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Télématin reçoit l'humoriste Marine Leonardi pour son spectacle "Mauvaise graine" en tournée dans toute la France.

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Transcription
00:00Dans l'espace de quelques années, elle est devenue l'humoriste qui monte, qui monte, qui monte, désagrément de la
00:04grossesse, charge mentale, éducation des enfants.
00:07Marie Feignas, c'est cash et très efficace, c'est Marine Léonardi, l'invité de Télématin.
00:13Et moi je préfère les filles, les femmes et meufs, je me sens plus tranquille quand j'ai les filles.
00:20Non, non, non, laissez l'invité parler.
00:24Ne l'encouragez pas.
00:25Merci Marine.
00:26On va rappeler trois fois votre promo du coup.
00:28Tiens, vous êtes en tournée dans toute la France avec ce spectacle Mauvaise Graine.
00:32On va voir des extraits, il y a des dates de partout, vous allez faire des zinites.
00:35Enfin, c'est de la folie ce qui vous arrive, on est ravis pour vous.
00:38On commence par une petite séquence qui s'appelle du tac au tac, une minute de question pour mieux vous
00:42découvrir.
00:43Réponse pas trop longue s'il vous plaît Marine.
00:45On relance le chrono, c'est parti.
00:47Quel type de petite fille étiez-vous ?
00:49Sage.
00:50Ah ouais ?
00:51À quel moment avez-vous découvert que vous pouviez faire rire ?
00:55Très tôt, très tôt.
00:56C'était mon obsession depuis très jeune.
00:58On vous sent tellement à l'aise sur scène que ça peut peut-être cacher quelque chose.
01:02Est-ce que vous avez le trac avant de monter sur scène ?
01:03Je n'ai pas le trac, mais je suis très chiante dans le perso, je suis très anxieuse.
01:07Vous êtes chiante combien de temps avant ?
01:08Ah non, je suis dans le pro et tout, sur scène tout va bien.
01:12Dès que je rentre à la maison, je décharge mes angoisses sur mon mari.
01:16Ah super.
01:17Quel est selon vous le plus gros défaut des hommes ?
01:19De ne pas être des femmes.
01:23Et le plus gros défaut des femmes ?
01:26Objectivement, je ne suis pas sûre qu'il y en ait beaucoup.
01:28Bon les garçons, il va falloir qu'on se rassemble ce matin.
01:31Allez, quelques traits de caractère.
01:33Vous me dites si vous l'êtes un peu beaucoup ou pas du tout.
01:35Féministe ?
01:35Beaucoup.
01:37Misandre ?
01:38Pas beaucoup.
01:40Rancunière ?
01:41Moyen.
01:42Ça dépend si vous interrogez mon mari, moi je dirais que ça va…
01:44On va l'interroger après.
01:45Raleuse ?
01:45Raleuse.
01:46Énormément.
01:48Pessimiste ?
01:49Moyen.
01:50Et enfin, mère poule ?
01:52Beaucoup.
01:52Oui, c'est ce qu'on devine à travers ce spectacle.
01:55Vous êtes, on le disait donc, Marine, en tournée dans toute la France avec Mauvaise Graine.
01:59Alors l'Olympia en décembre prochain, c'est complet.
02:02Mais tournée des Zéniths à partir de 2027,
02:04plus l'Adidas Arena, les 5 et 6 mars 2027.
02:08Vous transformez, Marine, le chaos du quotidien en éclat de rire.
02:12Voici un extrait.
02:14Je fais le topo, que t'arrives.
02:16Je suis ta copine, maman, garçon.
02:20Chut, la puce.
02:23Ta pote, elle t'ouvre.
02:31Écoutez, on fait les sucres de bouche.
02:36Excuse-moi, mais tu ne sais pas si elle élève des humains ou des labras.
02:41Tu as un doute ?
02:42Elle utilise le champ lexical du chien.
02:44La meuf, elle est là.
02:45Pardon, pardon.
02:46C'est jusqu'à...
02:48On ne les a pas sortis ou pas ?
03:00Alors, ils ont fait pipi partout.
03:04Oh, comme on se reconnaît.
03:06Vous dites que 80% d'ailleurs de ce que vous dites dans le spectacle est vrai.
03:11Et nous, on s'y retrouve aussi.
03:13Est-ce que vous avez été surprise, vous, par cette ascension comme ça, fulgurante ?
03:17Franchement, oui.
03:18Parce que moi, j'ai commencé en Comédie Club, donc même avant les réseaux sociaux.
03:22Et quand je faisais mes petits sketchs en Comédie Club, comme l'âge moyen en Comédie Club et plus jeune,
03:27parfois on me disait, oh là là, c'est bien ce que tu fais, mais ça ne nous parle pas
03:30trop.
03:31C'est niche quand même, les enfants.
03:35Du coup, on m'avait plutôt encouragée à ce moment-là à peut-être aborder d'autres sujets.
03:41Et puis moi, comme c'était ma réalité, mon obsession, je me suis dit, je me suis un petit peu
03:44entêtée.
03:45Et donc, c'est vrai que quand j'ai commencé à en parler sur les réseaux sociaux, j'ai été
03:48surprise du succès.
03:50Et après, du coup, le spectacle a rencontré son public.
03:53Et évidemment, c'est un sujet universel.
03:55Et vous êtes hyper cash.
03:57Alors, vous parlez de la sexualité, de plein de choses sur scène.
03:59C'est vous ou vous poussez un petit poil le curseur pour provoquer ?
04:03Franchement, je crois que je suis...
04:04Je sais que je suis très cash dans la vraie vie.
04:06Ça a toujours été quelque chose qui m'a mis à un endroit où les gens m'appréciaient.
04:10En même temps, ils me disaient, il y a un truc chez elle qui est quand même...
04:13Et aujourd'hui, c'est valorisé dans le cadre de ma profession du spectacle.
04:18C'est-à-dire que mon originalité aujourd'hui est ma force.
04:20Mais pendant longtemps, les gens m'ont dit, tu es atypique, tu dis vachement les choses.
04:25Et peut-être que quelque part, je cherchais aussi à le mettre dans un écran artistique.
04:30Aujourd'hui, ça a tellement sa place là où je suis
04:32que c'est merveilleux.
04:33Peut-être que je le suis peut-être même moins dans la vraie vie.
04:34J'avais besoin que ça sorte.
04:35C'est un genre d'exutoire.
04:37Voilà, c'est une sorte d'exutoire.
04:38Philippe ?
04:38Et puis souvent, vous ne vendez pas que des blagues.
04:41Vous vendez aujourd'hui ce qu'on appelle la permission sociale.
04:43C'est-à-dire que grâce à vous, on va au-delà de ce qu'on pouvait penser.
04:46Mais bien sûr.
04:47Hommes et femmes.
04:48Ça me fait très plaisir.
04:50C'est ça.
04:50Je suis fan de vous.
04:51Non, mais...
04:52C'est très plaisir.
04:53Je peux le dire.
04:54Bien sûr que je peux le dire.
04:55C'est très plaisir parce que je crois en effet, notamment en vieillissant.
04:59Moi, je l'ai vu aussi avec mes amis.
05:00Quand on avait 20-25 ans, on se disait énormément de choses.
05:02Et puis en vieillissant, en devenant parent, on s'autorise à moins dire des choses, même
05:06entre amis.
05:07Et j'ai envie qu'on garde cette permission sociale.
05:10C'est un très beau terme de se dire les choses comme elles sont, très simplement.
05:15Mathilde, on va ouvrir les archives.
05:18Exactement.
05:19J'ai retrouvé des archives sur vous, Marine.
05:22On va retourner au lycée parce que j'ai découvert que vous aimiez bien donner votre
05:26point de vue très tôt, comme vous l'avez dit.
05:28En 2006, déjà, vous répondez aux interviews.
05:32La semaine de la presse à l'école s'intéresse à tous les métiers.
05:35Au fil de leur enquête, les reporters font quelques découvertes.
05:38Exemple avec le travail du photographe.
05:40Ce qui m'étonne beaucoup, c'est peut-être que des fois, il est un peu obligé de s'auto
05:45-censurer.
05:47Notamment, ne pas montrer des fois des images trop choquantes ou rester assez pudique, assez
05:52loin de l'image.
05:54Quel genre de lycée vous étiez ? Vous étiez celle qui faisait marrer toute la classe ?
05:57Oui, franchement.
05:59Alors, pas toute la classe parce que je ne faisais pas partie vraiment des cools.
06:03Mais moi, j'ai vraiment des souvenirs avec mes copines.
06:06On rigolait non-stop toute la journée.
06:09Je n'ai jamais autant ri qu'à l'adolescence.
06:10C'était vraiment une place importante pour moi.
06:13Mais j'étais aussi une très bonne élève.
06:14On était un groupe de copines où vraiment, on était des bonnes élèves.
06:17Vous avez toujours ce même groupe de copines ?
06:19Oui, tout à fait.
06:21C'est mon groupe de copines de Lorraine.
06:23Après, il y en a qui sont à Nancy, il y en a qui sont à Paris.
06:26Mais oui, on est resté très très proche.
06:28Alors, on vient de voir l'archive en 2006.
06:30Neuf mois plus tard, vous remettez ça.
06:31On vous retrouve encore à la télé.
06:33Vous donnez cette fois-ci votre point de vue sur le don d'organes.
06:37Ça nous a permis de mieux cerner les enjeux du don d'organes, de comprendre ce que vivent
06:41les personnes qui se font greffer et d'être possiblement un futur donneur.
06:47C'était un truc, vous ne le savez pas ? Vous ne vouliez pas se laisser partout ?
06:51À chaque fois, les profs disent « Non, mais il y en a une qui ouvre tout le temps sa
06:53gueule.
06:54Mettez-la devant les caméras. »
06:56En revanche, la mèche, c'est grave quand même.
06:58Vraiment, elle était…
06:58C'était la mode.
06:59Il fallait vraiment que ça s'arrête, les interviews, parce que je pense qu'à la fin,
07:02on n'aurait plus vu…
07:04Mais vous vouliez être visible quand même à cette époque-là.
07:06Franchement, je ne suis pas sûre à 100% que je voulais être visible,
07:09mais je crois que les Èves étaient tellement timides, pour le coup, je ne l'ai jamais été.
07:13Donc, on me poussait toujours les profs.
07:15Il y a la première de classe qui fait que bavarder en cours, pour une fois,
07:19elle va servir à quelque chose.
07:21C'est vrai que ça faisait quand même marrer mes parents.
07:24Et mon papa, que je salue, a travaillé toute sa carrière au Républicain Lorrain.
07:29Donc, il y avait quand même ce truc où, dès qu'il y avait le Républicain Lorrain qui traînait,
07:34il me disait, vas-y, comme ça, ton père, peut-être, tu vas être dans le Républicain Lorrain.
07:38La petite fierté.
07:39Et puis, je voulais terminer par une archive d'une mère de famille,
07:42légèrement au bout du rôle.
07:43Non, c'est quelqu'un d'autre.
07:44En 74, vous n'étiez pas là.
07:47Aujourd'hui, on nous culpabilise vachement avec le temps des écrans de nos enfants,
07:51qui est un vrai problème.
07:52Et je peux vous dire qu'en 74, on ne se posait vraiment pas la question.
07:55Quand une mère de famille découvre la télévision chez elle,
07:58elle trouve ça fabuleux, regardez.
08:01Les enfants sont là, ils ne savent pas quoi faire.
08:05Ils se disputent.
08:07J'étais obligée de calmer les enfants, de leur donner du papier,
08:10enfin, des crayons pour essayer de se distraire ou quoi, comme ils pouvaient.
08:15Mais ça ne dure pas.
08:17Ça n'a qu'un temps, ça ne dure pas toujours.
08:19Alors, maintenant qu'il y a la télévision, le petit adore la télévision.
08:22Non, la télévision.
08:23Bon, les informations, il n'aime pas.
08:25Et quand c'est le film, demandez à mon mari, quand c'est le film, celui-là ne va pas
08:27se coucher.
08:29Il reste là jusqu'à 11h du soir.
08:30Oh, c'est fou d'entendre ça, de voir l'évolution des mâts.
08:34Il y a un petit déni quand même, parce que moi, ma mère,
08:36enfin, mes parents trouvent qu'on les met évidemment trop devant les écrans, etc.
08:40Et quand je lui dis, mais maman, franchement, on regardait quand même pas mal la télé,
08:43je dis, pas du tout, pas du tout.
08:45Alors que franchement, on se posait moins des questions.
08:48Comment on demande trop, ma mère, aujourd'hui ?
08:52Je pense que oui, et c'est impalpable.
08:55C'est très difficile de l'expliquer quand on a ces discussions-là avec la génération de nos parents.
08:59Ils ne comprennent pas, et je comprends qu'ils ne comprennent pas,
09:01parce qu'on a du mal, même nous, à l'expliquer.
09:02Mais je pense que le monde s'est accéléré.
09:04On a accès à plus de choses.
09:05Il y a aussi plus de facilité.
09:07Quand ma mère, elle voit qu'on peut bouquer une baby-stair avec une appli,
09:10elle trouve ça dingue.
09:11Elle dit à l'époque, on n'avait pas l'appli, on n'avait pas le contact,
09:13on n'avait pas la baby-stair, on n'avait pas l'argent.
09:15Et vous arrivez à vous plaindre, et en même temps, le monde s'est tellement accéléré,
09:18on est tellement connecté, qu'on nous en demande beaucoup plus professionnellement.
09:22Enfin, tout, tout, tout.
09:23Même j'ai le nombre d'activités auxquelles j'essaie d'inscrire mes enfants,
09:27en plus nous, on vit en région parisienne,
09:28donc les activités sont full six mois à l'avance.
09:30Tout est devenu une charge.
09:34Merci Mathilde.
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