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«On est face à la faillite financière de l'Etat», s'est agacé Jonathan Siksou, journaliste, dans Le Meilleur de l'info, en réaction à la colère des policiers.

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Transcription
00:00C'est parfaitement compréhensible. Chaque situation qu'on entend est parfaitement audible.
00:07Mais le scandale est bien plus grand, malheureusement.
00:10Vous parlez de ces rémunérations qui sont absolument indignes par rapport à l'investissement personnel,
00:17par rapport au temps passé, par rapport au danger auquel s'exposent évidemment tous ces hommes et toutes ces femmes
00:22qui s'impliquent à 3000% dans leurs fonctions.
00:26Mais regardez, ce sont tous les piliers, tous les socles de notre pays qui sont scandaleusement,
00:33j'insiste sur ce terme, scandaleux, fragilisés.
00:37Les professeurs sont sous-payés, le personnel hospitalier est sous-payé.
00:43Tout ce qui fait que finalement, cet état...
00:46Vous avez remarqué que ce sont ceux qu'on sollicite le plus aujourd'hui ?
00:49Absolument.
00:50Et ça, c'est un vrai souci.
00:51C'est-à-dire qu'aujourd'hui, les policiers sont extrêmement sollicités par...
00:56Parce que la société se délite par ailleurs.
00:57Exactement.
00:58Donc il faut bien faire appel aux forces de l'ordre qui, elles, ne comptent pas leurs heures
01:03et oublient bien souvent leurs week-ends et leurs vacances pour effectivement assumer leur mission.
01:09Parce que par ailleurs, et on le voit au fur et à mesure, au fil des sujets que nous traitons,
01:14que les coutures craquent de partout.
01:16Et on voit que les coutures craquent de partout également, à travers le niveau qui s'effondre
01:23lamentablement à l'école et dans les universités françaises.
01:26On le voit également avec nos anges gardiens qui sont nos infirmiers et infirmières et médecins
01:33dans les services publics, dans les hôpitaux publics par exemple, qui eux aussi, quand ils disent
01:37on est en grève, continuent de bosser et eux aussi ne comptent pas leur nuit blanche,
01:42leur week-end oublié, etc.
01:45Ils assument, ils pallient l'absence totale, pour ne pas dire la faillite au sens moral
01:51de l'État, parce qu'en fait on est face à la faillite financière de l'État, qui
01:57sait par ailleurs trouver de l'argent effectivement pour des prestations sociales délirantes pour
02:02bien des gens.
02:03Mais effectivement pour tous ces personnels, toutes ces personnes qui assurent le fonctionnement
02:09minimal et vital de ce pays, il est scandaleux de voir comment tant de milliers de personnes
02:16sont traitées aujourd'hui.
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