00:00Le CAC 40 gagne 0,5%. Dans un instant, la clôture, on va la vivre ensemble bien sûr avec Antoine
00:05qui va nous rejoindre.
00:06Mais d'abord, messieurs Olivier et Alain, on entre dans la data roue.
00:17C'est votre buffet de data à volonté. Olivier et Alain, est-ce que le buffet est prêt ?
00:22Oui, oui.
00:23Oui ? Vous saurez vous montrer généreux en data alors.
00:26On va démarrer avec Alain, le oui le plus timide.
00:30Oui.
00:30Votre chiffre, 638 milliards de dollars.
00:32Eh oui, 638 milliards de dollars, c'est impressionnant, c'est le carnet de commande d'Oracle.
00:37En fait, c'est des contrats signés, ils ne sont pas encore facturés, donc on ne s'emballe pas.
00:41C'est plus que la valeur en bourse, c'est 10 ans de chiffre d'affaires en avance.
00:45Et alors, c'est assez symptomatique de la tech d'aujourd'hui, c'est-à-dire que, et c'est
00:51le plus dangereux en fait,
00:52c'est-à-dire qu'en fait, c'est un acte de foi en fait aujourd'hui quand on se
00:57dit qu'on va acheter parce qu'il y a un carnet de commande extraordinaire.
01:00Parce que quand on regarde un peu dans les détails, effectivement, c'est un carnet de commande, on va dire,
01:04sur 10 ans de chiffre d'affaires quasiment,
01:06donc c'est incroyable.
01:07Mais la moitié, c'est sur un seul client, c'est OpenAI qui est lui-même pas un acteur très
01:12rentable aujourd'hui.
01:14Donc il y a quand même un acte de foi de ce côté-là.
01:15Et puis aujourd'hui, Oracle investit énormément, utilise beaucoup de son, enfin, un cashflow négatif, donc on est sans dette,
01:25etc.
01:25Enfin, on est quand même sur une situation qui est assez paradoxale.
01:29Et en fait, je pense que c'est un moment un peu charnière, c'est-à-dire qu'en fait,
01:33on a vu le titre qui est passé.
01:35Je vous rappelle, ils avaient annoncé des résultats exceptionnels, le titre était monté à 347, quelque chose comme ça en
01:39dollars.
01:39On est aujourd'hui à 145, donc on a déjà fait une bonne partie de baisse sur ce titre.
01:44Et en fait, si vous ne croyez pas du tout à l'histoire, terminez, sortez, et puis on n'en
01:49parle plus.
01:51Par contre, c'est aussi ce genre de moments qui ont été des mouvements charnières pour des boîtes comme Palantir.
01:56C'était un peu la même idée, c'est-à-dire qu'en fait, la boîte n'était pas rentable,
01:59elle avait annoncé des carnets de commandes incroyables, et puis le titre s'est envolé parce que les chiffres ont
02:03été avérés.
02:05Donc ça va être très binaire, je pense, sur Oracle.
02:07Soit ils vont avoir des grosses difficultés, comme beaucoup de boîtes de la tech,
02:10soit les investisseurs, une fois de plus, auront eu raison d'être patients et d'y croire.
02:15Vous êtes montré généreux en date.
02:17À vous, Olivier, votre chiffre ce soir, presque aussi gros, un peu moins, 743 millions de barils.
02:21Oui, bien moins gros, 743 millions de barils, c'est l'état des stocks de pétrole,
02:26tel que publié par l'agence statistique du département d'énergie américain.
02:30Et dans ce stock-là américain, du coût de pétrole,
02:32ça regroupe à la fois les stocks commerciaux et les réserves stratégiques, qui elles aussi sont plus basses.
02:37Et donc on est sur les plus bas d'octobre 1984,
02:39donc sur les plus bas de plus de 40 ans, globalement, sur les stocks de réserves.
02:43Et c'est ce dont on disait, ce dont on échangeait tout à l'heure,
02:45c'est pour moi une interrogation, du coup, avec des stocks au plus bas,
02:49comment se fait-il que le pétrole soit redescendu aussi vite,
02:52puisque ces réserves-là, il va falloir les reconstituer.
02:54D'un côté, ça favorise peut-être les négociations,
02:57puisqu'on n'a plus non plus énormément de réserves,
02:59mais c'est vraiment un plus bas de 40 ans, globalement,
03:02avec un pétrole qui est redescendu vraiment drastiquement,
03:06alors qu'on a besoin de reconstituer ces stocks.
03:08Les Chinois avaient un stock de plus d'un an, donc ils sont moins pressés,
03:11mais par contre, au niveau américain, le stock est quand même relativement bas,
03:14sachant qu'en plus, ils ont produit au maximum, globalement, en termes de pétrole.
03:19Et donc c'était le...
03:19Et les Indiens ont annoncé qu'ils allaient, pour la première fois,
03:21créer un stock stratégique aussi, donc ça devait être un facteur de soutien.
03:26Voilà, deux belles datas.
03:27On n'a pas du tout parlé du Japon,
03:28le Yen est quand même sur des plus bas de 40 ans, face au dollar.
03:32Généralement, le Yen, l'été, ça nous perturbe les marchés,
03:35ça tombe très mal en termes de timing.
03:37Mais là aussi, c'est pareil, les marchés ne croient pas à un risque systémique,
03:42comme on avait pu connaître avec la fin du carry trade à l'époque,
03:44c'était 2024, je crois,
03:46où en quelques jours, le marché avait très fortement reculé.
03:49Là, le marché se dit, il n'y aura pas d'intervention,
03:52et puis s'ils montent leur taux, ce n'est pas bien grave.
03:54Donc, levier maximum sur les actions japonaises.
03:58C'est un signe de grande éducation des investisseurs,
04:00ou que ce ne sont plus des humains vraiment qui font le marché,
04:03ou au contraire, l'absence d'expérience,
04:05quand on voit qu'on achète tout en fait, en ce moment, en bourse ?
04:08Non, ce n'est pas tout qui est non, tout n'est pas acheté.
04:09Non, mais on achète tous les contextes,
04:11le marché monte à peu près, quels que soient les contextes.
04:14C'est un sujet qu'on a déjà évoqué, c'est la gamification de la gestion,
04:18c'est-à-dire que les gens font une partie de leur question qui est très stratégique,
04:22qui ne bouge pas trop,
04:22et puis une somme de paris très risquée sur certains segments.
04:27Donc, Olivier, c'est quelque chose qui arrive.
04:30Oui, c'est vrai, et puis le carry trade, la dernière fois,
04:32c'était vraiment un chiffre de l'emploi qui avait déclenché ça,
04:34en août 2024, il s'avait duré trois jours.
04:37Oui, le Yen.
04:38Oui, ça avait duré trois jours avant que le marché rebondisse et se calme.
04:42Donc, attention au Yen CT, qui est donc à nouveau sur des plus bas de 40 ans
04:46face au dollar, à Action Avenir ou pas de la Banque du Japon.
04:49Il y a des coups de fil réguliers entre Washington et Tokyo sur ces enjeux-là.
04:52Merci beaucoup à tous les deux de nous avoir accompagnés.
04:53Olivier Maltès, Alteis by YouMoney,
04:55et Alain Pitou, Senior Advisor ESG.
04:57Merci Guillaume.
04:58Bon retour à tous les deux.
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