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  • il y a 8 minutes
Miriam Djabali Larak s'est exprimée ce dimanche sur les émeutes à Saint-Pierre-des-Corps. «Le policier n'ose plus parce qu'il va être pointé du doigt», a assuré la professeure d'économie et présidente de l'association Regard Lycéen.

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Transcription
00:00Je ne crois pas que ce soit juste politique.
00:02Moi, à mon sens, c'est plus philosophique et idéologique.
00:04C'est-à-dire qu'aujourd'hui, la police a intégré
00:06qu'elle pouvait être mal vue par sa hiérarchie
00:10et que médiatiquement, elle pouvait être pointée du doigt.
00:13Vous avez montré un titre, finalement, qui dit que c'est la police
00:16qui a causé le chaos urbain.
00:18Moi, j'ai lu d'autres titres de journal qui disaient que,
00:21suite à une intervention policière à 19h,
00:25le déclencheur, c'est bien le rodéo urbain qui est interdit
00:29et qui est...
00:30C'est bien de resituer les faits.
00:32Voilà, resituons les faits.
00:33Et aujourd'hui, on a des policiers qui, comme des enseignants,
00:35je fais le parallèle parce que c'est tout à fait ça,
00:37consomment de devenir ou martyrs ou héros.
00:40En fait, ils ne doivent être comme les enseignants,
00:42ni martyrs ni héros, mais être en capacité de faire leur travail.
00:45Et si faire un contrôle, aujourd'hui, ça met toute une ville,
00:50tout un quartier, que ce soit un quartier prioritaire de la ville
00:53ou un QR, ce n'est pas normal.
00:55Et aujourd'hui, la police hésite.
00:56C'est cette hésitation qui crée, en fait,
00:59et qui donne l'avance à ces délinquants ou à ces coupables présumés.
01:03Parce qu'on est véritablement sur un chantage à l'émeute
01:06et à une inversion de...
01:07J'allais dire une inversion de la sanction.
01:12Parce qu'eux ressortent gagnants.
01:14C'est la police qui est coupable.
01:15C'est la police qui a mis ce motard, qui, je le rappelle,
01:18a fait des hauts urbains illégales et sauvages dans une ville,
01:21mettant en danger des citoyens qui n'ont rien demandé.
01:24Et puis, finalement, on ne dit pas qu'il y a...
01:25Regardez l'inversion, en fait, l'asymétrie de la sanction.
01:28Il n'y a que cinq interpellés aujourd'hui.
01:30Cinq interpellés contre huit blessés policiers.
01:33Vous vous rendez compte, en fait, dans quelle logique et dans quelle lecture
01:36on apporte un fait qui n'est plus un fait divers.
01:38Et c'est ça, le problème.
01:39Et quand on parlait des solutions, je ne crois pas que la solution soit politique.
01:42La solution, parce que le politique a donné les moyens à la police et à la justice.
01:47C'est que la justice joue la carte de l'apaisement
01:49pour éviter que les quartiers s'embrasent.
01:52Et les jeunes l'ont compris.
01:54Et donc, ils jouent de ça parce qu'en fait, c'est tout simplement du chantage.
01:57Tu ne mets pas un policier aujourd'hui qui a mis en péril un motard
02:00qui est aussi un délinquant, qui a commis en tout cas un acte délictueux.
02:04Eh bien, nous allons foutre le boxon dans le quartier.
02:07C'est juste ça.
02:08On a un rapport de force aujourd'hui sur lequel on s'affaisse.
02:10Et deux unités de CRS 8, c'est votre, n'ont pas pu venir à bout de ce chaos.
02:17Et donc, ils ont déserté.
02:18C'est un affaiblissement et de la République, mais aussi, j'allais dire,
02:22de la philosophie et de comment on incarne.
02:24Aujourd'hui, le policier n'ose plus parce qu'il va être pointé du doigt.
02:27Il va être pointé du doigt par sa hiérarchie.
02:29La justice...
02:29Je m'appelle la Fernelle.
02:30Oui, mais voilà, mais qu'a fait la justice ?
02:32Elle met en garde à vue alors que les conclusions de l'affaire ne sont même pas arrivées.
02:35Quel signal, on en voit.
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