- il y a 4 mois
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Télématin reçoit l'humoriste Marine Leonardi pour son spectacle "Mauvaise graine" en tournée dans toute la France.
Télématin reçoit l'humoriste Marine Leonardi pour son spectacle "Mauvaise graine" en tournée dans toute la France.
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00:00Dans l'espace de quelques années, elle est devenue l'humoriste qui monte, qui monte, qui monte, désagrément de la
00:04grossesse, charge mentale, éducation des enfants.
00:07Marie Feignas, c'est cash et très efficace, c'est Marine Léonardi, l'invité de Télématin.
00:13Et moi je préfère les filles, les femmes et meufs, je me sens plus tranquille quand j'ai les filles.
00:20Non, non, non, laissez l'invité parler.
00:24Ne l'encouragez pas.
00:25Merci Marine.
00:26On va rappeler trois fois votre promo du coup.
00:28Tiens, vous êtes en tournée dans toute la France avec ce spectacle Mauvaise Graine.
00:32On va voir des extraits, il y a des dates de partout, vous allez faire des zinites.
00:35Enfin, c'est de la folie ce qui vous arrive, on est ravis pour vous.
00:38On commence par une petite séquence qui s'appelle du tac au tac, une minute de question pour mieux vous
00:42découvrir.
00:43Réponse pas trop longue s'il vous plaît Marine.
00:45On relance le chrono, c'est parti.
00:47Quel type de petite fille étiez-vous ?
00:49Sage.
00:50Ah ouais ?
00:51À quel moment avez-vous découvert que vous pouviez faire rire ?
00:55Très tôt, très tôt.
00:56C'était mon obsession depuis très jeune.
00:58On vous sent tellement à l'aise sur scène que ça peut peut-être cacher quelque chose.
01:02Est-ce que vous avez le trac avant de monter sur scène ?
01:03Je n'ai pas le trac, mais je suis très chiante dans le perso, je suis très anxieuse.
01:07Vous êtes chiante combien de temps avant ?
01:08Ah non, je suis dans le pro et tout, sur scène tout va bien.
01:12Dès que je rentre à la maison, je décharge mes angoisses sur mon mari.
01:16Ah super.
01:17Quel est selon vous le plus gros défaut des hommes ?
01:19De ne pas être des femmes.
01:23Et le plus gros défaut des femmes ?
01:26Objectivement, je ne suis pas sûre qu'il y en ait beaucoup.
01:28Bon les garçons, il va falloir qu'on se rassemble ce matin.
01:31Allez, quelques traits de caractère.
01:33Vous me dites si vous l'êtes un peu beaucoup ou pas du tout.
01:35Féministe ?
01:35Beaucoup.
01:37Misandre ?
01:38Pas beaucoup.
01:40Rancunière ?
01:41Moyen.
01:42Ça dépend si vous interrogez mon mari, moi je dirais que ça va…
01:44On va l'interroger après.
01:45Raleuse ?
01:45Raleuse.
01:46Énormément.
01:48Pessimiste ?
01:49Moyen.
01:50Et enfin, mère poule ?
01:52Beaucoup.
01:52Oui, c'est ce qu'on devine à travers ce spectacle.
01:55Vous êtes, on le disait donc, Marine, en tournée dans toute la France avec Mauvaise Graine.
01:59Alors l'Olympia en décembre prochain, c'est complet.
02:02Mais tournée des Zéniths à partir de 2027,
02:04plus l'Adidas Arena, les 5 et 6 mars 2027.
02:08Vous transformez, Marine, le chaos du quotidien en éclat de rire.
02:12Voici un extrait.
02:14Je fais le topo, que t'arrives.
02:16Je suis ta copine, maman, garçon.
02:20Chut, la puce.
02:23Ta pote, elle t'ouvre.
02:31Écoutez, on fait les sucres de bouche.
02:36Excuse-moi, mais tu ne sais pas si elle élève des humains ou des labras.
02:41Tu as un doute ?
02:42Elle utilise le champ lexical du chien.
02:44La meuf, elle est là.
02:45Pardon, pardon.
02:46C'est jusqu'à...
02:48On ne les a pas sortis ou pas ?
03:00Alors, ils ont fait pipi partout.
03:04Oh, comme on se reconnaît.
03:06Vous dites que 80% d'ailleurs de ce que vous dites dans le spectacle est vrai.
03:11Et nous, on s'y retrouve aussi.
03:13Est-ce que vous avez été surprise, vous, par cette ascension comme ça, fulgurante ?
03:17Franchement, oui.
03:18Parce que moi, j'ai commencé en Comédie Club, donc même avant les réseaux sociaux.
03:22Et quand je faisais mes petits sketchs en Comédie Club, comme l'âge moyen en Comédie Club et plus jeune,
03:27parfois on me disait, oh là là, c'est bien ce que tu fais, mais ça ne nous parle pas
03:30trop.
03:31C'est niche quand même, les enfants.
03:35Du coup, on m'avait plutôt encouragée à ce moment-là à peut-être aborder d'autres sujets.
03:41Et puis moi, comme c'était ma réalité, mon obsession, je me suis dit, je me suis un petit peu
03:44entêtée.
03:45Et donc, c'est vrai que quand j'ai commencé à en parler sur les réseaux sociaux, j'ai été
03:48surprise du succès.
03:50Et après, du coup, le spectacle a rencontré son public.
03:53Et évidemment, c'est un sujet universel.
03:55Et vous êtes hyper cash.
03:57Alors, vous parlez de la sexualité, de plein de choses sur scène.
03:59C'est vous ou vous poussez un petit poil le curseur pour provoquer ?
04:03Franchement, je crois que je suis...
04:04Je sais que je suis très cash dans la vraie vie.
04:06Ça a toujours été quelque chose qui m'a mis à un endroit où les gens m'appréciaient.
04:10En même temps, ils me disaient, il y a un truc chez elle qui est quand même...
04:13Et aujourd'hui, c'est valorisé dans le cadre de ma profession du spectacle.
04:18C'est-à-dire que mon originalité aujourd'hui est ma force.
04:20Mais pendant longtemps, les gens m'ont dit, tu es atypique, tu dis vachement les choses.
04:25Et peut-être que quelque part, je cherchais aussi à le mettre dans un écran artistique.
04:30Aujourd'hui, ça a tellement sa place là où je suis
04:32que c'est merveilleux.
04:33Peut-être que je le suis peut-être même moins dans la vraie vie.
04:34J'avais besoin que ça sorte.
04:35C'est un genre d'exutoire.
04:37Voilà, c'est une sorte d'exutoire.
04:38Philippe ?
04:38Et puis souvent, vous ne vendez pas que des blagues.
04:41Vous vendez aujourd'hui ce qu'on appelle la permission sociale.
04:43C'est-à-dire que grâce à vous, on va au-delà de ce qu'on pouvait penser.
04:46Mais bien sûr.
04:47Hommes et femmes.
04:48Ça me fait très plaisir.
04:50C'est ça.
04:50Je suis fan de vous.
04:51Non, mais...
04:52C'est très plaisir.
04:53Je peux le dire.
04:54Bien sûr que je peux le dire.
04:55C'est très plaisir parce que je crois en effet, notamment en vieillissant.
04:59Moi, je l'ai vu aussi avec mes amis.
05:00Quand on avait 20-25 ans, on se disait énormément de choses.
05:02Et puis en vieillissant, en devenant parent, on s'autorise à moins dire des choses, même
05:06entre amis.
05:07Et j'ai envie qu'on garde cette permission sociale.
05:10C'est un très beau terme de se dire les choses comme elles sont, très simplement.
05:15Mathilde, on va ouvrir les archives.
05:18Exactement.
05:19J'ai retrouvé des archives sur vous, Marine.
05:22On va retourner au lycée parce que j'ai découvert que vous aimiez bien donner votre
05:26point de vue très tôt, comme vous l'avez dit.
05:28En 2006, déjà, vous répondez aux interviews.
05:32La semaine de la presse à l'école s'intéresse à tous les métiers.
05:35Au fil de leur enquête, les reporters font quelques découvertes.
05:38Exemple avec le travail du photographe.
05:40Ce qui m'étonne beaucoup, c'est peut-être que des fois, il est un peu obligé de s'auto
05:45-censurer.
05:47Notamment, ne pas montrer des fois des images trop choquantes ou rester assez pudique, assez
05:52loin de l'image.
05:54Quel genre de lycée vous étiez ? Vous étiez celle qui faisait marrer toute la classe ?
05:57Oui, franchement.
05:59Alors, pas toute la classe parce que je ne faisais pas partie vraiment des cools.
06:03Mais moi, j'ai vraiment des souvenirs avec mes copines.
06:06On rigolait non-stop toute la journée.
06:09Je n'ai jamais autant ri qu'à l'adolescence.
06:10C'était vraiment une place importante pour moi.
06:13Mais j'étais aussi une très bonne élève.
06:14On était un groupe de copines où vraiment, on était des bonnes élèves.
06:17Vous avez toujours ce même groupe de copines ?
06:19Oui, tout à fait.
06:21C'est mon groupe de copines de Lorraine.
06:23Après, il y en a qui sont à Nancy, il y en a qui sont à Paris.
06:26Mais oui, on est resté très très proche.
06:28Alors, on vient de voir l'archive en 2006.
06:30Neuf mois plus tard, vous remettez ça.
06:31On vous retrouve encore à la télé.
06:33Vous donnez cette fois-ci votre point de vue sur le don d'organes.
06:37Ça nous a permis de mieux cerner les enjeux du don d'organes, de comprendre ce que vivent
06:41les personnes qui se font greffer et d'être possiblement un futur donneur.
06:47C'était un truc, vous ne le savez pas ? Vous ne vouliez pas se laisser partout ?
06:51À chaque fois, les profs disent « Non, mais il y en a une qui ouvre tout le temps sa
06:53gueule.
06:54Mettez-la devant les caméras. »
06:56En revanche, la mèche, c'est grave quand même.
06:58Vraiment, elle était…
06:58C'était la mode.
06:59Il fallait vraiment que ça s'arrête, les interviews, parce que je pense qu'à la fin,
07:02on n'aurait plus vu…
07:04Mais vous vouliez être visible quand même à cette époque-là.
07:06Franchement, je ne suis pas sûre à 100% que je voulais être visible,
07:09mais je crois que les Èves étaient tellement timides, pour le coup, je ne l'ai jamais été.
07:13Donc, on me poussait toujours les profs.
07:15Il y a la première de classe qui fait que bavarder en cours, pour une fois,
07:19elle va servir à quelque chose.
07:21C'est vrai que ça faisait quand même marrer mes parents.
07:24Et mon papa, que je salue, a travaillé toute sa carrière au Républicain Lorrain.
07:29Donc, il y avait quand même ce truc où, dès qu'il y avait le Républicain Lorrain qui traînait,
07:34il me disait, vas-y, comme ça, ton père, peut-être, tu vas être dans le Républicain Lorrain.
07:38La petite fierté.
07:39Et puis, je voulais terminer par une archive d'une mère de famille,
07:42légèrement au bout du rôle.
07:43Non, c'est quelqu'un d'autre.
07:44En 74, vous n'étiez pas là.
07:47Aujourd'hui, on nous culpabilise vachement avec le temps des écrans de nos enfants,
07:51qui est un vrai problème.
07:52Et je peux vous dire qu'en 74, on ne se posait vraiment pas la question.
07:55Quand une mère de famille découvre la télévision chez elle,
07:58elle trouve ça fabuleux, regardez.
08:01Les enfants sont là, ils ne savent pas quoi faire.
08:05Ils se disputent.
08:07J'étais obligée de calmer les enfants, de leur donner du papier,
08:10enfin, des crayons pour essayer de se distraire ou quoi, comme ils pouvaient.
08:15Mais ça ne dure pas.
08:17Ça n'a qu'un temps, ça ne dure pas toujours.
08:19Alors, maintenant qu'il y a la télévision, le petit adore la télévision.
08:22Non, la télévision.
08:23Bon, les informations, il n'aime pas.
08:25Et quand c'est le film, demandez à mon mari, quand c'est le film, celui-là ne va pas
08:27se coucher.
08:29Il reste là jusqu'à 11h du soir.
08:30Oh, c'est fou d'entendre ça, de voir l'évolution des mâts.
08:34Il y a un petit déni quand même, parce que moi, ma mère,
08:36enfin, mes parents trouvent qu'on les met évidemment trop devant les écrans, etc.
08:40Et quand je lui dis, mais maman, franchement, on regardait quand même pas mal la télé,
08:43je dis, pas du tout, pas du tout.
08:45Alors que franchement, on se posait moins des questions.
08:48Comment on demande trop, ma mère, aujourd'hui ?
08:52Je pense que oui, et c'est impalpable.
08:55C'est très difficile de l'expliquer quand on a ces discussions-là avec la génération de nos parents.
08:59Ils ne comprennent pas, et je comprends qu'ils ne comprennent pas,
09:01parce qu'on a du mal, même nous, à l'expliquer.
09:02Mais je pense que le monde s'est accéléré.
09:04On a accès à plus de choses.
09:05Il y a aussi plus de facilité.
09:07Quand ma mère, elle voit qu'on peut bouquer une baby-stair avec une appli,
09:10elle trouve ça dingue.
09:11Elle dit à l'époque, on n'avait pas l'appli, on n'avait pas le contact,
09:13on n'avait pas la baby-stair, on n'avait pas l'argent.
09:15Et vous arrivez à vous plaindre, et en même temps, le monde s'est tellement accéléré,
09:18on est tellement connecté, qu'on nous en demande beaucoup plus professionnellement.
09:22Enfin, tout, tout, tout.
09:23Même j'ai le nombre d'activités auxquelles j'essaie d'inscrire mes enfants,
09:27en plus nous, on vit en région parisienne,
09:28donc les activités sont full six mois à l'avance.
09:30Tout est devenu une charge.
09:34Merci Mathilde.