- il y a 3 mois
Chaque week-end, Anne Seften et Dominique Tenza vous accompagnent de 22h à 00h dans BFM Grand Soir.
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00:00On va passer à l'autre grand titre de ce dimanche soir, 11 morts, terrible bilan, aucun survivant, 5 moniteurs
00:06de parachutisme, 5 élèves qui effectuaient un baptême ainsi que le pilote ont perdu la vie ce dimanche dans le
00:11crash d'un avion qui les transportait.
00:13On est à Tomblaine près de Nancy, l'appareil s'est écrasé quelques instants après son décollage dans une zone
00:17résidentielle à proximité immédiate d'un lotissement et d'un supermarché.
00:21Et on va retrouver en direct de Tomblaine justement Nicolas Dumas. Bonsoir Nicolas, une enquête ce soir est ouverte, elle
00:27a été confiée au Pôle Accident Collective du Parquet de Paris.
00:30On va revenir dans un instant sur les faits, tenter d'expliquer ce qui s'est passé mais d'abord
00:34une question ce soir, les corps de toutes les victimes ont-ils pu être extraits de la carcasse de l
00:39'appareil ?
00:42Il semblerait effectivement que tous les corps des victimes soient évacués. Maintenant on a vu notamment plusieurs camions de pompes
00:50funèbres venir et repartir dans l'après-midi, notamment au loin on les voyait venir et repartir.
00:57Ce qu'on peut vous dire c'est qu'il semble que maintenant ils soient tous partis puisqu'il n
01:01'y a plus de camions de pompes funèbres maintenant ici sur place.
01:06Ce qu'on peut vous dire aussi c'est que l'enquête est placée sous l'autorité du parquet de
01:13Paris.
01:14Les investigations elles sont nombreuses à être menées et notamment technique précise le parquet dans un communiqué de presse.
01:21Ce qu'on a vu aussi c'est plusieurs enquêteurs du BEA qui vont enquêter ici plusieurs jours et mobiliser
01:28toute cette zone où l'avion s'est craché il y a environ 200 mètres d'ici.
01:35Grand merci à vous Nicolas Dumas avec Thomas et Rigaud.
01:38On va retrouver aussi Victor Pérez-Boucheron qui est sur place puisqu'une cellule d'urgence médico-psychologique a été
01:44mise en place très rapidement.
01:46Évidemment racontez-nous bien évidemment il doit y avoir beaucoup d'émotions et il y aura encore beaucoup d'émotions
01:51dans les jours à venir puisque cette enquête va se prolonger.
01:56Exactement Anne parlons tout d'abord de l'émotion.
01:59Nous avons parlé avec deux personnes qui hier étaient dans ce même avion qui ont été baptisées et qui nous
02:05expliquaient que rien ne laissait penser à une éventuelle erreur humaine.
02:10Tout s'était plutôt bien passé, elles ont été rassurées, elles ont même rigolé avec leur moniteur.
02:16Rien ne laissait penser à un tel drame aujourd'hui.
02:18Elles mesurent la chance qu'elles avaient parce qu'elles avaient réservé ce vol aujourd'hui à la même heure
02:23dont le crash a eu lieu et vous l'avez dit sur le volet désormais de l'hommage.
02:29Conjointement les maires de Nancy et les maires de Tomblaine ont indiqué mettre en place des carnets d'oléances qui
02:34seront à l'issue des obsèques remis aux familles.
02:37Et demain, le maire de Tomblaine a prévu de rendre visite à tous les habitants de la rue Salvador Allende
02:43pour prendre des nouvelles, pour discuter avec eux du crash de cet avion et évidemment du choc, on s'en
02:49doute, de tous les habitants de cette rue et de toute une ville entière.
02:52Merci Victor, Pérez Boucheron avec Jérémy Paolini.
02:55Jérôme Moreau, bonsoir.
02:56Vous êtes porte-parole de l'association France Victime.
02:59C'est déjà terrible de perdre un proche, ça l'est encore davantage quand on assiste évidemment à la mort
03:05de ce proche en direct.
03:06Il y avait là des gens, des familles qui étaient là sur l'aérodrome en train d'attendre, peut-être
03:10de recueillir les témoignages à la sortie une fois au sol et ils voient cet avion tomber.
03:15Oui, c'est absolument insoutenable.
03:18Et aujourd'hui, on a des familles qui sont complètement sidérées, on a des familles qui arrivent.
03:26La présidente est encore en train de reloger, il n'y a pas moins d'une demi-heure, des familles
03:30entières, huit personnes.
03:31Donc vous voyez que ça va endeuiller des dizaines et des dizaines de personnes.
03:36Et je ne sais pas s'il y a...
03:38On peut faire des dégradations dans l'horreur de tous les crimes, dans tous les délits, dans tous les événements
03:43traumatiques.
03:44Mais en tout cas, ce que je sais, c'est qu'à chaque fois que c'est accidentel et que
03:47c'est violent, le traumatisme est plus important, il va être plus long à guérir parce qu'il est plus
03:52intense.
03:53Et parce que de toute manière, quoi qu'il arrive, c'est l'inacceptable, l'indicible.
03:56Il va falloir mettre des mots sur l'indicible.
03:59Et ils ont vu quelque chose qu'ils ne devaient pas voir et que toute personne n'aurait jamais dû
04:03voir.
04:04Et puis, voilà, ça va traumatiser des personnes toute leur vie entière.
04:08Et ce qui est terrible, c'est qu'elles peuvent avoir, ces personnes, un sentiment de culpabilité.
04:10Parce que souvent, on offre ça comme un cadeau à des proches.
04:13Oui, alors évidemment.
04:14C'est votre thème.
04:15Oui, il y a les sentiments de culpabilité.
04:19Voilà, on verra comment les choses se sont produites.
04:22Et vous verrez qu'effectivement, il y a des gens...
04:24Ça va être très compliqué parce qu'effectivement, il y en a qui l'ont offert.
04:28Il y en a qui leur ont dit même de ne pas y aller.
04:29Ah oui.
04:30Et donc, voilà, en disant non mais moi, je ne suis pas d'accord et tout ça.
04:33Donc, voilà, il y aura tout ça qui va se mêler aujourd'hui et qui va faire que, voilà.
04:38Mais bon, après, notre but, ça va être une fois que l'ACUMP aura fait son œuvre.
04:42Et c'est très rapide.
04:44C'est 48, 72 heures.
04:46Après, on va prendre le relais de toutes les personnes.
04:48On a commencé aujourd'hui.
04:49Vous êtes mobilisé depuis ce matin.
04:50Oui, alors, la présente est arrivée vers 16 heures.
04:55Donc, elle a été...
04:56Voilà, on a fait un point avec le préfet.
04:57Le préfet l'a remobilisé tout à l'heure par rapport à certaines situations.
05:01Et puis, donc, l'équipe est mobilisée.
05:04Et l'idée, c'est de faire en sorte que, petit à petit, on puisse accompagner dans le deuil, d
05:10'abord.
05:10Parce que là, aujourd'hui, on n'est pas du tout sur le deuil.
05:12On est sur la sidération.
05:14Certaines personnes n'arrivent même pas à accepter.
05:16Mes équipes me disaient qu'il y avait des personnes à 20 heures qui n'arrivaient pas à partir.
05:21Parce que, voilà, c'était comme ça.
05:23Il fallait, voilà.
05:24D'autres qui n'arrivaient pas à y croire.
05:25D'autres qui n'arrivaient pas à parler.
05:26Et d'autres qui pleuraient beaucoup.
05:27Donc, il faut les écouter, les accompagner.
05:29Et surtout, leur dire qu'elles ne sont pas seules et qu'il y a des personnes à côté.
05:33Désolé, je suis à vous demander.
05:34Il faut aussi peut-être comprendre ce qui s'est passé.
05:36C'est pour ça que l'enquête démarre.
05:38Laurent Valdiguier.
05:39On a entendu tout à l'heure un témoin qui disait avoir, lui, entendu l'avion.
05:43Il était dans son jardin.
05:44L'avion passait au-dessus.
05:45Le bruit du moteur.
05:46Et puis, soudain, le bruit qui s'arrête et l'avion qui tombe à pic.
05:49Qu'est-ce que ça peut nous révéler techniquement ?
05:51Ça peut nous révéler, si son témoignage est crédible.
05:58Ça peut nous révéler que dans ces instants critiques que sont un décollage.
06:02Il y a 30% des accidents d'avion dans la phase de décollage.
06:04C'est la phase, je parle sous le contrôle de mon commandant de bord préféré.
06:08C'est 30% des accidents.
06:10C'est vraiment le décollage, la phase la plus critique.
06:12Maintenant que l'avion n'a pas sa vitesse d'envol, il peut tomber comme une pierre.
06:22Et là, c'est ce qui s'est passé.
06:23La vitesse de décrochage, c'est à peu près 100 km heure sur ce Pilatus.
06:27Donc, il était autour de ces 100 km heure puisqu'il venait de décoller.
06:31Il était peut-être à 30, 40 mètres de haut.
06:33Et puis, tout d'un coup, si le moteur se coupe, c'est la catastrophe.
06:37C'est-à-dire, l'avion, il n'est plus portant.
06:39En plus, il fait très chaud. Plus il fait chaud, moins la portance est grande.
06:45Donc, plus il faut tirer sur le moteur.
06:47En plus, l'avion est lourd.
06:49Il est chargé.
06:51Il est à son maximum de 10 passagers plus le pilote.
06:54Ils sont équipés.
06:55C'est le moment critique.
06:58Et alors, si le moteur s'arrête pour une défense mécanique
07:01ou pour une erreur de pilotage, ça, l'enquête le dira.
07:04Il y a deux enquêtes.
07:05Il y a une enquête du bureau Analyse, justement, dont l'objet est de déterminer la cause très précise,
07:12le plus précise du crash pour pouvoir donner des leçons au reste de l'aviation.
07:18Et puis, il y a une enquête des gendarmes du bureau spécialisé dans la section de recherche des accidents aériens
07:25qui va éventuellement déterminer les fautes pénales.
07:28Alors, les fautes pénales, ce n'est pas seulement le pilote.
07:30Si tant est que le pilote ait fait une erreur, ça peut être toute la chaîne en amont de la
07:34maintenance de cet avion.
07:36Ils vont revoir toute l'historique de l'avion, l'historique des pannes, l'entretien.
07:40Et puis, est-ce que ce jour-là, parce que c'était quand même 21 rotations,
07:4321 rotations, ça veut dire quand même que c'est un avion qui...
07:46Ce sont des avions qui décollent, qui reviennent prendre des passagers, qui redécollent.
07:49Tout ça, c'est fait dans le cadre d'un règlement.
07:52Jean Serra, on doit être quand on est pilote de ce type d'avion extrêmement concentré
07:56dans les toutes premières minutes du décollage.
07:58C'est le moment le plus critique.
07:59Bien sûr, quel que soit le type d'avion, le décollage est un moment crucial.
08:04On a même, sur les avions de ligne, on a des vitesses qui sont ancrées dans notre tête.
08:11C'est-à-dire, je suis arrêté...
08:11Les vitesses paliers à aller plus haut ou à ne dépasser ?
08:14Voilà, je suis arrêté, je mets la poussée, je lâche les freins, l'avion commence à accélérer.
08:20Je vais arriver jusqu'à une vitesse où là, je dis...
08:27Une vitesse limite en dessous de laquelle on ne doit pas aller, c'est ça ?
08:30En dessous de cette vitesse, si j'ai une panne avant cette vitesse-là, je peux m'arrêter avant le
08:36bout de piste.
08:36Une fois que j'ai passé cette vitesse-là, s'il y a un problème moteur, je dois continuer le
08:42décollage
08:42parce que je ne peux pas m'arrêter avant le bout de piste.
08:46Et ensuite, j'atteins une deuxième vitesse VR, vitesse de rotation, où je tire sur le manche pour décoller.
08:52Et ensuite, je vais aller chercher une troisième vitesse, V2.
08:56V2, c'est la vitesse qui me donne une certaine marge par rapport à la vitesse de décrochage.
09:03On va prendre des chiffres, voilà, comme ça, un peu en caricature.
09:07Alors, supposons que la vitesse V1 de décollage soit 120 nœuds, 120 km heure, voilà, 120 km heure.
09:16Eh bien, V2 va être, par exemple, 135.
09:20J'ai 15 km heure de marge.
09:23C'est-à-dire que s'il y a une panne, le temps que la vitesse diminue, j'ai le
09:27temps de réagir, de prendre une décision.
09:29Ça vous est arrivé à vous, Jean Serrat, d'avoir des voyants d'alarme dans la zone rouge, justement ?
09:33Oui, ça m'est arrivé.
09:34Mais ça s'est bien passé, la preuve, je suis là.
09:37Anthony Ferry, j'aimerais juste poser une petite question sur la météo, parce qu'il faisait 30 degrés au moment
09:44du décollage.
09:45Forcément, cette région est encore très chaude.
09:47On vient de connaître une période de canicule.
09:49Est-ce que ça peut avoir un incident sur l'appareil ou sur cet accident ?
09:54Ça peut expliquer en partie.
09:55Comme le disait effectivement, très justement, Laurent Valdiguet à l'instant,
09:59l'Est connaît des températures qu'il n'a quasiment jamais connues pour cette période-là.
10:02Et le problème, c'est que l'air chaud est moins dense.
10:07Et donc, ça n'a absolument pas facilité les conditions de vol.
10:10Pourquoi ? Parce que lorsque l'air est chaud, les molécules d'air s'échappent les unes des autres,
10:16s'éloignent et par conséquent, ça diminue la densité de l'air.
10:20Quelle conséquence pour le pilote ?
10:22Eh bien, la portance des ailes est beaucoup plus faible.
10:25Et donc, le moteur doit envoyer bien plus de jus pour maintenir une certaine altitude.
10:30Et le problème, c'est que la chaleur chauffe aussi sur le moteur.
10:33Et comme on l'a rappelé à l'instant, il y avait 11 personnes.
10:37Je crois que c'était la capacité maximale.
10:39Et donc, l'avion était vraiment à bout de charge.
10:42Et malheureusement, avec cet air moins dense,
10:45ça peut favoriser le décrochage net de l'avion qui tombe à l'horapique.
10:49Et c'est, je crois, ce qu'il s'est passé. L'avion est tombé à l'horapique.
10:52Allez, on va retrouver Valérie Debord.
10:54Merci d'être avec nous. Vous êtes vice-présidente de la région Grand Est.
10:57Avant de vous demander peut-être si vous avez davantage d'informations,
11:01votre toute première réaction, Madame Debord,
11:04à ce qu'il s'est passé, cet accident d'avion près de Nancy,
11:06qui est, rappelons-le, le plus meurtrier en France
11:08pour l'aviation hors transport militaire et commercial.
11:13Bonsoir. On va écouter énormément d'émotions, évidemment,
11:15pour les victimes, pour leurs familles.
11:16Il y avait une quarantaine de personnes qui étaient là.
11:20Vous imaginez bien que les gens ont vu ce qui s'était passé.
11:23C'était un moment de fête, des baptêmes qui étaient au vert,
11:27des familles, et leur vie, voilà, la vie de ces 11 personnes
11:32s'est évidemment arrêtée, la vie des familles également.
11:34Ça aurait pu être encore plus grave, parce que vous le voyez,
11:37on était dans une zone extrêmement urbaine.
11:40L'avion aurait pu s'écraser sur des pavillons.
11:45Il s'est écrasé sur un morceau de pelouse.
11:48On ne sait pas trop ce qui s'est vraiment passé,
11:50l'enquête le dira.
11:52Mais il est certain que ça aurait pu être encore plus dramatique.
11:56Mais c'est déjà extrêmement dramatique, bien sûr,
11:58et nous éprouvons tous énormément d'émotions face à ce drame.
12:02Vous l'avez indiqué, un des plus importants sur l'aviation de tourisme civil
12:08qui existait depuis très longtemps.
12:1011 victimes, donc, vraisemblablement toutes tuées sur le coup.
12:16Elles ont pu être ce soir incarcérées de l'appareil.
12:19On sait qu'il reste encore des victimes peut-être à bord de l'appareil,
12:24qui n'a pas pu être encore retirées totalement.
12:26Et une question aussi sur les proches des victimes.
12:28Où sont-elles ? Est-ce qu'elles sont prises en charge également par la région ?
12:32Alors, les victimes ont été désincarcérées, en partie, effectivement,
12:39dès la fin, enfin, dès l'accident.
12:42Les victimes ont été accompagnées, mises dans un...
12:46Enfin, les familles, pardon, des victimes ont été accompagnées,
12:49mises dans un endroit climatisé,
12:51accompagnées par l'ensemble des personnels soignants,
12:54des personnels avec une aide psychologique.
12:56Vous imaginez bien le drame que ça représente,
12:59d'avoir un avion qu'on voit tomber,
13:01et d'avoir des personnes qui sont dedans,
13:03qui sont de votre famille, de vos proches, de vos amis.
13:07Je tiens à dire que l'accompagnement qui a été fait par le SAMU,
13:11par le CHU, par les pompiers, par la protection civile,
13:15par l'association France Ultime,
13:17qui a été immédiatement présente,
13:20évidemment extrêmement important,
13:21mais voilà, l'accompagnement va se faire sur la durée.
13:26C'est un acccompagnement qui ne peut pas se faire en une seule fois,
13:30puisque c'est un drame absolu.
13:32Qu'ont vécu ces personnes en voyant leurs proches s'effondrer ?
13:36L'avion était très certainement aux alentours de 40 mètres de haut.
13:41Ce que disent les secouristes,
13:44c'est qu'a priori, les victimes n'ont pas souffert,
13:47puisque la chute a été extrêmement rapide,
13:51et qu'elles ont perdu la vie immédiatement.
13:54– Une toute petite dernière question avant de vous quitter,
13:56ce sont tous, hormis le pilote, les élèves, des infirmiers libéraux ?
14:00– Alors ça, on ne le sait pas.
14:02– On ne le sait pas encore.
14:03– Aujourd'hui, il y a des gens qui sont dans le personnel médical,
14:08et pas forcément que des infirmiers médicaux.
14:11– Merci beaucoup.
14:12– Merci, madame de bord, d'avoir agi sur notre antenne.
14:15Ludovic Pingano, il y a eu un large dispositif,
14:18il y a beaucoup d'opérations,
14:19on commence par les opérations de secours,
14:21voir s'il y a eu la première partie des victimes collatérales,
14:25c'est ça la priorité ?
14:26– Oui, la priorité, c'est d'abord de rechercher les survivants,
14:29c'est la priorité des priorités,
14:31dans des conditions qui peuvent être dangereuses,
14:33c'est-à-dire qu'il y a un double dispositif qui se met en place,
14:35d'abord un dispositif de recherche des victimes
14:38et leur prise en charge,
14:40et en parallèle, un dispositif de sécurisation
14:42en cas de départ d'incendie, voire en cas d'explosion,
14:45pour que tout dispositif puisse travailler en toute sécurité,
14:48même si dans ce cadre-là, on n'est jamais vraiment en sécurité.
14:50Et puis effectivement, au-delà des personnes qui étaient à bord de l'avion,
14:54il s'agit également de savoir si, malheureusement,
14:56il n'y avait pas d'autres personnes qui auraient pu être impactées par cet avion,
14:59je pense à des cyclistes, puisqu'on est sur une piste cyclable,
15:01je pense à des familles qui auraient pu faire un pique-nique.
15:03– Mais on n'était pas loin d'une zone résidentielle non plus,
15:05une zone commerciale aussi.
15:06– Voilà, la zone commerciale à côté,
15:07donc il y a tout un travail de reconnaissance qui est réalisé,
15:10et ça c'est vraiment sur les lieux mêmes de l'accident.
15:13Et puis après, il y a tout l'accompagnement également,
15:15la mise en place de tout le dispositif,
15:16et les plans hors sec, on parle beaucoup de ces plans hors sec,
15:19avec, après derrière, toute la mise en œuvre
15:21de l'accompagnement des familles des victimes
15:23avec la mobilisation de l'accumpe.
15:25– Alors cet avion, justement, il est aujourd'hui au cœur de l'enquête.
15:28Jean, je vais vous demander de me suivre,
15:30on va le détailler ensemble, cet avion,
15:33cet appareil, c'est un Pilatus PC6 Porteur,
15:36un avion monomoteur de fabrication suisse,
15:39donc un seul moteur dans cet appareil.
15:42Et le voici, le voici, Jean, cet avion particulièrement réputé
15:46pour les exercices de parachutisme.
15:48Je vous laisse nous le présenter.
15:49D'abord, le moteur, il se trouve où ?
15:51– Alors, vous avez l'avion en complet ici,
15:55avec l'hélice à l'avant,
15:57et immédiatement derrière l'hélice,
16:00ici, se trouve le moteur.
16:01On voit même la sortie des échappements ici.
16:05Le moteur se trouve juste là,
16:06c'est-à-dire directement lié à l'hélice.
16:09– C'est lui qui fait tourner l'hélice.
16:10– Ensuite, point très important,
16:13surtout dans ce crash,
16:15c'est un avion qui est à, on appelle ça, à aile haute.
16:18Ça veut dire que l'aile, elle est sur le dessus du fuselage,
16:21et non pas, comme dans beaucoup d'avions,
16:24en dessous du fuselage.
16:26Voilà.
16:26– Donc, on va voir peut-être une autre photo de cet avion.
16:31On a une porte également qui est très large.
16:34Alors, on n'a pas vu la photo, c'est pas très grave.
16:36On va voir, ici, ça, c'est la zone du crash.
16:39– Voilà, j'aimerais qu'on comprenne bien ce qui s'est passé.
16:41Voilà, ici, ah, peut-être, on revient en arrière.
16:43Regardez, ça, c'est la porte.
16:44Peut-être un mot sur cette porte très large,
16:46qui peut permettre, justement, ça aussi,
16:48c'est une caractéristique de cet avion.
16:49– Voilà, c'est un avion qui est utilisé énormément
16:53pour, justement, les parachutistes.
16:55Pourquoi ?
16:55Parce qu'on a une porte coulissante sur le côté
16:58qui se trouve à l'arrière.
17:00Ici, vous avez l'aile avec le support de l'aile qui est là.
17:04Et à l'arrière de cela, vous avez cette porte qui s'ouvre,
17:08ce qui va permettre aux gens de pouvoir sauter de l'avion
17:13pour descendre en parachute.
17:14Et, bien sûr, c'est l'un des points clés de cet avion
17:20qui fait qu'il a eu une grande priorité
17:23auprès de toutes les associations qui font du parachutisme.
17:26– Alors, on va voir maintenant, on va revoir la carte
17:28dans un second temps, la carte des lieux de l'accident.
17:30Voilà, ça, c'est les lieux de l'accident.
17:33Regardez, en haut, le club de parachutisme.
17:36Vous avez ici l'aérodrome, cette piste de décollage.
17:39– Tout à fait.
17:40– Et puis ici, le lieu de l'accident.
17:41Entre le bout de la piste de décollage et le lieu de l'accident,
17:44il y a à peu près 300 mètres.
17:45– Oui, 300 mètres environ, oui.
17:47– Racontez-nous la vingtaine de secondes que dure ce vol.
17:50– Voilà. Alors, donc l'avion, il va s'aligner en début de piste.
17:55Il va commencer à accélérer, passer la vitesse où on ne peut plus s'arrêter.
17:59Bon, sur celui-là, il n'y a pas de problème.
18:01Ensuite, il va arriver à la vitesse VR où je tire sur le manche,
18:05je vais décoller.
18:06Ensuite, il monte et il a un problème technique.
18:12Probablement une panne moteur, ce que l'on pense.
18:14Qu'est-ce qui se passe quand vous êtes pilote ?
18:17– Bien sûr, si votre moteur s'arrête, la première chose, vous regardez,
18:20est-ce qu'il y a un champ en face ?
18:22Est-ce qu'il y a quelque chose où je puisse poser l'avion et essayer de descendre ?
18:25– Là, imaginons, il est là.
18:26Donc là, il est en train de regarder s'il peut se poser.
18:28– Il est à peu près par là, voilà.
18:30Et là, il regarde en face.
18:31Qu'est-ce qu'il voit ?
18:32Que des maisons.
18:33– Des lotissements.
18:34– Que des lotissements.
18:35– Un immense centre commercial qui est ici.
18:38Il n'a que des bâtiments.
18:40– Il est bloqué en fait.
18:40– Il sait qu'il ne peut pas se poser là.
18:43Donc éventuellement, il va dire, j'ai des zones qui sont libres ici, là, sur le côté.
18:48On voit tous les champs.
18:49Donc il va virer par la gauche.
18:51Mais là, malheureusement, il décroche.
18:53Et c'est là qu'il tombe à cet endroit-là.
18:56– Voilà ce qui s'est passé.
18:58Merci beaucoup, Jean.
18:59Et l'enquête devra effectivement le déterminer
19:01puisqu'elle ne fait que commencer l'enquête après le crash de 11 personnes.
19:05– Il n'avait aucune possibilité dans l'axe de la piste.
19:08– Et le BOA, le bureau d'enquête et d'analyse,
19:10qui va enquêter pendant plusieurs jours.
19:11Merci à tous les trois d'être venus sur ce plateau.
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