Sébastien Lecornu réunit aujourd'hui à nouveau une cellule interministérielle de crise à Marseille
02:23pour se pencher sur un certain nombre de conséquences liées à ces épisodes caniculaires répétés,
02:27donc au réchauffement climatique, notamment le danger incendie qui est extrêmement fort dans la région en particulier.
02:33Et puis aussi d'autres enjeux qui sont liés à ce réchauffement climatique.
02:36On peut penser par exemple à la gestion de l'eau qui devient une ressource rare.
02:40Bref, comment adapter le pays à ces épisodes qui se multiplient ?
02:44Et puis, quand pourrons-nous savoir exactement mesurer l'ampleur de la surmortalité
02:49liée à l'épisode caniculaire que nous venons de traverser ?
02:52Le gouvernement accusé d'impréparation ces derniers jours aura en malval.
02:57Est-ce qu'il s'adapte lui aussi ?
02:59Est-ce qu'il veut montrer qu'il est mobilisé et qu'il va prendre la nouvelle vague de chaleur
03:04à bras-le-corps
03:04avec peut-être des nouvelles mesures ?
03:06Je dirais que le gouvernement, c'est vrai, est monté progressivement en puissance
03:11mais avec quand même pas mal de ratés, enfin de ratés en tout cas de communication ou de posture.
03:15La première vague de chaleur, c'est vrai, en mai, est arrivée de façon très soudaine
03:20et le gouvernement, je dirais, à l'époque peut-être n'avait pas pris la mesure en tout cas de
03:26cette vague de chaleur.
03:27La communication et en tout cas l'accompagnement de la seconde a été différente
03:31mais tout de même, il y a eu des petits quoi qu'au niveau justement de la ministre de l
03:36'écologie, Monique Barbu.
03:37C'est aussi, je dirais, son comportement peut-être un petit peu erratique, en tout cas qui n'a pas
03:43toujours été bien compris
03:44même par les acteurs du terrain.
03:46On se souvient qu'au début de la vague de chaleur, elle avait fait un déplacement dans le sud de
03:50la France
03:50qui était un petit peu à contre-temps, même par rapport à la façon dont elle gérait cette crise
03:56en laissant beaucoup son secrétaire d'État, d'ailleurs Mathieu Lefebvre, parler au nom du gouvernement
04:04pour la gestion de cette canicule. Donc ça a peut-être dégagé une impression, en tout cas, je ne dirais
04:09pas d'impréparation
04:10parce que c'est effectivement assez difficile d'arriver avec un plan tout ficelé au début de ces épisodes
04:18mais peut-être du gouvernement qui a beaucoup renvoyé la balle aussi sur les collectivités locales.
04:24On se souvient d'ailleurs à la fois ici, sur votre plateau, Edouard Geffray qui disait
04:29« Voilà, moi je n'ai pas la main sur le bâti, effectivement le bâti des écoles primaires appartient aux
04:35communes,
04:36celui des collèges aux départements et celui des régions aux lycées, mais ça n'empêche pas le gouvernement,
04:40l'État de coordonner tout ça. » Peut-être qu'on a... Là on va venir sur quelque chose
04:44où peut-être le gouvernement va essayer en tout cas d'être un peu plus offensif, d'être un peu
04:48plus à la manœuvre.
04:49– Paul Barcelone, est-ce qu'on a prévu de changer de stratégie au sommet de l'État ?
04:53– Alors pour le moment non, mais il y a évidemment la carte de la surmobilisation qui est à l
04:57'œuvre en ce moment.
04:57Renaud parlait de la nouvelle cellule interministérielle de crise qui aura lieu aujourd'hui délocalisée à Marseille,
05:04ce qui ajoute du symbole en quelque sorte pour Sébastien Lecornu, le Premier ministre.
05:09Emmanuel Macron, hier le président de la République, alors du Conseil des ministres,
05:12a appelé à profiter du répit du moment.
05:15Vous savez que les températures ont eu tendance ces derniers jours à un tout petit peu refluer et baisser.
05:21Donc à profiter de ce moment-là pour parler d'anticipation,
05:24commencer à se pencher notamment sur les risques d'incendie, les feux de forêt.
05:27On sait que plusieurs départements du sud de la France sont en alerte incendie,
05:31que certains feux sont déclenchés.
05:33Donc voilà, profiter de ce moment-là pour faire un peu d'anticipation
05:36et puis aussi se pencher sur les conséquences concrètes pour tout un tas de secteurs,
05:40pour tout un tas de métiers.
05:41C'est le cas notamment pour les agriculteurs.
05:43Et demain, vendredi, Sébastien Lecornu présidera là encore une nouvelle réunion,
05:49cette fois dédiée spécifiquement au sujet des agriculteurs.
05:53La volonté, c'est de montrer en quelque sorte qu'il y a la mobilisation des services de l'État,
05:58que l'État répond présent,
05:59que certes il y a le procès politique en impréparation et en inaction,
06:03y compris inaction climatique,
06:05mais que les services de l'État sont en rendez-vous,
06:07que les fonctionnaires de l'État sont mobilisés.
06:09Et c'est aussi le sens de la réflexion d'Emmanuel Macron,
06:11qui envisage peut-être, je mets du conditionnel et je prends beaucoup de prudence,
06:15un déplacement de main sur le terrain, là encore, pour montrer le soutien de l'État.
06:18D'abord, il en a déjà fait un la semaine dernière sans journaliste et presse autour de lui en région
06:23parisienne.
06:24Voilà.
06:24L'objectif, c'est vraiment de montrer ça face au procès politique.
06:26– Oui, jusqu'à un déplacement du président qui est envisagé,
06:30Renaud, il devrait aller sur le terrain,
06:32Emmanuel Macron, ce serait un symbole fort ou ça ne changerait rien ?
06:35– Alors, ça ne changerait rien à la situation, bien sûr.
06:37En revanche, on voit que tout le défi pour l'exécutif,
06:40c'est de gérer trois temps, en quelque sorte.
06:42Il y en a un qui a sûrement eu, et Oral Malval le disait,
06:47du, comment dirais-je, qui a pris du retard à l'allumage,
06:51c'est celui de la communication dans l'urgence, justement.
06:55Ça avait déjà été le cas au mois de mai.
06:56On se souvient que Sébastien Lecornu,
06:59lors du premier épisode caniculaire de la fin mai,
07:01avait mis plusieurs jours avant de réunir la première réunion de crise.
07:05– Voilà, de faire une première réunion interministérielle
07:06qui se penchait d'ailleurs plutôt sur déjà le passé,
07:10alors qu'on était en plein épisode caniculaire.
07:12Donc, ça manquait d'anticipation.
07:14De ce point de vue-là, l'idée de gérer l'urgence
07:16et d'en faire davantage en termes de communication,
07:18ce qui participe aussi de l'action politique, bien sûr,
07:20donc à travers la réunion, notamment les réunions successives
07:22de ces cellules interministérielles de crise,
07:24notamment Joanie Brasseille,
07:25et pourquoi pas, peut-être, peut-être un déplacement
07:27sur le terrain du chef de l'État,
07:29ça participe de cette dimension-là.
07:31Ça ne change rien aux deux autres aspects
07:34que doit gérer le gouvernement,
07:35c'est-à-dire les mesures d'urgence
07:38pour faire face à la situation immédiate,
07:41et puis d'autre part, évidemment,
07:43l'anticipation à plus long terme.
07:45Et on voit bien que c'est sur ces sujets-là
07:46que le gouvernement est parfois pris en défaut par l'opposition,
07:48d'autant qu'il a eu tendance, peut-être,
07:51ce qui est compréhensible, évidemment,
07:53mais à intégrer une autre dimension dans sa dialectique,
07:56ce qui était celle de la défense du bilan.
07:57Comme il a été pris à partie et très violemment critiqué
08:01par certaines oppositions, c'est vrai que, dans un premier temps,
08:03on a eu des voix au gouvernement, à commencer par celle du Premier ministre,
08:06qui avait tendance à expliquer si, si,
08:08on a fait ceci, ceci, cela depuis 2017,
08:12quitte à ce que l'une forme de survalorisation du bilan
08:16puisse rentrer en décalage avec la situation d'urgence.
08:19Donc on voit que le gouvernement profite justement
08:22de ce répit qu'évoquait Paul Barson
08:24pour essayer de remettre un petit peu à plat
08:25ces différents temps de l'action politique,
08:27y compris sur le plan de la communication,
08:28ce qui est important.
08:30Reste que, là, on voit bien,
08:31parce qu'on a compris qu'on va rentrer dans une nouvelle époque
08:34et qu'on a compris aussi qu'à même moyen,
08:36voire court terme, ces épisodes vont se renouveler ou se répéter,
08:39que la dimension essentielle, me semble-t-il,
08:41sur laquelle doit insister l'exécutif,
08:43c'est vraiment l'anticipation maintenant.
08:44C'est la préparation.
08:45Ça a quand même été la principale faille
08:47qu'a révélée cette période.
08:49Sauf que les caisses sont vides.
08:51Comment on fait à moindre coût pour s'adapter ?
08:54Et en plus, il n'y a pas de majorité.
08:56Alors, Paul, c'est quoi ?
08:57C'est une équation impossible ?
08:58Effectivement, sur le bilan,
09:00on voit bien le recentrage qui a d'ailleurs été opéré
09:02dès la semaine dernière par Emmanuel Macron lui-même,
09:04qui est allé défendre son propre bilan
09:06en conférence de presse.
09:07Il était interrogé en marge du sommet franco-italien
09:08à Antibes la semaine dernière.
09:10Il dit, moi, quand j'avais une majorité absolue,
09:12les crédits du Fonds Vert ont été correctement votés.
09:15On a avancé.
09:16Certes, le travail n'est pas terminé,
09:17mais néanmoins, il faut bien constater
09:19qu'on a fait des choses.
09:20Mais c'est le Fonds Vert qui sert à aider les collectivités.
09:23Ils ont diminué depuis.
09:24Oui, oui.
09:25Alors, lui explique que,
09:26par le jeu de certaines coalitions politiques
09:29et le fait qu'il n'y ait plus de majorité absolue,
09:32etc.
09:32Donc, il y a évidemment le volet défense du bilan.
09:36Et puis, il y a ce procès politique
09:37en impréparation, en inaction.
09:39Il faudra voir les conséquences de ce procès-là
09:40puisqu'on voit bien que les écologistes,
09:42et ça a été extrêmement sensible cette semaine
09:44à l'Assemblée nationale,
09:45un peu plus calme hier au Sénat,
09:48mais ont menacé de déposer une motion de censure
09:49à laquelle se rallient des députés de la France insoumise
09:52parce que les écolos seuls
09:53ne peuvent pas défendre de motion de censure.
09:56Plus une commission d'enquête.
09:57Plus une commission d'enquête parlementaire,
09:59tout à fait,
09:59avec la volonté de, malgré tout,
10:01un peu monter le curseur
10:03et monter le volume
10:03sur ce procès-là vis-à-vis du gouvernement.
10:06On voit bien que la pression politique s'accentue
10:08et que la menace pour Sébastien Lecornu,
10:09c'est d'être renversé
10:10sur cette question de l'impréparation,
10:13le tout avec en toile de fond,
10:14malgré tout,
10:14le traumatisme aussi de la canicule de 2003.
10:16Anne Senequier, spécialiste climat-santé
10:19qui était sur France Info à 8h30,
10:21disait qu'il ne faut pas faire
10:23que le procès du gouvernement.
10:24Tout le monde doit se saisir de ce sujet
10:25et aussi les collectivités.
10:27Les collectivités qui ont accès à ce fonds vert
10:29qui, certes, a diminué,
10:30mais tous les crédits de ce fonds vert
10:32ne sont pas utilisés.
10:34Non, effectivement.
10:35Alors, d'ailleurs,
10:36le gouvernement joue un petit peu
10:38de cette année d'élection municipale
10:40en disant, de toute façon,
10:41la plupart des crédits du fonds vert
10:43qui sont encore là
10:44n'ont pas été décaissés.
10:45Mais ça s'explique assez logiquement
10:47par la période de campagne
10:48justement municipale
10:50et d'arrivée de nouvelles équipes
10:52justement à la tête des communes
10:54en mars dernier.
10:56Donc, effectivement,
10:56ces crédits vont être utilisés.
10:58En fait, on a ce problème
11:00par rapport à la question
11:02des priorités politiques,
11:04qu'elles soient d'ailleurs
11:04au niveau national ou au niveau local.
11:06On a bien vu,
11:07même si le bilan,
11:09en tout cas d'Emmanuel Macron,
11:10on le tirera lorsqu'il terminera son mandat,
11:14mais en matière d'écologie,
11:15on a vu les revers,
11:16en tout cas le backlash assez important
11:18qu'il y a eu ces dernières années
11:20par rapport à la question des ZFE,
11:23que ce soit...
11:23Les zones à faible émission.
11:25Les zones à faible émission, tout à fait.
11:26Mais aussi, je dirais,
11:27plus globalement,
11:28une sorte d'ambiance, en tout cas,
11:29où la guerre
11:32contre le réchauffement du climat
11:33n'a pas été mise au premier plan.
11:36Et ça, ça va changer ?
11:37Ça peut devenir un sujet de la présidentielle ?
11:39Alors, ça va être très difficile
11:40parce qu'il n'y a pas beaucoup de partis
11:42qui arrivent avec ça dans leur agenda
11:44comme priorité.
11:45Ceux qui crient, je dirais,
11:47au loup depuis longtemps,
11:48ce sont les écologistes
11:49et qui déplorent d'ailleurs
11:50que dès qu'il ne fait plus chaud,
11:51finalement, tout s'effondre.
11:53Mais maintenant,
11:53le RN a son grand plan clim.
11:55Alors, le RN a un plan clim,
11:56mais attention,
11:57parce qu'il couvre justement l'après,
11:59mais pas l'avant.
12:01Aujourd'hui, c'est quand même
12:01une guerre multiple
12:02qui doit être menée aussi
12:03sur la question du...
12:04Je crois qu'il faut distinguer
12:05deux dimensions.
12:06Vous évoquiez ce contexte politique,
12:08l'absence de majorité.
12:08Effectivement,
12:09ce qui pèse maintenant
12:09dans le contexte politique,
12:10c'est la campagne présidentielle
12:11qui démarre.
12:12Et autant la lutte
12:14contre le réchauffement climatique
12:15ou qu'il s'agisse d'ailleurs
12:16de l'adaptation et de l'atténuation,
12:18qui sont deux dimensions différentes
12:19de la lutte contre le réchauffement climatique,
12:21mais qui se complètent évidemment
12:22et qui sont toutes les deux indispensables,
12:23doit être et pourrait être,
12:25on le verra,
12:26ça n'a rien d'acquis,
12:27un enjeu politique
12:28de la campagne présidentielle.
12:30Autant je ne suis pas persuadé
12:31que ça devienne un enjeu partisan.
12:33Parce que dans ce reflux,
12:35ces différents reculs
12:36que vous évoquez ces dernières années
12:37sur un certain nombre de crédits
12:38ou de mesures,
12:39tout le monde,
12:40peu ou prou,
12:41a été en quelque sorte mouillé
12:42ou impliqué.
12:43Les ZFE par exemple,
12:45le gouvernement les a défendus
12:46jusqu'au bout
12:46et c'est parce qu'il y a une majorité
12:48qui a été contre à l'Assemblée nationale,
12:49enfin au Parlement,
12:50qu'elles ont été enterrées.
12:52Le principe du zéro artificialisation net,
12:54même chose,
12:56le recul en tout cas partiel
12:58de la fin de la vente
13:00des voitures thermiques neuves
13:01à l'échelle européenne,
13:01même chose.
13:02Donc on voit bien
13:02que ça dépasse simplement
13:04telle ou telle formation politique nationale.
13:05En plus,
13:06cette dernière mesure,
13:07c'était à l'échelle de l'Union européenne.
13:09Donc ça doit devenir
13:10un enjeu politique de la campagne,
13:12ce qui est loin d'être certain
13:13puisqu'on l'a bien vu
13:14lors des dernières élections présidentielles,
13:15des dernières campagnes présidentielles.
13:17La lutte contre le changement climatique
13:18est pourtant un défi qui s'impose.
13:20Évidemment,
13:20on n'a jamais été en haut
13:21de la pile des urgences
13:23de ces campagnes.
13:24Je ne suis pas sûr
13:26que ça devienne un enjeu partisan
13:29et que tel ou tel parti
13:30puisse justement
13:31prospérer électoralement
13:32en dénonçant l'incurie
13:34de telle autre formation politique.
13:36Dans un instant du mouvement,
13:38à droite,
13:38en vue de 2027,
13:39la poutre travaille encore,
13:41comme dirait Edouard Philippe.
13:42On va vous expliquer.
13:43Mais pour l'instant,
13:44il est 9h20
13:44et c'est l'Info en une minute
13:46avec Maureen Suignard.
13:48Et la cour de révision
13:49annule la condamnation
13:50de Dany le Prince
13:51et ordonne un nouveau procès.
13:53On vient de l'apprendre,
13:54surnommé le boucher de la Sarthe.
13:56Il avait été condamné en 1994
13:57à la prison à perpétuité
13:59pour le meurtre
14:00de 4 membres de sa famille.
14:02Libre après 18 ans de détention,
14:04il clame son innocence.
14:06800 pompiers sont mobilisés
14:07dans l'Aude
14:08et l'Hérault indique ce matin
14:09sur France Info
14:10le chef d'état-major
14:10des sapeurs-pompiers de l'Hérault.
14:12Un incendie a ravagé
14:13900 hectares depuis hier,
14:14mais malgré le vent,
14:16les sapeurs-pompiers
14:17espèrent l'éteindre aujourd'hui.
14:18Un autre feu au nord de Marseille
14:20à Lançon-de-Provence
14:21a aussi parcouru
14:22260 hectares de végétation.
14:24Six départements du Sud
14:25sont encore en vigilance rouge
14:27aux feux de forêt aujourd'hui.
14:29Le négociateur en chef de l'Iran
14:31appelle à venger la mort de Rameney
14:32avec une forte participation
14:34à ses funérailles.
14:35Elle débute samedi à Téhéran.
14:37Le guide suprême a été tué
14:38par une frappe israélo-américaine
14:40en février dernier.
14:41Et puis le gouvernement annonce
14:42mettre un terme
14:43au projet d'autoroute
14:44pour contourner Rouen.
14:45Le projet devait relier
14:47l'A28 à l'A13
14:48par une autoroute
14:49à péage d'une quarantaine
14:50de kilomètres
14:51entre Préau
14:52et Uncarville
14:53en Seine-Maritime.
14:54Il était déjà en sursis
14:55à cause d'un manque
14:56de financement
14:56et à cause d'une opposition
14:58des riverains.
15:01France Info.
15:03– Les informés, Renaud Delis,
15:08Agathe Lambret
15:09– Les informés et Coror Malval,
15:13grand reporter au service politique
15:15de Marianne,
15:15Paul Barcelone,
15:16journaliste au service politique
15:17de France Info.
15:19Renaud, les grandes manœuvres
15:20ont commencé à droite.
15:22– Et la fameuse poutre
15:22d'Edouard Philippe
15:23que vous citiez
15:24qui n'en finit pas de travailler.
15:25Voilà donc que ces grandes manœuvres
15:26se manifestent.
15:28Vous connaissez vos classiques,
15:29bien sûr.
15:31se manifestent
15:31à travers un entretien
15:33de Laurent Wauquiez
15:34au Figaro de ce matin.
15:35Alors on le sait,
15:35on connaît l'adage,
15:36les ennemis de mes ennemis
15:37sont mes amis.
15:38Résultat, Laurent Wauquiez
15:39et Bruno Retailleau,
15:40on le sait,
15:41se détestent de longue date.
15:42On ne va pas revenir
15:43sur les épisodes précédents.
15:44Laurent Wauquiez, donc,
15:46plante un couteau dans le dos
15:47en quelque sorte
15:48de Bruno Retailleau
15:49en l'invitant,
15:50sans le citer explicitement
15:52dans cet entretien,
15:53mais à se retirer
15:54au plus vite
15:54si c'est possible
15:55au regard de sa faiblesse
15:57dans les sondages
15:58en termes d'intention de vote.
16:00Et puis,
16:00dans le même entretien,
16:02Laurent Wauquiez
16:03lance des œillades appuyées
16:04à Édouard Philippe.
16:05Il juge
16:05qu'il est le plus apte
16:07à redresser le pays,
16:09dit-il.
16:10Alors,
16:10Laurent Wauquiez
16:10n'a pas toujours dit ça.
16:11Il y a un an,
16:12c'était jamais d'alliance
16:14avec Édouard Philippe.
16:15Il soupçonnait même,
16:15d'ailleurs,
16:15Bruno Retailleau
16:17d'envisager, lui,
16:18de pactiser avec le maire du Havre.
16:19Alors,
16:20souvent,
16:20Wauquiez varie,
16:21bien folle,
16:22qui s'y fie.
16:23Est-ce qu'il s'agit simplement
16:24d'un règlement de compte
16:25entre les deux meilleurs ennemis
16:26de la droite ?
16:27Ou est-ce que c'est
16:28l'amorce d'un mouvement
16:29qui a peut-être déjà commencé
16:30de rassemblement
16:31autour d'Édouard Philippe
16:33qui apparaîtrait
16:33pour la droite
16:34et le centre
16:35comme le meilleur barrage
16:37à l'hypothèse
16:38d'un risque
16:39d'un duel au second tour
16:40entre le RN
16:41et la France Insoumise ?
16:42C'est la position
16:43que défendait ce matin
16:44chez nos confrères
16:45de France Inter
16:46l'ancien patron
16:48des Républicains
16:49et maire LR
16:50de Maux,
16:50Jean-François Copé,
16:51qui,
16:51lui aussi,
16:52semble sur le point
16:54de succomber
16:55aux sirènes
16:56d'Édouard Philippe.
16:57Nous sommes
16:58un certain nombre
16:59aujourd'hui
16:59à exprimer
17:00une inquiétude
17:02sur le risque
17:03de la multiplicité
17:04des candidats à droite.
17:05Est-ce qu'on peut
17:05permettre
17:06d'éviter
17:07aux Français
17:08de tomber
17:09dans le piège
17:09mortel
17:10d'être gouverné
17:12par des populistes,
17:13c'est-à-dire
17:13des gens
17:14qui, en réalité,
17:15surfent
17:16sur les émotions
17:17sans jamais apporter
17:18de solutions concrètes ?
17:19Jean-François Copé,
17:20ça fait un moment
17:21aussi que s'est tendu
17:22avec Bruno Retailleau.
17:23Mais Laurent Wauquiez,
17:25qu'est-ce qui s'est passé,
17:26Paul Barcelone ?
17:26Comment il est passé
17:27de « je ne soutiendrai jamais
17:28Édouard Philippe »
17:29à « finalement,
17:30je lui tend la main
17:30et c'est Bruno Retailleau
17:31qui devrait se retirer ? »
17:32Je pense qu'il y a deux choses.
17:33D'abord,
17:34effectivement,
17:34on ne peut pas enlever
17:35Édouard Philippe,
17:36l'ancien Premier ministre.
17:37D'abord,
17:37d'avoir accéléré
17:38sa candidature
17:38ou en tout cas
17:39le processus de campagne
17:40depuis d'ailleurs
17:41que Gabriel Attal,
17:42lui-même,
17:42ancien Premier ministre,
17:43s'est déclaré candidat,
17:44c'était lors d'un déplacement
17:46dans l'Aveyron.
17:47Il a plutôt accéléré,
17:48il y aura son grand meeting
17:49dimanche,
17:50auquel d'ailleurs
17:50Laurent Wauquiez
17:51n'ira pas.
17:52C'est plutôt une main tendue
17:53plus qu'un ralliement.
17:54On peut même se poser la question
17:55de savoir s'il ne prépare pas
17:56Laurent Wauquiez
17:57son ralliement,
17:58mais il n'annonce pas
17:59officiellement
17:59qu'il soutient
18:00Édouard Philippe,
18:01en tout cas pas pour le moment.
18:03Ce qu'on constate,
18:04c'est qu'avant ce meeting
18:05de dimanche
18:05du côté d'Édouard Philippe,
18:07il y a quelques soutiens
18:07qui arrivent.
18:08Maude Bréjon,
18:08la porte-parole du gouvernement,
18:10Mathieu Lefebvre
18:11qui est également
18:11ministre délégué
18:13auprès de la ministre
18:13de la Transition écologique,
18:16on a entendu
18:16Éric Wörth,
18:17lui-même ancien
18:18des Républicains
18:19et de l'UMP,
18:20là Laurent Wauquiez
18:20qui fait un pas
18:22à nouveau
18:22vers Édouard Philippe.
18:23La deuxième chose,
18:24c'est que valent aujourd'hui
18:26ces soutiens
18:26dans l'électorat ?
18:28Est-ce que ce sont
18:28des soutiens suffisamment forts ?
18:30Est-ce qu'ils entraînent
18:31derrière eux
18:32une dynamique,
18:33un mouvement électoral ?
18:34J'en suis pas exactement sûr.
18:36Peut-être que ça vaut
18:37pas grand-chose
18:38dans l'électorat,
18:39vous allez me dire
18:39ce que vous en pensez,
18:40Laurent Malval,
18:41est-ce que ça pèse
18:41en tout cas politiquement
18:43pour qu'Édouard Philippe
18:45puisse s'imposer
18:45face à Gabriel Attal ?
18:47En fait,
18:48alors je pense qu'effectivement
18:49en termes d'apport de voix,
18:52les ralliements
18:52ne font pas gagner,
18:53les ralliements
18:54ne font pas l'élection.
18:55Ensuite,
18:56est-ce que,
18:58oui,
18:58il y a la question
18:59de la dynamique.
19:00Vous avez dit,
19:01Édouard Philippe
19:02a accéléré sa campagne,
19:03j'ai envie de dire,
19:03il était temps,
19:04c'est quand même
19:05déclaré en 2024,
19:07en promettant
19:07un programme massif
19:09dont on attend toujours
19:10les contours
19:10et d'après les informations,
19:12ce ne sera pas encore
19:13lors de ce meeting
19:14qu'on apprendra
19:15vraiment la masse
19:17de ce programme
19:18pour la France
19:19d'Édouard Philippe
19:20mais effectivement,
19:21il était temps
19:21un petit peu
19:21de passer la seconde
19:22et surtout,
19:23il est temps pour Édouard Philippe
19:24de déclencher
19:25un enthousiasme,
19:26quelque chose,
19:27il faut qu'il se passe
19:27quelque chose
19:28et c'est un petit peu
19:29d'ailleurs l'objet
19:29de ce meeting,
19:31ces ralliements
19:31peuvent participer
19:32du fait que tout d'un coup
19:33quelque chose
19:34se cristallise autour
19:35d'un candidat
19:35et qu'il passe finalement
19:37de la stature
19:38de Premier ministre
19:39qui est candidat
19:40à l'élection présidentielle
19:41à potentiel président.
19:43Je pense que c'est
19:43cette cristallisation,
19:45alors des ralliements,
19:46ça peut aider
19:46en tout cas
19:47à le faire émerger,
19:48il y a clairement
19:49une primaire sauvage
19:50en fait dans cet espace
19:51du centre droit
19:52et de la droite,
19:53donc aujourd'hui
19:53avec trois hommes
19:54en tout cas principaux,
19:56Édouard Philippe,
19:56Gabriel Attal
19:57et Bruno Retailleau,
19:58donc ces ralliements
19:59peuvent un petit peu peser
20:00si effectivement
20:01dans les autres camps,
20:03si ça donne l'impression
20:03que les navires ennemis
20:06sont abandonnés.
20:08Mais je ne suis pas sûre
20:09que ce mouvement
20:10de ralliement
20:10soit totalement massif
20:12ou en tout cas
20:12qu'il intervienne
20:14de façon encore plus prononcée
20:16aussitôt.
20:17Par exemple,
20:18pour un député,
20:18si vous êtes aujourd'hui
20:19député du centre droit,
20:20vous avez tout intérêt
20:21à attendre
20:21parce que si vous voulez
20:22une investiture
20:23et une investiture
20:24qui vous fasse gagner,
20:25il vaut mieux miser
20:26sur le bon cheval
20:26et c'est peut-être
20:27un tout petit peu tôt
20:28pour se décider.
20:29Et en même temps,
20:30ceux qui attendent trop longtemps
20:31ils risquent d'avoir
20:31les moins bons postes.
20:32Oui, bien sûr, évidemment.
20:33C'est pour ça qu'on avait
20:34la raison de dire
20:35que d'abord,
20:36pour Edouard Philippe,
20:36le plus dur commence,
20:37il faut en quelque sorte
20:38créer le désir.
20:38Il ne faut pas simplement
20:40être le plus petit
20:41dénommateur commun
20:42de la droite et du centre
20:43pour empêcher un duel
20:44RN-LFI.
20:45Il faut aussi qu'il ait
20:45quelque chose à vendre,
20:46j'allais dire,
20:47en tout cas un vrai projet
20:47qui séduise.
20:48Mais vous avez raison
20:49de dire que depuis deux ans
20:50qu'il est candidat,
20:51il n'a pas beaucoup bougé.
20:53Mais cet argument
20:54est réversible,
20:55c'est-à-dire que
20:55les rapports de force
20:56non plus ne bougent pas.
20:56Edouard Philippe
20:57reste le mieux placé
20:58de l'ensemble
20:58de cet espace politique.
21:00Il n'a jamais plié le match.
21:01Oui, il n'a jamais plié le match.
21:02Mais tant qu'il est en tête,
21:04donc c'est à lui
21:04de cultiver son avantage,
21:05voire de creuser les cas,
21:07il apparaît effectivement
21:08comme cette solution logique
21:10pour éviter un duel
21:11RN-LFI.
21:12Et un tout dernier point,
21:13en plus,
21:13c'est sa position
21:13où il est à mi-chemin
21:14entre Gabriel Attal
21:15et Bruno Retailleau.
21:16On n'en est pas là.
21:17On est loin d'un retrait
21:18de Bruno Retailleau
21:19et de Gabriel Attal
21:20en faveur d'Edouard Philippe.
21:21Mais on imagine
21:22beaucoup plus mal encore
21:23Bruno Retailleau
21:24se retirer en faveur
21:25de Gabriel Attal
21:25ou Gabriel Attal
21:26se retirer en faveur
21:27de Bruno Retailleau.
21:28C'est peut-être sa carte maîtresse
21:29puisque Bruno Retailleau
21:30pour l'instant
21:30a été assez dur
21:31avec Gabriel Attal
21:32mais depuis le début,
21:33il épargne relativement
21:34Edouard Philippe
21:35comme s'il préparait
21:36effectivement son ralliement
21:37même s'il est sûr
21:37qu'il restera candidat
21:38jusqu'au bout.
21:39Merci beaucoup les informés.
21:41Merci Aurore Malval.
21:42Est-ce que vous avez
21:42la une de Marianne ?
21:44Eh bien tout à fait
21:44à la une de Marianne.
21:46On se met dans les pas
21:47du général de Gaulle
21:48à l'occasion d'ailleurs
21:49de la sortie du diptyque
21:51intitulé
21:52La bataille de Gaulle
21:52et donc nous avons
21:54une de Gaulle revient
21:55et ils sont devenus fous.
21:56Alors on a passé
21:5710 candidats
21:58au crible
21:58de notre bande-essai gaulliste.
22:01Voilà à quel point
22:02on leur a donné
22:02un score
22:04pour juger
22:04par rapport à diverses
22:06je dirais
22:06lignes de force gaullistes
22:09et bien quel est
22:09leur score de gaullisme
22:10c'est à découvrir dans Marianne.
22:12Le général
22:12qui n'est pas encore candidat
22:13non plus d'ailleurs.
22:15Il n'exculait rien.
22:17Le film est super.
22:18Moi j'ai vu l'épisode 1
22:20et je vais voir le 2
22:21ce week-end.
22:22Merci beaucoup Paul.
22:23Moi aussi j'ai vu l'épisode 1
22:24vous aviez les points
22:25d'interrogation dans les yeux
22:26je l'ai vu aussi.
22:28Merci Agathe.
22:28Merci Renaud.
22:29Merci Agathe.
22:30Bonne journée à tous
22:31les informés reviennent
22:32ce soir avec Victor Maté.
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