- il y a 6 semaines
Chaque week-end, Anne Seften et Dominique Tenza vous accompagnent de 22h à 00h dans BFM Grand Soir.
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00:00De retour dans BFM, grand soir avec un point ce soir sur les orages qui touchent la France.
00:05Deuxième salve d'orages sur une diagonale qui s'étend des Pyrénées-Orientales à l'Alsace-Lorraine.
00:09On fera un point très précis avec vous dans un instant, Anthony Ferry.
00:12Mais partons pour l'heure du côté de Toulouse.
00:14Vous retrouvez Adélaïde Malaveau.
00:16Est-ce que les orages qui s'abattent sur Toulouse actuellement sont violents ?
00:23Pour être tout à fait transparent, ça s'est vraiment calmé.
00:26On était en direct il y a une vingtaine de minutes.
00:28Et à l'époque, à ce moment-là, on voyait des éclairs, on entendait des bruits sourds.
00:31Il y avait de la pluie, le vent qui était en train de se lever.
00:34Et je pense que vous pouvez le voir sur les images d'Aristide Sadna.
00:37En vingt minutes, ça s'est nettement calmé.
00:39Pour tout vous expliquer, on avait même pris le parapluie pour notre direct.
00:42On était prêts.
00:43C'est relativement calme.
00:44Les personnes qui étaient en terrasse se sont mises à l'abri le temps de l'orage.
00:47Et là, vous le voyez, tout le monde est de retour à sa vie normale.
00:51Une alerte Météo France qui avait été donnée à partir de 16h pour orages violents et grêles
00:56qui va s'étendre jusqu'en début de soirée, jusqu'en fin de soirée, pardon.
01:00Des conditions météorologiques qui peuvent être compliquées.
01:02C'est d'ailleurs pour ça que le maire de Toulouse avait décidé d'annuler ce soir les célébrations
01:06liées à la victoire du stade toulousain au rugby par anticipation tout simplement.
01:10Mais comme vous le voyez pour le moment, c'est relativement calme.
01:13Évidemment, ça peut évoluer tout au long de la soirée.
01:16Adélaïde Malavaux avec Aristide Sadna.
01:17Adélaïde toujours en tee-shirt.
01:18Donc ça veut dire que les températures n'ont pas vraiment baissé, Anthony.
01:22Il fait bon !
01:23J'imagine qu'il fait bon, Adélaïde.
01:25Quand on a de l'orage comme ça et de la pluie, on espère que ça fasse un peu baisser
01:28les températures.
01:29Là, manifestement, c'était rapide, bref, intense.
01:32Les orages ce soir, ils vont toucher quelle région ?
01:34Alors, globalement, on a une diagonale qui s'étend des Pyrénées, donc de la frontière espagnole,
01:40jusqu'au Grand Est, donc l'Alsace-Lorraine.
01:42Voilà, vous avez globalement 28 départements qui, ce soir, sont concernés par cette vigilance.
01:47Alors, regardez, ici sur la carte, il y en a 32, mais juste avant de prendre l'antenne,
01:514 sont sortis, à savoir ceux de l'extrême sud-ouest, donc les Hautes-Pyrénées, les Pyrénées-Atlantiques,
01:58le Gers et les Landes ne sont plus en vigilance, donc 32 moins 4, ça fait 28.
02:02Pour tout le reste, les départements sont concernés.
02:06Alors, actuellement, il y a déjà des orages, au moment où l'on parle, qui touchent plusieurs de ces départements.
02:10On a vraiment trois zones qu'il faut surveiller.
02:12La région toulousaine, où les orages sont parfois assez violents.
02:16On a, par exemple, relevé une rafale à 150 km par heure.
02:20Alors, c'était à Irati, dans les Pyrénées-Atlantiques, mais ce même orage est en train de remonter.
02:24Et puis, on a aussi d'autres orages qui touchent, notamment, le Rhône, la Saône-et-Loire, l'Ionne et
02:28l'Aube, ainsi que le Haut-Rhin.
02:30Voilà, ça, c'est pour l'heure actuelle.
02:31150 km par heure, ça vous fracasse une branche d'arbre et ça vous...
02:35C'est très dangereux.
02:35Ça peut même déraciner un arbre en entier à 150 km par heure.
02:38Oui, c'est une très puissante rafale qui correspond, globalement, à un ouragan de catégorie 3, il me semble.
02:43On est en 2-3, ouais.
02:45Et ça va durer combien de temps ? Parce qu'il y a des paliers jusqu'à minuit.
02:48Minuit, c'est l'Alsace-Lorraine, c'est ça ?
02:49Alors, exactement. Voilà, donc, jusqu'à minuit, il va vraiment falloir surveiller le sud-ouest, le massif central, le puits
02:56de Dôme, la Bourgogne.
02:57Ensuite, en fin de soirée, début de nuit et milieu de nuit, là, ce sera vraiment sur ces régions du
03:02nord-est, à savoir donc l'Alsace et la Lorraine, ainsi que peut-être que le nord de la Bourgogne.
03:07Pourquoi ces zones-là ? Bien, parce que déjà, parce que c'est là que les orages arriveront en dernier,
03:11mais surtout parce que ce sont ces zones qui ont encore aujourd'hui connu des températures particulièrement élevées.
03:1737 degrés, par exemple, à Mulhouse ou encore à Metz. Et vous le savez, effectivement, Anne, la chaleur, c'est
03:22le carburant des orages.
03:23Et donc, nous attendons des orages très, très violents sur le nord-est. Soyez très vigilants de la grêle et
03:28de très faible.
03:28Ma mère qui me dit, l'orage gronde à Auxerre, je veux du frais. Voilà.
03:32Ça arrive bientôt, mais d'abord, l'orage, il faut qu'il passe.
03:34Est-ce que ces orages, c'est la fin de cette canicule ? Est-ce que ça veut dire que,
03:38pour mettre un terme à ces 11 jours de chaleur intense que l'on a connue, il faut en passer
03:42par là ?
03:43Alors oui.
03:43Ça marque pour de bon la fin de la canicule ?
03:45Alors, pour de bon, je ne dirais pas. Mais l'orage, effectivement, va aspirer la chaleur.
03:48Donc, il va dégager, effectivement, une partie de la chaleur.
03:51Le problème, c'est que la semaine qui arrive restera encore assez chaude.
03:553 à 4 degrés au-dessus des normales.
03:57Si vous regardez les températures chez vous, vous serez quasiment, pour tout le monde, entre 24 et 28 degrés, par
04:03exemple, pour la capitale.
04:05Donc, on sera vraiment au-dessus des normales.
04:06On ne pourra pas parler de fin de chaleur.
04:09On va pouvoir parler, en revanche, de fin de canicule.
04:11Puisqu'il y a d'ailleurs, au moment où l'on ne parle plus, aucun département en vigilance rouge.
04:15Il n'y aura plus que 5 départements demain en vigilance orange.
04:18Donc, c'est quasiment la fin de la canicule.
04:20En revanche, on ne pourra pas parler de la fin de la vague de chaleur.
04:23On parle aussi de records de chaleur en Europe qui vont s'amorcer, à un moment donné, la semaine prochaine.
04:28On parlait, par exemple, hier de l'Allemagne, où il y avait eu des records dans l'Est avec 41
04:31,6.
04:33Exactement.
04:33Alors, en fait, on a même déjà eu des records en Europe.
04:36On vous a d'ailleurs préparé une carte.
04:37Je ne sais pas si on va pouvoir la jouer.
04:39Mais en tout cas, ce que l'on peut vous dire, c'est que, en fait, toute l'Europe a
04:42pulvérisé, justement, les records à cause de ce nombre de chaleur.
04:45Vous voyez, d'ailleurs, c'est clair.
04:47Alors, c'est très simple.
04:48Toutes les valeurs qui s'affichent sur cet écran, eh bien, sont des records.
04:51Nous n'avions jamais enregistré cela.
04:54Même en Espagne, 43,7 degrés dans cette région.
04:57En Pologne aussi, ils n'ont jamais vu ça.
04:58C'était du jamais vu.
04:58Et en Pologne, en fait, c'est ce qui est encore plus surprenant.
05:01Regardez ces valeurs pour l'Europe de l'Est.
05:04Vous avez, par exemple, pour la République tchèque, 40 degrés.
05:07Pour l'Allemagne, 41,5.
05:08Ça ne s'était jamais vu en Allemagne des températures qui dépassent les 40 degrés.
05:13Tout comme en Belgique.
05:14Gaël Musquet, on s'amusait la semaine dernière à faire la comparaison avec le reste du monde.
05:18On se disait qu'il faisait plus chaud à Paris qu'il faisait au Caire ou qu'à Mexico.
05:23Là, quand vous voyez cette température en Europe, on se rend compte que des pays comme le Danemark, l'Allemagne,
05:29où en général, il ne fait pas très chaud, sont des pays qui battent absolument des records de chaleur.
05:34Plus de 40 degrés.
05:35C'est jamais vu.
05:36Et il faut le rappeler, notre continent est le continent qui se réchauffe le plus vite avec l'Arctique.
05:41On est sous l'influence de l'Arctique.
05:43Donc, la fonte des neiges au Pôle Nord, c'est aussi, malheureusement, cet air frais qui n'arrive pas,
05:48qui n'arrive plus et qui ne permet plus à l'Europe d'avoir ces influences qui permettaient d'avoir
05:52un air plus doux et des climats tempérés.
05:55La fonte de nos glaciers, dans nos montagnes, puisqu'on a aussi nos glaciers Pyrénées, Vosges et les Alpes,
06:01qui sont aussi victimes de cette fonte.
06:03Donc, la roche à nu, noire, sombre, qui accumule la chaleur et qui renforce, malheureusement, ces influences.
06:10Et accentue, malheureusement, accélère ce que l'on a pu théoriser, ce qu'on avait annoncé pendant les accords de
06:17Paris.
06:17Et donc, effectivement, notre continent, nos territoires, nos pays riches doivent, aujourd'hui, rattraper le retard sur les investissements qui
06:26n'ont pas été faits,
06:27sur les précédents gouvernements, tous pays confondus, et en plus, accélérer, malheureusement, l'adaptation.
06:33Parce qu'on le voit, ça a un coût humain, ça a un coût sur les infrastructures, et ça a
06:38un coût aussi sur la santé mentale, il faut aussi le rappeler.
06:41Anthony Ferry, je vais vous poser une question qui va intéresser Bruno Berger-Urban et Agnès Ricaribon, ici présents.
06:46Les modèles disent quoi dans les prochaines semaines ? Est-ce qu'on a, c'est un répit avant un
06:49nouveau dôme de chaleur ?
06:50Alors, ce que l'on peut vous dire, très concrètement, c'est qu'à partir, effectivement, de la fin de
06:56la semaine prochaine,
06:58donc, samedi-dimanche, nous voyons, effectivement, à nouveau les températures repartir en flèche,
07:03pour, donc, la semaine qui suit, pour la première semaine, notamment, de juillet.
07:08Après, donc, est-ce que l'on peut véritablement parler de canicule ? C'est très compliqué de le dire.
07:13Pourquoi ? Parce que, les canicules, ce sont des seuils qui correspondent à des niveaux de température propres à chaque
07:19département.
07:19Donc, on ne sait pas encore précisément ce que l'on va avoir.
07:22Anthony, Anthony, elle est où, la France, là ?
07:23Alors, justement, voici l'un des modèles, et vous le voyez, on a un énorme...
07:27Énorme dôme noir, alors, évidemment, plus c'est noir, plus c'est chaud, ça correspond des températures entre 36 et
07:3240 degrés,
07:33et vous voyez que la France, pour cette période du 7 à 8 juillet, est en dessous de cette vague
07:38de très forte chaleur,
07:40de ce dôme de très forte chaleur.
07:41On a un autre modèle que l'on peut vous montrer, qui est le modèle américain, maintenant que vous connaissez,
07:45on en a entendu parler.
07:46Ce modèle américain, bien, si on peut le voir, il vous affiche des températures pour le mardi 7 juillet,
07:52et bien, qui, malheureusement, rappellent celles que l'on vient de connaître, voilà.
07:55Voilà, regardez, si vous vous affrochez un petit peu de votre écran, regardez notamment la région du sud-ouest,
07:59où l'on observera à peu près, bien, 37, 38 degrés, et même jusqu'à 40 degrés localement.
08:04Ça, c'est donc pour le mardi 7 juillet.
08:06On voit donc, effectivement, les températures repartir à la hausse,
08:10mais après, voilà, en météorologie, gardons-nous de tirer des prévisions au-delà de 7 jours.
08:16Mais en tout cas, ce que disent les modèles, c'est qu'effectivement, nous allons, possiblement, vers un réchauffement important.
08:20– Santé publique France comptabilise depuis mercredi environ 1 000 décès supplémentaires
08:25par rapport au mois précédent, avec une hausse de 40% des décès à domicile.
08:29Quand vous voyez, Bruno Megarban, ce que nous dit Anthony,
08:32il y a de quoi être inquiet pour les jours qui viennent ?
08:34– Oui, tout à fait. En fait, en termes de conséquences de la canicule que nous voulons traverser,
08:40les choses ne sont toujours pas terminées.
08:41– Il y a certes une surmortalité estimée à 1 000 personnes actuellement,
08:47mais celle-ci, malheureusement, sous-estime la réalité.
08:49Probablement, il y en aura plus. Pourquoi ?
08:51Parce que d'abord, on va découvrir, dans la semaine qui vient,
08:54un certain nombre de personnes décédées à domicile.
08:56– On a un délai de 6 à 10 jours, c'est ça ?
08:58– Non, parce qu'en fait, ce sont des personnes isolées.
09:00– Non, mais qui peuvent revenir à l'hôpital, c'est-ce ?
09:02– Tout à fait.
09:02– Il y a 6 à 10 jours où vous pouvez encore avoir des patients qui arrivent à l'hôpital.
09:05– Tout à fait. C'est-à-dire que comme la température ne va pas franchement baisser,
09:08il va y avoir encore des organismes qui ont beaucoup souffert
09:10pendant cette période de canicule, qui potentiellement vont quand même
09:14développer des coups de chaleur, alors même que la température extérieure
09:16est un tout petit peu plus basse.
09:17Puis surtout, toutes les personnes hospitalisées qui sont actuellement sous traitement,
09:22un certain nombre d'entre eux, malheureusement, vont quand même décéder
09:24de façon décalée, parce qu'elles reçoivent un certain nombre de traitements.
09:28Et donc, au final, il va y avoir encore plus de décès.
09:31– Et la situation dans votre hôpital, l'hôpital Lariboisière, elle est comment ? Tendue ?
09:35– Alors, la situation est tendue dans tous les hôpitaux.
09:38– Dans tous les hôpitaux.
09:38– Depuis maintenant cinq jours, il y a une augmentation qui a été estimée
09:41de 50% de l'activité aux urgences et en réanimation,
09:44même si depuis aujourd'hui, une petite baisse de l'ordre de 10%
09:50de cette augmentation d'activité.
09:52Donc, on pense qu'il y aura un peu moins d'activité,
09:56notamment moins d'admissions aux urgences.
09:58Néanmoins, il y a tous les patients qui sont hospitalisés.
10:00Donc, la charge de travail ne va pas du tout diminuer.
10:03– Et surtout, si on a cette deuxième vague aussi qui arrive.
10:07– Les patients rentrent, rentrent, rentrent, ça cumule.
10:09Et donc, le nombre de lits, malheureusement, qui est limité, diminue aussi.
10:13– Agnès Riquari, je ne peux pas dire que vous êtes présidente
10:15de la Société française de médecine d'urgence.
10:18L'adjoint à la Santé à la mairie de Paris nous disait que cette canicule
10:20faisait mourir, hélas, des personnes qui ne devraient pas mourir
10:23de 40, de 50 ans, qui sont même chez elles isolées.
10:26Est-ce que vous diriez que cette canicule fait mourir des gens
10:28de plus en plus jeunes ?
10:29– Ce qui est différent de celle de 2003, c'est qu'on avait énormément
10:33de personnes âgées, notamment des EHPAD.
10:35Là, on a eu beaucoup moins de personnes âgées des EHPAD.
10:38Et effectivement, on a des arrêts cardiaques de 40, 50 ans.
10:40– Parce que les EHPAD sont mieux équipés ?
10:42– Oui.
10:42– Il y a une chambre froide à l'intérieur,
10:44une chambre climatisée dans les EHPAD depuis la canicule de 2003, c'est ça ?
10:47– Voilà, c'est ça.
10:48Mais là, on a des arrêts cardiaques de 40, 50 ans chez des gens qui n'avaient pas
10:52de pathologie chronique.
10:53Et ce qui est assez nouveau aussi, c'est qu'on a des jeunes qui arrivent aux urgences
10:57de façon déshydratée, qui appellent le SAMU, avec des signes de déshydratation.
11:01Et ce qu'on rappelle, en période de Coupe du Monde, c'est vrai que c'est…
11:06– On a tendance à boire un petit peu de bière.
11:08– Voilà, mais la bière, elle désaltère, mais elle favorise la déshydratation.
11:13– Vous êtes de façon très rapide en plus.
11:14– Oui, de façon rapide. Et les premiers signes de coup de chaleur ressemblent un peu
11:18aux premiers signes de l'ivresse. Et donc, un des messages clairs, c'est nous appeler
11:23tôt, parce que plus on agit tôt, plus on refroidit tôt, plus on règle le problème
11:29et ils peuvent rentrer chez eux sans avoir besoin d'hospitalisation.
11:32Il faut surtout éviter la bière. Et si vraiment, ils ne peuvent pas se passer de bière,
11:36parce qu'on sait qu'interdire la bière, ça ne peut pas…
11:39– Il y a eu des interdictions, il y a eu des interdictions prononcées à Paris, notamment.
11:42Il y a eu des interdictions dans certains départements en vigilance rouge.
11:45On a pu voir sur BFM TV, notamment en interrogeant les gens, que ce n'était pas toujours respecté.
11:49– En fait, nous, on fait de la pédagogie. Et on essaye d'inciter.
11:53Et à ce moment-là, je leur dis, alternez au moins une panne de bière, deux pannes d'eau,
11:58de façon à hydrater et compenser la déshydratation engendrée par la bière.
12:03– Allez, nous sommes en direct avec le porte-parole de la Fédération nationale du funéraire.
12:08Merci d'être avec nous, M. Gauthier Caton. Vous êtes du côté d'Orléans.
12:12On a vu beaucoup de funérariums saturés.
12:15Rappelez-nous quelles sont les zones les plus problématiques en ce moment.
12:18On parlait notamment du centre, je crois, ou de la région parisienne.
12:22– Bonsoir. Oui, excusez-moi les conditions de la visio de ce soir.
12:25Mais malheureusement, j'ai dû renforcer mes équipes parce qu'on est vraiment extrêmement sollicités
12:31sur la région centre, sur Orléans. Et oui, vous l'avez indiqué,
12:35les chambres funéraires de Paris sont saturées. La première et la deuxième couronne
12:39commencent à l'être également. Et on a également dans certaines régions,
12:44la région centre que je connais bien est maintenant saturée sur la métropole d'Orléans.
12:50On n'a plus de place dans les chambres funéraires.
12:52Et rien que dans les deux heures qui viennent de passer,
12:56on a cinq interventions en cours rien que sur la métropole
13:00pour des personnes décédées à domicile.
13:02Donc oui, on a une situation qui commence à être critique.
13:05– J'en lisais ce matin dans Le Parisien le témoignage du directeur du funérarium
13:11de Paris-Orlé qui disait « J'ai refusé au moins 150 corps ce week-end
13:15parce que les chambres sont pleines. »
13:18Et certains, ce week-end, appelaient à rouvrir.
13:20Là, pour le coup, les chambres froides arrangissent comme au temps du Covid.
13:23Est-ce que vous êtes pour cette solution ?
13:25Est-ce que vous pensez qu'aujourd'hui, c'est devenu inévitable ?
13:29– Alors, dans tous les cas, je pense qu'il faut trouver une solution.
13:33C'est peut-être plus la préfecture de police de Paris qui doit peut-être actionner une situation,
13:38enfin en tout cas une solution qui peut parer à cette situation.
13:41les deux fois où on a rencontré ces problèmes, c'était en 2003 et en 2020 pour le Covid.
13:47Et en effet, Rungis, qui a été géré par des professionnels et aménagé par des professionnels,
13:53n'était pas une solution parfaite, mais au moins ça a quand même permis à des familles de se recueillir.
13:59Parce que dans peu de temps, et là, par exemple, au moment où je vous parle,
14:03je viens de recevoir une confirmation d'un transfert qui arrive du 93 dans le Loiret.
14:09Donc on a vraiment aujourd'hui des situations.
14:11Et je comprends que le gestionnaire de la chambre funéraire d'Orly,
14:15oui, refuse toute la journée des demandes d'entreprises de pompes funèbres.
14:19– La situation est la même dans toute la France ?
14:22– Alors il y a une disparité assez importante.
14:25Le sud-est n'est pas du tout impacté.
14:27Le nord, assez peu.
14:29Nantes et Angers sont des villes par la Fédération nationale du funéraire.
14:33On a des référents de région.
14:34Donc on arrive à avoir des retours.
14:37Nantes commence à être une région, en tout cas une ville problématique.
14:41Angers également.
14:42Donc on peut imaginer que l'Ouest est impacté.
14:46Je pense que c'est en corrélation avec les régions
14:49qui étaient les plus impactées par les températures.
14:52Mais il y a une disparité assez significative.
14:54La Bretagne n'est pas impactée, par exemple.
14:56– Monsieur Caton, est-ce que vous redoutez,
14:58on en a parlé de l'arrivée éventuelle,
15:00ce qu'annoncent en tout cas certains modèles,
15:02d'une deuxième vague de chaleur,
15:04d'un deuxième dôme de chaleur à compter du 6 juillet.
15:07Est-ce que là, vous la redoutez ou vous dites que ça va être très difficile ?
15:09– Alors ce qui peut être vraiment très difficile pour nous,
15:13c'est si on n'a pas déjà réglé le problème de la première vague.
15:19Parce que nous, lorsqu'on prend en charge un défunt en chambre funéraire,
15:23eh bien ensuite, on doit organiser les obsèques.
15:26Et lorsqu'on organise les obsèques, les délais vont se rallonger, inévitablement.
15:31Et si on arrive sur des délais de 8, 10 ou 12 jours,
15:35vous comprendrez qu'en fait, on n'aura pas de coupure entre les vagues.
15:38C'est pour ça qu'il est très important de notre côté
15:42et de sensibiliser les différents acteurs
15:45pour pouvoir avoir des chambres funéraires
15:50en capacité d'accueillir des défunts,
15:52qu'on puisse avoir des crématoriums qui rallongent les délais
15:56et que l'on puisse également voir avec les différents représentants de culte
16:02pour augmenter le nombre de cérémonies par jour.
16:05– Merci beaucoup, M. Caton.
16:08Merci d'avoir été avec nous ce soir
16:09et bon courage pour les jours, les semaines à venir
16:12puisqu'on a compris que la situation était compliquée.
16:14Mais Gaël Musquet, quand on entend ce responsable,
16:17quand on voit que les hôpitaux sont en partie débordés,
16:20les funérariums saturés,
16:22a-t-on vraiment tiré la leçon de la canicule de 2003 ?
16:26– Effectivement, on a un problème d'infrastructure
16:28et de latence en fait malheureusement sur la gestion de cette crise.
16:31C'est une crise à cinétique lente,
16:32ce n'est pas un orage brutal qui entraîne des réactions aussi très brutales.
16:37On est sur une crise qui dure, qui s'inscrit dans le temps.
16:40Effectivement, toutes les infrastructures, on l'a vu pendant ces derniers jours,
16:44toutes les infrastructures ont souffert.
16:47Et là, on le voit sur des personnes pour lesquelles j'ai beaucoup de compassion
16:52parce qu'évidemment, il faut imaginer que ces hommes, ces femmes
16:55qui vont être sur les services funéraires,
16:57ces hommes et ces femmes qui seront dans les crématoriums
17:00et qui vont évidemment malheureusement devoir aussi gérer les faux crématoires,
17:04accompagner les familles.
17:05Tout cela a un impact aussi sur ces infrastructures
17:08qui malheureusement parfois ont fait l'objet d'investissements
17:12qui n'ont pas été à la hauteur des enjeux de ceux qui nous touchent aujourd'hui.
17:16Donc, il faut bien comprendre, et on est dans l'émotion aujourd'hui,
17:20on est beaucoup à le dire, une fois que cette crise sera passée,
17:23on parlera d'une autre crise.
17:24Il faut bien comprendre que là, ce qui nous touche aujourd'hui,
17:27cette émotion doit nous servir à activer des leviers d'investissement,
17:31des leviers de l'adaptation pour évidemment ralentir
17:34ou en tout cas atténuer la pression que l'on aura sur nos infrastructures,
17:39quelles qu'elles soient, parce que ces hommes et ces femmes,
17:41quand on intègre leur santé mentale,
17:43quels qu'ils soient, dans les milieux de santé,
17:44dans les milieux des transports, dans le milieu évidemment des services funéraires,
17:48tout cela a un coût au final.
17:50Et ces investissements que nous n'avons pas faits aujourd'hui
17:52nous coûtent 5 à 15 soix plus chers aujourd'hui.
17:55Donc, toutes les économies qu'on pense faire aujourd'hui,
17:57une fois que cette crise sera passée,
17:59tout cela nous coûtera beaucoup plus tard demain.
18:02D'autant qu'elle n'est pas terminée cette crise,
18:03puisqu'on a bien compris qu'une nouvelle vague de chaleur,
18:06nous disait Anthony,
18:07nouvelle vague de chaleur est en train d'arriver
18:10dans une semaine pour l'heure.
18:12Ce sont les orages, Anthony, qui frappent ce soir le pays.
18:16Les orages, déjà fortes, détonations,
18:20un pacte de fou du côté de Toulouse,
18:21et c'est en train de remonter vers le nord.
18:23Oui, exactement.
18:23En fait, il y a une dizaine de minutes,
18:25lorsque nous étions ici avec Alice Darfeuil,
18:27les orages, en fait, commençaient à peine à éclater.
18:29Ils étaient vraiment localisés sur quelques départements.
18:32Et puis maintenant, en fait, depuis une dizaine de minutes,
18:34eh bien, en observant les radars,
18:35on se rend compte que ça,
18:36et on rentre vraiment dans le dur du phénomène,
18:38puisqu'il y en a quasiment partout sur le territoire.
18:41Alors, je vous le rappelle,
18:42on a 28 départements qui sont actuellement en vigilance orange,
18:46globalement du sud-ouest jusqu'à la région Alsace-Lorraine.
18:49Et ces orages, eh bien,
18:50ils peuvent être localement extrêmement violents.
18:52Alors, ça veut dire quoi, extrêmement violents ?
18:53Ça veut dire accompagnés de très fortes rafales.
18:55Tout à l'heure, on a relevé une rafale à Hirati,
18:58dans les Pyrénées-Atlantiques,
18:59à 150 km par heure.
19:01On a aussi de très fortes grêles,
19:04des grêlons qui peuvent faire parfois jusqu'à 5 cm.
19:06C'est ce qu'on a d'ailleurs observé,
19:07il y a à peine une heure, dans la région de Chian.
19:10De la grêle, des fortes pluies, des rafales de vent.
19:12Tout ce qu'on a déjà connu hier soir, finalement.
19:14Et ce qui se passait à Boyer, avec les rafales à 145 km par heure.
19:16Totalement.
19:17En fait, ce sont notamment des supercellules
19:19qu'on a observées hier,
19:20que l'on observe d'ailleurs encore en ce moment même.
19:22un petit peu partout sur le territoire,
19:24je vous le disais,
19:24à Chian, dans les Pyrénées-Orientales,
19:26mais aussi dans le Puy-de-Dôme.
19:27Attention, attention, ça remonte.
19:28Je ne sais pas si on peut vous montrer les images,
19:31l'animation des orages en direct.
19:32Mais en tout cas,
19:33il s'étale vraiment sur une très large partie
19:37du territoire.
19:37Là, c'est l'euro, non ?
19:39Ici, ce sont des images...
19:41En fait, il faut bien se rendre compte
19:43qu'il y a une dizaine de minutes,
19:45il n'y avait pas vraiment tous ces points.
19:46C'était vraiment très localisé.
19:48Et là, ça commence vraiment, voilà.
19:49Avec la baisse des températures,
19:51les orages s'activent
19:53et on voit très nettement
19:54qu'ils sont en train lentement,
19:55vous le voyez,
19:56de remonter vers le nord-est.
19:58Alors, en fait,
19:59qu'est-ce que vous observez ?
20:00Ce sont les impacts de foot.
20:01Les impacts de foot
20:02traduisent de la position,
20:03évidemment, des orages.
20:04Plus c'est blanc,
20:05plus c'est récent.
20:06Moins d'une minute.
20:07Donc, on vit en quasi temps réel
20:09les orages.
20:10Et donc, vous le voyez,
20:10ils sont de plus en plus importants
20:12et surtout,
20:12ils sont très, très violents.
20:13On a vu, il y a eu une cinquantaine de minutes,
20:15les images impressionnantes
20:16du côté de Toulouse.
20:17On va y retourner, justement,
20:18à Toulouse,
20:18puisque vous êtes sur place pour nous,
20:19Adelaide Malaveau.
20:20On rappelle que toutes les festivités,
20:22par exemple, de Toulouse,
20:24qui a remporté la finale du top 14 hier,
20:25ont été annulées.
20:26Ça devait se tenir place du Capitole.
20:27Et pour cause,
20:28on a vu avec vous,
20:29on a vécu ces images impressionnantes
20:31des éclairs.
20:32Est-ce que ça a baissé en intensité,
20:33ces orages ?
20:37Très honnêtement,
20:38ça s'est relativement calmé.
20:39Je pense que vous pouvez vous parler
20:40d'il y a une cinquantaine de minutes.
20:41On avait effectivement des éclairs,
20:43du bruit, de la pluie, du vent.
20:45Eh bien, regardez là,
20:46le ciel est totalement calme.
20:48Il n'y a plus rien.
20:49Les personnes en terrasse sont très calmes.
20:51Elles sont en tee-shirt.
20:53Elles sont tout à fait tranquilles.
20:55Une vigilance orange
20:56qui a commencé aux alentours de 16h,
20:58qui va continuer, évidemment,
20:59dans la nuit.
21:00Vous parliez tout à l'heure
21:01de ma tenue, effectivement.
21:02Je suis toujours en tee-shirt.
21:04Évidemment, excusez-moi,
21:05il y a du monde, évidemment,
21:06qui s'active.
21:06C'est le centre-ville de Toulouse.
21:08Donc, on parlait de ma tenue.
21:09On a quand même perdu
21:10une bonne dizaine de degrés
21:11par rapport à tout à l'heure.
21:12Dans l'après-midi,
21:13on était aux alentours des 30 degrés.
21:14Maintenant, je viens de regarder,
21:15on est à peu près à 22 degrés.
21:17C'est peut-être une des conséquences
21:18de l'orage très concrète.
21:19Et puis, vous l'avez dit,
21:20on a parlé de ces conditions météorologiques.
21:22Malgré cette accalmie, effectivement,
21:24cette célébration des stades toulousains
21:26qui a été annulée ce soir
21:28par le maire de Toulouse
21:29par précaution.
21:30Évidemment, des fans qu'on a rencontrés
21:31qui étaient un petit peu frustrés quand même.
21:34J'imagine.
21:34Merci Adélaïde avec Arastide Sadna.
21:37Adélaïde nous disait
21:37qu'on était passé, Anthony,
21:38de 30 à 22 degrés.
21:39On a perdu 8 degrés.
21:4122, ça fait longtemps
21:42qu'il n'a pas fait ça à Toulouse.
21:43Ça fait quelques jours
21:44qu'on n'a pas aussi bien respiré
21:46probablement à Toulouse.
21:47C'est la fin de ces orages
21:49après semaine prochaine.
21:51Très belle.
21:51Et la chaleur qui revient.
21:52Il ne va pas pleuvoir sur les modèles.
21:54Il n'y aura pas d'orage.
21:55Il n'y aura pas de nouvelles.
21:55Il pourra y avoir
21:56quelques orages très locaux.
21:59Mais en fait,
22:00on sera toujours
22:01dans des conditions anticycloniques.
22:03Ce qui signifie
22:03un temps très dégagé,
22:05un temps sec surtout.
22:07Prudence sur les incendies.
22:08Vous découvrez juste en direct
22:09la carte justement
22:10qui vient d'être mise à jour
22:11par notre service infographie
22:13de cette vigilance aux orages
22:15qui concerne 28 départements.
22:17Et donc,
22:18pour ces prochains jours,
22:19cette semaine,
22:20profitez-en,
22:21respirez,
22:21si je puis dire.
22:22Les nuits seront plus fraîches.
22:24En revanche,
22:25les journées,
22:25on sera toujours 4 degrés
22:27à peu près au-dessus des normales.
22:28Mais comme vous l'avez dit,
22:29effectivement,
22:30à partir du week-end de prochain,
22:32on observe sur les modèles,
22:34évidemment,
22:35une remontée des températures
22:37qui laissent présager
22:38d'une possible nouvelle vague de chaleur.
22:40Alors,
22:40pourquoi ça peut partir très vite ?
22:42Eh bien,
22:42parce que nous sommes déjà
22:43dans une atmosphère chaude.
22:44Donc,
22:45si une nouvelle masse d'air chaud
22:46arrive sur cette atmosphère très chaude,
22:48eh bien,
22:48tout de suite,
22:49évidemment,
22:49les températures gagneront
22:50peut-être une dizaine de degrés.
22:52Nous ne sommes donc pas à l'abri
22:54d'une troisième vague de chaleur
22:57et possiblement...
22:58Mon téléphone m'annonce déjà
22:5938 degrés mardi prochain à Paris.
23:01C'est possible, ça ?
23:01Dans une semaine,
23:0238 degrés ?
23:03Alors,
23:03je ne peux pas vous certifier
23:05dans le marbre
23:05qu'il fera 38 degrés
23:06mardi prochain à Paris.
23:08En tout cas,
23:08les modèles observent effectivement
23:09une hausse.
23:10Ce n'est pas impossible.
23:11On a vu de nombreux impacts
23:13hier qui ont touché
23:13l'Île-de-France.
23:14On était justement
23:15du côté de la Butte-Montmartre.
23:17On était aussi du côté de Blois
23:18avec ces arbres
23:19qui étaient tombés sur la route.
23:20Ce que nous disait
23:21notre envoyé spécial.
23:22Il y a eu beaucoup d'impact
23:23de ces premiers orages,
23:24Anthony.
23:25Oui, alors on a recensé.
23:26Je ne sais pas si toi,
23:27Léaël,
23:27tu as le chiffre
23:28des impacts de foudre
23:29recensés hier,
23:30mais en tout cas,
23:31on a eu des centaines,
23:32plusieurs milliers,
23:33même des milliers,
23:34ça c'est sûr,
23:36dans la collectivité
23:37en tout cas
23:37où je suis élu.
23:39Je savais d'ailleurs
23:40le maire des Andlis,
23:41Frédéric Duché,
23:42qui a été sur sa commune
23:43particulièrement touchée
23:44par les bourrasques
23:45et les dégâts.
23:47On passe au caribansila,
23:48en fait.
23:48On sort d'une canicule
23:49et ces maires
23:51doivent en plus gérer
23:52ces orages,
23:53des inondations,
23:53de la grêle.
23:54Une grosse pensée aussi
23:55pour les agriculteurs
23:56qui, pour certains,
23:57perdent une partie,
23:59toute ou partie
23:59de leur exploitation
24:01et de ce travail
24:02qu'ils ont pu mener.
24:03Eh bien, là voilà,
24:03j'ai le chiffre
24:04et sur les 30 dernières minutes,
24:06on a déjà recensé
24:071500 éclairs
24:09sur le territoire,
24:11ce qui vous montre bien
24:12l'intensité
24:13de ces orages.
24:14Regardez ces images,
24:15c'est intéressant
24:16parce que là,
24:16on est dans le Puy-de-Dôme.
24:17C'est aujourd'hui
24:19des grêlons qui tombent.
24:20En fait,
24:20ça tombe,
24:21c'est court,
24:22c'est intense,
24:23c'est très intense
24:24et ça peut faire
24:24de gros dégâts
24:25alors que ça ne prévient pas.
24:26Eh bien,
24:26Gaël,
24:27effectivement,
24:27le sait bien,
24:28ces orages très intenses
24:29et surtout très rapides
24:31vont hacher menu
24:33la végétation
24:33et malheureusement,
24:35vont effectivement
24:35faire des dégâts
24:36sur les cultures,
24:38au niveau des habitations
24:39parce que si vous avez
24:40de la grêle
24:41qui fait plus d'un centimètre,
24:42eh bien,
24:43ça crée des impacts
24:43malheureusement
24:44sur les voitures
24:45et donc,
24:46effectivement,
24:46ces orages vont très vite
24:47mais malheureusement,
24:49pardon,
24:49eh bien,
24:50peuvent faire très rapidement
24:50des dégâts.
24:51Et sur des sols,
24:51rappelons-le Gaël,
24:52après 11 jours de canicule,
24:54sur des sols extrêmement secs,
24:55la pluie ne pénètre pas,
24:57elle coule,
24:58elle ruisselle,
24:58elle peut provoquer
24:59des inondations
25:00et des glissements de terrain.
25:01C'est aussi le risque.
25:02Là, effectivement,
25:03on a sur ces sols,
25:04et on le voit d'ailleurs
25:04sur les images satellites,
25:05on a la France qui brunit,
25:08alors qui témoigne
25:09de l'état de la végétation.
25:10On reste en vigilance orange,
25:11demain,
25:13sur le porto méditerranéen,
25:15sur les feux de forêt.
25:15Donc, attention,
25:16il faut rester vraiment vigilant
25:18sur à la fois cette eau,
25:20effectivement,
25:20qui va ruisseler
25:21et qui peut causer
25:23des inondations
25:24dans les garages,
25:25dans les caves.
25:26Donc, vraiment,
25:27rester vigilant
25:28à l'écoute
25:28des bulletins météo,
25:29une vigilance,
25:30même jaune,
25:31ça reste une vigilance.
25:32On ne peut pas se certifier
25:33au mètre près
25:34où ces orages vont tomber.
25:36Donc, quand elle est départementale,
25:37cette vigilance,
25:38il faut vraiment être vigilant
25:39sur l'intégralité du département.
25:40Professeur Bruno Mégarvan,
25:41on redoute aussi
25:42cette pression
25:43sur les services de secours
25:44quand il y a des orages,
25:44là, parce que tout le monde est dehors.
25:45Il y a renvoyé Butemont-Bartre,
25:46par exemple,
25:47tous ces Parisiens
25:48venus profiter,
25:49évidemment,
25:50de la fraîcheur,
25:51se rassemblant,
25:51tentant de se rassembler
25:52près des arbres.
25:53Donc, on redoute,
25:54là aussi,
25:54quand il y a cet épisode orageux ?
25:56Alors, il peut y avoir
25:57des cas d'électrisation
25:59ou de traumatisme
26:01pour des personnes qui glissent,
26:03mais j'allais dire,
26:03quand même,
26:04c'est beaucoup moins
26:05pourvoyeur d'urgence
26:06que la canicule,
26:08car les personnes
26:09les plus fragiles,
26:09celles qui, généralement,
26:11vont se retrouver aux urgences,
26:12sont plutôt chez elles
26:13et ne regardent pas la fenêtre
26:14l'orage.
26:16Mais rappelons tout de même
26:17qu'hier,
26:17dans le Nord,
26:18nous avons eu
26:19cinq blessés
26:20à cause, justement,
26:21de ces orages,
26:22à cause, justement,
26:23d'un début d'incendie.
26:24Regardez ce qu'il est tombé
26:25tout à l'heure.
26:26Donc, ça,
26:27c'est le Puy-de-Dôme.
26:29Imaginez un petit peu ça.
26:30Donc, ça ne prévient
26:31évidemment pas.
26:32Ça arrive,
26:33ça tombe
26:33et ça,
26:34ça peut faire
26:34de très importants dégâts
26:36et pas que sur les deux voitures
26:37qu'on voit garrer ici.
26:39Tout simplement, oui.
26:40Ça peut, effectivement,
26:41provoquer des dégâts,
26:42des dégâts importants
26:42et surtout, là,
26:43vous avez une grêle
26:44qui doit faire à peu près
26:45entre 5 millimètres.
26:47Mais imaginez cela
26:49avec des grêles longues
26:49qui font 5 centimètres.
26:51C'est ce qui est tombé
26:51à Quillan
26:52en début de soirée.
26:53Quillan, c'est dans
26:54les Pyrénes-Orientales,
26:54pas très loin de Perpignan.
26:56C'est aussi ce qui est tombé
26:57dans le Puy-de-Dôme,
26:58pas très loin
26:59de l'endroit
26:59que l'on vous montre actuellement.
27:01Donc, ça peut provoquer
27:02de très, très importants dégâts.
27:04Ça peut boucher
27:04les canalisations,
27:06donc provoquer temporairement
27:07des inondations,
27:08des inondations de caves,
27:10des inondations de garage.
27:11Donc, ça peut,
27:12effectivement, malheureusement,
27:13avoir des conséquences importantes.
27:14Et puis surtout,
27:15la foudre,
27:16on a relevé
27:16donc 1 500 éclairs actuellement.
27:19Lorsqu'elle touche le sol,
27:20eh bien, cette foudre
27:21peut provoquer
27:22des départs de feu
27:23sur les toitures,
27:24mais aussi avec cette végétation
27:25extrêmement sèche.
27:26Et donc, les orages
27:27sont pourvoyeurs
27:28d'une grande quantité
27:30de conséquences
27:30qui, malheureusement,
27:32peuvent être parfois dramatiques.
27:33Et là-dessus,
27:33attention aussi sur les routes.
27:35Si vous êtes victime
27:36sur la route
27:37de ce type de grêles,
27:39de grêlons,
27:40bien évidemment,
27:40vous ralentissez
27:41le maximum possible,
27:42s'empilez,
27:43vous adaptez votre allure
27:44parce qu'évidemment,
27:45cela rend les chaussées
27:46extrêmement glissantes
27:47et ce sont des facteurs
27:48de sur-accident.
27:49On est à 36 000 foyers,
27:50à 16 heures,
27:51on était à 36 000 foyers
27:51privés d'électricité
27:52en France
27:53dû justement à ces orages.
27:55Oui, en fait,
27:55il faut imaginer
27:56que cette foudre
27:57sont des milliers,
27:58voire des centaines
27:59de milliers d'ampères
28:00qui peuvent,
28:02évidemment,
28:02provoquer de gros dégâts.
28:04Des incendies,
28:04quand évidemment,
28:05on n'a pas forcément
28:06toutes les protections,
28:07des paratonnerres,
28:08un moyen de guider
28:09cette foudre,
28:10la ramener dans le sol.
28:12Mais effectivement,
28:13on a au-delà
28:14de l'impact mécanique
28:16de la grêle,
28:18des impacts de la foudre
28:19qui, on le rappelle,
28:21dès que vous entendez
28:22le tonnerre,
28:22vous êtes en danger.
28:23Donc vraiment,
28:24adaptez vos comportements,
28:26fuyez les terrains dégagés,
28:28les golfs,
28:28les stades,
28:29vous avez vu aux Etats-Unis
28:30à quel point...
28:30Les plages aussi.
28:31Les plages,
28:32effectivement,
28:32la foudre peut tomber
28:33même si on n'a pas d'arbre
28:35en pleine mer,
28:35mais ça peut aussi frapper
28:36en pleine mer.
28:37Et vous n'êtes pas obligés
28:39d'être impactés
28:39par la foudre elle-même
28:40pour être électrisée.
28:41La foudre peut tomber
28:42à proximité de vous,
28:43à quelques mètres,
28:44quelques dizaines de mètres
28:45et provoquer des brûlures.
28:47Exactement.
28:47Donc, dès que vous entendez
28:48le tonnerre,
28:49mettez-vous à l'abri,
28:50rentrez dans vos maisons
28:51ou une voiture
28:51si vous n'avez pas
28:52d'autre abri.
28:53Surtout,
28:53ne restez pas sous les arbres
28:54pour éviter d'être électrisé.
28:57Rappelons aussi les comportements
29:00effectivement à avoir.
29:01Là, vous avez donc
29:0128 départements
29:02en vigilance orange.
29:03La vigilance orange,
29:04je vous le rappelle,
29:04ça veut dire quoi
29:05pour Météo France ?
29:05Ce sont des phénomènes
29:07dangereux.
29:08On a presque l'habitude
29:09maintenant
29:09avec la vigilance rouge.
29:11Finalement,
29:11on se dit
29:12la vigilance orange,
29:12on est quasiment sorti.
29:13C'est déjà effectivement
29:14un phénomène dangereux.
29:15Donc, si vous êtes chez vous
29:16à l'heure actuelle,
29:17s'il n'y a toujours
29:18pas d'orage,
29:19eh bien,
29:19fermez évidemment
29:20vos fenêtres.
29:21Fermez aussi les volets
29:22puisque avec possiblement
29:24les puissantes rafales de vent
29:25mais la grêle,
29:26il pourrait y avoir
29:27effectivement des brisures
29:28de vitres.
29:29Donc, fermez les volets
29:31si vous en avez
29:31pour éviter cela.
29:33Rangez tout matériel
29:34qui pourrait être emporté
29:35par les rafales
29:35car chaque matériel emporté
29:37peut se transformer
29:38en un projectile
29:39qui pourrait être meurtrier.
29:41Alors évidemment,
29:41faites-le s'il n'y a pas
29:42encore d'orage chez vous
29:43parce que s'il y a des orages,
29:44bien évidemment,
29:45là, vous restez calfeutré.
29:46Et surtout,
29:46vous n'oubliez pas
29:47de débrancher
29:48tous les appareils électriques.
29:49Alors, peut-être pas
29:49à la télévision
29:50sinon vous n'aurez plus
29:51les informations.
29:51Mais en tout cas,
29:52les autres appareils électriques
29:53pour éviter évidemment
29:55les phénomènes de surfension.
29:56Agnès Ricari,
29:58bon, au-delà
29:59de ces dangers
30:00que peuvent représenter
30:01évidemment la foudre,
30:02la grêle,
30:03parfois on observe
30:03une baisse de température
30:05de 10, plus de 10 degrés,
30:06parfois 15 degrés
30:07même hier.
30:08On en a besoin.
30:09Est-ce que ça peut permettre
30:10ces moments de fraîcheur,
30:11d'orage,
30:12au corps de respirer
30:13et de se remettre en état
30:14après 11 jours
30:15à suffoquer ?
30:16Ça permet effectivement
30:17de diminuer l'épuisement.
30:19mais ce qu'il faut savoir
30:20c'est que nous,
30:21on s'attend à voir
30:22encore la semaine prochaine
30:24pas mal de patients
30:24qui viennent
30:25parce que l'impact
30:26sur les organes
30:27a commencé
30:28en décalé
30:29et va se poursuivre
30:31encore une bonne
30:32dizaine de jours
30:32parce que les organes
30:33ont été très impactés
30:35et continuent finalement
30:38à être abîmés
30:40malgré la baisse
30:41de température.
30:42Ce que vous voulez dire,
30:42c'est qu'il faudra
30:43plus qu'une nuit
30:43de fraîcheur
30:44pour pouvoir
30:44nous remettre en état.
30:46Ah bah oui, oui, oui.
30:47Il y a un temps moyen
30:48au cours duquel
30:49on récupère
30:50un peu plus vite ?
30:51En fait,
30:52ça dépend
30:52de la montée
30:53de température.
30:55Si on arrive
30:56à limiter
30:56la montée
30:57de température,
30:58l'impact
31:00sur les organes
31:00est plus faible.
31:01Mais à partir
31:02du moment
31:02où un organe
31:03est fragilisé,
31:05c'est la mort cellulaire
31:06et la cellule
31:07ne se régénère pas
31:08comme ça
31:09en un claquement
31:10de doigts.
31:10Et donc forcément,
31:12les atteintes du rein,
31:13les atteintes du foie,
31:14les atteintes du cœur,
31:16les atteintes du tube digestif,
31:17tout ça,
31:19ça prend du temps
31:20à se restaurer.
31:22Ce d'autant
31:23que ça touche
31:24des personnes
31:24qui ont parfois
31:25déjà des pathologies chroniques
31:27et qui ont déjà
31:28des atteintes
31:29finalement
31:30qui sont stabilisées
31:31sous traitement
31:32et qui,
31:33à l'occasion
31:33de la déshydratation
31:34et de la température
31:35qui s'élèvent,
31:36vont s'aggraver
31:38et se déstabiliser.
31:40Mais on a également
31:42ce qu'on a observé
31:44dès le début
31:45de la canicule,
31:45plus de gens
31:46qui convulsent,
31:47les épileptiques
31:48qui étaient parfaitement
31:48équilibrés
31:49sous traitement
31:50qui là
31:51se mettent à...
31:52Beaucoup plus
31:53qu'en 2003 par exemple ?
31:54Vous diriez ça ?
31:55Plus de jeunes.
31:56Plus de jeunes ?
31:57Parce qu'en 2003,
31:58alors moi j'ai vécu
31:59l'année 2003,
32:00j'ai un souvenir ému
32:01des gardes de 2003
32:02au SMUR,
32:03j'étais déjà là.
32:05Je n'ai pas le souvenir
32:06d'avoir eu des jeunes
32:07qui convulsaient comme ça,
32:08comme ce qu'on a eu
32:10dès le départ
32:11en fait de la canicule.
32:12Et sans antécédent ?
32:13Si,
32:14chez des patients épileptiques
32:15mais parfaitement bien
32:16équilibrés sous traitement.
32:17Et puis on a eu
32:18des convulsions
32:19chez des jeunes
32:19qui n'étaient pas épileptiques
32:21mais l'effet
32:22température,
32:23déshydratation
32:24et alcool
32:25en période de coupe du monde,
32:27C'est vrai qu'on a tous vécu
32:28la canicule de 2003,
32:30pas forcément en tant que médecin
32:31mais on s'en souvenait tous
32:32et pourtant,
32:33enfin on l'a tous vécu
32:34pourtant on ne s'en souvenait pas forcément
32:36on ne se souvenait pas forcément
32:37de ces vagues de chaleur intense
32:38et des effets sur notre corps.
32:40Est-ce qu'on a tendance
32:41à se surestimer
32:42peut-être un peu
32:43quand on voit
32:43que des jeunes de 40-50 ans
32:45viennent à décéder,
32:46Gaëlle Musquet,
32:47on n'est pas prêt
32:47en fait à faire face ?
32:48Oui et c'est pour ça
32:49que dans la loi
32:50est inscrite,
32:51on a cette inscription
32:53dans la loi
32:53des exercices.
32:54L'exercice,
32:55même si on pense tout de suite
32:56à des exercices industriels,
32:58ça on a beaucoup,
33:00on l'imagine bien
33:01quand on est à proximité
33:02d'une société industrielle
33:03qui faille s'entraîner régulièrement
33:04en cas de dégâts.
33:05Il faudra prendre l'habitude
33:07de s'entraîner aussi
33:09pour des canicules.
33:10Ça permettrait par exemple
33:11à des maires
33:12ou à des responsables politiques
33:14de se rendre compte
33:15de ce que ça va leur demander
33:15de gérer ce type de crise
33:17et de ne pas avoir des circulaires
33:18qui arrivent le 27 mai
33:20à quelques semaines
33:22d'une canicule.
33:23Le faire en courant
33:24d'année scolaire,
33:25je le dis parce que
33:27croyez-moi,
33:27la prévention,
33:28c'est toujours le parent pauvre
33:29de ces crises-là.
33:30C'est un cauchemar parfois
33:31que je vis au quotidien
33:32parce qu'on a toujours
33:33une excuse
33:33pour ne pas faire un exercice.
33:35Les responsables administratifs
33:37dans les services
33:38ou politiques
33:38me trouvent toujours
33:40des excuses
33:41pour ne pas faire l'exercice.
33:43Sauf que cet exercice-là,
33:44c'est ce qui permet
33:44à la population
33:45de se rendre compte
33:46de ce que ça va lui demander
33:47de vivre dans sa chair.
33:48C'est exactement ce que vous dites.
33:50C'est quoi vivre dans sa chair
33:51une canicule ?
33:51Est-ce que ça va demander
33:52de pouvoir se rafraîchir,
33:54d'évacuer,
33:55de déplacer l'école
33:56dans une zone plus fraîche ?
33:57Là, vous avez vu
33:58que des enfants
33:58passaient des examens
33:59dans des parkings.
34:00C'est une solution
34:01comme une autre.
34:02Elle n'est pas idéale,
34:02elle n'est pas forcément adéquate.
34:04Mais anticiper ça,
34:06et je salue d'ailleurs
34:06la mairie de Bordeaux,
34:08une mairie
34:08qui recense 80 sites
34:10sur son territoire
34:11où on a de la climatisation,
34:13où on pourrait
34:13abriter nos enfants,
34:14c'est une forme d'exercice
34:16qu'il va falloir généraliser
34:17pour ne pas être pris
34:19comme ça au dépourvu
34:20et courir après des climatiseurs
34:22à la dernière minute.
34:22En tout cas,
34:23il va falloir aller vite
34:23pour se préparer
34:24puisqu'une nouvelle vague
34:25de chaleur,
34:26vous nous le disiez,
34:27Anthony,
34:27arrive.
34:28C'est en tout cas
34:28ce que semblent dessiner
34:30tous les modèles ce soir.
34:32Alors,
34:32plusieurs modèles,
34:33effectivement,
34:34semblent dessiner cela.
34:36Pourquoi c'est probable ?
34:37Eh bien,
34:38parce qu'on ne va pas sortir
34:39en réalité
34:40de cette atmosphère chaude.
34:43Et donc,
34:43dès qu'une nouvelle masse
34:45d'air chaud,
34:46et c'est celle que l'on voit
34:46d'ailleurs à l'image
34:48ici avec vraiment
34:49ce dôme noir,
34:50ce nuage noir
34:51au-dessus de la France.
34:52Plus c'est noir,
34:52plus c'est chaud.
34:54Si vous vous demandez
34:55où est la France,
34:55elle est en dessous.
34:56Si on a une nouvelle masse
34:57d'air chaud qui arrive,
34:58ça se surajoute
34:59à celle dans laquelle
35:00nous sommes actuellement.
35:02Et forcément,
35:02ça provoque quoi ?
35:03Ça provoque une flambée
35:04des températures
35:05sur notre thermomètre.
35:06Ça,
35:06c'est un modèle.
35:07Nous en avons un autre,
35:08le modèle américain,
35:09le modèle GFS,
35:09qui lui aussi
35:10est bien prédit
35:11de températures
35:13malheureusement
35:14dignes
35:14de niveaux caniculaires.
35:16Ça,
35:17c'est pour effectivement
35:17la période de début juillet,
35:19c'est-à-dire le 6,
35:207, 8 juillet.
35:20Nous n'en sommes pas encore là,
35:22mais c'est une tendance
35:23qui pour l'instant
35:24se dessine.
35:25Merci à tous les quatre.
35:26Merci d'être venu réagir
35:28à ces conséquences sanitaires,
35:30mais pas que de la canicule.
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