- il y a 2 mois
Un rendez-vous 100% politique présenté par Gauthier Le Bret du lundi au jeudi de 21h à 22h.
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00Il est 21h59, soyez les bienvenus en direct sur CNews 100% politique, nous sommes ensemble jusqu'à 23h avec
00:07ce soir Sébastien Ligné et Fabrice Hakoun.
00:09Bonsoir à tous les deux, merci d'être présents sur ce plateau.
00:13Les débats dans un instant, juste après l'essentiel de l'actualité.
00:16Bonsoir Sébastien, bonsoir Valentin Rouillon.
00:24Bonsoir Yohann et bonsoir à tous.
00:26Sébastien Lecornu qui est en déplacement à Mayotte.
00:29Le Premier ministre veut accélérer la reconstruction un an et demi après le passage du cyclone Chido.
00:36Mais il s'est d'abord penché sur l'immigration clandestine.
00:38La France conditionnera son aide à plusieurs pays africains, à leur coopération contre les passeurs et la reprise de leurs
00:45ressortissants en situation irrégulière, annonce donc de Sébastien Lecornu.
00:49Le MEDEF fait sa rentrée. Le président Patrick Martin a tenu un discours d'ouverture très offensif à la rencontre
00:55des entrepreneurs de France.
00:56Il réclame un programme présidentiel de liberté et dénonce les prophètes de malheur.
01:02Les entrepreneurs représentent le courage dans le pays face aux décideurs politiques. Écoutez-le.
01:08Notre pays doit avoir le courage d'acter que le redressement des comptes publics n'est pas une option, c
01:16'est un préalable.
01:17Pas seulement pour satisfaire nos engagements européens qui sont importants ou pour apaiser les marchés, c'est important aussi, mais
01:25parce que c'est la condition première de notre souveraineté.
01:29Nouveau plan social dans le groupe français de restauration collective Sodexo.
01:33Près de 1100 postes pourraient être supprimés en France. Une annonce vécue comme un tremblement de terre par les syndicats.
01:39Sodexo justifie ces suppressions par la nécessité de renforcer sa compétitivité dans un marché très concurrentiel.
01:45En France, l'entreprise emploie 25 000 personnes et exploite 4000 sites.
01:50A Poma dans l'Aude, l'heure est au déblément et la solidarité.
01:53Trois jours après le passage d'une violente tornade, 300 maisons ont été endommagées, dont 102 sont désormais inhabitables.
02:00La tornade a fait 48 blessés, dont 20 hospitalisés.
02:03La présidente de la région Occitanie demande des moyens exceptionnels pour accélérer cette reconstruction.
02:08Pompiers, habitants et bénévoles s'activent pour sécuriser les lieux et protéger les habitations, comme en témoigne cette femme au
02:14micro de Jérôme Rampon.
02:15On est un village voisin, on a vu la tornade arriver et on l'a vu de chez nous à
02:204 km.
02:21Donc voilà, on imagine ce qui s'est passé.
02:23On ne mangeait pas aujourd'hui, donc on pouvait le faire.
02:26Les météos France s'inquiètent.
02:2715 départements sont en alerte orange pour orages, 2 pour canicules.
02:31C'est la Corse qui est concernée.
02:32Plus de 40 degrés attendus à partir de ce jeudi midi.
02:35Et concernant les orages, il existe un risque marqué de phénomènes violents.
02:40Des grêlons de 2 à 5 cm de fortes pluies et des rafales de vent jusqu'à 100 km heure
02:44attendus.
02:45Anne Hidalgo et Patrick Bloch visaient par 3 plaintes pour non-assistance à personne en danger.
02:513 familles qui ont décidé d'attaquer l'ancienne maire de Paris et son ex-premier adjoint chargé de l
02:55'éducation.
02:563 jeunes filles auraient été victimes de violences, d'agressions sexuelles et l'une d'entre elles de plusieurs viols.
03:01Les faits se seraient déroulés dans une école du 7e arrondissement parisien.
03:06A l'international, au moins 160 morts.
03:09Entre le Népal et le Tibet, des centaines de touristes portaient disparu.
03:12Les deux tiers sont étrangers.
03:14Des dizaines de personnes d'origine européenne.
03:17Une crue d'une rare violence a tout emporté sur son passage.
03:20Des torrents d'eau boueuses ont submergé des quartiers entiers.
03:23Écoutez cet habitant, témoin de la catastrophe.
03:27On l'écoutera plus tard, visiblement.
03:29En tout cas, dans le reste de l'actualité, l'armée iranienne affirme avoir reconstruit
03:34tous ces systèmes d'armes endommagés pendant la guerre avec Israël et les Etats-Unis.
03:38Téhéran assure également avoir reçu de nombreux, de nouveaux équipements.
03:43Dans le même temps, le président iranien affirme que les Etats-Unis n'obtiendront rien
03:46avec leur pression économique.
03:48Des accords avec Oman ont été signés sur un partage des revenus du T3 d'Hormuz.
03:54Le prince Harry et Meghan sont de retour au Royaume-Uni.
03:57Plus de six ans après leur départ pour les Etats-Unis,
04:00le couple et leurs deux enfants ont atterri aujourd'hui en Angleterre.
04:03Leurs enfants Archie et Lilibet doivent faire leur rentrée dans une école britannique.
04:08Et puis pour terminer ce journal, Sophie Adnaud effectuera mardi prochain
04:12une troisième sortie dans l'espace.
04:14L'astronaute française sera cette fois aux commandes de l'opération
04:17accompagnée de sa collègue américaine Jessica Mayer.
04:20Une nouvelle fois, pendant 6h30, elles effectueront plusieurs opérations de maintenance
04:24dont le remplacement d'un rétro-réflecteur et d'une caméra de haute définition.
04:29Une sortie 100% féminine.
04:32Merci beaucoup cher Valentin Rouillon.
04:35On vous retrouve dans une heure évidemment pour un nouveau point complet sur l'actualité.
04:39On va commencer avec cette information et cette situation absolument inacceptable.
04:44Puisqu'un homme de 27 ans, de nationalité soudanaise,
04:46poursuivi pour agression sexuelle en récidive sur une femme de 83 ans,
04:52a été, tenez-vous bien, remis en liberté.
04:55Malgré une interdiction définitive du territoire français,
04:58il est ressorti libre du tribunal en raison d'une irrégularité dans la procédure.
05:03Les policiers n'avaient pas décrit comment l'homme avait été interpellé.
05:07Pierre Crépy.
05:09Elle l'a reconnu par deux fois.
05:11Pourtant, il est ressorti libre du tribunal.
05:13Un homme de 27 ans s'est présenté ce lundi devant le tribunal correctionnel de Paris
05:18après l'agression sexuelle présumée d'une femme de 83 ans dans le cinquième arrondissement.
05:24Interpellé quelques heures après les faits, il est d'abord placé en garde à vue.
05:28Ce ressortissant soudanais avait déjà été condamné en 2023
05:32à 40 mois de prison pour agression sexuelle sur personnes vulnérables.
05:36Il faisait aussi l'objet d'une interdiction définitive du territoire français depuis 2025.
05:40Mais au tribunal, la défense soulève un vice de procédure.
05:45Aucun procès verbal ne décrit son interpellation ou sa garde à vue.
05:48D'autres actes importants de l'enquête manquent également au dossier.
05:52Le tribunal estime alors qu'il n'est pas valablement saisi et ne peut donc pas juger l'affaire.
05:57Le prévenu est remis en liberté sans que sa culpabilité ou son innocence ait été tranchée.
06:02La victime l'avait pourtant reconnu sur photographie, puis derrière une glace sans teint.
06:06Mais la procédure étant irrégulière, le tribunal ne peut pas examiner les faits.
06:11Le parquet peut désormais faire appel.
06:14Et nous sommes en direct avec Axel Ronde, président de CFTC Police.
06:18Bonsoir Axel Ronde.
06:20Est-ce que quand vous découvrez ces informations, vos collègues sur le terrain,
06:25vous avez de plus en plus souvent l'impression de, comment dire,
06:30parfois travailler pour pas grand-chose en réalité ?
06:32– Mais complètement, parce qu'au final, on complexifie les procédures,
06:38on complexifie tout si vous voulez, on ne donne pas la latitude nécessaire aux fonctionnaires de police,
06:45on rajoute des normes.
06:47Je rappelle qu'il y a une nouvelle norme qui va être mise en place pour tout ce qui est
06:52relevé ADN,
06:54par exemple, il va falloir faire le justifié pour pourquoi on demande ces relevés-là.
07:02Donc on va refaire encore un PV, on fait des multitudes de PV dans des procédures,
07:09et au final, on se retrouve avec des PV à rallonge,
07:14et quand on transmet tout cela au parquet, il y a des pertes.
07:18Il y a des pertes parce que les outils informatiques sont complètement inadaptés à cette réalité,
07:25à tous ces actes de procédures qu'on nous demande de plus en plus,
07:29de plus en plus nombreux, on croule sous la paperasse,
07:32alors qu'on fait face à une défermante de délinquance.
07:36Au lieu de simplifier les choses, on rajoute et on rajoute,
07:39et au final, on se retrouve avec des procédures qui sont cassées,
07:43soit par les avocats ou soit carrément par la justice,
07:48qui ne peuvent plus être rendues parce que pour eux, il n'y a aucun élément probant.
07:54Donc il va falloir qu'on simplifie tout ça.
07:57Ça fait des années qu'on nous parle de simplification dans les procédures,
08:01et ça fait des années qu'on recomplexifie les procédures.
08:05Au final, vous avez des enquêteurs qui n'en peuvent plus,
08:08vous avez des enquêteurs qui sont au bout du rouleau,
08:11ils doivent gérer 500, 600 dossiers en attente,
08:15ce sont des plaintes des Français qui sont victimes et qui veulent effectivement réparation,
08:22mais si vous voulez, comment vous voulez, avoir une efficacité
08:26quand vous n'avez pas les bons outils nécessaires, allez-vous.
08:29Il y a un logiciel de procédure qui a coûté 280 millions d'euros,
08:33ça fait 10 ans qu'on l'attend, il n'est toujours pas opérationnel,
08:37il ne le sera jamais au final, puisque ça ne fonctionnera pas.
08:41Donc à un moment donné, comment vous voulez qu'on travaille sereinement,
08:46comment vous voulez que les Français finalement obtiennent réparation
08:50quand ils viennent déposer plainte ?
08:51Parce qu'on nous demande en plus de prendre l'ensemble des plaintes,
08:54des plaintes de tout le monde.
08:56Avant on pouvait traiter ça sur main courante,
08:58maintenant on nous l'interdit,
08:59donc on remet encore de la paperasse
09:02et on surcharge le service judiciaire.
09:04Restez avec nous évidemment Axel Ronde,
09:06ce qu'on voit Sébastien Ligné en réalité,
09:09c'est que cette énorme machine étatique,
09:11elle empêche les policiers de faire leur travail,
09:14c'est-à-dire elle les empêche de réellement protéger les Français.
09:17Bien sûr, mais c'est tellement français,
09:19c'est la plus grande maladie française,
09:20c'est-à-dire cette idée qu'un policier
09:22ne devrait pas forcément être dans la rue à faire son travail,
09:25mais finalement devrait être derrière un bureau
09:27à vérifier, revérifier, bien écrire,
09:31corriger la moindre faute.
09:32Et ce qui est très dérangeant,
09:33mais à la fois assez révélateur dans cette histoire,
09:35c'est que d'un côté on a la justice
09:37qui elle a toujours le droit à l'erreur.
09:39C'est-à-dire que quand vous avez un juge
09:41qui décide de relaxer une personne
09:44qui quelques semaines après va violer une personne,
09:47ou quand vous avez un juge d'application des peines
09:49qui décide d'accorder une remise des peines
09:51à un délinquant qui va récidiver quelques jours,
09:54quelques semaines seulement après sa décision,
09:56là l'erreur est admissible,
09:58elle est autorisée,
09:59il n'y a jamais de sanctions.
10:00En revanche, quand il y a la moindre petite faute
10:03de procédure de la part d'un policier
10:05ou d'un enquêteur qui croule déjà
10:07sous les demandes et sous les procédures,
10:09alors là la faute elle est non seulement inadmissible,
10:13mais elle entache l'ensemble de la procédure.
10:16Comment voulez-vous,
10:17moi je pense à la famille de cette personne de 83 ans,
10:20la justice va devoir expliquer à cette femme
10:24et à ses enfants et à sa famille
10:26qu'on va relâcher son agresseur
10:27parce qu'il y a une petite faute de procédure ?
10:30C'est ça la justice française aujourd'hui ?
10:31Alors Fabrice Akoun,
10:32moi j'entends les arguments
10:33qui sont développés par à la fois Axel Ronde
10:36et par Sébastien Linné
10:37et en même temps on est dans un état de droit
10:39et il faut penser aux droits de la défense.
10:41Donc où est-ce qu'on place le curseur ?
10:43Parce que la question elle est là,
10:44où est-ce qu'on doit placer le curseur
10:46pour effectivement veiller à la préservation
10:48des droits de la défense
10:49mais en même temps protéger l'ensemble des Français ?
10:52Alors effectivement,
10:53je ne défends pas souvent les magistrats
10:54mais là en l'occurrence,
10:55ils n'avaient pas d'autre choix.
10:56De toute façon,
10:56leur décision aurait été cassée,
11:00elle était susceptible d'appel
11:01puisqu'il y avait un défaut de procédure.
11:03Là pardon,
11:03ce ne sont pas les magistrats
11:06qui sont en cause éventuellement législateurs.
11:09Il y a des erreurs de procédure,
11:10l'avocat les soulève,
11:11c'est impossible de faire autrement.
11:13Donc là,
11:14il y a une double responsabilité,
11:16il y a la responsabilité du législateur,
11:17ça c'est une certitude
11:18parce qu'il y a cette obsession
11:20des droits de la défense
11:21qu'on oppose aux droits des victimes
11:23malheureusement
11:24qui sont un principe
11:27qui était valable au 18e, 19e siècle
11:30quand effectivement il y avait l'arbitraire
11:31mais qui aujourd'hui n'a plus aucun sens
11:33au regard de la manière
11:34dont la délinquance a évolué.
11:36Et le dernier élément,
11:37il y a autre chose aussi,
11:37c'est la responsabilité du système informatique.
11:40Axelron l'a parfaitement souligné.
11:41Vous avez un logiciel,
11:42il le dira mieux que moi,
11:43qui est la LRPPN
11:44qui ne fonctionne plus.
11:46Ça fait 10 ans
11:46qui demandent que ce logiciel de procédure
11:50soit rénové.
11:51On prend des sociétés
11:52qui ne savent pas faire le job,
11:53qui ne font pas le job
11:54et on se retrouve avec des outils
11:55qui ne fonctionnent pas.
11:56Je vous rappelle Louvois,
11:56je vous rappelle...
11:57Donc il y a un grave problème
11:58de système d'information
12:00au sein même des différents ministères.
12:02Axelron,
12:03dans la mesure où cet homme,
12:05soudané de 27 ans,
12:06a été interpellé en récidive,
12:09il était récidiviste
12:10lorsqu'il a agressé
12:11cette dame de 83 ans,
12:13on peut imaginer
12:14comme il est en liberté,
12:15vos collègues vont
12:17incessamment sous peu
12:18se retrouver confronter à lui
12:19et l'interpeller une nouvelle fois.
12:23C'est malheureusement très probable
12:25puisqu'on voit que le taux de récidive
12:27dans notre pays est énorme.
12:28En plus,
12:29quand vous avez un individu
12:30qui ne sera pas,
12:31en tout cas,
12:32condamné pour le moment,
12:33à moins que le parquet fasse appel,
12:36en tous les cas,
12:37je ne vois pas comment
12:39on va pouvoir,
12:40si vous voulez,
12:40rattraper l'affaire.
12:42C'est des choses
12:44qui arrivent malheureusement
12:45de plus en plus,
12:46qu'on va voir de plus en plus.
12:47En plus,
12:48si vous voulez,
12:49la partie adverse,
12:50les avocats ont la capacité
12:51de faire analyser
12:53nos procédures
12:54par l'intelligence artificielle.
12:56Ça veut dire
12:56qu'ils arrivent
12:57à prouver des failles
12:58dans nos procédures
13:00puisque,
13:00comme je vous ai dit
13:01tout à l'heure,
13:02les actes de procédure
13:03ne cessent d'augmenter.
13:05Si vous voulez,
13:05on nous rajoute des normes.
13:07Et nous,
13:07nous n'avons pas
13:08les bons outils informatiques.
13:09Nous ne pouvons même pas
13:10faire vérifier par l'IA,
13:11par exemple,
13:12si nos procédures
13:13sont carrées.
13:14on ne joue pas,
13:15si vous voulez,
13:16à arme égale,
13:17au final,
13:18avec la délinquance.
13:20Puisqu'on parle
13:20d'ensauvagement
13:21de la société,
13:22je veux qu'on parle
13:23à présent
13:23de ce coup de couteau
13:24à la gorge
13:24en plein Paris.
13:26Pourquoi ?
13:27Eh bien,
13:27à cause d'une altercation
13:28entre un automobiliste
13:30et un cycliste.
13:31C'est ce qui s'est produit hier
13:32dans le 9e arrondissement
13:33de Paris,
13:34le conducteur après la fuite,
13:35avant d'être interpellé
13:37quelques heures plus tard.
13:38C'est ce que nous expliquent
13:39Elliot Jamois
13:39et Florian Doré.
13:41Une altercation
13:42qui dégénère
13:43en quelques instants.
13:44Mardi,
13:45aux alentours de 13h30,
13:46rue de Cesse,
13:47dans le 9e arrondissement
13:48de Paris.
13:48Un automobiliste
13:49et un cycliste s'invectivent.
13:51Ce commerçant
13:51nous décrit la scène.
13:52Le conducteur,
13:53il sort,
13:54il lui met un coup
13:55et il y avait
13:55une réaction de l'autre.
13:57Il se mettait à terre
13:57pendant deux minutes
13:59et ils avançaient
14:00jusqu'à la porte.
14:02On a essayé
14:02de les séparer.
14:04On était à trois.
14:04C'est à l'heure
14:05que l'automobiliste riposte.
14:07Il porte un coup de couteau
14:08à la gorge du cycliste
14:09avant de prendre la fuite.
14:10Les enquêteurs
14:11remontent rapidement
14:11jusqu'au conducteur.
14:13Il est interpellé
14:13vers 17h,
14:14quelques heures
14:15après l'effet,
14:16puis placé en garde à vue.
14:17Des faits assez fréquents
14:18selon ce témoin.
14:19Malheureusement,
14:20ça arrive quand même
14:20souvent dans cette rue
14:21parce que je ne sais pas
14:22si vous voyez,
14:23la rue est quand même
14:24assez étroite.
14:25Ils ont mis sur une voie
14:26et la piste cyclable
14:27à contresens
14:27de la circulation
14:29avec des camions
14:30qui sont garés
14:31tout le temps
14:31en double fil dans cette rue.
14:32Donc ça arrive assez régulièrement
14:34ce genre de situation
14:35aussi violente.
14:36Je n'en avais jamais vu avant
14:36parce que là,
14:37c'était quand même
14:37assez violent.
14:38Quant au cycliste,
14:39il est d'abord transporté
14:40à l'hôpital en urgence absolue
14:42avec une suspicion
14:43d'atteinte à la carotide.
14:44La victime est sortie
14:45de l'hôpital ce mardi
14:46en fin d'après-midi
14:47avec des lésions peu profondes
14:49et deux jours d'ITT.
14:50Une enquête pour tentative
14:51de meurtre a été ouverte
14:52et confiée
14:53à la police judiciaire.
14:55Axel Ronde,
14:55on a le sentiment
14:56sur ce plateau
14:57et tous les téléspectateurs
14:59qui suivent régulièrement
15:00ces news
15:00doivent se dire
15:01mais on a l'impression
15:02que tout le monde
15:03désormais a un couteau sur soi.
15:05À la moindre occasion,
15:06à la moindre altercation,
15:08on voit des personnes
15:09sortir des couteaux
15:10de leur sac,
15:11de leur veste
15:12pour agresser.
15:13Il y a de plus en plus
15:14d'agressions aux couteaux.
15:15Est-ce que c'est un phénomène
15:16que sur le terrain
15:17vous arrivez à quantifier
15:19ou en tout cas
15:20est-ce que vous notez
15:20qu'il est en croissance exponentielle ?
15:24Oui, ce qu'on note
15:25c'est surtout la violence
15:26qui explose dans notre pays
15:27et elle prend
15:28différentes formes.
15:30Effectivement,
15:31beaucoup ont accès
15:32à des couteaux
15:33sur eux
15:34et ils vont
15:37les utiliser directement.
15:39Dès qu'il y a
15:40un petit problème,
15:42ça prend des proportions
15:43inimaginables
15:44et vous avez des personnes
15:45qui se retrouvent
15:46avec un coup de couteau
15:47en pleine gorge.
15:48Et ça,
15:49c'est quelque chose
15:49que malheureusement
15:50nous constatons.
15:51Nous constatons aussi
15:52cette violence.
15:53Vous pouvez aussi
15:54vous prendre un coup de cric
15:55par exemple,
15:56vous pouvez vous prendre
15:57un coup de machette,
15:57un coup de...
15:58En tous les cas,
15:59on voit qu'il y a
16:00une violence terrible
16:01dans notre pays
16:02et qu'est-ce qui se passe ?
16:03Eh bien,
16:04on va surveiller finalement
16:06l'action de la police nationale
16:07au petit détail.
16:08On va regarder
16:09si les policiers
16:09ont bien fait leur travail,
16:12si les policiers
16:12ont bien vouvoyé
16:13les personnes,
16:14si les policiers
16:15ont bien été gentils
16:16alors que vous avez
16:17une délinquance,
16:19une délinquance,
16:20une délinquance,
16:20une délinquance
16:21et une violence
16:21dans notre pays
16:22complètement débridée.
16:24Vous pouvez mourir
16:25parce que vous roulez
16:26avec un vélo
16:27et que vous allez
16:28vous prendre la tête
16:29avec un automobilisme
16:30complètement cinglé.
16:31Ça, c'est le quotidien
16:33que nous, policiers,
16:34nous constatons
16:35et qu'une partie
16:36de la France
16:37constate aussi
16:38parce qu'elle est aussi
16:39victime de ces individus.
16:41Merci beaucoup,
16:42Axel Ronde,
16:43d'avoir été avec nous
16:43en direct sur CNews.
16:45Je rappelle que vous êtes
16:45président CFTC Police.
16:48On va découvrir
16:49à présent
16:49la réaction de Sarah Knafow
16:51qui est eurodéputée
16:52du parti Reconquête.
16:54Voilà ce que dit Sarah Knafow.
16:56Vélo, couteau, dodo,
16:57le Parisian Dream
16:59socialiste.
17:00Sébastien Ligny,
17:01est-ce que ça vous semble
17:01correspondre à une réalité
17:03ou est-ce que c'est quand même
17:04un peu exagéré ?
17:06Non mais c'est terrible.
17:07Quand on parle d'ensauvagement,
17:09on parle souvent
17:09de l'insécurité
17:10et des chiffres,
17:11des statistiques.
17:12En effet,
17:12c'est un signe
17:13de l'ensauvagement.
17:14Mais l'ensauvagement,
17:14ce n'est pas simplement
17:15une question de nombre
17:16d'agressions.
17:17C'est la nature
17:18de la violence
17:18qui est en train de changer.
17:19C'est-à-dire que non seulement
17:20il y a de plus en plus
17:21d'agressions,
17:22mais ces agressions
17:23sont de plus en plus
17:24violentes,
17:25de plus en plus gratuites
17:26et de plus en plus répandues.
17:28C'est-à-dire que ce qui
17:30se serait résolu
17:31par une invective
17:32ou un coup de poing...
17:33Ou une discussion,
17:34tout simplement,
17:35une discussion.
17:35Une discussion il y a 40 ans,
17:37une invective il y a 20
17:38et un coup de poing il y a 10.
17:39Aujourd'hui,
17:40ça termine par un coup de poing.
17:40Vous avez bien décrit
17:41cette évolution.
17:42C'est ça qui est terrible.
17:43Et d'ailleurs,
17:43c'est un cercle vicieux
17:44parce qu'on connaît,
17:45enfin moi je connais des gens
17:46qui aujourd'hui,
17:47vous parlez du fait
17:48qu'il y a des couteaux partout.
17:48Mais il y a aussi des gens
17:50qui sont de bonne foi,
17:51qui s'arment de couteaux
17:53en prévision du fait
17:55qu'ils risquent
17:55d'être attaqués
17:56par des couteaux.
17:57Et donc là,
17:57on est dans un cercle vicieux
17:58qui est absolument catastrophique
18:00parce que c'est
18:01la violence gratuite
18:02qui va répondre
18:03à une tentative de défense
18:04et donc on se retrouve
18:05avec en effet
18:06des couteaux partout.
18:06Pourquoi à l'entrée des lycées,
18:08vous vous retrouvez
18:09avec des cartables entiers
18:10où parfois
18:11vous avez des petits couteaux
18:12parce que vous avez aussi
18:12des élèves qui se défendent
18:14en prévision d'une attaque ?
18:16Je ne sais pas le dire
18:17mais comme
18:19Sarah Knafo l'a dit,
18:20je vais dire,
18:20il y a effectivement
18:21des pouvoirs publics parisiens
18:23mais c'est plus général
18:25qui ont organisé les choses
18:26de façon à ce que les gens
18:27deviennent fous.
18:28Excusez-moi,
18:29là on n'est pas dans la délinquance.
18:30Vous savez,
18:31l'automobiliste
18:31il y a quelque temps
18:32a écrasé un cycliste
18:33parce qu'il a tapé
18:34sur sa voiture,
18:35etc.
18:35Il a tué sans le vouloir,
18:37bien entendu,
18:37c'était involontaire.
18:39Ça a été un drame absolu
18:40pour bien sûr
18:40le cycliste qui est mort,
18:41ça a été un drame absolu
18:42pour sa famille,
18:42ça a été un drame absolu
18:43pour la personne
18:43qui est en détention provisoire
18:44depuis,
18:45en attendant son procès.
18:46Pardonnez-moi,
18:46c'était surtout un drame
18:47pour la personne qui est morte.
18:48Non, excusez-moi,
18:49je ne justifie pas,
18:49je ne suis pas en train
18:50de justifier ça,
18:50je vous dis simplement
18:51que quand on circule dans Paris,
18:52je reprends ce que dit Sarah Knafo,
18:54quand on circule dans Paris,
18:56je ne dis pas
19:00ce que c'est justifié
19:01de tuer,
19:02je vous dis simplement
19:03que les pouvoirs publics
19:04au lieu de servir,
19:06au lieu de servir,
19:07excusez-moi,
19:07je vais juste faire mon propos
19:08parce que si la phrase
19:09n'est pas entière,
19:10on ne peut pas la comprendre.
19:11si les pouvoirs publics
19:12aujourd'hui,
19:13au lieu de servir les citoyens,
19:15leur pourrisse la vie,
19:16on finit par en arriver
19:17malheureusement
19:18à cette situation-là.
19:19Je ne dis pas
19:19qu'elle est justifiée,
19:20je vous dis simplement
19:21que les gens à Paris
19:22deviennent fous.
19:23Fabrice,
19:23je vais vous démontrer
19:24pourquoi est-ce que vous avez tort
19:25me semble-t-il,
19:26parce qu'aujourd'hui
19:27on sort un couteau
19:28pas seulement à Paris,
19:28on sort des couteaux
19:29dans des campagnes,
19:30on a sorti des couteaux
19:30à Crépaule,
19:33on égorge des personnes.
19:34Ce n'est pas pour les mêmes raisons
19:35là, en fait,
19:35là on parle
19:36d'un différent automobile.
19:37Vous savez,
19:37ça fait des années
19:38que...
19:39Combien de fois
19:39on a eu pour des places
19:40un homme s'empêche ?
19:41Si à chaque fois
19:42que vous êtes énervé
19:42parce que vous êtes contrarié
19:43par la politique municipale,
19:45vous sortez un couteau,
19:46on ne va pas s'en sortir.
19:47Je n'ai pas dit ça.
19:48J'entends ce que vous dites,
19:49mais encore une fois,
19:50mesurez bien votre propos
19:51et expliquez-le bien.
19:51Mais voilà,
19:52c'est ce que je viens de faire,
19:53de détailler.
19:54Oui, mais enfin,
19:54pardon,
19:55c'est quand même un vrai sujet,
19:55c'est-à-dire qu'en effet,
19:56l'homme ne se contrôle plus
19:57ou de moins en moins.
19:58Et comme on le disait,
19:59c'est-à-dire que si on explique
20:01que parce que la circulation
20:03à Paris est catastrophique,
20:04ça peut amener
20:05certaines personnes
20:06à poignarder des gens.
20:07Je ne vous dis pas ça.
20:07Vous savez que ce n'est pas nouveau.
20:09Ça explique bien
20:10la logique dans laquelle
20:11on est en train
20:11d'être entraînés.
20:13Malheureusement.
20:13C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
20:15pour un mauvais regard,
20:16pour quelqu'un
20:17qui ne vous dit pas bonjour
20:18ou qui ne vous dit bonjour
20:19pas correctement,
20:19vous pouvez être agressé
20:21par un coup de couteau.
20:21C'est ça le sujet.
20:22Ce que je vous dis simplement,
20:23c'est que malheureusement,
20:24ça n'est pas nouveau.
20:25Des gens qui se font poignarder
20:26pour des places de parking.
20:27Il y en a déjà eu.
20:29Soufiane, pour un regard en croix,
20:31a été tuée à Grenoble.
20:33Je veux dire,
20:33malheureusement,
20:33ce n'est pas nouveau.
20:34Ce qui est nouveau,
20:35c'est que le phénomène
20:36est en train de s'accentuer
20:38considérablement
20:38et qu'il n'y a jamais eu
20:40autant d'attaques au couteau
20:41qu'il n'y en a aujourd'hui.
20:43Bonsoir, Benoît Perrin.
20:45Bonsoir.
20:45Directeur de Contribuables Associés.
20:47Merci de nous avoir rejoints
20:48sur ce plateau
20:48puisqu'on va parler avec vous
20:49du Mozart de la finance.
20:51Le fameux président de la République
20:53qui dirige ce pays
20:54depuis neuf ans
20:55et qui a été présenté
20:56en tout cas
20:57comme le Mozart de la finance
20:59et pourtant le bilan
21:00d'Emmanuel Macron
21:01il est évidemment sans appel.
21:03Emmanuel Macron
21:04qui promettait en 2017
21:05de transformer en profondeur
21:07l'économie française
21:08sauf qu'entre 2017
21:10et aujourd'hui
21:10vous le savez
21:11la dette a augmenté
21:12comme jamais.
21:13510 milliards d'euros
21:15ont même disparu.
21:17Dettes, chômage,
21:18défaillances d'entreprises.
21:19Quel héritage économique
21:20laissera le président
21:21de la République ?
21:22Élément de réponse
21:23avec nos confrères
21:24du JD News
21:24et avec Sarah Fenzari.
21:26Il devait remettre
21:27la France en marche.
21:29Neuf ans plus tard,
21:30c'est l'addition
21:30qui s'affiche
21:31pour Emmanuel Macron
21:32qui est arrivé à l'Elysée
21:34avec l'image
21:34d'un expert
21:35de l'économie
21:36et qui laisse derrière lui
21:38des comptes
21:39dans le rouge.
21:40Premier indicateur,
21:42la dette
21:43depuis 2017,
21:45elle a augmenté
21:46de 1280 milliards d'euros,
21:48soit près de 57%
21:49selon les chiffres
21:51compilés par nos confrères
21:52du JD News.
21:53Cette fragilité
21:54des comptes publics
21:55accompagne une autre tendance,
21:57celle des défaillances
21:58d'entreprises,
22:0070 803 en 12 mois,
22:02soit 29% de plus
22:04qu'en 2017.
22:06Sur le front de l'emploi,
22:07le bilan est plus contrasté.
22:09Le chômage avait nettement reculé
22:11au cours des premières années
22:12de son quinquennat,
22:14mais la tendance
22:15s'est inversée.
22:16Le chômage est remonté
22:18à 8,3%.
22:19Son plus haut niveau
22:20depuis 2020,
22:22en un an,
22:22il a gagné 0,8 points.
22:25Pourtant,
22:26le président de la République
22:27déclarait ceci
22:28en 2018.
22:30Hôtel, café, restaurant,
22:31je traverse la rue,
22:33je vous en trouve,
22:33il veut simplement des gens
22:34qui sont prêts à travailler.
22:35Maître des chiffres,
22:37ancien banquier
22:38devenu président,
22:39Emmanuel Macron
22:40laisse désormais
22:41une équation
22:41à résoudre
22:42à son successeur
22:43comment remettre
22:44les comptes dans le vert
22:46sans mettre davantage
22:47la France
22:48dans le rouge.
22:50Benoît Perrin,
22:50j'ai une théorie,
22:51vous allez me dire
22:52si vous êtes d'accord.
22:53On dit toujours
22:53que dans les campagnes présidentielles,
22:55il y a un ou une invité surprise.
22:56Et si cette fois,
22:57l'invité surprise,
22:58c'était la crise de la dette ?
23:00Alors déjà,
23:01il y a une échéance
23:01en fin de cette semaine
23:02puisque vendredi prochain,
23:04vous avez l'agence Fitch,
23:05vous savez,
23:05qui note les États
23:07sur leur capacité
23:08à rembourser la dette,
23:10qui va attribuer
23:11une note à la France
23:12donc pour l'instant,
23:13on est à A+,
23:13peut-être qu'elle va dégrader
23:14l'anne de la France
23:16et puis après,
23:16il y a les deux autres
23:17grosses agences de notation
23:18qui vont s'exprimer
23:19dans les mois qui viennent.
23:22Effectivement,
23:22il y a un vrai enjeu
23:23sur les marchés,
23:24on voit bien,
23:25il suffit de regarder
23:26en fait les taux
23:27auxquels la France emprunte,
23:28on est à peu près à 4%,
23:29ce qui est un taux
23:30très élevé,
23:31on n'avait jamais connu
23:32des taux aussi importants
23:33depuis la crise financière
23:34de 2009,
23:35donc vous voyez,
23:36on est dans une situation
23:36difficile,
23:37je ne pense pas
23:38que du jour au lendemain,
23:39on va avoir des taux
23:40qui vont augmenter
23:41de manière exponentielle
23:42comme on a pu connaître
23:43en Grèce.
23:44Y compris si on n'a pas
23:44de budget à la fin de l'année ?
23:46Je ne crois pas,
23:47en revanche,
23:48je crois plutôt
23:49à la théorie de la cravate,
23:52c'est-à-dire qu'en fait,
23:53on a le nœud
23:54qui se sert de plus en plus
23:55autour de la gorge
23:56de la France
23:58et là pour le coup,
23:59ça devient très embêtant,
24:00juste un chiffre,
24:01en 2027,
24:03chaque Français
24:04va faire un chèque
24:05de 1200 euros
24:07uniquement pour rembourser
24:08les intérêts de la dette.
24:09Donc vous voyez,
24:10ça c'est vraiment
24:10du gaspillage d'argent
24:11pour les gens
24:12qui travaillent dur
24:13et quand je dis
24:13chaque Français,
24:14c'est-à-dire du nourrisson
24:15jusqu'à la personne
24:16la plus âgée.
24:17Vous voyez,
24:17ça a des conséquences directes
24:19et surtout,
24:19ça a des conséquences actuelles.
24:21Je vous dis ça
24:21parce qu'on me dit souvent,
24:22vous savez,
24:22la dette,
24:24ce sont nos enfants
24:25et nos petits-enfants
24:26qui vont en hériter.
24:27Non,
24:27les Français aujourd'hui
24:29paient tous les ans
24:301200 euros
24:31à nos créanciers.
24:32Écoutez,
24:33compte tenu de l'état
24:33de nos finances publiques,
24:34je ne crois pas
24:34que ce soit une bonne nouvelle.
24:35Alors si je reprends
24:36votre théorie de la cravate,
24:37on la sert de plus en plus
24:38et on a le coût
24:39de plus en plus serré,
24:39à quel moment
24:40est-ce qu'on étouffe ?
24:42Alors écoutez,
24:42c'est très difficile
24:43de le savoir,
24:44personne n'est capable
24:44de lire dans le mar de café.
24:46Vous avez le Japon
24:47qui a une dette
24:48extrêmement élevée
24:48et qui continue
24:49à pouvoir emprunter
24:50sur les marchés financiers.
24:51Vous avez l'Espagne
24:52qui avait une dette
24:53d'à peu près 65-70%
24:55et qui a eu
24:56une crise financière.
24:57Donc la finance,
24:58c'est finalement
24:58un seul mot,
24:59la finance,
24:59c'est la confiance.
25:00Dès lors que les marchés
25:01n'ont plus confiance
25:02dans le pays
25:04qui émet des titres de dette,
25:05là il y a danger.
25:06Et là on sent
25:07que la confiance
25:08s'altère mois après mois.
25:09On voit la dette
25:10plus 1280 milliards d'euros
25:12depuis 2017.
25:13Ça, c'est Emmanuel Macron,
25:151280 milliards d'euros
25:17depuis 2017.
25:18Est-ce qu'il y a
25:19un président
25:19qui a fait pire que lui ?
25:21Écoutez,
25:22je ne crois pas.
25:23Je ne crois pas.
25:24C'est vrai que le chiffre
25:25est absolument astronomique.
25:26Et j'aurais tendance
25:28à vous dire que si seulement
25:28la dette avait permis
25:29de générer de la croissance,
25:31on ne s'en plaindrait pas.
25:32Un ménage peut parfaitement
25:33s'endetter,
25:34beaucoup s'endetter
25:35pour par exemple
25:36faire un investissement locatif.
25:38Ce qui lui permet ensuite
25:39de récupérer
25:41des revenus locatifs
25:42et donc de s'enrichir.
25:43Là, la difficulté
25:44de cette dette,
25:45c'est que j'aurais tendance
25:46à dire,
25:46elle n'a servi à rien.
25:47On n'a pas investi
25:48dans l'intelligence artificielle.
25:50On n'a pas investi
25:50dans les infrastructures.
25:52On n'a pas investi
25:53massivement dans le nucléaire.
25:55On n'a pas investi
25:56massivement dans la formation.
25:57Autrement dit,
25:58on n'a pas investi
25:59considérablement
25:59pour poser les bases
26:01d'une croissance soutenue
26:03dans les années qui viennent.
26:04Et c'est ça
26:04le drame de la France.
26:05En fait,
26:06on paie en quelque sorte
26:07le train de vie
26:07de l'État au quotidien
26:09sans penser à l'avenir.
26:10Vous restez avec nous.
26:11On marque une courte page
26:12de publicité.
26:13On va continuer
26:13à aborder ce thème-là
26:15après la pause.
26:16On entendra notamment
26:17Bruno Le Maire
26:18qui nous dira
26:18ce qu'il pense
26:19de son bilan.
26:20Et puis on entendra
26:21Patrick Martin
26:22qui est le président
26:24du MEDEF,
26:24vous le savez,
26:25et qui nous dit
26:26qu'une réforme des retraites
26:27est absolument inéluctable.
26:29Et pourtant,
26:30plusieurs candidats
26:30à l'élection présidentielle
26:32promettent toujours
26:32la retraite
26:33à partir de 60 ans
26:34pour ceux qui ont commencé
26:35à travailler tôt.
26:36Est-ce que cette promesse
26:37sera tenable ?
26:38On en parle tout de suite.
26:42De retour en direct
26:43sur CNews
26:44dans la deuxième partie
26:45de 100% politique.
26:46On évoquait juste avant
26:47la pause
26:48la dette colossale
26:49qu'allait laisser
26:49Emmanuel Macron
26:50aux Français.
26:51Écoutez ce qu'on disait
26:52ce matin Bruno Le Maire
26:53qui a été ministre
26:54de l'économie
26:55durant 7 ans.
26:56Je suis obligé de me dire
26:57voilà, ça fait 30 ans
26:58que je me suis engagé
26:59dans la vie publique
26:59et fin 2026,
27:00on en est où ?
27:028% de taux de chômage.
27:04On en est au bord
27:04du précipice.
27:05On n'en est pas là
27:06où on devrait être.
27:078% de taux de chômage,
27:09un déficit qui continue
27:10de progresser
27:10alors qu'il n'y a plus
27:11ni Covid
27:12ni début de la guerre
27:13en Ukraine,
27:14une désindustrialisation
27:15qui a repris
27:16depuis 2024
27:17alors que si j'ai une fierté
27:19c'est qu'on avait engagé
27:20la réindustrialisation du pays.
27:21Donc nous n'en sommes pas
27:22là où nous devrions être
27:24nous les Français.
27:25Il faut une nouvelle vision
27:26pour le pays,
27:27ce que j'appelle
27:27une autre France
27:28qui nous permet
27:29de basculer
27:29du vieux modèle
27:30qui a échoué
27:31et j'ai participé
27:32à ça.
27:33J'ai voulu,
27:33j'ai essayé.
27:34Il faut faire comme en 1958.
27:35Il faut recréer un modèle.
27:36Il faut recréer
27:37un nouveau modèle
27:38dans un nouveau monde.
27:40Quelles que soient
27:41les responsabilités
27:42des uns et des autres,
27:43Bruno Le Maire
27:44en a forcément une.
27:45Il a été ministre
27:45de l'économie
27:46pendant 7 ans.
27:47Mais ce que je trouve
27:48fascinant,
27:49c'est le détachement
27:51avec lequel Bruno Le Maire
27:53présente la situation
27:54comme si tout ça
27:55était loin de lui,
27:56comme s'il était
27:57en train de surplomber
27:58et tout ça,
27:59comme s'il était
28:00effectivement un commentateur
28:01alors qu'il a été acteur
28:03pendant 7 ans,
28:04plus même puisqu'il a été
28:05ministre sous Nicolas Sarkozy.
28:07Donc, ça fait longtemps
28:08qu'il a une responsabilité
28:09dans la situation du pays
28:10quand même,
28:11me semble-t-il.
28:11Mais il y a deux choses
28:12qui sont extraordinaires.
28:13Déjà, il y a cette faculté
28:14de...
28:15Bon, ce n'est pas simplement
28:15Bruno Le Maire
28:16mais de tous...
28:16Non, absolument.
28:17C'est vrai.
28:18Vous avez raison, bien sûr.
28:19De tous les ex-ministres
28:21à toujours être
28:22beaucoup plus inventifs
28:23une fois qu'ils ont quitté
28:24leur ministère
28:24que quand ils y étaient.
28:25C'est-à-dire qu'on n'a jamais
28:26eu autant de nouvelles propositions
28:28de Bruno Le Maire
28:28que depuis qu'il n'est plus
28:29ministre de l'économie.
28:30On se demande ce qu'il a fait
28:31pendant 7 ans.
28:32Et ensuite,
28:33et ça, c'est un moteur
28:35très macronien,
28:36c'est ce refus
28:37d'assumer toute responsabilité.
28:38C'est-à-dire qu'on en est
28:39encore en 2026
28:41à des ministres,
28:42même Emmanuel Macron
28:43en personne,
28:43qui, dès qu'on lui parle
28:44de la dette,
28:46rechignent à mentionner
28:47sa propre responsabilité.
28:49Ils mentionnent
28:49des petites erreurs.
28:50Mais Bruno Le Maire,
28:51à chaque fois,
28:52nous ressort l'argument
28:53on a eu le Covid,
28:55on a eu les gilets jaunes,
28:56comme si vous voulez,
28:57les gilets jaunes
28:57étaient arrivés par magie en France.
28:58On a eu la guerre en Ukraine,
29:00on a eu l'Iran, etc.
29:01Comme si la France
29:02était le seul pays au monde
29:03qui avait traversé
29:04toutes ces crises-là
29:05et que finalement,
29:06la France,
29:06ça en était mieux sorti
29:07que les autres.
29:08Il y a ce refus
29:09d'admettre toute responsabilité
29:10qui, je pense,
29:11aux yeux des Français,
29:12représente ce qu'il y a
29:13de pire en politique.
29:14Benoît Perrin,
29:15Bruno Le Maire
29:16dit aussi la chose suivante.
29:17Il dit,
29:18je suis inquiet,
29:19la France risque
29:20d'être mise sous tutelle.
29:22Est-ce que c'est un risque
29:23qui vous semble plausible ?
29:25Écoutez,
29:26tout est toujours possible,
29:27effectivement.
29:28Maintenant,
29:29on n'est quand même
29:30pas tout à fait la Grèce,
29:31on n'est quand même
29:31pas tout à fait
29:32les pays qui sont tombés.
29:34Mais est-ce qu'on en prend
29:34le chemin ?
29:34Mais en revanche,
29:35on en prend le chemin.
29:37Très concrètement,
29:38on a un mur en face de nous
29:39mais on ne sait pas
29:40à quelle distance
29:40on est du mur.
29:41Donc on a le mur
29:42de la dette,
29:43on sait très bien
29:43qu'il est tout à fait
29:44malsain de continuer
29:45à avoir des déficits
29:47qui augmentent,
29:48une dette qui continue
29:49à s'emballer.
29:51Globalement,
29:51des dépenses publiques
29:52qui sont complètement
29:53hors contrôle
29:54et va arriver un jour,
29:55je ne sais pas quand,
29:56mais ça arrivera
29:57si on continue comme ça
29:57où on sera sévèrement
29:59sanctionné par les marchés
30:00financiers.
30:01Et encore une fois,
30:02l'argent qu'on dépense
30:03pour rembourser
30:04nos créanciers,
30:04c'est autant d'argent
30:05qu'on ne met pas
30:05pour la police,
30:07pour la santé,
30:08pour l'éducation,
30:09bref,
30:09dans des secteurs
30:10qui répondent
30:11aux attentes,
30:12aux aspirations
30:13des Français.
30:14J'aurais tendance à dire,
30:14finalement,
30:15on paie des impôts
30:16pour des postes importants.
30:17C'est toujours pénible
30:18de voir notre État
30:19qui gaspille notre argent
30:20dans différents secteurs
30:22et je crois que
30:23le fait d'avoir
30:23des budgets déséquilibrés
30:26pénalise très concrètement
30:27les gens qui travaillent
30:28et qui sont obligés
30:29d'embourser
30:30de cette fameuse dette.
30:31Je veux vous montrer
30:32ce chiffre également
30:33qui concerne
30:34les défaillances
30:35d'entreprises.
30:36Regardez,
30:36il est absolument effarant.
30:38Il y a eu
30:3970 803 défaillances
30:42d'entreprises
30:43sous les 12 derniers mois.
30:45C'est un chiffre
30:46qui est évidemment
30:47effrayant
30:48et qui nous dit,
30:49Fabrice Hacoune,
30:50que l'économie française
30:52est dans une situation
30:53plus que difficile
30:54et qu'elle se détériore
30:55surtout
30:56cette situation économique.
30:57C'est le plus inquiétant.
30:59Depuis quelques mois
31:00voire quelques années,
31:01on a le sentiment
31:01qu'il n'y a plus
31:02de maître à bord.
31:03En fait,
31:03c'est ça parce qu'il faut
31:04tenir la barre.
31:04Quand vous êtes par gros temps,
31:05là on est par gros temps
31:06dans une situation difficile
31:07et il faut tenir la barre.
31:09Et surtout,
31:09ce qui est terrible,
31:10c'est qu'au-delà
31:10de la déresponsabilisation
31:11qui est à tous les niveaux,
31:12vous voyez que la dernière crise
31:13à la DGFIP,
31:14il n'y a pas de responsable,
31:15aucune tête n'est tombée.
31:16Aucune tête n'est tombée.
31:17Tous les derniers scandales
31:24et une chose
31:24qui n'est pas du tout évoquée
31:25par tous ces gens
31:26les qui rejoignent
31:27ce que vous disiez,
31:28c'est qu'en fait,
31:29notre modèle social
31:30est complètement décalé.
31:32Il n'a plus aucun sens.
31:34Tous les ressorts
31:34de notre modèle social,
31:35ceux qui aujourd'hui
31:36nous obligent
31:37à s'endetter
31:38pour une grande partie,
31:39sont issus de 46.
31:41Tous.
31:42Et donc,
31:42à un moment donné,
31:43il va falloir se poser la question.
31:44On n'a plus du tout
31:44la même sociologie.
31:45On n'a plus du tout
31:46la même typologie
31:48d'économie mondiale, etc.
31:49Donc, comment on peut continuer
31:50à avoir une politique sociale
31:53qui est basée sur
31:55des principes
31:55qui ont été dictés
31:57en 46 ?
31:57Bruno Perrin.
31:58Il faut dire la vérité.
31:59La vérité, elle est simple.
32:00C'est que nos déficits
32:00et nos dettes
32:01sont en grande partie,
32:02ça vient d'être expliqué
32:03par Fabrice,
32:04dû à notre système
32:05de protection sociale.
32:07Juste un chiffre,
32:07sur 1 000 euros
32:08de dépenses publiques,
32:09vous en avez 577
32:10qui sont de la dépense sociale.
32:14Alors, évidemment,
32:14quand vous avez
32:14une économie qui est dynamique,
32:16quand vous avez
32:17une démographie qui est dynamique,
32:18vous pouvez vous permettre
32:19d'avoir un système social
32:21qui est généreux.
32:22Mais la difficulté,
32:23c'est que depuis
32:23des dizaines d'années,
32:24on voit bien que
32:25ce n'est plus du tout
32:26le cas en France.
32:27On était avant
32:28un pays riche
32:28parmi les pays riches.
32:29Là, il faut bien comprendre
32:30qu'on est un pays pauvre
32:31parmi les pays riches
32:31et pourtant,
32:32on n'en a pas tiré
32:34les conséquences.
32:35Les conséquences,
32:35elles sont simples.
32:36C'est qu'il faut absolument
32:38réformer le système
32:39des retraites.
32:39Il faut absolument
32:40revoir les conditions
32:42des allocations de chômage.
32:43Il faut absolument
32:44revoir globalement
32:46le système de santé
32:47parce que là aussi,
32:48il y a des économies
32:49à faire.
32:50Je veux dire,
32:51passer à côté du social,
32:52s'est passé complètement
32:53à côté des enjeux
32:54de la dépense publique
32:55même s'il y a beaucoup
32:56de choses à faire
32:56au niveau de l'État,
32:57même s'il y a beaucoup
32:58de choses à faire
32:58au niveau des collectivités locales,
33:00notamment le nombre
33:00de fonctionnaires
33:01qui est absolument délirant.
33:02Toujours rappeler ce chiffre,
33:03en 25 ans,
33:04plus 50% de fonctionnaires
33:06dans les collectivités locales.
33:07C'est absolument fou.
33:08Mais le social
33:10reste quand même
33:11un impact
33:12qui est majeur
33:13à traiter
33:14si on veut rétablir
33:15nos conditions.
33:15Et j'ajouterais
33:16si vous me le permettez
33:17et dites-moi
33:17si je me trompe
33:18mais que notre système
33:19de protection sociale
33:20est d'autant plus en danger
33:21qu'il est ouvert
33:22en réalité
33:23à tous ceux
33:24qui veulent bien arriver
33:25en France
33:25alors qu'ils n'y ont pas
33:26été invités.
33:27Alors vous avez raison,
33:28il y a un certain nombre
33:28de prestations sociales
33:29effectivement
33:29qui sont ouvertes
33:30à des étrangers
33:32sans condition
33:34de résidence préalable.
33:36Et ça effectivement,
33:37ça pose problème
33:37puisque vous avez
33:38ce qu'on appelle
33:38ces fameuses
33:40allocations non contributives
33:41qui fait qu'en fait
33:42quelqu'un qui arrive
33:43est déjà éligible
33:44effectivement à des aides
33:45alors même qu'il n'a
33:46par définition
33:46pas cotisé un euro
33:47puisqu'il vient d'arriver.
33:48Et ça je pense
33:49que ça sera probablement
33:50en tout cas je pense
33:51que c'est à espérer
33:52un sujet de la prochaine
33:53élection présidentielle.
33:54Ah non pas douter,
33:54vous avez évoqué
33:55le système de protection sociale
33:57on peut parler
33:58des retraites évidemment
33:59en tout cas Patrick Martin
34:00en a parlé lui
34:01et il affirme
34:03que tous les candidats
34:04sérieux doivent amender
34:05leur programme
34:06pour repousser
34:07l'âge légal
34:08de départ à la retraite.
34:09Il parle notamment
34:11du programme
34:12de Marine Le Pen
34:13dans l'écoute.
34:14Nous ce qu'on attend
34:14c'est de la clarté
34:15c'est de la loyauté
34:16et c'est du courage.
34:17On ne peut plus se dérober
34:18à des décisions courageuses
34:20singulièrement
34:20sur les retraites
34:21ça ne serait pas un drame
34:23et donc il faut
34:25arrêter
34:25par démagogie
34:26de faire croire
34:27des choses
34:28qui sont des illusions.
34:29Mais je pense
34:30que si Mme Le Pen
34:32ne s'amende pas
34:33je le dis respectueusement
34:34à son égard
34:35comme à l'égard
34:35de tout autre candidat
34:36sur le sujet
34:37des retraites
34:38ça accentuera
34:39les difficultés
34:40très graves
34:40de l'économie française.
34:41On va dire un mot
34:43dans un instant
34:44avec vous
34:44Benoît Perrin
34:45sur la possibilité
34:47concernant les finances
34:48de la France
34:49de maintenir
34:50ou pas
34:50le système actuel
34:51et même de revenir
34:52à 60 ans
34:53dans certains cas de figure
34:54mais avant cela
34:55Marine Le Pen
34:56elle dit la chose suivante
34:57concernant les retraites
34:58et c'est ce à quoi
34:59fait allusion
35:00le président du MEDEF.
35:02Marine Le Pen
35:03elle dit
35:03ceux qui ont commencé
35:04à travailler tôt
35:05et qui ont 40 ans
35:0740 annuités de cotisation
35:08doivent pouvoir partir
35:09à 60 ans.
35:11C'est un marqueur politique
35:12extrêmement fort
35:13pour elle.
35:14Revenir
35:15sur cette réforme
35:16annoncée
35:16ce serait pour elle
35:17très très compliqué
35:18politiquement j'entends.
35:20Le problème c'est que
35:20elle en a fait
35:21elle-même
35:22un marqueur
35:23et un totem
35:24inamovible
35:24de sa politique mariniste
35:26même si ce marqueur
35:27il a quand même évolué
35:29c'est-à-dire que
35:29quand vous reprenez
35:30le programme retraite
35:31de Marine Le Pen
35:32de 2017
35:33ça n'a absolument
35:34rien à voir
35:34avec sa réforme actuelle
35:35c'est-à-dire qu'en 2017
35:36on était vraiment
35:37sur la réforme
35:39à 60 ans
35:42vraiment
35:43presque caricaturale
35:44dans son côté
35:44social-socialiste
35:45c'est-à-dire que
35:46tout le monde partait
35:46à 60 ans
35:47et c'était terminé
35:48elle nous expliquait
35:49à l'époque
35:49qu'il n'y avait pas
35:50tant de problèmes
35:50de retraite que ça
35:51et qu'on pouvait
35:51financer la retraite.
35:52Aujourd'hui
35:53force est de constater
35:54quand même
35:54qu'il y a une évolution
35:55au sein du Rassemblement
35:56et que le problème
35:57majeur de la réforme
35:59que vous avez présentée
36:00c'est qu'elle est très difficile
36:01à comprendre
36:02en réalité
36:02c'est qu'on ne comprend pas
36:03la réforme des retraites
36:04du RN
36:04Elle me paraît assez simple
36:05pourtant
36:05Non, on ne comprend pas
36:06c'est-à-dire que
36:07vous avez 5 députés RN
36:09qui vont venir sur ce plateau
36:10je vous promets
36:11que vous aurez 5 manières
36:12différentes de vous présenter
36:13Écoutez, Marine Le Pen dit
36:14si vous avez commencé
36:15à travailler tôt
36:16donc avant 20 ans
36:17que vous avez vos 40 annuités
36:19de cotisation
36:20vous partirez à 60 ans
36:21Si vous avez travaillé
36:23si vous avez commencé
36:23à travailler à 22 ans
36:25il vous faudra 40 années
36:26de cotisation
36:26vous partirez donc
36:27à 62 ans
36:28moi ça me semble clair
36:29Non, le problème
36:30c'est que ce n'est pas clair
36:31parce qu'elle nous parle
36:32d'un dégraissement
36:34c'est-à-dire que
36:35passé 20 ans
36:36le nombre d'annuités
36:37augmente progressivement
36:38par trimestre
36:39ce qui fait que
36:40in fine
36:40si vous avez commencé
36:41à travailler
36:41par exemple
36:42à 24 ans
36:43ce qui aujourd'hui
36:44en France
36:44n'est pas complètement étonnant
36:45il y a des carrières
36:46qui commencent
36:47de plus en plus tard
36:48avec des formations
36:49qui durent de plus en plus long
36:50selon la réforme
36:51Marine Le Pen
36:51si vous avez commencé
36:52à travailler à tôt plein
36:53à 24 ans
36:54vous allez partir à 66
36:55bon mais ça
36:56ils n'en parlent jamais
36:57alors que ça pourrait être
36:58un argument politique
36:59de dire
36:59bon bah ceux qui ont fait
37:00des grandes études
37:01ils vont travailler
37:01jusqu'à 66 ans
37:02ils ne le mentionnent pas
37:03parce que le problème
37:04c'est qu'ils ne l'analysent pas
37:05cette réforme des retraites
37:06d'un point de vue économique
37:08c'est simplement
37:09un totem politique
37:10c'est une manière
37:11pour Marine Le Pen
37:12de s'adresser
37:12à un électorat populaire
37:14de dire
37:14vous inquiétez pas
37:15pour ceux qui ont commencé
37:16à travailler très tôt
37:17donc dans des métiers
37:18peu qualifiés
37:19donc des classes populaires
37:20vous, vous pourrez partir
37:21assez tôt
37:22mais le problème
37:22c'est que
37:23d'un point de vue économique
37:24elle n'a aucun sens
37:25cette réforme
37:26mais elle ne le perçoit
37:27que d'un point de vue politique
37:28Justement
37:28Marine Le Pen
37:29de toute façon
37:29sera contrainte
37:30de préciser sa réforme
37:31durant la campagne présidentielle
37:32parce que ce sera
37:33l'un des sujets majeurs
37:34à n'en pas douter
37:36mais Benoît Perrin
37:36si on comprend que
37:37cette réforme
37:38telle qu'elle est présentée
37:39aujourd'hui
37:39par Marine Le Pen
37:40est un totem politique
37:42un marqueur politique
37:43extrêmement fort
37:44est-ce qu'économiquement
37:45si elle arrivait au pouvoir
37:46en 2027
37:47elle serait contrainte
37:48de revenir sur ses promesses ?
37:50Écoutez
37:50il suffit de regarder
37:51alors je sais
37:52qu'à l'école
37:53on nous dit
37:54qu'il ne faut surtout
37:54pas copier ses voisins
37:55je pense que c'est
37:56effectivement une bonne méthode
37:57mais en économie
37:57je crois qu'on peut
37:58copier les voisins
37:59et regarder ce que font
38:00les autres
38:00faire tout simplement
38:00ce qu'on appelle
38:01du benchmark
38:02et on voit que quasiment
38:04tous les pays du monde
38:05après année
38:05après année
38:07augmente
38:08justement le départ
38:09d'âge à la retraite
38:10c'est pas un hasard
38:10parce qu'en fait
38:11on est tous confrontés
38:12à la même difficulté
38:13c'est-à-dire
38:13au vieillissement
38:14de la population
38:15donc à partir de là
38:17nos voisins
38:17ne sont pas plus idiots
38:18que nous
38:19il n'y a pas
38:20mille manières
38:21de tenir un système
38:22encore debout
38:23si on veut garder
38:24une partie de répartition
38:26il faut absolument
38:26qu'on travaille tous
38:28encore un peu davantage
38:29il y a déjà
38:30beaucoup de systèmes
38:31qui permettent effectivement
38:32à ceux qui ont des carrières longues
38:33de sortir plus tôt
38:34mais si on se compare
38:35à nos voisins européens
38:36on voit bien que quand même
38:37le problème de la France
38:38c'est que
38:38des travailleurs français
38:39c'est que
38:40on travaille à peu près
38:42comme les autres
38:42pendant l'année
38:43en revanche
38:43on a des carrières
38:44qui sont plus courtes
38:45que les autres
38:46pour deux raisons
38:47un parce qu'on arrive trop tard
38:48sur le marché du travail
38:48donc il faut absolument tout faire
38:50pour que les jeunes
38:50et là on a un vrai sujet
38:52tabou d'orientation
38:53mais en tout cas
38:54il faut vraiment faire en sorte
38:54que les jeunes
38:55arrivent plus tôt
38:55sur le marché du travail
38:56et de l'autre côté
38:57on a malheureusement
38:58des français
39:00qui partent trop tôt
39:01à la retraite
39:01ce qui déséquilibre
39:02considérablement
39:03notre système
39:04par répartition
39:04Merci beaucoup
39:05Bonopérin
39:06d'être venu ce soir
39:07sur le plateau
39:07de CNew
39:08je rappelle que
39:08vous êtes directeur
39:09de Contribuables Associés
39:11merci beaucoup
39:12on va prendre la direction
39:12de Mayotte
39:13à présent
39:14puisque vous savez
39:14que Sébastien Lecornu
39:15est en déplacement
39:17à Mayotte
39:18déplacement qui a commencé
39:19ce matin
39:20que faut-il retenir
39:21précisément
39:21de cette première journée
39:23compte rendu de visite
39:24avec Félix Pérolas
39:2616 mois après
39:27le cyclone Chido
39:29le déplacement
39:30de Sébastien Lecornu
39:31est très suivi
39:32ici à Mayotte
39:33il est question
39:33de la reconstruction
39:34des infrastructures
39:36comme les hôpitaux
39:37ou encore les écoles
39:39mais également
39:39de l'accès à l'eau
39:40et à l'électricité
39:42autre point
39:43très important
39:43ici à Mayotte
39:44c'est l'immigration
39:45et nous avons eu connaissance
39:47de quelques chiffres
39:48depuis début 2026
39:50ce sont 700 à 900
39:52bateaux clandestins
39:53qui venaient des comores
39:55qui ont été interceptés
39:57et 900 à 1000 bateaux
39:58qui ont fait intrusion
39:59ici sur le sol maorais
40:02donc plusieurs annonces
40:03de la part de Sébastien Lecornu
40:05notamment sur la militarisation
40:07des moyens
40:08je vous propose de l'écouter
40:09une militarisation plus importante
40:11des approches de souveraineté
40:12un recours au haut du spectre
40:13des hautes technologies
40:14que la loi de programmation militaire
40:15que les lois de programmation militaire
40:17nous ont donné
40:17assumer un continuum
40:20ministère des armées
40:21ministère de l'intérieur
40:22qui soit beaucoup plus robuste
40:24en respectant le rôle de chacun
40:25mais avec une militarisation
40:26plus importante
40:26l'autre annonce avancée
40:28par Sébastien Lecornu
40:29c'est un système
40:30de bonus malus
40:32envers les pays
40:33qui bénéficient
40:33de l'aide publique
40:35au développement
40:36dont les 7 pays
40:37de la région
40:38des Grands Lacs
40:39entre 2019 et 2024
40:40la France leur a accordé
40:421,8 milliard
40:44d'aides publiques
40:45au développement
40:45et bien si ces pays
40:46ne respectent pas
40:47leurs tâches
40:48en matière de renseignement
40:49sur l'immigration
40:50et bien ces aides
40:51pourraient être revues
40:52à la baisse
40:52par le gouvernement
40:54Fabrice Hakoun
40:55envoie le Premier ministre
40:56qui dit ce soir
40:57nous allons assumer
40:57une militarisation plus forte
40:59dans la lutte
41:00contre l'immigration illégale
41:01mais c'est quelque chose
41:02qui a été réclamé
41:03depuis longtemps
41:04par les maorais
41:04en particulier
41:05par les maorais
41:06enfin
41:07l'armée
41:08a un rôle essentiel
41:09l'armée
41:10son rôle
41:10c'est de préserver
41:12la souveraineté nationale
41:14la souveraineté nationale
41:15là-bas
41:15c'est de maîtriser
41:17qui rentre
41:17et qui sort
41:18de son territoire
41:18donc enfin
41:20on va utiliser
41:21les outils que l'on a
41:21parce que là
41:22il ne s'agit pas
41:22d'inventer
41:23quelque chose
41:23de particulier
41:23on va juste
41:24mettre en adéquation
41:26les moyens
41:26avec le niveau
41:28de la menace
41:29parce que
41:31Mayotte aujourd'hui
41:32est dans une situation
41:34catastrophique
41:35absolument catastrophique
41:36et donc
41:37j'allais dire
41:37enfin on utilise
41:38les outils
41:39de la souveraineté
41:40c'est un minimum
41:41quant à ce qui est annoncé
41:43par ailleurs
41:43je pense que
41:45comment on peut
41:47apporter de l'aide
41:48au développement
41:49si jamais
41:50elle n'est pas conditionnée
41:51c'est quand même
41:52surréaliste
41:52on est les seuls
41:53à distribuer de l'argent
41:54on vient de parler
41:54des déficits
41:55des comptes publics
41:56on est les seuls
41:56à distribuer de l'argent
41:57sans conditionner
41:59d'autant que
41:59quand on donne de l'aide
42:00au développement
42:01vous savez pourquoi
42:01on le fait
42:02on le fait pour fixer
42:03les populations
42:03en développant l'économie
42:04parce que vous savez
42:05qu'on ne peut pas
42:06monter des murs
42:07autour de chez nous
42:08le seul moyen
42:09d'empêcher l'immigration
42:09c'est de fixer les populations
42:10le seul moyen
42:11de fixer les populations
42:11c'est le développement économique
42:12donc on donne de l'argent
42:14pour le développement économique
42:14on demande au compte
42:15qu'on compre parti
42:16et en plus
42:16ça ne fixe pas les populations
42:17donc c'est perdant-perdant
42:19enfin perdant-gagnant
42:20non mais il y a deux manières
42:22de voir cette situation
42:23il y a ceux
42:24qui vont voir le verre
42:25à moitié plein
42:26on va dire
42:26qui vont se dire
42:27bon bah
42:27il y a quand même un réveil
42:28tant mieux
42:28on peut se féliciter
42:29qu'un gouvernement
42:31centriste qui plus est
42:32ose mettre les pieds
42:33sur la table
42:34sur la question de l'immigration
42:35sur la question de Mayotte
42:36et qu'on sent
42:37un semblant de réveil
42:38et puis il y a ceux
42:39j'en suis plutôt
42:40je suis plutôt dans ce camp-là
42:42des pessimistes par nature
42:43du verre à moitié vide
42:44qui vont se dire
42:44mais que de temps perdu
42:46que de temps perdu
42:47à Mayotte
42:48pardon mais ça fait plus de 10 ans
42:50que vous avez des voix
42:51notamment à droite
42:52mais pas que
42:52qui alertent
42:53sur la situation à Mayotte
42:55qui expliquent
42:55que le Mayotte d'aujourd'hui
42:57ce sera la France de demain
42:58que quand vous avez
42:59un territoire
43:00où près de 50%
43:01des habitants
43:01ne sont pas nés en France
43:02et sont des étrangers
43:03ça pose un problème
43:05à la fois de sécurité
43:06mais aussi culturel
43:07et que vous avez
43:08une culture maorèse historique
43:09qui est en train de disparaître
43:10et je ne parle même pas
43:11des problèmes de santé publique
43:13et pendant 10 ans
43:14on ne les a pas écoutés
43:15si voilà
43:15moi je me rappelle très bien
43:16d'un débat
43:17entre Gérald Darmanin
43:18et Jean-Marie Le Pen
43:19en 2018
43:20c'est pas il y a 30 ans
43:21en 2018
43:22où Jean-Marie Le Pen
43:23parle de Mayotte
43:24à une époque
43:24où pas grand monde
43:25parlait encore de Mayotte
43:26et il disait
43:26attention
43:27il faut qu'on remette en cause
43:28le droit du sol
43:29et à l'époque
43:30tout le gouvernement
43:31disait
43:31mais qu'est-ce que c'est
43:32que cette proposition raciste
43:34rétrograde
43:34xénophobe
43:35le droit du sol
43:36c'est un pilier
43:36de la république française
43:37on ne touchera jamais
43:38une finée
43:3910 ans plus tard
43:40enfin un peu moins
43:40on commence à entendre
43:42des ministres
43:42qui revendiquent le fait
43:44qu'il faudra peut-être
43:45remettre réellement
43:46en cause le droit du sol
43:47à Mayotte
43:48et peut-être demain
43:48sur le territoire
43:49continental français
43:50donc que de temps perdu
43:52malheureusement
43:52il nous reste quelques minutes
43:54avant la fin de cette émission
43:55pour évoquer
43:56cette proposition
43:57de la France insoumise
43:58qui formule
43:59à travers Clémence Guettet
44:00une série de propositions
44:02donc pour créer
44:02des droits sociaux
44:05qui seraient liés
44:06à l'amitié
44:07la députée de la France insoumise
44:08propose notamment
44:09un partenariat social
44:11semblable au PAC
44:13s'écoutez
44:13le fait est que
44:14aujourd'hui
44:15la famille traditionnelle
44:16vous l'avez dit
44:17elle est survalorisée
44:18le couple
44:19majoritairement
44:19couple hétérosexuel
44:20la famille avec des enfants
44:22comme institution
44:24prônée d'ailleurs
44:25par la droite
44:26par les réactionnaires
44:27de tout temps
44:28et de toute époque
44:28est accompagnée par l'Etat
44:29par le système
44:30socio-fiscal
44:31par les aides sociales
44:32etc etc
44:32or aujourd'hui
44:33pas seulement par la droite
44:34et avec aussi Clémence Guettet
44:35comme objectif
44:36de faire en sorte
44:37que la démographie
44:39reparte
44:39que l'on puisse
44:40faire des enfants
44:41pour financer le modèle social
44:42j'en parle dans le livre
44:43quand M. Macron
44:44parle de réarmement démographique
44:45sans s'intéresser
44:46une seconde aux causes
44:47c'est-à-dire
44:47pourquoi on fait moins d'enfants
44:48aujourd'hui dans notre pays
44:49peut-être que c'est
44:50la crainte du futur
44:51le changement climatique
44:52peut-être que les femmes
44:53ne sont pas du tout
44:53accompagnées
44:54pour le moment du postpartum
44:56dans leur carrière
44:57etc
44:57bref
44:58aucune cause
44:58n'est remise en question
44:59et M. Macron
45:00participe en ça
45:01d'une bataille idéologique
45:02qui est celle
45:02de l'extrême droite
45:03c'est une forme
45:04d'extrême droitisation
45:05de la société
45:05que de revenir
45:06à cette famille traditionnelle
45:07oui j'estime
45:08que c'est un combat
45:09antifasciste
45:10je viens de vous expliquer
45:10pourquoi la famille traditionnelle
45:12pas besoin de vous rappeler
45:13la devise de la France pétainiste
45:15mais pourquoi la famille traditionnelle
45:16et la question de la natalité
45:18a toujours été associée
45:19à l'idéologie
45:20d'extrême droite
45:21bon Sébastien Ligné
45:22je me tourne vers vous
45:23est-ce que vous avez peut-être
45:25un ami
45:25avec lequel vous aimeriez
45:27repaxer amicalement ?
45:28je vais demander à Jules Torres
45:29quand il reviendra
45:32bon déjà
45:32il faut quand même reconnaître
45:33à Clémence Guettet
45:34une faculté
45:34à rester sérieuse
45:35et à se présenter
45:36avec des termes
45:37extrêmement concrets
45:38extrêmement professionnels
45:39sur une mesure
45:40qui n'a absolument aucun sens
45:41mais là où c'est terrible
45:43c'est que quand on compare
45:44les priorités des français
45:46je passe sur le fait
45:47que pour Mme Guettet
45:48se réarmer démographiquement
45:50c'est d'être
45:51d'extrême droite
45:52parce que si vous voulez
45:53ça ne mérite même pas
45:53qu'on s'attarde dessus
45:54mais on a d'un côté
45:55une population
45:55qui est en train de mourir
45:58économiquement
45:59énergétiquement
45:59qui sans son pays
46:00est en train de disparaître
46:01d'être changé culturellement
46:03qui est un pays
46:04de plus en plus dangereux
46:05qui est un pays endetté
46:06qui est en repli identitaire
46:08qui est en repli géopolitique
46:10qui est en train de disparaître
46:11à l'échelle des nations
46:12donc vraiment un pays
46:14qui est au bord du gouffre
46:15à une année présidentielle
46:16où les français
46:16s'attendent légitimement
46:18qu'on parle de ces sujets-là
46:19de l'immigration
46:20de l'insécurité
46:21du pouvoir d'achat
46:23de l'énergie
46:23des retraites
46:24et vous avez tout un camp politique
46:26le parti majeur à gauche
46:29donné aux portes
46:30du second tour
46:31dans les sondages
46:31qui vous explique
46:32sur la première matinale
46:33du pays
46:34qu'en réalité
46:34la priorité
46:35c'est de réformer
46:36le modèle familial traditionnel
46:38et que finalement
46:38il faudrait pouvoir
46:39ouvrir le paxe aux amis
46:40mais comment voulez-vous
46:41prendre ces gens au sérieux ?
46:42en fait on est là
46:44Fabrice Hakoun
46:44dans le wokisme
46:45qui est poussé
46:46à son paroxysme
46:47ça a un terme
46:48ça s'appelle
46:48les apprentis sorciers
46:49en fait ils sont en train
46:50de faire des tests
46:51ils sont en train
46:52de vouloir créer
46:52une nouvelle société
46:54sortie nulle part
46:54mais ce qui est fou
46:55c'est le lien avec le réel
46:56parce qu'il vous explique
46:57qu'il faut travailler moins
46:59donc il faut quand même
47:00des gens pour travailler
47:01et en même temps
47:01il vous explique
47:02qu'il ne faut pas de natalité
47:03puisque de toute évidence
47:04le modèle traditionnel
47:05on ne va pas faire
47:06des enfants entre amis
47:07pourquoi pas après tout
47:08mais la société
47:10que l'on annonce
47:11est un peu inquiétante
47:12bon là il y avait
47:13d'autres propositions
47:15intéressantes
47:16par exemple l'héritage
47:17au lieu de
47:17il faudrait défiscaliser
47:19c'est-à-dire qu'il n'arrête
47:20pas de parler
47:20de la fiscalisation
47:21de l'héritage
47:21en vous disant
47:22qu'on va tout vous prendre
47:23etc
47:23que c'est un scandale
47:24l'héritage familial
47:26et à côté de ça
47:26on vous explique
47:27qu'il faudrait défiscaliser
47:28parce que c'est ce qu'ils ont expliqué
47:29ce qu'a expliqué Clémence Guettet
47:30l'héritage entre amis
47:31bon moi j'ai plein de copains
47:32qui ont beaucoup d'argent
47:32donc ça peut être sympa
47:34mais en fait
47:35ce qu'on comprend aussi
47:36c'est que
47:37la France Insoumise
47:38n'a pas forcément envie
47:38que les français
47:39se réarment démographiquement
47:40parce que la France Insoumise
47:41a trouvé une solution
47:43aux problèmes démographiques
47:44qui s'appelle
47:44l'immigration-peuplement
47:45c'est ça leur solution magique
47:47pour que la pyramide des âges
47:49s'inverse en France
47:49c'est de faire venir
47:50par centaines de milliers
47:51des étrangers dans notre pays
47:52donc ils n'ont absolument pas envie
47:54que les français
47:55dit deux souches
47:56ou même des français
47:56de deuxième ou troisième génération
47:58fassent des enfants
47:59parce que ça leur coupe
48:00d'un argument électoral
48:01extrêmement important
48:02alors sans rapport
48:03avec ce que dit
48:04Clémence Guettet
48:05sur le Pax Amical
48:06mais en rapport
48:07avec l'oeuvre générale
48:08de la France Insoumise
48:09voilà ce que dit
48:10Bruno Retailleau
48:11ce soir concernant
48:12la France Insoumise
48:13et concernant
48:14Jean-Luc Mélenchon
48:15la France Insoumise
48:16est un parti
48:17de collabos
48:18avec les ennemis
48:20de la France
48:20c'est une déclaration
48:21extrêmement forte
48:22de l'ancien ministre
48:23de l'Intérieur
48:23et candidat LR
48:24à la présidence
48:25de la République
48:26je pense que
48:27quand on en vient
48:28à faire les propositions
48:29de Madame Rima Hassan
48:30et les propositions
48:31du groupe des Insoumis
48:32à l'Assemblée nationale
48:34franchement
48:35il y a une forme
48:36de collaboration
48:37avec les islamistes
48:39Bruno Retailleau
48:40qui poursuit
48:40si demain
48:41il y a un choc brutal
48:42entre Marine Le Pen
48:43et Jean-Luc Mélenchon
48:45ça se terminerait
48:46par la chianlit
48:48Jean-Luc Mélenchon
48:49la France Insoumise
48:49un parti de collabos
48:50vous êtes d'accord ?
48:51dans la pure tradition
48:52de gauche
48:53excusez-moi
48:53la tradition de Doriot
48:54et de Laval
48:56donc je ne suis même
48:57pas étonné
48:57je suis étonné
48:58qu'on s'en étonne
48:58bien sûr qu'il y a toujours eu
48:59je rappelle quand même
49:00que les porteurs de valises
49:01du FLN
49:02étaient des communistes
49:03pour beaucoup
49:03donc c'est la tradition
49:05c'est la tradition
49:06de la gauche
49:06que d'être un parti
49:08international
49:08enfin une formation
49:09internationaliste
49:10et le principe
49:11d'internationalisme
49:11c'est qu'on ne veut pas
49:12des nations
49:12on est l'ennemi des nations
49:13donc oui c'est pas étonnant
49:14M. Lécamp
49:15vous êtes un parti
49:17qui accueille
49:18au sein de l'Assemblée nationale
49:19des anciens membres
49:21du CCIF
49:22devenus CCIE
49:23qui sont des islamistes
49:24quand vous êtes un parti
49:26qui a fait campagne
49:28intégralement
49:29lors des élections européennes
49:31sur la question
49:31du conflit israélo-palestinien
49:34quand vous êtes un parti
49:36dans lequel
49:37certaines députées
49:38expliquent que
49:39le Hamas
49:40est un mouvement
49:40de résistance
49:41quand vous êtes un parti
49:43qui défend
49:44toute forme
49:45de voile islamiste
49:47quand vous êtes
49:48un parti
49:49qui vous explique
49:50que la France
49:50doit être créolisée
49:51et doit être remplacée
49:52évidemment
49:53que vous êtes dans une forme
49:54de collaboration
49:56là où c'est fort
49:57c'est que ça vient
49:57de la part de Bruno Retailleau
49:59qui est quand même
49:59un ancien ministre de l'Intérieur
50:00c'est pas rien
50:01une déclaration
50:01encore une fois
50:02factuellement
50:02il est évident
50:04que la France insoumise
50:06collabore avec
50:07les islamistes
50:08collabore avec
50:09avec certains terroristes
50:11Rima Assad
50:12est allé quand même
50:13jusqu'en Jordanie
50:14rendre hommage
50:14à Ismaël
50:15à nier
50:15le leader du Hamas
50:17donc ce que dit
50:17le ministre de l'Intérieur
50:18est en partie
50:20factuellement
50:20vrai
50:21et puis
50:22quand on parle
50:23d'un ancien ministre de l'Intérieur
50:24on peut aussi
50:24se dire
50:25que cet homme là
50:26a eu
50:27entre les mains
50:28des fiches
50:29des informations
50:29des renseignements
50:30qui montrent bien
50:31qu'au sein de la France insoumise
50:32et pléthore d'enquêtes journalistiques
50:33l'ont montré
50:34il y avait des liens troubles
50:35entre certaines personnalités
50:37de la France insoumise
50:38et des personnalités
50:39issues du monde islamiste
50:40et de la France insoumise
50:41il en sera question
50:42demain
50:43lors d'un grand débat
50:44sur CNews
50:45à partir de
50:4621h
50:47anti-flics
50:48woke
50:48pro-palestinien
50:50LFI
50:50fait sa rentrée
50:51100% politique
50:52grand reportage
50:53présenté demain
50:54à 21h par Gauthier Lebré
50:55puisque ce sera demain
50:56le grand retour
50:57de Gauthier Lebré
50:58CNews fait sa rentrée
51:00Gauthier que vous retrouverez
51:00à partir de 11h
51:02dans 100% frontière
51:03et à 21h
51:04dans 100% politique
51:05et j'aurai la chance
51:06d'être à nouveau
51:06cette année
51:07à ses côtés
51:08merci beaucoup messieurs
51:09d'être venus ce soir
51:10sur notre plateau
51:11merci à vous
51:12de nous avoir suivis
51:13dans un instant
51:13Soir Info
51:14avec Mickaël Dorian
51:15et n'oubliez pas
51:16donc demain matin
51:1711h
51:18100% frontière
51:18avec Gauthier Lebré
51:20très belle soirée
51:21à tous
51:21à demain