- il y a 15 minutes
Il est le candidat le mieux placé pour se qualifier pour le second tour de la présidentielle et battre le RN. Favori des sondages qui le placent en deuxième position après le RN, celui qui avait appelé à la démission programmée d'Emmanuel Macron a désormais le soutien de la porte-parole du gouvernement qui voit en lui le seul capable de rassembler à droite et au centre. A quelques jours de son premier meeting de campagne, l'ancien Premier ministre Edouard Philippe est l'invité de Thomas Sotto dans RTL Matin.
Regardez L'invité RTL de 7h40 avec Thomas Sotto du 01 juillet 2026.
Regardez L'invité RTL de 7h40 avec Thomas Sotto du 01 juillet 2026.
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00:00Thomas Soto, RTL Matin
00:03Ancien Premier ministre, actuel maire du Havre et candidat déterminé à l'élection présidentielle,
00:07Edouard Philippe est l'invité d'RTL Matin. Bonjour et bienvenue sur RTL, Edouard Philippe.
00:10Bonjour.
00:10Vous avez des petits yeux ce matin, non ?
00:12Le match commençait tard et il s'est terminé tard. Il était superbe, il était magnifique.
00:16Vous avez regardé jusqu'au bout ?
00:17Ah oui, évidemment.
00:18L'équipe de France, en fait, c'est quoi ? C'est des personnalités fortes venues d'horizons différents
00:22qui pensent pas toujours pareil mais qui arrivent à s'entendre.
00:24J'ai l'impression qu'il y a un message dans ce cas-là.
00:25Je ne sais pas, ils sont chefés par un sélectionneur qui sait exactement où il va.
00:29Ça ne serait pas Didier Deschamps le meilleur candidat pour la présidentielle ?
00:32Vous lui poserez la question. En tout cas, c'est un sacré sélectionneur d'une équipe de France
00:35qui est impressionnante. Ça ne veut pas dire qu'elle va aller au bout.
00:39Mais les personnalités qu'il y a dans cette équipe, la technique et puis maintenant la complémentarité
00:44qui manifestement est en train de se créer entre eux, c'est...
00:47Bon, il y a plein de gens qui n'aiment pas le foot.
00:49Mais pour ceux qui aiment le foot, cette équipe de France, c'est extrêmement réjouissante.
00:53Ça pourrait être un bon ministre, Didier Deschamps ?
00:55Je pense que je ne suis pas sûr du tout que ça l'amuserait.
00:58Je ne suis pas sûr du tout d'ailleurs que les qualités éminentes qu'il démontre
01:02depuis qu'il est joueur puis ensuite sélectionneur sont celles qu'il faut pour être ministre.
01:08En tout cas, ce qui est certain, c'est qu'il fait partie des gens.
01:13Quand il parle, ça vaut le coup de l'écouter.
01:16Bon, des bleus, on va passer au vert.
01:18Une canicule nous quitte et on redoute déjà la prochaine pour le début de semaine prochaine.
01:22Les écologistes veulent déposer une motion de censure contre le gouvernement
01:24pour dénoncer, disent-ils, son impréparation à la fois de la canicule qu'on a connue
01:28mais surtout de la canicule qui arrive.
01:30Est-ce que vous comprenez cette interrogation ? Est-ce que vous partagez ces doutes ?
01:33Je comprends le sujet.
01:34Le sujet, il est là, il est important, il est essentiel.
01:37Et on est en retard.
01:39Après, l'exploitation politicienne par les verts, c'est leur problème.
01:43Mais pourquoi on est en retard comme ça ?
01:44Parce que c'est dur, parce que c'est compliqué, parce que c'est long.
01:47Parce qu'on n'a pas attaqué le problème ?
01:49Il y a deux grandes choses à faire en matière de...
01:52Et c'est facile de les dire, mais c'est compliqué de les faire.
01:54Il faut d'abord limiter l'ampleur du phénomène, c'est ce qu'on appelle l'atténuation.
01:58Et puis ensuite, il faut s'adapter au phénomène tel qu'il est.
02:01À chaque fois, ça demande des transformations qui ne sont pas simplement des décisions,
02:05des discours, une prise de conscience.
02:06Et puis ensuite, des décisions importantes.
02:08Quand on a décidé de décarboner, par exemple, les mobilités,
02:11c'est-à-dire, grosso modo, de développer le véhicule électrique,
02:13de développer le transport en commun électrique,
02:15c'est des années d'investissement, ça coûte très cher.
02:17Moi, j'ai fait trois lignes de tramway au Havre.
02:19Je suis maire du Havre, je suis en train de construire la troisième ligne de tramway.
02:22C'est des centaines de millions d'euros d'investissement.
02:24Mais ça permet de développer la mobilité électrique,
02:26ça permet d'atténuer l'ampleur du phénomène.
02:29Et puis ensuite, vous avez l'adaptation.
02:30Mais est-ce que les politiques, dont vous,
02:31puisque vous avez été Premier ministre pendant plusieurs années,
02:33est-ce qu'ils ont pris la mesure à temps
02:35de ce qui était en train de tomber sur la figure ?
02:37Je pense qu'ils l'ont pris à...
02:41Je pense que chacun peut dire
02:42le moment où il a compris qu'il y avait un sujet.
02:45Vous et quand ?
02:47Moi, j'ai compris ça il y a une dizaine d'années
02:49qu'il y avait un vrai sujet.
02:50Je ne suis pas né écologiste.
02:52Non, je ne suis pas né écologiste.
02:53Ça, c'est vrai.
02:54Mais ce n'est pas parce qu'on n'est pas écologiste
02:55qu'on ne peut pas le devenir.
02:57Vous diriez que vous l'êtes aujourd'hui ?
02:59En tout cas, je sais qu'il y a un sujet.
03:00J'ai compris qu'il y avait un sujet
03:01de préservation de la planète.
03:02J'ai compris qu'il y avait un sujet
03:03de transformation climatique
03:05qui avait un impact sur l'humanité.
03:06Et d'ailleurs que c'est l'humanité
03:07qui avait un impact sur le climat.
03:08J'ai compris qu'il y avait un enjeu
03:10de biodiversité absolument...
03:12Donc la question, c'est...
03:13Maintenant, ce n'est pas tellement
03:14à ce que j'ai compris.
03:15La question, c'est comment est-ce qu'on peut faire
03:16pour transformer nos infrastructures,
03:19adapter nos infrastructures.
03:20Et juste un mot pour dire.
03:22On fait des choses.
03:23On en fait même beaucoup.
03:25Simplement, c'est long.
03:26Et on est trop lent.
03:28Vous me permettez un exemple ?
03:30Parce que c'est l'exemple que j'ai vécu
03:32pendant les deux dernières semaines.
03:33Au Havre, comme partout en France,
03:35on a eu la canicule.
03:36Puis manifestement, on va la revoir.
03:39Quand on pense aux transformations
03:40du climat au Havre,
03:41on est plutôt inquiet
03:42sur l'élévation du niveau de la mer.
03:44Parce que, évidemment,
03:44on est à côté de la mer.
03:46La canicule,
03:48ce n'est pas quelque chose
03:49auquel on est très bien préparé.
03:52Au Havre, quand on construit des écoles,
03:54depuis des années,
03:54notre objectif,
03:55c'est de mettre des grandes baies vitrées
03:56au sud pour récupérer de la lumière
03:58et récupérer de la chaleur
04:00pendant l'hiver.
04:00Parce que, quand même,
04:02on est en Normandie.
04:02On n'est pas Aix-en-Provence.
04:03Aix-en-Provence,
04:04on sait qu'il faut faire attention
04:04à la chaleur au Havre.
04:06Ce n'était quand même pas le réflexe naturel
04:07pendant les 70 dernières années.
04:09Bon, n'empêche que, là,
04:10avec la canicule,
04:11la chaleur dans les classes était dingue.
04:13Donc, il faut qu'on reprenne notre bâti.
04:15Il faut qu'on l'adapte.
04:16Il faut qu'on fasse des plans à court terme
04:17pour équiper les salles.
04:18Et on n'était pas à l'heure.
04:20Je le sais.
04:21Je ne fais pas du tout le malin.
04:23Mais ça demande beaucoup d'investissement.
04:25Ça demande beaucoup de prise de conscience.
04:26Beaucoup d'investissement.
04:27Beaucoup de planification.
04:29Et on est parti,
04:31mais on est encore en retard.
04:32Donc, il faut le faire.
04:33Il faut accélérer ça.
04:34Il y a quelqu'un qui a dit des choses
04:36extrêmement intelligentes sur l'adaptation.
04:37Je le sais parce que c'est quelqu'un
04:39que j'aime beaucoup.
04:39C'est Christophe Béchut,
04:40quand il était ministre.
04:41Il a insisté sur le fait
04:42que la priorité pour la puissance publique,
04:44c'était moins l'atténuation
04:46et plus l'adaptation.
04:47Vous avez utilisé un mot,
04:49Edouard Philippe,
04:49la biodiversité.
04:50Il y a une loi d'urgence agricole
04:51en débat au Sénat en ce moment.
04:53J'ai regardé le vote
04:54de vos sénateurs horizon
04:55sur l'article
04:55qui réintroduit l'isage
04:56de l'acétamipride.
04:58C'est un pesticide interdit en France.
05:0012 des 18 sénateurs horizon
05:02ont voté pour.
05:03Or, l'acétamipride,
05:04ça pose des problèmes.
05:05Sur la diversité,
05:06c'est dangereux pour notre santé.
05:08Est-ce que c'est une erreur
05:09de voter le retour
05:11de ce néonicotinoïde ?
05:12Est-ce que vous l'auriez voté,
05:13vous, cet article ?
05:14C'est extrêmement discuté.
05:16Vous ne pouvez pas réduire
05:17le vote entre ceux
05:19qui ont voté pour
05:21et ceux qui ont voté contre
05:21à ceux qui ont voté contre
05:23sont préoccupés par la biodiversité
05:24et ceux qui ont voté pour
05:25ne le sont pas.
05:26Ce n'est pas vrai.
05:27C'est aussi une question
05:28de savoir si des produits
05:29qui sont consommés en France
05:30sont produits en France
05:31ou produits à l'étranger
05:32à ces conditions-là
05:33pour être consommés en France.
05:35Thomas Soto,
05:36est-ce que vous trouvez,
05:36et je pose une question
05:37qui est une question ouverte
05:38parce qu'on a le droit
05:39d'avoir des avis différents,
05:40mais est-ce que vous trouvez
05:41qu'il est naturel,
05:42normal, sain,
05:43qu'en France,
05:43on dise,
05:44on ne va pas utiliser
05:45tel produit
05:47pour faire des noisettes ?
05:49On dit ça.
05:50Et je comprends ça
05:51parce qu'il y a un vrai sujet.
05:52Et qu'on achète des noisettes
05:54qui sont faites en Italie
05:55en utilisant ces produits
05:56qu'on a interdits en France
05:57parce qu'on n'en produit plus en France
05:58et qu'on achète tout en Italie.
06:00Reconnaissez aussi
06:01qu'il y a là quelque chose
06:02où on donne le sentiment
06:04d'avoir un impact
06:04sur ce qu'on fait
06:05mais où globalement
06:06le système,
06:07il n'est pas totalement satisfaisant.
06:08Et je pense que
06:08c'est cette contradiction
06:09que les parlementaires
06:10ont du mal à saisir.
06:12Et je crois, Thomas Soto,
06:14que c'est bien d'expliquer
06:15que cette question-là,
06:16elle n'est pas si simple.
06:18On voit que tout ce qui touche
06:19l'environnement n'est pas si simple
06:19parce qu'à chaque fois
06:20il y a des contraintes,
06:21des contraintes économiques.
06:22D'ailleurs, à propos d'économie,
06:23le problème pour les années qui viennent
06:24c'est qu'il y a beaucoup de priorités.
06:25L'environnement, donc,
06:26la santé, la santé publique,
06:28l'école, la défense,
06:29la lutte contre le narcotrafic,
06:30la justice
06:31et les caisses sont vides.
06:32Alors comment vous allez faire
06:33vos arbitrages ?
06:35Moi, je vais faire mes arbitrages
06:36en sachant que
06:38si on n'équilibre pas nos comptes,
06:41on s'abandonne,
06:42on perd notre souveraineté
06:43et on s'expose demain
06:45à des solutions
06:46qui sont encore plus délicates
06:47qu'aujourd'hui.
06:47Donc, mon objectif,
06:49ce n'est pas totalement sexy,
06:51ce n'est pas totalement populaire peut-être,
06:53mais mon objectif,
06:53c'est de dire
06:54rétablissons de l'ordre dans nos comptes
06:56et recréons les marges de manœuvre
06:57dont nous avons
06:58et dont nous aurons encore plus besoin demain.
07:01C'est la première chose.
07:02La deuxième chose...
07:02Vous voulez ramener le déficit
07:03à 2% à la fin de votre quinquennat ?
07:05Je me fixe cet objectif
07:07qui n'est pas héroïque,
07:10mais qui est sérieux.
07:11C'est juste que vous nous promettez l'enfer,
07:13en fait.
07:13C'est le candidat du pessimisme.
07:15Pas du tout, Thomas Soto.
07:16Je ne suis pas du tout le candidat.
07:17Écoutez, en France,
07:18dès qu'on explique qu'on va faire un effort,
07:19les gens vous disent
07:20mais vous promettez
07:21des larmes et du sang.
07:22Enfin, du sang et des larmes,
07:24pour reprendre Churchill.
07:25Churchill, vous savez
07:26à quoi il fait face en 1940 ?
07:27Il fait face à une invasion allemande.
07:29Il fait face à une guerre.
07:30Il fait face à plusieurs centaines
07:31de milliers de jeunes anglais
07:32qui vont mourir.
07:33Ce n'est pas la situation de la France.
07:34Moi, je ne promets pas
07:35du sang et des larmes.
07:36Mais comment vous faites ?
07:36Je promets peut-être
07:37un petit peu de sueur.
07:38C'est-à-dire que je pense
07:38qu'on va s'en sortir
07:39si globalement,
07:41on fait des efforts,
07:42des efforts justes,
07:42des efforts partagés,
07:43des efforts dont on pourra
07:44partager ensuite le produit.
07:46Mais il va falloir
07:47que face à une situation
07:48qu'ont connue
07:49tous les autres pays européens
07:51et auxquelles ils ont tous répondu
07:52de la même façon,
07:53c'est-à-dire en effet
07:53avec un petit peu plus de travail,
07:55eh bien, on règle le problème.
07:56C'est quoi des efforts ?
07:57C'est plus d'impôt ?
07:57C'est entendable, Thomas Soto.
07:58Je ne suis pas en train
07:59de proposer du sang et des larmes.
08:00Je suis en train de dire
08:00aux Françaises et aux Français
08:02si on veut rester
08:03aussi prospères
08:04et aussi libres,
08:05eh bien, il va falloir
08:06qu'on organise
08:07un peu plus de travail
08:08et un peu plus d'efforts
08:09et on va essayer
08:09de le faire intelligemment
08:10en prenant en compte
08:11la diversité de la relation
08:12que les chers peuvent avoir.
08:13Est-ce que plus d'efforts,
08:14c'est plus d'impôts ?
08:15Non !
08:16Et voilà,
08:18solution française,
08:18il faut faire des efforts,
08:20on va augmenter les impôts.
08:21Même Emmanuel Macron
08:22qui ne voulait pas les augmenter
08:23a fini par les augmenter.
08:24L'imagination en France,
08:25c'est de créer des nouveaux impôts
08:25puis si c'est possible,
08:26une fois que vous avez créé des impôts,
08:27vous faites des petites niches
08:28pour éviter que tout le monde les paye
08:30parce qu'évidemment,
08:30ça pose des problèmes.
08:31Franchement,
08:32ce n'est pas sérieux.
08:33Ce n'est pas sérieux,
08:34c'est le système politique
08:35dans lequel vous êtes aussi
08:36depuis des années.
08:37En 2017,
08:38on a baissé les impôts
08:39sur les sociétés.
08:40Le taux de l'impôt
08:41sur les sociétés,
08:422017, 2018, 2019,
08:43il a baissé.
08:44Vous savez ce qu'il s'est passé ?
08:45Il s'est passé que le produit
08:47de l'impôt sur les sociétés,
08:48il a augmenté.
08:49L'argent que rapportait
08:52l'impôt sur les sociétés
08:53a augmenté.
08:54Pourquoi ?
08:54Parce que comme on a créé
08:55un environnement favorable
08:57à la création de richesses,
08:58favorable à la production,
09:01il y a plus d'entreprises
09:02qui sont arrivées en France
09:03qui ont créé plus
09:04et ont eu donc plus
09:05de recettes fiscales
09:06avec l'impôt sur les sociétés.
09:08Donc pas de hausse d'impôt.
09:09Ce n'est pas la solution
09:09la hausse d'impôt.
09:10La solution,
09:10c'est pas l'impôt.
09:11La solution,
09:11c'est le contrôle de la dépense
09:12et il faut se le dire
09:13et la meilleure dépense,
09:16la réorganisation de la dépense.
09:17Il y a plein de choses à faire.
09:18Je vous donne un autre exemple.
09:20En 2017,
09:22avec Gérald Darmanin,
09:23il était ministre du budget
09:23à l'époque,
09:24on a fait et on a mis en oeuvre
09:25une réforme compliquée
09:26qui avait d'ailleurs été décidée
09:27avant nous,
09:28le prélèvement à la source.
09:29Vous vous en souvenez ?
09:29Qui fonctionne très bien.
09:30Qui fonctionne très bien
09:31et qui est unanimement jugée
09:32par les Français
09:33comme une réforme
09:34qui a donné plus de simplicité
09:35et une meilleure qualité de service.
09:37Qu'est-ce qui s'est passé
09:38une fois qu'on a fait ça ?
09:39Pas avant,
09:39une fois qu'on a fait ça.
09:41On a supprimé 30 000 emplois
09:42à la DGFIP.
09:43Pourquoi ?
09:43Parce que cette réforme,
09:45elle a permis
09:46l'efficacité du service public
09:48et son adaptation.
09:50Et ça, vous voyez,
09:51c'est vertueux.
09:51Il ne faut jamais rentrer
09:52dans le débat.
09:53Oui, moi je vais supprimer
09:54X milliers.
09:55Ce n'est pas le sujet.
09:55Il y a un autre débat
09:58dans lequel vous n'avez pas peur
09:59de rentrer,
09:59c'est la réforme des retraites.
10:00Il y aura une nouvelle réforme
10:01des retraites avec Edouard Philippe ?
10:02On va aux 67 ans
10:03que vous aviez évoqué
10:04à un moment ou pas ?
10:04Monsieur Soto,
10:05il y aura quoi qu'il arrive
10:08des réformes sur les retraites
10:09si on ne règle pas.
10:10Donc il faudra travailler plus
10:10quoi qu'il arrive ?
10:11C'est ce que je pense.
10:12Il faut qu'on travaille
10:15des seniors augmente.
10:17On est le pays qui parle.
10:18Je ne vais même pas vous parler
10:19d'âge légal.
10:20Pourquoi ?
10:21Vous êtes comme Jordan Bardella,
10:22vous dites l'âge de départ
10:23ne veut rien dire ?
10:24On esquive le sujet ?
10:25Je ne crois pas du tout
10:25que je sois comme Jordan Bardella
10:26sur ce sujet.
10:27Je ne comprends pas
10:27ce qu'il veut faire sur le sujet.
10:28Je vous dis juste un fait,
10:30un fait intéressant.
10:32Oubliez en ce moment
10:32l'âge légal de départ à la retraite.
10:34L'âge effectif,
10:35l'âge réel auquel
10:37les Français accèdent à la retraite.
10:39C'est l'âge effectif,
10:41je ne parle même pas d'obligation.
10:42C'est le plus bas
10:43de tous les pays de l'Union Européenne.
10:45Donc de fait,
10:46aujourd'hui,
10:47c'est comme ça,
10:48c'est la réalité.
10:49Les Français
10:49partent à la retraite
10:50beaucoup plus tôt
10:51avec la démographie
10:52qu'on a, M. Soto,
10:53et qui s'aggrave.
10:55Il n'y a aucune hypothèse
10:57où on s'en sort
10:58dans un système par répartition
10:59même si on crée
11:00un peu de capitalisation.
11:01Et on va le faire.
11:02Et il faut le faire.
11:03Et je suis totalement
11:03partisan de le faire.
11:04Où on ne va pas travailler
11:05un peu plus.
11:06Un peu plus
11:07quand on est jeune.
11:08Un peu plus
11:09quand on vieillit.
11:11Moi, je propose
11:12la discussion
11:12avec les organisations syndicales
11:14sur le principe du
11:15on équilibre le système,
11:16on travaille plus longtemps
11:17et ensuite,
11:18on essaie de regarder
11:19qu'est-ce que ça veut dire
11:19travailler plus longtemps.
11:20Parce que ce n'est pas
11:21la même chose
11:21pour le cadre bancaire
11:22même s'il y a moins d'agences
11:23comme vous le disiez tout à l'heure
11:24et pour le déménageur.
11:25Ce n'est pas la même relation
11:26au travail.
11:26Ce n'est pas la même chose
11:27pour quelqu'un
11:28qui a un travail posté.
11:30La dame
11:30qui a un travail posté
11:32et qui travaille
11:33dans une usine
11:34où on met
11:35des filets de sardines
11:36dans des boîtes,
11:37elle n'a pas exactement
11:38la même relation
11:38à son travail
11:39que le cadre
11:40qui a une forme
11:41de liberté
11:42et pour qui le travail
11:43n'est pas autant
11:45compliqué et usant.
11:47On va parler un peu
11:48de votre campagne.
11:49C'est la semaine des ralliements.
11:50C'est une bonne semaine
11:50pour vous.
11:51Dernière date,
11:52Maude Bréjon,
11:53la porte-parole du gouvernement
11:54qui va donc faire campagne
11:55pour vous.
11:55Quel sens vous donnez
11:56à ce ralliement
11:56d'une ministre
11:57qui est membre
11:57du parti Renaissance
11:58de Gabriel Attal
11:59et qui vient
12:00chez Edouard Philippe ?
12:01D'abord,
12:01je m'en réjouis
12:01parce qu'elle a plein de qualité,
12:02plein de talent
12:04et que je l'aime beaucoup.
12:05Donc,
12:06je suis extrêmement heureux
12:08qu'elle m'apporte
12:09son soutien
12:10dans la perspective
12:11du 5 juillet,
12:12le meeting
12:13que j'organise
12:14à la ville
12:15à Saint-Réna.
12:16Je crois que c'est
12:17ce qu'elle a dit,
12:17oui.
12:18Gérald Darmanin
12:19est l'accueillir ?
12:20Je ne crois pas
12:21que Gérald Disra.
12:22Je parle beaucoup
12:23avec Gérald Darmanin
12:24mais en ce moment
12:25il est à,
12:27je crois,
12:28totalement concentrer.
12:29Vous pensez
12:30qu'il vous soutiendra
12:30au final ?
12:31Je l'espère.
12:32Je le crois.
12:33Je l'espère.
12:34Il ne vous l'a pas dit encore ?
12:35J'en serai heureux
12:36et j'en serai heureux
12:36parce que j'ai une estime
12:38ancienne,
12:38une amitié ancienne
12:39et que je sais
12:41qu'il apporte beaucoup
12:42dans une équipe.
12:42Bien sûr,
12:43je l'espère.
12:43Ce qu'on ne comprend pas
12:44très bien
12:44c'est la différence
12:45entre Gabriel Attal
12:46et vous.
12:46Vous avez un point commun
12:47indélébile,
12:47vous êtes des enfants
12:48politiques du macronisme,
12:49vous avez tous les deux
12:49été Premier ministre
12:50d'Emmanuel Macron
12:51mais qu'est-ce qui vous distingue ?
12:53C'est cosmétique
12:54ou politique ?
12:55Vous simplifiez un peu la peine.
12:56Il y a des différences politiques,
12:57il y a des différences personnelles,
12:58elles sont d'ailleurs très respectables.
12:59Je ne dis pas que...
13:00Je suis élu local
13:02maire du Havre
13:02depuis 16 ans,
13:03élu dans une ville
13:04populaire industrielle
13:06depuis 25 ans.
13:08Comprendre,
13:08vous avez une expérience
13:09qu'il n'a pas.
13:10J'ai un âge
13:11qu'il n'a pas.
13:11On n'est pas les mêmes.
13:13Ce n'est pas dénigrant
13:14de dire ça.
13:14Comment ça va se terminer ?
13:15Ça va se jouer au duel
13:16à pile ou face ?
13:17Il a du talent,
13:19mais moi j'ai les miennes
13:20et ce n'est pas les mêmes.
13:21Comment ça va se terminer ?
13:21Il vient de la droite,
13:22il vient de la gauche.
13:23C'est une différence
13:24assez nette à mon avis.
13:25Quand et comment
13:25allez-vous vous départager ?
13:28Je pense que ça va se faire
13:30dans le temps,
13:31dans un processus
13:32qui n'est pas écrit.
13:34C'est quoi ?
13:35C'est octobre le temps ?
13:36Ça urge quand on a
13:37la date de la présidentielle ?
13:38Ce sera quelque part
13:39entre octobre et février.
13:40Mais je ne peux pas vous dire
13:41que ça se passera
13:41le 23 novembre.
13:42Il n'y a aucune hypothèse
13:43que vous êtes tous les deux
13:43candidats, vous pensez,
13:44le 18 avril ?
13:45Je pense que ce serait dangereux.
13:46Je pense que la multiplication
13:50des candidatures
13:51au début de l'élection
13:52est très légitime.
13:53Si les gens ont quelque chose
13:54à dire aux Français,
13:55ils le disent.
13:56Ce n'est pas moi qui...
13:57Moi, je suis candidat,
13:57je ne vais pas les dire aux autres.
13:58Mais enfin,
13:58pourquoi vous êtes candidat ?
13:59Donc, c'est normal
14:01qu'ils le fassent
14:01s'ils ont envie de le faire,
14:02s'ils ont envie de dire des choses.
14:04Après,
14:04à partir entre novembre
14:05et février,
14:06il va falloir que chacun
14:07mesure bien,
14:08moi y compris,
14:09le risque que représenterait
14:10un trop grand nombre
14:11de candidats
14:12dans le même espace politique
14:13ou dans un espace politique
14:14à peu près compatible
14:14et le risque d'élimination
14:17qui arriverait
14:17à ce qui pour moi
14:18est un cauchemar absolu.
14:22avec Mme Le Pen
14:23ou M. Bardella
14:24face à M. Mélenchon.
14:25Justement,
14:25Le Pen ou Bardella,
14:26on saura dans moins d'une semaine
14:28maintenant
14:28qui sera le candidat
14:29du Rassemblement national.
14:29Vous avez une préférence ?
14:30Il y a une différence
14:31entre les deux ?
14:31Non, je n'ai pas de préférence.
14:32C'est les mêmes ?
14:34Je ne crois pas.
14:36Quand vous regardez
14:36les sondages aujourd'hui,
14:38ils donnent le sentiment
14:39d'être presque interchangeables.
14:43Je pense qu'ils ne sont pas identiques.
14:46Je pense même
14:47qu'il y a des divergences...
14:48En tout cas, manifestement,
14:49on voit commencer à apparaître
14:50des divergences de fond,
14:51des divergences
14:52sur la ligne politique.
14:53Ce qui met du flou.
14:54Lequel vous inquiète le plus ?
14:55Je ne sais pas
14:55ce que le Rassemblement national
14:56veut sur les retraites.
14:57Parce que vous voyez bien
14:58que M. Bardella
15:00essaie de dire
15:00qu'il va falloir quand même
15:01transformer les choses
15:02parce qu'il essaie
15:02de se crédibiliser.
15:03Et il sait,
15:04il voit bien qu'il y a un problème.
15:05Mais en même temps,
15:06j'entends qu'il n'en tire pas
15:07toutes les conséquences.
15:08Et puis que Mme Le Pen,
15:08elle considère que 60 ans
15:09ou 62 ans,
15:10je ne sais pas,
15:11ça reste un objectif.
15:12Vous voyez bien
15:12qu'on ne comprend pas très bien
15:13ce qu'ils veulent faire
15:14en matière de politique étrangère.
15:15On a bien compris
15:16qu'ils étaient anti-OTAN
15:16mais on se demande
15:17s'ils ne sont pas un peu
15:18pro-poutiniens.
15:19Et de fait,
15:19ils le sont.
15:20J'entends M. Bardella
15:21dire qu'il est pro-ukrainien,
15:22qu'il veut soutenir l'Ukraine.
15:23Enfin, il n'y a jamais été.
15:24Il n'a jamais été présent
15:25à l'Assemblée européenne
15:27au Parlement de Strasbourg
15:28quand il a fallu prendre
15:29une décision
15:29pour aider l'Ukraine.
15:31Donc,
15:32qu'est-ce qu'ils veulent ?
15:33Ce n'est pas clair.
15:34Ça, c'est la campagne
15:35qui permettra de le dire.
15:36Et peut-être que le 7 juillet,
15:44Dernière question.
15:44On connaît depuis hier soir
15:45la date de la présidentielle.
15:46Premier tour, 18 avril.
15:47Second tour, le 2 mai.
15:48Et le 2 mai au soir,
15:49vous entendrez peut-être ça,
15:50Edouard Philippe.
15:514, 3, 2, 1.
15:55Edouard Philippe
15:55est élu président de la République.
15:57Voilà, on a une pensée
15:58pour Jean-Pierre Cabache
15:59et un remerciement
15:59pour l'intelligence artificielle.
16:00C'est le rêve de votre vie,
16:01ça, vraiment ?
16:04Écoutez, moi, d'ici le 2 mai,
16:06j'entends faire une campagne sérieuse
16:08en prenant les Français au sérieux,
16:10en leur disant
16:10ce que je crois,
16:11ce que je sais
16:12et ce que je ne sais pas.
16:15et en essayant
16:15de leur expliquer
16:16qu'on peut être
16:18à la fois lucide
16:19sur les difficultés
16:20qu'on rencontre
16:20et elles sont nombreuses
16:22et optimiste
16:22sur la capacité
16:23de notre pays
16:24à faire les choses.
16:25Et je termine là-dessus.
16:26Merci, Edouard Philippe.
16:27Il faut être optimiste.
16:28Notre pays,
16:28il a tout pour réussir.
16:29On va croire en nous.
16:31On va essayer d'avancer
16:33et on ne va pas se laisser
16:35dériver
16:35avec les déclinistes
16:37et les gens qui se disent
16:39que la France d'avance
16:39était tellement mieux.
16:40On va essayer de construire.
16:41Merci, Edouard Philippe.
16:42Ce n'était pas du tout...
16:43Merci.
16:43Merci.
16:43Merci.
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