- il y a 4 mois
Un rendez-vous 100% politique présenté par Gauthier Le Bret du lundi au jeudi de 21h à 22h.
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00:00Bonsoir à tous, bienvenue dans 100% Politique, je l'ai dit chez Pascal Praud.
00:04On va évidemment revenir sur les suites de l'assassinat monstrueux de Louis,
00:08puisqu'il y a une question qui a été posée sur le terme d'ensauvagement
00:11par le député Rassemblement National Philippe Lautiot à Laurent Nunez.
00:14Vous savez qu'il refuse, Laurent Nunez, le terme d'ensauvagement.
00:17Il dit que c'est un terme connoté politiquement, alors connoté par Gérald Darmanin.
00:21C'est quand même lui qui l'a imposé dans le débat public,
00:23qui est juste le prédécesseur de Laurent Nunez
00:26et qui a été en plus son patron quand il était préfet de police.
00:29On va en parler avec Yohann Uzaï, Jules Torres, Jules Laurent, Neymar Fadel et Eric Tegner.
00:34Et donc vous révélez, Jules Laurent ce soir, information frontière,
00:38la famille de Louis refuse la rencontre privée proposée par Laurent Nunez
00:41et l'invite à être présent à la dernière marche organisée en hommage à Louis.
00:46Qu'est-ce qui s'est passé depuis lundi matin,
00:49alors que nous avons reçu la tente de Louis sur le plateau de 100% Frontière ?
00:52Qu'est-ce qui s'est passé entre le ministre de l'Intérieur et la tente et la mère de
00:56Louis ?
00:57Donc quand on recevait sur notre plateau de 100% Frontière,
00:59vous vous rappelez que la tente de Louis avait justement invité le ministre de l'Intérieur
01:02à visionner les vidéos de la mort de Louis avec elle
01:06en expliquant que si ça, c'était pas justement l'ensauvagement, qu'est-ce que c'est ?
01:10Le soir à 20h, on avait justement donné l'information qu'effectivement,
01:14le cabinet du ministre Laurent Nunez avait contacté la famille
01:18pour justement proposer une réunion privée
01:21dans laquelle ils allaient revenir sur ces termes d'ensauvagement
01:23et puis pouvoir parler de l'affaire.
01:26Et aujourd'hui, la famille a beaucoup échangé entre elles
01:29et elle a pris cette décision de refuser de rencontrer personnellement le ministre.
01:34Elle l'invite finalement à se rendre à la manifestation,
01:37cette dernière marche en l'honneur de Louis, dimanche.
01:40Alors il y a deux raisons à ça.
01:42Pourquoi la famille refuse de rencontrer Laurent Nunez ?
01:46Alors il y a deux raisons à ça.
01:47La première, c'est qu'elle dit que la famille n'a pas besoin d'être consolée par le ministre.
01:51Elle n'a pas envie d'avoir un ministre qui vient finalement pleurer auprès de la famille.
01:55C'est trop tard.
01:56Ça fait une semaine finalement qu'elle attend.
01:58Et aujourd'hui, ce qu'elle attend, c'est une réaction politique de la part du ministre.
02:01Une réaction politique qui donc sera sur le terrain lors de la manifestation avec Louis
02:06en parlant par exemple de la violence des mineurs et de l'ensauvagement de la société.
02:10Deuxième raison, c'est ce qui s'est passé aujourd'hui à l'Assemblée nationale.
02:12À l'Assemblée nationale, le ministre de l'Intérieur a été interrogé lors d'une QAG,
02:16une question au gouvernement par un parlementaire en lui posant cette question,
02:19justement sur cette question de l'ensauvagement.
02:21À nouveau, Laurent Nunez a balayé d'un revers de la main en disant qu'il ne reprenait pas
02:25ce terme d'ensauvagement et notamment dans une question qui conférait à l'affaire Louis.
02:30Et donc la famille, elle a été très choquée qu'à nouveau, alors qu'elle avait eu une prise de
02:34contact
02:34la veille de la part du cabinet de Laurent Nunez qui voulait discuter avec cette famille,
02:39le lendemain, le ministre de l'Intérieur prônait une position différente en disant à nouveau
02:44qu'il ne reprenait pas ce terme d'ensauvagement.
02:46Donc la famille est choquée, n'a plus envie de parler avec le ministre,
02:50mais l'invite tout de même à se rendre à la manifestation dimanche
02:54pour pouvoir publiquement être avec la famille.
02:56Ça sera très intéressant de voir si Laurent Nunez y va,
02:58comment il accueille le fait que la famille refuse de le rencontrer
03:01parce qu'il refuse le terme d'ensauvagement à plusieurs reprises.
03:03Bruno Rotaillot sera demain l'invité de Laurence Ferrari.
03:05Je sais qu'elle va lui poser la question pour savoir si l'ancien ministre de l'Intérieur qu'il
03:09est
03:09sera aux côtés de la famille à Narbonne.
03:11Pour le moment, les deux déclarations que j'ai notées, c'est Éric Zemmour qui y sera
03:15et Julien Audoul qui l'a annoncé ce matin dans 100% Frontières.
03:18Alors voyez l'échange qui a poussé la famille à refuser de rencontrer le ministre de l'Intérieur.
03:24– Nous ne sommes plus dans le fait divers, nous sommes dans le fait de société.
03:28Que vous le vouliez ou non, l'ensauvagement de notre pays est une réalité.
03:31La sauvagerie avec laquelle ces tortionnaires se sont achardés sur Louis.
03:35Le fait qu'ils aient filmé leurs actes, pire, qu'ils soient revenus se filmer
03:39à côté de l'adolescent agonisant et d'une cruauté innommable.
03:43Leur violence n'est pas un sentiment de violence.
03:46La mort de Louis n'est pas un sentiment de mort.
03:48C'est la réalité, cruelle et sordide.
03:50– Sur le mot que vous avez employé et que vous me renvoyez
03:54puisque j'ai refusé de l'employer, sur le mot d'ensauvagement, monsieur le député,
03:58je vais vous dire, je préfère, c'est un mot qui est connoté politiquement,
04:01vous le savez, moi je suis ministre de l'Intérieur,
04:03je préfère un des mots d'objectivité, un choc d'objectivité à des chocs de mots.
04:09Personne ne nie, et je ne l'ai jamais fait,
04:11qu'il y a une montée chez certains jeunes d'une violence qui est insupportable
04:15et qui se manifeste dans plein de domaines.
04:17On le voit dans les home jacking, on le voit dans les vols violents,
04:19on le voit dans plein de thématiques et malheureusement on l'a vu ici au cas d'espèce
04:23et franchement c'est ignoble et tout est fait évidemment pour confondre les auteurs
04:29et les enquêtes se poursuivent.
04:30– Il faut dire donc qu'avant cet échange, la famille était prête à rencontrer le ministre de l'Intérieur
04:34?
04:34– Tout à fait, depuis hier finalement la famille, elle avait envie,
04:37elle était plutôt contente d'ailleurs qu'il y ait eu cette démarche de la part du ministre de l
04:40'Intérieur,
04:40elle était ouverte à cet échange, mais c'est vraiment cette prise de décision
04:44de revenir sur cette question d'ensauvagement,
04:46de redire à nouveau de la part du ministre de l'Intérieur
04:48qui n'utilisait pas ce terme dans le cadre de l'affaire Louis,
04:51qui a fait que la famille s'est dit ça ne sert à rien finalement d'aller rencontrer en privé,
04:54on va plutôt aller en parler en public lors de la manifestation de dimanche.
04:57– Et je précise juste par parfaite honnêteté
05:01que le député qui pose la question, c'est le député Philippe Lautiot
05:04avec lequel la tante de Louis que nous avons reçue travaille localement,
05:09par contre ça ne sert à rien d'instrumentaliser,
05:11j'ai vu des confrères vouloir instrumentaliser son travail
05:15comme si ça enlevait sa douleur sur le plateau d'une chaîne concurrente,
05:19parce qu'Éric Zemmour venait à la dernière marche,
05:22on lui demandait si elle était en lien avec Éric Zemmour,
05:23la tante répond « mais je ne le connais pas »
05:25plutôt que de l'interroger sur la douleur
05:27et sur comment faire pour qu'il n'y ait plus jamais de petit Louis.
05:29– Et surtout qu'elle n'a jamais cherché à le cacher,
05:31parce que lorsqu'on l'a reçu ici,
05:33on a demandé « est-ce qu'on publie votre nom ? »
05:35parce que parfois les familles des victimes
05:37veulent juste donner leur prénom
05:38et elle a assumé que son nom soit publié,
05:40donc elle savait bien qu'on verrait cet aspect,
05:43mais évidemment qu'elle ne parle pas
05:44quand on a ce genre de douleur,
05:46ce genre d'atrocité qu'on vit avec la mort d'un neveu,
05:48elle ne parle pas d'un point de vue politique,
05:50elle parle d'un point de vue de tante.
05:51– Restons donc sur Laurent Nunez-Éric Tegner.
05:53Laurent Nunez, ce soir,
05:56reçoit une fin de non-recevoir
05:58de la famille de Louis,
06:00de sa tante et de sa mère du moins,
06:02parce qu'on a bien compris qu'il y avait le papa d'un côté
06:04qui organise une marche à Carcassonne
06:06et la dernière marche qu'aura donc eu à Narbonne
06:08dimanche 11h,
06:09organisée par la tante que nous avons reçue
06:10et par sa mère qui était dans les colonnes du JDD,
06:13eh bien les deux femmes ne veulent pas rencontrer
06:15le ministre de l'Intérieur
06:17parce qu'il ne reprend pas le terme d'ensauvagement,
06:19alors que pour elle, il n'y a pas d'autre mot
06:20pour décrire les vidéos et le lynchage de Louis.
06:23– Mais je les comprends,
06:24parce que imaginez,
06:25vous voyez cette famille rencontrer le ministre de l'Intérieur
06:28qui peut-être, avant de les rencontrer,
06:30aura relu une petite fiche réalisée et rédigée
06:33par un stagiaire pour expliquer ce qui est arrivé à Louis.
06:36Parce que c'est ça qui se serait passé,
06:37parce qu'elles ont compris
06:38qu'en fait le ministre de l'Intérieur n'en a rien à faire,
06:41que le ministre de l'Intérieur a dû regarder
06:43l'espace de moins de 10 secondes,
06:45la vidéo de l'assassinat et du lynchage de Louis,
06:48alors que sa tante nous expliquait sur ce plateau ici
06:50qu'elle l'avait regardé près de 40 à 50 fois.
06:53Parce que oui, c'est un lynchage.
06:55Et c'est étonnant que le ministre de l'Intérieur
06:57qui hier contacte la famille,
06:59aujourd'hui finalement montre avec une sorte de désintérêt,
07:02c'est-à-dire qu'il n'a même pas cherché à montrer
07:03de la compassion.
07:05C'est ça qui est sidérant.
07:06Moi, mon pari, c'est quoi ?
07:07C'est qu'il a dû missionner sa directrice de cabinet.
07:10Vous n'avez qu'à contacter pour voir un peu ce qui se passe.
07:13Peut-être que si on allume une bougie avec eux,
07:15ça se passera bien.
07:16Ça fait bien 40 ans que ça fonctionne comme ça.
07:18Pourquoi ça ne marcherait pas avec eux ?
07:20C'est ça à chaque fois.
07:21Vous savez, les ministres de l'Intérieur,
07:22ceux qui sont chargés de nous protéger,
07:23ils ont toujours 10 ans de retard.
07:25Et c'est exactement ce qui s'est passé.
07:26Ce qui montre bien que Laurent Nunez
07:28n'a absolument aucune compassion.
07:31C'est aussi simple que ça.
07:32Yoann ?
07:33Moi, je crois que Laurent Nunez sait parfaitement
07:35qu'il y a un ensauvagement de la société.
07:37Tous les matins, sur son bureau,
07:39il voit ce qui s'est passé dans le pays.
07:41Il y a un brief qui lui est fait quotidiennement.
07:43Il a été préfet de police de Paris.
07:44Bien sûr qu'il voit qu'il y a un ensauvagement de la société,
07:47mais il ne peut pas le reconnaître pour deux raisons.
07:49Parce que reconnaître qu'il y a un ensauvagement,
07:51d'abord, ça voudrait reconnaître
07:53que le bilan du président de la République
07:54dans le domaine de la sécurité,
07:57il est piteux.
07:58Et ça voudrait dire...
07:59Gérald Darmanin le faisait.
08:00Au bout de quelques heures au ministère de l'Intérieur.
08:03Il se ment à lui-même.
08:04Écoutez, moi je crois...
08:05Non, je pense qu'il pense que c'est un terme d'extrême droite,
08:07alors que c'est un terme de Gérald Darmanin.
08:08Alors, c'est mon deuxième argument.
08:10Je pense qu'il ne veut pas le dire
08:12parce qu'effectivement, il trouve
08:13que ça reviendrait à utiliser
08:15une sorte d'élément de langage
08:16qu'utilise le Rassemblement national.
08:18Alors que c'est Gérald Darmanin.
08:19Et il considère que ça favoriserait
08:22le Rassemblement national
08:23lors de la prochaine élection présidentielle.
08:25Voilà les raisons pour lesquelles
08:26il refuse de le dire.
08:28Donc en fait, il ment aux Français.
08:29Mais Johan, c'est ça qui est insupportable en fait.
08:31Parce qu'on ne peut plus accepter
08:33ces éléments de langage.
08:34Tout le monde voit bien
08:35qu'il y a un ensauvagement de notre pays.
08:37Tout le monde voit l'explosion de cette violence.
08:40Et même, rappelez-vous,
08:41en 1999, déjà,
08:43Chevènement, qui est de gauche,
08:44parlait des sauvageons.
08:45Et il avait été déjà ostracisé.
08:47Aujourd'hui, sous prétexte
08:48que M. Zemmour l'emploie,
08:51on ne doit plus l'employer,
08:52on ne doit pas dire le réel.
08:53C'est insupportable.
08:54Mais Laurent Nunez,
08:54il a peur de son nom.
08:55Donc il a peur de son nom pour le ministre.
08:57Oui, mais on ne peut plus.
08:58C'est pour ça qu'aujourd'hui,
08:59moi je comprends la famille
09:01et je comprends ce qu'ils disent.
09:02Et ils ont raison.
09:03Parce que c'est un acte politique très fort.
09:05Quand ils disent,
09:06aujourd'hui,
09:07il doit y avoir une unité
09:08de la nation autour,
09:10encore une fois,
09:11de cet assassinat,
09:13de cet lâchage d'un gamin.
09:14Ce n'est plus possible.
09:16Et quand ils invitent
09:17l'ensemble des partis politiques,
09:19moi je trouve ça formidable.
09:21Ils ont toute mon admiration
09:22parce que justement,
09:23ils veulent que tous,
09:25ils s'unissent autour de ça.
09:26Parce que nous,
09:27les Français aujourd'hui,
09:28on n'en peut plus
09:29et on a peur pour nos gamins.
09:31Bien sûr, évidemment.
09:32Jules Torres,
09:33surtout qu'il ne refuse pas
09:35le terme en sauvagement
09:36sur la globalité
09:37de l'insécurité en France.
09:38Il est interrogé précisément
09:40dans les colonnes du Parisien
09:41sur l'affaire,
09:43je n'aime pas ce terme,
09:44sur l'assassinat de Louis.
09:46C'est-à-dire que s'il y a bien
09:47un terme qui caractérise
09:49les vidéos et le lynchage de Louis,
09:51c'est le terme
09:52« ensauvager », « barbare ».
09:54Voilà, on est là-dessus.
09:56Il n'avait pas d'équimaux
09:57sur le corps.
09:58Ils ne se sont acharnés
09:59que sur la tête.
10:00Ils étaient là pour tuer.
10:01Ils sont revenus
10:02pour filmer l'agonie
10:03une demi-heure plus tard.
10:04Et quand on lui pose la question
10:05sur les vidéos du lynchage,
10:06il dit « ah non,
10:06pas d'ensauvagement ».
10:07Qu'est-ce que c'est
10:08si ce n'est pas ça ?
10:09Laurent Lunez
10:10est dans une incapacité
10:11à dire le réel,
10:12à dire la vérité,
10:13à dire ce que
10:14beaucoup de Français
10:15ont vu, oui.
10:16Et là, c'est lourd politiquement.
10:17C'est lourd politiquement.
10:19C'est très lourd politiquement.
10:19Qu'une famille de victimes
10:20refuse de rencontrer
10:21le ministre de l'Intérieur,
10:22c'est lourd politiquement.
10:23Alors que c'est plutôt
10:24le cabinet qui est rentré
10:25en contact.
10:25Mais je pense qu'ils ont raison
10:26en effet pour deux raisons
10:27et je le rends
10:28très bien dit.
10:29D'abord, ça aurait permis
10:30à ce gouvernement
10:32et à ce ministère
10:32de l'Intérieur de dire
10:33« bon, on ne viendra pas dimanche
10:35mais on a déjà traité la famille
10:37parce que c'est comme ça
10:37que ça se passe.
10:38Oui, ne vous inquiétez pas.
10:39On a envoyé le directeur
10:40de cabinet.
10:41Il y a des conseillers
10:42qui ont pris à tâche
10:43avec la famille.
10:43On ne va pas venir dimanche.
10:44On ne va pas venir... »
10:45Ben non.
10:46En fait, la famille,
10:46elle dit quelque chose
10:47d'extrêmement clair.
10:48Venez dimanche.
10:49Elles ont convié
10:50tous les partis politiques.
10:53Évidemment,
10:53personne ne viendra.
10:54Dans ce bloc central,
10:55il n'y aura pas de député
10:56du bloc central.
10:57Il n'y aura pas de ministre
10:58du bloc central.
10:59Pourquoi ?
10:59Parce qu'ils diront d'abord
11:00que c'est peut-être
11:02une manifestation,
11:03une marche blanche
11:04ou une dernière marche
11:05d'extrême droite.
11:06Parce que qui utilise
11:06le mot en fauvagement,
11:07en effet,
11:07je suis d'accord avec Johan,
11:08c'est Gérald Darmanin.
11:10Mais ce mot-là,
11:11pour ces gens-là
11:11et pour Laurent Nunez,
11:13c'est Éric Zemmour,
11:15c'est l'extrême droite
11:15et ce n'est certainement
11:16pas Gérald Darmanin.
11:17Donc là aussi...
11:18Ils sont amnésiques alors ?
11:20Oui.
11:20Ils sont amnésiques.
11:21Ils croissent Gérald Darmanin
11:22tous les mercredis
11:22en Conseil des ministres.
11:23C'est-à-dire qu'amnésiques,
11:24je ne sais pas.
11:25Mais en tout cas,
11:25Laurent Nunez,
11:25quand il arrive
11:26au ministère de l'Intérieur,
11:27il nous dit
11:28qu'il y a 200 000 clandestins.
11:29Tous les rapports sénatoriaux,
11:31Bruno Rotaillot
11:31et Gérald Darmanin
11:32vous disent qu'il y a
11:33entre 800 000
11:34et 1 million de clandestins.
11:34Il a menti.
11:35Il a encore menti.
11:36Il a encore menti.
11:37Laurent Nunez,
11:38il arrive,
11:38il nous dit...
11:39En fait,
11:39il est de gauche.
11:40Il est très très à gauche.
11:41Non, non,
11:41Gauthier,
11:41il est d'une obédience
11:43plutôt à gauche.
11:44Oui, c'est ça.
11:44Mais excusez-moi,
11:45Naïmal le dit très bien,
11:46quand Jean-Pierre Chevènement
11:47parlait de Sauvageon,
11:48donc c'est-à-dire
11:49qu'il est plus à gauche
11:50que Jean-Pierre Chevènement,
11:50Laurent Nunez.
11:51Oui,
11:52non mais aujourd'hui,
11:53il est plus à gauche
11:53que Jean-Pierre Chevènement,
11:54voire très très à gauche
11:55par rapport à Jean-Pierre Chevènement.
11:56Jean-Pierre Chevènement,
11:57aujourd'hui,
11:57c'est un partisan de l'autorité,
11:59c'est un partisan de la fermeté.
12:00Ça fait 20 ans
12:01qu'il a le même discours
12:02sur ces choses-là.
12:03On peut discuter
12:04de sa politique sociale,
12:06de tout cela,
12:07mais sur l'autorité,
12:08il fait partie
12:08des seules personnes
12:09qui, à gauche,
12:10ont dit le réel très tôt.
12:11Je ne pense pas
12:12que ce soit une question
12:13d'être de gauche
12:14ou d'être de droite.
12:15Honnêtement,
12:16je pense même
12:16que François Hollande
12:17est capable de plus
12:18d'empathie que Laurent Nunez.
12:19Ce n'est pas une question de cela.
12:21C'est-à-dire que Laurent Nunez,
12:22je ne pense pas d'ailleurs...
12:23Vous pensez que c'est vraiment
12:24une question d'empathie ?
12:25Moi, je crois qu'il a de l'empathie
12:26pour le petit Louis et sa famille.
12:28Ce n'est pas une question d'empathie,
12:29c'est une question
12:29de bourrage politique.
12:30Non, je pense que vous le savez
12:31quand vous voyez des politiques...
12:33Emmanuel Macron, je suis d'accord
12:34quand il ne faut pas crier,
12:34il ne faut pas de démagogie.
12:36Mais là, Laurent Nunez,
12:37je crois bien que c'est
12:37une question politique,
12:39pas une question d'empathie.
12:39Ils sont dans leur bulle.
12:40Il y a une croix d'heures
12:40de fonctionnaires.
12:41Non, véritablement,
12:42ils sont dans leur bulle.
12:43Personne ne vous dit
12:44j'ai vu Laurent Nunez en privé.
12:45Habituellement,
12:46il se passe quoi à droite ?
12:47On voit les gens en privé,
12:48ils ont des discours très durs
12:50et publiquement,
12:51ils ont des discours mous.
12:52Laurent Nunez,
12:53il est dans une bulle.
12:54C'est-à-dire qu'on est
12:54sur un système
12:55où il y a des gens
12:56en haut de l'État
12:56qui se voilent la face.
13:04qui n'en ont rien à faire.
13:06C'est ça qu'il se passe.
13:07Non, je ne crois pas
13:07tout à fait à ça.
13:08Je ne pense pas
13:08qu'on puisse dire
13:09que Laurent Nunez,
13:10pour le coup,
13:11je ne veux pas l'accabler
13:12sur son parcours.
13:13C'est quelqu'un
13:13qui a dirigé
13:14le renseignement intérieur.
13:16C'est quelqu'un
13:16qui a été préfet
13:17des Bouches-du-Rhône,
13:18préfet de police de Paris,
13:19qui est ministre de l'Intérieur.
13:20Je pense juste
13:20que c'est un très mauvais ministre.
13:21Je pense que c'est
13:22un très bon fonctionnaire.
13:23Toutes les personnes
13:24que je connais
13:25qui l'ont croisé
13:26au sein de la haute fonction publique
13:27disent que c'est
13:28un très bon fonctionnaire.
13:29Je pense juste
13:29qu'il n'est pas fait,
13:31qu'il n'est pas taillé
13:31pour le job.
13:32Parce que ce n'est pas
13:33la même chose
13:33d'être dans un bureau
13:34à la préfecture de police
13:36de Paris,
13:37de donner des ordres
13:38à ses affidés
13:39et à l'administration
13:40en disant
13:40qu'il faut envoyer
13:41tant de policiers.
13:42Là, c'est une affaire
13:43éminemment politique
13:44parce qu'en plus,
13:45la famille,
13:45contrairement à bien d'autres,
13:46a décidé non pas
13:48de politiser l'affaire
13:49mais d'accepter
13:49qu'il y ait une récupération
13:51au sens noble du terme.
13:52C'est-à-dire
13:52qu'on parle de cette affaire
13:53pour éviter
13:54qu'il y en ait d'autres.
13:55Et c'est ça qui gêne
13:55en réalité Laurent Nunes
13:56parce que vous l'avez dit,
13:58ça va l'obliger
13:58à tirer les conséquences
14:00sur l'ensauvagement
14:01de la société.
14:01Mais ce n'est pas
14:01parce que c'est un bon fonctionnaire
14:03qui a l'humanité.
14:04C'est-à-dire que moi vraiment,
14:05je vais vous dire,
14:06ça ne m'aurait pas dérangé
14:07qu'ils disent
14:08je ne suis pas d'accord
14:08avec le terme ensauvagement,
14:10c'est des batailles sémantiques,
14:11c'est la politique
14:11qui nous trouve un autre terme,
14:13qui nous montre de l'empathie.
14:14Il dit violence ?
14:15Mais il n'a rien.
14:17C'est-à-dire qu'encore une fois,
14:17il ne se sent pas.
14:18Je suis désolé,
14:19on est sur une vidéo,
14:20franchement,
14:20c'est une des plus atroces
14:21qu'on a vu cette vidéo.
14:22Incroyable,
14:23incroyablement atroce.
14:24On a la tête du jeune Louis
14:25qui rebondit tellement
14:27il se fait taper dessus.
14:29C'est-à-dire qu'à un moment,
14:30je ne lui demande pas
14:31de réagir au bout de 48 heures,
14:32même pas au bout de 4 jours,
14:33au bout de 10 jours.
14:35C'est-à-dire qu'il n'a même pas
14:36un stagiaire chez lui
14:37qui sait lui écrire un truc
14:38qui va à un moment correspondre.
14:40C'est vraiment autre chose.
14:42Je pense qu'on est dans
14:43quelque chose,
14:43c'est un système politique
14:44où ces gens-là
14:46refusent même
14:46d'être dans quelque chose
14:48qui va créer de l'empathie
14:49avec ces gens-là.
14:50Ils ont créé
14:51un étau complet
14:52avec ces personnes-là,
14:53avec ces victimes.
14:54Et donc,
14:55Laurent Nunez ne comprend pas.
14:56Par exemple,
14:57Laurent Nunez ne sera pas
14:58de ceux qui,
14:58dans quelques années,
14:59fera un bouquin pour dire
14:59« j'avais vu,
15:00mais je ne l'avais pas dit »,
15:01etc.
15:02Je pense qu'il va aller
15:03jusqu'au bout de sa logique.
15:05C'est l'énorme problème
15:06qu'on a.
15:07Oui, mais ce n'est pas
15:07qui est fonctionnaire,
15:08c'est l'exonère.
15:09Il y a les fonctionnaires
15:09qui ont l'humanité.
15:10Jules a parfaitement raison
15:12parce que moi,
15:13j'ai travaillé beaucoup
15:13avec des hauts fonctionnaires
15:15et notamment des préfets.
15:16Ils sont dans cette posture,
15:18peuvent faire preuve
15:19de beaucoup d'humanité
15:20en privé.
15:21Mais c'est l'État,
15:22effectivement.
15:23Et ils ont tendance
15:24à venir avec les éléments
15:25de langage.
15:26Ils ne sortent pas
15:27des éléments de langage.
15:28Et effectivement,
15:30peut-être que...
15:30C'est marrant parce que moi,
15:31quand il était
15:34préfet de police,
15:35je me disais
15:36qu'il serait un très bon
15:37Premier ministre
15:37parce que justement...
15:39Non, mais quand il y avait
15:40il a...
15:41Vous avez le compas
15:41dans l'œil.
15:42Bon, l'attente.
15:43L'attente de Louis
15:43qui était l'invité
15:44de Christine Kelly
15:46sur Europe 1
15:47et justement qui dit
15:48qu'on en a marre
15:49des marches blanches.
15:50C'est pour ça
15:50qu'ils ont appelé ça
15:50la dernière marche.
15:53Le drame
15:53qui arrive à notre famille
15:55a été une récupération politique.
15:58Ce que j'ai expliqué hier,
15:59c'est que nous,
15:59on ne fait pas
16:00de récupération politique.
16:02Donc, les politiques
16:03doivent s'en saisir eux-mêmes.
16:04Et comme on l'a dit,
16:05ils sont tous évidemment
16:06les bienvenus,
16:07le 5,
16:08tous les soutiens
16:08de tous les Français.
16:10Voilà ce qu'on veut.
16:11Les marches blanches,
16:12on en a ras-le-bol.
16:13D'accord ?
16:14Donc, nous,
16:14on a décidé
16:15que ça s'appellerait
16:15la dernière marche
16:16parce qu'on veut
16:17que Louis, en fait,
16:18soit le dernier enfant
16:19assassiné.
16:20Et on a décidé
16:21que ça suffisait.
16:22Et Massa,
16:23avec beaucoup de dignité,
16:24a eu cette idée
16:25de dire
16:26non, Louis,
16:26ce ne sera pas
16:27une énième marche blanche.
16:28On lui a promis
16:29qu'on allait se battre.
16:30C'est pour ça
16:31que je suis là aujourd'hui
16:31parce que j'ai fait
16:32une promesse
16:32à mon neveu
16:33sur son lit de mort.
16:34Et je lui ai dit
16:35qu'on était des guerrières
16:37et que sa mort,
16:39elle ne serait pas vaine.
16:41Voilà donc
16:41pour la tante
16:42qui organise
16:43cette dernière marche
16:43avec sa sœur
16:44qui aura lieu,
16:45vous le savez,
16:45à Narbonne
16:46à 11h dimanche.
16:47Évidemment,
16:47nous y serons.
16:48Karine Lemarchand
16:49a justement réagi
16:51à l'assassinat
16:52à la fois de Louis
16:54et au meurtre
16:55de la petite Liana
16:56accompagnée d'un viol.
16:57L'animatrice a dit
16:58tu enlèves la vie,
17:00on t'enlève la vie
17:01et elle dit
17:01qu'elle ne réagit pas
17:02à ces sujets-là
17:03car elle est trop radicale.
17:06Elle dit
17:07si je ne prends pas la parole
17:08sur la petite Liana
17:08et sur le petit Louis,
17:09c'est parce que je suis radicale.
17:11Tu enlèves la vie,
17:11on t'enlève la vie.
17:12Je n'ai pas de problème
17:13à dire que pour certaines personnes,
17:14ils sont irrécupérables psychiquement.
17:16Ce sont des malades mentaux.
17:17Même si on les chope,
17:19je n'ai pas à payer
17:19toute ma vie
17:20pour qu'ils soient en tôle
17:21et je n'en ai rien à foutre
17:22de leurs conditions de vie.
17:23Moi, je l'ai vu
17:24comme un cri du cœur,
17:25Jules Torres.
17:26Certains ont dit
17:26le retour de la peine de mort.
17:28Je n'ai pas analysé comme ça.
17:29J'avais l'impression
17:30que c'est le même mauvais procès
17:31qu'on a fait à Harmonie Comine
17:32qui venait de perdre son mari.
17:33Vous savez,
17:34le gendarme Comine
17:35qui avait dit
17:35la France a tué mon mari
17:36et tout est tombé par terre
17:38à partir de 1981
17:39et la politique pénale
17:40de Robert Badinter.
17:41Robert Badinter ne se limite pas
17:42à l'abolition de la peine de mort.
17:43Il a fait bien d'autres choses
17:44qui ont eu des conséquences dramatiques
17:46pour la justice de notre pays
17:48et il a d'ailleurs
17:49parmi les choses
17:50qu'il n'a pas faites par contre,
17:51c'est la perpétuité réelle.
17:53Tu t'en prends à un enfant,
17:55tu ne sors plus jamais de prison.
17:58Aussi, le cumul des peines.
17:59Au lieu de faire
18:00la confusion des peines,
18:01c'est-à-dire qu'on garde
18:02la peine la plus lourde,
18:03on les cumule
18:04comme aux Etats-Unis.
18:05Par exemple,
18:05Jérôme Barrella
18:06avec tout ce qu'il a fait,
18:07c'est 250 ans
18:08avant qu'il ne sorte.
18:09N'ayons pas de pudeur de gazelle,
18:11si Karine Lemarchand
18:12est pour la peine de mort,
18:12elle a le droit.
18:13Ce n'est pas parce que
18:14la peine de mort
18:15a été abolie en 1981.
18:18Mais vous voyez ce que je veux dire ?
18:19Il y avait une volonté
18:19de la stigmatiser
18:20que je n'ai pas aimé.
18:21Bien sûr, parce que c'est très facile
18:22de diaboliser avec ces arguments-là,
18:23même si les chiffres donnent tort
18:25à tous ces contempteurs-là.
18:26C'est-à-dire que
18:27tous les chiffres depuis 1981,
18:29tous les ans,
18:29il y a une grande enquête
18:30du Cébipost,
18:31il y a des centaines,
18:32pour ne pas dire des milliers,
18:33de sondages depuis 40 ans,
18:36depuis 50 ans,
18:37qui vous disent que
18:37c'est 50-50.
18:39Il y a 50% des Français
18:39qui sont favorables
18:40à la peine de mort,
18:41il y a 50%
18:42qui sont défavorables.
18:43Donc Karine Lemarchand,
18:44d'abord,
18:45elle a le droit de penser
18:46ce qu'elle veut
18:46et elle a le droit
18:47de penser ce qu'elle dit.
18:48Et ce qu'elle dit,
18:48c'est extrêmement fort.
18:49En effet,
18:49je pense que c'est un cri du cœur.
18:51Ce n'est pas la première fois
18:52qu'elle prend la parole
18:53sur des actualités
18:55qui, entre guillemets,
18:57ne la concernent pas
18:58et qui concernent les Français.
18:59Et moi,
18:59je trouve ça intéressant
19:00parce qu'elle est courageuse,
19:01en réalité,
19:02parce qu'il y a beaucoup de gens
19:02dans ce showbiz-là
19:03qui n'ont aucun courage.
19:05Elle n'a rien à gagner là-dedans,
19:06sinon à se faire diaboliser.
19:07Elle a beaucoup à perdre.
19:08Par la petite élite médiatique,
19:09elle a beaucoup à perdre.
19:10En effet,
19:10donc moi,
19:10je trouve ça très très fort.
19:11Alors,
19:12on était allé poser la question
19:13aux Français.
19:14Qu'est-ce qu'ils pensent
19:14des propos de Karine Lemarchand ?
19:17Je suis totalement d'accord avec elle.
19:18Il n'y a pas de raison.
19:19Voilà,
19:20c'est normal.
19:21Donc,
19:21vous êtes en faveur
19:21de la peine de mort ?
19:22Pas spécialement,
19:23mais sur certains sujets,
19:25il faut en discuter.
19:25Il y a quand même des débats,
19:26il y a un débat à avoir.
19:27Peut-être faire un référendum là-dessus.
19:29Violes d'enfants,
19:31même de viols tout court.
19:32Il faut peut-être faire un référendum.
19:33Il y a peut-être
19:34quelque chose à faire là,
19:35à voir.
19:35Vous n'êtes pas choquée
19:36des propos de Karine Lemarchand ?
19:37Pas du tout.
19:38Non,
19:38pour moi,
19:38c'est normal.
19:39Moi,
19:39je suis contre la peine de mort.
19:41Il faut investiguer,
19:42si vous voulez,
19:43dans les soins à apporter.
19:45Quitte éventuellement
19:47à châtrer quelqu'un,
19:48mais c'est dans ce domaine
19:49qu'il faut agir.
19:50Je suis contre le fait
19:51que l'on puisse enlever
19:52la vie à quelqu'un.
19:53Je suis pour la justice
19:54et pas pour la vengeance.
19:56Je suis globalement,
19:57totalement opposé
19:58à la peine de mort.
19:59Alors,
19:59tu enlèves la vie,
20:00on t'enlève la vie.
20:01C'est-à-dire que
20:02le fait d'enlever la vie
20:03à quelqu'un
20:04fait qu'on nous enlève
20:05la vie à notre.
20:06C'est ça qu'il faut penser.
20:07Moi,
20:07je suis contre la peine de mort
20:09depuis toujours.
20:10Hélas,
20:11on peut comprendre
20:12les réactions vives
20:14des personnes
20:15parce que chacun est touché
20:17dans sa propre chair
20:18ou dans sa propre famille.
20:20Et on a connu ça.
20:22Et donc,
20:22de toute façon,
20:24je crois qu'il faut savoir
20:27aller de l'avant
20:28et s'accrocher à la vie.
20:30Et à partir du moment
20:32de la mort de quelqu'un,
20:34se venger de la mort
20:35de quelqu'un,
20:35c'est compréhensible,
20:36mais ça ne ramène pas
20:38la personne qui a disparu.
20:40Qu'est-ce que vous pensez
20:40des propos de Karine Lemarchand,
20:41Yohann ?
20:42Bon,
20:42d'abord,
20:42je suis d'accord pour dire
20:43comme vous que c'est un cri du cœur.
20:44Mais pourquoi de plus en plus
20:46de Français veulent
20:47qu'on remette ce débat
20:48au cœur du débat public
20:50ou en tout cas,
20:51ça n'est plus un tabou ?
20:51Parce qu'ils ressortent.
20:52En tout cas,
20:53c'est de moins en moins un tabou.
20:53Les criminels ressortent.
20:54C'est de moins en moins un tabou
20:56pour beaucoup de Français.
20:57Mais vous avez raison,
20:58c'est parce qu'ils savent
20:59que les criminels
21:00pourront un jour ressortir
21:01et éventuellement récidiver.
21:03Donc, le débat,
21:04à mon avis,
21:05ne doit pas se focaliser
21:06autour de la peine de mort.
21:07Moi,
21:07j'y suis véritablement opposé.
21:09Mais il doit y avoir en France
21:11une perpétuité réelle
21:13et incompressible.
21:14C'est-à-dire que quand on a commis
21:15un crime extrêmement grave,
21:17quand on a tué effectivement
21:18un enfant,
21:19eh bien,
21:19on ne sort plus jamais de prison.
21:21On meurt en prison.
21:23Il n'y a aucune perspective de sortie.
21:25C'est la perpétuité réelle.
21:26Et croyez-moi,
21:27si on a ce débat-là,
21:28le débat autour de la peine de mort,
21:30il n'existera quasiment plus.
21:31Pourquoi ça vous fait réagir
21:32à ce que dit Yohann Uzaï et Eric Tegner ?
21:33Parce que c'est intéressant
21:34parce que je trouve
21:35qu'on a déjà tué
21:36le débat intellectuel.
21:37C'est-à-dire que,
21:38pourquoi pas ?
21:39Pourquoi ne pas restaurer
21:40la peine de mort ?
21:40C'est quoi le problème, en fait ?
21:42Dans le fond,
21:43moi, dès que je parle
21:43à des journalistes
21:44ou des intellectuels,
21:45à chaque fois,
21:46ils sont contre la peine de mort
21:47parce qu'en fait,
21:48ils ont peur du candidat.
21:49Je n'ai pas dit
21:49qu'ils étaient contre le débat.
21:51J'étais contre la peine de mort.
21:54Je ne suis pas contre
21:54le fait d'en débattre.
21:55Mais pourquoi pas ?
21:56C'est-à-dire qu'en fait,
21:57pourquoi ne pas remettre
21:58la peine de mort ?
21:58C'est comme si demain,
21:59on avait annulé le débat.
22:01Et la vérité, c'est quoi ?
22:01C'est que 90% des gens
22:03dans le débat public
22:03qui sont contre,
22:04c'est parce qu'ils ont peur
22:05d'être caricaturés.
22:06Ils ont peur de l'article
22:07de Libération,
22:08de la chronique de Quotidien.
22:10Ça n'est pas mon cas,
22:10je vous rassure.
22:11Ils veulent restaurer
22:13la guillotine, etc.
22:14Je ne suis pas sûr.
22:15Je pense qu'il y a des gens
22:17philosophiquement
22:17qui ne souhaitent pas
22:19que l'État tue.
22:21Ils ne veulent pas,
22:21par exemple,
22:22qu'il y ait un job
22:23qui s'appelle bourreau.
22:24C'est-à-dire qu'on va former
22:26des bourreaux.
22:27La perpétuité réelle,
22:28justement,
22:29tuerait le débat
22:30de la peine de mort.
22:31On enferme les criminels à vie.
22:32C'est intéressant
22:33ce que vous avez dit.
22:34Les gens ne veulent pas
22:34que l'État tue.
22:35Mais l'État tue déjà.
22:36L'État, pardonnez-moi,
22:37il a tué Liana.
22:38Il a tué la veuve
22:39du gendarme commune.
22:40Ça serait l'institutionnaliser.
22:42Ça serait former des bourreaux.
22:43C'est vrai.
22:44Engager des bourreaux.
22:45J'ai quand même l'impression
22:45qu'on a indirectement
22:48institutionnalisé
22:48une forme de peine de mort
22:49par l'inaction de l'État.
22:50C'est la raison pour laquelle
22:51Guillaume Carayon
22:52et d'autres
22:53ont porté plainte
22:54pour une action sécuritaire
22:55contre l'État.
22:56Ce que je veux dire par là,
22:57c'est qu'on s'est acheté
22:58une sorte de truc sympa
22:59dans les années 80.
23:00On a aboli la peine de mort.
23:02On avait l'impression
23:03d'être érigé en humanisme.
23:04C'est bon,
23:04on avait sauvé l'humanité.
23:05Alors que pendant ce temps-là,
23:07il y a des centaines de gens
23:08qui meurent,
23:09qui sont assassinés
23:10parce que l'État ne fait rien
23:11et les ministres
23:12sont encore très tranquillement
23:13dans les petits palais parisiens.
23:14Moi, c'est ça qui me dérange.
23:15Je vais vous dire,
23:16je préférerais
23:17qu'il y ait de la peine de mort
23:18parce qu'à l'époque,
23:18c'était quoi ?
23:19C'était 10 personnes.
23:20On n'est pas en Iran,
23:20on n'est pas en Chine.
23:21Il y avait 10 personnes
23:22qui subissaient la peine de mort
23:24et la guillotine.
23:25Je préférerais d'avoir
23:26un peu moins d'humanité
23:27pour 10 personnes
23:28et qu'on sauve tous les autres.
23:31Vous, vous êtes
23:32pour le rétablissement
23:32de la peine de mort.
23:34Je ne dis pas ça.
23:36Je dis ça.
23:37Je dis ça,
23:38mais vous avez peur
23:38de l'article de l'État.
23:40Alors, vous avez peur
23:41de la chronique d'En Quotidien ?
23:42Je vais vous dire,
23:42moi, je suis pour ou contre
23:44que pour des raisons pratiques.
23:45Je n'en ai rien à faire
23:46de ces histoires philosophiques.
23:48C'est simple.
23:48Parce que moi,
23:49je pense que c'est une histoire pratique.
23:50Pour ou contre ?
23:50Moi, je pense que
23:51si on peut rétablir
23:52la peine de mort
23:53et finalement,
23:54on a 10, 15 personnes
23:55qui passent sous la guillotine
23:57et qu'on en sauve...
23:57Ah oui, vous êtes carrément
23:58pour le retour de la guillotine
23:59parce que la peine de mort,
24:00depuis, dans les pays
24:01où elle se pratique,
24:03elle ne se pratique pas
24:04par guillotine.
24:05Donc là,
24:05vous êtes pour le retour
24:06de la guillotine.
24:07Je ne suis pas opposé
24:08d'un point de vue philosophique.
24:10Mon sujet,
24:10c'est l'aspect pratique.
24:12C'est-à-dire qu'en fait,
24:12le but,
24:13c'est de sauver des vies.
24:14Donc, si demain,
24:16on peut sauver des vies
24:17en rétablissement...
24:18Mais vous sauverez des vies
24:18par une loi.
24:19Si on ne peut pas,
24:20on ne le fait pas.
24:20Vous sauverez des vies
24:21en instaurant
24:22la perpétuité réelle
24:23parce que ceux
24:23qui auront commis des crimes
24:24ne sortiront plus jamais.
24:26Donc, ils n'auront plus
24:27la possibilité
24:27de commettre d'autres crimes.
24:29Mais c'est assez vrai
24:30ce que vous dites,
24:30Johan.
24:31Sauf que le problème,
24:31c'est que si on revenait
24:33en arrière,
24:33c'est l'abolition
24:34de la peine de mort
24:35qui a permis
24:35de ne pas avoir finalement
24:37l'instauration
24:37de la perpétuité réelle.
24:39Parce que vous savez,
24:40à l'époque,
24:40au moins,
24:40le juge,
24:41il se sentait sympa.
24:42Il disait,
24:42bon, finalement,
24:43je suis humaniste
24:44parce que je ne te mets
24:45pas sous la guillotine
24:46mais je te mets
24:52il est inhumain
24:53parce qu'il donne
24:54la condamnation
24:54à Claude Merrick.
24:55Oui, mais il pose
24:56ce côté-là.
24:57C'est-à-dire que c'est ça
24:57qui est important.
24:58Vous avez le droit,
24:59vous n'êtes pas
24:59le retour de la guillotine.
25:00Vous n'êtes pas le retour
25:01de la guillotine.
25:01La guillotine,
25:02c'est un petit peu excessif.
25:04Écoutez Emmanuel Macron
25:04qui justement
25:07s'exprimait aujourd'hui
25:08sur la peine de mort.
25:09La piqûre,
25:10c'est pas mieux.
25:12La peine de mort
25:13n'a jamais rendu
25:14une société plus sûre.
25:17Jamais.
25:20Parce qu'elle ne dissuade pas.
25:22C'est faux.
25:24Ça a été montré,
25:26observé,
25:27mesuré.
25:28La peine de mort
25:29n'a jamais eu
25:30la valeur dissuasive
25:32que certains pouvoirs
25:33souvent autoritaires
25:34qui la défendent
25:35voudraient lui accorder.
25:37Elle peut être une arme,
25:38elle n'est jamais
25:39un bouclier.
25:41Et la deuxième chose
25:42fondamentale à mes yeux,
25:45c'est qu'au fond,
25:46l'abolition,
25:48c'est la reconnaissance
25:50de la dignité humaine.
25:51Naïma M. Fadel,
25:52moi je comprends
25:53le cri du cœur
25:53de Karine Lemarchand.
25:55Après,
25:55le débat sur la peine de mort,
25:58à mon avis d'ailleurs,
25:59elle s'est exprimée
25:59sur ses réseaux sociaux
26:00un peu en rétro-pédalant,
26:02c'était pas le but
26:03de Karine Lemarchand
26:03de relancer le débat
26:04sur la peine de mort,
26:05me semble-t-il.
26:05C'était le cri du cœur
26:06d'une maman
26:06qui se transposait
26:07avec beaucoup d'humanité
26:09et qui imaginait
26:09si ça s'est arrivé
26:10à son enfant,
26:10si c'était à elle
26:12qu'il devait enterrer Louis
26:13ou enterrer Liana.
26:15Moi j'ai très bien compris
26:16la réaction
26:18de Karine Lemarchand
26:20parce que je pense
26:21que ce serait
26:21une réaction
26:22que j'aurais
26:23si on touchait
26:25un de mes enfants.
26:26Je pense qu'effectivement,
26:28je serais dans cette réaction
26:30de vouloir
26:31que la vie
26:32qui est enlevée,
26:33eh bien on l'enlève la vie.
26:34Mais je ne suis pas
26:35pour la peine de mort
26:36parce que je stime
26:37que je ne suis pas d'accord
26:39avec les gens
26:39qui enlèvent la vie d'autrui
26:41pour que nous,
26:41l'État,
26:42se mette à enlever des...
26:44Mais je suis d'accord
26:45avec vous,
26:46c'est-à-dire que
26:46pour rendre justice,
26:48il faut qu'il y ait
26:49une perpétuité réelle.
26:51Et attention,
26:52quand je dis
26:52une perpétuité réelle,
26:54c'est qu'il faut arrêter
26:55de rendre la vie
26:57confortable
26:57pour ceux
26:58qui ont des peines
27:00assez longues.
27:01Quand je vois
27:02que Salah Abdeslam
27:03a pu se marier,
27:05qu'il a des...
27:06Nordal-Londal
27:07a pu faire un enfant.
27:07Voilà, faire un enfant,
27:08qu'ils ont des unités
27:09de vie familiales,
27:11c'est insupportable.
27:12Mais ça changera pas,
27:13Naïma.
27:13Non, mais justement...
27:15Non, ce que je veux
27:16vous dire par là,
27:17c'est qu'on peut peut-être...
27:18Bah si, c'est une vraie réflexion
27:20qu'il faut avoir, Éric.
27:21C'est-à-dire qu'on a la chance,
27:22et je dis vraiment la chance,
27:23en 2027,
27:25d'avoir des élections
27:26et de poser le débat.
27:27Vous ne parlez pas
27:28de la même chose.
27:29Avoir un bébé en prison
27:30de la part de l'Oréal,
27:32c'est hallucinant.
27:33C'est pas choquant.
27:34Que Salah Abdeslam
27:35puisse se marier
27:36seulement religieusement
27:37en plus en prison,
27:38c'est aussi hallucinant.
27:41puisse lui transmettre
27:42une clé USB,
27:43c'est encore hallucinant.
27:44Mais là, vous parlez
27:46de la télévision,
27:48vous êtes contre la télé en prison.
27:49Mais je vais vous dire
27:50pourquoi je suis pour la peine de mort
27:51de certaines façons
27:52pour Salah Abdeslam.
27:53C'est que sinon,
27:53la prison que je lui propose,
27:54c'est inhumain.
27:55C'est-à-dire qu'en fait,
27:56si vous interrogez les Français
27:57quelle prison vous voulez
27:58sur les 60 prochaines années
28:00pour Salah Abdeslam,
28:01croyez-moi,
28:02en termes de niveau,
28:03on va dire,
28:04d'inhumanité,
28:05ça sera bien plus dangereux
28:06et bien plus inhumain
28:07que finalement,
28:09la peine de mort.
28:09Parce qu'ils vous diront tous,
28:11au pain sec et à l'eau,
28:13pas de télé,
28:14pas de visite,
28:14je pense que tout le monde
28:15sera d'accord.
28:16Et ça, c'est inhumain.
28:17Et en plus,
28:17vous savez ce que ça va coûter ?
28:18Ça va coûter pour quelqu'un
28:19de lambda qui est en prison
28:213 500 000 euros.
28:22Donc à un moment juste,
28:23on n'a pas l'argent.
28:24On nous explique
28:25qu'il y a un problème
28:25de place de prison.
28:27Oui, il y a 25% d'étrangers,
28:29ça libère certaines places.
28:30Mais le nombre de dingues
28:31dans les prisons
28:32qui seraient censés être en...
28:33Oui, mais c'est ça
28:33qui est important.
28:343 500 000 euros
28:35si l'incarcéré est très jeune.
28:36Si vous n'êtes pas d'accord
28:37sur le pain sec et à l'eau,
28:38eh bien, il aura la télé.
28:39Et vous savez quoi ?
28:40Vu qu'il y a du progrès technologique
28:41dans 30 ans,
28:42il aura l'Apple Watch,
28:42il aura tout
28:43parce que ça va continuer
28:44à prendre des événitions.
28:45Dans les nouvelles prisons,
28:46il y aura la clim,
28:47on aura écouté
28:47Jean-Michel Apathy,
28:48tout sera bien passé.
28:49Jules, vous avez 12 secondes
28:50avant de faire la pause.
28:51Je vous laissez respirer, Eric.
28:52C'est très simple.
28:53Il y a aussi l'argument financier
28:54qui est en train de remonter
28:56sur la question
28:57de la peine de mort.
28:57Je voyais dans la phrase
28:58de Karine Lemarchand
28:59« Je n'ai pas à payer
29:00toute ma vie
29:00pour que des gens
29:01soient en taule. »
29:02Et c'est vrai
29:02que l'argument économique
29:03est en train de remonter,
29:05je trouve,
29:05dans le débat public.
29:06Un détenu, chaque année,
29:08selon des rapports sénatoriaux,
29:09c'est 130 euros par jour,
29:11donc c'est quasiment
29:1250 000 euros par an.
29:13Je vous laisse faire le calcul.
29:14Il y a 83 000 détenus en France,
29:16ça fait un peu plus
29:17de 4 milliards d'euros chaque année.
29:19À l'époque du Bagne,
29:20l'espérance de vie
29:20était de 55 ans.
29:22Aujourd'hui,
29:22l'espérance de vie
29:23est de 85 ans.
29:24Il y a un vrai sujet quand même.
29:25C'est-à-dire que
29:25dans quelques années,
29:27ça sera 110 euros.
29:27Donc dans ce cas-là,
29:28peine de mort pour tout le monde ?
29:29Oui, exactement.
29:29Peine de mort pour tout le monde ?
29:31Voilà, non mais c'est ça.
29:32On ne va pas tuer des gens
29:33parce qu'on n'a pas assez d'argent
29:34pour financer leur peine.
29:35Non mais...
29:36On vient de voter...
29:37On vient de voter...
29:38Non mais l'argument...
29:38On vient de voter une loi en France.
29:39La dernière semaine
29:40d'Eric Tegner est formidable.
29:41Non mais c'est ça,
29:42on peut tuer tout le monde en prison.
29:43On vient de voter une loi aujourd'hui
29:44dont certains lobbies
29:45utilisent cet argument.
29:46Tout à fait d'accord.
29:47On va se retrouver dans un instant.
29:56de vos pronostics
29:57et on va écouter Didier Deschamps.
29:59A tout de suite
29:59sur 100% Politique.
30:05De retour dans 100% Politique.
30:06Ce soir à 23h,
30:08les Bleus jouent leur qualification
30:09en huitième de finale
30:10pour rejoindre le Paraguay.
30:11Ça passe ou ça casse ?
30:13Il n'y a plus de seconde chance.
30:15Ils étaient donc à l'entraînement...
30:17Oui, c'est pas une phase de poule ?
30:18Ça passe ou ça casse ?
30:19Match coup prêt comme on dit.
30:21Match coup prêt, exactement.
30:22Vous pouvez reprendre.
30:23Guillotine.
30:24Match guillotine.
30:25Il n'y a pas de retour d'arrière.
30:26Il n'y a pas de retour d'arrière.
30:29Faire plaisir à Eric Tegner.
30:31Je crois qu'on a une petite image
30:32des Bleus à l'entraînement.
30:34Cher Valérie,
30:35où on est ?
30:36Valérie est là.
30:37Valérie est là, oui.
30:38Valérie est là.
30:39Écoutez Didier Deschamps.
30:42Là, on remet les compteurs à zéro.
30:44Même si c'est la première fois
30:45depuis que je suis sélectionneur
30:47où on prend neuf points.
30:49Mais ça ne nous donne pas
30:50un bonus en plus.
30:51Là, on a une équipe de Suède
30:52face à nous
30:53qui n'a rien à perdre
30:54et qui va tout faire
30:55et qui peut nous poser des problèmes.
30:58Donc là, on n'est pas parti
30:59sur des matchs coup prêts
31:02avec des étapes.
31:04La confiance, oui.
31:05Certainement pas d'excès de confiance
31:07parce qu'on sait qu'en face de nous,
31:08la qualité va augmenter aussi.
31:11Il faut garder la lucidité,
31:13le respect par rapport
31:14à nos adversaires.
31:15Ne pas penser
31:16qu'on rentre sur le terrain
31:17et on va gagner les matchs.
31:21Jules Torres,
31:21vous allez regarder le match
31:22évidemment ce soir.
31:24On est plutôt optimiste
31:26si je vous tolère.
31:28On est plutôt optimiste.
31:29On est plutôt optimiste.
31:30On est plutôt optimiste.
31:30On est plutôt optimiste.
31:31On est plutôt optimiste.
31:31On est plutôt optimiste.
31:31On est plutôt optimiste.
31:31Quoi le dernier match ?
31:32Bien sûr, très bien.
31:33Non, mais je parlais de Jules Torres.
31:36Alors là, vraiment,
31:37Eric Tegner,
31:37si vous voulez qu'on sorte
31:38les dossiers devant les matchs,
31:39j'ai surtout le souvenir de vous
31:43avec le petit chapeau bleu blanc rouge.
31:45Jules Torres,
31:47les Bleus,
31:47on est confiant ?
31:48On est plutôt confiant.
31:49On a des raisons d'être confiants
31:50parce que les phases de poule
31:51se sont très bien passées.
31:52Il y a une équipe
31:53qui a le niveau,
31:54il y a une équipe qui est enthousiaste.
31:56Ça fait rire Johan Uzay.
31:57Oui, il y a aussi
31:57une maîtrise du football.
31:59En revanche,
31:59c'est les phases finales,
32:00vous l'avez dit.
32:01Très bien dit.
32:01C'est un match coup près.
32:02Ça passe ou ça casse.
32:04Et donc,
32:04sur ce genre de match,
32:05on ne sait jamais
32:05ce qui peut arriver.
32:06C'est 90 minutes.
32:08Ça peut être une formalité
32:09comme ça peut être
32:10un exercice extrêmement piégeux.
32:12Je vous donnais un chiffre
32:12ce matin qui est intéressant.
32:14C'est-à-dire que la France
32:15n'a jamais gagné
32:15en phase finale
32:16d'une compétition,
32:17d'une grande compétition
32:18dans la Coupe du Monde
32:19ou l'Euro
32:20face à la Suède.
32:21On avait perdu
32:23en 1992
32:231-1
32:24avec un but de Jean-Pierre Papin
32:25et on avait perdu en 2012
32:262-0
32:27face à la Suède.
32:28Donc,
32:28jamais 203.
32:29On espère que ce ne soit pas
32:30le cas ce soir.
32:31Jules,
32:31vous êtes aussi un grand fan de foot.
32:33Vous avez évidemment
32:33regardé le match.
32:34Est-ce que vous êtes confiant
32:35l'amateur de foot que vous êtes ?
32:36Est-ce qu'il est confiant
32:37après le triplé
32:39d'Embélé ?
32:40Ça s'est fini même
32:41à 4-1
32:42face à la Norvège.
32:44Après,
32:44Kylian Mbappé
32:45qui a été exceptionnel
32:47dans les trois premiers matchs
32:48même d'un point de vue défensif.
32:49Il a fait des passes décisives
32:50aussi à Demélé.
32:51Il a également
32:53énormément marqué
32:53lors des deux premiers matchs.
32:56C'est une équipe de France
32:57qui rayonne
32:57depuis le début
32:58de la compétition.
32:59Est-ce que vous êtes confiant ?
33:00Très confiant.
33:01Je veux dire,
33:01l'inquiétude que j'avais
33:02avant la Coupe du Monde,
33:03c'était qu'en fait,
33:05on attaque
33:05et qu'il y ait des égaux
33:06qui n'arrivent pas à s'entendre.
33:08Mbappé,
33:08Demélé,
33:09Olysees,
33:10que des stars
33:10et finalement
33:10qu'il y ait des problèmes
33:11à l'intérieur du vestiaire.
33:12On voit que c'est là
33:13que Didier Deschamps
33:14réalise la magie,
33:15c'est-à-dire faire s'entendre
33:16des super individualités
33:18qui jouent entre elles,
33:20qui arrivent à développer
33:20un super football
33:21très offensif.
33:22Je suis très confiant
33:23pour ce soir.
33:24On voit qu'ils sont
33:24en super forme.
33:25Demélé qui réalise
33:26un match incroyable
33:27la dernière fois.
33:28La seule inquiétude,
33:29c'était qu'on ait un vestiaire
33:30qui ne s'entendent pas
33:30et moi je pense
33:31qu'ils vont aller au bout.
33:31Et ce qui est fascinant,
33:32on en parlait ce matin,
33:33messieurs,
33:34c'est qu'un journaliste sportif
33:36est encore plus vite
33:37contredit qu'un journaliste politique.
33:38C'est-à-dire que Demélé,
33:41il était cloué au pilori
33:42après son premier match
33:43avec les Bleus.
33:44Ce n'est pas l'homme du PSG,
33:46ce n'est pas le ballon d'or
33:47qu'on connaît
33:47et puis il met trois buts
33:49face à la Norvège.
33:51Kylian Mbappé,
33:51c'était terminé.
33:52Il ne faisait que
33:53des commentaires anti-RN,
33:55pas de Ligue des Champions
33:57quand il est au PSG,
33:58deux Ligues des Champions
33:59quand il n'y est plus.
34:00Année Blanche au Real Madrid,
34:01il ne gagne rien
34:01et il est flamboyant.
34:03Ils sont en mission ?
34:04C'est intéressant ça.
34:05Ils sont en mission
34:05parce qu'il y a un aspect
34:06revanchard finalement
34:07de la défaite
34:09de la dernière finale
34:10face à l'Argentine.
34:11On voit des joueurs
34:11même sur leur communication
34:13qui sont extrêmement concentrés.
34:15On va investir
34:15qu'ils vivent bien ensemble.
34:16Il n'y a pas de polémique
34:17en dehors,
34:18il n'y a pas de politique,
34:19il n'y a pas de petites phrases
34:20qui pourraient justement
34:22diviser aujourd'hui les Français.
34:23On sent qu'ils sont concentrés
34:24vers le football
34:24et je suis sûr que
34:26vu comment Deschamps
34:27gère la sélection
34:28depuis plusieurs années,
34:29il a dû cadrer ça.
34:30Il a dû dire
34:31qu'on a un seul objectif,
34:32c'est aller au bout.
34:32Pas de politique,
34:33on ne va pas diviser
34:34et on va jouer ensemble
34:35pour aller au bout.
34:36Et vous disiez
34:36c'est la revanche,
34:37ils sont en mission.
34:38Ça peut se terminer en finale
34:39par un France-Argentine.
34:40C'est totalement possible.
34:41Le tableau le permet.
34:42Je rappelle évidemment
34:43qu'on les a battus
34:43quand les Bleus
34:44ont été champions du monde
34:45en 2018.
34:47Je rappelle qu'il y a eu
34:47une finale
34:48qui s'est terminée
34:48au tir au but
34:49avec une remonte à date
34:50qui était flamboyante.
34:52pénalty
34:52et puis il marque
34:5345 secondes plus tard
34:55un but absolument
34:57incroyable.
34:58Et donc ça peut se terminer
34:59par une revanche
35:00avec une Argentine
35:01qui avait été d'ailleurs
35:01très véhémante
35:02contre la France
35:03et qui avait critiqué
35:06ouvertement Kiem Mbappé.
35:07Il y avait même eu
35:07des commentaires racistes
35:08contre Kiem Mbappé.
35:10Donc là,
35:10il y a une vraie revanche
35:11à prendre
35:11et ça peut se terminer
35:12par une finale
35:14qui rappellera celle
35:14évidemment d'il y a 4 ans.
35:15On a l'impression
35:16que c'est presque
35:16le sens de l'histoire.
35:17Pour l'histoire,
35:18il faudrait que ça se rejoue
35:19pour qu'on ait à nouveau
35:20ce match.
35:20Et là,
35:21je pense que
35:22connaissant un peu
35:23le tempérament maintenant
35:24de l'équipe de France
35:25qui a ce don justement
35:26de remonter
35:27après des grandes défaites,
35:28après des grands échecs
35:29justement dans l'histoire
35:31de l'équipe de France,
35:32je pense que cette fois-ci
35:33ils vont aller au bout.
35:34D'autant qu'ils ont
35:35ce facteur un peu chance
35:36aussi cette fois-ci
35:37avec des buts
35:37où ils arrivent à passer.
35:38C'est la chance à d'aider.
35:39La chance à d'aider
35:40exactement comme on dit.
35:41Jules ?
35:41Non, c'est vrai que
35:42Didier Deschamps a tout gagné
35:43et il va continuer
35:44de tout gagner.
35:45C'est-à-dire que
35:46Jules a raison
35:47d'insister sur un point,
35:48c'est l'enthousiasme
35:48qui règne dans ce groupe.
35:50Pour ceux qui ont connu
35:51qui ont été traumatisés
35:52notamment de l'affaire Naïsna,
35:54c'est vrai que ce groupe...
35:55Record de vue
35:56pour le documentaire Netflix
35:57sur l'affaire Naïsna.
35:58Parce que ça concerne
35:58tous les Français.
35:59L'affaire du bus
36:00où ils avaient refusé
36:00de descendre,
36:01ils avaient fait grève.
36:01Parce que l'équipe de France,
36:02c'est pour ça qu'on a été
36:03aussi dur avec Kylian Mbappé
36:04quand il a pris cette position,
36:06quand il avait le capitana
36:06et qu'il a appelé
36:07à voter contre le Rassemblement
36:08National,
36:08c'est que l'équipe de France
36:09elle appartient à tous les Français,
36:11elle appartient à toute
36:12la communauté nationale.
36:13Et moi, j'ai discuté
36:14avec un agent de joueurs
36:15très connu récemment,
36:16il y a quelques heures,
36:18et il me dit,
36:19tout le staff dit,
36:20on n'a jamais vu
36:21une équipe aussi soudée.
36:22On n'a jamais vu une équipe,
36:23même en 1998,
36:24c'est ce que dit ce monsieur
36:26et c'est ce qu'il raconte,
36:27voilà ce que dit le staff,
36:28on n'a jamais vu une équipe
36:30où finalement,
36:31ils sont potes,
36:31enfin on voit en effet
36:32dans la communication
36:33notamment sur les comptes Instagram
36:34ou TikTok
36:35de ces joueurs de foot,
36:36ils font des jeux de cartes,
36:38ils sont très contents.
36:39Quand il y a le bizutage
36:40par exemple de Maxence Lacroix
36:41qui vit sa première coupe du monde,
36:43ils le font en sourire,
36:44le bizutage c'est juste
36:45vous chantez lors d'un dîner
36:46ou d'un déjeuner
36:47une chanson que vous choisissez.
36:49Je trouve que ça se voit
36:52à l'état d'esprit du capitaine Mbappé,
36:54c'est-à-dire qu'on disait
36:54il ne veut pas défendre,
36:56il a défendu
36:56comme jamais il n'a défendu
36:57en équipe de France.
36:59Il l'est perso,
37:00il ne veut marquer que lui-même,
37:01il n'avait qu'une obsession
37:02après les critiques contre Dembélé,
37:03c'est que Dembélé puisse marquer.
37:04Il marque une première fois
37:06lors du deuxième match,
37:07il met trois buts
37:08avec des passes décisives
37:09de Kylian Mbappé
37:13et je trouve que cette équipe de France
37:14elle est au visage
37:15de l'état d'esprit
37:17de son capitaine,
37:18c'est-à-dire effectivement
37:18très soudée
37:19et toutes les critiques
37:20qu'on pouvait leur faire avant,
37:21ils ont décidé visiblement
37:22même d'y répondre,
37:23pas de commentaires politiques,
37:24du collectif,
37:25du défensif pour Mbappé,
37:27de la passe décisive pour Mbappé,
37:29d'autres que lui marque, etc.
37:30Dans une certaine mesure,
37:31cette équipe-là,
37:32en tout cas pour les matchs
37:33qu'on vient de voir,
37:33me fait penser à l'équipe
37:34du Paris Saint-Germain
37:35depuis deux ans.
37:35C'est-à-dire que
37:36ce n'est pas le même style de jeu
37:38parce que le jeu de Didier Deschamps,
37:39pour ceux qui aiment le foot,
37:40bon,
37:40ce n'est pas forcément
37:41le jeu le plus spectaculaire,
37:42c'est un jeu très offensif
37:44mais c'est quand même un jeu,
37:46voilà,
37:46ce n'est pas du tiki-taka
37:47comme on dirait,
37:49mais en revanche,
37:50il y a le collectif
37:51et ils sont tous là en effet,
37:53ils ont l'agnac,
37:53ils ont de l'énergie
37:54et ils se battront
37:55pour leurs coéquipiers
37:56et ça,
37:57c'est à la fois beau
37:58et je pense que ça peut
37:59les gagner au bout.
37:59Il y a la gagne,
38:00c'est-à-dire que le PSG
38:01gagne avec des joueurs
38:02clés,
38:03Désiré Doué,
38:03Dembélé
38:04qui portent leurs équipes
38:05et qui réussissent
38:06à être décisifs
38:07dans les grands moments,
38:08on retrouve finalement
38:09ces joueurs décisifs
38:10avec l'équipe de France
38:11qui,
38:11c'est ça,
38:12c'est le facteur
38:12qui change un match
38:13avec une individualité,
38:15Dembélé qui réussit
38:16un triplé
38:17avec des actions
38:18et une défense
38:18qui est très soudée,
38:19ça c'est les fondamentaux
38:20de Didier Deschamps.
38:21Et d'ailleurs,
38:21il y a eu des changements
38:22sur la défense
38:22parce qu'on a beaucoup
38:23critiqué la défense
38:24après le match
38:25de la Norvège,
38:26il a sorti Hernandez
38:28qui l'a remplacé
38:29par Lucas Dignes,
38:30donc il y a des changements
38:31niveau défense
38:32parce qu'on trouvait
38:33Didier Deschamps
38:35il était dur,
38:36on a marqué 10 goals,
38:37on a encaissé 2,
38:38on n'aurait pas dû
38:38encaisser les 2
38:39et on aurait dû
38:40en marquer plus de 10.
38:40La Normandaise
38:41a un profil plus offensif,
38:42Lucas Dignes
38:43a un profil plus polyvalent
38:44et donc ça permettra
38:45en effet
38:45de ne pas subir trop
38:47les assauts
38:48de nos amis suédois.
38:49Alors,
38:49en parlant d'amis suédois,
38:51il réclame la parole
38:52depuis tout à l'heure
38:52et je sais ce qu'il va dire.
38:54Donc je ne voulais pas
38:54gâcher la fête tout de suite.
38:56Eric Pechner.
39:01Avant de venir
39:01sur cette émission,
39:02j'ai eu Jordan Florentin
39:03et donc toute mon équipe
39:05évidemment de 100% frontière,
39:06on les mobilise ce soir
39:07parce qu'on est inquiets
39:08pour les supporters suédois.
39:10J'ai même appelé mon père
39:11en effet qui est suédois,
39:12je lui ai dit
39:12de rester bien sage ce soir
39:14parce qu'il ne faudrait
39:15surtout pas
39:16que la communauté suédoise
39:18aujourd'hui en France
39:18mette le bazar.
39:20En tout cas,
39:20moi je porterai
39:21le darp au français.
39:22On sera mobilisés.
39:24On ne pouvait pas
39:25commencer par ça,
39:25il fallait terminer par ça.
39:28Il fallait terminer.
39:28Il n'y en a pas
39:29de commentaire.
39:30Eric Tecner,
39:31il reste six émissions
39:34le matin
39:36et autant le soir.
39:38Je sens que vous allez faire
39:39une fusée.
39:41Je pense qu'à la fin,
39:41on va vous retrouver
39:42dans la stratosphère.
39:43Là, je vous sens bien
39:43depuis deux jours.
39:45Michael Dorian,
39:45vous n'allez pas pouvoir
39:46regarder le match vous
39:46parce que vous allez être
39:47à l'antenne pour le 22h minuit.
39:48C'est news évidemment.
39:49Avec la fusée du meilleur
39:50de l'info qui démarre
39:51dans un instant,
39:51on va revenir évidemment
39:52sur le drame
39:54autour de la mort
39:56de Louis
39:57et du gouvernement
39:58qui est sous pression
39:59avec notamment
40:00un gouvernement
40:00qui cherche à détourner
40:01les regards
40:02des principaux sujets.
40:04On se souvient
40:04que Laurent Nunez
40:05a déclaré que finalement
40:07l'extrême droite
40:08cherchait à exploiter l'affaire.
40:11Et vous avez vu l'information
40:11que nous avons sortie
40:12avec Jules Laurent.
40:13La famille refuse
40:14de rencontrer Laurent Nunez.
40:16C'est l'information du soir
40:16révélée par Jules Laurent.
40:18On y reviendra évidemment
40:19demain dans 100% Frontières.
40:20On me dit que vous allez
40:21jusqu'à 1h du matin ?
40:21A priori.
40:24Il attend les émeutes.
40:25Peut-être plus.
40:26Peut-être plus.
40:29Mais avec énormément
40:30de plaisir, Gauthier.
40:31Bien sûr.
40:31Mais moi, je vais vous regarder
40:32de minuit à 1h.
40:33C'est important que vous soyez là
40:34pour faire le débrief du match.
40:35Absolument.
40:36Pardon ?
40:36De maintenant jusqu'à 1h.
40:38Regardez.
40:39Oui, évidemment.
40:43Je me branche tout de suite.
40:45Michael Dorian,
40:46le 22h-1h de CNews,
40:48c'est tout de suite.