00:01Good morning business, parole de patron.
00:048h23 sur BFM Business, notre invité c'est Fabrice Barthélémy.
00:07Bonjour, vous êtes le président du groupe Tarket.
00:10Tarket, spécialiste des revêtements de sols.
00:1212 000 salariés, 100 pays dans lesquels vous êtes présents.
00:16Un chiffre d'affaires qui a franchi les 3,3 milliards d'euros.
00:19Vous êtes quand même une grosse ETI, une très belle ETI, peu connue des Français.
00:23Alors que vous êtes partout en fait dans les sols.
00:25Vous êtes dans les stades, dans les cours de tennis, dans les aires de basket.
00:28Et vous équipez 3 stades de la Coupe du Monde aux Etats-Unis avec un gazon breveté.
00:34Racontez-moi ça.
00:35Oui alors nous, bonjour, merci de m'inviter.
00:38Nous équipons Atlanta, Boston et Seattle avec une solution qui est brevetée,
00:43qui s'appelle Grassmaster et qui est un gazon naturel renforcé.
00:47Donc en fait on installe un gazon naturel, 97% du terrain ce sera du gazon naturel.
00:53Et on vient le renforcer en piquant dedans des fibres de gazon synthétique
00:56qui permettent deux choses.
00:58D'une part de densifier un peu le gazon et ensuite les fibres, les racines du gazon
01:03s'accrochent sur les fibres synthétiques et ça le rend plus solide.
01:06Le gazon c'est très technologique ?
01:07Le gazon en fait c'est extrêmement technologique.
01:10Et pour les matchs de la Coupe du Monde, il y a énormément de gens qui s'occupent des terrains
01:14pour assurer la meilleure performance possible.
01:16Mais c'est quand même une performance parce que beaucoup de ces terrains,
01:20la plupart étaient en fait initialement des terrains en gazon artificiel pour le football américain.
01:25Sur ces stades en fait le gros business c'est les concerts.
01:29Et en fait ces terrains pour la Coupe du Monde, ils n'ont été libérés pour préparer les terrains en
01:33gazon hybride
01:34de la Coupe du Monde qu'il y a deux ou trois mois.
01:36C'est vraiment une fouesse.
01:38C'est très rapide pour du gazon, il faut que ça pousse quand même.
01:40C'est très très rapide pour du gazon.
01:42Donc ça n'est pas la solution qu'on préconise pour le tout venant, les écoles, les lycées, etc.
01:48On parle du gazon mais aux Etats-Unis vous faites 50% de votre chiffre d'affaires ?
01:52On fait 50% de notre chiffre d'affaires dont une grosse moitié dans le domaine sportif.
01:59Nous sommes le leader aux Etats-Unis dans le domaine du gazon synthétique
02:03pour les écoles, les lycées, les collèges, les universités, des pistes d'athlétisme
02:09et également des cours de tennis et de pickleball, le paddle américain qui se développe beaucoup aux Etats-Unis.
02:16Et c'est un marché, ce marché américain du sport qui est extrêmement profond,
02:20qui a une très forte croissance parce que culturellement les Américains dépensent beaucoup d'argent,
02:26consacrent beaucoup de moyens au sport de leurs enfants, beaucoup beaucoup plus qu'en Europe.
02:31Donc avec des investissements pour les infrastructures qui sont bien plus forts en fait ?
02:34Absolument, bien plus forts, financés par les collectivités locales, par les parents d'élèves
02:39et avec toujours un souhait d'avoir le nec plus ultra.
02:42Donc si vous voulez un terrain qu'on fait aux Etats-Unis, il aura des logos,
02:47toutes les options qu'on peut espérer vendre sur un terrain, aux Etats-Unis on les vend.
02:51Vous êtes présent dans 100 pays, je le disais, mais vous restez une entreprise française.
02:54Vous étiez introduit en bourse en 2013, vous êtes sorti, désormais il n'y a plus d'actions cotées,
03:00l'opération est terminée. Pourquoi vous avez choisi de sortir de la bourse ?
03:05Alors nous étions entrés en bourse en 2013 parce qu'à l'époque nous avions un actionnaire familial de référence
03:11qui est toujours là et un actionnaire financier qui devait sortir.
03:14Et la meilleure solution en 2013 qui avait été trouvée, c'était l'introduction en bourse
03:18pour assurer la liquidité à cet investisseur.
03:20Aujourd'hui nous avons deux actionnaires de référence, toujours une famille française
03:24qui s'est même renforcée au capital, qui détient 72% du capital,
03:28et un fonds d'investissement français également, le groupe Vindel,
03:31qui détient une grosse partie du reste.
03:34Et en fait, ces actionnaires ne souhaitent pas se diluer,
03:37donc être en bourse pour faire appel au marché,
03:40ce n'est pas vraiment ce qui nous intéresse.
03:42On autofinance notre croissance, qu'elle soit organique ou par acquisition.
03:46Et donc finalement, le format privé est bien adapté à ce qu'on souhaite faire.
03:50Et quand vous dites, en 2013, c'était ce qu'il fallait faire,
03:54c'est-à-dire qu'en fait c'était un autre monde financier,
03:57avec une profondeur de marché qui n'est peut-être plus aujourd'hui,
04:00avec un développement du private equity qui n'était pas le même ?
04:02Alors c'était un autre monde parce qu'il y avait moins de private equity.
04:06On avait à un moment consulté un certain nombre de fonds de private equity.
04:10Le marché était moins profond de ce côté-là.
04:11Et en revanche, on avait réouvert le marché des introductions en bourse.
04:14Il y avait aussi un certain appétit.
04:17Et la bourse, c'est passionnant.
04:19Moi, j'ai beaucoup aimé cette période-là.
04:22Mais ça a aussi beaucoup d'exigences.
04:24Parce que la bourse, c'est un marché financier,
04:26mais c'est d'abord et avant tout un marché de communication.
04:29Et quand vous êtes coté en bourse,
04:30vous devez passer énormément de temps à voir vos actionnaires,
04:34les fonds d'investissement.
04:36Vous allez voir vos actionnaires prospects.
04:39Vous rédigez un...
04:41Oui, vous dirigez un document de référence,
04:44vous le rédigez, il fait 450 pages.
04:47Et finalement, aujourd'hui, moi, je suis en position de rendre
04:49un mois par an à peu près à mes clients, mes usines, mes équipes.
04:53Un mois par an, vous estimez que vous rendez grâce à la sortie ?
04:55Grâce au fait de...
04:55Absolument.
04:56Moins d'opérations de transparence, de...
04:58Oui, moins d'opérations de communication.
05:00Parce que quand vous faites un roadshow d'une semaine...
05:02Oui, c'est énorme.
05:03C'est absolument énorme.
05:04Et c'est le prix à payer pour la bourse.
05:07Et la bourse, c'est très bien.
05:08Mais si, en fait, comme Tarket, vous n'avez pas besoin de lever des capitaux
05:13et finalement, la bourse est un peu une taxe,
05:16le format privé, moi, je pense, est beaucoup plus adapté à un groupe de notre taille.
05:20Dernier point sur votre développement international.
05:21Vous étiez présent en Russie.
05:22Est-ce que vous l'êtes toujours aujourd'hui ?
05:24Nous sommes toujours présents en Russie.
05:24Nous avons des filiales qui sont gérées de manière autonome pour le marché russe,
05:28dans le total respect des sanctions européennes et américaines.
05:31Merci beaucoup d'être venu ce matin, Fabrice Barthélémy, pour le groupe Tarket.
05:35Merci beaucoup d'avoir regardé cette vidéo.
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