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  • il y a 1 minute
Ce mercredi 1er juillet, Fabrice Barthélemy, président du Groupe Tarkett, était l'invité dans l'émission Good Morning Business sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:01Good morning business, parole de patron.
00:048h23 sur BFM Business, notre invité c'est Fabrice Barthélémy.
00:07Bonjour, vous êtes le président du groupe Tarket.
00:10Tarket, spécialiste des revêtements de sols.
00:1212 000 salariés, 100 pays dans lesquels vous êtes présents.
00:16Un chiffre d'affaires qui a franchi les 3,3 milliards d'euros.
00:19Vous êtes quand même une grosse ETI, une très belle ETI, peu connue des Français.
00:23Alors que vous êtes partout en fait dans les sols.
00:25Vous êtes dans les stades, dans les cours de tennis, dans les aires de basket.
00:28Et vous équipez 3 stades de la Coupe du Monde aux Etats-Unis avec un gazon breveté.
00:34Racontez-moi ça.
00:35Oui alors nous, bonjour, merci de m'inviter.
00:38Nous équipons Atlanta, Boston et Seattle avec une solution qui est brevetée,
00:43qui s'appelle Grassmaster et qui est un gazon naturel renforcé.
00:47Donc en fait on installe un gazon naturel, 97% du terrain ce sera du gazon naturel.
00:53Et on vient le renforcer en piquant dedans des fibres de gazon synthétique
00:56qui permettent deux choses.
00:58D'une part de densifier un peu le gazon et ensuite les fibres, les racines du gazon
01:03s'accrochent sur les fibres synthétiques et ça le rend plus solide.
01:06Le gazon c'est très technologique ?
01:07Le gazon en fait c'est extrêmement technologique.
01:10Et pour les matchs de la Coupe du Monde, il y a énormément de gens qui s'occupent des terrains
01:14pour assurer la meilleure performance possible.
01:16Mais c'est quand même une performance parce que beaucoup de ces terrains,
01:20la plupart étaient en fait initialement des terrains en gazon artificiel pour le football américain.
01:25Sur ces stades en fait le gros business c'est les concerts.
01:29Et en fait ces terrains pour la Coupe du Monde, ils n'ont été libérés pour préparer les terrains en
01:33gazon hybride
01:34de la Coupe du Monde qu'il y a deux ou trois mois.
01:36C'est vraiment une fouesse.
01:38C'est très rapide pour du gazon, il faut que ça pousse quand même.
01:40C'est très très rapide pour du gazon.
01:42Donc ça n'est pas la solution qu'on préconise pour le tout venant, les écoles, les lycées, etc.
01:48On parle du gazon mais aux Etats-Unis vous faites 50% de votre chiffre d'affaires ?
01:52On fait 50% de notre chiffre d'affaires dont une grosse moitié dans le domaine sportif.
01:59Nous sommes le leader aux Etats-Unis dans le domaine du gazon synthétique
02:03pour les écoles, les lycées, les collèges, les universités, des pistes d'athlétisme
02:09et également des cours de tennis et de pickleball, le paddle américain qui se développe beaucoup aux Etats-Unis.
02:16Et c'est un marché, ce marché américain du sport qui est extrêmement profond,
02:20qui a une très forte croissance parce que culturellement les Américains dépensent beaucoup d'argent,
02:26consacrent beaucoup de moyens au sport de leurs enfants, beaucoup beaucoup plus qu'en Europe.
02:31Donc avec des investissements pour les infrastructures qui sont bien plus forts en fait ?
02:34Absolument, bien plus forts, financés par les collectivités locales, par les parents d'élèves
02:39et avec toujours un souhait d'avoir le nec plus ultra.
02:42Donc si vous voulez un terrain qu'on fait aux Etats-Unis, il aura des logos,
02:47toutes les options qu'on peut espérer vendre sur un terrain, aux Etats-Unis on les vend.
02:51Vous êtes présent dans 100 pays, je le disais, mais vous restez une entreprise française.
02:54Vous étiez introduit en bourse en 2013, vous êtes sorti, désormais il n'y a plus d'actions cotées,
03:00l'opération est terminée. Pourquoi vous avez choisi de sortir de la bourse ?
03:05Alors nous étions entrés en bourse en 2013 parce qu'à l'époque nous avions un actionnaire familial de référence
03:11qui est toujours là et un actionnaire financier qui devait sortir.
03:14Et la meilleure solution en 2013 qui avait été trouvée, c'était l'introduction en bourse
03:18pour assurer la liquidité à cet investisseur.
03:20Aujourd'hui nous avons deux actionnaires de référence, toujours une famille française
03:24qui s'est même renforcée au capital, qui détient 72% du capital,
03:28et un fonds d'investissement français également, le groupe Vindel,
03:31qui détient une grosse partie du reste.
03:34Et en fait, ces actionnaires ne souhaitent pas se diluer,
03:37donc être en bourse pour faire appel au marché,
03:40ce n'est pas vraiment ce qui nous intéresse.
03:42On autofinance notre croissance, qu'elle soit organique ou par acquisition.
03:46Et donc finalement, le format privé est bien adapté à ce qu'on souhaite faire.
03:50Et quand vous dites, en 2013, c'était ce qu'il fallait faire,
03:54c'est-à-dire qu'en fait c'était un autre monde financier,
03:57avec une profondeur de marché qui n'est peut-être plus aujourd'hui,
04:00avec un développement du private equity qui n'était pas le même ?
04:02Alors c'était un autre monde parce qu'il y avait moins de private equity.
04:06On avait à un moment consulté un certain nombre de fonds de private equity.
04:10Le marché était moins profond de ce côté-là.
04:11Et en revanche, on avait réouvert le marché des introductions en bourse.
04:14Il y avait aussi un certain appétit.
04:17Et la bourse, c'est passionnant.
04:19Moi, j'ai beaucoup aimé cette période-là.
04:22Mais ça a aussi beaucoup d'exigences.
04:24Parce que la bourse, c'est un marché financier,
04:26mais c'est d'abord et avant tout un marché de communication.
04:29Et quand vous êtes coté en bourse,
04:30vous devez passer énormément de temps à voir vos actionnaires,
04:34les fonds d'investissement.
04:36Vous allez voir vos actionnaires prospects.
04:39Vous rédigez un...
04:41Oui, vous dirigez un document de référence,
04:44vous le rédigez, il fait 450 pages.
04:47Et finalement, aujourd'hui, moi, je suis en position de rendre
04:49un mois par an à peu près à mes clients, mes usines, mes équipes.
04:53Un mois par an, vous estimez que vous rendez grâce à la sortie ?
04:55Grâce au fait de...
04:55Absolument.
04:56Moins d'opérations de transparence, de...
04:58Oui, moins d'opérations de communication.
05:00Parce que quand vous faites un roadshow d'une semaine...
05:02Oui, c'est énorme.
05:03C'est absolument énorme.
05:04Et c'est le prix à payer pour la bourse.
05:07Et la bourse, c'est très bien.
05:08Mais si, en fait, comme Tarket, vous n'avez pas besoin de lever des capitaux
05:13et finalement, la bourse est un peu une taxe,
05:16le format privé, moi, je pense, est beaucoup plus adapté à un groupe de notre taille.
05:20Dernier point sur votre développement international.
05:21Vous étiez présent en Russie.
05:22Est-ce que vous l'êtes toujours aujourd'hui ?
05:24Nous sommes toujours présents en Russie.
05:24Nous avons des filiales qui sont gérées de manière autonome pour le marché russe,
05:28dans le total respect des sanctions européennes et américaines.
05:31Merci beaucoup d'être venu ce matin, Fabrice Barthélémy, pour le groupe Tarket.
05:35Merci beaucoup d'avoir regardé cette vidéo.
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